Blog de Cheikh Yerim Seck

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Réflexion: Résister, changer et transformer la politique : pourquoi ?

Le terme politique aurait dû incarner une certaine hauteur de pensée et d’action. Mais le mot semble avoir perdu de sa noblesse. Les réalités de la « politique politicienne » tendent décourager la participation de plusieurs citoyens aux votes, notamment des jeunes. Pourtant, ils ont leur à dire et, à eux seuls, peuvent perturber les règles du jeu les plus savamment élaborés et pousser le pays à s’engager dans les transformations profondes qui sont requises. Beaucoup de gens critiquent cette politique politicienne » la considérant avec méfiance, désillusionnés par ses pratiques, par ces gens au goût immodéré du pouvoir, du verbiage conflictuel et des confrontations houleuses. Ce rejet a conduit au découragement et à l’impuissance de certains devant des gens qui pourtant sont assujettis à l’obligation de leur rendre compte. Et souvent, on entend les alibis contre la politique, en général et l’engagement politique, en particulier :




_ « Je hais la politique, cela ne sert à rien. Mais se contenter de penser ainsi n’est pas un bon alibi ;

_ C’est trop violent, il n’y a que des gens qui passent leur temps insulter et à vociférer ;

_ de toute façon, c’est une affaire de truands, cela n’impactera pas ma vie, etc. »

Il y aurait donc des tas de raisons de s’en méfier, de prendre de la distance en la considérant comme quelque chose de méprisable, comme l’affaire de quelques parasites immatures qui ne peuvent pas faire leur vie ailleurs, qui passent leur temps à intimider, à conclure des deals malsains ou peu clairs. Si l’on pense ainsi, pour peu que l’on ne fasse pas un effort, apparaît ou se développe une aversion confortée par l’angoisse de faire partie d’un monde de transhumants, de débauchages, de laudateurs, de courtisans, des promesses réitérées non tenues ou reniées. On peut alors comprendre qu’il soit facile de conclure que tout ceci n’est pas honorable, que je ne suis pas de ces gens-là.

Pourtant, ils vous dirigent, confortent ou déçoivent vos espoirs, façonnent votre vie par leurs décisions, leurs comportements, leurs actions, leurs réalisations, réussites, échecs, promesses non tenues, etc. Se taire, rester immobile et critiquez la politique comme quelque chose d’infréquentable est une manière erronée de penser, de se comporter… Car, réfléchissez un peu : la politique, c’est par exemple l’impôt que vous payez et qui rentre dans les coffres du gouvernement ainsi que la manière dont l’argent qui en résulte est utilisé; c’est votre endettement, votre emploi, sous-emploi ou chômage, votre pression fiscale, les bonnes ou mauvaises décisions ou réalisations, l’éthique, la transparence ou à défaut la corruption gouvernementale, votre capacité à agir et à entreprendre ainsi que la rapidité avec laquelle vous serez capables de développer vos affaires, c’est aussi les inégalités, l’absence d’opportunités ou ce désespoir de constater malheureusement que rien ne bouge, que tout est lent, que votre argent est mis dans les éléphants blancs et dans la démesure, la courtisanerie, qu’il ny aurait plus d’argent ou que cet argent est invisible, etc.

La politique, c’est vous, nous tous, votre refus de faire, de laisser des gens continuer à promettre, spolier, débaucher, applaudir, etc. Si vous n’aimez pas la manière elle se fait, alors, changez-la. Demeurer attentiste n’est sans doute pas la bonne solution. Engagez-vous, apprenez de la réalité, discutez avec le maximum de gens pour tester leurs opinions et conseils, fondez votre décisions sur la raison, la rationalité et non sur les émotions ou l’admiration béate de quelques faux génies. Posez-vous des questions sur le futur, votre futur, celui de votre pays, de votre quartier, de votre ville. A quoi ressemblent-t-ils aujourd’hui ? A quoi ressemblaient-ils hier ? Ont-ils vraiment changé ? Votre porte-monnaie a-t-il prospéré, votre entourage, vos droits civils et politiques, votre liberté de penser ? Faites votre liste. Evaluez. Car résister, c’est exercer votre droit d’évaluation; c’est dire non lorsqu’il le faut, avec la courtoise qui sied aux gens polis et élégants que les politiciens traditionnels n’incarnent pas toujours. Si vous en avez marre de certains, de la manière dont la politique se fait, ne soyez pas découragés, ne vous avouez pas vaincus. Alors prenez vos responsabilités, ayez le courage de les changer. Dites-vous dans ce cas qu’il faut changer la politique et ce genre de politiciens, encourager une autre manière de faire de la politique. Dites-leur alors, je prends mes responsabilités, je ne suis plus un spectateur passif et manipulé.

Aujourd’hui, il est vital de promouvoir la participation politique, au sens noble du terme. C’est vrai, dans plusieurs pays, l’adhésion dans les partis politiques et la participation aux votes tendent à décliner; on ne fait plus confiance à certaines élites « politiciennes ». Mais si vous pensez que vous êtes jeunes, que la politique n’a pas d’importance pour vous, c’est là une grande erreur. Pensez comme Margaret Thatcher : « Je suis dans la politique à cause de ce conflit entre le bien et le mal. Je crois qu’à la fin, le bien l’emportera sur le mal. » . Rappelez-vous Marley: « Get Up, Stand Up, Stand Up For Your Rights ». Alors, récompensez ou sanctionnez selon les résultats de votre évaluation. Posez de bonnes questions pour ne pas attendre le jour même des élections pour se demander pour qui vais-je voter. Pourquoi?

Mais en fait, il faut changer en pensant un peu à cette formule : « Rien ne changera pour vous et votre pays, si vous ne changez pas vous-mêmes, si vous ne changez pas les choses, les gens, les spécialistes des promesses réitérées qui ne voient pas le jour ; s’ils se dédisent constamment, alors, changez-les ! Faites comme Gandhi a dit : « Soyez le changement que vous voulez voir exister ».

Membre du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail et Conseiller en Gouvernance publique du Président Abdou MBAYE.

 

Pourquoi Ecobank, qui a reçu les chèques le 2 mai, n’a pas payé les bourses jusqu’au 15 mai ?

YERIMPOST.COM C’est le 2 mai que la direction des bourses du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a déposé à Ecobank les chèques de 2 milliards et de 3 milliards destinés à payer les bourses du mois d’avril 2018.
Si cette banque avait commencé à payer dès réception des chèques, les manifestations ayant occasionné la mort de Fallou Sène n’auraient pas eu lieu. Pourquoi donc cet établissement bancaire ne s’est-il pas exécuté aussitôt ? Yerimpost tient de source sûre que « la banque panafricaine » a tardé à le faire parce que l’Etat lui doit, dans le cadre de leur convention autour des bourses d’étudiants, 26 milliards de francs cfa, dont 18 milliards échus. Elle réclamait une partie de ce montant avant de commencer à payer.




C’est d’ailleurs pour satisfaire cette requête que la direction des bourses a émis, le 4 mai, un chèque de 1 milliard au profit d’Ecobank en guise de début d’apurement de la dette de l’Etat. Mais ce chèque n’a été validé que le 11 mai par le Trésor public et déposé à cette date à Ecobank.

C’est à partir de là que cet établissement bancaire a fixé le début du paiement des bourses au matin du 15 mai. La situation a dégénéré et il y a eu mort d’homme avant le démarrage de l’opération.

En somme, c’est la difficulté de trésorerie de l’Etat, visible à travers les arriérés dus à Ecobank et le retard dans la validation du chèque de 1 milliard, qui est la cause du retard de paiement des bourses de ce mois d’avril 2018.

 

Vidéo- Cheikh Yerim Seck brise le silence: « Pourquoi j’ai été arrêté… »





M. le président, voici pourquoi vous devez mettre fin à l’arnaque de Gérard Sénac

YERIMPOST.COM M. le président de la République, sans doute fort de certaines informations, vous vous étiez engagé, le 31 décembre 2011, sur le plateau de la 2stv, une fois élu, à dénoncer le contrat liant l’Etat à Eiffage.

Le 7 mai 2018, réagissant au décès accidentel de Papis Baba Diallo, suite à des négligences cumulées de la direction de l’autoroute à péage, vous avez réaffirmé la nécessité de revoir le contrat qui lie l’Etat à Eiffage. Vous devez, M. le président, aller jusqu’au bout de cette idée. Voici pourquoi.

Je passe sur le montage du projet qui a occasionné le vol d’au moins 37 milliards du Sénégal par Gérard Sénac qui n’a pas investi un seul penny. Ce businessman a construit l’autoroute avec au maximum 50 des 87 milliards que l’Etat lui a remis et a fait main basse sur le reste.

J’en viens au cahier des charges lui-même, qui stipule que l’entreprise titulaire de la concession doit concevoir, financer, construire, exploiter et entretenir l’autoroute. Eiffage n’a rien financé. C’est le Trésor public sénégalais qui l’a fait à sa place. Après n’avoir rien financé, cette entreprise s’est vue accorder l’exploitation de l’autoroute pour 30 ans, soit la durée maximale.

Et, même si elle avait investi 61 milliards, Eiffage est entrée dans ses fonds depuis longtemps et a engrangé un bénéfice conséquent. Sur une base de prévision de départ de 40 000 véhicules par jour, l’autoroute en reçoit en effet plus de 60 000 par jour. Et applique des tarifs de péage caricaturaux depuis plus de six ans. Alors que le Maroc est à 5,5 francs par km, et la Tunisie à 10 francs par km, Gérard Sénac est, sur la base des 1400 francs pour 20 km, à 70 francs par km. Il empoche tout, bien que n’ayant pas financé l’autoroute à 100%.

Même si Gérard Sénac avait déboursé la somme qu’il prétend avoir investie, il suffit de faire le calcul pour se rendre compte qu’il a fini d’amortir cet investissement fictif et d’engranger un bénéfice conséquent.

M. le président, voici quelques raisons parmi tant d’autres pour lesquelles vous devez mettre fin à l’arnaque. De Gérard Sénac, un industriel français qui a pignon sur rue au Sénégal a récemment dit: « M. Sénac rigole et fait du mécénat pour l’art. Il est fort sympathique. C’est la marque distinctive des escrocs. »

Cheikh Yérim Seck

Pourquoi le capitaine Mamadou Dièye a-t-il été arrêté ?

YERIMPOST.COM Le capitaine Mamadou Dièye est aux arrêts depuis ce vendredi 11 mai. C’est devant les locaux de Dakaractu, où il s’apprêtait à entrer pour donner une interview, qu’il a été appréhendé par des gendarmes et conduit à la brigade de Colobane. Mamadou Dièye, qui a annoncé sa démission de la grande muette pour pouvoir présenter sa candidature à la présidentielle de 2019, dérange visiblement.

Pourquoi nous avons choisi les deux balances de la justice ?

« La justice est réalisable sur terre, compatible avec la nature humaine, sinon la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue », Rima Hawi




Les deux balances de la justice sont le symbole de notre nouveau mouvement politique, Forces démocratiques du Sénégal (FDS). La justice est la pierre angulaire de toute société démocratique. De ce fait, la légitimité de toute magistrature repose sur sa capacité à rendre la justice dans l’équité et l’impartialité. Le sage Al-Maghili invitait les hommes politiques à la justice et à l’équité ; il rappelait en 1498 à l’Askiya Muhammad de Gao : « Tu n’es en effet qu’un esclave (abd mamluk), qui n’a rien en propre. C’est ton Maître qui t’a élevé au-dessus de beaucoup de ses serviteurs pour que tu réformes leur pratique religieuse et leur comportement dans ce monde et non pour que tu sois leur maître et seigneur. Tu es sur toute l’étendue de ton royaume un pasteur et nullement un propriétaire. Tout pasteur est responsable du troupeau de son maître. Réfléchis avant qu’il ne soit tard, car nul n’échappe à la mort ». Dans le même  registre l’envoyé de Dieu Mouhammad (PSL)  affirmait : « Tout chef de tribu sera présenté au Jour du Jugement dans les chaînes : ou la justice l’en délivrera ou l’injustice l’y fera périr ».  Également, Périclès d’Athènes, à la fin de sa vie, confiait à ses proches qu’aucun athénien n’a été victime d’une injustice par sa faute. Combien d’hommes politiques et de magistrats sont-ils prêts à s’inspirer des propos du prophète de l’islam, du sage de Gao et de Périclès ?

Rupture d’égalité

Nous vivons une situation politico-sociale porteuse d’un malaise très profond. L’institution judicaire ne rassure plus nos compatriotes. Le sentiment le mieux partagé est que la justice est ligotée par le régime en place ; elle est rendue non plus au nom du peuple, mais au nom de ceux qui contrôlent le pouvoir politique. Ce qui débouche sur une violation flagrante des droits fondamentaux et inaliénables des citoyens sans qu’ils n’aient la possibilité d’avoir des institutions de recours dignes de confiance pour corriger l’injustice dont ils sont victimes. Nous subissons une atmosphère  porteuse de conflits et de violences.

Les arrestations arbitraires sont devenues monnaie courante. Les procès politiques se multiplient dans une perspective d’instaurer « une politique sans adversaire ». Les règles élémentaires de la démocratie sont systématiquement violées et le droit de vote est devenu sélectif dans notre pays. L’administration a empêché des citoyens de Touba et d’autres villes (Dakar et Thiès) de voter aux élections législatives du 30 juillet 2017, parce qu’ils ne seraient pas favorables au régime en place. Les libertés individuelles et collectives sont confisquées par l’autorité politique.  De ces constats, on peut affirmer sans se tromper que la justice est devenue le bras armé du pouvoir dans son entreprise funeste de liquidation de ses adversaires politiques. L’ostracisme (l’exil politique) jusqu’ici inconnu dans notre système judicaire est devenu une réalité politique. Le droit d’éligibilité est menacé au Sénégal par un pouvoir qui instrumentalise la justice pour mettre en prison ses adversaires.  Des personnalités de l’État, impliquées dans des scandales graves, sont protégées, pendant que de plus faibles qui ont commis des fautes mineures croupissent en prison. Tout ceci donne raison, malheureusement, à Anacharsis (souvent cité parmi les Sept Sages) qui se moquait de Solon (le célèbre législateur d’Athènes): « Tu penses pouvoir réprimer l’injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d’araignée : elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux  qui s’y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront ». Les plus pauvres sont stigmatisés dans notre pays et cette situation est à l’origine de la désaffection croissante envers le système judiciaire. La légitimité des institutions politiques se fonde sur leur capacité à produire des décisions impartiales. La justice sélective engendre le chaos politique et social. Un système judiciaire impartial  est la pierre angulaire de  tout État de droit.

Les convulsions politiques viennent  de pouvoirs corrompus qui imposent par la force  des décisions arbitraires. Quand des injustices se répètent sans que les victimes n’aient aucune voie de recours digne de confiance, la société risque de s’embraser dans la violence. Toutes ces revendications constituent une lutte pour l’égalité. Les masses populaires sont à nouveau interpelées. Le Sénégal ne  peut être que dans la démocratie et la liberté.

Qu’est-ce qu’une société juste ?

La  théorie de la justice de John Rawls s’articule autour de deux principes  majeurs :

« En premier lieu : chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés  de base égales  pour tous qui soit  compatible avec le même  système pour les autres. En second lieu : les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois, (a) l’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elles soient à l’avantage de chacun et (b) qu’elles soient attachées à des positions et à des fonctions ouvertes à tous ».

John Rawls divise la structure de base (les institutions) en deux sphères : l’une politique, à laquelle s’applique le premier principe, l’autre économique, à laquelle s’applique le second principe.

Le premier principe est celui d’égale liberté de tous qui défend la liberté d’entreprise de chacun pour satisfaire ses propres fins. Ce principe de liberté protège l’inviolabilité des libertés fondamentales, ou libertés de base dont chaque individu a le droit de bénéficier. John Rawls indique dans Théorie de la justice, la liste de celles qui sont les plus importantes dans une société : les libertés politiques (droit de vote et d’éligibilité), la liberté d’expression, de réunion, la liberté d’association et de manifestation, la liberté de pensée et de conscience, la liberté de la personne qui comporte la protection à l’égard de l’oppression psychologique et de l’agression physique (intégrité de la personne) le droit de propriété personnelle et la protection à l’égard de la personne et de l’emprisonnement arbitraires.




Ces libertés ne peuvent faire l’objet d’aucun compromis, d’aucun marchandage. Elles sont définitives dans une démocratie. Si une liberté fondamentale est violée, l’Etat de droit s’écroule. John Rawls est radical sur ce point : « Chaque personne possède une inviolabilité fondée sur la justice qui, même au nom du bien-être de l’ensemble de la société, ne peut être transgressée […] dans une société juste, l’égalité des droits civiques et des libertés pour tous est considérée comme définitive ; les droits garantis par la justice ne sont pas sujets à un marchandage politique ni aux calculs des intérêts sociaux ». Donc, la justice repose d’abord, sur  le respect des libertés fondamentales. Sans cela, il n’y a pas d’Etat de droit, il n’y a pas de démocratie. Donc, les libertés de base ont une valeur absolue. Elles ont priorité sur toutes les autres considérations utilitaristes. Les libertés de base doivent être protégées, elles ne peuvent être violées sous quel que prétexte que ce soit. Le premier principe de justice de John Rawls garantit l’Etat de droit. Les magistrats doivent veiller au respect scrupuleux du premier principe de justice.

Le second principe est appelé celui de différence qui stipule que les inégalités dans la société doivent bénéficier aux plus défavorisés (les couches défavorisées, les personnes vulnérables les handicapés, les malades, les vieillards, les jeunes, les femmes). L’Etat doit prêter attention aux plus mal lotis dans la société afin d’éviter de se préoccuper seulement des plus riches et  des plus puissants. Dans cette voie, Franklin D. Roosevelt aimait nous rappeler que la grandeur d’une nation ne se juge pas à ce qu’elle apporte aux mieux pourvus, mais à la façon dont elle traite ceux qui sont le plus dans le besoin. C’est pourquoi, nous sommes pour un Etat démocratique, social et populaire qui protège les droits économiques, sociaux et culturels, qui prend en charge aussi les revendications de reconnaissance. C’est dans ce sillage que le professeur Djibril Samb a écrit dans L’heur de philosopher la nuit et le jour : « Tout ce qui importe pour les membres de la société, c’est que l’Etat, devenu civilisateur, ait pour option […] de répondre à leur besoins fondamentaux (travailler, manger, boire, se soigner, s’instruire et s’éduquer) et d’assurer les conditions de l’épanouissement de chacun et de tous (culture, sport, divertissement). Toutes les ressources publiques doivent être mobilisées et utilisées à cet effet, et non selon les pseudo-programmes de groupes privés qui prétendent remettre à plus tard la satisfaction des besoins des gens ».

Ainsi, même si les gouvernants sont élus, nous ne leur devons obéissance que s’ils respectent la loi et l’esprit de la loi. Sinon, nous n’avons aucune raison de collaborer avec un régime qui ne respecte pas les droits fondamentaux des citoyens, à moins qu’on nous impose d’obéir par le biais de la force et la violence. Dans un cas de figure où le pouvoir use de l’appareil coercitif pour soumettre un groupe ou une personne, le pays quitte le régime démocratique pour tomber dans la dictature. Les citoyens ne doivent obéir qu’aux lois justes. Les magistrats ne doivent rendre que des verdicts justes, équitables et impartiaux. Si la loi n’est pas juste, les magistrats ont le pouvoir de l’interpréter dans le sens de l’approfondissement de la démocratie et de la protection des libertés fondamentales et inaliénables. Il devient clair qu’on ne doit obéissance qu’aux lois justes. La légalité ne suffit pas pour assurer la justice, car  la loi  elle-même peut être injuste. Les tribunaux ne suffisent plus pour dire la justice, car comme nous le voyons au quotidien ils ne sont pas à l’abri d’influences politiques pathogènes.

Si  une loi  n’exprime plus la justice nous lui devons défiance, désobéissance pour montrer notre attachement indéfectible à la justice. Finalement, il s’agit de comprendre que nous ne devons obéissance à une autorité que si elle est légitime, c’est-à-dire si elle applique des règles de droit justes, justifiables et susceptibles d’être acceptées par tous les membres de la communauté politique. En conséquence, de telles règles sont impartiales, ne stigmatisent et ne discriminent aucun membre de la société.




Dans toutes les contrées du monde, l’injustice produit la violence à long terme. La Côte d’Ivoire est un exemple proche de ce qu’elle peut créer comme désorganisation dans une société. Pour cette raison, nous devons tous travailler à éteindre le venin de la violence de l’injustice et de l’inégalité. Les magistrats ont une responsabilité lourde dans la sauvegarde de la paix sociale. L’harmonie et la stabilité sociales ne sont garanties que par des institutions dont les citoyens sont convaincus qu’elles sont équitables et impartiales. Nous soutenons, en dernière analyse que la paix civile est la finalité de la démocratie et de toute bonne justice. Jean Jaurès avait l’habitude de dire : « La justice est plus vaste que l’humanité elle-même ». Pour nous, une société juste est celle qui garantit les libertés fondamentales, celle doté d’un «État civilisateur » défini par le professeur Djibril Samb comme « État de tous et de chacun… État fait pour tous et par chacun, État fait pour tous et pour chacun ». L’État civilisateur est un État démocratique, social et populaire qui corrige les inégalités sociales et économiques pour procéder à une redistribution plus équitable  des ressources et des droits. Forts de tous ces grands principes de liberté et d’égalité, nous affirmons devant la face du monde que la justice est la finalité de notre projet politique. Les deux balances qui symbolisent l’équité et l’équilibre dans notre société resteront un principe immuable par lequel nous comptons gouverner le Sénégal d’aujourd’hui et de demain.

Dr Babacar DIOP,                                          

Secrétaire général Forces démocratiques du Sénégal (FDS)

babacar.diop1@gmail.com

 

 

Distribution d’eau: Pourquoi Dakar va être assoiffée pour cinq jours

YERIMPOST.COM Ceci est un avis de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et de la Sénégalaise des eaux (SDE) aux populations de Dakar et ses environs dépendantes de l’usine de Keur Momar Sarr. A compter du samedi 12 mai prochain, une coupure d’eau qui durera au moins 5 jours sera observée dans différentes localités. Cependant, les deux sociétés de distribution de l’eau au Sénégal informent c’est une panne programmée pour maintenance du réseau. Ainsi donc, les foyers retrouveront l’eau courante au 7ème voire 8ème jour, assure le directeur de la SONES.




LA SENEGALAISE DES EAUX (SDE) ET LA SOCIETE NATIONALE DES EAUX DU SENEGAL (SONES) INFORMENT LES POPULATIONS QUE L’ENTREPISE SADE PROCEDERA A DES TRAVAUX DE POSE D’UNE PIECE ESSENTIELLE POUR LE RACCORDEMENT DU NOUVEAU DISPOSITIF DE PROTECTION DES INSTALLATIONS DE L’USINE DE PRODUCTION D’EAU POTABLE DE KEUR MOMAR SARR (DISPOSITIF ANTI-BELIER SELON LA TERMINOLOGIE TECHNIQUE CONSACREE).

L’INTERVENTION AURA LIEU CE SAMEDI 12 MAI 2018, A PARTIR DE 08 HEURES. CETTE INTERVENTION NE CONSTITUE PAS UNE REPARATION CONSECUTIVE A UNE PANNE. IL S’AGIT PLUTÔT D’UNE PRISE EN CHARGE, PAR LES AUTORITES, DES POINTS SENSIBLES DU SYSTEME D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE DAKAR, A PARTIR DE NGNITH ET KEUR MOMAR SARR EN PASSANT PAR MEKHE. CES IMPORTANTS TRAVAUX NECESSITENT L’ARRET DE L’USINE ET ENTRAINERONT, DU COUP, DES PERTURBATIONS DANS LA DISTRIBUTION, ALLANT DE LA BAISSE DE PRESSION AUX MANQUES D’EAU POTABLE DANS LES ZONES SUIVANTES :

 – LES LOCALITES ALIMENTEES PAR LES CONDUITES DU LAC DE GUIERS DANS LES REGIONS DE LOUGA ET DE THIES

– RUFISQUE ET ENVIRONS

 – DAKAR ET SA BANLIEUE

PAR AILLEURS, DU FAIT DE CET ARRET, LA PROPORTION D’EAU VENANT DU LAC DE GUIERS ET DES FORAGES DE LA REGION DE LOUGA SERA REDUITE, COMPARATIVEMENT AUX EAUX ISSUES DES NAPPES FERRUGINEUSES DE POUT ET DAKAR. UN ASPECT PEU HABITUEL DE LA COULEUR DE L’EAU POURRAIT AINSI ETRE NOTE DANS CERTAINES PARTIES DU RESEAU, SANS AUCUN RISQUE SANITAIRE ASSOCIE.




TOUTES NOS EQUIPES SONT D’ORES ET DEJA MOBILISEES POUR REDUIRE AU MINIMUM LES EFFETS DE CES PERTURBATIONS. UN DISPOSITIF DE CAMION-CITERNES ET DE POINTS D’EAU SERA MIS EN PLACE POUR SOULAGER LES POPULATIONS DES QUARTIERS LES PLUS TOUCHES PAR CES PERTURBATIONS.

LA SITUATION REVIENDRA PROGRESSIVEMENT A LA NORMALE A PARTIR DU 16 MAI 2018 DANS LA SOIREE.

LA SDE ET LA SONES PRESENTENT LEURS EXCUSES AUX POPULATIONS POUR CES DESAGREMENTS LIES A DES TRAVAUX DESTINES A AMELIORER LA QUALITE DE SERVICE.

POUR D’AUTRES INFORMATIONS APPELER LE NUMERO VERT 800 00 11 11 (APPEL GRATUIT).

Pourquoi Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko rejettent la concertation proposée par Macky Sall autour du pétrole et du gaz

YERIMPOST.COM Qui pour répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une concertation nationale sur la gestion du pétrole et du gaz ? Cette question mérite d’être posée si l’on sait que la quasi-totalité des leaders de l’opposition ont déjà décliné l’invite de Macky Sall. C’est le cas pour le leader d’Act (Alliance pour la citoyenneté et le travail), Abdoul Mbaye et du Pastef, Ousmane Sonko. Ils refusent de prendre part à «un exercice de blanchiment d’actes graves de mal gouvernance commis». Pour eux, ces concertations de serviront à rien. D’autant que le mal est déjà fait et que de graves malversations ont vicié les contrats signés par le pouvoir de Macky Sall.



La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




Pourquoi la ratification de l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie est-elle confiée à Sidiki Kaba dont elle n’est pas du ressort ?

Le gouvernement a envoyé à l’Assemblée nationale un projet de loi pour autoriser le président de la République à ratifier l’accord avec la Mauritanie sur l’exploitation du gaz naturel. C’est Sidiki Kaba qui viendra défendre le dossier à l’Assemblée nationale, en l’absence du ministre chargé de l’Energie et du ministre chargé de la Justice, ancien patron de l’ITIE..





La voie choisie par Macky Sall est d’éviter le débat de fond à l’Assemblée nationale. Sidika Kaba, sans doute prompt à réciter des vers, ne comprend rien aux enjeux pétroliers et gaziers.
Le vote sera sans débat sérieux au mieux et au pire sans débat comme dans l’affaire du parrainage.
A cause du pétrole et du gaz et l’implication poussée de sa famille dans Petrotim, Le président de l’APR a entamé la fermeture démocratique du pays. Les opposants sont traqués, les hésitants et les patriotes de l’APR seront isolés ou chassés.
C’est un secret de polichinelle depuis l’affaire Elf et son PDG Loïk le Floch Prigent, dans les pays pétroliers d’Afrique, des chefs d’Etat ont leur part personnelle et familiale dans l’exploitation du pétrole ou du gaz. Le Sénégal pourra t-il éviter ce trou noir de la gouvernance prédatrice ?

Correspondance particulière

Pourquoi les avocats de Khalifa Sall n’ont pas encore introduit d’appel

YERIMPOST.COM On se joue la ruse dans le dossier de Khalifa Ababacar Sall. Le journal Les Echos nous apprend que les avocats du maire de la ville de Dakar sont entrain de peaufiner leur stratégie d’appel. Ils prennent leur temps dans le seul but de faire échouer le plan de liquidation que le régime a mis en place pour empêcher leur client de se présenter à la présidentielle de 2019. Leur objectif est de retarder au maximum la procédure.

Condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement, en première instance depuis le 30 mars dernier, les conseils de Khalifa Sall ont un mois pour faire appel de la décision. La source du journal révèle que la défense va probablement interjeter appel la semaine prochaine.




Affaire Cheikh Gadiaga: Pourquoi Moïse Rampino reste en prison

YERIMPOST.COM Le doyen des juges vient de refuser une liberté provisoire à Moïse Ramino. Le co-inculpé de Cheikh Mbacké Gadiaga avait introduit une demande dans ce sens à la suite de son audition sur le fond. Le parquet et le doyen des juges ont dit niet. Il faut noter que, dans son audition, Rampino a fait des révélations fracassantes qui enfoncent Cheikh Mbacké Gadiaga.




Contribution: Pourquoi l’opposition nous promet-elle de réinventer la roue ?

Le projet de Loi portant modification du Code électoral et relatif à l’introduction du parrainage des candidats à l’élection  présidentielle passera demain  à l’Assemblée Nationale pour son vote par les parlementaires. Nous de la majorité présidentielle y égard à notre bonne foi et notre sérénité, nous n’avons pas jusque-là voulu verser dans le débat stérile. Son excellence Monsieur Macky SALL, président de la République a inscrit son action au culte du travail pour le bien-être des populations depuis son accession à la magistrature suprême.

Circulez, il ne se passe rien !

L’opposition a choisi une autre voie dans les salons feutrés et hôtels de luxe de la place pour palabrer. L’heure est au travail, on ne se lassera pas se divertir par des déraisonnés aveuglés par une obsession d’accéder à la présidence de la République.

Cette frange de la population, l’opposition, a tentation à vouloir créer un Sénégal de leurs rêves ou de leur imagination. Dans leur rêverie, ils, les opposants, se font accompagner par une certaine presse et société « civilement responsable » de leurs errements, marque déposée de leur trajectoire.

Le Sénégal est un pays caractérisé par des bizarreries à tout point de vue. Le peuple souffle de l’idiotie d’une opposition malintentionnée, aux allures de va-t’en guerre de tout temps et à la limite d’absence de patriotisme. Il y a lieu même à se demander qu’est ce qui fait courir les gens ? Le débat alimenté par cette même opposition est plus que ridicule parce qu’ayant d’aucune valeur ajoutée pour le peuple, bouc émissaire malmené par les opposants aux aguets d’une impopularité à la hauteur de leur nombril pour les uns et à la bassesse de leur entêtement inavoué d’accéder à la station suprême pour les autres.




Nous avons un pays pas comme les autres, à vrai dire, y égard aux comportements de nos concitoyens, des acteurs de la vie publique et du sénégalais au quotidien. Au Sénégal, la légalité et la légitimité sont toujours au prisme d’une loupe émanant de notre posture actuelle.

L’opposition verse inutilement dans le verbiage, la diabolisation, la désinformation et le mensonge au quotidien sous l’œil d’une société civile partisane aux ambitions politiques engouffrées dans un agenda électoraliste caché. Il suffit d’observer le jeu politique pour ces dernières décennies pour s’en rendre compte avec persuasion et clarté.

Dans toutes les démocraties du monde, l’opposition joue le rôle de contre-pouvoir et le non contre le pouvoir. On assiste pour s’en désoler, à une stigmatisation des tenants du pouvoir.

Ce matin en me rendant à mon lieu de travail, j’écoutais la radio à une fréquence bien de chez nous, un opposant parlait de l’ADN du Président de la République. La première interrogation qui m’est venue en tête est de savoir si le monsieur au micro était un médecin. Est-ce qu’il s’agissait du médecin personnel du Président de la République ? Et cette dernière interrogation, il serait tenu par le devoir de réserve.

Le peuple mérite-t-il une telle opposition ? Nous attendons de nos hommes politiques un discours d’espoir, de paix, de solidarité et d’éthique, qui serait le socle d’un programme de Gouvernement au profit des populations.

C’est un animateur ou journaliste imposé, par sa belliqueuse gueule de dinosaure aux salves dévastateurs plus dangereux que les larves d’un volcan, qui reprend les propos dans son commentaire quotidien en les traduisant en langue nationale (wolof) par une dénaturation totale qui finit par s’attaquer au premier des sénégalais.

Il est même à se demander pourquoi tout se débat autour du parrainage comme si le Sénégal est le premier pays au monde à intégrer ce processus de rationalisation du jeu démocratique qui est une exigence citoyenne.

Dans un pays où tout ancien ministre, député, directeur général et marabout homme d’affaires dont le chantage sur le Président de la République n’a pas abouti à son profit, finit par créer un parti politique pour rebondir dans d’autres compromis et compromissions à l’issue d’éventuelles joutes électorales.

Nous avons en mémoire fraichement les difficultés vécus avec l’organisation des élections législatives passées avec une pléthore de listes et au finish sur quatre sept (47), seul une douzaine a été pourvue de représentants nationaux à l’Assemblée.  Combien avons-nous été à avoir perdu énormément de temps entre la liasse de bulletins de vote des candidats et l’isoloir ? Que du temps perdu et une absence d’engouement de la part du corps électoral qui avait jugé théâtrale cette course effrénée de nos hommes politiques vers la représentation nationale. Tout le monde veut être député dans ce pays. Il y a de quoi se demander le pourquoi ?

Député du Peuple ou député pour être populaire ?

La politique politicienne que veut nous imposer l’opposition sénégalaise depuis bientôt d’une décennie, du jour ou jour, est une abomination qui désacralise même une action aussi noble d’être au service de ses semblables pour servir la République.

Le Sénégal est bel et bien une démocratie, raison pour laquelle, nous devons nous aligner aux standards internationaux en ce qui concerne les modes d’organisations de scrutins. Le parrainage des candidats à une élection présidentielle par une quotité du peuple est au-delà de la démocratie, une question de la morale et de la vertu. Est-ce que nous citoyen, nous devons accepter à ce que nos pauvres francs soit utilisés pour imprimer dix (10) millions de bulletins pour cinquante (50) candidats dont bon nombre ne peuvent pas gagner leur bureau de vote ?

Cette opposition qui crie aujourd’hui, c’est elle-même, qui avait adopté la rationalisation des partis politiques et les modes d’organisations des rendez-vous électoraux.




L’opposition a délibérément choisi de se barricader en refusant de s’asseoir autour de la table avec le pouvoir autour de l’intérêt général, leur option est claire et nette. Elle consiste à occuper les masses médias et les réseaux sociaux en lieu et place des véritables préoccupations du Peuple, qu’ils méprisent du reste.

L’égocentrisme des tenants de l’opposition sénégalaise n’est plus à discuter. Et face à cette posture irresponsable de leur part, le cas du pouvoir lui a choisi d’être aux côtés du Peuple pour servir la République afin de bâtir un Sénégal émergent.

Nous disons oui au parrainage pour ne pas être pris en otage par une opposition qui ne lorgne que le fauteuil présidentiel au détriment des intérêts des masses.

Oui au parrainage pour une économie de nos ressources financière ! Nous disons non à l’utilisation de notre argent pour la confection de bulletins pour des candidatures fantaisistes.

C’est pourquoi nous demandons très solennellement aux représentants du Peuple de voter ce projet de loi !

 

 

 

Monsieur Amadou THIAM

Membre de la Fédération départementale de l’URD de Linguère

Email : amadouhamadythiam@hotmail.fr

Abdoulaye Daouda Diallo-Cheikh Oumar Anne: les vraies raisons pour lesquelles ils se détestent

YERIMPOST.COM Abdoulaye Daouda Diallo est peul. Cheikh Oumar Anne est toucouleur de sang bleu, homonyme et descendant de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, figure héroïque de la résistance à la colonisation. Il y a, dans la sociologie du Fouta, des éléments rigides qui font que ces deux hommes ne peuvent pas vivre sous un modèle où l’un commande l’autre. Posez la question aux connaisseurs de cette région chargée d’histoire et de réalités !!!

Si bien que Cheikh Oumar Anne s’est levé un jour de 2017 pour partir à l’assaut de la forteresse apériste de Podor sur laquelle trônait Abdoulaye Daouda Diallo. En quelques semaines, Anne a détrôné Diallo, rallié à sa cause l’essentiel des maires, cadres, autorités religieuses de ce département… Là aussi, les fins connaisseurs du Fouta vous diront qu’Anne a remporté la bataille non pas seulement parce qu’il est plus sociable et plus serviable que Diallo. Il a dû également être porté par ce que les Foutankés perçoivent comme une certaine légitimité historique.




Le ministre des Infrastructures en veut à mort au directeur du COUD pour ce crime de lèse-majesté apériste. D’autant que ce dernier a poussé l’humiliation au point de se faire recevoir à la tête de ses troupes au palais par Macky Sall sous l’oeil de la caméra du 20h de la RTS. Quel désaveu pour l’ancien tout-puissant ministre de l’Intérieur !

Quant au directeur du COUD, il prend l’ex-premier flic comme l’orchestrateur de toute la fronde menée contre lui par l’Ofnac et les médias sur le thème des malversations et de la mauvaise gestion.

Entre ces deux hommes, la haine est sociologique, ancestrale avant d’être exacerbée par des faits concrets, des coups bas mutuels. Leur guerre ne fait que commencer. Après cet épisode, où Anne a riposté face aux hommes de Diallo qui voulaient lui barrer l’accès, il faut en prévoir d’autres partis pour être plus violents sur les routes du Fouta…



Le parrainage est potentiellement une arme redoutable de déstabilisation nationale. Voici pourquoi.

Je ne sais pas si les risques que je soulève ici ont été déjà signalés par d’autres, mais je les trouve suffisamment sérieux pour les porter (à nouveau ?) à l’attention de la classe politique et de mes compatriotes en général. Même s’il est compréhensible que ceux qui sont au pouvoir cherchent à y rester aussi longtemps que possible et que d’autres citoyens s’estiment en droit de chercher à prendre en main les destinées du pays, il nous faut je crois tous nous accorder sur la fait que la stabilité de notre nation est une ligne rouge et qu’aucun acte ne doit être posé pour la mettre en péril. Le Sénégal étant sur la voie de devenir un pays pétrolier, les risques de déstabilisation du pays atteignent un niveau que nous n’avons jamais connu dans le passé. Comptez le nombreux de pays immensément riches en pétrole et autres ressources naturelles et qui sont dans une situation d’instabilité perpétuelle. Pendant que les enfants de ces pays s’entredéchirent, des multinationales et gangsters de tous acabits pillent leurs ressources nationales.

Bien sûr, on peut mettre au crédit du génie de notre peuple la stabilité légendaire dont le Sénégal jouit jusqu’à présent ainsi que la vitalité relative de sa démocratie multi-partisane. Je suis de ceux qui pensent que cette exception sénégalaise on la doit aussi au fait que le Sénégal était perçu comme un pays pauvre et dépourvu de ressources naturelles de valeur, donc un pays sans enjeux économiques. Avec les découvertes annoncées de gaz et de pétrole, cette perception est en train de changer très vite – à tort ou à raison. Il nous faut donc plus que par le passé intégrer le risque de déstabilisation interne et externe dans nos réflexions et les actes que nous posons tous les jours.

La mesure agitée concernant le parrainage des candidats à l’élection présidentielle est très difficile à mettre en œuvre et pourrait vulnérabiliser davantage un système électoral qui a montré de nombreuses failles lors des dernières législatives. Si on n’y prend garde, cette mesure risque d’être une menace sérieuse sur la stabilité du pays.




Sur la base des explications données ici et là, je comprends qu’une fois officiellement actée, la mise en œuvre de la mesure sur le parrainage consistera à exiger que tout candidat à l’élection présidentielle inclue dans son dossier de candidature une liste de parrains (composée d’électeurs régulièrement inscrits sur les listes électorales et disposant donc de leurs cartes d’électeurs) dont le nombre doit au moins être égal à 1% des électeurs inscrits, soit environ 65.000 parrains. Pour être valable, chaque liste devrait inclure au moins 2.000 parrains pour chacune des 14 régions du pays. Je comprends que pour chaque parrain, le candidat doit fournir les prénoms et nom, date et lieu de naissance, numéro de carte d’électeur, circonscription électorale et apposer sa signature.

Il faut se rendre compte qu’une liste complète de parrains nécessitera un peu plus de 2.000 pages (soit 4 rames de papier de 500 feuillets A4), à raison d’une trentaine de parrains par page !  Les risques d’erreurs sont innombrables, notamment en ce qui concerne la transcription de noms des parrains et des numéros de cartes d’électeurs.

A cela s’ajoute un autre risque de non-conformité des signatures –entre celles apposées sur les listes et celles figurant sur les cartes d’électeurs. Plus de la moitié de la population du Sénégal ne sait ni lire ni écrire et peu d’entre nous (y compris les lettrés) ont des signatures stables.  Quelle est donc la conséquence de la non-conformité des signatures des parrains ?

Il est dit qu’un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat. La question qu’on peut se poser est de savoir par quel moyen on va vérifier qu’aucun des 65.000 parrains d’un candidat donné ne figure sur une liste présentée par un des autres candidats ? Que se passe-t-il si on découvre qu’un électeur a parrainé deux candidats ? Va-t-on invalider son parrainage pour les deux candidatures ? Et si un nombre plus ou moins important de citoyens décident volontairement et en toute connaissance de cause de parrainer tous les candidats ? On invalide toutes les candidatures bénéficiaires de tels parrainages avec le risque d’annuler purement et simplement l’élection présidentielle ?

Si l’instance chargée d’examiner les dossiers de candidatures déclare qu’une candidature donnée est recevable, est-ce que cela voudrait dire qu’on a pu examiner et valider tous les 65.000 parrainages reçus ? Je pense qu’il sera plus facile d’invalider une candidature sur la base d’une ou plusieurs erreurs sur la liste de parrainage plutôt que certifier la validité des informations fournies pour chacun des parrains présentés par l’un quelconque des candidats.

Il y a énormément d’autres risques qu’il serait fastidieux de discuter en détail ici. Je me contente de mentionner, entre autres, le risque d’infiltration malveillante de listes de parrains et donc de sabotage de candidatures, l’achat de consciences, l’intimidation de citoyens et les représailles contre les parrains de candidat donnés (y compris après les élections), un affaiblissement du principe du secret du vote. Il y a aussi le risque d’accentuation des clivages régionaux voire religieux, confrériques, ethniques, etc.– chacune des 14 régions pouvant barrer la route à un candidat en lui donnant un nombre insuffisamment de parrains et ou lui fournissant une liste de parrains truffée d’erreurs.

On ne peut finir l’énumération des problèmes posés par le parrainage sans mentionner le risque de lancer la campagne électorale –la chasse aux parrains—plusieurs mois avant l’élection présidentielle.




Face à toutes difficultés et dangers, n’est-il pas plus sage de surseoir à l’idée de la généralisation du parrainage ? On pourrait même envisager de l’éliminer purement et simplement aussi bien pour les candidatures présentées par des partis politiques que pour les candidatures individuelles.

Mieux encore, je pense que les enjeux sont tels qu’il nous faut un consensus national fort pour des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées.  L’élection présidentielle de 2019 doit être conduite de telle manière qu’elle puisse baliser le terrain pour la mise en œuvre de mesures de renforcement de l’unité nationale et de blindage de la gouvernance du pays dans tous les domaines.  La question de savoir si le pétrole sera une bénédiction ou malédiction pour le Sénégal se joue maintenant. Tout dépendra de notre capacité collective à éviter les nombreux pièges qui vont se présenter devant nous. L’élection présidentielle est un de ces pièges, un test majeur, hautement conséquentiel pour le futur du pays. Rien de ce qui concerne cette élection ne doit être pris à la légère.

Madiodio Niasse, citoyen préoccupé.

Papa, pourquoi Macky Sall met-il tout le monde en prison ?

Le Larousse définit la routine comme une habitude qui résulte d’ une succession d’ actions répétées sans cesse.
Il en est ainsi, lorsque, pour une raison ou une autre, notre capacité de réaction, nos réflexes et même nos neurones se retrouvent inhibés au point de nous plonger dans un état végétatif qui annihile toute volonté de  prise sur les événements, Un état d’ atonie grave de conséquences quand il  affecte une personne et suicidaire  quand c est tout un pays qui est concerné.
Les malheurs  et les désillusions se sont tellement accumulés que les Sénégalais ont fini par baisser les bras , blasés. Nous avons perdus notre capacité d’ indignation et de révolte.Le ciel nous tomberait sur la tète que nul ne lèverait le plus petit doigt pour se protéger, laissant tout entre les mains de Dieu ou des marabouts. Ce n ‘est plus de la placidité , c’ est de la renonciation.
Depuis l ‘avènement de Macky Sall au pouvoir,l’ insécurité s’ est aggravée à un rythme exponentiel et aucun secteur n ‘est épargné, même aérien. Après le bateau Djolla, c’est au tour des pirogues de chavirer comme aimantées par les fonds abyssaux. La route est devenue un véritables mouroir. Les accidents s’ enchaînent et s’ égrainent tel un chapelet maléfique avec ses dizaines et ses dizaines de morts. Même  calfeutrés  chez eux , les citoyens ne sont plus en sécurité. Agressions, meurtres, assassinats, la mort par violence qui en principe est une exception dans un pays civilisé comme le Sénégal prétend l’ être, est aujourd’hui une banalité.Comble de l’ horreur,fond de gouffre de l’ignominie, les meurtres d’enfants et de bébés sont venus s’ ajouter à  la litanie macabre de ceux qui perdent la vie dans des conditions exécrables: sacrifice humain , nous dit-on. Et la seule réponse trouvée par Macky Sall à ces ignominies , ce sont des jours de deuil national. Quant aux populations, elles préfèrent invoquer la volonté divine.
Comme si Dieu y était pour quelque chose.
La faim dans le nord du pays, l’ effondrement de notre architecture scolaire, les contrats signés par le gouvernement sur l’exploitation du pétrole et du gaz et dont le contenu nous échappe, l’ argent du contribuable que l’ on dilapide sous nos yeux, les lutteurs qui ont fini de transformer la banlieue en zone de non droit, tous ces méfaits au demeurant d’une extrême gravité, nous laissent  paradoxalement  de marbre comme si pétrifiés , nous assistons à l’ effondrement du pays sans prendre conscience que s’il s’ écroule, nous n’en sortirons pas indemnes.




Dans un état de droit,la prison est un lieu de pénitence , où le citoyen qui a bafoué les règles édictées pour faire régner l’ordre, est assigné afin qu’il fasse amende honorable. Elle ne fait pas partie de l’arsenal à la disposition du prince pour écarter ses concurrents.
Aujourd’hui, la route qui mène au tribunal de Dakar est le chemin le plus emprunté par les opposants de Macky Sall, soit pour y être jugés, soit pour apporter leur soutien à un des leur pris dans les filets de l’ indignité.
  Aida Diongue, Noel Seck, Bamba Fall, Karim Wade, Assane Diouf, Khalifa Sall, Barthélemy Diaz…la liste s’ allonge et nauséeuse, tel un égout aux émanations putrides et délétères.
Cependant, alors que je désespérais de la capacité de révolte des Sénégalais, un cri d’ indignation fusa, aussi brutal et inattendu qu’un coup de tonnerre dans le ciel azuré d’un mois de mars.
Mon fils de 8 ans, que j’oblige à suivre les informations, me demanda alors qu’on regardait un reportage de France 24 sur le procès de Khalifa Sall :
–Papa, pourquoi Macky Sall emprisonne t-il  tout le monde ?
Désarçonné par la question,ébranlé, je demeurai coi, pantois, interdit. Ensuite je me perdis dans les arcanes tortueux de mes pensées cherchant les mots qu’il fallait à un enfant de 8 ans.
Certainement las d’ attendre une réponse qui ne venait pas, son verdict  tonna, aussi tranchant qu’un couperet, sans appel et sans possibilité de cassation, car aussitôt revêtu de l’ autorité de la chose jugée.
–Macky Sall dafa sokhor !   ( Macky  Sall est méchant ! ).
Alea jacta est.
 Ainsi soit-il.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain




Pourquoi les coaccusés de Cheikh Béthio Thioune ont-ils mis fin à leur grève de la faim ?

YERIMPOST.COM C’est tout ce qui représente la magistrature à la Cité du rail qui s’est rendu au chevet des thiantacounes grévistes de la faim. Cheikh Tidiane Diallo, procureur général, Thierno Demba Sow, procureur de la République de Thiès, Ngagne Ndoye, avocat général, et le 1er président de la Cour d’Appel de Thiès, Henry Grégoire Diop, ont fait le déplacement.

Après avoir écouté le cri de détresse de Cheikh Faye et de ses coaccusés, cette crème de la magistrature s’est engagée à tout mettre en œuvre pour que ces disciples de Cheikh Bethio Thioune soient jugés. Aussitôt ces engagements pris, les grévistes ont suspendu leur diète jusqu’à lundi. Visiblement content et touché par les récits des détenus, le procureur général, Cheikh Tidiane Diallo, leur a offert 30 000 francs afin qu’ils rompent le jeûne.

Pourquoi des jeunes de Cambérène menacent-ils de bloquer les travaux de la VDN 3

YERIMPOST.COM Encore des lamentations chez les jeunes de Cambérène ! Ils menacent de bloquer les travaux de la VDN 3 au niveau de leur village. À l’origine, un mur érigé pour les besoins des travaux qui, à coup sûr, ne va plus faciliter l’accès à la mer des populations. Les jeunes, via leur porte-parole, Libasse Seck, invitent les autorités à la négociation dans les prochaines 48h. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils vont s’ériger en bouclier contre ce mur. « Le village de Cambérène a été un village de tout temps adossé à la mer. Toutes les activités du village sont liées à la mer. Il n’y a jamais eu d’assainissement. Et ce mur de plusieurs mètres de hauteur bouche l’accès à la mer. Il risque d’engendrer des problèmes de sécurité», a dénoncé Seck.




Sidiki Kaba, pourquoi êtes-vous allé faire humilier si gravement le Sénégal en Israël ?

YERIMPOST.COM Propulsé ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, sans doute pour avoir sur-vendu à Macky Sall ses « réseaux » dans le monde, Sidiki Kaba confond-t-il diplomatie et réseautage ? Intérêts du Sénégal et développement de son tissu relationnel propre ? Comment expliquer sa récente visite en Israël, sinon par une volonté d’entrer dans les faveurs du lobby juif, quitte à malmener la ligne du Sénégal sur le conflit israélo-palestinien ?
Quelles que soient les motivations de ce déplacement, il a offert l’occasion à la très arrogante administration Netanyahou d’infliger à notre pays un traitement plus humiliant que l’humiliation. C’est le quotidien national Le Soleil qui, dans sa livraison du 30 mars, écrit, en page 5: « Cette fin de visite a été marquée par une audience avec le ministre de la Défense israélien à la place du Premier ministre empêché. »  Cette formule diplomatique usuelle signifie que Benyamin Netanyahou n’a pas souhaité recevoir Sidiki Kaba. Le pire est dans le mot « empêché » qui suggère que le rendez-vous avait été confirmé puis annulé au dernier moment…
L’humiliation ne s »arrête pas là. Le Soleil renchérit: «Avant cette audience, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur avait rencontré le directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères». En clair, fioriture diplomatique à part, Kaba n’a même pas pu rencontrer son homologue israélien. 
La figure du Sénégal a été versée par terre, pour parler comme les Ivoiriens. Mais ce n’est que logique. C’est le chef de notre diplomatie qui a payé des verges pour se faire fouetter. Le Sénégal n’est pas n’importe quel pays. Il est à l’avant-garde du combat contre les injustices imposées au peuple palestinien depuis 1948. Et a voté toutes les résolutions condamnant les atteintes au droit international perpétrées par Israël sur les territoires occupés.
L’Etat hébreu n’est pas notre ami. Il a annulé ses programmes de coopération avec notre pays, en décembre 2016, suite à la décision du Sénégal de faire partie d’un groupe d’Etats initiateurs de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-unies appelant à mettre fin à la colonisation juive en ‘’territoire palestinien occupé’’. La vision de Netanyahou des rapports avec la Palestine est contraire à la ligne historique de notre politique étrangère.
Tous les actes posés par le chef de notre diplomatie au cours de sa visite en Israël constituent des fautes symboliques. Alors que notre pays, peuplé à 95% de musulmans, a présidé l’Organisation de la conférence islamique de 2012 à 2013 et dirige le Comité permanent de l’Organisation de la conférence islamique pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), le geste d’adoration de Kaba en kippa devant le Mur des lamentations a horripilé la oummah islamique.
Tandis que le représentant permanent du Sénégal à l’Onu a été élu en février 2017 président du Comité des Nations-unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Sidiki Kaba a fait accoler à notre drapeau celui de la puissance occupante de la Palestine pour meubler le fond de sa photo avec Avigdor Libermann, l’un des hommes politiques juifs les plus racistes, les plus anti-arabes et les plus anti-musulmans.
Au moment où notre pays et ses plus grands intellectuels militent pour la protection d’Al Aqsa, le troisième lieu saint de l’Islam, Sidiki Kaba s’y est fait conduire manu militari par de nerveux soldats israéliens qui ont molesté les Palestiniens trouvés sur les lieux, et investi avec cette irrévérence mêlée d’arrogance ce lieu de culte à partir duquel le Prophète Mohamed SAWS s’est élevé vers le Ciel. Le cliché est assassin aux yeux des peuples musulmans.
Le ministre des Affaires étrangères est allé au bout de tout ce qu’il pouvait faire pour déshonorer le Sénégal et brouiller son image dans le monde. Si on vivait dans un pays communiste, il aurait été jugé pour haute trahison. Heureusement pour lui, nous sommes en démocratie. Sidiki Kaba a toutefois l’obligation d’expliquer au nom de quels intérêts il a commis des gaffes diplomatiques de cette gravité.
Cheikh Yérim Seck




Contribution: Pourquoi l’arachide ne se vend pas au Sénégal ?

CONTRIBUTION A LA REFLEXION POUR L’AMELIORATION DE LA PRODUCTION

ET DE LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE AU SENEGAL

 

Aperçu sur la Situation passée et présente :

 

Le Sénégal est encore confronté à des difficultés majeures avec sa production d’arachide de 1,4 million de tonnes. La situation n’est pas nouvelle, car à chaque fois que les récoltes ont atteint seulement la moitié de ce record, l’écoulement n’a pas été aisé.

La raison semble toute simple : l’arachide avait été introduite au Sénégal par le colonisateur pour les besoins très précis de son industrie d’huilerie, de savonnerie et dérivés.

Aussi, après l’introduction d’une première espèce appelée « commune », parce qu’étant la même pour toutes les colonies françaises de l’Ouest africain, la France a créé des institutions de Recherches pour booster davantage la productivité : (IRHO et IRAT, puis CIRAD). C’est ainsi que sont nées successivement : La 28-206, (de l’année 1928). Les variétés : 47-16, 48-115, 57-422 et 73-30, ont été emportées par la sècheresse des années entre 1970 -1982) ; Puis la 55-537 (1955) et la 55-33 (1991), sont venues pour leur bonne adaptation à la sècheresse. La 69-101 (1969), comme variété résistante à la rosette apparue au sud du pays.  La 73-27, la 73-33, la 73-9-11 (1973), la   H 75-0 (1975), la 78-937, (homologuée en 2010, avec un cycle de 75 jours). La Pc 79-79 (obtenue en 1994), la SRV-19 ( 1990 ) , la fleur 11 ( 1991 ) , la G c-8-35 ( obtention de 1990 avec 53% de teneur en huile)….qui sont toutes des variétés uniquement d’huilerie, à  part la 73-27, H 75-0 et Pc 79-79,  qui sont des arachides de bouche à calibres  intermédiaires.




Ces obtentions sont encore massivement présentes dans la grande production où elles occupent jusqu’ici plus de 90% des emblavures et des collectes.

C’est dire que le Sénégal, même après la création de son Institut National de Recherche Agronomique (ISRA), en novembre 1974, a continué à fonctionner dans la même logique que le colonisateur, qui n’avait que la production d’huile et ses dérivés comme unique cible. L’arachide de bouche (ARB), n’a représenté que des quantités infimes pour une période très courte (1968-1972, au Sine- Saloum avec la GH-119-20 obtenue en 1920 et introduite depuis la Géorgie (USA) par l’IRHO (Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux). Ce même institut est aussi à la base de la petite exportation d’arachide HPS (Hand Picked Selected, ou triée et calibrée), destinée à la confiserie à partir des 2 variétés qui sont la 55-437 et la 73-33. Ce programme démarré à Louga avec les établissements A. Khoury de fatick, continue encore avec l’actuelle SONACOS. Il est réglementé par les normes du nombre de graines à l’once (60-70, 70-80 et 80-90), avec l’usage obligatoire de sacs en jute, sans indication de « l’origine Sénégal » (???). Il est aussi à signaler la vente tout à fait marginale de l’arachide « en vert », provenant pour l’essentiel d’une variété hâtive cultivée surtout en contre saison, dénommée « Boulkhouss », produite au niveau de périmètres irrigués et vendue en coques grillées dans les grandes agglomérations.

La crise de l’exportation des huiles et tourteaux constatée depuis 1970 s’est véritablement installée en 1990, pour demeurer toujours identique.

Avant cette période toute la production se partageait entre :

  • L’autoconsommation, pour 18%.
  • La trituration, pour 50 %.
  • Et l’exportation, pour 32 %.

Le Sénégal a pourtant produit son premier million de Tonne d’arachide en 1965-1966, sans rencontrer la moindre difficulté d’écoulement.

 

Il existe cependant des besoins en arachide, autres que pour l’huilerie, dans de nombreux pays tels que la Turquie sollicitée parle chef de l’état. Des hommes d’affaires turques sont déjà venus en mission de prospection au Sénégal, il y’a près d’une décennie, pour acheter l’arachide de bouche à graines extrêmement larges (nombre pour 100 grammes : compris entre 98 et 112). Le marché sénégalais n’avait malheureusement les produits souhaités dans sa carte variétale.                                            L’ISRA, à par la suite importé de Turquie deux de leurs variétés, qui m’ont été confiées en tant que semencier, pour multiplication, et observations diverses. Des résultats positifs ont été obtenus sur une période de quatre années de travaux et communiqués à la tutelle.

Les besoins de la Turquie à cette époque étaient pourtant de 50.000 tonnes de graines par an, soit l’équivalent de100.000 tonnes de coques.

 

Quelques éclairages et pistes de réflexion.




Si le Sénégal a pu réaliser une production de 1,4 millions de tonnes avec des variétés dont les dates d’obtention varient entre 30 ans (GC-8-35) et 90 ans (28-208), il est certain qu’il est loin d’avoir atteint son plafond de productivité. Les rendements actuels à l’hectare qui ne sont que de 800 kilogrammes sont relativement faibles. Ils ne représentent que le quart du potentiel de certaines obtentions homologuées par l’ISRA ; mais ces variétés sont très peu présentes sur le terrain.                   Le fossé entre recherche et développement est anormalement profond.

Il s’agira donc, à l’issue des sérieux états généraux de l’arachide, de repartir sur des bases nouvelles en mettant en place une carte variétale plus conforme aux réalités du moment.

En attendant l’institut devra être doté d’importants moyens pour son unité de production des semences (humains et matériels). Il devra pour les nouvelles fermes semencières, recruter suffisament de vrais spécialistes de la semence : La production des premiers niveaux étant un métier très pointu réglementé par des textes de loi auxquels sont soumis tous les pays de la CDEAO.

L’ENSA, qui a compris l’existence de ce besoin, a eu l’heureuse idée d’ouvrir une formation en sciences et technologies des semences (STS) , de  niveau master 2.

Ainsi, on pourra aller plus vite vers l’établissement des bases d’une filière nouvelle, plus attractive, plus productive et plus adaptée aux besoins du marché.

Les bureaux économiques de nos représentations diplomatiques pourraient à partir de bonnes informations et des connaissances avérées, jouer un rôle important de marketing pour l’écoulement des arachides du Sénégal. Celles-ci -devront bien sûr se conformer aux normes et spécifications établies par chacun des pays demandeurs.

 

Chaque homme étant une histoire, la mienne qui m’a donné l’avantage d’avoir pendant 48 années été un acteur important des principaux travaux scientifiques et techniques réalisés sur l’arachide au Sénégal,

A :

  • L’IRHO, de 1965 à (Où j’ai participé à la sélection à l’expérimentation et à la diffusion de nombreuses variétés d’arachide, aux cotés d’éminents scientifiques de l’époque.)

 

  • L’ISRA, de 1974 à 2013. (Où j’ai surtout produit en temps que spécialiste de la semence, l’essentiel des besoins en pré-bases d’arachide du Sénégal de 2000 à 2013, et formé de nombreux acteurs des sociétés d’état, projets et associations de développement.

Ce faisant, j’ai cru devoir apporter ici un peu de lumière à la recherche de lendemains meilleurs pour la filière arachidière de mon pays.

          EL-Hadji Moustapha Diop,

Cadre supérieur technique, retraité de l’isra

Spécialiste en semences et productions végétales

              isratapha.diop@gmail.com




Prison de Rebeuss: Pourquoi Barthélémy Dias n’a-t-il pas reçu son repas de ce midi ?

YERIMPOST.COM Une source autorisée nous rapporte que Barthélémy Dias, transféré dans la nuit d’hier à la prison de Rebeuss, n’a pas pu recevoir son repas de ce midi. Après vérification, Yerimpost est en mesure d’écrire que l’administration pénitentiaire a refusé de laisser entrer le déjeuner que lui apportait sa famille. En cause, une question de sécurité. Le porteur a été obligé de ramener son paquet. Que va manger le maire de Mermoz-Sacré-Coeur ?



Election présidentielle 2019: Pourquoi pas Samuel Sarr comme candidat du consensus pour le PDS et les anciens du PDS ?

Pourquoi la nécessité d’une candidature de droite libérale et sociale ou du Wadiste éternel ?

Aujourd’hui qu’il y’a une bipolarisation, et une volonté de rationalisation de la scène politique, il demeure important d’avoir une nouvelle personnalité libérale convaincu avec un grand cœur qui à travers ces actions sociales  va au cœur d’un projet libéral et social pour en saisir la cohérence et les visées fondamentales. Le PDS en manque de leader à besoin d’un digne héritier pour continuer l’oeuvre du père.

La grande question des Sénégalais c’est pourquoi pas un homme financièrement bien assis pour sauver le Sénégal ?

Les élections présidentielles de 2019 sont un tournant décisif pour le Sénégal, avec la mise à l’écart de Khalifa Sall et Karim Wade, pour des présomptions de détournement de deniers publics les sénégalais ont commencé à se poser la question de savoir s’il faut aussi donner mandat à un homme qui a été accusé de détournement pour diriger le pays et mettre en danger la nation.

Dès lors un ensemble de leaders de partis et de mouvements politiques cherchent à trouver une solution pour faire du Sénégal la première place financière africaineet leur choix qui se précise de jour en jour.

Ce choix pourrait porter sur le Golden Boy de la scène politique.

L’homme de la situation pour les membres du PDS.

Dans une dynamique de rassemblement par-delà les identités, les clivages sociaux, les appartenances religieuses, politiques, idéologiques ou culturelles.  Un ensemble de personnalités politiques du PDS et ancien du PDS et de la société civile veulent d’un homme courageux, généreux et capable de mettre le  Sénégal en mouvement, aujourd’hui un seul homme est porteur de ces valeurs et il s’agit de l’ancien ministre d’état Samuel Sarr.

Pourquoi cette nouvelle donne pourrait faire peur ?

Le Golden boy de la politique sénégalaise est un candidat sérieux, qui ferait très mal, au regard de l’énorme travail qu’il est en train d’abattre, des moyens financiers dont il dispose  et des soutiens d’un réseau de personnalités mondiales dont lui seul à le secret.

Nul doute que d’autres leaders de grands partis vont officialiser leur adhésion à son  nouveau mouvement qu’il va mettre en place pour ratisser large dans le landerneau politique pour bâtir ensemble un projet de société ouvert, moderne et innovateur.

Aujourd’hui le PDS et les Sénégalais sont en attente d’un candidat crédible pour faire partir Macky Sall à l’horizon de l’année 2020 qui doit augurer d’un espoir renouvelé, avec un dirigeant qui n’a plus pour seul ambition de s’enrichir mais de permettre à chaque sénégalais de s’épanouir, d’assurer et d’assumer son destin personnel.

Abdoul Aziz Thiaw

Pourquoi les deux percepteurs Bocoum et Touré sont-ils arrivés à l’audience en retard ?

YERIMPOST.COM Le verdict est certes tombé mais la rédaction de Yerimpost pousse encore l’investigation sur ce procès dit de la caisse d’avance. A l’ouverture de l’audience du délibéré, le président du tribunal, Malick Lamotte, constatant que deux des prévenus n’étaient pas dans la salle, a décidé d’une suspension et a exigé leur présence. Des informations qui nous sont parvenues, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré qui, depuis le début de cette affaire, bénéficiaient d’une liberté provisoire, avaient décidé de ne pas assister à l’audience de ce jour, sur conseil de leurs avocats. En réalité, aucun texte n’exige à un prévenu qui comparait libre de se présenter au tribunal le jour du verdict. Seul un accusé placé en détention est tenu d’assister à son procès. Lorsque le juge Lamotte a insisté sur leur présence, les deux percepteurs se sont exécutés, permettant ainsi la reprise de l’audience. La suite, vous la connaissez.




Pourquoi Mamadou Lamine Diallo a écrit à Christine Lagarde, directrice du FMI

YERIMPOST.COM Le député Mamadou Lamine Diallo a adressé une lettre à la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, afin qu’elle diligente une enquête sur les arriérés du Sénégal, nous informe L’As. Le président de la commission culture et communication à l’Assemblée estime que le gouvernement du Sénégal a accumulé des arriérés intérieurs dépassant 15% des recettes fiscales et non fiscales. Et il est sûr que le FMI ne pouvait pas ignorer l’accumulation d’arriérés intérieurs par le Sénégal. Donc, tout porte à croire, selon le parlementaire, que le FMI a fermé les yeux sur l’accumulation des arriérés intérieurs du gouvernement du Sénégal lors de sa mission au pays. Raison pour la laquelle Mamadou Lamine Diallo demande une enquête interne pour situer les responsabilités.




Pourquoi Macky Sall retourne-t-il à Kigali qu’il a quitté il y a moins d’une semaine ?

YERIMPOST.COM La réponse dans le communiqué ci-dessous…

SEM le Président Macky Sall prend part, ce mardi 27 mars 2018 à Kigali, à la deuxième édition du Next Einstein Forum (NEF).
Organisé par l’Institut africain des Sciences mathématiques, le NEF est co parrainé par les Présidents Macky Sall et Paul Kagamé en leur qualité de Présidents Champions de l’Education au sein de l’Union Africaine.
Le NEF vise à promouvoir l’enseignement de la science et de la technologie en Afrique, en particulier chez les jeunes, et à encourager les initiatives aptes à soutenir le développement économique et social du continent par la science et la technologie.
La première édition du NEF s’était tenue à Dakar du 8 au 10 mars 2016 en présence des Présidents Sall et Kagamé.
Le Président Sall sera de retour à Dakar ce mardi 27 mars.



Pourquoi Ahmed Khalifa Niasse a-t-il été honoré par l’Ecole de commerce de Lyon ?

YERIMPOST.COM Mots et images ci-dessous…

M.NIASSE, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité (DDHu)

Une démarche engagée vers l’avenir

Dans le cadre de son cycle de conférences et de rencontres, le groupe Ecole de Commerce de Lyon  reçoit un nouvel invité de prestige.

Après avoir reçu Jean-François COPPÉNicole FONTAINEHervé DE CHARETTEDominique BUSSEREAU,Jean HEINRICHCorinne LEPAGE, ou encoreClément MOUAMBA,  nous avons l’immense honneur de recevoir son excellence monsieur Ahmed Khalifa NIASSE. A ses cotés seront présents Hervé de Charette, ministre du logement (1993 à 1995) et ministre des affaires étrangères (1995 à 1997) et Nicolas Imbert, directeur éxécutif de l’ONG Greencross.




Ahmed Khalifa Niasse, Ministre d’Etat et Ministre conseiller du Président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade (2007 à 2009), Vice-président de l’Assemblée Nationale du Sénégal (1988), Conseiller du président Abdou Diouf, Président du conseil d’administration de AKN International et Président de l’Institut Islamique Agricole, honore le Groupe Ecole de Commerce de Lyon de sa présence.

 

 

Cet événement aura lieu le lundi 19 mars à 16 heure à l’hotel Radisson Blu.*

L’événement

La ratification de la dite DDHu  par M.NIASSE s’inscrit dans une volonté immuable qui est celle de toute une nation, le Sénégal. La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité est une charte élaborée par Madame la Ministre Corinne Lepage.

Cette signature est un acte symbolique d’engagement mais constitue également bien plus que cela en énonçant des principes, des droits ainsi que des devoirs primordiaux.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité

 

4 Principes

  • Principe de responsabilité
  • Principe d’équité et solidarité mais aussi de dignité
  • Principe de continuité
  • Principe de non-discrimination

 

6 Droits

  • Droit à un environnement sain et écologiquement soutenable
  • Droit à un développement responsable équitable, solidaire et durable
  • Droit à la protection du patrimoine commun, naturel, culturel, matériel et immatériel
  • Droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales
  • Droit à  la paix, à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique
  • Droit au libre choix de déterminer son destin.

 

6 Devoirs

 

  • Assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes.
  • Assurer la transmission aux génération futures des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel
  • Préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques, prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux, secourir les personnes concernées et les protéger.
  • Orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces
  • Intégrer le long terme et promouvoir un développement humain et durable
  • Les États ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.






Le Groupe Ecole de Commerce de Lyon est également signataire et partage les principes, droit et devoir de la DDhu . Sa mission est de sensibiliser et préparer les futurs dirigeants à la nécessité d’un mode de fonctionnement et de vie enclin à l’écocentrisme.

Pour participer à cet événement ou pour plus d’informations merci de contacter le service communication au 04 78

par email service.communication@eclyon.fr

 

 

 

Pourquoi Me Madické Niang rejette le projet de loi sur la modification du Code des Impôts ?

YERIMPOST.COM Sans surprise, le Parti démocratique sénégalais, par la voix de Me Madické Niang, a rejeté le Projet de loi n°29/2017 modifiant certaines dispositions du Code général des Impôts. Ci-dessous, sa déclaration, devant le ministre de l’Économie et des Finances, qui était devant les Elus pour défendre le projet.

Monsieur le Président,

Messieurs les ministres

Chers collègues,

Le texte que vous êtes venus défendre pour son adoption pose plusieurs problèmes qui font que son adoption ne pourrait se faire aujourd’hui.

1- La mention nouvelle version sur le texte, la date de dépôt et la signature  du président posent un problème.

Le texte présenté n’est pas le texte adopté en conseil des ministres le 22 novembre 2017. Si c’est le cas il y a problème. Le décret pris en novembre n’a pas été pris sur la base du texte qui porte la mention nouvelle version. Le texte devrait donc repasser en conseil des ministres dans les normes et faire l’objet d’un nouveau décret en ce sens que le texte qui avait été présenté pour une première fois porte la même signature du Président et du Premier Ministre. Le changement de fond introduit dans le second texte avec l’introduction de nouvelles dispositions et de nouvelles taxes devrait faire l’objet d’une validation par le Président de la République qui a pris le décret.

2- Une violation des normes d’écriture :




Il s’y ajoute le fait que le texte comporte deux entêtes entre l’exposé des motifs et le texte de la loi. Dans l’exposé des motifs, on parle de projet de loi, au début du texte de loi on parle de loi n* modifiant certaines dispositions du code général des impôts. On semble introduire une différence entre le texte de loi et l’exposé des motifs avec deux titres. Je rappelle que nous sommes encore en phase de projet et on ne saurait avoir la mention Loi en même temps que le projet dans un même texte. Il faut rappeler que l’exposé des motifs est une partie intégrante de la loi. Par conséquent, cette redondance sur fond de contradiction n’est pas admissible.

 3 –  Violation du principe de transparence :

Le texte a été adopté en novembre, c’est à dire, au moment de l’examen de la loi de finances 2018. Cela pose un problème. La politique fiscale est un instrument budgétaire et économique. Les décisions fiscales doivent être en cohérence avec les lois de finances. Au moment où l’Assemblée Nationale décidait sur les ressources de l’Etat pour 2018, les députés devaient être informés par le gouvernement du projet de loi portant modification du code général des impôts avec une série d’augmentation des impôts. Cela aurait aidé pleinement dans l’appréciation des dispositions de la loi. Cette volonté de cacher l’information aux décideurs que constituent les députés et au peuple qui donne son argent à travers sa contribution n’est pas souhaitable. La question fiscale est une question fondamentalement parlementaire. L’information sur cette question doit être totale et parfaite. Tout porte à croire que ce n’est pas le cas. Je considère que le principe majeur de transparence en matière budgétaire a été violé. Je considère cela inadmissible pour le crédit et le respect dû à notre institution et aux populations que nous représentons.

4 – La présentation du projet de loi.

En effet, il est difficile pour un député de comprendre la loi en ce sens que le projet est mal écrit. Le gouvernement ne semble pas vouloir aider les députés dans la compréhension du texte. Il semble être plus préoccupé par une validation de ses préoccupations et un passage comme lettre à la poste du texte que par la compréhension des députés du texte. Dans les conditions de présentation du projet de loi, il est difficile non seulement pour les députés de comprendre mais de faire leur travail correctement. A supposer qu’un député veuille faire des amendements sur certaines dispositions, il serait difficile pour lui de le faire dans la mesure où le texte n’est pas complet.

Sous ce rapport, le texte devrait être retiré et retourné.

5- Le caractère non inclusif du processus qui a abouti aux changements dans le code général des impôts.

Proposition :

Je voudrais au regard de ce je viens de développer demander :

1 – Que le texte soit retiré, corrigé et écrit à nouveau. Qu’il repasse en conseil des ministres pour un respect de la procédure.. 

2- Que prochainement, les modifications soient  intégrées en gras dans le texte pour permettre aux députés de pouvoir mieux comprendre.

3- Que prochainement le texte initial soit adjoint au texte portant modification de la loi.




Ceci, n’a rien de politicien. Je voudrais exercer pleinement ma fonction de représentant du peuple. C’est une question de responsabilité. On ne change pas les textes de cette manière. J’ai entendu le ministre délégué chargé du budget dire la dernière fois qu’une liste d’errata a été envoyée à l’Assemblée Nationale, ce que nous n’avons pas vu. Je voudrais dire qu’en matière législative on ne parle pas d’errata mais plutôt d’amendement. L’origine de l’amendement est soit d’origine parlementaire ou d’origine législative. Seul l’amendement accepté valablement peut apporter des changements sur un texte de loi.
Je vous remercie

MAITRE MADICKE NIANG 

DEPUTE A L’ASSEMBLEE NATIONALE

PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE

« LIBERTE ET DEMOCRATIE »

Pourquoi Idrissa Seck a raison de demander la publication de l’accord de partage du gaz 

La nécessité de publier les accords sur l’exploitation du gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyin (GTA), conclus avec la Mauritanie répond à un souci de transparence, de protection de nos ressources, de notre environnement et de la rentabilité économique collective.

Un bref rappel des faits,

Le Sénégal avait signé un accord d’association avec PETROTIM, celui-ci a cédé ses actions à KOSMOS et ce dernier a vendu 60% de ses parts à British Petroleum  BP.

Les parts sont répartis comme suit : sociétés d’exploitation (KOSMOS et BP) 90%  PETROSEN (Sénégal) 10%.

La Mauritanie a signé un contrat d’exploration avec KOSMOS selon les conditions suivantes : KOSMOS 90% et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier (SMHPM) détient les 10 % restants




Maintenant pour l’exploitation et la commercialisation, il a été convenu que Dakar et Nouakchott devront engager une étude d’impact environnemental et social et finaliser un accord entre les deux pays. Ce qui a été finalement signé, sur les bases d’un partage par principe d’unitisation inspiré du traité de Frigg avec une parité sur les ressources de 50% pour chaque Etat. Par conséquent, il est retenu maintenant : KOSMOS détient près de 29% de participation sur le bloc (Tortue unifié), British Petroleum (BP) 61%, PETROSEN Sénégal 5 % et SMHPH Mauritanie 5 %.

Que dire de plus sinon que KOSMOS a exploité une insensée rivalité entre deux pays voisins pour se faire un profit a notre détriment,

Pire encore parlant de la production le contrat de St Louis offshore profond dans son article 9.4 dit : « Si les Parties doivent vendre à l’Etat une fraction des quantités d’Hydrocarbures leur revenant pour couvrir, conformément au Contrat, les besoins de la consommation intérieure du Sénégal, cette obligation sera répartie entre les Parties au prorata de leurs Pourcentages de Participation. »

Cela veut dire que même si par exemple la SENELEC qui est une fierté nationale achète 1 milliards de FCFA de gaz provenant du Sénégal, pour la production d’énergie au Sénégal ; 610 millions reviendront à British Petroleum BP, 290 millions à KOSMOS, 50 millions à l’Etat du Sénégal, et 50 millions au gouvernement Mauritanien.

 

Pauvre de nous peuple africain.

Mais aussi il y’a un besoin de clarification sur les termes utilisés, on nous dit que le site Grand Tortue Ahmeyin (GTA), est situé à 5200 m de profondeur, sur une surface de 1200 km2 et une estimation des ressources brutes de 450milliards de mètres cubes.

Or dans le contrat avec petro Tim signé en 2012 et racheté par KOSMOS on nous parle  d’exploitation des réserves d’hydrocarbures.

  • Par définition les ressources sont toutes les quantités en place dans la croute terrestre identifiée ou non
  • Les réserves sont les hydrocarbures récupérables et dont la production est commercialisable dans les conditions actuelles du marché.

Devant cette situation, le gouvernement du Sénégal a l’obligation de nous répondre sur 3 questions

  • Qu’avons-nous découvert et quel volume reste à découvrir ?
  • Quelle fraction de ces quantités peut-on techniquement récupérer ?
  • Enfin les couts de mise en production sont il suffisamment compétitifs pour permettre d’accéder au marché ?

Ceci doit permettre de mettre fin à une confusion soigneusement entretenue, tantôt pour des raisons commerciales (détermination des quotas) tantôt pour des raisons financières (cours boursier) par les sociétés pétrolières qui sont coutumières de telles pratiques malsaines.




Ensuite l’accord de Frigg qui a servi de référence ne parle pas uniquement du partage du produit et des revenus économiques entre la grande Bretagne et la Norvège, il cite d’autres clauses : clause sur la fiscalité concernant l’exploitation (entreprises locales devant sous-traiter) et le transport (navire méthanier) et une clause sur la législation du travail (recrutement ; conditions etc.)

Quand est-il de ses autres clauses ?

Par ailleurs les résultats de l’étude sur l’impact environnemental et social doivent être connus de tous les sénégalais, car contrairement à la Mauritanie qui en dehors de la pêche vit du commerce et de l’extraction de ses minerais de fer, l’économie sénégalaise elle, est tributaire d’autres activités marines et maritimes, car, la pêche contribue à 3.2% de notre PIB, le tourisme a 6.3% de notre PIB et les activités de maraichages etc.

Dans ce contexte il est important de rendre publique les accords car l’exploitation, la production et la commercialisation du GNL nécessite trois composants : une unité de liquéfaction (qui sera installée conformément a l’accord signé par nos deux Etats à 8km au large des côtes sénégalaises et mauritaniennes par KOSMOS), des Méthaniers (navires de transport) et un centre de regazéification et stockage (pour les pays importateur).

Par conséquent, cette exploitation va entrainer trois sortes de pollutions

  • Une pollution venant des installations offshores.
  • Une pollution causée par le transport gazier générée par le trafic maritime.

Quelles sera l’impact de ces deux premiers types de pollutions sur les autres activités économiques marines et maritimes citées au-dessus (plage et mer)?

Et enfin plus grave, une pollution due aux déversements de gaz suite aux opérations de chargement, aux accidents de navires méthanier (cas de catastrophe écologique) qui peut affecter plus le Sénégal que la Mauritanie du fait de phénomène géographique comme la « dérive littorale ».

Quelles sont dans ce cas les clauses de partage de la gestion des risques et catastrophes ?

Sur le plan de la commercialisation il est important de rendre publique les accords signés sur le gaz car, le Sénégal est un pays importateur de gaz principalement de GPL (gaz de pétrole liquéfié) et une population consommatrice de gaz butane (dérivé du GPL), les premiers barils GNL commenceront à être produits en 2021, le Sénégal sera dès lors producteur et consommateur de GNL (gaz naturel liquéfié) qui est composé principalement de méthane, par conséquent de nouvelles installations de stockage doivent être implantées afin de pouvoir permettre aussi à la population sénégalaise d’avoir à leur disposition cette nouvelle source d’énergie dont le prix devra impérativement être moins chers, mais aussi l’opportunité d’offrir à nos entreprises locales de stockage et de transformation des hydrocarbures (comme Senstock, Oryx, SAR) de se préparer à conquérir ce marché surtout dans la sous-région, même si elles auraient dues être associées aux négociations en amont.

Quelles sont les conditions de préférence nationale et les mesures d’accompagnements infrastructurelles pour permettre aux entreprises sénégalaises de participer activement au développement de cette nouvelle ressource ?




La transparence et la publication des accords est d’une nécessité pour éviter le syndrome du pétrole nigérian qui malgré les apports non négligeables de l’exploitation de son pétrole (20% du PIB, 65% des recettes d’exportation (96% avec le gaz), et 65% des recettes du budget de l’Etat nigérian), en raison d’un manque criant d’infrastructures de traitement, ce pays doit lui-même importer plus de 90% du pétrole qui y est utilisé ce qui conduit à des cas de pénurie, ce qui est une situation aberrante pour un Etat qui en déborde.

En conclusion vu toute cette nébuleuse qui entoure les contrats de pétrole et gaz , dans le cadre de la gestion de nos ressources transfrontalières, il faut faire appel à un sursaut africain, qui impose le dépassement de considération nationaliste, l’abandon de rivalités Inter-Etat ridicules qui renforcent la pratique du « diviser pour régner » alors que nous partageons les mêmes langues, les mêmes peuples et la même civilisation,

Enfin il faut préconiser l’établissement d’une Organisation pour la Mise en Valeur des Cotes de l’Atlantique Ouest-africain (OMVC/AO) devant regrouper la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau pour une gestion durable et concertée des contrats d’exploration, d’exploitation, de production et de commercialisation de nos ressources marines et maritimes dans la transparence la plus totale et au profit de nos états respectifs.

 

                     Magatte DIAW

            Responsable Rewmi Thiès-Ouest

Pourquoi la révision envisagée de la Constitution va soulever des polémiques

YERIMPOST.COM On le sait: les parrainages font partie des lignes rouges érigées par l’opposition dans le cadre de la défense de la transparence de la présidentielle de 2019. Le projet de révision de la Constitution, destiné à intégrer ces parrainages parmi les conditions de recevabilité des candidatures individuelles, est donc parti pour soulever controverses et bras de fer. Les parrainages suscitent en effet nombre d’inquiétudes qu’un des meilleurs penseurs de l’opposition, Pape Medoune Sow, coordonnateur des cadres du Grand Parti, résume dans le document ci-dessous :

 

Questions ouvertes sur le parrainage

LA CONSTITUTION STIPULE

Article 29

Les candidatures sont déposées au greffe du Conseil constitutionnel, trente jours francs au moins et soixante jours francs au plus avant le premier tour du scrutin.

Toutefois, en cas de décès d’un candidat, le dépôt de nouvelles candidatures est possible à tout moment et jusqu’à la veille du scrutin.

Dans ce cas, les élections sont reportées à une nouvelle date par le Conseil constitutionnel.

Toute candidature, pour être recevable, doit être présentée par un parti politique ou une coalition de partis politiques légalement constitué ou être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au moins dix mille inscrits domiciliés dans six régions à raison de cinq cents au moins par région.

Les candidats indépendants, comme les partis politiques, sont tenus de se conformer à l’article 4 de la Constitution. Chaque parti ou coalition de partis politiques ne peut présenter qu’une seule candidature.

 

Le code électoral actuel stipule :

Article L.116

La déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes:

  • un certificat de nationalité;
  • un extrait d’acte de naissance datant de moins de six (06) mois;
  • un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
  • une attestation par laquelle un  parti  politique  légalement constitué ou une coalition de partis politiques légalement constitués déclare que ledit parti ou ladite coalition a investi l’intéressé en
    • qualité de candidat à l’élection présidentielle ou une liste d’électeurs appuyant la candidature et comportant les prénoms, nom, date et lieu de naissance, indication de la liste électorale d’inscription et signature des intéressés. Cette liste doit com prendre des électeurs  représentant   au   moins   dix   mille  (10.000)   inscrits
    • domiciliés dans six (6) régions à raison de cinq cent (500) au moins par région;





Le nouveau système proposé par le Pouvoir en place étend le parrainage à tous (un parti politique ou une coalition de partis politiques ou une candidature indépendante) correspondant à 1% du total des inscrits. Si avec la révision des listes les primo inscrits sont intégrés, on peut s’attendre à un fichier de pas moins de 7.000.000 d’électeurs inscrits. Alors le parrainage devrait être au moins de 70.000 électeurs

Nos interrogations :

  • Un électeur peut-il parrainer plusieurs candidats ? :
    • Si oui, une même liste de parrainage peut être déposée par plusieurs candidats. Comment en vérifier la sincérité ?
    • Si non, alors le secret du vote n’est pas respecté. Les candidats de l’opposition devrait-il donner au Pouvoir ceux qui les ont parrainés au risque de représailles s’il s’agit de militaires ou de fonctionnaires de l’Etat ?
  • Qui vérifie la fiabilité de la validation des signataires ? Comment ? Comment s’assurer que des erreurs matérielles volontaires de vérification des signatures ne s’introduisent pas dans le processus ? (Taper un « 7 » à la place de « 1 » peut arriver, l’erreur étant humaine, ou un « 4 » à la place d’un « 5 ». On sait que dans les régions les machines ne sont pas toujours disponibles. Auquel cas ce signataire bien que valable sera écarté.
  • Comment s’assurer que l’acte de parrainage est authentique ? Va-t-on vérifier les signatures ? Le fichier électoral étant disponible il est facile d’extraire du fichier les signataires de façon complaisante.
  • Quid des coalitions ? Un parrainage porte sur une personne physique et non une coalition de personnes ou de partis qui devient une personne morale.

Toutes ces questions nous poussent à croire qu’il y a là un boulevard ouvert pour une possible manipulation de la recevabilité des candidatures à bon escient. Nous rappelons en passant la jurisprudence du candidat malheureux Youssou Ndour qui s’était fait invalider lors de la dernière présidentielle. Malgré le recours justifié, la réponse du Conseil Constitutionnel avait été ferme : « LES DECISIONS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SONT SANS RECOURS »

Attendons de voir si les projets de loi de modification de la constitution et du Code électoral ont pris en charge toutes ces questions.

 

Pape Medoune Sow

Coordonnateur des Cadres

GRAND PARTI

Contribution: Pourquoi Idrissa Seck évite Tanor et attaque toujours Macky Sall

Le 05 Mars dernier , le secrétaire général du parti socialiste Ousmane Tanor Dieng a, dans une déclaration d’une rare pertinence, cloué le bec du bavard Idrissa Seck, en lui rappelant son rapport avec l’Etat et l’argent public des plus detestables et des plus scandaleux. La réponse défensive, timorée et calibrée de Idrissa Seck a non seulement surpris plus d’un, mais surtout révélé une peur bleue pour Tanor Dieng. Mais rien de surprenant pour ceux qui sont informés et qui suivent le chemin  tortueux du dangereux prétendant à la présidentielle de 2019.
En effet, en 2000 , au moment où  le Ps venait de subir la défaite la plus retentissante de son histoire, puisque synonyme de première alternance démocratique, Idrissa Seck contre toute attente, félicita Ousmane T Dieng pour avoir conservé son fief de Ngueniene. L’argument de l’élégance démocratique fut le prétexte servi pour justifier une telle attitude qui n’était pas de toute évidence, fortuite.
Mieux de 2000 à 2012, Idrissa Seck ne s’aventura jamais à attaquer le directeur de cabinet de Diouf et futur secrétaire général du parti socialiste. Estime réciproque?  Peut-être ! Mieux encore, en 2016, durant toute la crise qui a miné le Ps avec l’affaire de la caisse d’avance, Idrissa Seck a volontairement et intelligemment évité Tanor, préférant dans son soutien à Khalifa Sall, attaquer le Président Macky Sall allant même jusqu’à lui imputer la crise au Ps plutôt qu’ accuser Tanor Dieng qui est le patron de ce parti.
Démarche politicienne ?  Evidemment !
Dans sa quête du pouvoir en 2019 et sa stratégie de bipolarisation,  ainsi que son souci de préservation de son passé encore énigmatique et plein de non dits , écarter Tanor de son champ d’action et l’amener à adopter la même attitude de non violence et de coexistence pacifique , est  mûrement réfléchie et intelligemment entretenue. Le mystère est tangible.
De 2000 donc à 2018, le patron des socialistes a été le seul à avoir échappé aux attaques de Idrissa Seck. Ce  » gentleman agreement  » entretenu depuis 2000 par Idrissa Seck évitant systématiquement Tanor jusqu’à sa réponse défensive et timorée pour celui qui ne digère aucun propos et qui fait feu de tout bois, nous pousse à interroger sa participation dans le gouvernement de DIOUF, comme ministre du commerce où il était question de fraude et pots de vin supposés sur les véhicules importés de l’époque. Sinon comment peut- on comprendre que la dame qui avait révélé l’existence des pots de vin, se retrouva en prison au moment où Idrissa seck était premier ministre. Sa peur à envoyer des missiles au rond point de Colobane obéit donc à une stratégie d’étouffement de sa gestion au ministère du commerce et pour cela, éviter systématiquement Ousmane Tanor Dieng, est le salut. Toutes ces attaques contre SEM Macky Sall ne sont que donc des stratagèmes pour la.conquete du pouvoir mais surtout son désir démesuré  de mettre la main sur  le pétrole et le gaz afin que ses soucis d’argent soient ad vitam aeternam terminés. Idrissa Seck est un danger pour ce pays.

Cheikh NDIAYE
RESPONSBLE POLITIQUE APR GRAND YOFF
CONSEILLER TECHNIQUE / PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Contribution: Pourquoi nous ne pouvons pas atteindre l’émergence

L’émergence ne peut pas se réaliser si nous nous ne décidons pas de changer cette conception et perception des notions de l’heure, de l’urgence, de la nécessité et de la priorité qui nous sont typiquement Sénégalaises.

o Nous ne respectons jamais l’heure.
Les exemples ne manquent pas. Le 10 Mars 2018, j’avais pris part à une réunion de jeunes dans une ville du Sénégal. Sur la convocation, il a été bien précisé que le début de la rencontre était fixé à 9h00. Il a fallu attendre dans la salle plus de 6 bonnes heures, c’est-à-dire exactement à 13h45 pour démarrer les travaux non sans constater que tout le monde n’était pas encore au rendez-vous. Plus grave encore, personne dans l’assistance ne semblait être perturbé par ce très grand retard. Pire, nous nous sommes contentés d’un simple aveu et d’offre d’excuse pour ne pas mesurer l’impact des dégâts. Dégâts ont –ils eu lieu
o Nous nous soucions peu des urgences.




Un autre soir d’un Mercredi, je revenais du stade. A quelques encablures de chez moi, j’ai vu un groupe de personnes devant l’entrée d’une petite ruelle. Il m’a fallu m’approcher pour me rendre compte du spectacle : un jeune garçon gisait par terre presque inconscient. « Il faut appeler les Sapeurs-pompiers. Il va mourir !», fulmina un inconnu. «Nous les avons appelés il y’ a une demie heure», rétorqua un autre inconnu. « Ils n’ont cessé de poser de stupides questions ! », expliqua un autre. D’un retrait furtif, je fis venir un taxi pour évacuer le malade à l’hôpital. Les sapeurs-pompiers ne sont jamais venus !
o Nous aimons nous focaliser sur des détails.
Le cas Pr Songué DIOUF affole les toiles jusqu’à aujourd’hui. Un soir d’un Vendredi, lors d’une émission télévisée, le sieur aurait fait l’apologie du viol. En affirmant que le port vestimentaire des femmes est le premier viol perpétré contre la décence et la dignité féminine. Et voilà que tout le monde s’acharne sur lui prétextant d’être des féministes. Au même moment, des enfants sont volés, violés, mutilés, égorgés et portés disparus créant ainsi une psychose généralisée dans une société jusqu’alors épanouie. Combien de Mamans désespérées ! Combien de Papas désorientés ! Combien de familles disloquées ! Et combien de bonheur déchanté ! Mais, aucune de ces féministes n’en est cure ! Sont-elles pas des sœurs, des femmes et ou des mamans avant d’être des féministes?
o Nous confondons toujours vitesse et précipitation.
Le Président de la République aurait nourri un projet de construction d’un nouveau Palais à Diamniado. L’annonce de cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe médiatique créant ainsi un débat trop controversé. Les partisans du Chef de l’Etat tentent comme ils peuvent de justifier sa pertinence pendant que le citoyen lambda et certains représentants du peuple ont du mal à voir de ce projet une ambition opportune. Il ne s’agit pas ici de faire le procès des deux camps pour ensuite donner feu vert ou d’ordonner l’annulation mais bien simplement de nous amener à nous questionner sur le contexte pour nous rendre compte d’une autre équation beaucoup plus complexe et très souvent esquivée.




o Il nous faut une mentalité et attitude nouvelles.
Il s’agit là d’une invite voire une introspection beaucoup plus sérieuse, profonde et généralisée de notre conception et perception Sénégalaises des notions de l’Heure, de l’Urgence, de la Nécessité et de la Priorité. Faire preuve de leur ignorance, de leur confusion ou simplement de leur insouciance constitue un sérieux obstacle pour l’émergence. S’il est vrai que le développement s’inscrit dans le temps et la durée, il nous faut dès lors nous réussir à une appréhension du TEMPS en accord avec nos objectifs pour être de vrais acteurs dans la refondation de notre nation et la construction d’un nouveau citoyen accompli et conscient.
o Le respect de l’heur comme pari individuel et exigence collective
Dans le respect de l’heure se cachent la manifestation du degré élevé de son engagement et la confirmation d’une prise de conscience aigüe du sens de sa responsabilité face à la multitude et complexité des défis à relever. Derrière ce respect de l’heure se trouve une volonté commune retrouvée de mutualiser les idées et les actions afin de défier les limites. Respecter l’heure convenue donc se doit être un pari personnel et individuel qu’il faut à tout prix réussir d’abord et avant de l’exiger ensuite. Tout est question de comportement dans un Sénégal qu’il convient de rendre meilleur et qui nécessite le concours du meilleur de chacun et de tous.
o Vers un sens de responsabilité citoyenne accrue.
Décréter une urgence ou répondre à une urgence est un sursaut citoyen salvateur. Il requiert une compréhension transversale de la sacralité de la vie, de la noblesse de la mission et de l’impérieuse nécessité du don de soi pour ainsi éviter de faire de son confort ou quiétude personnels une obstination voire un sérieux menace pour la société. Loin de minimiser les efforts encore moins d’exiger une quelconque prise de conscience supplémentaire pour qu’on veuille appeler sans rien dire ou trouver du plaisir à déranger au moindre incident, il nous faut mesurer la gravité de notre attitude et la part de notre responsabilité à chaque que nous sommes tentés d’émettre des appels anodins ou d’en ignorer sans raison valable.
o Chaque chose à son temps et chaque temps à sa chose.
La priorité est l’antichambre de la nécessité. Tout est question d’enjeux, de temporalité et de pertinence. Confondre la nécessité avec la priorité enlève toute la pertinence de la temporalité et fait dérouter la perception des vrais sens des enjeux du moment. C’est pourquoi ouvrir la fenêtre de la nécessité tout en fermant les portes de la priorité est une belle et triste façon de s’installer confortablement dans la pénombre du dilatoire et de la procrastination. L’émergence est une série d’étapes interdépendantes, aucune étape si petite soit elle ne saurait être brulée sous aucun prétexte. Notre volonté d’améliorer concomitamment notre manière de concevoir et de percevoir les notions de l’Heure, de l’Urgence, de la Nécessité et de la Priorité est une exigence citoyenne nationale.

 

Khassoum DIOP
Khassito2016@hotmail.com

Contribution: Pourquoi je suis contre une pétition contre Songué

Nous n’avons pas de temps pour des pétitions dérisoires pour coincer le professeur SONGUE qui est un veritable soldat de l’éducation et dont sa pertinence et son amour pour le savoir n’est plus à demontrer.
Les petitions seraient importantes si elles etaient faites pour les mamans qui meurent sur des charettes en accouchant parce qu’elles n’ont pas de centre de santé.
Des enfants innocents sont décapités, volés alors que vous, « petitionistes » êtes muettes de silence.
Combien de crimes ,d’injustices subissent des femmes ?
En avez vous parlé ,et vous voulez nous tympaniser parce que vous jugez que les paroles de Songue vous ont vexées.Arrêtez cette hypocrisie.
Des soeurs émigrés sont violées ,malmenées dans les pays arabes,parlez en au lieu de perdre du temps avec des balivernes.




Vos fils sont ramassés par milliers sur les plages occidentales ,tués ,emprisonnés parce qu’ils arpentent la voie maritime pour échapper aux tribulations.
L’éducation est dans le coma, sauvez la au lieu de se perdre dans les conjectures.
Le pays va mal et sur tous les plans,les urgences sont enormes ,Eradiquer ces maux serait mieux que de nous abasourdir avec des petitions frivoles à l’endroit d’un monsieur qui sert au moins pour son pays en formant des esprits.
SONGUE est un collègue enseignant et nous sommes de tout coeur avec lui.

SENE AHMADA

Un palais bis à Diamniadio ? Pourquoi pas ? Mais…

YERIMPOST.COM Donner un caractère institutionnel à Diamniadio motive la décision du chef de l’Etat de faire construire un palais bis au Pôle urbain. Une annexe qui pourra accueillir des réunions du conseil des ministres ou encore des réceptions officielles. Voici l’argument d’utilité publique que le directeur du patrimoine bâti de l’Etat a brandi pour repréciser la pensée du président de la République. Karim Fofana, dans une note, a expliqué: « Après les sphères ministérielles et la Maison des Nations-unies, l’annexe du palais est la troisième étape du redéploiement territorial de l’administration pour accompagner le développement de la nouvelle ville… Les annexes de palais existent dans tous les pays. La Résidence de Popenguine et le palais de l’île de Gorée sont des annexes du palais de Dakar. Lorsque le Sénégal construisait ces annexes, nous n’avions pas ces enjeux de développement territorial et de décongestionnement de la capitale.»

Accordons une présomption de bonne foi à M. Fofana et à son patron ! Si Macky Sall, dépositaire de la légitimité démocratique, estime avoir besoin d’une annexe de son palais à Diamniadio pour être plus efficace dans la réalisation du bonheur des Sénégalais, ceux-ci doivent soutenir pareil projet sans réserve.

Et puis, comme dit Fofana, il y a bien les palais d’Abidjan et de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, les palais de Brazzaville et d’Oyo au Congo, les palais de Lagos et d’Abuja au Nigeria…

Le Sénégal est un Etat important dans l’imaginaire mondial, une « zone d’influence symbolique », un pays de rencontres internationales… Avec son Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), Diamniadio va devenir un hub naturel de sommets internationaux. Il n’est pas superflu que le chef de l’Etat, qui est en train et va y recevoir d’importantes personnalités, y dispose d’un abri qui puisse refléter l’image majestueuse que nous voulons offrir de notre pays.

Pour susciter la révérence, l’Etat doit se parer de ses plus beaux atours. Le pouvoir est une représentation qui doit impressionner par sa grandeur, sa splendeur, ses ors, ses lambris et ses dorures.

Mais le palais bis de Diamniadio n’a de sens que s’il grave dans la pierre l’âme de notre peuple et tranche d’avec le style gothique de cette bâtisse blanche aux longs murs qui abritait le gouverneur de l’AOF et trône sur la désormais Avenue-Léopold-Sédar-Senghor, au cœur du Plateau, à Dakar.

Le nouveau palais doit cristalliser le génie créateur de notre peuple. Il doit être le reflet de la créativité de notre architecture, de nos architectes, de nos menuisiers, de nos potiers, de nos peintres, de nos sculpteurs, de nos décorateurs d’intérieur… Rien ne doit y figurer qui ne soit pas made in Sénégal et suivant les codes culturels et esthétiques de notre pays.

Bien plus qu’un palais, il devra être un espace d’exposition grandeur nature du savoir-faire sénégalais. Le projet sera réussi si chaque dirigeant étranger qui y séjourne éprouve le désir de faire découvrir la touche sénégalaise à son pays.

Le palais de Diamniadio doit être construit par des entreprises sénégalaises. Plus que de fierté, c’est une question de sécurité nationale. Les prestataires de ce chantier doivent être choisis suivant des règles d’absolue transparence. Les entreprises techniquement les meilleures et financièrement les moins chères doivent être sélectionnées pour ériger un bijou au-dessus de toute contestation.

Le coût du projet doit être maîtrisé. Cette dépense, qui ne donne pas directement à manger, doit être contenue pour ne pas, à l’image de la réfection du Building administratif, passer, à coups d’avenants, du simple au double du budget convenu.

L’esprit du nouveau palais serait faussé d’avance si sa construction devait être attribuée à certains businessmen dont la trop grande proximité avec le pouvoir alimente les bruits dans les salons feutrés et sous les chaumières. Et si le contribuable devait se retrouver, au bout du compte, avec une ardoise qui aurait pu, par son épaisseur, couvrir le financement de priorités dans l’éducation, la santé et la création d’emplois pour les jeunes.

Cheikh Yérim Seck




Pourquoi Massaly a entamé une grève de la faim ?

YERIMPOST.COM Après leur libération, votre blog préféré a pu joindre le responsable libéral et non moins membre fondateur de la plateforme NADEM. Mohamed Lamine Massaly, qui avait été interpellé par la police, avait entamé une grève de la faim dès son arrivée au Commissariat. Une décision que le responsable politique a jugé nécessaire de prendre au vu du traitement qui lui a été réservé.  En effet, aussitôt débarqué du « panier à salade », Massaly a été mis en quarantaine dans une cellule alors que le reste du groupe était installé dans les couloirs du Commissariat.  Remuant comme on le sait, les limiers ont certainement craint que Mohamed Lamine Massaly ne devienne incontrôlable. Mis à l’écart du groupe, le jeune  responsable politique a décidé de ne plus s’alimenter. Libéré après quelques heures, Massaly a mis fin à sa grève.
Grande gueule mais fidèle, Mamadou Lamine Massaly ne manque pas d’être redouté par le pouvoir.

Pourquoi Facebook récompense Saliou Thiam, un jeune crack sénégalais

YERIMPOST.COM Un jeune Sénégalais a émerveillé le concepteur de Facebook, l’Américain Mark Zuckerberg. Saliou Thiam, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a séduit de par son talent le géant américain. Le jeune Thiam est parvenu à déceler une faille grave sur l’algorithme de Facebook. Content et subjugué par le génie de Saliou Thiam, Facebook l’a récompensé en lui offrant une enveloppe de 2.000.000 FCFA.




Pourquoi le PDS doit soutenir la réélection de Macky Sall, selon Serigne Mbacké Ndiaye

YERIMPOST.COM «Si Macky est réélu, Karim attend 5 ans. Si c’est un autre, il attend 10 ans. Les réalités politiques voudraient que ceux qui veulent soutenir Karim Wade soutiennent la candidature de Macky Sall.» telle est la conviction de Serigne Mbacké Ndiaye. Le président du mouvement Convergence libérale et patriotique est d’avis que l’actuel président de la République a une longueur d’avance sur ses adversaires. Lui qui présidait ce vendredi 2 mars une rencontre avec les membres de son mouvement, a poussé son argumentaire, expliquant que le Parti démocratique sénégalais doit tout faire pour que Macky Sall gagne la présidentielle de 2019 s’il veut que Karim Wade soit son remplaçant à la fin de ce second mandat.

Pourquoi ces deux députés, qui y ont droit, n’ont pas été envoyés au Parlement de la Cedeao ?

YERIMPOST.COM La réponse à la question posée dans le titre appelle une réponse claire. La voici: ces deux hommes sont analphabètes en anglais, en français et en portugais. Leur profil ne leur permet donc pas de siéger au sein du parlement de la Cedeao dont l’une des règles d’accès est d’être alphabétisé dans l’une des langues officielles de cette communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest…

Pourquoi des cliniques privées sont dans le collimateur du Procureur

YERIMPOST.COM Plusieurs cliniques privées, qui ont bénéficié de faux agréments pour ouvrir, sont dans le collimateur du parquet de Dakar. Le journal Libération nous apprend que l’Agent judiciaire de l’Etat a actionné le Procureur après une inspection menée dans le secteur.
En effet, pour avoir un agrément, sous forme d’arrêté, les demandeurs doivent fournir un dossier assez complexe. Une copie certifiée conforme du diplôme, un acte attestant que le demandeur n’est pas fonctionnaire de l’Etat en activité sont, entre autres, de ces dossiers. Mais la plupart des gens qui ouvrent ces cliniques passent par des subterfuges pour  ouvrir leur structure.

L’Etat compte mettre un terme à cette anarchie.

Pourquoi les avocats français de Khalifa Sall n’ont pas plaidé ?

YERIMPOST.COM Aux premières heures de son arrestation, Khalifa Ababacar Sall avait une multitude d’avocats qui se s’étaient positionnés pour assurer sa défense. Parmi eux, des ténors du barreau de Paris. Christian Saint-Palais, Jean-Pierre Mignard, Pierre Stasi, Patrick Klugman, qui avaient même envoyé une correspondance au juge Maguette Diop pour lui signifier leur participation au procès, ont été absents tout le long de celui-ci. Dans sa livraison du jour, le quotidien L’AS nous informe qu’il a joint l’un d’eux qui lui a expliqué que c’est au dernier moment qu’ils se sont désistés pour, disent-il, des questions d’enjeu.




Pourquoi Idrissa Seck omet-il Wade pour accuser Macky Sall ?

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, Libération relate une histoire autre que celle du patron de Rewmi pour expliquer sa descente aux enfers. A en croire le journal, Idrissa Seck ne peut s’en prendre qu’à lui et à… Abdoulaye Wade. Entre l’ancien chef de l’Etat et son Premier ministre de l’époque, un butin à se partager et que le dernier cité a dérobé est la cause du mal. Selon Libération a joint dans son article des copies de transactions bancaires, une attestation notariée donnant pouvoir à Me Nafissatou Diop Cissé pour négocier le fameux protocole de Rebeuss au nom d’Idrissa Seck, des rapports de la police française alertant les autorités sénégalaises des agissements de l’ancien Premier ministre entre autres. Pour terminer, le journal a invité le président Abdoulaye Wade et Idrissa Seck à expliquer aux Sénégalais la provenance du « magot » source de leur



mésentente.

Sorti de Rebeuss, pourquoi Bamba Fall n’y est-il plus reparti pour voir Khalifa Sall ?

YERIMPOST.COM Depuis ce jour du 24 avril 2017 où il a été libéré après quelques mois de détention, Bamba Fall n’a plus remis les pieds à la prison de Rebeuss. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites, il n’a pas franchi le portail de la maison d’arrêt et de correction pour rendre visite à Khalifa Sall. Officiellement, a appris Yerimpost, le maire de Médina explique cette carence par un fait: « C’est l’administration pénitentiaire qui m’a interdit d’accéder à la prison. » Il doit donc être le seul dans ce cas. Tous les autres maires des communes d’arrondissement ont multiplié les visites auprès de Khalifa Sall. 

On sait aujourd’hui que l’explication que servait Bamba Fall était bidon. En réalité, il a préféré couper tout contact avec le détenu le plus célèbre du Sénégal pour ne pas gêner ses pourparlers avec le pouvoir. De même, l’édile de Médina n’est allé que deux fois au tribunal de grande instance de Dakar pour soutenir Khalifa Sall, depuis le début du procès de celui-ci. Négociations quand tu nous tiens…

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