Blog de Cheikh Yerim Seck

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Triste scène politique sénégalaise

« L’absurde, c’est quand la raison lucide constate ses limites ».
Au Sénégal nous avons bu jusqu’à la lie le calice de la chienlit politique qui se débat dans un débat fétide de caniveau où les mots volent au bas de la ceinture.
Arguments ad hominem dénonciations délations médisances flagorneries deals combinazzione ignominieux traquenards politiciens complots ourdis perfidement sur fonds de polémiques sans autres objets que de salir la réputation des uns et des autres de hâter leur disgrâce ou de provoquer leur descente aux enfers  sont le lot quotidien d’insanités débiles de forfaitures et de félonies servies à l’opinion publique sénégalaise.
Son silence assourdissant renseigne à suffisance sur son profond ressentiment. Et sa dévastation morale infinie.
Elle apprécie. Elle juge. Et elle sanctionnera.
Très bientôt.




Faut-il en rire ou en pleurer ?
Ce qui me sidère est que ces comportements sont contagieux.
Notre génération qui très bientôt devra prendre ses responsabilités pour conduire aux destinées de ce pays est malheureusement contaminée par ce virus dont la capacité d’infestation en fait une épidémie dont le spectre est décuplé par l’ambition démesurée des uns et des autres non pas de réussir, mais de parvenir rapidement à des positions de privilèges, pour faire valoir leurs cupides et éhontées capacités de prévarication.
Dommage.
De la citoyenneté responsable et de l’engagement patriotique, il n’est plus question.
Personne ne se demande plus maintenant qu’est-ce qu’elle peut faire pour son pays.
Et dès lors que chacun se préoccupe d’extraire son propre sort de notre destin commun, ne soyons pas étonnés que notre société soit si extravertie, et que les relations humaines deviennent un jeu de dupes.
Le Sénégal n’est pas loin d’une dégénérescence totale si nous continuons dans cette voie.
Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu.




Que reste-t-il de la démocratie sénégalaise ?

De 1960, année où les soleils des indépendances se sont levés au Sénégal de Senghor et de Mamadou Dia à nos jours, le Sénégal  a connu une histoire politique certes controversée, mais a toujours aspiré d’être en harmonie avec les valeurs et principes sacro-saints fondateur d’une démocratie.

Cependant, ce pays considéré  comme un exemple de transition démocratique en Afrique, est de nos jours secoué de partout allant même jusqu’à pousser certains analystes avertis à s’inquiéter sur l’avenir de sa démocratie (Voir Quand la politique fornique avec la loi, la démocratie s’abâtardit par Babacar Justin Ndiaye)




Ainsi, un bref rappel historique s’impose donc afin de connaitre réellement l’état actuel de la démocratie Sénégalaise.

Du parti unique en passant par l’arrestation de Mamadou  Dia en 1962 et l’exercice de l’ensemble du pouvoir exécutif par le président Senghor à l’institution d’un régime présidentiel en 1963, la vie politique Sénégalaise s’identifiait avec l’action du président Senghor.

En 1974, ce dernier ouvre la voie la plus d’aspirations démocratiques  en instituant un multipartisme limité à quatre courants.

Il a fallu attendre jusqu’en 1981 avec l’accession au pouvoir du président Abdou Diouf pour desserrer  encore  l’étau avec l’instauration du multipartisme intégral ouvrant ainsi la voie à d’autres Sénégalais pour prétendre au droit légitime d’exercice du suffrage universel.

Ceci, dans un contexte ou la majorité des états Africains était autocratique et autoritaire favorisant ainsi l’idée que le Sénégal est un pays avant-gardiste, « une oasis de démocratie »

De 1980 à l’an 2000,la démocratie Sénégalaise était certes toujours dans un stade embryonnaire avec l’arrestation d’opposants politiques(arrestation de Abdoulaye et des principaux leaders de l’opposition en 1988),mais suivait inéluctablement  une dynamique irréversible vers la démocratie grâce notamment à l’aspiration du peuple Sénégalais à plus de liberté, plus de transparences ,plus de contradiction dans l’offre politique ;disons plus de démocratie

C’est d’ailleurs cette dynamique qui a abouti à la première alternance politique du Sénégal avec l’avènement du président Abdoulaye Wade au pouvoir.

Cette première alternance politique intervenue quelques semaines à peine après le coup d’état militaire en Côte d’ivoire réconcilie l’Afrique avec la vie démocratique. Le Sénégal justifie alors son titre de « vitrine démocratique en Afrique »

Il faut préciser au vu de cette réalité décrite et en se référant à d’autres actes (code consensuel de 1992, ONEL organisme indépendant chargé de l’organisation des élections) que l’alternance du 19 mars 2000 est l’aboutissement d’un long processus  de démocratisation au  Sénégal

De 2000 à 2012, le président Abdoulaye acteur majeur de toutes les conquêtes démocratiques sénégalaises dans sa posture d’opposant au régime socialiste, a renforcé considérablement la vitalité démocratique sénégalaise.

Il n y a pas de démocratie sans democrates.Et, le président Wade l’a bien compris. En effet avec lui le Sénégal peut s’enorgueillir d’avoir des libertés d’expressions et même de marches garanties par la constitution qui est la loi fondamentale. Il a aussi beaucoup contribue à l’indépendance et au foisonnement des medias prives, gage d’une vitalité démocratique.

Sous son magistère, la collision des medias prives avec les intérêts du pouvoir n’ont jamais fait l’objet d’arrestation de journalistes .Comprenant aussi que l’alternance politique constitue la norme dans tout système démocratique, le président Wade a, à l’image de son prédécesseur, lorsqu’ ‘il a été démocratiquement battu le 25 Mars 2012 par Macky Sall appelé son vainqueur par voie médiatique pour le féliciter.

Malgré les difficultés inhérentes à tous systèmes, le président Macky a ainsi hérite d’un état ou les socles de la démocratie étaient déjà implantés.

Sept ans après, que reste-t-il de la démocratie Sénégalaise !

L’analyse de la situation au regard des faits et actes poses durant ce mandat est révélatrice d’une démocratie malmenée par un président plus soucieux de briguer un second mandat que de préserver et de consolider le legs démocratique de ses pères.

Selon Paul Austin  « En politique, celui qui n’est pas prêt pour tout n’est pas prêt à rien ». Remplacer tout par un deuxième mandat pour comprendre le jusqu’auboutisme ambiant et galopant de Macky foulant ainsi aux pieds tous les principes et valeurs qui caractérisaient l’exception démocratique sénégalaise en Afrique.

A titre d’illustrations, nous pouvons mentionner  la rupture du consensus dans le processus électoral (Loi sur le parrainage grâce à une majorité mécanique malgré la contestation de l’opposition ;modification du code électoral de manière unilatérale avec l’exigence de la qualité d’électeur pour être candidat à la présidentielle) ;La répression des marches pacifiques aboutissant à la mort de l’étudiant Fallou Sene ;l’emprisonnement d’opposants au régime(Khalifa Sall,Barthlemy Diaz…)et l’exil force de Karim Wade au Quatar




A ces faits qui prouvent que le président Macky Sall a ramené la démocratie Sénégalaise a l’âge de la pierre taillée, il faut ajouter le fait que la justice est de plus en plus soumise au désidérata de l’exécutif amenant ainsi le juge Dème à démissionner d’une magistrature qui a démissionné.

MBAYE SECK Charge de communication UJTL /Mbacké

 

Cheikh Bamba Dièye, typique de l’opposition sénégalaise

Cheikh bamba dieye : typique de l’opposition sénégalaise. Voila encore un monsieur qui veut se faire du buzz mediatico-politique en ces temps de vaches maigres d’une opposition qui a fini de friser le ridicule. Comment cautionner quelqu’un qui insulte nos institutions et qui refuse de répondre a une convocation pour ne dire fuite. On est a une période ou tout est bon a dire juste pour piquer le camp présidentiel mais doit-on y laisser des plumes juste pour quelques intérêts crypto-personnels? Je fais partie de cette jeunesse politique qui s’est battu pour un nouveau mode de gouverner et à l’heure actuelle malgré quelques couacs notés, je continue a croire que le Sénégal sera ce pays encore démocratique dans un siècle. Faut-il jeter des pierres sur la soupe qu’on a déjà mangé sans état d’âme et osé se positionner pour contrer cette même recette de cuisson qui nous a servit pendant des mois voir années?. Ce texte est une sorte d’interrogations sur l’échiquier politique sénégalaise qu’incarne notre opposition qui brûle même quand il n’y a pas de combustibles, oui j’ai peur de ces gens qui prennent en otage des citoyens perdus dans la marre médiatique. Course a l’intox plutôt qu’à l’info voila le climat auquel on est installé depuis le début du magistère du Président, Macky Sall. J’utilise plutôt le je car en ma qualité de politique je représente forcément une formation donc une prise de position mais axé sur le Sénégal avant l’homme. Doit-on continuer a nous mentir dans le plus grand des cynismes ou va-t-on juste prendre le taureau par les cornes et osé dire stop a ces agissements. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout le monde est quelqu’un mais n’est pas vraiment quelqu’un qui veut dans la vrai vie. Insulter et inciter au soulèvement populaire comme sacerdoce politique ? Monsieur Cheikh Bamba Dieye veuillez revoir votre pâle copie qui est en train de vous aveuglé et faire descendre au fonds des abysses. Respcetez le citoyen lambda svp même si vous faites de Macky Sall votre ennemi public numéro un, respectez le choix d’honnêtes gens et changer de cheval de guerre si je pu vous proposez un humble avis de jeune frère. On est plus dans les diffamations mais dans la confirmation, fini les allégations mais place a la confrontation et en bon politique comme vous le targuez si bien soyez un grand pour une fois et allez répondre de vos actes. L’histoire se répète toujours me dit-on et avec le temps on voit le vrai visage des gens alors le votre m’apparaît comme un mirage au fur et a mesure du temps. Non vous étes pas une entité car ce sera trop vous accordé de l’importance mais vous etes juste à l’image de cette opposition qui vous entoure et le 24 février prochain, l’histoire oui cette fameuse chimère qui vous a détruit se repetera au grand dam de votre camp. Une façon de communiquer aux antipodes et des raisons qui frisent le ridicule voilà comment se résume votre carrière politique. Coups pour coups et dents pour dents telle sera l’attitude a adopter face a un pyromane comme vous et j’espère que votre vision sera un jour moins flou afin de vous rendre compte que vous êtes devenu une bêtise et celle ci insiste toujours nous a appris l’adage.

Adama diaw Fara
Coordonnateur BAREM-2019




BANLIEUE EN ACTION POUR LA RÉÉLECTION DE MACKY EN 2019.
MAIL. diawfara85@gmail.com.

Les jeunes sont-ils l’avenir de l’agriculture sénégalaise? Un secteur qui attire de jeunes malgré les difficultés !

Depuis plus d’une décennie, certains observateurs attentifs à l’évolution de l’agriculture sénégalaise constatent l’émergence d’un fait nouveau. D’une manière singulière, des exploitations à la taille utilisant les nouvelles pratiques agricoles se situent sur l’ensemble du territoire sénégalais, et mettant en œuvre des techniques, des systèmes de production, des circuits de commercialisation qui peuvent surprendre par leur originalité. Cela est le fait de quelques jeunes acteurs marginaux, voire isolés.



Les profils changent au fil du temps. Les producteurs sont de moins en moins des enfants d’agriculteurs. Ils sont des employés de banque, des commerçants, des enseignants, des enfants d’infirmiers. Ils sont
parfois littéraires ou électroniciens. Ce qui les pousse, malgré les difficultés du secteur, c’est la passion qu’ils entretiennent, parfois depuis tout petit pour l’agriculture. Ça étonne, mais les jeunes le
sont devenus, par passion. Ils veulent servir à quelque chose dans la société « Produire pour nourrir le Sénégal ».
Le métier d’agriculteur se modernise et se professionnalise. Il devient pluridisciplinaire, celui d’un chef d’entreprise. Il faut désormais tout maîtriser, de la production à la stratégie commerciale.
Le secteur s’adapte aux pratiques d’utilisation de certaines machines agricoles. Si l’on en sait un peu plus sur l’analyse du bilan des comptables, on est capable d’évaluer la marge pour savoir s’il est rentable ou non.

L’innovation des jeunes : Un concept pour nourrir le débat ?

Dans l’imaginaire des Sénégalais, l’agriculture ne correspond guère aux aspirations des jeunes intellectuelles et n’offre pas de perspectives attractives. Il ressort donc la nécessité de changer cette perception chez les jeunes. Les initiatives des jeunes sénégalais se multiplient. Elles empruntent des voies diverses : le « Yessal Agri-hub » par exemple, se conforme à l’apport d’une touche
innovante dans le secteur de l’agriculture au Sénégal, où les jeunes deviennent les instigateurs du développement agricole à travers la créativité et l’innovation numérique, tout comme le YPARD Sénégal, ou encore la plateforme Mlouma…etc.




De même, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les jeunes est en train de moderniser le secteur agricole tout en fournissant de nouvelles opportunités.
Il existe un réel écart entre cette minorité créative et la masse des exploitants traditionnels suivie en totalité par nos politiques. En considérant que les jeunes sénégalais sont largement affectés par
la pauvreté et l’exclusion économique et sociale, un feedback durable de la part du peuple et du gouvernement est essentiel pour améliorer les perspectives vers une sécurité économique et alimentaire durable.

Il est fondamentalement important que l’État sénégalais prenne l’engagement de transformer la génération actuelle en entrepreneurs agricoles, en vue de la promotion du secteur.
En outre, il est important que le Ministère de l’Agriculture mette l’accent sur l’appui à l’entreprenariat des jeunes avec le crédit et l’assistance technique pour le montage de l’entreprise agricole et favoriser aussi dans les écoles primaires la création de micro-jardinage pour inciter le métier à bas âge. Un projet d’appui aux jeunes passionnés, quel que soit leur cursus scolaire, serait vraiment favorable pour faciliter les initiatives et renforcer les connaissances de bases dans l’agriculture afin d’être le plus complet possible.

Par
Thierno NGAMB spécialiste en sécurité alimentaire et resilience

Justice couchée: La démocratie sénégalaise bascule du côté obscur

« Le dernier rempart de la Démocratie vient de voler en éclats, le 18 juillet 2018 »




Le Sénégal entre dans une nouvelle ère le 18 juillet 2018. Tout est possible. Tout peut arriver désormais. Y compris l’irréparable. L’Institution chargée de veiller au respect des droits et de garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives s’est effondrée littéralement : un Procureur de la République et des officiers de police judiciaire qui s’accusent mutuellement et se donnent en spectacle, un Juge d’appel qui fait fi du Droit et viole la loi (REGLEMENT N°05/CM DE l’UEMOA ET ARTICLE 55 DU CODE DE PROCEDURE PENALE) pour satisfaire les désirs d’un Prince, un Procureur Près la Cour d’appel (Dakar) qui signe de ses propres mains un réquisitoire auquel il ne croit pas, de hauts magistrats épinglés par la Cour de Justice de la CEDEAO comme étant les principaux d’actes d’une extrême gravité (violation du Droit à l’assistance d’un conseil, du droit à la présomption d’innocence et du Droit à un procès équitable du Député-Maire de Dakar), un procès qui tourne au fiasco politique et judicaire, un Juge, ancien assesseur de la Cour de répression de l’Enrichissement illicite qui dénonce ouvertement la forfaiture du régime visant à éliminer un candidat aux joutes présidentielles de 2019, le 1er magistrat du pays (Président de la République) qui commente une affaire pendante devant la Justice et se comporte comme un irresponsable, un Avocat qui fustige la corruption de certains magistrats, une justice fragmentée entre partisans de l’indépendance de l’Institution (magistrats dignes, intègres et impartiaux) et collaborateurs du « système », etc…

Le spectacle pitoyable auquel nous avons assisté le 18 juillet 2018 est inédit, écœurant et déshonorant pour le Sénégal. Le 18 juillet 2018, ce n’est seulement pas un Député-Maire qui a été arbitrairement privé de liberté : c’est la vitrine de la démocratie sénégalaise qui s’est fracassée sur l’autel du complot politique et judiciaire, du mensonge, de la cupidité et de l’abject instinct de conservation du pouvoir (intérêts bassement politiques). C’est l’Institution de régulation par excellence, le dernier rempart contre l’arbitraire qui s’est affaissé, parce qu’un homme atteint du syndrome d’Hubris (maladie du pouvoir) a décidé de prendre en otage un pays, ses institutions et sa Démocratie pour réaliser son sombre dessein. : obtenir vaille que vaille un second mandat. Envers et contre tout.




Le 18 juillet 2018, le Sénégal a quitté le monde du Droit et dévié de sa trajectoire démocratique pour faire un saut vers l’Inconnu. Pour le pays, c’est l’ère des incertitudes et le risque de basculement vers une forme d’anarchie. Parce que Macky Sall est un risque pour l’Etat de Droit et la stabilité du Sénégal, le Temps du Sursaut Citoyen est arrivé.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

 

Je veux m’adresser aux partis de l’opposition sénégalaise

Je veux leur dire que dans une société comme la nôtre où les tensions sont si vives, où la difficulté à s’écouter et à se parler est si grande, le dialogue social est à mes yeux indispensable.

Tout le monde a quelque chose à gagner à la discussion.


Tout le monde a quelque chose à apprendre de celui qui a un point de vue différent, une expérience différente.

Tout le monde a quelque chose à gagner à l’effort pour trouver un accord.

Pour affronter la mondialisation, le chômage des jeunes ,la crise sur l’éducation pour faire face aux bouleversements incessants du monde et aux crises gigantesques qui ébranlent les nations et les continents, pour inventer le nouveau modèle social qui permettra à notre pays de faire parti des pays émergent comme le souhaite son excellence Macky SALL à l’horizon 2035

Pour faire face à tous ces obstacles, le Sénégal doit être soudé, le Sénégal doit être uni

Alors, je demande aux partis politiques et aux acteurs de la société civile : posez le drapeau rouge de la revendication, de la contestation et servions le Sénégal, servions notre nation qui nous font confiance.

On ne peut pas séparer le destin de chacun du destin de tous. Il n’y a pas d’un côté des destins individuels et de l’autre, le destin de du SENEGAL. Les deux sont liés.




ADAMA DIAW dit DIAW FARA

COORDONNATEUR DU MOUVEMENT BAREM 2019

Banlieue En Action Pour la Réélection de Macky en 2019

Etre une entreprise sénégalaise est un délit à l’Aibd, au Sénégal tout court

YERIMPOST.COM Les entreprises sénégalaises en activité sur la plateforme aéroportuaire de Diass voient rouge et broient du noir. Tout se passe comme si le staff dirigeant turc de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) s’emploie à les tuer pour, sait-on jamais, installer des sociétés étrangères à leur place.

Teylium Logistique, Global Com, Senecartours, Infinity… ont mis sur pied un Collectif des prestataires de l’Aibd (CPA) dans le but déclaré de « lutter contre la cherté de l’aéroport et les contrats usuriers et injustifiés mis en place par les Turcs ». Au même moment, ajoute le CPA, « les entreprises étrangères, françaises et turques, bénéficient de contrats très avantageux au détriment des entreprises sénégalaises. »




Vous avez bien lu: dans notre pays, sans doute le seul au monde dans ce cas, les entreprises locales sont les parents pauvres de l’économie, ostracisées, défavorisées au profit des sociétés étrangères. Une sorte de préférence nationale à l’envers… Lorsque le patronat s’en est plaint, voici la réponse que lui a servie le président de la République, Macky Sall: « Vous ne pouvez pas vous dérober à la concurrence… »

Nos patrons auraient pu faire face à la concurrence si elle était loyale. Elle est toutefois orchestrée par nos propres autorités de manière à les défavoriser. Nos fleurons nationaux de l’immobilier, confinés à Diamniadio, pourront-ils rivaliser avec la société marocaine à laquelle a été attribuée la trop bien située assiette foncière de l’ex-gare routière de Pompiers, au coeur de Dakar ? Par la force des choses, tout le business juteux du Sénégal s’est retrouvé entre les mains d’intérêts français, marocains, turcs…

A l’Aibd, les taxes imposées aux entreprises sénégalaises sont quatre fois supérieures à celles appliquées à leurs homologues des aéroports d’Abidjan et d’Accra, alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana ont des économies plus fortes que la nôtre. Mais, ne nous y trompons pas, la préférence nationale, de rigueur dans tous les pays soucieux de leurs intérêts, doit relever d’une volonté politique pour être traduite dans la réalité.

La règle, de simple bon sens, consiste, pour paraphraser un dicton wolof, à poursuivre l’antilope en direction de la maison et non de la forêt. Cela s’appelle le patriotisme économique, le patriotisme tout court…



Cheikh Yérim Seck

 

A-t-on sauvé l’école sénégalaise ?

A la suite de 04 mois de perturbations scolaires, le président Maky Sall, la mort dans l’âme, décide d’augmenter substantiellement l’indemnité de logement des enseignants. La presse unanimement titrait : « le président Maky Sall sauve l’école d’une année blanche ». Qu’elle tromperie ! Nous devons travailler à éveiller l’opinion.

Ces grèves, débrayages et rétentions de notes des élèves devenus monnaie courante ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ce sont les manifestations d’un malaise profond que rumine le vaillant peuple du Sénégal imbu de valeurs ancestrales de foi, de solidarité, d’endurance, de bravoure et d’excellence. En effet, les crises sont nécessaires. Elles annoncent l’avènement de paradigmes nouveaux et meilleurs dans le développement des sociétés quand on sait leur apporter les réponses appropriées.




Forcément, quand une société est enrhumée, son école tousse. De génération en génération les crises scolaires et universitaires se succèdent en précipitant la cadence autour de l’année 2000. 1968 marque le premier séisme scolaire et universitaire. 20 ans après, c’est-à-dire une génération, le second séisme donne naissance à l’année blanche de 1988, suivie de l’année invalidée de 1994. Depuis lors les choses s’emballent. Cependant, d’importantes réformes curriculaires  ont été réalisées depuis l’éducation préscolaire jusqu’ à l’enseignement secondaire en passant par l’élémentaire et le moyen. Les taux d’accès ont connu des bonds significatifs. On s’achemine vers un TBS de 100%.

En effet, les autorités dans une réflexion prospective ont tenté de rêver au type de sénégalais nouveau à former. En 1971, fut votée la première loi d’orientation de l’éducation nationale. Encore 20 ans après, en 1991, la seconde loi d’orientation de l’éducation nationale naquit. Dans les deux textes, la constance demeure la transformation du milieu, l’avènement d’une société sénégalaise développée fondée sur ses propres valeurs nationales en liant l’école à la vie, la théorie à la pratique et l’enseignement à la production. Hélas, aujourd’hui l’abîme est là, béant. Le produit livré par notre école ne nous satisfait pas encore après 58 années d’indépendance.

En plus de la crise identitaire qui caractérise l’homo sénégalensis dans sa foi et sa pensée, tous les produits de valeur que nous consommons, nous sont étrangers. La langue de travail et de promotion sociale nous est également étrangère. Nos pouvoirs successifs ont travaillé à tuer l’école du Sénégal, l’école publique dont ils sont pourtant les purs produits. Celle-ci est aujourd’hui transformée en marché. Les niveaux des enseignés à tous les niveaux font la honte. Tous les signes de perturbation et d’explosion future restent présents. Les causes sont endogènes et sont inhérentes au mode de fonctionnement du système elle-même.  Cette école publique qui jadis faisait la fierté de tous est actuellement désertée par ses usagers et considérée comme pestiférée par ceux qui détiennent un certain pouvoir économique et notamment ceux qui dirigent le pays.

Bref ! De qui se moque-t-on ? On martèle dans la conscience du citoyen : « le Président Maky Sall a sauvé l’école… ». Les enseignants, dégoûtés et démotivés se sont tus. Ils savent bien que ces propos ne sont pas justes. C’est une ruse qui ne fait que différer et accumuler les problèmes de l’école. Les parents le savent également. Tout le monde le sait.  On refuse de regarder le problème en face. Malgré les investissements colossaux réalisés dans le système, le sénégalais ne croit plus à son école.  Il faut arrêter ! Trop c’est trop ! On ne joue pas avec l’éducation de la jeunesse. L’éducation est un domaine de priorité stratégique que tout Etat responsable doit traiter sérieusement. L’éducation est le plus sûr investissement qu’un peuple peut s’offrir pour accéder au développement intégral.




Qu’on nous dise comment l’éducation et la formation constituent une priorité au Sénégal, quand on entasse pendant plus d’une décennie un déficit horaire annuel de 400 heures, quand on viole tous les standards internationaux de qualité en matière d’éducation et de formation, quand on entretient un déficit chronique dans la formation des enseignants « corps émergeants », quand la situation économique et les conditions de travail des enseignants se dégradent de plus en plus et que le statut social de ces derniers est aujourd’hui durement éprouvé? Qu’on nous démontre également par quelle alchimie pédagogique peut-on résorber le volume horaire perdu cette année en prolongeant les apprentissages de deux semaines ?

S’y ajoute maintenant l’assassinat récurrent d’étudiants sur les campus parce qu’ils réclament le payement de leurs allocations d’études. Quand on veut s’approprier un peuple il faut s’attaquer à l’industrie qui produit ses ressources humaines. Le mode de colonisation à la française l’a assez bien démontré.  Colonisé hier, puis décolonisé aujourd’hui, le sénégalais est atteint dans le cœur et dans l’esprit.

Au total, il ne s’agit point de sauver chaque année l’école mais de travailler à construire une école fondée sur nos valeurs culturelles. Il nous  faut une école restructurée, orientée vers les besoins nouveaux de notre société et ouverte à la modernité. Nous devons : I. introduire nos langues nationales, II. Assurer une bonne formation initiale et continuée des enseignants à tous les niveaux, III. Orienter les masses de jeunes, selon leur capacité, dès le lycée, dans les filières en fonction des ressources locales, IV. Faire des universités, exclusivement, des espaces d’excellence et de recherche pour les meilleurs bacheliers, notamment pour les nouvelles filières et les métiers du futur, V. Enfin promouvoir l’économie du savoir.

Amadou  Koné, inspecteur de l’enseignement à la retraite, Saint-Louis.

 

Christophe Bigot minimise la mainmise des entreprises françaises sur l’économie sénégalaise

« La France avait 25% des parts de marché au Sénégal, il y a 10 ans. Aujourd’hui, ces parts de marché sont passés de 25 à 15 %. Le flux d’investissements de la France au Sénégal tourne autour de 20% », a révélé l’ambassadeur de France au Sénégal qui souligne que le Sénégal est ouvert au monde. Comme pour donner plus de crédit à son propos, Christophe Bigot cite les secteurs détenus par différents pays. « Le principal acteur bancaire est marocain. Le principal acteur pétrolier et gazier est anglais. Le principal acteur dans le domaine de l’or est canadien. Les phosphates sont détenus par une compagnie indonésienne. Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup d’entreprises étrangères qui s’intéressent au Sénégal. Cela montre que le Sénégal est un pays attractif, un pays auquel les investisseurs ont confiance pour sa stabilité. Les entreprises françaises participent à ce mouvement. Elles étaient là depuis fort longtemps et il n’y avait pas de croissance, quand la situation était difficile et qu’on ne parlait pas d’émergence… Ces entreprises font en sorte de respecter les normes sociales. »



Réflexion: Année scolaire «sauvée», école sénégalaise en péril

Pourquoi dans ce pays on attend toujours à un ou deux mois des examens pour annoncer des solutions miracles pour « sauver » l’année scolaire. Depuis quelques années, on assiste lâchement à la destruction de notre système éducatif par tous les acteurs de l’écosystème scolaire.

D’abord nommer les enseignants, dont le combat quoique légitime, ne sont pas conséquents avec eux-mêmes car ne parvenant pas à boucler la moitié du programme (à l’exception près des classes d’examen qui dépassent légèrement la moitié de leurs programmes). La conscience professionnelle voudrait qu’ils acceptent des compromis dynamiques et durables plutôt que de s’engager à chaque fois dans une sorte de compromission avec les gouvernants tout en sachant que l’année scolaire est foutue. L’essentiel des cours que devraient recevoir les élèves ne l’est presque jamais.

Ensuite nommer nos dirigeants qui ne croient pas à la performance de l’école publique parce qu’ayant envoyé leurs progénitures dans les écoles privées à défaut de les expédier à l’étranger.  Nos gouvernants, au lieu d’apporter une réponse définitive aux éternelles doléances du corps enseignant et garantir une stabilité du système, font la sourde oreille en évitant de faire face aux vrais problèmes des sénégalais dont l’éducation constitue le moteur principal. Ils préfèrent à la place renforcer leurs privilèges et nourrir des politiciens professionnels payés à ne rien faire.

Encore nommer le peuple (les parents d’élèves) qui se laisse monter contre les enseignants au lieu de taper fort sur la table pour siffler la fin de la recréation car l’avenir de ce pays est en jeu avec le sacrifice des générations d’enfants au cursus scolaire incomplet et surtout discontinu.

Enfin nommer les légitimités religieuses de tout bord qui, préoccupées qu’elles sont à demander plus de considérations et de subventions pour leurs propres chapelles, ne s’intéressent que rarement aux problèmes des sénégalais, préférant ainsi être toujours aux cotés des gouvernants.



En dernière instance, interpeller la conscience collective sur ce qui se trame et les conséquences qui en découleront dont certains éléments ont déjà commencé à se manifester. Il est écrit quelque part que pour tuer un peuple, il n’est inutile de lui faire la guerre, il suffit de s’attaquer à son système éducatif tout simplement. Inutile d’entrer dans les théories du complot et/ou conspirationnistes et nous ôter la responsabilité dans ce qui est en train de se produire car nous sommes les principaux artisans de notre malheureux sort. Nous avons choisi les hommes qui nous gouvernent et qui confisquent nos destins avec des schémas venus d’ailleurs et servent d’autres intérêts. Un système éducatif ne peut être performant s’il n’est adossé à aucune vision ou un projet de société. Il ne pourrait être performant non plus avec une langue (le français) parlée par moins du tiers de la population. Que personne ne nous dise que nous ne disposons pas de moyens pour financer une politique éducative car, pour rappel, le pays a des ressources qui, bien gérées, peuvent supporter plus qu’une politique publique. Il faut de la volonté mais surtout le courage de penser par nous-même et de rompre avec la recherche de solutions toutes faites. Malheureusement, dans ce pays personne ne se sent concerné par le devenir de notre système éducatif en péril.

Chaque peuple dispose d’un génie créateur qu’il faut savoir fouetter pour en tirer le meilleur sinon les autres vont continuer à nous imposer leurs idées en se servant toujours d’une élite politique, intellectuelle et religieuse préoccupées par la conservation de privilèges. De la même manière qu’un enfant se développe en devenant un adulte, non en enfilant un costume d’adulte, une société développe son propre système éducatif à partir d’elle-même, notamment en mettant à profit les ressources qui l’entourent.

Mamadou Dramé

Sociologue

Nioro du Rip

 

Contribution: Menaces sur la démocratie sénégalaise

L’adoption par une Assemblée Nationale aux ordres, du projet de loi instaurant le parrainage, censé garantir, à la Coalition Benno Bokk Yakaar, une victoire certaine aux présidentielles de 2019 vient couronner la longue série de forfaitures, auxquelles nous a habitué le régime de l’APR. 




Cela peut être illustré par plusieurs exemples, depuis les bureaux de vote fictifs décriés lors du référendum du 20 mars 2016 jusqu’à la rétention accompagnée d’une distribution sélective des cartes électorales aux législatives de l’année dernière, en passant par les manipulations grossières des locales de 2014, à travers l’acte 3 honni.

Quant au projet de loi sur le parrainage, son argumentaire est des plus fallacieux, surtout de la part d’un pouvoir qui a financé des listes parallèles aux législatives de 2017, enrôle quotidiennement des groupuscules dans sa méga-coalition et continue de promouvoir la transhumance. La meilleure façon de combattre la prolifération des formations politiques est la mise en place d’une Haute Autorité de la Démocratie chargé de veiller à l’adoption de critères pertinents de création des partis politiques et d’exiger que leur fonctionnement soit assujetti à des normes bien définies (états financiers réguliers, respect de la périodicité des congrès…). L’amélioration du cadre juridique des activités politiques ainsi que l’assainissement des mœurs politiques conduira au dépérissement de pratiques politiques perverses telles que la location de récépissés de partis, les nominations de complaisance à des postes de responsabilité, l’impunité accordée à des responsables politiques du parti au pouvoir épinglés par des rapports d’audit…

Les conditions particulières rappelant celles d’un état d’urgence, avec déploiement massif des forces de défense et de sécurité, dans lesquelles, le vote du projet de loi sur le parrainage a eu lieu renseignent sur les intentions inavouées de ses initiateurs, qui pour pouvoir commettre leur forfait en toute quiétude, avaient besoin du parapluie de la police nationale, bien que disposant de 76% du nombre total de députés.  Ainsi, la capitale avait l’air d’une ville-fantôme, avec ralentissement de la vie économique (fermeture de la quasi-totalité des établissements scolaires, des services et petits commerces et non-circulation des bus de la société de Dakar Dem Dikk). La répression féroce des courageux citoyens, venus manifester leur désapprobation face à cette loi scélérate, est une nouvelle expression du caractère dictatorial et oppresseur d’un Etat qui, après avoir embastillé et déporté des rivaux potentiels aux prochaines présidentielles, semble prêt à tout pour conserver le pouvoir.

C’est pourquoi, s’agissant de la journée du 19 avril, on peut parler d’une « victoire » à la Pyrrhus, obtenue au prix de terribles pertes en termes de crédibilité et de sympathie, qui risquent de compromettre la reconduction de l’équipe au pouvoir, dont le cynisme et le machiavélisme suscitent la colère et l’indignation au sein des larges masses populaires, n’épargnant pas leurs propres militants.




Il est vrai que Benno Bokk Yakaar s’apparente à une énorme pieuvre enserrant dans ses tentacules clientélistes et corruptrices toutes les composantes de la Nation, éclipsant un parti présidentiel non structuré voire inexistant. Cette Coalition gouvernementale substitue au jeu politique classique, l’instrumentalisation de la Police nationale et de la Justice ainsi que l’abus de majorité parlementaire allant jusqu’à l’interdiction du débat pluriel au sein de l’hémicycle.

Cette mauvaise foi patente de nos gouvernants doit amener la société civile à rompre avec l’équilibrisme, à désigner les tenants du pouvoir comme les fauteurs de troubles et à s’engager, aux côtés des forces vives de la Nation, dans la bataille pour la restauration de la Démocratie et de l’État de droit. À défaut, notre expérience démocratique court le risque d’être dénaturée, s’apparentant de plus en plus à des modèles autoritaires et ouvrant la voie à une instabilité politique permanente, telle qu’on peut l’observer dans certains pays africains, disposant d’importantes ressources minières.

NIOXOR TINE

Oui au Parrainage: Saluer la grandeur de la jeunesse sénégalaise !

Non il n’y aura plus de 23 Juin et oui le peuple senegalais a atteint une autre forme de maturité politique pour ne dire de vision des vraies réalités.

Ce jeudi 19 Avril nous aura appris que nul ne peut imposer aux gens à aller vers un combat personnalisé d’intérêts crypto-personnels.

En 2011, j’étais de ceux qui s’étaient invités aux portes de l’assemblée nationale mais pour une action contre le monopole du pouvoir et non pour une simple envie de vandaliser des biens publics.

Un projet de loi qui a suscité moules tractations et oui et on a assisté à une campagne de désinformation mais d’une grandeur nature ainsi, rendant flou certaines intentions.

Il faut faire de la politique quand on est dans l’opposition mais quand il s’agit de cette classe politique, alors non je m’indigne et me demande même après un tel fiasco, comment peut-on encore les qualifier d’une opposition significative.




Mais il faut vite passer outre et donner aux futurs générations les garanties d’avoir de bonnes institutions afin de continuer à gouverner dans la transparence et la légalité juridique aussi.

Je l’avais dit qu’il y’avais point débat sur ce parrainage mais force est de reconnaitre qu’on a en face de nous une nouvelle opposition virtuelle car active sur les réseaux sociaux mais aphones et inertes dans le champ politique.

Remercier la jeunesse qui a enfin compris que le combat se passe dans les urnes, qu’être citoyen senegalais est un prestige et qu’avoir comme Président de la République, Macky Sall, est encore plus un sacerdoce à porter.

Féliciter les députés et encourager les dépités du peuples, quand on parle trop alors on se heurte à sa propre cupidité.

Le Sénégal a tout à y gagner dans ce parrainage car ne pas pouvoir réunir 52 milles signatures au minimum et espérer être un locataire du palais me paraît insensé voir utopique.

Il fallait le faire car en face on a des gens imprégnés de mauvaise foi, il fallait faire taire cette portion de l’opposition qui n’arrive même plus à mobiliser autour d’elle.

Alors oui ceci reste un cas isolé mais nous ne devons pas baisser les bras au contraire il faut aller chercher ces citoyens déçus et qui doutent des réalisations du PSE, la politique est une éternel remise en question et nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers.

Merci pour cette belle journée et on espère que le peuple en grandira et apportera sa pierre à l’édifice dans ce qu’on est en train de bâtir pour le Sénégal dans les années à venir.

Adama Diaw (Diaw Fara)

Coordonnateur de la BAREM 2019

Mail. diawfara85@gmail.com 

Contribution: L’opposition sénégalaise désinforme et manipule les populations

Elle doit se battre pour son existence bien que ceci ne l’est touchera pas tous, ils voudraient menacer l’ordre publique, jouaient les malmenés, se cachaient derrière le peuple afin de montrer en Macky Sall un dictateur, un méchant, de faire penser aux autres que la Constitution ne doit pas être touchée.
Ceux qui est totalement fausse, la constitution déjà n’est pas la bonne, elle est pas conforme à nos culture à nos valeurs ni à notre statue de pays en construction et reconstruction, cette constitution que nous avons est celle d’une République finie pas d’une République en construction.
Elle est à nous, pour nous, nous devons et aurons à la toucher à chaque fois que nous nous sommes retrouvés dans l’obligation de la refaire.




Je crois que y’a plus important pour le peuple que de lutter contre le parrainage, malheureusement que les leaders de l’opposition n’en parlent pas mais d’autres combats sont là et qu’ils pourraient mener ou en parler.
Ils n’en parlent pas parce qu’ils rêvent de pouvoir compter sur ces erreurs ou programmes parmi leurs futurs privilèges quand ils seront président, la Constitution ou le peuple ne les intéressent pas.
Le Parrainage n’est pas contre le droit des peuples mais contre celui de nombreux soit disants parti politiques qui n’existent que de nom pour le chantage et le partage du pouvoir (séddo, Nék Ministre, Dg, ACP, député…).
Voilà la vraie raison de leur existence qui est menacée par la vaillante proposition du Président qui est le Parrainage.




« Quand un Système menace mes intérêts ou mon existence, je dois faire face à ce Système ».
N’ayant pas l’argumentaire ni la force d’empêcher celui qui les menace, ils recherchent et rassemblent des mercenaires, des moutons soit disants Citoyens pour ce retrouver dans la rue, ce qui ne manquera sûrement pas de pertes.
Parce que si je dois veiller à l’ordre public, je devrais faire face à toutes choses qui pourrait la menaçait.
Le Président en est conscient, nos forces de sécurité en ont conscient.

Citoyens Lamdas Attendez votre Combat.
Votre vrai combat serait de lutter contre la représentativité des partis politiques à l’ Assemblée à savoir la majorité mécanique qu’utilisent nos dirigeants pour faire passer des lois qui n’ont rien à voir avec les intérêts des sénégalais, votre combat serait pour une vraie séparation des pouvoirs à savoir la suppression du Ministère de la justice , votre combat serait de lutter pour l’instauration d’une vraie constitution sénégalaise et qui serait au dessus de tous les sénégalais sans exception.

Ne vous laissez pas Manipuler svp!
C’est leur combat, qu’ils l’a mènent.

Elhadji Salif Thiam Jeune Responsable Républicain de Bambey

Contrats Etat-Total: l’inquiétante nullité de l’opposition sénégalaise

YERIMPOST.COM Après des pressions intenses, auxquelles Yerimpost s’honore d’avoir contribué, l’Etat du Sénégal a fini par céder et par publier les contrats le liant à Total dans le cadre des gisements pétroliers et gaziers de Rufisque Offshore profond et de l’Ultra Deep Offshore.

Ces documents sont une mine d’informations, une illustration concrète de l’hérésie de la « gouvernance sobre et vertueuse » prônée par Macky Sall. Ils sont donc une aubaine au profit de ses adversaires politiques pour interpeller le locataire du Palais à partir de faits concrets.

Contre toute attente, l’opposition est muette sur les contrats publiés, accaparée qu’elle est par des polémiques politiciennes sans aucune prise directe sur la réalité. A l’exception notoire d’Ousmane Sonko, qui a évoqué la question sur sa page Facebook et promis d’y revenir par une conférence de presse, les leaders de l’opposition ont fait montre d’une nullité inquiétante face à une problématique aussi stratégique.

Dans les pays à démocratie raffinée, la publication de documents de ce type aurait poussé les opposants à commettre une batterie d’avocats spécialisés et de juristes-conseil pour les disséquer, en distinguer le bon du mauvais, proposer des pistes de modification en cas d’alternance au pouvoir…

C’est peut-être trop demander aux adversaires de Macky Sall qui mettent la politique politicienne au-dessus des questions stratégiques. Gageons qu’ils vont se raviser pour examiner les contrats et soulever les importantes questions qui en découlent. La nullité n’est pas une fatalité.

Cheikh Yérim Seck




L’Ecole sénégalaise serait-elle un tonneau des Danaïdes, les enseignants et l’Etat, dans une guerre picrocholine

Au lieu et place de trouver une solution définitive à ce problème, nous constatons malheureusement que cela défraye la chronique.

C’est un devoir pour nous, dirigeants ou prétendants, de faire notre école la corne d’abondance, une source de richesses inépuisables. Mais comment cela peut-il être possible, si notre système éducatif, depuis des décennies, semble avaler des poires d’angoisse ?

Chers gouvernants (Ministres, Directeur Généraux, Députés etc.), sauvons nos enfants, si nous vous citons c’est parce que nous croyons que vous avez les possibilités et les pouvoirs nécessaires pour mettre le pied à l’étier. Une forte belle manière de marqué l’histoire de votre pays à jamais, si une fois vous vous décidez de réduire vos largesses du pouvoir à l’égard des enseignants. Vous rendrez service à votre Président de la République mais aussi à toute la nation sénégalaise. Mieux, vous aiderez SEM Macky Sall à être une éminence grise.

Nos chers dirigeants ne laissaient pas cette crise scolaire faire la tache d’huile sur le travail du chef de l’Etat à plus forte raison que cela soit une hirondelle qui fait le printemps, en d’autres mots, un cas isolé qui va devenir une conclusion néfaste générale sur le régime actuel, si par malchance cette crise s’achemine tout schuss sur une année blanche.




De grâce, ne donner pas trop de chance à ce prétentieux M. Idrissa Seck qui pense avoir une solution à cette crise, d’autant plus que nous savons que ce Monsieur pense qu’il est né pour être Président de la République alors qu’il n’est rien d’autre qu’un homme de paille. Tout ce qu’il fait c’est un coup de pied en vache car sa proposition n’a rien de caractère social mais une manière de réorienter les projecteurs sur sa petite personne. Et jusqu’à la preuve du contraire cette solution qu’il prétend détenir, n’est que la poudre de perlimpinpin c’est-à-dire une solution présentée comme miraculeuse, mais en vrai dire qui ne sert à rien

Le peuple sait que le Président fait tout pour que cette crise cesse d’où l’importance de cette décision d’augmenter les indemnités de logements de 60.000frs à 85.000frs soit une hausse de 25.000frs.

Nonobstant ses efforts, certains des enseignants pensent que c’est une allocation de bourse sociale, d’ailleurs nous ne le demandons pas, sont-ils meilleurs que ces personnes qui perçoivent cette somme allouée aux personnes les plus diminuent ?

Sur ce cas je crois voire des enseignants prétentieux, ne pensant qu’à leur être, qui ont complètement oublié leur mission première qui est d’éduquer les bonnes valeurs et l’esprit d’égalité. Pour aller plus loin nous nous demandons aussi si nos maîtres dans le temps avaient décidé d’avoir les mêmes attitudes qu’eux maintenant, seriez-vous devenu des enseignants aujourd’hui, non, nous ne le croyons pas ?

Et pourtant on nous a appris à savoir mourir individuellement et renaître collectivement, ce sens élevé de responsabilité, le sens du sacrifice pour la nation à l’image de nos valeureux soldats qui nous protègent au péril de leur vie. L’enseignement est noble et doit être aimé par la personne qui l’exerce mais hélas.

L’opposition en toute complicité avec certains leaders des syndicats d’enseignants font tout pour sonner le tocsin, alerter, ameuter, exciter l’opinion, le peuple pour le mettre en mal avec le chef de l’Etat.

Chers gouvernants ne donnent pas à cette opposition l’opportunité de cracher dans la soupe des sénégalais qui est le PSE, et ce plan vise dans son programme résorption des abris provisoire, une solution pour effacer entièrement la carte des abris provisoires sur l’étendue du territoire national d’ici 2021. En tout état de cause cette opposition ne sait que pousser que des cris d’orfraies comme le cas de Ousmane Sonko pour ne pas le citer.

Chers gouvernants, certes il faut le reconnaitre aussi que les enseignants et les élèves qui sont nos sœurs et frères ont attendu sous l’orme. par conséquent il faut reclasser les méritants en bonne et due forme mais aussi rétablir l’équité parmi les fonctionnaires. Et que ce genre de déséquilibre n’existe plus de notre cher pays que nous aimons tant. Il faut le faire parce que l’intérêt du pays prime sur nous et pensons à l’avenir de cette jeunesse.

Monsieur ABDOULAYE SOW, Coordonnateur Convergence des jeunesses Républicaine COJER de la commune de Ndiareme Limamou Laye (Guédiawaye)

 

Ce communiqué de l’AIMF sur Khalifa Sall qui nargue Macky Sall et la justice sénégalaise

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué…

 

Suite au verdict du 30 mars dernier, les membres du Bureau de l’AIMF (listés ci-dessous) réitèrent au Secrétaire Général de l’Association Khalifa Ababacar Sall leur soutien le plus total, leur haute considération et leur reconnaissance pour ses inestimables contributions à la promotion de la bonne gouvernance, de la décentralisation et du développement local au Sénégal, en Afrique et surtout dans le monde francophone.

L’AIMF regrette la condamnation à 5 ans de prison prononcée à l’encontre de M. le Député-Maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, Secrétaire général de l’Association.

Elle prend acte du jugement rendu par la chambre correctionnelle spéciale du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Dakar le 30 mars dernier ayant décidé la relaxe pour les délits d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, et note qu’aucun preuve d’enrichissement personnel n’a été retenue ni la commission d’un acte de gestion administrative et financière dans un but d’intérêt personnel.




L’AIMF lui réitère son soutien le plus total, sa haute considération et sa reconnaissance pour ses inestimables contributions à la promotion de la bonne gouvernance, de la décentralisation et du développement local au Sénégal, en Afrique et surtout dans le monde francophone.

Elle souhaite qu’il puisse bénéficier de toutes les garanties prévues par les lois, règlements et textes internationaux dans l’exercice de son droit de recours contre cette décision.

Paris
Abidjan
Kinshasa
Liège
Libreville
Bamako 
Bangangté
Bordeaux
Beyrouth
Casablanca
Genève
Lausanne
Luxembourg
Montréal
Nantes
Nouakchott
Ouagadougou
Phnom Penh
Port-Louis
Tunis
Yaoundé
Ziguinchor

Contribution: La démocratie sénégalaise, otage de l’ambition de Macky Sall

 

« Pour conjurer la prophétie annonçant son successeur au trône, le Pharaon ordonna de tuer tous les nouveaux nés, et futurs prétendants de sexe masculin. En vain. »

Un célèbre adage dit qu’on n’échappe pas à son destin. Depuis sa tour de contrôle du palais présidentiel, Macky Sall se substitue au Maître des poursuites (Procureur), emprisonne des opposants, élimine des prétendants à la magistrature suprême, (via une justice qui agit par procuration), réprime férocement les marches et manifestations légales organisées par des mouvements politiques ou citoyens, prive des millions de sénégalais du droit de vote (rétention des cartes d’électeurs) sous le regard médusé d’une Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) impuissante qui a perdu toute crédibilité, instaure la dictature de la pensée unique (seule l’APR est détentrice d’une vérité officielle qui a droit de cité au Sénégal), vassalise des pans entiers de l’administration, tente de modifier unilatéralement les règles du jeu du scrutin présidentiel de 2019 (parrainage citoyen), opère une mainmise totale sur le processus électoral, crée un climat de terreur dans le pays (menaces et intimidations à l’encontre de tous ceux qui émettent une note discordante) et pose tous les actes anti démocratiques censés, en principe, empêcher qu’un prétendant à la magistrature suprême lui succède au pouvoir.




Agissant comme un potentat à la tête d’un royaume, Macky Sall se comporte comme le maître du ciel et de la terre, convaincu de disposer d’un pouvoir de vie et de mort sur ses « sujets sénégalais ». Depuis son accession à la magistrature suprême, il se livre à un tripatouillage inédit de la Constitution, créant une situation d’insécurité juridique jamais connue par le Sénégal, depuis son indépendance. Faisant fi des multiples alertes émanant de Professeurs émérites, d’éminents Constitutionnalistes, de Professionnels du Droit, ou de membres de la société civile, Macky Sall fait montre d’une incroyable surdité, préoccupé par l’unique obsession de conserver le pouvoir. De la jeune artiste Amy Colé Dieng à la Journaliste Ouléye Mané, en passant par l’arrestation d’une élève de BFEM de 15 ans accusée du ridicule Chef d’inculpation « d’atteinte à la sûreté de l’Etat », Macky Sall porte atteinte aux libertés individuelles et collectives, multiplie les dérives avec la complicité de certaines élites terrées dans un mutisme assourdissant, et engage le Sénégal, dans une voie sans issue, synonyme de périls. A croire que le syndrome d’HUBRIS (maladie du pouvoir) qui affecte certains gouvernants, n’est pas loin.

Alors que l’instabilité guette le Sahel en raison de la menace djihadiste ; de sombres nuages s’amoncellent sur le devenir d’une démocratie sénégalaise fragile (en dépit de 2 alternances), devenue aujourd’hui l’otage d’un seul homme et de son ambition démesurée. Il faut savoir raison garder : l’histoire du Sénégal ne débute pas avec Macky et ne se termine pas avec son règne. Macky Sall n’est ni Dieu, ni son prophète, mais titulaire d’un mandat présidentiel à durée déterminée qui lui a été conféré démocratiquement et souverainement par le peuple sénégalais. Le projet de révision de la Constitution « le parrainage citoyen comme mode préalable (entre autres) de filtre des candidatures aux présidentielles de 2019 » constitue l’énième dérive. De « TROP ». Dans une démocratie, la compétition doit être libre, transparente et loyale pour permettre aux citoyens de porter en toute liberté leur choix sur leurs gouvernants. Le choix du Président de la République du Sénégal est du ressort exclusif du peuple sénégalais. Macky Sall a hérité d’un système qui a largement fait ses preuves en 2000 et en 2012. Il ne lui appartient nullement de modifier unilatéralement les règles du jeu électoral à quelques encablures de la présidentielle. Une fuite en avant du camp présidentiel, qui traduit sans doute la crainte d’une déroute.




Que ce soit clair : aucune ambition présidentielle aussi légitime soit-elle ne justifie que l’on fasse basculer le Sénégal vers le « chaos ». C’est pourquoi, tous les citoyens sénégalais, toutes les forces vives de la Nation sont interpellés par la situation extrêmement grave que traverse le pays. Le silence coupable ne doit plus être de mise. Il convient de raisonner Macky Sall pendant qu’il est encore temps. Le journal Sud Quotidien, aux abonnés absents, depuis l’élection de Macky Sall doit retrouver son lustre d’antan et jouer son rôle de sentinelle. TFM suspectée de collusion avec le régime doit revoir sa ligne éditoriale (à sens unique), faire preuve d’impartialité et informer juste et vrai. Alors que l’émergence est à quai, que les hôpitaux sont dans un état de dénuement et de délabrement avancé, que le système éducatif est traversé par une crise profonde, que le chômage des jeunes atteint des proportions inquiétantes, que la pénurie d’eau affecte de nombreux quartiers de  Dakar, que la mal gouvernance et le mauvais usage des deniers publics sont la marque du régime, certains médias complaisants devenus de simples succursales du « palais », continuent de relayer sans discernement, les communiqués faisant état d’un bilan « élogieux d’un PSE imaginaire, sans aucun impact dans la vie quotidienne des sénégalais ». Sans doute que ces médias seront mis à contribution lors de la campagne présidentielle.

A l’échelle internationale, il faut se féliciter que la Mairie de Paris (vœu du Conseil de Paris relatif à la création d’un Observatoire international des maires en danger) et l’Association des Maires Francophones aient clairement réitéré leur attachement à l’Etat de Droit, réaffirmé le principe d’un procès juste et équitable pour Khalifa Sall, rappelé la présomption d’innocence et exprimé leur solidarité à l’endroit du Maire de Dakar (présumé innocent jusqu’à preuve du contraire). Ce qui prouve que la communauté internationale n’est pas indifférente à ce qui se passe actuellement au Sénégal.

De manière globale, l’Union africaine (qui agit plus comme un syndicat de défense des intérêts des chefs d’Etats africains), la France (un pays qui a tissé des liens séculaires avec le Sénégal), l’Union Européenne, et les Etats-Unis doivent également jouer leur partition, en s’assurant que le scrutin présidentiel de 2019 se déroule de manière libre, démocratique et transparente, et reflète clairement la volonté du peuple sénégalais, issue des urnes. Il est primordial que les présidentielles de 2019 se déroulent sous la supervision d’observateurs nationaux et internationaux, de façon à garantir la sincérité du scrutin, et parer à toute velléité de fraude.

La forte publicité médiatique liée au recrutement de 1000 militaires, ou l’annonce de la mise en place d’un système de vidéo surveillance dans la capitale (Dakar et sa périphérie) ne peuvent compenser l’impopularité d’un régime, à bout de souffle. Gouverner, ce n’est pas « montrer ses biceps au peuple ». Tout le monde se souvient de l’ultime baroud d’honneur de l’ex Président Egyptien, Hosni Moubarak, qui, dans une impressionnante démonstration de force a fait survoler des avions de chasse dans la capitale (Caire) pour intimider la foule de manifestants. En vain.

A la veille des présidentielles de 2012, le candidat Macky Sall appelait publiquement à la désobéissance civile et à la « révolte » pour faire face au régime de WADE. Aujourd’hui, l’homme politique Barthélémy DIAS est arrêté et jugé par le régime de Macky Sall, entre autres pour « provocation directe à un attroupement non armé ». Comme un boomerang, l’histoire vient rappeler brutalement au Président Macky Sall, ses propos d’hier. Il ne faut point en douter : en matière d’exercice du pouvoir, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.




Malgré des turbulences, le Sénégal entend demeurer un pays où les citoyens jouissent de la plénitude de leurs droits et choisissent librement leurs gouvernants.

Disons-le sans détour : la démocratie sénégalaise ne saurait être otage de l’ambition d’un Homme (Macky Sall), et de son clan.

 

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Grâce présidentielle: le président Macky Sall élargit…

Cette décision de Macky Sall qui ne va pas plaire à l’opposition

YERIMPOST.COM 673, c’est le nombre de prisonniers que le chef de l’Etat a graciés à la veille de la fête de l’indépendance. Cependant, les auteurs de vol de bétail et les coupeurs de bois n’ont pu bénéficier de cette mesure.




La Compagnie sucrière sénégalaise menacée de ruine !

YERIMPOST.COM Si l’on n’y prend pas garde, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) va fermer ses portes. Des centaines de pères de famille iront au chômage. En effet, depuis 7 mois, nous renseigne Le Quotidien, la compagnie sucrière ne parvient plus à écouler ses stocks et accumule à ce jour plus de 80 000 tonnes d’invendus qu’elle peine à stocker. Or, des concurrents ont fait entrer un bateau avec une cargaison illégale de plus de 12 000 tonnes qui va encore inonder le marché et étouffer la compagnie. D’ailleurs, les travailleurs de la CSS ont décidé de passer à la vitesse supérieure.




Contribution: La Politique Sénégalaise: un No Ethic Land !

À la lecture des scénarii du landerneau politique sénégalais, l’on serait tenté d’affirmer sans risque de nous tromper que l’éthique qui doit y être le lit de tout acte est en effritement total. Le cheval s’amourache avec la truie, engendrant un produit hybride ni cheval ni truie. Le diable d’hier peut opportunément devenir l’ange et le bel allié d’aujourd’hui.
Sur ce terrain, les cartels s’organisent et s’unissent autour des prairies verdoyantes et vont toujours dans le sens du vent. Les discours des politiciens changent au grès des événements et avènements juteux et profitables.
Un véritable chienlit où la vérité se trouve inféodée par le mensonge maquillé, et l’intérêt commun, une province vassalisée par le nombrilisme.




Théâtre d’apostasie, de combines et de reniement, l’échiquier politique sénégalais porte un coup dur à l’économie en apnée depuis belle lurette.
L’idéologie politique, jadis un creuset de discipline et de production d’idées structurantes est aujourd’hui substituée à cette itération du mal-être politico-socio-économique : la politique comme tremplin vers « sa »réussite sociale. À l’image de l’hyène qui, pour profiter du grand festin dans la cour des bovins se drape la peau de cette espèce pour s’y confondre, le politicien telle une sangsue suce la moelle du bas-peuple dans le but d’assouvir les désidératas de son Moi insatiable et démesuré.
Au sortir des élections de 2012, le nouveau régime où ne foisonnent que des néophytes en pratique d’Etat et de revanchards, avait jeté l’anathème sur l’équipe sortante. Selon leurs dires des milliers de milliards de nos francs ont été déclarés flanqués dans les oasis fiscales. Le toupet est allé à son paroxysme quand l’opération de chasse aux sorcières est enrôlée de ce légitime zeste de « Demande Sociale ».
Une demande sociale qui prend le contre-sens ces derniers temps. L’horizon étant très lointain, le raccourci est épousé afin de présenter un plat (réchauffé) au peuple, le dindon de la farce.
Les simulacres de procès et actions judiciaires ont accouché d’une fourmi. L’adversaire se révèle trop important qu’on le caresse dans le sens du poil. Les câblages nocturnes et autres débauchage d’anciens antagonistes coriaces se font noter au quotidien.
Les signes avant-coureurs sont généralement émis par des seconds couteaux qui traduisent l’appel du pied du président de République transformant des cérémonies de présentation des condoléances en meeting politique.
À celui qui avançait que la politique est une femme qui enfante sans en être enceinte au préalable, les faits nouveaux apportent un cinglant démenti : ici la politique est cette femme enceinte qui, par la magie des IRM, connaît d’abord le sexe de son enfant et la date de sa naissance.
La politique de chez nous s’accommode de la triptyque : corruption, mensonge et dilapidation des ressources publiques.




L’imaginaire sénégalais est modelé à ne générer que de choix non productifs. Il boite dans sa capacité à gérer savamment cet attribut. Les bons choix se font ainsi opérer inopinément.
Le peuple dans sa majorité écrasante se trouve tristement responsable de son sort. En atteste cette assertion de Montesquieu : <<le peuple est admirable à choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité…mais saura-t-il conduire une affaire ?>> Là réside l’épineuse question du choix de son destin.
Seule la politique peut nous asseoir sur les rampes du développement, mais pas cette politique de l’individualisme et de l’immobilisme conservateur. Ainsi il urge de reconsidérer le contrat socio-politique qui régit les rapports entre gouvernants et gouvernés !
Vive la politique des valeurs !
Vive le renouvellement de la classe politique !
Vive le Sénégal !
Amdy Moustapha Niang

Contribution: Le maillon faible de l’économie sénégalaise… (Par Siré SY)

Le maillon faible de l’économie sénégalaise n’est pas son Secteur privé. Car, sur un budget national d’environ 3 mille milliards de FCFA, le secteur privé apporte les 2 mille milliards. C’est donc pour dire.

A côté des Grandes entreprises, des PME et PMI, ce que nous nommons Secteur informel, est en réalité le Secteur de l’Artisanat qui constitue le tissu le plus dense de notre économie national, en même temps aussi, son potentiel, sa promesse et son problème. Soit dit en passant et à l’attention des Dirigeants et Décideurs, ce n’est pas au Secteur de l’Artisanat avec ses foultitudes de métiers, à s’adapter, mais aux Dirigeants et Décideurs de s’adapter au Secteur de l’Artisanat, en comprenant d’abord ses pulsions (son organisation et son fonctionnement) pour les traduire en offre de biens, de produits et de services.

Le maillon faible de l’économie sénégalaise, c’est son patronat et l’éclatement des structures patronales qui ne donnent pas une meilleure lisibilité aux pouvoirs publics en termes de prises de décisions. L’émiettement du patronat sénégalais étouffe le secteur privé national dans son ensemble. Et c’est parce que le patronat sénégalais est éclaté en 3 voire 4 structures faitières que l’Etat et le Gouvernement sénégalais, ont encore beaucoup de difficultés à accompagner notre secteur privé national comme il se doit, afin que ce dernier prenne plus de volume et d’épaisseur dans la commande publique et dans l’économie nationale.




Sans compter, pour les identités les plus remarquables des structures patronales, il y a manifestement un double jeu et des conflits d’intérêt manifestes. Ainsi, ses identités les plus remarquables, siègent souvent dans les Conseils d’administration de multinationales et de transnationales-donc des capitaux et intérêts étrangers – tout en défendant les intérêts et capitaux nationaux, en compétition avec les précédemment cités. Tout un exercice.

Et comble du paradoxe des structures patronales sénégalaises, ceux qui créent le plus d’emplois, de richesses et de la valeur ajoutée dans notre économie nationale, ne sont dans aucune de ces structures patronales. Suivez mon regard….

Le secteur privé sénégalais bute sur trois contraintes majeures : les conditions d’accès au crédit ainsi que son coût car aujourd’hui plus que jamais ce n’est pas l’argent qui manque ; la technologie et l’accès à la propriété foncière.

Et c’est là où un patronat fort, une seule structure patronale orientée Développement, pèsera sur la balance dans les choix des politiques publiques majeures et apportera un début de solution à un reclassement intéressant de notre secteur privé, à côté des chambres consulaires. Dans ce contexte de l’économie globalisée, la mission de l’Etat n’est plus initiale mais seconde.

Entre Secteur privé et Secteur des privés/ Entre Hommes d’affaires et Affairistes

C’est ce que le Maroc a compris à travers la fusion de toutes ses structures patronales en une seule, la CGEM (Confédération générale des employeurs du Maroc). Ce que l’Algérie a compris en mettant en place un patronat unique, le FCE (Forum des Chefs d’Entreprises). Ce que la Cote d’Ivoire a compris en mettant en place la CGECI (la Confédération générale des Employeurs de Côte d’Ivoire). Au Maroc, en Algérie tout comme en Côte d’Ivoire, l’unité organique de leur patronat leur a permis de devenir pour leurs gouvernements respectifs, de véritables forces de propositions dans les choix économiques majeures et à haute profitabilité économique, à même de  permettre au patronat et au secteur privé national de manière globale, de tirer leurs épingle du jeu dans la compétition économique totale et mondiale.

Sans quoi, au lieu d’avoir enfin un Secteur privé national sénégalais qui pèse plus que les capitaux étrangers sur la balance, on risque d’avoir toujours, comme c’est le cas présentement, un Secteur des privés au Sénégal.

Sans quoi, au niveau du patronat, on continuera de ne pas avoir de véritables Hommes d’affaires au sens de Capitaines d’industries, mais davantage d’affairistes qui sont plus dans la captation de ressources et dans l’intermédiation des marchés publics.




Dans son livre ‘’le Capital’’ et à l’aube du Capitalisme, Karl Marx disait ‘’Aux prolétaires de tous les pays, unissez-vous’’. Nous étions dans un contexte de la lutte des classes. Dans ce contexte actuel de la lutte des places, en pleine mondialisation de l’économie, le loup est entré dans la bergerie et ce serait suicidaire de porter les habits de l’agneau. Il faut se mettre dans la peau du renard. Alors, ‘’Patronats (locaux) de tous les pays, unissez-vous’’.

 

 

 

 

Les maires du monde critiquent la justice sénégalaise et demandent la libération de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Dans ce communiqué…

Nous, dirigeant·e·s des gouvernements locaux et régionaux réunis au sein de l’Organisation mondiale, Cités et Gouvernements Locaux Unis, avons à cœur de rappeler la terrible situation dans laquelle se trouve le maire de Dakar, emprisonné depuis maintenant un an.

Conformément à la loi sénégalaise, M. Sall devrait être présumé innocent tant que les accusations dont il est l’objet devant la justice, avec ses coaccusés, ne sont pas avérées.

Malheureusement, il est toujours détenu. Nous croyons fermement que les représentants locaux et régionaux doivent être traités avec la dignité que leur confère leur mandat public de maire, président ou conseiller d’une assemblée territoriale.

Nous appelons à l’application d’une justice équitable et au respect de l’Etat de droit pour le maire, Khalifa Sall, et ses coaccusés.

Face à cette situation délicate, nous nous sentons le devoir d’apporter notre soutien et notre réconfort à notre collègue Khalifa Sall et à sa famille.

8 mars 2018

Au nom de la Présidence de CGLU

Mpho Parks Tau

Lettre ouverte à Monsieur Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football

Lettre ouverte à Monsieur Augustin Senghor, Président de la Fédération Sénégalaise de Football.

Monsieur le Président,

Nous allons nous  evertuer à balayer  d’un trait de plume ce que l’on considère aujourd’hui comme nuisible à la bonne marche du football Sénégalais.
Nous ne sommes pas des spécialistes du football et ne prétendons pas détenir la vérité.
Nous ne sommes pas des avocats de Diamil Faye et  ne prétendons pas parler au nom de tout Guediawaye.

Nous ne sommes à la solde de personne et  ne sommes en campagne pour aucun poste électif ou une quelconque bataille de positionnement.

Ceci dit, M. le Président, n’y allons pas par quatre chemins: la décision du Comité exécutif de la FSF cassant celle de la chambre de recours dans l’affaire Guediawaye fc est  purement et simplement inacceptable.
Monsieur, nous avons toujours placé quelques espoirs sur votre personne, mieux que vos prédécesseurs, pour réussir la professionnalisation de notre football. Vous avez dit avoir tranché pour la défense de l’intérêt supérieur du football sénégalais. Président, comment pensez vous agir pour l’intérêt de notre football en fragilisant des instances juridictionnelles qui sont chargées de gérer les éventuels conflits qui surgissent dans notre championnat?
Pour la défense des intérêt du football sénégalais,vous êtes prompt à fermer les yeux concernant une association illégale. Oui! Président, on dit bien illégale, car Guediawaye association est dans l’illégalité, son mandat est arrivé à terme depuis 2016. Cela ne nous étonne guère si on sait que  votre propre club l’US GORÉE n’a pas sacrifié au renouvellement de ses instances depuis 2012.

Parlons d’illégalité: la LSFP n’ est-elle pas dans cette posture? Oui Président,  vous-même avez reconnu apparemment qu’il y’ avait une convention entre la FSF et la LSFP mais qui n’a durée que deux ans. On en déduis que notre football professionnel est dans l’illégalité.

Défendre les intérêts supérieurs du football sénégalais, est-ce  cautionner la forfaiture?
– faire jouer GFC PRO qui a existé le 24 novembre alors la clôture des engagements était fixée au 31 octobre.
– avoir fermé les yeux sur le renouvellement du mandat de Guediawaye association, et en bon juriste vous savez bien qu’elle est régit par la loi 1901.

– fragiliser les instances juridictionnelles de la FSF, en invoquant leur incompétence sur des dossiers dont elles-mêmes, se jugent compétentes.

Et ce n’est pas nous qui le disons, mais la Charte Éthique du Football mondial  qui stipule que le sport est porteur de hautes valeurs morales qui en font un moyen d’éducation exceptionnel et un facteur irremplaçable d’épanouissement de la personne, d’intégration sociale et de promotion de l’homme. L’esprit sportif, c’est aussi le respect des valeurs humaines qui doivent prévaloir en tout état de cause sur les autres enjeux .

Vous avez l’obligation de faire vivre le football et non vivre de lui.

Aujourd’hui comment expliquer le fiasco dans notre championnat?
Comment expliquer la gestion des cas USO/MBOUR, Guediawaye fc, etc.?
Pour la défense des intérêts supérieurs du football, comment expliquer aux joueurs  qui ont joué depuis 6 ans dans un club, qui ont grandi avec le projet de Guediawaye fc et qui se sont donné avec bravoure  pour voir l’émergence de ce projet, un club for bien organisé avec une gestion transparente, qu’ils sont obligés d’aller voir ailleurs?

Comment voulez-vous convaincre des potentiels investisseurs de mettre leurs sous dans un football moribond? comment comptez-vous  les convaincre après qu’ils aient assisté au feuilleton Diamil Faye et qu’ils ne comprennent toujours pas  que l’on puisse  balayer tout le travail fourni par cet homme –  avec tout l’investissement qu’il a mis dans son projet en s’appuyant sur les valeurs éthiques du sport et plus particulièrement du football- pour des questions crypto personnelles  (selon vos humeurs et intérêts du moment).

Pour expliquer l’inexplicable, le COMEX a invoqué une auto-saisine dit-il pour défendre les intérêts supérieurs du football. Je n’en crois rien.

En lisant l’interview accordé par le juge Matar NDIAYE (chambre de recours), je comprend bien sa décision qui donne raison à Diamil Faye.
Comment avez vous pu accepter l’engagement de GFC PRO créé le 24 novembre 2017 alors que le circulaire de la fédération a fixé la date butoir des engagements pour la saison 2017-2018 au 31 octobre à 17 heure?
Dites nous quand et sur quelles bases le Conseil d’administration de la LSFP a pu valider le dossier de GFC PRO SARL  par rapport aux conformité du cahier des charges de la ligue Pro?

Nous ne sommes pas étonnés si nous savons qu’à l’heure actuelle aucune convention ne vous lie à la ligue.

En d’autres termes, ce sont bien vous  FSF et LSFP, les seules qu’il faut blâmer dans ces dossiers.

Vos décisions prises ne sont pas en conformité avec les règlements et font  fi des principes éthiques que le monde du football défend ou devrait défendre avant tout autre.

Nous sommes  d’autant plus étonnés car nous ne pensions pas, à ce moment là, que l’absurdité de nos dirigeants du football dans les  dossiers cités prendrait une telle dimension.
Aujourd’hui, nous  nous battons par principe. Car au-delà des aspects sportifs, si nous abdiquons le dossier du club se terminera malheureusement par une liquidation de tout le travail fourni. Nous refusons la disparition d’un club de ville fort et nous n’assisterons pas au licenciement de plusieurs dizaines de salariés (joueurs, techniciens, administrateurs, bagagistes, stadiers) et surtout à la mort d’une identité sportive pour toute la ville de Guediawaye.

Ceci n’est pas acceptable, et la vérité n’a jamais été aussi évidente: vous combattez Guediawaye Fc car c’est la personne de Diamil Faye qui vous dérange.

Aujourd’hui, nous aurons le courage en osant dire tout haut ce que tout le monde pense –  tout bas. La FSF et la LSFP sont mal gérées.

Il faut  nécessairement revoir nos modèles d’organisations, surtout l’organisation faîtière du football en acceptant de passer au toilettage des textes.

Or, une rapide évaluation de ce qui se passe dans notre championnat  nous amène à conclure que nos dirigeants n’ont pas les ressources intellectuelles et managériales  pour le développement de notre football.

Je vous remercie d’avance de l’attention que vous aurez, Monsieur le Président, bien voulu porter à ce cri du coeur.

Collectif des supporters de guediawaye fc.

Quel sort pour la présumée terroriste sénégalaise venue de Libye ?

YERIMPOST.COM Son identité est désormais révélée par le quotidien Libération. Aïda Sagna, c’est le nom de cette femme interpellée à son retour de la Libye et placée en garde-à-vue dans les locaux de la Division des investigations criminelles (Dic). Dans la journée d’hier, Aïda Sagna a fait face au Doyen des juges qui a décidé de son inculpation et son placement sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste, financement du terrorisme, recrutement de terroristes et participation à des attentats terroristes. A en croire le journal, la dame, née en 1971 à Tendouck, avait rallié les rangs de l’Etat islamique en Libye en compagnie de son époux décédé au front. De l’enquête de la Dic, il ressort que Aïda Sagna a participé directement ou indirectement à des attentats terroristes perpétrés en Libye. 

 

La Dic cuisine une Sénégalaise de retour de la Libye

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, le quotidien Libération nous apprend l’arrestation et le placement en garde-à-vue d’une Sénégalaise soupçonnée de jihadisme par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic). A en croire le journal, c’est à sa descente d’avion que la dame a été cueillie par les éléments de la Police de l’air et des frontières qui l’ont ensuite remise à leurs collègues du port. Les renseignements des policiers établissent que la présumée jihadiste revient de la Libye où elle vivait avec son mari, mort au combat. La dame est réputée proche de l’un des plus célèbres terroristes sénégalais de l’Etat islamique, Abou Hamza.




Contribution: Pour une refondation et une et une réorientation de l’école sénégalaise

  Le discours du président du Ghana Nana Akafu- Ado au récent sommet de Dakar de février 2018 sur le financement des écoles africaines est pertinent et juste. Pour un héritier de Kwamé  Nkrumah ou de Jerry Rawlings, le message ne peut en être autrement. « Nous ne pouvons pas dépendre des autres pour financer notre éducation », clame-t-il. En même temps, comme solution, il conseille à ses pairs : « une gouvernance saine » et une éradication de la corruption pour la mobilisation de fonds. Sommet de la supercherie pour les initiateurs! Qui trompe-t-on encore ? L’exemple du Sénégal est révélateur. Combien de programmes à gouffres de milliards notre pays a-t-il connus ? Nous pensons au Programme de Développement des Ressources Humaines 2 (PDRH2), au Programme Décennal de l’Education et de la Formation (PDEF)  et au Programme d’Amélioration de la Qualité de l’Equité et de la Transparence (PAQUET) qui prend fin en 2025. N’empêche, le malaise est là, très profond. Le peuple ne se reconnaît pas dans son Ecole. Le produit humain livré par l’institution scolaire et universitaire n’est pas satisfaisant. Que le financement soit endogène ou exogène, tel n’est pas le problème du Sénégal à mon avis. Le véritable et redoutable problème est la re-fondation et la ré-orientation de notre système éducatif. Nous devons procéder, sans délais, à la décolonisation de notre école si nous voulons être nous-mêmes et nous affirmer dignement sur l’échiquier international. Nous pouvons et devons y parvenir après presque soixante années d’indépendance. Les conclusions de la Commission Nationale de Réforme de l’Education et de la Formation(CNREF) issues des Etats Généraux de l’Education et de la Formation(EGEF) de 1981 ont déjà bien tracé la voie à suivre. Mais hélas, les dégâts sont là aujourd’hui,  bien visibles. Osons prendre le taureau par les cornes pour sauver le pays.  

Amadou Koné Inspecteur de l’Education Nationale à la retraite, St-Louis.

Contribution: Rendre à l’enseignant sa place dans la société sénégalaise

Il n’y a pas job plus avilissant qu’être enseignant au Sénégal.
Ceux dont la haute autorité  et la solennité de la stature devraient en toutes circonstances se manifester à travers le prestige rattaché à la fonction enseignante sont les premiers à lui manquer de respect, et à ne lui accorder aucunement la considération qui sied.
Si bien que les institutions de ce pays sont toutes chahutées par certains citoyens qui apprennent la défiance insolente qui caractérise leurs rapports avec l’autorité dès leurs premiers pas à l’école.
L’enseignant est méprisé par la société. Voilà un homme relégué au dernier rang de la catégorie des masses laborieuses de ce pays et que l’on condamne à vivre comme un grand adolescent n’ayant d’autres besoins que ceux à peine supérieurs aux enfants qu’on lui a confiés.
Cette infantilisation pousse certaines hautes autorités à manifester à leur endroit une contrariété irrépressible dès qu’il s’agit d’évoquer leurs conditions de vie et de travail, comme si elles trouvaient qu’on a trop fait pour eux. Et que leur insistance est de mauvais aloi.
D’où la nervosité méprisante de la majorité d’entre elles qui trouvent impertinentes leurs revendications sans cesse rabâchées, et plus en colère contre eux justement du fait de cette insistance, plutôt que par rapport à la légitimité de leur lutte.
Le manque de considération qu’on accorde aux enseignants et le peu d’interêt des populations qui ne les soutiennent pas sont pourtant fortement préjudiciables au pays tout entier.
Notre Ministère de tutelle s’appelle Ministère de l’Éducation.
Les enseignants sont chargés de cette lourde tâche.
Simplement l’école n’est pas coupée de notre société. Elle en est le reflet. Et la partie intégrante.
Nos enfants vivent à côté de leurs enseignants entièrement dépouillés du prestige de leurs fonctions et vivotant dans des conditions pitoyables.
Ils ne sont pas considérés comme des modèles par les élèves. Ni comme des exemples de réussite.
Dès lors leur autorité  est remise en cause déjà bien avant l’école.
Et c’est à travers leurs rapports avec leurs enseignants que désormais les enfants commencent leur apprentissage de l’insolence, de profanation de l’autorité et  de défiance envers toute figure incarnant un pouvoir quelconque.
En ravalant ainsi l’enseignant au rang de paria social, l’autorité  déchire son propre voile de protection et se rend un bien mauvais service, car l’Éducation est un droit pour tout citoyen que le Président de la République doit lui assurer. L’enseignant commis à cette fonction par ses soins remplit accomplit ce devoir.
L’enseignant est donc, de fait, le représentant du Président de la République dans sa classe, au sein de son école.
Les citoyens sénéglais et le premier d’entre eux le savent-ils seulement ?
Réhabilitons l’enseignant. Donnons-lui ce qu’il mérite.
Sans éducation pas d’avenir.
« Education is the key » chantait Lucky Dube.
Sans Éducation en effet, pas de savoir, pas de savoir-faire et donc pas de savoir-être !
 

 

Cissé Kane NDAO Président A.DÉ.R Diplômé de Sciences PO E MBA Management public territorial Master 2 professionnel Gestion de projet GAR et Pilotage du changement

Lutte contre les violences conjugales: Une Française d’origine sénégalaise lance une application solidaire

L’artiste slameuse Diariata N’diaye vient de lancer une « application solidaire » dédiée aux femmes victimes de violences conjugales, par l’entreprise de laquelle ces dernières peuvent envoyer des messages d’alerte pour qu’on leur vienne au secours. Dénommée « App-Elles », la nouvelle application est un moyen permettant aux victimes de « parler librement, d’avertir et de s’informer », explique le magazine « Into The Chic » de Jeune Afrique. « Grâce à l’application « App-Elles », dès qu’une femme se sent en danger, elle peut envoyer un message d’alerte à trois contacts en appuyant sur un simple bouton », précise cette publication. « Les personnes alertées recevront les coordonnée GPS de la victime afin d’appeler les secours ou lui venir directement en aide. Une autre option permet d’être en contact avec des associations pour témoigner et s’exprimer. Enfin, le bouton « informer » donne accès aux différentes procédures possibles », ajoute-t-elle. Diariata N’Diaye, par ailleurs entrepreneuse, est la créatrice d’une association dénommée « Résonantes », dans le cadre de son travail militant de lutte contre les violences faites aux femmes. « Désireuse d’aller plus loin dans son engagement », elle lance alors cette application solidaire « App-Elles ».

Source: APS

Contribution: Sauver l’école publique (Abdou Fall) 

On est encore manifestement reparti pour une année scolaire et universitaire agitée. Les syndicats du moyen -secondaire et du supérieur reviennent à la charge pour exiger du gouvernement le respect des « accords conclus » avec comme option proclamée la radicalisation dans les luttes, et comme arme, le recours à la grève.

Personne ne s’y trompe. La logique est simple. 2018 est année pré-électorale. C’est le moment ou jamais de contraindre les pouvoirs publics à céder sur des revendications considérées comme majeures dans le secteur .

Le gouvernement, pour sa part, met en avant les efforts colossaux d’investissements réalisés dans l’enseignement et la formation, dans les carrières et dans la valorisation matérielle et financière de la fonction enseignante .

À dire vrai, personne ne peut contester les acquis de l’école Sénégalaise ces vingt dernières années. Et pourtant le secteur est toujours sous tension et déjà en ébullition avec des risques d’hypothèque sur l’année scolaire et universitaire si des issues ne sont rapidement trouvées pour substituer des démarches positives et sereines de co-responsabilité aux logiques conflictuelles qui, même payantes dans le court terme, présentent l’inconvénient majeur et non gratifiant de conforter dans l’opinion l’idée d’un corps social qui construit son confort sur l’autel de la réussite scolaire et universitaire des enfants et de la jeunesse.

Cette perception qui s’incruste de plus en plus dans la conscience populaire est d’autant plus déplorable que ni cette même opinion, ni l’état ne met en question la légitimité et le bien – fondé des revendications soulevées par les enseignants. Car au fond , ce qui est en jeu dans cette épreuve de force, ce n’est ni la justesse des problèmes soulevés, ni la volonté de leur trouver les solutions attendues ; c’est plutôt sur les échéances de prise en charge que buttent les parties .

La question fondamentale qui se pose à partir de là est de savoir si dans un monde aujourd’hui gouverné par le savoir où les chances de progrès des nations sont fondamentalement fonction des capacités qu’elles se donnent de former des cadres et travailleurs qualifiés, est ce que ceux qui ont choisi d’assurer cette mission ont le droit, pour quelque raison que ce soit, de priver élèves et étudiants d’une seule heure de cours ?

Cette question est d’autant plus essentielle qu’au moment où l’enfant Japonais, né dans un pays post-industriel, est soumis à un rythme scolaire de 1300 heures de cours par an entièrement dispensés dans sa langue maternelle, l’enfant Sénégalais ne bénéficie que de 900 heures de cours, et dans une langue étrangère dont l’apprentissage absorbe la moitié du temps de travail qu’il consacre à l’école élémentaire.

Si pour une raison ou une autre, ce quantum horaire dérisoire, avatar de notre passé de pays colonisé, venait encore à être réduite , en mesure-t-on toutes les conséquences en termes de réussite individuelle, de contribution au bien-être des familles, des communautés et de la société dans son ensemble ?

Chaque heure de cours perdue doit se mesurer en terme d’hypothèque sur la réussite scolaire, sociale et professionnelle du futur citoyen, bâtisseur de nation dont l’enseignant porte la responsabilité de contribuer à l’éducation et d’assurer la formation.

Cette mission mérite bien tous les sacrifices pour une société qui appréhende les enjeux du monde d’aujourd’hui, essentiellement fondé sur l’économie du savoir.

Sous ce rapport, la question du futur de notre nation est indissociable de la question du devenir de notre école, l’école publique en particulier pour la mission essentielle de démocratie sociale qu’elle a historiquement jouée dans notre pays ; et dont la valeur intrinsèque  se mesure dans sa capacité à fournir à notre société les moyens culturels, techniques et technologiques de son progrès et de son émancipation.

C’est pourquoi la communauté éducative est de nos jours interpellée dans toutes ses composantes, état , enseignants , société civile pour trouver , à tout prix , les moyens de mettre un terme à cette dialectique infernale, dévastatrice et contre-productive de conflits sans fin dans un secteur aussi stratégique pour le développement de notre pays , en particulier l’école publique qui a offert à chacun de nous la chance d’un statut , chance que nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants et petits-enfants ,  à ceux en particulier  dont les parents n’ont pas les moyens d’une  alternative autre que la rue .

Pour nous qui avons été parmi les témoins privilégiés de l’évolution du système éducatif de notre pays, ces trente dernières années et des acteurs majeurs dans les luttes démocratiques et sociales pour l’accès universel à l’éducation et pour une fonction enseignante valorisée et digne de la mission qui est confiée par la société, personne n’est mieux placé que nous pour avoir la juste mesure de la longueur du chemin parcouru et de l’étendue des résultats obtenus.

Il y’a lieu toutefois d’accepter qu’entre-temps,  notre pays, notre société et le monde dans lequel nous vivons ont connu de bien profondes mutations dans les rapports aux pouvoirs. Les relations entre gouvernants et gouvernés, administrateurs et administrés, dirigeants et citoyens se structurent à travers de nouveaux paradigmes alors que les modes, modalités, instruments et règles de gestion n’ont pas été mis à jour , voire réinventés.

La modeste expérience qui a été la mienne dans la gouvernance d’un secteur social stratégique comme la santé m’a appris qu’il est aujourd’hui un impératif d’engager une réflexion sérieuse sur le mode de gestion politico-administratif de ces départements sur-syndicalisés et à très forte intensité d’employés de haut niveau de qualification.

Cette observation est encore plus actuelle dans le système éducation -formation- recherche où les personnels représentent plus des trois-quarts des effectifs de la fonction publique et dont les charges liées aux traitements absorbent la moitié des recettes fiscales du pays .

Si malgré tout , l’état reconnaît la légitimité et la justesse des revendications soulevées , nous avons là une base tout à fait raisonnable pour négocier dans la sérénité et dans un esprit de co-responsabilité .

Ne nous voilons pas la face. La charge et la complexité des défis à relever au quotidien dans des départements comme l’éducation et la santé sont incompatibles avec une gestion appropriée de crises sociales récurrentes dans ces secteurs stratégiques et névralgiques telles qu’elles s’expriment en permanence sur le champ syndical .

Au delà du gouvernement, il doit être du ressort des forces politiques et sociales liées à la majorité, compagnons démocratiques des décideurs politiques, d’engager un débat de fond sur les réformes en cours et sur les nouveaux organes politico-administratifs de gestion des réformes du système  scolaire et universitair, des carrières et des instruments de dialogue social et de négociations entre les parties.

Cette réflexion doit permettre de repenser les outils de gouvernance des secteurs à fort potentiel de conflits et d’arbitrages , en renforçant les pouvoirs et les moyens des organes existants de prévention, de gestion et de règlement des crises , tout en envisageant la création de nouveaux instruments politico-administratifs de co-gestion des réformes.

Les expériences  connues dans nombre de pays révèlent l’existence de solutions pertinentes, durables et non budgétaires pour la gestion des problèmes liés aux carrières et aux conditions de travail et de vie des enseignants et de leurs familles à travers le monde .

La perspective de l’émergence du Sénégal avec le capital humain et la capture du dividende démographique comme leviers essentiels ne peut tolérer la persistance de crises permanentes tendant à installer l’école Sénégalaise dans un champ clos de querelles stériles ruineuses pour notre jeunesse et notre société .

La majorité se doit, aux côtés du gouvernement, de se saisir de ce débat pour en faire un sujet national qui requiert la contribution de tous car ce qui est en jeu transcende la majorité qui nous gouverne . C’est bien le devenir de notre nation qui est mis en équation.

Abdou FALL 

Médiateur pédagogique à la retraite 

Ancien Ministre

 

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