Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le président de la République communique…

Le Président de la République S.E.M. Macky Sall séjourne, du 19 au 20 février 2018, dans les régions de Fatick et de Kaolack. Fidèle à sa politique de proximité, fondée sur l’échange avec les populations et le suivi rigoureux de la mise en œuvre des politiques publiques, le Chef de l’Etat se rendra sur différents sites socio-économiques. Le Président Macky Sall procédera à l’inauguration de plusieurs infrastructures notamment les routes Fatick-Kaolack, Dinguiraye-Nioro du Rip-Keur Ayip et Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone. Le Chef de l’Etat lancera en outre les travaux de construction du Grand Pont à péage de Foundiougne. Ces différentes infrastructures routières, porteuses de valeur ajoutée, contribueront ainsi à l’amélioration de la mobilité des personnes et des biens, au niveau national et dans la sous-région. Cette visite sera aussi mise à profit par le Président Macky Sall pour échanger avec les populations et les différents acteurs évoluant dans le domaine des transports.   Le Chef de l’Etat regagnera Dakar le mardi 20 février en début de soirée.

Pourquoi le président Macky Sall ne veut pas des Marocains à Air Sénégal SA

YERIMPOST.COM Le Sénégal a appris de ses erreurs du passé. C’est en tout cas ce que semblent dire nos confrères de l’Observateur. Dans sa livraison du jour, le journal nous en apprend un peu plus sur les coups bas de la Royal Air Maroc (RAM) qui ont conduit à la mort de l’ancienne compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal International. Avec une majorité de 51% des parts de l’entreprise, la RAM affichait le plein sur les vols d’Air Sénégal International pour détourner les voyageurs afin qu’ils se rabattent sur elle. « Une fois qu’on était dans l’avion, nous constations qu’en réalité, l’avion n’était pas du tout plein », ont confié d’anciens employés d’Air Sénégal international. Des crocs en jambe auxquels le chef de l’Etat a assisté au premier plan alors qu’il était Premier ministre. A en croire le journal, c’est cette raison qui a motivé la décision du Sénégal de ne pas céder des actions à la compagnie marocaine pour entrer dans le capital d’Air Sénégal SA.

Idrissa Seck lance un défi à Macky Sall !

YERIMPOST.COM Idrissa Seck remet ça ! Après sa sortie virulente sur la gestion de la politique sociale du régime de Macky Sall qui a suscité une réplique cinglante du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui le taxe de fractionniste , le leader du parti Rewmi est revenu à la charge. Par la voix du vice-président de son parti, Déthié Fall, Idy invite Macky Sall à un débat public avec des dossiers à la main.

Quelle sera la nouvelle réaction du camp adverse ? Wait and see…

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Vidéo- Une pétition pour exiger les cartes nationales d’identité.

YERIMPOST.COM Pétition adressée au président de la République…

Le professeur Hamidou Dia n’est plus

YERIMPOST.COM Le professeur Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République, vient de décéder. Levée du corps à 16h a l’hôpital Principal. Enterrement au cimetière musulman de Yoff. Qu’Allah lui ouvre Les Portes de Sa Miséricorde. Yerimpost présente ses condoléances à ses proches, au président Macky Sall et au peuple sénégalais.

Macron à Saint-Louis: Les libéraux se déchirent

YERIMPOST.COM Les libéraux de Saint-Louis ont accueilli le président Emmanuel Macron en rangs dispersés. En effet, Ahmet Fall Braya, qui avait été désigné président du comité d’accueil du président français à Saint-Louis par le maire Mansour Faye, a été la cible tirs provenant de ses frères de parti qui lui reprochent d’avoir pactisé avec l’ennemi. N’ayant cure de ces remontrances, le patron des libéraux de Saint-Louis a non seulement fait le « job » mais également a recadré ses frères de parti qui, à son avis, n’ont rien compris à sa démarche.

Interviewé par Dakaractu à la fin de la visite du président français dans la vieille ville, Braya clame toujours son appartenance au Parti démocratique sénégalais (Pds).

 

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L’intégralité du discours du président Macky Sall à la Conférence internationale du partenariat mondial pour l’éducation

Chers invités,

Le Sénégal est particulièrement fier de vous accueillir à l’occasion de cette 3e Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education. Je vous remercie et vous souhaite un agréable séjour parmi nous.

Merci à vous tous, chers collègues, pour votre présence, malgré vos calendriers que je sais très chargés.

Je dois te remercier en particulier, cher Emmanuel. Quand je t’ai sollicité pour co parrainer cette Conférence, tu as accepté de façon spontanée, en m’assurant de ta participation personnelle.

Et je sais combien tu t’es activement investi dans le plaidoyer et le processus préparatoire de la Conférence. Merci pour ton soutien à la cause des enfants.

Je salue les représentants des pays et Institutions partenaires, nos amis du privé, membres de la société civile, artistes, hommes et femmes de culture.

Thank you so much, Mrs Julia Gillard, Mrs Alice Albright and your dynamic team, for your outstanding efforts !

I also pay tribute to our goodwill Ambassador, Mrs Rihanna, for her wonderful dedication to the great cause of education that brings us together here. Thank you very much Rihanna on behalf of all of us. We all appreciate your valuable support.

En tenant cette 3e Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education, nous voulons soutenir son action pour aider des millions d’enfants à aller à l’école.

Depuis sa création en 2002, le PME, seul fonds international entièrement dédié à l’éducation, intervient dans plusieurs pays en développement, en appui à leurs efforts pour bâtir des systèmes éducatifs viables et performants.

Nous voulons porter à un niveau supérieur cet élan solidaire de responsabilité partagée. C’est pourquoi avons placé cette Conférence sous le thème du financement de l’éducation comme investissement pour l’avenir.

Nous rappelons par-là que financer l’éducation n’est pas une charge sociale, mais un investissement sûr, pour l’éveil des consciences et la formation aux compétences pour le progrès de l’humanité.

Financer l’éducation, c’est semer dans chaque enfant les germes de la dignité humaine, c’est contribuer à forger en lui la capacité de discernement qui élève et éclaire l’esprit, et rend la conscience moins vulnérable à la manipulation.

Financer l’éducation, c’est allumer la lumière du savoir, du savoir-faire et du savoir être qui prépare à la vie en société, repousse les ténèbres de l’ignorance et érige la raison en rempart contre l’obscurantisme et le mépris culturel.

Financer l’éducation, c’est assurer la qualité des ressources humaines qui portent les efforts de développement économique et social des nations.

Voilà les défis que nous devons relever ensemble.

A défaut, plus de 260 millions d’enfants n’auront pas la chance d’aller à l’école et de réaliser leur rêve d’un avenir meilleur.

Et parmi ces enfants, des filles, dont l’éducation est essentielle pour le bien être de la famille, de la société et le devenir du monde.

C’est pourquoi, parmi les meilleurs établissements du Sénégal que nous avons invités à cette Conférence, le Prytanée militaire de Saint- Louis, le Lycée scientifique d’excellence de Diourbel, le Lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye, il y a la Maison d’Education Mariama Ba. Cet établissement créé en 1977 pour stimuler l’excellence dans l’éducation des filles, reçoit exclusivement des jeunes élèves issues du cycle élémentaire, après un concours national très sélectif.

Soutenir l’éducation des filles, mais aussi faire en sorte que les systèmes éducatifs répondent mieux aux besoins de l’économie en formant davantage aux métiers.

Au Sénégal, nous avons lancé un programme pour orienter 30% au moins des élèves issus du cycle fondamental vers la formation technique et professionnelle, dans le cadre du Projet formation-école entreprise. Je remercie les pays amis qui soutiennent ce programme.

Au total, le cumul des financements de l’ensemble du système éducatif sénégalais par le budget national s’élève à plus de 1,2 milliard de dollars US aujourd’hui ; ce qui représente plus de 25,48% du budget national, un ratio supérieur à la moyenne de 20% recommandée par l’Objectif de Développement Durable n°4.

C’est dire qu’en trois ans, le Sénégal, aura dépensé 3,6 milliards de dollars, soit plus que les 3,1 milliards de dollars nécessaires à la reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education sur trois ans.

Alors, si le Sénégal avec ses modestes moyens peut dépenser en trois ans 3,6 milliards de dollars, je veux faire le pari que la communauté internationale pourra mobiliser 3,1 milliards de dollars, voire plus pour soutenir le PME.

En plus de ses efforts internes, le Sénégal versera 2 millions de dollars comme contribution à la reconstitution des fonds du PME pour la période 2018-2020.

La bataille pour l’éducation est la mère de toutes les batailles. Si nous la perdons, toutes les autres sont perdues d’avance.

Ensemble, mobilisons-nous pour nos enfants. Ensemble, mobilisons-nous pour l’école !

Je vous remercie.

Contribution: Non au néocolonialisme du Président Macron (Jacques Habib Sy)

YERIMPOST.COM La parole à cet intellectuel reconnu !

 

Je voudrais adresser ces mots au Président Macron en sa double qualité de chef de l’un des Etats aux desseins géostratégiques, militaires, économiques, financiers et culturels les plus directement opposés à ceux du Sénégal et de l’Afrique et de l’artisan zélé d’un néo-gaullisme sur les fronts de la monnaie coloniale de la françafrique, des accords d’un prétendu partenariat économique qui permet à la fratrie européenne et à l’empire français de piller ouvertement les ressources naturelles et le commerce africains.

 

Depuis votre installation à l’Elysée, la ligne de mire géopolitique de la France s’illustre dans la continuité du contrôle militaire et politique du continent africain et de la main mise sur nos abondantes ressources minières, pétrolières et halieutiques. La France est directement impliquée dans au moins 30 coups d’Etat militaires en Afrique et de l’installation de chefs d’Etat africains dont la plupart sont des dictateurs ou des pions placés sur l’échiquier des intérêts français, prêts à retourner abattre le glaive de la répression souvent sanglante contre leurs propres peuples.

 

Nous n’en finirions pas de faire le bilan macabre de tuerie et de destruction dont vos gouvernements antérieurs se sont rendus coupables à travers l’histoire. On se rappelle que la France a réprimé dans des bains de sang effroyables des dizaines de milliers d’Algériens, plus de 100 000 Malgaches durant leur longue résistance, plus de 50 000 Camerounais dont les dirigeants upécistes ont été affreusement mutilés avant d’être lâchement exécutés, etc.

 

Or, vous avez commencé votre magistère par dissiper votre responsabilité propre quant à la gestion de cet héritage encombrant. Cette posture n’est ni courageuse ni porteuse d’espoir pour les jeunes générations d’Africains que vous expulsez à un rythme plus accéléré que celui de vos prédécesseurs. Vous avez déjà fait preuve d’une arrogance sans bornes tout récemment à Calais devant des migrants africains désemparés en leur adressant des propos à la fois durs mais surtout racistes et condescendants. Votre projet d’immigration choisie n’est pas plus recevable compte tenu de la politique migratoire de la France de la période d’après-guerre aux années 80 qui favorisait l’entrée en France de travailleurs immigrés parqués dans des ”foyers” insalubres pour balayer les rues de vos villes et garnir vos lignes de construction automobile de manœuvres bon marché.

 

Ici même, nous vous avons demandé de rendre toutes les archives du massacre de Thiaroye relatives à l’exécution par vos troupes de plusieurs dizaines voire des centaines de “tirailleurs” fraichement rentrés du front et dont le seul tort avait été de réclamer leurs pensions de démobilisation, non payées à ce jour. Vous observez le même principe condamnable de discrimination contre nos anciens combattants qui ont vaillamment combattu contre l’invasion nazie en France et ailleurs en refusant jusqu’ici de leur payer, ou à défaut à leurs descendants, l’entièreté des pensions et indemnisations qui leur sont dues jusqu’ici.

 

Comme votre prédécesseur Mitterrand, vous tenez que “sans l’Afrique il n’y aura pas d’histoire de France au XXIe siècle” parce que convaincu que “la France sait combien l’Afrique lui est nécessaire” et que cette dernière garantit son influence et son aura dans les instances internationales. Instruit par cette maxime mitterrandienne et au lieu d’inverser la tendance de l’extrême appauvrissement des nations africaines que votre pays a naguère réduites à l’esclavage tricentenaire le plus éhonté en dispersant ses fils et ses filles de Saint-Pierre-et-Miquelon aux Antilles et à Saint-Domingue pour disposer d’une main d’œuvre taillable et corvéable à merci dans vos plantations, vous avez, au contraire, poursuivi les mêmes politiques pour construire la prospérité française à travers le contrôle hégémonique des marchés africains. Vous avez également veillé à maintenir sous votre férule et celle de vos milieux d’affaires de funeste réputation, la plupart des chefs de l’Etat africains et aussi pour arranger des fins de mois difficiles d’Etats faillis asphyxiés par l’inefficacité et la corruption généralisées.

 

Vos états de service rendent compte de votre volonté de ne pas admettre le lourd héritage que représente la responsabilité de la France dans l’existence de charniers au Tchad, au Cameroun, au Gabon, au Congo, au Rwanda et ailleurs. Nous aurions préféré vous entendre regretter sincèrement les crimes contre l’humanité commis par la France en Afrique et vous voir vous atteler à réparer les fâcheux résultats des politiques impitoyables d’oppression et de spoliation de la classe politique française aux affaires toutes tendances confondues, à quelques exceptions près.

 

Ici même au Sénégal, vous avez maintenu comme ambassadeur un ancien directeur de vos services d’espionnage et de contre-espionnage pour assurer la lutte contre le terrorisme en Afrique occidentale et centrale, terrorisme créé par votre politique au Maghreb et au Moyen-Orient. Cet Ambassadeur est naturellement chargé de garantir vos parts de marché à travers la présence massive et grandissante de plus de 600 entreprises françaises dans les domaines les plus divers (banques, industries de substitution d’importation, secteur des services vitaux tels l’eau, l’électricité et le téléphone, hydrocarbures, etc). Ces entreprises françaises sont un facteur direct d’appauvrissement de nos petites et moyennes entreprises. Leur omniprésence récemment accélérée est décriée par tout le Sénégal. Nous ne voulons plus de cette ligne politique qui fait de vous un banabana (marchand) par procuration.

 

Au Mali voisin, l’une des plus vieilles civilisations du monde, que votre prédécesseur a installé dans la précarité sécuritaire en dirigeant l’invasion la plus barbare de la Lybie voisine, ce qui a rompu les équilibres fragiles de la zone soudano-saharienne et rendu possible  son invasion par des groupes intégristes d’un autre âge, vous nourrissez l’ambition d’en partitionner l’immense territoire pour mieux assurer le contrôle direct de ses ressources minières et pétrolières. La destruction de la Lybie grâce à la coordination zélée de la France a eu pour conséquence directe, contrairement à vos arguments de dérobade continue, l’esclavage des Ouest-Africains par des groupes armés incontrôlés en Lybie même.

 

Au plan financier, vous prétendez laisser à la chefferie d’Etat africaine le choix de conserver ou non cette monnaie asservissante qu’est le franc Cfa à travers des accords financiers et monétaires pourtant ouvertement et bruyamment récusés par les peuples africains. Un véritable choix présenté aux Africains eut été de démanteler l’Union économique et monétaire ouest africaine qui n’a d’autre propos que de balkaniser davantage l’Afrique d’expression officielle francophone et de la monter contre les intérêts du reste de l’Afrique. Les Accords de partenariat économique que vous défendez et promouvez au nom des intérêts conjugués de la France et de l’Europe enfoncent durablement les Africains dans la pauvreté extrême (50 à 60 %), la précarité et une misère grandissantes alors que vous prétendez instruire un partenariat “gagnant-gagnant”, formule simpliste reprise à l’aveuglette par vos obligés africains. Nous ne voulons pas de ces accords et nous le disons depuis des décennies.

 

Quant à la francophonie, je l’ai déjà dit durant la période préparatoire du XVe Sommet de la francophonie, elle ne sert que les intérêts de la France. Les Africains sont des Africophones et ont davantage intérêt à perpétuer l’existence de leurs propres langues plutôt que le français qui est encore aujourd’hui parlé, après trois siècles de présence ininterrompue de la France, par une minorité d’Africains instruits mais non éduqués en tant que vecteurs de leur propre culture au service d’un projet scientifique et technologique durable parce que nourri par la sève culturelle africaine. Je demande donc au Président de la République que vous êtes de mettre un terme à tous ces projets prétendument éducatifs qui ne visent en réalité qu’à maintenir les pays africains dans une forme de francophonie frauduleuse puisque vous ne l’appliquez pas à vos propres concitoyens qui ne se sentent ni interpellés ni concernés par elle. L’inauguration d’un centre de promotion de l’éducation n’a en vérité d’autre objet que de maintenir les jeunes générations d’Africains dans un système d’enseignement et de recherche sans lendemain destiné à produire des chômeurs en masse incapables de rendre nos sociétés et nos économies performantes. Les mirages de la prétendue “émergence” ou du “miracle économique” auxquels aspirent vos obligés Africains ne nous intéressent pas davantage parce qu’elles participent de ce double langage de duperie et de politique  d’appauvrissement de nos pays que nous récusons et combattons.

 

S’il y a une certitude, Monsieur le Président de la République française, c’est que vous perdez votre temps en Afrique en y traînant les bagages encombrants et surannés de la vieille France coloniale et néocoloniale (le franc Cfa, la francophonie, la françafrique, les partenariats à sens unique, les multinationales françaises aux instincts de pillage, etc.).

 

Cet héritage pourrait ne pas être le vôtre parce que vous avez encore la chance innée de pouvoir jeter aux orties le manteau de l’hégémonisme pour porter celui de la coopération désencombrée des scories du passé et en phase avec nos aspirations à l’indépendance véritable. A une prospérité portée par les forces travailleuses d’une Afrique debout et alerte.

 

Ne vous y trompez pas. Aujourd’hui comme hier, lorsqu’il y a un demi-siècle, ici même, De Gaulle tournait le dos à l’histoire devant des porteurs de pancartes, l’Afrique reste encore et toujours héritière de la flamme sacrée de la liberté qu’elle entretient et fait briller d’une lueur incandescente, porteuse de fulgurance créatrice et de progrès social. Ces femmes et ces hommes qui avaient accueilli votre mentor à la Place de l’Indépendance sont toujours ici. Ils ont su rester dignes, fiers et ouverts à un véritable partenariat avec le reste du monde. Vous les trouverez partout attentifs à votre propos. Ne leur servez pas les discours vieillis auxquels nous avaient accoutumés vos prédécesseurs. Faites un effort de construction étatique capable d’une véritable générosité se projetant dans le temps véritable, celui des aspirations populaires les plus fortes.

 

Un dernier conseil, si je puis me le permettre Monsieur le Président de la République, donnez-nous ici même, par des mesures concrètes, la preuve de votre bonne foi quant à votre intention de tourner le dos à la françafrique.

 

Jacques Habib Sy

L’agenda du président Macron au Sénégal

YERIMPOST.COM Une fois à Dakar, Emmanuel Macron rendra visite aux Eléments français au Sénégal. Macron recevra ensuite la communauté française résidente au Sénégal. Le président français a aussi décidé de se rendre dans la région de Saint-Louis, sur la Langue de Barbarie. Autre activité inscrite dans l’agenda de la visite d’Etat du président français, la conférence sur l’Education qu’il co-présidera avec le président Macky Sall.

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Contribution: Lettre ouverte au président Emmanuel Macron en prélude à votre voyage au Sénégal

Objet : le Sénégal, une République, une Démocratie, assise sur un volcan !

 

M. le président de la République Française,

 

Nul n’ignore les relations séculaires, empreintes d’histoires communes, entre les deux pays, la France et  le Sénégal.

Et, il semble être confirmé que vous seriez en visite de 3 jours au Sénégal et pour la première fois depuis votre accession à la magistrature suprême avec comme programme : Economie, sécurité, environnement et participation au sommet du Partenariat Mondial pour l’Education (PME).

 

Avec autant de sujets qui interpellent le Sénégal, sachez, Mr le Président, que vous seriez en terre de la «Téranga» (Hospitalité) et de surcroît, un pays rétrogradé au rang de 25éme pays le plus pauvre de la planète après l’arrivée de Macky Sall au pouvoir en 2012 avec un taux de pauvreté qui est passé de 41,6 % en 2012 à 56,1% en 2017 (source Agence Nationale Des Statistiques de l’état, ANDS).

 

La consternation du peuple est à son comble concernant le recul drastique de l’état de notre démocratie et de nos libertés civiles et politiques, comme en atteste l’ONG américain FREEDOM HOUSE, dans son nouveau rapport de 2018.

Depuis 2012, le Sénégal dérive toujours par rapport au cap de la démocratie, lorsqu’il n’est pas improbable que bientôt, Macky Sall organisera la mort de nos institutions démocratiques, en instituant une dictature rampante autour de sa dynastie, que le peuple nomme, génériquement, clan Faye-Sall.

Mr le président Macron, notre maison Sénégal brule et nous regardons ailleurs et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

Quand on ajoute de l’illégalité à l’illégalité, on tend à s’asseoir sur un volcan et autant que le peuple sache, le nom de Macky Sall est associé à notre décadence démocratique et éthique, valeurs cardinales auxquelles sont attachées la République Française et Sénégalaise.

L’ex président Américain, Barack OBAMA, disait dans son fameux discours du Caire que : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes »

Non seulement, Mr Macky Sall n’est pas un homme fort, mais c’est un homme de confort qui se prend pour le grand prêtre de l’humanité qui condamne quiconque ne va pas dans son sens comme en atteste tous les procès politiques à son actif depuis son arrivée en 2012 (le candidat exilé de force, Karim Wade et le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall).

Le premier nommé, Karim Wade, après avoir été jugé puis condamné par un tribunal d’exception qu’est la Cour de répression et de l’enrichissement illicite (CREI), et que cette Cour a été récusé par la cour de justice de la CEDEAO et  par l’ONU, il a été gracié par décret présidentiel et exilé de force au Qatar sans son consentement.

Quand au second, qui n’est autre que le député-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, son seul délit est d’avoir défendu une candidature du parti socialiste aux présidentielles de 2019, d’où cette accusation grotesque concernant le fonctionnement des fonds politiques de la mairie de Dakar qui a été ainsi depuis plus de 5 générations de maires qui se sont succédés à la Mairie de Dakar.

 

Tout cela, fait penser au peuple et à L’union des magistrats du Sénégal (UMS) que notre justice est sous l’emprise du Pouvoir exécutif incarné par le président Macky Sall et qui a dit, lui même, et publiquement qu’il a mis, sous son coude bienveillant, beaucoup de dossiers judiciaires qui ont épinglés ses propres partisans et collaborateurs pour vous en citer que 3 Exemples de fautes de gestion par des personnes épinglés par les rapports des corps de contrôles de l’état, ils s’agissent de :

Cheikh Kanté, ex directeur du Port de Dakar, promu comme ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE) après avoir joué avec les finances du Port,

Cheikh Oumar Hanne, Directeur général du COUD (centre des Œuvres universitaire de Dakar), épinglé pour des marchés fictifs non exécutés

Pape Ciré Dia, Directeur général de la poste coupable d’une gestion cataclysmique jusqu’à alerter le FMI qui recommande une privatisation partielle de la Poste pour le sauver du naufrage. Malgré cela  Mr Ciré Dia est maintenu à son poste de Directeur.

Voilà, Mr le président, quelque exemples qui attestent le fonctionnement d’une justice à deux vitesses et aux ordres qui planent sur la tête de chaque sénégalais qui ne va pas dans le sens voulu de Mr Macky Sall.

Au même moment, son frère Aliou Sall, journaliste de profession, est à la tête d’un empire de pétro dollars non encore élucidé et il vient d’être promu comme Directeur général de la caisses de Dépôt et de consignations (CDC) par décret signé des mains de son propre frère, président de la république.

 

Au plan social, l’année 2018 a été inaugurée par une cascade de fronts sociaux en ébullition. De l’éducation nationale à la santé, en passant par les travailleurs des collectivités territoriales, tous sont à la rue pour non respect des engagements pris par l’état du Sénégal depuis 2014.

Les enseignants réclament 85 milliards de Fcfa d’arriérés de salaires et avantages,

Les étudiants réclament 5 mois d’arriérés de Bourses d’études non payées avec un taux d’échec de 60% à l’université,

Les hôpitaux croulent sous le poids de la dette de 16 milliards de Fcfa que leur doit l’état du Sénégal dans ses errements de la mise en place catastrophique du Programme de la couverture maladie universelle (CMU),  également cette dette est composées de sommes dues aux fournisseurs et au passif social.

Le chômage des jeunes a atteint des records jamais égalés depuis notre indépendance alors que Mr Macky Sall avait promis 500 000 emplois durant son quinquennat promis initialement, puis transformer en Septennat, après son reniement planétaire à travers d’un semblant de référendum en 2016 sur 15 points, dont le seul point concernant le prolongement de son mandat est appliqué à ce jour.

 

Mr le président, la France est le 1er partenaire économique du Sénégal et beaucoup de vos concitoyens et entreprises y sont très bien représentés.

Le peuple sénégalais s’achemine vers les élections présidentielles de février 2019 , après s’être sorti des législatives de juillet 2017 que tout un peuple qualifie d’élections les plus catastrophiques, jamais organisées au Sénégal, de l’indépendance, en 1960, à nos jours.

En réalité, il s’agissait de non élection et de mascarade électoral savamment orchestré par le régime de Macky Sall en confisquant notre citoyenneté et nos droits civils, empêchant ainsi à plus de 2 600 000 citoyens de ne pouvoir pas participer au vote alors que le gouvernement a dépensé presque 3 fois plus que la France, soit 52 Milliards de Fcfa pour devoir produire un peu plus de 6 millions de cartes d’électeurs.

A ce jour, seulement plus de 3,5 millions d’électeurs ont pu recevoir leurs cartes d’électeur et plus des 2/3 ont été triés de part leur appartenance au parti au pouvoir pour la production et la distribution de leurs cartes d’électeur.

Le rapport de la Commission électorale nationale et autonome (CENA) en a fait part de ces graves manquements et dérives dans l’organisation de cette mascarade électorale de juillet 2017.

Cette même CENA, via la direction de l’automatisation du Fichier (DAF) a confirmé que depuis mi Août 2017, aucune carte d’électeur n’est produite sans que les raisons ne puissent être données au peuple souverain et à qui on a délesté 52 Milliards pour faire d’eux, aujourd’hui, des Sans papiers dans leur propre pays.

 

Au 1er février, Mr le président, vous seriez au Sénégal où le peuple est désespéré d’avoir espéré au président Macky Sall qui suscitait un espoir en 2012 et dont le peuple s’est rendu compte que ce n’était que du discours d’un grand illusionniste carencé.  Tout ce que lui et son gouvernant répète à l’envie, se fracasse sur le mur des réalités. Aucune branche à laquelle s’accrocher, tout est contes et mécomptes.

Pour mieux s’en rendre compte, Mr le président, ne faites pas moins que les présidents Barack OBAMA et François Hollande Ce dernier avait rencontré l’opposition congolaise lors du sommet de la Francophonie à Kinshasa.

Obama en avait fait de même à Dakar en rencontrant la société civile.

Mr le président, rencontrez l’opposition et la société civile et rappelez à votre homologue sénégalais, Macky Sall, que le respect des règles démocratiques et des droits de l’homme est une condition des bonnes relations Win Win (Gagnant-gagnant)  entre la France et le Sénégal sous votre nouveau magistère.

Vous avez exprimé votre volonté de décomplexer les relations entre la France et l’Afrique, et bien une occasion en or vous ai offerte pour dire, les yeux dans les yeux, au président Macky Sall, que la vitrine démocratique du Sénégal ne mérite pas d’être teintée en noir pour un obsessionnel 2éme mandat où il semble organiser un vide d’adversaires autour de lui par un tri sélectif qui nous renvoie à la Poutinisation du pouvoir.

Enfin, Mr Le Président, le Sénégal ressemble à une cocotte minute où tout peut explosé et à tout moment, si le président Macky sall ne respecte pas les règles du jeux démocratique qui l’ont amené au pouvoir en 2012 .Et tout semble aller dans le sens contraire au moment où il annonce déjà son futur score de 60% à 1 an des élections tout en concoctant savamment un plan de pénurie de Candidatures via des procès politiques et des parrainages farfelus auxquels, lui même, n’étaient pas assujettis en 2012.

Pendant ce temps, Mr le Président Emmanuelle Macron, ce régime de Macky Sall entretient la plus grande manufacture de Sénégalais sans papiers dans leur propre pays et ceci, pourrait être préjudiciable à la politique de l’immigration en Europe au quelle vous êtes vraiment attaché.

 

 

Dr Seck Mamadou

Citoyen Sénégalais

Sans papiers Sénégalais

 

 

Contribution: Visite d’un président français au Sénégal: la sempiternelle répétition des mêmes manifestations

47 ans après la manifestation de jeunes activistes contre  le néocolonialisme, sabotant ainsi la visite d’État du Président Pompidou au Sénégal, malgré l’accueil chaleureux qui était, à lui, réservé. Voilà que l’histoire semble bégayer. Alors que le huitième Président de la 5e République française s’apprête à venir au pays de la Téranga, de des jeunes de cette nouvelle génération d’activistes projettent de « perpétuer cette tradition ». Les motivations, sont presque identiques aux grandes lignes de la plateforme de 71. Seulement 1971 n’est pas 2018, Léopold S Senghor n’est pas Macky Sall non plus.
Ces « espoirs » contre fustiger la politique du 4e Président de la République sénégalais. Ils la juge néocolonialiste, surtout sur le plan économique: le Franc CFA, les exonérations, les accords commerciaux entre l’Afrique et l’Europe, les demandes de visas rejetées entre autres… Il est clair que cela n’est pas seulement imputable au Président Macky Sall.
Que peuvent changer ces jeunes sur la prégnance de la France dans des affaires purement africaines ?
En tout cas, pas grand chose, hélas. Les retombées sont plus souvent malheureuses pour ces jeunes: réduction de chances d’accès aux instances de décisions, aux institutions nationales et internationales…
C’est honorifique de leur part de vouloir changer les choses et de dire « non ».
Mais dommage, car seuls ceux qui disent « oui » semblent accéder au sommet.
C’est ce que j’appelle la force de la main invisible.
Ces jeunes, ne réussiront pas ce que Diallo Diop et Cie n’ont pas pu.
Rappelons nous le sabotage de la visite du successeur du Président De Gaulle et les incendies au centre culturel français.
Conséquence: Dr Diop s’est vu écarté des instances de décisions depuis février 1971.
47 ans après ce combat noble, il n’occupe aucun poste de responsabilité sur le plan politique. Tout porte à croire que c’est le prix de son engagement.
Tant que ce bras de fer reste une affaire « d’intellectuels », rien ne changera.
Il faut changer de fusil d’épaule. Ce combat doit être celui de toute la population sénégalaise, ou presque !
Mouhammedou Abib Sèye

Sécurité nationale: le président Macky Sall se veut clair avec le MFDC

YERIMPOST.COM Que les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) se le tiennent pour dit.  Dialogue oui, le président de la République est ouvert. Il  leur a tendu la main mais cela ne veut pas dire qu’il va badiner avec la sécurité nationale. Le chef de l’Etat s’est exprimé ainsi en marge du 30ème sommet de l’Union Africaine, interpellé sur l’assassinat des 14 bûcherons dans la forêt de Boffa-Bayotte. Macky Sall a ajouté que tant qu’il sera à la tête du pays, force restera à la loi. « Comme à Dakar ou Pikine, s’il y a une tuerie, on va traquer les assassins quels qu’ils soient », a-t-il conclu.

Le président Macky Sall dit niet à l’opposition

YERIMPOST.COM A Addis-Abeba, en marge du 30ème sommet de l’Union Africaine, le président de la République s’est prononcé sur la situation du pays. L’actualité, c’est aussi le Cadre de concertation sur le processus électoral et le chef de l’Etat a donné son avis sur les craintes soulevées par l’opposition. Le président Macky Sall a déclaré: « Le système électoral sénégalais est un système transparent. Ça ne date pas d’aujourd’hui. S’il ne l’était pas, moi je n’allais pas perdre quelques localités essentielles. Si on avait les moyens, vous croyez que moi j’aurais eu que 25% au référendum à Touba ? Il faut que les gens arrêtent. Quand ils perdent, c’est le système qui n’est pas transparent. Mais, quand ils gagnent quelque part, ils disent qu’ils ont laminé le pouvoir. Il faut être cohérent. Je ne prendrai pas un militaire pour en faire un ministre de l’Intérieur. Si c’est cela leur attente, c’est peine perdue. Qu’on travaille pour moderniser notre démocratie, c’est mieux. C’est le peuple qui est souverain. C’est le peuple qui décide de qui sera président ou pas ». La messe est dite…

Une calebasse de noix de cola pour le président Macron (Habib Sy)             

YERIMPOST.COM Ci-dessous la réflexion de l’ancien ministre…                        

Depuis son élection à la tête de la République Française, le jeune Président Emmanuel Macron a parcouru des milliers de kilomètres pour visiter des pays africains. Il s’est particulièrement rendu dans d’anciennes colonies de la France. Au cours de ses différents périples, et de façon volontariste,  le Président Macron s’est évertué à décliner et expliquer sa  nouvelle politique, voir sa nouvelle vision de la coopération France- Afrique. Il a été bien écouté et, certainement, bien entendu par les chefs d’Etat des pays visités.

Quid de l’opinion africaine ? Pour ce vecteur le plus déterminant de sa communication, il n’est pas certain que le message du président de la France ait été bien compris. La  communion avec des étudiants, dans un amphithéâtre de l‘université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, n’est point un baromètre de l’appropriation du discours du Président par les jeunes du continent africain.

Le traitement consacré au sympathique échange, entre le Président et les étudiants, et, entre les présidents des deux pays, par certains medias et autres communicants européens, est encore une preuve de leur ignorance de la culture africaine. En  Afrique, on ne saurait  apprécier par des prismes occidentaux, les larges convenances accordées à l’étranger, de surcroit, s’il s’agit d’hôte de marque. Cette valeur de notre culture qui peut friser la naïveté, a souvent facilité la pénétration occidentale dans le continent. L’étranger était venu avec des intentions cachées. Ce fut une opportunité pour trahir notre hospitalité, et asseoir sa domination, par la supériorité des armes.

Les peuples ne sont pas maitres de leur culture, en point de vouloir, ou pouvoir sen débarrasser selon leur gré.

La nouveauté de l’approche du Président Macron ne proscrit pas une tradition de ses prédécesseurs. Lui, au tant que les autres, est à la recherche du format, pour ne pas dire de formule, d’une coopération décomplexée avec l’Afrique, tout en préservant les intérêts de la France. Ainsi, c’est un difficile jeu d’équilibrisme auquel se livre la France, depuis l’indépendance des ses anciennes colonies africaines au sud du Sahara, dans les années 1960.

Du général De Gaule  à  l’actuel président Macron, la volonté a toujours été affichée, par la France, d’établir une autre forme de coopération avec l’Afrique.

La dernière trouvaille du président Macron, c’est la création d’un Conseil Présidentiel Pour L’Afrique. Le Conseil, composé essentiellement de binationaux, a pour mission de baliser au président, les meilleures voies possibles d’une nouvelle coopération avec l’Afrique. A ce propos, il faut saluer l’humilité du Président Macron. En prenant une pareille décision, il accepte sa méconnaissance de l’Afrique et, par conséquent, l’importance  d’être conseillé par des africains, sur des sujets concernant leur continent.

Quand bien même, l’idée est généreuse, voir courageuse, il y’a une forte probabilité, à l’instar d’autres qui l’on précédées, qu’elle  finisse  ses jours au musée  des œuvres d’art politique, que la postérité visitera de temps à autre, pour animer des débats d’intellectuels.

Le moment est venu d’être plus courageux, en regardant la réalité en face. L’histoire, la langue, les intérêts, le subconscient culturel, et tant d’autres facteurs immatériels, constituent les liens indestructibles entre la France et l’Afrique. La probabilité d’un accident historique, pouvant anéantir ces liens est presque nulle.

S’il en est ainsi, pour  ne plus s’éterniser dans des formes de coopération qui dureront le temps d’une rose, il faut oser. Oser  penser et,  créer un socle de coexistence, qui aura l’ambition de défier le temps. Le  temps est venu de développer une énergie collective entre la France et l’Afrique, pour construire dans la pierre leur  volonté commune d’avancer ensemble, pour aujourd’hui et demain. Ne le feraient- elles pas,  elles rendraient plus laborieuse, plus risquée et plus lente, leur marche vers le nouveau monde qui est en train de se construire.

Selon un adage wolof « Ñi Manula  Taqali koo Dañuy and » « Dans l’impossibilité de se séparer, il faut rester ensemble. »

Le 1e février 2018, le Sénégal aura l’honneur d’accueillir le Président de la République Française.

Comme le veut la tradition africaine, nous l’accueillons avec une « calebasse de noix de cola », sous forme d’une  réflexion sur le futur de la coopération entre la France et certains pays africains.

La construction organique étant la meilleure façon de rester ensemble,  la mise en œuvre d’un CONSEIL DES ETATS FRANCE –AFRIQUE (CEFA) pourra être étudiée par les différents pays concernés.

Le Conseil  sera composé par la France et les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA.)

L’UEMOA est l’organisation la plus indiquée au plan continental. En effet, elle est l’organisation, ou, l’une des organisations d’intégration les plus achevées en Afrique. Les Etats membres partagent presque tous la langue française, ont une monnaie commune, et appliquent des règles commerciales et douanières harmonisées.

L’objectif principal du Conseil, c’est d’entreprendre des investissements massifs dans les pays de l’Union. Les intérêts, bien sur, seront partagés par la France et les pays de l’Union.

Le modèle des investissements et de la propriété du patrimoine pourra s’inspirer de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal(OMVS), pour les Etats de l’UEMOA.

La France participera au financement par un emprunt sur le marché. Elle sera ensuite remboursée à un taux concessionnel par les pays membres de l’UEMOA. En échange, les entreprises françaises en partenariat avec des sociétés locales bénéficieront de préférence pour la réalisation des projets.

A terme, par une politique de transfert de technologie, les entreprises de l’UEMOA, seront à un niveau technologique qui leur permettra d’être en compétition et de gagner des marchés en Europe.

Ainsi, les Pays de l’UEMOA auront une opportunité de se moderniser plus vite. La France aura un nouveau marché pour ses entreprises .Elle trouve en même temps, en partie, une solution à ses difficultés économiques et ses conséquences sur le plan social.

Un coup d’arrêt sera porté à l’émigration clandestine, car les pays  africains, membres du Conseil, auront une offre d’emplois exponentielle pour leurs jeunes.

Au début, le Conseil pourra ainsi être organisé, et autour des domaines suivants :

 

1-Le Conseil des Chefs d’Etat et de gouvernement sera l’organe principal du Conseil des Etats. Il fonctionnera sous la forme  d’une présidence et d’un lieu de réunion tournants. Il sera l’organe d’orientation et de décision du CEFA.

 

2-Le  parlement du CEFA sera composé par les députés, délégués des assemblées nationales des pays membres, au prorata de la population de chaque pays. Les députés délégués doivent être élus par leurs pairs, en tenant compte de la représentation minoritaire.

Les Etats du Conseil, procèderont à une harmonisation de l’élection de leurs députés.

Le parlement aura un rôle consultatif  et de conseil pour le Conseil des Chefs d’Etat. Il sera aussi chargé de vulgariser le CEFA auprès des populations des pays membres.

Certaines décisions du Conseil des Chefs d’Etat, définies d’un commun accord par les Etats, seront soumises à l’avis du parlement du CEFA ;

 

3-La Force de défense et de sécurité, sera  composée d’éléments armés des pays membres, qui contribueront aussi au financement. L’accord général relatif à la création de la Force, devra obligatoirement être soumis à l’avis du parlement. L’opinion publique des Etats africains membres du Conseil ne doit plus avoir le sentiment, d’une présence de l’armée française portant atteinte à notre souveraineté.

 

4-L’Agence du Conseil pour les infrastructures sera un instrument clé dans le dispositif stratégique du Conseil. Le développement de l’Afrique passera par la réalisation d’infrastructures modernes. L’une des raisons de l’immigration des jeunes africains vers l’Europe est due au manque d’infrastructures de qualité dans notre continent.

Une compagnie aérienne et des aéroports modernes devront être réalisés.

 

5-La santé devra faire l’objet d’un intérêt particulier. Des hôpitaux aux standards internationaux seront construits dans les pays de l’UEMOA. Le personnel comprendra des assistants techniques français ;

 

6-L’enseignement supérieur, la recherche, la formation professionnelle et l’industrialisation, seront autant de domaines d’activités qui feront l’objet d’une nouvelle orientation ;

 

7-La monnaie ne devra plus être sujet de débats relatifs à la souveraineté des pays .Les Etats de l’UEMOA, membres du Conseil, pourront adopter la future monnaie unique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), sans préjudice de leur coopération avec la France et avec les pays membres  de la Communauté ;

 

8-Les visas d’entrée feront l’objet d’un assouplissement entre les Etats du Conseil. Compte sera tenu du problème de l’immigration clandestine de ressortissants des  pays membres de l’UEMOA.

 

9- Le Conseil pourra ultérieurement intégrer le royaume du Maroc et la République de Tunisie. L’occasion pour la France et ces pays de se rattraper, après l’échec de l’Union pour la Méditerranée.

 

Ainsi, des Etats indépendants et souverains se passeront de leur orgueil, pour ensemble, construire une nouvelle coopération bénéfique pour leurs citoyens. Sans prétendre être un nouvel acteur sur la scène internationale, cette façon d’être ensemble renforcera le poids des Etats parties au niveau mondial.

C’est une nouvelle chance que nos pays doivent  saisir, au risque d’une recherche qui n’a que trop duré, de ce que devrait être nos relations futures.

 

 

                                                               Habib Sy

                                                               Ancien ministre d’Etat

Commandeur de l’Ordre Du Mérite Agricole de la République Française

Décoré de l’Alliance Française

 

Contribution: Lettre ouverte au Président Macron

YERIMPOST.COM Ci-dessous la lettre que nous publions in extenso…
Cher Macron, si vous venez pour réécrire, ou  falsifier l’histoire, c’est peine perdue.
Car nous savons tous que vos ancêtres sont des criminels, des esclavagistes, des impérialistes. Nous savons que vos ancêtres ont lâchement assassiné, les héros qui ont sauvé votre patrie, nos ancêtres, les tirailleurs sénégalais, au camp de Thiaroye.
Nous savons que vos ancêtres sont ingrats et lâches, pour ne pas en dire plus.
De même, si vous venez pour nous parler de politique de natalité, surtout ne perdez pas votre temps, trouvez-vous une femme d’abord, capable de procréer et ensuite, si vous voulez  on en reparlera.
Également vos leçons de démocratie de liberté de justice, gardez les pour vous.
Un an, 11 mois et 18 jours d’État d’urgence dans votre pays la France    et vous continuez à donner une leçon de démocratie aux autres, cher président, un vieux dicton dit :« Avant de balayer devant chez les autres, balayez devant votre porte. »
Également si vous venez pour une quelconque aide humanitaire, ne prenez pas la peine de vous déplacer quand d’autres atrocités sont commises à l’heure actuelle dans votre pays, à Calais précisément.
En effet  vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés, des jeunes et des femmes qui ont fui la guerre et l’horreur pour venir s’installer  dans votre pays, le pays  de la fraternité de l’égalité et de la justice.
Alors cher Macron, s’il  vous reste un peu d’humanisme, montrez le à l’égard de ses innocents ils en ont vraiment besoin.
Pareillement, si votre venue  c’est juste pour du social, ne venez pas!
En réalité, le Sénégal n’est pas un pays pauvre, même s’il est appauvri par vos  apprentis(les présidents) et vos entreprises, le Sénégal reste un pays riche.
Effectivement le Sénégal est un pays riche, qui est doté,  d’atouts naturels enviables et en plus du soleil en permanence, les ressources minérales aussi ne manquent pas. Ainsi, on trouve en grande quantité du charbon, du pétrole, de l’or , du fer, du zinc et aussi de l’argile, du soufre, du marbre, du gaz, du sel…
Il s’y ajoute  des ressources humaines valides, des techniciens bien formés en tout.
Ainsi  la vérité » que ferait du Sénégal , un pays  pauvre, n’est rien d’autre qu’un postulat malhonnête qui ne peut se prévaloir d’aucune preuve. C’est donc une opinion fallacieuse.
Notre pays  est riche, et son avenir ne  dépendrait pas d’une quelconque aide, c’est plutôt le contraire. Nous possédons, comme je viens de le relever, l’or et les ressources alternatives , donc la France, votre pays cher Macron dépend de nous pour tout les aspects possibles.
Dès lors, cher Macron si  vous voulez vous montrer sociable, faites un tour dans vos rues, vos compatriotes, les S.D.F, en cette période d’hivernage meurent de froid.
Charité bien ordonnée commence par soi-même, n’est ce pas?
Cependant, cher Macron, si votre venue est organisée uniquement dans le but d’en finir une fois pour toutes avec le franc Cfa  l’impérialisme, le néocolonialisme et de fermer votre base militaire, ainsi que vos entreprises , alors soyez les bienvenues,  vous et votre équipe. Et si tel ne devrait pas être le cas, soyez en certain cher président vous serez copieusement huée par des sénégalais, des petits fils des tirailleurs, sans violence mais avec des brassards et des habits rouges pour montrer notre total désaccord.
A bon entendeur salut.
Par Papa Makhtar Diallo activiste, auteur du livre je m’indigne donc je suis et petit fils d’un tirailleur, président du mouvement des indignés du Sénégal.

 

Papa Makhtar DIALLO, auteur, chroniqueur, activiste, président du mouvement Politique Sénégal R.E.C
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