Blog de Cheikh Yerim Seck

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Climat délétère à La Poste: Pourquoi Ciré Dia a limogé Abdou Ndiaye ?

YERIMPOST.COM L’inspecteur des postes, président de l’Amicale des diplômés des écoles des postes (Adep) et receveur du bureau de Dakar-Fann, a été remercié. A en croire l’Adep, Abdou Ndiaye vient de faire les frais du combat qui l’oppose à Ciré Dia, le directeur général. Son seul tort, c’est d’avoir dénoncé une gestion nébuleuse de La Poste par son directeur retraité et maintenu au poste. L’amicale dirigée par le sieur Abdou Ndiaye a publié un communiqué dénonçant l’aboutissement d’un acharnement contre ce cadre supérieur au comportement irréprochable et admiré de ses collègues. D’ailleurs, les nombreuses missions de vérification menées à son agence n’ont jamais rien donné de douteux. Selon l’Adep, le directeur de la société nationale est allergique au débat contradictoire et, avec cette décision qui n’ est pas son coup d’essai, Ciré Dia cherche à museler les forces internes qui refusent que l’avenir de La Poste soit hypothéqué.


Vidéo: Pourquoi Barça a été convaincu par Moussa Wagué

Pourquoi le juge Demba Kandji ne contraint pas Khalifa Sall de se présenter ?

YERIMPOST.COM Khalifa Sall n’a pas décidé sur un coup de tête de ne plus se présenter au tribunal. Au préalable, ses avocats ont pris le soin d’envoyer des courriers à qui de droit pour justifier cette absence. Ainsi, Demba Kandji, le ministre de la Justice, le directeur de l’administration pénitentiaire, le procureur général près de la Cour d’appel et le directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss ont reçu des correspondances des conseils du maire de Dakar. Le quotidien L’As nous dit dans sa livraison du jour que, d’ailleurs, si le président du tribunal n’a pas ordonné que l’on extirpe l’édile de la capitale de sa cellule pour le présenter devant le tribunal, c’est parce qu’il avait déjà reçu cette lettre lui indiquant que Khalifa Sall renonçait à ses droits de se présenter devant la barre.



Pourquoi notre bon football est-il cravaché ?

Le Sénégal a été une nation de football dés l’Indépendance. Ses « Souliers d’Or » sont nombreux, notamment le Thiéssois Bouba Diakhao, le Saint Louisien Lo Madièye. Sans oublier les Amadou Thiam, Yérim Diagne, Petit Gueye, Souris, Diallo Toumani………

Des clubs de football de renom nous viennent à l’esprit : le C.O.T, l’US Gorée, le Foyer France Sénégal, l’Espoir de Saint Louis, la Saint-Louisienne devenue La Linguère…………

Aujourd’hui, Aliou Cissé, petit-fils du Saloum Saloum Birane Cissé Général d’Armée de Maba Diakhou Ba, est lui-même devenu Général des combattants de la balle au pied. Et, ce, malgré la difficulté de la tâche, relevant de la quadrature du cercle.




Dés le début des hostilités en Russie, le Sénégal a fait trembler les troupes les plus prestigieuses de l’UE. Le souvenir du Sénégal qui bat la France et passe en quart de finale était là. Nous nous souvenons du tollé et des déclarations venant notamment d’Italie pour dire en quelque sorte : «  Cessons, nous autres Européens, d’apporter le bâton pour nous faire battre. » C’est-à-dire de mettre en condition ces joueurs qui risquent de nous ravir la Coupe. Or, le football est devenu une industrie qui génère de l’argent au  point que compter cette masse fudiciaire donne le tournis à lui seul.

Nous savons que nos internationaux reçoivent annuellement des milliards et même quelques fois des dizaines de milliards payés par des clubs dont ils sont devenus les esclaves. Qu’on achète et vend à l’occasion des Mercatos. Tout comme les gladiateurs du temps des Romains.

Je l’affirme, un complot a été ourdi pour barrer la route au Sénégal, l’équipe la plus prestigieuse et la plus redoutée.

On s’est, alors, mis à faire comprendre à certains parmi nos internationaux qu’il n’était pas bon de marquer des buts.

Ce qui vient d’être dit justifie les buts manqués volontairement et dont il suffit de voir les retro vidéos pour s’en rendre compte. Dégager en touche à quelques pas de la surface de réparation en dit long sur la volonté de l’involontaire. En d’autres termes, si les Européens nous reprochent nos féticheurs, eux, tout en ne s’en privant pas, entretiennent une armée de barbouzes du football. Les « intrigueurs » si vous voulez.

Mais le grand absent était l’Etat qui pouvait mobiliser des contre barbouzes. Ou, au moins, en faire des agents doubles pour mettre à l’abri de l’intimidation certains de nos joueurs qui ont été loin d’être des patriotes au vrai sens du mot.

Le souci des Enrobons  était plus fort que la musique prodiguée par le rugissement des lions de nos forêts.

Revenons à l’enjeu. Si le Sénégal avait emprunté le même chemin que les joueurs Africains de la France bien des responsables de clubs de l’Hexagone se retrouveraient au chômage. Leurs clubs estimés à des milliards d’euros feraient faillite.




Ce sont ces magouilles sur fond de milliards de CFA qui ont barré la route à Aliou Cissé. Sa technique était très bonne, même s’il aurait été mieux d’aligner un 3-4-3.

Donc, n’eût été le complot du football européen nos Kanté l’auraient emporté sur leurs Kanté d’emprunt.

Donc, la solution, pour l’avenir, est de puiser dans le vivier que constituent les Navétanes, d’une part, et créer des équipes professionnelles, de l’autre. Mais aussi modifier les accords avec les clubs européens pour que nous puissions sanctionner les joueurs « traitres »

 

                                                      Dr Ahmed Khalifa Niasse

Où va Macky Sall ? Pourquoi ?

 

 

REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

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PÔLE COMMUNICATION

 

 

 

Dakar, le 25 juillet 2018

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

                                

 

Le Président de la République, S.E.M. Macky Sall, quitte Dakar, ce 25 juillet 2018, à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) pour prendre part au Sommet des BRICS, en sa qualité de Président du Comité d’Orientation des Chefs d’État et de Gouvernement du NEPAD.

 

Le 28 juillet 2018, le Président Sall séjournera au Royaume d’Eswatini (ex Swaziland) où il effectuera une visite de travail.

 

Le Chef de l’État participera ensuite au Sommet conjoint CEDEAO/CEEAC, au Sommet de l’UEMOA et à celui de la CEDEAO prévus les 30 et 31 juillet à Lomé.

 

Le Président Sall regagnera Dakar le 31 juillet 2018.

 

Pourquoi le déficit en eau dans la région de Dakar ?

Le régime du Président Macky Sall a du mal à estimer le déficit en eau de la Région de Dakar et à engager les investissements nécessaires à sa résorption. Le PSE, le document de référence de BBY dit-on, est très léger sur la question de l’eau potable. Après avoir analysé l’évolution démographique du Sénégal, il ne tire pas les conséquences sur l’approvisionnement en eau potable. Le milieu rural est marginalisé et les tarifs y sont plus élevés qu’en ville. Macky Sall dira que c’est un héritage. Certes, il lui appartient néanmoins de corriger les inégalités.
La demande en eau potable de la Région de Dakar dépend de la démographie, de la hausse du niveau de consommation par habitant et du tarif. Il est clair que le gouvernement de Macky Sall a échoué à prévoir l’évolution de la demande et voilà ce qui explique les coupures intempestives d’eau à Dakar. Le déficit dépasse en 2018 50 000 m3 jour et il va augmenter.
La démission de Mansour Faye, ministre en charge du secteur, un incompétent notoire, prétendant au trône de la famille Faye Sall, va de soi. Comme il ne partira de lui-même, par défaut de dignité républicaine, le peuple devra l’obliger.



Mamadou Lamine Diallo, Tekki

Pourquoi une coalition autour d’Ousmane Sonko est-elle nécessaire?

À sept mois de l’élection présidentielle sénégalaise, nous assistons quasi quotidiennement à de nouvelles déclarations de candidatures. S’il est heureux, dans une démocratie, de voir des hommes et des femmes s’intéresser au triste sort de leurs compatriotes et de tenter, par le canal de l’action politique, d’y apporter des solutions, il est tout de même regrettable de voir une pléthore de candidats concourir à la fonction présidentielle comme si cela devait être la seule finalité de l’engagement politique.



L’arrivée de Macky Sall au pouvoir reste une véritable catastrophe à tous les niveaux, car elle correspond à une deuxième alternance dévoyée et dont le grand espoir des Sénégalais placé en elle s’est retrouvée brisé. Nul besoin de statistiques et de chiffres pour affirmer que la souffrance du peuple a atteint son paroxysme. Aucun domaine de la vie de nos compatriotes n’est aujourd’hui épargné par la manifestation de la mauvaise gestion et la médiocrité pathologique qui caractérise le règne de Macky Sall depuis sa prise du pouvoir il y a bientôt sept années.
De l’éducation à la santé, en passant par l’économie et la sécurité, la patience des Sénégalais est continuellement mise à rude épreuve. Les exemples foisonnent et en citer dans ce texte serait une simple lapalissade. L’étudiant qui angoisse de vivre une année blanche ou l’enseignant qui passe plus de temps à brandir un mot d’ordre de grève qu’à s’occuper de ses élèves pourra vous répondre avec les mots justes si vous vous aventurez à dresser le bilan de l’éducation sénégalaise sous le règne apériste. Les femmes et les enfants qui parcourent les rues, les bras chargés de bouteilles à la recherche d’eau, comme dans les camps de réfugiés, pourraient vous donner la bonne heure du bilan social sous le magistère du président Sall. Le plateau médical déficient du pays, comme le reconnaissait à juste titre le juge Demba Kandji (un des acteurs des décisions de justice arbitraires pour écarter des opposants politiques) sur une chaine de télé française, reflète également tout l’échec de la gouvernance de l’actuel locataire du palais au plan médical. L’entrepreneur sénégalais, privé de marché public au profit de la sauvegarde d’intérêts étrangers et corporatistes, ressent à coup sûr les affres d’une économie extravertie que la rhétorique d’une bonne croissance cache mal.
Voilà maintenant 18 ans, depuis l’arrivée de la première alternance politique sous Wade, que le Sénégal stagne et que les mêmes problèmes persistent comme si le peuple était condamné à la souffrance permanente, à une inégalité sociale chronique et à une résilience pathétique et ce , malgré la sempiternelle promesse de lendemains meilleurs avec la découverte du pétrole et du gaz. Qu’attendre de ces ressources naturelles si d’autres richesses naturelles actuelles dont regorge le pays (phosphate, or, eau, zircon, etc.) ne profitent nullement aux populations?
Le Sénégal dispose d’un potentiel humain de qualité, mais pêche par un manque de leadership éclairé capable d’impulser une véritable dynamique de changement systémique dont les impacts positifs permettront de sortir le pays du gouffre des pays les plus pauvres de la planète dans lequel il est toujours plongé depuis notre accession à l’indépendance.
À l’approche de l’élection présidentielle, nous en verrons certainement et continuellement de tous les numéros pour venir profiter de l’innocence et de la pauvreté des populations, et quérir leur voix par la force des promesses les unes plus mirobolantes que les autres. Le pays ne mérite pas de revivre cinq nouvelles années de tâtonnements, de tergiversations et de courbettes devant les puissances étrangères. L’excuse d’un choix de président par défaut juste pour donner un semblant de changement n’est plus acceptable.
Alors, un choix éclairé, exempt de toute subjectivité et des futiles calculs politiciens s’impose.
De tous les potentiels candidats, Ousmane Sonko nous parait être l’un des plus crédibles pour apporter ces changements tant souhaités et auquel le peuple risque de ne pas assister si Macky Sall reste au pouvoir ou qu’un candidat fait du même moule lui succède.
Par l’exemplarité du parcours professionnel, par des actions héroïques posées à un moment critique de sa vie et par le discours de rupture qu’il porte, cet homme peut bien incarner le nouveau Sénégal dont nous rêvons depuis des lustres.



Il est tout également réconfortant de constater l’émergence de cette nouvelle génération de politiciens dont les plus connus demeurent, en dehors de Sonko, l’ex juge Dème et Thierno Alassane Sall. Ils ont réussi, à un moment où la plupart des Sénégalais associent l’engagement politique à la recherche de sinécures et de privilèges, à la fulgurance dans l’accumulation des richesses et à la promotion des contre valeurs déshonorantes, de réconcilier une bonne frange de la population avec la noblesse de l’engagement politique dont la finalité est d’être exclusivement au service de ses concitoyens.
Il est alors temps que ces trois nouvelles figures de la classe politique et d’autres dont les profils s’approchent des leurs (Abdoul Mbaye, Thierno Bocoum, Boubacar Camara, etc.) unissent leurs forces pour proposer une nouvelle offre politique aux Sénégalais à l’opposé de celle de la vieille garde. Ils en sont capables si la volonté est présente, mais il leur faudra surmonter inévitablement la très sensible question de la personnalité politique qui dirigera cette potentielle coalition s’ils veulent éviter les dangers de la dispersion et leur affaiblissement certain qui en découlera.
S’il est facile pour l’électeur de mettre rapidement une croix sur un candidat qu’il juge loufoque, l’exercice est tout aussi périlleux de devoir choisir entre des candidats de qualité. En effectuant un choix, il en élimine par conséquent un autre.
C’est ainsi que la personne d’Ousmane Sonko nous semble être un bon compromis. Par l’appareil politique dont il dispose, par l’expérience du terrain acquise lors des dernières législatives sous la bannière d’une coalition et par les valeurs humaines qu’il incarne, Sonko pourrait être à la tête d’une large coalition capable de remporter l’élection présidentielle dès le premier tour et placer le pays sous une nouvelle ère. Un tel scénario, regroupant la crème de la classe politique actuelle, serait certainement l’équipe de rêve vers lequel se tournerait la plupart des indécis qui constituent toujours la majorité de l’électorat de chaque élection.
Malgré l’échec manifeste du règne de Macky Sall et le vœu de beaucoup de Sénégalais de voir un vrai changement de pouvoir, il serait naïf de croire que la chute de la grande coalition Benno Bok Yakaar se fera en un tour de main. Sans une stratégie claire de conquête du pouvoir et de convergence des forces de la nouvelle classe politique, le réveil risque d’être dur le matin du 25 février 2019.
Les logiques qui fondent le choix d’un candidat dans une élection présidentielle sont complexes surtout lorsque celles-ci sont déterminées par des considérations subjectives et parfois émotives. À la nouvelle classe politique émergente d’en être consciente et d’accompagner la population vers une véritable maturité démocratique.




Lamine Niang
nianlamine@hotmail.com

Pourquoi l’Agent judiciaire de l’Etat s’obstine à se constituer partie civile dans le procès Khalifa Sall

19 juillet 2018 vers fin 11h00

 

L’Agent judiciaire de l’Etat (AJE) n’ayant pas de pouvoir de représentation conféré par la loi, quel est le mobile qui le pousse à vouloir se constituer partie civile dans l’affaire de la caisse d’avances de la ville de Dakar ?

 

Par Mamadou Abdoulaye SOW

Inspecteur principal du Trésor à la retraite

mamabdousow@yahoo.fr

                                                

                                              

La lecture d’un article posté sur le site de Dakaractu avec comme titre « Antoine Diome, agent judiciaire de l’Etat : « Pourquoi l’Etat du Sénégal peut se constituer partie civile dans le dossier de Khalifa Sall » » m’amène à m’interroger sur les raisons de cette obstination de l’AJE à vouloir se constituer partie civile, au nom de l’Etat, dans une affaire d’infraction sur des fonds publics qui appartiennent à la ville de Dakar. Est-ce réellement pour l’intérêt général ou est-ce pour poursuivre un intérêt purement personnel et pécuniaire ?





L’AJE exerce un mandat qui n’est pas d’ordre légal

Dans l’article précité, il est indiqué que « le représentant de l’Etat agit … en fonction d’un mandat légal d’ordre public ». Cette assertion n’est pas fondée sur notre droit positif. En effet, les attributions de l’Agent judicaire de l’Etat sont, à ce jour, fixées par décret et non par une loi. Dès lors, il faut demander à l’AJE de produire le texte législatif invoqué qui lui donne ce mandat légal qui, suivant la définition du Vocabulaire juridique de Gérard Cornu (11ème édition, page 639), est le « nom abusivement donné au pouvoir de représentation conféré par la loi à certaines personnes dites représentants légaux ».

En décembre 2017, dans un article publié sous le titre « L’Agent judiciaire de l’État peut-il se constituer partie civile devant le juge pénal en cas de détournement de fonds publics appartenant à une collectivité territoriale. Dans l’affirmative, quel est le texte législatif qui organise la procédure ? », je soulevais plusieurs questions restées sans réponse à ce jour dont notamment la question de savoir « s’il existe un texte législatif qui fonde la légalité de la constitution de partie civile de l’AJE au nom de l’État ou au nom d’une collectivité territoriale, en l’absence d’une autorisation du conseil délibérant de la collectivité concernée dans les cas de détournement de fonds publics appartenant à la collectivité territoriale ».

 

La ville de Dakar est propriétaire des fonds de la caisse d’avances

Dans le même article de Dakaractu, l’AJE poursuit : « « l’Etat s’est constitué partie civile pour demander réparation résultant de la commission de l’infraction dont il est victime » ». Enfin, je me demande sur quel fondement l’AJE se dit convaincu que « la partie civile a subi un préjudice né directement de l’infraction… » alors que les fonds publics supposés être escroqués n’appartiennent pas à l’Etat mais bien à la ville de Dakar.

Dans ma contribution précitée de décembre 2017, je faisais remarquer qu’« en se constituant directement partie civile, l’État a l’obligation de démontrer l’existence pour lui d’un préjudice propre et distinct de celui subi par la ville de Dakar et découlant directement de l’infraction de détournement de fonds publics (devenue l’infraction d’escroquerie) ».

Si l’Etat est propriétaire des fonds de la caisse d’avances de la ville de Dakar, ladite caisse devrait figurer parmi les régies de dépenses à vérifier chaque année suivant décision du ministre chargé des Finances ou du directeur chargé de la Comptabilité publique. Or, dans l’exercice de mes fonctions de directeur chargé de la Comptabilité publique entre 2000 et 2008, je ne me souviens pas avoir mis la caisse d’avances de la ville de Dakar dans la liste des régies d’avances à vérifier au 31 décembre de chaque année parce qu’elle n’était pas réglementée par le texte applicable en la matière.

 

Dans une publication à paraitre prochainement dans une revue scientifique, je reviendrai sur la notion de deniers publics en droit financier sénégalais ; une notion constituée de la combinaison de trois éléments : « les deniers publics sont des fonds et valeurs ; ces fonds et valeurs sont possédés par les organismes publics ; et les organismes publics les possèdent à titre de propriétaires ». (Jacques Magnet, « La notion de deniers publics en droit financier français », Revue de science financière, 1974, pp.129-146).

 

Comme on le sait, la procédure pénale relève du domaine de la loi en vertu de l’article 67 de la Constitution du Sénégal. Les attributions de l’Agent judiciaire de l’Etat (qui auraient dû, à mon avis, être définies par un texte législatif) étant fixées par voie règlementaire, ce dernier ne devrait pas engager des actions qui relèvent de la procédure pénale.





Dakar, le 19 juillet 2018

Pour qui ? Pourquoi Samuel Sarr est dans le viseur de la commission Jammeh ?

YERIMPOST.COM Samuel Sarr fera face ce jeudi 19 juillet à la commission chargée d’enquêter sur les crimes financiers contre la Gambie sous Yaya Jammeh. Seulement, l’ancien ministre de l’Energie sera entendu par vidéoconférence. Une alternative proposée par les enquêteurs suite à un calendrier chargé du candidat déclaré à la présidentielle de février. Libération nous informe que l’ancien ministre sous Wade a bien voulu faire cet interrogatoire malgré le fait qu’aucune convocation écrite ne lui a été notifiée par écrit. Samuel Sarr est cité dans cette enquête pour avoir été facilitateur entre la Gambie et le Nigéria dans un contrat pétrolier et un autre de fourniture d’électricité appelé « Gampower ». Question à mille balles: pourquoi Samuel Ahmet Sarr ? D’autant que ces contrats datent de 1996. La commission Jammeh est-elle le bras armé de quelqu’un ?


Réflexion: Pourquoi Aliou Cissé doit quitter son poste

L’heure du bilan est arrivée. Aujourd’hui, il est légitime et tout à fait normal que les sénégalais se posent des questions sur la nécessité ou non de continuer à faire confiance à Aliou Cissé, le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal.

Tout d’abord, il serait injuste et de mauvaise foi de ne pas reconnaitre son apport depuis qu’il est à la tête de l’équipe A. Parce que depuis qu’il est là, on n’a manqué  aucun rendez-vous sportif. Chapeau !

Mais quand on regarde de plus près, les performances de la sélection durant les moments clés, nos difficultés à passer un cap malgré les talents que nous avons, il faut se poser des questions. Du temps, Aliou Cissé en a eu, du soutien aussi. C’est facile de constater que depuis qu’il est devenu numéro 1, il a le soutien de la presse mais aussi celui de ses anciens coéquipiers à part quelques-uns. Au Sénégal, on n’a pas l’habitude des critiques, elles sont souvent vues comme une sorte de jalousie mais il faut méconnaitre le foot pour dire qu’Aliou Cissé est incontestable et qu’il est toujours l’homme de la situation. Non. Il a fait son temps, on doit passer à autre chose et c’est maintenant. Je m’explique.




Lors de la  dernière CAN 2017, aucun observateur ne voyait le Sénégal s’arrêter en quarts de finale contre le Cameroun, nous étions totalement favoris. Même le plan tactique du sélectionneur camerounais de l’époque l’avait prouvé, car il avait juste essayé de retarder la victoire des lions de la Teranga en jouant la défensive. Mais plus le match avançait, plus l’équipe camerounaise devenait confiante car le sélectionneur sénégalais n’avait aucune idée tactique pour déjouer le plan de jeu du Cameroun. Résultat : nous sommes éliminés à la surprise générale par une « modeste » équipe qui, grâce à cette performance gagne la confiance qu’elle recherchait pour lancer sa compétition.

Ensuite, place aux qualifications du mondial qui vient de s’écouler. Selon les observateurs du ballon rond, le Sénégal avait l’occasion ou jamais de retrouver le plus grand rendez-vous sportif mondial au lendemain du tirage. Car le groupe dans lequel nous étions logés était favorable, disaient les médias locaux au lendemain du tirage. Mais, si la FIFA n’avait pas pris cette décision historique de rejouer le match contre l’Afrique du sud, Dieu seul sait si la bande à Sadio Mané serait en Russie. Sans ce match, sans cette décision, nous n’avions pas notre destin en main. On était proche de l’élimination.

Arrivé en Russie, le Sénégal fait une entame parfaite avec une belle victoire contre la Pologne. Le Sénégal devient même  le sauveur, le héros de tout un continent. Durant ce match, le sélectionneur avait pris une décision marquante : le capitaine des lions Cheikhou Kouyaté est sur le banc, c’est très osé mais payant. Il prend une autre décision marquante sur ce match, d’isoler la star de l’équipe Sadio Mané pour mettre en priorité le collectif. Parfait aussi. Le lendemain, tout le Sénégal souligne le nombre de kilomètres parcouru par le pensionnaire de Liverpool et son esprit collectif sur ce match là.

Mais qu’est- ce qu’on voit contre le Japon ? Aliou décide de changer, parce que l’enfant de Bambali n’avait pas brillé individuellement contre la Pologne, il change le schéma gagnant dans un match crucial juste pour mettre en lumière des individualités. Chapeau l’artiste parce qu’on fait un match nul alors que tout le monde voyait la victoire. C’était un manque de concentration ? Ou c’est dû à l’euphorie ? je pense que le sélectionneur est là pour gérer tout cela.

Autre fait marquant, au-delà de ses faiblesses tactiques, sa gestion du groupe. Diao Baldé ce talent reconnu, ce garçon pas forcément facile à gérer est écarté depuis ce fameux épisode qu’on connait tous. Le sélectionneur est-il rancunier ? Peut-être. Moi je pense qu’un sélectionneur doit être un psychologue, un grand frère, un père pour ses joueurs. Il doit toujours protéger ses joueurs quand une partie de la presse ou de l’opinion essaie de créer l’ingérence. Mais  lui, il a voulu être  un gendarme en écartant le joueur de l’As Monaco (Diafra Sakho aussi non ? il a pourtant marqué le but décisif de la qualification) pour ensuite le réintégrer le jour où c’était une question de  VIE OU DE MORT. Pour sauver sa peau ? Oui je pense. Cette titularisation était un cadeau empoisonné pour Keita Baldé. De même, la relégation de Cheikhou Kouyaté sur le banc. Où avez-vous vu un sélectionneur écarter son capitaine le jour même de la compétition ? N’est-ce pas déstabilisant ?

SVP imaginez juste Deschamps écarter Hugo Lloris son capitaine lors du premier match pourtant ce dernier n’était pas rassurant avant le début de la compétition. Ça serait atroce pour le groupe parce que c’est un leader du vestiaire.

Enfin trouvez normal le fait que Kara Mbodj ne joue aucune minute durant ces trois matchs ? Il était blessé ? Il n’était pas prêt physiquement ? Pourquoi l’amener alors et écarter Papis Djilobodji qui avait retrouvé la forme en Ligue 1 ? Ou c’est parce que la charnière Kouyaté-Sané était rassurante ? On a encaissé minimum un but par match pourtant.

Cher Augustin Senghor, chers membres de la Fédération Sénégalaise de Football, parce que nous sommes fatigués d’être déçus au dernier moment, parce qu’il y a des sélectionneurs qui pourront mieux faire, parce que Aliou Cissé a assez prouvé ses limites, changez nous de sélectionneur c’est lui le point faible de l’équipe. On ne peut pas continuer avec un apprenant, on mérite mieux et nous pouvons mieux faire avec tous ces talents individuels que nous avons.




ELMALICK

Pds: Pourquoi la convocation du comité directeur pour cet après-midi ?

YERIMPOST.COM Le coordonnateur du parti l’avait annoncé au cours de la conférence de presse en début de semaine. Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a convoqué les membres de son Comité directeur pour ce vendredi 6 juillet à la permanence sise sur la Vdn. D’ores et déjà, on peut se douter que le rejet de l’inscription de Karim Wade des listes électorales mais aussi le grand rassemblement du 13 juillet prochain seront au coeur des débats.



Inscription de Karim Wade rejetée: Pourquoi ? Où l’avait écrit Yerimpost ?

YERIMPOST.COM La nouvelle tant attendue est enfin tombée. Karim Wade n’est pas inscrit sur les électorales. En d’autres termes, son inscription a été rejetée. Le parti démocratique sénégalais (Pds) qui jusque là avait jeté son dévolu sur le fils exilé de Me Abdoulaye Wade, va devoir se choisir un autre candidat à la présidentielle de février 2019. Toutefois, Karim Meïssa Wade dispose d’un délai de 15 jours pour déposer un recours pour contester sa non inscription. La Direction générale des élections, par son chargé de communication, Bernard Casimir Cissé, de justifier ce rejet par l’article L31 qui dispose que ne doivent pas être inscrits sur une liste électorale ceux qui sont condamnés à une peine d’emprisonnement de cinq (5) ans.





Voici l’article dans lequel Yerimpost vous avez prévenu

Candidature de Karim Wade: L’aveu d’Aly Ngouille Ndiaye

YERIMPOST.COM « Karim Wade ne peut pas être candidat. Il ne s’est pas encore inscrit sur les listes électorales. Karim a demandé à s’inscrire », a lâché le ministre de l’Intérieur, hier 18 juin, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Aly Ngouille Ndiaye répondait aux questions des députés qui statuaient dans le cadre d’une procédure d’urgence sur le projet de loi portant modification du Code électoral.

Dans une vidéo datée du 17 avril dernier, on apercevait pourtant Karim Wade se plier au protocole de l’inscription dans le centre ouvert à cette fin dans son actuel pays de résidence, le Qatar. Il ne s’était pas inscrit pour autant… Ces trois phrases d’Aly Ngouille Ndiaye, qui sonnent comme des révélations sciemment lâchées, nous apprennent aujourd’hui que le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est présenté pour être inscrit sur les listes électorales mais ne l’a pas été.

En cause, son casier judiciaire. Condamné à plus de cinq ans de prison, sa peine emporte la perte de ses droits civiques et politiques. En clair, le fils d’Abdoulaye Wade a perdu sa qualité d’électeur… Et on est, là, au coeur de la polémique qui avait surgi au moment de la révision constitutionnelle instituant le parrainage. L’aspect de la modification, qui exigeait d’être électeur pour être éligible, avait été fortement décrié comme étant une disposition conçue pour permettre d’écarter de la présidentielle de février 2019 deux adversaires potentiels du candidat au pouvoir: Khalifa Sall et Karim Wade.

Le régime est allé de dénégations en démentis, niant tout calcul crypto-personnel dans l’élaboration de la modification constitutionnelle. Depuis hier, la confusion est terminée et le doute n’est plus permis. La sortie d’Aly Ngouille Ndiaye, qui déclare que Karim Wade n’est pas candidat parce qu’il n’est pas inscrit sur les listes électorales, qui conditionne donc l’éligibilité à la possession de la qualité d’électeur, sonne comme un aveu de ce que le pouvoir niait.

Le Pds, enfermé dans un déni de la réalité depuis plusieurs mois, doit se rendre à l’évidence que continuer à miser sur Karim Wade comme candidat équivaut à se résoudre à être exclu de l’échéance électorale de février 2019. Pilier du régime en place, premier flic du pays, organisateur du scrutin, Aly Ngouille Ndiaye a lancé des propos qui, loin d’être banals, reflètent la position du pouvoir à propos de la candidature du poulain du Pds. Et, par ricochet, celle du Conseil constitutionnel, au regard de l’inféodation de cette institution à l’Exécutif.






Condamné lui aussi à plus de 5 ans de prison, comme par hasard, Khalifa Sall va devoir faire face à la même mécanique broyeuse de candidature. Si sa condamnation n’est pas encore définitive, la justice, qui a fait montre d’une grande célérité pour le convoquer devant la Cour d’appel, se dépêchera de confirmer sa peine en appel, puis en cassation… Et le maire de Dakar, à l’instar de Karim Wade, perdra sa qualité d’électeur, donc son éligibilité…

Cheikh Yérim Seck




Exclusif! Pourquoi le khalife des layènes a-t-il éconduit les leaders de l’opposition ?

YERIMPOST.COM Dans le cadre de leurs visites aux guides religieux du pays, destinées à les sensibiliser sur leurs revendications en faveur d’un processus électoral transparent, les leaders de l’opposition réunis dans le cadre du Front patriotique pour la défense de la République avaient prévu d’honorer la prière de tisbar de vendredi dernier à la mosquée des layènes, avant de rencontrer après cet office religieux le khalife de cette confrérie.

En début de soirée, la veille de l’audience, un des majordomes du marabout a appelé Mamadou Diop Decroix pour la reporter sine die.




Après investigation autour de cet impair, Yerimpost est en mesure d’écrire que ce sont deux tirs groupés sur le khalife qui l’ont poussé à changer d’avis. La première pression est le fait de son puissant chambellan Moussa Laye qui a vendangé ses excellents et anciens rapports avec le désormais patron de Bokk Gis Gis, Pape Diop, pour pactiser avec le régime.

La seconde pression, selon une source fiable de Yerimpost, a émané du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, beau-fils du khalife et cacique du régime en place.

Le guide de la confrérie des layènes n’a pu résister à ces deux entreprises de dissuasion. Et a tout bonnement éconduit les leaders de l’opposition à la veille de l’audience qui leur avait fixée.



Pourquoi la Société africaine de raffinage (SAR) tient son Assemblée générale ordinaire à Paris ?

La Société Africaine de Raffinage (SAR) convoque ses actionnaires à son Assemblée Générale Ordinaire le Vendredi 29 juin 2018 à 14h30 à Paris, Tour Michelet, La Défense, France (Journal Le Soleil, Samedi 16 et Dimanche 17 juin 2018, page 17). Pour qui ne connait pas la SAR, on pourrait penser qu’il s’agit d’une société enregistrée ou exerçant en France.

Créée en 1961, la Société africaine de raffinage (SAR) a démarré ses activités le 31 Octobre 1963 et a été inaugurée le 27 janvier 1964 par le Président de la République Léopold Sédar Senghor. Elle est l’une des premières entreprises du Sénégal en termes de chiffre d’affaires et au cœur de la politique énergétique du pays en assurant l’approvisionnement du marché sénégalais en produits pétroliers de qualité.

Actuellement le siège social de la SAR est au 15 Boulevard de la République, Dakar Sénégal. Il s’agit en effet d’une Société anonyme à participation publique majoritaire enregistrée au Registre du commerce de Dakar avec son numéro d’identification national des entreprises et des associations (NINEA).

Son capital de 1 730 000 000 FCFA est réparti entre trois actionnaires   la société PETROSEN actionnaire majoritaire (46%), une société anonyme à participation publique majoritaire (détenue à 99% par l’État ; à 1% par la Société Nationale de Recouvrement) ; ensuite la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-Bail LOCAFRIQUE (34 %,) et enfin la major française TOTAL (20%) (source : Site web de la SAR www.sar.sn consulté le 25 juin 2018).

Malgré l’ouverture de son capital au secteur privé national et étranger, la SAR demeure encore un symbole et un instrument de la souveraineté énergétique du Sénégal.

Comment, dans le contexte de la découverte d’importants gisements importants de pétrole et de gaz sur le territoire national, interpréter la tenue de l’AG de la SAR dans la capitale française ? Vieille tradition ? Raisons pratiques et logistiques ? Envie de dépaysement des actionnaires ? Volonté de tenir à distance les curieux à la suite d’un conflit interne entre la Direction générale et l’actionnaire LOCAFRIQUE qui a entrainé à la nomination d’un nouveau Directeur Général en 2018 ? Mise en œuvre du concept des Assemblées générales délocalisées ?

Plus sérieusement, la convocation des réunions statutaires de structures nationales du secteur public et parapublic hors du territoire national (sauf pour motif d’intérêt général) est en contradiction avec la politique de souveraineté et d’indépendance énergétiques affichée par les autorités publiques. Pourquoi exiger plus de contenu local de la part des compagnies pétrolières et minières alors que nos sociétés nationales n’en font pas une priorité dans toutes leurs activités ? Cette délocalisation, aussi symbolique soit elle, ne sert pas non plus la destination Sénégal au moment où le Ministère du Tourisme est en train de la vendre jusqu’en Russie.

Mohamed Ayib DAFFE 

ayibdaffe@gmail.com

http://afrodurable.blogspot.com/

Questekki numéro 100: Pourquoi le Sénégal ne peut pas organiser une coupe du monde, selon MLD

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte de MLD




« Ce mardi, je suis à ma centième question sans réponse sérieuse des surdoués de la galaxie de Macky Sall. La raison est simple. Le débat démocratique sérieux n’intéresse pas Macky Sall. Il est dans une logique d’accaparement du pouvoir pour une gouvernance rentière du pétrole. Toute sa démarche politique et économique ne vise qu’un seul but : confisquer le pouvoir pour jouir du pétrole et des ressources minérales. Après les 3F, Fatick, Fuuta et France pour conquérir le pouvoir, il a mis en place les 3P, PSE, Pétrole et Parrainage pour l’accaparement du pouvoir. La suite, on la devine, ce sont les 3D, Déception, Défaite, et D » lit on sur la note.

Et le député d’aller dans la provocation en posant cette question : « le Sénégal de Macky Sall pourra- t-il un jour organiser la coupe du monde de football ? » Selon lui c’est Non. D’ailleurs indique t’il, c’est au niveau du transport aérien que notre pays pêcherait déjà dans l’organisation d’un tel événement.

« Les pays candidats à l’émergence doivent avoir les moyens d’organiser la coupe du monde ou un tournoi international de même envergure (infrastructures et logistiques). Cet exercice est un test d’émergence économique qui exige un bon niveau de capital social et technique, notamment dans le transport aérien. Le Sénégal de Mawade Wade peut-il se porter candidat à l’organisation d’une coupe du monde ? Ce serait considéré comme un acte de folie malgré le génie et le talent des Aliou Cissé, Sadio Mané, El Hadji Diouf et Daff. Au Sénégal, le capital humain est disponible, il manque le capital technique et social et la gouvernabilité de nos institutions à travers des politiques publiques pertinentes et patriotes. Dans le domaine du transport aérien, le Sénégal n’est opérateur de rien, ni de son aéroport international AIBD, ni de sa compagnie nationale. L’Etat de notre aviation civile est aujourd’hui pitoyable. Cette aviation civile nationale, qui jadis lui avait valu le respect de l’OACI, jusqu’à faire de Dakar le siège onusien pour l’Afrique du transport aérien, est aujourd’hui dans une situation déplorable. La Direction Générale, ses cadres et experts dirigeants, sont aujourd’hui sous le coup d’une inculpation judiciaire par le Procureur de la République du Sénégal » tacle le député qui s’en prend aussitôt au ministre en charge charge des Transports Aériens.




« Mme Ndoye, se réveille enfin pour me répondre sur la suite donnée à l’étude de Seaburry. Le Communiqué de son ministère est tout sauf sérieux. Tout le monde sait que l’étude de Seaburry a été rangée dans les tiroirs à son corps défendant. Son communiqué qui traduit sa capitulation devant les parrains de Macky Sall reconnaît par ailleurs que le mode d’acquisition des avions A330 a été changé par l’équipe de Böhn, homme d’influence dit-il, et Gérôme Maillet. C’est la trésorerie de l’Etat qui a payé les avances et c’est ce qui explique aussi les difficultés financières actuelles. Mme Ndoye, reprenez votre dignité d’ingénieure, et matérialisez le patriotisme que vous avez revendiqué à l’Assemblée nationale. Le régime de Macky Sall est une transition. C’est bientôt fini ».

Réplique à Bakary Sambe: Pourquoi tant de haine ?

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Cet adage prend tout son sens lorsqu’on assiste à la campagne de diabolisation orchestrée par certains fanatiques sectaires, à l’encontre des traditionalistes.
Le porte-étendard de cette diabolisation ayant comme armes principales le mensonge, la diffamation et l’intimidation est un certain Bakary Samb.




Il est triste de voir un intellectuel de son calibre sombrer dans le fanatisme religieux, au point de perdre toute objectivité sur des sujets aussi graves. Il est opportun de rappeler que Monsieur Samb est un fervent Tidiane qui croit que la seule doctrine valable et la seule conception juste des choses est la sienne. Ceci a le mérite d’ôter a ses innombrables interventions toute substance d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle. En témoigne sa célèbre tentative de diabolisation à travers la publication d’une étude alarmante sur le nombre de jeunes vivant dans la banlieue dakaroise qui seraient prêts à rallier Daesh ou Boko Haram. Ladite étude fut aussitôt décriée par des observateurs avisés de son impartialité et de sa haine farouche envers ceux qu’il nomme à tort « wahhabistes ». Une contestation qui l’obligea à se rétracter « intelligemment », en mettant la responsabilité sur le dos de journalistes qui auraient mal relayé l’étude en question. Sa haine et son sectarisme sont tels qu’il est prêt à semer la confusion au sein de la population, en dressant les uns contre les autres.
Un Maire avisé le traita, à raison, de colporteur de mauvaises nouvelles. Mais il est plutôt un fabricateur de mauvaises nouvelles, qui surfe sur la peur du terrorisme alimentée par ses maîtres penseurs (l’Occident).

Voltaire se serait adressé à l’abbé Le Riche en ces termes : « Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire »

Monsieur Samb a, semble-t-il, comme credo : « Vous n’êtes pas d’accords avec moi, je donnerais ma vie pour que vous cessiez d’exister »

Au moment où la corruption gangrène notre pays, la débauche dame le pion à la moralité,au moment où la jeunesse sénégalaise est en perte de repères,au moment où l’emprise des puissances occidentales sur notre pays fait débat, Monsieur Samb a choisi comme terrain de bataille, la diabolisation d’une minorité religieuse qui contribue dignement et vaillamment à un long processus de redressement du pays aussi bien d’un point de vue vertical (spirituel) qu’horizontal (matériel).

Monsieur Samb a fait valoir trois arguments pour justifier son opposition au projet d’ouverture d’une université islamique, évoqué lors d’une interview, par un digne fils du pays, en l’occurrence le Docteur Mohamed Ahmed lô, qui contribue largement au développement de son pays.

NB : Il ne s’agit nullement d’une annonce comme l’a affirmé, Bakary Samb

Premier argument : Un tel projet favoriserait la marginalisation des arabisants et va accentuer leur manque d’ouverture intellectuelle.

Monsieur Samb a une vision occidentalisée de l’islam. Pour lui, poursuivre des études strictement religieuses mènerait à l’intolérance. En résumé, l’islam, selon Bakary, est de nature intolérante et a besoin d’être éclairé par la pensée occidentale véhiculée dans les écoles dites francophones.
C’est ce même Monsieur qui affirme, dans le même article, être un fervent défenseur des érudits sénégalais soufis (qu’Allah leur fasse miséricorde) tels que Sheikh Ahmadou Bamba, El Hadj Oumar Foutiyou Tall, El Hadj Malick et, ce serait d’ailleurs ce statut « d’avocats des aïeux » qu’il se donne prétentieusement qui expliquerait sa haine démesurée envers les traditionalistes.
Dès lors, Monsieur Samb peut-il nous dire à partir de quel moment ces érudits ont suivi une formation autre que religieuse ? Ou pense-t-il qu’ils n’étaient pas assez ouverts et tolérants ? Quel héritage nous propose-t-il ? Un islam noir éclairé ? Ou un islam noir taillé sur mesure par les puissances occidentales, dont il défend férocement les intérêts ?




On voit clairement que la défense du soufisme et de ses adeptes n’est qu’un prétexte pour assouvir une haine envers ceux qui résistent idéologiquement à ses maîtres penseurs occidentaux.

Au contraire, nous pensons que construire des universités islamiques contribuera amplement à l’équilibre du pays en permettant à tout un chacun de contribuer à la marche et au progrès de notre cher Sénégal sur le plan matériel et moral. Un pays musulman a besoin d’ingénieurs, de médecins, d’architectes comme il a besoin de spécialistes en science religieuse. Ce qui est d’ailleurs en conformité avec les orientations du Coran qui déclare : « Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan, quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde (S : 9, V :122)

Cet argument n’est qu’un prétexte fallacieux pour masquer sa seule motivation : la haine !
Sinon, pourquoi n’avons-nous pas entendu Monsieur Samb se prononcer sur l’ouverture d’une université à Touba ? N’est-elle pas strictement religieuse ? Contribue-t-elle à la marginalisation des arabisants ?
Un intellectuel doit savoir faire preuve d’un minimum de cohérence !
Qu’est-ce qu’il y aurait de nouveaux dans le système universitaire, qui ne sera pas adopté, dans celle-ci ?
Comment s’opposer au projet d’une université où les professeurs seront sénégalais ainsi que l’ensemble de l’effectif et se taire sur d’autres alors que pour celles-là, même les diplômes ne sont pas délivrés au Sénégal ?

Pourquoi tant de Haine !!

Deuxième argument: Financement de puissance étrangères
.
Un autre argument fallacieux qui prouve, encore une fois, la mauvaise foi de cet individu.

Ou était Monsieur Samb lors de la venue de Rihanna au Sénégal, pour la réforme du système éducatif ? Ou peut-on trouver des propos de Monsieur Samb sur la venue de Macron au Sénégal pour les mêmes raisons ? Les occidentaux ne sont-ils pas des étrangers au Sénégal ?
Pourquoi Monsieur Samb ne s’insurge-t-il pas contre les nombreux établissements financés par des fondations catholiques étrangères ?
Qui finance la faculté islamique de Pire ? Ce n’est surement pas le Sénégal !
Ou sont vos articles sur le système éducatif sénégalais dont les curricula date de l’époque coloniale ? Combien de secteurs au Sénégal sont financés par des organismes étrangers ? Doivent-ils être tous fermés ?

Monsieur Samb, admettons que l’Arabie Saoudite va financer cette université. N’avez-vous pas dit que l’Arabie cherche à se débarrasser de sa mouvance wahhabite ? Pourquoi vous vous offusquez alors ? Vous n’avez plus rien à craindre car ils ont changé de direction. C’est vous même qui nous l’apprenez ! De quoi avez-vous peur finalement ?

Pourquoi tant de Haine ?

Dernier argument : Risque de dérives terroristes

Je ne vais pas m’attarder sur cet argument car l’auteur lui-même n’y croit pas une seconde.

Au Sénégal, il y a des dizaines de prêcheurs issus de l’Université islamique de Médine et ce, depuis plus d’une trentaine d’année. Personne parmi eux, et je dis bien personne, n’a jamais été une seule fois accusée par les autorités compétentes de tenir des propos pouvant mener à la déstabilisation du pays. Citez un seul parmi eux qui aurait été convoqué ou entendu dans le cadre du procès en cours (dont vous semblez connaitre le verdict avant même les juges) ?

L’islam est un gage de stabilité et de sécurité. Et c’est cet islam de paix que véhiculent les traditionalistes avec une grande maturité et beaucoup de sagesse en recommandant le bien et blâmant le mal.

Par contre, jamais on n’entend Monsieur Samb se prononcer sur les agissements qui peuvent déstabiliser le pays. Que dit-il des insultes proférées contre des guides religieux de part et d’autres des adeptes de deux confréries rivales ? Y a-t-il un sujet plus prompt que celui-ci à faire basculer un pays dans la violence !
Ou était Monsieur Samb « l’éclairé » lorsque des disciples soufis brandissaient des « gourdins » lors des élections présidentielles de 2012 ?

Quel est l’événement le plus marquant de l’histoire du Sénégal dans les années 80, qui a failli entraîner le pays dans une sanglante guerre civile. ?
Lequel des deux groupes suscite-t-il plus de crainte pour la stabilité de notre pays ?

Tant de questions dont les réponses sautent aux yeux de quiconque est préservé du sectarisme dont souffre monsieur Samb

Pourquoi tant de haine ?




Bakary, je vous conseille de revoir votre conduite et de ne pas vous laisser consumer par votre propre haine. Notre Sénégal a besoin d’intellectuels éclairés, objectifs, dépourvus de tout sectarisme. Le Sénégal a besoin de tous ses fils pour construire une patrie forte qui pourra faire face au défis de notre ère.
Les divergences existent et subsisteront. Il faut les accepter avec humilité et privilégier la force de l’argument sur l’argument de la force.

Pourquoi tant de haine ?

Vive l’islam! Vive le Sénégal. ! Je vous souhaite la paix et une bonne fête de Korité.

NDIAYE FADEL

Pourquoi Tanor est optimiste à propos de la gestion des ressources pétrolières et gazières

YERIMPOST.COM Ousmane Tanor Dieng est optimiste à propos de la gestion des futures recettes du pétrole et du gaz. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) dit fonder son optimisme sur le fait que Macky Sall lui-même est un homme du secteur. « Je suis rassuré. C’est un secteur que vous connaissez bien », a-t-il dit au chef de l’Etat. Dans son discours, le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) a souhaité que cette concertation sur la gestion des recettes pétrolières et gazières soit érigée en modèle pour toutes les questions qui nécessitent un consensus national.



Coupe du monde: Pourquoi Leroy Sané a-t-il été écarté de la liste des 23 de l’Allemagne

YERIMPOST.COM C’est une grande surprise. Leroy Sané ne jouera pas la Coupe du monde avec l’Allemagne. L’international allemand, qui évolue à Manchester City, n’a pas été retenu par le sélectionneur de la Mannschaft, Jöachim Low.
L’entraîneur a enlevé de sa liste initiale d’autres joueurs en plus de Sané. Il s’agit de Bernd Leno, Jonathan Tah, Nils Petersen.




Leroy Sané a réussi, cette année, une saison magnifique avec les Citizens. Cette non-sélection doit être pour le fils de l’ancien international sénégalais, Souleymane Sané, une grande désillusion.

Le gardien remplaçant du Paris Saint-Germain Kevin Trapp fait partie des 23 retenus pour le Mondial.

Réflexion: Résister, changer et transformer la politique : pourquoi ?

Le terme politique aurait dû incarner une certaine hauteur de pensée et d’action. Mais le mot semble avoir perdu de sa noblesse. Les réalités de la « politique politicienne » tendent décourager la participation de plusieurs citoyens aux votes, notamment des jeunes. Pourtant, ils ont leur à dire et, à eux seuls, peuvent perturber les règles du jeu les plus savamment élaborés et pousser le pays à s’engager dans les transformations profondes qui sont requises. Beaucoup de gens critiquent cette politique politicienne » la considérant avec méfiance, désillusionnés par ses pratiques, par ces gens au goût immodéré du pouvoir, du verbiage conflictuel et des confrontations houleuses. Ce rejet a conduit au découragement et à l’impuissance de certains devant des gens qui pourtant sont assujettis à l’obligation de leur rendre compte. Et souvent, on entend les alibis contre la politique, en général et l’engagement politique, en particulier :




_ « Je hais la politique, cela ne sert à rien. Mais se contenter de penser ainsi n’est pas un bon alibi ;

_ C’est trop violent, il n’y a que des gens qui passent leur temps insulter et à vociférer ;

_ de toute façon, c’est une affaire de truands, cela n’impactera pas ma vie, etc. »

Il y aurait donc des tas de raisons de s’en méfier, de prendre de la distance en la considérant comme quelque chose de méprisable, comme l’affaire de quelques parasites immatures qui ne peuvent pas faire leur vie ailleurs, qui passent leur temps à intimider, à conclure des deals malsains ou peu clairs. Si l’on pense ainsi, pour peu que l’on ne fasse pas un effort, apparaît ou se développe une aversion confortée par l’angoisse de faire partie d’un monde de transhumants, de débauchages, de laudateurs, de courtisans, des promesses réitérées non tenues ou reniées. On peut alors comprendre qu’il soit facile de conclure que tout ceci n’est pas honorable, que je ne suis pas de ces gens-là.

Pourtant, ils vous dirigent, confortent ou déçoivent vos espoirs, façonnent votre vie par leurs décisions, leurs comportements, leurs actions, leurs réalisations, réussites, échecs, promesses non tenues, etc. Se taire, rester immobile et critiquez la politique comme quelque chose d’infréquentable est une manière erronée de penser, de se comporter… Car, réfléchissez un peu : la politique, c’est par exemple l’impôt que vous payez et qui rentre dans les coffres du gouvernement ainsi que la manière dont l’argent qui en résulte est utilisé; c’est votre endettement, votre emploi, sous-emploi ou chômage, votre pression fiscale, les bonnes ou mauvaises décisions ou réalisations, l’éthique, la transparence ou à défaut la corruption gouvernementale, votre capacité à agir et à entreprendre ainsi que la rapidité avec laquelle vous serez capables de développer vos affaires, c’est aussi les inégalités, l’absence d’opportunités ou ce désespoir de constater malheureusement que rien ne bouge, que tout est lent, que votre argent est mis dans les éléphants blancs et dans la démesure, la courtisanerie, qu’il ny aurait plus d’argent ou que cet argent est invisible, etc.

La politique, c’est vous, nous tous, votre refus de faire, de laisser des gens continuer à promettre, spolier, débaucher, applaudir, etc. Si vous n’aimez pas la manière elle se fait, alors, changez-la. Demeurer attentiste n’est sans doute pas la bonne solution. Engagez-vous, apprenez de la réalité, discutez avec le maximum de gens pour tester leurs opinions et conseils, fondez votre décisions sur la raison, la rationalité et non sur les émotions ou l’admiration béate de quelques faux génies. Posez-vous des questions sur le futur, votre futur, celui de votre pays, de votre quartier, de votre ville. A quoi ressemblent-t-ils aujourd’hui ? A quoi ressemblaient-ils hier ? Ont-ils vraiment changé ? Votre porte-monnaie a-t-il prospéré, votre entourage, vos droits civils et politiques, votre liberté de penser ? Faites votre liste. Evaluez. Car résister, c’est exercer votre droit d’évaluation; c’est dire non lorsqu’il le faut, avec la courtoise qui sied aux gens polis et élégants que les politiciens traditionnels n’incarnent pas toujours. Si vous en avez marre de certains, de la manière dont la politique se fait, ne soyez pas découragés, ne vous avouez pas vaincus. Alors prenez vos responsabilités, ayez le courage de les changer. Dites-vous dans ce cas qu’il faut changer la politique et ce genre de politiciens, encourager une autre manière de faire de la politique. Dites-leur alors, je prends mes responsabilités, je ne suis plus un spectateur passif et manipulé.

Aujourd’hui, il est vital de promouvoir la participation politique, au sens noble du terme. C’est vrai, dans plusieurs pays, l’adhésion dans les partis politiques et la participation aux votes tendent à décliner; on ne fait plus confiance à certaines élites « politiciennes ». Mais si vous pensez que vous êtes jeunes, que la politique n’a pas d’importance pour vous, c’est là une grande erreur. Pensez comme Margaret Thatcher : « Je suis dans la politique à cause de ce conflit entre le bien et le mal. Je crois qu’à la fin, le bien l’emportera sur le mal. » . Rappelez-vous Marley: « Get Up, Stand Up, Stand Up For Your Rights ». Alors, récompensez ou sanctionnez selon les résultats de votre évaluation. Posez de bonnes questions pour ne pas attendre le jour même des élections pour se demander pour qui vais-je voter. Pourquoi?

Mais en fait, il faut changer en pensant un peu à cette formule : « Rien ne changera pour vous et votre pays, si vous ne changez pas vous-mêmes, si vous ne changez pas les choses, les gens, les spécialistes des promesses réitérées qui ne voient pas le jour ; s’ils se dédisent constamment, alors, changez-les ! Faites comme Gandhi a dit : « Soyez le changement que vous voulez voir exister ».

Membre du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail et Conseiller en Gouvernance publique du Président Abdou MBAYE.

 

Pourquoi Ecobank, qui a reçu les chèques le 2 mai, n’a pas payé les bourses jusqu’au 15 mai ?

YERIMPOST.COM C’est le 2 mai que la direction des bourses du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a déposé à Ecobank les chèques de 2 milliards et de 3 milliards destinés à payer les bourses du mois d’avril 2018.
Si cette banque avait commencé à payer dès réception des chèques, les manifestations ayant occasionné la mort de Fallou Sène n’auraient pas eu lieu. Pourquoi donc cet établissement bancaire ne s’est-il pas exécuté aussitôt ? Yerimpost tient de source sûre que « la banque panafricaine » a tardé à le faire parce que l’Etat lui doit, dans le cadre de leur convention autour des bourses d’étudiants, 26 milliards de francs cfa, dont 18 milliards échus. Elle réclamait une partie de ce montant avant de commencer à payer.




C’est d’ailleurs pour satisfaire cette requête que la direction des bourses a émis, le 4 mai, un chèque de 1 milliard au profit d’Ecobank en guise de début d’apurement de la dette de l’Etat. Mais ce chèque n’a été validé que le 11 mai par le Trésor public et déposé à cette date à Ecobank.

C’est à partir de là que cet établissement bancaire a fixé le début du paiement des bourses au matin du 15 mai. La situation a dégénéré et il y a eu mort d’homme avant le démarrage de l’opération.

En somme, c’est la difficulté de trésorerie de l’Etat, visible à travers les arriérés dus à Ecobank et le retard dans la validation du chèque de 1 milliard, qui est la cause du retard de paiement des bourses de ce mois d’avril 2018.

 

Vidéo- Cheikh Yerim Seck brise le silence: « Pourquoi j’ai été arrêté… »





M. le président, voici pourquoi vous devez mettre fin à l’arnaque de Gérard Sénac

YERIMPOST.COM M. le président de la République, sans doute fort de certaines informations, vous vous étiez engagé, le 31 décembre 2011, sur le plateau de la 2stv, une fois élu, à dénoncer le contrat liant l’Etat à Eiffage.

Le 7 mai 2018, réagissant au décès accidentel de Papis Baba Diallo, suite à des négligences cumulées de la direction de l’autoroute à péage, vous avez réaffirmé la nécessité de revoir le contrat qui lie l’Etat à Eiffage. Vous devez, M. le président, aller jusqu’au bout de cette idée. Voici pourquoi.

Je passe sur le montage du projet qui a occasionné le vol d’au moins 37 milliards du Sénégal par Gérard Sénac qui n’a pas investi un seul penny. Ce businessman a construit l’autoroute avec au maximum 50 des 87 milliards que l’Etat lui a remis et a fait main basse sur le reste.

J’en viens au cahier des charges lui-même, qui stipule que l’entreprise titulaire de la concession doit concevoir, financer, construire, exploiter et entretenir l’autoroute. Eiffage n’a rien financé. C’est le Trésor public sénégalais qui l’a fait à sa place. Après n’avoir rien financé, cette entreprise s’est vue accorder l’exploitation de l’autoroute pour 30 ans, soit la durée maximale.

Et, même si elle avait investi 61 milliards, Eiffage est entrée dans ses fonds depuis longtemps et a engrangé un bénéfice conséquent. Sur une base de prévision de départ de 40 000 véhicules par jour, l’autoroute en reçoit en effet plus de 60 000 par jour. Et applique des tarifs de péage caricaturaux depuis plus de six ans. Alors que le Maroc est à 5,5 francs par km, et la Tunisie à 10 francs par km, Gérard Sénac est, sur la base des 1400 francs pour 20 km, à 70 francs par km. Il empoche tout, bien que n’ayant pas financé l’autoroute à 100%.

Même si Gérard Sénac avait déboursé la somme qu’il prétend avoir investie, il suffit de faire le calcul pour se rendre compte qu’il a fini d’amortir cet investissement fictif et d’engranger un bénéfice conséquent.

M. le président, voici quelques raisons parmi tant d’autres pour lesquelles vous devez mettre fin à l’arnaque. De Gérard Sénac, un industriel français qui a pignon sur rue au Sénégal a récemment dit: « M. Sénac rigole et fait du mécénat pour l’art. Il est fort sympathique. C’est la marque distinctive des escrocs. »

Cheikh Yérim Seck

Pourquoi le capitaine Mamadou Dièye a-t-il été arrêté ?

YERIMPOST.COM Le capitaine Mamadou Dièye est aux arrêts depuis ce vendredi 11 mai. C’est devant les locaux de Dakaractu, où il s’apprêtait à entrer pour donner une interview, qu’il a été appréhendé par des gendarmes et conduit à la brigade de Colobane. Mamadou Dièye, qui a annoncé sa démission de la grande muette pour pouvoir présenter sa candidature à la présidentielle de 2019, dérange visiblement.

Pourquoi nous avons choisi les deux balances de la justice ?

« La justice est réalisable sur terre, compatible avec la nature humaine, sinon la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue », Rima Hawi




Les deux balances de la justice sont le symbole de notre nouveau mouvement politique, Forces démocratiques du Sénégal (FDS). La justice est la pierre angulaire de toute société démocratique. De ce fait, la légitimité de toute magistrature repose sur sa capacité à rendre la justice dans l’équité et l’impartialité. Le sage Al-Maghili invitait les hommes politiques à la justice et à l’équité ; il rappelait en 1498 à l’Askiya Muhammad de Gao : « Tu n’es en effet qu’un esclave (abd mamluk), qui n’a rien en propre. C’est ton Maître qui t’a élevé au-dessus de beaucoup de ses serviteurs pour que tu réformes leur pratique religieuse et leur comportement dans ce monde et non pour que tu sois leur maître et seigneur. Tu es sur toute l’étendue de ton royaume un pasteur et nullement un propriétaire. Tout pasteur est responsable du troupeau de son maître. Réfléchis avant qu’il ne soit tard, car nul n’échappe à la mort ». Dans le même  registre l’envoyé de Dieu Mouhammad (PSL)  affirmait : « Tout chef de tribu sera présenté au Jour du Jugement dans les chaînes : ou la justice l’en délivrera ou l’injustice l’y fera périr ».  Également, Périclès d’Athènes, à la fin de sa vie, confiait à ses proches qu’aucun athénien n’a été victime d’une injustice par sa faute. Combien d’hommes politiques et de magistrats sont-ils prêts à s’inspirer des propos du prophète de l’islam, du sage de Gao et de Périclès ?

Rupture d’égalité

Nous vivons une situation politico-sociale porteuse d’un malaise très profond. L’institution judicaire ne rassure plus nos compatriotes. Le sentiment le mieux partagé est que la justice est ligotée par le régime en place ; elle est rendue non plus au nom du peuple, mais au nom de ceux qui contrôlent le pouvoir politique. Ce qui débouche sur une violation flagrante des droits fondamentaux et inaliénables des citoyens sans qu’ils n’aient la possibilité d’avoir des institutions de recours dignes de confiance pour corriger l’injustice dont ils sont victimes. Nous subissons une atmosphère  porteuse de conflits et de violences.

Les arrestations arbitraires sont devenues monnaie courante. Les procès politiques se multiplient dans une perspective d’instaurer « une politique sans adversaire ». Les règles élémentaires de la démocratie sont systématiquement violées et le droit de vote est devenu sélectif dans notre pays. L’administration a empêché des citoyens de Touba et d’autres villes (Dakar et Thiès) de voter aux élections législatives du 30 juillet 2017, parce qu’ils ne seraient pas favorables au régime en place. Les libertés individuelles et collectives sont confisquées par l’autorité politique.  De ces constats, on peut affirmer sans se tromper que la justice est devenue le bras armé du pouvoir dans son entreprise funeste de liquidation de ses adversaires politiques. L’ostracisme (l’exil politique) jusqu’ici inconnu dans notre système judicaire est devenu une réalité politique. Le droit d’éligibilité est menacé au Sénégal par un pouvoir qui instrumentalise la justice pour mettre en prison ses adversaires.  Des personnalités de l’État, impliquées dans des scandales graves, sont protégées, pendant que de plus faibles qui ont commis des fautes mineures croupissent en prison. Tout ceci donne raison, malheureusement, à Anacharsis (souvent cité parmi les Sept Sages) qui se moquait de Solon (le célèbre législateur d’Athènes): « Tu penses pouvoir réprimer l’injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d’araignée : elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux  qui s’y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront ». Les plus pauvres sont stigmatisés dans notre pays et cette situation est à l’origine de la désaffection croissante envers le système judiciaire. La légitimité des institutions politiques se fonde sur leur capacité à produire des décisions impartiales. La justice sélective engendre le chaos politique et social. Un système judiciaire impartial  est la pierre angulaire de  tout État de droit.

Les convulsions politiques viennent  de pouvoirs corrompus qui imposent par la force  des décisions arbitraires. Quand des injustices se répètent sans que les victimes n’aient aucune voie de recours digne de confiance, la société risque de s’embraser dans la violence. Toutes ces revendications constituent une lutte pour l’égalité. Les masses populaires sont à nouveau interpelées. Le Sénégal ne  peut être que dans la démocratie et la liberté.

Qu’est-ce qu’une société juste ?

La  théorie de la justice de John Rawls s’articule autour de deux principes  majeurs :

« En premier lieu : chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés  de base égales  pour tous qui soit  compatible avec le même  système pour les autres. En second lieu : les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois, (a) l’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elles soient à l’avantage de chacun et (b) qu’elles soient attachées à des positions et à des fonctions ouvertes à tous ».

John Rawls divise la structure de base (les institutions) en deux sphères : l’une politique, à laquelle s’applique le premier principe, l’autre économique, à laquelle s’applique le second principe.

Le premier principe est celui d’égale liberté de tous qui défend la liberté d’entreprise de chacun pour satisfaire ses propres fins. Ce principe de liberté protège l’inviolabilité des libertés fondamentales, ou libertés de base dont chaque individu a le droit de bénéficier. John Rawls indique dans Théorie de la justice, la liste de celles qui sont les plus importantes dans une société : les libertés politiques (droit de vote et d’éligibilité), la liberté d’expression, de réunion, la liberté d’association et de manifestation, la liberté de pensée et de conscience, la liberté de la personne qui comporte la protection à l’égard de l’oppression psychologique et de l’agression physique (intégrité de la personne) le droit de propriété personnelle et la protection à l’égard de la personne et de l’emprisonnement arbitraires.




Ces libertés ne peuvent faire l’objet d’aucun compromis, d’aucun marchandage. Elles sont définitives dans une démocratie. Si une liberté fondamentale est violée, l’Etat de droit s’écroule. John Rawls est radical sur ce point : « Chaque personne possède une inviolabilité fondée sur la justice qui, même au nom du bien-être de l’ensemble de la société, ne peut être transgressée […] dans une société juste, l’égalité des droits civiques et des libertés pour tous est considérée comme définitive ; les droits garantis par la justice ne sont pas sujets à un marchandage politique ni aux calculs des intérêts sociaux ». Donc, la justice repose d’abord, sur  le respect des libertés fondamentales. Sans cela, il n’y a pas d’Etat de droit, il n’y a pas de démocratie. Donc, les libertés de base ont une valeur absolue. Elles ont priorité sur toutes les autres considérations utilitaristes. Les libertés de base doivent être protégées, elles ne peuvent être violées sous quel que prétexte que ce soit. Le premier principe de justice de John Rawls garantit l’Etat de droit. Les magistrats doivent veiller au respect scrupuleux du premier principe de justice.

Le second principe est appelé celui de différence qui stipule que les inégalités dans la société doivent bénéficier aux plus défavorisés (les couches défavorisées, les personnes vulnérables les handicapés, les malades, les vieillards, les jeunes, les femmes). L’Etat doit prêter attention aux plus mal lotis dans la société afin d’éviter de se préoccuper seulement des plus riches et  des plus puissants. Dans cette voie, Franklin D. Roosevelt aimait nous rappeler que la grandeur d’une nation ne se juge pas à ce qu’elle apporte aux mieux pourvus, mais à la façon dont elle traite ceux qui sont le plus dans le besoin. C’est pourquoi, nous sommes pour un Etat démocratique, social et populaire qui protège les droits économiques, sociaux et culturels, qui prend en charge aussi les revendications de reconnaissance. C’est dans ce sillage que le professeur Djibril Samb a écrit dans L’heur de philosopher la nuit et le jour : « Tout ce qui importe pour les membres de la société, c’est que l’Etat, devenu civilisateur, ait pour option […] de répondre à leur besoins fondamentaux (travailler, manger, boire, se soigner, s’instruire et s’éduquer) et d’assurer les conditions de l’épanouissement de chacun et de tous (culture, sport, divertissement). Toutes les ressources publiques doivent être mobilisées et utilisées à cet effet, et non selon les pseudo-programmes de groupes privés qui prétendent remettre à plus tard la satisfaction des besoins des gens ».

Ainsi, même si les gouvernants sont élus, nous ne leur devons obéissance que s’ils respectent la loi et l’esprit de la loi. Sinon, nous n’avons aucune raison de collaborer avec un régime qui ne respecte pas les droits fondamentaux des citoyens, à moins qu’on nous impose d’obéir par le biais de la force et la violence. Dans un cas de figure où le pouvoir use de l’appareil coercitif pour soumettre un groupe ou une personne, le pays quitte le régime démocratique pour tomber dans la dictature. Les citoyens ne doivent obéir qu’aux lois justes. Les magistrats ne doivent rendre que des verdicts justes, équitables et impartiaux. Si la loi n’est pas juste, les magistrats ont le pouvoir de l’interpréter dans le sens de l’approfondissement de la démocratie et de la protection des libertés fondamentales et inaliénables. Il devient clair qu’on ne doit obéissance qu’aux lois justes. La légalité ne suffit pas pour assurer la justice, car  la loi  elle-même peut être injuste. Les tribunaux ne suffisent plus pour dire la justice, car comme nous le voyons au quotidien ils ne sont pas à l’abri d’influences politiques pathogènes.

Si  une loi  n’exprime plus la justice nous lui devons défiance, désobéissance pour montrer notre attachement indéfectible à la justice. Finalement, il s’agit de comprendre que nous ne devons obéissance à une autorité que si elle est légitime, c’est-à-dire si elle applique des règles de droit justes, justifiables et susceptibles d’être acceptées par tous les membres de la communauté politique. En conséquence, de telles règles sont impartiales, ne stigmatisent et ne discriminent aucun membre de la société.




Dans toutes les contrées du monde, l’injustice produit la violence à long terme. La Côte d’Ivoire est un exemple proche de ce qu’elle peut créer comme désorganisation dans une société. Pour cette raison, nous devons tous travailler à éteindre le venin de la violence de l’injustice et de l’inégalité. Les magistrats ont une responsabilité lourde dans la sauvegarde de la paix sociale. L’harmonie et la stabilité sociales ne sont garanties que par des institutions dont les citoyens sont convaincus qu’elles sont équitables et impartiales. Nous soutenons, en dernière analyse que la paix civile est la finalité de la démocratie et de toute bonne justice. Jean Jaurès avait l’habitude de dire : « La justice est plus vaste que l’humanité elle-même ». Pour nous, une société juste est celle qui garantit les libertés fondamentales, celle doté d’un «État civilisateur » défini par le professeur Djibril Samb comme « État de tous et de chacun… État fait pour tous et par chacun, État fait pour tous et pour chacun ». L’État civilisateur est un État démocratique, social et populaire qui corrige les inégalités sociales et économiques pour procéder à une redistribution plus équitable  des ressources et des droits. Forts de tous ces grands principes de liberté et d’égalité, nous affirmons devant la face du monde que la justice est la finalité de notre projet politique. Les deux balances qui symbolisent l’équité et l’équilibre dans notre société resteront un principe immuable par lequel nous comptons gouverner le Sénégal d’aujourd’hui et de demain.

Dr Babacar DIOP,                                          

Secrétaire général Forces démocratiques du Sénégal (FDS)

babacar.diop1@gmail.com

 

 

Distribution d’eau: Pourquoi Dakar va être assoiffée pour cinq jours

YERIMPOST.COM Ceci est un avis de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et de la Sénégalaise des eaux (SDE) aux populations de Dakar et ses environs dépendantes de l’usine de Keur Momar Sarr. A compter du samedi 12 mai prochain, une coupure d’eau qui durera au moins 5 jours sera observée dans différentes localités. Cependant, les deux sociétés de distribution de l’eau au Sénégal informent c’est une panne programmée pour maintenance du réseau. Ainsi donc, les foyers retrouveront l’eau courante au 7ème voire 8ème jour, assure le directeur de la SONES.




LA SENEGALAISE DES EAUX (SDE) ET LA SOCIETE NATIONALE DES EAUX DU SENEGAL (SONES) INFORMENT LES POPULATIONS QUE L’ENTREPISE SADE PROCEDERA A DES TRAVAUX DE POSE D’UNE PIECE ESSENTIELLE POUR LE RACCORDEMENT DU NOUVEAU DISPOSITIF DE PROTECTION DES INSTALLATIONS DE L’USINE DE PRODUCTION D’EAU POTABLE DE KEUR MOMAR SARR (DISPOSITIF ANTI-BELIER SELON LA TERMINOLOGIE TECHNIQUE CONSACREE).

L’INTERVENTION AURA LIEU CE SAMEDI 12 MAI 2018, A PARTIR DE 08 HEURES. CETTE INTERVENTION NE CONSTITUE PAS UNE REPARATION CONSECUTIVE A UNE PANNE. IL S’AGIT PLUTÔT D’UNE PRISE EN CHARGE, PAR LES AUTORITES, DES POINTS SENSIBLES DU SYSTEME D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE DAKAR, A PARTIR DE NGNITH ET KEUR MOMAR SARR EN PASSANT PAR MEKHE. CES IMPORTANTS TRAVAUX NECESSITENT L’ARRET DE L’USINE ET ENTRAINERONT, DU COUP, DES PERTURBATIONS DANS LA DISTRIBUTION, ALLANT DE LA BAISSE DE PRESSION AUX MANQUES D’EAU POTABLE DANS LES ZONES SUIVANTES :

 – LES LOCALITES ALIMENTEES PAR LES CONDUITES DU LAC DE GUIERS DANS LES REGIONS DE LOUGA ET DE THIES

– RUFISQUE ET ENVIRONS

 – DAKAR ET SA BANLIEUE

PAR AILLEURS, DU FAIT DE CET ARRET, LA PROPORTION D’EAU VENANT DU LAC DE GUIERS ET DES FORAGES DE LA REGION DE LOUGA SERA REDUITE, COMPARATIVEMENT AUX EAUX ISSUES DES NAPPES FERRUGINEUSES DE POUT ET DAKAR. UN ASPECT PEU HABITUEL DE LA COULEUR DE L’EAU POURRAIT AINSI ETRE NOTE DANS CERTAINES PARTIES DU RESEAU, SANS AUCUN RISQUE SANITAIRE ASSOCIE.




TOUTES NOS EQUIPES SONT D’ORES ET DEJA MOBILISEES POUR REDUIRE AU MINIMUM LES EFFETS DE CES PERTURBATIONS. UN DISPOSITIF DE CAMION-CITERNES ET DE POINTS D’EAU SERA MIS EN PLACE POUR SOULAGER LES POPULATIONS DES QUARTIERS LES PLUS TOUCHES PAR CES PERTURBATIONS.

LA SITUATION REVIENDRA PROGRESSIVEMENT A LA NORMALE A PARTIR DU 16 MAI 2018 DANS LA SOIREE.

LA SDE ET LA SONES PRESENTENT LEURS EXCUSES AUX POPULATIONS POUR CES DESAGREMENTS LIES A DES TRAVAUX DESTINES A AMELIORER LA QUALITE DE SERVICE.

POUR D’AUTRES INFORMATIONS APPELER LE NUMERO VERT 800 00 11 11 (APPEL GRATUIT).

Pourquoi Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko rejettent la concertation proposée par Macky Sall autour du pétrole et du gaz

YERIMPOST.COM Qui pour répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une concertation nationale sur la gestion du pétrole et du gaz ? Cette question mérite d’être posée si l’on sait que la quasi-totalité des leaders de l’opposition ont déjà décliné l’invite de Macky Sall. C’est le cas pour le leader d’Act (Alliance pour la citoyenneté et le travail), Abdoul Mbaye et du Pastef, Ousmane Sonko. Ils refusent de prendre part à «un exercice de blanchiment d’actes graves de mal gouvernance commis». Pour eux, ces concertations de serviront à rien. D’autant que le mal est déjà fait et que de graves malversations ont vicié les contrats signés par le pouvoir de Macky Sall.



La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




Pourquoi la ratification de l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie est-elle confiée à Sidiki Kaba dont elle n’est pas du ressort ?

Le gouvernement a envoyé à l’Assemblée nationale un projet de loi pour autoriser le président de la République à ratifier l’accord avec la Mauritanie sur l’exploitation du gaz naturel. C’est Sidiki Kaba qui viendra défendre le dossier à l’Assemblée nationale, en l’absence du ministre chargé de l’Energie et du ministre chargé de la Justice, ancien patron de l’ITIE..





La voie choisie par Macky Sall est d’éviter le débat de fond à l’Assemblée nationale. Sidika Kaba, sans doute prompt à réciter des vers, ne comprend rien aux enjeux pétroliers et gaziers.
Le vote sera sans débat sérieux au mieux et au pire sans débat comme dans l’affaire du parrainage.
A cause du pétrole et du gaz et l’implication poussée de sa famille dans Petrotim, Le président de l’APR a entamé la fermeture démocratique du pays. Les opposants sont traqués, les hésitants et les patriotes de l’APR seront isolés ou chassés.
C’est un secret de polichinelle depuis l’affaire Elf et son PDG Loïk le Floch Prigent, dans les pays pétroliers d’Afrique, des chefs d’Etat ont leur part personnelle et familiale dans l’exploitation du pétrole ou du gaz. Le Sénégal pourra t-il éviter ce trou noir de la gouvernance prédatrice ?

Correspondance particulière

Pourquoi les avocats de Khalifa Sall n’ont pas encore introduit d’appel

YERIMPOST.COM On se joue la ruse dans le dossier de Khalifa Ababacar Sall. Le journal Les Echos nous apprend que les avocats du maire de la ville de Dakar sont entrain de peaufiner leur stratégie d’appel. Ils prennent leur temps dans le seul but de faire échouer le plan de liquidation que le régime a mis en place pour empêcher leur client de se présenter à la présidentielle de 2019. Leur objectif est de retarder au maximum la procédure.

Condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement, en première instance depuis le 30 mars dernier, les conseils de Khalifa Sall ont un mois pour faire appel de la décision. La source du journal révèle que la défense va probablement interjeter appel la semaine prochaine.




Affaire Cheikh Gadiaga: Pourquoi Moïse Rampino reste en prison

YERIMPOST.COM Le doyen des juges vient de refuser une liberté provisoire à Moïse Ramino. Le co-inculpé de Cheikh Mbacké Gadiaga avait introduit une demande dans ce sens à la suite de son audition sur le fond. Le parquet et le doyen des juges ont dit niet. Il faut noter que, dans son audition, Rampino a fait des révélations fracassantes qui enfoncent Cheikh Mbacké Gadiaga.




Contribution: Pourquoi l’opposition nous promet-elle de réinventer la roue ?

Le projet de Loi portant modification du Code électoral et relatif à l’introduction du parrainage des candidats à l’élection  présidentielle passera demain  à l’Assemblée Nationale pour son vote par les parlementaires. Nous de la majorité présidentielle y égard à notre bonne foi et notre sérénité, nous n’avons pas jusque-là voulu verser dans le débat stérile. Son excellence Monsieur Macky SALL, président de la République a inscrit son action au culte du travail pour le bien-être des populations depuis son accession à la magistrature suprême.

Circulez, il ne se passe rien !

L’opposition a choisi une autre voie dans les salons feutrés et hôtels de luxe de la place pour palabrer. L’heure est au travail, on ne se lassera pas se divertir par des déraisonnés aveuglés par une obsession d’accéder à la présidence de la République.

Cette frange de la population, l’opposition, a tentation à vouloir créer un Sénégal de leurs rêves ou de leur imagination. Dans leur rêverie, ils, les opposants, se font accompagner par une certaine presse et société « civilement responsable » de leurs errements, marque déposée de leur trajectoire.

Le Sénégal est un pays caractérisé par des bizarreries à tout point de vue. Le peuple souffle de l’idiotie d’une opposition malintentionnée, aux allures de va-t’en guerre de tout temps et à la limite d’absence de patriotisme. Il y a lieu même à se demander qu’est ce qui fait courir les gens ? Le débat alimenté par cette même opposition est plus que ridicule parce qu’ayant d’aucune valeur ajoutée pour le peuple, bouc émissaire malmené par les opposants aux aguets d’une impopularité à la hauteur de leur nombril pour les uns et à la bassesse de leur entêtement inavoué d’accéder à la station suprême pour les autres.




Nous avons un pays pas comme les autres, à vrai dire, y égard aux comportements de nos concitoyens, des acteurs de la vie publique et du sénégalais au quotidien. Au Sénégal, la légalité et la légitimité sont toujours au prisme d’une loupe émanant de notre posture actuelle.

L’opposition verse inutilement dans le verbiage, la diabolisation, la désinformation et le mensonge au quotidien sous l’œil d’une société civile partisane aux ambitions politiques engouffrées dans un agenda électoraliste caché. Il suffit d’observer le jeu politique pour ces dernières décennies pour s’en rendre compte avec persuasion et clarté.

Dans toutes les démocraties du monde, l’opposition joue le rôle de contre-pouvoir et le non contre le pouvoir. On assiste pour s’en désoler, à une stigmatisation des tenants du pouvoir.

Ce matin en me rendant à mon lieu de travail, j’écoutais la radio à une fréquence bien de chez nous, un opposant parlait de l’ADN du Président de la République. La première interrogation qui m’est venue en tête est de savoir si le monsieur au micro était un médecin. Est-ce qu’il s’agissait du médecin personnel du Président de la République ? Et cette dernière interrogation, il serait tenu par le devoir de réserve.

Le peuple mérite-t-il une telle opposition ? Nous attendons de nos hommes politiques un discours d’espoir, de paix, de solidarité et d’éthique, qui serait le socle d’un programme de Gouvernement au profit des populations.

C’est un animateur ou journaliste imposé, par sa belliqueuse gueule de dinosaure aux salves dévastateurs plus dangereux que les larves d’un volcan, qui reprend les propos dans son commentaire quotidien en les traduisant en langue nationale (wolof) par une dénaturation totale qui finit par s’attaquer au premier des sénégalais.

Il est même à se demander pourquoi tout se débat autour du parrainage comme si le Sénégal est le premier pays au monde à intégrer ce processus de rationalisation du jeu démocratique qui est une exigence citoyenne.

Dans un pays où tout ancien ministre, député, directeur général et marabout homme d’affaires dont le chantage sur le Président de la République n’a pas abouti à son profit, finit par créer un parti politique pour rebondir dans d’autres compromis et compromissions à l’issue d’éventuelles joutes électorales.

Nous avons en mémoire fraichement les difficultés vécus avec l’organisation des élections législatives passées avec une pléthore de listes et au finish sur quatre sept (47), seul une douzaine a été pourvue de représentants nationaux à l’Assemblée.  Combien avons-nous été à avoir perdu énormément de temps entre la liasse de bulletins de vote des candidats et l’isoloir ? Que du temps perdu et une absence d’engouement de la part du corps électoral qui avait jugé théâtrale cette course effrénée de nos hommes politiques vers la représentation nationale. Tout le monde veut être député dans ce pays. Il y a de quoi se demander le pourquoi ?

Député du Peuple ou député pour être populaire ?

La politique politicienne que veut nous imposer l’opposition sénégalaise depuis bientôt d’une décennie, du jour ou jour, est une abomination qui désacralise même une action aussi noble d’être au service de ses semblables pour servir la République.

Le Sénégal est bel et bien une démocratie, raison pour laquelle, nous devons nous aligner aux standards internationaux en ce qui concerne les modes d’organisations de scrutins. Le parrainage des candidats à une élection présidentielle par une quotité du peuple est au-delà de la démocratie, une question de la morale et de la vertu. Est-ce que nous citoyen, nous devons accepter à ce que nos pauvres francs soit utilisés pour imprimer dix (10) millions de bulletins pour cinquante (50) candidats dont bon nombre ne peuvent pas gagner leur bureau de vote ?

Cette opposition qui crie aujourd’hui, c’est elle-même, qui avait adopté la rationalisation des partis politiques et les modes d’organisations des rendez-vous électoraux.




L’opposition a délibérément choisi de se barricader en refusant de s’asseoir autour de la table avec le pouvoir autour de l’intérêt général, leur option est claire et nette. Elle consiste à occuper les masses médias et les réseaux sociaux en lieu et place des véritables préoccupations du Peuple, qu’ils méprisent du reste.

L’égocentrisme des tenants de l’opposition sénégalaise n’est plus à discuter. Et face à cette posture irresponsable de leur part, le cas du pouvoir lui a choisi d’être aux côtés du Peuple pour servir la République afin de bâtir un Sénégal émergent.

Nous disons oui au parrainage pour ne pas être pris en otage par une opposition qui ne lorgne que le fauteuil présidentiel au détriment des intérêts des masses.

Oui au parrainage pour une économie de nos ressources financière ! Nous disons non à l’utilisation de notre argent pour la confection de bulletins pour des candidatures fantaisistes.

C’est pourquoi nous demandons très solennellement aux représentants du Peuple de voter ce projet de loi !

 

 

 

Monsieur Amadou THIAM

Membre de la Fédération départementale de l’URD de Linguère

Email : amadouhamadythiam@hotmail.fr

Abdoulaye Daouda Diallo-Cheikh Oumar Anne: les vraies raisons pour lesquelles ils se détestent

YERIMPOST.COM Abdoulaye Daouda Diallo est peul. Cheikh Oumar Anne est toucouleur de sang bleu, homonyme et descendant de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, figure héroïque de la résistance à la colonisation. Il y a, dans la sociologie du Fouta, des éléments rigides qui font que ces deux hommes ne peuvent pas vivre sous un modèle où l’un commande l’autre. Posez la question aux connaisseurs de cette région chargée d’histoire et de réalités !!!

Si bien que Cheikh Oumar Anne s’est levé un jour de 2017 pour partir à l’assaut de la forteresse apériste de Podor sur laquelle trônait Abdoulaye Daouda Diallo. En quelques semaines, Anne a détrôné Diallo, rallié à sa cause l’essentiel des maires, cadres, autorités religieuses de ce département… Là aussi, les fins connaisseurs du Fouta vous diront qu’Anne a remporté la bataille non pas seulement parce qu’il est plus sociable et plus serviable que Diallo. Il a dû également être porté par ce que les Foutankés perçoivent comme une certaine légitimité historique.




Le ministre des Infrastructures en veut à mort au directeur du COUD pour ce crime de lèse-majesté apériste. D’autant que ce dernier a poussé l’humiliation au point de se faire recevoir à la tête de ses troupes au palais par Macky Sall sous l’oeil de la caméra du 20h de la RTS. Quel désaveu pour l’ancien tout-puissant ministre de l’Intérieur !

Quant au directeur du COUD, il prend l’ex-premier flic comme l’orchestrateur de toute la fronde menée contre lui par l’Ofnac et les médias sur le thème des malversations et de la mauvaise gestion.

Entre ces deux hommes, la haine est sociologique, ancestrale avant d’être exacerbée par des faits concrets, des coups bas mutuels. Leur guerre ne fait que commencer. Après cet épisode, où Anne a riposté face aux hommes de Diallo qui voulaient lui barrer l’accès, il faut en prévoir d’autres partis pour être plus violents sur les routes du Fouta…



Le parrainage est potentiellement une arme redoutable de déstabilisation nationale. Voici pourquoi.

Je ne sais pas si les risques que je soulève ici ont été déjà signalés par d’autres, mais je les trouve suffisamment sérieux pour les porter (à nouveau ?) à l’attention de la classe politique et de mes compatriotes en général. Même s’il est compréhensible que ceux qui sont au pouvoir cherchent à y rester aussi longtemps que possible et que d’autres citoyens s’estiment en droit de chercher à prendre en main les destinées du pays, il nous faut je crois tous nous accorder sur la fait que la stabilité de notre nation est une ligne rouge et qu’aucun acte ne doit être posé pour la mettre en péril. Le Sénégal étant sur la voie de devenir un pays pétrolier, les risques de déstabilisation du pays atteignent un niveau que nous n’avons jamais connu dans le passé. Comptez le nombreux de pays immensément riches en pétrole et autres ressources naturelles et qui sont dans une situation d’instabilité perpétuelle. Pendant que les enfants de ces pays s’entredéchirent, des multinationales et gangsters de tous acabits pillent leurs ressources nationales.

Bien sûr, on peut mettre au crédit du génie de notre peuple la stabilité légendaire dont le Sénégal jouit jusqu’à présent ainsi que la vitalité relative de sa démocratie multi-partisane. Je suis de ceux qui pensent que cette exception sénégalaise on la doit aussi au fait que le Sénégal était perçu comme un pays pauvre et dépourvu de ressources naturelles de valeur, donc un pays sans enjeux économiques. Avec les découvertes annoncées de gaz et de pétrole, cette perception est en train de changer très vite – à tort ou à raison. Il nous faut donc plus que par le passé intégrer le risque de déstabilisation interne et externe dans nos réflexions et les actes que nous posons tous les jours.

La mesure agitée concernant le parrainage des candidats à l’élection présidentielle est très difficile à mettre en œuvre et pourrait vulnérabiliser davantage un système électoral qui a montré de nombreuses failles lors des dernières législatives. Si on n’y prend garde, cette mesure risque d’être une menace sérieuse sur la stabilité du pays.




Sur la base des explications données ici et là, je comprends qu’une fois officiellement actée, la mise en œuvre de la mesure sur le parrainage consistera à exiger que tout candidat à l’élection présidentielle inclue dans son dossier de candidature une liste de parrains (composée d’électeurs régulièrement inscrits sur les listes électorales et disposant donc de leurs cartes d’électeurs) dont le nombre doit au moins être égal à 1% des électeurs inscrits, soit environ 65.000 parrains. Pour être valable, chaque liste devrait inclure au moins 2.000 parrains pour chacune des 14 régions du pays. Je comprends que pour chaque parrain, le candidat doit fournir les prénoms et nom, date et lieu de naissance, numéro de carte d’électeur, circonscription électorale et apposer sa signature.

Il faut se rendre compte qu’une liste complète de parrains nécessitera un peu plus de 2.000 pages (soit 4 rames de papier de 500 feuillets A4), à raison d’une trentaine de parrains par page !  Les risques d’erreurs sont innombrables, notamment en ce qui concerne la transcription de noms des parrains et des numéros de cartes d’électeurs.

A cela s’ajoute un autre risque de non-conformité des signatures –entre celles apposées sur les listes et celles figurant sur les cartes d’électeurs. Plus de la moitié de la population du Sénégal ne sait ni lire ni écrire et peu d’entre nous (y compris les lettrés) ont des signatures stables.  Quelle est donc la conséquence de la non-conformité des signatures des parrains ?

Il est dit qu’un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat. La question qu’on peut se poser est de savoir par quel moyen on va vérifier qu’aucun des 65.000 parrains d’un candidat donné ne figure sur une liste présentée par un des autres candidats ? Que se passe-t-il si on découvre qu’un électeur a parrainé deux candidats ? Va-t-on invalider son parrainage pour les deux candidatures ? Et si un nombre plus ou moins important de citoyens décident volontairement et en toute connaissance de cause de parrainer tous les candidats ? On invalide toutes les candidatures bénéficiaires de tels parrainages avec le risque d’annuler purement et simplement l’élection présidentielle ?

Si l’instance chargée d’examiner les dossiers de candidatures déclare qu’une candidature donnée est recevable, est-ce que cela voudrait dire qu’on a pu examiner et valider tous les 65.000 parrainages reçus ? Je pense qu’il sera plus facile d’invalider une candidature sur la base d’une ou plusieurs erreurs sur la liste de parrainage plutôt que certifier la validité des informations fournies pour chacun des parrains présentés par l’un quelconque des candidats.

Il y a énormément d’autres risques qu’il serait fastidieux de discuter en détail ici. Je me contente de mentionner, entre autres, le risque d’infiltration malveillante de listes de parrains et donc de sabotage de candidatures, l’achat de consciences, l’intimidation de citoyens et les représailles contre les parrains de candidat donnés (y compris après les élections), un affaiblissement du principe du secret du vote. Il y a aussi le risque d’accentuation des clivages régionaux voire religieux, confrériques, ethniques, etc.– chacune des 14 régions pouvant barrer la route à un candidat en lui donnant un nombre insuffisamment de parrains et ou lui fournissant une liste de parrains truffée d’erreurs.

On ne peut finir l’énumération des problèmes posés par le parrainage sans mentionner le risque de lancer la campagne électorale –la chasse aux parrains—plusieurs mois avant l’élection présidentielle.




Face à toutes difficultés et dangers, n’est-il pas plus sage de surseoir à l’idée de la généralisation du parrainage ? On pourrait même envisager de l’éliminer purement et simplement aussi bien pour les candidatures présentées par des partis politiques que pour les candidatures individuelles.

Mieux encore, je pense que les enjeux sont tels qu’il nous faut un consensus national fort pour des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées.  L’élection présidentielle de 2019 doit être conduite de telle manière qu’elle puisse baliser le terrain pour la mise en œuvre de mesures de renforcement de l’unité nationale et de blindage de la gouvernance du pays dans tous les domaines.  La question de savoir si le pétrole sera une bénédiction ou malédiction pour le Sénégal se joue maintenant. Tout dépendra de notre capacité collective à éviter les nombreux pièges qui vont se présenter devant nous. L’élection présidentielle est un de ces pièges, un test majeur, hautement conséquentiel pour le futur du pays. Rien de ce qui concerne cette élection ne doit être pris à la légère.

Madiodio Niasse, citoyen préoccupé.

Papa, pourquoi Macky Sall met-il tout le monde en prison ?

Le Larousse définit la routine comme une habitude qui résulte d’ une succession d’ actions répétées sans cesse.
Il en est ainsi, lorsque, pour une raison ou une autre, notre capacité de réaction, nos réflexes et même nos neurones se retrouvent inhibés au point de nous plonger dans un état végétatif qui annihile toute volonté de  prise sur les événements, Un état d’ atonie grave de conséquences quand il  affecte une personne et suicidaire  quand c est tout un pays qui est concerné.
Les malheurs  et les désillusions se sont tellement accumulés que les Sénégalais ont fini par baisser les bras , blasés. Nous avons perdus notre capacité d’ indignation et de révolte.Le ciel nous tomberait sur la tète que nul ne lèverait le plus petit doigt pour se protéger, laissant tout entre les mains de Dieu ou des marabouts. Ce n ‘est plus de la placidité , c’ est de la renonciation.
Depuis l ‘avènement de Macky Sall au pouvoir,l’ insécurité s’ est aggravée à un rythme exponentiel et aucun secteur n ‘est épargné, même aérien. Après le bateau Djolla, c’est au tour des pirogues de chavirer comme aimantées par les fonds abyssaux. La route est devenue un véritables mouroir. Les accidents s’ enchaînent et s’ égrainent tel un chapelet maléfique avec ses dizaines et ses dizaines de morts. Même  calfeutrés  chez eux , les citoyens ne sont plus en sécurité. Agressions, meurtres, assassinats, la mort par violence qui en principe est une exception dans un pays civilisé comme le Sénégal prétend l’ être, est aujourd’hui une banalité.Comble de l’ horreur,fond de gouffre de l’ignominie, les meurtres d’enfants et de bébés sont venus s’ ajouter à  la litanie macabre de ceux qui perdent la vie dans des conditions exécrables: sacrifice humain , nous dit-on. Et la seule réponse trouvée par Macky Sall à ces ignominies , ce sont des jours de deuil national. Quant aux populations, elles préfèrent invoquer la volonté divine.
Comme si Dieu y était pour quelque chose.
La faim dans le nord du pays, l’ effondrement de notre architecture scolaire, les contrats signés par le gouvernement sur l’exploitation du pétrole et du gaz et dont le contenu nous échappe, l’ argent du contribuable que l’ on dilapide sous nos yeux, les lutteurs qui ont fini de transformer la banlieue en zone de non droit, tous ces méfaits au demeurant d’une extrême gravité, nous laissent  paradoxalement  de marbre comme si pétrifiés , nous assistons à l’ effondrement du pays sans prendre conscience que s’il s’ écroule, nous n’en sortirons pas indemnes.




Dans un état de droit,la prison est un lieu de pénitence , où le citoyen qui a bafoué les règles édictées pour faire régner l’ordre, est assigné afin qu’il fasse amende honorable. Elle ne fait pas partie de l’arsenal à la disposition du prince pour écarter ses concurrents.
Aujourd’hui, la route qui mène au tribunal de Dakar est le chemin le plus emprunté par les opposants de Macky Sall, soit pour y être jugés, soit pour apporter leur soutien à un des leur pris dans les filets de l’ indignité.
  Aida Diongue, Noel Seck, Bamba Fall, Karim Wade, Assane Diouf, Khalifa Sall, Barthélemy Diaz…la liste s’ allonge et nauséeuse, tel un égout aux émanations putrides et délétères.
Cependant, alors que je désespérais de la capacité de révolte des Sénégalais, un cri d’ indignation fusa, aussi brutal et inattendu qu’un coup de tonnerre dans le ciel azuré d’un mois de mars.
Mon fils de 8 ans, que j’oblige à suivre les informations, me demanda alors qu’on regardait un reportage de France 24 sur le procès de Khalifa Sall :
–Papa, pourquoi Macky Sall emprisonne t-il  tout le monde ?
Désarçonné par la question,ébranlé, je demeurai coi, pantois, interdit. Ensuite je me perdis dans les arcanes tortueux de mes pensées cherchant les mots qu’il fallait à un enfant de 8 ans.
Certainement las d’ attendre une réponse qui ne venait pas, son verdict  tonna, aussi tranchant qu’un couperet, sans appel et sans possibilité de cassation, car aussitôt revêtu de l’ autorité de la chose jugée.
–Macky Sall dafa sokhor !   ( Macky  Sall est méchant ! ).
Alea jacta est.
 Ainsi soit-il.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain




Pourquoi les coaccusés de Cheikh Béthio Thioune ont-ils mis fin à leur grève de la faim ?

YERIMPOST.COM C’est tout ce qui représente la magistrature à la Cité du rail qui s’est rendu au chevet des thiantacounes grévistes de la faim. Cheikh Tidiane Diallo, procureur général, Thierno Demba Sow, procureur de la République de Thiès, Ngagne Ndoye, avocat général, et le 1er président de la Cour d’Appel de Thiès, Henry Grégoire Diop, ont fait le déplacement.

Après avoir écouté le cri de détresse de Cheikh Faye et de ses coaccusés, cette crème de la magistrature s’est engagée à tout mettre en œuvre pour que ces disciples de Cheikh Bethio Thioune soient jugés. Aussitôt ces engagements pris, les grévistes ont suspendu leur diète jusqu’à lundi. Visiblement content et touché par les récits des détenus, le procureur général, Cheikh Tidiane Diallo, leur a offert 30 000 francs afin qu’ils rompent le jeûne.

Pourquoi des jeunes de Cambérène menacent-ils de bloquer les travaux de la VDN 3

YERIMPOST.COM Encore des lamentations chez les jeunes de Cambérène ! Ils menacent de bloquer les travaux de la VDN 3 au niveau de leur village. À l’origine, un mur érigé pour les besoins des travaux qui, à coup sûr, ne va plus faciliter l’accès à la mer des populations. Les jeunes, via leur porte-parole, Libasse Seck, invitent les autorités à la négociation dans les prochaines 48h. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils vont s’ériger en bouclier contre ce mur. « Le village de Cambérène a été un village de tout temps adossé à la mer. Toutes les activités du village sont liées à la mer. Il n’y a jamais eu d’assainissement. Et ce mur de plusieurs mètres de hauteur bouche l’accès à la mer. Il risque d’engendrer des problèmes de sécurité», a dénoncé Seck.




Sidiki Kaba, pourquoi êtes-vous allé faire humilier si gravement le Sénégal en Israël ?

YERIMPOST.COM Propulsé ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, sans doute pour avoir sur-vendu à Macky Sall ses « réseaux » dans le monde, Sidiki Kaba confond-t-il diplomatie et réseautage ? Intérêts du Sénégal et développement de son tissu relationnel propre ? Comment expliquer sa récente visite en Israël, sinon par une volonté d’entrer dans les faveurs du lobby juif, quitte à malmener la ligne du Sénégal sur le conflit israélo-palestinien ?
Quelles que soient les motivations de ce déplacement, il a offert l’occasion à la très arrogante administration Netanyahou d’infliger à notre pays un traitement plus humiliant que l’humiliation. C’est le quotidien national Le Soleil qui, dans sa livraison du 30 mars, écrit, en page 5: « Cette fin de visite a été marquée par une audience avec le ministre de la Défense israélien à la place du Premier ministre empêché. »  Cette formule diplomatique usuelle signifie que Benyamin Netanyahou n’a pas souhaité recevoir Sidiki Kaba. Le pire est dans le mot « empêché » qui suggère que le rendez-vous avait été confirmé puis annulé au dernier moment…




L’humiliation ne s »arrête pas là. Le Soleil renchérit: «Avant cette audience, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur avait rencontré le directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères». En clair, fioriture diplomatique à part, Kaba n’a même pas pu rencontrer son homologue israélien. 
La figure du Sénégal a été versée par terre, pour parler comme les Ivoiriens. Mais ce n’est que logique. C’est le chef de notre diplomatie qui a payé des verges pour se faire fouetter. Le Sénégal n’est pas n’importe quel pays. Il est à l’avant-garde du combat contre les injustices imposées au peuple palestinien depuis 1948. Et a voté toutes les résolutions condamnant les atteintes au droit international perpétrées par Israël sur les territoires occupés.
L’Etat hébreu n’est pas notre ami. Il a annulé ses programmes de coopération avec notre pays, en décembre 2016, suite à la décision du Sénégal de faire partie d’un groupe d’Etats initiateurs de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-unies appelant à mettre fin à la colonisation juive en ‘’territoire palestinien occupé’’. La vision de Netanyahou des rapports avec la Palestine est contraire à la ligne historique de notre politique étrangère.
Tous les actes posés par le chef de notre diplomatie au cours de sa visite en Israël constituent des fautes symboliques. Alors que notre pays, peuplé à 95% de musulmans, a présidé l’Organisation de la conférence islamique de 2012 à 2013 et dirige le Comité permanent de l’Organisation de la conférence islamique pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), le geste d’adoration de Kaba en kippa devant le Mur des lamentations a horripilé la oummah islamique.
Tandis que le représentant permanent du Sénégal à l’Onu a été élu en février 2017 président du Comité des Nations-unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Sidiki Kaba a fait accoler à notre drapeau celui de la puissance occupante de la Palestine pour meubler le fond de sa photo avec Avigdor Libermann, l’un des hommes politiques juifs les plus racistes, les plus anti-arabes et les plus anti-musulmans.




Au moment où notre pays et ses plus grands intellectuels militent pour la protection d’Al Aqsa, le troisième lieu saint de l’Islam, Sidiki Kaba s’y est fait conduire manu militari par de nerveux soldats israéliens qui ont molesté les Palestiniens trouvés sur les lieux, et investi avec cette irrévérence mêlée d’arrogance ce lieu de culte à partir duquel le Prophète Mohamed SAWS s’est élevé vers le Ciel. Le cliché est assassin aux yeux des peuples musulmans.
Le ministre des Affaires étrangères est allé au bout de tout ce qu’il pouvait faire pour déshonorer le Sénégal et brouiller son image dans le monde. Si on vivait dans un pays communiste, il aurait été jugé pour haute trahison. Heureusement pour lui, nous sommes en démocratie. Sidiki Kaba a toutefois l’obligation d’expliquer au nom de quels intérêts il a commis des gaffes diplomatiques de cette gravité.
Cheikh Yérim Seck




Contribution: Pourquoi l’arachide ne se vend pas au Sénégal ?

CONTRIBUTION A LA REFLEXION POUR L’AMELIORATION DE LA PRODUCTION

ET DE LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE AU SENEGAL

 

Aperçu sur la Situation passée et présente :

 

Le Sénégal est encore confronté à des difficultés majeures avec sa production d’arachide de 1,4 million de tonnes. La situation n’est pas nouvelle, car à chaque fois que les récoltes ont atteint seulement la moitié de ce record, l’écoulement n’a pas été aisé.

La raison semble toute simple : l’arachide avait été introduite au Sénégal par le colonisateur pour les besoins très précis de son industrie d’huilerie, de savonnerie et dérivés.

Aussi, après l’introduction d’une première espèce appelée « commune », parce qu’étant la même pour toutes les colonies françaises de l’Ouest africain, la France a créé des institutions de Recherches pour booster davantage la productivité : (IRHO et IRAT, puis CIRAD). C’est ainsi que sont nées successivement : La 28-206, (de l’année 1928). Les variétés : 47-16, 48-115, 57-422 et 73-30, ont été emportées par la sècheresse des années entre 1970 -1982) ; Puis la 55-537 (1955) et la 55-33 (1991), sont venues pour leur bonne adaptation à la sècheresse. La 69-101 (1969), comme variété résistante à la rosette apparue au sud du pays.  La 73-27, la 73-33, la 73-9-11 (1973), la   H 75-0 (1975), la 78-937, (homologuée en 2010, avec un cycle de 75 jours). La Pc 79-79 (obtenue en 1994), la SRV-19 ( 1990 ) , la fleur 11 ( 1991 ) , la G c-8-35 ( obtention de 1990 avec 53% de teneur en huile)….qui sont toutes des variétés uniquement d’huilerie, à  part la 73-27, H 75-0 et Pc 79-79,  qui sont des arachides de bouche à calibres  intermédiaires.




Ces obtentions sont encore massivement présentes dans la grande production où elles occupent jusqu’ici plus de 90% des emblavures et des collectes.

C’est dire que le Sénégal, même après la création de son Institut National de Recherche Agronomique (ISRA), en novembre 1974, a continué à fonctionner dans la même logique que le colonisateur, qui n’avait que la production d’huile et ses dérivés comme unique cible. L’arachide de bouche (ARB), n’a représenté que des quantités infimes pour une période très courte (1968-1972, au Sine- Saloum avec la GH-119-20 obtenue en 1920 et introduite depuis la Géorgie (USA) par l’IRHO (Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux). Ce même institut est aussi à la base de la petite exportation d’arachide HPS (Hand Picked Selected, ou triée et calibrée), destinée à la confiserie à partir des 2 variétés qui sont la 55-437 et la 73-33. Ce programme démarré à Louga avec les établissements A. Khoury de fatick, continue encore avec l’actuelle SONACOS. Il est réglementé par les normes du nombre de graines à l’once (60-70, 70-80 et 80-90), avec l’usage obligatoire de sacs en jute, sans indication de « l’origine Sénégal » (???). Il est aussi à signaler la vente tout à fait marginale de l’arachide « en vert », provenant pour l’essentiel d’une variété hâtive cultivée surtout en contre saison, dénommée « Boulkhouss », produite au niveau de périmètres irrigués et vendue en coques grillées dans les grandes agglomérations.

La crise de l’exportation des huiles et tourteaux constatée depuis 1970 s’est véritablement installée en 1990, pour demeurer toujours identique.

Avant cette période toute la production se partageait entre :

  • L’autoconsommation, pour 18%.
  • La trituration, pour 50 %.
  • Et l’exportation, pour 32 %.

Le Sénégal a pourtant produit son premier million de Tonne d’arachide en 1965-1966, sans rencontrer la moindre difficulté d’écoulement.

 

Il existe cependant des besoins en arachide, autres que pour l’huilerie, dans de nombreux pays tels que la Turquie sollicitée parle chef de l’état. Des hommes d’affaires turques sont déjà venus en mission de prospection au Sénégal, il y’a près d’une décennie, pour acheter l’arachide de bouche à graines extrêmement larges (nombre pour 100 grammes : compris entre 98 et 112). Le marché sénégalais n’avait malheureusement les produits souhaités dans sa carte variétale.                                            L’ISRA, à par la suite importé de Turquie deux de leurs variétés, qui m’ont été confiées en tant que semencier, pour multiplication, et observations diverses. Des résultats positifs ont été obtenus sur une période de quatre années de travaux et communiqués à la tutelle.

Les besoins de la Turquie à cette époque étaient pourtant de 50.000 tonnes de graines par an, soit l’équivalent de100.000 tonnes de coques.

 

Quelques éclairages et pistes de réflexion.




Si le Sénégal a pu réaliser une production de 1,4 millions de tonnes avec des variétés dont les dates d’obtention varient entre 30 ans (GC-8-35) et 90 ans (28-208), il est certain qu’il est loin d’avoir atteint son plafond de productivité. Les rendements actuels à l’hectare qui ne sont que de 800 kilogrammes sont relativement faibles. Ils ne représentent que le quart du potentiel de certaines obtentions homologuées par l’ISRA ; mais ces variétés sont très peu présentes sur le terrain.                   Le fossé entre recherche et développement est anormalement profond.

Il s’agira donc, à l’issue des sérieux états généraux de l’arachide, de repartir sur des bases nouvelles en mettant en place une carte variétale plus conforme aux réalités du moment.

En attendant l’institut devra être doté d’importants moyens pour son unité de production des semences (humains et matériels). Il devra pour les nouvelles fermes semencières, recruter suffisament de vrais spécialistes de la semence : La production des premiers niveaux étant un métier très pointu réglementé par des textes de loi auxquels sont soumis tous les pays de la CDEAO.

L’ENSA, qui a compris l’existence de ce besoin, a eu l’heureuse idée d’ouvrir une formation en sciences et technologies des semences (STS) , de  niveau master 2.

Ainsi, on pourra aller plus vite vers l’établissement des bases d’une filière nouvelle, plus attractive, plus productive et plus adaptée aux besoins du marché.

Les bureaux économiques de nos représentations diplomatiques pourraient à partir de bonnes informations et des connaissances avérées, jouer un rôle important de marketing pour l’écoulement des arachides du Sénégal. Celles-ci -devront bien sûr se conformer aux normes et spécifications établies par chacun des pays demandeurs.

 

Chaque homme étant une histoire, la mienne qui m’a donné l’avantage d’avoir pendant 48 années été un acteur important des principaux travaux scientifiques et techniques réalisés sur l’arachide au Sénégal,

A :

  • L’IRHO, de 1965 à (Où j’ai participé à la sélection à l’expérimentation et à la diffusion de nombreuses variétés d’arachide, aux cotés d’éminents scientifiques de l’époque.)

 

  • L’ISRA, de 1974 à 2013. (Où j’ai surtout produit en temps que spécialiste de la semence, l’essentiel des besoins en pré-bases d’arachide du Sénégal de 2000 à 2013, et formé de nombreux acteurs des sociétés d’état, projets et associations de développement.

Ce faisant, j’ai cru devoir apporter ici un peu de lumière à la recherche de lendemains meilleurs pour la filière arachidière de mon pays.

          EL-Hadji Moustapha Diop,

Cadre supérieur technique, retraité de l’isra

Spécialiste en semences et productions végétales

              isratapha.diop@gmail.com




Prison de Rebeuss: Pourquoi Barthélémy Dias n’a-t-il pas reçu son repas de ce midi ?

YERIMPOST.COM Une source autorisée nous rapporte que Barthélémy Dias, transféré dans la nuit d’hier à la prison de Rebeuss, n’a pas pu recevoir son repas de ce midi. Après vérification, Yerimpost est en mesure d’écrire que l’administration pénitentiaire a refusé de laisser entrer le déjeuner que lui apportait sa famille. En cause, une question de sécurité. Le porteur a été obligé de ramener son paquet. Que va manger le maire de Mermoz-Sacré-Coeur ?



Election présidentielle 2019: Pourquoi pas Samuel Sarr comme candidat du consensus pour le PDS et les anciens du PDS ?

Pourquoi la nécessité d’une candidature de droite libérale et sociale ou du Wadiste éternel ?

Aujourd’hui qu’il y’a une bipolarisation, et une volonté de rationalisation de la scène politique, il demeure important d’avoir une nouvelle personnalité libérale convaincu avec un grand cœur qui à travers ces actions sociales  va au cœur d’un projet libéral et social pour en saisir la cohérence et les visées fondamentales. Le PDS en manque de leader à besoin d’un digne héritier pour continuer l’oeuvre du père.

La grande question des Sénégalais c’est pourquoi pas un homme financièrement bien assis pour sauver le Sénégal ?

Les élections présidentielles de 2019 sont un tournant décisif pour le Sénégal, avec la mise à l’écart de Khalifa Sall et Karim Wade, pour des présomptions de détournement de deniers publics les sénégalais ont commencé à se poser la question de savoir s’il faut aussi donner mandat à un homme qui a été accusé de détournement pour diriger le pays et mettre en danger la nation.

Dès lors un ensemble de leaders de partis et de mouvements politiques cherchent à trouver une solution pour faire du Sénégal la première place financière africaineet leur choix qui se précise de jour en jour.

Ce choix pourrait porter sur le Golden Boy de la scène politique.

L’homme de la situation pour les membres du PDS.

Dans une dynamique de rassemblement par-delà les identités, les clivages sociaux, les appartenances religieuses, politiques, idéologiques ou culturelles.  Un ensemble de personnalités politiques du PDS et ancien du PDS et de la société civile veulent d’un homme courageux, généreux et capable de mettre le  Sénégal en mouvement, aujourd’hui un seul homme est porteur de ces valeurs et il s’agit de l’ancien ministre d’état Samuel Sarr.

Pourquoi cette nouvelle donne pourrait faire peur ?

Le Golden boy de la politique sénégalaise est un candidat sérieux, qui ferait très mal, au regard de l’énorme travail qu’il est en train d’abattre, des moyens financiers dont il dispose  et des soutiens d’un réseau de personnalités mondiales dont lui seul à le secret.

Nul doute que d’autres leaders de grands partis vont officialiser leur adhésion à son  nouveau mouvement qu’il va mettre en place pour ratisser large dans le landerneau politique pour bâtir ensemble un projet de société ouvert, moderne et innovateur.

Aujourd’hui le PDS et les Sénégalais sont en attente d’un candidat crédible pour faire partir Macky Sall à l’horizon de l’année 2020 qui doit augurer d’un espoir renouvelé, avec un dirigeant qui n’a plus pour seul ambition de s’enrichir mais de permettre à chaque sénégalais de s’épanouir, d’assurer et d’assumer son destin personnel.

Abdoul Aziz Thiaw

Pourquoi les deux percepteurs Bocoum et Touré sont-ils arrivés à l’audience en retard ?

YERIMPOST.COM Le verdict est certes tombé mais la rédaction de Yerimpost pousse encore l’investigation sur ce procès dit de la caisse d’avance. A l’ouverture de l’audience du délibéré, le président du tribunal, Malick Lamotte, constatant que deux des prévenus n’étaient pas dans la salle, a décidé d’une suspension et a exigé leur présence. Des informations qui nous sont parvenues, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré qui, depuis le début de cette affaire, bénéficiaient d’une liberté provisoire, avaient décidé de ne pas assister à l’audience de ce jour, sur conseil de leurs avocats. En réalité, aucun texte n’exige à un prévenu qui comparait libre de se présenter au tribunal le jour du verdict. Seul un accusé placé en détention est tenu d’assister à son procès. Lorsque le juge Lamotte a insisté sur leur présence, les deux percepteurs se sont exécutés, permettant ainsi la reprise de l’audience. La suite, vous la connaissez.




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