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African Petroleum mènera le Sénégal à l’arbitrage à cause de Total

YERIMPOST.COM Ci-dessous un extrait d’un rapport interne d’African Petroleum…

Malgré la recherche proactive d’éclaircissements et le respect des conditions de notre CFP, African Petroleum n’a reçu aucune réponse, formelle ou autre, concernant cette demande. Tenant compte de cela, et les médias ayant rapporté que Total avait commencé des opérations sismiques sur notre autre licence au Sénégal Rustique Offshore Profond («ROP»), nous avons décidé qu’il serait à nouveau nécessaire de protéger nos investissements par des voies légales. Après la fin de l’année, nous avons retenu les services d’un cabinet d’avocats parisien ayant une vaste expérience dans ce domaine, et des avis formels de litiges ont été déposés auprès des autorités sénégalaises à l’égard des PSP SOSP et ROP. Au moment de la rédaction du présent rapport, nous approchons de la date limite après laquelle le différend sera porté à l’arbitrage.




Source: Page4

Alerte: L’Etat risque de donner les parts de Petrosen dans Rop à African Petroleum pour épargner celles de Total

Cherchant à éviter à tout prix une longue et coûteuse bataille judiciaire, Dakar fait des propositions à la junior.La date du clap de fin de la période de conciliation devait tomber le 18 avril (AEI nº813). Cependant, les deux parties, à savoir l’Etat du Sénégal et African Petroleum Corp (APC) se sont mises d’accord pour poursuivre les négociations au sujet du bloc Rufisque offshore profond, retiré au début 2017 à la junior pétrolière. APC est conseillé dans cette affaire par le cabinet parisien Betto Seraglini, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions.




Assez rapidement après avoir repris ce bloc particulièrement bien situé – il jouxte celui de Sangomar Deep Offshore sur lequel Cairn Energy a mis au jour plus de 500 millions de barils -, le président Macky Sall a pesé de tout son poids pour l’attribuer à Total. Cela a conduit à une mini-crise politique et à la mise à l’écart du ministre des mines et de l’énergie de l’époque Thierno Alassane Sall, opposé au dossier du pétrolier français (AEI nº792). Or, aujourd’hui, ce différend avec APC pénalise considérablement la major qui pensait que la procédure conduisant à la reprise de ce permis était incontestable du point de vue juridique.

Le ministre sénégalais de la justice Ismaïla Madior Fall veut éviter de dépenser des centaines de milliers $ en procédure juridique pour un arbitrage dont l’issue est loin d’être certaine. A cet effet, le gouvernement sénégalais proposerait désormais de rendre le permis de Sénégal offshore sud profond (SOSP) à APC, espérant que cette proposition sera de nature à stopper le processus juridique sur Rufisque offshore profond. SOSP, situé au large de la région de Casamance, a également été retiré à la junior. Cependant, APC, cherche à utiliser à fond la situation d’inconfort dans laquelle se trouve le gouvernement sénégalais et pousse pour obtenir une participation sur Rufisque offshore profond. Comme il sera difficile de faire baisser la part de Total (90%), seule celle de la société d’Etat sénégalaise Petrosen (10%), actuellement portée par Total, pourrait être éventuellement monnayée pour faire fléchir APC.

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Comment l’Etat du Sénégal a été sauvé d’une comparution au tribunal arbitral de Paris

YERIMPOST.COM Le Sénégal pourrait éviter de justesse un contentieux devant le tribunal arbitral de Paris. La compagnie pétrolière internationale African Petroleum Corp Ltd (Apcl), dirigée par Jens Pace, cotée à la bourse des valeurs d’Oslo (Norvège), qui détenait depuis 2011 les blocs de recherche de Rufisque Offshore Profond (Rop) et de Sénégal Sud Offshore Profond (Sosp), est sur le point de conclure un accord à l’amiable avec le gouvernement du Sénégal à propos d’un litige relatif au retrait de ses blocs. Jens Pace n’avait pas apprécié la façon cavalière dont le gouvernent lui avait retiré un de ces deux blocs de l’offshore profond sénégalais pour l’affecter à Total.



Ce que le Sénégal est prêt à donner en échange d’une conciliation avec African Petroleum

Le contentieux juridique devant le tribunal arbitral de Paris, pourrait être évité par le Sénégal.
D’après certaines sources, la compagnie pétrolière internationale African Petroleum Corp Ltd (Apcl), dirigée par Jens Pace, une compagnie cotée à la bourse des valeurs d’Oslo en Norvège et qui détenait depuis 2011 les blocs de recherche de Rufisque Offshore Profond (Rop) et de Sénégal Sud Offshore Profond (Sosp), est sur le point de conclure un accord à l’amiable avec le gouvernement du Sénégal à propos de litige relatif au retrait de ses blocs.




En Effet, Jens Pace n’avait pas approuvé la façon dont le ministère de l’Energie, sous la direction de Thierno Alassane Sall, lui avait retiré un de ses deux blocs l’offshore profond sénégalais.
Aujourd’hui, on tend vers l’apaisement car Apcl serait disposé à renoncer à sa plainte devant le tribunal Arbitral du Commerce de Paris, l’instance juridictionnelle habilité à connaitre des différents entre l’Etat du Sénégal et cette compagnie, si la procédure de conciliation entamée, s’avérait concluante.

D’après des sources dignes de foi, le point d’accord entre Apcl et l’Etat du Sénégal, pourrait porter sur la possibilité d’une extension (prolongation de la durée de validité) de son second contrat de recherche le Crpp du bloc de Sénégal Offshore Sud Profond (Sosp), couvrant les eaux profondes au Sud de la Gambie, qui en était à sa seconde période de validité.

Notons que, sur ce bloc, également octroyé en 2011, Apcl avait largement rempli ses engagements de travaux qui consistaient à l’achat auprès de Petrosen de données existantes et à la réalisation de 2500 km² de sismique 3D. D’après la source, elle aurait réalisé 3600 km² ce qui lui avait donné le droit au premier renouvellement de ce contrat en 2014. Rappelons que depuis l’année dernière, elle réclamerait dernière une extension de la période de validité de ce premier renouvellement pour avoir suffisamment de temps de réaliser l’engagement de forage exigé. Avec la participation d’une dizaine de compagnies pétrolières prêtes à venir se joindre à elle, Apcl n’attendant pour cela que le feu vert du gouvernement sénégalais. En échange, Apcl serait disposée à ne pas porter son différent avec l’Etat du Sénégal sur le retrait du Bloc Rufisque Offshore Profond qui avait été entre temps attribué à la compagnie française Total, en mai 2017.
Rappelons que, Apcl s’est attaché les services du redouté cabinet parisien Betto Seraglini pour mener la médiation avec l’État du Sénégal à la suite du retrait abusif du bloc de Rufisque Offshore Profond. Il faut préciser qu’avec l’octroi des blocs de recherche en octobre 2011, Apcl avait aussitôt crée, pour se faire représenter au Sénégal une filiale locale, African Petroleum Senegal SAU qui employait une dizaine de personnes, conformément aux dispositions règlementaires en la matière.
Apcl aurait acheté auprès de Petrosen des données pour un montant de plus de quatre millions de dollars US. Et elle aurait aussi financé l’achat de matériel informatique et de logiciels techniques pour le personnel de Petrosen et du ministère de l’Energie, financé la promotion et la formation et effectuée le retraitement, la réinterprétation des données acquises auprès de Petrosen. Au total, Apcl a dépensé un peu plus de 50 millions de dollars Us, au cours de ses six années de présence au Sénégal. L’investissement global d’Apcl au Sénégal durant la période 2011-2017 se chiffre à environ cinquante million de dollar US soit 25 milliards de F

Contrats Etat-Total: Yerimpost dénonce la nullité de l’opposition





Vidéo- Yerimpost dévoile l’offshore très profond concédé à Total





Publication du contrat Etat-Total: TAS y voit une diversion

YERIMPOST.COM La publication du contrat que l’Etat du Sénégal a signé avec la multinationale française Total n’est que de la poudre aux yeux. Une manière de divertir les Sénégalais pour qu’ils perdent du temps à supputer. Cette conviction est de Thierno Alassane Sall pour qui le plus opportun serait de comparer ce contrat à celui de BP. ‘Pour l’heure, la seule question qui vaille que l’on débatte, c’est que les Sénégalais savent que pendant des années, ils ont été déçus et celui qui les a déçus veut conserver le pouvoir coûte que coûte », conclut TAS.



Contrats Etat-Total: l’inquiétante nullité de l’opposition sénégalaise

YERIMPOST.COM Après des pressions intenses, auxquelles Yerimpost s’honore d’avoir contribué, l’Etat du Sénégal a fini par céder et par publier les contrats le liant à Total dans le cadre des gisements pétroliers et gaziers de Rufisque Offshore profond et de l’Ultra Deep Offshore.

Ces documents sont une mine d’informations, une illustration concrète de l’hérésie de la « gouvernance sobre et vertueuse » prônée par Macky Sall. Ils sont donc une aubaine au profit de ses adversaires politiques pour interpeller le locataire du Palais à partir de faits concrets.

Contre toute attente, l’opposition est muette sur les contrats publiés, accaparée qu’elle est par des polémiques politiciennes sans aucune prise directe sur la réalité. A l’exception notoire d’Ousmane Sonko, qui a évoqué la question sur sa page Facebook et promis d’y revenir par une conférence de presse, les leaders de l’opposition ont fait montre d’une nullité inquiétante face à une problématique aussi stratégique.

Dans les pays à démocratie raffinée, la publication de documents de ce type aurait poussé les opposants à commettre une batterie d’avocats spécialisés et de juristes-conseil pour les disséquer, en distinguer le bon du mauvais, proposer des pistes de modification en cas d’alternance au pouvoir…

C’est peut-être trop demander aux adversaires de Macky Sall qui mettent la politique politicienne au-dessus des questions stratégiques. Gageons qu’ils vont se raviser pour examiner les contrats et soulever les importantes questions qui en découlent. La nullité n’est pas une fatalité.

Cheikh Yérim Seck




Mansour Elimane Kane, merci d’avoir donné suite aux demandes de Yerimpost

YERIMPOST.COM

Monsieur le ministre du Pétrole et des Energies,

Je vous remercie d’avoir rendu public les contrats de recherche et de partage de production liant l’Etat du Sénégal à Total dans le cadre des blocs pétroliers et gaziers Rufisque Offshore profond et Ultra Deep Offshore. Comme tous les citoyens, j’aurai mon regard sur ces documents. Je regrette tout simplement que vous ayez attendu que Yerimpost en déflore à trois reprises le contenu pour le publier. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Monsieur le ministre, je vous présente mes regrets si mes nombreuses interpellations vous ont un tant soit peu heurté. Ce n’était nullement l’objectif de ma démarche de pure recherche de la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Recevez, M. le ministre, mes salutations respectueuses.

Cheikh Yérim Seck



Après la publication du contrat Total/Etat du Sénégal: Les observations de Sonko sur le document

YERIMPOST.COM Les voici…

Le Gouvernement du Sénégal, après des mois de rétention, a fini par céder à la pression en publiant hier, les Contrats de Recherche et de Partage de Production liant l’État et la multinationale TOTAL autour des blocs pétroliers et gaziers de Rufisque offshore profond et Ultra Deep Offshore.
j’ai examiné ces contrats et, comme on le soupçonnait, ai découvert qu’ils sont les plus léonins et les plus scandaleux jamais consentis par le Sénégal.
Boun abdallah Dionne et Macky Sall, après avoir poussé Thierno Alassane Sall à la démission, ont bradé à vil prix les intérêts du Sénégal. La sous préfecture a encore une fois obéit à sa métropole, au détriment de son peuple et ses intérêts.
j’y reviendrai, ainsi que sur d’autres dossiers, par un point de presse après le 19 avril. Pour éviter la dispersion par rapport à l’urgence frontale de l’heure.
chers compatriotes, ne vous y méprenez surtout pas, c’est à cause des innombrables cas de gouvernance scandaleuse de son régime que Macky Sall ne lésinera sur aucun moyen pour se maintenir au pouvoir: par la manipulation constitutionnelle et législative, l’instrumentalisation de la justice pénale et constitutionnelle, l’aliénation de l’administration, la corruption de segments sociaux de tous ordres, la répression policière sauvage… Ce qui s’est passé hier avec l’agression contre les enseignants à Ziguinchor en est une énième illustration.
N’a-t-il pas dit à une haute autorité, dont je tais le nom: « les Sénégalais ne connaissent que le rapport de force, je gouvernerai par la dictature ».
C’est aux citoyens de lui opposer une force supérieure, celle de la souveraineté populaire.
Chers compatriotes, le 19 avril est une date fatidique qui met chaque citoyen face à un choix simple:
– laisser Macky Sall imposer sa dictature et se donner les moyens de perpétuer un régime incompétent, népotiste, corrompu et sans patriotisme aucun;
– ou mettre un terme à cette calamité qui dure depuis six ans, c’est à dire trop longtemps pour un pays comme le nôtre!




Un média ivoirien rebondit sur l’article de Yerimpost sur Total

Sénégal: Indignation après la publication du montant payé par Total pour une licence d’exploitation du pétrole

La partie financière de l’accord entre le Sénégal et Total a nourri les fantasmes depuis l’entente signée entre les deux parties. Mais le rapport annuel de la firme française vient de lever un coin du voile, occasionnant une vague d’indignation vis-à-vis de Macky Sall et son gouvernement, comme relevé par KOACI.COM.

Dans le document, il est bien noté au niveau de la partie informations complémentaires sur l’activité d’hydrocarbure non auditée qu’au Sénégal, pour le proje tROP (Rufisque offshore profond) un droit de licence de 52.000 dollars (27,5 millions F Cfa), des primes liées aux licences de 5 millions de dollars (2,6 milliards) et 150.000 dollars (79,7 millions) pour l’amélioration des infrastructures. Ce qui fait qu’au total, Total a payé 5,202 millions de dollars, soit 2,7 milliards F Cfa.

A noter que le «droit de licence annuel» signifie redevance superficiaire ou frais de location, ou toute autre forme de prélèvement relatif aux licences et ou concessions pour l’obtention de l’accès aux zones d’extraction.

La «prime liée aux licences» veut dire : prime payée pour la signature, la découverte, la production, l’attribution, le transfert des droits d’extraction, primes liées à l’atteinte ou non de certains objectifs. Et «amélioration des infrastructures» englobe : le payement réalisé pour le développement local, dont les améliorations d’infrastructures, qui ne sont pas directement nécessaires pour la conduite des activités extractives, mais obligatoires dans le cadre d’un contrat de production, ou conformément à une loi spécifique aux activités pétrolières et gazières.




Il faut dire que au Sénégal des voix se sont levées contre ce contrat signé avec la firme française. Cela avait même entraîné la démission du ministre de l’énergie de l’époque. Thierno Alassane Sall avait estimé qu’il ne pouvait pas signer des choses contraires aux intérêts du Sénégal.

Mais avec la publication de ce rapport, sûr que la polémique va de nouveau enfler après la publication de ces chiffres de Total. Car des sociétés qui s’intéressaient elles aussi au permis de ROP auraient proposé beaucoup plus.

Cela est d’autant plus vrai que non loin de chez nous, elles ont mis la barre très haut. Par exemple, en Mauritanie, l’américain Exxon a déboursé pas moins de 70 millions de dollars (37,2 milliards F Cfa) de frais de signature pour près de 33.000 km2, soit 2 millions de dollars (plus d’un milliard) par 1000 km2, la où Total au Sénégal débourse quasiment le quart pour la même superficie (265 millions F Cfa).

Sidy Djimby Ndao, Dakar

Vidéo wolof- Cheikh Yérim Seck démontre l’attitude prédatrice de Total au Sénégal





Le Sénégal, poursuivi, risque gros pour avoir attribué ROF à Total

YERIMPOST.COM Au courant du mois de janvier 2018, le cabinet d’avocats parisien Betto Seraglini, mandaté par la firme African Petroleum, a touché l’Etat du Sénégal de réclamations autour du champ pétrolier Rufisque offshore profond (Rop). Ce bloc a été attribué à Total en mai 2017, alors que African Petroleum venait d’y achever la première phase d’exploration. Les autorités sénégalaises lui ont refusé d’entamer la deuxième phase, dans le but de satisfaire la multinationale française, porte-étendard de la France, l’ancienne puissance colonisatrice.

Se sentant injustement évincée, African Petroleum a entamé une poursuite pour contraindre notre pays à lui rembourser ses investissements engagés dans la première phase ainsi naturellement que des dommages-intérêts.

Très réputé sur la place arbitrale de Paris, le cabinet Betto Seraglini a entamé une conciliation avec l’Etat du Sénégal, mais lui a fixé un ultimatum: il usera d’autres recours si un accord n’est pas trouvé jusqu’au 18 avril, a appris Yerimpost. Il ouvrira un arbitrage qui risque de coûter très cher à notre pays. Va-t-on vers un remake de l’affaire Mittal-Kumba Resources dans le cadre de laquelle notre pays avait été lourdement condamné pour avoir injustement dépossédé Kumba Resources au profit de Mittal ?

Une chose est sûre: si l’Etat risque une sanction financière, Total encourt le risque d’être stoppé dans son travail d’exploration jusqu’à l’expiration de la procédure qui va être engagée.

Que les compromis avec la France nous coûtent cher ! Que Total nous pèse !

Une enquête de yerimpost.com



Vidéo wolof- « Le Sénégal a bradé son pétrole à Total  » (Cheikh Yérim Seck)





Vidéo- Yerimpost décrit le comportement prédateur et impérialiste de Total au Sénégal





Exclusif! Ces très ridicules bonus de signature et offre financière de Total que l’on nous cache !!!

YERIMPOST.COM Ce que l’on nous cache va finir par se savoir. Yerimpost a insisté à maintes reprises auprès de Mansour Elimane Kane, ministre du Pétrole et des Energies, pour entrer en possession des clauses qui lient l’Etat du Sénégal à Total dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Le ministre nous a opposé un silence méprisant. Fidèle à son slogan, « le blog qui enquête pour mieux vous informer », Yerimpost a enquêté pour percer ces clauses de lui-même. Il y est arrivé en partie.

A partir du présent article, nous vous déclinerons, au fur et à mesure, les termes d’un contrat scandaleux, excessivement déséquilibré en défaveur du Sénégal. Il faut se demander au nom de quels calculs vis-à-vis de la France nos autorités ont pu accepter des conditions pires que les clauses d’une amnistie signées le pistolet à la tempe.

Le scandale commence par le très ridicule bonus de signature versé par Total. La compagnie française était en compétition, autour de Rufisque offshore profond, avec des géants mondiaux comme les américains Kosmos, Anadarko, ExxonMobil, le britannique Shell, l’australien Woodside, et le chinois Citic qui, tous, ont proposé mieux qu’elle. Elle les a, contre toute attente, battus, à la faveur de l’intervention politique directe de l’Elysée auprès du Palais de l’Avenue-Léopold-Sédar-Senghor.

Total a promis 100 millions de dollars pour 90% du permis, une misère au regard des offres financières des majors ci-dessus cités (2,5 fois plus proposés par Citic, 2,3 fois plus par Woodside). Elle a versé un bonus de signature de… 5 millions de dollars. Pour démontrer à quel point ce chiffre est ridicule, Yerimpost s’est intéressé au bonus de signature déboursé par Exxon Mobil. Cette compagnie américaine a versé 70 millions de dollars à la Mauritanie voisine.

Pour pousser plus loin la comparaison, Exxon Mobil a payé le bonus pour 33 000 km², soit plus de 2 millions de dollars pour 1000 km². Tandis que Total a payé pour 10 000 km², soit 500 000 dollars pour 1000 km². En clair, sur ce coup, la Mauritanie tire de son pétrole quatre fois plus de profit que le Sénégal. Comment peut-on expliquer cela ? C’est parce que les contrats signés par nos autorités sont injustifiables qu’elles nous les cachent. Yerimpost assure ses lecteurs qu’il fera tout pour les avoir et les diffuser. Il y va de nos droits de citoyen d’être informés sur l’exploitation de nos ressources naturelles, comme le prévoit la Constitution du Sénégal.

Une enquête de www.yerimpost.com




Mansour Elimane Kane, j’ai découvert une partie de ce que vous cachez. Le reste suivra…

YERIMPOST.COM

M. le ministre Mansour Elimane Kane,

Avec toute la considération due à votre rang, je vous ai écrit à trois reprises pour vous demander de bien vouloir mettre à ma disposition une copie du contrat liant l’Etat à Total dans le cadre de l’exploitation du pétrole sénégalais. Vous m’avez opposé un silence que j’ai pris pour du mépris.

M. le ministre, nous ne sommes pas dans un monde où quoi que ce soit puisse se cacher dans la durée. Je vous le dis sans aucune volonté de vous défier: je saurai tout le contenu de ce contrat si Dieu me prête vie. Il aurait été, toutefois, hautement préférable que, dans un exercice démocratique, vous me le remettiez pour diffusion à l’intention du public.

Mais hélas… J’ai été obligé de distraire du temps et de l’énergie pour découvrir un peu ce que vous me cachez et que, dans une société politique moderne, vous m’auriez donné volontiers.

En tout état de cause, vous ne me laissez d’autre choix que d’investiguer pour connaître tout le contenu du contrat ou d’user d’autres moyens pour vous amener à respecter le droit reconnu par la Constitution aux Sénégalais d’être informés de la gestion des ressources naturelles de leur pays.

En tout état de cause, mon serment vis-à-vis de mes lecteurs de les informer sur les vrais enjeux m’impose d’aller jusqu’au bout sur cette question du contrat Etat du Sénégal-Total. Vous aurez donc de mes nouvelles. J’ai découvert une partie de ce que vous me cachez. Le reste suivra…

Je vous transmets, M. le ministre du Pétrole et des Energies, mes salutations respectueuses.

Cheikh Yérim Seck




Festival «Chant des Linguères»: Réussite totale et succès diplomatique pour Coumba Gawlo

Faire l’unanimité autour du concept et dérouler un événement de cette dimension sans faille, avec cerise sur le gâteau , le gratin du pays en conciliabules avec les ambassadeurs accrédités à Dakar. Coumba Gawlo ne pouvait espérer mieux que cette reconnaissance des femmes et du monde,  en cette édition initiatrice du festival des femmes, dédié aux femmes. « Chant des Linguére »…

Déroulé avec maestria, et originalité, sur des sites symboliques ( cité Aline Sitoe, Ucad, Guédiawaye et King Fahd) avec le concours d’experts réputés sur les questions de genre, Coumba Gawlo a placé ce 8 Mars sous le signe de la maturité artistique. Le festival lancé du 6 au 8 Mars dans l’agenda culturel sénégalais a révélé la dimension planétaire de l’artiste qui a réussit, sur le plan organisationnel, a déroulé un agenda confortable aux sept artistes africains invités. Du forum de sensibilisation animé à la cité Claudel part des panélistes rompus aux plaidoyers pour les femmes au diner de gala historique qui a sacré les « Linguére du développement », au King Fahd Palace, la promotrice de l’événement a élevé la barre haute, épousant les normes et standards internationaux, tant sur le profil des récipiendaires que sur la carrure des invités de marque présents à ce rendez-vous mondain dakarois .Le ballet diplomatique, défiant les règles protocolaires, fut impressionnant et la dizaine d’ambassadeurs qui côtoyait la table des chefs d’entreprise ou patrons d’Ong, affichant  sa proximité avec l’artiste , savourait à sa juste valeur ce moment fort de communion , multiforme, pour valoriser la femme. La révélation faite par le ministre de la culture, Abdou Latif Coulibaly, témoin de l’histoire, sur la trajectoire de Coumba Gawlo depuis ses débuts, suffit à comprendre que la fierté en elle, pour cette première édition, reste la sensation de l’avoir bien fait. La seconde édition du festival « Chant des Linguére » promet d’être plus aboutie au regard des performances réalisées pour ce coup d’essai qui fut un coup de maitresse pour la Diva.

L’équipe com de Coumba Gawlo Seck




 

 

Pétrole: Le Cosmos Sidéral d’un Flou Total

YERIMPOST.COM L’opacité avec laquelle est géré le dossier du contrat devant exploiter nos ressources en gaz et en pétrole est étonnante, voire sidérante. Tout a commencé par un esclandre entre la présidence de la République et le ministre de l’Energie d’alors, Thierno Alassane Sall, dont la démission avait été iconoclaste et nous avait fortement intrigués. Flashback…

Alors que les découvertes au large du Sénégal d’hydrocarbures ont fait tirer aux Sénégalais toutes sortes de plans sur la comète, que la première goutte n’est pas encore sortie même en 3D, et que déjà les polémiques enflent sur qui va en faire quoi et avec qui, que, comme des gens déjà riches, les pontes de notre République se déchirent déjà notre héritage géologique qui gît sous nos pieds. Les puissants, alléchés par cette odeur fétide si agréable à leurs narines exercées, défilent sous nos contrées et font assaut de promesses. Et nous voilà si beaux…

La photo du contrat du siècle est sur le point d’être tirée, scellant notre entrée en fanfare au cœur de l’OPEP, lorsque le ministre de l’Energie donc, qui avait une année durant piloté ce dossier, devant les partenaires venus avec leur dot abondante, face aux divers parapheurs contenant les termes d’un contrat qu’il ne pouvait manquer de connaître, décide de repousser ces parapheurs et de refuser d’en signer les contenus. Macky Sall et son PM ne laissent pas voir leur stupéfaction, virent l’impétrant insolent manu militari du Palais, et du gouvernement par la même occasion, nomment dare-dare le déjà chargé PM ministre de l’Energie, car il faut signer ces contrats quoiqu’il arrive, les hôtes ont bien d’autres chats à fouetter et d’autres derricks à aller percer.

Comme d’habitude, sous nos contrées, une fois retombée l’écume de ce fait inédit, et qu’on ait bien glosé sur les raisons du refus de Thierno Alassane Sall de signer des contrats qu’il avait pourtant eu sous les yeux des semaines durant, les Sénégalais sont passés à autre chose. Pourtant, cette scène est porteuse de bien des interrogations. Quelles sont les clauses qui lui ont semblé inadmissibles à cautionner et à côté desquelles sa signature avait indignité à figurer ? Secret d’Etat dans lequel depuis ce garçon est demeuré enfermé. Par peur ? Par sens de l’Etat ? Par stratégie ? Toutes ces questions concourent à plus encore brouiller les cartes d’un dossier déjà opaque. L’Histoire le dira… un jour… qui sait ?

Pour l’instant, les puits regorgent de petites histoires de polémiques stériles et qui ne renseignent sur rien de qui attend les populations sénégalaises engagées par leurs dirigeants sur des choses et des montants qu’ils sont incapables de leur préciser. Notre sous-sol sera au final prospecté par Total genre Champions League du genre au détriment du Navétanes Cosmos. Pourquoi et sur quelles bases ?

A chaque fois qu’un homme politique, une organisation de la société civile ou un simple citoyen s’est aventuré à poser ces questions, pour considérer que nos gouvernants avaient su protéger ou non nos intérêts nationaux, ils se sont pris une volée de bois vert des fédayins du pouvoir qui n’ont pour la plupart d’entre eux des connaissances en la matière qui n’excèdent pas la couleur de leurs bons d’essence. Pourquoi n’avons-nous pas la dignité d’être informés de la teneur des engagements qui vont nous contraindre sur plusieurs générations ?

Dans toutes les grandes démocraties, et dans bien des pays producteurs, il va de l’intérêt même des gouvernants de divulguer les contrats, parce que, selon un bon sens reconnu, les contrats passés entre les entreprises exploitant les ressources et les gouvernements sont les documents fondamentaux qui énoncent les principales clauses, modalités et conditions régissant les accords conclus dans le cadre de nombreux investissements pétroliers, gaziers et miniers. Les contrats peuvent notamment inclure des informations sur les clauses fiscales, le contenu local, l’impact environnemental, l’infrastructure et le calendrier de production d’un projet – des informations essentielles pour que les citoyens puissent comprendre les obligations auxquelles sont tenus les gouvernements et des investisseurs, en assurer le suivi et en exiger des comptes.

De plus, la divulgation contribue à garantir des approches participatives favorisant le partage des bénéfices. À un niveau plus élémentaire, la divulgation des contrats permet de remédier à la grande méfiance qui règne dans le secteur des ressources naturelles. De plus, elle entretient un climat de coopération entre les parties prenantes profondément investies dans le succès des activités extractives et qui les touchent particulièrement : les gouvernements, les entreprises et les communautés. La divulgation contribue donc à établir des attentes réalistes pour l’ensemble des parties prenantes, permettant en dernier ressort de minimiser la probabilité de conflit. Elle réduit également les possibilités de corruption et de fuite. C’est trop leur demander ?

L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) encourage la divulgation publique des «contrats et des licences qui énoncent les conditions liées à l’exploitation du pétrole, du gaz et des minerais». Si tout est transparent, pourquoi donc et Total et le Sénégal s’entêtent-ils à ne rien publier des accords qu’ils ont paraphés ? Qu’y a-t-il d’inavouable à ce point ?

On nous enfume avec des «Projets sociaux» aux montants ridicules, mais le plus sombre dans ces contrats a trait à ce qu’ils nomment étrangement le «bonus de signature» dont il est précisé qu’il est «non recouvrable». D’un montant de 2,500 milliards de francs CFA, il ressemble à un vrai dessous de table car le discours officiel est très rodé en la matière. Car si, de droit, le bonus de signature n’existe pas, c’est clair, c’est qu’il est pratiqué en toute illégalité. D’aucuns l’appellent d’un vocable plus simple : «corruption».

Il est souvent évoqué « la malédiction du pétrole ». Jamais aux Etats-Unis. Ou ailleurs où se pratique un contrôle. Toujours la malédiction tombe dans nos pays où une partie des gouvernants s’arroge le droit de tout contrôler et de ne tenir que les proches au courant des enjeux qui plombent leur nation. On en connaît les conséquences. A bon entendeur… Salut…

Jean Pierre Corréa

 

 

L’insupportable imperium de Total sur la colonie Sénégal

YERIMPOST.COM Le comportement au Sénégal du groupe pétrolier français Total ressemble à s’y méprendre à celui des colons qui, après avoir décrété, en 1885 à Berlin, notre pays terre vacante et sans maître, y paradaient en territoire conquis, usant des hommes et des ressources à leur guise.

Insulte grossière à notre indépendance, 58 ans après la proclamation formelle de celle-ci, seule l’enseigne de Total trône sur une station-service tout au long de notre unique autoroute à péage ! EDK, Touba Oil, Clean Oil, Star Oil et toutes les autres entreprises sénégalaises du secteur sont ostracisées dans leur propre pays.




Pire, Total se livre à une concurrence déloyale qui consiste à encercler et étouffer ses rivales. Toutes les stations-service de ces dernières ont dans leur proximité immédiate une ou deux de Total qui obtient des autorisations de construire comme si elle les délivrait elle-même.

Derrière cette prolifération, il y a un calcul éloigné du souci de rentabilité de la vente de carburant. Total est en effet aujourd’hui, de par les boutiques installées dans ses stations, une chaîne de supermarchés. Mais aussi et surtout le plus grand vendeur d’alcool du Sénégal. Les ventes de bières et de liqueurs de toutes sortes rapportent à ce pétrolier plus que le résultat généré par l’essence et le gas-oil. Evidemment sans qu’il paie la moindre redevance comme débit de boissons alcoolisées, coulant au passage ceux dont c’est le cœur de métier.

Pour couronner le tout, la présidence et les grandes administrations sont approvisionnées en tickets de carburant estampillés Total. Grosse faute de goût et grave menace à notre souveraineté nationale, la pompe qui alimente les véhicules du cortège présidentiel au palais appartient à cette firme étrangère !

Au Sénégal, Total est à la hauteur de sa réputation de multinationale prédatrice largement étayée par Alain Deneault dans son livre d’enquête De quoi Total est-elle la somme ?.




L’imperium de cette entreprise française s’est manifesté dans ses pires formes en décembre 2016. Thierno Alassane Sall, alors ministre sénégalais de l’Energie, a été convoqué illico presto à Paris pour… signer un contrat octroyant l’exploitation d’une partie du pétrole sénégalais à Total. Refusant d’apposer son sceau dans des conditions si expéditives et si cavalières, il a subi les foudres du président de la République, Macky Sall himself.

Le 2 mai 2017, Thierno Alassane Sall a été obligé de quitter le gouvernement. Nommé le même jour ministre de l’Energie, cumulativement avec ses fonctions de Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a paraphé le contrat, bien évidemment avant que sa nomination n’ait été actée au Journal Officiel. En fait de contrat, a été signé un brouillon qui, près d’un an plus tard, ne peut être rendu public du fait de l’imperfection de sa forme et de l’iniquité de son fond.

Usant de l’Etat français pour mettre au pas la République du Sénégal, Total a remporté la bataille. Mais la guerre est loin d’être finie… Quant aux Sénégalais qui se sont offusqués, Momar Nguer, directeur de la branche Marketing du groupe, est venu les narguer chez eux, leur assénant que «Total joue en Champions league» !

Parmi les pires supplices dans le monde actuel, il y a celui d’être citoyen d’un pays pauvre. Surtout s’il a à sa tête des dirigeants dénués du sens de la dignité nationale.

Cheikh Yérim Seck




Mansour Elimane Kane, ma dernière relance avant une autre forme d’action !

YERIMPOST.COM

A M. le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane,

M. le ministre,

A deux reprises, je vous ai écrit dans le respect de la courtoisie et de la considération dues à votre rang. L’objet de mes interpellations est clair: réclamer, en tant que citoyen, un droit que me reconnait la Constitution d’accéder à l’information relative à la gestion des ressources naturelles de mon pays. Le besoin de connaître les clauses du contrat qui lie l’Etat du Sénégal à Total a été exprimé successivement par trois lecteurs de Yerimpost. Et à juste titre. Ils sont dans leur bon droit.

M. le ministre,

On ne peut pas engager le Sénégal autour d’une ressource aussi stratégique que le pétrole, avec une entreprise aussi sulfureuse que Total, sans dire aux Sénégalais le contenu du contrat qui les ligote. Le pétrole est la propriété non pas de l’Etat mais de la nation.

M. le ministre,

Si cette troisième interpellation reste sans réaction de votre part, je serai au regret d’user d’autres formes d’action pour pouvoir rentrer dans mes droits d’informateur du public. Et puis, l’heure n’est plus au refus du dialogue avec les citoyens. Dans tous les pays démocratiques, le dialogue entre pouvoir et presse est l’un des moteurs du progrès et de la modernité. Un jour de 2003, j’ai écrit dans Jeune Afrique, sur la coopération judiciaire entre la France et certains pays africains, un article dans lequel je demandais l’éclaircissement de certaines clauses. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un courrier du cabinet du garde des sceaux français dans lequel j’ai été convié à une rencontre à la Chancellerie, place Vendôme. Voici comment fonctionne une société politique moderne.

M. le ministre,

Je réitère ma requête. Je vous demande de bien vouloir m’envoyer copie du contrat Etat du Sénégal-Total à cette adresse électronique: redaction@yerimpost.com. Dans l’attente d’une suite favorable à ma requête, je vous transmets mes salutations respectueuses.

Cheikh Yérim Seck

La réaction salée de Momar Nguer au débat autour de la mainmise de Total sur le Sénégal

YERIMPOST.COM «La capitalisation de Total, c’est 120 milliards d’euros. La capitalisation boursière de Kosmos, c’est 3 milliards d’euros. Total joue en Premier league, Kosmos joue en Navétanes à Thiès»: C’est la réponse très salée servie par le directeur marketing du groupe français face aux allégations de l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, qui déclarait que Kosmos était mieux outillé pour exécuter les contrats pétroliers.
Momar Nguer a saisi l’occasion du lancement du 70ème anniversaire de l’implantation de Total au Sénégal pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur les nombreuses controverses que suscite la multinationale française. « Je suis sénégalais, au cas où certains l’auraient oublié, et je suis l’un des plus hauts responsables de Total. Je ne travaillerai jamais pour une compagnie qui exploite les Sénégalais. Total est une société qui est extrêmement transparente. Nous sommes au Sénégal depuis 70 ans. Si Nous n’étions pas transparents, nous ne serions pas dans ce pays autant de temps », a ajouté Nguer.

Contrat liant le Sénégal à Total: Mansour Elimane Kane, que cachez-vous ? (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM

Monsieur le ministre du Pétrole et des Energies,

La démocratie, comme vous le savez sans doute mieux que moi, est un régime de dialogue permanent entre différents acteurs: pouvoir, opposition, société civile, presse, syndicats… Surtout en cette ère nouvelle de démocratie participative, de participation citoyenne, de citoyenneté responsable…

Je vous ai interpellé il y a plusieurs jours pour demander à voir, sur la base d’un droit que me confèrent la Constitution du Sénégal et le Code pétrolier, le contrat signé entre l’Etat du Sénégal et le sulfureux groupe français Total autour de l’exploitation pétrolière au Sénégal. Silence radio de votre part ! Dans une démocratie raffinée, vous m’auriez répondu. D’autant que je vous ai interpellé suite à deux courriers électroniques que j’ai reçus de lecteurs de Yerimpost me demandant de les aider à voir clair dans ce contrat signé dans la confusion qui a valu son fauteuil à un de vos prédécesseurs.




Monsieur le ministre, la gouvernance autoritaire des ressources naturelles est révolue partout dans le monde. Toutes les ressources stratégiques sont aujourd’hui gérées par des entités qui incluent notamment la société civile. Ministre du Pétrole, apprenez la culture de la gestion partagée !

Je reviens auprès de vous pour solliciter que vous m’envoyiez une copie du contrat Sénégal-Total à cette adresse mail: contact@yerimpost.com. Et vous assure d’ores et déjà que, dès sa réception, je m’emploierai à le vulgariser, comme vous le demandent les lois. Je le ferai à votre place au nom du droit des Sénégalais à l’information. Un droit lui aussi d’essence constitutionnelle !

Cheikh Yérim Seck

 

 

Mansour Elimane Kane, je sollicite une copie du contrat signé par l’Etat avec Total (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Lettre au ministre du Pétrole et des Energies

M. Kane,

L’article 15 de notre Constitution nouvellement modifiée dispose: « L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et en prenant en compte la nécessaire préservation des intérêts des populations et ceux des générations futures. » L’article 18 ajoute: « Toute concession minière, minéralogique ou toute concession pétrolière doit faire l’objet d’une autorisation conformément aux textes en vigueur. Les populations et les collectivités concernées doivent en être dûment informées. »

Au nom de ce droit à l’information prévu par la norme fondamentale, je vous prie, M. le ministre du Pétrole et des Energies, de tenir à ma disposition une copie de l’accord liant l’Etat du Sénégal au groupe français Total autour de l’exploitation pétrolière dans notre pays.




M. le ministre, cette convention ne doit et ne peut pas être cachée aux Sénégalais. Non pas seulement parce qu’elle les engage et engage l’avenir de leurs enfants. Il y a également qu’elle a suscité des réserves au sommet de l’Etat qui ont poussé un de vos prédécesseurs, Thierno Alassane Sall, à démissionner ou à être démis, le 2 mai 2017. Nommé ministre de l’Energie par intérim, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, l’a signée.

Depuis cette signature, il y a de cela presque neuf mois, personne, en dehors d’un cercle restreint du pouvoir, n’a jamais vu le contrat. Au cours de la dernière session budgétaire de l’Assemblée nationale, le député Ousmane Sonko vous a demandé de lui en remettre une copie. En guise de réponse, vous lui avez proposé de passer à votre bureau pour que vous en discutiez…

Je rappelle à votre attention que les articles 17 et 34 du Code pétrolier obligent l’Etat à publier ces contrats pétroliers au Journal Officiel. Ce qui n’a jamais été fait. Pourquoi, monsieur le ministre ? Vous rendez-vous compte que vous violez la loi ? Je suis un Sénégalais qui souhaite avoir ce document pour informer nos compatriotes à travers yerimpost. Je vous demande solennellement, en vertu de la Constitution et du Code pétrolier, de bien vouloir le mettre à ma disposition.




Faute de suite favorable à ma présente requête, je vais mettre en oeuvre tous les moyens de protestation appropriés. Je ne demande pas une faveur mais réclame un droit.

Cordialement…

Cheikh Yérim Seck



Enquête exclusive: Cette guerre du gaz qui risque de paralyser le Sénégal!

YERIMPOST.COM Le Sénégal est tout près d’un arrêt brutal de la distribution de gaz butane, à l’instigation de Diprom, Lobbou Mame Diarra Bousso, Oryx et Total réunis au sein du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole au Sénégal (GPP). En cause, le comportement de l’Etat qui a décidé, sans appel d’offres, de faire fournir par International trading oil and commodities corporation (Itoc) toutes les 200 000 tonnes de gaz qui couvrent la consommation des Sénégalais pour 2018.

Marginalisé, le GPP a saisi le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, et a sollicité l’arbitrage de l’Etat en vue d’un éclatement équitable de cette commande qui puisse permettre à ses membres d’en importer une partie.

Au moment où ces lignes sont écrites, Diprom (qui possède notamment Touba Gaz et Touba Oil), Lobbou Mame Diarra Bousso, Total et Oryx ont reçu une promesse non encore actée de se voir attribuer la fourniture de 12 butaniers, soit une quantité totale de 48 000 tonnes à elles quatre. Tout le reste revenant évidemment à la seule Itoc.

Le GPP va-t-il accepter cet arrangement ? Que risque-t-il de se passer si un accord n’est pas trouvé ?




Le cas échéant, le Sénégal file droit vers une grave pénurie de gaz butane, une panne sèche dans les foyers et les entreprises. Lobbou Mame Diarra de Aliou Lô et Diprom de Cheikh Sèye contrôlent en effet l’essentiel du réseau de distribution du gaz à travers tout le pays. Il y a quelques jours, elles ont convoqué leurs distributeurs les plus importants, manifestement pour les préparer à une riposte au cas où elles seraient écartées de l’importation.

Le GPP est d’autant plus déterminé qu’il a connu une situation similaire en 2017. C’est au deuxième semestre de l’année dernière qu’il a réussi, après un premier arbitrage de Dionne, à obtenir une dérogation au contrat d’exclusivité liant la Société africaine de raffinage (SAR) à Itoc pour pouvoir obtenir d’importer 2 butaniers par mois sur six mois.

C’est d’ailleurs pour éviter d’être lésé à nouveau en 2018 que le GPP a adressé, dès le 29 décembre 2017, un courrier à Mansour Elimane Kane dont Yerimpost a obtenu copie pour lui dire ceci : « Le planning qui couvrait le deuxième semestre 2017 étant entièrement exécuté, l’ensemble des sociétés importatrices regroupées au sein du GPP souhaitent se voir confier a minima 50% des importations du GPL au Sénégal en 2018, en attendant la libéralisation totale des importations. Comme ils l’ont démontré en 2017, tous les acteurs du gaz réunis au sein du GPP souhaitent continuer à contribuer efficacement à la sécurisation de l’approvisionnement du pays en gaz butane. »

Réclamant 50%, le GPP a failli se retrouver avec… rien. N’eut été ce recours qu’il a entrepris envers l’Etat et qui n’a pas encore abouti à une notification officielle d’un quelconque tonnage à importer.

Si elles n’ont pas gain de cause, ces sociétés importatrices se retrouveront dans une situation catastrophique. Contrairement à Itoc, qui est un trader, elles sont des industries qui ont investi plusieurs milliards pour installer des tanks de stockage, fabriquer des bouteilles, acquérir du matériel de conditionnement, disposer de camions pour la distribution… Elles n’ont d’autre choix que de travailler ou de recourir à tous les moyens de pression possibles pour survivre.

Si, cette fois-ci encore, on parvient à éviter un choc gazier, l’Etat doit s’impliquer pour instaurer une sécurité durable dans ce secteur stratégique. Il doit attribuer la fourniture de gaz butane sur la base d’un appel d’offres. A défaut, il devra répartir avec plus d’équité la commande entre les différents prestataires afin que chacun puisse vivre…

Cheikh Yérim Seck

 

 



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