Blog de Cheikh Yerim Seck

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Contribution: Programme de développement accéléré des priorités pour développer le Sénégal

Pourquoi,tant de temps ,et de difficultés pour développer un si petit pays comme le Sénégal depuis  “l’indépendance” ?
Nous avons pourtant  tout pour émerger naturellement .Le pays a de l’espace, des terres arables, des ressources minières et naturelles,  un climat stable, la mer,  le fleuve,une dividende démographique,une jeunesse intellectuelle experte et gorgorlu  (débrouillard ).
Mais,c’est aussi très  regrettable de constater que nous ne bénéficions pas de notre secteur primaire et  que les plus gros morceaux du secondaire et du  tertiaire sont gérés par des étrangers de surcroît,tous les grands projets.
C’est ça en réalité  la situation actuelle,  inconstable et indéniable du Sénégal .
Pour tout cela, je me sens comme un locataire dans mon propre pays.
J’avais proposé, il y a plusieurs mois, de remplacer le Plan Sénégal émergent par le  programme de développement accéléré des priorités (PRODAP).
Ce programme sera en quelque sorte notre débarquement de Normandie.
Une technique très réussi de Dwight David EISENHOWER qui,durant la seconde guerre mondiale  ,sachant, ne disposant pas suffisant d’hommes pour attaquer huit (8) zones à la fois, avait préféré concentrer  toutes ses forces en Normandie(le débarquement de Normandie ) pour gagner la guerre.




Et si le Programme de développement accéléré des priorités (PRODAP ) était  notre Normandie ?  c’est-à-dire concentrer toutes nos ressources sur uniquement  les priorités pendant au moins quelques temps.
 Le PSE n’est certes pas totalement mauvais,mais très compliqué et risque de trainer en longueur au moment où les urgences sont aux rouges.
Le  PRODAP,  est la version simplifiée qui pourra mettre dans les plus brefs délais, le pays sur les rampes de l’émergence.
– Il faut  dire aux sénégalais que nous n’avançons pas d’une semelle.
-il faut leur dire que nous sommes un pays sous sous développé,exploité et qu’en termes d’indice de développement humain (Idh), nous faisons partie des 25 pays les plus pauvres au monde. Très loin même de l’émergence.
-Il faut dire au sénégalais que notre pays occupe la 13e place des pays producteurs d’or en Afrique. Mais les ayant droits ne voient ni l’or ni l’argent de l’or. Pourtant, chaque année des tonnes d’or à l’état brut sont exportées.
-Il faut dire que la dette du Sénégal  a dépassé la barre des 60 % et qu’on est très proche du plafond de l’UEMOA fixé à 70%. Cette dette mal orientée,pour des dépenses de prestige,  ne se reflètera  pas sur notre niveau de vie. A la place,on aura un déséquilibre,une inégalité,des disparités. C’est malheureusement nous les contribuables sénégalais qui payerons tout, jusqu’au dernier centime.
Comment peut-on parler de Plan Sénégal Émergent en commençant par construire une nouvelle ville alors que la capitale souffre déjà de tous les maux ? Manque d’eau, d’électricité,mauvais cadre de vie, l’insécurité, l’insalubrité et l’incivisme entres autres.
Comment peut-on parler d’émergence au moment où le socle de notre économie est entre les mains des étrangers ?( Communication,eau, ressources minières,port, aéroport…)
Comment peut-on être émergent si nos ressources sont dilapidées et pillées par nos dirigeants ?
comment peut-on être émergent si notre dividende démographique n’est pas exploitée?
Comment peut-on parler d’émergence avec un taux de chômage inquiétant qui augmente  de jour en jour ?
Comment peut-on parler d’émergence avec le nombre inquiétant de migrants ?
33 393 migrants Africains selon le rapport du journal Almand Der tag Spiegel( le miroir du jour).




Malgré nos dirigeants très « fêlé » préfèrent enjamber tous ces problèmes pour construire une nouvelle ville au moment où les régions agonissent. IL Touba alors que l’axe thiés Touba est meurtrier.
Le plan Sénégal émergent?
Évidemment,un sénégalais comme moi qui n’a jamais voyagé peut ignorer ce que cela veut véritablement dire émergence.Mais je vous conseille d’aller voir sur Google ou sur youtube vous verrez à quoi ressemble un pays émergent.
La nouvelle ville de Ndiamniadio ne sera rien d’autre qu’une extension des problèmes de Dakar.
Je serais beaucoup plus à l’aise si diamniadio était un pôle industriel.
Tous les milliards dépensés à Diamniadio pouvaient  servir à modernisaer  plusieurs villes, Booster l’éducation, la santé, construire des usines comme.par exemple  à NGAYE où il y a déjà la main d’oeuvre et l’expertise,Investir massivement sur la modernisation de l’agriculture,assurer la distribution de l’eau et améliorer sa qualité qui reste à désirer malgré sa privatisation (SDE) et enfin l’éclairage de tous les lieux d’habitation du Sénégal.
L’émergence ne se décrète pas, Il faut travailler la base.
Cheikh TRAORÉ
Sénégal moma mome
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Réforme de l’islam en France: Monsieur Macron, les priorités sont ailleurs

Le dossier islam est ouvert par le gouvernement français.  » Nous travaillons à la structuration de l’islam de France et aussi à la manière de l’expliquer, ce qui est aussi extrêmement important  » a déclaré le président de la république Emmanuel Macron, dans une interview publiée ce dimanche 11 février par le journal JDD. Une ouverture de la boîte à pandores et une perte de temps manifeste, car la France connait ses priorités, que sont les inégalités et segregations engendrées par l’islamophobie et le racisme, et elle doit y remédier pour trouver la quiétude.

D’abord, pour comprendre ce que peut ressentir une partie des populations de « deuxième ou troisième génération » en France, souvenons-nous que peu de sociétés ont été aussi longtemps façonnées par un État, dans la mesure où les lois de la République avaient aboli les corps intermédiaires associés à la monarchie. L’État s’est construit en opposition à eux, il a cherché à les contrôler. Il n’a accordé aucune légitimité ni aucun droit aux associations exhibant leur identité ethnique, raciale ou religieuse.

Ensuite, La centralité, la continuité et l’identité unitaire de l’État-nation n’ont pas été remises en question et le communautarisme a été diabolisé. La Constitution française interdit la reconnaissance de minorités au sein d’une société une et indivisible, et l’absence de statistiques sur les « deuxièmes générations » (hormis l’étude dirigée par Michèle Tribalat et publiée en 1995) renforce l’identité fictive de la France et de son idéologie organique dominante. Le terme même d’intégration cache des idées assimilationnistes et l’idée d’accorder aux musulmans français des jours chômés pour célébrer leurs fêtes religieuses n’est pas encore acceptée par les institutions, toujours en retard sur les évolutions. La France refuse de signer conventions ou traités mentionnant le terme minorité.

L’approche universaliste préconisée par un traitement égalitaire des individus a révélé ses carences. Le développement de l’intolérance relative à l’altérité, la présence active du Front National, l’exclusion et le développement du communautarisme dans les quartiers relégués en apportent la preuve au quotidien.

Ceux qui veulent remodeler ou réorganiser la marche de l’islam en France, resteront longtemps, à jouer avec leurs temps. Le jour que l’hexagone arrivera à garantir à tous ses citoyens, l’égalité de chance, sans exception, de race et de provenance. En ce moment le problème de l’islam ne se posera pas. En ce moment, touts les maux disparaîtront sans exception, le terrorisme avec toutes ses couleurs, et la violence dans les cités n’auront pas leurs raisons d’être. Le monde s’occupera du développement, rien d’autre.

Cheikh Ibrahima Diallo

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