Blog de Cheikh Yerim Seck

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Apéristes, qu’avez-vous contre Macky ?

Quand j’ai entendu le Maire de Thies dire que les ennemies du Président Macky Sall sont à chercher dans Benno Bokk Yaakar et dans l’APR, je me suis dit tout de suite qu’il a parfaitement raison.
Il a raison quand on considère l’ankylose profonde qui frappe ces deux structures qui, comme tétanisées, se morfondent dans l’attentisme.
Le malaise est grandissant chez les militants et une grande partie du peuple par contagion commence à se convaincre que ce sera impossible de faire passer le candidat Macky au premier tour.
Aucun responsable politique n’anime la base. Aucun !
Tous fonctionnent comme si ce mandat était le dernier pour le Président Macky. Personne ne l’aide et on le laisse seul face à ses détracteurs. Tous se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre si le pouvoir changeait de main.



Je tiens à tous leur rappeler qu’ils ont tout à perdre car si une alternance arrivait à se produire en 2019, ils seront nombreux à voir leur gestion passer au crible. Le sénégalais aime exiger que celui qui paradait avant, soit le premier à payer. L’on se rappelle que la traque des biens mal acquis était présentée en 2012 comme une demande sociale. « Baayi leen ci xel ».
Les responsables politiques autour du candidat Macky ne mouillent pas le maillot. Chacun cherche à avoir une audience avec lui et c’est cela qui mobilise tous leurs efforts. Une fois que l’accord est donné pour ce face à face, commence alors un fort lobbying pour être sur la liste des privilégiés qui devront voir le Président. Même au dernier moment des noms peuvent être biffés et remplacés par d’autres qui ne sont même pas militants. Tous y vont en se demandant combien ils vont recevoir pour le transport et à la sortie, bonjour les dégâts.
Quel est le jeune militant ou responsable politique qui capte notre attention dans les médias ? Que ce soit à la télévision ou à la radio, rien que des débats de personne ou des attaques au bas de la ceinture. Rien dans les réalisations du Président.
Rien pour expliquer le PSE, le PUDC, le PUMA…. Rien de rien !
Ils sont tous dans une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom. Chacun y va avec ses propres initiatives comme s’il était seul dans ce parti. Les jeunes ne sont pas formés ; les femmes sont laissées à elles mêmes à moins qu’on ait besoin de les rassembler pour du saupoudrage ; les vieux « mom », ils ont fini d’être oubliés.
Tous ces responsables oublient qu’ils sont le prolongement du Président Macky Sall. Leur image dépeint fortement sur la sienne. Dès qu’ils font des fautes, l’on ne pense qu’à lui. Ils doivent soigner leur mise, leur posture et leurs paroles. Quand ils parlent c’est le Président qui prend le micro. Chaque fois qu’ils coupent le contact avec la base c’est comme si c’est le Président lui-même qui l’avait fait. Ils sont, ces responsables, le prolongement de toute l’action du Président mais malheureusement la grande majorité ne le sait pas.
Dans la mouvance, on s’attaque entre ministres, Directeurs, Maires…tout le monde y passe oubliant que pour gagner des élections il faut savoir enclencher une dynamique et rester dans les rangs. Il faut à chacun respecter une discipline même si on peut des fois la ressentir comme une contrainte. L’intérêt général doit primer sur celui de petites personnes.
Pour un parti politique réussir à conserver le pouvoir est plus glorieux que d’y accéder.




Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

L’homme, cet animal cruel

Frapper une femme est la chose la plus ignoble qu’un animal puisse faire. Oui, je dis bien un animal car je refuse de traiter ce spécimen, d’homme et du coup l’élever au même niveau que nous autres.

Au demeurant je demande même pardon aux animaux qui ne sont pas bien honorés d’être comparés à une espèce pareille.

La chose la plus abjecte dans cela c’est que ce soit le fait la plupart du temps de maris qui se croient tout permis.




Ceux là qui ont fait des pieds et des mains pour avoir une perle dans leur vie fade ont aujourd’hui le culot de se retourner contre celle là. Tu la maries jeune fille pimpante et voulue de tous avant de la rendre dégoûtante et rejetée de tous.

C’est chez toi qu’elle s’est retrouvée avec des mains rugueuses à force de s’occuper seule des travaux dans le ménage et tu t’attends à ce que ses caresses soient aussi soyeuses qu’au début…C’est chez toi aussi qu’elle s’est retrouvée avec des seins qui lui arrivent au nombril à force d’allaiter tes enfants…et toi aussi.

Oui, elle n’est plus la belle fille bien raffinée que tu as mariée il y’a quelques années. Toi aussi, tu n’es plus le vigoureux jeune homme qui pouvait lui faire passer des nuits blanches au début. Il ne te reste plus que des « rappels moi » mon cher.

Mon ami, je te rappelle qu’elle a changé son nom pour toi…Elle n’a même pas le bonheur de voir le fruit de ses entrailles, ses enfants, porter son nom de famille. Elle souffre en silence chez toi mais elle reste digne. « Té doko yeureum nak » !

Une fille, on l’honore à fortiori ta femme. On se doit de la protéger, de la conseiller, de parfaire son éducation avec de l’amour et de la compassion.

Tu veux qu’on te pardonne tout et toi tu n’es prêt à rien céder. Tu lui cries dessus…Tu lui fous la honte…Tu vas même jusqu’à critiquer les plats qu’elle t’a concocté avec tant d’efforts et de souffrance dans la cuisine…  « Ak dépense bou doyoul nak… Do nitou dara ! »

Ce genre d’homme ne mérite pas d’être époux. Une femme, on la mérite !

Le plus grand échec pour un homme c’est d’arriver à lever la main sur une femme. Elles ne sont pas toutes exemptes de reproches mais quand elle est mauvaise, on la divorce avec le plus grand regret.

On ne la frappe POINT !

Ce que tu reproches à une femme jusqu’à la martyriser chaque jour, tu vis pire dehors sans oser broncher. Tu es agneau dehors et loup dans ta propre maison. Et demain tu t’étonnes de voir tes enfants sur la mauvaise pente.

Et le pire chaque fois que tu es avec tes amis, tu cries, loin de ses oreilles, que tu la chéries, tu l’aimes, tu t’occupes bien d’elle…MENTEUR !

Des fois, tu pousses le ridicule jusqu’à mettre sa photo en couverture sur Facebook alors qu’il n’en est rien. Ce bonheur de façade n’est qu’une chimère ! Juste un gros mensonge !

Toi, le mari, tu as droit à tous les égards et tu l’exiges même…Et elle ? Elle n’a droit à rien ? Même pas à ton respect ?

Si tu ne la frappes pas, tu lui fais des enfants avant de l’abandonner à la merci de tous les prédateurs du quartier. Elle finira par être le « cheval bascule » de tous les ratés du coin. Sinon, elle passera son temps à tendre la main à gauche et à droite pour nourrir tes propres enfants que tu as fini d’abandonner.

Une famille c’est d’abord UNE FEMME messieurs avant d’être une femme et des enfants par la grâce de Dieu.

Que toutes les femmes aillent se former. Qu’elles essaient d’avoir des compétences pour se libérer de ces animaux sans cervelle. Ensuite que l’Etat et le secteur privé fassent une discrimination positive en leur faveur. C’est une question de survie pour toute l’humanité. Moi, c’est mon combat de tous les jours et je n’en veux pas d’autres. Le seul où je veux bien gagner le titre de roi des arènes. De l’autonomisation des femmes dépend toute l’émergence d’un pays !

Ce n’est pas en leur distribuant des financements dont elles ne savent même pas quoi faire, par ci et par là, qu’on y arrivera. Il faut d’abord les former et ensuite les aider à développer des activités génératrices de revenus à même de leur redonner l’estime de soi.

Que les femmes s’unissent et que certaines arrêtent de regarder les autres lutter à leur place en les taxant d’intellectuelles. Ce combat est le leur et elles doivent le mener ensemble dans un sursaut national. Que tout l’effort qu’elles mettent dans la politique soit le même que celui fait pour lutter contre les dérives dont elles sont victimes.

Qu’elles arrêtent d’être utilisées comme des tremplins par des hommes pour atteindre les sommets. Qu’elles arrêtent de ne servir que pour de la mobilisation. Elles doivent se battre pour jouer les premiers rôles car les hommes ne sont pas plus intelligents qu’elles. Dommage de toujours les voir abandonner des causes nobles dont elles avaient entamé la défense.

Qu’elles arrêtent de trop aimer les miroirs en se disant que la vie est bien ailleurs et qu’elle n’est jamais dans les reflets.

Pédicure, manucure, fard, faux cils, fausses ongles…tout ceci est bien mais il y’a bien mieux : participer activement à la vie.




Que les femmes arrêtent de penser que l’homme qui les marie leur rend un service. C’est FAUX ! C’est une coopération bilatérale où chacun doit y trouver son compte. C’est du win-win. Je m’occupe de toi ! Tu t’occupes de moi ! Et on s’occupe de nos enfants. Point barre !

L’amour n’a jamais été dans un seul sens et ne le sera jamais d’ailleurs. Il doit se vivre à deux avec tout ce que cela implique : la complicité, l’amitié, la compassion, l’envie d’aider, le soutien mutuel, la fusion des ambitions…Savoir rire ensemble et pleurer ensemble. Faire corps et lutter ensemble !

Sans cela ce n’est plus de l’amour mais un contrat avec des obligations déséquilibrées pour la femme. Chacune des deux parties doit être consciente de son rôle avant de le jouer pleinement. Ne pas avoir honte de le remplir à tout moment et en toute circonstance. Quand on aime, on aime et on doit de se le prouver. Si chaque membre du couple souffle sur la flamme jamais elle ne s’éteindra. Mais pardi que cela se fasse à deux ! Nom de Dieu !

Maintenant une prière : que tout homme qui lève sa main sur une femme périsse en ENFER !

Amen !

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

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Birima « Ak Yow » ! Vous êtes mauvais !

Birima, vous êtes mauvais. Walahi vous l’êtes ! Sinon comment comprendre que ces insanités puissent sortir de la bouche de quelqu’un qui de surcroit se dit « responsable ». Comment Avez-vous pu malgré le fait que chaque parole passe par un processus de filtre qui se doit d’être très rigoureux ?
C’est encore plus ignoble quand vous nous sortez que la vidéo date d’il y’a quelques années. C’est encore pire ! Si on l’avait visionné avant, Fallou Sene ne serait pas mort, car à coup sûr son père l’aurait retiré de l’Université.




Que cette vidéo date de deux ans, de dix ans ou même d’avant votre naissance ne change en rien de son contenu, de sa violence et surtout de ses insultes.

Quel piètre argument que de nous dire qu’elle date de longtemps !
Vous osez traiter de fils de p…. des étudiants de notre pays. Ce qui nous donne tout de suite l’information que vous n’y avez ni votre fils ni votre fille.
Comment avez-vous pu ? Même si beaucoup de sénégalais ont senti en suivant l’émission Jakarlo que vous êtes quelqu’un de violent, d’irraisonné et de bien fourbe.
Cette émission, calquée sur celle de Laurent Rauquier (On n’est pas couché), commence à devenir une pâle copie de cette dernière. Cependant cela ne surprend guère car beaucoup de nos télévisions copient celles étrangères (surtout de la France) sans en réussir une adaptation bien sénégalaise. Dans Jakarlo deux polémistes auraient suffi à côté du présentateur et chaque vendredi faire participer le plus d’invités afin de traiter de plusieurs thèmes.
Après l’affaire Professeur Songhé qui a défrayé la chronique en insultant toutes les femmes sénégalaises, voilà un autre qui en fait autant. Ç’en est TROP !
Le professeur Songhé devait de lui-même refuser de revenir dans l’émission. Chacune de ses apparitions à la TFM est une incitation au viol. Mais jamais il ne le fera. Il a fini de gouter à la lumière.




Cet homme pensait peut être trouver chez nous une trace d’indulgence pour les violeurs ; Il s’est lourdement trompé. Forcer une femme est un geste odieux qui abaisse l’homme au-dessous de l’animal qui, lui, ne viole pas. L’amour se fait à deux, que je sache. Or en réduisant la femme à rien, le violeur s’isole dans son acte. Le viol, au fond, c’est de l’onanisme, une masturbation perverse où le sadisme remplace le fantasme. Ecœurant !

Chaque fois que je vois cet homme à la télé je l’entends encore hurler à nos femmes : « NOUS vous violons parce que… ».

Mais « dou keen, gnoun la rek ! »

Pourquoi les nombreux sénégalais qui vendent sur les plages des nudistes en été ne pensent pas violer toutes ces femmes blanches nues et allongées sur la plage ? Pourquoi nos compatriotes qui empruntent les rues de Bruxelles où des femmes nues sont exposées dans des vitrines, ne pensent pas les violer ?

Cette parenthèse fermée, revenons à notre syndicaliste à deux balles et ses âneries.
Birima Ndiaye avez-vous une femme et des enfants ? Auriez-vous compris si on les traitait de fils de p…. ? Accepteriez-vous que l’on vous dise que cela s’est passé en 2016 et non en 2018 ? Je suppose bien que NON !
Alors arrêtez vos explications. Cessez de vouloir vous justifier !
Comment cela est-il possible dans notre pays ?
C’est juste que « gnoune gno gnak fayda ». Je ne peux pas me faire à l’idée que des sénégalaises et des sénégalais puissent vous applaudir après vous avoir entendu demander le meurtre de ceux qui symbolisent l’espoir de toute une nation et traiter de p….leur maman. Eux sont plus malades que vous.
Birima sachez que vous n’êtes ni sérieux ni intelligent. Arrêtez de croire une minute que tous les sénégalais vous écoutent. On vous prend, en majeure partie, pour un fou dont la place est à l’asile.
Au nom de ma sœur étudiante et de tous les étudiants du Sénégal, je vous demande de vous mettre devant un miroir qui vous remettra à la figure le spécimen de fils dont vous parlez.
Je vous tout ceci pour  l’honneur de ma défunte maman et pour la dignité de toutes ces femmes que vous avez traité de p…
Souleymane LY
spécialiste en communication

 

Haro sur le MEER: Xalaas ! (Souleymane Ly)

Ce matin quand j’ai appris ce qui s’est passé au Palais de la République avec des membres du mouvement des élèves et étudiants républicains (MEER), je me suis dit Xalaas !
C’est à se demander si ces gens sont vraiment sincères quand ils disent travailler pour la réélection du Président Macky Sall : « Dou deug waay » ! Sinon comment comprendre que ces jeunes puissent écorner leur propre image, celle de leur Secrétaire général national et surtout celle de leur parti.




J’espère qu’ils entendent tous le « tchipatou » national auquel ils ont eu droit ce matin dans les réseaux sociaux.
Une organisation de jeunesse d’un parti politique doit servir à animer l’action et l’idéologie du parti vers la jeunesse. C’est ainsi que l’on attendait le MEER ailleurs que dans des manifestations « Khala ma ndiir badio..khana khana dofi diaar » devant le Palais de la République. On pensait les voir dans l’évaluation de leur échec dans l’espace universitaire qui a traversé une crise sans précédent où on ne les a pas entendu ni dans un rôle d’alerte ni dans la recherche de solutions. Au contraire ils sont montés au créneau que pour exiger de rencontrer le Président de la République à la suite de ses entrevues avec les coordinations estudiantines des différentes Universités. Il faut que cette jeunesse arrête de penser que rencontrer le Président de la République rend riche ou célèbre (selfies rekk).
Que font-ils de leur rôle de vecteur de recrutement potentiel pour l’avenir ? S’ils pensent attirer les primo votants et les indécis en montrant leur image la plus hideuse comme ils l’ont fait hier, ils se trompent. Et lourdement même !




Il a suffi que le Président accepte de les rencontrer pour que chacun monte au créneau pour se rappeler au bon souvenir des sénégalais. Depuis combien de temps on n’a plus entendu parler de cette structure ? Il avait fini de tomber dans une léthargie telle que l’audience avec le Chef de l’Etat a eu l’effet d’un puissant stimulus pour le réveiller de sa torpeur. Peur être que la dose était si forte que la moutarde leur est montée à la tête. Oui, être reçu par le Président de la République fait perdre le nord à certaines personnes. Allez demander aux étudiants !
Le Mouvement des élèves et étudiants républicains n’a pas dérogé à la règle. Ses membres qui devaient même avec intelligence garder le silence au palais pour ne pas attirer l’attention des sénégalais qui pourront dire que cet endroit n’est pas pour un parti politique. Au lieu de cela ils ont élevé la voix, bander les muscles, vociférer…avant de transformer l’avenue Roume en champs de bataille. Qui l’eut cru ?




Ils rendent un très mauvais service au candidat Macky Sall qui a besoin d’attirer sur lui la sympathie des sénégalaises et des sénégalais. Mais « Keur gu beuri thiow » personne ne veut y séjourner.
Aujourd’hui ils ont intérêt à rendre active l’école du parti afin de former tout ce beau monde sinon ils risquent d’avoir un effet boomerang du fait de tout ce dégout qu’auront les sénégalais sur leurs différents comportements.
C’est aussi tard que j’ai appris qu’il y’a une subvention derrière et c’est ce qui aiguise tous les appétits. Tout ce que je peux leur dire c’est d’aller apprendre sur le cas du réseau des enseignants républicains qui a volé en éclat du fait de cette subvention.
Ces jeunes élèves et enseignants doivent apprendre à rendre fier leur mentor !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
Julesly10@yahoo.fr

Bamba et Maodo nous regardent !

Depuis longtemps déjà on me demande mon avis sur l’affaire dit «  Idrissa Seck ». Aujourd’hui encore, après ce tout ce tollé. Si je ne l’ai pas donné, ce n’est pas que le sujet me désintéresse. Il m’obsède au contraire. Ce n’est pas non plus que je redoute de prendre parti sur ce problème qui nous concerne tous. J’aimerais le prendre. C’est tout simplement que sur ce sujet ma religion n’est pas encore faite.

J’ai lu ce qu’il fallait lire, écouté les partisans et les adversaires, pris en compte les arguments des uns et des autres. J’ai essayé de peser le pour et le contre, les avantages et les risques : ma balance est restée étale. Ce qui prouve, soit dit en passant, que la connaissance ne permet pas toujours l’engagement. Sans doute ma connaissance demeure-t-elle insuffisante. Raison de plus pour que je dise : en ce qui concerne le Coran, je ne sais pas.




Après tout, nous n’avons pas réponse à tout. Il faut avoir, à l’occasion, le courage d’avouer son ignorance. Ne demandez pas aux témoins, pour les croire, de se faire égorger chaque semaine. Demandez-leur plutôt de se garder de déposer sur les causes qui les échappent.

Un des maux dont nous souffrons dans ce pays vient de l’abondance du péremptoire. Jamais époque ne fut moins certaine que celle-ci et cependant plus assourdie de certitudes. J’envie ceux qui savent, mais demeure perplexe sur le bruit qu’ils font. Ceux qui parlent fort, ne serait-ce pas pour masquer leurs doutes ? La vérité n’a pas besoin de tant d’éclat et c’est la sérénité qui lui convient. Ils affirment, ils assènent au nom de la religion ; la religion-politique. Par contre cette religion-politique a fait naître moins de sages qui chuchotent que d’orateurs qui crient à tout propos, par tous les temps, et qui se croiraient déshonorés de rester cois.

Le silence aussi a son prix, quand ce ne serait que valoir à qui accepte d’en alterner ses propos, le quitus de l’honnêteté intellectuelle. Au demeurant, le regard soulève plus de questions que la parole n’apporte de réponses.

Si je me suis abstenu de parler de ce sujet, c’est que mon opinion n’est pas arrêtée. Oh certes, mon premier mouvement me porte naturellement du côté de ceux qui défendent Idrissa Seck, mais quand je les entends dire qu’il n’a rien fait, je les suis plus.

De même, ce mouvement qui me porte vers ceux qui le rappellent à l’ordre est cassé quand je les entends lui promettre l’enfer ou dire qu’il est banni de l’Islam. Je ne les suis plus.

Ce que je crois c’est que les extrémismes se suscitent les uns les autres, s’entretiennent de leurs intransigeances mêmes et que si l’on faisait moins la bête d’un côté, on ferait moins l’ange de l’autre.

Toutes ces questions posées qui devraient bénéficier, parce que ce sont des problèmes qui touchent à la vie, de la meilleure donnée, permettant l’examen le plus fin et la solution la plus mesurée sont en réalité faussées parce qu’elles sont posées en terme d’alternative et qu’ils ne nous laissent le choix qu’entre le tout ou rien.  Le tout Idy ou le rien Idy.




On a tort, je trouve, de se faire de belles attitudes là-dessus. L’intelligence n’aime pas ce genre de sommation. L’absolu n’est pas moral, quand il exclut la nuance et corsète la liberté.

Dans ce cas précis, bien des attitudes sont des finalement des attitudes réactionnaires, et le diable qui recrute en priorité chez les cyniques et les « après moi rien », reconnait aussi pour siens les purs qui au nom de la religion en viennent à proclamer l’enfer pour un musulman.

La vérité, je crois qu’il faut la chercher dans le milieu, et la sagesse dans la mesure. Au surplus, d’un point de vue pratique, il est plus avantageux d’opposer au fanatisme une objection pondérée qu’un autre fanatisme. On fléchit mieux par la critique que par la censure. Celui qui rejette tout, risque en retour d’être entièrement rejeté.

Ainsi, décréter qu’Idrissa Seck « n’est plus musulman », qu’il sera « pensionnaire de l’enfer »…ne participe qu’à jeter de l’huile sur le feu. En revanche dire qu’il s’est trompé, lui opposer une explication claire et nette, voilà qui a une chance d’être pris en considération. On ne répond pas à l’instinct par le raisonnement. On l’éduque par la preuve.

Maintenant le fait qui intrigue et qui est troublant, c’est d’entendre Idrissa commencer ses excuses en évoquant son appartenance confrérique d’autant que ce qu’il disait dans sa fameuse vidéo n’avait rien à voir avec le mouridisme. Quand beaucoup d’observateurs l’ont entendu, ils se sont dit voilà le début d’une longue et dangereuse polémique dans notre pays.

Quand est républicain, on est à équidistance de toutes les religions d’autant que notre pays a proclamé la laïcité dans la constitution.

Au demeurant je rappelle à tous les responsables politiques que dans leur parti il y’a un peu de tout : des musulmans, des chrétiens, des animistes et toutes les confréries y sont représentées.

Les khalifes et les politiques sont tous des guides. Ceux-ci d’une communauté avec une foi religieuse et ceux-là d’une nation.

Le moins que l’on puisse dire est que ces deux-là ne parlent pas le même langage et n’indiquent pas le même chemin. La terre des hommes dont il est question, on dirait que ce n’est pas le même. Ici la terre a un ciel dessus, là elle n’en a pas. Le politique doit nous parler d’économie, le khalife de morale. L’un parlera de compétition, l’autre d’unité. « Il nous faut gagner », dira le premier, « il nous faut servir », dira le second. De la bouche de l’homme politique doit tomber les mots « croissance », « peloton de tête », « rattraper les plus forts ». De la bouche de l’homme de Dieu on attend les mots « famille humaine ‘communauté) », « paix » et « générosité ».

Les magistères sont différents, c’est vrai, et les champs d’activité aussi où sont semées ces paroles d’exhortation. Mais comme il s’agit de la même humanité et que les hommes n’ont pas deux avenirs sur terre, il serait quand même souhaitable que les discours, au lieu de se contredire, se complètent et s’harmonisent.

Dans un système politique où le peuple est souverain, celui qui s’en prétend le guide ne peut que gesticuler. Prince de papier, il utilise la part de pouvoir qu’on lui concède pour se donner l’illusion qu’il est un prince de fer. Si tel n’était pas le cas, il aurait juste suffit à un politique de dire « votez pour moi » pour que le peuple s’exécute.

Le peuple est libre et fort de par sa souveraineté.

Il faut que les frontières soient bien délimitées et respectées. Nous n’avons pas besoin d’un leader politique pour nous indiquer comment rencontrer Dieu, pour cela nos guides religieux nous suffisent. C’est d’autant plus vrai aussi que pour choisir le meilleur programme pour notre pays, nos politiciens nous suffisent.

Que chacun reste dans son domaine !

Maintenant vouloir entretenir une querelle « enfantine » entre tijaanes et mourides est une hérésie. Si un seul politicien pense tirer profit de cet imbroglio, il se trompe lourdement et ce serait même trahir Bamba et Maodo que de vouloir emprunter ce chemin.

De Touba à Tivaouane, le même sang noble et familial coule dans les veines de nos chers guides. Selon une généalogie clairement établie par des historiens sénégalais, Mame Maaram Mbacke, un grand érudit et pionnier de l’enseignement coranique et religieux dans nos contrées ancestrales, serait l’arrière-grand-père commun de deux de nos plus vénérés guides que sont Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et Mame El Hadji Malick (rta).

À la lumière de cette découverte historique, il est clair que l’entente et la cordialité entre les confréries sénégalaises sont séculaires, ils constituent un héritage non négligeable pour les générations présentes et celles futures, et un rempart imprenable pour les dérives comme le terrorisme et les nouvelles formes d’extrémisme auxquels le monde musulman est confronté.

Libre à nous maintenant de mériter cet héritage ou de montrer que nous n’avons pas été dignes de confiance.

Wa Salam !

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi Fallou Sène ! (Souleymane Ly)

Ce 15 Mai 2018 a sonné la fin pour moi d’une vie faite de combats, de rêves, d’espoirs et surtout de zikr.

Les faits…

Ce matin-là du Mardi 15 était le septième jour où je devais être obligé de compter sur la solidarité de mes camarades pour obtenir un ticket et manger à ma faim.

Depuis le 7 du mois, j’étais toujours obligé de me rabaisser pour obtenir un ticket afin d’en user pour le déjeuner et me débrouiller pour le petit déjeuner et le diner. C’est pourquoi j’attendais chaque jour ce fameux message devant m’annoncer la disponibilité de ma bourse. Je sais que j’en avais plus besoin que les autres. Ma très chère femme m’avait informé que mon enfant de moins d’un mois n’avait plus de quoi manger et que ses maux de ventre avaient repris.




Eh oui ! Une femme ! J’en avais une sur instruction de mon père. Il pensait ainsi me soustraire des voies sombres de la débauche. Il voulait que je ne me concentre que sur mes études sans tomber dans les filets du diable de la solitude qui tenterait de me pousser dans les bras d’une étudiante.

La nuit du 14, j’ai fêté avec quelques amis mon anniversaire en scandant l’unicité de Dieu dans des « sikar » appris auprès de mon père. Ce dernier m’a éduqué dans les valeurs cardinales du « baay faalisme ». Je suis son seul fils !

Couché très tard, j’ai été réveillé par le bruit dans l’enceinte de l’université. J’ai demandé à un de mes voisins qui m’informa que les bourses qui étaient attendu à 8 heures comme promis par la Banque ne sont toujours pas tombées et que les camarades se dirigaient vers les restaurants pour le « Nguenté toubab ».

Ah oui ! Il faut bien qu’on mange. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être là à mourir de faim alors qu’il y’a à manger à côté. C’est même inhumain de nous refuser cela. Si nous n’avons pas de quoi payer ce n’est pas de notre faute !

Ces bourses permettent à beaucoup d’entre nous de soutenir la famille au village et le stress social aidant, l’ambiance devient électrique si elles tardent à être payées. Ce jour-là, c’est ce qui s’est passé. Chaque camarade est sorti de sa chambre avec une rage et une faim à calmer.




Ce qui m’intrigue le plus c’est que dans notre pays certains sont bien prompts à parrainer des combats de lutte, des « grands bégué »…mais personne pour payer la facture d’un « nguinté toubab » quand les étudiants en ont bien besoin.

Leurs restaurants, parlons-en ! Connaissez-vous le « rendez-vous en bas », la viande mal cuite, les vers dans les frigos, les agents des centres des œuvres universitaires qui rentrent avec de grands bols remplis de victuailles, le regard haineux des préposés au service dans les restaurants… ? Un vrai bordel !

Aujourd’hui c’en est fini pour moi ! J’ai été atteint par une balle tirée par une main inexperte. Une balle réelle dans une université, il fallait bien en avoir l’idée.

Quand cette balle m’a atteint, j’ai aussitôt pensé à mon père et ma mère mais surtout à ma femme et mon enfant qui vont désormais vivre sans un époux et un papa à leur côté.  De là, j’imagine mon fils grandir avec la haine de savoir son père tué par les forces de l’ordre. Il ira à l’école sans que son père ne lui tienne la main. Je présume déjà que son grand père refusera catégoriquement qu’il y aille, lui dont le fils lui a été arraché à son affection brutalement. Il voudra que mon enfant soit loin de l’école des blancs où il est possible maintenant de sortir non pas avec un diplôme mais avec un certificat de genre de mort après autopsie.

Aux camarades étudiant je dirai que tous les combats menés jusqu’ici ont échoué du fait de manœuvres politiques. Comprenez que chaque fois que vous êtes reçus par une autorité, qu’elle soit du pouvoir ou de l’opposition, nous sommes aussi présents. Quand je dis nous, je pense à Idrissa Sagna (11 Janvier 1991), Bassirou Faye (14 Aout 2014), Mamadou Diop (31 janvier 2012) et moi-même. Permettez-nous d’être fiers de vous pour une fois !

Quand il s’agit de prendre la parole donnez la aux meilleurs d’entre vous. Beaucoup de vos souteneurs baissent la tête aujourd’hui quand ils vous entendent parler, se disant si réellement vous avez le niveau d’être pensionnaire dans une Université.  Et cela il faut ensemble qu’on l’accepte et ne pas le nier. Le niveau de langue pose bien problème. Cependant je peux affirmer que les raisons sont à chercher dans tout le système dans sa globalité. Dans les universités aujourd’hui on peut rencontrer facilement des « professeurs » « lecteur automatique » et « marchand ambulant » de fascicules. Ils ne répondent à aucune question prétextant qu’ils sont dans un cours magistral qu’ils ont fini de remplacer en « cours de lecture ». Je rappelle qu’un produit ne vaut que par celui chargé de le modeler.




Bref ! Pour que nos morts servent il faudra revoir tout le système, de la base au sommet, du préscolaire au supérieur. Il faudra aussi imaginer d’autres offres post-bac permettant de désengorger nos universités.

A l’heure actuelle, la situation des étudiants constituent une bombe à retardement pour toute la société. Des camarades n’ont plus d’avenir dans les universités privées du fait de la dette cumulée ; A l’Université virtuelle du Sénégal le climat est en train de se détériorer…

Camarades étudiants qu’Allah vous éclaire !

Pour qu’enfin je puisse reposer en PAIX !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Aux im-politiciens du Sénégal (Souleymane Ly)

Le 19 Avril 2018, prenez bien date de la manière la plus ignoble avec l’histoire de notre pays : brûlez-le !
Ne laissez rien. Réduisez tout en cendre, étant donné que vous en êtes les seuls propriétaires. Continuez à considérer que vous êtes nés avec le titre foncier de l’étendue du territoire entre vos mains.
Ce que à quoi Serigne Touba, Mame Maodo Malick Sy, Limamou Laye, Théodore Adrien Sarr et les autres n’ont jamais pensé faire, vous, pour des intérêts viles vous vous y employez.
Brûlez ce pays et qu’il n’en reste rien alors. « Bou lééne dara teuyé ! Na ci daale » !
Continuez à vous invectiver les uns contre les autres par presse interposée comme de petits enfants qui s’essayent au « Gaar toombé ». Bombez tous le torse, à qui mieux mieux !
Vous êtes tous incapables de sortir notre pays d’un moment de crise en dialoguant, en allant vers des consensus forts et dans le respect mutuel. Et là vous voulez qu’on vous confie les destins de millions de sénégalais. Shame on you all !
Ebola est passé, vous ne vous êtes pas donnés la main. La crise casamançaise perdure et vous êtes incapables de vous retrouver pour y apporter une réponse appropriée. Je me demande même si lors d’une coupe du monde où notre pays est engagé, vous ne supportez pas notre adversaire juste parce que vous êtes contre le pouvoir. Aujourd’hui nous tous savons que les enseignants ne lèveront pas leur mot d’ordre et chacun sait le pourquoi. On demande à un Président de la République élu de quitter son parti mais on peut laisser un responsable syndical être militant actif d’un parti politique. Quelle incohérence ! Ne reculez pas, allez vers une année blanche et on verra qui va y gagner.




Que veut dire cette course effrénée vers le pouvoir, non même pas, je voulais dire vers l’usufruit du pouvoir. Seul Allah détient le Pouvoir. Pensez-y ou personne ne vous enviera votre sort le jour du jugement dernier.
Chacun est dans la stratégie consistant à dire que j’y accède par tous les moyens « rekk » afin de bénéficier des belles voitures, des belles maisons, des comptes en banque fournis…
Les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Aucune idéologie ne vous réunit ! Les pestiférés d’hier, ceux que personnes ne voulaient voir, même en peinture, sont devenus des messies maintenant.
Ceux qui nous ont vendu Macky hier veulent l’amener au poteau aujourd’hui et mettre à sa place ceux-là contre qui ils se sont battus.
Par Allah ! Je n’y comprends plus rien.
Seul le peuple perdra. Que dis-je seuls les peuples perdront. Chaque parti a son propre peuple, sa propre masse.
Quand on est POUR personne n’a le droit d’être CONTRE et quand on est CONTRE on ne veut pas entendre ceux qui sont POUR.
Comme dans une guerre, il faut choisir un camp ! Même les enfants ont dépassé ce genre de jeu sauvage. Vous êtes dans le « Lambi golo kou diok danou » oubliant que « Golo yako moom ».
Aujourd’hui, il ne vous manque qu’un promoteur et des sponsors pour votre grand combat de lutte du 19 Avril à l’arène de la Place Soweto.
Personne dans les deux camps ne veut être habité par la lumière libératrice. Vous êtes tous dans vos « baak » puériles : Passera ! Ne passera pas !
A l’image des enfants de la maternelle vous êtes dans le  « khana ma ndir baadio ! Khana khana doofi diaar ». Shame on you all !
Aucun débat constructif et même ceux qui n’ont jamais eu droit à la parole la claquent maintenant. Quand on est POUR il faut juste savoir insulter les opposants et quand on est CONTRE apprendre à insulter le pouvoir.

Depuis 2011, le Sénégal est dans ce tourbillon et risque de ne pas s’en sortir de sitôt. Les mêmes armes qui étaient opposées à Wade sont en train d’être utilisées contre Macky. Quand ce dernier ne sera plus là, son remplaçant vivra le même calvaire. Tous ces gens qui ne se verront pas bien servis entreront dans le maquis contre lui et ce sera un éternel recommencement.
Le 19 Avril prochain que ce soit comme le 23 juin 2011. Brûlez ! Brûlez jusqu’à vous brûler vous-même. Ce que je peux jurer c’est que le Sénégal ne se relèvera pas d’un 23 Juin bis. Cependant comme « diaral na léne ko » alors faites-vous face !

« Bou dara seed » !
D’aucuns appellent les forces de l’ordre à rester à côté du peuple et d’autres à côté du pouvoir. Vous faites tellement ces appels que quand elles en auront marre, ces forces de l’ordre, de ce jeu de yoyo ils penseront eux aussi gouter à l’usufruit du pouvoir décrétant ainsi la mort de notre République.
Nous, sénégalais, pensons que rien ne peut nous arriver. Qu’on peut continuer provoquer le diable tout le temps et que rien ne nous arrivera; Comme disait l’autre il ne se passera rien.
Par Allah ! Vous jouez en négligeant la portée des paroles de nos érudits comme Serigne Cheikh qui vous a bien informé avant de partir que si vous ne dialoguez pas le sang va couler dans ce pays. Les moins éclairés d’entre vous pensent qu’il nous parlait des nombreux accidents. Oh que non !

Ne prenez personne au sérieux. N’écoutez pas ceux-là qui essaient de vous arrêter en vous amenant à dialoguer.
Vous êtes plus intelligents que nous autres, plus patriotes et plus citoyens. Vous êtes même plus sénégalais que nous. Alors, ne reculez pas !
Nous autres sommes frileux contrairement à vous qui êtes des guerriers…
Que le combat commence alors mais n’oubliez pas que la Syrie était un beau pays avant le chaos, que la Libye était un modèle d’opulence avant de sombrer.
Maintenant, si « mooss ci ngour diaaral naaléne taal rew mi » alors que personne ne recule. Que chacun trace la ligne de son père : « na kou nekk reud reudou baayam ».
GNAKK NGUENE FAYDA TROPE !
Jamais on ne vous pardonnera le chaos que vous aurez installé dans le pays de Serigne Touba et cela de quelque bord où vous serez, du pouvoir, de l’opposition ou de la « société civile ».

Vous voulez changer ce pays mais vous n’acceptez pas de changer vous-même. Vous consacrez trop d’énergie à vos ennemis, à vos luttes et vos haines.

Aujourd’hui vous avez le choix. Beaucoup de catastrophes sont vite arrivées car les gens pensaient qu’ils n’avaient plus le choix. Oui ! vous avez bien le choix même s’il est inconfortable, douloureux et renonciateur.

Faites le choix de sauver ce pays !
Qu’Allah protège l’héritage de nos enfants !

Souleymane LY
spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Apéristes de tout bord, le danger est là ! (Souleymane Ly)

Le 11 Février 2010, quand je disais aux responsables libéraux dans un article intitulé « Mon rêve » qu’un cycle de violences était en gestation et qu’il risquait d’emporter le pouvoir en place, ils ne m’avaient pas cru. Tout le monde sait ce qui s’en est suivi.

J’écrivais clairement que « les élections seront controversées, les résultats contestés et il s’en suivra des appels au calme tous azimuts ». Je disais aussi que « les affrontements feront rage et les forces de l’ordre débordées multiplieront les bavures ».

Déjà en 2010, ils étaient tous avertis mais ils n’ont pas voulu écouté ; Ils n’ont pas voulu changer de stratégies et communiquer explicitement sur le projet de loi devant être soumis à l’Assemblée nationale.

Le pouvoir avait entretenu le flou et l’opposition s’est engouffrée dans la brèche. Des réunions secrètes ont été tenues et un plan d’actions de riposte a été concocté.

Au lieu de désamorcer la bombe, les tenants du pouvoir étaient dans la réaction. Chaque responsable pensait bien faire en se positionnant comme répondeur automatique de Wade. L’on se rappelle tous les sorties de gens comme Farba Senghor, Pape Samba Mboup….Ils disaient tous que l’opposition était amorphe et que le projet de loi passera.




La coalition BBY doit apprendre de ces erreurs passées. L’histoire ne sert à rien si on ne peut y tirer des leçons. « Fou makk diaar deeh, bou déké warko téégui » !

Aujourd’hui les mêmes graines sont en train d’être semées et l’on a l’impression de revivre l’année 2011 juste avant les manifestations devant l’Assemblée nationale.

Les mêmes réunions sont tenues et le même plan porté presque par les mêmes personnes est mis à jour.

C’est dans ce sillage qu’il faut comprendre la récente sortie d’Abdoulaye Bathily. Ce dernier qui, le Dimanche 17 Mars 2013 dans l’émission Opinion de Walf TV, soutenait que dans l’affaire de la traque des biens mal acquis, il n’y a pas de sentiment. Il y soutenait que force doit rester à la loi. Il disait clairement je le cite : «même si Karim était mon enfant s’il prend de l’argent qui ne lui appartient pas, il doit subir la loi en la matière car y a pas de citoyens au-dessus de la loi ».

Comment comprendre aujourd’hui que cet homme qui disait de Macky Sall qu’il est son « soutien de taille » pour le poste de Président de la Commission de l’Union Africaine (UA) se braque contre lui du jour au lendemain.

Où était-il pendant tout le temps que Khalifa Sall était en détention préventive ?

Qu’il ne vienne pas nous parler de droit de réserve. Il n’en a plus depuis fort longtemps. Il sent juste le soufre qui est en train de se mêler à l’air ambiant de BBY et il veut prendre la tangente avant qu’il ne soit trop tard.

Même l’ancien Ministre Pape Diouf de Bambey est dans cette démarche. Il attend 2018, à quelques mois des élections présidentielles, pour dire qu’il va évaluer son compagnonnage avec le Président Macky Sall. Lol… permettez-nous d’en rire !

Il n’évaluera rien et va quitter la coalition bientôt.

Que comprendre de l’appel de Diégane Sène de l’URD qui demande la réunification de la grande famille socialiste ? C’est juste une stratégie pour avoir un candidat socialiste en 2019, rien d’autre.




Macky Sall « sa gars yi dagnou lay tapaass » rien que pour avoir un ticket de sortie. Il faut que vos responsables se montrent à la hauteur. Il leur faut mouiller le maillot et suer leur sang pour remobiliser les troupes en direction de 2019.

Je ne vous apprends rien quand je dis que les élections se gagnent sur le terrain et qu’aucun militant ne doit être négligé. Monsieur Elhadj Malick Gueye de Latmingué me disait un jour : « camions ngaaka you am carte électeur mo gueune bateau intellectuels youko amoul ».

Que cette phrase puisse éclairer  tous les responsables de Benno Bokk Yakaar !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Au nom de Macky Sall (Souleymane Ly)

Du temps de Senghor et un peu sous le magistère de Abdou Diouf, les sénégalais se rendaient aux urnes la peur au ventre. Certains même pensaient que leur choix dans l’isoloir était connu du Président et qu’ils pouvaient après être victimes de représailles s’ils ne votaient pas pour le pouvoir en place.

Plus le cas maintenant !

Depuis 2000, les électeurs sénégalais vont aux urnes avec une option de vengeance fortement ancrée dans le cœur.

Ils y vont avec la rage dans l’âme pour voter contre ; Contre des dérives, des manques de considération, des absences, des frustrations etc. Ils n’ont toujours pas appris à voter « Pour ». Ils ne se soucient guère des programmes proposés ni du parcours des différents candidats.

Cette rage la plus part du temps n’est pas orientée vers le Président de la République mais vers des responsables de son parti, de sa coalition.




L’agent injustement limogé par un responsable votera « Contre », lui et les membres de cette grande famille à qui son salaire était destiné. Idem pour ces ami(e)s que vous ne prenez plus au téléphone juste parce que vous êtes devenu important ; Vous êtes maintenant dans la peau d’une personne que vous n’étiez pas il y’a juste six ou sept ans en arrière. « Lolou yagoul deh » !

Chaque fois qu’il y’a un frustré, au lieu de chercher à le faire revenir, vous lui cracher tout de go qu’il n’a qu’à partir d’autant plus qu’il ne pèse rien. Pourquoi diantre vous ne voulez pas comprendre que c’est la somme des poids plumes qui risque de faire mal et très mal.

L’on constate et c’est unanime que l’on va droit au mur en klaxonnant.

Macky Sall, cet homme que j’apercevais quand j’étais tout jeune ne mérite pas cela. Je peux jurer qu’on ne vous laissera pas le conduire vers sa perte sans rien faire comme d’autres l’ont fait avec Me Wade en 2012.

Des fois c’est à se cogner la tête contre le mur. Comment des évidences aussi simples arrivent à vous échapper. On dirait que « danguéne naane saafara diambour » !

Quand dans un groupe, vous cherchez à entendre seul les mots « Bravo » « Félicitations »…, vous vous engagez forcément dans des raids solitaires qui peuvent ne pas être efficaces, le plus souvent. L’égoïsme militant est la pire des choses en politique.

Aujourd’hui, ils sont nombreux à créer des mouvements de soutien. L’essentiel est que le nom choisi se termine par « réélection de Macky Sall » ou « 2019 au 1er tour ». L’arnaque dont a été victime Me Abdoulaye Wade en 2012 est remise au gout du jour.

Ils sont trop forts ces gens !

Il suffit juste de savoir trouver un nom qui colle à la réélection de Macky au 1er tour, organiser un lancement en grande pompe avec des « militants far feep », tenir une liste de « personnes fictives » et le tour est joué. Il restera maintenant à faire des pieds et des mains pour avoir une audience avec le Premier Ministre ou le Président himself. Ensuite et pour finir, il suffira d’occuper les médias et de répondre à Idrissa Seck ou Sonko de la manière la plus virulente.

Beaucoup de ces responsables de mouvements politiques sont dans le mercato préélectoral. Ils demanderont le moment venu des sous pour battre campagne avant d’aller se la couler douce et constater les dégâts. C’est bien ce que Me Wade a vécu en 2012. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pourquoi ne voulez-vous pas apprendre du passé ? Aucun responsable ne peut porter seul la victoire en 2019. Aucun ! Il vous faudra être solidaire à vos frères et sœurs de parti, et au-delà de la coalition.

Des fois j’ai mal quand j’entends certains d’entre vous parler des municipales. Gagner les élections locales dépend fortement de la couleur du Président élu. Qui gagne les présidentielles remporte les locales. Occupez-vous de la présidentielle « REKK » et  après pour le reste vous verrez. « Bala nga ni naam nééfa » !




Le Président Macky Sall mérite toute votre attention et sa réélection reste votre seule voix de salut. Il a réalisé pour certains d’entre vous les rêves les plus fous.

« Déssala toulene dara » comme on dit. Maintenant si vous pensez qu’il est le seul à devoir faire face à ce challenge alors vous vous trompez.

Vous vous comportez comme si le Sénégal change de Président en 2019, vous continuerez à occuper vos postes tranquillement et que vous ne serez nullement inquiétés. Lol ! Demander à ce responsable libéral qui en Mars 2012, grillant clope sur clope, accroupi la paume sous le menton ne cessait de répéter « Koone affaire bi dieekh na niii !!!! Noooon !!! Nooon !!! ».

Perdre le pouvoir est plus stressant pour un responsable que pour le Président sortant lui-même. La traversée du désert attend.

Le combat de la réélection de Macky Sall doit être le vôtre d’abord car vous serez les plus grands perdants si le contraire arrive à se passer. Allez-y avec vos tripes et laissez de cotés vos égos surdimensionnés.

Resserrez les rangs !

Inutile de vous dire que de l’autre côté les rangs sont en train de se resserrer. Même s’ils ne le disent pas ouvertement, leur plus grand espoir sera de déclencher une vague de violence comme en 2011 que plus personne ne pourra arrêter.

Quand arrivera ce moment, les électeurs iront aux urnes avec la ferme intention de l’arrêter en votant « Contre ».

Encore une fois, donnez-vous la main et travaillez dans l’unité.

Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

776516505

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Sauvons nos femmes !

Chaque 8 Mars j’avais l’habitude d’écrire un poème pour toi, femme, mais cette année permet moi de déroger à la règle afin de dire au monde entier ce que tu vis sous nos cieux.
J’espere que tu me pardonneras !
A bas âge, tu vis l’excision pour honorer une culture barbare et ignoble. On t’amène toute petite chez une autre femme qui se charge de faire la sale besogne et celles qui t’y amènent n’ont qu’une seule explication: < Sunu aada la> (c’est notre culture).
Elles le font en se disant qu’elles t’enlèvent tout le plaisir que tu peux ressentir dans un acte sexuel pensant ainsi te protéger contre le fait de le faire avant le mariage.
 L’opération est faite à la lame; Une lame qui des fois a servi plusieurs fois sans se soucier que tu peux à l’occasion être souillée à vie. Le SIDA ou les autres maladies, tout le monde s’en fout !
Avant même d’atteindre l’âge de la puberté, tu es violée pas un inconnu, le boutiquier du coin, le jeune vacancier de la maison, ton oncle, ton frère, ton beau père ou même ton propre père.
Tout le monde s’en fout ! Tu dois garder le silence. Tu ne dois rien dire car pour eux ce serait une grande honte si l’histoire venait à se savoir. Tais toi alors !
Une fois à l’école c’est l’enseignant, le professeur ou le surveillant qui prend le relai. Tu te donnes sinon il te détruit ta carrière. Il sait qu’il a une ascendance réelle sur toi et il en abuse. S’il t’arrive de refuser alors bonjour les mauvaises notes que tu ne sauras expliquer à tes parents surtout qu’à la maison il y’a les enfants de la coépouse à qui ta propre mère a fini de te convaincre qu’ils sont tes propres rivaux.
Tu ne dis rien. Tu subis !
Pour te voir à plein temps et loin de tous les regards, ton professeur est devenu ton propre répétiteur. Il ne passe plus à la maison mais c’est bien toi qui fait le déplacement. Tes parents, eux, ils n’ont pas le temps de tout surveiller.
Alors vient le moment où tu tombes enceinte. D’abord tu t’en rends pas compte ensuite tu essaies de le cacher oubliant que < lou deeh rek kheegn bou neubé >.
Premiere grosse déception, l’auteur en refuse la paternité en te demandant d’aller chercher le père de ton enfant. Tu sens le sol se dérober sous tes pieds. Tu te dis non pas lui !
Ce sera ta badiène qui en parlera à ta mère qui à son tour nformera ton père qui te mettra à la porte. Pour boucler la boucle tu te feras héberger par ta badiène.
Durant toute ta grossesse tu penses à l’histoire de Khady qui, délaissée par toute sa famille aprés son cas, a étranglé son nouveau jusqu’à ce que mort s’en suive et qu’aujourdh’ui elle croupit au camp pénal de liberté 6.
Avorter ? Oui tu y penses mais tu as peur d’y rester comme Fatou, l’étudiante qui était pourtant la copine de ce politicien respecté par tous.
Assise seule dans ton coin, les larmes aux yeux tu penses à ta maman qui est loin d’etre heureuse comme beaucoup de femmes d’ailleurs dans la maison conjugale.
Elles ont été mariées à coup de millions avec un homme bien aimable durant toutes les fiançailles. Un homme d’une extrême gentillesse qui s’est transformé en tigre juste après un an et demi de mariage.
Après le premier enfant et que les formes de la femme commencent à changer, ce mari si doux avant est devenu un vrai < kaani tyson>. Ce sont des disputes à n’en plus finir. Pour un rien il boude. Il n’apprécie plus les plats cuisinés avant tant d’amour ni l’odeur de l’encens payé très cher chez tata Mareme.
Comme s’il se disait celle là elle est acquise, il commence à passer tout son temps hors de la maison cherchant une autre proie facile et naïve. Combien de larmes sont aujourdh’ui versées par les femmes loin des yeux indiscrets et la plus part du temps à cause des hommes. Elles ne peuvent aller nulle part de peur de s’entendre dire < dou seuy kaate>.
Où est ce qu’elle va aller avec 5 enfants sous les bras ? Où ? Chez ses parents ? Elle a peur des quolibets qu’elle risquera d’entendre tous les jours : < danguene di taass sene seuy yi ba paré gneuy difi khaatal >.
Elles préfèrent rester et subir même si le mal qui les ronge finira par développer en elles des maladies comme le Cancer, l’insuffisance reinale, le goitre….Elles sont plusieurs à être assassinées par les conditions qu’elles vivent auprès des hommes qu’elles se sont choisies pour maris.
Dans certains cas le mari ne laisse rien pour la dépense quotidienne avant de sortir le matin. Ce même mari nourrit dehors sa copine, les frères de celle ci et ses propres parents.
Si maintenant la femme vit au sein de la belle famille, elle doit faire face à ses belles soeur et souvent à sa belle mère qui fait d’elle sa propre rivale auprès de son mari. Subitement elle vieillit à cause des pressions sociales eu égard aux différentes dépenses auxquelles elle doit faire face afin de satisfaire la belle famille.
Sauvons nos FEMMES.
Merci à toutes les FEMMES pour le voile du <soutoura> que vous mettez sur nos défauts.
Bonne fête et couronne sur vos têtes !
Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

Chef Division Communication-Partenariat-Réseaux 

Direction de l’ Alphabétisation et des Langues Nationales Sénégal (DALN)

Cité keur Gorgui

Immeuble Y2 1er étage

La vraie histoire du texte ALERTE ROUGE

YERIMPOST.COM Yerimpost est allé un peu plus loin pour retracer la vraie histoire du texte ALERTE ROUGE qui défraie la chronique. Ce texte percutant qui a explosé sur les réseaux sociaux juste après la sortie de Youssou Ndour sur TFM a été écrit par le fonctionnaire Souleymane Ly.

Mû par le flair du journaliste, Yakham Mbaye, qui a très vite perçu la force de l’article, l’a endossé sur sa page. Moins de deux minutes après, lorsque les premiers commentaires ont fusé pour le féliciter, le directeur du Soleil a répondu sans ambages qui n’en est pas l’auteur. La confusion qui s’est ensuivie n’est donc pas de sa faute.

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