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Khalifa Sall révèle la scandaleuse proposition d’Amadou Ba à propos de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar

YERIMPOST.COM L’affaire de l’emprunt obligataire qui opposait l’Etat du Sénégal à la mairie de Dakar, et qui portait sur la somme de 20 milliards de FCfa, a été ressuscitée au tribunal où se déroule le procès de la Caisse d’avance. Elle a été soulevée par Khalifa Ababacar Sall. Appelé à la barre, ce matin, le maire de Dakar est revenu sur les détails de cet emprunt. Selon lui, l’Etat lui avait, à trois reprises, servi un avis de non-objection. Ce qui lui donnait un quitus  au niveau de l’Umeoa pour le décaissement de ces 20 milliards.

Mais, à sa grande surprise, la veille de l’obtention de cet emprunt, la ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, l’a appelé pour une renégociation. Ce que le maire dit n’avoir pas compris. Néanmoins, Khalifa Ababacar Sall avait accepté de rencontrer le ministre, chez lui, pour renégocier sous la supervision du représentant de l’Usaid qui était le garant de la Ville de Dakar pour cet emprunt.

La réunion n’avait toutefois pas permis de décanter la situation. « J’étais outré par ce qu’on m’avait proposé », a déclaré, devant le juge, Khalifa Ababacar Sall. Et le maire de Dakar de poursuivre : « Je ne révélerai jamais la teneur de nos discussion. Parce que j’ai une certaine culture républicaine ». Ces 20 milliards, d’après le maire, devraient aider à restructurer Dakar.

À signer que Khalifa Sall avait introduit un recours pour excès de pouvoir devant de la Cour suprême. Mais, il n’avait toujours pas obtenu gain de cause.

Khalifa Sall révèle un échange avec Abdoulaye Wade à propos de la caisse d’avance

YERIMPOST.COM Le nom de l’ancien chef de l’Etat a retenti dans la salle qui abrite le procès de la caisse d’avance. C’est le maire de Dakar qui, lors de sa prise de parole, a fait remarquer qu’en 2010, il s’était rapproché du président Abdoulaye Wade pour, dit-il, lui soumettre son projet de faire changer le mécanisme de fonctionnement des fonds politiques. Khalifa Sall de préciser qu’à l’époque, l’ancien président le lui avait déconseillé. Dans son argumentaire, Me Wade lui avait fait comprendre que, s’il mettait à exécution ce projet de suppression, il risquait de ne plus pouvoir satisfaire les sollicitations. Et le maire de Dakar de poursuivre: «Je me suis dit que tant qu’au niveau de l’Etat les choses sont claires et nettes, c’est bon ! Mais j’aurai dû suivre mon premier réflexe. »

Khalifa Sall dédouane ses coaccusés et révèle le deal proposé par Macky qu’il a décliné

YERIMPOST.COM A l’entame du procès, le maire de Dakar s’est adressé à la cour. Khalifa Sall, qui a été autorisé par le juge Lamotte à prendre la parole, s’est exprimé en ces termes : « J’ai accepté de venir me défendre et défendre l’honneur de la municipalité pour que l’opinion sache qu’attraire un maire devant le tribunal, c’est du jamais vu. En 1996, quand on votait l’acte 2 de la décentralisation, c’était pour faire en sorte que la gestion de l’Etat soit mieux organisée. En 1996, nous avions décidé de consolider la démocratie en faisant de sorte que les citoyens soient au cœur du développement. Jamais nous n’avions pensé qu’un maire serait attrait ici pour des faits aussi graves. Nous n’avons commis aucune malversation. Nous n’avons détourné aucun sou. Nous n’avons touché à aucun franc de l’Etat. Nous avons géré les fonds de la municipalité de manière transparente. Je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris. Je suis ici parce que j’ai dit non. J’ai dit non à une offre politique. J’ai dit non à une proposition politique qui m’a été faite en juin et en septembre 2012. On m’a proposé un marché que j’ai décliné. On a voulu me forcer à accepter et, en 2014, ça n’a pas marché. C’est la raison pour laquelle, monsieur le président, j’ai voulu intervenir pour vous dire que… (Il a été interrompu par le parquet). Je vous remercie monsieur le président. L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (ses co-prévenus) qui sont attraits devant vous, ils n’ont rien fait. Leur seul tort est d’être des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. J’assume tout ce qu’on leur reproche.»

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