Blog de Cheikh Yerim Seck

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Sénégalais

Gambie: un prisonnier sénégalais s’évade

YERIMPOST.COM En Gambie, l’état de délabrement d’une prison a entraîné l’évasion des prisonniers. Parmi les fugitifs, il y a un Sénégalais. « Les prisonniers ont profité des intempéries en passant par le plafond. Parmi ces évadés, il y a un Sénégalais. Tous les autres sont des nationaux. Ils étaient tous en détention préventive et sont détenus pour la plupart pour des faits mineurs. Mais, il y a un cas de viol. Les détenus qui se sont évadés le samedi sont tous mineurs. Et, ceux qui se sont partis, le jeudi, des adultes », renseigne, sur les ondes de la Rfm, le chargé des relations publiques de l’Administration pénitentiaire, Mamadou Lamine Cissé.
Pour le fugitif sénégalais, les autorités gambiennes craignent qu’il ait rejoint le Sénégal.


Vente de sang sénégalais en Gambie: le Centre national de transfusion sanguine dément

YERIMPOST.COM Le Sénégal n’a jamais vendu du sang à la Gambie. C’est la précision faite par le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) suite à l’information publiée par le journal Les Echos et qui avait fini par être viral sur les réseaux sociaux. «Contrairement à une information parue dans un journal, le Cnts précise qu’il n’a jamais livré de poches de sang en Gambie. En réalité, la Gambie a demandé un appui en intrants (poches vides) à la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement pour résorber une rupture à son niveau. Ces procédures d’approvisionnement en intrants sont régulières et se déroulent entre centrales d’achats », ont écrit les responsables du Cnts dans un communiqué.


Un arbitre sénégalais suspendu par la Caf. La raison ?

YERIMPOST.COM La Confédération africaine de football (Caf) sort le bâton. L’instance dirigeante du foot africain vient de sanctionner 14 arbitres centraux et assistants. Ils sont soupçonnés de corruption. Parmi ces personnes contre qui les sanctions de la Caf sont tombées, figure un Sénégalais répondant au nom de Daouda Guèye. « Les concernés sont provisoirement suspendus de toute activité liée au football de la Caf, jusqu’à l’examen de leur cas par le Jury disciplinaire », a informé la Caf.



Corruption dans la justice: Et si Bamba Dièye était l’interprète des magistrats sénégalais ?

– Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal : « Il y a des entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice ».
– Cheikh Bamba Dièye, leader du Fsd / Bj : « Les juges sont au service de Macky Sall… »
Ne disent-ils pas la même chose en des termes différents, puisque la synonymie parfaite n’existe pas ?
Je ne comprends pas l’attitude de Téliko qui aurait saisi la justice alors que M. Dièye n’a fait que répercuter sa pensée. S’il y a « entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice », il faut se demander d’abord par quels moyens celles-ci s’exercent. Or en l’espèce, ainsi que le souligne l’opposant sénégalais, on peut présumer que la corruption soit érigée en mode opératoire.
L’usage du pluriel aurait posé problème. Allah lui-même utilise la première personne du pluriel quand il nous parle dans le Coran. Pour autant, seul un fou le croirait non singulier. Pour le reste, dites-nous si maintenant le Sénégal est un régime de « parti unique » et de « pensée unique » et on vous rétorquera que ce pays ne s’accommodera jamais de la dictature. Cette dictature peut ramper, elle peut marcher sur ses genoux, mais elle ne sera jamais debout ! A t-il constaté




Saliou badiane

Les passeports diplomatiques sénégalais indésirables dans l’espace Schengen

YERIMPOST.COM Un embargo des passeports diplomatiques sénégalais dans l’espace Schengen ! C’est ce qui a failli arriver au Sénégal par une mesure de l’Union européenne visant à imposer un visa à tous les détenteurs de passeports diplomatiques. Dans sa livraison du jour, le quotidien l’Observateur nous apprend que n’eût été l’Espagne, le Sénégal serait passé à la trappe. Notre allié premier, la France, a voté cette mesure nonobstant les liens étroits qu’elle entretient avec notre pays. L’objectif de cette mesure est, selon le journal, d’identifier les véritables ayants droits du précieux sésame. Pour l’heure, la décision est suspendue en attendant d’y voir plus clair.



Terrorisme présumé: un ressortissant malien qui intrigue les juges sénégalais

YERIMPOST.COM Ecroué courant 2017 pour terrorisme présumé, un ressortissant malien s’est emmuré dans le silence depuis son arrestation. Interpellé au croisement Capa, Mamadi Diané transportait avec lui un sac contenant du laiton broyé, du bronze et du cuivre, un arsenal susceptible de fabriquer des explosifs, selon les experts consultés par le quotidien Libération. Les enquêteurs qui se sont heurtés à ce mutisme ont toutefois noté que le sieur Diané échangeait en wolof avec ses compagnons de cellule. Son dossier a été transmis au Doyen des juges qui ne l’a toujours pas entendu. La ligne de défense adoptée par Mamadi Diané intrigue.



Libération du peuple sénégalais: la nouvelle mission d’Ansoumana Dione

Ansoumana DIONE est un homme de défi. Après son combat pour les malades mentaux, il s’engage dans une nouvelle mission de libération du peuple sénégalais. Et, contrairement à son premier combat de près d’une vingtaine d’années, durant lesquelles ses protégés, ne jouissant pas de toutes leurs facultés mentales, vivant jusqu’ici, abandonnés dans les rues, n’étaient même pas au courant de ses multiples actions en leur faveur, celle à laquelle il s’est lancé depuis le 14 janvier 2018, avec la création du mouvement politique, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, ne connaîtra pas les mêmes difficultés. En clair, il ne sera pas seul, cette fois-ci. Si l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), qu’il dirige depuis l’an 2000, n’a pas encore connu les résultats escomptés, c’est parce que tout simplement, les malades mentaux errants qu’il défend, ne pouvaient pas participer, malheureusement, dans son combat. Mais, pour la libération du peuple, il a déjà à ses côtés ce même peuple, totalement décidé à en découdre véritablement avec toute la classe politique sénégalaise, pouvoir et opposition, confondus, en 2019. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui participent présentement à son Opération « Ma caution, d’abord » pour laquelle il invite, au moins, trente (30) mille volontaires à verser une contribution de 1000 francs CFA, au minimum, pour le paiement de sa caution, fixée à trente (30) millions de fracs CFA. D’ailleurs, la cérémonie de lancement est prévue le samedi 14 juillet 2018 à partir de 09 heures, au Centre National de Formation et d’Action (CNFA) de Rufisque.




Rufisque, le 11 juillet 2018,
Ansoumana DIONE, Président de Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 2019

Le Comité sénégalais des droits humains « câblé » par les avocats de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM La décision de la Cour de justice de la Cedeao jugeant arbitraire la détention de Khalifa Sall continue d’alimenter le débat. Membre du pool d’avocats du maire de Dakar, Me Ndéye Fatou Touré a profité du séminaire régional de l’Association des femmes juristes du Sénégal, ce mercredi 4 juillet, pour dévoiler un pan de leur stratégie pour tirer leur client d’affaire. C’est ainsi que Me Touré a annoncé la saisine du Comité sénégalais des droits humains ayant obligation de remplir son mandat qui « consiste à amener l’Etat à rendre exécutoires les décisions rendues par les organismes régionaux et sous-régionaux… Le Sénégal a signé et ratifié le Protocole qui a créé la Cour. Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui, c’est que la Cour de justice de la Cedeao a considéré que les droits de Khalifa Sall ont été violés et que Khalifa Sall a fait l’objet d’une détention arbitraire… Le Sénégal ne peut pas ne pas appliquer cette décision… »



CM2018: Des officiels sénégalais chassés de leur hôtel

YERIMPOST.COM L’image du Sénégal encore écornée à Moscou ! Selon l’envoyé spécial de Sud fm à Moscou, des officiels sénégalais et des proches de joueurs ont été expulsés de leurs chambres d’hôtel, samedi après-midi. Ils ont été privés d’accès à leurs chambres après que leur séjour a expiré, ce même jour à 12h. Des dégâts collatéraux de l’élimination prématurée du Sénégal au Mondial russe.



Moussa Taye tance Ismaïla Madior Fall et interpelle les magistrats sénégalais

YERIMPOST.COM « C’est encore une immixtion grave dans le fonctionnement de la justice. Il ne lui appartient pas de commenter la décision de justice encore moins de décider du sort qui doit lui être réservé. En tout état de cause,  le Sénégal a l’obligation de respecter et d’appliquer les décisions de la cour. Il a adhéré librement à cette juridiction, a participé à son financement, à l’élaboration des normes et à son fonctionnement en y envoyant ses juges. Il ne peut donc refuser d’appliquer les décisions de justice qui émanent de cette juridiction. En appel, j’espère que les juges auront la lucidité et le courage d’intégrer cette nouvelle donne et en tenir compte. La conséquence est simplement la régression du procès d’appel à la phase de l’information judiciaire et par voie de conséquence la libération des détenus. C’est pourquoi, j’interpelle ici et maintenant les organisations des droits de l’Homme et l’Union des magistrats afin qu’elles prennent leurs responsabilités devant cette situation. »




Moussa Taye

Fraude au CFEE: l’examen pour l’obtention du premier diplôme sénégalais souillé

YERIMPOST.COM Nous revoilà dans les histoires de tricherie aux examens et, cette fois-ci, c’est le CFEE qui, après le Bac, est au-devant de la scène. Un cas de tricherie a été signalé à l’école Dieuppeul, située en face de la Mairie de la Commune du même nom au premier jour de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) et le concours d’entrée en sixième. D’après le journal L’AS, un jeune garçon a été appréhendé avec les corrigés des épreuves d’histoire et de géographie.

Le journal rapporte qu’il a été interpellé et mis à la disposition de la police en attendant une enquête pour déterminer l’ampleur de la tricherie.

Le CFEE est entaché par cette histoire au moment où le tribunal est en train de statuer sur le sort des fraudeurs du BAC.




Moustapha Ndoye

A Washington, Africa Petroleum s’engage dans une procédure arbitrale contre le gouvernement sénégalais

Lundi, la société pétrolière Africa Petroleum Corporation (APC), a déclaré qu’elle vient de déposer un recours en arbitrage contre le gouvernement sénégalais dans l’affaire de l’annulation de ses contrats de partage de production Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP) et Rufisque Offshore Profond (ROP). Ceci, devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) basé à Washington.

Les deux licences ont été transférées par le gouvernement sénégalais à Total en mai 2017. A l’époque, Dakar a souligné qu’il ne comptait attirer dans ses eaux que des grandes compagnies du secteur, pour cela il modifierait les politiques en amont, relatifs aux contrats de partage de production.

Par ailleurs, APC dit prendre note des informations selon lesquelles Total a réalisé une importante acquisition sismique sur le bloc ROP et envisage de forer un puits en 2019. Néanmoins, la société affirme qu’elle continuera à exercer ses droits sur le bloc.

APC détenait 90% d’intérêts dans les deux blocs sénégalais.




https://www.agenceecofin.com/compagnies/2506-58031-a-washington-africa-petroleum-s-engage-dans-une-procedure-arbitrale-contre-le-gouvernement-senegalais

J-1 avant le match contre la Pologne, les supporters sénégalais se préparent !

Sénégalais tué en Italie: les exigences du ministre des Affaires étrangères

YERIMPOST.COM Le meurtre d’Assane Diallo, du nom du Sénégalais tué en Italie samedi dernier, fait réagir le gouvernement. Dans un communiqué rendu public, le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur annonce que les autorités suivent de très près le dossier. Non sans exiger du gouvernement italien une meilleure protection des Sénégalais vivant sur son territoire. « Le Gouvernement condamne vigoureusement cet acte, malgré l’arrestation du présumé meurtrier et demande aux Autorités italiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire », note le document.



Réflexion: L’homme sénégalais a renié son passé

Aucun historien n’ose penser écrire sur nos valeurs ancestrales de nos jours. Les évoquer et les célébrer, c’est tabou maintenant.

Aucun historien n’ose en professer la réhabilitation, ni les vulgariser, ni militer pour un retour aux sources basé sur la restauration de ces valeurs.

L’homme sénégalais renie son passé et se projette dans l’avenir par le superficiel, la flagornerie, l’impertinence et la palabre stérile.




Nous ne retenons de notre passé que le griotisme à la Karim d’Ousmane Socé, largement revendiqué par une classe de paresseux adeptes de farniente et du parler faux, hyènes encourageant les pires licences, justifiant toutes les fortunes volées, célébrant toutes les forfaitures et élevant au rang de héros des anti modèles honnis.

Tout cela pour tel le corbeau de la fable vivre en rémora sur le dos des requins voraces dont ils exaltent une généalogie souvent usurpée.

Notre héros national a sombré dans le tréfonds de l’oubli, jusqu’à son mausolée envahi par les herbes sauvages.

Le plus grand danger qui plonge irrémédiablement une nation que dis-je un peuple dans la dégérescence est l’intellectuel défroqué qui a trahi sa mission pour des privilèges matériels et se livre à un larbinisme reptilique et une prostitution éhontée.

Quand les piliers de la société renoncent au diom, fouleu,fayda, ngor et livrent leurs âmes au diable, que voulez-vous que cela donne?




La damnation qui frappe nos élites intellectuelles tentées par le révisionnisme historique produira à terme, si leur sombre dessein s’accomplit, un peuple maudit.

Même Dieu est devenu un business lucratif où les soi-disant guides portent les habits immaculés de Tartuffes cupides et lubriques et négocient sous leurs airs de faux dévots leur prix à l’aune des fanatiques exploitables et corvéables dont ils encaissent le prix de vote.

Où va mon pays ?

Je suis dévasté !

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

 

Russie: Les étudiants sénégalais attendent Macky Sall de pied ferme

YERIMPOST.COM Macky Sall s’apprête à aller en Russie pour honorer l’invitation d’honneur que la FIFA lui a adressée à l’occasion de la Coupe du monde 2018. Seulement, cette visite du chef de l’Etat en Russie ne sera pas un repos pour lui. Les étudiants sénégalais résidant en Russie l’attendent avec un chapelet de doléances. Entre autres revendications de ces étudiants, le renouvellement de leurs passeports. «Certains d’entre nous verront leurs passeports expirer d’ici 6 mois. Alors que même pour avoir la possibilité de sortir du territoire russe, ce passeport doit être en règle. C’est-à-dire avoir une durée de validité d’au moins 6 mois », a expliqué Nabi Ndour, étudiant en 2e année à l’Université d’Etat de Ivanova. À en croire M. Ndour, les étudiants éprouvent d’énormes difficultés pour se procurer ce sésame. Certains d’entre eux sont même obligés de bâcler leurs examens de fin d’année et sortir du territoire russe avant l’expiration de leur passeport.



Avec leurs bourses revues à la baisse, ils ne peuvent pas faire certains déplacements du fait des longues distances qui séparent les villes russes. C’est pourquoi ils exhortent les autorités à leur envoyer des commissions administratives pour qu’ils puissent avoir leur passeport en bonne et due forme.

Trois tristes records mondiaux sénégalais (par Mamadou Sy Tounkara)

Le prix moyen d’un kilomètre d’autoroute est d’un milliard et demi FCFA. Notre autoroute à péage a coûté sept fois plus, 7,2 milliards le kilomètre. Record mondial absolu dans toute l’histoire mondiale de la construction des autoroutes depuis que ce concept est né en 1909 en Allemagne.



Le prix moyen d’un kilomètre de rail est de six cent cinquante-cinq millions FCFA. A 800 milliards pour 57 km, notre TER va nous revenir 14 fois plus cher. Autre record mondial absolu depuis la première circulation sur rail d’une locomotive à vapeur le 21 février 1804 au pays de Galles.

Une carte d’identité biométrique coûte cinq cents FCFA en moyenne ; la nôtre revient à 8.300 FCFA, seize fois plus. Un énième record absolu dans l’histoire mondiale de ces cartes biométriques.

Pourquoi battons-nous ces tristes records mondiaux en payant plus cher que tous les autres ? Nos relations au travail, à l’argent et aux puissances industrielles sont directement en cause.

Nous travaillons très peu et très mal. Nous sommes incapables de concevoir par nous-mêmes des stratégies, de les planifier, de les exécuter, d’en faire faire le suivi-évaluation et de les améliorer dans le temps et dans l’espace. Le travail collaboratif, le respect des délais, la constance dans les efforts, l’optimisation des performances nous sont inconnus.

L’argent étant tout nouveau chez nous (le franc CFA n’existe que depuis 1945), nous n’en connaissons pas les vertus (épargne et investissement productif) et nous sommes pollués par ses travers que sont la cupidité, l’avidité et l’ostentation qui font le lit de toutes les formes de corruption, de détournements et de trahisons.




Les puissances coloniales et industrielles le savent parfaitement bien et en usent et en abusent à satiété. Elles peuvent avoir les marchés qu’elles veulent chez nous en mettant sur la touche les entreprises locales ; elles peuvent fixer les prix et les conditionnalités à leur guise car elles trouveront toujours des autorités complices au plus haut niveau.

Ces records de surfacturation sont tout simplement tristes. Tristes pour un pays englué dans la pauvreté et ses corollaires bien que immensément riche ; tristes pour les élites qui vampirisent leur peuple en se nourrissant de leurs sang et chair ; tristes pour les générations futures qui nous jugeront avec dédain.

Lettre ouverte aux Sénégalais (par Adama Dieng, secrétaire général adjoint de l’ONU)

J’AI LONGTEMPS RÉSISTÉ À LA TENTATION DE M’EXPRIMER SUR UN « DÉBAT » QUI AURAIT POUR ORIGINE L’EXPRESSION LIBRE D’UN CITOYEN SÉNÉGALAIS. J’AI FINALEMENT CÉDÉ, NON PAS POUR ALIMENTER UNE QUELCONQUE POLÉMIQUE, MAIS SEULEMENT POUR INVITER LES UNS ET LES AUTRES À LA RETENUE. COMMENT NE PAS S’ÉMOUVOIR FACE À UN DISCOURS INCENDIAIRE QUI SE PROPAGE À TRAVERS LES MEDIAS SOCIAUX, UN DISCOURS QUI N’HONORE PAS NOTRE PAYS QUI A TOUJOURS ÉTÉ CITÉ COMME MODÈLE DE GESTION CONSTRUCTIVE DE LA DIVERSITÉ. L’ESPRIT D’OUVERTURE, DE TOLÉRANCE, ET MIEUX ENCORE LE RESPECT DE L’AUTRE DANS SA DIFFÉRENCE, SONT JUSQU‘ICI LA MARQUE DE NOTRE GÉNIE. C’EST CE GÉNIE QUI NOUS A ASSURÉ LA STABILITÉ ET LA COHÉSION TANT VANTÉES.




A l’occasion du lancement du Plan d’action des leaders religieux pour la prévention de l’incitation à la violence qui pourrait déboucher sur des atrocités criminelles, j’ai pu mesurer, de manière hautement appréciable, le respect dont jouissait notre pays auprès des leaders religieux, toutes religions confondues. Le Sénégal n’est-il pas l’unique pays au Monde, à dominante musulmane, à avoir été dirigé pendant près de vingt ans par un chrétien, Léopold Sédar Senghor ? Le Sénégal, le seul pays au Monde qui ait compté au sein d’une même famille un Cardinal et un Imam ! Le Sénégal, un pays où les fondateurs des confréries musulmanes sont reconnus comme des soufis, des « jihadistes » de la paix ! Nous ne nous prévalons et ne nous honorons de cet héritage que parce qu’il nous sert par ailleurs de boussole.

Aussi devrions-nous nous garder de croire qu’il existe un seul pays au Monde qui soit immune d’atrocités criminelles et que ce pays se nommerait le Sénégal. Un tel pays n’existe pas et les atrocités criminelles n’arrivent pas, en général, de manière soudaine ou spontanée. Elles sont le résultat d’un processus qui requiert du temps et nous devons, dès lors, utiliser ce temps-là pour agir face aux signaux d’alerte.

Notre pays a jusqu’ici été épargné par les conflits à caractère religieux, ethnique ou racial. Pour avoir parcouru le monde depuis plus de 35 ans au service de la paix, des Droits de l’Homme, de la primauté du droit, été le témoin impuissant d’atrocités sur le théâtre des conflits, permettez, sans vouloir jouer à l’oiseau de mauvais augure, que je vous rappelle les dangers du discours de haine et d’incitation. Certes, le droit à la liberté d’expression est protégé par le droit international, mais le discours qui constitue une incitation à la violence est tout autant interdit. L’Etat sénégalais a la responsabilité première de prévenir l’incitation et de protéger ses populations face aux atrocités criminelles. Toutefois, nous sommes tous solidairement responsables pour faire cesser le discours de haine et la violence qu’il engendre et encourage.

A cet égard, les leaders religieux sénégalais peuvent jouer un rôle éminent auprès de leurs disciples pour que cessent les discours haineux, on ne peut plus récurrent hélas, à travers les media sociaux. Il urge aussi que les responsables des media traditionnels exercent la plus grande vigilance pour ne pas se prêter au jeu des apprentis sorciers qui ne mesurent pas le risque qu’ils font courir à notre cohésion nationale. Croyez-moi, je suis fier d’appartenir à un Peuple réputé pacifique, un peuple généreux et un peuple ouvert au monde. En effet, dans toutes les contrées où je me suis rendu, j’ai toujours eu un immense plaisir à rappeler que je venais d’un pays qui symbolise le respect de la différence.

Pour rappel, le plan d’action des leaders religieux auquel j’ai fait référence a été lancé à New York, le 14 juillet 2017, sous la présidence de Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations unies. Ce Plan était l’aboutissement d’un processus entamé à Fès, cité spirituelle, en avril 2015.




Ayant grandi à l’ombre de Thierno Seydou Nourou Tall qui incarnait le Dialogue Islamo-Chrétien, inspiré par le patriotisme de Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, abreuvé aux multiples sources sénégalaises de vie spirituelle, j’ai osé initier ce processus en engageant le dialogue avec les leaders religieux. Ma conviction demeure intacte que le succès engrangé par mon initiative a été, en partie, dû au fait que je viens du pays de Oumar Foutihou Tall, de Khadimou Rassoul, de Mawdo Malick, de Hyacinthe Thiandoum et tant d’autres leaders et acteurs qui ont marqué de leur empreinte la vie spirituelle de notre beau pays.

Tournons définitivement la page de ce « débat » et accordons-nous réciproquement le pardon.

Que Dieu protège le Sénégal !

Adama Dieng

Secrétaire général adjoint des Nations Unies

Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Vidéo: Ce « surdoué sénégalais » d’un « haut-potentiel »





Grave incident à l’Aibd: Un directeur technique turc boxe un ingénieur sénégalais

YERIMPOST.COM Ce fait est dans l’absolu banal. Il arrive que, le stress du travail aidant, des collègues se donnent des coups de poing. Dans le cas qui nous préoccupe, il est suffisamment révélateur pour être relevé. Yerimpost a eu l’occasion d’alerter sur les manquements du management turc de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).




Les Turcs qui dirigent cette infrastructure ont en effet de réelles difficultés de communication et de collaboration avec le personnel sénégalais. « L’incompatibilité », liée à la différence de culture professionnelle et à la paranoïa des membres du staff dirigeant, dégénère en incidents quelquefois extrêmes. C’est ce qui est arrivé le 30 mai.

Un directeur technique turc a agressé physiquement un ingénieur sénégalais en électricité, le rouant de coups d’une rare violence. Il aurait sérieusement endommagé la victime si deux de leurs collègues ne s’étaient pas interposés. Que se serait-il passé si la victime était le coupable ?




En tout état de cause, cet incident est une sérieuse alerte qui doit pousser la tutelle a minima à examiner ces plaintes récurrentes contre le management turc de l’infrastructure la plus moderne et sans doute la plus stratégique de notre pays.

Réflexion: Sénégalais et croyant ou croyant et sénégalais

Dans des pays occidentaux telle que la France, ce jeu de paradigme a déchainé des passions et occasionné des débats dans la gestion de l’Islam. Quel pourrait être alors la nuance sémantique entre ces groupes de mots ?
En quoi cet ordre mettrait il, le citoyen, au service de la république ou à celui de sa foi au détriment de l’autre ?
Nous vivons dans une république laïque dont le peuple est à 99% croyant. Le sens de la vie s’invite alors dans le quotidien de chaque citoyen et dans celui de chaque croyant. Dans cet espace pluriel, le vivre ensemble est un élément essentiel qui nous permet, par le respect et la tolérance, de garantir cette équilibre qui fait de nos diversités des richesses et des atouts incommensurables.




Ce vivre ensemble exigerait alors des limites ,des retenues qui éviteraient de stigmatiser des communautés au point de donner à l’ordre des paradigmes un sens obligatoire, rigide et réfractaire.
Il est de difficile de parler de crimes d’apostasie dans une telle nature républicaine mais les derniers remous de l’affaire I Seck, nous ont montré que l’ordre des paradigmes, une fois fouetté ou titillé, quelque soit le motif, peut déboucher sur des troubles. Le citoyen se revêtirait alors son manteau de croyant simple et engagé au nom du sens éternel de sa vie au détriment de la république garante des libertés.




Nous ne devons pas jouer avec le feu. Même s’il parait illusoire et peut être même impertinent de s’armer de lois en ce sens, un cadre peut quand même être trouvé pour éviter de pareilles situations à l’avenir. Nous sommes une république laïque fortement cimentée par la croyance qui est une fibre fondamentale de notre nation. Tout ce qui pourrait mettre en jeu ce brassage doit être régit quelque soit la nature de la république par un fort conseil de culte par exemple.
Aucune place ne peut faire office de tribune et de marionnette à la fois, sans secouer les fondements les plus ancrés. Il y a des expériences qu’il ne faut jamais tenter.

Ousmane Sy
Enseignant à Mboumba

Le message de la mère de Idrissa Seck aux Sénégalais

Après les excuses de mon fils, Idrissa, et après les éclairages apportés, Mara vous a dit qu’il reparlerait du sujet après la Korité. Cela n’a pas suffi à arrêter les nombreuses manipulations, visant à lui nuire, au point de mobiliser personnalités et organisations notamment du monde arabe. Ah oui ! Mara (Idrissa Seck), car je voulais le prénommer Marabout Cheikh qui, quand j’étais enceinte de Idrissa, m’est apparu en songe pour me faire visiter le Paradis et m’expliquer ses délices.




C’est pourquoi, moi, Fatou Diop Assane, authentique disciple de Serigne Cheikh Al Maktoum, comme mon défunt mari Assane, je décide, à titre purement pédagogique au sens de « Addinu Ennacîha » : « Le conseil (sincère) est l’essence même de la religion », de m’adresser à la Oumma islamique pour leur parler de mon fils, dont le prénom officiel Idrissa était le choix de Assane, disciple de Idrissa Gaye grand dignitaire Tidjane de Gouye Tekhe, à Thiès.

Mon marabout Al Maktoum, comme son jeune frère Al-Amin, qui m’avait confié son épouse Sokhna Mame Anna Camara à Thiès, sont les oncles et maîtres coraniques de mon fils Mara. Mais mon fils ne leur a jamais demandé le Wird Tidjane et ne l’a jamais reçu d’eux ni d’aucun autre dignitaire tidjane. Mara reste néanmoins fidèle à l’enseignement d’Al Maktoum dont le Daara ne s’éteint jamais. Al Maktoum avait une vision unificatrice et non sectaire de tarikha : « les Confréries sont des khalwas mystiques où se forment continuellement les athlètes de la religion ».

Interpellé sur la façon de reconnaître au Sénégal un Talibé Mouride d’un Talibé Tidjane, Khadre ou Layene, Sérigne Cheikh répondit ceci : « celui d’entre eux qui se conforme à la droiture devient les quatre ». C’est la raison pour laquelle, pour Mara, ce qui compte c’est d’être droit et juste. Et c’est bien ce qu’il a l’intention de faire dans l’Oasis de son grand père Cheikh Ahmadou Bamba, en quête de l’enceinte sacrée d’Allah. Et son oncle Al Maktoum n’en est pas du tout mécontent.




A tous les donneurs de leçons qui oublient leur propres vices (Sourate 2, verset 44), je voudrais rappeler ceci : Mara a été gratifié de la chance de devenir le disciple-aspirant de l’Abreuvoir des Assoiffés, Sérigne Touba, le Serviteur élu du Messager source de la droiture ; et son Oncle Al Maktoum, petit-fils du même Sérigne Touba, n’en est pas mécontent du tout.

Ce serait donc mal comprendre la pensée d’Idrissa que de lui trouver quelque autre directeur de conscience ; qu’il soit d’Orient ou d’Occident. Khadimou Rassoul lui suffit : c’est lui le Mujaddid qui a déblayé les sentiers sur la voie de Dieu et de son Prophète par le Coran et la Sunna.

A ceux, qui ont voulu délibérément gonfler cette campagne de désinformation au point d’aller chercher des Fatwas en Egypte ou à l’ISESCO, je voudrais signifier que c’est se mépriser et ignorer notre chance d’avoir ici, au Sénégal celui qui, avant même tous les chantres de la négritude, avait bien dit dans ses « Itinéraires du Paradis » (Masâlik-ul-Jinân) : « La noirceur de la peau ne saurait signifier bêtise ou déficit d’intellect » (Wa laysa Yûjibu sawâdul jismi safâhatal fatâ wa sû’al fahmi).

A toutes ces organisations d’Imams et d’Oulémas, associations islamiques ou individualités drapées de manteaux religieux, il faudrait rappeler l’enseignement de l’Islam qu’ils sont censés défendre et que nous partageons : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-là de crainte que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait (Coran VI, 49) ». Idrissa a-t-il dit que Bakka n’est pas Makka ? Non. A-t-il dit que Bakka est Jérusalem ? Non. Il a simplement dit qu’il savait où était Bakka et qu’il le dirait aux israéliens et arabes réunis à Dakar. Sur la crise palestinienne, Idrissa considère qu’elle traine depuis trop longtemps avec les trop nombreux massacres de nos frères palestiniens.

Il dit qu’il était temps de trouver autre chose, d’envisager une autre solution. Il en a une à proposer aux israéliens et arabes réunis à Dakar. Pourquoi donc tout ce tollé ? Comme jadis Pharaon et ses magiciens, Macky Sall a réuni autour de lui une équipe de destructeurs de Mara, ne pouvant pas utiliser à son encontre la même technique d’élimination qu’il a eue pour écarter Karim Wade et Khalifa Sall.

Tous ceux que vous entendez vociférer contre Mara ont reçu leur consigne et récompense de Macky Sall, jusqu’à l’Ami de Marème Faye Sall. Le plan devait commencer en Septembre. Informé par ses services Mara a perturbé leur timing en leur imposant le débat en Mai pour le vider proprement. Leurs thèmes de destruction étaient :




1. « Idrissa est un transhumant confrérique ayant quitté la tidjaniya pour la Mouridiya. » Cela est un pur mensonge, comme démontré ci-dessus. Mara n’a jamais demandé ni reçu de personne le wird tidjane qu’il pratique pourtant assidument conformément à l’enseignement de Serigne Touba « Tout wird, conduit l’aspirant à l’enceinte sacrée d’Allah qu’il s’agisse de celui de Djeylani ou de Ahmada Tidjani ou de tout autre pôle spirituel… »

2. « Idrissa et l’argent des chantiers de Thiès et les 74 milliards. » Ils n’en parlent plus depuis que Mara, souhaitant que ces fausses accusations cessent a proposé la mise en place d’un jury d’honneur. Le procureur s’est auto-saisi mais il a été arrêté par le Président de la République lui même qui a déclaré qu’il ne s’agissait que de propos de politiciens et que le dossier devait être classé.

3. « Idrissa n’est pas sincère dans sa mouridité. » Les porteurs de cette thèse en auront pour leur grade car Serigne Touba a bien reçu Idrissa à travers le cœur de tous les mourides sincères qui l’accueillent avec affection

Leur plan a échoué mais ils n’hésitent pas à se servir de Serigne Mbaye Sy Mansour comme ultime arme pour intimider mon fils Mara. Quelle mauvaise idée !

Aux pays membres de l’OCI, en vertu du verset 6 de la Sourate 49, ci-dessus, je voudrais dire ma réprobation en dénonçant fermement l’attitude irresponsable de l’ISESCO, qui n’a jamais pris la peine d’entendre mon fils, sur ses véritables propos et qui a, ainsi, repris et diffusé de fausses informations sur la personne de mon fils et de son parti. Cette attitude discrédite l’ISESCO et ses responsables aux yeux de la Oummah et de la communauté internationale à qui ils viennent encore de donner une mauvaise image de notre noble et sainte religion à un moment où nous avions plutôt besoin d’en donner la vraie image celle de la raison et du juste milieu.

Mais tout cela me donne l’opportunité, en ce mois béni du Ramadan, de réitérer mon appel solennel à l’OCI et aux autres organisations connexes ainsi qu’à l’ensemble du monde arabe à venir s’inspirer des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba pour sortir urgemment la Oummah de sa torpeur intellectuelle et spirituelle ainsi que de sa profonde crise politique, morale et sécuritaire.

A l’Islam tribal, où l’altérité est perçue comme une menace, le moment est venu de substituer le vrai Islam enseigné par Sérigne Touba et les autres pôles spirituels sénégalais et africains, ouvert, tolérant, où l’Autre n’est jamais perçu comme un concurrent pour la captation des ressources (abondantes dans la savane et la forêt) et où le dialogue avec le prochain prime sur le rejet, le dénigrement et la violence.

A mon fils Idrissa, continue d’appliquer, avec dignité et courage, les prescriptions de ton Seigneur consignées par Al-Qalam et ne crains rien ni personne tant que tu restes un serviteur fidèle d’ALLAH.

« C’est ton Seigneur qui connaît mieux ceux qui s’égarent de Son chemin, et Il connaît mieux ceux qui suivent la bonne voie », non point Monsieur NIASSE qui veut t’excommunier…te sortir de l’Islam.

« N’obéis pas à ceux qui crient au mensonge, ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. Et n’obéis à aucun grand jureur, méprisable, grand diffamateur, grand colporteur de médisance, grand empêcheur du bien, transgresseur, grand pécheur, au cœur dur, et en plus de cela bâtard ».

A toutes les mères du Sénégal, je vous confie mon fils Mara. Qu’Allah le Préserve de la méchanceté des hommes ! Et chères sœurs en religion comme en humanité, je vous souhaite une joyeuse fête des mères. Que Dieu inspire mon fils pour qu’il s’occupe de toutes les mères sénégalaises comme il s’est occupé de moi.

Mes sœurs, vos immenses efforts économiques mais également l’entretien de nos maisons, de nos cuisines, nos courses, et l’éducation de nos enfants ; tant de tâches effectuées dans Nos demeures et ignorées des statistiques officielles depuis de trop longues années doivent enfin être reconnues à leur juste valeur. Mara nourrit le projet de vous rémunérer de ces efforts comme tous les autres travailleurs et non se contenter de distribuer à quelques une d’entre vous des bourses familiales.

Adjaratou Fatou Diop Assane, Mère de Idrissa Seck

La ruée des compagnies pétrolières et gazières vers le bassin sédimentaire sénégalais: quels risques environnementaux et socio-économiques sur la biodiversité marine?  

Les récentes découvertes importantes de pétrole et de gaz au Sénégal par les juniors pétroliers dans l’offshore Sénégalais ont fait la promotion du bassin sédimentaire côtier sénégalais en y attirant de plus en plus les compagnies pétrolières internationales en particulier les majors qui cherchent à tout prix à s’octroyer des blocs offshores. Ces activités de recherches pétrolières et gazières dans les côtes sénégalaises ne seront pas sans conséquence sur certaines activités économiques à l’occurrence la pêche artisanale si elles ne sont pas bien encadrées.

Nous savons tous que l’exploitation des hydrocarbures peut générer des opportunités économiques inestimables  à l’Etat  et aux communautés en promouvant un développement durable, mais aussi des externalités négatives.  Cependant, notre modeste contribution essaie  de traiter  les risques  environnementaux et socioéconomiques  liés spécifiquement aux  activités de prospection sismiques, de forage exploratoire et d’exploitation éventuelle des blocs pétroliers offshores  sur les ressources halieutiques et sur la pêche artisanale.

Il faut comprendre que c’est dans le sous-sol, plus précisément dans les bassins sédimentaires que les hydrocarbures sont générés, au niveau des roches mères, à partir de la matière organique, au cours d’un processus long de dizaines à des centaines de millions d’années, dans des conditions de pression et de température élevées. Elles migrent ensuite à travers les couches sédimentaires perméables, avant de s’accumuler dans des « pièges » constitués dans les roches réservoirs pour devenir des réserves ou gisements exploitables. Ces réserves sont les cibles des méthodes d’investigations géophysiques telles que la sismique. Et au cas où elles satisfont à un certain nombre de critères, elles font l’objet de forages.

En Afrique, les premières découvertes de pétrole et de gaz, remontent à la période coloniale, avec les sociétés occidentales appelées « les Majors » comme Exxon, Mobil, BP, Shell, Chevron, Texaco, Elf, Total. C’est le cas de l’Algérie, l’Egypte, la Lybie, le Nigéria, le Cameroun, le Congo, le Gabon, l’Angola etc. Ces pays sont connus pour être de riches provinces pétrolières.

Dans les autres pays, il faudra attendre quelques dizaines d’années après leur accession à la souveraineté internationale, pour assister aux premières découvertes de pétrole et de gaz, à la faveur du premier choc pétrolier de 1973.

Au Sénégal, les premières découvertes de pétrole offshore ont vu le jour vers les années 80 alors que personne n’imaginait qu’une goutte de pétrole pouvait jaillir de notre bassin sédimentaire. Plus de 160 puits ont été forés de 1981 à 2014, date de la première découverte. Les compagnies pétrolières privées ont ainsi flambé plus de 1 milliard de dollars soit environ plus de 500 milliards de francs Cfa pour l’exploration. Malheureusement pour elles, les recherches ne se sont pas avérées fructueuses avec une découverte de pétrole lourd du Dôme Flore (10°API) non commerciale, au large de la Casamance.

Ce n’est qu’en 2014, qu’il y a eu les vrais fruits de recherches dans le bassin sédimentaire offshore Sénégalais, avec la découverte de pétrole sur Sangomar offshore Profond (entre 475 et 641 millions de barils) ; en 2015 la découverte de gaz naturel (17 à 20 TCF ou 450 à 500 milliards m3) sur Saint-Louis offshore Profond ; en 2016 la découverte de gaz naturel (5 TCF ou 145 milliards m3) sur Cayar offshore profond.

Actuellement, il y a 12 blocs situés en offshore parmi les 19 que dispose le Sénégal et les  activités de recherche, d’exploration  ou d’exploitation future dans ces blocs pourraient entrainer des conflits d’intérêts avec d’autres usagers de la mer notamment les pêcheurs artisanaux vivant au long des côtes sénégalaises.

En effet, une des activités majeures de la côte sénégalaise est la pêche. Cette activité est organisée en deux secteurs : la pêche artisanale qui est conduite à partir de pirogues, est la composante la plus dynamique du secteur et la plus importante en termes de retombées socioéconomiques .Elle constitue une importante source de revenus, tout en contribuant à l’alimentation de la population nationale. Elle induit également le développement de nombreuses activités connexes dont le mareyage, la transformation et le transport qui  sont parmi  les plus importantes.

Quant à la pêche industrielle, elle se déroule sur des navires de plus grande envergure comme les chalutiers domestiques et étrangers (ANSD 2018). Le secteur de la pêche compte au niveau primaire (capture de la ressource) environ 52000 pêcheurs artisanaux et 5000 pêcheurs dans le sous-secteur industriel. Avec le niveau secondaire (transformation, vente), le secteur de la pêche emploie plus de 650000 personnes, ce qui représente environ 1/5 de la population  active du Sénégal (FAO, 2008).En plus d’être importante pour l’économie, la pêche est aussi importante pour la santé des communautés. La pêche fournit plus de 75% de l’apport en protéine animale des populations locales et, avec 36kg par habitant par année, le Sénégal est le deuxième plus grand consommateur per capita en Afrique (York et Gossard, 2004).

La flotte sénégalaise de pirogue est  de loin la plus importante  de la sous-région ouest africaine. Le dernier recensement réalisé en 2005 indique 13.903 unités artisanales de pêche dont 90%  étaient motorisées .Il est  estimé qu’il existe environ  20000 pirogues (CSRP, 2015). La zone exclusive que la législation sénégalaise octroie à la pêche artisanale se situe entre 0 et 7 miles nautiques (12,96 km) du rivage tout au long de la cote (CSRP ,2015).

La pêche dans cette zone exclusive est interdite aux navires de pêche industrielle. Cependant, les pêcheurs artisanaux ne sont pas contraints par cette limitation et il leur est permis d’aller au-delà de cette zone.

Fort de ce constat, il est important d’étudier comment les activités de recherches et d’exploitation des hydrocarbures pourront interférer avec celle de la pêche artisanale au large des côtes Sénégalaise dans ce contexte de convoitise du bassin sédimentaire offshore par les compagnies pétrolières internationales attirées d’une part par les conditions fiscales très abordables et d’autre part par le potentiel du bassin.

Ainsi, les problèmes environnementaux liés à l’exploitation pétrolière et gazière sont énormes. Une fois débutée ces dernières, les dégâts sur les écosystèmes marins sont parfois irréversibles si des mesures idoines ne sont pas prises, raison pour laquelle l’exploitation des hydrocarbures en offshore deviennent  parfois très compliquée avec les activités de pêche. Ceci dit que le Sénégal devra d’ailleurs impérativement veiller aux impacts socio-environnementaux de l’exploitation d’hydrocarbures pour ne pas compromettre cette dernière activité, premier poste d’exportation du pays, et qui a rapporté en devises 204,43 milliards de FCFA (312 milliards d’euros) en 2016.

Actuellement, dans les côtes sénégalaises, au rythme où vont les prospections pétrolières, on peut souligner à tort ou à raison  que les zones de pêche réservées à la pêche artisanale risquent à termes de se réduire considérablement. En outre il y a des risques de pollutions routinières ou accidentelles liés au futur développement des récentes découvertes de pétrole et de gaz dans l’environnement marin, ce qui affecterait la qualité des ressources halieutiques.

Comme annoncé dans les premiers paragraphes, les activités pétrolières offshores comprennent plusieurs phrases et chacune d’elles est susceptible de générer des perturbations au niveau des organismes marins.  Nous en avons répertorié quelques-unes  et qui peuvent décliner à grands traits comme suit :

 

                      Les risques liés aux campagnes sismiques

La campagne sismique constitue la première phase du forage exploratoire, elle se base sur la génération d’ondes sismiques et l’enregistrement de leur action sur le sol et le sous-sol marins. Le nombre de pulsations générées  par  les  activités  sismiques  ne  sont  jamais  inférieures  à  5-8  millions  sur  une superficie de 100 km2 (MPI, 2004). Selon diverses études, les activités d’explorations sismiques pourraient affecter le sens d’orientation des cétacés.  Ce  tableau  ci-dessous  résume l’impact  habituel  des activités sismiques sur la faune marine.

Effet des activités sismiques sur la faune marine

EFFETS SUR L’ENVIRONNEMNT MARIN
Les dauphins et les baleines sont très sensibles aux activités sismiques.         A courte distance :

-mortalité, hémorragies cérébrales, impacts sur le système auditif.

A longue distance :

-Changements de comportement, arrêt de la vocalisation, respiration accélérée, etc.   (jusqu’à 300 Km)

Les poissons sont particulièrement sensibles durant la migration et la période de frai.

A courte distance :

-Hémorragies cérébrales chez les poissons adultes, impacts sur le système auditif  et mortalité des alevins.

 A longue distance :

-changements de comportement (jusqu’à 100 Km)

– baisse de la quantité de poissons dans les eaux peu profondes (- 70%)

– baisse de la quantité de poissons dans les eaux profondes (- 40%)

     (Source Organisation Mer Bleue ,2005

Les côtes sénégalaises sont très riches en termes de biodiversité marine, elles font  parties des écosystèmes marins les plus importants dans l’écorégion ouest africaine. Ainsi, à travers ce tableau, on peut appréhender les risques majeurs que les activités  sismiques pourraient avoir sur les espèces marines. Les mammifères marins, se déplaçant lentement, pourront  être impactés par les ondes sismiques. Egalement les espèces de poissons les plus ciblées par la pêche artisanale à savoir la sardinelle, dorade, mulet jaunes entre autres à cause des ondes sismiques pourront fuir vers d’autres zones. Cependant, on peut ainsi  mesurer  l’ampleur  du  manque  à  gagner  et  des  préjudices   que  subiraient  les communautés  pêcheurs  dans les côtes sénégalaises dont la vie sociale et économique est largement  tributaire  de ces  espèces.

                        Les risques liés au forage exploratoire

Le forage débute déjà durant la phase d’exploration géologique et sismique. Le forage exploratoire permet de connaître le potentiel d’un gisement, s’il est commercial ou non, et d’en estimer ses réserves. Le forage exploratoire produit de façon continue ce qui est appelé « les boues de forage ». Si le gisement est décrété rentable, ces puits exploratoires sont emballés de ciment et leur structure est fixée.Cette dernière action est appelée «la cimentation du puits », qui deviendra alors productif. Cette phase utilise de nombreux produits chimiques dont plusieurs sont toxiques, ce qui provoque une forte pollution. Des sédiments augmentent la turbidité de l’eau et altèrent sa composition ainsi que sa luminosité dans la zone où est effectuée la cimentation.

La majorité des opérations pétrolières dans les pays industrialisés du Nord dont sont originaires les entreprises qui opèrent au Sud, utilisent la technique du renvoi  des  boues  de  forage  dans  des  formations  géologiques  profondes  ou  celle  de l’emballage des boues qui seront transportées sur terre et déposées dans un endroit plus sûr, réduisant ainsi les impacts environnementaux. La toxicité des boues résultant de forages témoins, aussi appelées coupes de forages exploratoires, peut aussi être réduite à l’aide de traitements électrothermiques. Mais ces bonnes pratiques ne sont jamais respectées dans les pays de l’écorégion ouest africaine qui mènent des activités pétrolières offshores.

Selon Oilwatch (Bravo. 2001), les coupes de forages exploratoires libérées en mer agissent physiquement sur le benthon en enterrant celui-ci, ce qui affecte tout l’écosystème étant donné le rôle important que joue le benthon au sein de la chaîne trophique marine. Selon des informations fournies par le secteur pétrolier britannique, les fonds marins de la Mer du Nord sont recouverts de 1,5 millions de tonnes de boues contaminées, desquelles au moins 166.000 tonnes contiennent des hydrocarbures, formant des piles individuelles de jusqu’à 30 mètres de haut. Ces boues de forage contiennent  en outre d’autres polluants comme le sulfate de baryum et des métaux lourds, ce qui peut entrainer de graves conséquences sur la faune marine (Oilwatch, 2005).

                                Les risques liés à l’exploitation

C’est la phase d’extraction des hydrocarbures dans le sous-sol du fond marin, elle est la plus longue, elle peut durer plusieurs dizaines d’années selon  le type de champ. Le chiffre habituel pour la durée de vie d’un champ pétrolier ou gazier est comprise entre 15 et 30 ans mais un très grand champ peut durer jusqu’à 50 ans. Durant cette phase, les pollutions routinière liées aux activités habituelles ou celles accidentelles sont les plus grandes menaces sur les ressources halieutiques et sur l’environnement marin.

Aujourd’hui, les consommateurs sont de plus en plus avertis en ce qui concerne la qualité des produits   halieutiques. Des  réglementations plus sévères   sont   introduites par les gouvernements pour garantir cette qualité. Les pays en développement comme le Sénégal aurait plus de difficultés à respecter les normes sanitaires fixées par le marché extérieur du fait d’une mauvaise cohabitation des activités de pêche avec les éventuels développements pétroliers et gaziers offshores. En effet, la pêche artisanale sénégalaise assure environ 90% des mises à terre et contribue pour près de 60% aux quantités de produits exportés (ANSD ,2011).

Ceci dit que les productions de la pêche artisanale Sénégalaise sont bien tournées vers les marchés d’exportation. Des marchés dans lesquels il y a plus de contrôle de traçabilité de la trajectoire des produits de la mer, depuis les lieux de production jusqu’à la mise en marché. Ces marchés, notamment le marché européen, sont de plus en plus d’accès difficile en raison des normes d’hygiène et de salubrité. De ce fait, des rejets éventuels d’hydrocarbures (opérationnelles ou accidentels) dans  l’environnement marin sénégalais , et leur accumulation dans la chaîne alimentaire, pourraient se répercuter sur la qualité des produits de la mer qui atterrissent au niveau des principaux sites d’atterrissage de pirogues  au niveau des  côtes  Sénégalaise ou vivent les communautaires pêcheurs et ceux qui seront capturés par les chalutiers étrangers.

Cependant sur le plan socioéconomique, cette potentielle perte de qualité de produits pouvant  ainsi entrainer  une perte de marchés essentiels pour les produits halieutiques sénégalais se répercuterait concomitamment sur la baisse des recettes de l’état, et surtout sur celle des revenus des communautés de pêcheurs  artisanaux et de ceux qui ont d’autres activités connexes à la pêche  notamment les mareyeurs et  les femmes transformatrices de produits halieutiques, etc.

 

Les activités pétrolières offshores sont introduites au large des côtes sénégalaises dans un contexte de surexploitation totale et de fragilisation du milieu marin et de ses ressources. Ces ressources halieutiques qui font partie du patrimoine commun de l’humanité, qui assurent la sécurité alimentaire du pays, diminuent et l’environnement marin se dégrade. Tous ces problèmes rendent nécessaire une meilleure gestion des pêches qui impliquerait les usagers de la ressource halieutique, qui en sont les ayants-droits traditionnels dans leur diversité (migrants, sédentaires, mareyeurs, femmes transformatrices…).

Cette gestion doit prendre en considération l’écosystème marin, car la gestion de la pêche, ne se limite pas à la gestion séparée de stocks multiples, mais doit s’étendre à l’ensemble de cet écosystème. Certes le pétrole et le gaz, ressources non renouvelables, peuvent créer beaucoup d’emplois et apporter des recettes cruciales à l’Etat du Sénégal mais ils peuvent aussi endommager les ressources marines, déstabilisent l’environnement socio-économique et politique du pays et à la limite entrainer «la malédiction des ressources naturelles».

Le Sénégal est avant tout une nation de pêche, par conséquent une dégradation de l’environnement marin  par un développement pétrolier ou gazier porterait atteinte au développement économique du pays. Sur le plan social, une telle situation pourrait se traduire par l’insécurité alimentaire et le chômage de la plupart des acteurs du secteur, principalement les pécheurs artisanaux.

Dès lors, face à ces activités pétrolières et gazières, il urge d’avoir une meilleure connaissance de l’environnement marin  sénégalais  pour une gestion durable des ressources marines. A ce titre, un suivi et l’évaluation des indicateurs écologiques, biologiques  et  socio-économiques  devraient  aider  à  prévoir  les  situations  de  tension éventuelle et par conséquent à cibler l’action régulatrice nécessaire. Ces indicateurs peuvent également aider à évaluer les dimensions de l’activité pétrolière et gazière pour contribuer à un ajustement progressif permettant de bien concilier ces activités avec la pêche.

Auteur

Adama FALL : Consultant en Evaluation Environnementale et sociale / Spécialiste en Gestion des Impacts des Industries Extractives et Développement

Focus : Activité pétrolière et gazière

Contact : falladama522@gmail.com

Santé mentale: le paradoxe sénégalais (Par Ansoumana Dione)

Dans le passé, le Sénégal était parmi les pays les plus dotés en matière de Santé mentale en Afrique. Cette situation est favorisée par l’existence d’une Faculté de Médecine, à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar où des psychiatres sont formés. D’ailleurs, c’est ici que la plupart des Etats africains envoient encore leurs étudiants pour se faire doter d’un personnel soignant. S’agissant du plaidoyer, l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), que dirige depuis l’an 2000, Ansoumana DIONE, joue pleinement son rôle. Vu son expérience, nombreux sont les spécialistes, chercheurs, étudiants, unviversitaires, entre autres, nationaux comme étrangers, qui lui rendent visite pour puiser de ses connaissances. Cependant, malgré tous ses atouts majeurs, le Sénégal est cité aujourd’hui parmi les derniers pays en Afrique, dans ce domaine. Même les pays comme le Burkina Fasso, le Rwanda, pour ne citer que ces deux, l’ont beaucoup devancé. En Côte d’Ivoire, par exemple, c’est le gouvernement qui a accompagné un béninois, pour la prise en charge des malades mentaux errants. Mais, au Sénégal, c’est tout le contraire. La seule nouvelle structure construite grâce aux démarches solitaires de l’ASSAMM, avec son Président Ansoumana DIONE, a été confisquée puis fermée depuis 2013, à Kaolack, par le régime en place, au détriment de près de trois mille malades mentaux errants. Pendant ce temps, l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye renvoit ses malades, faute de places, sans compter le manque de médicaments auquel il demeure et reste confronté, ce qui complique davantage le traitement des patients.



Malgré l’ampleur et la gravité de la situation, les autorités étatiques ne sont pas conscientes, jusqu’ici, de leurs responsabilités de faire atténuer les multiples souffrances des populations. Périodiquement, des malades mentaux sont assassinés ou tuent eux-mêmes de paisibles citoyens. Malheureusement, tous ces actes regrettables fortement relayés dans la presse, ne les obligent pas à réagir, ne serait-ce que pour s’indigner par rapport aux faits. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, Ansoumana DIONE dont ces mêmes autorités n’ignorent guère les multiples efforts qu’il consentit pour l’amélioration de leurs difficiles conditions de vie, les prend pour les seuls commanditaires des onze cas d’assassinats, commis entre 2014 et 2018, à Tambacounda et Dakar, dont une femme froidement égorgée à la Cité des Eaux Aujourd’hui, l’heure est devenue grave et il appartient donc aux populations de prendre leurs propres responsabilités, notamment suite à l’affaire du gendarme dépressif qui s’est donné la mort à Pikine, en se tirant une balle dans la tête. En vérité, le suicide constitue le seul remède pour ces personnes souffrant de troubles mentaux, pour soulager leurs innombrables calvaires. Peut-être qu’un jour, le Président Macky SALL prendra lui-même en main, tous ces problèmes, pour se reppeler de son passage en 2012, à l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye où il rendait visite à un de ses proches parents, souffrant de troubles pyschiques. Dans ce pays, personne ne veut écouter Ansoumana DIONE. Mais, en réalité, c’est tout le monde qui est concerné. Le retablissement de la dignité humaine ne vaut-il pas mieux que tout ce que nous recherchons? Alors, agissons tous ensemble pour un Senégal meilleur.

Rufisque, le 23 mai 2018,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM

Les étudiants sénégalais en France entendent riposter au meurtre de Fallou Sène le 26 mai





L’univers-cimetière sénégalais en lambeaux: Et Fallou reçut sa bourse mortuaire !!!

En ce 15 mai 2018, le paysage universitaire se réveilla dans l’émoi après avoir subi la loi de la folie meurtrière des forces du « désordre ». FALLOU SENE ne verra plus ainsi sa femme et son enfant et Patar perdait ainsi sûrement un futur digne Serviteur de la République.

Les faits sont têtus et les chaînes de responsabilité sont facilement situables. En effet, l’ancien Recteur B.K ne pouvait aucunement méprendre que la loi du 07 novembre 1994 relative aux libertés et franchises universitaires ne place point le Campus social sous sa Tutelle en matière de police administrative et limite cette autonomie de police au Campus Pédagogique comprenant les facultés, les unités de formation et de Recherche… Au moment où il paraphait la note administrative N°009/UGB/CAB.R, le Recteur allait sans doute signer l’acte devant occasionner la furia des forces de l’ordre sur la communauté estudiantine qui, au même moment, célébrait l’anniversaire de son futur martyr. Quel Hasard !




Outre le décor sur la compétence ou non du Recteur à inscrire cet acte unilatéral dans la légalité interne comme externe, c’est le lieu, au-delà des affects et protestations publiques, de jeter le rétroviseur sur la gestion calamiteuse et médiocre des conditions sociales des étudiants Sanarois et de l’étudiant sénégalais de façon beaucoup plus globale. Sanar comme Dakar ont comme point commun : deux Directeurs des centres universitaires mouillés dans des pratiques peu orthodoxes et aux antipodes de l’élégance républicaine ainsi qu’une profonde politisation de la gestion du service public social et du personnel. Et pourtant l’histoire les rattrape tout le temps : au moment où les étudiants réclament un mieux-être existentiel et une alimentation dans la sûreté et la dignité, ils sont plus aptes à haranguer leurs militants et demeurent des moulins à liasses. L’argent public distribué de gauche à droite pouvait pourtant aider à inscrire la vie estudiantine dans des conditions optimales de dignité. La neutralité républicaine et la transparence sérieusement assommées, les étudiants souffrent ainsi d’un personnel de service public peu qualifié et une politisation qui installe le Campus dans la division entre franges Pro et Anti.
Les cas Mary Teuw et Aly Ngouille Ndiaye?

La lutte estudiantine pour une justice sociale et une dignité retrouvée suite au meurtre de l’enfant de Patar a vécu au rythme de deux revendications phares qui seront certainement des pommes de discorde entre l’étudiant et le gouvernement : les têtes de Mary Teuw et Aly Ngouille ? Une arlésienne, nous souffle-t-on ? Pourtant, l’un des slogans forts de l’ancien maire de Fatick a été de mettre la Partie avant tout. Mais il faut se rendre à l’évidence et admettre que le Chef de l’Etat est un pur politicien qui a du mal à choisir la volonté populaire et qui protège toujours ses hommes de base et de confiance. La mobilisation estudiantine homogène a eu pour le moment et partiellement effets escomptés- départs de B. K et I. D- et que la magie du clic a fait mouche et emportera sûrement la folie des flics par le jugement imminent de l’auteur de l’acte macabre, mais il ne faut point se mettre le doigt dans l’œil au point de croire que le Président-politicien Jr va sabrer les têtes de Mary Teuw et Aly Ngouille. Somme toute, cette crise aura fini par entériner cette tâche noire du régime : le syndrome de la mal-communication avec des propos déplacés et incohérents qui n’ont pas servi à éteindre le feu qui couve le front social.

Quid de Fallou SENE?
Fallou est parti, lui qui réclamait juste son dû: une bourse à payer à temps. Les hommages de Ndoumbélane ont plu comme du jamais vu, mais comme le rappela un ancien locataire du palais  » les sénégalais ont de la peine à se rappeler de leur dîner de veille ». Ne soyons pas oublieux de la mémoire de Fallou qui est une victime de plus des agents chargés du maintien de l’ordre. Les limogeages de B. K et I. D ne doivent point servir de calmants, mais d’une bataille de plus gagnée dans la guerre contre cette injustice gouvernementale subie par l’étudiant. Prendre en charge la défunte famille relève d’un minimalisme évident, mais assurer que l’enfant même de Fallou puisse rêver d’un espace universitaire futur apaisé et prospère est meilleur encore.
De manière factuelle, un symbolisme positif doit tendre vers une place dédiée à ce martyr. Ne cherchons pas loin même, car la Place mythique Tour de l’Oeuf est une piste et le lieu du drame est à quelques encablures de là.
La date même du 15 mai pourrait être une formidable innovation avec l’organisation d’une journée nationale de l’étudiant en cette date. Occasion sera saisie pour juger l’état d’avancement des réformes du LMD, son évaluation et revenir sur le statut de l’étudiant et son importance grandissante pour le progrès socioéconomique de nos sociétés.

Le syndicalisme estudiantin en triomphe ?
L’un des satisfecit du grand vent debout voire tsunami médiatique a été le constat d’un niveau de maturité des leaders estudiantins dans la gestion de cette crise inédite dans l’histoire de Ndoumbélane. Après avoir mené avec stratégie et opiniâtreté la bataille des lacrymogènes, la communication des étudiants a été stratégique et laisse positivement pantois plus d’un observateur tant par la bonne maîtrise des problèmes sociaux et pédagogiques de l’étudiant par les leaders, et la magie du clic a submergé la folie meurtrière des flics et dévisagé les thuriféraires mal sincères venus de camps politiques épars. Le défi de l’évitement de la politisation ou récupération politicienne du combat de la Justice pour fallou a été plus ou moins réussi.
Mais au-delà même de ce dynamisme positif, il faut aller vers une définition homogène de la cartographie du syndicalisme estudiantin national en convergeant les revendications et miser plus même sur la qualité de la formation des étudiants et répertorier les pratiques peu orthodoxes au sein des campus. Faut-il aller vers une forme de complicité-dénonciation entre étudiants et organes de contrôle ? Time Will tell !

La formation des forces de l’ordre en question ?
Après les meurtres impunis de Bassirou Faye, Balla GAYE et Mamadou Diop, on pensait que la récrimination de ces actes barbares et macabres allait avoir effets escomptés, même si leur impunité manifeste faisait douter et dégoûter plus d’un. La haine viscérale et la brutalité policière des agents de l’ordre laissent perplexes et sont un coup donné à l’image de grande démocratie du pays. Faut-il situer avec promptitude les responsabilités et revoir le contenu de la formation des gendarmes et policiers ? Les prochains mois nous édifieront ?

Le choix des directeurs et recteurs chahuté ?
Enfin, la problématique du retard de paiement des bourses a sans doute remis en selle la lancinante question du choix des responsables universitaires. C’est inimaginable qu’au 21e siècle que notre pays se distingue par une politisation à outrance des centres universitaires et un délit contre la méritocratie au moment de pourvoir certaines fonctions publiques. Encore que les actuels nominés seraient plus ou moins des proches de quelques barons du régime.
Au-delà de l’émotivité et de la réactivité, cette bavure meurtrière qui a emporté Fallou SENE aura surtout révélé que le peuple sénégalais, mobilisé pour un seul et unique but, a une force de frappe lourde de conséquences et son gourdin électoral est en effet une convoitise des politiques qui ont, d’une surprenante manière, réglée l’horloge des inputs ou demandes sociales dans une année pré-électorale.

Que dire des étudiants sénégalais unis comme un Seul Peuple et prêts à aller au charbon ?
In fine, la plus grande victoire sur les démons de la médiocrité politiquement organisée et de l’incompétence des gouvernants qui se sont succédé à apporter des réponses satisfaisantes aux demandes sociales sera sans doute de fournir à Ndoumbélane d’ici des années une générations d’étudiants brillants, compétents et patriotes, sinon l’enfant de Fallou vivra dans un pays tout sauf émergent.

Paradis Noir

Ousmane Gueye
Etudiant en Licence de Communication
Université de Lorraine (Metz)

Djihadistes Sénégalais: la Nakba

C’ est maintenant officiel, reconnu et prouvé. Il existe bien des Djihadistes Sénégalais. Ceux qui nourrissaient encore quelques illusions ou versaient dans le déni de réalité ont vu leurs espoirs balayés par le procès Iman Ndao et ses 30 codétenus. Comme un grain de poussière par les bourrasques de la tempête. D’ ailleurs, des peines allant de 30 ans à la perpétuité, ont été requises pour une vingtaine d’ entre eux.
Maintenant que l’ infâme réalité a fini par se faire prégnante dans les esprits les plus récalcitrants, quelles réactions face à cette Nakba? cette catastrophe?
Pour notre part, ces réactions doivent être au nombre de trois:
L ‘ émotion.




c’ est ce que nous vivons actuellement. La surprise, la stupéfaction, qui sont d’ailleurs proportionnelles à la stratosphérique et systémique découverte.Le Djihadisme, ce n’ est plus uniquement pour les Syriens, Irakiens, Saoudiens, Maliens, Nigériens et autres Nigérians ou Libyens.Nous autres Sénégalais , réputés débonnaires et placides y sommes plongés jusqu’ au cou.
Ce moment d’émotion est tout à fait naturel, voire salutaire car pouvant servir d’ électrochoc et de catalyseur . Aussi ne doit-il pas être émollient, inhibant et hypnotisant. Surtout, il doit être le plus court possible afin de passer rapidement à la seconde réaction:
La réflexion
Il nous faut nous poser les questions essentielles et ne pas nous contenter d’ explications superfétatoires, comme quoi, se trouvant dans un environnement géopolitique d’expansion terroriste et Djihadiste , notre pays ne saurait faire exception. Tous ces pays Africains ou Arabes,gagnés par le djihadisme ont plus ou moins une tradition de violence politique, ethnique ou religieuse.Que cette même violence rejaillisse cette fois sous étendard de la charia, n’ est qu’une simple variante, le substratum demeure immuable .
L e Sénégal a lui toujours échappé aux coups d’ état, guerre ethnique ou religieuse. Il n’y a pas de tradition de violence structurelle au Sénégal. Comment alors expliquer que certains des nôtres eussent éprouvé le besoin non seulement de rejoindre Al qaida, l’ Etat Islamique ou Boko Haram, mais pire d’ envisager l ‘ implantation de Wilaya en vue d’ instaurer la loi Islamique dans leur pays? quel ressort s’ est brisé?
La vérité est qu’au Sénégal, on note l’ inexistence de ces remparts qui contribuent à mettre le citoyen à l’abri de certains risques ou aléas:
Un système éducatif exhaustif, inclusif et performant qui fournit au citoyen un blindage intellectuel qui le rend assez fort pour ne pas répondre à l’ appel de sirènes, dussent-ils être des prosélytes Salafistes.
Certains avocats l’ont compris qui ont axé leurs plaidoiries dessus: l’ ascendance psychologique que les recruteurs de Boko Haram avaient sur leurs clients qui,pour beaucoup sont, soit analphabètes , soit des déchets scolaires.
Une politique économique génératrice et redistributrice de richesses qui permet aux citoyens une vie décente et digne.




Là aussi, le procès l’ a prouvé. Tous ces jeunes qu’on a convaincus de se rendre chez Boko Haram ou au Mali sont de pauvres hères qui n’ avaient même pas le billet . On leur a payé le voyage ( 150000f à chacun ) tout en leur faisant miroiter l’assurance de trouver un travail là bas.
Des têtes et des ventres vides. Peut-on rêver de terreaux plus fertiles pour semer des graines de haine et transformer de pauvres et paisibles diables en aspirants au djihad et au martyr?
Nous avons eu à surprendre la conversation de deux femmes juste avant le début du procès. Nous n’ en revenons toujours pas.
L’ une disait à l’ autre avec une naïveté et un détachement incroyables : Dans le quartier, tout le monde savait que le mari de Coumba Niang et de Amy Sall était un terroriste. Des propos corroborés par l’ interrogatoire de certains prévenus. L’ appartenance de Mactar Diokhané à Boko Haram était connue de la famille. Un secret qui a fini par se retrouver dans le voisinage.
Dans un pays normal, avec des citoyens bien éduqués et conscients, une telle information aurait atterri depuis longtemps sur les bureaux de la police. Or , il a fallu la maladresse inexplicable de Abu Hamza Ndiaye, qui le 7 juillet 2015, publia sur sa page Facebook des photos de Sénégalais morts en Libye, suivies de menaces contre Macky Sall pour mettre la police en branle. Autrement dit, sans cette bourde du terroriste, leur funeste projet aurait connu au moins un début d’ exécution.
Le seul et unique véritable rempart contre la déferlante Salafiste qui a fini de gangrener tous les pays de l’ Afrique de L’ ouest est l ‘ Islam confrérique Sénégalais, qui comme nous l’ avions écrit précédemment est un Islam Soufi, c’ est à dire qui s’ est épanoui autour de guides religieux , souvent des ascètes insensibles aux choses de la vie, car résolument tournés vers Dieu ( Serigne Bamba Mbacké, El hadji Malcik Sy, Baye Niass, Limamoulaye…) avec une base ou capitale religieuse ( Touba, Tivaouane, Yoff, Ndiassane..). Un Islam confrérique qui a permis de canaliser, de protéger, d’orienter,et surtout de répondre aux besoins spirituels des Sénégalais, notamment lors de rencontres annuelles ( Magal, Gamou) par des discours qui entretiennent la flamme religieuse et renforcent leur foi.
Malheureusement, le rempart présente aujourd’hui de plus en plus de brèches. Les marabouts, à force de frayer avec le pouvoir, sont devenus des mondains friands de luxe ( Belles voitures, belles villas), les rencontres annuelles organisées pour raffermir la foi se sont transformées en bamboula où les méchouis, fruits et autres canettes ont remplacé le traditionnel couscous et les sermons sont devenus des serments de fidélité à l’ endroit du président. Voilà pourquoi, certains Sénégalais qui ne se reconnaissent plus dans ce syncrétisme car en quête d’une véritable spiritualité ont préféré aller faire allégeance à Ben Laden, Al Bagdadi ou Shekau avec tout ce que cela comporte de danger pour la stabilité et la sécurité de notre pays.
L’action
La tradition au Sénégal est de ré- agir, c’ est à dire de n’ agir qu’ après que la catastrophe ait eu lieu ( bateau le Djola, accidents de la route..) On investit rarement dans la prévention. Pourtant, l’ histoire nous a prouvé que chaque fois que nous avons fait le choix de la prévention, nous avons réussi à éviter un drame.Nous avons ainsi pu éviter à notre pays les affres de la pandémie du Sida en prenant le taureau par les cornes dés le début , ce qui nous a valu un taux de prévalence qui tourne autour de 1 pour cent alors que d’ autres qui avaient choisi de faire la politique de l’ Autriche en minimisant ou en niant l’ existence de la maladie ont connu une véritable hécatombe. Celle d ‘ Ebola a fait des milliers de morts chez nos voisins les plus proches alors qu’ aucun cas n’ a été signalé au Sénégal. Aujourd’hui, nous voici face à la pandémie du Djihadisme .Il s ‘ agit d’ avoir les mêmes réflexes qu’ avec le Sida et Ebola, reconnaître son existence et sa gravité, mettre le sujet sur la place publique afin que chaque Sénégalais le fasse sien , soit vigilent et alerte les autorités si dans son entourage ,il constate quelque chose de louche( radicalisation, apologie du djihadisme violent, incitation à rejoindre leurs camps par des imams dans les mosquées…). Penser que le Djihadisme est une affaire d’ état qui ne concerne que la police et les services de renseignement serait une véritable erreur. Croire que le danger viendra uniquement de l’ extérieur et donc ne miser que sur la surveillance de nos frontières , encore plus. Tous les 32 prévenus jugés en ce moment sont Sénégalais. Les terroristes vivent parmi nous, avec nous . La collaboration des citoyens est donc primordiale dans cette lutte contre le djihadisme.
Mais est-ce que cette synergie Police / citoyens , condition siné qua non pour faire face au péril djihadiste est possible dans un pays où les policiers sont formés, entraînés, structurés et formatés pour casser et tuer des citoyens ? Cette police qui aurait dû être une émanation, un prolongement naturel du peuple se trouve paradoxalement dans une posture d’ antagonisme et d’ antinomie. Le miracle doit pourtant avoir lieu. La jonction doit se faire. Elle est même urgente….avant que la première bombe n’ explose.

Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain
serignembackendiaye897@gmail.com

Tous les Sénégalais doivent sentir l’odeur du pétrole et du gaz

On ne tire pas sur les ambulances mais on ne devrait pas tirer sur le pétrole et le gaz qui sont des liquides inflammables.
L’appel à la concertation du Président de la République Macky SALL à toutes les forces vives de la nation à la concertation sur la gestion des ressources gazières et pétrolières et à la réflexion pour permettre à notre pays de mieux tirer profit des ressources naturelles dans « la cohésion et la solidarité » suscite à nouveau un débat politique.

Mon propos n’est pas de dénoncer une nouvelle fois les turpitudes d’une opposition qui rentre dans l’ère des fins : Fin du débat, fin du consensus, fin de la concertation avec une faim du pouvoir dont il est inutile de dresser la longue lituanie. Face à des thèmes qui touchent aux fondamentaux de notre société la question du pétrole et du gaz est en train d’être ramenée à un débat de politique politicienne. Ce qui est en cause c’est la capacité de notre société à pouvoir débattre sur ce qui la fonde et sur ce qui est essentiel pour elle : Son bien commun.




Loin d’être politique le débat sur le pétrole et le gaz est un débat de société car tous les sénégalais doivent sentir l’odeur du pétrole et du gaz. Notre société ne souffre pas d’une absence mais d’une prolifération de repères qui offrent à chacun la possibilité de se bâtir son propre cadre de référence. La crise actuelle de notre société est une crise d’identité qui affecte malheureusement nos hommes politiques. En parlant toujours dans le vide, de processus et de méthode alternative de gouvernement, on n’oublie de parler des finalités et de projets que l’on souhaite mettre en avant. C’est pourtant cela dont on devrait parler en politique.

La politique est-elle encore capable de porter un projet et d’inspirer à notre peuple une mobilisation collective pour un avenir diffèrent?

En d’autres termes avant de faire la politique autrement, nos hommes politiques auraient intérêt à faire de la politique tout simplement. C’est à dire qu’ils ne se contentent pas de gérer la société au rythme de l’actualité médiatique, qu’ils ne se soumettent pas à des intérêts partisans mais qu’ils s’emparent des enjeux de fond qui traversent la société.

Des hommes politiques qui sont à la hauteur des questions qui façonnent notre temps et qui croient en la politique. C’est cela qui nous manque au Sénégal.

Sada Diallo, Président du Mouvement Sicap Debout

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Djihadistes sénégalais: Cherchez le dénominateur commun

Il y a de cela quelques jours, une radio de la place m’ invita à intervenir dans leur journal de 13 h, afin de commenter cette série d’ assassinats de Sénégalais de ces derniers jours. Comment expliquer ce phénomène pour le moins inquiétant ? Qu’en si peu de temps, des Sénégalais soient tués dans des endroits aussi éloignés et différents que l’ Espagne, l’ Italie, les usa, la Centre Afrique et le Congo Brazzaville ?

Je lui demandai de chercher le dénominateur commun et il aura la réponse à ses questions.
Et le dénominateur commun est que ces migrants sont souvent analphabètes, sans formation aucune, voire sans papiers, et donc obligés de prendre des risques pour gagner leur vie, soit dans des milieux criminogènes comme en Centre Afrique et au Congo Brazzaville ou à vendre des produits contrefaits donc prohibés et ceci,dans des endroits tout aussi interdits à la vente à la sauvette, comme en Espagne, aux usa, et en Italie et sont donc souvent confrontés aux forces de l’ ordre ou au milieu interlope. Qu’ils mettent ainsi leur vie en danger tous les jours. Le fait qu’ils soient si nombreux à être tués en si peu de temps, ne procède pas de la conspiration mais du simple hasard. Ceux des Sénégalais ayant migré dans des conditions normales et travaillent dans des conditions sécurisées, car ayant fait des études et reçu une formation adéquate, sont rarement victimes de ces aléas.




Aujourd’hui , et cela ne fait plus l’ombre d’un doute,il existe des djihadistes Sénégalais au Nigéria, Niger, Syrie Libye, Mali et certains d’ entre eux sont en train d’ être jugés ici au tribunal de Dakar, pour entre autres, tentative d’ implantation dans leur propre pays,d’ un camps de djihadistes en vue de créer un état Islamique par la violence .
Pour un pays connu pour ses citoyens affables, pacifistes, voire placides et débonnaires, la nouvelle fut l’ effet d’une bombe. Comment expliquer ce phénomène pour le moins inquiétant?
Il faut chercher le dénominateur commun à tous ces prévenus, pour avoir la réponse.
Et ce dénominateur commun, c’ est le Salafisme.

Le Salafisme est né au 18 eme siècle par Mouhamed Ibn Wahhab, un Saoudien , et introduit au Sénégal entre autres, en 1956 par Mamadou Ba, un étudiant de retour d’ Arabie Saoudite qui créa un mouvement appelé Al Fallah, suivi par le mouvement Jamàhatou Ibadou ar- Rahmàme fondé le 8 janvier 1979 à Thiés .D’ autres mouvements ou associations suivront. Pour les tenants de cette doctrine, qui prônent un Islam rigoureux, il s’ agit d’imiter les salafs ( les ancêtres vertueux) et donc prohiber tout ce qui est modernité et surtout occidental. Télé , radio, musique…
Les Salafistes sont très introduits en Afrique, notamment au Nigéria, Mali, Niger, Burkina Fasso, Cote d’ Ivoire qu’ ils ont réussi à déstabiliser par une violence quasi quotidienne.

Au Sénégal ,ils étaient peu nombreux jusque dans les années 80. Cependant, avec la privatisation de l ‘ enseignement, ils se sont appropriés les internats franco-arabe grâce aux fonds Arabes et on pu propagé leur idéologie . Aujourd’hui, ils contrôlent beaucoup de mosquées dont celle de l’ université de Dakar et petit à petit , tissent leur toile grâce à des actes de bienfaisance au bénéfice de pauvres.

Dans le manifeste d’ Al Fallah, on peut lire parmi leurs objectifs au Sénégal :
–Prêcher un Islam purifié de tout syncrétisme, libérer les musulmans de la sclérose spirituelle qui s’ est installée dans l’esprit de certains d’ entre eux, lutter contre l’imitation servile…
Le Salafisme est une doctrine viscéralement contre la laïcité, puisqu’il vise l’ implantation de la charia partout dans le monde et profondément contre l’ Islam confrérique,qu’il considère comme shirk c’ est à dire associationniste .
D’ ailleurs, l’ un d’ eux, dans un livre intitulé « lumière sur le Sénégal » écrit : La réalisation d’ une société Sénégalaise Islamique passe par la disparition des confréries et la connexion du Sénégal à l’ Islam mondialisé.
Certains d’entre eux sont proches des frères musulmans Égyptiens, alors que d’ autres sont d’ obédience Saoudienne.
La population Sénégalaise est constituée à plus de 90 pour cent de musulmans et sont tous issus des confréries ( Mourides, Tidjianes, Khadres , Layennes,..) jus-qu’ à ce que nous assistâmes à cette sorte de schisme. Des Sénégalais, dont les parents et les ancêtres sont issus de ces confréries décident de rompre avec la tradition pour épouser un autre Islam, venu d’ ailleurs.

Ils sont souvent arabisants , et ont parfois fait leurs humanités dans les pays arabes ( Egypte, Mauritanie, Libye, Arabie Saoudite). D’ ailleurs, pour les fêtes religieuses, comme l’ Aid el fitr et el Kebir , la fête de la Korité et celle de la Tabaskie, ils se réfèrent à l’ Arabie Saoudite plutôt qu’ aux Capitales religieuses du Sénégal comme les autres, et donc ne partagent pas les mêmes jours de célébration. En tant qu’ arabisants, ils se prétendent victimes de discrimination de la part de la majorité francophone et nourrissent souvent un profond ressentiment envers eux et sont reconnaissables à leur code vestimentaire, des tenues traditionnelles mais au pantalon qui arrive à mi mollets, une barbe plus ou moins fournie et parfois teinte au henné .Cependant, c’ est au niveau de l’ idéologie et du projet sociétal qu’ ils se démarquent complètement du reste de la société. En effet, nous l’ avons déjà dit, ils sont viscéralement contre la laïcité considérée comme un héritage colonial et l’ Islam confrérique considéré comme syncrétique et à la gloire du fondateur et non de Dieu.




En vérité, cette connexion laïcité/ colonisation , traduit une méconnaissance et une ignorance totale de notre histoire. .
La laïcité, qui repose sur trois valeurs, la liberté de conscience,la séparation des pouvoirs religieux et politique et l’ égalité devant la loi ne nous a pas été imposée par la France. Bien au contraire.
Depuis le moyen age, les pays Européens ont été sous le joug de l’Eglise Catholique . La première tentative de séparation eut lieu en 1122 avec le concordat de Horsm entre le Pape Calixte 2 et Henry 5 .La séparation entre l’ Eglise et l’ Etat sera décidée lors de la révolution de 1789 et consacrée par la loi de 1905.

Au Sénégal par contre, la laïcité fait partie de notre cosmogonie et de notre ontologie. Elle n’ a jamais été décrétée. Tous les royaumes qui se sont succèdés sur notre territoire , le Djollof, le walo , le Cayor, le Sine et le Saloum… ont respecté cette laïcité, même si bien sûr, on ne lui donnait pas cette appellation. A quelques exceptions prés, comme El hadj Omar Tall de l’empire du Fouta qui imposa un état théocratique en se lançant dans le djihad ou Maba Diakhou Ba , son disciple qui dirigea le Badibou, province vassale du Saloum, la religion n’ a jamais été un problème d’ état. La cohabitation fraternelle a toujours été la règle entre les religions ( Musulmane, Chrétienne et Animiste).
C’ est ainsi que Mame Mor Anta Saly et Khali Madiakhaté Kala , deux érudits musulmans ont été juges dans la cour des Thiédos du Cayor, et que le Mouridisme a pu s’ étendre en cercles concentriques même dans le Sine et le Saloum dirigés par des séréres qui croyaient au Dieu Rog. C’ est cette cohésion confessionnelle qui permit à Senghor le chrétien, de battre Lamine Gueye le musulman, lors des élections législatives de 1951, avant de devenir le premier président du Sénégal indépendant. Un dialogue interconfessionnel avec des passerelles entre les religions. Il en est ainsi quand un musulman porte des gris gris ou se fait lire l’ avenir comme un animiste ou quand on partage le mouton de la Tabaskie et le ngalax de la fête de Pâque . Et parfois aussi des ponts, quand dans une même famille ,on retrouve des parents de confessions religieuses différentes . C’est de cette laïcité dont le Sénégal a hérité en tant qu’ état et qui nous a valu cette paix sociale dans une Afrique meurtrie par les conflits politiques et religieuses.
Si ces 90 pour cent de musulmans ont toujours été soulevés, c’ est uniquement pour magnifier cette exception Sénégalaise. Aujourd’hui, que les tenants de cet Islam venu d’ ailleurs le brandisse pour justifier le droit à un état régi par la charia, est une aberration et une insulte à notre histoire et notre model de société.

Si ces Salafistes ont jusque là échoué à déstabiliser notre pays comme ils l’ ont fait ailleurs, ce n’ est pas parce que comme certains veulent le faire croire, qu’ils ont rencontré un état fort, c’est faux. C’ est uniquement parce que leur idéologie n’ a rencontré qu’un écho extrêmement faible de la part des Sénégalais eux aussi viscéralement attachés a leurs confréries. C’ est l’ Islam confrérique qui sert de rempart , d’ obstacle rédhibitoire à l’ expansion Salafiste au Sénégal. En tout cas jusque là.

L’ Islam confrérique est un Islam Soufi c’ est à dire qui prône une spiritualité sous l’ égide d’un guide spirituel.
Et les deux Islams sont diamétralement opposés
L’ Islam confrérique est un Islam de dialogue,social et pacifique.
L’ Islam Salafiste est politique, contestataire et violent.
L’ Islam confrérique a une base appelée capitale religieuse( Touba, Tivaouane, Yoff) qui sert de repère ,enracine les fidèles et permet des rencontres annuelles ( Magal, Gamou..) .
L’ Islam Salafiste est centrefigique et expansionniste car la terre entière est sa base puisqu’il cherche à imposer la charia partout. C’ est ce qu’ils appellent l’ Islam mondial. Ce qui fait que le Salafiste n’ a pas d’ attache territorial.Il peut aller vivre sa charia ou mourir en Libye, Afghanistan,Nigéria ou Mali s’il le juge nécessaire. Comme il peut aussi faire exploser des bombes dans son propre pays sans aucun regret, comme cela s’ est passé en France. La notion de patriotisme lui est étranger.
L’ Islam confrérique ne connait pas de notions, tels le martyr ou djihad ,sauf pour parler de djihad contre ses propres pulsions et désirs .
L’ Islam Salafiste promet le titre de martyr ou Shàhada à tous ceux qui meurent au nom de l’ Islam, d’ où les nombreux candidats au djihad.
Rien de ce qui s’ est dit ne permet, ni sur le plan historique, social ou sociétal, que des individus dussent-ils Sénégalais prétendent que notre pays doit être régi par la charia. Par la violence ou le dialogue, comme le voudrait imam Ndao. Cependant, force est de reconnaître que les monstres sont là, tapis dans l’ombre et attendant l’ occasion pour frapper. Nous savons d’où viendra le danger. Il s’ agit de ne pas attendre et de prendre des mesures préventives par le biais des renseignements généraux et dissuasives par celui de la justice à l’ endroit de ceux qui, en foulant du pied nos valeurs de paix, de concorde et de convivialité, nous ont prouvé qu’ils ne sont plus de nous, mais juste parmi nous.

 

Serigne Mbacké Ndiaye

Ecrivain
serignembackendiaye897@gmail.com

Un jeune Sénégalais membre de Daesh arrêté en Espagne

YERIMPOST.COM Au moment où un procès pour terrorisme se tient à Dakar, un Sénégalais, membre de Daesh, a été arrêté à Bilbao, en Espagne. Le présumé terroriste a été appréhendé grâce à une opération qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre les services de sécurité marocains et espagnols. Même si le nom de ce compatriote reste inconnu, Libération nous renseigne qu’il serait âgé d’une vingtaine d’années.

Le Conseil Constitutionnel sénégalais, un contre-modèle

L’analyse comparée de 4 juridictions Constitutionnelles en Afrique de l’Ouest (Mali, Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon) démontre que le Sénégal a fait un prodigieux bond en arrière en matière de démocratie, et de pratiques constitutionnelles déconsolidantes.




Au Mali, la Constitution a définitivement réglé la question du mandat présidentiel. L’article 30 dispose « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une seule fois ». Il n’y a nulle place pour une quelconque interprétation. La question d’un éventuel 3éme mandat du Président qui fait l’objet d’un débat entre Constitutionalistes au Sénégal (absence de dispositions transitoires précisant que le mandat en cours fait partie du décompte pour Macky Sall) est tranchée une fois pour toutes au Mali. Dans ce pays la Cour Constitutionnelle a mis en place un programme pédagogique de sensibilisation des citoyens (diffusion d’une revue trimestrielle gratuite intitulée « le Citoyen » ; actions de formation sur la tenue des élections et les droits des citoyens ; publication et transmission de lettres-circulaires aux membres de la société civile, aux organisations des droits de l’homme, aux syndicats, et aux autorités indépendantes).

Au Bénin, la Cour Constitutionnelle a diffusé en août 2015, un rapport extrêmement détaillé intitulé « Rapport d’évaluation des élections législatives d’Avril 2015 ». Publié 4 mois après les élections législatives de 2015, ledit rapport de 108 pages a pris l’exacte mesure des dysfonctionnements relevés, tiré les enseignements dudit scrutin et formulé des recommandations précises pour les élections présidentielles de 2016, dont les résultats n’ont fait l’objet d’aucune contestation (le candidat Lionel ZINSOU ayant reconnu sa défaite au second tour, avant la publication des résultats officiels). Une démarche rendue possible grâce à un scrutin présidentiel libre, transparent, sincère et démocratique. Pendant ce temps, au Sénégal, le terrible fiasco des élections législatives de 2017, et la privation de vote de millions de sénégalais n’ont donné lieu aucune étude ou évaluation du Conseil Constitutionnel, qui enfermé dans sa tour d’Ivoire, et après avoir validé un scrutin insincère fait « le mort ».

En Côte d’Ivoire, l’article 60 de la Constitution est précis : « Lors de son entrée en fonction et à la fin de son mandat, le Président de la République est tenu de produire une déclaration authentique de son patrimoine devant la Cour des Comptes ». Alors qu’en Côte d’Ivoire, la déclaration de patrimoine se fait auprès de la Cour des Comptes dont le champ de compétence prévoit une mission de contrôle ; au Sénégal, ladite déclaration est effectuée au niveau du Conseil Constitutionnel, dont le rôle principal est de veiller au respect de la Constitution. Au Sénégal, la déclaration de patrimoine du Président constitue une simple formalité juridique (le document est reçu, enregistré et consigné). En effet, il ne relève pas des attributions du Conseil Constitutionnel de vérifier l’authenticité de la déclaration de patrimoine du Président. Ainsi, l’ancien locataire en 2000, devenu milliardaire en 2012 (sa déclaration de patrimoine fait foi), se soustrait aux instances de contrôle, en remplissant les conditions de légalité formelle (dépôt de la déclaration auprès du Conseil Constitutionnel). Le dispositif étant insuffisant, il convient de transmettre les déclarations de patrimoine à une Autorité indépendante (ex « Haute Autorité de Transparence pour la Transparence de la Vie Publique » en France).

Au Gabon, dont l’histoire politique est marquée par le règne de la dynastie BONGO, et 30 ans de parti unique, des progrès significatifs ont été accomplis en termes de révisions constitutionnelles consolidantes. La Cour Constitutionnelle dispose d’un Site Internet extrêmement documenté grâce à une abondante jurisprudence. Le portail établit une distinction claire entre les Avis et les Décisions (accessibles à tous les citoyens) qui ne laisse place à aucune forme de confusion. Une innovation remarquable est apportée par la loi N° 047/2010 qui permet « à tout justiciable de soulever une exception d’inconstitutionnalité à l’encontre d’une loi ou d’un acte réglementaire qui méconnaîtrait ses droits fondamentaux ».

Le dénominateur commun entre les 4 pays précités réside dans la démarche de transparence initiée par les juridictions constitutionnelles : accessibilité (site Web), information et sensibilisation du public sur les missions de la Cour Constitutionnelle, rédaction de rapports sur le déroulement des scrutins et les dysfonctionnements y afférant, publication et mise à disposition de tous les Avis et Décisions.

Au Sénégal, considéré jadis comme une référence en Afrique, le Conseil Constitutionnel a choisi une toute autre voie : l’opacité comme mode de fonctionnement. Ce qui frappe d’emblée le visiteur du site du Conseil Constitutionnel (http://conseilconstitutionnel.sn/acceuil/), c’est l’extraordinaire volonté de dissimulation. Tous les Avis et Décisions du Conseil Constitutionnel, à l’exception des résultats des élections législatives déjà connus de tous, portent la mention « Protégé – Cet article est protégé par un mot de passe ». On peut s’interroger sur une pratique inédite qui n’a cours ni au Bénin, ni au Gabon, ni en Côte d’Ivoire, encore moins au Mali. Au fait, les Avis et Décisions sont-ils estampillés du sceau « secret d’Etat » ? Que cherche à camoufler le Conseil Constitutionnel au point de ne vouloir que ses Avis et Décisions (documents publics) soient accessibles aux Citoyens ? Autant le dire clairement : il y a anguille sous roche.




Mais le mieux est à venir. Il s’avère qu’en 2016 (Avis du Conseil Constitutionnel sur le mandat en cours) et 2017 (Avis du Conseil Constitutionnel sur la possibilité pour l’électeur inscrit sur les listes électorales de voter avec d’autres documents que la carte CEDEAO), et contrairement à tout ce qui a été dit, rabâché, et répété par les autorités officielles, le Conseil Constitutionnel n’a jamais rendu des Décisions suite aux 2 saisines dont il a fait l’objet, mais des Avis. Pour en avoir la preuve définitive, il ne suffit point de consulter un Constitutionnaliste ou un Juriste, mais de se référer au Conseil Constitutionnel himself. En effet, en 2013, dans l’affaire « N°2/C/2013 – Demandeur Cour suprême – Séance du 18 juillet 2013 », statuant en matière constitutionnelle, le Conseil Constitutionnel, après avoir rappelé Chaque Considérant a conclu magistralement son argumentaire par le Motif : DECIDE

En 2016, saisi par le Chef de l’Etat sur les 15 points d’une réforme constitutionnelle, intégrant la réduction du mandat en cours, le Conseil Constitutionnel après avoir rappelé Chaque Considérant a conclu son argumentaire (Considérant 43) par le Motif : EST D’AVIS QUE

En 2017, saisi par le Président, sur la possibilité pour chaque électeur inscrit sur les listes électorales, et non détenteur de la carte d’identité CEDEAO de pouvoir voter avec des documents simplifiés, le Conseil Constitutionnel après avoir rappelé Chaque Considérant a conclu son argumentaire (Considérant 7) par le Motif : EST D’AVIS QUE

Il en ressort clairement, que ce qui importe pour apprécier ce qui relève d’un Avis ou d’une Décision du Conseil Constitutionnel, il faut se référer au Conseil Constitutionnel himself. C’est donc bien le Motif qui définit la nature de l’Acte et non le timbre figurant (à gauche) dans l’entête du document du Conseil Constitutionnel qui porte systématiquement la mention « Décision N° XX». Pour avoir qualifié l’Avis du Conseil Constitutionnel (N° 1/C/2016 du 12 février 2016) de Décision, le Président Macky Sall avec tout le respect dû à la fonction a raconté des bobards aux sénégalais. Pour avoir laissé les autorités officielles, qualifier ses Avis de 2016 et 2017 de Décisions, sans sourciller, les 7 Sages ont entretenu la confusion, failli à leur mission, ouvert la voie d’une insécurité juridique et manqué d’honorer leur serment. L’honneur commande aux Sages de présenter leurs plates excuses aux Sénégalais. A ce jour, les conditions pour l’indépendance, et l’impartialité du Conseil Constitutionnel ne sont pas garanties. En 2011, sous WADE, le salaire des hauts magistrats avait été porté par décret, à 5 millions de FCFA. On imagine ce qu’il en est aujourd’hui, en 2018 avec un Macky Sall « sauvé à 2 reprises, par des Avis transformés en Décisions ». Ceci explique peut-être Cela.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Un ressortissant sénégalais tué à Brazzaville

YERIMPOST.COM Le corps d’un homme sénégalais, la trentaine, originaire de Ourossogui et établi à Brazzaville, a été retrouvé ce vendredi 4 mai roué de coups. Disparu pendant 2 jours, Mansour Nalla Bâ a été retrouvé aux alentours d’un stade. Interpellé par nos confrères de la Rfm, le maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam, a expliqué que les autorités ont été saisies afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.



Mort atroce de deux Sénégalais à Bangui

YERIMPOST.COM La communauté sénégalaise établie en Centrafrique est sous le choc. Deux de siens ont été lapidés et leurs dépouilles brulées en plein jour. Selon L’Observateur, ces drames ont eu lieu suite à des affrontements confessionnels, hier à Bangui. Ces deux Sénégalais étaient de jeunes commerçants, précise la source.




Sergent Malamine Camara, un héros sénégalais honoré à Brazza

YERIMPOST.COM Un hommage a été rendu au Sergent Malamine Camara à Brazzaville. Ce sous-officier sénégalais du bataillon de l’infanterie coloniale, décédé en 1886, était connu au Congo pour le grand rôle qu’il a joué auprès des populations. Par devoir de mémoire, il a été élevé au rang de citoyen d’honneur et l’événement a vu la participation du chef de l’Etat, Macky Sall, et de ses homologues de la Centrafrique et de Sao Tomé et Principe, sur invitation du président congolais, Denis Sassou Nguesso.



 

Entente tacite entre l’aristocratie maraboutique et les autorités de la République sur le dos du peuple sénégalais

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants : c’est l’indifférence des bons ». Martin Luther King.

 

Le pays de la Teranga traverse depuis quelques semaines de vives tensions sociales voire politiques marquées d’une part par l’intransigeance injustifiée du gouvernement du président de la République,  monsieur Macky Sall sous forme de provocation à tester les capacités de résistance de l’opposition voire du peuple et d’autre part par son refus systématique d’honorer ses nombreux engagements en vue de résoudre définitivement la crise qui plombe les secteurs de l’enseignement et de la santé.

Ces tensions sociales récurrentes font au froid et de surcroît portent les gerbes d’une possible révolte populaire aux conséquences incalculables pour l’ensemble du corps social sénégalais.  Ces moments de détresse des syndicats des services publics de l’enseignement et de la santé doivent interpeller tous les citoyens sénégalais épris de justice sociale  et de paix. Nous avons besoin de toutes les voix afin  de sortir le pays du climat délétère qui prévaut en ce moment et qui à terme risque de provoquer une onde de choc préjudiciable à tous points de vue à une harmonie sociale tant chantée à travers tout le pays.

Nous nous bornons à rappeler à bout de champ que le Sénégal est béni de Dieu grâce aux prières de nos illustres prédécesseurs  et que le pays est protégé des troubles voire désordres qui frappent de manière cruelle d’autres pays musulmans. Nous nous berçons dans une regrettable illusion de peuple élu dans notre inconscient collectif qui nous épargnera contre vents et marées de l’insécurité voire de scènes de violence sauvage ou de vengeance.  Nous avons tendance à oublier que nous sommes pas plus vertueux que les autres croyants des pays frappés soudainement par une vague de violence inouïe.

En effet, il ne suffit pas de proclamer sur tous les toits du monde que le Sénégal est un pays de paix pour qu’il le reste ad vitam aeternam. La paix sociale ne peut se construire que dans le respect total des droits et libertés de tous nos compatriotes. Le rappeler n’est jamais de assez. C’est devenu même une nécessité dans ces périodes de turbulences. Nous ne pouvons pas continuer à espérer  vivre dans une société de paix voire de justice qui aspire tout de même au développement  en nous s’obstinant dans le déni voire en refusant de décrire la situation du pays telle qu’elle est en vue de situer la responsabilité des uns et des autres sur le retard ou sur les goulots qui étranglent le Sénégal.

Ce qui nous amène à poser la question du rôle de l’aristocratie maraboutique au sein de la société.  Poser une telle question n’est pas un acte de défiance voire de rejet de l’autorité maraboutique sur nos consciences, mais il s’agit tout au plus de nous interroger sur les soubassements de leur silence et/ ou de leur complicité sur les nombreuse dérives du président de la République, monsieur Macky Sall. Il est regrettable aujourd’hui au Sénégal qu’il n’est plus permis aux citoyens sénégalais qui ont une autre lecture de l’aristocratie maraboutique de pouvoir l’exprimer sans crainte de subir les représailles de talibés fanatisés ou  manipulés par des marabouts politiciens.

Constater la connivence coupable d’une certaine aristocratie maraboutique avec nos autorités publiques n’est plus un secret de polichinelle pour toute personne qui analyse objectivement leurs jeux d’intérêts sur le dos du contribuable sénégalais. Le relever n’est nullement de l’insolence ou un manque de déférence à leurs égards. C’est juste une certaine clairvoyance d’esprit de  mettre à nu leur supercherie à endormir le peuple en lui rappelant sans cesse dans un discours alambiqué que le pouvoir vient de Dieu tout en refusant de  tenir un langage de vérité à nos autorités publiques.

En vérité, une entente tacite s’est nouée entre l’aristocratie maraboutique et les autorités de la République au point qu’aujourd’hui des hommes d’affaires très proches des familles maraboutiques gagnent facilement des marchés en violation même du respect de la procédure d’attribution des marchés publics.

Sans risque de nous tromper, il y a anguille sous roche. Ce clientélisme entretenu de fait par le président de la République, monsieur Macky Sall ne participe pas à une gestion efficiente du pays. La République se complaît à laisser une horde d’hommes d’affaires parrainées par les familles maraboutiques pour faire main basse sur nos potentialités économiques ou ce qui reste après le passage de ses maîtres français.

L’essence même de la République est que le bien public appartient à l’ensemble du corps social sénégalais. Cependant, depuis l’indépendance, les autorités de la République ont mis en place un système pernicieux d’accaparement systématique de nos deniers publics qui épouse parfaitement les contours du fonctionnement d’un régime aristocratique dans lequel les privilèges ne sont réservés qu’à une minorité au détriment du reste de la population. Le Sénégal indépendant n’est jamais sorti de ce carcan politico-maraboutique qui empêche le pays de se libérer en vue de faire face aux multiples enjeux de l’heure. Nous ne pouvons plus accepter de  laisser une minorité agissante nous mener en bateau dans le seul but de préserver leurs privilèges acquis sur le dos du citoyen sénégalais lambda.

C’est la raison pour laquelle les citoyens sénégalais ne sont plus dans une dynamique de cautionner ce jeu de dupes. Ils s’insurgent aujourd’hui sur le comportement d’une certaine élite maraboutique plus prompte à régler séance tenante avec les autorités de la République des questions liées aux besoins matériels de leur confrérie en termes d’infrastructures que de pointer du doigt la responsabilité du gouvernement du président Macky Sall sur ses dérives liberticides, sur l’instrumentalisation perfide de notre système judiciaire, sur l’impunité de certains pilleurs de nos deniers publics, sur ses provocations et sa volonté sordide et lâche d’en découdre avec des armes non conventionnelles en Démocratie avec ses adversaires politiques, sur les conditions de vie difficiles de beaucoup de nos compatriotes de surcroît leurs talibés.

Le respect que nous leur témoignons est dû pour l’essentiel à l’estime de nos compatriotes pour les pères fondateurs des confréries maraboutiques.  Cette déférence à leur encontre n’est possible aujourd’hui que si les chapelles maraboutiques prennent leur responsabilité de dire la vérité au président de la République si toutefois elles constatent de bonne foi qu’il persiste dans l’erreur et la violation des droits ou intérêts des citoyens sénégalais. Toute autre attitude de l’aristocratie maraboutique relève de la supercherie  voire d’une fuite  de responsabilité à assumer pleinement leur rôle devant le peuple.

Le silence de l’aristocratie maraboutique sur les dérives  voire la gouvernance sombre et nauséabonde du président de la République, monsieur Macky Sall est – ce de l’insouciance ou une certaine indifférence au sort des plus vulnérables d’entre nous voire d’un aveuglement en raison de sa politique taillée sur mesure de modernisation des cités religieuses ? Pourtant, l’argent que le président de la République, monsieur Macky Sall déverse dans leurs cités religieuses sans aucun contrôle et au gré seulement de ses envies en vue de détourner le regard de ces régulateurs sociaux sur ses manquements préjudiciables à la paix sociale, est également le nôtre.  Rien que pour ça vous ne pouvez plus regarder le silence des momies sur les menaces de déstabilisation de la société par notre président par défaut, monsieur Macky Sall.

A ce titre, je me permets de vous lancer un appel afin que vous preniez la juste mesure de votre rôle de guide religieux qui consiste à indiquer le chemin de la bonne vie sans distinction de rang social. Vous devez avoir conscience que beaucoup de nos compatriotes voient en vous des voix plus autorisées dans leur vie quotidienne que celle de notre président – politicien , monsieur Macky Sall , pourtant élu en 2012 par 65% du corps électoral.  Rien ne vaut même les largesses  de notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall que vous vous détournez de l’enseignement de vos illustres prédécesseurs en vous rangeant aux côtés des fossoyeurs de nos valeurs d’éthique,  de justice, de vérité  et de droiture dans la gestion du pays.

Les fastes du pouvoir ne doivent pas vous obnubiler au point de perdre le crédit au près de vos frères et disciples. Ce jeu de dupes ne vaut pas la chandelle.  Rien que la montée en puissance d’une nouvelle forme de conscience citoyenne virulente voire acerbe sur les réseaux sociaux doit vous pousser à revoir votre manière assez singulière à être le soutien indéfectible du pouvoir en dépit même de sa violence et de ses  exactions contre le peuple.

L’heure est grave. Il est du devoir de chacun d’entre nous de se déterminer en fonction de sa croyance voire de sa fibre patriotique sur les dérives de notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall  au lieu de nous tenir un discours moralisateur sur le respect et des menaces de représailles pour quiconque s’évertuerait à traiter les marabouts de complices des conséquences  de la gestion scabreuse du président Macky Sall en raison même de leur silence suspect voire coupable sur ses abominables forfaitures.

Toutefois, il demeure certain qu’il existe encore au sein de nos familles  maraboutiques des hommes de Dieu qui pour rien au monde ne vont jamais se compromettre en soutenant publiquement un régime politique à la fois oppresseur et injuste envers le peuple.

A ces hommes, nous leur demandons d’être juste nos guides éclairés en vue de permettre à nos compatriotes de s’affranchir d’une servitude volontaire oppressive que la foi et la morale abhorrent. Nous avons besoin d’étendre la voix sage de ces hommes résonner partout dans nos villes voire villages pour que les citoyens sénégalais sachent que le Sénégal peut et mieux doit sortir de ce désastre socio-économique qui frappe de plein  fouet les plus vulnérables d’entre nous  même si le pouvoir politique va continuer à utiliser toutes sortes de manœuvre en vue de bâillonner nos libertés publiques.

Par ailleurs, ce combat ne doit pas s’arrêter uniquement au régime oppresseur du président de la République, monsieur Macky Sall. Il doit obligatoirement viser tout pouvoir qui prend du plaisir à traiter les citoyens sénégalais comme des objets voire comme des sous hommes à abrutir par le biais des soirées mondaines interminables, des galas de lutte ou  par le canal des chaînes de télévision publique ou privée avec leur lot de programmes incultes et déconnectés de la réalité objective du pays de la Teranga.

Ce combat n’est pas jamais gagné d’avance puisqu’il existe encore au sein de notre société des hommes sans foi ni loi, des forces ou des organisations qui militent activement pour le maintien du statu quo en vue de mieux asservir nos compatriotes.

A cet effet, aucun artifice d’équilibriste n’est tenable aujourd’hui. Soit on est pour la défense des valeurs voire des intérêts du peuple ou soit on est avec les hommes du régime du président de la République, monsieur Macky  Sall qui entretiennent un climat de terreur ou de violence verbale  au sein de la société afin d’asservir nos compatriotes qui refusent l’indignité voire la servitude.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Ce jeune noir arrêté en Italie pour terrorisme est-il sénégalais ?

YERIMPOST.COM Ce vendredi, une bonne partie de la presse faisait état de l’arrestation d’un jeune homme suspecté de préparer un attentat sur le sol italien et qui serait sénégalais. Dans sa livraison jour, le quotidien Libération renseigne que l’homme en question s’appelle Alagie Tourey, de nationalité gambienne. L’homme serait arrivé en Italie en mars 2017 en provenance de la Libye. Il aurait avoué aux enquêteurs agir sur ordre de Daesh et qu’il préparait une attaque à la voiture bélier.



Nécrologie: décès d’une ancien arbitre internatonal sénégalais

YERIMPOST.COM L’ancien arbitre international sénégalais à la retraite, Youssou Ndiaye, est décédé aujourd’hui, à Dakar. L’équipe de Yerimpost présente ses condoléances à sa famille.



Abdoul Mbaye prévient les Sénégalais à propos d’Aboubacar Sadikh Bèye

YERIMPOST.COM Alors que Aboubacar Sadikh Bèye dirigeait l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), « le Sénégal est devenu champion d’Afrique et mondial de la croissance économique avec des taux particulièrement étonnants et déroutants ». Cette confidence est d’Abdoul Mbaye. Mais ce qui inquiète l’ancien Premier ministre, c’est la nomination de l’actuel DG du Port comme adjoint d’Aminata Touré dans la cellule Mobilisation et parrainage de l’Alliance pour la République. Selon lui, Aboubacar Sadikh Bèye est le maître d’oeuvre des fichiers des bénéficiaires de la CMU et des bourses familiales. Son message vise à alerter le pouvoir en place d’une quelconque utilisation de ces données personnelles à des fins politiques. Dans son communiqué, Abdoul Mbaye menace l’Etat de saisir la procureur de la République si jamais ces fichiers sont détournés par les responsables de l’APR pour obtenir des signatures de parrainage à leur candidat.



Après avoir insulté les Sénégalais et nos chefs religieux, Kilifeu essuie une réponse de Bouba Ndour

Après avoir insulté les Sénégalais…et nos chefs religieuses Kilifeu Appel , écoutez ce que lui dit Bouba Ndour




Pèlerinage à la Mecque: changement sur le prix du billet et le quota des Sénégalais

YERIMPOST.COM Le gouvernement du Sénégal a décidé de diminuer le prix du billet d’avion pour le pèlerinage à la Mecque. Une décision prise à l’issue d’un Conseil interministériel consacré au pèlerinage aux Lieux saint de l’islam édition 2018. « Le package sera maintenu à 2 600 000 francs Cfa, mais le prix du billet va baisser de 20 000 francs Cfa, passant de 1 100 000 francs Cfa à 1 080 000 francs Cfa», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye. L’autre bonne nouvelle, selon M. Guèye, est que le Sénégal a bénéficié de 3000 visas de plus.




Contribution: 15 726 037 Sénégalais en colère.

Le 04 septembre 1957, Sidney Lumet réalisait un film intitulé 12 hommes en colère (twelve angry men) qui demeure toujours d’actualité de par sa pertinence de par la problématique des failles de la justice et du jugé qu’il soulève. Dans ce film culte, un jeune homme d’origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l’unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu’il a un doute et que la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Il s’emploie alors à les convaincre un par un.

Pour reprendre le titre de ce film, on peut dire qu’il y a 15 726 037 sénégalais en colère et que la vie d’une nation mérite quand même quelques heures de discussion. Je suis consterné quand je suis ce qui se passe à l’Assemblée qui ressemble plus à la ferme des animaux de Georges Orwell qu’à une quelconque instance délibérative qui parle pour le peuple et à son nom. Aujourd’hui plus que jamais, les députés sont les soldats de la cause du Parrain qui, du haut de sa haute autorité, commande, recommande et décommande. Ces soi-disant représentants du peuple se positionnent comme une télévision à la demande dont le chef de l’état a le monopole du zapping.




Quand je pense au Chef de l’Etat, ma mémoire m’oriente toujours vers Geppetto, le personnage principal des Aventures de Pinocchio, un pauvre menuisier italien, qui, après avoir fabriqué par accident dans un morceau de bois à brûler un pantin, celui-ci lui fait tout de suite des tours et il lui arrive de nombreuses aventures qu’il n’arrive pas à maitriser. Les tours de ces pinocchio qui nous représentent sont dans le fait qu’ils pensent servir le Geppetto président alors qu’ils l’enfoncent. De même que le nez de Pinocchio s’allonge à chacun de ses mensonges de même le courroux de la population va croître à chacune de leurs forfaitures.

Je pense intimement qu’on mérite le minimum de respect de la part de ces députés. S’il fallait rester une semaine à débattre au niveau de l’hémicycle pour ausculter le projet de loi, la moindre des choses c’était de le faire. La censure des débats témoigne ainsi à souhait que l’intérêt du peuple n’est pas au fondement de leurs préoccupations. Nous les logeons, nous les blanchissons, nous les procurons une foultitude de privilèges pour qu’ils débattent avant de délibérer, parce que comme le montre Selon Hervé Pourtois, la condition d’argumentation, c’est-à-dire le processus qui vise à choisir le meilleur argument en faveur d’une thèse, et la condition de participation, qui permet de faire reconnaître différents points de vue moraux sur une question, sont essentielles à l’idéal de la démocratie délibérative.

Pour terminer je dirais simplement que le Président et ses députés ne peuvent pas vouloir notre bien plus que nous. S’ils le font, ils me feront penser à ce passage de La ferme des animaux que je reprends. Les animaux de la ferme de Jones ont fait une révolution en le chassant de sa propriété. Mais à peine au pouvoir, les têtes de file commencent à changer d’attitude. Interpellés notamment sur le fait qu’ils s’approprient certains privilèges comme boire et manger sans partage le lait et les pommes, les cochons répondent ceci : « Vous n’allez tout de même pas croire, camarades, que nous, les cochons, agissons par égoïsme, que nous attribuons des privilèges. En fait, beaucoup d’entre nous détestent le lait et les pommes. Si nous nous les approprions, c’est dans le souci de notre santé. Le lait et les pommes renferment des substances indispensables au régime alimentaire du cochon. Nous sommes, nous autres des travailleurs intellectuels. La direction et l’organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. De jour et de nuit nous veillons à votre bien. Et c’est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes ».

Président ce que vous faites, ce n’est pas pour notre bien. Aujourd’hui, vous avez crée 15 726 037 en colère vos partisans y compris parce qu’ils  vont se casser la tête pour vous défendre.

 

                                                                   CHEIKH AHMADOU ABDUL GUEYE

 

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