Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

toujours

Mary Teuw Niane sursoit à sa conférence, les étudiants de l’UGB toujours sur le pied de guerre

YERIMPOST.COM Mary Teuw Niane ne parlera point ! Du moins, pour le moment. Le ministre avait prévu de faire face à la presse pour se prononcer sur les événements notés ces derniers jours dans les universités. Absent du territoire au moment des faits, il voulait certainement donner sa version. D’aucuns pensent que sa décision de surseoir à sa conférence de presse est motivée par les mouvements signalés ce matin à l’UGB. A noter que la tension est toujours vive entre les étudiants et les forces de l’ordre à Saint-Louis. Tôt dans la matinée de ce vendredi 18 mai, les étudiants avaient barré la RN2 et avaient brûlé des pneus. Les forces de l’ordre étaient sur place pour tenter de contenir la situation. Et, selon des témoins, elles ont été poussées à un moment à faire usage de grenades lacrymogènes.



Que se passe-t-il à Air Sénégal SA ? Ce fleuron national, qui devait être l’acteur majeur de AIBD, ne vole toujours pas

L’équipe de Philippe Bohn, le grand manitou venu de Airbus pour bâtir une grande compagnie aérienne pour notre pays, apparait de plus en plus, comme incapable de porter cette grande mission que leur a confié le Président de la République. Le Diagnostic est sans appel aux yeux de beaucoup de professionnels de ce secteur dans ce pays : un management qui tend au discrédit du pavillon national vis-à-vis de tous ses partenaires potentiels, avec une nette volonté de mise à l’écart des compétences nationales, et à ce rythme l’échec, à terme, est assuré pour ce grand projet présidentiel




Cela fait à ce jour 2 bonnes années, depuis la décision de création en avril 2016 de Air Sénégal SA, en Conseil des Ministres, sans que cette dernière ne puisse démarrer effectivement ses activités. L’équipe de Direction actuelle, mise en place en septembre 2017, soit 8 mois à ce jour, peine à lancer dans les normes et standards professionnels l’activité commerciale du nouveau pavillon national. Et aujourd’hui, tous les acteurs et partenaires nationaux de cette industrie du transport aérien (ANACIM, Conseillers Techniques aux Ministères du Transport aérien et de l’Economie des Finances, AIBD, etc…), in fine, commencent à s’accorder sur l’inaptitude professionnelle et les réelles carences techniques de cette équipe au pied du mur, après 8 mois d’office.

Tant dans l’organisation interne et externe de la compagnie, l’absence d’une orientation stratégique et  d’un Business Plan, des choix stratégiques de partenariat et du commercial, la qualité dans le recrutement du personnel navigant et du staff managérial, de graves erreurs risquent de plomber irrémédiablement l’activité future de Air Sénégal SA.

Concernant la Flotte 

Un véritable flou et brouillard couvre le sort en définitive des 2 ATRs, régulièrement acquis depuis l’équipe de direction du 1er Directeur Général avec une équipe projet. Toutes les négociations avec ATR (6 mois durant), les paiements des 2 premiers PDP (Pre Deposit Payment) et l’amorce du regroupement des ECA (Export Credit Agency), les assurances et la mobilisation du financement des appareils, avaient été bien amorcés et conduits par cette équipe. Ne restaient en fait que le paiement du 3ème PDP et le closing du financement. Avec l’avènement de cette équipe aux commandes, le flou s’installe. Quel est le sort véritable des 2 appareils ? car sitôt les vols de parades effectués le 7 décembre 2017 à l’inauguration de AIBD, le 2ème ATR s’en est retourné à Toulouse depuis le 8 décembre 2017 pour ne plus revenir au Sénégal. L’autre ATR est en errance, en parking entre LSS Dakar et AIBD Ndiass. Quid des protocoles de maintenance de ces 2 appareils et de leurs coûts ?

 

Concernant le recrutement des PN  et du personnel de maintenance:

Ce segment de personnel et aussi important poste de coûts dans l’économie d’une compagnie aérienne, se  voit subir un traitement consternant par la nouvelle équipe, montrant ainsi une incompétence notoire. Alors que le Sénégal est le pays le mieux doté en pilotes et commandants de bord de l’UEMOA, l a nouvelle équipe n’arrive pas à réunir 2 commandants opérationnels pour le démarrage de la compagnie. Des faits graves sont commis dans le traitement du Personne Navigant Technique. De manière tout à fait arbitraire, un commandant de bord sénégalais émérite, totalisant plus de 25 années d’expériences, à qui on a fait démissionné de Air Côte d’Ivoire, pour venir prendre en charge la Direction des Opérations de la nouvelle compagnie, fut proprement renvoyé, après falsifications de documents techniques remis à l’Autorité de l’ANACIM pour pouvoir l’écarter.

Il est aussitôt remplacé par 2 commandants de bord pour les opérations aériennes, au passé bien ténébreux ; l’un présentant de faux documents professionnels (certificat TRI falsifié) et l’autre, très ami à M. Jérôme Maillet (recherché par la justice congolaise), transfuge de Congo Airways ayant fait du faux et usage de faux pour sa qualification A320 et sa licence de vol.

Concernant la mise en ligne des 2 ATRs, il n’y a actuellement que 2 commandants de bord et 5 pilotes de ligne qualifiés, alors qu’il aurait fallu 8 commandants de bord et 8 pilotes pour opérer le réseau intérieur et le voisinage.

Les pilotes sénégalais se voient proposer des « contrats de prestation de service », au mépris de la réglementation internationale, qui interdit ce type de contrat, au regard du statut juridique du commandant de bord. Pendant que la Direction Générale par ailleurs, sans gêne depuis 2 mois, loue un équipage algérien à 10 000 euros par mois pour chaque pilote, en refusant de payer des salaires honorables aux pilotes sénégalais. Dans son plan de marche, elle envisage aussi de louer pour les 2 prochaines années des équipages étrangers pour Air Sénégal SA.

La volonté de l’équipe actuelle d’écarter les professionnels nationaux se voit clairement dans le refus d’embaucher des techniciens qualifiés sénégalais, avec des propositions de salaires inadmissibles. Alors qu’actuellement est en cours des négociations de recrutement de techniciens provenant de la compagnie low cost « HOP», filiale d’Air France, à 8000 euros par mois, hébergement non compris.

 

Une stratégie commerciale inexistante et un partenariat avec Air Côte d’Ivoire suspect :

La Direction Générale actuelle après 8 mois de présence est toujours incapable de produire un programme de vols pertinent, avec un réseau de dessertes organisé, qui puisse déployer le nouveau pavillon national, aussi bien au plan interne qu’au niveau de la sous région Afrique de l’Ouest et du Centre. Hélas, l’équipe commerciale actuelle n’en a pas les compétences techniques et l’expérience professionnelle. Elle est constituée d’éléments ab initio, à qui on est entrain d’apprendre le B.A. BA de l’activité commerciale de l’aérien.

 

Dès sa mise en place, l’équipe actuelle s’est évertuée à nouer des relations professionnelles très étroites avec l’équipe de direction de Air Côte d’Ivoire, qui comme tout le monde sait développe une forte synergie avec Air France dans la sous région. Pour ces relations obscures avec Air Côte d’Ivoire dans la région, qui faut il le rappeler, est la concurrente historique et naturelle du pavillon sénégalais dans l’espace sous régional, la direction direction actuelle agit seule, en toute exclusivité et sans partage. Juste à noter le paradoxe qu’elle laisse voir, à vouloir développer un partenariat très serré à l’étranger avec Air Côte d’Ivoire, et à refuser toute coopération professionnelle avec Transair qui elle est nationale, et dont on planifie la mise à mort.

 

Sous le coude et presqu’en catimini, la Direction Générale de Air Sénégal SA, envisage la location d’un A319 en mai à Air Côte d’Ivoire (avion, maintenance, et assurance). Les pilotes prévus sur cette machine sont en formation accélérée commandant de bord à Air Côte d’Ivoire, choisis de connivence avec la Direction de cette compagnie, alors qu’il existe déjà au moins 6 commandants de bord sénégalais, opérationnels et disponibles, qui ne désirent qu’à rentrer, si il leur est offert des conditions respectables pour un retour au pays. Mais ils ont été tout bonnement écartés. Il se trouve que cet appareil est le plus vieux de la flotte de Air Côte d’Ivoire, qui envisageait déjà de le restituer en juin 2018, tant son exploitation était couteuse. Sans programme et réseau publié, il semble que cet appareil est prévu pour opérer certaines lignes du régional africain et une toute nouvelle ligne à ouvrir sur Toulouse (???), la très chère ville du même Jérôme Maillet, l’actuel manitou de Air Sénégal SA.

 

L’incompétence de la direction générale est telle qu’elle n’a pu mesurer, elle veut l’ignorer totalement, la portée de l’accord interline avec ASKY, signé en bonne et due forme, qui a permis à Air Sénégal SA de se voir doter de codes provisoires IATA, HC et 490 (designator code et accounting code IATA). Préoccupée par d’autres objectifs, elle ignore totalement les potentialités d’un tel accord pour un démarrage facile du pavillon dans la sous région.

Il en est de même de même de l’offre de la TACV, dont la Direction Commerciale s’est spécialement déplacée à Dakar, pour chercher à trouver un partenariat avec le nouveau pavillon national. Cette démarche, comme du reste beaucoup d’autres, a été superbement ignorée par la nouvelle équipe, car n’entrant pas dans son schéma propre.

 

Tous les partenaires techniques qui s’étaient montrés bien disponibles au lancement de la mise en œuvre de la nouvelle compagnie, au regard des potentialités qui s’ouvraient, commencent actuellement à déchanter, face aux échéances toujours repoussées de son démarrage. Le système de distribution sélectionnée par l’ancienne équipe, après un long benchmark, SITA, de guerre lasse se résout à devoir commencer ses facturations à compter de fin avril 2018, après 8 mois d’attente du démarrage effectif. La compagnie Air Sénégal SA ne supportant que des coûts depuis sa création, sans aucune recette, n’eût été les redevances Royal Air Maroc.

 

Toutes les bévues ne sont pas listées, et cette revue de points n’est certainement pas exhaustive. La compagnie va mal. Elle n’existe pas encore, mais pointe déjà un mauvais départ. Et c’est par la tête qu’elle va mal, car sa direction générale est incompétente, n’est pas à la hauteur de la mission à elle confiée. Il est urgent de redresser la barre si l’on veut toujours doter le Sénégal d’une grande compagnie aérienne de calibre international.

 

Ablaye Diop – Consultant dans le transport aérien

Kaolack, toujours malade de ses leaders

Il y a quelques semaines un article d’un site d’informations intitulé : « Locales 2019/Kaolack : Le choc des milliardaires se dessine jour après jour » nous annonçait une guerre futur de gros bonnets pour le contrôle de la Mairie de Kaolack. A la lumière de cet article, ce combat de-sous opposerait inévitablement trois (03) hommes d’affaires de la ville de Mbossé Coumba Jiggen dont Sérigne MBOUP, Modou NDIAYE dit Rahma et Baye CISS.

Malgré des démentis non convaincants de ces prétentieux se cachant derrière les doigts de la main, tout porte à croire que ces trois susnommés ne sont intéressés que par la gestion d’une commune à l’agonie.

Si la gestion actuelle de la municipalité, de par sa morosité a ouvert la porte à toute sorte d’ambitions, il est clair que les kaolackois se sont réveillé et n’accepteront plus d’être les dindons de la farce. Surtout, nous la jeunesse, l’avenir du Saloum.

Prédateurs, vous êtes avertis !

Si vous avez réellement l’intention de faire émerger Kaolack, nous jeunesse, vous attendons sur un autre terrain que celui du folklore. Kaolack a besoin d’assainissement, d’éclairage public, d’un environnement sain et d’une économie revigorée : c’est ce qui le fera développer ! Ce dont nous n’avons surtout pas besoin : c’est cette pratique malsaine et hideuse ponctuée par des manifestations folkloriques avec distribution de billets de banque à outrance.




Ce n’est pas avec Waly SECK ou un griot de « VIP » en quête de notoriété que Kaolack atteindra l’émergence.

Baye CISS que l’on n’attendait surtout pas sur ce terrain boueux a déçu et semble vouloir prendre le même chemin que ces politiciens qui, à coups de « ndaaga » bien arrosés, ont mis le Saloum à terre et dans un coma économique profond.

Par ces pratiques folkloriques d’un autre âge qui nous rappellent le Président Abdoulaye DIACK, il semblerait que Baye CISS et ses concurrents souhaitent prendre le raccourci de la politique pour faire main basse sur le patrimoine foncier de Kaolack.

Si telle est votre intention réelle, alors détrompez-vous. La jeunesse kaolackoise fera fasse !

Fait à Kaolack, le 08 avril 2018

Doudou MBOUP, Coordonnateur de la

Jeunesse pour la Renaissance de Kaolack (JRK),

jrkaolack@gmail.com

Contribution: La fronde, encore la fronde sociale, toujours la fronde sociale: quand cela va cesser

Comme c’est déplorable. Comment en sommes-nous arrivés à cet effrayant point ? Depuis quatre mois, les enseignants sont en grève avec la menace d’une année blanche. Les magistrats, eux aussi, sont en grève. Le personnel de la santé n’est pas du reste, et bientôt les taximan  Et tous ceux-là refusent d’entendre raison. Ceci, malgré les appels à la reprise du travail initiés par les politiques , les religieux, le Conseil économique et social (Ces) et autres.

Qui aurait pu imaginer qu’on allait rester au Sénégal plus de quatre mois sans faire de cours ? Pourtant, c’est ce qui s’est passé l’année dernière. Combien de jeunes ont été victimes de cette année académique abrégée. Personne ne saurait dire le nombre. Il est temps qu’on recadre le système éducatif sénégalais et pour ce faire il faut que le trio Enseignants-Gouvernement-Apprenants s’y soit entièrement imprégné. C’est la raison pour laquelle, je me dis que la responsabilité est partagée. Ça paraît bizarre mais voyons-nous, c’est la réalité




Bref, la fronde sociale sévit tellement, et en sortir est actuellement si compliqué qu’il y a de quoi se demander s’il existe encore dans ce pays des personnes au-dessus de tout soupçon qui peuvent être le dernier recours vers lequel la Nation doit se tourner lorsque le danger plane ? Que valent aujourd’hui nos chefs traditionnels, religieux, si leur message ne peut être entendu par aucune des parties en conflit ?

Face à cette situation, le risque est énorme. A la vérité, il y a des pays qui, sur cette voie, se sont entêtés et n’ont eu à l’arrivée, que la guerre pour les arrêter.  Que Dieu nous en préserve Alors, s’il en est ainsi, sommes-nous conscients qu’à ce rythme, nous regroupons les ingrédients qui vont nous conduire à une déflagration ? Avons-nous conscience que le dialogue de sourds entre le gouvernement et les partenaires sociaux exaspère la jeunesse dans les écoles, les universités mais aussi, la masse de diplômés sans emploi ?
C’est dire que la loi de tout ou rien qu’appliquent les grévistes n’est pas faite pour un pays héritier de rien et producteur de peu. Et donc, sachons raison garder. Nos boulots, notre production sont précaires. Seul le Sénégal est éternel. Pour cette raison, ne travaillons pas à sa perte et au grand jamais, contre l’intérêt général. De toute façon, le pays nous appelle et attend de nous tout sauf, un jusqu’au-boutisme improductif ! wa salam

redacteur koumpeu.com

Serigne Abdoul Aziz Ndiaye

INGENIEUR INFORMATICIEN

tel: 76 658 08 01

L’amour existe-t-il encore aujourd’hui ?

YERIMPOST.COM Certaines périodes de l’histoire ont été marquées par le sentiment, le coeur, l’amour… Le 19ème a été le siècle du romantisme. Mouvement intellectuel et culturel, le romantisme « s’exprime dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse. Il se caractérise par une volonté de l’artiste d’explorer toutes les possibilités de l’art afin d’exprimer ses états d’âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l’évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l’exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d’une sensibilité passionnée et mélancolique. Ses valeurs esthétiques et morales, ses idées et thématiques nouvelles ne tardèrent pas à influencer d’autres domaines, en particulier la peinture et la musique. »




L’époque romantique est celle où on savait aimer, dire des poèmes pour l’exprimer à l’être aimé.

Au 20ème siècle, avec l’explosion de la science et le triomphe de la rationalité, la raison a pris le dessus sur le sentiment. Au gré de l’explosion démographique, de la raréfaction des ressources, et de l’installation d’une crise qui ne cesse de s’intensifier, les hommes et les femmes ont commencé à avoir les pieds sur terre. La réalité a peu à peu supplanté le rêve.

L’expansion du capitalisme, c’est-à-dire la compétition pour accéder aux ressources afin de survivre, a re-formaté les esprits, transformé l’inter-relation humaine et modifié substantiellement le rapport homme-femme. Une expression dans l’air du temps a fait son irruption pour traduire une réalité cruelle: «On ne peut vivre d’amour et d’eau fraîche.» Le sens de ce proverbe dépend tout particulièrement de la signification que l’on attribue à l’amour. Ordinairement, il est adressé aux nouveaux amoureux, à ceux qui pensent que, puisqu’ils s’aiment, il ne pourra rien leur arriver. Dans ce sentiment très fusionnel des débuts d’une relation amoureuse, on croit volontiers que le monde vous appartient et que tout est possible. Or, le réel résiste bien souvent à la toute puissance de l’imaginaire. Les amis, les parents, le conjoint parfois, ayant l’impression que tel ou telle se trouve déconnecté du réel, peuvent alors renvoyer cette expression de sagesse pour rappeler le poids et les exigences de la vie.

Plus on vit, plus la réalité prouve que l’amour est passé de mode. Si les êtres humains continuent d’avoir un coeur, ils laissent une plus grande place à leur cerveau dans leurs choix amoureux.

Cheikh Yérim Seck

° Top