Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

société

Prodac: vers une saisine de l’Ofnac

YERIMPOST.COM Mame Mbaye Niang n’a pas convaincu de sa non-implication dans le scandale du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) lors de son passage à l’émission Faram Facce animée par Pape Ngagne Ndiaye! Du moins, c’est ce que pensent les jeunes de Rewmi qui réclament une auto-saisine du procureur de la République. Dans le cas contraire, ils se proposent de lancer une pétition afin que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) « éclaire la lanterne des Sénégalais. » En conférence de presse ce vendredi 22 juin, les partisans d’Idrissa Seck ont également suggéré aux députés de l’opposition de déposer une requête au niveau de l’Assemblée nationale pour l’ouverture d’une enquête parlementaire.



Abdel Kader Khaled, un riche homme d’affaires libanais soupçonné de faits graves

YERIMPOST.COM Un rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) sur le patron des entreprises Abdel Kader Khaled risque d’éclabousser la communauté libanaise établie au Sénégal. Officiellement, ses entreprises sont spécialisées dans la vente de pièces détachées, mais Abdel Kader Khaled se cacherait derrière son business pour s’adonner au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. Depuis quelques jours, nous dit Libération, le Doyen des juges a décidé de sa mise en examen et lui a accordé une liberté provisoire. Une décision vivement contestée par le parquet qui a fait appel de l’ordonnance du juge.

Au vu d’une réquisition faite à la Douane sénégalaise, les noms de Kader Khaled et de son entreprise ne figurent pas sur la base de données. Plus intriguant encore, l’homme d’affaires libanais a un mode opératoire bien rodé avec les banques. Dans le rapport parcouru par le journal, il est noté que Kader Khaled ouvrait des comptes dans différentes banques, y versait des sommes conséquentes régulièrement, avant de clôturer au bout de quelques mois. Une activité commerciale que de façade, selon les enquêteurs qui, au cours de leur enquête, ont découvert un stock de marchandises dont la valeur est bien inférieure aux montants qui transitent dans les différents comptes de l’homme d’affaires.
Ses liens avec le milieu du terrorisme sont établis. Abdel Kader Khaled est en contact avec un présumé jihadiste français originaire du Sénégal du nom de Abdoul Mbodj. Ce dernier, qui a déjà été condamné par la justice française par contumace, serait présentement dans les rangs d’Aqmi dont il serait un membre important. Face au juge, le « patron » libalais a nié la totalité des faits qui lui sont reprochés tant sur son entreprise de façade que sur ses liens avec le terrorisme.



Le professeur Iba Der Thiam « tué » par une certaine presse

YERIMPOST.COM Le professeur Iba Der Thiam est bel et bien vivant. Dans la journée d’hier, vendredi 22 juin, certains médias se sont donnés à coeur joie dans la course au « breakingnews » annonçant la mort de l’ancien ministre et non moins coordonnateur général de « Histoire générale du Sénégal ». Dans la foulée, le service communication de l’institution qu’il dirige a publié un communiqué rétablissant la vérité. En effet, un Iba Der Thiam est décédé, mais il s’agit de l’homonyme du patron de l’ancienne Cdp/Garap gui.



Le verdict surprenant de l’Asp qui avait violenté la femme handicapée

YERIMPOST.COM Le TGI de Dakar a statué ce vendredi 22 juin sur le cas de l’Agent de sécurité de proximité qui s’était acharné sur des personnes vulnérables. Nguer Mamadou Mbow a été purement et simplement relaxé par le tribunal. Devant la barre, il a rejeté toutes les accusations qui pesaient contre lui, expliquant qu’il est plus victime que coupable dans cette affaire. Après qu’il a réussi à faire monter la dame Rouguy Thiam dans la fourgonnette de police suite à une brève altercation, les camarades de celle-ci se sont acharnés contre lui. Au nombre de 15, les camarades de Rouguy Thiam se sont rués sur lui. L’asp a déclaré qu’il doit son salut au chef de police Baye Ibrahima Ndiaye qui s’est interposé et a mis fin au boucan. Devant le tribunal, le policier a totalement disculpé le sieur Mbow qui, au terme de l’audience, a été libéré sans aucune charge contre lui.



Affaire Prodac: Ce que réservent les jeunes de Rewmi à Mame Mbaye Niang

YERIMPOST.COM Le scandale de Prodac fait sortir les jeunes de Rewmi de leurs gonds. Ils comptent pousser le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, jusqu’à ses derniers retranchements. Face à la presse, les poulains d’Idrissa Seck qualifient l’affaire Prodac de «carnage financier». Selon eux, toute la procédure de passation du marché entre le ministère de la Jeunesse et l’entreprise Green 2000 a été biaisée dans le seul souci de détourner de l’argent. C’est pourquoi Mory Guèye et ses camarades demandent au procureur de la République de s’auto-saisir. À défaut, ils se disent prêts à lancer une pétition pour que des poursuites judiciaires soient enclenchées contre Mame Mbaye Niang.

Le scandale du Prodac porte sur un marché de 29.600.536.000 TTTC FCFA attribué sans appel d’offres à la société israélienne GREEN 2000. « Sur la consistance des travaux, il a été fait mention de la mise en place de 4 cœurs de DAC de 130 ha et non de DAC complets : cette nuance incompréhensible sur le libellé des clauses contractuelles est une stratégie utilisée pour surfacturer l’offre financières du projet », ont-ils asséné.



Exclusif! La responsabilité occultée de Locafrique dans le scandale Prodac

YERIMPOST.COM La très forte polémique autour du scandale Prodac a pollué le débat et rendu inaudibles les faits eux-mêmes. Alors que le bruit médiatique se focalise sur les responsabilités de tel ou tel ministre ou directeur général, certes plus vendeuses, on en arrive à oublier celle, massue, de Locafrique, société de crédit-bail appartenant à Khadim Bâ.




Si le Prodac a échoué à réaliser les domaines agricoles communautaires (DAC), Yerimpost est en mesure de révéler que c’est en partie par la faute de cette entreprise qui s’était engagée à débloquer 29 milliards de francs cfa entre octobre 2015 et octobre 2016 et qui, au cours de la même période, n’en a pas déboursé plus de 3,5.

C’est d’ailleurs parce que Jean-Pierre Senghor a refusé de s’exécuter face à la demande de paiement de Khadim Bâ, qui n’avait pas fini d’honorer ses engagements, qu’il a eu un premier clash avec son ministre de tutelle d’alors, Mame Mbaye Niang.

En janvier 2017, lorsque Senghor quittait la tête du Prodac, Locafrique n’était qu’à 5,7 milliards versés à Green 2000 pour l’exécution des DAC. Et ça se comprend. Locafrique ne prête pas en réalité. Elle prend à l’Etat pour donner à Green. Et ne donne pas tout ce qu’elle prend. Il y a un mois, selon une source de Yerimpost, elle a reçu un chèque de 4,5 milliards du Prodac mais n’a donné que 1 milliard à Green qui a vendu la mèche dans un communiqué.

A la date d’aujourd’hui, près de trois ans après la signature d’un contrat au terme duquel elle devait débloquer 29 milliards pour financer l’achèvement des DAC en huit mois, Locafrique a déboursé aux alentours de… 12 milliards.

Le business de Khadim Bâ, à qui a été concédé ce contrat en raison de sa couleur locale, a grandement contribué à l’échec d’un projet révolutionnaire qui aurait pu permettre à Macky Sall de relever à la fois les défis de l’emploi des jeunes et du développement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pisciculture, de l’aviculture…




Saviez-vous comment Baba Diao a créé Petrosen ? Sa relation avec Karim Wade

YERIMPOST.COM C’est au cours de la cérémonie de présentation des condoléances suite au rappel à Dieu de sa mère que Abdoulaye Diao dit Baba est revenu sur la naissance de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Devant une assemblée totalement à l’écoute, Baba Diao Itoc raconte qu’après des études à l’étranger, il a demandé une nouvelle bourse pour y retourner et parfaire ses connaissances. A l’époque, dit-il, le ministre de l’Education, qui estimait que le jeune homme qu’il était avait déjà assez de diplômes, avait décidé de ne pas lui octroyer une bourse. C’est là que l’ancien chef de l’Etat, Léopold Sédar Senghor, est intervenu pour qu’on lui accorde cette bourse. Quelques années plus tard, il revient au pays avec assez de connaissances sur le pétrole pour fonder, avec l’accompagnement du gouvernement, la société Petrosen.
Baba Diao n’a pas manqué de souligner ses rapports avec Abdoulaye Wade avec qui il échangeait beaucoup sur les mathématiques, les hydrocarbures ou encore les sciences physiques. « Abdoulaye Wade n’acceptait jamais que son fils Karim entre dans le débat », dira-t-il. Avant de témoigner à l’assistance de la politesse de Karim Wade qu’il considère comme son neveu.



Panama Papers tome 2: Diagna Ndiaye, « bénéficiaire effectif » du compte d’Isabelle Adjani ?

YERIMPOST.COM Deckert Investissements Limited est une société offshore dans les Iles vierges britanniques immatriculée en 2014 et dont la propriétaire n’est autre que l’actrice Isabelle Adjani. Le cabinet Mossack Fonseca, qui veut se laver à grande eau dans ce scandale des Panama Papers, a sommé tous ses clients de dévoiler les véritables « bénéficiaires effectifs » qui se cachent derrière ces sociétés.

Une vaste campagne qui met le monde des affaires sans dessus dessous. Mais, pour ce chapitre auquel votre blog préféré s’est particulièrement intéressé, un nom est ressorti et non des moindres. En fouillant les comptes de l’actrice, les enquêteurs de l’Office de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales sont tombés sur un virement de 2 millions d’euros et dont l’émetteur n’est autre que… Diagna Ndiaye.

Face aux enquêteurs, Isabelle Adjani a avoué qu’il s’agit d’un prêt que le Sénégalais lui a octroyé en 2013 « amicalement » et sans intérêts. L’actrice a souligné que l’emprunt est payable sur dix ans et l’échéance est prévue en 2022. Pour tenter de tirer d’affaire sa cliente, l’avocat a mentionné que le prêt est connu du fisc pour avoir été enregistré au service des impôts des particuliers non résidents sous le bordereau 2013/60. Intrigués par la nature de ce prêt « amical », les enquêteurs continuent l’enquête et, comme l’indique le journal français L’Express, Diagna Ndiaye sera, dans tous les cas, entendu ne serait-ce qu’en qualité de témoin.



Affaire Prodac: le président Macky Sall et son ministre-conseiller Jean Pierre Senghor, ces deux grandes victimes

Le Président de la République voulait, vraiment, que le Prodac fonctionne et soit un succès.

Il a tout fait pour cela, il a nommé à la tête du Prodac, Monsieur Jean Pierre Senghor, pas seulement, parce qu’il est compétent pour le poste (c’est quelqu’un qui connait l’administration publique, le milieu des bailleurs de fonds et le secteur privé où il a fait fortune), mais parce qu’aussi, c’est lui qui en est le père fondateur de ce programme, l’un des plus importants que compte notre pays en matière de création d’emplois..




J’ai, personnellement avec le Président Macky Sall , de profondes divergences liées à sa façon de gouverner par l’injustice (l’emprisonnement arbitraire de Monsieur Karim Wade et de Monsieur Khalifa Sall entre autres), mais, il faut lui reconnaitre deux qualités : Macky Sall est un travailleur rigoureux et il aime, profondément, son pays qu’il sert du mieux qu’il peut. Quand bien même, je ne partage que très peu de ses choix politiques, je ne douterai jamais de son désir de bien servir son peuple et je reste conscient des contraintes abominables qui pèsent sue lui làbas au palais de la république.

Les informations qui ont fuité dans la presse, ces derniers jours, au travers d’un rapport de l’inspection générale des finances, étaient, en gros, connues du Président de la République depuis 2017; il en avait tiré les conséquences, en réhabilitant Monsieur Jean Pierre Senghor qu’il avait, sur la base de mensonges de ses plus proches collaborateurs, limogé de la tête du Prodac et en décidant d’enlever Mame Mbaye Niang de la tutelle de ce programme.

Le Président, selon les informations que j’ai en ma disposition, aurait été, profondément, déçu et meurtri du comportement du Ministre Mame Mbaye Niang et d’autres de ses collaborateurs que je ne citerai pas ici. Pourquoi, dès lors, qu’il avait des preuves tangibles que Mame Mbaye Niang s’était mal comporté avait-il, tout de même, tenu à le renommer à la tête d’un autre ministère où celui-ci s’est empressé, encore, une fois de le ridiculiser devant le monde entier avec ces bêtises sur les « zanimaux » ou sur les pays membres de l’UEMOA?
Lui seul saura y répondre.

Dans tous les cas, je demeure convaincu que le Président de la République n’a, à aucun moment, cherché à couvrir une quelconque malversation dans l’affaire du Prodac. Mieux, chaque fois qu’il a eu la bonne information, il a agit en prenant les décisions les plus conformes aux intérêts de notre pays.

Dès lors, le seul coupable qu’il faut punir, maintenant ou plus tard, reste le Ministre Mame Mbaye Niang qui a trahi la confiance que le Président a placé en lui en sabotant, de façon organisée et flagrante, le seul programme qui lui aurait permis, à l’heure du bilan, de tenir la tête haute en matière de création d’emplois et de richesses.




Hélas, le Président Macky Sall et son très compétent Ministre Conseiller, Jean Pierre Senghor, doivent broyer du noir en assistant au spectacle sordide que donne l’objet de tous leurs efforts par la faute d’un irresponsable nommé …Mame Mbaye Niang.
Mais, je ne doute pas que le Président de la République sait comment éviter la noyade au Prodac qui reste une excellente initiative en matière de création d’emplois; la question est de savoir quand va-t-il se décider à reprendre le volant ?
*Tamba Danfakha*

*Directeur Général de Kombiko Partner  »
Nos métiers : conseil, coaching, formation et assistance en gestion de projets
Adresse : Marché des HLM 5, en face de la station d’essence Oil Libya
Dakar – Sénégal

Lamine Ndoye tué par « Aladji Kourouss »: le procureur de St-Louis cité dans l’affaire

YERIMPOST.COM Lamine Ndoye était un jeune footballeur qui venait de signer dans un club portugais. En vacance à Dakar, il devait retourner au Portugal dans la soirée de ce jeudi 21 juin. Mais, hélas, Dieu avait un autre programme pour lui. Parti récupérer son chapelet qu’il avait commandé auprès d’un vendeur surnommé ‘Aladji Kourouss », le jeune homme a trouvé que sa commande n’était pas encore prête. Le vendeur n’avait pas respecté le délai. Une violente dispute s’en est suivie entre les deux et le vendeur de chapelets s’est saisi d’une arme blanche (d’aucuns disent que c’est un couteau et d’autres parlent d’une paire de ciseaux) et l’a plantée au cou de son adversaire. Transféré d’urgence à l’hôpital Philippe Maguilen Senghor de Yoff, le jeune homme n’a pas survécu et l’annonce de son décès a été faite peu après son admission dans le centre hospitalier. Dans sa parution du jour, le quotidien Les Echos révèle un peu plus sur le défunt. Et figurez-vous qu’il est le jeune frère du procureur de Saint-Louis, Ibrahima Ndoye. Quant à Aladji Kourouss, il doit son salut à la gendarmerie qui est intervenue et a empêché les populations de se faire justice. Il a été interpellé et placé en garde-à-vue à la brigade de gendarmerie de la Foire.



Commerçant mort des suites d’une arrestation: l’autopsie accuse la police

YERIMPOST.COM Les résultats de l’autopsie du corps de Modou Diop sont accablants pour la police centrale. Au cours de son arrestation, l’homme, commerçant de son état, a été malmené par les éléments qui étaient venus le cueillir à son domicile. Quelques heures plus tard, sa mort a été annoncée à sa famille qui a demandé qu’une autopsie soit pratiquée pour déterminer les circonstances de ce drame. Une mort violente, dit le rapport. Modou Diop a eu de multiples lésions, un traumatisme crânien, une hémorragie interne. Tout est clair et la famille du défunt réclame justice. A défaut d’une auto-saisie du procureur, les proches de Modou Diop entendent déposer plainte afin que les auteurs de ce crime soient sanctionnés à la hauteur de leur acte. nous renseigne Voxpopuli



Meurtre de Modou Diop: les défenseurs des droits de l’homme se liguent

L’affaire de Modou Diop, du nom de ce commerçant décédé des suites d’une arrestation par la police a suscité des réactions de toutes parts. Dans un communiqué conjoint rendu public dans la soirée de ce jeudi 21 juin, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh), Amnesty international, se sont indignés du comportement des forces de l’ordre qui a conduit à la mort du commerçant. L’ouverture immédiate d’une enquête a été réclamée par les droits de l’hommistes.



Journée internationale de la musique: Extraits des cahiers de Yoro Boly Diaw sur les instruments de musique du Sénégal pré-colonial

La musique sert aux amusements, aussi bien du commun que des nobles, mais Yoro Dyâo insiste surtout sur son rôle officiel certains instruments servent d’insignes aux autorités et certaines fêtes ne se célèbrent qu’en l’honneur des puissants ou ne peuvent avoir lieu qu’en leur présence. Il existe donc des musiciens officiels; les fonctions en sont réservées quelques catégories de gnégno,que Yoro Dyâo ,élargissant le sens du terme, appelle griots
Avec la description généralement fort complète des instruments et des précisions sur l’origine des instruments officiels, on trouvera ci-dessous une étude de fêtes officielles et quelques indications sur le rôle social des gnégno.




LES INSTRUMENTS

Les différentes variétés de tams-tams sont réunies « sous le nom ouoloff de NDeundde et se décomposent « en royaux, seigneuriaux et communs, c’est-à-dire « destinés aux amusements ordinaires ou roturiers. Ils « ont cependant tous conservé la même forme antique traditionnelle, de sorte qu’ils ne peuvent être distingués que par leurs dimensions qui sont indiquées ci-dessous sauf en ce qui concerne les « dioundioung. Ils sont tous d’accord en symphonie dans les différents offices qu’ils célébraient, sauf le « gambène et le lambbe qui donnent presque les mêmes sons.

Lambbe et gorong.

Il y a deux gorong. Ces trois tams-tam sont la forme d’un tonneau coupé au milieu mais sont de dimensions différentes. Le lambbe,le plus grand et le plus gros,a ordinairement70 à 75cm de haut il est couvert d’une peau de veau (agé de 14 à 15 mois),maintenue par des clavettes, comme toutes les peaux qui couvrent les tams-tams de son genre il répand un son grave et majestueux. Ses deux fils qui le secondent en tous les exercices où ils est utilisé (les gorong) ont le grand, de 60 à 65 cm., et le petit, de 50à 55 cm de haut. Ils sont également couverts de peau de veau, le petit quelquefois de peau de chèvre. Ces instruments sont battus avec les deux mains.
Les lambbe et les gorang du nouveau mode sont plus étroits au bas et s’élargissent pour avoir en haut le lambbe 40 à 45 cm les gorang une largeur proportionnée à leur taille ceux de l’ancienne mode ont la forme d’une jarre.

Le Gambène des Linguères et des Aouo et leSabare.




Ces deux tams-tams n’ont d’autres différences que leurs dimensions :
le gambène est plus long et plus gros que le sabare. Ils sont faits de troncs d’arbres (gonaké ou ber) creusés dans toute leur longueur, aminés au milieu.
Le gambène peut avoir 1 m,12 à 1m,13 et le sabare lm,09 à 1m,10; leurs extrémités sont rondes et une de leurs bouches remarquablement plus large que l’autre.
Plus épais dans toute sa longueur que le sabare, le gambène est recouvert d’une peau de veau, pour le sabare on emploie celle d’une chèvre ou d’un jeune bouc. Ces peaux, placées aux extrémités des deux instruments, couvrent les deux ouvertures elles sont maintenues tendues par de petites fiches de bois plantées tout autour des flancs de ces tams-tams; mouillées, puis tirées fortement à l’aide de ces clavettes, elles deviennent très dures et très résistantes lorsqu’elles ont séché dans ces conditions. Les sons de ces tams-tams sont, celui du gambène sérieux et celui du sabare criard. Les griots suspendent ces instruments en bandoulière sur le côté gauche avec une lanière de cuir ou une bandelette de tissu fort. Ils frappent les extrémités avec de légères baguettes tenues de la main droite et rythment les sons de l’extrémité des doigts de la main gauche. «
Le sabare ne peut exécuter un jeu sans le concours d’un gorong au moins, au cas où il est impossible de lui adjoindre les deux, ce qui est préférable. (1)

Le lambbe (cet instrument a donné son nom au jeu de lutte). ne joue avec le sabare qu’en deux cérémonies le gadialdé et le jeu de la lutte

Le Tama

(intrument qui sert aux amusements des communs ).
Il est fait en bois creusé d’un bout à l’autre et est plus large aux deux extrémités qu’au centre où il est émincé ayant ainsi la forme du sablier donnant l’heure. Il a environ50 cm de long seulement. Les bouts de cet instrument sont recouverts de peaux de chèvre jointes ensemble par des lanières de cuir qui, tirées fortement, le rendent très sonore. Les deux extrémités étant plus larges que le milieu ainsi qu’il vient d’être dit,il en résulte que les lanières ne touchent pas le milieu ces lanières, sous la pression du bras sous lequel on tient l’instrument pour en jouer, tirent plus ou moins la peau qui enveloppe les extrémités, ce qui donne des sons plus ou moins hauts et permet de rendre approximativement les chants qu’il accompagne. Cet instrument se joue au moyen d’une baguette de30cm., tenue de la main droite, recourbée et aplatie à l’extrémité frappeuse.
On tire également des sons des dioundioungs avec une seule main,armée d’un bâton recourbé.

HISTORIQUE

Dans une antiquité très reculée,à l’époque où des lamanes étaient seuls placés à la tête de chacun des royaumes, ces lamanes avaient les grands lambbe et des petits gorang fabriqués parles lawbés, comme insignes d’autorité, et que leurs griots battaient en cérémonie à des jours marqués.
A partir de la fondation de l’empire Djoloff, les grands lamanes, naguère présidents populaires chacun dans son pays, devinrent, avec le même titre, les vice-rois sous l’autorité des empereurs du Djoloff. « C’est alors que furent fabriqués les dioundioungs « (tambourins) et institués comme premiers insignes d’autorité des empereurs et des vice-rois du Oualo, du Cayor, du Baol,du Sine et du Saloum. Il y en avait trois dans chacun de ces sièges de gouvernement, Les lambbe et les gorang devinrent les insignes d’autorité des petits lamanes ou chefs des subdivisions territoriales (Kangam)dont étaient formées les vice-royautés dès avant la formation de l’empire. Les empereurs et les vice rois s’étaient réservés des lambbe et gorang a supérieurs à ceux de ces seigneurs. Une hiérarchie très nette classait ces instruments;c’est ainsi que les dioundioungs des vice-rois devaient obligatoirement rester muets en présence de ceux impériaux.
Amari-N’Goné-Sobel, après sa victorieuse et mémorable révolte deDanky(1549) contre le dernier empereur Léléfoul-i-Fack, début de la dislocation de l’empire Djolof, donna à ses dioundioung des noms ironiques, montrant par là aux Bour-Ba-Djoloff sa ferme résolution de défendre le Cayor et le Baol qu’il avait enlevés à leur prédécesseur, le dernier empereur. Ces noms sont: Dahne-Djeule, Dègg-Daou et Diandiari. Dahne-Djeule signifie réservé au vainqueur Le Damel-Teigne voulait dire aux héritiers du titre impérial qu’ils ne pourraient subjuguer ses deux royaumes qu’après l’avoir battu. Dègg Daou est l’effrayant. Il voulait dire aux BourBa Djoloff que le jour où ils l’entendront sera celui de leur fuite ou de leur mort. Diandiari ou le retentissant. L’énigme traduit que la présence d’anciens dioundioungne pourra dorénavant faire taire les siens.



Dès lors,les trois rois contemporains Fara-Peinda-Dieng MBODJ du Oualo,M’Bégane-N’Dour du Sine et du Saloum,baptisèrent leurs dioundioung des mêmes noms. Les roisdu Djoloff ne les imitèrent que bien longtemps après,sous le règne du roi Guirane-Boury-Djélène de ce pays; et même les rois du Djoloff ne faisaient que très rarement usage des dioundioung on ne leur battait le plus ordinairement en signe d’autorité que le foura-i-bour. Cette simplicité de la part des Bour-baDjoloff était une réponse du même genre opposée aux noms paraboliques des dioundioung,et signifiant qu’ils se contentaient de petits emblèmes,laissant les grands emblèmes aux anciens tributaires de leurs aïeux, puis- qu’ils étaient devenus leurs égaux. D’ailleurs, les descendants de N’Diadiane N’Diaye n’ont jamais renoncé à l’ancienne autorité de leurs ancêtres sur tous les pays jadis soumis à l’empire et n’ont jamais laissé passer une occasion de faire sentir leur prééminence avec morgue et mépris.

Le Brack Tiacka-M’Bodj (Beur-Tiacka) ayant reçu, en sa troisième année de règne, d’un voyageur marin européen du nom de Sambare(Jean Barre ),un cadeau composé de quelques fusils tromblons et de deux trompettes,, fonda un emploi de ces instruments, consistant à en faire jouer par deux griots quand on lui battait ses dioundioung.
Sous le règne du Damel-Teigne Lat Soucabé, ce roi du Cayor et du Baol se procura deux trompettes semblables à celles du Brack Tiacka M’Bodj, alors utilisées par le successeur de celui-ci, le Brack Yérime-M’Bagnick-Arame-Bakar, et s’en servit comme le Brack dans les mêmes cérémonies. En outre, il inventa une sonnerie, annonçant sa sortie de sa résidence. Cette particularité fut adoptée par tous les contemporains et leurs successeurs. A partir de ce «moment, on choisit parmi les Mâbo des fonctionnaires chargés de ce service et auxquels on donna le nom de Fara Boufta.

Ce fut aussi à la même époque que les rois ne firent plus usage des dioundioung, jadis façonnés par les lawbés, car ils obtinrent du même gouverneur des tambours que les griots chargés du fonctionnement arrangeaient à leur façon en les munissant de peaux recouvrant les deux faces

. GRIOTS FONCTIONNAIRES ET FÊTES

Les griots battant les lambbe, les gorang et les « dioundioung étaient choisis, chacun dans son pays, par le roi et portaient le titre de Farba, suivi d’un nom tiré du nom du tam-tam qu’ils battaient. On nommait un Fara Lambbe, un Fara Gorang et un Fara Dioundioung le dernier seul avait un adjoint, choisi dans sa famille et portant le titre de Rokhal. « Le FaraDioundioungpourvoyaitlui-mêmeau service « du troisième instrumentet en chargeaitcelui qui lui « plaisait parmi ses parents ou amis, avec le titre de N’Der (2).

Avant et pendant la durée de l’empire, c’est-à-dire «tant qu’il y eut des lamanes, les Fara Ngorang marchaient à la tête des troupes escortant les Kangames en battant leurs tams-tams et en chantant. Les Fara Dioundioung faisaient de même à la tête de celles escortant les Empereurs et les vice-rois. Quant aux lambbe,ils restaient immobiles dans les capitales et chefs-lieux, pour les Bacque ,chez les chefs qui avaient droit à ces cérémonies. « Baokou. Ce terme vient du mot ouoloff Back, qui veut dire glorification,vanterie composée de phrases panégyriques. Les rois, les princes, les grands chefs, chaque personnage important des deux sexes en avait inventé un. Il y en avait pour chacune des familles royales des six pays et pour chacune des principales familles nobles. «
Ce mot donne son nom aux saluts royaux qui sont « célébrés avec les dioundoiung,les tama et leslambbe réunis aux gorang, ainsi qu’aux grands saluts des princes et des principaux chefs qui y avaient droit et auxquels prenaient part] les tama et les lambbe (toujours de concert avec les gorang). Ces hommages étaient régulièrement rendus, dans la nuit du jeudi au vendredi, aux rois des six pays et aux autorités subalternes signalées, par les tamakates, les mâbo et les bambâdo. On les appelait Bakou Aldjouma (les Back du vendredi), les gnégno chanteurs fonctionnaires y prenaient part, comme il est indiqué ci-dessous.
Les saluts royaux étaient exécutés dans toutes les capitales un peu avant le coucher du soleil ou aussitôt après. Le Ngalo royal,avec les Tamakates, les Mâbo et les Bambâdo s’il s’en trouvait,accomplissaient leur devoir en battant le Foura royal. «
Aussitôt cette première assemblée retirée la première assemblée griote s’acquittait de sa tâche par la batterie du M’Bangoudié. Elle était composée du Fara Dioundioung, du Fara Rokhal,du griot battant le dioundioung sous le titre de N’Der, du Fara Gorang royal et des Boufta qui, quoique appelés à fournir leur morceau dans cette assemblée griote, conservaient la supériorité de leur rang. «
Tout de suite après, se présentait la troisième assemblée, guidée par le Fara Lambe royal et composée des griots de sa famille,du Fara Gorang royal et quelque fois des Boufta. Elle terminait les Backou adjouma du soir.




Le temps que duraient ces cérémonies disparues en Sénégambie depuis la domination française, ne pouvait être moindre que deux heures.
Ces saluts étaient recommencés chaque matin des mêmes nuits,de 4 à 6heures. « II n’y a pas de différences notables entre les back adjouma royaux etceux des seigneurs. Pour les princes, les tamakates de leur cour leur rendaient cet hommage non seulement les nuits de vendredi, mais presque tous les jours, chaque matin et chaque soir, avec la batterie du foura-i-garmi.
Pour les seigneurs qui avaient par hérédité droit à cette éminente faveur, les honneurs leur étaient rendus de la même façon qu’aux rois, avec la batterie du Mbangoudjé, par le FaraLambbe et le Fara Gorang de leu rcour. «Pendant les back, les gnégno ne restaient pas la bouche fermée,ils chantaient,comme à l’ordinaire, les hautes naissances des différents dignitaires,en suivant toute leur généalogie, leur bravoure,leur générosité et celle de leurs ancêtres. Ils joignaient à chaque fait remarquable cité dans les chants les noms des chevaux et ceux des témoins. Les Fara Dioundioung faisaient, en terminant,un exposé des noms de tous les rois, lamanes et vice-rois de l’empire du Djoloff jusqu’aux régnants ils donnaient la durée du règne de chaque roi, leurs familles mène et guégno,’rapportant tous les hauts faits de ces règnes.

N’Djine

N’Djine vient du mot ouoloff djine qui veut dire appel aux trompettes. C’était une batterie d’alarme par les dioundioung,les lambbe et lesgorong, annonçant l’approche de l’ennemi dans un pays ou l’exil d’un prince royal ou de toute une famille par ordre du roi ou des familles nobles, électeurs héréditaires des rois. Les Ndjine ordonnés par les rois s’exécutaient avec les dioundioung réunis aux lambbe et aux gorang royaux,tous les autres se battaient avec les lambbe ordinaires et communs. Les roturiers mêmes avaient le droit de battre le Ndjine avec les tams-tams communs, pour défendre leur sécurité menacée par des pillards, appeler à leur secours les villages voisins et leurs chefs, et même pour chercher à se venger lorsqu’ils se sentaient assez forts contre les brigandages des chefs ou pour entreprendre de poursuivre les ravisseurs de leurs biens. Les griots répandaient l’alarme avec les lambbe et les gorong en les frappant à grands coups des deux mains, la droite étant armée d’un bâton. Ces deux tams-tams étaient,en effet, étant donnée la façon de les frapper,plus aptes à ce service,que les dioundioung et les tama, frappés d’un bâton recourbé. Il s’agissait d’imiter trois fois de suite le mot de Biram (abrégé « du mot Birahim ou Birahima, issu du nom hébreux « du patriarche Abraham). Cette forme unique du « Ndjine était suivi de batteries différentes suivant les trois espèces d’alarme et permettant de reconnaître qui le faisait battre. Avec les dioundioung,les tama, les lambbe et les gorang,les sab-leck et les baw-leck battaient le N’dataly (Le le N’dataly est nommé N’dyambana au Cayor,Khaykoume au Djoloff,au Sine et au Saloum), festival royal de divertissements ou plutôt de débordements, que les rois célébraient assez souvent. En ces fêtes, les gnégnos étaient comblés de dons par les rois, les chefs et leurs entourages, qu’ils échauffaient par leurs manœuvres, chants, danses et bouffonneries de toute sorte au milieu du bruit. Les « thiédos en profitaient pour se livrer d’une façon plus abominable que de coutume à l’ivrognerie. A cette caste sans religion appartenaient les rois, leur entourage et presque toutes les hautes classes sénégaliennes. En cette fête, comme au cours des autres, les rois manifestaient aux nobles importants leur grande « générosité en leur faisant des présents.

Le Gadialdé était accordé pour un temps défini aux garçons destinés à la circoncision. En cette circonstance, le lambbe joue avec le sabare, de même qu’au jeu de la lutte appelé de son nom lambbe.

Autrement, ces deux instruments ne jouent jamais ensemble. Les Linguère et les Aouo avaient pour insigne le gambène et pour batterie le N’Diagabare, imitant le M’bangoudié royal. Cette batterie était accompagnée a de chants aussi élogieux qu’harmonieux,chantés par les N’Ganghore guidées par les gnégnos qui se trouvaient parmi elles. Ces dignitaires faisaient grâce aux femmes nouvellement mariées du N’Diagabare pour la durée des noces, comme les seigneurs faisaient du gadialdé aux garçons au moment de la circoncision.
Les linguère, les aouo et les femmes des grandes« familles nobles se faisaient faire de très gracieuses pas de danses de femmes sous le nom de gadio les gambène, les sabare et les gorong, et quelquefois les dioundioung, si les rois voulaient être aimables envers ces princesses, prêtaient leur concours à ces solennités. Lorsque les sab-leck ou les baw-leck se trouvaient « en présence d’un dignitaire ou voulaient pénétrer dans sa demeure, ils devaient le saluer par quelques couplets proportionnés à sa dignité .Quand ils se trouvaient en présence de plusieurs, ils devaient les saluer à tour de rôle, depuis le roi jusqu’au dernier notable et se servaient en cette occasion de leurs instruments « musicaux .Dans le cas où ce salut était adressé à un « noble, ils n’utilisaient cependant pas les lambbe, les dioundioung, ni les gorang royaux, les lambbe étant exclusivement réservés aux usages solennels et la peau des autres tams-tams royaux n’étant frappée que pour les rois. Dans ce cas,les Fara-Lambbe, les Fara- Dioundioung et les Fara-Gorang royaux rendaient ce salut par de simples chants.
Les badolo qui n’avaient pas un prince ou un noble parmi eux ne pouvaient se faire battre le gadialdé sans s’exposer à des peines rigoureuses,saufs’ils étaient exposés à une attaque.De même,leursfemmes ne pouvaient se faire battre le N’Diagabare. Ces infractions entravaient de fortes amendes. Les femmes badolo ne pouvaient, sous les mêmes peines, en sus de la confiscation,porter des bracelets en or.

Amadou Bakhaw Diaw

Thiès: Idy et Talla enterrent la hache de guerre

YERIMPOST.COM Endeuillé par le décès de sa mère, Baba Diao, qui recevait les condoléances à sa maison familiale de Thiès, a profité de cette occasion pour accomplir un exploit. De tous les pronostics, personne n’aurait parié sur une poignée de main entre Idrissa Seck et Talla Sylla. Et, pourtant, c’est arrivé. Le patron de ITOC, qui avait en face de lui les deux « frères ennemis », a surpris l’assistance en demandant, séance tenante, au maire de Thiès de se lever et de présenter ses excuses à Idy. Talla Sylla s’est exécuté sans broncher et l’assistance a apprécié le geste de l’homme d’affaires.




Moustapha Ndoye

Panama Papers: Pape Mamadou Pouye encore cité

YERIMPOST.COM Le chiffre paraît invraisemblable, mais le Consortium international des journalistes d’investigation a reçu et traité 1,2 million de nouveaux documents dans le scandale des Panama Pepers. Pape Mamadou Pouye, qui était cité dans le tome 1 de cette affaire, refait surface dans le deuxième. C’est le quotidien Libération qui fait la révélation. A en croire le journal, le prête-nom présumé de Karim Wade, au début du scandale, avait été cité pour avoir créé deux sociétés offshores qui avaient signé des contrats avec Dubaï Port World à hauteur de 35 millions de dollars. Ce qui a semé le doute sur ces deux sociétés incorporées dans les Iles Vierges, c’est qu’elles ont toutes deux leur siège social à Dubaï, dans le cabinet d’avocat de la Canadienne Hélène Mathieu. Ce même cabinet est lié au cabinet Mossack Fonseca, représentant de pas moins de 892 sociétés offshore, nous dit le journal. Toujours selon Libération, Pape Mamadou Pouye, titulaire d’une nationalité française, a monté ces sociétés offshore sous sa seconde patrie.

Du sang entre les mains de la police: le commerçant Mamadou Diop meurt pendant son arrestation

YERIMPOST.COM Les parents du commerçant Mamadou Diop dit Seck Diop attendent à présent de disposer des résultats de l’autopsie de leur fils pour savoir quel chemin prendre. Mamadou Diop aurait été battu à mort par 5 policiers du commissariat central de Dakar venus le chercher hier, vers 21 heures, chez lui, à la Médina.

Cité dans une histoire supposée de recel de tissus, le commerçant a été conduit au commissariat central de Dakar où il aurait perdu la vie aux environs de 23 h, avant son transfèrement à l’Hôpital Principal, puis à Aristide Le Dantec pour les besoins de l’autopsie. Bavure policière ou pas, la famille du défunt veut voir clair dans cette sombre affaire.




Moustapha Ndoye

5 personnes d’une même famille perdent la vie dans un incendie

YERIMPOST.COM La ville de Kédougou est plongée dans la désolation, ce matin. Un incendie déclaré vers 4h du matin a causé la mort de 5 personnes. Elles appartiennent toutes à une même famille. Le sinistre a eu lieu au domicile du chef d’agence de la Caisse nationale du crédit agricole (Cnca). Sa femme, qui était une étudiante à l’Iseg de Kédougou, et ses deux enfants font partis des victimes. Même si l’on ignore, pour l’instant, les causes de l’incendie, la thèse d’un court-circuit reste plausible.



URGENT: Les étudiants de l’UGB retournent dans les amphis

YERIMPOST.COM La nouvelle vient de tomber, les étudiants de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, réunis au sein de la Coordination des étudiants de Saint Louis (Cesl), ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Ce retour dans les amphis a été décidé au sortir d’une assemblée générale tenue ce jour. Après une grève illimitée décrétée depuis le 15 mai dernier, suite au décès d’un des leurs, les étudiants de Saint-Louis reprennent les cours à compter de ce lundi 25 juin.



Lord Sugar fait un tweet raciste sur les « Lions » et essuie d’acerbes critiques

Lord Sugar qui anime l’émission « the apprentice », sur la Bbc, a créé un tollé sur la toile. Ses écrits racistes à l’endroit de l’équipe nationale du Sénégal ont fini de provoquer l’ire des internautes. Surtout des noirs.

Après la victoire du Sénégal sur la Pologne, il a fait un photo-montage, publié un tweet dans lequel il compare les « Lions » du football aux Sénégalais qui vendent des objets contre-faits sur les plages d’Italie. Il s’est même permis de mettre des sacs et montres contrefaits posés devant le photo-montage des Lions. Ses excuses après ce tweet scandaleux n’ont pas empêché les critiques acerbes sur cet aventurier de dernier degré.



Ofnac: Ce rapport interne sur le point d’être publié ?

YERIMPOST.COM Selon l’Observateur, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) va communiquer. Sa sortie sera axée sur la gestion de l’organe elle-même, surtout sous la direction de Nafi Ngom Kéïta. D’ores et déjà, la patronne de l’institution, Seynabou Ndiaye Diakhaté, annonce la couleur en soulignant que d’importantes mesures seront prises. Elle avait ordonné un audit qui, dans ses conclusions, a fait des recommandations qu’elle est enthousiaste de suivre. La réduction des salaires du personnel, la diminution de certains avantages (carburants, voyages, crédits téléphonique…) notamment sont à l’ordre du jour.



M. le ministre, dichotomie entre droit du citoyen et devoir des fonctionnaires de la police nationale

Lettre ouverte à M. le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye

Objet : Dichotomie entre droit du citoyen et devoir des fonctionnaires de la police nationale

Monsieur le ministre

En date 9 juin Un asp sous la tutelle et sous le regard d’un fonctionnaire de la police préposé à la sécurité a sauvagement violenté une femme à mobilité réduite sous le regard de tout un monde incapable de lui prêter main forte.



Circonstances aggravantes : une femme , une mobilité réduite et en plein mois de ramadan , suffisant pour témoigner de la gravité des faits dans une société où le pays de droit est la règle.
Certes l’agent de sécurité de proximité a été mis aux arrêts et est en phase d’être juge, mais monsieur le ministre ce cas n’est que la face visible de l’iceberg que constitue les abus des Agents de Sécurité de Proximité affectés et mis à la disposition de la police nationale qui sont ont même la prétention de se substituer aux fonctionnaires de police en participant à des opérations de sécurisation alors que la réglementation qui définit leur rôle ne le leur permet nullement bien qu’une note a été envoyée à tous les commissariats de police du Sénégal en ce sens .
Monsieur le ministre le commerçant Seck ndiaye décédé hier au cours d’une arrestation pour garde à vue à la rue 15X22 de la médina laisse voir une brutalité dont il a été victime au moment de son arrestation même si à l’heure actuelle une corrélation entre les circonstances de son acheminement et son décès ne peut être définie: un problème de recèle ne vaut pas la vie d’un être humain.
A ziguinchor au mois de février dernier un agent de police à violemment gifflė un honnête citoyen qui ne faisait que rétablir des faits survenus à son insu avec toujours un ASP.
Monsieur le ministre ces quelques cas illustratifs témoignent de relations très tendues permanentes entre les forces de l’ordre et les honnêtes citoyens que nous sommes.
A mon humble avis les sénégalais et les citoyens hôtes du Sénégal ne méritent pas d’être victimes d’abus qui sont devenus récurrents et ils ont droit à la protection de la part des services qui sont sous votre tutelle et les forces de l’ordre ont le devoir de les protéger à tout moment et à tout instant.
Nous avions espoir quand le président de la république vous confiait ce secteur très sensible que vous alliez toucher enfin le mal pernicieux de ces rapports qui sont source de beaucoup de problèmes quotidiens
Devant cette situation il est de votre devoir de mettre les jalons pour une redéfinition du rôle protecteur de la police nationale.
Monsieur le ministre quand circuler librement en voiture au Sénégal devient difficile pour un citoyen lamda , il urge de revoir la situation.
Quand devant la porte de nos propres maisons nous subissons des contrôles d’identité il y a problème et notre liberté est remise en cause !!!
Ce désir partagé de toujours vouloir faire peur au citoyen ne saurait prospérer et pourrait aboutir même une situation de désaveux comme on le voit dans beaucoup de grandes villes de pays développés et pourrait ainsi conduire ainsi à une situation d’anarchie incontrôlable
Monsieur le ministre la stabilité des grande métropoles dépend de nos jours de beaucoup du rapport entre le droit du citoyen d’être protégé et le devoir des forces de l’ordre de rassurer et de protéger le citoyen dans le stricte respect de la loi évidemment. Mais quand le contact est souvent source de conflits il urge de retracer une « ligne maginot » pour une compatibilité societale.



Avec la croissance vertigineuse de la population urbaine les rapports se sont beaucoup détériorés et c’est pourquoi monsieur le ministre une redéfinition du droit du citoyen et du devoir de la police nationale est une impérieuse nécessité même si nous sommes conscients que ceci n’est pas une tâche facile mais croyez moi une stabilité pérenne pourrait en naître avec une étude pluridisciplinaire du problème que vous devez prendre à bras le corps .
Vous marqueriez votre passage au ministère de l’intérieur.

Bon courage monsieur le ministre.

Esprit libre.

Ces bombes que prépare le Collectif des usagers de l’autoroute à péage





 

 





L’autre belle victoire du Sénégal à la Coupe du Monde

YERIMPOST.COM «C’est le plus beau geste de la Coupe du Monde !». C’est en ces termes que le très respecté journal sportif espagnol, Marca, a qualifié l’acte des supporters des Lions de la Teranga en Russie. En effet, les caméras du stade ont filmé les supporters des Lions en train de ramasser, après le match contre la Pologne, les déchets dans les gradins du stade. Une belle image qui a fini de faire le tour du monde. Le Nouveau Type de Sénégalais (NTS) s’est retrouvé en Russie.



Décès de Serigne Bara Maty Lèye: Macky perd un ami

YERIMPOST.COM A son retour à Dakar, le président de la République sera à Touba pour présenter ses condoléances à la famille de Serigne Bara Maty Lèye décédé le 16 juin dernier. L’annonce a été faite par le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye qui a été dépêché ce mardi pour assister aux obsèques du défunt. Mbaye Ndiaye a rappelé a l’assistance les liens qui unissaient Serigne Bara Maty Lèye à Macky Sall. Des relations qui datent d’avant l’arrivée du chef de l’Etat à la magistrature suprême, nous renseigne le quotidien Enquête.



Meurtre de Fallou Sène: le ministre de la Justice rassure

YERIMPOST.COM La justice travaille à la manifestation de la vérité dans le meurtre de l’étudiant Fallou Sène. L’assurance a été donnée par le ministre de la Justice. Ismaïla Madior Fall, qui assistait ce mardi 19 juin à la célébration de la journée de l’enfant à Fatick, a été interpellé sur le sujet. Selon lui, depuis qu’il a hérité du dossier, le procureur de la République de Dakar, seul compétent en matière de justice militaire, travaille sans relâche pour faire toute la lumière sur cette affaire. Seulement, souligne le ministre, c’est ainsi que fonctionne la justice. Ismaïla Madior Fall a assuré que Serigne Bassirou Guèye continue son investigation et, une fois terminée, la suite de l’affaire sera connue de tous.



Locafrique en passe de saisir un immeuble des héritiers de Ben Bass Diagne

YERIMPOST.COM Après la Banque Islamique du Sénégal qui a saisi et vendu aux enchères quatre immeubles des héritiers de Feu Ben Bass Diagne, c’est la Compagnie ouest-africaine de crédit-bail (Locafrique) qui veut à son tour récupérer son fric. C’est ainsi qu’elle a prévu de vendre aux enchères publiques, lmardi 10 juillet 2018, un immeuble appartenant aux enfants du fondateur du groupe Excaf, informe le journal Les Echos.



Apprendre du mouvement réel et penser le devenir de ce pays

La situation d’instabilité qui s’est installée au niveau des universités du Sénégal dans la deuxième semaine du mois de Mai, à la suite de la mort de l’étudiant Fallou SENE, interpelle tous les citoyens de ce pays notamment sur leurs propres responsabilités sur ces événements qui hélas tendent à être banals. En effet, notre silence coupable, l’absence réelle, au-delà de la clameur et des indignations dans les réseaux dits sociaux, d’une solidarité agissante contre la répression des manifestations d’étudiants affamés et désespérés, sont symptomatiques de cet état de fait. Après Balla GAYE, Bassirou Faye, les forces de l’ordre investissent encore une fois les campus et sèment la mort.




Il y a cinquante ans, le flambeau de la liberté était porté partout dans le Monde par des mouvements d’étudiants comme ici dans notre pays en Mai 68. Pour des questions liées à une baisse des allocations de bourse, les étudiants avaient manifesté dans le campus, le gouvernement de Senghor avait envoyé les troupes qui les réprimèrent férocement. Un vaste mouvement de solidarité des travailleurs se mit en place avec les syndicats de l’époque. Il s’en est suivi une grève générale, des émeutes, une répression sauvage avec des emprisonnements et finalement l’abdication des représentants syndicaux, une année blanche pour l’université, mais une capacité de lutte s’était symboliquement advenue dans l’histoire des luttes d’émancipation du peuple et des travailleurs.

La gauche marxiste naissante ne fut pas en capacité non seulement d’orienter les mouvements dans un sens qui aurait pu changer l’histoire de ce pays, mais elle fut incapable de pallier au long cours à cette défaillance coupable. L’histoire se répétant souvent, cette fois c’est en drame. Le drame de l’absence d’une perspective de fond dans les revendications des masses estudiantines, un silence coupable des intellectuels, des syndicats de travailleurs, notamment d’enseignants, de la gauche marxiste héritière de ces luttes. Ce qui n’a rien à voir avec cette époque, peut- être, mais la situation sociale désastreuse des masses populaires, des travailleurs et même des couches émergentes de la bourgeoisie nationale, semble être le lit de cette vague de contestation profonde et encore en cours. Les longues grèves dans le secteur de l’éducation et de la santé, l’essoufflement des petites et moyennes entreprises nationales au moment où les commandes publiques sont octroyées aux grandes multinationales françaises et que le secteur des services reste dominé par les multinationales étrangères, témoignent de cette conjoncture.

Ce qui avait fait la force de Mai 68, la solidarité des travailleurs, des intellectuels à tout le moins les universitaires avec les étudiants est aujourd’hui ce qui manque le plus. En effet, si le Syndicat des professeurs africains du Sénégal (SPAS) tint une AG et se joignit au mouvement syndical, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) jadis si militant, n’a pas complètement pris la mesure des actions à mettre en œuvre dans ces luttes.

Plus grave, les libertés ne sont pas confisquées, seulement au niveau des campus universitaires, mais la peur des gouvernants s’exprime par la répression de toute manifestation de toute contestation, ce qui traduit la confiscation des libertés d’expression – interdiction tout azimut de toute velléité de manifestation publique – à l’orée des élections de 2019 une perspective sombre au plan politique et social pour notre pays.

En effet, si les étudiants en sont arrivés là, c’est parce qu’à la base les bourses sont payées tardivement et de façon irrégulière, ils les touchent en passant la nuit à suivre d’interminables files. Il s’y ajoute la longueur des années universitaires, selon les cas. La responsabilité du gouvernement dans cette situation générale au-delà, de la violation des franchises universitaires avec l’envoi des troupes pour un rien dans les campus sociaux, procède de l’absence de transparence dans la mise en œuvre du paiement. En effet, des dettes sont dues à ECOBANK qui déclare que l’Etat lui doit une vingtaine de Milliards de Frs CFA. Par ailleurs,les étudiants inscrits dans les universités privées risquent eux aussi de se voir arpenter les rues pour exiger le paiement des dettes dues aux écoles, instituts et universités qu’ils fréquentent.




C’est dire que le non – paiement des salaires des travailleurs contractuels des hôpitaux et structures de santé qui entre autres semble être une des causes de la grève longue en cours dans le secteur, le non – respect des engagements avec les syndicats d’enseignants qui nous ont valu un sauvetage de dernière minute de l’année scolaire dans le secondaire, le retard des paiements des bourses des étudiants et la mort de Fallou SENE , annonce un futur non-paiement des salaires de tous les fonctionnaires, les retards étant récurrents déjà ; toutes choses qui relèvent des mêmes causes, incurie d’un gouvernement qui paradoxalement est engagé dans des travaux titanesques, qui mobilisent de très importantes ressources. Ils se sont endettés pour 1000 milliards qui serviront à quoi devrait on se demander ?

Cependant, la question pertinente qui doit être posée c’est : cinquante ans après 1968, au regard de la situation actuelle, quelle devrait être l’attitude des militants de la gauche, c’est-à-dire de ce qui reste de capacités de contestation et de sortie du consensus BENNO au sein du mouvement syndical et social. Le contexte social dans l’éducation, la santé, la gestion de l’AIBD, la question du TER, l’économie au service des grandes multinationales françaises, l’opacité autour des contrats sur le pétrole, la peur du monarque de cirque, républicain autoproclamé de perdre les prochaines élections (2019) sont constitutifs d’une situation erratique pouvant engendrer, une instabilité profonde dans le pays.

Cette situation délétère montre qu’il devient impérieux tout en restant au cœur des processus et des luttes au plus près des acteurs, et avec eux, de faire le nécessaire travail de mémoire et de bilan sur l’histoire de la gauche marxiste et d’inventer les voies par lesquelles, il faut porter les revendications profondes du mouvement de notre peuple.

Les revendications des étudiants manifestement vont au-delà des augmentations des taux des bourses et de la réduction des prix des tickets de restauration. Il faut faire respecter les franchises universitaires autour du principe, que les libertés académiques (liberté de pensée – exercices de la pensée) doivent être garanties autant dans le campus universitaire en mettant fin à cette abominable distinction campus académique – campus social. C’est dire que les syndicats d’enseignants, le SAES au premier chef, ont un rôle central à y jouer, s’ils veulent sortir du corporatisme ambiant. Les limites quant à une réelle solidarité, montrent que la subjectivité au sein de qui reste de l’idéal de la gauche reste faible sinon erratique. En effet, les compromissions de figures de la gauche dans les foires de BENNO et de celles qui les ont précédées ont rendu opaques toutes les formes de représentation de tout idéal d’émancipation.




Il nous appartient de déclarer que nous sommes loin de l’aplatissement ambiant des anciennes figures de la gauche, les militants révolutionnaires et marxistes que nous sommes, restent impliqués dans le travail d’analyse de nos mémoires et cherchons au travers d’un renouvellement des dispositifs de pensée, de faire encore éclore cette perspective. Il est permis de penser que la grande subjectivité entrevue à travers les luttes multiformes du moment, nous enjoint de rester sur cette voie ouverte il y a cinquante ans.

Un Militant Juin 18

Sent with ProtonMail Secure Email.

Qui est cet ambassadeur cannibale ?

YERIMPOST.COM L’ambassadeur de la Gambie au Maroc a été rappelé dans son pays pour consultation. La raison de ce rappel, nous dit le quotidien Libération, c’est que Assan Jammeh avait mordu un agent de la représentation diplomatique. Au cours d’une dispute pour l’usage d’un des véhicules de l’Ambassade, son Excellence avait saisi le doigt de son préposé jusqu’à le sectionner. Un fait insolite teinté d’un caractère comique et désolant à la fois.



L’IPRES ne satisfait pas les retraités du Sénégal (Mandiaye Gaye)

Mais, est-ce que véritablement, l’intitulé qui dénomme IPRES répond correctement à son but et à la satisfaction des retraités du Sénégal, pour qui, cette institution a été spécifiquement créée, en vue de faire face à leurs vieux jours ? La réponse à cette question est d’emblée sans équivoque et sans appel, non. Egalement, sans risque de se tromper, on pourrait affirmer que de tels faits aussi ahurissants ne peuvent se passer et ne sont possibles que dans un pays comme le Sénégal. Mais, au nom de quoi, les retraités du Sénégal, principaux actionnaires au capital de l’IPRES, devraient être les moins informés de la vie d’une institution qui les appartient ? En outre, pourquoi sont-ils les moins rémunérés de cette épargne ou réserve dont ils ont été au centre et parmi ceux qui ont rendue réalisable sa constitution, par leurs cotisations.




La réalité, dans cette institution qui se caractérise par sa gestion bien nébuleuse, actuellement, tout y est fait en dehors et à l’insu des principaux concernés, les retraités. Ainsi, c’est comme si les retraités, principaux pourvoyeurs de fonds pour l’alimentation des réserves de l’IPRES grâce à leurs cotisations au cours de leur période d’activités, ne comptent pour rien sinon, que pour peu. Ce qui fait qu’ils sont, pratiquement, considérés comme n’ayant aucun droit de regard sur la gestion de cette institution ? Alors que sans eux, cette institution n’aurait pas existé. C’est une aberration  et une injustice notoire!

En observant attentivement la conduite ou gestion de l’IPRES, on peut se demander si cette institution est sous le contrôle d’un organisme de surveillance de sa gestion. Car, l’on constate visiblement, que la direction générale de l’IPRES en parfaite collaboration avec le conseil d’administration gèrent de manière opaque l’institution avec la complicité tacite de l’Etat. L’Etat, pourtant puissance publique laisse ainsi faire. Logiquement, sur quoi l’on se fonde et au nom de quoi, ceux pour qui et grâce à qui cette institution a vu le jour et vit encore par l’apport des travailleurs en activité, n’ont même pas le droit à l’information la plus complète sur la gestion de leurs biens ? Pourtant, pour faire montre et marquer la  transparence dans la gestion, comme cela se fait bien ailleurs on donne l’information aux concernés. Mais dans le cas de l’IPRES ici, le rapport de gestion du conseil d’administration n’est jamais porté à la connaissance des retraités et, cependant ce sont eux les principaux actionnaires et ayant-droits attitrés. Curieusement, les représentants des retraités au sein du conseil d’administration, soit ils sont noyés dans la majorité soit alors contraints au silence pour on ne sait quelle raison¸ En tout cas, leur présence au sein du C A est inutile car ils ne rendent, apparemment pas, compte aux retraités qui sont leurs mandants, de ce qui se passe à l’IPRES au plan de la gestion des affaires courantes et du patrimoine réel de l’institution. Il y a aussi cette sorte de bamboula qui règne à l’IPRES et consiste à laisser libre cours la direction générale et le conseil d’administration le soin de s’attribuer des privilèges exorbitants, sans contrôle, et ce dans une opacité totale. Alors que dans le même temps, se démènent à joindre les deux bouts avec leurs pensions dérisoires qui, ne sont améliorées qu’au compte-goutte. Les retraités, dans une pareille situation, sont parfaitement dans leur droit de savoir qui bénéficie de quoi et pourquoi à l’IPRES ? C’est également leur droit d’éviter que l’Institution ne soit pas une vache à lait  pour certains?

Au fond, à y regarder de près, le président du conseil d’administration de l’IPRES est, un véritable manitou qui gère l’institution à sa guise et décide quasiment de tout, comme bon lui semblerait, malgré même le conflit d’intérêts qui est lié à son statut particulier d’avoir entre ses mains plusieurs fonctions qu’il cumule. En effet, le PCA de l’IPRES est porteur de multiples casquettes à la fois dans le secteur des affaires économiques et sociales. Il est, tout d’abord un homme d’affaires à la tête de plusieurs sociétés personnelles, responsable politique du parti au pouvoir, Vice-PCA de la Caisse de Sécurité Sociale (CSS), PDG de King Fahd, etc. L’homme est ainsi présenté: « Racine Sy PDG du King Fahd, sa sœur est PDG adjoint, son frère aux achats et son oncle est le caissier… »  Mais, tout cela ne constitue-t-il pas un conflit d’intérêts ? Mamadou Racine Sy est véritablement le champion en cumul de fonctions au Sénégal au regard de ce qui suit : « Pdg King Fahd Palace, Pca Ipres, Pca Aspt, vice Pca Css, etc. »  Et, en dehors tout cela, il a ses propres affaires et son appartenance au groupe Bolloré. En effet, si M. Sy vivait dans un Etat, véritablement, de droit, on aurait relevé à sa suite une incompatibilité ou conflit d’intérêts entre toutes ces fonctions aux mains d’une seule personne. Alors, c’est comme si ce dernier était un superman doté de pouvoirs exceptionnels en gestion. Mais hélas, le Sénégal, bizarrement, et surtout en matière de transparence dans la gestion et le choix des hommes, fait toujours l’objet d’exceptions peu recommandées.

A notre niveau d’information, jusqu’à preuve du contraire, l’IPRES n’a pas encore fait l’objet d’un audit très sérieux dont le résultat a été porté à la connaissance des retraités. Cela, malgré cependant tous les détournements, malversations et autres mauvaises gestions qui ont émaillé les gestions des anciens conseils d’administration et directions générales. Tous ces manquements avérés et récurrents ont été passés, tout bonnement et à chaque fois, en pertes et profits, sans autre forme de procès. Et, l’on reprend les mêmes pour recommencer à zéro avec d’autres semblables. Pourtant les retraités, comme principaux concernés et actionnaires ont le plein droit de savoir quel est le patrimoine matériel et immatériel de l’IPRES ? Quelle est la composition exacte du patrimoine ? Et, entre quelles mains se trouve précisément ce patrimoine ? Et, comment il est géré ? Egalement, ils ont le droit de savoir à travers les bilans annuels de l’IPRES, la situation financière précise qui montre clairement le niveau des dettes dues par l’Etat, les entreprises qui restent devoir des cotisations non encore reversées à l’IPRES et autres débiteurs ? A titre de rappel et d’information, il a été noté dans le passé que quelques-unes des sociétés de l’actuel PCA de l’IPRES n’étaient pas à jour du reversement des cotisations de ses travailleurs comme il en est de même aussi de l’Etat à propos de certains agents qui travaillent dans des sociétés relevant de ce dernier.

Au total, en nous fondant sur tout ce qui précède et relatif à l’IPRES, nous pouvons affirmer être en présence d’une gestion nébuleuse de l’IPRES qui manque totalement de transparence. Ainsi, c’est comme si personne n’était responsable du contrôle et de la conduite de l’IPRES en tant qu’institution sous la garde d’l’Etat. C’est la raison, certainement, qui fait que, cette institution pour retraités est devenue une aubaine, à la merci des directions générales et PCA, qui leur sert de mangeoire. Ainsi, sans aucune gêne, ceux qui dirigent l’IPRES prennent toutes les libertés pour se servir et satisfaire leurs moindres besoins. Alors que, lorsqu’il s’agit de la revalorisation des pensions des retraités, la direction de l’IPRES traine le pas et joue la mauvaise volonté.

La preuve, depuis le début de l’année 2018, il avait été annoncé une augmentation des pensions de misère des retraités, mais jusque-là, l’effectivité de la mesure se fait attendre et l’application de la décision est toujours reportée  sine die ou aux calendes grecques. A l’image de la malgouvernance ou à une armée mexicaine dans laquelle les généraux se bousculent, on est tenté de se demander si le bateau Sénégal a un vrai capitaine à bord qui maîtrise parfaitement les commandes afin d’éviter que celui-ci ne tangue vers la dérive. Ainsi, au vu de cette anarchie, à profusion, dans la gestion des affaires publiques, qui laisse libre cours aux directions des entreprises, services nationaux, agences, etc. de faire ce que bon leur semble, on ne peut, raisonnablement, pas s’empêcher de penser à cela. C’est cela qui justifie et nous donne la preuve manifeste de l’injustice sociale qui prévaut aujourd’hui dans notre pays. Ainsi, nous avons d’une part, ceux qui, parce qu’ils gèrent des fonds publics, ont presque toute latitude de disposer librement, bien entendu illégalement, des biens qu’on leur a confiés, sans crainte d’aucune sorte d’être sanctionnés demain, et d’autre part, des retraités qui ont, au cours de vie active, donné le meilleur d’eux-mêmes à leur pays en vue d’assurer demain leur vieux jours, qui manquent de tout, parce que délaissés par un Etat irrespectueux des personnes âgées et qui profite indûment avec d’autres intrus du fruit du labeur des retraités, fruit déposé sous forme de réserves à l’IPRES.

Présentement, le  Conseil d’Administration et la Direction Générale de l’IPRES comme l’Etat d’ailleurs sont en train de se sucrer sur le dos des retraités, sans défense. Ceux-là qui, cependant, ont été ceux qui ont tant travaillé pour leur pays et se sont cotisés pour constituer une telle réserve, mais les voici qui trinquent en ce moment pendant leurs vieux où ils ont tant besoin de soutien. Et, en lieu et place d’être remerciés pour services rendus à leur nation, les retraités de l’IPRES sont traités comme des quémandeurs qui sollicitent de l’aumône. Alors que ce qui est réclamé, c’est incontestablement leur droit et leur dû. Assurément, cette pratique en cours en ce moment à l’IPRES n’est rien d’autre qu’un détournement d’objectif ni plus ni moins.




Voilà pourquoi, le président de la République est directement et vivement interpelé, sur le cas de l’IPRES avec ce traitement dégradant qu’elle  inflige à ces personnes âgées, au crépuscule de leur vie, qui ont cependant servi dignement et utilement leur nation jusqu’à leur retraite. Le président de la République qui affiche ses largesses et ne cesse d’offrir volontairement des privilèges à des individus qui n’ont pratiquement rien fait ou ont peu fait alors pour leur pays, comparés aux retraités. En outre, il augmente salaires et indemnités à des corps et à qui il veut, alors qu’ici, les retraités ne demandent qu’à recevoir leur dû et être traités décemment, à défaut de l’être honorablement, comme cela aurait bien dû être. Il est clair donc, que si le président de la République continue de garder le silence sur le pénible et douloureux cas si inquiétant des retraités de l’IPRES qui n’en peuvent plus, il sera tenu comme le seul responsable de ce qui arriverait aux retraités. Car, par son silence, il cautionne de fait, toutes ces pratiques soulignées et dénoncées tout le long de ce texte.  Oui, il est clair et ne fait aucun doute que, c’est parfaitement au président de la République qu’il incombe et revient absolument de régler les problèmes épineux de tous les Sénégalais. Par voie de conséquence, il est inadmissible que les retraités soient en reste et les dindons de la farce.

Au demeurant, il est temps qu’au Sénégal, l’on mette fin maintenant à ce traitement dégradant à deux vitesses des Sénégalais par ceux qui les gouvernent car, un tel traitement est la forme la plus abjecte qui soit, comme injustice sociale dans une société humaine.

Mandiaye Gaye

Mandiaye15@gmail.com

Commentaire de texte…(Amadou Tidiane Wone)

Commentaire de texte…

J’ai reçu le texte suivant via WhatsApp et je l’ai partagé tel quel sur ma page Facebook. Le côté positif des réseaux sociaux est la possibilité d’organiser des débats et de susciter des réflexions. Je le partage ici, entre guillemets, et vous fait part de mes commentaires personnels à la suite.




« L’Homme noir doit se réapproprier son identité, son histoire et sa grandeur.
Nous sommes le seul peuple sur cette terre qui a rejeté son histoire, ses rites et traditions pour adorer les coutumes et les traditions des autres peuples.
Nous sommes le seul peuple sur cette terre qui se dit intelligent et se croit important lorsqu’il parle la langue des autres, connaît la science des autres et ignore tout de lui-même.
Nous sommes un peuple en perdition qui ne croit en son génie que lorsqu’il est reconnu par les autres.
Nous sommes ce peuple qui accepte ses conditions de vie misérables en espérant l’arrivée imminente d’un sauveur fabriqué par les autres.
Nous sommes ce peuple qui ne pense plus par lui-même , ne mange plus les fruits de sa terre et dénigre systématiquement sa culture pour singer la culture des autres.
Nous sommes ce peuple qui a honte de lui-même.
Nous sommes un peuple sans mémoire. Qui a oublié que l’Afrique est le berceau de l’humanité et la source des mathématiques.
Nous sommes ce peuple qui se replie sur lui-même de peur d’affronter le monde , un monde dans lequel, sa voix ne compte pas.
Pour défendre nos territoires nous comptons sur les soldats des autres.
Pour soigner nos malades nous utilisons les médicaments fabriqués par les autres.
Pour éduquer nos enfants, les manuels scolaires et les livres sont écrits par les autres. Même notre histoire a été réécrite par les autres.
Pour consommer de l’eau potable, nous avons recours aux compagnies des autres alors que nos terres regorgent de sources d’eau pure.
Pour exploiter nos richesses naturelles, nous ne pouvons pas nous passer des autres.
Pour choisir nos dirigeants , il faut venir s’agenouiller chez les autres.
Le problème ce n’est pas l’autre , le problème c’est nous mêmes.
l’Africain doit se réapproprier sa dignité et son identité pour prendre en main son destin.
Les autres se battent pour eux-mêmes. Lorsqu’ils déclenchent une guerre sur nos terres , souvent c’est pour défendre les intérêts de leurs peuples.
Nous sommes le seul peuple sur cette terre qui ne défend pas ses intérêts. Le seul peuple qu’on insulte sans que cela n’émeut personne.
Nous sommes ce peuple qui, pour préserver les privilèges d’une minorité loyaliste entre en guerre civile avec les armes fournies par les autres.
Personne ne fera notre bien malgré nous.
Au crépuscule de sa vie, Nelson Mandela a déclaré que «ce qui se fait pour nous, sans nous, est fait contre nous».
Méditons et arrêtons de nous lamenter, il faut réagir.
J’ai dit. »




Commentaire du texte:

Ce texte circule non signé sur les réseaux sociaux. En attendant une revendication de sa paternité, j’en salue la portée interpellatrice. Il claque comme une gifle. Une gifle énonce et sanctionne toujours un excès: le « gifleur » est excédé. Le giflé est excessif. A première lecture, on peut donc ressentir cette claque comme une autoflagellation misérabiliste. Mais, à y regarder de près, chacune des sentences renvoie à des réalités cruelles de notre sous-développement. Chaque phrase met en lumière le mépris ou la condescendance dont les noirs font l’objet de la part des autres composantes de notre Humanité. De la première à la dernière ligne, il est fait appel à l’urgence de retrouver une estime de soi pour toute la race noire. Il est tout de même singulier que notre race, et notre Continent, soient le réceptacle de toute la misère du Monde en même temps que son coffre-fort ! Réservoir de matières premières et de main d’œuvre gratuite pendant des siècles, l’Afrique et la race noire seraient-elles sous le coup d’un mauvais sort?
Que non!
Alors, à quoi tient notre manque d’initiative et notre incapacité de résistance? Quelle explication peut-on trouver à notre arriération économique et politique ? Les contraintes de l’Histoire sont désormais derrière nous! Tout ce qui nous arrive désormais est de notre faute pleine et entière. La responsabilité de nos élites dirigeantes est la seule engagée. Et c’est cette problématique qu’il nous faut désormais appréhender de « manière haute, lucide et conséquente » avait dit Aimé Césaire.
Que sommes-nous devenus?
Les africains noirs sont en effet devenus méconnaissables à force de mimétismes dévalorisants. Notre jeunesse, formatée à la friperie, déambule, fesses en l’air, croyant singer ce qui se fait de mieux au nord. Les perruques blondes et les peaux décolorées, les faux cils et les lèvres rougies donnent aux jeunes filles des allures d’épouvantail qui suent le synthétique sous le chaud soleil d’Afrique. Cette Afrique, visible aujourd’hui à travers nos artères et à travers nos médias est une insulte. Un point. Un trait.

Et pourtant notre histoire est jalonnée de hauts faits de guerriers qui ont opposé une résistance farouche aux envahisseurs de toutes origines. Que de penseurs! Que de Sagesse! Que de Savoirs…Mais il semble que, de manière méthodique, notre Histoire a été réécrite et émasculée. Les médias ne valorisent que notre décadence et notre acculturation. Il faut également interroger les programmes scolaires en vigueur dans tous nos pays et se demander quel était, au fond, le projet de Jean Dard pour le Sénégal! Toutes les références à nos victoires sont dissolues dans la promotion de la médiocrité et du pédantisme. Les discours de nos dirigeants ronflent de sonorités étrangères. Chaque saison produit des mots-clés qui retentissent dans les séminaires et les conférences. Sans aucune prise sur le réel : détérioration des termes de l’échange disait-on naguère. Ajustements structurels chantait-on après. Les voix de « l’émergence » chantent et dansent désormais…sans passionner ni convaincre. Toujours le même scénario de détournement de nos intelligences et de nos forces créatrices vers des chantiers sans lendemains.



Si l’aide publique au développement servait à quelque chose, nos pays seraient sortis de l’ornière depuis des lustres. Il s’agit plutôt d’une prime à la paresse et d’un financement de l’indolence.
Alors, il serait temps que nous fassions converger nos efforts vers une prise de conscience du fait que notre sous-développement ne relève nullement de la fatalité mais d’un jeu d’intérêts perpétré contre les nôtres. À notre époque dite de la mondialisation, les trames des pièges qui se nouent sont visibles à l’œil nu. Tous les jours les médias du monde entier insultent le Peuple noir et son Continent en raillant les migrants ballotés à travers les flots en quête d’une vie meilleure. Aucune voix autorisée ne s’intéresse aux filières en amont et aux suites en aval de ce trafic d’êtres humains. Il serait temps. Il serait temps surtout de mieux redistribuer la richesse de l’Afrique aux africains. Car le système est fait de sorte que la richesse du Nord se nourrisse de la pauvreté du Sud.
Lorsque l’on touche ces sujets de fond pour ce qui concerne notre Continent, il y a ceux qui ne veulent rien savoir parce qu’ils sont complices et bénéficient des retombées infinitésimales du désordre mondial. Il y’a ceux qui y voient clair mais ont peur de ramer à contre-courant pour… rester en survie. Même misérables. Il y’a ceux à qui l’on cache tout. La majorité . Il y’a enfin ceux qui comprennent et dont la responsabilité est d’organiser la Résistance! Ceux-là devraient se retrouver sur l’essentiel. Surmonter les barrières théoriques artificielles et construire un corpus de valeurs fortes qui fédèrent le plus grand nombre. Car, les forces ennemies elles sont nombreuses, variées et organisées.

Et c’est ainsi que même le « jeu politique » et les ruses « constituantes » qui, partout en Afrique ont installé et animent des simulacres de « démocraties » semblent un piège de plus, hérité du projet colonial, pour continuer à contrôler nos émotions et à nous manipuler. Comme des marionnettes.
Le temps de la lucidité extrême commande que l’on se regarde les yeux dans les yeux pour changer définitivement de perspective et de trajectoire historiques.
Allez, un tabou pour commencer: Ne faudrait-il pas revisiter la Négritude ? Ne devrions nous pas lui redonner sens, force et vitalité dans l’expression des valeurs culturelles et sociales du Monde noir? Dans notre jeunesse nous avions ardemment combattu ce mouvement. Plus parce que l’un de ses initiateurs ( Leopold Sedar SENGHOR ) était un chef d’Etat post-colonial, il est vrai trop francophile, qu’autre chose…le temps de repenser les fondements de ce mouvement culturel me semble venu. En tous cas Il faut redonner au monde noir une âme et au panafricanisme un cœur! Qui a une meilleure proposition? Il faut redonner au monde de la couleur, de la joie et de l’enthousiasme. Et cela le Peuple noir en a à revendre en dépit des difficultés ! Le fond culturel et politique existe qui ne demande qu’à être revivifié pour produire du sens au plan économique et social. Imaginez une jonction des peuples de l’Afrique noire et de toute la diaspora autour de l’idéal de développer ce Continent doté de tout…Cela forcerait le respect!

C’est cela que m’inspire à la fin ce texte qui jaillit comme un cri, à la fois de détresse et de forte espérance !

Amadou Tidiane WONE
woneamadoutidiane@gmail.com

Barthélémy Dias sanctionné par le régisseur de Rebeuss… Pour quel motif ?

YERIMPOST.COM Le régisseur de la prison de Rebeuss a infligé une privation de visite pendant une semaine à Barthélémy Dias. Motif ? Le maire de Mermoz-Sacré-Coeur aurait chargé un de ses codétenus d’appeler à la cabine téléphonique de l’établissement sa mère pour demander à ce qu’on lui fasse parvenir du miel. Au lieu de le faire lui-même.

Jean-Paul Dias, père de Barthélémy, a la rage. D’autant que sa fille, Josepha, arrivée de Londres hier 18 juin pour rendre visite à son frère, ne pourra pas le rencontrer.



Les terribles confessions du principal suspect du meurtre d’Assane Diallo

YERIMPOST.COM L’enquête sur la mort d’Assane Diallo, ce Sénégalais assassiné en Italie, suit son cours. Selon le journal Libération, le principal suspect de ce meurtre s’est confessé devant les enquêteurs. Fabrizio Buta a informé la police que c’est lui qui a exécuté Assane Diallo avec un calibre 9, en le visant à la tête et à la poitrine, avant de cacher l’arme au niveau du sous-sol de l’immeuble où vit sa copine. Les raisons du meurtre ?

« Assane agaçait ma copine, il lui demandait constamment de l’argent », a dit M. Buta. Une attitude insupportable et « irrespectueuse » pour lui. Le présumé assassin révèle avoir appelé Assane Diallo, samedi soir, pour lui dire d’arrêter. Selon ses dires, il s’en est suivi un échange musclé et c’est ainsi qu’il a pris rendez-vous avec le Sénégalais pour « solder leurs comptes ».



Maison Africaine  de la Poésie: Amadou Lamine Sall lauréat du Prix Tchicaya Utamsi        

   Maison Africaine  de la Poési e           

                Internationale                      

                       -mapi-

 

 

POUR INFORMATION





Le poète Amadou Lamine Sall a été désigné comme lauréat du Prix Tchicaya Utamsi de la poésie africaine, pour l’année 2018.

 

Il recevra son prix à Assila, au Maroc, en juin, en marge du Forum international sur l’intégration africaine.

 

Le jury écrit que ce prix lui est remis « en tant que poète référence de la poésie sénégalaise et africaine, par son parcours intellectuel, sa qualité poétique et sa dimension humaine ».

 

L’ancien ministre marocain Mohamed Benaissa avait déjà annoncé la nouvelle de ce grand prix au Président de la République, lors de son audience avec ce dernier,  à Dakar.





Dakar, le 18 juin 2018

 

 

 

 

BP : 22032 Dakar-Ponty / Sénégal

               Tél : 221 / 78 187 13 93 – mail : mapi236@gmail.com /

           Récépissé n° 8503/M.INT.DAGAT/DEL/AS du 27 octobre 1995

 

 

 

 

 

Le chef de l’Etat à Moscou: Ces images qui font le buzz





Réplique à Henda Ayari, accusatrice de Tariq Ramadan

Sur le plateau de Salut Les Terriens ce samedi 9 juin, Henda Ayari, la première femme à avoir accusé Tariq Ramadan de viol, s’est adressée à l’islamologue, actuellement incarcéré pour deux suspicions de viols.

🗣 »Si vous aviez Tariq Ramadan en face de vous, vous lui diriez quoi? », interroge l’animateur controversé Thierry Ardisson, dans un extrait publié avant la diffusion de l’émission.




🗣 « Je lui dirais de dire toute la vérité. De s’expier de ce mal qu’il a fait. Dans la vie on a toujours la possibilité de rattraper ses erreurs, de rattraper le mal par le bien et pour moi, ce serait de dire la vérité et de reconnaître ce qu’il m’a fait. Il sait ce qu’il m’a fait subir », affirme Henda Ayari.

Mais voilà face aux difficultés à convaincre les enquêteurs la militante a du de nouveau changer de version.

👉En effet après avoir modifié la date et le lieu du viol présumé, Henda Ayari affirme avoir été agressée sexuellement « un jour de pluie » à Paris le 26 mai 2012 . Les relevés de Météo France sont sans appel : « Il n’y a pas eu une seule goutte de pluie à Paris de 26 mai 2012 « .

👉Ancienne patiente psychiatrique, la militante féministe fait déjà face à une accusation de « chantage au viol ».

👉 Un fonctionnaire d’État affirme, dans une attestation transmise le 30/11/2017 à la justice, avoir été menacé par Henda Ayari d’une plainte pour viol après avoir repoussé les avances « explicites » de cette femme en 2013.

🗣 »Elle m’a menacé de porter plainte pour viol si je n’acceptais pas une relation sexuelle avec elle, me harcelant des jours durant », déclare le fonctionnaire dans une attestation transmise à la justice.

👉 Henda Ayari fait notamment face a des difficultés pour expliquer certaines découvertes embarrassantes des enquêteurs.

👉Les versions contradictoires entre son livre (J’ai choisi d’être libre ) et ses interventions télévisées (BFMTV/JTFrance3) questionnent les enquêteurs .




👉En effet la quadragénaire n’a pas su expliquer aux fonctionnaires de police pourquoi la description du présumé viol décrit dans son livre était contradictoire avec ses déclarations télévisées .

👉 La militante féministe devra notamment expliquer aux enquêteurs pourquoi a-t-elle réfutée dans un premier temps ne pas connaître l’ancienne militante d’extrême, Paule Emma, la deuxième plaignante à avoir déposé plainte contre l’islamologue.

👉 Henda Ayari devra notamment justifier la centaine d’appels émis a la compagne de l’essayiste controversée Caroline Fourest, adversaire de longue date de l’islamologue.

👉 En effet plus de 150 appels ont été échangés entre Henda Ayari et le clan Fourest plusieurs mois avant les premières plaintes .

Meurtre d’Assane Diallo en Italie: Sa famille favorable à la thèse de presse italienne

YERIMPOST.COM La famille d’Assane Diallo, du nom de ce Sénégalais tué en Italie, samedi dernier, soupçonne un règlement de comptes. La presse italienne avait écarté la thèse du racisme. Même s’il dit vouloir attendre les résultats de l’enquête, le beau-frère de la victime, Babacar Gadiaga, a sa conviction. Selon lui, Assane Diallo avait un conflit latent avec un homme d’affaires italien. Leur business marchait bien. Mais, à un moment donné, l’homme d’affaires avait fui avec la fortune du business et déclaré une faillite. Ce qu’Assane Diallo ne pouvait accepter. Il décide ainsi de porter plainte. La décision qu’avait rendue la justice n’était pas du tout favorable à l’homme d’affaires italien.
Toutes choses qui font que de lourds soupçons pèsent sur les épaules de cet homme d’affaires italien.



Le Premier ministre convainc And Gueusseum de surseoir à son 7e plan d’actions

YERIMPOST.COM Mercredi dernier, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) And Geusseum était reçue par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dione. A l’issue de la rencontre, ces professionnels de la santé, qui avaient décidé de passer à leur 7e plan d’action, ont annoncé un différemment de 10 jours. Dans son communiqué de presse, And-Gueusseum, qui est en grève depuis maintenant 3 mois, fait savoir que le gouvernement s’est engagé à l’apurement de la totalité des arriérés de salaires dus aux contractuels, à la création des nouveaux corps, au complément de formation des techniciens supérieurs en vue de passage au diplôme de master entre autres…



Date de l’inauguration de la mosquée Massalikoul Djinane retenue

Hamadoul Mbackiou FAYE, Représentant du Khalife Général des Mourides à Dakar et tous le Diwan vous annonce officiellement l’inauguration de la Grande Mosquée Massalikoul Djinane de Dakar.




En effet, cette date est retenue sur le ndigueul et les bénédictions du Khalife. Cela coïncide avec la date historique du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba fondateur de la voie Mouride.

Car, d’un coté la date du 21 septembre 1895 fut le départ en exil de Serigne Touba. D’un autre coté, les dates 18 , 19 et 20 Septembre furent aussi les dates historiques que Cheikh Ahmadou Bamba eu séjourné dans la capitale de l’AOF à l’époque .

D’autre part, cette date est inclura dans le mois béni de Mouharam 1440 de l’hégire, c’est durant ce moi qu’El Hadji Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké 2eme Khalife de Serigne Touba avait inauguré la grande mosquée de Touba . En effet, ce fut le 15eme jour Mouharam 1383 de l’hégire correspondant le vendredi 7 juin 1963.
D’où un programme culturel d’une semaine est prévu pour accompagner l’inauguration de la plus grande mosquée de l’ouest à part celle de Touba.




Nous y reviendrons inchallah sous les directives et la supervision d’El Hadji Hamadoul Mbackiou FAYE Président du comité de pilotage.

La cellule de communication

Violence sur personnes vulnérables: l’asp devant le tribunal

YERIMPOST.COM L’agent de sécurité de proximité qui avait été filmé en train de s’en prendre violemment à des handicapés sera devant le tribunal des flagrants délits ce lundi 18 juin. Détaché au Commissariat central, Nguer Mamadou Mbow participait à une opération de déguerpissement des mendiants du centre-ville. La vidéo le montrant dans une position inconfortable avait fait le tour de la toile et suscité une vague d’indignations.



Cambriolage au domicile du juge Lamotte: les accusés risquent la perpét

YERIMPOST.COM Les faits remontent entre 2005 et 2007. Poursuivis pour association de malfaiteurs, vols en réunion commis la nuit avec effraction, usage d’armes, escalade, évasion par violences, viol collectif, détention d’armes sans autorisation, détention de chanvre indien, les nommés Mangoné Kassé, Saliou Fall, Khadim Mbengue, Elhadj Mbacké Diop, Birane Sarr, Bakary Cissé, Malick Ndiaye et Mansour Dione seront édifiés sur leur sort le 11 juillet prochain, à l’exception des deux derniers cités qui sont décédés au cours de leur détention. Le quotidien l’Observateur est revenu sur ce fait de société dans lequel le nom du juge Lamotte a été, à plusieurs reprises, cité dans. Malick Lamotte a également été une victime de ce gang qui s’était introduit à son domicile dans la soirée du 1er au 2 mars de l’année 2007. Les braqueurs avaient emporté avec eux 2 millions de francs et des bijoux de l’épouse du juge Lamotte, après les avoir tenus en respect sous la menace d’un pistolet. L’avocat général dans ce dossier a requis les travaux forcés à perpétuité contre les accusés.



Sénégalais tué en Italie: les exigences du ministre des Affaires étrangères

YERIMPOST.COM Le meurtre d’Assane Diallo, du nom du Sénégalais tué en Italie samedi dernier, fait réagir le gouvernement. Dans un communiqué rendu public, le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur annonce que les autorités suivent de très près le dossier. Non sans exiger du gouvernement italien une meilleure protection des Sénégalais vivant sur son territoire. « Le Gouvernement condamne vigoureusement cet acte, malgré l’arrestation du présumé meurtrier et demande aux Autorités italiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire », note le document.



1 2 3 14
° Top