Blog de Cheikh Yerim Seck

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Exclusif! Macky Sall signe des primes pour l’armée de l’air et braque tous les autres corps de la troupe

YERIMPOST.COM S’il a voulu acheter la paix après les deux crashs subis par nos aviateurs militaires, Macky Sall a créé davantage de mécontentement qu’il n’en a étouffé. Par le décret 2018-835 « portant création d’une prime de qualification au profit du personnel navigant de l’Armée de l’Air », le président de la République a certes donné aux hommes volants des sucettes de nature à calmer la grogne qui montait depuis que ce vieux hélicoptère s’est écrasé à Missirah. Mais il a, du même coup, braqué l’état-major tenu totalement à l’écart de cette mesure, ainsi que les fantassins et les marins laissés pour compte.

Macky Sall n’a en effet associé à la préparation de son décret ni le chef d’état-major de l’armée ni le ministre de la Défense. Il l’a négocié directement, selon la confidence d’une source militaire autorisée à Yerimpost, avec le général de l’armée de l’air Birane Diop, qui se trouve être son chef d’état-major particulier.

C’est d’ailleurs ce qui explique les aberrations de ce texte. Alors que le décret prévoit une prime de 1 000 000 désormais pour tout officier général de l’armée de l’air, les généraux eux-mêmes ont une prime de 500 000. Tandis que tout officier de l’armée de l’air a désormais 750 000 de prime, son homologue des autres corps a un salaire inférieur à cette prime. A titre d’exemple, un médecin militaire, spécialisé, plus de 10 ans d’études, officier supérieur, a une solde inférieure à 600 000, tient Yerimpost d’une source sûre.

La grave disparité introduite par ce décret signé par Macky Sall le 04 mai 2018 a soulevé un mécontentement général dans les troupes. La « grande muette » est moins muette depuis ce 04 mai.




 





 

Accord de libre-échange en Afrique: le Sénégal signe, le Nigéria refuse…

YERIMPOST.COM La mise en place d’une Zone de libre-échange continentale (ZLEC) a été actée ce mercredi, lors de la cérémonie de clôture du sommet extraordinaire de l’UA qui s’est tenu à Kigali. 40 pays sur les 55 membres de l’UA ont accepté de signer l’accord, selon le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki. « Nous avons plus de quarante pays qui ont accepté de signer l’accord sur la zone de libre-échange, nous pouvons être fiers du travail accompli », a-t-il déclaré à la fin sommet. À signaler que, contrairement au Nigéria, qui a refusé de signer cet accord, le Sénégal, lui, fait partie des pays signataires.

La prochaine étape sera la ratification du projet par 22 pays pour entrer en vigueur. L’objectif de la ZLEC est d’augmenter les échanges commerciaux à l’intérieur du continent (16% actuellement) et de dynamiser les marchés africains.




Ces questions légitimes que soulève le traité signé entre le Sénégal et la Mauritanie

YERIMPOST.COM Vendredi 9 février, au second jour d’une visite officielle du président sénégalais et de quatre de ses ministres en Mauritanie, un accord de coopération intergouvernemental (ACI) a été signé entre le Sénégal et la Mauritanie portant sur l’exploitation du gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyin (GTA).

Situé à environ 125 km au large de la ville de Saint-Louis (Sénégal), à cheval sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, ce gisement contiendrait des réserves de gaz estimées à 450 milliards de mètres cubes, ce qui en ferait le plus important d’Afrique de l’Ouest.

La découverte de ce gisement situé à 5 200 m de profondeur avait été annoncée en janvier 2016 par le président Macky Sall à la suite des prospections de la société américaine Kosmos. Cette dernière a ensuite signé un mémorandum avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier, entérinant les principes d’une coopération intergouvernementale pour le développement du complexe Grande Tortue d’une surface de 1 200 km2.

Cet accord n’est pas critiquable sur le principe. Il vaut mieux en effet trouver un compromis plutôt que de soulever un contentieux autour de ce gisement revendiqué par les deux pays.

Mais, est-il raisonnable de procéder à une répartition 50-50 alors que la plus grande partie du gisement est située en territoire sénégalais et que le Sénégal va supporter la contribution la plus importante aux frais de l’exploitation ?

La nature de cet accord fait qu’il peut avoir comme effet la diminution des ressources du Sénégal. Or, tout traité ayant pour conséquence une réduction des ressources financières ou un impact sur le territoire national doit être habilité par voie parlementaire. 

Macky Sall qui, en répondant à une polémique soulevée par Idrissa Seck, a dit attendre pour ratifier le traité, sait-il qu’il a besoin d’une autorisation parlementaire à cet effet ?

N’allons-nous pas assister à une répétition de l’histoire ? En 1960, un traité signé de façon discrétionnaire par le président sénégalais d’alors, Léopold Sédar Senghor, s’était révélée des années plus tard être une convention de cession d’une partie du territoire sénégalais. Nos eaux maritimes n’ont-elles pas été amputées par ce traité du 9 février ? 

Si le texte signé entre le Sénégal et la Mauritanie est défendable sur le principe, il soulève de nombreuses et légitimes interrogations.  

 

Accord signé avec la Mauritanie: Macky Sall répond sèchement à Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Penser qu’il y a un secret dans les accords signés comme celui avec la Mauritanie sur le gaz, c’est méconnaître le mécanisme d’organisation de l’Etat. Telle est la réponse du chef de l’Etat qui a été interpellé sur le sujet notamment par Idrissa Seck. « Quand on parle de la ratification, on retourne le pouvoir aux représentations du peuple. Donc, cet accord va être présenté au Conseil des ministres, il va l’adopter et le président va l’envoyer au parlement qui va en discuter en public. Le ministre des Affaires étrangères sera là pour répondre aux questions des députés et expliquer dans le fond les tenants et les aboutissants de cet accord», a déclaré le président Macky Sall pour ainsi clore le débat.

Scandale autour du contrat sur les deux Airbus signé sous les yeux de Macron !!!

YERIMPOST.COM Au cours de son séjour à Dakar, pour co-présider la Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, du 1er au 3 février 2018, le président français, Emmanuel Macron, a parrainé la signature du contrat d’acquisition de deux nouveaux Airbus 330 Neo par la compagnie Air Sénégal S.A. Selon l’organe d’informations stratégiques La Lettre Du Continent, l’acquisition des deux appareils a été actée en 2017, à l’occasion du Salon aéronautique de Dubai. Devant être livrés l’un au premier semestre, l’autre au second semestre de 2019, les deux aéronefs ont coûté la rondelette somme de 510 millions d’euros, soit 334,56 milliards de francs cfa. Une ardoise qui vient alourdir l’investissement du nouveau pavillon national sénégalais qui avait déjà acquis deux ATR 72-600 neufs.

Les deux Airbus ont coûté trop cher, de l’avis d’un spécialiste en aéronautique interrogé par Yerimpost. En cause, leur achat direct, de gré à gré, sans appel à la concurrence de Boeing ou de Bombardier qui aurait pu contribuer à faire baisser drastiquement les coûts. Ancien d’Airbus, le Français Philippe Bohn, directeur d’Air Sénégal SA, est allé directement acheter dans son ancienne maison. Sans se soucier de ce favoritisme grossier ! Ce gré à gré usurier est un gros scandale acté sous les yeux du président français Emmanuel Macron…

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Exclusif! Gros scandale autour d’un contrat signé au cours du séjour de Macron

YERIMPOST.COM Au cours du séjour du président français, Emmanuel Macron, à Dakar, des contrats ô combien juteux pour les intérêts français ont été signés. Parmi ces contrats, celui qui octroie à l’entreprise française Fonroche Eclairage le plus grand projet d’éclairage au monde. L’objet de cette convention est grandiose: éclairer 30% du Sénégal avec 50 000 lampadaires solaires pour la bagatelle de 87 millions d’euros.

Ce marché va susciter une contestation sans précédent. En effet, au cours des trois appels d’offres qui avaient été organisés par l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), aucun n’a été remporté par Fonroche Eclairage. Cette entreprise n’a pu rafler la mise qu’à la faveur de l’intervention directe d’Emmanuel Macron. Pour justifier le choix de cette société pistonnée, les autorités sénégalaises ont allégué un « rétablissement de l’équité » suite à la falsification des résultats des appels d’offres par… Thierno Alassane Sall alors qu’il dirigeait le département de l’Energie.

L’argument ne convainc évidemment pas les soumissionnaires lésés qui préparent une grosse riposte face à ce qu’ils prennent pour une diversion dans l’objectif de déférer à l’injection de Macron. Yerimpost va revenir sur les détails de cette affaire qui a vu les autorités sénégalaises céder à une pression politique sur un enjeu économique aussi important.




Signe de la magouille, Fonroche Eclairage a implanté des lampadaires sur la voie menant à l’Aibd et commencé à installer une usine de fabrication des lampadaires avant la signature de la convention. Sûrement sur la base d’une assurance donnée par le président français. La parole de Macron est sacrée !

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Réaction éloquente de Macky Sall au différend avec la Mauritanie

YERIMPOST.COM « A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat présente, au nom de la Nation, ses condoléances attristées aux populations de Saint- Louis, particulièrement à la famille de Fallou Diakhaté, jeune pêcheur sénégalais qui a perdu la vie, suite à un incident au large des côtes mauritaniennes. Au regard des actions notables déjà réalisées pour améliorer le dispositif d’encadrement, d’équipement et de financement des acteurs du secteur de la pêche, le Président de la République invite le Gouvernement à amplifier les efforts soutenus de modernisation du secteur ainsi que le respect des prescriptions relatives l’immatriculation des pirogues et à la sécurisation de l’exercice de leurs activités dans les zones nationales et internationales de pêche réglementées. Dans ce cadre, le Président de la République réitère l’engagement constant du Sénégal à œuvrer à la consolidation, par le dialogue et la concertation, des liens séculaires et des relations de bon voisinage entre les peuples sénégalais et mauritaniens. »

Telle est, selon le compte-rendu du conseil des ministres du 31 janvier 2018, la réaction de Macky Sall au meurtre du jeune pêcheur mauritanien par les garde-côtes mauritaniens. Cette réaction, sereine, contraste avec le ton guerrier et de défi du communiqué de l’état-major mauritanien. Dans un style diplomatique, le Sénégal ramène la Mauritanie à la courtoisie requise dans les relations internationales. Et au sens de la responsabilité par un ton d’apaisement.

Yerimpost va revenir sur le détail des initiatives prises par les autorités sénégalaises au-delà de cette position officielle.

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