Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

républicaine

Posture républicaine du président Macky Sall !

La démission du ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, suite au scandale de l’affaire Prodac, nous plonge de manière irréfutable au cœur même de la gouvernance sombre et nauséabonde de notre président par défaut et apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall. Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a motivé sa démission du gouvernement pour convenances personnelles en vue de défendre son honneur, fortement entaché après la publication dans la presse de certains éléments du rapport de l’IGE sur ses liens avec d’autres responsables soupçonnés de détournement de deniers publics ou de malversations financières.




Jusque là, tout semble normal dans le déroulement de l’affaire : un responsable politique de surcroît ministre de la République impliqué directement ou indirectement dans un scandale de malversations financières fait preuve de responsabilité en démissionnant du gouvernement afin de permettre à la justice de faire son travail librement et sans devoir subir des pressions du pouvoir exécutif.

Contrairement aux affirmations péremptoires  de certains responsables politiques de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar  qui défendent mordicus à la face du monde des convictions républicaines de notre apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall, nous assistons encore une fois à la banalisation des actes délictuels de détournement de deniers publics impliquant les membres de l’APR suite au refus de la démission du ministre du Tourisme du gouvernement par le président de la République.

Que personne ne vienne nous dire que le président de la République,  monsieur Macky Sall est un honnête homme  qui respecte le principe de la séparation des pouvoirs ! Le président Macky Sall sait en profondeur tous les détails de l’affaire Prodac. Il a décidé de manière lâche et irresponsable de protéger son ministre voire son garçon de poursuites judiciaires en le maintenant dans le gouvernement.

Est-ce une autre forme d’entente tacite entre le président de la République, monsieur Macky Sall et son ministre du Tourisme démissionnaire,  monsieur Mame Mbaye Niang, du genre : « Tu feins de démissionner en le proclamant partout et au bout de deux jours,  je te retiens dans le gouvernement » ?

Tant que le ministre Mame Mbaye Niang continue de bénéficier du soutien du président Macky Sall et de la première Dame Marieme Faye-Sall, il ne risque rien et aucune autorité judiciaire ne va s’aventurer à instruire le dossier de l’affaire Prodac. Pourtant, il y a matière à ouvrir une information judiciaire en vue de clarifier la situation.




Le procureur de la République,  monsieur Serigne Bassirou Gueye qui est si prompt à traquer des responsables politiques de l’opposition et à menacer nos libertés publiques pour un rien et qui veut restreindre drastiquement la liberté d’expression des  citoyens sénégalais dans l’espace public, a une occasion en or de prouver son impartialité dans le traitement des dossiers judiciaires. Toute autre attitude du procureur de la République Serigne Bassirou Gueye visant à faire du surplace en rangeant dans les tiroirs le travail de l’IGE et in fine de ne pas prendre ses responsabilités d’avant l’histoire en vue de défendre les intérêts de la société, sera considérée comme une trahison à  nos valeurs de justice, d’équité des citoyens devant la loi voire un manquement grave dans l’exercice de ses fonctions.

Dites- nous, monsieur le président de la République, Macky Sall, pourquoi vous vous obstinez dans la provocation en prenant la défense du ministre Mame Mbaye Niang  soupçonné d’être impliqué dans un scandale de malversations financières ? Pourtant, c’est le même corps de contrôle de l’IGE qui a mis à nu la caisse d’avance de la Mairie de Dakar et entraîné suite à la saisine du même procureur de la République Serigne Bassirou Gueye l’arrestation et la condamnation de monsieur Khalifa Ababacar Sall pour une accusation de détournement de deniers publics à hauteur de 1,8 milliards de francs CFA.

Dites nous encore, monsieur le président de la République,  Macky Sall , qu’est ce qui vous empêche d’assumer pleinement vos charges en laissant libre cours à la justice sénégalaise de faire son travail dans le respect de la loi ? Ou est – ce une volonté manifeste de saborder le travail des inspecteurs de l’IGE en les discréditant auprès de l’opinion publique sénégalaise ?

Dites- nous également,  monsieur le président de la République, monsieur Macky Sall , que vaut réellement voire que représente dans la construction de notre société sénégalaise  ce garçon Mame Mbaye Niang bavard, insolent si prompt à donner des leçons de vertu et de bonne gouvernance dans les plateaux de télé aux opposants et rattrapé sur le tard par l’IGE dans une affaire de détournement de deniers publics et de malversations financières pour que vous refusez sa démission du gouvernement de monsieur Boun Abdallah Dionne ?

Est- il plus méritant que les autres citoyens sénégalais poursuivis pour de tels faits de prévarication de nos deniers publics ?  Ou est- ce son statut de protégé de la première Dame Marieme Faye-Sall qui joue en sa faveur et qui lui accorde de facto une impunité totale ?

La justice doit être administrée avec courage et dans le respect des lois de la République. Vous n’avez nullement le droit de couvrir les méfaits de vos collaborateurs tout en sanctionnant d’autres citoyens sénégalais pour le seul fait qu’ils refusent de cautionner votre démarche cavalière dans la gestion du pays.

Un minimum d’équité et d’égalité des citoyens sénégalais devant la loi exige que le ministre Mame Mbaye Niang réponde de ses actes en vue de défendre son honneur. Toutefois, avec vous à la tête du pays, il serait illusoire de croire que vous êtes un homme de devoir pour lever le coude sur les dossiers judiciaires impliquant vos alliés afin que la justice fasse son travail dans la sérénité.




De par votre refus de la démission du ministre Mame Mbaye Niang,  vous portez à nouveau un coup rude à une véritable indépendance de la justice sénégalaise.  Pourtant rien n’est nouveau dans notre République bananière où les alliés du pouvoir peuvent tout se permettre dans une totale impunité. D’autres alliés du pouvoir, toujours épinglés par les mêmes corps de contrôle de l’Etat sont libres de leurs mouvements malgré les lourdes charges de malversations financières qui pèsent sur eux et contre toutes attentes continuent de narguer le peuple. Votre gouvernance est le symbole de la faiblesse, de la lâcheté et un manque de courage notoire à sanctionner vos collaborateurs qui enfreignent en connaissance de cause les lois et règlements de la République.

Dites – nous, monsieur le président de la République,  Macky Sall,  où sont passés entre temps les différents rapports des corps de contrôle de l’Etat qui ont mis à nu la gestion rocambolesque du directeur du Coud, celle du Port autonome de Dakar, de la SAR,  des commissions occultes sur le dossier du pétrole et d’autres scandales encore qui jalonnent votre gouvernance sobre et vertueuse ?

Que dire également du ministre Mame Mbaye Niang qui réclame un autre audit de l’IGE ? Où sommes nous vraiment ? Au lieu de répondre en bonne et due forme des griefs de malversations financières relevées par l’IGE l’incriminant dans l’affaire Prodac devant la justice, le ministre Mame Mbaye Niang remet en cause le travail et l’impartialité des fonctionnaires du plus prestigieux corps de contrôle de l’Etat, l’IGE en réclamant un autre audit. C’est hallucinant d’entendre aujourd’hui le ministre Mame Mbaye Niang remettre en cause le travail de l’IGE alors qu’il ne s’est jamais privé de saluer le sacerdoce de ces fonctionnaires de l’Etat tout en fustigeant tout de go les partisans du maire de Dakar,  monsieur Khalifa Ababacar Sall qui demandaient entre autres à ce que le président de la République, monsieur Macky Sall suive seulement recommandations de l’IGE à propos de l’affaire de la caisse d’avance sans excès de pouvoir afin de l’épargner de poursuites judiciaires.

L’affaire Prodac démontre à suffisance que les inspecteurs de l’IGE doivent avoir dans l’exercice de leurs missions la possibilité juridique et une garantie suffisante contre les abus voire les pressions du pouvoir exécutif de donner des instructions obligatoires au procureur de la République en vue de poursuivre des hommes ou des femmes auteur(e)s de faits graves de détournement de deniers publics et de malversations financières afin de préserver les intérêts légitimes du peuple sénégalais sans l’aval du président de la République pour combattre l’impunité de fait accordée au dignitaires et responsables du parti au pouvoir.

On aura tout vu dans ce pays où les donneurs de leçons d’hier sur l’éthique républicaine  ou sur la gestion sobre et vertueuse de nos ressources publiques et qui proclamaient voire exigeaient partout que justice se fasse afin de sanctionner tous les prévaricateurs à col blanc de nos maigres ressources publiques,  essaient aujourd’hui vaille que vaille de freiner la machine judiciaire voire même de l’arrêter pour des raisons fallacieuses d’un contre audit de gestion sur leurs turpitudes jamais assumées.

Décidément sous le magistère de notre président par défaut et apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall,  le mensonge,  la lâcheté,  les commissions occultes, l’impunité, les détournements de deniers publics et les malversations financières, le népotisme, le trafic d’influence, le partage entre copains ou compagnons de route de nos ressources publiques, de nos terres ou potentialités économiques sont portés au rang de valeurs voire sont érigées en mode de gestion du pays de la Teranga.

Le plus effroyable dans la situation du pays est que beaucoup de nos compatriotes se complaisent dans la gestion lâche et irresponsable du président de la République, monsieur Sall et se contentent assez souvent d’un certain confort de parias acquis toute proportion gardée sur le dos de la société et qui refusent de combattre ses pratiques détestables de gestion du pouvoir.  Et ces parias, on les retrouve partout dans la société, du citoyen lambda qui tire le diable par la queue et qui est toujours prêt à monnayer son bulletin de vote contre quelques milliers de francs CFA, de l’intellectuel voire de l’objecteur de conscience, de l’homme d’affaires, du journaliste alimentaire ou chien de garde, du patron de presse corrompu, du politicien professionnel qui n’a que sa langue mielleuse pour débiter des pensées puériles ou tenir des insanités à l’encontre de certains honnêtes citoyens et maintenant au cœur même de l’aristocratie maraboutique où les autorités de la République ont pu s’engouffrer grâce à des hommes de main tapis à l’ombre en vue de salir, corrompre voire de les pousser à convaincre leurs disciples ou la masse silencieuse de la justesse de la politique de notre président par défaut apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall.

Malgré toute la terreur du régime hétéroclite Benno Bokk Yakaar et les dures conditions d’existence de la majorité des citoyens sénégalais, l’arrivée soudaine de monsieur Macky Sall à la tête du pays a fini de prouver voire de révéler au grand jour la face la plus hideuse de la société dans laquelle pourtant des mystificateurs enturbannés continuent de manipuler beaucoup de jeunes et qui se prennent pour des saints connaissant avec certitude l’avenir du pays et de ses hommes.

Combattre cet homme, Macky Sall qui dirige le pays de la Teranga avec faiblesse et ses thuriféraires zélés dans l’opacité, le mensonge, le reniement avec son lot de pratiques mafieuses du pouvoir et de surcroît dans l’injustice est un devoir patriotique pour chaque citoyen sénégalais peu importe ses convictions religieuses en vue de protéger le pays contre les fossoyeurs de nos valeurs.

Nous avons le devoir d’étendre voire d’amplifier nos actions partout et de continuer à sensibiliser davantage nos compatriotes sur la nécessité ou l’urgence et le pourquoi de notre rejet de la gouvernance sombre et nauséabonde du président Macky Sall. Il est vrai que cela implique beaucoup de choses entre autres du courage, du temps, une certaine dose d’opiniâtreté à défendre les causes de la société sénégalaise dans son entièreté nonobstant  les menaces ou les tentatives d’intimidation du pouvoir de Macky Sall afin d’accompagner le candidat ou la candidate à l’élection présidentielle du 24 Février 2019 qui serait en mesure d’en découdre avec notre apprenti-dictateur en vue d’une seule finalité visant à restaurer la République et les valeurs de la société dans la justice, l’impartialité, le travail, le dévouement voire le don de soi, l’altruisme, la défense de l’intérêt général et la solidarité intergénérationnelle ou multiconfessionnelle.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com.

Contribution; Caisse d’avance de la mairie de Dakar: où est l’élégance républicaine ?

Véritable coup de théâtre. Voilà que le premier homme politique sénégalais à déclarer son patrimoine, pour se conformer à une exigence de bonne gouvernance et de transparence, est épinglé par un rapport de l’IGE, puis poursuivi pour détournement de deniers publics et pas seulement.
La caisse dont il est question, existe depuis près d’un siècle. Comment fonctionne la caisse ou régie?
Les dépenses opérées par le comptable de la caisse, doivent être inscrites dans l’acte de création de la régie.
Ainsi, l’agent ne pourrait pas recourir à des marchés publics formalisés pour des interventions sociales et diverses. Ce, à l’exception des interventions économiques et financières ou des opérations menées sous mandat.
Une mairie n’est pas une institution de distribution de billets de banque, encore moins une maison d’assistance sociale.
Cette pratique, quoique « traditionnelle », n’est pas du tout républicaine.
Pourquoi donner l’argent du contribuable aux mêmes personnes ( politiciens, notables, journalistes, religieux…)pour des raisons d’assistance sociale ?
Malgré tout, cela ne choque pas le républicain que je suis.
Mais ce serait très difficile de fermer les yeux sur de fausses factures présentées par ou au maire de la capitale sénégalaise.
Comment comprendre qu’un ancien ministre chargé des relations avec l’Assemblée Nationale, ancien député et puis maire fasse une telle erreur ?
Surtout quand on sait qu’il ne s’est pas personnellement enrichi de la caisse.
Monsieur le Président de la République
L’élégance républicaine voudrait que vous soyez au dessus de la mêlée. Vous auriez pu garder le dossier jusqu’à la fin du mandat de l’équipe municipale.
Il est inacceptable de voir le maire de la capitale, secrétaire général des maires francophones de surcroît, aujourd’hui derrière les barreaux.
Puisque le fonctionnement de la caisse est suspendu par les autorités, pourquoi donc tant de précipitation pour juger le député-maire Khalifa Sall ?
Monsieur le Président, je vous invite à vous inspirer de l’attitude du 4e Président de la 5e République française concernant l’affaire Chirac, maire de Paris d’alors.
Chirac fut un potentiel adversaire de Mitterand. Il lui imposa même deux fois la cohabitation en 1986 et 1993. Ce n’est pas tout.
Mitterand fut mis en ballotage par Jacques Chirac à la présidentielle de 1988.
C’est tout simplement vous dire que le Président Mitterand pu éviter tout cela, Il aurait pu empêcher la 2e cohabitation et l’élection de Chirac en 1995. s’il eusse déclenché des poursuites contre le maire Chirac. Car, des raisons, il n’en manqua pas.
Chirac sera poursuivi près de 20 ans après, alors qu’il eu déjà purgé ses 2 mandats consécutifs de Président de la République française. Il fut jugé et condamné pour « détournement de fonds publics » entre autres chefs d’accusation.Vous me rétorqueriez, sans doute Monsieur le Président, que la France n’est pas le Sénégal, François Mitterand n’est pas Macky Sall, et que Jacques Chirac n’est pas Khalifa Sall. Pardon de vous dire, que manifestement vous ne le souhaiteriez pas.
Au Haut Conseil des Collectivités Territoriales et à l’Assemblée Nationale:
Vous avez raté une belle occasion pour marquer une avancée de taille: celle de la séparation effective des pouvoirs. Mais ce serait très important que vous écriviez au Président de la République pour dire au Chef de l’État de demander au procureur de suspendre les poursuites contre un des vôtres (député et maire), jusqu’à la fin de son mandat.
S’agissant de ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale, c’est l’une des conséquences de la démocratie. La majorité dicte sa loi à l’opposition. Même s’il y a pas mal de choses à fustiger, comme les conditions de la levée de son immunité parlementaire.
Au procureur de la République:
Les normes républicaines voudraient que le procureur de la République défende les intérêts de la nation et plus encore. Le Rapport de l’IGE devrait permettre de régler le problème de la caisse d’avance une fois pour toute. Pourquoi alors s’appesantir sur 1,8 milliards ? Or, la caisse d’avance a été utilisée de la même façon de 2009 à 2015, soit approximativement 9 milliards en l’… Des prédécesseurs de Khalifa Sall, affirment l’avoir utilisée de la même manière, (Mamadou Diop et Pape Diop).
Au juge:
Vous avez toutes les cartes entre vos mains.
Monsieur le juge, vous avez une bonne réputation. Nous n’en doutons point, et osons espérer que vous userez de votre responsabilité pour ne dire que le droit.
Car, en fin de compte, de votre décision dépend l’avenir civil et politique de Khalifa Ababacar Sall.

 

Mouhamadou Abib SEYE
Journaliste

Visite de Macron: Quelle mouche a piqué le PDS ?

YERIMPOST.COM Le plan de sabotage qui ne dit pas son nom, concocté par le Parti démocratique sénégalais (PDS) à l’occasion de la visite à Dakar du président français, Emmanuel Macron, du 1er au 3 février, est sidérant. Il ne peut qu’offusquer tout citoyen attaché aux codes de l’élégance républicaine.

D’autant qu’il s’agit du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade, artisan du long combat d’opposition qui a abouti à la première alternance au pouvoir, en mars 2000. Il s’agit du PDS, cette formation politique qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, ce parti de gouvernement qui n’a pas le droit de confondre régime politique et Etat. Proposer des manifestations de ses militants à toutes les étapes de la visite du président français ne l’honore guère.




Le séjour de Macron est un moment de forte exposition médiatique de notre pays. C’est une occasion pour le Sénégal de montrer ses atouts, de donner l’image d’un pays fort, uni autour de l’essentiel et en marche vers le progrès.

Comme le nom l’indique, nos problèmes internes sont internes. Nous devons les gérer « entre nous », dans la pure tradition sénégalaise du dialogue. Le linge sale se lave en famille. Il ne s’étale pas sur la place publique.

Lorsque Macky Sall pose des actes de gouvernance à l’intérieur du pays, tout parti d’opposition peut le combattre par tous les moyens légaux. Lorsqu’il pose des actes qui engagent nos rapports avec l’étranger, il est dans le domaine réservé de la diplomatie. L’opposition peut lui suggérer, mais n’a pas le droit moral de le critiquer sur ce terrain.

Et puis, depuis quand le parti d’Abdoulaye Wade, qui a gouverné le Sénégal sur une ligne d’indépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice, accorde-t-il autant de place à la France dans notre cuisine interne ?




Ce serait céder à un grave complexe néocolonial que de mêler le président français à la gestion de nos affaires internes. Macron répondrait de toute façon, comme il l’a fait au Burkina Faso, dans ce style condescendant qui est le sien, qu’il a été élu pour régler les problèmes de la France et non ceux du Sénégal. Ce qui est, du reste, une vérité absolue.

Le PDS doit revoir sa copie pour ne pas « verser la figure du Sénégal par terre », comme on dirait sur les bords de la lagune Ebrié. Ce parti plus que quarantenaire, acteur majeur de l’histoire politique de ce pays, ne peut se permettre ni faute de goût diplomatique ni inélégance républicaine. Quelle mouche l’a piqué pour qu’il énonce ce « plan d’action » qui ne l’honore point et ne lui ressemble guère ?

Cheikh Yérim Seck

 

° Top