Blog de Cheikh Yerim Seck

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Déthié Fall menace Macky Sall: « Si tu ne libères pas tout de suite Idrissa Seck, je vais conduire la meute »





Parrainage: Et si les coalitions étaient la solution ? (Ahmed Khalifa Niasse)

Abdou Diouf, sur une suggestion de Jean Collin, a eu à laisser grandement ouverts les portails de l’Institution politique. Il était question, en ce moment-là, d’étancher la soif des politiciens. La chose a duré plus de trente-cinq ans. C’était la solution. C’est devenu le problème.

Aucune urne ne peut accueillir les suffrages de trois cents(300) candidats.  A travers le monde le nombre des candidats à une Présidentielle dépasse rarement les doigts d’une main.

Le Président Macky Sall a parfaitement raison d’installer un filtre comme je l’ai déjà suggéré par le passé. Cependant le filtre pécuniaire n’est certainement pas le meilleur. Parce qu’il peut, entre autres, n’être qu’une grande porte ouverte au blanchiment et, même, à des regroupements ethno centristes. Sans compter les voies de corruption pour être parrainé.

L’une des solutions, et qui a ma préférence, est simplement d’interdire aux partis solitaires de présenter un candidat. Tout en favorisant les coalitions dont le nombre de partis se situera dans une fourchette de quatre vingts (80) à cent(100).

Le résultat d’une telle réforme sera qu’on va se retrouver avec un maximum de quatre(04) candidats. Une sorte de retour aux quatre courants. Une idée de feu Babacar Sine parrainé en son temps par Moustapha Niasse. Et, in fine, validée par Senghor.

Plus tard cette innovation pourra être introduite dans le cadre d’une réforme constitutionnelle dont l’objectif sera de nous éviter les candidatures fantaisistes, pour ne pas dire fantasmagoriques. En effet il y a de ces candidats « fiscalo maniaques » alors que d’autres sont trop messianiques, utilisant des termes « corano- bibliques » à l’excès. Comme si la politique avait besoin d’un messie. Elle n’a besoin ni d’un messie, ni de Messi mais plutôt d’une équipe soudée qui se déploie et qui gagne pour le Sénégal.

 

Dr Ahmed Khalifa Niasse



Et si l’honorabilité des magistrats et au-delà la dignité de la Justice tout entière se trouvaient ailleurs…

Le débat sur l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif revient et cette fois-ci avec la colère de l’Union des magistrats du Sénégal et le cri de cœur d’une grande partie des citoyens sénégalais sur le fonctionnement de leur justice.

D’abord disons le clairement: le problème de la justice est plus profond et ne saurait se résumer en un débat pour défendre un corps encore moins pour polémiquer.

Il s’agit de poser le vrai débat sur l’impartialité et l’indépendance de la justice sénégalaise .Il s’agit  de la remettre, cette justice, sur la voie qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

 

La justice est l’émanation de la société.C‘est une autorité investie d’une dignité, d’une mission et constituée par la volonté du peuple souverain , qui la délègue á ses fils, des juges pour remplir impartialement la fonction de juger à son nom avec honorabilité, indépendance et dignité.




Ensuite rappeler à l’Union des magistrats du Sénégal qui, en colère, suite à la sortie de notre honorable compatriote Barthélémy Díaz, tout simplement, que les magistrats ne peuvent exprimer leur honorabilité et dignité, et la justice toute entière,  être perçue  impartiale et autonome c’est-à-dire littéralement et étymologiquement remplir constitutionnellement leur mission qu’à travers les actes qu’ils posent quotidiennement et qui doivent constituer un signal très fort envoyé au peuple sénégalais.

 

C’est au peuple sénégalais d’exprimer la perception qu’il a de ses magistrats,de ses enseignants, de ses députés et de son Président; mais avec pédagogie, fermeté et respect.Autrement dit dans le fond comme dans la forme.

 

Vous êtes des serviteurs de la république, des serviteurs de la loi et du peuple sénégalais qui vous  demande de juger sans discrimination et que les décisions de justice que vous rendez á son nom soient une pédagogie qui sert à promouvoir l’exemplarité et lutter contre l’impunité.

 

Interrogez tous les actes posés par le Procureur de la République sous le magistère du Président Macky Sall.

 

Faites une instrospection de la justice sénégalaise depuis l’avènement de la deuxième alternance.

 

Revisitez les archives sur la traque des biens mal acquis et sur l’enrichissement illicite.

 

Dites nous ce qu’est l’honorabilité d’un magistrat ou d’un procureur de la république qui sélectionne des leaders politiques dont le seul tort est de nourrir de fortes ambitions pour le Sénégal.

 

Dites aux Sénégalais où était l’UMS lorsqu’au niveau national et international tout le monde s’accorde sur le précèdent dangereux que constitue la CREI.

 

Dites aux Sénégalais où était l’UMS lorsque le rapport de la Banque mondial ( commandité par l’État du Sénégal ) qui blanchit complètement Karim M WADE a été soustrait  du dossier soumis au Procureur spécial de la CREI.

 

Demandez-vous pourquoi toutes les décisions de justice rendues par la CREI sur l’affaire dit Karim Wade ont été déboutées hors de nos frontières par d’autres juridictions.

 

Dites aux sénégalais où était l’UMS quand des juges comme Ibrahima Dème ont combattu de l’intérieur comme de l’extérieur une culture de soumission distillée dans votre corps.

 

Dites au peuple sénégalais au nom de qui vous rendez la justice ce qu’est l’impartialité,l’indépendance et l’honorabilité.

 

L’impartialité ( être à distance des parties et des partis, sans aucun parti-pris ou injonction ) est donc au cœur de l’indépendance et la dignité de la justice comme  l’honorabilité (caractère de ce qui est honorable, qui mérite l’estime, la considération) l’est pour les juges jugeant en droit.

 

Ces deux valeurs : impartialité et honorabilité sont concomitamment liées et constituent la séve nourricière d’une justice qui ne reconnaît ni « Coumba Am Ndèye» , ni «Coumba Amoul Ndèye»

 

Chacun a pu constater la confusion qui existe, dans bien des cas, entre la défense légitime de préoccupations professionnelles et l’expression illégitime d’opinions politiques par le Procureur de la République, ministre de la justice,ou procureur de la CREI.

 

Devant de nombreux cas, le citoyen constate une instrumentalisation de la justice pour éliminer de potentiels adversaires politiques .La justice sénégalaise est aujourd’hui un instrument de l’exécutif pour condamner et faire exiler Karim M Wade, pour emprisonner Khalifa Ababacar Sall, pour emprisonner Bamba Fall, El Hadji Amadou Sall , Aïda NDIONGUE, etc.

 

C’est pourquoi le président de la République a failli álafois à son pouvoir et devoir constitutionnel qui fait de lui le garant de l’indépendance de la justice.C’est pourquoi aussi l’UMS  a raté pas mal d’occasions pour exprimer  á la fois la colère du peuple et celle du corps des magistrats.

 

L’Executif doit respecter, à l’égard de l’autorité judiciaire, une distance qui n’est pas de l’indifférence. Et l’autorité judiciaire, exiger et exercer son indépendance et non réclamer une honorabilité.

 

Non, votre honorabilité est entre vos mains, dans vos postures, dans votre pratique du droit, dans vos décisions de justice et dans les sacrifices que chaque magistrat est prêt á consentir au nom d’une justice indépendante,impartiale et moderne.

 

Montrez au Président de la République que chacun de vous pouvait être á sa place aujourd’hui.C’est à dire Président du Sénégal.Montrez au Président de la République que votre dignité,votre honorabilité et impartialité sont des valeurs qui vous tiennent à cœur et que le sort ou l’intérêt supérieur de la nation qui vous a tout donné sont au dessus de vos carrières ou de ses nominations.

 

L’honorabilité ne se demande pas, ne se quémande pas, ne s’octroie pas. Elle se mérite ,elle se reflète , elle se traduit par une posture , s’exerce et elle est une valeur à laquelle vous ne devrez jamais renoncer, quelle que soit la teneur des  menaces, injonctions ou ordres reçus  et quelle que soit la station qu’occupent leurs auteurs fut il le Président de la République.

 

Le Président de la République a l’obligation de se comporter, non pas en chef de clan,ni en homme politique, ni en chef de parti, ni même en chef de gouvernement, comme c’est le cas aujourd’hui mais bien en Chef de l’État et Gardien de la Charte fondamentale qu’est la Constitution.

 

Oui, il revient au président de la République de se hisser au-dessus de sa condition d’homme politique,candidat à sa propre réélection pour assumer pleinement la mission arbitrale que lui confie  la Constitution, comme « garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire » ; il est, à cette fin, « assisté par le Conseil supérieur de la magistrature » dont il sera membre avec d’anciens chefs d’États sénégalais comme membres de droit et d’office,des magistrats, des professeurs reconnus pour leur probité intellectuelle et morale, d’anciens chefs d’États majors des armées, des médecins et des enseignants.Tous, seront auditionnés devant l’Assemblee nationale qui aura le dernier mot pour confirmer ou rejeter des propositions de nomination comme membre du dit CSM rénové.

 

Ensuite, le ministre de la justice n’a pas à s’excuser d’exister. Il lui revient d’exercer pleinement sa fonction de membre d’un gouvernement démocratique, nommé par le président de la République et responsable devant l’Assemblée nationale .

 

Face à une telle justice  le Procureur de la République ne revêtirait pas  des  habits avec l’effigie de Beno Bok Yakar ou partisans, mais deviendrait une sorte de procureur général de la Nation. Il assumerait ainsi sa vraie fonction de conduite de l’action publique, en conduisant des poursuites pénales, selon des procédures transparentes, contrôlables et contrôlées, qui ne laissent aucune place à l’arbitraire ,l’instrumentalisation et à des choix partisans, mais qui garantissent l’existence d’une vraie impartialité et indépendance.

 

Enfin, dire á l’Union des Magistrats du Sénégal que l’honorabilité des magistrats est une vertue et une valeur propre à la conduite des magistrats: juger impartialement et, défendre les intérêts exclusifs de la société sénégalaise. Ce sont là deux fonctions distinctes qui, si elles sont pleinement assumées et exercées, remplissent la mission sacerdotale de rendre  la justice au nom du peuple sénégalais. C’est pourquoi le combat de l’UMS est ailleurs.

Il est dans sa capacité à écouter le cri de cœur des sénégalais .Il s’agit d’un appel á l’action pour une justice indépendante.

 

Les sénégalais ne font que vous demandez de ne pas rater ce rendez-vous historique.Ils vous demande de rompre d’avec ce silence coupable et cette inaction impardonnable.Ils vous exhortent à remplir le contrat de mission qui vous a été légué et délégué. Ils vous demandent de traduire votre honorabilité par des actions,actes et positions vis à vis de l’exécutif et non par des sorties dans la presse.ils vous disent tout simplement que jamais dans l’histoire de notre nation, la justice n’a jamais été si malmenée par celui qui en est constitutionnellement le garant de son indépendance.C’est à dire le président de la république.

 

Pour conclure, je pense que l’état du droit constitutionnel doit être maintenu au Sénégal : le Conseil supérieur de la magistrature compétent à l’égard des magistrats doit continuer d’exister; mais le CSM doit évoluer et complètement changer dans sa composition, dans son mode de désignation de ses membres pour répondre aux exigences de la société sénégalaise: impartialité de la justice, émettre des avis dans le seul et exclusif intérêt de la Nation, proposer  les nominations.

 

Il ya beaucoup de fronts sur lesquels l’UMS doit s’exprimer et il reste à faire beaucoup d’efforts pour raffermir, au Sénégal, une vraie indépendance de la justice, visible aux yeux de tous les sénégalais . C’est en ce moment que la colère de l’UMS sera la colère du peuple.C’est en ce moment que les sénégalais exprimeront une autre perception de la justice dans leur pays. C’est en ce moment que chaque magistrat, que toute la famille du système judiciaire sera le reflet de ce qu’est l’honorabilité.

 

Il revient à chacun d’entre nous de se battre, de toutes ses forces, pour défendre et exiger une Justice indépendante. A tous ceux qui, comme moi, ont pu s’interroger, je demande de continuer le combat pour nos idées, pour nos valeurs, pour la Justice que nous voulons et à laquelle nous avons droit et que nous méritons.C’est l’enjeu pour notre génération. C’est aussi un DEVOIR pour tout sénégalais.

 

 

Par: Mamadou Ibrahima FALL

Former UNPA Executive Representative

Former Global Human Referendum Executive Representative

Multilateral  Diplomacy Senior Adviser

Sidiki Kaba, pourquoi êtes-vous allé faire humilier si gravement le Sénégal en Israël ?

YERIMPOST.COM Propulsé ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, sans doute pour avoir sur-vendu à Macky Sall ses « réseaux » dans le monde, Sidiki Kaba confond-t-il diplomatie et réseautage ? Intérêts du Sénégal et développement de son tissu relationnel propre ? Comment expliquer sa récente visite en Israël, sinon par une volonté d’entrer dans les faveurs du lobby juif, quitte à malmener la ligne du Sénégal sur le conflit israélo-palestinien ?
Quelles que soient les motivations de ce déplacement, il a offert l’occasion à la très arrogante administration Netanyahou d’infliger à notre pays un traitement plus humiliant que l’humiliation. C’est le quotidien national Le Soleil qui, dans sa livraison du 30 mars, écrit, en page 5: « Cette fin de visite a été marquée par une audience avec le ministre de la Défense israélien à la place du Premier ministre empêché. »  Cette formule diplomatique usuelle signifie que Benyamin Netanyahou n’a pas souhaité recevoir Sidiki Kaba. Le pire est dans le mot « empêché » qui suggère que le rendez-vous avait été confirmé puis annulé au dernier moment…
L’humiliation ne s »arrête pas là. Le Soleil renchérit: «Avant cette audience, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur avait rencontré le directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères». En clair, fioriture diplomatique à part, Kaba n’a même pas pu rencontrer son homologue israélien. 
La figure du Sénégal a été versée par terre, pour parler comme les Ivoiriens. Mais ce n’est que logique. C’est le chef de notre diplomatie qui a payé des verges pour se faire fouetter. Le Sénégal n’est pas n’importe quel pays. Il est à l’avant-garde du combat contre les injustices imposées au peuple palestinien depuis 1948. Et a voté toutes les résolutions condamnant les atteintes au droit international perpétrées par Israël sur les territoires occupés.
L’Etat hébreu n’est pas notre ami. Il a annulé ses programmes de coopération avec notre pays, en décembre 2016, suite à la décision du Sénégal de faire partie d’un groupe d’Etats initiateurs de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-unies appelant à mettre fin à la colonisation juive en ‘’territoire palestinien occupé’’. La vision de Netanyahou des rapports avec la Palestine est contraire à la ligne historique de notre politique étrangère.
Tous les actes posés par le chef de notre diplomatie au cours de sa visite en Israël constituent des fautes symboliques. Alors que notre pays, peuplé à 95% de musulmans, a présidé l’Organisation de la conférence islamique de 2012 à 2013 et dirige le Comité permanent de l’Organisation de la conférence islamique pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), le geste d’adoration de Kaba en kippa devant le Mur des lamentations a horripilé la oummah islamique.
Tandis que le représentant permanent du Sénégal à l’Onu a été élu en février 2017 président du Comité des Nations-unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Sidiki Kaba a fait accoler à notre drapeau celui de la puissance occupante de la Palestine pour meubler le fond de sa photo avec Avigdor Libermann, l’un des hommes politiques juifs les plus racistes, les plus anti-arabes et les plus anti-musulmans.
Au moment où notre pays et ses plus grands intellectuels militent pour la protection d’Al Aqsa, le troisième lieu saint de l’Islam, Sidiki Kaba s’y est fait conduire manu militari par de nerveux soldats israéliens qui ont molesté les Palestiniens trouvés sur les lieux, et investi avec cette irrévérence mêlée d’arrogance ce lieu de culte à partir duquel le Prophète Mohamed SAWS s’est élevé vers le Ciel. Le cliché est assassin aux yeux des peuples musulmans.
Le ministre des Affaires étrangères est allé au bout de tout ce qu’il pouvait faire pour déshonorer le Sénégal et brouiller son image dans le monde. Si on vivait dans un pays communiste, il aurait été jugé pour haute trahison. Heureusement pour lui, nous sommes en démocratie. Sidiki Kaba a toutefois l’obligation d’expliquer au nom de quels intérêts il a commis des gaffes diplomatiques de cette gravité.
Cheikh Yérim Seck




Contribution: Et si Macky Sall renonçait à se présenter à la présidentielle de 2019?

L’exercice du pouvoir, les lieux du pouvoir, le rythme du pouvoir auraient-ils fait perdre la lucidité à son excellence Monsieur Macky Sall, est-il conscient que le Sénégal s’est inscrit dans le registre de règlement de compte pour un pays qui se veut émergent ou immergent.

En effet au vue des sondages très peu satisfaisants et suite à la démission  de la magistrature, saurait été beaucoup plus grand à Monsieur le Président de démissionner  face à un bilan macabre et pitoyable.Le Président de la République aura-t-il la grandeur de décrocher? Cette décision serait inédite. D’abord par sa forme, Ensuite, dans la pratique et le respect des institutions de la République. Il pourait se servir de l’exemple de son ami  Francois Hollande, loin de cette finesse d’esprit, Macky Sall ira jusqu’au bout de sa « chute » dont il a lui-même dessiné les contours en trahissant en permanence le préambule de la constitution dont il est le gardien.

Le discours à la nation qu’il nous servira ne sera que du réchauffé, appel au calme, au dialogue, union des cœurs, au travail, au dépassement, etc. Des principes pour lesquels il n’a point excellé et n’y croit absolument rien depuis qu’il est à la tête du pays.

Certainement l’homme avec sa coalition aux pieds d’argile iront au forcing pour vouloir se maintenir au pouvoir, en ignorant la souveraineté du peuple, les largesses de ce dernier, et la grande dignité que demande obligatoirement un homme d’Etat. Ce 03 avril, les sénégalais ne prêteront pas une grande attention pour le discours qui leur sera destiné car la parole de l’homme proposé à cet exercice n’a plus de grande valeur, puisque tout le long de ces 06 années passées à la tête du pays, chacune de ses déclarations aura subi de nettes secousses dans les laboratoires de la vérité et de la parole donnée ceci dit qu’il n’a pas de parole. Toute sa promesse se resume à l’emprisonnement  et à la persécution ….

Abdoul aziz Ndiaye




Contribution: Indemnité des enseignants et médecins: Et si on pensait Hors-cadre ?

Il y a, en Droit du travail, un principe dit de l’intangibilité des droits acquis. Cela veut dire qu’on ne peut pas revenir (perdre) sur un droit acquis. C’est ainsi dans le principe. C’est ainsi dans la légalité. Et si on pensait Hors-cadre, en déplaçant le curseur, du principe de légalité vers l’équité, la justice sociale et la morale. Car, si un principe reste et demeure un principe et est invariable, par contre ses modalités pratiques peuvent êtres des variables ajustables et explicatives.

Disons nous le bien, les indices salariales ne sont pas au cœur des divergences sur le front social, mais plutôt les indices indemnitaires dans certains corps, que le président Me Wade avait fait passer du simple au quintuple, sans étude préalable de leurs impacts et sans même que certains corps ne les ont réclamé, qui cristallisent toutes les passions au niveau de front social.

Après que le corps des Enseignants et le corps des Médecins, ont agité le front social, d’autres corps de la Fonction publique, peuvent être fondés, légitimement, à réclamer une hausse de leur indemnité de toutes sortes. Et le Sénégal ne s’en sortira pas.




Le think tank Africa WorldWide Group, dans un communiqué sous forme de tribune paru dans les médias, en avait appelé au Président Macky Sall, à sa volonté, surtout morale ; son sens du don de soi ; sa capacité d’élévation et sa ténacité inébranlable face aux défis, à recevoir les Enseignants pour trouver une issue heureuse à la crise. Le Président les a finalement reçu et s’est ‘’coupé les quatre veines’’ en portant l’indemnité de logement de 60.000 FCFA à 85.000 FCFA, sans compter, le règlement des questions annexes et connexes aux principales revendications. Nous en félicitons le Chef de l’Etat.

Suite à l’acte posé par le Président de la République, nous ne doutons à aucun instant, que les Enseignants ne manqueront pas à l’appel. Avec leur sens élevé de la patrie, leur mérite incommensurable que jamais aucun Etat au monde, à plus forte raison des pays comme les nôtres, ne saurait rémunérer à sa juste valeur si ce n’est que de faire un geste. Nous sommes convaincus que les Enseignants prendront plus de la hauteur que le Chef de l’Etat lui-même, pour lui prouver et prouver à la Nation et au Peuple, qu’ils aiment le Sénégal d’abord. Le Sénégal avant tout. Le Sénégal après tout.

 

Remettre sur la table les indices indemnitaires

Il en est des Enseignants comme il en est de même pour les Magistrats, comme il en est de même pour les fonctionnaires du ministère de l’économie et des finances, dans leur passion commune pour notre beau pays, le Sénégal.

Après que l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat ait été bouclée et transmise aux autorités publiques, depuis, n’est-il pas venu le temps que des institutions et structures en accompagnement à l’action gouvernementale, en l’occurrence le Conseil Economique Social et Environnemental et le Haut Conseil du Dialogue Social, d’initier et d’ouvrir un nouveau cycle de négociation avec tous les corps de l’Etat, pour poser sur la table, la question des indemnités de toutes sortes ?

Ce qui fera que tout en maintenant et tout en consacrant le principe de l’intangibilité des droits acquis, ses modalités pratiques et son opérationnalisation, pourront être ensemble, remis à l’ouvrage.  Au nom du principe de l‘altérité si caractéristique à nous et de notre capacité d’innovation propre à nous, à toujours dépasser les nécessaires obstacles qui se dressent devant nous.

 

Siré SY




Contribution: Et si on arrêtait de mettre tous nos malheurs sur le dos de nos autorités diplomatiques

La mort a encore frappe la communauté sénégalaise établie à l’étranger. Apres l’Italie c’est l’Espagne plus précisément à Madrid en la personne de Mr Mame Mbaye ndiaye de perdre la vie après une course poursuite avec les policiers espagnols. Il était sans papier et son unique tort c’est d’avoir le courage de ne pas tomber dans la délinquance en vendant dans les rues de Madrid. Il avait déjà fini de faire l’unanimité autour de lui par sa disponibilité son sérieux et son dévouement. Les membres du Dahira mouride ne me démentiront pas. Oui ce meurtre a tout à fait des relents de haine et de racisme car il est inconcevable pour un policier de courir derrière un pauvre vendeur à la sauvette sur plus de deux (2) km et à moto. N’empêche nous ne généralisons pas. Tout le monde n’est pas raciste en Espagne. La réaction toute teintée de colère des Sénégalais est à ce niveau compréhensible. En tant que Sénégalais j’ai juge nécessaire d’aller montrer ma compassion le vendredi après la prière du Djouma. Ma surprise et mon indignation furent grande lorsque notre ambassadeur fut agresse. N’eut été la promptitude des policiers espagnols l’ex  cemga aurait passé un mauvais quart d’heure et tout cela orchestré par le député Mor Kane. Sur la vidéo on le voit avec l’écharpe aux couleurs du Sénégal. Venu de Burgos pour faire tout bonnement de la récupération politique sur le cadavre d’un Sénégalais. C’est hallucinant. Il faut être avec Wade pour oser faire une pareille chose. Nous ne sommes pas amnésiques. Il a oublié que c’est son mentor qui avait envoyé son ministre de l’intérieur d’alors Me Ousmane Ngom pour négocier le rapatriement des Sénégalais en situation irrégulière pour un cout de treize (13) milliards.

Ces jeunes gagnés par le désespoir et qui voyaient en Wade le messie avaient déjà déchanté devant cette gabegie institutionnalisée dont seul Wade a le secret. C’est lui toujours Wade qui lui avait donné soixante mille (60 000) euros pour sa campagne ici en Espagne en 2012. Par contre le Président Macky Sall lors de sa dernière visite dans le royaume d’Espagne en décembre 2014 nous avait offert trente mille (30 000) euros nous permettant de payer sur une période d’une année le local qui nous sert de mosquée. Pour rappel à cette époque l’Espagne avait été frappé de plein fouet par la crise du coup nous avions d’énormes difficultés à payer le loyer. Un grand merci au Président de la République. On ne vous oubliera jamais dans nos prières car n’eut été cette aide nous aurions déjà rendu les clefs du local tant utile pour nos prières, réunions et activités des différents dahiras.




L’immigration sénégalaise vers l’Espagne date de plus d’une trentaine d’années mais force est de reconnaitre que c’est un échec à mon avis et plus précisément en ce qui concerne les immigrés vivant à Madrid. Nous peinons à avoir une association forte pouvant réunir tous les Sénégalais autour de l’essentiel malgré nos différences. Des jeunes comme Mame Mbaye Ndiaye il y en a beaucoup qui n’ont pas de cadre où évoluer, être aidé, orienté. La solidarité des Sénégalais n’est effective qu’après la mort. Nous ferons tout pour trouver les six mille (6000) euros pour le rapatriement d’une personne décédée. La solidarité doit être sentie quand on est en vie aussi. Ils sont légion les Sénégalais bien intégrés dans la société espagnole qui peuvent beaucoup apporter à leur compatriote mais ils préfèrent rester dans leur coin car ils ne veulent pas se mêler a des disputes inutiles. Les hommes à la place qu’il faut. La vérité aussi est que bon nombre de Sénégalais profitent de l’association pour se faire une place au soleil. Comment Mame Mbaye a pu rester pendant 14 ans sans papier alors que l’Espagne a les politiques migratoires les plus souples d’Europe. C’est juste inadmissible. D’autre part il ne faut pas se voiler la face notre crédibilité est mise à rude épreuve. Pour témoin il suffit de faire un tour à la place de lavapies pour voir comment de jeunes Sénégalais tous des vendeurs de haschich ont mis cette rue en coupe réglée. Par ailleurs nous sommes plus enclins à respecter l’administration du pays d’accueil que nos consulats. Quand il s’agit de traiter avec l’administration espagnole on respecte les délais, on fait la queue et on est très serviable. Par contre quand on est dans nos consulats c’est tout le contraire. Pour terminer j’espère que ces morts vont nous amener à réfléchir sur l’importance de nous doter d’une association forte et travaillant sur des bases claires et transparentes.

Oumar fall dit ngalla

ngalze@hotmail.com

Madrid



Me Elhadji Amadou Sall grave sur le parrainage: «Si Macky Sall persiste…»

YERIMPOST.COM Me El hadji Amadou Sall reste ferme sur ses positions. Selon lui, le système de parrainage ne doit pas passer et ne passera pas ! Dans un entretien accordé à Enquête, il a défendu la position ferme du Parti démocratique Sénégalais (Pds) sur cette question. «Si Macky Sall persiste, nous l’installerons dans la tourmente et sommes déjà prêts à tous les sacrifices pour que la prochaine présidentielle se déroule dans la transparence et la paix», a-t- il prévenu.



Contrbution: Sélection ou élection. Et si on regardait un peu ailleurs?

Le commentateur chinois Zheng RUOLIN de la chaîne de télévision chinoise CGTN, certainement pour répondre au concert de commentaires désobligeants émis par la plupart des médias occidentaux suite à l’élection du Président Xi Jinping à la Presidence à vie, a posté sur les réseaux sociaux une petite capsule pour édifier l’opinion sur la conception chinoise du pouvoir. Il nous éclaire sur les conditions nécessaires et les qualités requises pour y accéder. Il taille ainsi en pièces les clichés, présentés comme universels, de la démocratie à l’occidental écoutons-le :
« L’Assemblée Nationale Populaire chinoise a le pouvoir de réviser la Constitution et aussi celui d’élire le Président de la République ainsi que le Premier Ministre. C’est sur ce dernier point que les politologues français expriment souvent leurs réserves. Ils sont persuadés que l’élection est juste formelle car il y’a un seul candidat, proposé d’ailleurs par le Parti Communiste chinois. Ils ne comprennent pas notre conception concernant le leader (dirigeant) de l’Etat et ils ne comprennent pas, non plus, la situation de la Chine. Pour nous chinois, nous estimons que la direction d’une grande Nation , d’un grand pays, doit avoir certaines qualités indispensables: la loyauté, l’honnêteté, la responsabilité, un esprit de grande envergure, la fermeté, la vertu, l’intelligence et de l’expérience, en plus de la compétence. Par exemple, pour élire le candidat au poste de Président de la République, en Chine, il faut avoir été Gouverneur de deux grandes provinces. Car, les chinois pensent que la gouvernance d’un pays c’est comme un médecin soignant un patient. On ne peut pas élire n’importe qui par une élection au suffrage universel pour guérir une maladie. Il faut d’abord sélectionner des experts qui ont la compétence nécessaire et puis on vote parmi l’un d’entre eux pour devenir le médecin désigné. Cette façon de sélectionner le leader (dirigeant) de l’Etat est liée à la tradition de notre civilisation. Dans un pays comme la France on élit une personne dans une élection au suffrage universel direct. Mais en Chine il s’agit plus d’une sélection que d’une élection. Une sélection effectuée par le Parti communiste chinois ressemble en réalité au système de sélection traditionnel des mandarins par l’examen. Tout un chacun, qu’il soit paysan, commerçant ou lettré pouvait devenir mandarin. Un mandarin de premier rang même. Cela serait équivalent aujourd’hui au rang de Ministre, voire celui de Premier Ministre, s’il a réussi à son examen. Aujourd’hui, un politicien chinois, voulant devenir candidat au poste de Président de la République doit, lui aussi, passer un examen. Avoir géré au moins deux grandes provinces, et avoir obtenu de bons résultats, est justement l’une des conditions indispensables. Cette sélection est très sévère, très longue et très rigoureuse.
Une fois le candidat sélectionné ce sera au tour de l’Assemblée Nationale populaire de voter. 
La Chine est un grand pays. Nous sommes un milliard trois cent millions d’habitants. Avoir un pouvoir central fort, efficace et juste est très important. La Chine n’est pas un pays dominé par les puissances financières. Le pouvoir politique en Chine est la garantie du bon fonctionnement de l’Etat. Ce n’est pas comme l’Allemagne, par exemple, qui peut à vivre sans Gouvernement pendant presque 100 jours. Comment est-ce possible? (…)J’imagine souvent ce qui serait le résultat potentiel si on devait organiser une élection au suffrage universel direct pour élire le Président dans notre pays. Aujourd’hui qui aurait la chance de gagner? Le Président actuel ou Jackie CHAN? Je ne suis pas sûr du résultat! Mais avec le double système, sélection puis élection, Jackie Chan n’aura aucune chance de devenir Président de la Chine! Vous allez me dire : et Ronald Reagan? Mais justement! La Chine n’est pas les États-Unis. La Chine ne sera jamais les États-Unis. »
 
Cette longue citation est un véritable cours de droit comparé entre deux systèmes qui ne reposent pas sur les mêmes paradigmes et ne s’inspirent pas des mêmes sources! Cela se comprend aisément car, les États Unis comme État indépendant ne date que de 1776…Fille naturelle de l’Europe, qui elle a produit de grandes et prestigieuses civilisations, les USA aujourd’hui prétendent pourtant gouverner le monde. Mais cette domination se construit essentiellement sous la menace d’une supériorité militaire et non par le rayonnement des idées et le jaillissement d’une pensée féconde et généreuse. Même la culture y est mercantilisée au point d’être ravalée au rang de loisir. D’ailleurs, « l’entertainment » est une des premières industries productrices de revenus des USA… Mais quelle âme, quelles valeurs véhiculent les industries culturelles américaines à travers le monde? Jugez vous-même!
En face, la Chine est forte d’une histoire pluri millénaire. Elle a développé, au fil des siècles, une capacité de surmonter ses difficultés en ne « comptant d’abord que sur ses propres force ». Depuis plus de 4000 ans le peuple chinois a élaboré un corpus de valeurs spirituelles et morales qui constituent le socle inaltérable de l’identité chinoise. Même le communisme dont les principes ont été acclimatés par Mao Tse Toung, n’est considéré que comme une modalité de gestion de l’Etat. Il est conçu comme perfectible, mais toujours au prisme des valeurs de civilisation chinoises. Et toujours au mieux des intérêts de la Nation chinoise. La Chine se paie ainsi le luxe de devenir la plus grosse usine du monde. Elle envahit le monde entier de produits conçus ailleurs mais qu’elle fabrique à des prix imbattables! Du gadget le plus insignifiant au matériel hi-tech le plus sophistiqué, la Chine développe toute une gamme de capacité de production allant du pire au meilleur.
Et voilà ce qui devrait inspirer l’Afrique!
Héritiers de valeurs ancestrales et de civilisation fortes, nous les avons délaissées au profit de prêt-à-penser produits par une sous-culture occidentale. Celle-ci, destinée essentiellement à nous dompter et à nous apprivoiser, est une forme de castration de nos intelligences. La traite des esclaves comme la colonisation, symboles les plus achevés de la pire barbarie humaine, semblent avoir brisé nos ressorts. Incapables de surmonter nos peurs pour conquérir nos libertés et penser au mieux de nos intérêts, notre continent est à la merci de tous les prédateurs du monde. Le pire c’est que ce sont des « élites »africaines bon teint qui, aujourd’hui, font le sale boulot de détrousseurs de nos peuples au profit de pays et d’intérêts qui nous ont apportés plus de malheurs que de bonheur.
Et si on faisait les comptes?
Le Sénégal va célébrer la cinquante huitième édition de son accession à la souveraineté internationale le mois prochain. Depuis la douloureuse parenthèse de l’éclatement de la Fédération du Mali, suivie de la crise politique majeure de 1962, notre pays navigue… Bon an, mal an. Dirigé par des élites fascinées par le modèle occidental, et plus particulièrement français, de gouvernance, nous n’avons pas su faire de l’indépendance un outil de libération des intelligences et des énergies créatrices de notre peuple. Confinés dans les frontières héritées de la colonisation, nous traînons les séquelles douloureuses de la balkanisation. Un projet conçu pour nous neutraliser par la division! Sénégalais, une partie de ma famille est mauritanienne, une autre malienne, une autre guinéenne… Dans une vraie vie et pour ressembler vraiment à mes ancêtres ante-coloniaux, je serais en fait un Ouest-Africain! Comme la majorité de nos compatriotes.
Les vrais chantiers post-indépendances de reconstruction de nos identités, et de mise en place d’espaces de fraternité sous-régionale, qui vont bien au delà des organismes économiques et politiques existants, n’ont pas été abordés sous ce rapport. Il serait temps. Si nous voulons véritablement changer le destin de l’Afrique!
Ces tâches urgentes imposent, dans notre pays, la quête d’une vraie alternative aux alternances successives qui ont montré leurs limites. Elles se sont réduites, en effet, à un jeu de chaises anglaises à l’intérieur d’une classe politique fossilisée dans un discours conflictuel entre acteurs vieillissants et peu inspirés. La vieillesse, ici, étant moins relative à l’âge qu’à une longue pratique de méthodes éculées de complots et de trahisons selon le sens du vent…
La fin de l’ère de la politique politicienne et alimentaire est un donc un chantier prioritaire. Hâtons-la, pour mettre notre pays dans une autre orbite au service d’une Afrique nouvelle décomplexée et conquérante.
Par la force des réseaux sociaux, les frontières physiques sont déconstruites. Il est même possible de mettre en place des outils sophistiqués d’action politique et citoyenne à dimension sous-régionale! Il faut simplement faire attention à ce que le web-activisme ne soit piégé par des intérêts stratégiques qui seraient inspirées par la même volonté de domination qui, depuis des siècles, poursuit son projet sans désemparer. Des organisations politiques, à la dimension de l’UEMOA, pour commencer, doivent pouvoir naître, coordonner leurs actions, aller à la conquête du pouvoir dans chaque pays et se donner comme objectif de gommer les frontières physiques coloniales. Après, on pourra rêver d’une fédération des Etats-Unis D’Afrique  et d’un Gouvernement continental !
Je vois d’ici nos enfants et petits-enfants avec un passeport africain!
« Oser lutter, oser vaincre » avait dit Mao Tse Toung aux chinois… Regardez ce qu’est devenue la Chine depuis sa révolution de 1949…
Rien n’est donc impossible à des peuples sachant se doter de dirigeants honnêtes, sérieux, visionnaires et travailleurs. Il nous reste à inventer les mécanismes vertueux par lesquels nous pourrions les identifier, les choisir et les désigner! Au moins nous savons ce qu’il nous reste à faire !
Amadou Tidiane WONE

Contribution: Et si Bamba Fall était au centre d’un deal politique orchestré entre Macky et Khalifa Sall

 

Depuis un mois, le plus proche lieutenant de Khalifa Sall, Bamba Fall est devant le feu des projecteurs des médias par ses accointances avec le pouvoir. Ces sorties répétées nous poussent à faire des analyses et à se poser des questions.

 

« Ce que disent les gens ne m’intéressent pas. Ce que je vais faire maintenant, c’est de libérer Khalifa Sall. Et au lendemain de sa libération, je saurai quoi faire. Pour le moment, je ne négocie rien ». à dit récemment Bamba FALL.

 

Pour le moment il négocie rien, et pour Demain ?

Cette question mérite une réponse toute particulière. D’où ma question Bamba est – il au centre d’un grand deal mise en place pour libérer Khalifa Sall, s’allier avec l’APR et ainsi anéantir les ambitions du tenace Idrissa Seck ? Je donne ma langue au chat !





La politique et la ruse ne vont-elles pas de concert ? En tout cas, Me Abdoulaye Wade surnommé « Ndiombor » ne va certainement pas nous démentir.

Ses dernières sorties récentes entrent dans le lot de la realpolitik sénégalaise. Toujours est il que Bamba Fall n’est pas n’importe qui dans l’entourage de Khalifa SALL. La preuve, ce dernier au lendemain de la sortie de Bamba Fall remerciant vivement Macky Sall devant le premier Ministre Boune Dionne, il avait sommé son équipe politique de ne jamais dire du mal de lui. Et dans une vidéo récente, Youssou Mbow, ex responsable des enseignants socialistes, affirmait que « jusqu’à preuve du contraire, il reste dans le combat pour la libération de Khalifa Ababacar Sall ».

 

En plein procès, Bamba avait dit que rien ne sera laissé en rade pour sortir leur leader des mains de Dame Justice. Nous sommes là et nous veillons au grain et Khalifa Sall ne sera jamais sacrifié.

 

L’autre équation à plusieurs sorties est Idrissa Seck qui est en train de faire son envolée sur les sondages politiques. Pour l’Etat, libérer Khalifa sans fond politique, amputé de ses lieutenants, Bamba Fall et … Barthélémy Diaz, causerait moins de dégâts en 2019 que le futé et imprévisible Idy ! Et nous parlons bien de Barth ! Et c’est Youssou Ndour qui a été choisi pour s’en charger. Qui ne se rappelle pas de la sortie teintée de You à l’émission « face to face » affirmant que  » Barthelemy Dias est mon pot » sic !

Sur les accusations portées contre Youssou Ndour à propos de la caisse d’avance, le maire de Mermoz –Sacré Cœur avait plaidé en sa faveur : « Youssou a bénéficié de soutiens non pas en tant nécessiteux, mais en tant qu’ambassadeur de la culture sénégalaise. Youssou Ndour, on l’aime ou pas, est un ambassadeur du Sénégal. Youssou Ndour est une référence pour le Sénégal »

 

Quid d’un deal sur le dos du PS et de Tanor

Au delà de toutes ces considérations, un point noir risque de capoter ce supposé deal politik ! C’est le PS et tout Benno dont l’APR et le PS sont membres fondateurs. En effet, un rapprochement entre pro-khalifa et l’APR sera perçu comme une trahison de la part du chef de l’Etat. Mais comme la politique a ses raisons que la raison ne percevra jamais, l’avenir nous édifiera !

Mais pour le moment tout ceci n’est que suppositions basées sur l’          analyse de l’actualité politique au pays de Senghor !

 

 

 

Mamy LEYE / SAMAREW Group

www.samarew.com

 



Contribution: Notre ami Trump, pas si fou que ça (Siré Sy)

  Notre ami Trump: Pas si fou que ça ! Pour se faire élire, Donald Trump a fait campagne en promettant le «plein emploi» surtout à la classe moyenne et à la classe laborieuse des «Whites Anglo Saxons Protestants». Une fois élu, Trump se rendra compte que dans bon nombre de secteurs d’activités économiques, les USA sont fortement concurrencés et dépassés. Dans les domaines des technologies numériques, Israël, la Nation start-up, a ravi la vedette à la Silicon Valley. Le potentiel,la promesse et le futur des innovations technologiques et numériques se jouent à Tel-Aviv et à New Delhi. Dans le domaine de l’industrie automobile qui fut, jadis, un des trépieds de l’économie étasunienne, la montée en puissance de la Chine et de l’Inde et la forte et agréable présence des Européens (France, Allemagne, Angleterre) sur les marchés porteurs (Afrique, Asie du Sud-est et Amérique latine), font que l’industrie automobile américaine est un peu descendue de l’autoroute pour prendre la route. Dans le domaine de l’aéronautique civile, l’Europe a complètement transformé le marché et ses chaînes de valeur dans l’industrie aéronautique s’étendent dans les quatre coins du globe.

Dans le domaine de la Haute Finance, c’est toujours Londres et sa City,qui reste et demeure la capitale mondiale de la Finance.Dans le domaine des ressources minéralières (pétrole, gaz et minerais), la Chine est en train de rafler, au nez et à la barbe des USA, les blocs pétroliers et gisements gaziers les plus prometteurs et les réserves minières les plus révélatrices. En somme, les USA ont cessé, depuis 2000, d’être la superpuissance mondiale et sont devenus une puissance mondiale parmi tant d’autres. Toutefois, s’il y a encore un secteur d’activité où les USA sont encore le leader incontesté, c’est bien dans le secteur de l’armement. Et c’est là où Donald Trump n’est pas si fou que ça. Trump, un fou malin

Le Président américain, dans sa stratégie de relancer l’économie américaine par le biais du secteur de l’armement (ce qu’il est en train de réussir soit dit en passant),installe, volontiers, un climat mondial de terreur, d’insécurité, de presque  guerre imminente. Chez Trump, le but de la manœuvre est d’amener les Etats ciblés,à se réarmer. Comment ? En passant commande à l’Oncle Sam. Quand Trump désigne l’Iran comme la capitale de son axe du mal, c’est pour dire à l’Arabie saoudite de se réarmer pour ne pas perdre son influence et son poids dans la région du Golf. Quand Trump provoque et menace la Corée et Kim Jong-Un, c’est pour dire au Japon et certains pays d’Asie du Sud-est, de se réarmer pour parer à toute éventualité. Mais voilà, Trump et les USA sous Trump,n’iront jamais en guerre ni contre l’Iran,ni contre la Russie encore moins contre la Corée du Nord. Il souffle le chaud mais il boit du froid. Il clignote à gauche pour passer à droite. Trump, c’est le leadership de la diversion et de l’imprévisibilité. Etc’est là où réside l’originalité de Trump chez qui tout est calculé d’avance.

Trump «l’Africain»

Le fait est suffisamment rare pour ne pas être signalé : les 54 pays africains représentés à New York, ont condamné avec fermeté et d’une seule voix, les propos inqualifiables de Donald Trump dans lesquels il a qualifié des nations africaines, Haïti et Salvador de «pays de merde». Ces propos ont été tenus lors d’une réunion avec des sénateurs, à la Maison Blanche, sur l’immigration.Cette condamnation unanime a été obtenue après une réunion de quatre heures,à l’issue de laquelle le groupe des 54 ambassadeurs africains s’est dit «extrêmement choqué» par les remarques «scandaleuses,racistes et xénophobes» de Donald Trump. Le groupe a également exprimé sa solidarité au peuple haïtien et à tous les autres peuples qui ont été dénigrés.Pour retrouver dans le passé, une telle unanimité dans les positions défendues par l’Afrique, il faut probablement remonter aux négociations sur le climat pour relever des faits probants qui témoignent de l’émergence d’un leadership politique africain plus affirmé. Le fait le plus connu est la position africaine unifiée sur les changements climatiques défendue lors de la Conférence de Copenhague,en 1992. Les dirigeants africains avaient développé une position reflétant les préoccupations de tous les pays africains. Ce qui avait conduit, en son temps, à la création d’une plateforme africaine historique sur le climat. Chez notre ami Trump, et depuis toujours pour les USA, l’Afrique n’est pas une priorité dans leur politique étrangère, orientée vers l’Asie et le Moyen-Orient. L’Afrique n’est pas vue, perçue et considérée comme un acteur de la globalisation mais simplement comme un enjeu de la mondialisation.L’enjeu des Autres.

Une culture des clichés du 19e siècle

«Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent elles ici ?», se serait interrogé Donald Trump. Comme il est dit dans le Boja Yoga :«La connaissance sans le pouvoir n’est qu’une plaisanterie». Mais qu’arrive-t il quand on a le pouvoir sans la connaissance? Chez Trump, la vérité est dans les apparences telles qu’elles se présentent dans leur immédiateté et leur quotidienneté. Il pense que le monde commence et se termine aux USA comme le poisson dans un aquarium pense qu’il est dans l’infini bleu de la mer. Trump n’est pas raciste comme il le dit et on peut le croire sur parole. L’homme disait en marge de la 72e session de l’AG des Nations unies que «L’Afrique a un potentiel exceptionnel pour les affaires. J’ai beaucoup d’amis qui vont dans vos pays pour essayer de devenir riches. Je vous en félicite. Ils dépensent beaucoup d’argent. (…). Et pour les entreprises américaines, c’est vraiment devenu un endroit où elles doivent se rendre,elles veulent s’y rendre». Seulement Trump est Président de la première puissance mondiale sans aucun passé politique. Il n’a jamais servi sous les armes et n’a aucune connaissance des équilibres fragiles du monde. D’où la confusion totale des espaces (publics et privés). Ou alors, le monde de l’économie globalisée, ce monde de totalité et de morcellement, n’aurait-il pas aussi besoin d’un leadership fou pour faire bouger les lignes ? A la différence des autres président américains,  Trump balance à tout va, des inepties blessantes, des propos désobligeants. Il a une culture des clichés du 19e siècle, un goût prononcé pour les formules réductrices et, surtout, un sens fou des jugements à l’emporte-pièce, comme le dit si bien le politologue Babacar Justin Ndiaye. Et tout est dans la réponse de la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean, qui rappelle «que Donald Trump se souvienne que son pays s’est construit par la sueur,le sang et la force d’hommes et de femmes arrachés à l’Afrique».

Sire SY

Présidentielle 2019: Pape Diop est candidat si…

YERIMPOST.COM La marche pacifique organisée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’Initiative pour des élections démocratiques était le moment espéré pour le patron de Bokk Guis Guis de décrire son ambition. Pape Diop, qui s’exprimait au fil des pas, a déclaré que si son parti le désigne, il sera candidat à la présidentielle de 2019. L’ancien président de l’Assemblée nationale a également profité de l’occasion pour dézinguer le régime actuel qui, selon lui, a piétiné la démocratie.

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