Blog de Cheikh Yerim Seck

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Prison

Sorti de Rebeuss, pourquoi Bamba Fall n’y est-il plus reparti pour voir Khalifa Sall ?

YERIMPOST.COM Depuis ce jour du 24 avril 2017 où il a été libéré après quelques mois de détention, Bamba Fall n’a plus remis les pieds à la prison de Rebeuss. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites, il n’a pas franchi le portail de la maison d’arrêt et de correction pour rendre visite à Khalifa Sall. Officiellement, a appris Yerimpost, le maire de Médina explique cette carence par un fait: « C’est l’administration pénitentiaire qui m’a interdit d’accéder à la prison. » Il doit donc être le seul dans ce cas. Tous les autres maires des communes d’arrondissement ont multiplié les visites auprès de Khalifa Sall. 

On sait aujourd’hui que l’explication que servait Bamba Fall était bidon. En réalité, il a préféré couper tout contact avec le détenu le plus célèbre du Sénégal pour ne pas gêner ses pourparlers avec le pouvoir. De même, l’édile de Médina n’est allé que deux fois au tribunal de grande instance de Dakar pour soutenir Khalifa Sall, depuis le début du procès de celui-ci. Négociations quand tu nous tiens…

Exclusif! Le secret de Khalifa Sall pour supporter la prison raconté par lui-même…

YERIMPOST.COM A l’un de ses grands soutiens, qui se faisait des soucis pour lui, face au prolongement de sa détention, Khalifa Sall a confié, pour le réconforter: « Ne t’en fais pas pour moi. Je me suis préparé dans la tête pour rester ici longtemps sans flancher ni perdre ma dignité. Mon seul souci, c’est que ma famille et mes proches soient en paix. Quant à moi, je suis aujourd’hui apaisé, convaincu que mon destin est entre les mains de Dieu. Je meuble mon temps avec la foi et la réflexion. Je n’étais accro à rien qui puisse me manquer. Comme tu le sais, je suis sobre en tout. »

Après vérification, Yerimpost est en mesure d’écrire que le maire de Dakar a un mode de vie qui le dispose à tant bien que mal supporter la prison. Sobre jusqu’à la caricature, il ne fait dans aucun excès. Il mange peu, généralement du poisson et de la salade, et presque jamais de viande ni les plats sénégalais que nous connaissons.

Contrairement aux cadres sénégalais habitués au confort douillet du climatiseur dans ce pays sahélien, Khalifa Sall ne supporte pas l’air conditionné. Tous ses proches le savent: le clim n’est jamais allumé dans son bureau, dans sa voiture, dans sa chambre… Il partage cette phobie de la climatisation avec l’ex-président du Sénégal, Abdou Diouf.

Le maire de Dakar n’est pas nostalgique de l’ambiance de Dakar. Ni mondain ni fêtard, il ne sort jamais, s’il n’est pas au bureau, de l’appartement niché au sommet de l’immeuble Kébé dans lequel il vit avec son épouse Gaëlle Samb.

On l’aura compris: Khalifa Ababacar Sall, du haut de ses plus de 60 ans, s’est assagi et mué en un homme sans excès. L’équilibre spirituel également participe de sa tranquillité en prison. Dans sa cellule individuelle isolée de « la détention », côtoyant l’infirmerie et faisant face aux bureaux de l’administration de la prison, Khalifa Sall perfectionne sa connaissance du Coran grâce aux enseignements d’un oustaz qu’il reçoit plusieurs fois par semaine. Adepte de la confrérie tidjane, il égrène très fréquemment son chapelet. Pour obtenir de Dieu, le Meilleur des juges, qu’il lui fasse justice ?




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Révélations exclusives sur une affaire qui a failli mener Elhadji Diouf en prison !!!

YERIMPOST.COM Elhadji Diouf a échappé de très peu à la prison. Il a fallu le veto du procureur de la République, Serigne Bassirou Guéye, pour qu’il ne soit pas déféré après l’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie.

L’ancien footballeur a été gardé à vue toute l’après-midi du 8 février avant d’être libéré. Les faits pour lesquels il était convoqué sont pourtant établis. Des dépositions de témoins oculaires corroborées par un enregistrement sonore en attestent sans équivoque. L’incident s’est produit à La Fourchette, au centre-ville de Dakar. Alors que Souleymane Tall y dînait tranquillement avec son épouse, Elhadji Diouf s’est introduit dans le restaurant en compagnie de gorilles nerveux.

Il a violemment pris à parti le sieur Tall, lui a demandé pourquoi il appelle son épouse Valérie, avant de l’abreuver d’injures et de menaces de mort. Pour des faits similaires, des gardes du corps de Cheikh Amar ont été arrêtés et condamnés à des peines fermes de prison.

Dans le cas de Dioufy, le parquet a tordu la main des enquêteurs pour qu’ils le libèrent à la fin de sa garde-à-vue. Le procureur lui a fait bénéficier d’une sorte d’excuse de provocation. Son attitude a été interprétée comme une réaction humaine de jalousie face à un homme qui a prêté une voiture à sa femme et qui appelle fréquemment cette dernière. Sa casquette de conseiller spécial du président de la République pour le sport a également dû lui être utile.

Si Elhadji Diouf est dehors pour l’instant, cet incident pose la question de la survie de son couple avec Valérie Bishop qui fut, il y a quelques années, l’un des plus glamours du Sénégal.



Le présumé complice de Gadio maintenu en prison

YERIMPOST.COM Arrêté au même moment que Cheikh Tidiane Gadio, le juge new-yorkais en charge du dossier a décidé de maintenir Patrick Ho en prison. Son avocat avait introduit une demande de liberté sous caution que la magistrate Katherine Forrest a refusé, estimant que le risque de fuite était trop grand.

Exclusif! L’échange aigre-doux entre Tanor et Khalifa à travers un émissaire

YERIMPOST.COM Yerimpost est en mesure de révéler que le secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng, et le maire de Dakar, Khalifa Sall, en détention, ont échangé des propos par personne interposée. L’émissaire, un homme influent, proche des deux, a transmis fidèlement les paroles de l’un à l’autre.

Tout commence le 2 septembre 2017, au stade Léopold Sédar Senghor, en marge du match Sénégal-Burkina Faso comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018. Fan de football, fidèle supporter des Lions, Tanor est présent, confortablement installé à la tribune présidentielle. Celui qui deviendra émissaire malgré lui l’approche, lui reproche frontalement d’avoir lâché Khalifa Sall, lui objecte qu’il doit renouer le contact avec ce dernier et chercher à le tirer de la prison. Une discussion franche s’engage, au bout duquel Tanor concède à son interlocuteur: « Comme tu es son ami, je vais te donner un message pour lui. Ce dont je le prévenais est arrivé. Dis-lui de cesser son entêtement et de rentrer dans les rangs du PS et de Benno Bokk Yaakaar. Après quoi je vais m’investir pour qu’il recouvre la liberté. » Influent, l’émissaire a pu, dès le lendemain, rencontrer Khalifa Sall dans la salle de la prison de Rebeuss réservée aux entretiens entre les détenus et leurs avocats. Il lui a transmis le message. Réponse courroucée du maire de Dakar: « On me met en prison et me demande de rentrer dans les rangs… C’est une blague ? J’ai perdu ma liberté mais je garderai ma dignité. Il connaît bien la caisse d’avance. S’il ne peut pas dire honnêtement ce qu’il en sait, il n’a qu’à me laisser entre les mains de Dieu. » Sous son ton calme, pareille réponse est violente par ses non-dits. Nul doute que l’intermédiaire, un homme libre qui s’est fait tout seul, l’a transmise authentiquement à Tanor.




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Exclusif! Khalifa Sall pique une grosse colère en prison

YERIMPOST.COM Une fois n’est pas coutume. Une seule fois depuis son arrivée à la prison de Rebeuss, le 7 mars 2017, Khalifa Sall s’est départi de sa sérénité légendaire. Cela s’est passé le 21 janvier dernier, deux jours avant la reprise de son procès. La scène, tel que racontée à Yerimpost par un témoin oculaire, est tout un symbole. Quelques-uns de ses avocats et de ses très proches l’ont rencontré pour discuter avec lui de la stratégie de défense à adopter. Un de ses défenseurs l’a directement apostrophé: « Tu ne dois pas t’entêter à défendre des principes qui vont t’enfoncer. Si tu plaides une ignorance totale du circuit de l’argent qui t’était remis et des justificatifs fournis, tu déplaceras le procès. Il reviendra à tes collaborateurs de s’expliquer. Ce sont aujourd’hui tes co-accusés. S’ils pouvaient aujourd’hui te lâcher pour sauver leur tête, ils n’hésiteraient pas à le faire. » Piqué à l’orgueil, la voix tremblotante, le maire de Dakar est entré dans une colère noire et a asséné pareille réponse à son avocat: « Vous ne devez pas me défendre parce que vous ne me connaissez pas. Je suis un homme d’honneur, pas un traître. Ces fonctionnaires détenus sont des boucs émissaires. Ils ne sont qu’un prétexte pour m’atteindre. Ce sont des victimes collatéraux. Je ne vais pas les enfoncer. Si vous n’avez pas d’autre stratégie que celle-là, mieux vaut clore la réunion. » Ambiance…
Il a fallu toute l’habileté diplomatique de la seule femme présente pour calmer le maire qui s’était levé pour rejoindre sa cellule et l’amener à poursuivre la discussion. En se ravisant, il a lâché cette phrase en wolof tirée de ses tripes: « Gni ma indi fii dagnoo beug ma saalit. Douma leen ko may. Sama dignité dama koy gaardé. » A bon entendeur…




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Vidéo- « Ce que Khalifa Sall m’a dit » (Moussa Taye)

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