Blog de Cheikh Yerim Seck

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Présidentielle de 2019: Les dés ne sont-ils pas déjà pipés ?

Le compte à rebours a commencé et les états majors politiques ne dorment plus du sommeil des justes, tellement leurs esprits sont tournés vers la date du 24 février 2019 au soir de laquelle seront connus les résultats de l’élection présidentielle.

La deuxième alternance sera-t-elle alternée ou le Président sortant va-t-il être réélu?

Mystère et boule de gomme ?



Pour le moment rien ne permet de prédire le vainqueur de ces joutes qui seront à coups sûrs très âpres, malgré l’assurance que semblent donner les partisans du Président Macky Sall d’une réélection dès le premier tour.

Ils sont en effet persuadés que la réélection du Président, soit elle passe au premier tour, ce qui loin d’être évident avec la configuration politique actuelle du Sénégal, soit elle casse au deuxième tour, avec la ferme volonté des candidats de faire front contre le président sortant, expériences vécues en 2000 et en 2012.

Ces deux alternances avaient été réalisées dans un contexte empreint de paix sociale et de respect des jeux démocratiques.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui où le fil du dialogue entre la majorité et l’opposition la plus représentative est coupé depuis l’adoption de la loi instituant le parrainage qui a fini de polluer l’atmosphère politique lourde de tous les dangers.

Le minimum de consensus sur le processus électoral n’est pas assuré.

Il urge donc de reprendre le fil du dialogue.

La personne du Ministre de l’Intérieur importe peu.

Seulement il doit donner des gages de sécurisation de tout le processus électoral.

D’abord veiller à ce que tous les citoyens inscrits sur les listes électorales reçoivent leurs cartes au plus tard ce 31 août comme il en avait fait la promesse.

Les ratées connues dans la confection et la distribution des cartes devaient précipiter le départ du Directeur de la DAF, Monsieur Ibrahima Diallo, admis

à faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis 2015, mais maintenu encore à son poste pour des raisons que la raison ignore.

Il devrait aussi édifier les Sénégalais sur le discriminant jusque-là resté secret pour les principaux acteurs. Un élément aussi important du dispositif électoral ne saurait être entretenu dans ce flou.

En outre le formulaire officiel de collecte des parrains, dont le retard ne s’explique nullement au vu de la diligence qui avait prévalu lors du vote de la loi, doit être mis à la disposition des candidats à la candidature pour leur donner suffisamment le temps de recueillir des parrains avec le maximum de chances de voir leur candidature validée.

Devant une telle situation l’opposition doit faire preuve de suffisamment d’ingéniosité pour ne pas tomber dans le piège qui lui semble être tendu.

Pour ce faire, elle doit batailler ferme pour la fiabilité de ce qui reste du processus électoral, avec comme premier objectif la confection et la distribution de toutes les cartes d’électeurs sans discrimination aucune.

Elle doit également, en concertation avec tous les candidats, trouver une stratégie en réduisant au maximum les candidatures qui pourraient être fédérées autour de cinq pôles forts regroupés autour de projets de sociétés bâtis sur la base d’un désir commun d’aller ensemble.

Une floraison de candidatures ne serait pas pour faciliter les choses : les mêmes personnes parrainant tout le monde et le parrainage multiple étant interdit par la loi.

Le facteur temps va s’ajouter à la complexité de la tâche déjà si ardue.

Ne serait-on pas tenté, comme ce fut le cas aux dernières législatives, de multiplier les candidatures pour corser davantage la quête aux parrains ?

Vouloir élever la barre très haut pour rassembler le maximum de parrains ne participe-t-il pas de ce même stratagème ?

Mais ceux qui le feraient seraient exposés au risque de voir leur candidature invalidée parce que la loi a fixé aussi bien un plancher(nombre maximun) et un seuil



(nombre minimum ) qui lient tout le monde.

En tout état de cause, l’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au 24 février 2019.

Par voie de conséquence, les politiques de quelque bord qu’ils soient, doivent savoir raison gardée et œuvrer tous ensemble pour l’organisation d’une élection libre et transparente permettant au seul peuple souverain de

choisir l’homme qui va présider aux destinées du pays les cinq années à venir.

Fait à Thiès le 15 août 2018

El Hadji Abdou Wade dit Mara.

Lectures d’hivernage/ Partage 2. Et si l’Afrique méditait les leçons sur la construction de l’Europe? (Amadou Lamine Sall)

Nous poursuivons de vous offrir une lecture laissée à votre réflexion. Nous restons avec Jacques Attali  et son ouvrage: C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND.

Il m’a semblé qu’à travers ce que vous allez lire, l’Afrique, ses dirigeants politiques, s’entend, pourraient tirer des leçons de ce que François Mitterrand nous confie, même si nous savons  que nombre de nos Chefs d’État « lisent » peu, encore que nous sommes polis, qu’ils s’informent beaucoup, par contre, mais ne retiennent apparemment que ce qui pourrait nuire à leur pouvoir. Les fiches des renseignements généraux sont leur « lecture » préférée. Le plus désespérant et le plus cruel, c’est le manque de vision, c’est à dire travailler pour les générations de demain, construire pour demain.





« Dès notre rencontre, l’Europe fut entre nous un sujet de désaccord. […] élevé dans la méfiance de l’Allemagne et la passion de l’Amérique… le projet européen ne faisait pas partie de mon héritage… François Mitterrand protestait: « Mais l’Amérique est ignare, sans mémoire ! On s’y ennuie. Vous avez tort de ne pas vous intéresser à l’Europe. C’est l’avenir de votre génération ! »… Il aimait à rappeler qu’il avait été l’un des rares hommes politiques français  à participer au congrès de La Haye de 1948, qui en fut l’acte de naissance… Il écrivit, par exemple, en 1972, dans sa chronique hebdomadaire dans le journal socialiste L’Unité : « Les Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe qu’ils avaient délivré par les armes. Les Européens s’émanciperont par leur monnaie s’ils savent s’en donner une. »… Lorsqu’il accéda au pouvoir, l’Europe ressemblait encore à celle des années 1950… A l’ouest la Communauté économique européenne, composée de dix membres, allait très mal: La France était économiquement exsangue; l’Allemagne tentée par le pacifisme… la Grande Bretagne, crispée, sur l’idée que l’Europe n’était qu’un club, avait obtenu un remboursement de l’essentiel de sa cotisation; l’Espagne, le Portugal, les pays nordiques frappaient à la porte, et personne en France, à droite comme à gauche, ne voulait d’eux […] dès le premier sommet européen auquel il assista, à Luxembourg, en juin 1981, il proposa de progresser dans la voie d’une harmonisation du droit social des différents pays. Il fut très mal reçu […]  A partir de 1984 et jusqu’en 1988, François Mitterrand lança nombre de projets dont certains constituèrent encore l’architecture de l’Europe d’aujourd’hui; ils concernent le grand marché, la technologie, l’élargissement, la monnaie, la défense, les droits sociaux, la structure institutionnelle. A chaque fois le président français en fit des d’abord des projets franco-allemands qu’il réussit ensuite, avec l’aide Jacques Delors, à « vendre » aux autres sans trop mettre à mal leur susceptibilité  […] Après le lancement du projet de « guerre des étoiles » par Ronald Reagan, il me laissa négocier, dans la perspective du sommet du G7 suivant à Bonn, la création d’une Communauté technologique européenne qui devint le projet « Euréka », et il expliqua: « Mobiliser ses entreprises, mais aussi ses chercheurs, ses universitaires afin qu’ils sentent que leur avenir est sur notre continent , et qu’ils aient toutes les opportunités d’y travailler sur les recherches de pointe… Ce fut -c’est encore- un formidable succès d’où sortent, entre autres avancées proprement européennes, le déchiffrage de la carte du génome et les logiciels de transfert de données sur Internet […] Le 24 mai 1984, dans un discours au Parlement européen,  François Mitterrand lança l’idée d’une Europe politique qui allait conduire, huit ans plus tard, au remplacement de la Communauté économique par une union politique. L’année suivante, il demanda aux Allemands, qui tenaient par-dessus tout à une coopération militaire avec la France, d’accepter simultanément une coopération monétaire. L’une se concrétisera par la création de la brigade européenne; l’autre par celle de l’euro. Le couronnement de cette action de relance fut la signature, le 28 février 1986, de l’Acte unique, traité initié par Jacques Delors et visant à l’ouverture, le 1er janvier 1993, d’un grand marché intérieur où les biens, les capitaux, les services et les personnes pourraient circuler librement, créant ainsi  un espace économique de trois cent soixante dix millions d’habitants. La compétence communautaire se trouva élargie aux domaines de la recherche et du développement technologique, de l’environnement et de la politique sociale. Pour François Mitterrand, l’Europe ne devait pourtant pas se réduire à un tel grand marché; l’Acte unique n’était pas, pour lui, une fin en soi, mais une étape nécessaire sur la voie de la monnaie unique […]

Pendant son premier mandat, i esquissa aussi -en vain- d’autres pistes de possibles progrès européens. « Je ne veux pas d’une Europe où le capital ne serait imposé qu’à moins de 20%, tandis que les fruits du travail le seraient jusqu’à 60% ! » Puis, en faveur de l’Europe sociale, il plaida: « Sans Europe sociale, les citoyens s’éloigneront de cette construction… Et, s’il le faut, nous la ferons sans les Britanniques ! » Enfin: « Faire l’Europe sans le concours des travailleurs serait une façon de la faire contre eux. »

[…] Le 25 août 1987, à Latché, il confia à Felipe Gonzales: «  Les Allemands transposent dans l’économie leur volonté de domination, avec sa traduction la plus évidente: la monnaie. Le Mark est ce qui manifeste la puissance de l’Allemagne. »… « Le deutsche Mark est la force nucléaire de l’Allemagne. » Il avait raison: le Mark était le seul élément de l’identité allemande dont ce pays était encore en droit d’être fier …

[…] Le 15 avril 1991, venu en ami clore la cérémonie d’inauguration de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement –BERD- en présence de tous les chefs d’État des pays membres, je raccompagnai François Mitterrand jusqu’à sa voiture… je n’étais plus, désormais, son collaborateur, je ne trouvai rien à lui dire, si ce n’est, la gorge nouée: « Je ne resterai ici que deux ans. Et puis je serai souvent à Paris. Je viendrai vous voir toutes les semaines. » Il me prit dans ses bras pour la première fois, puis monta dans sa voiture…

[…] Il posa un jour sur son bureau une photo de la tombe de ses parents à Jarnac… il me disait: « C’est là que je veux aller.»… Il souhaitait, pour son dernier voyage, rejoindre ses parents en Charente… Quand je lui demandais s’il croyait en Dieu, il me répondait qu’il admettait l’idée d’un principe ordonnant  toute chose… « La foi n’est pas rationnelle. Il est tout à fait possible de croire en Dieu et en la science en même temps. La libération politique et scientifique de l’homme est tout à fait compatible avec la foi » … « Je crois qu’on a besoin de prières, c’est à dire de rechercher une communication par la pensée avec quelque chose de plus haut […] Il me dit un jour: «Ce que je peux espérer de mieux, c’est de revoir ma mère. Vous savez, en 1981, c’est la chose qui m’a consolé quand j’ai cru mourir: j’allais la retrouver… […] « Je crois aux forces de l’esprit. Je ne vous quitterai pas. »

[…] Le 8 janvier 1996, à bout de forces, il choisit d’aller au-devant de sa mort, au-delà de la douleur et du néant, vers ce qu’il espérait être le sourire de la liberté. »





« C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND » de Jacques Attali, que je lisais et que je partage ici avec vous. La pluie n’est pas encore au rendez-vous sur Dakar. Prions. Nous croyons, nous aussi,  aux forces de la prière.

 

Malgré l’émotion avec l’histoire de cette fin de vie d’un Chef d’État qui n’était pas « commun », parce qu’il avait fait de l’esprit et de la pensée le fondement de son exercice du pouvoir, avec cet autre grand esprit à ses côtés que fut Jacques Attali, un glouton de la connaissance, nous avons assisté  avec ces extraits, à la  construction de l’Europe. L’Afrique, avec  ses grands et petits chefs d’État,  doivent méditer la pensée et la praxis de François Mitterrand: un érudit, un ami des livres, un penseur, un fin et implacable politique, un puissant visionnaire.

 

Sous la plume de Jacques Attali, retenons de la bouche du président français, ceci: « Les Américains, par leur monnaie, ont dominé l’Europe qu’ils avaient délivré par les armes. Les Européens s’émanciperont par leur monnaie s’ils savent s’en donner une. ». Le débat sur le franc CFA n’aurait  pas dû exister. C’est l’une des plus grandes forfaitures de l’histoire de l’humanité. Nos chefs d’État le savent tous, mais ils doivent prendre le temps de faire avec, prendre le temps de se défaire de leurs chaines. Les peuples ne vivent pas le même temps  de révolte que les princes. A l’intérieur du système, autre chose les gouverne, les retienne, les anesthésie, les rend tiède. Mais notre système monétaire, tel qu’il est, est dans son ultime temps de vie. La France le sait. Agitée, troublée, elle veille dans la peur. Elle travaille à retarder les pendules. Ses meilleurs experts y travaillent. Pour elle, ce n’est pas seulement une affaire de monnaie. C’est une affaire de sécurité nationale. Comme Mitterrand le disait du Mark allemand, parions que la parité du FCFA avec l’euro, est également comme une « sécurité nucléaire » pour Paris. Cette parité que la France gouverne, est le seul trésor de guerre qui lui reste de son passé colonial. Elle le défendra. Elle ne cédera pas. Pourquoi céderait-elle si l’Afrique, comme une belle femme, s’offre sans fixer de prix ? Pour les pays de la zone CFA, ils savent qu’un fauve qui guette « ne tousse pas ». Jeux de dupe. Jeux de ruse.

 

Depuis Kwamé Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Senghor, des concepts opératoires décisifs qui ont forcé l’admiration de la pensée, ont démontré que l’Afrique ne se construira pas, si séparément, chacun traite avec l’Europe, l’Amérique, l’Asie. « Le défi de l’Afrique, ce n’est pas de se débarrasser de la France », de la Belgique, de la Grande Bretagne, de l’Amérique ou de l’Asie. Le défi de l’Afrique c’est de s’occuper de l’Afrique, de la respecter, de la rendre digne. C’est avec nous, entre nous, que le développement de nos peuples commencera. Bien sûr, la coopération, le partenariat international est inévitable. C’est la configuration de l’économie mondiale et ses interactions qui le commandent et l’imposent à tous les États du monde, riches ou pauvres. Mais laisser l’incendie et la faim chez le voisin, n’est pas recommandable. Il nous faut le courage de bâtir l’Afrique ! Pour cela, sachons d’abord que si on ne produit rien, on ne vend rien. Une dynamique de développement, c’est abriter  d’abord un minimum d’infrastructures industrielles. Si tout nous vient d’Europe, d’Asie en produits manufacturés et souvent à partir de nos propres produits, où est la plus value ? Ce débat est d’ailleurs si connu, si rabâché, que nous sommes dans l’ennui. L’Afrique s’épuise dans les compétitions politiques, les intrigues politiques, des élections à longueur d’années et toujours contestées et à risque ! N’est-ce pas une honte pour l’Afrique de faire toujours appel à des  « observateurs », des « superviseurs », telles que l’Union Européenne, l’OIF  -que fout-elle d’ailleurs dans ces merdiers ?-. L’Union Africaine est-elle appelée en Europe pour observer des élections, même dans les pays du Nord les plus misérables ? Les tenants du pouvoir comme les tenants de l’opposition qui s’affrontent en Afrique, partagent cette honte, cette crasse hideuse! L’Afrique doit mettre fin à ce système qui l’avilit, le rabaisse, l’humilie, le déresponsabilise, le colonise encore plus. En Afrique, l’asservissement est devenu un préalable à la politique. C’est en Europe, en Amérique, que les hommes d’État, biberonnés à la politique,  vont  chercher de l’eau bénite.  L’Afrique serait le seul continent où l’Europe a encore un excédent moral ! Elle même en rit ! Elle rit de ce « yaourt que l’Afrique a, à la place du cerveau » ! Très peu de chiens ont mordu nos peuples. Seuls des dirigeants politiques l’ont fait, pour le dire autrement qu’une grande artiste Outre-Atlantique !





Méditons ce combat de François Mitterrand pour une Europe unie, une monnaie unique, une grande Europe du développement et de la défense des droits de l’homme, là où elle a failli le plus. L’Afrique ne fait pas mieux dans ce domaine, sinon pire ! Elle est en avance dans la forfaiture et l’impunité ! Mais, la vie ne peut se passer de l’espoir !

Sur le plan social, Macky dépasse Wade et Diouf !

Pendant les deux mandats du président Wade, le gouvernement avait attiré des capitaux de la part de nouveaux donateurs, mais malheureusement la transparence et la bonne gouvernance avaient toutefois connu un déclin significatif. Les secteurs de l’éducation, de l’énergie battaient de l’aile, et les prix des produits de base, avaient augmenté d’année en année.

Effectivement c’est à partir de 2008, que le prix des céréales, les prix de l’eau, de l’électricité, du gaz de cuisine, de l’essence, des transports et des loyers en ville avaient tous augmenté et les Sénégalais avaient de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts.




Le plan énergétique TAAKAL de Karim Wade devait en principe permettre de mettre un terme à ces coupures d’électricité, mais malheureusement force est de reconnaitre qu’il n’a jamais été viable, qu’il a absorbé les ressources financières d’autres ministères pour être finalement obsolète, car il n’avait pas du tout mis l’accent sur les énergies renouvelables.

Les coupures de courant incessantes et les prix variables et exorbitants pour beaucoup de sénégalais avaient conduit à des pillages dans l’ensemble du pays. Des bâtiments de la SENELEC avaient par ailleurs été incendiés par les populations qui souffraient de ces coupures intempestives d’électricité en juin 2011.

Le 25 mars 2012, le Sénégal a vécu sa seconde alternance politique au pouvoir, en élisant Macky SALL Six ans après son accession au pouvoir, le président Macky Sall a fait beaucoup plus dans le domaine social que ses trois prédécesseurs qui ont été à la tête du pays de 1960 à 2012. Ces progressions dans le domaine social ont directement impacté la condition de vie des populations à fortiori les couches les plus vulnérables de la société sénégalaise. Parmi ses avancées significatives dans le social on peut noter :

– Couverture maladie universelle et bourses de sécurité familiale
Le développement des mutuelles de santé a permis de porter le taux de couverture maladie de 6,8 % en 2013, à près de 20%, en 2016. En 2017 plus de 300 000 familles au Sénégal bénéficient d’une allocation annuelle de 100.000 FCFA et d’une couverture médicale dans le cadre des bourses de sécurité familiale. Présentement, 671 mutuelles de santé sont opérationnelles avec 2,3 millions d’adhérents. Faut préciser que les 300 000 ménages bénéficiaires de la bourse de sécurité familiale sont pris en charge dans le cadre de la Couverture Maladie Universelle. De même que les 17 000 personnes en situation d’handicap, titulaires de la carte d’égalité des chances. En réalité, plus de 5,3 millions d’enfants âgés de 0 à 5 ans sont pris en charge depuis 2013 dans le cadre des initiatives de gratuité des soins. Dans le même ordre d’idées, sur le plan de la protection sociale, les bourses de sécurité familiale ont permis de prendre en charge des milliers de familles vulnérables, avec des effets positifs sur l’éducation et la prise en charge sanitaire des enfants des familles bénéficiaires. Avec les 10 milliards ajoutés au budget de la protection sociale, les bourses de sécurité familiale pour l’année 2018 passeront de 300 mille à 400 mille bénéficiaires de définitive, c’est plus de 58,5 milliards de FCFA au total entre 2012 et 2016 qui ont été mobilisés pour les différentes régions.

– Baisse de la facture l’électricité de 15% du tarif
La compagnie en charge de la fourniture électrique (SENELEC), applique une baisse de 15 % pour les clients qui consomment moins de 150 kilowatt-heures. Ces derniers paient donc désormais 90,47 francs CFA le kilowatt-heure et non plus 106,44 francs. Concernant l’éclairage public et les concessionnaires d’électrification rurale, la baisse est de 10 % sur les tarifs et les primes fixes.
Cette baisse représente un gain de 30 milliards de FCFA en faveur des consommateurs. Et il est prévu d’autres baisses substantielles dans le futur.

– Réduction des loyers, du gaz et des prix des denrées alimentaires.
Le président Macky Sall a promulgué la loi prévoyant des baisses du prix des loyers de 4 à 29 % dans le pays. Cette loi sur la baisse des loyers permettra d’améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais. Les prix des denrées alimentaires diminués : le kilo de riz est á 280 FCFA au lieu de 325 FCFA. Le kilo du riz parfumé est à 435 FCFA au lieu de 475 FCFA, le kilo du sucre se vend à 580 CFA au lieu de 690 FCFA, alors que le litre d’huile est à 960 FCFA contre 1 200 FCFA ;

– Gratuité de la transformation des titres précaires en titres fonciers

Le Président Macky sall a pris une importante décision, le mercredi 22 février 2017, à l’occasion du Conseil des ministres, relative à la délivrance aux populations des titres de propriété sur des terrains à usage d’habitation relevant du domaine privé de l’Etat. Le Président de la République a demande au Gouvernement de diligenter la transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers, par la simplification des procédures et la sécurisation des transactions. A travers cette résolution concernant 122.206 titres fonciers recensés au Sénégal, le président Macky Sall indique la nécessité et l’urgence de corriger ces anomalies qui freinent la dynamique de croissance et de progrès social, afin de permettre à toutes les personnes concernées d’accéder facilement et de manière gratuite, à la pleine propriété foncière.

– Renonciation de recettes fiscales de plus de 40 Milliards impliquant une hausse des salaires
Le gouvernement du président Macky sall a procédé à une renonciation consistante de recettes fiscales avec l’entrée en vigueur de la loi 2012-31 portant Code général des impôts, le 1er janvier 2013 avec la baisse de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Les prévisions initiales de baisses de recettes étaient de 29 milliards de FCFA. A l’arrivée, les renonciations de recettes fiscales ont dépassé 40 milliards de FCFA affirmant l’ampleur de l’effort consenti par le gouvernement qui de fait à redistribuer ainsi un important pouvoir d’achat aux travailleurs.

– Augmentation des pensions de retraite de 10%
Le président Macky Sall dés Juin 2012 a revaloriser les pensions de retraite, avec une augmentation de 10%, et fait passer la valeur annuelle du point, de 88,83 francs CFA à 174,90 francs CFA, au régime général de retraite et, au régime complémentaire des cadres, de 58,80 francs CFA à 115,80 francs CFA contre une revalorisation équivalent de 96,9% des pensions au cours entre 2000 et 2012
Ainsi l’augmentation des pensions de 10% estimée à 5,1 milliards de francs CFA, améliore le pouvoir d’achat des retraités donc est socialement justifiée

– Lancement de la première phase des financements de la DER
Le président Macky Sall l’avait dit dans son message à la Nation du 31 décembre 2017. Huit mois après, il a procédé à la remise symbolique pour 15000 femmes et jeunes venant des 45 départements du Sénégal, des premiers financements de la Délégation à l’Entrepreunariat Rapide Femmes et Jeunes (DER/FJ) chiffrés à 10 milliards francs CFA . Faut souligner que les 20 milliards restants sur les 30 prévus, seront donnés d’ici la fin de l’année.En réalité, ces financements permettront de donner du pouvoir aux femmes et aux jeunes, de libérer leurs énergies et leurs talents, tout en préservant la dignité de chaque famille, mais c’est aussi bien entendu investir dans l’entreprenariat, donc investir dans l’avenir.

– Réalisation à terme de 40 000 Logements sociaux à Diamnadio
Un projet de 40.000 logements sociaux seront réalisés á long terme á Diamniadio prés de Dakar. Ces logements sociaux visent à faciliter l’accès à la propriété immobilière à toutes les populations. Il s’agit ici de 40.000 logements de toutes catégories: habitat social, moyen standing et haut de gamme, dans l’esprit d’une mixité harmonieuse. Sur ces 40.000 logements, 15.000 sont déjà réalisés.

– Nouveaux programmes comme le PUDC, PRACAS, pour améliorer les conditions de vie du monde rural

Le président Macky Sall, avant même son arrivée au pouvoir, avait déjà une vision très claire de la situation du monde rural. Il avait compris que 55% des Séné­galais vivent en zone rurale où la pauvreté atteint une proportion de 57%. Le Président Sall croit fermement à la sécurité nutritionnelle et alimentaire et motive à travers le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) à construire une agriculture compétitive, diversifiée et durable. Le PRACAS, est en train de transformer et de redynamiser l’économie rurale par l’augmentation des revenus, la création d’emplois et l’amélioration de la vie nutritionnelle des ruraux. Aujourd’hui, le riz, l’oignon, l’arachide, les fruits et légumes de contre-saison ont connu des rendements exponentiels exceptionnels.
Le Programme d’urgence pour le développement communautaire (PUDC) a réalisé à l’intérieur du Sénégal des infrastructures permettant l’accès aux services socioéconomiques de base où les femmes et les jeunes sont visiblement les plus affectés. Le PUDC devra à terme investir un coût global de 522 milliards entre juillet 2015 et 2019 pour construire et réhabiliter 3 048 km de pistes de production et 250 forages et châteaux d’eau, électrifier plus de 325 villages et installer au moins 5 000 équipements de transformation ( décortiqueuses, moulins, batteuses etc.).




Ces performances sur le plan social enregistrées sous le magistère du président Macky sall ont été possibles grâce au PSE qui a amplifié la mobilisation des ressources internes et externes. Faut préciser aussi que des marges budgétaires se sont dégagées grâce à la gouvernance sobre et vertueuse qui s’est traduite par une rationalisation des dépenses courantes et une augmentation des dépenses d’investissement.
Au vu de toutes ses progressions significatives dans le domaine social sous le magistère du président Macky Sall force est de reconnaitre que sur le plan social Macky dépasse de loin Wade et Diouf.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Une autre vision de la politique que celle fondée sur l’argent, le leadership existe

La démocratie bourgeoise, démocratie représentative, se mesure à l’aune de quelques référents. Le premier est les élections. Ces dernières sont pour absenter le peuple pendant cinq ou sept ans de la conception, de la gestion, de la construction des biens matériels et immatériels du peuple pour lui-même, du contrôle des affaires de la cité. Le second est le marché libre qui organise l’économie selon la concurrence et dont l’unique but qui est le profit sur la base de l’exploitation des travailleurs . Mon ami me rétorque que je récite une leçon. Mais, cette leçon est la réalité vraie.L’Etat et son gouvernement fondé de pouvoir du Capital travaillent à l’acceptation de cette conception de la politique et organisent entre différentes fractions de cette même représentation de la politique des élections.En fait, quelles différences fondamentales y a-t-il entre Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall. Rien d’essentiel. Ils sont des nuances faciles dans le respect du règne du Capital (Français ou arabe ou américain), de l’exploitation du peuple et de la répression de toute déviance de cette vision de la politique.
Les élections sont, alors, le lieu des propositions de castes politico-bureaucratiques , chacune se déclarant mieux apte à gérer la structure de l’économie, des affaires de l’Etat au service des riches, des hommes d’affaires, des larbins tout en faisant croire au mensonge d’un État pour tous. S’il vous plaît , dites- moi lequel des futurs candidats aux élections présidentielles est prêt à mettre en œuvre une économie alternative par le peuple et pour le peuple pour fonder par les sacrifices du peuple une indépendance économique. Lequel est prêt à dissoudre l’assemblée nationale pour une assemblée du peuple où les députés, des travailleurs manuels ou/et intellectuels en exercice de leur fonction, sont tirés au sort pour chaque session.Ils ne seront pas alors des salariés grassement rétribués, des grands électeurs pour le parti au pouvoir.


Lequel d’entre eux est prêt à une autonomie du peuple en ce sens que les gens organisés en leur lieu de production, de travail, de vie discutent de leur école, de leur hôpital, etc., décident, réfléchissent, élisent et démettent s’il le faut, contrôlent et gèrent dans le sens de réduire la pauvreté, les écarts, se chargent de répondre par tous aux besoins essentiels de tous. Et,
Les candidats, Macky le pire, Khalifa, Soumaré, Sonko, Dème, etc. Chacun d’eux vante ses qualités personnelles d’homme providentiel, celle d’un Dieu capable de tourner d’un tour de bras la réalité comme il le veut. C’est pourquoi chacun joue la corde victimaire. Macky dit avoir été saccagé par Wade. Sonko se forge son leadership sur la répression de Macky. Dème se donne comme un agneau de sacrifice pour avoir perdu des avantages énormes en démissionnant d’une justice corrompue. Khalifa Sall paie un prix fort par son emprisonnement. Dans la politique représentative, électoraliste, le paradigme est, non le pouvoir d’un peuple, mais d’un leader, d’une équipe de bureaucrates. Chacun d’eux oublie que l’Etat est une structure organisée autour d’une logique qu’il n’a pas décidée de révolutionner. Les Ministres et leurs équipes sont tributaires d’employés, de fonctionnaires qui ont la culture des rouages. DONC, LE COURAGE EST DE RÉVOLUTIONNER DURABLEMENT LA STRUCTURE ÉTATIQUE EN CONFÉRANT PROGRESSIVEMENT LE POUVOIR NON À L’ÉTAT MAIS AU PEUPLE. L’échec des révolutions soviétique et chinoises réside essentiellement dans le renforcement du parti-état alors qu’il s’agissait de le dépérir.
La question du leadership est aussi une duperie politique.
Personne ne nie les volontés politiques fortes de Sankara, de Chavez pour leur peuple,. Ils ont voulu opérer d’en haut donc ( sans que le peuple soit réellement organisés à faire sienne la politique -au Burkina surtout-) les réelles transformations. Les impérialistes et les réactionnaires internes ne les ont pas laissé faire. Sankara a été lâchement assassiné. Chavez a connu coups d’état ou empoisonnement.
DONC, L’HOMME POLITIQUE PROVIDENTIEL EST DÉMENTI PAR L’HISTOIRE. SEUL UN PEUPLE ORGANISÉ, CONSCIENT DE LA DÉFENSE DE SES INTÉRÊTS ,DÉCIDÉ À CHANGER SA VIE EN COMPTANT SUR LUI-MÊME EST L’ACTEUR VRAI. LES INDIVIDUALITÉS OU LES PARTIS SONT DES DÉTACHEMENTS SOUS CONTRÔLE DU PEUPLE.
Sonko, Dème, A .Cissé en sont-ils convaincus ? Il y a eu de grandes transformations sociales et économiques lors du siècle dernier. Elles ( Révolutions russe, chinoise, chiapesque – au Chiapas-, et autres ) ont démontré que les peuples sont capables d’une non-domination, d’égalité. Elles nous ont enseignés, malgré leur échec, qu’elles sont le résultat lent, patient, organisé, fédéré par un parti au sein des masses autour d’une politique alternative de rupture au capitalisme.

QUE REPRÉSENTENT ALORS DES ÉLECTIONS SI LES ENJEUX NE SONT PAS DES TRANSFORMATIONS MAJEURES CAPITALES PARTAGÉES ?
Les catégories politiques qui reviennent le plus dans les discours des politiciens sont : république citoyenne, république de droit. La politique, au lieu d’être du côté du peuple souffrant se projette en une déclinaison de réformes pour rendre l’État plus apte à éviter les dérives, les graves défauts des anciens gérants : Senghor, Diouf, Wade, Macky ( tous mais surtout les deux derniers). La politique alternative et populaire ne se suffit pas de ses réformes.
La politique ne peut être que du côté du peuple. Elle ne peut qu’être égalitaire . Il s’agit d’une affaire sérieuse. Elle n’est pas une foire, ou un marché aux enchères pour plus de voix.
Elle fait le choix de partager et de mettre en œuvre pour le bénéfice des plus démunis, des travailleurs l’option d’une vraie vie faite de travail, de loisirs sains, d’une utilisation optimale, avec décision et contrôle du peuple, des ressources pour assurer un avenir sûr.
Qui peut concevoir la politique du côté de l’achat des votes, ou des promesses, d’une élection à coup de dix à vingt milliards ? Ceux qui y croit sont ceux qui veulent s’ériger après, de droit, en rois, en présidents-monarques, détourneurs des deniers publics.
Ceux qui croient à la politique de sortie du capitalisme qui est une barbarie, un totalitarisme ont compris que cette vie qu’on nous impose n’est pas un destin auquel il leur est impossible d’échapper. Il y a, là, le geste premier. Le deuxième geste est de sortir sans garantie. Autrement , il faut tenir sur le point fixe qu’il n’y a pas de modèle, de pays à donner comme exemple. LA SÉQUENCE D’UNE POLITIQUE NOUVELLE OUVRE LA FIN DES RÉFÉRENCES DE LEADER, DE RÉFÉRENCES ETATIQUES. Certes, il y a eu des expériences, des expérimentations qui ont donné des leçons importantes. Nous devons inventer cette sortie en tenant compte de ces leçons . Le troisième geste est de se lier aux masses pour que soient dénoncés le capitalisme, le mensonge démocratique, pour que les idées d’une vraie démocratie intra-populaire où le peuple est souverain, d’une société qui met en place petit à petit l’égalité se construisent en des imaginaires, des forces réelles . Ainsi, le vrai pouvoir populaire se crée . Je vous sais si nombreux , disait, l’autre . Parce que dans ce pays, des gens y ont cru, y croient, se sont battus, se battent encore autour de ces idéaux .



Dans la politique parlementariste, électoraliste, la politique d’absentement du peuple par la représentation, les élections constituent le temps fort. Dans la politique d’autonomie populaire, le travail politique est celui de tous les jours, de chaque occasion. La posture du militant est celle de se lier aux masses à chaque occasion, de ne jamais se décourager, de s’organiser patiemment, durablement. Le militant n’attend personne. Il commence avec les idées d’égalité, fussent-elles vagues. Ne croyez pas simple rêveur. Il se sait qu’en travaillant ainsi son rêve prend la forme d’une réalité.
Par rapport aux élections présidentielles de février 2019, il privilégie le travail au sein du peuple en partageant avec lui sur la capacité d’une politique d’émancipation, une politique d’égalité.
Il peut aussi travailler au départ du régime corrompu et gaspilleur de l’argent du peuple de Macky, allié fidèle des multinationales impérialistes particulièrement françaises. Il comprend le départ de Macky comme une puissance du peuple, un pas pour mieux ne jamais douter de cette force. MAIS IL NE DOUTE JAMAIS QUE LA SEULE POLITIQUE À FAIRE EST CELLE OÙ LE PEUPLE DEVIENT LE SEUL SOUVERAIN.

Mame Atta GUEYE, Août 2018.

L’enfer du bac de Farafenni

Chers compatriotes !!!

Vous est-il déjà arrivé de voyager de Dakar à Ziguinchor en passant par le BAC de Farafénni ? Si OUI, Vous avez donc surement vécu comme moi L’ENFER DE FARAFENNI…N’est-ce pas ?

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il peut s’agir , Suivez..

Or donc , touché par le décès brutal de mon beau frère, le lundi 30 juillet , il me fallait d’urgence rallier Ziguinchor pour assister aux funérailles du défunt. Pris au dépourvu, et ayant toujours voyagé par bateau, je m’entends dire que le bateau est plein jusqu’au 25 août . Je me résolus  à essayer l’avion et c’est le moment choisi par Air Sénégal pour augmenter son tarif qui passe de 66 000 Francs à 856O0 d’un seul coup pour un aller retour Dakar –Ziguinchor. Sans crier gare et sans aucune communication…Incroyable. Dépité, je me résolus à voyager par voiture. Mal m’en pris…Car je vais vivre un véritable enfer au propre comme au figuré…




Tout commence par la gare routière des Baux maraîchers. Qui n’a de gare que le nom tellement y règne un désordre organisé et entretenu par des transporteurs sans scrupules et d’une cupidité exaspérante . Dans cette gare, pourtant toute neuve et très très mal éclairée, fourmillent dans un maelstrom incroyable, chauffeurs, coxeurs, voleurs, maraudeurs, vendeurs, mécaniciens, dames de petite vertu , truands et j’en passe… Le tout, dans une insécurité totale censée être régulée par un poste de police niché dans un coin et dont les agents semblent être plus préoccupés à autre chose qu’à la quiétude des voyageurs. Bref, un monde lugubre et ..à part. Où le voyageur se sent agressé dès son arrivée par une nuée de rabatteurs ou « coxeurs » censés l’orienter vers la station dédiée à son itinéraire.

Une fois déclinée votre destination, c’est à peine si on ne vous kidnappe pas pour vous amener au pas de course  vers la voiture de leur choix qui… « serait en partance immédiate vers votre destination ». Et vous voilà installé presque de force dans un « sept places » attendant les autres clients.

Ah ! « les sept places ». Des véhicules de marque Peugeot et de modèle 505 de type familial. Des modèles d’anthologie qui datent de Mathusalem et qu’on ne fabrique plus depuis 1985 quand  l’usine Peugeot a livré le dernier exemplaire de ce type de véhicule. Et pourtant, ils  roulent ici au Sénégal et assurent même la quasi-totalité du transport inter urbain. INCROYABLE. Les voyageurs y sont entassés pire que des sardines dans leur boite car les sardines ont l’avantage d’avoir de l’huile qui lubrifie les interstices entre elles. Alors que dans ces véhicules d’un autre âge, les voyageurs sont tellement compactés que même le très léger vent de la flatulence trouve difficilement sa voie pour s’épandre.

L’attente des autres voyageurs pour faire le plein avant le départ  peut durer tant que la voiture n’a pas toutes ses places prises. Pour ma part, j’ai attendu de 20 Heures à 24H45 avant de voir mon « sept places » s’ébranler vers Ziguinchor. Si la sortie de Dakar en direction de la RN1 aura pris une heure , le trajet Dakar –Ker Ayib  a été avalé par le chauffeur en moins de cinq heures de route car le petit matin nous a trouvés à la frontière. Un véritable exploit lié à une maestria du jeune chauffeur qui connaissait bien la route.

Il fallait attendre l’ouverture du poste frontière pour traverser et entrer en zone gambienne. Cela se fera à huit heures tapantes, heure de reprise d’un nouveau jour de travail. Passons sur le petit racket des policiers qui réclament indistinctement mille francs à chaque voyageur aussi bien du côté sénégalais que du côté gambien. Le pire est à venir. Il commence à Farafenni où on doit prendre le bac pour traverser ce petit bras de fleuve. Tout d’abord, il faudra s’émouvoir de la longue queue des véhicules qui se suivent en rangs serrés sur une longueur de plus de trois cent mètres voire plus. Les gros porteurs et camions à droite, les véhicules de tourisme à gauche. Là, les gambiens ont mis en place un ingénieux système de rétention de personnes pour faire fructifier le marché attenant. Tout s’y vend et le pauvre voyageur retardé sciemment, va boire, va manger, va acheter des colifichets et autres babioles permettant aux vendeurs gambiens de faire du chiffre d’affaires.  Le Ferry lui-même fait l’objet d’un racket institutionnalisé avec des passe droit accordés à ceux des véhicules qui acceptent d’allonger une somme comprise entre 20000 et 30000 francs CFA pour les faire embarquer en priorité au mépris de leur position dans le peloton des véhicules. Ici, le calvaire des voyageurs est arrimé à l’humeur exécrable des gambiens qui ne se gênent pas du tout pour vous faire comprendre qu’ils sont chez eux avec toutes formes d’exactions, de rudesse, de manque de courtoisie, de cris et de vociférations dans un tumulte organisé accentué par une chaleur torride d’hivernage accompagnée de poussière rouge de latérite qui vous happe littéralement sans aucun abri , ni lieu de repos adéquat. L’attente va durer – en tout cas pour nous- de huit heures à dix sept heures trente, avant qu’on finisse par embarquer dans le Bac et d’aucuns disent que nous avons été chanceux car certains passent la nuit voire des nuits avant d’embarquer. INOUÏE…

Le plus écoeurant dans tout çà c’est que c’est une situation qui dure depuis plus de cinquante ans et nos gouvernants successifs n’ont jamais songé à y trouver une solution définitive laissant les sénégalais patauger dans cette fange gambienne juste pour pouvoir se rendre en Casamance. Plus de dix heures pour traverser un bras de fleuve en quinze minutes et parcourir un peu plus de dix kms en territoire gambien,  il faut le faire. Quel masochisme !!! Est-ce que nos Autorités sont vraiment conscientes de l’enfer que vivent les sénégalais pour rallier Ziguinchor par le Bac de Farafenni ? Le manque de volonté politique est patent ici et nos compatriotes du sud, peuvent à juste raison se sentir «abandonnés» devant une telle situation. Alors qu’il aurait été très bénéfique pour l’Honneur, pour la souveraineté nationale et le développement du terroir, de construire une bonne voie de contournement passant par Tambacounda pour se passer de ce calvaire gambien  qui nous humilie chaque jour et nous retarde d’autant. S’il faut attendre plus de cinq heures pour embarquer autant passer ces cinq heures à rouler sur une route praticable pour arriver à bon port sans devoir subir les exactions des gambiens. Le rallongement de la distance est un faux alibi car DAKAR –MATAM fait bien plus de cinq cent Kms et DAKAR KIDIRA et DAKAR –BAKEL et pourtant les véhicules s’y rendent régulièrement. D’aucuns pensent que le pont en construction va définitivement régler le problème de la Transgambienne. J’en doute fort. Je ne voudrais pas paraître un oiseau de mauvais augure mais je demeure très circonspect par rapport à cette certitude. Connaissant les gambiens avec leur système mafieux d’extorsion de sous sur le trajet Dakar-Ziguinchor, je crains fort qu’ils ne mettent en place d’autres stratagèmes de racket des sénégalais qui voudront emprunter le pont pour compenser le manque à gagner lié à la disparition programmée du commerce du Ferry. Attendons voir….

NON !! Il est grand temps que nos gouvernants fassent de la route TAMBA-ZIGUINCHOR, une SURPRIORITE si on veut vraiment EMERGER.





Sur ce chapitre, il serait très édifiant que le Ministre en charge des transports ou son directeur de cabinet ou même un haut fonctionnaire de son département fasse le trajet Dakar –Ziguinchor par Farafenni de manière anonyme pour se rendre compte du calvaire des sénégalais dans cette odyssée et donc de l’urgence à y mettre un terme.

Dans cette affaire, les transporteurs auraient du être les premiers concernés pour exiger fortement et fermement la construction de cette route TAMBA-ZIGUINCHOR. Mais comme ils ont presque tous –entre autres commodités-leur deuxième, troisième voire quatrième et cinquième bureau dans cette halte forcée de Farafenni, on comprend qu’ils ne soient pas trop pressés de CHANGER.

Justement à propos de changement, quand est ce que les sénégalais en général et les commerçants et transporteurs en particulier comprendront-ils qu’il faut CHANGER pour AVANCER ? Ici , on est adeptes de l’inertie et de la sclérose. ; RIEN NE DOIT BOUGER..Alors que le monde change .

Voyez moi ces vieilles guimbardes de 505 «sept places» qui ne sont plus fabriquées depuis belle lurette et qui continuent à assurer le transport interurbain. Ce qui veut dire que les pièces ainsi que les réparations sont pour la plupart des pièces «artisanales» ou bricolées par des tourneurs informels. NON !!! On est TROP FORT au Sénégal. Et pourtant ces transporteurs sont dans le circuit depuis plus de quarante ans. Incroyable… Ils ne se rendent même pas compte que tout bouge. En Mauritanie, le trajet ROSSO-Nouakchott est assuré par des véhicules 4X4 climatisés de neuf places pour une distance de presque mille Kms.  Nos transporteurs, eux restent dans leur petit cocon de «sept places» sans aucune perspective, cantonnés dans leur «sama auto». Alors qu’il aurait été plus gratifiant pour eux par exemple, de s’associer par groupe de sept chauffeurs ou propriétaires pour acheter un bus neuf climatisé de soixante dix places qui fera le transport interurbain à leur compte. Si cela était fait, chacun des propriétaires-transporteurs aurait dix places par bus ce qui est nettement plus profitable que «sept places». Ensuite, le bus faisant une navette par jour, chaque transporteur va conduire une journée par semaine et se reposer les autres jours ou faire autre chose. Les voyageurs aussi vont être dans de bonnes conditions de sécurité et de confort avec ces bus qui vont adopter des horaires de circulation concertés et portés à la connaissance des voyageurs. N’est ce pas bien meilleur que ces «sept places» mortifères qui ne font qu’encombrer les gares et les routes et surtout sont sources d’accidents fréquents et mortels liés à la vétusté des véhicules qui ne sont plus fabriqués ? Allez , Messieurs, l’idée est gratuite, aucun droit à payer. Accentuez la réflexion car vraiment il faut changer Waye…

Sinon un autre « Auchand » des transports va venir avec des véhicules neufs, confortables et des prix concurrentiels pour vous chiper toute votre clientèle. DEH..Dakar DEM DIKK a commencé non ? Bakhna daal..

Avertissement sans frais..A bon entendeur..





Que DIEU Nous gardes et gardes le Sénégal.

 

 

 

 

Dakar le 15/08/2018

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Le wiri wiri de forces de l’opposition, à quand la fin ?

Il ne se passe pas un seul jour, au Sénégal, à quelques encablures des échéances présidentielles, sans qu’une déclaration de candidature ne se fasse. Cette pléthore de candidats montre qu’il y a des femmes et des hommes, certes de trajets et de trajectoires différents, mais qui partagent l’intime conviction que la gestion actuelle du pays souffre d’amélioration sérieuse. Aussi se distinguent-ils, ces mêmes femmes et hommes, par leur volonté ferme d’offrir aux Sénégalais de meilleures opportunités économiques, politiques et sociales.




Rendre possible ces vrais changements, c’est commencer par se débarrasser de cet « effet de serre », cette « tragédie nationale », cette véritable malédiction de la république qu’est Macky SALL.  Pour y arriver, il est d’une impérieuse nécessité de conjuguer les convictions, volontés, engagements et déterminations aussi diverses que variés  pour nous offrir la possibilité d’espérer. Plus qu’une simple possibilité, l’espérance de voir un jour se matérialiser des changements accomplis nous est un droit.

Ce droit inaliénable pour le peuple,  nous le nourrissons et le chérissons quotidiennement. Et à côté de ce droit du peuple d’espérer, il y a un devoir citoyen d’agir. L’attente est de voir les citoyens, électeurs, militants et candidats, tous ensemble et chacun dans les limites de ses compétences et opportunités, prendre des initiatives pour réduire le petit fossé, cette barrière virtuelle, qui sépare les aspirants au changement. J’en appelle à chaque militant, de chaque camp, et même aux observateurs, d’initier les démarches, de poser les débats et de défendre énergiquement l’idée de la polarisation des Forces Nationales du Changement.

Combien de fois avons-nous évité la dispersion ? Je répondrais par dire plusieurs fois, que ce soit dans l’organisation d’une marche contre la cherté de la vie, d’une protestation contre le vote d’une loi injuste, d’une dénonciation contre le pillage de nos ressources naturelles ou encore des retrouvailles dans des alliances pour des élections législatives ou locales. Sans aucun doute, nous n’avons de force que dans nos forces, alors que s’assemblent ceux qui se ressemblent. Il n’y a pas assez de temps pour des tergiversations inutiles, ni de supputations égoïstes ou de manœuvres discrètes pour une volteface de dernière minute.




Il y a seulement et justement, hic et nunc, une réflexion profonde à mener, un choix clair à opérer, une décision intelligente à prendre, un courage inflexible à faire montre et une responsabilité immense à assumer pour libérer le peuple. Et je prends sur moi la responsabilité entière de vous dire ce que vous savez déjà. Il n’y a que quatre (4) pôles qui existent actuellement dans le paysage politique : la Coalition des Peuples des Assises Nationales (CPAN), la Coalition pour une Nouvelle Alternance Générationnelle (CNAG), la Coalition des Indépendants pour un Sénégal Unis et Prospère (CISUP) et enfin la Coalition de la Grande Famille Libérale (CGFL). Vous voulez le Changement, alors choisissez un camp et qu’on en finisse !

Khassoum Jamil DIOP

Khassito2016@hotmail.com

 

Souleymane Ndéné-Samuel Sarr: Querelles de bas étage !

Après près de douze ans de partage du pouvoir, si des ex frères de parti, de même idéologie politique, en l’occurrence Souleymane Ndéné Ndiaye et Samuel Sarr, se font la guerre par presse interposée, il y a des raisons de s’inquiéter.

Les Sénégalais qui avaient mis fin au règne de Wade à cause d’une certaine arrogance de ses lieutenants espèrent un autre débat politique basé sur la problématique de leurs difficultés quotidienne. Et non des débats de bas étage. Ils en ont cure de cette guerre fratricide entre l’ancien Premier ministre et son ministre de l’Energie. Ils sont tous les deux à la quête d’une certaine légitimité politique.

Durant leur règne, ils ont pollué l’espace politique de par leur arrogance et leur carence d’initiatives pouvant alléger la souffrance des Sénégalais. Aujourd’hui, ils sont en dehors des arcanes du pouvoir et ils veulent continuer à occuper l’espace médiatique par des invectives. Basta ! Messieurs, le peuple vous a déjà tourné le dos. Vous n’aviez pas voulu comprendre leur message en son temps. Les Sénégalais ne se reconnaitront certainement pas dans vos empoignades indignes d’anciens frères d’une même formation politique. Le triste constat est que vous n’êtes guidés que par vos petits intérêts et des positionnements réducteurs. Vous revendiquez, tous, ami, de celui qui a « éliminé » votre « papa ». Macky Sall a intérêt à se méfier de vous. Il doit surveiller ses gardes. Si vous êtes capable d’abandonner votre « papa » dans des situations non confortables, si votre « frère » se retrouve, demain, dans des conditions difficiles, rien ne lui garantit un soutien de votre part.

Babacar FALL



Reconduire Aminata Tall et perdre les élections: il faut sauver le soldat Macky (Arona Gaye)

Lettre à M. Macky Sall, président de la République

Objet : reconduire Aminata Tall et perdre les élections : il faut sauver le soldat Macky

Monsieur le président de la république vos deux Marième ; Marième Faye Sall et Marième Badiane commandent en grande partie la fidélité des sénégalaises et sénégalais a ton endroit.

la première Marième votre épouse soutient les sénégalais de toutes obédiences ; APR ou non ; j’en suis l’exemple ; je ne suis pas de l’APR mais j’ai pu bénéficier de son soutien sans qu’elle ne me connaisse pour des soins en France  pour mon fils ainé malade la deuxième Marième fut vous et moi notre professeur à l’université de Dakar et fait partie des premiers à vous soutenir lorsque peu de personnes croyaient en vous. Elle ne cesse de se sacrifier pour votre cause en répondant tant bien que mal aux sollicitations des braves femmes de l’APR de Benno bokk yaakkar et au-delà des femmes sénégalaises avec ses propres moyens .Aujourd’hui elle mérite plus qu’Aminata Tall d’être installée à la tête du CESE. En effet à part le petit risque  de surenchère et de chantage à six mois des élections que vous appréhendez ; elle ne peut rien vous apporter. Car, malgré la richesse qu’elle a accumulée en faisant tous les pouvoirs de Diouf à vous ; elle n’a pas la générosité qui permet de maintenir une base et n’investira pas un kopeck pour votre triomphe au soir du 24 février 2019.




C’est d’ailleurs pour ces raisons qu’elle a été chassée de Diourbel ou elle a été maire et elle cherche aujourd’hui désespérément une base et un lieu de vote à Dakar. Si aujourd’hui j’ai décidé de vous soutenir en tant que coordonnateur du mouvement pour l’insertion des jeunes et l’égalité des chances (MIJEC) pour un second mandat de la consolidation des acquis du PSE ; c’est au-delà de votre bilan positif d’abord en reconnaissance envers vos deux Marième qui soutiennent tous les sénégalais au-delà de l’apr. La deuxième raison est que l’héritage d’Abdoulaye Wade dont je fus le conseiller jeunesse et sports   n’est précédé d’aucun testament ; Le choix de cœur et de sang du président Abdoulaye Wade est Karim Wade mais Dieu et le destin en ont décidé autrement. Pour cela tous les fils de Wade que nous sommes doivent être faire Play et vous accompagner afin que le vœu de notre père spirituel se réalise : 50 ans de règne libéral. ET enfin la troisième raison et que si le pouvoir libéral m’a exilé en France ; ces deux Marième on fait de mon retour une réalité ; et pour citer Mandela quand tu t’es battu si dur pour te mettre debout ne retourne jamais vers ceux qui t ont mis à terre. Pour terminer monsieur le président de la république êtes-vous prêt a vous aliéner toutes les femmes de Benno bokk yaakkar au risque d’aller au deuxième tour malgré votre bilan positif et perdre les élections face à une opposition revancharde ? Si votre réponse est non alors mettez madame Marième Badiane à la tête du conseil économique social et environnemental (CESE) ; elle a les compétences pour diriger cette institution et avec elle vous êtes sûr d’avoir une alliée parfaitement loyale et dévouée qui avec les femmes de Benno bokk yaakkar vous conduiront vers la victoire en 2019

A bon entendeur salut avec tout mon respect.

Arona GAYE champion du monde de scrabble coordonnateur du MIJEC (mouvement pour l’insertion des jeunes et l’égalité des chances) actuellement en poste au MFPAA (ministère de la formation professionnelle de l’apprentissage et de l’artisanat) conseiller en communication à l’onfp l’office national de formation professionnelle.




Mise en oeuvre du parrainage: Le plan machiavélique du régime

« Macky SALL le sait mieux que quiconque : une défaite en 2019 le contraindra à l’exil »

Après avoir planifié l’élimination de potentiels candidats par voie judiciaire, et déployé massivement les forces publiques sur tous les artères de la capitale (Dakar) le 19 avril 2018, pour faire voter par les députés godillots de la majorité présidentielle, la loi scélérate N°14-2018 instituant le parrainage Intégral, Macky SALL déroule une nouvelle phase de son plan machiavélique pour les présidentielles de 2019. Comme pour le scrutin du 30 juillet 2017 qui s’est soldé par un « chaos électoral organisé », une stratégie de « sabotage » a été élaborée par le régime pour entraver la mise en œuvre du parrainage. Elle se décline en 3 phases :

 

  1. Le régime organise la rétention des fiches de collecte destinées aux parrains

 

Alors que le régime a fait preuve d’une extraordinaire célérité pour voter, promulguer et publier au journal officiel la loi instituant le parrainage Intégral (loi N°14-2018), et celle matérialisant sa traduction dans le code électoral (loi N°21-2018), il retarde au maximum la mise à disposition des fiches de collecte. Au 13 aout 2018, la fiche de collecte (formulaire officiel) permettant de recueillir les signatures des parrains est « indisponible ». Officiellement, le formulaire sera disponible à partir de la publication d’un arrêté du Ministre de l’Intérieur fixant le montant de la caution pour la présidentielle de 2019 (soit 180 jours avant le scrutin). Ne nous y trompons pas : la computation des délais (concordance entre la fixation de la caution et la mise à disposition de la fiche de collecte) prévue dans la loi électorale a été pensée et calibrée par le régime pour raccourcir les délais liés à la collecte des signatures ; l’objectif étant de priver certains candidats de la possibilité d’obtenir, dans le délai imparti, les parrainages requis, dont le pourcentage oscille entre 0,8 et 1% du corps électoral. A cela, s’ajoute un fait extrêmement grave, inédit dans l’histoire politique du Sénégal qui ne s’est jamais produit lors de la tenue de scrutins : l’introduction en catimini, par Aly N’Gouille N’DIAYE, militant de l’APR « d’un discriminant tenu secret ». Depuis quand un élément lié au processus électoral revêt un caractère secret ? A quoi joue le Ministre de l’Intérieur dont la partialité ne fait plus l’ombre d’un doute ? Disons-le sans détour : l’introduction d’un discriminant est un aveu de taille. Il permettra au Ministre de l’Intérieur de s’adonner à toutes sortes de manipulations illicites sur le fichier électoral (l’administration ne dispose pas à ce jour des outils techniques pour authentifier les signatures et n’est pas en mesure de gérer le dispositif de parrainage).

 

  1. Des méthodes illégales seront utilisées pour saboter la précampagne de l’opposition

 

Lorsque le fantasque griot du Président, Farba N’GOM déclare que tous les moyens seront mis en œuvre pour que les candidats de l’opposition ne puissent pas disposer des signatures exigées, il ne fait que relayer la voix de son maître, Macky SALL. Cette déclaration d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du Préambule de la Constitution qui énonce clairement « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition qui représente un pilier fondamental de la démocratie ». De fait, la déclaration publique de Farba N’GOM est assimilable à un attentat démocratique, et doit valoir à son auteur des poursuites judiciaires. Soyons clairs : cet énergumène dont le passe-temps favori est d’amuser la galerie, peut battre campagne pour que son candidat obtienne « 4 millions de parrains ». En revanche, il enfreint la loi électorale et s’expose à des sanctions pénales lorsqu’il manifeste la volonté d’entraver par des méthodes déloyales le recueil des signatures de partis politiques légalement constitués, mettant en cause « le droit constitutionnel pour chaque électeur de parrainer, en toute liberté, le candidat de son choix ». Au fait, comment Farba N’GOM compte t’il s’y prendre ? Par la corruption de parrains, en espèces sonnantes et trébuchantes ? Par la menace ou la dissuasion, des actes sévèrement punis par la loi ? Qu’attend le Procureur de la République, Bassirou GUEYE (si prompt à s’autosaisir) pour s’autosaisir face à ce flagrant délit, cette obstruction, cette volonté de compromettre le jeu démocratique à la veille d’un scrutin capital pour les sénégalais ?

La sortie du griot attitré de Macky SALL a le mérite de révéler les intentions inavouées du régime qui s’apprête à utiliser des méthodes illégales, pour dissuader les électeurs de parrainer des candidats ciblés par le pouvoir. Dans le même registre, il y a lieu de dénoncer avec la plus grande vigueur le dérapage scandaleux d’Aly N’Gouille N’DIAYE qui « soutient que 3 mois suffisent pour obtenir les parrainages nécessaires ». Ce grossier mensonge ne repose sur aucun fondement, puisque d’une part, c’est la première fois que le parrainage Intégral sera mis en œuvre lors d’un scrutin présidentiel ; et d’autre part, le régime ne dispose d’aucun retour d’expérience sur les difficultés liées aux modalités de collecte des signatures. Cette sortie inopportune discrédite le Ministre de l’Intérieur (qui outrepasse les prérogatives liées sa fonction), et disqualifie définitivement Aly N’Gouille N’DIAYE dont l’implication au niveau des présidentielles est hautement suspecte. En multipliant les entraves et les coups tordus dans la mise en œuvre du parrainage, le régime agit dans l’illégalité totale, compromet la sincérité du scrutin présidentiel, et crée les conditions d’un « chaos » dont il espère tirer parti.

 

  1. La théorie du « million » de parrains : un énorme coup de bluff du régime 

 

En affichant l’objectif de disposer de plus d’un million de parrains, le régime essaie d’accréditer l’idée d’un Président porté par un élan populaire, afin de préparer l’opinion au scénario invraisemblable d’une victoire au 1er tour. La hantise du second tour est si prégnante que la « théorie du 1er tour » est entonnée comme un refrain par les partisans du régime. Une chose est sûre : la faible mobilisation constatée lors de la cérémonie de remise des clés de l’arène nationale à Pikine (entraînant la furie du Président) prouve que cet objectif est fantaisiste. Celui qui s’est abrité derrière l’avis du Conseil Constitutionnel en 2016, pour ne pas réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans ; qui a privé des millions de sénégalais de leurs cartes d’électeurs lors des législatives de 2017 ; qui a pris la poudre d’escampette en avril 2018 (départ en Hexagone) lors du vote de la loi sur le parrainage, laissant son peuple affronter les forces publiques ; qui réprime sauvagement les étudiants et assoiffe les populations est parfaitement conscient que les sénégalais aiguisent leurs cartes électorales et attendent patiemment le moment opportun pour « le bouter » hors du palais. Evidemment, il est loisible à Aly N’Gouille N’DIAYE, détenteur du fichier des électeurs, de déclarer, le moment venu que son candidat Macky SALL dispose de 1 million et quatre cent trente-sept mille parrains (pour donner l’impression que le chiffre est exact) ! Et pendant qu’on y est, pourquoi pas 4 millions de parrains ? Au fait, qui garantira l’authentification des signatures des 4 millions de parrains « virtuels » du candidat Macky SALL ? Les 7 membres du Conseil Constitutionnel ? Les services du Ministre de l’Intérieur agissant sur ordre ? A croire que le ridicule ne tue plus ! Par ailleurs, les sénégalais doivent savoir que le pilotage du scrutin de 2019 est assuré par Macky SALL himself, depuis sa tour de contrôle du palais (Aly Ngouille N’DIAYE n’étant qu’un piètre exécutant). A 6 mois de « la mère de toutes les batailles », le processus électoral n’est ni transparent (la Commission électorale nationale autonome est mise à l’écart des décisions majeures), ni loyal (le candidat de l’APR décide unilatéralement de fixer les règles du scrutin).

 

Que les sénégalais se le tiennent pour dit : Macky SALL dont les convictions évoluent au gré du vent, ne reculera devant aucune forfaiture en 2019. Pour une raison simple, il est allé beaucoup trop loin dans les dérives liées à l’exercice du pouvoir. Arrestations arbitraires, répression aveugle et disproportionnée, emprisonnement à tout va, instrumentalisation de la justice, vassalisation de certains magistrats, neutralisation des corps intermédiaires, vampirisation de l’administration par l’APR, et pillage des deniers publics par le clan FAYE-SALL : en 6 ans et demi, le Président de l’APR a détruit les fondements de l’Etat de Droit et transformé le Sénégal en « FAR WEST », une jungle où règne la loi du plus fort. Les sénégalais sont à bout, et les nerfs à vif. A force de tirer sur la corde raide, Macky SALL risque une fin de règne chaotique. Yaya JAMMEH (Gambie) et Blaise COMPAORE (Burkina Faso) en exil, sont bien placés pour le savoir : la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure.

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Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Arène nationale, Dakar Arena, Stade olympique en 2020: les sportifs ont déjà réélu le président Macky Sall

Qu’ils ne soit permis à personne de douter de l’engagement indéfectible du monde sportif sénégalais à redonner un second mandat à SEM MACKY SALL. Oui, parce qu’après la remise des clés de l’arène nationale, temple de notre sport nationale et l’inauguration de Dakar Arena, qui a mis tout le monde d’accord sur l’ambition du président Macky Sall de repositionner le sport sénégalais sur l’échiquier mondial, voilà le comble du comble , le rêve des rêves, le temple des temples, le stade olympique annoncé par le chef de l’Etat et qui sera inauguré en 2020. Et comme si tout cela ne suffisait pas et en dehors de la réhabilitation des stades régionaux, le stade Léopold Sedar Senghor et le stade Demba Diop seront repris pour répondre au standard FIFA.
Il est donc évident que le gotha du sport sénégalais au regard de ses témoignages de satisfaction à l’endroit du Président Macky Sall , du centre ville à la banlieue, de Dakar a tambacounda , de saint Louis à Ziguinchor, partout au Sénégal, a déjà annoncé le résultat de la présidentielle de 2019 avec une victoire écrasante du président Macky Sall dès le premier tour. De Senghor à Wade en passant par Diouf , le sport et les sportifs sénégalais n’ont été autant satisfaits tant du point des infrastructures que du point de vue de la prise en charge et du management sportifs.. Qu’ils décident de prendre en charge le réélection du président Macky Sall, n’est que reconnaissance à une vision et à la réalisation concrète d’infrastructures sportives de dernière génération pour notre jeunesse et notre sport .




CHEIKH NDIAYE
Conseiller Technique Présidence de la République
Responsable politique Apr Grand yoff.
Conseiller Municipal

Djimbori Ngooné Bour Dalli

Le pouvoir politique est « juste une escarpolette de singe que l’on retrouve sur n’importe quel arbre ! » chantait Youssou. Jean Bedel Bokassa occupa même le strapontin avant de s’ennuyer et de s’auto clamer empereur Bokassa 1er.

Quand arrive le grand soir, il y a ceux qui pensent aux millions de personnes disséminées dans le pays et dont la sécurité autant que la prospérité reposeraient entièrement sur leurs frêles épaules : ils s’enferment dans leur bureau et méditent. Ceux-là demandent au Tout-Puissant de rendre herculéennes leurs fragiles mains de mortel afin qu’ils puissent se vouer entièrement à cette mission. Alors ils deviennent des êtres abstraits, n’ayant plus d’ascendants ou de descendants. Comme Bamba ils disent à leurs siens : « Je n’ai ni frères ni enfants auxquels je léguerais des biens matériels. » Ceux-là restent à équidistance des citoyens et des partis politiques, mus essentiellement par l’intérêt de tous. Ils font la paix avec leurs adversaires, rappellent les bienfaits que leurs devanciers ont accomplis pour la République sans s’appesantir sur leurs défauts. De tels hommes perdent sommeil et appétit, maigrissent ! Malgré leur jeune âge.




Hélas, tous n’ont pas cette posture dont parlait le Général de GAULLE qui disait : «  Quand on a le destin de tout un peuple entre ses mains, son regard doit dépasser le bout de son nez. »

Djimbori déroule son jeu. Le prince s’est attribué la part de Bouki, à la fratrie et à la belle-famille il a donné celle de Ndiour, et réservé la portion de Samba à son parti et à ses alliés. Notre courroux taciturne le dope.

Il veut aujourd’hui la tête de Khalifa et l’aura sur un plateau. Hier nous avions fermé les yeux pour lui laisser le soin de couper celle de Karim et de Sonko. Et demain ? Diantre ! Il lui en faudra d’autres encore sur l’autel parbleu. Du Sang ! Des prisonniers ! Et, des larmes d’orphelines et de nonagénaires. Son fétiche en raffole.

Entre gêne, déception, colère et sentiment de culpabilité, chacun, dans son coin, médite. Des 4000 milliards à recouvrer, ne restent que des voitures et des bijoux ! Le reste doit être dissimulé entre « le ciel et la terre » Nous ne parlons même pas des vingt-cinq ministres de la « gestion sombre et tortueuse » et du reste.

Nous avions été pourtant avertis. Keurgui, l’excellent groupe de rap de Kaolack nous avait interpellés : « Qui est donc aux commandes de notre embarcation? » Nous avions la réponse ! Un excellent chroniqueur nous avait susurrés : « voter pour lui, c’est élire sa femme. »

Nous saurons éternellement gré au Ministre de la culture d’avoir éclairé notre lanterne qui vacillait entre ombres et lumières. Nous soupçonnions fortement la modification de l’article 44 de notre constitution sans référendum. Merci de nous l’avoir confirmé.

Entre temps le pays a vraiment changé ! A-t-on réellement idée d’une professeure d’histoire qui se transformerait en dame de compagnie, fut-elle de celle d’une première Dame ?  Des juristes, naguère déifiés, en arrivent à irriter quarante-cinq de leurs pairs, obligés de dire : psitt nos étudiants nous écoutent !  Des éditorialistes aux plumes jadis impériales, allègres et, acerbes commencent à tremper les leurs dans une encre si incolore que leurs billets ne valent même plus la petite monnaie. « Quand tes semblables valent le prix d’une bique, ta valeur ne doit pas être très loin de celle d’une chèvre. » disait l’autre.

Djimbori et sa cour souhaitent, qu’en dépit de notre colère si saine puisse que ne comportant aucune parcelle de haine, de notre ventre creux et, de notre sinistre rire jaune, que l’on sourit. Alors que tous les clignotants sont rouges. Nous avons pris un beau marron à l’œil ! L’étoile verte a perdu de sa brillance, les fleurs de toutes ces promesses ont fané depuis que nous avons vu notre espoir gisant dans les eaux boueuses de la mare du reniement. Il ne reste plus qu’un sentiment furax qui vagit au fond de nos entrailles comme le bouillonnement d’un volcan qui va sourdre et déferler comme un torrent. Les pauvres ! Ils ne savent même pas que nous rêvions d’un lion rouge qui rugit.

Il faudra se décider. Mamadou Diop a donné sa vie. Ousmane Sonko son poste prestigieux d’inspecteur des domaines, pour un pays dont les citoyens jouiraient de leurs ressources naturelles comme les finlandais et australiens des leurs. Chaque citoyen devra se poser cette question : « Et moi, que suis- je prêt à donner pour que mes enfants vivent dans un pays ou le prince, quel que soit le score avec lequel il serait élu, ne ferait plus la pluie et le beau temps avec la délégation (circonstancielle) d’un pouvoir ? »

Et chacun répondra à sa convenance et selon ses convictions !

Mais il va falloir se décider. Opiner ? S’aplatir se taire ? Ou se terrer comme des lâches et les laisser nous passer dessus avec leur rouleau-compresseur ? Ou peut-être partir, nous en aller au loin, voguer sur les flots comme des boat peoples.

Il faudra se décider parce rien n’étonne un fou. Et l’adage ajoute : « son embarcation finit par dériver au large de l’océan avec ceux qui ont pris le risque d’y prendre place ! »

Notre indignation tardive et sélective, ainsi que les incantations que débitent nos pauvres voix de femmelette seraient si insuffisantes à les dissuader. On a oublié de leur rappeler l’histoire de cette ville fondée par Dof DIOP, alias DONNER DES COUPS, et qui ne connut guère son apogée. NaataKhoona NDIAYE, RENDRE COUP POUR COUP y entra un soir avec sa horde de vandales et la transforma en ville fantôme.

J’ai lu et relu ces phrases de Chateaubriand et j’avoue que j’ai mis du temps à en comprendre le sens : « Une faiblesse naturelle aux gens supérieurs et aux petites gens lorsqu’ils ont commis une faute, est de la vouloir faire passer pour l’œuvre du génie, pour une vaste combinaison que le vulgaire ne peut comprendre. L’orgueil dit ces choses-là, et la sottise les croit. »

Mettre son coude sur les dossiers gênants du PRODAC, envoyer le procureur à ses opposants, casser sa tirelire de fonds politiques pour se payer des transhumants hideux à la bave de crapaud. Ce n’est pas une œuvre de génie ! Surprendre ses adversaires, changer les règles du jeu en plein combat, employer la puissance publique pour ligoter ses adversaires et les rouer de coups froidement… n’est ni de intelligence ou de l’audace. Une soif de vengeance suffit ainsi qu’une immoralité abjecte. Idi amine Dada et Yaya JAMMEY feraient beaucoup mieux ! Chez nous on dit plutôt : « Un gentleman est toujours fair-play avec ses pairs en tout lieu, en toutes circonstances quelle que soit le degré de l’adversité. »




La loi sur parrainage est un virus politique qui risque de causer beaucoup de dégâts

Le système politique (le processus électoral) sénégalais risque d’être infecté à la présidentielle de 2019.

La loi sur le parrainage n’a pas pour objet de rationaliser les candidatures.
C’est plutôt le contraire, elle vise à augmenter les candidatures ( les farfelues et les programmées ).
L’idée est d’augmenter le nombre de déclarants et de les pousser chercher des parrains pour rendre plus complexe le mécanisme et augmenter ainsi le taux d’invalidation des signatures.




Donc, c’est un cheval de Troie, la loi ne rationalise pas les candidatures. Des candidatures pas sincères seront utilisées pour faire invalider les candidatures sérieuses et sincères. Que l’opposition y prend garde. L’opposition doit développer une solution de contremesure pour contourner ce processus (s’il aboutit) qui donnera le second mandat au président actuel.

Contrairement aux législatives où il faut plus de candidatures validées, pour l’élection présidentielle, il faut d’avantage de candidatures par étiquetage.
Ces candidatures fantômes chercheront à ce faire parrainer par les mêmes que ceux qui signent pour les VRAIS candidats et dans les circonscriptions électorales à forte présence de ces derniers.

C’est un mécanisme informatique qui est connu sous le nom de « STARVATION » : l’épuisement du grenier des IP ( en politique des parrains). Attendons-nous à plus de 50 déclarations de candidatures.
Le bruit sur parrainage est loin de s’atténuer.

Pour 2019, le parrainage sera la grande campagne et il donnera le résultat de la présidentielle avant même le jour du scrutin.
L’opposition a donc intérêt à s’organiser d’avantage autour du parrainage plutôt que de perdre son temps sur des futilités ou encore de tourner en rond.
Si le virus du parrainage passe comme nous l’avons analysé, ce sera le second mandat pour le Président Macky SALL.

Dëgg moo woor possédé d’antivirus pour arrêter le mécanisme et pour amener Macky au second tour.




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Modou FALL
Membre du Cadre de Concertation sur Processus Électoral (CCPE)
Membre du Comité Technique de l’audit du fichier électoral (MAFE)
Membre du comité de suivi des recommandations de la MAFE
Président du Parti Rassemblement pour la Vérité /Dëgg moo woor

Scanner: Le chaos sahélien

Depuis la chute de Kadhafi, le Sahel est devenu un champ de batailles permanents d’où se côtoie les armées occidentales et africaines. Face à ce noria militaire, la situation ne cesse d’empirer de jour en jour plongeant les pays de la bande sahélienne, particulièrement le Mali, dans une incertitude sécuritaire qui découlent de la prolifération des groupes terroristes armés.Qu’est- ce-qui explique la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel ?


La situation actuelle du Sahel est la conséquence immédiate de l’intervention catastrophique de l’OTAN en Lybie. En voulant protéger les civils, ces derniers n’ont fait que renverser le régime légitime de Kadhafi, tout en dynamitant le dernier verrou sécuritaire septentrional du Sahel. En janvier 2013, dans le sillage de l’effondrement de l’armée malienne face à la percée spectaculaire des groupes indépendantistes Touareg et djihadistes, l’armée française lança l’opération Serval pour déloger les Djihadistes et récupérer le nord du pays. Face à cette intervention massive française puis onusienne avec la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations- Unies pour la Stabilité du Mali), les groupes terroristes ont abandonner leur gain territorial pour adopter des approches tactiques beaucoup plus dangereuses pour les armées conventionnelles : d’abord, tirant profit de la réussite talibane face à l’armée américaine en Afghanistan, les groupes terroristes djihadistes ont fusionné leur force sous la bannière du GSIM (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans) dirigée par le Iyad Ag Ghali. Cette fusion a permis la régionalisation du conflit avec la déstabilisation croissante de l’espace des trois frontières (zone de contact poreuse entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger), induisant ainsi « l’effet domino » sur les voisins du Mali, ensuite, tenant compte du déploiement massif des contingents français et onusiens doublé par des moyens logistiques supérieurs, les groupes terroristes ont opté calquer leur stratégie sur une guerre asymétrique. Cette dernière consiste à harceler l’ennemi avec des attentats, des mines et des IED (Engin explosif improvisé) avec des moyens mobiles pour le déstabiliser, de le pousser vers une « panne stratégique » et d’avoir l’ascendant psychologique sur l’ennemi, enfin, il y’a une logique de déstabilisation des structures socio- économiques par les terroristes surtout au Mali d’où il y’a une absence totale de l’administration et des services de l’Etat dans certaines parties du Nord.


D’ailleurs, le réveil des vieux démons fratricides entre les Dogon (agriculteurs sédentaires) et Peulh (éleveurs nomades) dans le centre du Mali dont les seconds sont accusés d’héberger des Terroristes, en une illustration parfaite des tactiques « de diviser pour mieux régner » de ces derniers. La coalescence de toutes ces facteurs fait en sorte que l’architecture sécuritaire sahélienne est sérieusement menacée en court et long terme. Le G5 Sahel, une solution miracle ? Regroupant le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad et la Burkina Faso, avec 5000 hommes et un budget avoisinant les 430 millions d’euros, le G5 se donne pour mission de sécuriser les frontières des états membres dans le but de porter un coup fatal à la mobilité des terroristes. Cette ambitieuse force militaire sous régionale mise sur pied avec l’aide de la France tarde à se concrétiser du point de vue opérationnelle. Le G5 s’est fixé comme objectifs : la lutte contre le trafic humain, l’élimination des crimes transfrontaliers et des trafics humains. En effet, vue la complexité de la situation d’extrême déliquescence ces objectifs visés devraient se concentrer sur une élimination pure et dure des groupes opérant dans le Sahel. Compte tenu de la déstabilisation croissante du Mali et de l’espace trois frontières, cette alliance militaire se doit : primo, de prendre conscience de l’extrême complexité des régions montagneuses qui offrent un atout considérable aux groupes djihadistes pour lancer une guerre asymétrique, Secundo, de peaufiner des stratégies et des tactiques chirurgicales contre- insurrection parfaitement élaborées en conformité avec les réalités du terrains mais aussi des dynamiques ethniques pour éviter de reprendre les méthodes occidentales en Irak et en Afghanistan. D’ailleurs, les bombardements à l’aveuglette de l’OTAN qui causaient des dommages collatéraux avaient fini par radicaliser toute une population les jetant ainsi dans les mains des Talibans. Des lors, la force du G5 sahel se doit de tirer des missions passées pour mener à bien son déploiement, in fine, de contrôler les passes qui se situent entre la Lybie et le Niger comme celle de Salvador d’où sont acheminées des quantités d’armes par les groupe djihadiste pour venir alimenter le Chaos sahélien. Cependant, les difficultés de coordination inter- armées notées lors du lancement de l’opération « Hawbi », le coup sévère portée au poste de commandement de Savaré le 29 juin passé et les concurrences notées entre états membres sont autant de difficultés qu’il faut surmonter pour garantir à bien la réussite des missions. Carte de l’espace trois frontière. Source : Géopolis Afrique Le Sénégal face au chaos sahélien


Le Sénégal partage une longue frontière avec le Mali et la Mauritanie. Face à la situation de « somalisatiion » en cours de l’autre côté de la frontière, notre pays se doit d’adopter des mesures drastiques pour se parer de ce fléau déstabilisant. Il s’agit, dès maintenant, de renforcer les capacités militaires de l’armée sur le plan matériel en le dotant de moyens pour se projeter, ratisser et éliminer toutes menaces pouvant déstabiliser nos frontières. Etant le grand absent de la force G5 sahel, le Sénégal se doit de coordonner avec cette dernière sur le plan de recueil et de partage de renseignements, tout en augmentant le potentiel de ses forces de défense et de sécurité.

EL. Hadji Ibrahima Faye Etudiant en Géographie

L’affaire Cheikh Bamba Dièye, un combat pour le respect et la dignité de la justice !

A en croire certaines allégations, le Procureur Général de la République, Serigne Bassirou GUEYE s’est finalement autosaisit de l’affaire Cheikh Bamba DIEYE. Quel délit aurait commis l’honorable député pour que Monsieur le Procureur pense avoir un devoir à accomplir?, se demande-t-on. La promptitude de Serigne Bassirou suffira-t-elle pour mesurer la gravité de l’effraction ?, s’interroge-t-on. En réalité, que reproche-t-on à l’élu du peuple à tel point de vouloir enlever son immunité parlementaire ?, l’on est très curieux de savoir. Les interrogations se succèdent mais bien qu’elles ne se ressemblent pas convergent vers un seul questionnement qu’on est forcé de soulever pour autant que l’initiative du procureur ne souffre d’aucune nouveauté : Monsieur le procureur serait-il en pleine sollicitude à l’égard du président de la république ?



Honorable député Cheikh Bamba DIEYE aurait troublé le sommeil profond du procureur Serigne pour avoir refusé, semble –t-il, de déférer à la convocation de la Division des Investigations Criminelles (DIC). La DIC, elle, perturbée dans sa quiétude, serait à ses trousses pour des propos supposés outrageants qu’il aurait tenus à l’endroit des magistrats, eux, blessés dans leur propre égo pour avoir entendu une triste vérité, vérité à laquelle, ils sont d’ailleurs habitués. Devant l’insoutenable décision du juge de royalement ignorer la requête de la Cour de la CEDEAO instituant la libération sans condition du député – maire Khalifa Ababacar SALL détenu arbitrairement, Cheikh Bamba DIEYE aurait vu la corruption des magistrats comme seule justification possible devant cette insidieuse volonté de garder encore leur otage politique dans les geôles de la complicité. Honorable Moustapha Cissé LO, en vous traitant de tous les noms d’oiseaux, aurait-il fait moins ?
Notre indignation surpasse de loin notre condamnation pour atteindre le summum d’une vigoureuse dénonciation contre ces innombrables poursuites inopportunes et partisanes à l’endroit d’honnêtes et valeureux citoyennes et citoyens. Notre résignation est incapable de contenir notre irritation encore moins d’exprimer tout notre ressentiment quant à la réputation de notre Justice que vous ne cessez de ternir. C’est écœurant voire révoltant de vous voir ne jamais abdiquer, ne serait-ce que pour une seule fois, devant votre insupportable entreprise d’acharnement qui est sans conteste d’une turpitude et d’une ignominie avilissante pour la République. Persécutés sans cesse, opprimés sans raison, déshonorés sans retenue, arrêtés sans loi, jugés sans foi, condamnés sans esprit, Honorable Cheikh Bamba DIEYE ne sera jamais ajouté à votre palmarès des procès de la honte. Le peuple l’abritera, le défendra et le peuple c’est ses pairs et élus, dignes représentants du Peuple épris de justice et soif d’équité. Pour que l’Assemblé Nationale retrouve sa dignité, il faut refuser la levée de l’immunité parlementaire et ceci à tout prix!
L’écharpe tricolore est un symbole qui prend toute sa valeur et signification sur celui qui la porte. Il suffit simplement de voir cette belle écharpe autour de vous braves messieurs pour qu’on se rende compte qu’elle n’est pas du tout juste un morceau d’étoffe qui sert d’accessoire décoratif. Elle est indubitablement valorisante et renferme quelque part une éthique forte, sinon pourquoi nous ne pouvons généralement la voir que lors des festivités marquantes, lors d’inaugurations officielles, lors des fêtes républicaines ou lors des manifestations commémoratives, Pourquoi ?




Khassoum DIOP
Khassito2016@hotmail.com

Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

Le silence d’ABC inquiète Benno Bokk Yaakaar

Le silence de Alioune Badara CISSE, membre fondateur de l’alliance pour la République APR, Ancien ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, inquiète la mouvance présidentielle BBY au plus haut niveau. Ses sorties fracassantes attaquant les actes du gouvernement et du chef de l’Etat montrent, à un moment donné, son désaccord sur la politique exécutée par le gouvernement du Sénégal.




Réputé d’un homme calme et serein mais très politiques avec un bagage intellectuel lui permettant d’accéder à toutes les fonctions voire la fonction du président de la république.

A sa qualité de médiateur de la République, IL reçoit les  réclamations concernant le fonctionnement des administrations de l’État, des Collectivités locales, Établissement Publics et tout autre organisme investi d’une mission de service public.

En outre,  il rencontre les couches et les forces vives  de la nation pour servir d’intermédiaire et  médiation pour apaiser le climat social et veiller à la bonne adéquation entre le fonctionnement de l’Administration et les droits des citoyens.

En effet, ABC use t’il de sa fonction de médiateur pour défendre le peuple ou pour nourrir une ambition présidentielle ?

Force est de reconnaitre que ABC prépare quelque chose que les senegalais ignorent. Ses amis et ses sympathisants du Sénégal et de la diaspora s’organisent et se massifient sans tambour ni trompette.

Les réactions de sa cellule de communication aux différentes attaques de membres du parti  APR affichent  l’ambivalence de sa position.

Par ailleurs, une éventuelle candidature de ABC aux élections présidentielles 2019 serait une fracture déstabilisante de la réélection du président Macky SALL au premier tour.




Son influence dans le parti créerait  une scission béante dans les rangs du parti.

Ses relations internationales pourraient lui être utiles surtout dans la sous région ; a plus forte raison, ses relations avec les chefs d’Etat africains qui ont une dent contre Macky SALL.

 

Quand ABC sortira de son silence ? L’avenir nous le dira.

Nasire NDOME

APR PIKINE

 

Lectures d’hivernage/Partage 1: Rwanda: Historique d’un génocide… et «Francophonie» (Amadou Lamine Sall)  

Mes lectures m’ont conduit à ce 1er partage et à quelques libres réflexions. D’autres suivront avant les récoltes de nos paysans à qui nous souhaitons un bel hivernage et des greniers pleins de promesses.

 

Lisons d’abord les extraits qui suivent. Ils sont révélateurs d’une Afrique qui se construit et se déconstruit avec, toujours pas loin, l’œil des Grands Blancs, comme aimait à les appeler Senghor. Et pourtant, les temps changent !

 

« Derrière les tragédies africaines auxquelles François Mitterrand fut confronté à la fin de son second mandat: le Rwanda. Il était extrêmement furieux qu’on lui prêtât une responsabilité dans le génocide des Tutsi qu’il avait, au contraire, voulu éviter.




Comme le Zaïre et le Burundi, le Rwanda ne faisait pas partie de l’Empire français. Après l’Allemagne et la Belgique –qui avaient administré le pays jusqu’à la fin des années 1950 avec les minorité tutsi, propriétaires de troupeaux-, c’étaient les Hutu, agriculteurs sédentaires, qui exerçaient le pouvoir depuis l’indépendance.

Le président rwandais Habyarimana –un Hutu-, au pouvoir depuis 1973, se tourna vers la France, seule des ex-puissances coloniales à maintenir une aide destinée à l’Afrique. Il semblait un homme de bonne volonté, hostile aux extrémistes hutu et tutsi. Quand François Mitterrand arriva au pouvoir, Habyarimana y était encore, colosse débonnaire et brutal, qui me sembla toujours soucieux d’éviter les problèmes avec ses voisins du Burundi, de l’Ouganda et du Zaïre. A la fin des années 1980, nombre se Tutsi fuirent en Ouganda, d’où ils cherchèrent à « reconquérir » le Rwanda. En octobre 1990, le Front patriotique du Rwanda qui les regroupait, sous la direction de Paul Kagamé -Tutsi, membre de la famille royale du Rwanda, réfugié depuis son enfance en Ouganda-, tenta de reprendre le pays en franchissant la frontière ougandaise. Les exactions commencèrent. François Mitterrand voyait là avant tout une lutte d’influence entre francophonie et anglophonie et entre la France et les Etats-Unis. Les Tutsi lui paraissaient  avoir choisi, majoritairement, le camp américain, m’expliqua-t-il un jour: « Il y a des massacreurs chez les Hutu comme chez les Tutsi, et en plus, Kagamé est l’homme des Américains. Les Tutsi veulent, par les Grands Lacs, détruire notre influence en Afrique centrale.» Il expédia un détachement pour protéger et évacuer les ressortissants français. Puis il maintint ces troupes sur place et poussa à un accord entre les belligérants. Le 3à janvier 1991, il écrivit au président rwandais Habyarimana: « Le conflit ne peut trouver de solution durable que par un règlement négocié eu une concertation générale dans un esprit de dialogue et d’ouverture.» Le conflit parut en passe de s’arranger: cessez-le-feu, nouvelle Constitution, neuf partis politiques en lice et, en avril 1992, un gouvernement de transition. Mais les extrémistes des deux camps ne désarmèrent pas; en février 1993, le Front patriotique du Rwanda lança une nouvelle offensive, à parti de l’Ouganda; le Conseil de sécurité des Nations Unis déploya quatre-vingts observateurs « à la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda pour vérifier qu’aucune assistance militaire (n’était) apportée aux factions en lutte.»

Les troupes françaises étaient toujours présentes au Rwanda. Le 21 août 1993, grâce à l’assistance de la France -qui venait de passer en cohabitation-, des accords de paix furent signés à Arusha, en Tanzanie, entre le Front patriotique du Rwanda et les Forces armées rwandaises. Ils organisaient le partage entre les deux camps et préparaient le retour à Kigali d’une partie des exilés tutsi.  Le Président du Front patriotique du Rwanda, Paul Kagamé, adressa à François Mitterrand « ses remerciements les plus sincères pour le rôle joué par la France ».

Mais la situation demeura tendue entre les communautés. Les Tutsi du Rwanda étaient considérés comme des collaborateurs par le Front patriotique et comme des traîtres par le gouvernement rwandais. Des armes continuèrent à circuler en vue de renforcer les deux factions. Les civils s’armaient pour se protéger.  Le 27 septembre, François Mitterrand, très inquiet de la tension entre ces communautés, écrivit au nouveau président américain Bill Clinton: « Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement, les efforts de paix risquent d’être compromis. » Le 5 octobre, le Conseil de sécurité créa une mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda, composée de deux mille cinq cent cinquante Casques bleus appartenant à vingt-trois pays différents, ce qui permit à la France, conformément aux accords d’Arusha, de retirer ses propres troupes du Rwanda.

Le 6 avril 1994, l’avion transportant le président Habyarimana explosa à l’atterrissage à Kigali. La responsabilité de cet attentat n’set pas encore clairement établie: des Tutsi voulant se venger ? Des Hutu souhaitant un prétexte pour déclencher le massacre ? Le lendemain, commença un véritable massacre des Tutsi, en présence d’une mission  des Nations unies réduite à l’impuissance. Pour inciter les paysans hutu à massacrer leurs voisins tutsi, les autorités leur promettaient  les terres de leurs victimes. ? Près d’un million de Tutsi périr ainsi entre avril et juillet 1994. Des Hutu furent également massacrés un peu plus tard, en représailles, quand  Paul Kagamé prit le pouvoir au Rwanda. La communauté internationale resta comme paralysée pendant deux mois. François Mitterrand et le gouvernement Balladur tentèrent d’obtenir des Nations unies qu’elles s’interposent. Après trois mois de discussions vaines, l’opération Turquoise, décidée en juin 1994 avec l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU et mise en œuvre en août avec la participation de cinq mille militaires français et cinq cents militaires africains, créa  une « zone humanitaire sûre » à partir du Zaïre. Cela permit de sauver quelques milliers de vies. Mais le mal était fait: le génocide avait eu lieu; son ombre ternissait injustement le gouvernement d’Édouard Balladur et la fin du second mandat de François Mitterrand, qui enrageait qu’on lui fît porter la moindre responsabilité  dans cette tragédie.

Au même moment, une pièce similaire se jouait sur un autre théâtre: celui de l’Europe divisée. Car la désagrégation des dictatures en Afrique faisait écho à celle qui commençait en Europe de l’Est puis dans les Balkans. Elle allait réaliser, beaucoup plus vite que prévu, les prévisions de François Mitterrand: l’Allemagne allait être réunifiée, la Yougoslavie se démembrer et l’Union soviétique disparaître de la scène de l’Histoire ».

 

Voilà  donc ce que Jacques Attali nous raconte, dans son ouvrage: « C’ÉTAIT FRANÇOIS MITTERRAND », publié aux éditions Fayard, en octobre 2005.

 

Voilà le Rwanda et l’histoire « courageusement » racontée de son génocide.

La question demeure sur les sempiternelles responsabilités engagées ou non de la France. Vous tirerez votre propre réponse de ce que vous avez, ici, lu.

 

Le Rwanda, malgré ce drame sans nom, mais avec des visages, s’est relevé et se construit pas à pas, avec succès, exigence, mais surtout autorité -l’autorité peut ne pas être synonyme de dictature. Mais méditons toujours cet échange: « Il n y a rien.» – « Tu n’as pas regardé assez longtemps », lui répondit-il-.





Paul Kagamé, sec et charismatique, aura pour le moment brisé l’obstacle de la division. Son mérite est immense. Il y réussira encore plus en ne quittant pas des yeux le rétroviseur et en ayant toujours le courage d’être juste et équitable. Mieux encore: le courage d’être pauvre. Sinon, la paix, la stabilité, le progrès, rebrousseront chemin. L’histoire, avec. Il n’existe pas de plus beau lever de soleil, qu’un peuple amoureux de son Président ! Mais à ce dernier de toujours se souvenir du proverbe qui dit: « Même assoiffé d’amour, on n’embrasse pas le porc-épic ».  Savoir également que l’on ne reste pas en tant que chair. On reste en tant qu’esprit. La probité, le travail, sont l’avenir d’un Chef d’État !

 

Quant à la candidate du Rwanda pour le poste de Secrétaire Général de la Francophonie, pourrait-elle ramener, de nouveau, un jour,  ce pays « lustré » et aujourd’hui tant chanté, dans le giron de l’espace francophone, déserté avec audace et fracas ? L’Union Africaine aurait béni Louise MUSHIKIWABO, en n’oubliant pas les « trahisons internes » à venir, et le Président Emmanuel Macron, avant tous, et certainement pas en faisant la sieste, a très tôt salué et apporté son soutien au Rwanda. Les chemins de la politique sont impénétrables !

 

La bonne formule serait de voir un jour -qui ne viendra sans doute jamais- le Sommet des Chefs d’État de la Francophonie qui élisent en conclave le Secrétaire Général en s’étripant souvent, innover enfin, en sortant de la politique et du copinage, pour désigner par un appel à candidatures libres, avec un haut jury et un cahier des charges élevées, un patron de l’Organisation Internationale de la Francophonie -OIF-, pour mener à bien ses missions, d’abord et ensuite au service des peuples, avant celui des politiques, que l’on sait incontournable.  Ils feront longtemps encore « la pluie et le mauvais temps ». C’est changer qui est difficile ! Le confort ne fait pas suer ! L’OIF doit changer de « peau » ! Elle a fait son temps avec les si chétifs  impôts des peuples du Sud.  Et pas même un visa ! Quant aux contributions  du Nord de moins en moins riches, elles  « tournent de l’œil », comme on dit. Ni suffisantes ni pérennes ! Bref, l’enthousiasme s’est enfui ! Sauve qui peut, ou presque !





A bientôt pour le « Partage 2 » de nos lectures d’hivernage.

Amadou Lamine Sall

Poète

 

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Arrêtons les débats de rue sur nos plateaux de télévision

Des prisons pour le président de la République et sa famille, un mot sur la Casamance, quelques attaques frontales….Auchan ! Et, « Ousmane Sonko élime Macky Sall au 1er tour, Sonko met le talk Sentv dans sa poche». J’ai suivi ladite émission ce matin et j’avoue que je suis déçu. Aucun doute sur les capacités de Sonko à débattre sur des sujets sérieux. Cependant, il mérite le reproche de s’être assis, pendant plus d’une heure, sur un plateau de télévision très bas. Pas une seule question, sérieuse, sur les finances publiques ou notre diplomatie.




Un peu de sérieux !

On aurait pu lui demander au moins s’il avait un lifting pour nos parcs nationaux. Une question toute bête ! Mais, simple et pertinente. Après tout, les candidats doivent faire des propositions concrètes. J’aimerais bien l’entendre sur la réforme du système des retraites. Pourquoi pas ? Que dire de la mobilisation des ressources fiscales ? Quel est son plan pour l’intelligence artificielle, les nouvelles entreprises innovantes ? Tout le monde, ou presque, sait que notre économie est tirée par l’exploitation minière, les services, la construction, le tourisme, la pêche et l’agriculture. Alhdoulilah, du pétrole va couler dans nos veines à partir de 2021, si tout va bien, mais comment va-t-on gérer toute cette manne ? Est-ce que qu’on va encore continuer à dire que Macky Sall et son régime sont là uniquement pour nous sucer le sang, comme des moustiques, jusqu’à nous rendre malades d’une anémie ferriprive ?

Hélas !

Bon sang ! Ce n’est pas encore fini, ces bêtises ? Dites nous comment vous allez faire avec tout cet or noir, chers candidats! Allons-nous vers une spécialisation ou une diversification macroéconomique ? Je m’attendais à un cours magistral sur les secteurs d’activité économiques de notre pays, des propositions concrètes sur les réformes des secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi…. Hélas. On a encore eu droit à des attaques personnelles. Arrêtez !



Chers citadins, Investissez dans l’agriculture

Que faites-vous actuellement dans la vie ? Souhaiteriez-vous exercer un métier en aviation, devenir médecin, avoir des responsabilités publiques, ou attendre qu’on vous embauche ?
Et l’agriculture, vous y avez déjà pensé ? Vous ne me surprendrez pas si vous répondez non…

Lorsqu’on envisage l’avenir, beaucoup de gens ont généralement tendance à exclure ce secteur. Je dois avouer que les petits villages isolés et les rizières ne me faisaient pas rêver non plus et que l’agriculture est synonyme d’un mode de vie archaïque et de débouchés limités.
J’ai compris plus tard que j’avais tort. Car en réalité l’agriculture offre un vaste champ d’opportunités et des perspectives d’avenir solides. Je suis convaincu que les jeunes peuvent, et doivent, choisir l’agriculture.




Chaque année au Sénégal, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d’emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (14 millions d’habitants) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d’accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

L’agriculture est aujourd’hui considérée comme la solution pour diminuer ce taux élevé de chômage et améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.

Le Sénégal dispose de 3,8 millions d’ha de terres cultivables, avec des ressources en eau de surface (Fleuves Sénégal, Gambie, Casamance, le kayanga et le lac de Guiers) et des ressources en eau souterraine abondantes. D’une saison pluvieuse de 3 à 4 mois dans l’ensemble du pays.

La vallée du fleuve Sénégal au Nord et l’Anambé au Sud disposent de fortes potentialités en terres aménageables pour l’agriculture irriguée (Riz, Tomate, Patate douce, oignon…Etc.)
Le climat dans la zone des Niayes favorise l’horticulture en contre saison froide qui coïncide avec l’hiver dans les pays européens. Ce qui fait que les fruits et légumes du Sénégal arrivent en maturité à une période de non concurrence sur le marché international.
On note actuellement une forte progression des exportations de produits horticoles qui sont passées de 9300 tonnes en 2000 à 67 000 en 2013 soit une augmentation de 700 %. Cette progression s’est accompagnée aussi d’une diversification des exportations qui sont sorties du mono produit (haricot vert) pour embrasser une gamme élargie (haricot vert, tomate, melon, maïs doux, radis, pastèque…).

Les instituts de recherches tel que l’ISRA, Africa Rice, Tropicasem….etc. fournissent de nouvelles variétés de semences certifies adaptés à notre environnement avec de haut rendement. Les instituts de développement comme la SAED, l’ANCAR, SODEFITEX…etc. continuent de créer des opportunités dans les endroits les plus reculés du Pays. L’accès au crédit agricole devient de plus en plus facile avec la CNCAS, le CMS et la BNDE.

Actuellement, Le secteur agricole bénéficie d’un appui croissant de l’Etat, d’importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA), du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), du Programme National d’autosuffisance en Riz (PNAR), du FONGIP, FONCIS, PDIDAS, PAFA louMaKaf, FNDASP…etc. Le Gouvernement s’est engagé aussi à la baisse des charges fiscales sur le matériel agricole et travaille à une exonération de la TVA, en rapport avec l’UEMOA.

Les innovations qui s’œuvrent sur le terrain sont en train de changer l’image de l’agriculture du statut de créateur de problèmes à celui de fournisseur de solutions et cette tendance ne cesse de progresser. Les opportunités d’investissement existent dans toute la chaîne de valeur agricole. Ayons le Courage de chercher l’information.




Thierno NGAMB
Email : Thiernongamb18safar@yahoo.fr
crédit Photo (NDiaye)

 

En fait, Macky en a fait son combat depuis !

Force est de reconnaitre qu’il a fallu que quelques jours au président Macky Sall pour rendre aphone cette opposition qui n’a que seul viatique le verbiage. Effectivement le président Macky sall et son gouvernement ont non seulement posé des actes majeurs qui montrent à suffisance que seules les préoccupations des populations sont leurs priorités mais ils ont aussi inéluctablement plongé ce pays dans la modernité. Parmi ces actes on peut noter :
– La mise en service d’ouvrages de production d’eau potable à Bayakh
Mis en service par Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne ces ouvrages sont composés d’une station de pompage d’un réservoir de 15 000 m3 par jour d’une conduite de 18,6 Km entre Bayakh et Rufisque . Ces ouvrages hydrauliques entrent dans le cadre de la première phase du Programme spécial de renforcement de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK). Un programme dont l’objectif principal est de mobiliser 94 000 mètres cube d’eau supplémentaire par jour. Ce, pour résorber le déficit de 54 000 mètres cube/jour et faire face à la période de pointe de cette année. Son coût global est de 27,5 milliards de francs Cfa dont 13 milliards pour les ouvrages de Bayakh.



– Lancement de la première phase des financements de la DER/FJ.

Le président Macky Sall l’avait dit dans son message à la Nation du 31 décembre 2017. Huit mois après, il a procédé à la remise symbolique pour 15000 femmes et jeunes venant des 45 départements du Sénégal, des premiers financements de la Délégation à l’Entrepreunariat Rapide Femmes et Jeunes (DER/FJ) chiffrés à 10 milliards francs CFA . Faut souligner que les 20 milliards restants sur les 30 prévus, seront donnés d’ici la fin de l’année.En réalité, ces financements permettront de donner du pouvoir aux femmes et aux jeunes, de libérer leurs énergies et leurs talents, tout en préservant la dignité de chaque famille, mais c’est aussi bien entendu investir dans l’entreprenariat, dons investir dans l’avenir.

– L’inauguration de l’arène Nationale de lutte

Ce complexe multifonctionnel est à même d’accueillir tous les sports de combats et même des compétitions de hand-ball. Cette arène nationale d’un coût de 32 milliards de FCFA a une capacité de 22 000 places a un centre d’hébergement, une salle de musculation, des vestiaires, un parking intérieur de 450 places et un parking extérieur de plus de 1.000 places.

– L’inauguration du complexe sportif Dakar Arena
Le président de la République, Macky Sall, a inauguré, Dakar Arena, une infrastructure de basket de dernière génération. La construction de ce complexe sportif modulable et polyvalent de 15 000 places fait suite à un engagement que le chef de l’Etat avait pris en 2015 alors qu’il recevait les lionnes du Basket. Dakar Arena offre toutes les garanties pour accueillir des événements d’envergure qu’ils soient sportifs ou culturels, avec la même efficacité. Répondant aux normes internationales, il bénéficie d’équipements de dernière génération adaptés aux activités ciblées. Dakar Aréna, est le stade emblématique d’un Sénégal ambitieux, un stade qui devra contribuer au rayonnement du pays à travers les valeurs sportives et culturelles. Le président Macky Sall offre ce phénoménal complexe multisports flambant neuf et donne rendez-vous en 2020 pour l’inauguration d’un stade de football de 50 000 places.

Osons le dire, le président Macky Sall, en trouvant un début de solutions aux pénuries d’eau, en favorisant l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes, en dotant ce pays d’infrastructures sportives de dernières générations a montré à la face du monde que seules les priorités des populations fondent sa démarche. Cette prise en charge au quotidien des priorités et doléances de l’ensembles des populations montre à suffisance que sa réélection au premier tour a été en fait son combat de tous les jours. Et force est de reconnaitre que son deuxième mandat est dans sa poche.





Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop&gmail.com

Pour changer! Avec Hajibou! (Amadou Tidiane Wone)

Notre pays a besoin de passer des émotions à la sérénité. Le Sénégal, notre patrie, a besoin de passer des jactances et des bravades intempestives au labeur patient et obstiné dans l’ordre et la discipline. Les violences verbales, et autres menaces, doivent disparaître du discours des élites dirigeantes pour céder le pas à des propositions constructives allant dans le sens de l’intérêt de tous.




Notre peuple est en effet dans une quête, jusqu’ici inassouvie, de sérieux et de rigueur dans le travail, pour développer et épanouir son énorme potentiel humain et intellectuel. La gestion du bien collectif est une mission sacerdotale. Il faut l’assumer comme telle. L’exercice du Pouvoir n’est pas sa simple jouissance. Il suppose des sacrifices au dessus de la moyenne pour le mériter.

Depuis une soixantaine d’années, et en dépit d’une activité politicienne débordante, les élites gouvernantes successives de notre pays ne sont pas parvenues à orienter, motiver et rassembler, très largement, les forces les plus vives de la Nation sénégalaise. Et pourtant…

En vérité, dans tous les secteurs d’activités et  à tous les niveaux, il faut prêcher, et surtout convaincre par l’exemple. Pour engager le pays tout entier dans une véritable voie de progrès et d’épanouissement pour tous, les dirigeants doivent aller au charbon et non se partager des sinécures.

Les deux alternances politiques issues d’élections libres, et plus ou moins transparentes qu’a connues notre pays, ont permis de rendre possible et définitive l’idée d’un changement pacifique des mandataires du Peuple par la voie des urnes. Cette conviction, désormais ancrée dans la conscience citoyenne sénégalaise, rend vaines toutes les tentatives de détourner la volonté du Peuple par quelque moyen que ce soit.

Dans quelques mois, la Parole sera donc rendue au Peuple souverain après sept ans de mandat du Président sortant Macky SALL.

Dans cette perspective, des candidatures multiples se déclarent. Elles sont toutes, plus ou moins, dignes d’intérêt. Il se trouve que parmi toutes, celle du sortant inclue, une seule sortira victorieuse…. L’élu présidera alors les destinées de notre pays pour un mandat de cinq ans. Il sera renouvelable une fois, sauf pour le Président sortant qui aura épuisé ses chances constitutionnelles. Pour ainsi dire!

Il sera donc question de choisir un homme, ou une femme s’il en est, qui soit capable de rassembler, de rassurer et de convaincre la plus large majorité possible de nos concitoyens autour d’un leadership impartial, rigoureux, clairvoyant et déterminé.

À six mois de l’élection présidentielle, le temps n’est plus à l’hésitation. Il faut choisir, ici et maintenant, parmi les candidatures déclarées.

Ainsi, et après une mûre réflexion et des échanges approfondis avec le candidat Président Cheikh Hajibou SOUMARE, j’ai décidé de l’accompagner, résolument, en vue de lui permettre de remporter une victoire, belle et sans bavures, en février 2019. Au premier tour, Incha Allah.

Le parcours du Président SOUMARE suffit à faire de sa candidature une candidature sérieuse et plausible. Une candidature possible et enfin souhaitable. Haut fonctionnaire, pur produit de ce que l’Ecole sénégalaise offre de mieux, il a effectué une carrière, sans anicroches et sans histoires au Sénégal, jusqu’à la fonction de Premier Ministre. Puis il a servi la sous région Ouest- africaine comme Président de la Commission de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine). Cette double expérience, nationale et internationale, dans les domaines économiques, financiers et politiques, lui donne une vision globale et pointue sur les enjeux et les défis de l’heure. En effet nos pays, balkanisés et confinés dans ce qu’il est convenu d’appeler encore des économies de traite doivent, dans cette période de mondialisation, s’attacher à rassembler leurs forces et à mutualiser leurs moyens dans tous les domaines. L’expérience de l’Ancien Président de l’UEMOA, sa pratique des dirigeants de la sous-région, au plus haut niveau,  et sa connaissance de l’état de nos économies, sont des gages de succès. Le Président Soumare est, assurément, doté des aptitudes  nécessaires pour faire avancer tous les dossiers relatifs au processus de renforcement de notre souveraineté économique et monétaire.

Il s’y ajoute que le Président Cheikh Hajibou Soumare n’est pas un carriériste de la politique. Il s’y engage par devoir et par responsabilité. Notre pays a en effet un besoin impérieux de reprise en mains et de remise en ordre. Je crois le Président Hajibou Soumare capable de relever ce challenge, avec l’aides des hommes et des femmes qui l’entourent et ceux et celles qui le rejoindront.




Les défis sont nombreux et multiformes. Ils vont exiger des efforts conséquents de la part de chaque citoyen sénégalais. A quelque niveau qu’il se trouve. Aucune parcelle de la construction du pays ne doit être laissée à l’abandon. Chaque paysan, pêcheur, ouvrier, travailleur du tertiaire ou du secondaire, les commerçants et les industriels, les hommes d’affaires et autres professions libérales doivent, tous, dans un élan sans précédent, s’engager à reconquérir les leviers du développement de notre pays. Dans tous les domaines. La jeunesse, quant à elle, doit prendre conscience qu’il  s’agit de mettre en place les fondations solides et durables de son futur proche.

En effet, pour assurer un avenir meilleur à nos enfants, le choix de 2019 sera décisif pour tous ceux qui considèrent que l’alternance de 2012 n’a pas répondu à leurs attentes.

Rassemblons nous donc autour de l’essentiel !

Changeons d’approche et de perspective ! Misons sur l’expérience, la sérénité et l’endurance du Président Cheikh Hajibou SOUMARE dont la personnalité et le tempérament correspondent aux défis des temps actuels: sobriété, rigueur, sens de l’organisation et de la méthode, persévérance dans la durée en vue de l’atteinte de ses objectifs.

Je compte, pour ma part mouiller le maillot à l’extrême pour contribuer, à ses côtés, à l’avènement d’un Senegal nouveau, prospère par le labeur de ses enfants. Un Senegal en paix qui offrira les meilleures conditions de bien-être, de confort et d’épanouissement à tous ses habitants.

Je lance un appel à tous sur ce chantier exaltant, et ce avec Hajibou! Jusqu’au bout!

Amadou Tidiane WONE

woneamadoutidiane@gmail.com

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.
Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.
Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.


Des exemples à copier !

Le climat politique sénégalais est à ce jour extrêmement tendu.Nous avons enregistré ces derniers temps la sortie médiatique de certains leaders de l’opposition avec un discours d’une rare violence.Ce qui m’autorise sans jouer les cassandre à attirer l’attention de toutes nos forces sociales et autres régulateurs bienveillants aux discours apaisants et bienveillants à reprendre du service pour que l’essentiel de ce qui fait notre commune volonté de vie en commun soit préservé.Si notre pays peut se targuer d’être cet îlot jusque là préservé des déluges apocalyptiques ayant englouti beaucoup de pays dans notre cher continent,c’est grâce notamment à la vibrionnante activité de sa société civile prise au sens large à la pro activité bien éprouvée et prompte à déceler les moindres endroits de nature à favoriser des départs de tensions pour les étouffer et ainsi empêcher leur emballement dommageable.


Et pour l’image de marque de notre pays et la qualité légendaire de sa démocratie.Mais comme nous le savons tous ou presque, la bonne qualité d’une société civile prise au sens large, à elle seule ne suffit pas pour garantir un jeu démocratique apaisé et policé.Le critère le plus déterminant est de disposer d’acteurs politiques sachant se crêper les chignons sans jamais franchir le Rubicon du grotesque et de la grossièreté.Pour qu’une démocratie puisse être marquée du sceau de la crédibilité et de l’exemplarité, il faut au préalable l’existence d’une presse libre et indépendante.C’est une tradition dans ce pays.Mais aussi une opposition qui s’oppose selon les modalités de la maturité et de la responsabilité.La responsabilité n’est pas toujours au rendez vous dans les propos de certains des responsables de l’opposition.Je fais partie de ceux qui ont été choqués par la sortie au vitriol de Cheikh B Dieye souillant avec de la boue nauséeuse et immonde les joues de deux de nos institutions les plus essentielles de notre système étatique et républicain: le Chef de l’Etat, clé de voûte de nos institutions et gardien de notre constitution et last but not least notre justice,socle d’équilibre de notre société pour éviter que l’arbitraire et l’injustice ne s’y développent.Les hommes politiques bénéficient d’une réelle respectabilité dans ce pays.Par conséquent doivent s’efforcer de jouer des rôles sur des registres qui soient en congruence avec leur statut. En termes d’opposition responsable,il y a deux hommes politiques au Sénégal pour qui je nourris un grand respect à savoir Feu Djibo Leyti KA(lire un petit berger au service de la république) et Modou diagne fada, figure emblématique d’une jeunesse politique sénégalaise montante et clairvoyante.Ils s’opposent avec des mots conformes et n’hésitent pas à louer les bonnes actions du pouvoir et même à conclure des alliances stratégiques et intelligentes pour l’avenir du pays.Tout en gardant leur personnalité politique propre.Des exemples à copier.





YOU

Faire la politique autrement: politiciens ou hommes d’Etat. A vous de choisir !

Michael North n’a pas hésité à s’écrier : « nous manquons d’hommes d’état tandis qu’il y a trop de politiciens ». Il nous rappelle que les pères fondateurs comme John Adams et Madison n’étaient pas des « politiciens » professionnels en accédant au congrès. En effet, plusieurs gens férus d’histoire politique et constitutionnelle américaine imagineront mal la grande Amérique soumise aux caprices d’un chef l’exécutif. Dans ce pays, ils se sont battus pour s’éloigner d’un deus ex-machina  intouchable non punissable et qui peut être soumis aux enquêtes et poursuites d’un « simple » procureur. En fait, ces fondateurs avaient de l’élégance, de la posture, de l’éducation, des idées, une pensée et de la conviction qui leur permirent d’inculquer aux américains cette fameuse idée de « self-government ». Voir notre article sur le bon gouvernement. Rien de tout cela dans nos cieux. Le débat politique n’y est pas toujours  serein ; il est quasiment de la classe des « faits divers », du ressort de manipulateurs avec un pari sur les gros titres contre l’adversaire pour s’assurer les faveurs du prince. Par exemple, dans un débat télévisé ou radiophonique, l’invité de marque est isolé des téléspectateurs par l’animateur. Incroyable déontologie !





De telles réalités impactent « le politique », cet homme qui aurait dû exister, surtout le nouveau venu dans cette arène qui risque, s’il n’y prend garde comme, de finir comme  les « politiciens » de l’ancienne ère plutôt soucieux de miser sur la propagande et les vaines stratégies de conditionnement. On mettra à ses trousses une cohorte d’insulteurs, de « publicistes » du lundi ou de la semaine, avec de gros titres. Angoissé par les prochaines élections, ce genre de politiciens tendra à démultiplier les promesses qu’il ne pourra pas probablement concrétiser une fois au pouvoir. Comme le rappelle le Professeur Rufus FEARS (repris par tant d’autres), « la différence entre un homme politique et un homme d’état est que le politicien pense à la prochaine élection. Mais quant à l’homme d’état, il pense à la prochaine génération. »

 

Au total, le politicien dont nous vous parlons risque d’être influencé par des impératifs de stratégie de conservation du pouvoir, d’accumulation pour lui, ses proches et ses alliés. Il est adepte des longues et insipides querelles et non de débats avec les citoyens qui sont les électeurs en dernier ressort. Depuis plus de cinquante ans, ce type qui a consacré tout son temps à la politique, à ce genre de débats sans hauteur qui nous « pompe l’air » (Excuser l’expression tant trop c’est trop).  Etrangement, vous entendrez leurs victimes de tous les jours cautionner d’étranges alibis, exonérer, pardonner, dire que la politique c’est comme cela et que vous n’avez rien compris… Faire la politique autrement vient à son heure, mais c’est le cadet de leurs soucis. Faire la politique autrement ne leur vient jamais à l’esprit ; pour eux ce n’est pas encore le temps de cette nouvelle gouvernance citoyenne par et pour le travail, l’intégrité, la transparence, une sorte de nouvelle voie pour le changement et les transformations. Peu importe l’adage : des résultats aux citoyens !

 

ACT est déjà prêt et formalisera tout ceci dans de nouveaux projets de lois et de règlements, dans des restructurations, refontes économiques pour aller vers la manufacture industrielle, de parcs, fermes et villages novateurs, de projets à haute intensité de main d’œuvre, etc. La liste est longue. Ses experts travaillent tout le temps sous le leadership du Président Abdou Mbaye qui détaillera tout ceci très prochainement.

 

Nous ne sommes pas loin des grandes réalisations de leaders politiques transformationnels qui démontrent que l’homme d’état digne de ce nom croit fortement à des valeurs d’intégrité, de méritocratie, de courage pour dire NON aux rentes et privilèges indus. Il est humble, capable de créer d’autres leaders et de contrôler son égo, de dire allons-y et pas MOI, JE, et d’oublier un moment ces mots qui font qu‘il ne peut s’oublier.

 

En tant que leader adepte du changement, de la nouvelle gouvernance et des transformations, il fait la politique autrement, s’engage avec une équipe talentueuse triée sur le volet dotée des capacités entrepreneuriales, de leadership et de management des affaires publiques.

 

Homme d’Etat, il croit en des valeurs et des principes moraux qui le guident tout le temps et que les gens de la vielle gouvernance politique trouvent irréalistes et illusoires. Aussi, reconnait-il l’indépendance de la Justice, des corps de contrôle, des experts de la haute fonction publique qui doivent dire la vérité technique et scientifique pour le développement du peuple et de la citoyenneté. Et c’est cela la différence avec l’ancienne garde politique et la vieille garde politicienne. C’est cela qui leur permet de faire la différence, de développer des capacités de résistance, d’être à l’abri des rentiers, groupes de pression, courtisans, laudateurs, transhumants et de la mode.

 

Ce nouveau leader, en accédant au pouvoir, et bien avant, avait déjà une claire vision de l’avenir de son pays et de ses hommes. Y accéder ne fut finalement qu’une opportunité de réaliser des valeurs et des convictions déjà profondément ancrées en lui. Il avait cette capacité à percevoir un horizon qui dépasse le court terme, de construire des consensus positifs uniquement guidés par l’intérêt général, de mobiliser autour de lui des talents et des alliances motivés la transformation. Il a la sagesse d’accepter que sans son cercle rapproché et son « équipe de vie », il ne pourra accélérer les transformations et les changements attendus. Accélérer la cadence, oui ! Mais il y a un prix, des réformes, des méthodes…

 

Mais bien plus, encore, il y a en lui une chose plus importante: la méritocratie qui fait que ce n’est pas les militants qui sont promus à toutes les sphères de décision stratégique et de management : agences, entreprises publiques, chargés de missions dans des positions de quasi-emplois fictifs à auditer un jour, et bien d’autres étranges appellations. Ce leader nouveau a  le sens aigu de la justice, de l’éthique, le dédain des partis-pris.

 

Etranges politiciens qui ne croient pas à ces choix de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, à ces impératifs de Nouvelle gouvernance, de  Transformations et du Changement : « Faire la politique autrement » On les a souvent vus soutenir  qu’en « politique » cela ne se passe pas ainsi.





Pourtant, faire la politique autrement est possible ! L’ACT vous y invite.

 

L’auteur :

Abdou Karim GUEYE est le Conseiller en Gouvernance publique du Président Abdou MBAYE,  membre du Conseil National du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail. Il  a été Inspecteur général d’Etat pendant près de trente ans et ancien Directeur général de l’Ecole Nationale  d’Administration et de Magistrature du Sénégal, Expert auprès du Premier Ministre de Djibouti et Inspecteur général d’Etat de ce pays.

Articles

Déjà paru : Résister, changer et transformer la politique : pourquoi ?

 

 

La DER/FJ: Quelle stratégie de financement ?

Lors du conseil des ministres du 13 septembre 2017, le Président de la République, Macky Sall, avait annoncé la création, au sein de la présidence, de la Délégation générale pour l’Entreprenariat rapide, DER/FJ.
Cette structure devant bénéficier d’une enveloppe de 30 milliards pour la première année a pour mission essentielle de financer, avec des modalités assouplies et des délais rapides, les projets de jeunes gens et jeunes filles de différents corps de métiers.



Ce 06 août 2018, le Président de la République a procédé à la remise symbolique aux femmes et aux jeunes, venant de tous les départements du pays, des premiers financements de la DER/FJ pour un montant global de 10 milliards, les 20 milliards restants seront, comme promis par le Chef de l’Etat, donnés d’ici la fin de l’année 2018.
Dans le principe, le projet en soi est noble parce qu’il doit œuvrer, dans le cadre d’une politique d’auto-emploi et d’insertion des jeunes et des femmes à travers l’entreprenariat, à réduire considérablement le chômage des jeunes et des femmes en s’appuyant sur une inclusion financière et sociale devant déboucher sur une autonomisation de ces derniers.
Aussi cette cible est-elle un atout précieux pour accélérer, selon le Président Macky Sall, la marche vers l’émergence.
 » En réalité, donner du pouvoir aux jeunes et aux femmes, c’est libérer leurs énergies et leurs talents, c’est préserver la dignité de chaque famille, c’est investir dans l’entreprenariat, c’est investir dans l’avenir. C’est ce qui a fondé ma décision de création de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide. » a-t-il rappelé.
Par ailleurs, il a voulu rassurer ceux qui pensaient que la DER/FJ est un budget de campagne pour 2019 en affirmant que ce n’est pas un outil au service d’un parti politique.
Toutefois les principes généraux de l’entreprenariat de même que l’allure éminemment politique donnée à cette manifestation nous laissent dubitatif.
Si on se réfère au caractère urgent d’un tel projet, on pourrait légitimement se poser un certain nombre de questions :
– La stratégie de financement a-t-elle été suffisamment mûrie pour prendre les meilleures cibles ?
– Ces cibles ont-elles bénéficié d’une formation ou d’un renforcement de leurs capacités techniques ou de gestion pour minimiser les risques d’échec ?
– Quelles dispositions sont prises pour assurer la pérennisation de ce projet ?
Sur le choix des cibles, il me semble qu’il y a choix plus pertinent si on fait référence à la cartographie de la demande de financement de projets au Sénégal.
Les spécificités de la DER/FP, projet devant faire face à l’urgence, devraient l’amener, dans le cadre d’une stratégie du faire-faire, à s’attacher les services de structures déjà existantes et ayant une bonne expérience dans la formation et le financement des jeunes et des femmes. Ces structures ont dans leur répertoire des associations de femmes ou de jeunes formés et aptes à recevoir des financements.
Ceci aurait pu faire éviter les longues queues devant les préfectures dont le fonctionnement a été perturbé par le dépôt de dossiers de jeunes aspirant à ces financements et toute cette phase de dépôts et de sélection de dossiers.
Ainsi la meilleure porte d’entrée dans un Sénégal où 54,6% de la population sont encore analphabètes est-elle, à notre humble avis, l’alphabétisation fonctionnelle.
En effet, il est impératif de doter les cibles de compétences de base lecture, écriture et calcul), renforcer leurs capacités techniques et de gestion pour qu’ils puissent bien gérer les ressources qui seront mises à leur disposition.
La première phase n’a pris cette dimension en compte.
Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et la DER/FJ devrait à l’avenir, après avoir analysé les écueils liés à la mise en oeuvre de cette première phase, s’attacher l’expertise du sous-secteur de l’Éducation de Base des Jeunes et des Adultes qui dispose de les atouts qu’il faut pour l’aider à réussir ce challenge.
La solution au problème du chômage des jeunes est une question d’intérêt national et doit transcender toute considération politicienne.
L’élection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de 2019, souvent scandée par ses militants, durant cette cérémonie, ne doit nullement être une conditionnalité dans la mise en oeuvre d’un tel projet.
C’est peut-être la réussite du projet qui conditionne l’élection du Président Macky Sall à la présidentielle de 2019.



A bon entendeur…. !
Fait à Dakar le 08 août 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara

Inauguration de Dakar Arena: le bilan de SEM Macky Sall qui frustre Idy et cie

En 6 ans seulement de gouvernance , le Président a mis en place des réformes et entrepris de grandes réalisations qui sont en train de changer le vecu et les conditions de vie des sénégalais. On peut être contre Lui, tels que certains le déclinent, mais tout le monde est d’accord pour reconnaître son bilan fort positif à la tête de l’Etat. D’autres sans arguments, chargent l’entourage mais reconnaissent aussi et honnêtement son bilan. Celui-ci tourne autour de la maîtrise de l’inflation ( _2%) malgré la montée des cours, une croissance économique soutenue, durable et inclusive ( + de 7%), des instruments de soutien à la politique de décentralisation qui ont métamorphosé le Sénégal de l’intérieur ( Puma, PDUC, Promovilles) , le pôle de Diamniadio, les Bourses familiales , les augmentations de salaires des enseignants, l’amélioration des conditions d’apprentissage des étudiants et l’élargissement de la carte universitaire… Ila Touba , les ports( Ndaaxoonga) et ponts et routes en cours( Vdn, Joal sambadia….), bref la liste est très loin d’être exhaustive.
Après la remise des clés de l’arène nationale, bijou offert au monde de la lutte , symbole de notre ancrage culturel, sport qui a pris une dimension économique de taille, c’est autour de Dakar Arena d’être inaugurer par SEM MACKY Sall , une infrastructure de dernière génération qui va repositionner notre sport en général et le basket en particulier. Au moment où nos compatriotes jubulent et se satisfont de ses bonds faits par leur pays, d’autres comme Idy et Cie assoiffés de pouvoir, calomnient ou versent purement dans des injures, qui ne sont en réalité que l’expression d’une frustration face aux realisations du president Macky Sall . Avant 2019 , Idy et Cie auront à souffrir de de stress, de haine, de tumeur , puisque les infrastructures à inaugurer vont se succéder, les unes plus belles, plus importantes et plus utiles que les autres.
VIVE LE SENEGAL DE TOUS ET POUR TOUS.




Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique Présidence de la République
Responsable politique Apr Grand yoff
Conseiller Municipal

Triste scène politique sénégalaise

« L’absurde, c’est quand la raison lucide constate ses limites ».
Au Sénégal nous avons bu jusqu’à la lie le calice de la chienlit politique qui se débat dans un débat fétide de caniveau où les mots volent au bas de la ceinture.
Arguments ad hominem dénonciations délations médisances flagorneries deals combinazzione ignominieux traquenards politiciens complots ourdis perfidement sur fonds de polémiques sans autres objets que de salir la réputation des uns et des autres de hâter leur disgrâce ou de provoquer leur descente aux enfers  sont le lot quotidien d’insanités débiles de forfaitures et de félonies servies à l’opinion publique sénégalaise.
Son silence assourdissant renseigne à suffisance sur son profond ressentiment. Et sa dévastation morale infinie.
Elle apprécie. Elle juge. Et elle sanctionnera.
Très bientôt.




Faut-il en rire ou en pleurer ?
Ce qui me sidère est que ces comportements sont contagieux.
Notre génération qui très bientôt devra prendre ses responsabilités pour conduire aux destinées de ce pays est malheureusement contaminée par ce virus dont la capacité d’infestation en fait une épidémie dont le spectre est décuplé par l’ambition démesurée des uns et des autres non pas de réussir, mais de parvenir rapidement à des positions de privilèges, pour faire valoir leurs cupides et éhontées capacités de prévarication.
Dommage.
De la citoyenneté responsable et de l’engagement patriotique, il n’est plus question.
Personne ne se demande plus maintenant qu’est-ce qu’elle peut faire pour son pays.
Et dès lors que chacun se préoccupe d’extraire son propre sort de notre destin commun, ne soyons pas étonnés que notre société soit si extravertie, et que les relations humaines deviennent un jeu de dupes.
Le Sénégal n’est pas loin d’une dégénérescence totale si nous continuons dans cette voie.
Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu.




Apéristes, qu’avez-vous contre Macky ?

Quand j’ai entendu le Maire de Thies dire que les ennemies du Président Macky Sall sont à chercher dans Benno Bokk Yaakar et dans l’APR, je me suis dit tout de suite qu’il a parfaitement raison.
Il a raison quand on considère l’ankylose profonde qui frappe ces deux structures qui, comme tétanisées, se morfondent dans l’attentisme.
Le malaise est grandissant chez les militants et une grande partie du peuple par contagion commence à se convaincre que ce sera impossible de faire passer le candidat Macky au premier tour.
Aucun responsable politique n’anime la base. Aucun !
Tous fonctionnent comme si ce mandat était le dernier pour le Président Macky. Personne ne l’aide et on le laisse seul face à ses détracteurs. Tous se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre si le pouvoir changeait de main.



Je tiens à tous leur rappeler qu’ils ont tout à perdre car si une alternance arrivait à se produire en 2019, ils seront nombreux à voir leur gestion passer au crible. Le sénégalais aime exiger que celui qui paradait avant, soit le premier à payer. L’on se rappelle que la traque des biens mal acquis était présentée en 2012 comme une demande sociale. « Baayi leen ci xel ».
Les responsables politiques autour du candidat Macky ne mouillent pas le maillot. Chacun cherche à avoir une audience avec lui et c’est cela qui mobilise tous leurs efforts. Une fois que l’accord est donné pour ce face à face, commence alors un fort lobbying pour être sur la liste des privilégiés qui devront voir le Président. Même au dernier moment des noms peuvent être biffés et remplacés par d’autres qui ne sont même pas militants. Tous y vont en se demandant combien ils vont recevoir pour le transport et à la sortie, bonjour les dégâts.
Quel est le jeune militant ou responsable politique qui capte notre attention dans les médias ? Que ce soit à la télévision ou à la radio, rien que des débats de personne ou des attaques au bas de la ceinture. Rien dans les réalisations du Président.
Rien pour expliquer le PSE, le PUDC, le PUMA…. Rien de rien !
Ils sont tous dans une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom. Chacun y va avec ses propres initiatives comme s’il était seul dans ce parti. Les jeunes ne sont pas formés ; les femmes sont laissées à elles mêmes à moins qu’on ait besoin de les rassembler pour du saupoudrage ; les vieux « mom », ils ont fini d’être oubliés.
Tous ces responsables oublient qu’ils sont le prolongement du Président Macky Sall. Leur image dépeint fortement sur la sienne. Dès qu’ils font des fautes, l’on ne pense qu’à lui. Ils doivent soigner leur mise, leur posture et leurs paroles. Quand ils parlent c’est le Président qui prend le micro. Chaque fois qu’ils coupent le contact avec la base c’est comme si c’est le Président lui-même qui l’avait fait. Ils sont, ces responsables, le prolongement de toute l’action du Président mais malheureusement la grande majorité ne le sait pas.
Dans la mouvance, on s’attaque entre ministres, Directeurs, Maires…tout le monde y passe oubliant que pour gagner des élections il faut savoir enclencher une dynamique et rester dans les rangs. Il faut à chacun respecter une discipline même si on peut des fois la ressentir comme une contrainte. L’intérêt général doit primer sur celui de petites personnes.
Pour un parti politique réussir à conserver le pouvoir est plus glorieux que d’y accéder.




Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Concours général 2018: Le discours erroné de Serigne Mbaye Thiam (Papa Modou Guéye)

Lors de la cérémonie officielle du concours général 2018, Serigne Mbaye Thiam, Ministre de l’Education Nationale, toujours égale à lui-même, excellent dans son jeu favori : leurrer le Président Sall. En effet, le Ministre dit à qui veut l’entendre, qu’il est le seul et unique précurseur de la « virtualisation » du système éducatif national. Oubliant exprès, de rendre un vibrant hommage, à ces hommes et femmes qui avaient bien vu les choses et avaient, à l’époque, mis sur pied : Le Portail Internet des Volontaire. Ne serait-ce-que pour satisfaire une reconnaissance républicaine, si on sait que l’état est une continuité, notre super Ministre de l’éducation avait l’occasion de dire merci…




Pour rappel ! Et pour que la vérité ne soit pas enterrée à des fins politiciennes ! Nous sommes en mesure de vous dire ce qui a été fait, sous la conduite de M. Abdoulaye Diatta, directeur du Projet des Volontaire en son temps. Voici ce qui s’est réellement passé, et tenez-vous bien, nous sommes au mois d’aout 2007.

Favoriser un espace de communication, de mutualisation des expériences, et surtout conduire la mission de formation et de renforcement des enseignants, voilà l’objectif visé par la Direction du projet des volontaires de l’éducation (Dpve). Le lancement officiel du portail www.volontaires.sn a été effectué dans un hôtel dakarois. Selon ses initiateurs, avec ce portail qui constitue un dispositif techno-pédagogique appelé e-learning ou enseignement à distance, ce ne seront plus des ressources pédagogiques qui manqueront aux enseignants de l’élémentaire. Ces derniers peuvent désormais ‘se former, s’autoévaluer, apprendre et préparer des diplômes professionnels sans être obligés de se déplacer’, comme l’a souligné le professeur Moustapha Sourang venu présider la cérémonie. Aussi, le portail permettra aux apprenants de pouvoir poser des questions, revenir sur certains cours, bref, enrichir leur savoir grâce au forum entre enseignants et apprenants. Une équipe composée d’experts, de techniciens, de pédagogues et de secrétaires est chargée de l’animation et de la mise à jour du site.
Pour le ministre des Télécommunications et des Tic, Sophie Gladima Sibi, ce portail ‘est une ouverture vers le monde et un premier pas pour l’interconnexion des différentes écoles’. Le directeur de la Dpve, Abdoulaye Diatta a, quant à lui, mis l’accent sur l’aspect pédagogique du projet. Selon lui, les 6 mois de formation dont disposent les volontaires ne sont pas suffisants pour faire d’eux ‘de bons enseignants’. Ce dont l’enseignant a le plus besoin, affirme-t-il, ‘c’est d’être accompagné au plan pédagogique, être encadré et avoir à sa disposition des capacités en terme de ressources’. Ce portail qui répond aux besoins de ces volontaires de l’éducation est donc une occasion pour eux d’élargir leurs connaissances. D’ailleurs le ministre de l’Education (Ndr Kalidou Diallo) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il compte ‘sauter un échelon pour faire dans le supérieur ce qui vient d’être réalisé dans l’élémentaire.

Voilà la réalité des choses ! Il avait l’occasion de le rappeler, si toutefois, le candidat à la tête du PS, avait une petite dose d’un Gentleman !




Notes de lecture sur le discours du magistrat Souleymane Teliko

« Soyez résolus de ne servir plus ( le président de la République ou le parti politique au pouvoir, mais de servir plutôt les intérêts du peuple, c’est moi qui souligne ), et vous voilà libres ». Étienne de la Boétie.

Après le tumulte provoqué au sein  de la justice sénégalaise à la suite de la déclaration publique sans équivoque du député Cheikh Bamba Dièye sur la corruption des juges Malick Lamotte et Demba Kandji et qui lui a valu une convocation à  la DIC voire mieux d’un levée de boucliers à la fois du président de l’Union des magistrats du Sénégal, monsieur Souleymane Teliko pour dénoncer vivement ces propos outrageants et en appeler à une sanction sévère voire exemplaire à la mesure de cet affront visant l’ensemble du corps de la magistrature sénégalaise, et du ministre de la justice, monsieur Ismaïla Madior Fall qui au passage qualifie ces propos d’irresponsables et glisse même  sur le terrain politique en l’apostrophant sur sa très  faible représentativité au niveau de l’échiquier politique national comme si pour pouvoir donner son point de vue sur la situation du pays, tout citoyen devrait au préalable se prévaloir d’une certaine assise auprès de la société sénégalaise, le président de l’Union des magistrats du Sénégal,  monsieur Souleymane Teliko revient à la charge à l’occasion du colloque de l’UMS du samedi 4 Août 2018 pour nous fournir les clés de lecture en demi-teinte de la situation actuelle de la justice sénégalaise.




Que dire également de cette drôle de conception de la démocratie du constitionnaliste Ismaïla Madior Fall !  Ou souhaite t’il l’émergence d’une certaine démocratie de type censitaire afin de mieux museler toute voix discordante et qui heurte son patron, notre président apprenti – dictateur , monsieur Macky Sall ? Non, monsieur le ministre Ismaïla Madior Fall ! Il faut savoir raison garder !

Par ailleurs, il y a lieu de mettre en relief l’alliance de raison voire d’intérêts entre le pouvoir exécutif et l’Union des magistrats du Sénégal ( UMS ) et qui pousse cette dernière à sortir du bois dans un éternel  baroud d’honneur à chaque fois que nos concitoyens fustigent  voire se prononcent sur les manquements préjudiciables au bon fonctionnement de la justice. En effet, cette sainte alliance permet de mettre à nu le discours du magistrat Souleymane Teliko  qui à bien des égards peut laisser penser voire supposer qu’il est progressiste ou « musclé » selon une certaine presse et  allant dans le sens d’une véritable indépendance de la magistrature alors qu’il édulcore véritablement sous les traits du politiquement correct les failles voire les déséquilibres du pouvoir judiciaire sénégalais.

En analysant à la loupe le discours du magistrat Souleymane Teliko, il revient de manière succincte la lancinante question de la carrière des magistrats. C’est comme s’il n’ y avait  que ça de plus important à régler au préalable pour assurer un bon fonctionnement de la magistrature  et de rétablir les fonctionnaires de la justice dans leurs droits et ce dans une totale transparence voire d’équité. Non sans rappeler au ministre de la justice, monsieur Ismaïla Madior Fall et ce malgré ses nombreux engagements mainte fois répétés depuis plus de six mois sur le dossier des magistrats hors hiérarchie, le gouvernement hésite à statuer sur ce dossier. Et pensez – vous sérieusement que le pouvoir exécutif hésite à ce point pour se conformer à la légalité ?  Non monsieur Souleymane Teliko ! Le gouvernement du président Macky Sall ne s’empresse que pour la carrière de certains magistrats dociles voire estampillés sympathisants de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar  et prêts à exécuter les volontés du président Macky Sall même les plus ignobles et en violation flagrante des lois et règlements de la République.

N’est – ce pas encore vous qui dénoncez dans votre discours : «  les activités et déclarations politiques de certains de vos collègues en violation flagrante de votre statut ». Et après,  devrons – nous nous autres citoyens se contenter seulement de votre dénonciation qui par ailleurs n’a aucun effet coercitif sur les fautifs ? Dites – nous monsieur Souleymane Teliko,  est – ce que les magistrats bénéficient – ils d’une impunité de fait pour violer le statut du corps de la magistrature ou qu’est ce qui vous empêche de sévir contre les récalcitrants de la légalité juridique ? Dénoncer ces forfaitures est au demeurant un minimum syndical,  mais c’est largement insuffisant pour des autorités judiciaires qui veulent propulser un véritable changement. Il faut montrer la voie et nettoyer l’écurie.

Que dire également de « l’adoption de cette loi rétrograde et discriminatoire de prolongation de l’âge de la retraite », si ce n’est une énième volonté sordide du président Macky Sall de maintenir dans le système pernicieux de partage des privilèges certains magistrats qui prêtent le flanc aux honneurs voire aux positions dans la République ?  Qui plus est, vos propos « peur de perdre les privilèges attachés à un système dont ils ont appris à profiter » sont lourds de sens et pointent du doigt  la responsabilité de  certains magistrats dans la situation de surplace qui prévaut au sein de la magistrature. La mission du magistrat n’est point de servir un régime politique,  mais de dire le droit avec lucidité,  courage et un sens aigu de la responsabilité en tant que  garant de l’ordre voire de la sécurité de nos compatriotes. Dites – nous monsieur Souleymane Teliko,  comment nomme t’on un fonctionnaire de justice ou tout agent de l’Etat qui a appris à profiter des privilèges attachés à un système ?  Qui dit profiter, ouvre en même temps  un vaste champ de renoncements voire de compromissions. Pourquoi donc s’insurger des propos outrageants du député Cheikh Bamba Dièye, alors que votre réquisitoire même voilé renseigne à suffisance sur le manque  d’orthodoxie de certains magistrats dans l’exercice de leurs fonctions  ? Tout est dans le non dit.

Pourquoi également les magistrats incriminés gardent le silence sur ces graves accusations de corruption et ne défendent pas eux-mêmes leur honorabilité en poursuivant le député Cheikh Bamba Dièye pour diffamation et outrage à un magistrat.

Votre réquisitoire  sur les dysfonctionnements du système judiciaire sénégalais est certes éloquent, mais  vous vous gardez d’en tirer toutes les conséquences.  En effet, nous avons du mal à saisir la quintessence de certains passages de votre discours : « N’oublions jamais que le sens profond de ses réformes n’est pas tant de modifier les textes mais de restituer aux magistrats la place et la dignité qui sont les leur dans un Etat de droit ». Non là monsieur Souleymane Teliko, pour nous autres justiciables sénégalais, votre discours nous laisse sur nous faim  parce qu’il est impensable aujourd’hui vu le degré de suspicion généralisée qui fragilise l’institution judiciaire de vouloir séance tenante le respect de la dignité dû aux magistrats dans un Etat de droit et de n’accorder que peu d’importance à une modification substantielle des textes  afin de rompre le cordon ombilical qui relie le pouvoir exécutif et le parquet ? N’est – ce pas contradiction de proclamer partout la nécessité d’une véritable réforme de la justice  tout en protégeant le système qui entretient et alimente de manière insidieuse voire de manière irréfutable les failles ou à tout le moins les incohérences au sein du pouvoir judiciaire sénégalais ?  Ou encore : « un pouvoir avec lequel nous sommes condamnés à cheminer ensemble », ne peut nullement signifier dans un Etat de droit l’asservissement de la justice au pouvoir exécutif.  Vous feignez d’ignorer que la justice dans son ensemble n’est pas sous les ordres du président de la République.  La justice est au demeurant une autorité souveraine chargée de faire respecter les lois et règlements de la République à l’ensemble du corps social sénégalais. Le président de la République n’y échappe pas.




Si des magistrats du siège comme ceux du parquet refusent de statuer sur les dossiers conformément aux dispositions légales, c’est parce qu’ils ont renoncé à se conformer à leur serment de rendre la justice au nom du peuple et  de manière juste voire équitable, pour finalement épouser d’autres considérations qui ne doivent absolument pas intervenir dans un procès. N’est – ce pas encore vous qui pointez du doigt que: «  Les postures et positions de certains d’entre nous contribuent à conforter dans l’esprit de nos concitoyens le sentiment d’une justice à deux vitesses et aux ordres ». Ainsi, vous dénoncez en filigrane le comportement de certains magistrats qui n’honore pas la justice et qui est à mille lieues de l’attitude républicaine que nos compatriotes ont le droit d’attendre du corps de la magistrature.

Une justice à deux vitesses et aux ordres n’est – elle pas inféodée au pouvoir exécutif et ne favorise t-elle pas la corruption en son sein pour certains de ses membres les moins enclins au respect de leur serment voire à la vertu ? Le député Cheikh Bamba Dièye ne dit pas autre chose si ce n’est le fait de traiter nommément les magistrats Malick Lamotte et Demba Kandji de corrompus. En réalité, malgré un certain habillage, tout laisse paraître dans votre discours l’existence de la corruption au sein de la magistrature. Mais cela relève du sacrilège pour nous autres citoyens de le dire sans ambages. C’est sans aucun doute l’audace du député Cheikh Bamba Dièye qui heurte la conscience de l’Union des magistrats du Sénégal ( UMS ). Pourtant, cet audace n’est pas fortuit. Il n’est tout compte fait que la conséquence de la servitude d’une certaine justice à épouser les stratégies politiciennes de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar en vue de combattre ses éventuels adversaires politiques.

A partir de ce moment, « Ces attaques traduisent aussi une inquiétante et progressive rupture de confiance entre la justice et les citoyens au nom de qui, elle est rendue », n’est ce pas monsieur Souleymane Teliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS ) ?

Par ailleurs, peut – on mettre « ces dérapages sur le compte d’une passion mal maîtrisée » afin de pouvoir écarter d’emblée leur objectivité ?  Qui dit passion déplore un manque de rigueur dans l’appréciation des faits qui peut induire en erreur les moins avertis. Les dénonciations verbales voire les critiques acerbes de nos compatriotes sur le fonctionnement de la justice ne peuvent pas être analysées sous l’angle d’une « passion mal maîtrisée ». C’est se méprendre sur le pouvoir d’analyse de nos compatriotes qui ne sont pas  au demeurant  des demeurés et qui peuvent en l’absence même d’une culture juridique appréhender le déroulement d’un dossier judiciaire voire ses ramifications politiques. Au plus, il ne faut pas être un exégète en droit pour comprendre l’immixtion du pouvoir exécutif dans le traitement de certains dossiers judiciaires. En dépit même « d’une passion mal maîtrisée », que faites vous du ressenti de nos compatriotes. N’est – il pas plus ravageur que n’importe quel outil conceptuel pour aborder la problématique de la justice sénégalaise ? Leur regard et leur méfiance en disent long sur le manque de confiance qu’ils ont du pouvoir judiciaire.

Et ce désaveu de la magistrature est loin de connaître son épilogue tant que certains magistrats continuent à adopter des postures partisanes qui frisent l’indécence,  le mépris voire l’irresponsabilité  et ce au sein même des tribunaux.

Le seul moyen de mettre un terme à ces dérives inouïes relève de la responsabilité de l’ensemble du corps de la magistrature. Les condamnations et les poursuites judiciaires peuvent tout au plus susciter de la peur auprès de nos compatriotes,  mais ne peuvent enlever en rien les nombreux griefs de dysfonctionnement de la justice sénégalaise. Pour cela, ce que vous préconisez « apprendre à nous conformer davantage à notre serment » pour faire cesser ce flot d’attaques contre la magistrature, n’est pas une solution mais un échappatoire voire un refuge pour les fonctionnaires de justice qui renoncent en toute conscience de dire le droit.

Et pour ces magistrats qui piétinent les règles de droit voire les lois et règlements de la République par faiblesse coupable ou par servitude volontaire en complicité avec le  pouvoir exécutif, quelles sont les garanties juridiques dont disposent nos compatriotes pour sanctionner de manière ferme les auteurs de tels manquements ou de telles compromissions ? Les magistrats ne sont pas et ne doivent pas en aucune manière être au dessus des lois et règlements de la République. Et qui va les sanctionner en cas de faute grave et violation manifeste des droits de nos compatriotes ? La Chancellerie et c’est le meilleur moyen d’ouvrir la boîte de pandore pour mieux asservir les magistrats. D’où l’urgence de modifier de manière substantielle le fonctionnement de la magistrature en rompant le cordon ombilical qui relit le parquet au président de la République.

Au-delà de la réforme de la justice sénégalaise,  le magistrat pris de manière individuelle voire isolée doit impérativement refuser de prêter le flanc aux caprices et aux volontés mesquines du président de la République ou de toute autre autorité du pays de la Teranga pour violer les droits de nos concitoyens et fouler au pied les règles de droit garantissant un procès juste et équitable.  En plus d’une application non équivoque de la règle de droit, le magistrat sénégalais doit se montrer digne car la dignité d’un homme n’a pas de prix.

Un magistrat juste ne doit pas se soucier de l’évolution de sa carrière et il ne doit pas donner l’occasion au président de la République ou à ses affidés d’avoir une quelconque emprise sur sa conscience. Dès que les autorités de la République soupçonnent chez un magistrat son désir immodéré à gravir le plus rapidement les échelons,  elles se pressent pour assurer sa promotion afin de mieux le contrôler et de lui montrer la voie à suivre,  le prix de son renoncement à la liberté voire de sa dignité.

Tant que vous n’extirpez pas le fléau ( la corruption )  qui gangrène la magistrature et tant que vous ne vous désolidarisez pas avec les magistrats qui manipulent la justice pour des desseins avoués de servir pour toujours contre vents et marées les autorités publiques de la République ou  certains milieux affairistes politico-maraboutique en renonçant à la vertu pour des privilèges et acquis, le mal de la justice sénégalaise ne fera que s’empirer.

Vos recommandations de sanctions sévères et exemplaires à l’encontre de nos compatriotes qui s’évertueraient à lancer des critiques acerbes voire des attaques personnelles au corps de la magistrature,  ne peuvent pas changer leur image dévalorisante sur le fonctionnement actuel de la justice sénégalaise.  Jamais dans l’histoire de notre jeune République,  la magistrature n’a fait l’objet de rejet de cette ampleur ni autant houspillée.  Et cela doit nous pousser tous à plus de responsabilité et du sens de l’honneur.

La restauration de nos principes républicains remis en cause par notre président apprenti – dictateur Macky passera inéluctablement par le courage et la dignité des magistrats chargés par la Constitution du pays de faire appliquer dans la droiture et en toute équité les lois et règlements de la République.

Un magistrat n’a pas à se soumettre à une quelconque  autorité dans la République.  En vérité,  le magistrat qui viole son serment et bafoue en connaissance de cause les règles de droit pour se conformer à la volonté sournoise du président de la République ne mérite pas du tout le respect de nos compatriotes parce qu’il a desservi ma mission de rendre simplement  la justice en respectant les normes juridiques en vigueur.

Ressaisissez vous si ce n’est pas trop tard. Il est du devoir des magistrats honnêtes voire  scrupuleux au respect des lois et règlements de la République de mener le combat afin de changer le cours de l’histoire en refusant d’être les bras armés de la dynastie Faye-Sall  pour asservir le peuple sénégalais en s’armant de courage mieux d’opiniâtreté  pour défendre leur honneur, aujourd’hui vilipendé et remis en cause par beaucoup de nos compatriotes.

Même si c’est un seul compatriote sénégalais qui remet en cause l’impartialité des magistrats en raison de la violation de ses droits et toute impunité,  nous autres citoyens devons avoir peur pour notre liberté  et pour notre sécurité.  Personne dans ce pays ne doit accepter par lâcheté de se soumettre au pouvoir tyrannique du président Macky Sall avec la complicité d’une certaine magistrature aux ordres.

Renoncer au combat compatriote pour la restauration de nos valeurs voire de nos principes républicains, c’est renoncer à sa dignité d’homme . Et un homme qui renonce à défendre son honneur est un lâche qui de surcroît est prêt à se vendre même à un vil prix pour jouir des délices de sa trahison voire de ses compromissions avec les bourreaux sans foi ni loi de notre société.

Le député Cheikh Bamba Dièye ne mérite pas d’être l’agneau du sacrifice comme ce fut le cas avec  le maire de Mermoz Sacré-Cœur,  monsieur Barthélémy Diaz pour renvoyer l’ascenseur à la magistrature et dans une volonté sordide de réduire drastiquement nos libertés publiques.  Le climat de terreur du régime hétéroclite Benno Bokk Yakaar de notre apprenti-dictateur Macky Sall  qui continue de manière insidieuse à s’installer dans le champ politique ne peut se maintenir qu’avec le renoncement de nos compatriotes à défendre nos droits et libertés.




Un tyran n’a de pouvoir sur le peuple que ce que seulement ce dernier lui concède. Quel pays d’hommes sommes nous pour accepter que le président Macky Sall fasse ce qu’il veut dans ce pays en toute illégalité et que  beaucoup de nos compatriotes se complaisent dans une certaine  lâcheté pour constater  de manière récurrente ses nombreuses  forfaitures sans prendre la mesure de ses provocations en vue de s’armer de courage pour s’organiser et combattre son régime de terreur en mobilisant toutes les forces vives de la nation éprises de justice en vue de sauver notre République aux abois, par la faute d’un seul homme notre président par défaut Macky Sall et incapable de faire face à ses responsabilités de Chef d’Etat. N’est – ce pas le ministre Souleymane Jules Diop, ancien chroniqueur de l’émission Deug Deug qui nous disait que si  l’ancien Premier ministre Macky Sall ne nourrisse d’ambition jusqu’à créer un parti politique c’est la faute du président maître Abdoulaye Wade d’avoir mis dans sa tête cette ambition pour un homme qui durant toute sa carrière à Petrosen ne s’est jamais imaginé autre chose que chef de service ?

Et c’est cet homme là avec la complicité d’une justice aux ordres au sein de la magistrature qui nous méprise, bafoue nos droits et libertés et veut coûte que coûte se maintenir au pouvoir en écartant du processus électoral des adversaires politiques. Et on continue à se comporter comme des irresponsables comme si un danger imminent ne guette pas le pays de la Teranga à la veille d’une élection présidentielle conflictuelle à tous points de vue.

En ces moments de tension sociale, de turbulence, l’heure est grave et l’Union des magistrats sénégalais par la voix de son président monsieur Souleymane Teliko ne doit pas rater le train de l’histoire en prenant la défense exclusive des intérêts du peuple et non continuer à se soumettre aux desiderata du président Macky Sall en vue de protéger leurs privilèges et autres acquis au moment où beaucoup de nos compatriotes vivent dans un désarroi total.  Toute autre attitude  serait puérile et porterait une grave atteinte à votre honorabilité.

 

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Lutter contre… ou lutter pour… ?

Les slogans n’ont jamais rien réglé et beaucoup ne les aiment tout simplement pas. Toutefois, ils ont le mérite de déterminer l’activité ou la réactivité de celui qui les martèle.

En effet quand on lutte contre, il est clair que nous sommes dans la reaction face à un mal, face à un fleau ou face à un processus enclenché aux conséquences désastreuses.




Lutter contre l’injustice, lutter contre le SIDA, lutter contre le réchauffement climatique sont respectivement des illustrations parlantes des exemples de reactivité précités.

L’ironie de cette posture n’est autre que le fait de vouloir s’attaquer à des maux que nous avons semés et fait propager. Le schéma de lutte s’articule souvent autour de :

La prise de conscience, la sensibilisation, les stratégies et les résultats attendus.

Or ces resultats sont tout simplement « le lutter pour le contraire » de ce que nous faisions. » Le lutter pour » serait alors le dernier pilier de toute la chaine d’actions du « lutter contre… » On peut alors s’interroger sur l’opportunité de détour couteux en temps, énergie et en ressources.

Lutter pour …équivaudrait alors à promouvoir directement des valeurs et des comportements intrinsèques qui assurent un developpement bien durable dans tous les secteurs.

Lutter pour la justice, lutter pour la santé, lutter pour un environnement inscrit l’homme dans l’activité et la pleine mesure de son action. Il ne s’agira plus alors de déraciner pour planter mais, de toujours planter.

Avec une telle optique, le slogan : « lutter contre le déboisement » s’entendrait difficilement.

Mais l’homme progresse la tête baissée vers l’abîme qu’il creuse avec les mêmes gestes et les mêmes faits.

Une vie faite de « début et de recommencement » sur lesquels s’était appuyés N Sarkozy pour conclure que : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Si son postulat a un sens, alors le monde devrait s’interroger s’il est vraiment rentré dans l’histoire ?




Ousmane SY

Monsieur le président, soyez rassuré, on tient nos rangs

Comme un parfum de déjà vu dans votre discours pour remobiliser les jeunes de la coalition, BBY, mais non c’est juste l’effet d’etre déjà dans le terrain politique sur les réseaux sociaux et plateaux de presse toutes confondus. Vous défendre parait si simple et si complexe pour nos adversaires mais cela reste mon sacerdoce au quotidien. Monsieur le Président, Macky Sall dans cette lutte intrépide vous pouvez dormir tranquille pour ne dire reposé sur vos lauriers (jeunes). De ma part depuis votre accession au pouvoir, j’ai vite compris que faire du PSE mon cheval de bataille ne pouvait que m’apporter satisfaction même si jusqu’à présent la liste des partenaires parait peu exhaustive. En vous demandant on se défend nous même mais on légalise aussi notre choix de vous soutenir quoiqu’il advienne car la politique a ses vices et surtout la notre. Monsieur le Président, Macky Sall, vous devez comprendre que des gens comme moi il y’en a beaucoup rien que dans la banlieue mais ce combat on le mène dans la plus grande manque reconnaissance de notre propre parti. Il y’a un vrai problème d’accompagnement n’empêche que depuis plus de cinq longues années on a jamais cessé d’être au front pour votre réélection. On vit dans une époque bizarre ou beaucoup peuvent parler mais sans rien dire mais aussi ou d’autres oeuvrent dans le plus grand des silences pour vulgariser vos actions et réalisations.


Il est alors peut être temps de revoir la politique des jeunes et nous dotés de plus de moyens afin de mener à bien notre combat politique avec nos bases respectives. Un manque cruel de reconnaissance pour ma part est a déploré au vue des réponses et confrontations que j’ai eu a faire par mes propres moyens car la plupart des cadres du parti ont été aphones. On va jamais se basé sur eux mais sur votre vision et soutien morale pour continuer a nous doter d’une meilleure raison politiquement correcte dans ce champ médiatique devenu plutôt Machiavel. De ma part j’exhorte les jeunes a suivre mes pas mais a ne jamais tombé dans les bassesses des faux débats orchestré par une opposition qui semble être dépassée. Monsieur le Président, Macky Sall, l’heure est venue aussi pour ces jeunes si actifs mais peu privilégié d’être pour une fois récompensé a leur juste valeur car au final qu’es ce que c’est la politique sans moyens. On a tenu cinq ans et au Sénégal vous le savez mieux que n’importe qui que cela relève d’une véritable volonté de faire bien mais seulement à vos côtés. Cet appel sonne comme un nouveau souffle mais aussi une nouvelle ère ou la médisance, la jalousie gratuite sont exclues d’office. Seul vous représentez ce que le Sénégal a choisi mais il y’a qu’ensemble que cette vision sera traduite en victoire au soir du 24 Février 2019. La politique politicienne n’a plus sa place dans ce parti ni au Sénégal et vous devez siffler la récréation afin que les leaders puissent tendrent la main non pas par manque de choix mais par patriotisme et par devoir de réussir ensemble dans cette longue marche vers le deuxième mandat. Excusez si j’ai tapé du poings mais sachez que de braves jeunes vous soutiennent sous le soleil, la pluie et que ceux ci espèrent ardemment un jour dansé sous l’ombre afin de mener a bien votre héritage politique. Nous sommes déjà dans les starting blocks et avec ou sans moyens nous battront cette opposition qui nous méprise tant mais qui ignore que c’est dans cette haine que nous tirons nos actions vers le haut afin de faire comprendre a cette infime couche de citoyens qui doutent, que la solution sera et restera avec Macky Sall. Comme piqué a vif je me permet d’y croire encore plus avec cette sortie car comment ne pas être un fan face à une grandeur politique comme vous, la simplicité en communication vous a permis de vous faire entendre et ça, monsieur le Président, on en a tiré de la graine donc cette jeunesse vous dit dieureudieuf, diarama ou merci.




Adama Diaw Fara

COORDONNATEUR BAREM-2019

CHARGE DE LA STRUCTURATION DE LA CRIC

Mail. diawfara85@gmail.com

Et si le Sénégal s’inspirait du modèle de développement coréen ?

Comment passer d’un revenu annuel par habitant de 200 dollars dans les années soixante à 32.000 dollars aujourd’hui. D’aucuns penseraient que j’ai rajouté des zéros à ce dernier chiffre. Non, c’est bien trente-deux mille dollars. Comment est-ce possible en cinquante ans ? Qu’a fait la Corée du Sud pour passer, en une génération, d’un pays pauvre sans espoir à un modèle de réussite économique » ?

Dans le cadre de mes études, j’ai choisi d’effectuer mon stage dans un laboratoire de recherche du pays « du matin calme ». Avant mon départ, j’avais beaucoup d’appréhensions concernant la sécurité en Corée du Sud et la façon de vivre des Coréens. Côté sécurité, je n’étais pas rassuré par les informations diffusées dans la presse occidentale sur le conflit latent entre les deux Corées, même si des signaux positifs se dessinent avec la récente rencontre des leaders des deux pays. Côté « façon de vivre », je me demandais si je saurais m’adapter à la culture asiatique qui m’était quasi-inconnue, en dehors des cours de taekwondo que j’ai eu à suivre à Dakar.




Toutes mes appréhensions se sont avérées infondées. En effet, dès mon arrivée à Séoul, en Corée Du Sud, l’hospitalité coréenne m’a tout de suite rappelé mon très cher pays le Sénégal. Je me suis senti peu dépaysé et j’ai adhéré au fil des jours à la culture coréenne.

J’ai eu la chance au cours de mon stage de visiter plusieurs entreprises dont les produits inondent le marché mondial comme Samsung, Hyundai, entre autres. Je me suis rendu aussi dans plusieurs musées où l’histoire du pays est fièrement exposée. J’ai également eu à visiter l’île de Jeju surnommée par les coréens le Hawai d’Asie. Toutes ces visites m’ont permis d’avoir des idées plus claires sur le développement de la Corée du Sud. Je fus impressionné par la technologie de pointe utilisée dans le pays, par les tours rutilantes et par les parcs soigneusement aménagés. C’est alors que j’ai commencé à poser des questions aux autochtones sur les clés du succès sud-coréen.

En effet, je n’hésitais pas lors de chacune de mes visites à poser des questions à mes amis coréens sur les facteurs qui étaient à la base de leur développement fulgurant et de la perception qu’ils avaient de leur propre pays. Et leurs réponses m’ont permis de structurer les enseignements tirés de mon séjour en Corée du Sud en trois points. Chacun des points exposés ici pourrait être une source d’inspiration pour le Sénégal.

 

 

 

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

La première cause du succès de la Corée du Sud réside dans le développement de l’éducation. Ce qui a permis au pays d’atteindre, dès 2012, un taux d’alphabétisation de 97,9%.

Les études en Corée du Sud sont entièrement dispensées en utilisant le hangeul, l’alphabet officiel coréen. Des cours de langues (comme le chinois, le japonais et l’anglais) sont dispensées en plus.

Connu pour son titre de premier de la classe, au niveau mondial[1], le système éducatif coréen envoie chaque soir, dès l’école primaire, les élèves dans des instituts offrant des cours de renforcement, où ils passent plusieurs heures à étudier. Ces cours supplémentaires dispensés par des établissements privés sont connus sous l’appellation « hagwons ». Le système des hagwons s’est largement popularisé et institutionnalisé comme la norme après une journée de cours. Ces instituts sont coûteux. Cela n’effraie pas les parents qui déboursent jusqu’à 800 dollars par mois dans le soutien scolaire pour leurs enfants.

Un ami coréen m’a décrit la journée-type d’un jeune poursuivant ses études primaires et secondaires : réveil vers 5h ou 6h du matin, début des cours à 8h du matin (50 minutes par cours) jusqu’à la pause déjeuner, reprise des cours de 13h à 16H/16h30, étude personnelle jusqu’à 18h, fréquentation d’un institut hawgon de 18h à 22h, révision personnelle jusqu’à minuit (et parfois 2h du matin).

Ce rythme assez impressionnant n’est pas sans conséquences sur le bien-être et la santé tant physique que mentale des jeunes Sud-Coréens. En effet, le manque de sommeil (5 heures en moyenne) peut avoir des conséquences désastreuses pour un enfant. Ce n’est pas par hasard que le suicide devient la principale cause de mortalité chez les jeunes coréens de 15 à 24 ans.

En Corée, l’éducation est une religion et les études sont le gage de la réussite sociale. Dans ce pays lorsqu’un enfant rejoint une des universités du fameux SKY (Seoul National University, Korea University, Yonsei University), sa mère devient la reine du quartier. Et pour atteindre ce but, les enfants subissent une pression énorme de la part des parents. La mère abandonne même parfois sa carrière pour se consacrer pleinement aux études de ses enfants.

Chaque année, le jeudi de la deuxième semaine de novembre, la Corée du Sud est littéralement à l’arrêt entre 13 h 05 et 13 h 45. Les avions n’ont plus l’autorisation de décoller ou d’atterrir. Le trafic automobile est interrompu sur plusieurs axes. Et les policiers coupent leurs sirènes. Quarante minutes sacrées. Le moment du test de compréhension orale d’anglais des 650.000 lycéens du pays, qui jouent leur destin sur cette seule journée d’examen d’entrée à l’université. Pendant huit heures, les jeunes âgés de 18 ans vont enchaîner les épreuves de maths, de coréen, d’anglais ou encore de sciences sociales du « suneung[2] « , dont les résultats détermineront leurs chances d’entrer dans les plus prestigieux établissements du pays, et à la sortie desquels ils seront embauchés dans une administration réputée, une grande banque ou l’un des puissants conglomérats, comme Hyundai ou Samsung. Pour les autres qui auront obtenu une note moyenne aux tests, l’ascension sociale deviendra plus difficile.  Pour éviter toute contestation ou injustice, les tests sont composés de QCM (Questions à Choix Multiples). Ces systèmes de tests, qui excluent toute subjectivité des correcteurs, permettent à chaque individu, quelle que soit son origine sociale, de se mouvoir et d’accéder à l’élite.

Les voilà à l’université où le rythme des études devient de plus en plus croissant. En Corée du Sud le système de l’enseignement supérieur est similaire à celui des anglo-saxons. C’est-à-dire au lieu du système LMD (Licence Master Doctorat), ils ont opté pour le système Bachelor Master Phd. A la différence du système francophone, le système anglo-saxon permet d’obtenir son diplôme d’ingénieur au bout de quatre ans (contre 5 ans dans le système francophone).

Le système d’enseignement sud-coréen accorde aussi une grande importance aux filières pratiques, comme l’agriculture, le commerce, la pêche et l’économie, ainsi qu’aux cursus préparant à l’innovation technologique.

De fait, pour être autonome en matière de sciences et technologies, le gouvernement sud-coréen consacre 4,3% de son PIB à la recherche. Ce qui fait de la Corée du Sud le champion du monde de la Recherche Développement.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’intervention des pouvoirs publics coréens a longtemps été dominée par une politique commerciale combinant mesures protectionnistes et fortes incitations aux exportations. Ainsi de l’industrie lourde et chimique (années 60 et 70) aux nouvelles technologies et à l’industrie de l’information (depuis les années 90), en passant par l’industrie automobile, navale et électronique (années 80 et 90), la Corée du Sud a su surmonter les contraintes de la taille limitée de son marché intérieur, à travers la mise en œuvre d’une politique industrielle et technologique de croissance par l’investissement. La Corée du Sud s’est ainsi progressivement transformée en acteur majeur du commerce international, et notamment en puissance exportatrice.

Si la Corée du Sud en est à ce niveau aujourd’hui c’est que son développement s’est fait en plusieurs étapes. A chaque période, le pays ciblait un secteur et y consacrait tous ses efforts. Et les Coréens ont toujours su transformer les crises en opportunités. Ainsi, « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort », ces mots de Friedrich Nietzche sont une ouverture à la pensée « Wei-Ji » dont l’idéogramme « Wei » signifiant danger et « Ji » signifiant « point de basculement ».

Toutes ces politiques ont permis le développement par étapes successives de la Corée du Sud avec la participation financière de l’Etat. Lors de l’enclenchement des différents plans quinquennaux pour le développement, aucune entreprise ne disposait des ressources techniques et financières pour s’implanter dans ces secteurs, mais grâce à la coopération étroite entre l’Etat et le secteur privé (Chaebols), ces derniers sont devenus un instrument efficace dans la stratégie de développement industriel. L’Etat a financé la création de ces entreprises grâce à des prêts bancaires à long terme et à faible taux, et des attributions préférentielles de licences d’importations.

Le dernier point sur lequel il convient de se pencher est l’entretien du marché intérieur de produits manufacturés par une demande en provenance de secteurs non manufacturiers, en particulier l’agriculture. Un des traits caractéristiques de l’agriculture coréenne est d’être constitué d’un système de petits propriétaires dont les exploitations ont une faible taille avec une moyenne d’à peine 1hectare. C’est le résultat du processus de redistribution des terres entamé à la fin de l’occupation japonaise qui a culminé avec la réforme agraire réalisée pendant la guerre civile. Un des facteurs dominant de cette réforme est la diminution du flux d’émigration rurale.

La réforme agraire de 1950 a donc préparé l’industrialisation. En effet, une abondante main-d’œuvre bon marché a été libérée, ce qui était une condition préalable dans le modèle d’industrialisation suivi par la Corée du Sud.

  1. Patriotisme et Discipline

« L’amour de la patrie a créé la Corée d’aujourd’hui » a déclaré le président Moon Jae-in. Il a ajouté : « C’est grâce au patriotisme que l’Etat d’aujourd’hui est présent. Toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour la patrie sont la Corée. Nous ne pouvons diviser le pays par les partis conservateurs ou progressistes. Pour récupérer le pays, il ne peut y avoir ni de gauche, ni de droite. Tous, jeunes et vieux, défendent ensemble leur patrie, et au centre de l’histoire du patriotisme, le peuple coréen a toujours été présent. Mon gouvernement et moi respectons pleinement cette histoire et nous la protégerons jusqu’au bout ».

En 2009, pour écouler ses stocks de riz, la Corée du Sud en a appelé au patriotisme alimentaire. En effet, la surproduction de riz s’élevait à 160.000 tonnes annuelles, due aux changements d’habitudes alimentaires des Sud-Coréens. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donc décidé de baisser le prix du riz et la population a suivi.

Comme on l’a si bien remarqué, le terme « patriotisme » revient à chaque fois en Corée. C’est ce qui a permis à leurs aïeuls de se dévouer corps et âmes pour amener leur pays à la situation actuelle. Le Coréen est fier de parler de son pays et de faire ses éloges.

De plus, n’ayant que très peu de ressources naturelles, c’est sur son capital humain que la Corée du Sud s’est orientée. Façonné dès son plus jeune âge à l’effort et au dépassement de soi, une fois dans le monde du travail, le Sud-Coréen ne recule pas devant la charge du travail. L’assemblée nationale sud-coréenne a ainsi adopté récemment une loi pour réduire le temps de travail hebdomadaire à 52 heures contre 68 heures (le niveau le plus élevé du monde). Un nombre qui comprend 40 heures par semaines ainsi qu’un plafond de 12 heure supplémentaires à ne pas dépasser. La discipline dans l’effort au travail a permis à la Corée d’inonder le marché mondial avec ses produits.

En Corée du Sud, le respect de l’éthique est tellement présent que le développement trouve une facilité pour se frayer un chemin. Apprendre aux jeunes les conséquences néfastes de la corruption dès le bas âge permet, plus tard, lorsqu’ils deviendront adultes, de ne pas reprendre cet acte ignoble. Ce comportement contre la corruption est tellement adopté par la population coréenne qu’ils se sont mobilisés au moment où ils ont su que l’ex-présidente Park Geun-Hye était impliqué dans une affaire de corruption, pour demander sa destitution. Cette ex présidente encourt une peine de prison de 24 ans rallongée à 32 ans. Cette mobilisation spectaculaire a permis au pays d’anticiper les conséquences qui pourraient être désastreuses pour la Corée du Sud dans les années à venir.

Une jeunesse éveillée avec une éducation solide, des institutions fortes et un Etat qui a comme slogan « servir sans se servir » (et qui l’applique) pourront actionner le développement de mon très cher pays le Sénégal.





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

Elève Ingénieur

INSA de Strasbourg

locheikhahmad@yahoo.fr

 

Références bibliographiques

http://www.jeuneafrique.com/370225/economie/le-message-coreen/

https://www.persee.fr/doc/globe_0398-3412_1952_num_91_1_3350

 

[1]  La Corée occupe au sein de l’OCDE la première place pour la troisième fois consécutive dans le classement PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves ) de 2012

[2] Equivalent du BAC au Sénégal

Irresponsables !

L’attitude indigne et irrespectueuse qui consiste à saper l’image de marque des jeunes de BBY dénote d’une indiscipline notoire et caractérisée de la part de ces vétérans qui coordonnent la jeunesse de BBY et, traduit une fois de plus de leur manque d’objectivité et de vision mais, aussi de la grande médiocrité au sein de cette structure. Nous condamnons fermement cet acte de déshonneur. Ces personnes toxiques, jalouses, manipulatrices, arrogantes, critiques, égocentriques, mégalomanes, sont source de conflits et veulent diviser BBY. Nous avons le vertige quand nous pensons aux responsabilités qu’exercent ces politiciens( Ministre conseiller, députés membres du bureau de l’assemblée, directrice générale d’agence nationale, membres hcct… qui se crêpent le chignon pour…200.000fcfa).Quand des personnes qui n’ont jamais travaillé et qui ont eu leur premier emploi dans le bureau du président de l’assemblée nationale ou en tant que PARLE-MENT-AIRES. C’est forcément la suite logique de ces comportements véreux ! Il y a, quand on fait de la politique, un devoir d’exemplarité.
Le Président Macky SALL merite mieux que ça!
Nagnioudémrék




LASS BADIANE PRESIDENT DIEUM KANAM/ SECRETAIRE ELU BBY COMMUNE DE GRAND YOFF

La Diaspora au coeur des préoccupations de Macky !

En 2012, les sénégalais dans leur majorité se sont librement choisis le candidat Macky Sall pour présider aux destinées de leur pays. En six ans de gestion du pouvoir, force est de reconnaitre que les réalisations du président Macky sall pour la Diaspora sont immenses. Pour prouver cette assertion voici quelques réalisations parmi tant d’autres qui montrent à suffisance que le président Macky Sall met au coeur de ses préoccupations la Diapora.
Démarrage d’études sur l’évaluation des conventions bilatérales et multilatérales pour la sécurité sociale de nos compatriotes émigrés ;



Etude pour la création d’un fonds pour le rapatriement des dépouilles des sénégalais décédés á l’étranger, l’aide aux familles endeuillées, les malades nécessitant une intervention chirurgicale lourde et le rapatriement des sénégalais en situation de détresse grave avec un budget de 800 millions de francs CFA en 2015;
Saisine de postes diplomatiques et consulaires pour le recensement de tous les sénégalais détenus dans leur juridiction, á l’effet de leur fournir l’assistance consulaire nécessaire ;
Politique sociale permettant aux sénégalais de l’Extérieur de bénéficier des logements ;
Quota de 30 % sur tout aménagement de terrains au profit exclusif des émigres
Entre 2014, date de son début de mise en œuvre et Octobre 2016, le FFD a décaissé 2.495.997.313 de francs CFA dans 23 pays pour booster et soutenir les efforts des Sénégalaises.
Plus de 3000 femmes ont été accompagnées pour consolider ou démarrer une activité génératrice à travers le monde : Cote d’Ivoire, Mali, Gambie, Mauritanie, Burkina-Faso, Gabon, Congo Brazzaville, Maroc, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Togo, Italie, France, Espagne, Belgique, Allemagne, Turquie, Portugal, Arabie Saoudite, Dubaï, Chine, Etats-Unis et Canada.
En 2014, une enveloppe d’investissement de 602 780 958 francs CFA sur le budget du FAISE a servi à financer 122 projets de Sénégalais de l’extérieur.
En 2015, 800 millions FCFA avaient été affectés à 116 demandes de financements concernant des secteurs aussi divers que variés tels l’élevage, la pêche, les Tics, l’artisanat, les services et l’agriculture.
Pour la présente campagne, 850 millions FCFA serviront à appuyer 170 projets jugés innovants et porteurs de croissance.

Financement des projets par le Fonds d´Appui á l´Investissement des Sénégalais de l´Extérieur (FAISES) de 340 millions en 2012 á 1 milliards Cinq cent millions de FCFA en 2015 ;
Prise de mesures de baisse des prix sur les tarifs des appels téléphoniques entrants, á la suite de la suppression surtaxe qui y étaient appliqués ;
Décret 2012-444 du 12 avril 2012 relevant l’âge de l’importation des véhicules qui passe de 5 á 8 ans;
Modification du code de nationalité sénégalaise pour permettre aux femmes sénégalaises de transmettre la nationalité sénégalaise á leurs enfants ;
Election de 15 députés de la Diaspora ;
Création d’un guichet unique spécialement dédié é la Diaspora au niveau de l’APIX. Ce guichet unique a pour missions principales de partager, avec les sénégalais de la diaspora, les projets et les opportunités d’affaires existantes dans les différents secteurs porteurs et au niveau des différentes régions du Sénégal.




Au vu de toutes les grandes réalisations du président Macky Sall pour la Diaspora, force est de reconnaitre que la prise en charge des priorités de nos compatriotes est au coeur de ses préoccupations. Et ne serait ce que pour cela toutes les populations au premier plan desquelles la Diaspora doivent se mobiliser comme un seul homme pour lui donner un deuxième mandat bien mérité.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email: emodiop@gmail.com

Corruption dans la justice: Et si Bamba Dièye était l’interprète des magistrats sénégalais ?

– Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal : « Il y a des entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice ».
– Cheikh Bamba Dièye, leader du Fsd / Bj : « Les juges sont au service de Macky Sall… »
Ne disent-ils pas la même chose en des termes différents, puisque la synonymie parfaite n’existe pas ?
Je ne comprends pas l’attitude de Téliko qui aurait saisi la justice alors que M. Dièye n’a fait que répercuter sa pensée. S’il y a « entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice », il faut se demander d’abord par quels moyens celles-ci s’exercent. Or en l’espèce, ainsi que le souligne l’opposant sénégalais, on peut présumer que la corruption soit érigée en mode opératoire.
L’usage du pluriel aurait posé problème. Allah lui-même utilise la première personne du pluriel quand il nous parle dans le Coran. Pour autant, seul un fou le croirait non singulier. Pour le reste, dites-nous si maintenant le Sénégal est un régime de « parti unique » et de « pensée unique » et on vous rétorquera que ce pays ne s’accommodera jamais de la dictature. Cette dictature peut ramper, elle peut marcher sur ses genoux, mais elle ne sera jamais debout ! A t-il constaté




Saliou badiane

Le Sénégal, l’aimer ou le haïr ?

Ce pays, petit de par sa taille et grand de par ses hommes, s’appelle à l’unisson, le Sénégal. Pays de la célèbre Téranga, en d’autres termes, pays de l’hospitalité légendaire chantonnée et festinée dans le monde entier. En effet, ce Sénégal-là, dont on vante les mérites, mérite-il ces superlatifs ? Cette question on ne peut plus claire divise mais mérite aussi tout son pesant d’or. Il ne faut pas nous voiler la face, tête baissée en sus. Il faut sortir les mots tels qu’ils s’arrangent et se déclinent. Le Sénégal n’est plus ce qu’il était. Une dégringolade à tous les niveaux de ce qui nous unit. La société. Cette envie de vivre ensemble. Cette envie d’aller de l’avant. En fait, ce pays de nains va mal. Très mal d’ailleurs. Nous sommes des nains d’esprit. Peuple de nains d’esprit, je vous prie de pardonner mon insolence qui me sied tel un string engoncé dans un très joli potin de demoiselle. Faut-il derechef que je m’en excuse ? L’instinct dicte ma conscience et me dit de tracer ma route, per fas et nefas. Peu me chaut ! Le Sénégal d’El Hadj Malik Sy, de Cheikh Ahmadou Bamba, d’Aline Sitoé Diatta, de Senghor, de Mamadou Dia, de Cheikh Anta Diop, de Kéba Mbaye, d’Ousmane Sow (…) a perdu de sa belle. De son lustre avec son étoile à jamais palie. De sa beauté verdoyante durant les premières années du soleil de sa pseudo-indépendance. Pauvres de nous ! Des pantins de l’Occident nous avons élu ! Et nous sommes toujours à la recherche d’un pseudo-développement qu’on nous bassine à longueur d’année ! Notre mal n’est pas loin ; s’il est à chercher, il serait à quelques centimètres de nous. Il nous observe et nous piétine. Il est dans nous. Mais hélas, nous n’avons ce que nous méritons. Tel peuple tels dirigeants ! Ainsi se définissent le Sénégal et bon nombre de ses pairs africains.

La politique




Du grec ancien politikos, la politique ou les affaires de la Cité, est un terme galvaudé depuis les indépendances mais l’africain, connaît-il la quintessence de ce mot ô combien important dans l’esprit des lois d’une république, à fortiori bananière comme la nôtre ? Il ne s’agit pas d’une intempérance de langage mais d’une vérité avérée. Oups, j’ai droit à une redondance parce que les mots coulent tels qu’ils viennent dans mon esprit peu fécond. En effet, je suis un adepte du je-m’en-foutisme et du qu’en-dira-t-on. Un élève de l’anticonformisme. Notre mal vient des politiciens. Ces chiens de politique qui, ventre repu, ne pensent qu’à l’entre-soi. A eux la prospérité ! Et au peuple la pauvreté ! Ils sont le cancer généralisé de la société. Il n’est pas d’eux que surgira la lumière tant convoitée par ce peuple laissé en rade. Ce peuple de misère. Ce peuple laissé à son propre compte et prenant pour témoin Dieu sur terre. Avec pour armes absolues : l’obscurantisme et le dilettantisme frisant un ridicule extrême. Nous tous, sommes embarqués dans la pirogue de la galère et où l’horizon semble bouché. Point de rebuffade et point d’espoir.

L’économie

Comment pourrons-nous parler d’économie dans cette  situation assez burlesque ? Et oui, elle est tendue et en même temps elle fait rire. Mais un rire jaune nimbé de tristesse. En effet, l’économie, c’est ce qui fait qu’un pays vit, respire et avance sur le chemin du développement. L’on ne vit pas, l’on n’avance pas et pire l’on nous pompe l’air. Encore une œuvre des politiciens et non des politiques. Parce qu’un politique est quelqu’un qui fait avancer et fait émerger son pays. Et à cor et à cri, l’on nous tympanise avec le mot émergence. Sommes-nous réellement sur le chemin de cette soi-disant émergence? Mon doigt me dit non. Peut-on parler d’émergence dans ce Sénégal qui manque de tout et même d’eau, source de vie. Le Sénégal, hier fleuron de l’Afrique de l’Ouest, est mort de sa belle mort et depuis des lustres. Mais nous sommes où là ? Une question bête équivaut à une réponse bête. Nous sommes bel et bien à Ndoumbélane, dans ce Sénégal-là, de festin et de ripaille du camp des vainqueurs. Ce Sénégal-là, abonné aux fêtes politiciennes, bon an mal an. Un peuple dont la seule valeur est la triche et où la valeur travail existe peu ou prou. Qu’on m’accuse d’indécence intellectuelle, m’en fous complètement ! Qu’on me guide vers la potence et sous le regard du peuple, je m’enorgueillis et je crache la vérité face à ces dirigeants corrompus jusqu’au trognon, sangsues de l’économie de la nation.

L’Ecole malade

Aimer le Sénégal c’est comme une épreuve de marathon très haletante. Aimer le Sénégal de nos jours, c’est laisser sa salive sur le carreau. Et de l’éducation, faudra-t-il en rire ou en pleurer ? La situation est trop drôle pour être élucidée. En effet, l’on se demande à quoi joue cette bande de soi-disant leaders qui nous gouvernent et ayant zéro ascendant sur la population. De vrais larbins. De vrais traîtres. Ces fils indignes épousant le mensonge pour religion. Quand on parle de l’Ecole, l’on est triste parce qu’il n’y a pas d’issue heureuse. Incroyable mais il est vrai ! L’école est très malade de nos jours et élèves et enseignants ont baissé les bras. Le pavillon Sénégal ne bat plus au large. Il a été emporté depuis belle lune. En effet, un peuple qui baisse les bras cesse de respirer. Et point de respiration, point de vie sur terre. En effet, la question à brûle-pourpoint, c’est de savoir si nous sénégalais, sommes-nous appelés à disparaitre un jour ? Et oui hélas, ce n’est qu’une question de temps. Et en ce sens, que dire et que faire face à cette hécatombe ? Aimer le Sénégal ou le haïr ? Drôle de question. Bon Dieu, fais que je ne choisisse aucun des deux ! En effet, ces deux verbes ont toujours rythmé et jalonné la vie politique des nations. Et il nous faudra, dans un futur proche, tout déglinguer ou saborder le système et recommencer ou disparaître à jamais.




POUYE Ibra

 

Secrets d’audience: ces virus qui prennent la région de Matam en otage !

Après 5 ans de gouvernance, c’est maintenant que Macky Sall rencontre les apristes de Matam (pour ne pas dire la jeunesse ou la population) pour recueillir leurs doléances, nous dit-on.

Faut-il s’en réjouir ou pleurer ?

De qui se moque-t-on, vraiment ?

Ne l’avait-il pas fait lors du conseil des ministres délocalisé?

A quoi servent nos Maires, Sous-préfet, Préfets et/ou Gouverneurs? Pour quelle utilité sociale ont été déconcentrés leurs services ?




N’est-il pas l’homme le plus renseigné du Sénégal?

C’est juste de la pure escroquerie politique, orchestrée par des Hypnothérapeutes, Diplômés en stratégie politicienne et agrégés en Vente d’illusions. Elle a pour objectif de prendre des mesures populistes et faire croire à la population qu’elle peut avoir, en 5 mois de bluff, ce qu’elle n’a pas eu en 5 ans de diagnostiques, luttes et promesses.

Suite logique de leur tournée, organiser un meeting au palais et non audience, sous les couleurs de la Région, c’est en somme dire à Macky, nous avons réussi une tournée, unissant tous les frères ennemis et nouveaux transhumants, aujourd’hui nous organisons un meeting de clôture. Béni soit ton éternel pouvoir. Tu es le plus beau, tu es le meilleur, « yoummaa boukaa, baammaa bouraaka », Seydi Sall Baalo. Bref, tu as tout fait pour Matam !

Pour ces dinosaures, la politique est un jeu politicien. Pas de priorité. Pas de développement des territoires. Pas de respect des promesses. Pas de considération. L’essentiel, pour eux est de jouer le meilleur jeu par excellence : faire émerger le bluff, l’axe principal du PSE.

D’ailleurs, si cette volonté passe comme une lettre à la poste, c’est parce que la Région de Matam est vraiment prise en otage par 3 virus, pires qu’Ebola :

1-L’omniprésence de mini leaders et coquesseurs politiques émergents, hypocrites et vendeurs d’illusions qui jouent avec la demande sociale de toute une population,

2-Le manque de courage de ses cadres,

3-Le Syndrome d’inertie fataliste et de découragement qui frappe sa jeunesse.




Au même moment et « En attendant le vote des bêtes sauvages » comme disait grand père Ahmadou Kourouma, pour Tonton Macky, la population est juste du bétail électoral téléguidé instinctivement par son neddo ko baanndoum émergent, toujours prête à caresser le gros ventre de Bouur guede.

Toutefois, comme disait Maama Poullo Gaynaako : « Si on ne te donne pas courtoisement ton dû, arrache-le ».

Oumar Samba NIANG

 

Querelles de borne fontaine à l’APR Côte d’Ivoire

Ces derniers temps par presse interposée, beaucoup de choses ont été étalées sur la place publique. Par des attaques et contre-attaques, des amis d’hier et complices ou collègues qui se sont mutuellement soutenus sont devenus subitement des ennemis et se regardent dans le blanc de l’œil pour se haïr, se détester, se calomnier!

Cette situation incommode, inexpliquée a mis mal à l’aise certaines autorités, les ressortissants sénégalais de Côte d’Ivoire, et des militants authentiques de l’APR dont je me réclame.

Ce sont des comportements que nous déplorons et condamnons et qui ne peuvent en aucun cas être tolérés. Il faut se ressaisir et travailler main dans la main pour le triomphe du président Macky Sall au premier Tour.

Le Président Macky Sall a beaucoup fait pour la diaspora en général et pour les ressortissants sénégalais en Côte d’Ivoire en particuliers ; des nominations, des billets de la Mecque, des passeports diplomatiques, des bourses d’études, de financements des femmes, de largesses pour les imams etc … Nous tous avons eu droit à ses largesses ou privilèges…




Donc l’heure est au rassemblement et à l’union pour serrer les coudes et renvoyer l’ascenseur au candidat de l’APR en le faisant triompher le 24 Février prochain.

Pour cela, j’en appelle aux militants et militantes de l’APR, de BBY à plus de tolérance et de sérénité.
J’interpelle directement Son Excellence Abdou Karim Basse et l’honorable Conseiller Economique Samba Diop pour leur exprimer d’abord mon soutien pour avoir implanté avec eux toutes les cellules et composantes de l’APR en Côte d’Ivoire et leur dire qu’on ne participe pas à l’œuvre de destruction d’un pan entier d’une maison qu’on a bâtie.

A mon frère et Coordonnateur Dame Faye, de même que Ibrahima Nancy Ndiaye et tous ceux qui travaillent avec eux tous les jours pour le triomphe du Président Macky Sall, je vous exhorte à la vigilance, à la tolérance, à l’ouverture et à l’efficacité en allant à l’essentiel et à ne rejeter aucune force qui peut contribuer à la victoire de l’Apr et de son candidat, le Président Macky Sall.

A l’honorable Député Seybatou Aw, rappelez-vous quand, lors d’une visite à Abidjan, le Président Macky Sall a pris votre main pour vous demander de reconcilier les responsables et militants de l’APR en Côte d’Ivoire. Restez dans ce rôle de médiateur et de facilitateur et au-dessus des querelles intestines.je vous invite à travailler main dans la main avec Son Excellence,

Monsieur le Consul, l’Honorable Samba Diop et le  Coordonnateur Dame Faye pour rassurer, ramener la sérénité et assurer une large victoire au 1er tour au candidat Macky Sall.

A tous les militants de l’APR, de BBY, tous les sympathisants qui sont engagés pour un 2e mandat du Président Macky Sall dès le 1erTour le 24 Février 2019, qu’ils soient d’Abidjan ou de l’intérieur de la Côte d’Ivoire, nous leur disons que l’heure est au rassemblement, au resserrement des coudes et au dépassement de soi. C’est le moment de s’oublier soi-même pour le   Président Macky Sall.




Abdoulaye Sow

Responsable APR en Côte d’Ivoire

sowabdoulaye114@gmail.com

 

 

La violence gratuite que rien ne légitime et encore moins ne justifie

Chassez le naturel, il revient au galop. La horde des prédateurs (de l’arène) s’est encore prêtée à son exercice favori : la violence gratuite que rien ne légitime et encore moins ne justifie. Et dire que toutes les conditions (matérielles et techniques) étaient réunies pour faire du premier épisode du feuilleton « Modou Lô-Balla Gaye 2, la revanche » de grands moments de communion et d’échanges entre les organisateurs, les lutteurs (acteurs principaux) et les journalistes. Hélas, le « monstre » a encore pris du poil de la bête, au détriment des véritables acteurs de la lutte et des nombreux téléspectateurs restés scotchés devant leur poste-téléviseurs pour ne rien rater du spectacle. Le face-à-face Modou Lô-Balla Gaye 2 en valait le coup. Le décor était planté dès l’entame du spectacle avec M. Issa Ndiaye, à la suite du promoteur Gaston Mbengue, le « boss » de la structure chargée d’organiser les retrouvailles de ces deux VIP s’est longuement appesanti sur l’absolue nécessité, pour les supporters des deux camps notamment, de déblayer à nouveau le chemin aux sponsors-leaders dont certains et pas des moindres ont manifesté le désir de revenir dans l’arène. A cela une seule alternative : que la lutte soit cette école de la vie rythmée par le respect de l’adversaire, le sens des responsabilités, l’éthique sportive, toutes vertus qui font du pratiquant et des supporters des acteurs irréprochables. C’est à croire que M. Ndiaye avait prêché dans le désert. Son discours à la limite pathétique est tombé dans l’oreille d’un sourd. Comme lors du face-à-face Ama Baldé-Gouye Gui organisé sur le même site, la violence s’est invitée à la fête par le fait de supporters surexcités prompts à s’illustrer négativement par des comportements condamnables à tous points de vue. Les prémices de ces troubles ont été notées avant l’arrivée des deux lutteurs. Les « gurus » de Modou Lô et Balla Gaye 2 avaient pris place sur les chaises décernées aux deux acteurs, empêchant toute autre personne, surtout de l’autre camp, de s’y asseoir. Réaction des présentateurs de l’émission et du promoteur : ainsi va la lutte.


En minimisant cet incident, ils étaient loin de s’imaginer qu’ils venaient d’ouvrir la boîte à pandore. La décision aurait été de ramener à l’ordre, à partir de cet instant précis, les deux camps pour parer à toute éventualité, en interdisant purement et simplement à toute autre personne autre que le lutteur de s’asseoir sur la chaise. Cela aurait eu le don de réfréner un tant soit peu l’ardeur débordante des « dépositaires de l’arsenal mystique des lutteurs » et leurs assistants. Pour avoir failli à cette invite à plus de responsabilité, les organisateurs ont fauté. Beaucoup de rigueur et surtout de fermeté aurait permis de recadrer les uns et les autres et éviter à ce face-à-face diffusé à grande échelle d’être entaché par ces incidents regrettables. Le paroxysme de la violence a été atteint avec l’arrivée des deux lutteurs. Il a fallu un trésor d’ingéniosité et beaucoup de professionnalisme aux forces de l’ordre pour éviter le pire. La goutte d’eau qui a fait déverser le vase porte la signature d’un supporter de BG2 que Modou Lô a cité nommément. Il est reproché à ce proche du camp du lion de Guédiawayed’avoir aspergé le lutteur d’un liquide. Mystique quand tu nous tiens. Suffisant pour que les nerfs s’échauffent et qu’une mêlée générale contraigne l’arrêt de l’émission pendant quelques minutes avant que les choses ne reviennent à la normale. Hélas, le coup était déjà parti : le «monstre » s’était réveillé. Voilà qui suscite interrogation et surtout crainte lorsque l’arène nationale sera livrée à la lutte. Loin de moi l’idée de jouer les oiseaux de mauvais augure. Il s’agit, tout au plus, d’alerter comme d’autres l’ont fait avant moi. Il est grandement temps que la horde des prédateurs qui sèment trouble et désolation dans l’arène comprenne que sport ne rime pas avec violence. L’Acte I de Balla Gaye 2-Modou Lô s’était illustré par une passion qui avait fini d’installer la psychose à Guédiawaye et aux Parcelles Assainies, voire dans la banlieue dakaroise, au point que des autorités au plus haut sommet de l’Etat intervinrent. Cela ne saurait se reproduire avec la 2e saison du feuilleton « Balla Gaye 2-Modou Lô, la revanche ».



Arame Thioye, le journaliste, et le journaliste et une partie de l’émission

Cette émission célèbre la problématique de la posture du journaliste et des libertés individuelles et des prescriptions religieuses.
Le professeur comme toujours dans un rôle de confessionnaliste se défroque de son rôle de journaliste et place au banc du jugement religieux le défoulement extrasexy de la dame.
Mais , Arame, tu es musulmane , est-ce qu’il y a lieu de t’habiller ainsi. Iman a fui.
LUI, LE PROFESSEUR n’a pas fui et n’est point foudroyé par les formes généreuses d’Arame. Du moins visiblement.
Elle argue de sa dimension d’artiste et se vautre dans un refus d’entrer dans la convocation religieuse de lecture de son comportement vestimentaire . Elle réclame être musulmane et user de son corps comme son attribut personnel hors d’une prescription extérieure à elle tout en restant dans les limites de femme mariée .
Aujourd’hui, la question n’est pas d’assener des savoirs, des normes aux autres sous la forme d’une terreur ou de la menace voilée de la géhenne ardente.
L’angle d’attaque est l’ouverture d’espace convivial , de confiance pour discuter avec les femmes, et même les hommes sur la marchandisation du corps par le capitalisme qui soumet tout au profit à tirer.
Pour qu’advienne une prise de confiance personnelle délivrée de toute tyrannie extérieure. Pour que nos corps ne soient pas une valeur marchande. Pour que nous ne tombions point dans la vision que la beauté est une construction, une fabrique sous cosmétiques et accessoires vestimentaire.
Dans cet espace, l’iman ne se trouve point dans la peur de l’exhibition et de l’offre au regard du corps d’Arame. Il peut admirer sans aucune mortification de son propre corps, sans aucun refoulement douloureux la beauté simple, non construite sans aucun reniement religieux.La sagesse n’est pas la fuite mais la capacibilité ( mot que j’ai piqué à un autre professeur )à prescrire à son propre corps les normes religieuse ou laïques qu’on s’est décidées.
Le GRAND PROFESSEUR, censeur à l’aune des prescriptions religieuses, de la rigueur morale presque talibane ne semble pas être dans son rôle de journaliste pour presque toujours se vautrer dans la bonne place de détenteur de savoirs encyclopédique, d’inquisiteur pour écraser l’invité (e)(s). Je voudrais qu’on aille ( LE PROFESSEUR et moi le petit étudiant) ensemble apprendre de ce personnage de Marguerite Duras, Ramon Fernandez. La romancière dit qu’il « avait une civilité sublime jusque dans le savoir, une façon à la fois essentielle et transparente de se servir de la connaissance sans jamais en faire ressentir l’obligation , le poids. ». Quelqu’un peut me dire qu’il s’agit que d’un personnage. Mon professeur titulaire ( il est un vrai professeur d’université, il est à l’UCAD) m’a appris sans aucune arrogance, avec une humilité naturelle que le personnage en tant qu’expérimentation textuelle peut renvoyer à une expérience réelle. Et puis, c’est ce que Ramon Fernandez enseigne comme comportement qui est la leçon à vivre.




Mame Atta GUEYE

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