Blog de Cheikh Yerim Seck

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Exclusif! La réponse sèche de Serigne Mbaye Sy Mansour à Bamba Fall

YERIMPOST.COM A la tête d’une forte délégation, le maire de la Médina est allé, samedi 17 février, rendre une visite de courtoisie à l’un de ses illustres administrés, Serigne Mbaye Sy Mansour, en sa demeure qui surplombe Soumbédioune.

Voila, selon une des sources présentes qui s’est confiée à Yerimpost, ce que Bamba Fall a dit au khalife général des tidjanes: « Je suis venu pour vous demander de prier pour Khalifa Sall et d’intercéder pour lui auprès du président de la République, Macky Sall, afin qu’il sorte de l’épreuve qu’il est entrain de vivre. »

Réponse de celui qui est surnommé « Pa Allemand » en raison de sa sévérité: « Je suis certes l’ami de Macky Sall et de son épouse. Mais jamais je ne parle politique avec eux. Il m’est arrivé d’accompagner feu Serigne Abdoul Aziz Al Amine intercéder auprès de Macky Sall pour Khalifa Sall. Je ne vous dirai pas toutefois ce qui s’est passé au cours de la rencontre. Il y a une seule chose que je puisse faire, c’est prier Dieu. Mais ne comptez pas sur moi pour me mêler de politique. »

Aliou Sall-Ahmed Aïdara: une guerre à mort

YERIMPOST.COM C’est peu dire d’affirmer que le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et l’animateur télé et radio, Ahmed Aïdara, ne s’aiment pas. Ils se détestent et se livrent une guerre à mort. Ils incarnent deux camps rivaux qui se disputent âprement le contrôle de Guédiawaye.

Le petit-frère du président de la République, parachuté dans cette commune de la banlieue de Dakar, loin de son Fatick natal, rencontre une hostilité sans borne chez les « autochtones » de Guédiawaye qui voient en lui un allochtone s’étant imposé à coups de billets de banque et de trafic d’influence. Dans ce front hostile figure en bonne place le mouvement citoyen Guédiawaye Laa Bokk (GLB) dont Ahmed Aïdara est l’un des plus grands activistes. 

C’est d’ailleurs dans le cadre des activités de GLB qu’a eu lieu une altercation avec un jeune militant d’Aliou Sall qui vaut à l’animateur télé et radio d’être convoqué ce lundi après-midi au commissariat de police de la localité. Alléguant avoir été brutalisé par les cadres de GLB pour lui arracher son téléphone portable, la « victime », qui s’est défendue d’avoir tenté de prendre quiconque en photo, a produit un certificat médical et porté plainte au pénal. 

Aliou Sall, qui s’était violemment fait huer par la foule à l’occasion du cinquantenaire de la ville, fin décembre 2017, n’a toujours pas digéré cette humiliation. Il trouve certainement dans cette plainte un moyen de régler leurs comptes à ceux en qui il voit les instigateurs de ce « sabotage ». Nul doute qu’Ahmed Aïdara, qui n’a pas sa langue dans sa poche, va utiliser toutes les armes à sa disposition pour se défendre. Entre ces deux, la bataille ne fait que commencer. Le sang va gicler. La guerre va faire rage…    

Le président de la République communique…

Le Président de la République S.E.M. Macky Sall séjourne, du 19 au 20 février 2018, dans les régions de Fatick et de Kaolack. Fidèle à sa politique de proximité, fondée sur l’échange avec les populations et le suivi rigoureux de la mise en œuvre des politiques publiques, le Chef de l’Etat se rendra sur différents sites socio-économiques. Le Président Macky Sall procédera à l’inauguration de plusieurs infrastructures notamment les routes Fatick-Kaolack, Dinguiraye-Nioro du Rip-Keur Ayip et Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone. Le Chef de l’Etat lancera en outre les travaux de construction du Grand Pont à péage de Foundiougne. Ces différentes infrastructures routières, porteuses de valeur ajoutée, contribueront ainsi à l’amélioration de la mobilité des personnes et des biens, au niveau national et dans la sous-région. Cette visite sera aussi mise à profit par le Président Macky Sall pour échanger avec les populations et les différents acteurs évoluant dans le domaine des transports.   Le Chef de l’Etat regagnera Dakar le mardi 20 février en début de soirée.

Idrissa Seck rappelle au président Macky Sall son passé

YERIMPOST.COM Le président de Rewmi n’en a pas fini avec le président Macky Sall. Toutes les occasions sont bonnes pour Idrissa Seck pour lancer des piques au chef de l’Etat. C’est le cas ce vendredi 16 février où le président du Conseil départemental de Thiès est venu prendre part à une exposition à la Galerie nationale d’arts. Idrissa Seck a répondu aux propos du président de la République qui qualifiait de non-sujets les questions sur l’accord gazier signé avec la Mauritanie: «On lui permet de céder ses droits et titres à des milliards de francs Cfa qui échappent au peuple sénégalais et on se met devant la télévision pour dire à quelqu’un, qui a été son patron dans l’Etat et dans la politique, qu’il ne comprend pas comment ça marche… Ce n’est pas sérieux.»

Vidéo: Ama Baldé bat Papa Sow

Idrissa Seck évoque sa traversée du désert causée par Macky Sall

YERIMPOST.COM Le temps où il broyait du noir est révolu. Idrissa Seck is back ! Près d’une décennie où le patron de Rewmi avait sombré dans une éclipse, c’est désormais terminé. Toute cette agitation du président de la République et de ses proches à réagir à chacune de ses déclarations, Idrissa Seck est convaincu que c’est parce qu’ils connaissent sa capacité de nuisance.

Maître d’œuvre de la campagne et de la victoire du président Abdoulaye Wade en 2000, le président du Conseil départemental de Thiès dit n’avoir rien à apprendre de personne en politique. Toutefois, l’ancien maire de la capitale du rail est revenu sur ces dernières années où sa mort politique a été annoncée. « C’est vrai que, victime d’un complot d’Etat orchestré par l’actuel président de la République, alors qu’il était Premier ministre d’Abdoulaye Wade, il y a eu une éclipse d’une dizaine d’années.  C’est terminé !», a-t-il asséné. 

Ahmed Aidara convoqué à la Police/ « La République dans le soupçon! »

Ahmed Aidara à la Police/ « La République dans le soupçon! »

Ma déclaration: « La convocation de notre frère Ahmed Aidara le lundi prochain au commissariat de Guediawaye démontre l’entrée de la république dans le soupçon. Or le soupçon tue la république et destructure le  principe de la République . Le regime de Macky Sall qui est aux abois , gouverne par la peur et l’intimidation qui ne sauraient prospérer dans un contexte d’échec marqué par des scandales financiers, pétroliers , gaziers, et fonciers. Le peuple est debout pour abréger sa souffrance d’ici fevrier prochain. Le Dés sont jetés et le destin pris en main. Que le Président Sall et sa tribu se tiennent prêts; la révolution est irréversible à la veille de ses 15% selon les sondages des experts envoyés sur les lieux et dont les résultats interdissent le rêve d’être au second Tour des éléctions présidentielles. je lance un appel aux forces de l’ordre , à se renger du coté du peuple et non de la tribu. je condamne cette convocation dont Ahmed Aidara est le principal visé par un adversaire politique qui n’est personne d’autre que le petit-frère du président de la République. » 

Le Président Abdoulaye Mamadou Guissé, SGN DU MCSS/FAF, Candidat présidentielle 2019

 

Processus électoral: Thierno Bocoum vocifère

YERIMPOST.COM La refonte du fichier électoral oui, mais ce qui irrite le patron de l’Alliance générationnelle pour l’intérêt de la République (AGIR) c’est cette volonté manifeste des autorités de profiter du processus électoral pour avoir une longueur d’avance sur ses adversaires. Thierno Bocoum, à l’étape de Kaolack, en marge de sa tournée nationale et internationale, déclare qu’il trouve anormal que les opposants soient obligés de sortir dans la rue pour réclamer une personne indépendante pour organiser des élections. «Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi le président Macky Sall veut nous inscrire dans une dynamique de recul démocratique alors que depuis longtemps, nous avons un acquis», a dénoncé l’ancien lieutenant d’Idrissa Seck.

Médias Sénégalais taisez-vous : BAMBA EST PARTOUT mais dans cette politique politicienne.

L’objectif de cette publication n’est ni de me livrer à cet emballement médiatique dont bénéficie un certain Mr Fall que par respect je vais taire le nom ni de m’associer à la perte d’un opposant contre le régime de Macky Sall parce que tout simplement qu’il ait pris la tangente me laisse complètement équilatéral. Je ne cherche non plus à résoudre l’équation insoluble de la prostitution politique sénégalaise car pendant longtemps la coutume politique voulut qu’on soit d’abord transhumant pour se caser quelque part avec un maroquin bien garni. En effet c’est la une de l’observateur associant son départ avec l’exil de notre vénéré CHEIKH AKHMADOU BAMBA MBACKE  qui est d’une gravité inouïe. BAMABA EST PARTOUT mais pas dans cette politique politicienne entachée. C’est devenu une marque de fabrique au Sénégal de voir des politiciens qui affectent incessamment un sentiment de Mouridité, de patriotisme mais en réalité ne prêchent que pour leur paroisse. Aujourd’hui force est de constater que le parti au pouvoir est devenu une auberge espagnole qui ne cache pas ses envies de s’adonner au proxénétisme politique. Les plus exposés à ce fléau sont ceux et celles  qui sans doute se sont engagés dans la politique sans aucune conviction mais uniquement pour des raisons pécuniaires. Il ne serait point étonnant de voir certains qui jadis s’époumonaient sur la présidentiabilité d’un candidat taper à sa porte. La question qu’on devrait tous se poser : est de savoir ce que cachent réellement ces trahisons et ces tergiversations de nos soi-disant leaders politiques? C’est tout simplement le reflet d’une société ou la compétence, le mérite et les diplômes sont jetés aux oubliettes supplantés par l’incompétence, l’idiocratie, mais aussi la médiocratie. Observation faite, il faut reconnaitre qu’au Sénégal les recrutements sont d’un flou artistique grave et ne s’inscrivent nullement dans une perspective probatoire mais politique. Il suffit de sillonner les instances décisionnelles pour se rendre compte de ce franchissement de seuil du népotisme parachevé par un système réseau entre copains seulement préoccupés à arroser leurs pré carrés au détriment d’une population avec ses nombreux revers et d’une jeunesse sans aucune perspective d’avenir. Il ne suffit pas d’être compétent ou bardé de diplômes pour être à la place qu’il faut mais être vraiment nul  pour être à la place où il ne fallait pas être. On aurait pu s’inspirer des écrits et des recommandations de CHEIKH AKHMADOU BAMBA afin de nous débarrasser de ce cercle vicieux de l’incompétence et d’instaurer le cercle vertueux de la compétence. L’exil  de notre vénéré CHEIKH AKHMADOU BAMBA que SERIGNE MOUSSA dans son érudition saine dira sans le farder que « n’eut été son départ en exil nous serons tous occidentalisés et sans aucun doute nous finirons en enfer », BAMBA reste incontestablement notre bouée de sauvetage. Cependant l’associer à un free rider (passager clandestin) est un blasphème pour toute la OUMMA islamique particulièrement à la communauté Mouride. Enfin je ne vais pas poursuivre mes écrits pour tirer les ficelles de son départ mais je voudrais qu’il reste dans le cadre politique et qu’il ne soit pas emporté dans une rhétorique de campagne et reste ainsi. Tout ce que je peux dire c’est que l’usage de l’émotion pour des fins politiques est devenu monnaie courante au Sénégal. Je ne cherche pas à entrer dans l’invective politique mais face à cette calomnie rédactionnelle étant un Mouride, je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt ou faire la sourde oreille.   UN HOMME AVERTI EN VAUT NFOIS. Aliou mou SERIGNE SALIOU

Affaire Bamba Fall: Barthélémy Dias réagit

YERIMPOST.COM Très proche du maire de Dakar, Barthélémy Dias s’est prononcé sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Bamba Fall. Pour le maire de Mermoz Sacré-cœur, le maire de la Médina est et reste un frère et ami. Ceci dit, Barth se veut catégorique : « Ce que je peux dire c’est que Khalifa Sall n’attend rien du président de la République. » Une déclaration au cas où Bamba Fall serait tenté de plaider une clémence du chef de l’Etat en faveur du maire de Dakar.

Contribution: Macky Sall: Un maître chanteur dirige le Sénégal !

POURQUOI LE PAUVRE KHALIFA A REJOINT LE MACKY ! L’audience accordée à Bamba FALL, la visite du PM BOUN ABDALLAH et la déclaration surprenante de Bamba Fall ne sont pas anodines pour un sou. Au contraire, elles sont la conséquence d’un deal « scénario » digne des grands films western pour maquiller la transhumance forcée et déjà actée de Khalifa qui a cédé à la pression de Macky suite à la découverte d’une manne financière de dizaines de milliards, au nom du maire de Dakar, que le Président Sall fait pendre comme un épais de Damoclès sur sa tête. Ce lourd, sérieux et grave dossier pourrait valoir à Khalifa un séjour de pas moins de 20 ans de prison pour recel, blanchiment et fraude à l’échelle internationale. Un véritable butin de guerre que Khalifa avait bien caché pour préparer l’élection présidentielle de 2019. Tout y passe, de la collision avec une affaire internationale de corruption avèrée, des commissions occultes, du blanchiment d’argent, etc….. Fort de cette nouvelle arme de destruction massive contre Khalifa, Macky a eu tout le loisir de poser ses conditions sans risque de subir le refus ou la résistance de Khalifa qui est tenu par les couilles et ne peut plus se prévaloir du statut commode de victime de cabale politique, car il sait qu’il est cette fois-ci responsable de pratiques financières répréhensibles et ne peut que se soumettre aux désirs du Prince Macky devenu son maître. Tout le contraire de l’affaire de la caisse d’avance pour laquelle Khalifa peut être très à l’aise, car la conviction du dernier des sénégalais est désormais acquise qu’il ne s’agit là que d’un acharnement politique que les magistrats sont malheureusement tenus de trancher même si ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. En arrière plan de cette comédie de la caisse d’avance, transparaît donc un dossier judiciaire bêton que le Président Macky a mis provisoirement sous le coude pour s’assurer du soutien et de l’engagement inconditionnels de son adversaire le plus sérieux pour l’élection présidentielle de 2019 devenu maintenant son esclave. C’est ainsi que Khalifa a accepté l’injonction qui lui est donnée d’instruire le prévenu Bamba Fall de procéder au torpillage de la grande coalition « Manko » de l’opposition qui était en gestation vers les élections  législatives passées et qui avait fini de semer la peur au sein du régime en place. C’est tout le sens de la visite de couardise rendue au Président WADE par Bamba Fall pour gagner sa confiance, celle de la direction du PDS, mais surtout la sympathie et la respectabilité des militants du SOPI. Ce coup de maître réussi, il ne restait plus à Bamba FALL que de créer de fortes rivalités entre le PDS et les « khalifistes » au grand dam du Président WADE qui avait réussi la formidable prouesse d’unir l’opposition dans la perspective de contrôler facilement l’Assemblée Nationale. En exigeant l’occupation de la place de tête de liste par Khalifa après avoir dit à WADE que le Maire de Dakar était d’accord que le Pape du SOPI en soit le titulaire naturel, Bamba FALL avait fini d’installer une rivalité malsaine que les dirigeants du PDS ne pouvaient nullement accepter. Ce fut le premier succès du « deal » inspiré par Macky, promu par Khalifa et opérationnalisé par Bamba FALL en tuant l’espoir de tout un peuple désabusé, choqué et déçu. Malgré ma sympathie pour Khalifa qui traverse des moments difficiles et incertains,  il s’agit ici de rétablir la vérité des faits qui ont été à l’origine de l’éclatement de cette grande coalition. A sa décharge et malgré les nombreuses insinuations et allusions malveillantes contre le Président WADE et Mr Oumar Sarr, le PDS n’a ni de près ni de loin été l’auteur de l’échec dans l’établissement de la liste unique, mais bien le nouveau trio infernal Macky, Khalifa, Bamba dont les actes abjects posés à cette occasion, sont aux antipodes des valeurs sacrées qu’ont incarnées leurs valeureux homonymes que sont le prophète Muhammad (SAWS), Serigne Babacar Sy (RDA) et Cheikh Ahmadou Bamba (RDA); En se comportant de la sorte, ils ont non seulement trahi le peuple sénégalais qui tenait entre ses mains une alternative contre les politiques terroristes du régime de Macky et son clan, mais ils ont souillé les noms sublimes du vénèré prophète et deux de ses meilleurs et fidèles disciples. Par conséquent, les sénégalaises et sénégalais ne doivent être ni surpris, ni choqués par la visite du Premier Ministre chez Bamba FALL pour les besoins déclarés de présentation de condoléances, suivie de la déclaration insipide, gênée et gênante de Bamba FALL, qui font suite à l’audience que Macky a accordée à ce dernier. Ce fut une simple mise en scène nauséabonde pour rendre digestes chez les sénégalais, les prochaines transhumances planifiées vers les prairies FAYE-SALL, de Bamba FALL et d’autres collaborateurs de Khalifa Sall qui, lui, fera une déclaration dans ce sens pour leur faciliter leur procession satanique. J’imagine déjà le sourire amusé de Tanor qui aura pris sa revanche de la plus honteuse des manières sur ses jeunes adversaires du PS DES VALEURS dévalorisé dès sa naissance par le comportement malencontreux de leur chef Khalifa et son sbire Bamba Fall. Ce dernier peut néanmoins se targuer de n’avoir pas trahi Khalifa, d’être en phase avec lui, même si c’est par le biais d’un complot contre les sénégalais pour faire élire Macky en 2019. Les nombreux sénégalais qui ont soutenu Khalifa apprécieront ! Comme le préconisait l’ex PM Souleymane N’déné Ndiaye avant de regagner les prairies marron, « il faut tuer les transhumants » et leur inspirateur, j’ajouterai, si nous voulons assainir les mœurs politiques dans notre cher pays et partant, rétablir les valeurs positives qui le caractérisaient jadis. Les compatriotes sénégalais sont avertis à temps pour leur épargner des chocs émotionnels et des crises cardiaques causés par des gens qui ne valent rien; qu’ils prennent alors leurs responsabilités et leur courage à deux mains pour chasser de notre environnement les auteurs d’aujourd’hui et d’hier de ce genre d’actes ignobles posés contre l’honneur, la dignité, la fierté et la prospérité du peuple sénégalais; simplement parce que c’est le très cher prix à payer pour assurer un second mandat de trop, largement immérité, à son bourreau nommé Macky SALL. On est où là !!!!

Cheikh Bassène

Ces trois autres maires proches de Khalifa Sall travaillés au corps par Amadou Ba…

YERIMPOST.COM Le pouvoir de Macky Sall n’a pas attendu la décision dans le cadre du procès de la caisse d’avance pour commencer à tenter de récupérer les grosses pointures proches de Khalifa Sall. Après Bamba Fall, débauché par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Yerimpost est en mesure d’écrire qu’Amadou Ba est entré dans la danse, en sa qualité de patron politique de Dakar pour le compte du parti présidentiel.

Au moment où ces lignes écrites, celui qui est par ailleurs ministre des Finances est avancé dans ses négociations pour faire transhumer ces trois maires qui furent élus à Dakar sous la bannière Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Il s’agit de Banda Diop, maire de la commune d’arrondissement de la Patte-d’Oie, Babacar Mbengue, son homologue de Maristes-Hann-Bel Air, et Palla Samb de Fann-Point E-Amitié. Le régime, qui sait que Khalifa Sall sera condamné, en a-t-il convaincu les proches de ce dernier pour les inciter à quitter un homme qui sera hors du jeu politique pendant des années ?

Sorti de Rebeuss, pourquoi Bamba Fall n’y est-il plus reparti pour voir Khalifa Sall ?

YERIMPOST.COM Depuis ce jour du 24 avril 2017 où il a été libéré après quelques mois de détention, Bamba Fall n’a plus remis les pieds à la prison de Rebeuss. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites, il n’a pas franchi le portail de la maison d’arrêt et de correction pour rendre visite à Khalifa Sall. Officiellement, a appris Yerimpost, le maire de Médina explique cette carence par un fait: « C’est l’administration pénitentiaire qui m’a interdit d’accéder à la prison. » Il doit donc être le seul dans ce cas. Tous les autres maires des communes d’arrondissement ont multiplié les visites auprès de Khalifa Sall. 

On sait aujourd’hui que l’explication que servait Bamba Fall était bidon. En réalité, il a préféré couper tout contact avec le détenu le plus célèbre du Sénégal pour ne pas gêner ses pourparlers avec le pouvoir. De même, l’édile de Médina n’est allé que deux fois au tribunal de grande instance de Dakar pour soutenir Khalifa Sall, depuis le début du procès de celui-ci. Négociations quand tu nous tiens…

La salle répond négativement à l’interpellation de Serigne Bassirou Guèye

YERIMPOST.COM Dans son réquisitoire, le procureur Serigne Bassirou Guéye, s’adressant au président du Tribunal, a déclaré: «Les dakarois que je représente ont besoin de savoir où sont allés ces fonds». Avant de tourner vers le public pour ajouter: «N’est-ce pas, je vous représente ?». La réaction du public ne s’est pas faite attendre. Le grondement de désapprobation a vite fait comprendre au Procureur qu’il était indésirable dans la salle.

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inauguration ce lundi de l’axe Fatick-Kaolack par le président Macky Sall

Le président de la République, Macky Sall, est attendu à Fatick et Kaolack, à partir de lundi, pour un déplacement de deux jours au cours duquel il va procéder à l’inauguration de plusieurs axes routiers, dont celui reliant ces deux villes du centre du Sénégal, a appris l’APS.
A cette occasion, Macky Sall va également inaugurer les axes Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip et Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone, avant de lancer les travaux du grand pont à péage de Foundiougne, dans la région de Fatick, annonce le service de presse de la présidence.
 
Le chef de l’Etat va partir de Popenguine (Thiès) lundi pour rallier Fatick, où il coupera un premier ruban de l’axe séparant cette commune de Kaolack.
 
Il assistera, dans la capitale du Sine, à une présentation du directeur général de l’AGEROUTE Ibrahima Ndiaye portant sur ce projet. Il se rendra ensuite à Kaolack pour présider la cérémonie officielle d’inauguration de la nouvelle route Fatick-Kaolack.
 
Après cette cérémonie prévue au stade Lamine Guèye, le président Sall se rendra à Nioro pour inaugurer le tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip, long de 40 km et qui s’inscrit dans la Nouvelle Lettre de politique sectorielle des Transports (LPST3 2010-2015), renseigne l’AGEROUTE.
 
De là, après la coupure du ruban et les différentes allocutions prévues, il se rendra à la cité religieuse de Porokhane.
 
Mardi, le chef de l’Etat va quitter Kaolack pour Passy pour la cérémonie d’inauguration de la route Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone (25,5 km).
 
Le président de la République terminera son séjour dans le Sine-Saloum par le lancement des travaux du grand pont à péage de Foundiougne.


Source: APS

Le procureur requiert une peine plus clémente que celle réclamée par Antoine Diome

YERIMPOST.COM Le procureur réduit la somme demandée à Khalifa Sall par l’Agent judiciaire de l’Etat et qui s’élève à 6 milliards 800 millions de FCfa. Mais la facture reste toujours salée. Dans son réquisitoire, cet après-midi, le procureur a tenté d’établir le délit d’association de malfaiteurs. Selon la Loi, a expliqué le procureur, le délit d’association de malfaiteurs est puni par un emprisonnement de 3 à 7 ans, plus une amande du triple de la somme escroquée. En l’espèce, la somme litigieuse est de 1 milliard 800 FCfa. Si elle est multiple par 3, cela fait 5 milliards 400 millions. soit 1 milliard de moins par rapport à la somme réclamée par l’Etat du Sénégal via son représentant à ce procès dit de la Caisse d’avance de la maire de Dakar.

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Réquisitoire: Serigne Bassirou s’emploie à démontrer les délits

YERIMPOST.COM Les plaidoiries continuent à la salle 4 du Palais de Justice de Dakar. Ce matin, ce sont les conseils de la Ville de Dakar qui avaient la parole. En résumé, ils ont récusé la présence de l’Etat du Sénégal au procès.

Cet après-midi,  la parole a été donnée au procureur. Serigne Bassirou Guèye est en train de dérouler son réquisitoire dans ce procès dit de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Déjà, le chef du parquet avait annoncé la couleur. Durant les débats d’audience, il n’avait laissé aucune marge de manœuvre à l’édile de la Ville de Dakar. Actuellement, il ne fait aucune concession aux accusés. Il persiste et signe, martèle les délits de « faux » et « usage de faux ». Lunette à la main, poignet fermé, tapant sur la table parfois, le procureur déclare, à qui veut l’entendre, qu’il y a des délits d’«escroquerie», de «blanchiment de capitaux» et même d’«association de malfaiteurs» commis par Khalifa Ababacar Sall et Cie.

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Contribution: Coumba Gawlo: La fierté, le sang et la patrie 

Diva, icône, symbole et emblème d’un pays  qui croit en ses valeurs, avocate de ses paires, modèle de valeur féminine, femme d’affaires et référence artistique, Coumba Gawlo fait partie du patrimoine national. Son art et son œuvre musicale subsisteront au temps, et plusieurs générations apprécieront à sa juste valeur son existence pleine de sens, de dévouement, de combats et de défis.  Son actualité, sa vie de femme, sa pudeur, nous séduisent, nous, femmes sénégalaises. Son esprit métissé et son choix de vie charment les femmes d’ailleurs. Cette fière sénégalaise , bon teint qui inspire le respect hors de nos frontières, est une personnalité reconnue et adulée dans son pays, une fière Gawlo qui ne cesse de hisser le drapeau national au plus haut niveau. Après plus de 25 ans de carrière époustouflante, l’expérience commence à porter ses fruits…qui ont tenu la promesse des fleurs. A force d’endurance, de refus de dépendance, du mépris de l’abandon, de challenges, elle s’est hissée au rang noble de Linguère moderne. D’où trouve t-elle, d’ailleurs,  toute cette énergie et cette intelligence, pour s’asseoir à la table des décideurs et dérouler de gros projets avec les diplomates étrangers ? De sa force intérieure, de sa foi en elle et à son pays. L’envergure internationale de cette reine de la musique sénégalaise a fini par lui coller à la peau, la Diva n’a pas de frontières dans les consulats domiciliés au pays de la téranga. C’est dire qu’elle porte, et agite, la réputation d’un pays innovant, sur les plus grandes tribunes du monde. Son teint de refus rime avec son éloquence verbale, sa réussite sociale tranche avec sa jeunesse faite de précarité, de son enfance éprouvée et assumée. Elle a su partir de loin, puiser de ces conditions impossibles de la vie, pour arriver au sommeil, sans y laisser des plumes. La grande Dame est blanche comme neige, et aucun de ses compatriotes ne peut la trainer dans la boue. C’est l’autre marque de fabrique de cet être bouillonnant. Lors de la cérémonie d’ouverture de la dernière Can, quand elle chantait le Sénégal absent des joutes sur le terrain, la fierté a fait tourner mon sang, et loin de la patrie.  Coumba Gawlo avait titillé la corde patriotique qui sommeillait en moi. J’étais, par la force du destin, perdue dans l’enfer du stade lors de l’ouverture de cette fête de la jeunesse africaine à Abidjan, pour une non-initiée au football de surcroit. C’est le timbre de sa voix, la portée de son message et le patriotisme qui a poussé jusqu’au choix des couleurs flamboyantes de notre pays, mises en valeur dans une robe recherchée, avec une éloquence verbale pour porter la cause du Cancer du Sein, qui a précipité les larmes de joie, de réconfort, qui ont inondé mes joues et empli mon cœur de joie. C’est avant-hier par la magie de la toile, surfant sur un document d’une presse étrangère, que j’ai eu les dernières nouvelles de celle qui m’a réveillée un soir d’Abidjan. Dans le souci de conscientiser les jeunes africains sur les dangers de la migration irrégulière, elle a fait un périple de plus que  5000 kilomètres, sillonnant les routes à la rencontre des populations de son pays, pour alerter et lancer des messages. Les images parlent d’elles même. La portée du message, comme le prouve Youtube qui affiche les records de vue du clip dédié au projet, « Boul Sank sa Bakane », reste éloquente. Un régal vidéo dont l’inspiration frise le rêve.

Absa Diawara, sage-femme à Dakar demeurant à Thiaroye Sur Mer

Camp Gmi de Thiès: la Police triomphe de l’Armée

YERIMPOST.COM Après le bras de fer qui a finalement tourné en sa faveur avec le groupe Addoha pour les 6 hectares de l’Ecole nationale de la Police, la Police tient encore tête à l’Armée. Le camp Michel Legrand du Groupement mobile d’intervention (Gmi) de Thiès était dans le champ de vision de l’Armée sénégalaise pour abriter le bataillon des parachutistes de Thiaroye. La hiérarchie policière s’est farouchement opposée, obligeant le président de la République à mettre de côté ce dossier, nous rapporte le quotidien Témoin.

Malte: Ces Sénégalais et résidents au Sénégal pros de l’évasion fiscale

YERIMPOST.COM 80 000 sociétés offshore logées à Malte dont sont actionnaires dirigeants ou bénéficiaires, dont des Sénégalais et des étrangers résidents au Sénégal. C’est le Consortium international des journalistes d’investigation qui divulgue un rapport à cet égard. Y figurent des noms comme Amadou Anta Diop domicilié à la rue Aimé Césaire, bénéficiaire économique d’une société montée le 27 mars 2015 dénommée Toma Malta Limited. La famille Hoxha est également sur la liste, tout comme Seydou Kane, cet homme d’affaires sénégalais mis en examen en France pour une affaire de corruption présumée et dont le nom est apparu dans le scandale des Panama Papers. Christian Kérangal, haut-commissaire gabonais du comité d’organisation de la CAN de football 2017, est aussi sur la liste.

Accord avec la Mauritanie: Idy revient à la charge après la réponse de Macky

YERIMPOST.COM Idrissa Seck n’en démord pas. La publication de l’accord signé en Mauritanie entre les présidents Macky Sall et Abdel Aziz, est un impératif. Interpellé sur la question, le président de la République a servi une réponse, pensant certainement clore définitivement le débat. Mais c’est sans compter avec le patron de Rewmi plus que déterminé. « Monsieur le président de la République, ne fuyez surtout pas le débat sur cette question qui engage le présent et l’avenir de tous les Sénégalais. Ce que je vous demande, c’est de publier le contenu de l’Accord que vous avez signé dans le secret. Ce que vous décriviez est le processus ‘’normal’’ d’approbation des accords internationaux prévus par notre Constitution. Merci aussi de ne pas occulter la question Petrotim », a insisté Idrissa Seck.

Le Journal Officiel dans lequel a été publié le décret 2017-486 dépeçant le camp Leclerc

YERIMPOST.COM Nous publions l’article ci-dessous que nous avons reçu…
 
Dans article signé « Cheikh Yerim Seck » intitulé «  Accaparement foncier: Le décret bien caché qui dépèce le Camp Leclerc [Enquête Yerimpost] », l’affirmation suivante est avancée :
 

« Le décret 2017-486 a été publié dans un Journal Officiel à tirage confidentiel introuvable, même en dépit des recherches les plus poussées. »

 
Or après recherche, il m’est apparu que ledit décret a été publié dans le Journal Officiel du samedi 29 juillet 2017 (n°7031).
Aussi serait-il bon que cette affirmation, qui n’enlève rien somme toute à la substance de l’article soit retirée.
 
Sincères salutations.
 
Pape Ndiaye Diouf

Contribution: Chronique d’un procès politique: le rapport de force dans une affaire de caisse d’avance

Selon un article paru dans le site d’information en ligne de YERIMPOST.COM du Jeudi 15 Février 2018, Antoine DIOME représentant l’Etat du Sénégal au procès du Député Maire Khalifa Ababacar SALL aurait réclamé 6 milliards 800 millions comme réparation de préjudices morale et matérielle que la Ville de Dakar aurait causés à ce même Etat. Quelle exagération ! L’intempérance de cette somme combinée à cette enfilade de vices de procédures constatées impuissamment depuis le début du procès par les avocats de la défense corrobore l’acharnement atterrant d’une justice instrumentalisée et la perfidie d’un procès politique en vue d’élimination pure et simple d’un potentiel adversaire. La sortie de Seydou GUEYE par ailleurs secrétaire général du Gouvernement et de l’Alliance pour la République aurait déjà scellé le sort de l’Honorable député Maire. Cette harangue qui semblerait prononcer avant terme le verdict du procès nous tenait perplexes mais ne nous laissait pas indifférents pour autant. Car s’agit-il d’un de leurs pions funestes qu’ils (gouvernement et justice) déplacent contre vents, marées et intempéries sur l’échiquier de la guillotine de la justice. Il n’y a pas d’autres vocables pour qualifier cette forfaiture impudente et manifeste si ce n’est un rapport de force. L’implication intrigante de l’Etat à travers l’intrication de la violation de l’immunité parlementaire du député-maire, les rejets tous azimut de ses voies de recours, la sortie prématurée et programmée du gouvernement délivrant la « sentence » avant même l’épurement des exceptions de nullité et les prémisses intempérantes de réparation de préjudices sont des preuves accablantes d’un rapport de force. Ce coup de forcing qui est à ses prémices, car d’autres sont à l’étape concoctassions (audit du fichier électoral, système de parrainage), est en train d’être légitimé mais ne passera pas. Et Pierre BOURDIEU de rappeler que : « tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel». Il est très heureux de constater que le propre du rapport de force est une force agonisante et défaitiste car précipitant vers une chute imparable et imprévisible (pour celui qui s’en sert). Ce ne sont pas les ex-présidents tunisien (Zin El Habidine BEN ALI), égyptien (HOSNI MOUBARAK), gambien (Yayah DJAMMEH), zimbabwéen (ROBERT MOUGHABE), sud-africain (Zacob ZUMA) et votre prédécesseur (ABDOULAYE WADE) qui me contrediront. Les enseignements tirés de ces évènements itératifs ne vous ont pas ouvert les yeux. La volonté populaire elle seule suffit comme elle a d’ailleurs toujours suffit pour contrecarrer et anéantir tout pouvoir abusif, usurier et oppressant. Il est aussi clair que  cette opinion publique dont vous tentez vainement de manipuler ne vous suivra pas dans vos combines et entreprises mesquines car  le peuple souverain est épris de justice et soif d’équité. Cette quête insatiable de justice et d’équité ne s’obtiendra qu’avec la lutte. Seule la lutte libère. Et dans celle-ci nous y sommes déjà engagés,  prêts à être sur tous les fronts parce que déterminés à en découdre avec cette seconde alternance altérée, ratée et piètre. Pour paraphraser l’autre, La volonté générale provient de citoyens qui pensent le bien de la collectivité indépendamment de leurs intérêts particuliers, et savent réprimer leurs instincts pour penser le bien de la collectivité. Elle se situe donc au delà de la somme des volontés particulières; « Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous et la volonté de chacun; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun, l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières ». Cap sur 2019, et 2019 c’est maintenant!   Sénégal Demain, Un Autre Pays.  

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com

Accord signé avec la Mauritanie: Macky Sall répond sèchement à Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Penser qu’il y a un secret dans les accords signés comme celui avec la Mauritanie sur le gaz, c’est méconnaître le mécanisme d’organisation de l’Etat. Telle est la réponse du chef de l’Etat qui a été interpellé sur le sujet notamment par Idrissa Seck. « Quand on parle de la ratification, on retourne le pouvoir aux représentations du peuple. Donc, cet accord va être présenté au Conseil des ministres, il va l’adopter et le président va l’envoyer au parlement qui va en discuter en public. Le ministre des Affaires étrangères sera là pour répondre aux questions des députés et expliquer dans le fond les tenants et les aboutissants de cet accord», a déclaré le président Macky Sall pour ainsi clore le débat.

Contribution: Réponse à Monsieur l’ancien Premier ministre

Monsieur l’ancien Premier Ministre,

Nous avons lu, avec un intérêt particulier, la Lettre que vous avez adressée à Son Excellence Monsieur le Président de la République. Certes, dans notre pays, toutes les citoyennes et tous les citoyens ont le loisir et le droit d’interpeller le Chef de l’Etat, conformément aux exigences et Principes de l’Etat de Droit et de la République. Mais, quand il s’agit de vous, en plus des vérités énoncées en supra et au regard de votre statut politique de Chef de Parti, ces vérités ne vont plus de soi. Elles deviennent problématiques.

D’abord, Monsieur l’ancien Premier Ministre,  et les premiers mots de votre Lettre sont suffisamment expressifs pour en témoigner, quelle est la logique posturale qui vous guide ou, en termes plus simples, de quelle légitimité vous prévalez – vous pour écrire cette Lettre ? En écrivant que « JE vous invite, respectueusement, à publier sans DELAI l’accord… », vous n’êtes plus dans l’invite, mais bien dans l’injonction, l’ordre impératif et  l’exigence absolue ! Vous n’êtes pas le Citoyen qui réclame, ni même le Chef de Parti qui souhaite. Vous ne parlez point au nom de l’Opposition, encore moins des populations. Vous parlez en votre nom propre, dans une prétention indue que rien ne fonde sinon un égocentrisme empierré dans une idéalité politique qui vous noie dans l’illusion d’être un Archange éloigné et supérieur aux pauvres humains que nous sommes.

Toutefois, c’est dans votre approche qui empeste la jactance triviale, des questions posées, que vous révélez les limites de votre démarche. Vous dites que « Une fois l’accord publié, les SPECIALISTES en la matière pourront DIRE EN CONNAISSANCE DE CAUSE, SI VOUS TRAVAILLEZ DANS L’INTERET DES SENEGALAIS ». Extraordinaire !! Vous reconnaissez que vous n’êtes pas « Spécialiste en la matière », et que de facto, vous ne devriez pas en parler.

Dans le même temps, vous continuez à en parler, avec des propos surprenants sur le contexte et la valeur de l’Accord dont les circonstances et le contenu vous échappent totalement. L’usage du « souvent » (qui signifie « pas toujours »), enlève toute crédibilité au commentaire emprunté, aérien et s’engouffrant dans des pistes sinueuses. Et puis, Monsieur l’ancien Premier Ministre, depuis quand les « Spécialistes » doivent – ils « dire »,  juger ou évaluer un Président de la République, démocratiquement élu par un peuple souverain ? Ne transférez – vous pas, votre posture censoriale sur des «Spécialistes » qui sont, par ailleurs, tout, saufs unis dans la perception et les conclusions ? Ou parce que le peuple vous a désavoué durant les Elections tenues au Sénégal depuis 2012 (dont la dernière vous expulse du Département de Thiès) que vous comptez le « contourner » par une stratégie d’évitement?

Poursuivant vos philippiques, vous agitez la rengaine, l’alpha et l’oméga de toute l’Opposition unie autour d’un seul « élément de langage » que constitue la « Pétropolitique», c’est – à – dire les arguties et autres affabulations concoctées autour du Pétrole et du Gaz à produire ! Dans vos propos, tout y est . Vous dites que le Président a « refusé d’annuler le Permis octroyé à PETROTIM » sans pour autant  préciser que ce permis avait été octroyé par Wade et en ignorant, royalement, les explications nettes et sans équivoques fournies par le Premier Ministre lors de sa Conférence de Presse portant sur la position de l’Etat du Sénégal sur cette question !! Vous soutenez, sans sourciller que le contrat est « entaché d’irrégularités ETABLIES ».  Par qui et en quoi, y – a t – il eu « irrégularités établies » ?

Subitement, vous versez dans le discours divinatoire en posant la problématique du « Risque International » qu’absolument rien, dans l’origine et la gestion du dossier ne devrait convoquer. Miroir de vos illusions perdues, l’usage de l’anaphore, rappelle votre personnalité intrinsèque : « JE vous renouvelle mon invitation à vous pencher sur les intérêts supérieurs de notre peuple » !!! Ah bon ? Vous, le pensionnaire de St James vous autorisez pareille attaque? Comment vous,  l’un des grands artisans du tristement célèbre « Protocole de REBEUSS » signé sur le dos du peuple sénégalais, sur le mode mafieux de partage de butin, de rapine et de vol des deniers publics, pouvez – vous  vous  fendre d’une telle Déclaration ?   

Pourtant, dans vos délires hallucinés, vous ne vous êtes pas aperçu de la confusion qui suinte de vos propos. Vous parlez du « peuple » dont le Président de la République « ne semble PLUS percevoir la détresse… ». Vous n’avez pas dit « PAS » mais « PLUS » .Devrions – nous comprendre par là que selon vous, le Président « Percevait » tout ce qui touche au peuple ? Empruntant les sables mouvants de la « politique politicienne », vous exhumez le vieux discours portant sur les « Proches » du Président ! Il nous est facile de comprendre cette attaque tant il est vrai que de « Proches », vous n’en avez plus !

Abandonné par tous vos compagnons historiques, vous êtes devenu un Gourou d’un Groupe Sectaire qui, pour suivre, actionne deux leviers : la « stratégie du charognard » par l’utilisation de la force électorale d’un vieil adversaire en grand danger politique (M. Khalifa SALL) et une présence médiatique permanente en Tout et sur Tout !!

Monsieur l’ancien Premier Ministre, Vous informez d’une réflexion qu’aurait faite un Compatriote sur le « PEU » que ferait le Président de la République, non sans préciser que cela serait lié au fait « qu’il a fermé son accès à la vérité». Autrement dit, le Président « FAIT », mais « PEU ». Mais, si ce point de vue crypto – personnel était avéré, comment expliquer alors, que le Peuple Sénégalais a accordé et accorde toujours sa confiance au Président de la République et à son Camp ?

Mais, Monsieur l’ancien Premier Ministre, ce qui est outrageant, outrancier et immoral, demeure votre référence à la « VERITE » ! Ne savez – vous pas que, pour l’écrasante majorité du peuple sénégalais, à chaque fois que vous ouvrez la bouche, la Vérité déserte les lieux ? Toute votre trajectoire politique n’est – elle pas suffisamment éloquente pour valider cette affirmation ? Nul besoin alors, de « Verbatim » pour illustrer le chapelet de faits et de déclarations par lesquels vous témoignez de votre statut d’ennemi de la vérité !!!

Enfin, Monsieur l’ancien Premier Ministre, Vous dites avoir effectué une randonnée pédestre dans le Vélingara, un grand fief du Président de la République, pour y dénicher des propos populaires configurant le « bon Chef ». Mais, dans le KAJOOR des profondeurs, la pensée populaire, souligne une très grande vérité : « Kou teulé  day yaakaar né kenn manoul » Notre expérience avec vous nous renseigne que vous avez dépassé le stade du « Tchouné ». Vous êtes simplement « IDY TEULE » !!! «

 Juvénilement » Vôtre, Monsieur l’ancien Premier Ministre !!!!!

Pour le COMITE DE RIPOSTE DES JEUNESSES REPUBLICAINES UNIES

MEISSA MAHECOR DIOUF          

Code des marchés publics au Sénégal: Analyse comparative des réformes et recommandations par IPODE

I – INTRODUCTION

La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive, qui a fait souvent appel à l’ensemble des parties prenantes de la commande publique.

Au début, la passation des marchés publics était régie au Sénégal par le Décret  n°82-690du 07 septembre 1982.

Par la suite, trente-deux (32) ans après,  le décret n° 2011-1048 du 27 juillet 2011 a été pris pour d’une part, alléger les procédures en vigueur, et d’autre part, pour rendre plus efficace la commande publique.

Le décret n° 2012-01 du 02 Janvier 2012 est ensuite intervenu pour modifier l’article 3 du Code précédent.

Aujourd’hui, dans un contexte caractérisé davantage par la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la reddition des comptes, et dans la logique du principe de l’amélioration continue, les procédures nationales en matière de passation des marchés ont été encore une fois revisitées et renforcées à travers le décret n° 2014-1212 du 22 Septembre 2014.

Ainsi, on constate que les réformes sont nombreuses dans le domaine de la commande publique et cela s’explique aisément dans la mesure où l’essentiel des dépenses de nos deniers publics (plus de 90%)  s’exécute à travers la passation de marchés de biens et de services.

En 2007, la commande publique était estimée à 500 milliards de FCFA par an ; en 2016 ce montant annuel est passé à 2000 milliards de FCFA.

Aussi, faut-il souligner que la passation des marchés, loin d’être « un empêcheur de tourner en rond » au sein de nos institutions publiques, comme on le conçoit généralement dans les milieux professionnels, est en réalité un outil de développement car source de richesse pour nos entreprises locales, mais aussi un moyen de faire des économies par le jeu de la concurrence ouverte, mais surtout un moyen efficace de satisfaire les besoins de nos populations, ultimes bénéficiaires.

II- LES  CHANGEMENTS MAJEURS  APPORTES  PAR LE  CODE DES MARCHES  DE  2014

La persistance des lourdeurs malgré les réformes précédentes, la faiblesse du taux d’absorption des ressources financières, ainsi que le souci d’une responsabilisation plus importante dans la mise en œuvre des projets structurants, sont les facteurs essentiels qui ont guidé aux changements majeurs qui sont essentiellement les suivants :

LE RELEVEMENT DES DIFFERENTS SEUILS

Le relèvement des seuils de passation des marchés

  • Les seuils de passation des marchés ont été sensiblement revus à la hausse pour chacune des trois catégories de marchés prévus par le Code.

En effet, en ce qui concerne les travaux, les seuils sont de passés de :

Pour  l’Etat, Collectivités locales, Etablissements Publics, agences non dotées de la personnalité morale :

 

– 25 millions FCFA à 70 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;

– 15 millions FCFA à 50 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services

–  25 millions FCFA  à 50 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;

Pour les sociétés nationales et agences dotées de la personnalité morale :

 

– 50 millions FCFA à 100 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;

30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

 30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;

Le relèvement des seuils d’exigibilité des garanties de soumission et de bonne exécution

  • Pour les garanties de soumission :

–          Le seuil passe de 30 millions FCFA à 80 millions de FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

–          Pour les marchés de travaux il passe de 60 millions FCFA à 100 millions FCFA.

  • Pour les garanties de bonne exécution :

–          Le seuil passe de 25 millions FCFA à 70 millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

–          Pour les marchés de travaux le seuil passe de 35 millions FCFA à 100 millions FCFA.

 

 

Le relèvement des seuils de contrôle a priori des dossiers de marchés par la DCMP

  • Pour l’Etat, ses services déconcentrés et organismes non dotés de la personnalité morale, les collectivités locales et leurs services déconcentrés, les groupements mixtes et les établissements publics :

–          Marchés de travaux : 300.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 200.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 150.000 FCFA

  • Pour les agences et organismes, personnes morales de droit public ou privé, autres que les établissements publics, sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire, dont l’activité est financée majoritairement par l’Etat :

–          Marchés de travaux : 400.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 250.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 200.000 FCFA

  • Pour les sociétés nationales à participation publique majoritaire :

–          Marchés de travaux : 600.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 400.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 250.000 FCFA

LA REACTUALISATION  DES DIFFERENTS DELAIS DANS LE PROCESSUS DE PASSATION DES MARCHES

  • Les délais sont maintenant présentés en jours calendaires ;
  •  Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP)  au plus tard le 01/12/n-1 de l’année budgétaire ;
  • La Publication des PPM  par la DCMP est désormais faite trois( 03) jours après réception ;
  • Les Avis Généraux de Passation de Marchés sont  publiés au plus tard le 15/01/n de l’achat public ;
  • L’acquisition des manuels scolaires s’effectue sur une  durée d’un (01) an, renouvelable sur  cinq (05) ans par avenant ;
  • L’approbation des marchés s’effectue dans un délai maximal de trois (03) jours par l’autorité habilitée ; et en cas de refus motivé dans les quinze(15) jours suivant la réception du dossier.

L’INTRODUCTION DE LA DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS ET DE PRIX (DRP)  A COMPETITION OUVERTE

 

  • Avant, il n’existait que deux (02) catégories de DRP ; à savoir la DRP simple et la DRP à compétition restreinte.

Avec le Code de 2014 actuel, il a été introduit la DRP à compétition ouverte  où l’autorité contractante lance un avis public d’appel à la concurrence ; le délai minimal de dépôt des offres étant de quinze (15) jours calendaires à compter de la date de publication de l’avis d’appel à concurrence.

LA MODIFICATION DU SYSTEME DE TRAITEMENT DES RECLAMATIONS DES SOUMISSIONNAIRES

 

  • Dans le cas d’un recours auprès du Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, qui fait intervient à la suite d’un recours gracieux adressé à l’autorité contractante et qui ne satisfait pas au plaignant, la saisine est accompagnée de la pièce attestant du paiement d’une consignation dont le montant est fixé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.

Cette consignation qui est remboursée au plaignant lorsque son recours est fondé, constitue un changement majeur dans le nouveau Code.

L’INTRODUCTION DE LA NOTION D’OFFRE SPONTANEE

 

  • Selon l’article 81 du Code en vigueur, « l’autorité contractante peut donner suite à une offre spontanée de fournitures, de prestations de services et de réalisations de travaux lorsque celle-ci entre dans le cadre de ses missions et présente un intérêt général manifeste. »

Dans ce cas d’espèces, le dossier d’appel à la concurrence est élaboré sur la base des études préalables réalisées par l’auteur de l’offre spontanée qui précise, à la transmission desdites études, les données confidentielles ou de propriété intellectuelle qui ne peuvent faire l’objet de divulgation dans le dossier, à l’exception d’une cession de ses droits à l’autorité contractante.

Cette notion d’offre spontanée est une innovation de l’actuel code des marchés.

 

LA REFORMULATION DE LA RECEPTION DES PRESTATIONS

 

  • La réception des prestations a été reformulée ; en effet, pour plus de clarté, il est précisé que lorsque la commission de réception des travaux, fournitures ou services, constate des manquements par rapport aux prescriptions du marché, mais que ces manquements peuvent être admis en l’état, l’autorité contractante peut proposer au titulaire du marché une réfaction sur le prix global du marché ou sur les prix unitaires ; auquel cas et si le titulaire du marché est d’accord, une réception provisoire est effectués sur cette base.

 

LA MISE EN PLACE DES COMMISSIONS REGIONALES ET DEPARTEMENTALES DES MARCHES

 

  • Pour les marchés passés par l’Etat en dehors de la région de Dakar, il est mis en place des commissions régionales et départementales de marchés, par les gouverneurs de régions et préfets de départements, sauf dans les départements se situant dans les chefs-lieux de régions.

 

LA RE-ACTUALISATION DES DELAIS DANS LA TRANSMISSION DES PLANS DE PASSATION DES MARCHES  A LA DCMP

 

  • Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction de Contrôle des Marchés Publics (DCMP) au plus tard le 1er Décembre de l’année précédant l’année budgétaire considérée.

La DCMP contrôle la conformité du PPM et se charge de sa publication dans les trois (03) jours suivant la réception.

LA MODIFICATIONS DANS L’APPROBATION DES  MARCHES

 

  • Dorénavant, aucun contrôle a priori ne peut s’effectuer après l’approbation du marché ; aussi, l’approbation ne peut être refusée qu’en l’absence de document attestant de l’existence des crédits y afférents.

Enfin, l’approbation du marché ne peut être refusée que par une décision motivée, rendue dans les quinze (15) jours suivant la transmission du dossier ; et ladite décision est susceptible de recours devant le Comité de Règlement des Différends.

LA SUPPRESSION DU CONTRAT DE PARTENARIAT

 

  • Le contrat de partenariat a été tout bonnement supprimé du Code actuel.

L’AVENEMENT DE NOUVELLES DEROGATIONS  AU CODE

  • L’acquisition des médicaments et produits essentiels est autorisée
  • L’achat aux enchères publiques par le service chargé du mobilier national, sans limitation de prix
  • L’exclusion des dispositions du code des marchés :

–          des prestations de nature juridique (services de conciliation, d’arbitrage, d’assistance et de représentation)

–          Des prestations relatives aux insertions publicitaires, l’hébergement et la restauration (sommets officiels, séminaires et ateliers)

  • La signature d’accords-cadres comme alternative aux DRP et Appels d’Offres Ouverts.

III- CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

 Comme nous le constatons  tout au long du présent document, le Code portant réglementation de la passation des marchés publics du Sénégal a connu maintes réformes.

Ces réformes doivent continuer pour s’adapter aux vicissitudes que connait et continuera de connaître le domaine de la commande publique, mais aussi et surtout pour répondre aux préoccupations objectives des pouvoirs publics et des autres parties prenantes.

On peut affirmer sans risque de nous tromper, que l’état actuel du Code des marchés peut être jugé comme étant correct dans son ensemble, pour permettre une bonne mise en œuvre de la commande publique, et dans le respect des lois et règlements en vigueur aussi bien sur le plan national que sur le plan régional.

Cela n’empêche pas, qu’à chaque fois que de besoin, des réformes soient encore menées, mais dans le seul sens de consolider l’existant, et non de déconsolider, comme cela peut arriver si les experts du pays ne sont pas vigilants et suivent aveuglément les politiques qui eux, ont souvent leur propre agenda politicien qui ne cadre pas forcément avec l’intérêt général du pays.

La lutte contre la corruption qui gangrène nos économies et qui est bien présente dans la passation des marchés  doit effectivement rendre de plus en plus vigilants tous les patriotes de ce pays.

En effet, l’intégrité des acteurs de la commande publique est l’un des facteurs les plus dirimants pour sécuriser l’ensemble du processus de la passation des marchés.

Enfin, en tant que spécialiste du domaine, je terminerai par quelques  recommandations pouvant servir à consolider les acquis et à améliorer le système actuel de passation des marchés de biens et de services au Sénégal.

A mon avis, il faut nécessairement :

–          Accorder une importance capitale dans la planification rigoureuse des activités de passation des marchés ;

–          Procéder de manière régulière à l’évaluation de l’exécution des plans de passation des marchés, afin de mieux cerner les écarts entre ce qui est planifié et qui est finalement exécuté ;

–          Renforcer les capacités techniques des cellules de passation des marchés au sein des autorités contractantes, (notamment sur les enjeux de la commande publique, mais aussi  la fraude et la corruption) et augmenter leurs effectifs de manière plus raisonnable ;

–          Rendre plus rigoureuse la sélection des membres des équipes d’évaluation des offres pour des raisons d’efficacité  et de transparence du processus, mais également dans un souci de de gain de temps ;

–           Mieux exploiter les résultats des audits des marchés publics, en vue d’apporter les correctifs idoines, et au bon moment, aux différents dysfonctionnements  relevés lors des missions d’audits

–          Explorer la piste qui consiste à externaliser progressivement l’activité de passation des marchés, pour mieux assurer les principes fondamentaux en matière de passation des marchés, à savoir, la transparence, l’économie, l’équité et l’efficacité.

                                                                Mor FAYE

                                                               Spécialiste Sénior en Passation des Marchés Publics

                                                               Pour le Think Tank IPODE.

Accaparement foncier: Le décret bien caché qui dépèce le Camp Leclerc [Enquête Yerimpost]

YERIMPOST.COM Vous avez dit accaparement foncier ? Bienvenue dans le Macky ! Le fait est suffisamment rare pour être signalé: dans le présent cas qu’évoque Yerimpost, c’est un établissement militaire, protégé par le secret-défense, qui a été écumé par la boulimie foncière. Le 06 avril 2017, le président de la République, Macky Sall himself, a signé le décret 2017-486 « prononçant la désaffectation de l’ensemble immobilier constituant une assiette foncière globale de 07ha 35a 60ca à distraire des titres fonciers 990/NGA, 12057/NGA et 15016, situé à Dakar, Liberté 6, dans le camp Leclerc, occupé par la gendarmerie nationale. »

En français facile, 07 hectares, 35 ares et 60 centiares ont été retirés du camp, ôtés à la gendarmerie, pour être affectés à un autre usage. Le décret ajoute: « Le ministre des Forces armées et le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret. »

En clair, Augustin Tine et Amadou Bâ se sont vu confier la mission de traduire dans les faits cette décision présidentielle. Ce qui fut fait avec toute la célérité requise, dans la semaine qui a suivi la signature du décret.

Résultat des courses, les gendarmes de la caserne se sont vu délester de terres qui avaient prévu pour abriter des aires d’entraînement physique et d’exercices de tirs. Pire, selon un haut gradé en colère qui s’est confié sous couvert de l’anonymat à Yerimpost, « la zone protégée qui devait garantir l’inviolabilité et la sécurité du camp a été arrachée sans aucune consultation de la hiérarchie militaire et dans le mépris des règles élémentaires relatives aux zones protégées. »

Le décret 2017-486 a été publié dans un Journal Officiel à tirage confidentiel introuvable, même en dépit des recherches les plus poussées.

L’actuel président de la République, Macky Sall, opposant, avait trop attaqué son prédécesseur, Abdoulaye Wade, sur le thème de la boulimie foncière, de la spéculation, de l’accaparement des terres… Même président, lorsque certains lui font comprendre que Wade est plus généreux que lui, il répond: « Je n’ai pas d’argent à donner, je ne vends pas des terrains. »

Yerimpost doit à la vérité de dire que, si boulimique qu’il fût, Abdoulaye Wade avait laissé en l’état les zones protégées par le secret-défense. Il n’a jamais démembré de camp militaire.

Qu’a-t-on fait des 07ha 35a 60 ca pris du Camp Leclerc ? Votre blog est en mesure d’écrire qu’ils ont suivi le circuit de la spéculation. A qui ont-ils affectés ? Moyennant quoi ? Dans quelles conditions ? Dans quels délais ? Qu’en ont fait les nouveaux attributaires ? Combien de milliards ont coulé dans cette opération de pur braquage foncier ? C’est l’objet de la suite de cette enquête de Yerimpost…

Cheikh Yérim Seck

Contribution: Mahammed Boun Abdallah Dionne, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut

Le Premier Ministre Boun Abdallah Dionne comme à son habitude, n’a pas attendu longtemps pour répondre aux attaques d’Idrissa Seck manifestement atteint par la furie de vaincre aux prochaines élections et qui a du mal à accepter de voir le Président Macky Sall aux commandes d’une République qui lui a fait confiance avec un score historique de 65%.

S’adressant à la jeunesse, le Premier Ministre lui demande de « se méfier des spécialistes du découragement national. Ces troubadours de droite comme de gauche, sont des spécialistes de l’incantation du verbe et du découragement ».

Le Premier Ministre n’est pas à sa première sortie pour prendre la défense de Macky Sall. A chaque fois que de besoin, il a monté au créneau pour ne pas dire au charbon pour porter la réplique et le plus souvent l’estocade à des opposants en mal de repères.

Quand Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko et bien d’autres se sont érigés en champions de la délation et de la diffamation face au Président de la République et ses proches, personne n’a oublié sa sortie qui a été assortie d’un discours magistral sur le pétrole et les mines et ses promesses tenues de mettre en place des instruments de contrôle.

Ce que nous voulons dire par là, c’est que ce vaillant fils de Gossas qui est Boun Abdallah Dionne est la fierté de son terroir et du Sénégal pour avoir réhabilité la fonction de Premier Ministre dont l’utilité avant lui, était sujette à caution.

Il était, si vous vous en rappelez, question de suppression de ce poste alors que d’autres l’avaient géré avant lui avec les résultats que l’on sait. D’ailleurs ce débat date de la gestion calamiteuse de Wade qui avait  eu beaucoup de maille à pâtir avec Idrissa Seck avant d’avoir beaucoup de satisfaction avec Macky Sall en tant que Premier Ministre.

Aujourd’hui, personne ne se pose plus la question de l’utilité du poste. Ce débat est oublié depuis le 06 juillet 2014 date à laquelle le Président Macky Sall a porté son dévolu sur son ami et ancien collaborateur Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Un choix mûrement réfléchi d’autant plus que c’est le premier Ministre qui est souvent le Directeur des campagnes électorales.

Il a, à ce propos, remporté haut la main les législatives de juillet 2017 à la tête de la coalition Benno Bokk Yakaar. Ceux qui disait d’une façon péremptoire qu’il « était un technocrate dépourvu d’expérience en matière politique » se sont vite rendu compte d’avoir trop vite parlé. Le Duo Boun Abdallah-Ahmadou Bâ a fait un travail remarquable pour ne pas dire spectaculaire.

Cet ingénieur qui a longtemps servi la communauté internationale dans des secteurs stratégiques est en train de démontrer que le président Macky Sall a fait le juste choix, celui de jeter son dévolu sur un homme compétent, intègre, patriote, discret et loyal.

C‘est cela Mahammad Boun Abdallah Dionne. Celui qui va certainement diriger la campagne à la prochaine présidentielle, le chantre du Plan Sénégal Emergent (PSE) qu’il a aidé à faire connaître au niveau des populations. L’avocat du PSE parcours le pays, rencontre les diplomatiques, la société civile et les populations pour davantage matérialiser cette mission du Président de la république qu’il avait résumée en deux mots : ‘’Au travail’’.

C’est pourquoi, de notre côté, nous sommons nos compatriotes à davantage être au travail en évitant les discours creux de personnes égarées et en mal de popularité.

Les Sénégalais nous ont fait confiance et continueront à le faire tant que nous serons à la tâche et que nous continuerons à les satisfaire dans les multiples programmes du Président de la République que sont le PSE, le PUDC, les Bourses familiales, le CMU, la Carte d’égalité des chances, le PRODAC, etc.

Nous souhaitons également que l’APR resserre davantage ses rangs pour une unité du parti face aux échéances électorales à venir et que la coalition Benno Bokk Yakaar soit davantage élargi aux différents mouvements de soutien et de la société civile sans oubli les partis politiques qui lui tendent la main.

Si nous améliorons notre communication et peaufinons nos stratégies, le Président Macky n’aura pas besoin d’aller au second tour.

 

Ousmane Wade

Coordonnateur ‘’Une famille un toit’’

Directeur général de l’Habitat social

Responsable politique APR à Colobane (Gossas)

 

La Coalition Bennoo Bokk Yaakaar place l’opposition devant ses contradictions

Réuni, le 13 février 2018, le SEP de BBY a examiné, entre autres questions, la situation politique nationale et internationale.

Le SEP de BBY présente en cette période de carême, moment de communion, de partage et de pardon, ses sollicitudes à la communauté chrétienne et souhaite les prières pour la paix, la concorde et le raffermissement de l’entente interreligieuse.

Le SEP félicite le Président Macky SALL et son homologue, le Président Mohamed Ould Abdel AZIZ ,pour les accords noués sur les différents sujets abordés, lors de leur rencontre de travail, les 08 et 09 février 2018, en Mauritanie ; accords traduisant la volonté des deux Présidents de raffermir et de renforcer les relations de bon voisinage, la coopération bilatérale entre les Etats et les liens historiques entre les peuples mauritanien et sénégalais.

En effet, à cette occasion, les deux présidents ont fait signer “l’Accord de Coopération Intergouvernemental « ACI » portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant au niveau des frontières maritimes entre les deux pays”, outre les instructions données à leurs ministres pour la réalisation des accords dans le domaine de la sécurité, de l’élevage et de la pêche

Par ailleurs, les présidents ont tous deux regretté l’incident tragique ayant entrainé la mort du jeune pêcheur, Fallou Diakhaté, de même que les saccages des commerces de mauritaniens à Saint-Louis et ont convenu de créer les conditions d’une meilleure exploitation des ressources halieutiques dans le respect de la durabilité de celles-ci, en appelant leurs ministres respectifs à matérialiser les volontés présidentielles dans un bref délai.

S’agissant de la marche de l’opposition qui s’est déroulée de manière pacifique, le vendredi 9 février, le SEP se félicite de la vitalité de la démocratie sénégalaise et de son caractère exemplaire qui tranche d’avec les caractérisations grotesques des leaders de cette même opposition parlant de dictature dans notre pays.

En vérité, cette opposition fait preuve de mauvaise foi manifeste à chaque fois qu’elle s’exprime sur la situation du Sénégal, aveuglée qu’elle est par une haine pathologique qui, comme une tumeur, ronge ses facultés de discernement. Elle est à ce point empêtrée dans son nihilisme qu’elle continue de ressasser les amertumes de ses défaites successives au référendum de 2016 et aux législatives de 2017.

Ainsi, elle parle déjà de modification du code électoral avant que sa revue ne soit entamée, et avant même que les résultats de la concertation sur le processus électoral ne soient connus. Elle organise une marche pour réclamer des élections démocratiques et transparentes, mais refuse de discuter des modalités qui doivent déterminer celles-ci. Elle n’entend pas discuter ses positions. Elle veut les imposer par la rue !

Ce faisant, l’opposition baveuse, boycotteuse du dialogue révèle son option de rejet par anticipation des élections à venir et s’engage dans une stratégie de subversion de l’ordre démocratique. Il s’agit pour elle, en tournant le dos à la construction démocratique des règles électorales par la concertation, de mener une campagne d’intoxication aux fins de manipuler l’opinion pour la dresser, dans la rue, contre le pouvoir de la majorité.

C’est pourquoi, prenant à témoin l’opinion nationale comme internationale, le SEP/BBY appelle ses militants et les populations à rejeter les affabulations de l’opposition, à redoubler de vigilance et à renforcer leur unité dans la mobilisation la plus large pour le triomphe, dès le premier tour, du candidat de BBY, le Président Macky SALL, à la présidentielle de 2019.

 

Me Samba Bitèye attaque Khalifa Sall au sujet de Youssou Ndour

YERIMPOST?COM Venu à la barre pour sa plaidoirie, Maître Samaba Bitèye, avocat de l’Etat, a bien égratigné Khalifa Ababacar Sall. L’avocat a évoqué les œuvres de charité du maire de Dakar qui se sont effectuées avec du « faux ». Ce qui est déplorable à ses yeux. Pire encore, Maître Bitèye dit ne pas comprendre l’aide du maire de Dakar à Youssou Ndour. « Prendre l’argent des pauvres pour acheter des billets pour faire la fête à Bercy est déplorable », a-t-il conclu.

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(Urgent): Cette somme exorbitante que réclame l’Etat à Khalifa Sall

YERIMPOST.COM « L’Etat du Sénégal a bien subi un préjudice moral et matériel », selon son représentant au procès dit de la Caisse d’avance. Antoine Diome, qui faisait face au juge Lamotte pour sa plaidoirie, a demandé la somme de 5 milliards de FCfa pour réparer le préjudice moral que la Ville de Dakar a causé à l’Etat du Sénégal. Cette somme n’a rien à voir avec les 1 milliard 800 millions demandés comme réparation du préjudice matériel. Si le juge suit l’Agent judiciaire de l’Etat, Khalifa Sall et ses co-prévenus devront verser à l’Etat du Sénégal une somme de 6 milliards 800 millions.

Lettre au vitriol d’Idrissa Seck à Macky Sall

YERIMPOST.COM Ci-dessous…

« Monsieur le Président de la République,

Par souci de transparence, je vous invite respectueusement à publier, sans délai, l’accord bilatéral sur le gaz signé avec la Mauritanie. Cet Accord n’a rien de confidentiel.

Une fois l’Accord publié, les spécialistes en la matière pourront dire, en connaissance de cause, si « vous travaillez dans l’intérêt des Sénégalais », comme vous l’avez clamé à Nouakchott.

Le contexte de la signature de cet Accord, n’a pas été serein. En effet, la signature de cet important Accord bilatéral s’est faite dans la précipitation, dans l’urgence et dans l’émotion. Ce qui, souvent, ne garantit pas les meilleurs résultats dans des tractations de cette importance. Un Accord bilatéral de cette complexité exige une préparation et un processus de décision minutieux.

Par ailleurs, vous avez refusé, M. le Président, d’annuler le permis octroyé à Petrotim qui est entaché d’irrégularités établies. Pire, vous l’aviez reconduit précipitamment sur présentation de votre ministre Aly Ngouille Ndiaye de façon SURPRENANTE, IMPRODUCTIVE de recettes pour l’Etat et RISQUÉE. Risquée car porteuse de poursuites judiciaires futures autour des “droits” et “titres” octroyés qui ont pour substrat des actes susceptibles d’invalidation.

Cela ne protège pas les intérêts des 15 millions de Sénégalais sauf de deux d’entre eux: vous-même et votre frère.

Je vous renouvelle mon invitation à vous pencher sur les intérêts supérieurs de notre peuple dont vous ne semblez plus percevoir la détresse et l’indignation du fait de l’épaisse fumée noire que vos proches dressent suicidairement entre vous et vos compatriotes, paysans, enseignants, étudiants…

L’un de ces derniers m’a dit ceci: “Macky Sall fait tout ce qu’il peut mais Il peut PEU” car il a fermé son accès à la vérité.

Pour conclure, permettez moi de partager avec vous cette sagesse peulh, apprise à Madinatoul Houda, dans le Velingara: le bon chef doit porter deux noms: Togneha ( Celui qui ne fait pas outrage) et Yoptatako (Celui qui ne se venge pas). Cela vous aurait évité le portrait que fait de vous Monsieur Boubacar SADIO, Commissaire de Police divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ancien Directeur Général Adjoint de la Police Nationale. »




Respectueuse considération
Idrissa Seck
President de Rewmi

Plaidoiries: le planning du juge Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Ce jeudi 15 février commencent les plaidoiries du procès de la caisse d’avance. Le président du tribunal a fixé le programme. C’est l’Agent judiciaire de l’Etat qui va ouvrir le bal. Il sera suivi par les avocats commis par l’Etat et les plaidoiries dureront de 9 h à 18 h. Quant aux conseils des parties civiles, la parole leur sera donnée le vendredi 16 février de 9h à 13h30. Le maître des poursuites fera ensuite son réquisitoire dans la même journée de 15h à 18h. Le dernier mot sera pour les avocats de la défense qui reviendront la semaine prochaine avant que le juge Lamotte ne cale une date pour énoncer le verdict.

Moustapha Niasse très énervé hier: « Je sais me chamailler, je sais me battre… »

YERIMPOST.COM Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké en a pris pour son grade, ce mardi 13 février, à l’occasion des plénières. A sa prise de parole, le député n’a pu s’empêcher de manifester sa désolation après que son nom et celui de Woré Sarr ont été retirés de la liste des députés devant siéger au parlement de la CEDEAO. « Abdoulaye Wade m’a clairement dit qu’il voulait ce poste pour Touba. Je me rends compte qu’ici, les gens n’aiment pas Touba, Moustapha Niasse en premier. Mais cela ne va pas nous décourager. Nous allons continuer le combat. » Il n’a en pas fallu plus pour que le président de l’Assemblée nationale, comme touché dans son orgueil, laisse éclater sa colère: « Il faut emmener les ignares à la raison si de besoin car en dehors d’être ignorant, il est grave d’être indiscipliné. » Et Moustapha Niasse de poursuivre : « Ce qui m’a mis à l’Assemblée nationale, c’est la volonté divine, celle du peuple et la confiance du président Macky Sall. Tant que je serai là, personne ne m’amènera à accepter ce qui n’est pas dicté par la loi… ». Toutefois, le président Niasse a averti ses pourfendeurs: « Je sais me chamailler et je sais me battre, mais je ne le ferai pas. Ici, c’est facile pour moi de couper la parole à quelqu’un, de le sortir de la salle. Mais je ne le ferai pas. »

Fichier électoral : un audit qui rassure

YERIMPOST.COM Le ministre de l’Intérieur a annoncé que six millions de Sénégalais ont été enregistrés. Ce mardi 13 février était l’occasion pour les experts de l’Union européenne de restituer les résultats de l’audit du fichier devant le ministre Aly Ngouille Ndiaye et des représentants de partis politiques. Les erreurs constatées se chiffrent entre 1,9 et 2%. En attendant le rapport final prévu au plus tard le 20 février, certains membres de la classe politique interrogés estiment que le débat sur le fichier électoral est définitivement clos.

Présidentielle 2019: Idrissa Seck évalue à néant les chances de Macky Sall

YEERIMPOST.COM La candidature unique n’enchante pas le leader de Rewmi rencontré par nos confrères de l’Observateur. Idrissa Seck estime que tous ceux qui pensent avoir un projet de société et de gouvernance à proposer aux Sénégalais peuvent être candidats au premier tour. Une fois que le peuple aura classé les candidats, ceux qui sont au bas de l’échelle pourront soutenir le candidat de l’opposition le mieux placé. Une stratégie qui s’est toujours avérée payante. Idrissa Seck en veut pour preuve les statistiques des différentes échéances électorales. A la question de savoir s’il croit aux chances du président Macky Sall de rempiler pour un second mandat, le patron de Rewmi a répondu: « Si les populations que je rencontre traduisent en acte leur désenchantement dans les urnes, Macky Sall n’ira même pas au second tour de la présidentielle. » A bon entendeur…

Contribution: Haro sur les cumulards de la République (par Babacar Gaye)

Au #Sénégal, des députés viennent d’être élus au Parlement de la CEDEAO. Va se poser la question d’un cumul de mandats. J’ai saisi l’occasion pour poser le débat.

Le cumul des mandats est un fléau dans les démocraties où les élus ne se soucient pas de l’efficacité de la représentation politique. Il n’encourage pas la rationalisation des ressources aussi bien humaines que financières d’une nation.

Le cumul des mandats électifs est la pratique qui consiste, pour un homme politique à exercer simultanément plusieurs mandats. Souvent on parle aussi de cumul des fonctions et/ou de plusieurs traitements.

Il en existe deux types:

1. Le cumul des mandats dans le temps, lorsque le même mandat électoral est obtenu à plusieurs reprises. Ce qui est du ressort des électeurs qui décident de renouveler leur confiance à un élu. Seule l’éthique peut en limiter les méfaits sur la démocratie.

2. Le cumul des mandats simultanés qui comprend le cumul horizontal lorsque les mandats sont sur une même échelle de gouvernance (locale ou nationale), et le cumul vertical lorsque les mandats sont sur des niveaux différents: local (conseiller municipal ou départemental), national (député ou sénateur), et international (membre d’un parlement sous-régional ou régional).

Cas fréquent: conseiller municipal ou départemental, député, membre du Parlement de la CEDEAO (trois mandats électifs). Quel que soit le mode d’élection, c’est un mandat électif selon la loi.

Il est nécessaire de faire la différence entre le cumul de mandats électifs du cumul simultané d’un ou plusieurs mandats électifs et d’une fonction.

Dans le premier cas, il s’agit d’un élu qui siège dans plusieurs conseils ou du député et d’un sénateur qui est à la fois maire ou membre d’un conseil.

En France un cumul de 5 mandats électifs est fréquent. Alors qu’au Sénégal le cumul des mandats est régi par la loi 91-11 du 22 mars 1996. Par contre la loi est plus contraignante en Italie, car pour être éligible au Parlement, le maire doit démissionner de son mandat six mois avant les élections législatives.

Avec la mise en oeuvre de l’Acte 3 de la décentralisation au Sénégal, il est nécessaire de modifier la loi 96-11 limitant le cumul des mandats afin de tenir compte de la suppression des communes d’arrondissement et du Conseil régional ainsi que de la création du Conseil départemental et du Haut Conseil des Collectivités territoriales dont les membres sont élus pour partie et nommés pour le reste.

C’est à l’aune des expériences d’ailleurs et de la législation en vigueur au Sénégal qu’il faut appréhender le phénomène du cumul des mandats.

A l’assemblée nationale siègent beaucoup de députés qui cumulent plus de deux mandats électifs. L’ignorance des textes pour certains et la logique de solidarité partisane pour d’autres font que des députés cumulards ne sont pas sanctionnés. Seul un audit indépendant pourrait faire la lumière sur ces irrégularités manifestes.

Mais au-delà du cumul de mandats et ou de fonctions, on devrait commencer par s’attaquer au cumul des salaires, traitements et indemnités en appliquant la loi dans toute sa rigueur.

Par exemple, il y’a des députés qui cumulent illégalement leur mandat de député avec celui d’élu local et de membre de parlement régional (Parlement pan africain) ou sous-régional Cedeao, Uemoa). Et paradoxalement ils perçoivent indûment des indemnités qui sont considérées comme des traitements et salaires. Or en la matière, la réglementation est constante: “L’indemnité parlementaire ne peut être cumulée avec un traitement ni avec une indemnité ayant le caractère de rémunération principale” (article 4 de l’ordonnance n° 63-04 du 6 juin 1963).

L’Ofnac a, ici, une occasion en or pour enquêter sur l’enrichissement sans cause de tous ces cumulards quelle que soit leur fonction : ministre, député, DG ou autres.

Qui plus est, une concentration de plusieurs mandats et fonctions ne favorise pas la promotion interne au sein des partis politiques. Mieux le cumul n’assure pas une distribution équitable des rôles. Ce qui induit une mauvaise rationalisation des ressources humaines politiques. Il appartient aux partis politiques de fixer des limites que leurs dirigeants ne pourraient franchir si les textes ne sont pas assez contraignants.

Pire, c’est le temps qui manquera le plus aux élus qui exercent des fonctions gouvernementales. C’est d’ailleurs pourquoi Lionel Jospin, en son temps, n’a jamais accepté de Ministre-Maire dans son gouvernement quand bien même la législation française admet le cumul de fonction de ministre et le mandat de maire. Alors qu’au Sénégal il est même courant d’entendre un ministre se glorifier d’avoir cédé son salaire de Maire au profit de telle ou telle catégorie de sa commune comme si le cumulard avait des droits sur le salaire ou les indemnités de l’édile local s’il perçoit des émoluments de député, de ministre ou d’agent de l’État. Avec leurs absences répétées les électeurs se sentent toujours trahis par les élites qu’ils ont choisies pour la gestion de leur cité. L’absentéisme étant la chose la mieux partagée dans les conseils municipaux qui peinent à réunir leurs membres. Cela creuse le fossé qui sépare le peuple de ses élus. Et pour réconcilier le citoyen et l’homme politique qu’il considère comme un privilégié, un large débat franc et fécond doit s’instaurer sans esprit partisan, pour éradiquer un tel fléau.

En conclusion, il s’agit d’une part de restaurer la crédibilité de l’homme politique dont l’estime des populations en prend un sacré coup au fur et à mesure que les alternances se succèdent, et d’autre part de gérer avec parcimonie et dans la sobriété nos maigres ressources. Le débat est ouvert. Seuls des arguments tirés de la loi ou de la morale politique seront acceptés.

Babacar Gaye
Ancien député

Témoignage au procès de Khalifa Sall et cie: Mbaye Ndiaye se débine

YERIMPOST.COM Le témoignage par vidéoconférence diffusé ce mardi 13 février dans la salle qui abrite le procès de la caisse d’avance, où l’on voit le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, est une manipulation. C’est l’intéressé lui-même qui le dit. Mbaye Ndiaye a produit une note dans laquelle il indique qu’il n’est, à aucun moment, intervenu dans ce procès qui implique le maire de Dakar. « Je déclare sur l’honneur que je ne suis jamais intervenu sur ce procès en cours. Je ne peux ni disculper ni inculper qui que ce soit. L’avocat qui m’aurait cité comme témoin doit me présenter des excuses, à ma famille et au peuple sénégalais épris de paix et de vérité. Tout en réaffirmant mon amitié au maire Khalifa Sall, je refuse que l’on utilise mon nom dans une diffamation dans ce procès en cours où force doit rester à la loi. Mon nom ne sera jamais mêlé à la trahison ni au mensonge », peut-on y lire. A rappeler que c’est à la demande de l’avocat de la défense Me François Sarr que la visioconférence a été autorisée et projetée à l’audience.

Ousmane Sonko s’insurge contre le maintien en fonction et en liberté de Bocoum et Ibrahima Touré

YERIMPOST.COM Ci-dessous le post que le leader de Pastef a publié sur sa page Facebook…

 

J’étais au procès du député-maire Khalifa A. Sall ce matin.
Faits marquants :

1- Avocat de la défense aux deux agents du Trésor impliqués: avez vous fait l’objet, ne serait ce qu’à titre conservatoire, de mesure suspensive dès lors que vous êtes accusés des faits graves d’association de malfaiteurs, de complicité de détournement de deniers publics et de faux en écriture publique ?
– Réponse de Bocoum: j’exerce toujours mes fonctions d’agent Comptable des Grands Projets à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor ;
– Réponse de Touré: j’exerce toujours mes fonctions de receveur percepteur municipal.

Comment alors des fonctionnaires poursuivis pour des faits aussi graves peuvent t-ils encore, en toute confiance du même État qui les poursuit, exercer de si hautes responsabilités. J’ai été personnellement radié par mister wathiathia sous le fallacieux prétexte de violation de l’obligation de discrétion professionnelle 😱, grief autrement moins grave, quoique totalement infondé en l’espèce.

Mieux, en matière de détournement de deniers publics, la loi dispose que le mandat de dépôt est obligatoire pour les auteurs et leurs complices. Qu’est ce qui explique que ces messieurs hument alors la liberté alors que leurs « associés » présumés sont à Reubeuss ?

2- Avocat de la défense au receveur percepteur : quels griefs vous ont été faits dans le le pré rapport de l’IGE à propos de la caisse d’avance ?
Réponse de Ibrahima Touré : dans la partie me concernant, il n’est nulle part fait mention de la caisse d’avance.

Dont acte.
Pauvre régime comploteur, il ne savent même plus Mackyillé proprement.

La somme que le Sénégal va débloquer pour la Coupe du monde

YERIMPOST.COM 7 milliards, c’est la somme mirobolante que le Sénégal a dégagée pour sa participation à la Coupe du monde de football Russie 2018. L’annonce a été faite par le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor.

(Urgent): Le procès de Khalifa Sall suspendu…

YERIMPOST.COM L’audience du procès de Khalifa Sall et cie n’a duré qu’une demie-journée, ce mardi 13 février. C’est le juge Malick Lamotte qui en a décidé ainsi. Après avoir fini avec les débats d’audience, les avocats vont entrer dans le vif du procès. C’est-à-dire les plaidoiries. Pour cela, le juge Lamotte leur accorde 24 heures pour bien se préparer.

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