Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

plus

Procès Abdoulaye Makhtar Diop/Atépa: ça ne rigole plus !

YERIMPOST.COM Entre Pierre Goudiaby Atépa et Abdoulaye Makhtar Diop, ça ne rigole plus. Enrôlée ce mardi 12 juin devant le tribunal correctionnel de Dakar, l’audience a été renvoyée jusqu’au 26 juin prochain. L’architecte reconverti en politicien, potentiel candidat à la présidentielle de février 2019, veut laver son honneur après que le Grand Serigne de Dakar l’a accusé d’être un plénipotentiaire des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Abdoulaye Makhtar Diop déclarait détenir les preuves de ses dires et qu’à l’occasion, il les mettrait sur la table de qui de droit. Affaire à suivre…



Vidéo- L’homme le plus dangereux au monde

TER: un coût beaucoup plus salé que prévu

YERIMPOST.COM De 568 à 738 milliards de francs CFA ! Le coût du Train express régional a été revu à la hausse sans tambour ni trompette. C’est le quotidien les Echos qui file l’info. L’Etat du Sénégal a signé un avenant de 30% sur le prix initialement annoncé. Une information qui conforte l’ancien inspecteur des impôts, Ousmane Sonko, qui, dans une interview à Yerimpost, confiait que les montants annoncés étaient inférieurs au coût réel du Ter.



Serigne Mountakha Bassirou dans le top 50 des Africains les plus influents

YERIMPOST.COM Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, fait partie du top 50 des Africains les plus influents. Selon Jeune Afrique, Serigne Mountakha Bassirou est placé à la 28e place de ce classement.





Le tri s’est fait selon une méthodologie qui, d’office, exclut de la liste les chefs d’État en exercice et leurs épouses, de même que les personnalités qui résident hors du continent, comme le rappeur Akon. Le poids sur les réseaux sociaux, le nombre d’abonnés Twitter, le référencement internet, la surface rédactionnelle sont des critères objectifs également choisis par le jury.

« Si, officiellement, la confrérie que ce dernier (Cheikh Ahmadou Bamba) fonda au début du XXe siècle n’est que la seconde du pays pour le nombre de ses adeptes (après la Tidjaniya), il en va autrement de son influence spirituelle et temporelle. Le khalife général des mourides est celui face à qui les présidents sénégalais s’agenouillent le plus volontiers, afin de recevoir ses bénédictions. En période électorale, le défilé des leaders politiques à Touba, la ville sainte du mouridisme, s’apparente à une rituelle danse du ventre, même si l’intéressé ne donne jamais aucun Ndiguël (consigne de vote). Fort d’un pouvoir financier que nul, au Sénégal, ne se risquerait à inventorier, le khalife général des mourides peut compter sur la dévotion de millions de talibés ­ dont une part non négligeable au sein de la diaspora ­, ce qui fait de Touba, de facto, un État dans l’État », écrit J.A.

Hélène Tine: « Plus Niasse prend de l’âge et plus il devient tordu! »

YERIMPOST.COM Le président de l’Assemblée nationale devient une équation !  Ce qui était illégal hier pour lui est devenu légitime pour Moustapha Niasse. Ce qui amène son ancienne militante, Hélène Tine, à ne plus reconnaître son ex-mentor. La députée de la 12ème législature, qui s’exprimait dans la journée du jeudi 19 avril sur les ondes de Walf fm, s’est désolée de la position actuelle de Moustapha Niasse. « Ce n’est plus le même Moustapha Niasse que l’on connaissait. Le plus grave dans cette affaire est que plus Moustapha Niasse prend de l’âge et plus il devient tordu », a asséné Hélène Tine.



L’opposition plus que jamais déterminée à aller au combat

YERIMPOST.COM L’opposition ne lâche rien. Elle compte manifester et appelle le peuple à la rejoindre, jeudi 19 avril, pour barrer la route au vote de la loi sur le parrainage. Face à la presse, les députés du groupe « Liberté et démocratie » et les non-inscrits ont sonné l’alerte. Ils ont invité les populations à faire face à la majorité de Macky Sall. « Ce n’est pas le combat des hommes politiques. C’est un combat citoyen. C’est pourquoi nous appelons le peuple, surtout les jeunes, à bloquer cette loi sur le parrainage », a déclaré Aïda Mbodj.



Thionck Essyl et Bambali n’ont plus de maires

YERIMPOST.COM Deux maires, celui de Bambali à Sédhiou et celui de Thionck Essyl, ont été arrêtés. Le premier est impliqué dans une affaire d’escroquerie foncière. quant’au second, dans un faux à l’état civil. A en croire Libération, un autre maire, cette fois, d’une localité de Dakar et très proche du parti au pouvoir, risque de connaitre le même sort. Selon le journal, un juge d’instruction a été saisi dans le cadre d’une affaire foncière dans laquelle le maire en question est impliqué.




Procès: Imam Ndao et ses coaccusés ne convainquent plus

YERIMPOST.COM Plus les jours passent et plus les sympathisants de l’Imam Alioune Badara Ndao et de ses coaccusés perdent confiance. Au début de cette affaire, de nombreuses personnes se sont levées pour dénoncer ces arrestations qu’elles qualifiaient d’arbitraires. A peine les interrogatoires d’audience ont-ils démarré que les déclarations des prévenus choquent même leurs souteneurs. Conséquence, la salle de la chambre criminelle se désemplit peu à peu de son monde. En ce 4ème jour du procès, le prévenu Saliou Ndiaye est à la barre depuis ce matin pour répondre aux interrogatoires d’audience. A 13 heures, le juge Samba Kane a suspendu la séance jusqu’à 15 heures.




Quand Macky adore dieu Total, Saint-Louis veut plus du mythe du colon bâtisseur

Les rapports entre coloniaux ont pris une autre tournure au 21 eme siècle sous les tropiques plus particulièrement au Sénégal. Notre pays est devenu un terrain particulier ou l’économie et l’histoire livrent deux versions antagonistes de la France Afrique.

Il n ‘y  a jamais eu de «  bon  colon » et  les rapports heurtés avec le colonisateurs en sont une illustration. Au Sénégal une statue du colonisateur est rattrapée  par le temps : « Faidherbe doit tomber ! ».

Le gouvernorat de Faidherbe – de 1854 à 1861 ; puis de 1863 à 1865 – a été marqué par de nombreuses campagnes militaires menées dans les anciens royaumes du Fouta Toro (Sénégal, Mauritanie), du Khasso (Sénégal, Mali) et du Kayor (Sénégal).

« Pendant des années, les peuples de la région ont été soumis à la mitraille française, dénonce Thomas Deltombe. Les hommes ont été massacrés, les villages réduits en cendre. Et la famine, savamment entretenue dans les « zones rebelles », est devenue une arme de guerre… »

Un  combat contre toute forme de célébration de Faidherbe a pris forme au Sénégal, notamment dans la ville de Saint-Louis (Nord), où une statue du général, située sur une place qui porte son nom – sans parler du pont éponyme, permettant d’accéder à cette ville insulaire Érigé en 1891. Le monument de bronze était tombé lors des pluies violentes qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 4 au 5 septembre 2017. De nombreux Sénégalais s’étaient alors publiquement réjouis de la chute de la statue et en avaient profité pour se prendre en photo devant le vide laissé par la nature.

Des appels à la retirer définitivement et à la remplacer par des figures historiques locales sont depuis relayés sur les réseaux sociaux. Mais entre-temps, les autorités sénégalaises ont décidé de remettre le général sur ses jambes.




Lors de sa visite au Sénégal, en février dernier, Emmanuel Macron a tenu son discours sur la place Faidherbe, à Saint-Louis, promettant des financements pour la rénover. Le discours du président français n’a pas manqué de choquer certaines consciences.

Aujourd’hui le Général français de la période coloniale a son remplaçant économique, le major français Total, une société qui s’adjuge tous les droits sur le pétrole du Sénégal, en dernière épisode des droits sur  Offshore Profond. Le ministère du pétrole Sénégalais et Petrosen continuent d’accepter de relativement faibles bonus de signature. En mai 2017, au même moment que l’obtention de Rufisque offshore profond, Total a obtenu des autorités sénégalaises de mener des études sur l’offshore très profond, conduisant à l’octroi automatique d’un futur permis dans ses profondeurs. Un vampirisme économique qui sonne dès à présent l’appel à « faire tomber Total ».

« Total débourse moins et obtient tout » devant ses concurrents nationaux et étrangers sous la vigilance de Macky Sall.




L’ancien procureur Ibrahima Dème, l’absent le plus présent au procès de Barthélémy Dias

YERIMPOST.COM Le magistrat démissionnaire, Ibrahima Déme, est l’absent le plus présent au procès de Barthélémy Dias qui se tient à la salle 1 du tribunal de Dakar. Son nom a retenti plusieurs fois dans la salle d’audience. À chaque fois que les défenseurs de Barthélemy Dias voulaient dénoncer le mal profond qui secoue la justice sénégalaise, ils ont cité Ibrahima Dème en exemple. Les avocats le considèrent comme un héros pour avoir sacrifié sa jeune carrière au profit de l’indépendance de la justice. À un moment donné, il a fallu l’intervention du juge pour réorienter les débats. « Nous ne sommes pas dans le procès du juge Dème », a-t-il tenté de recadrer. En vain.




Contribution: Santé: On n’évacue plus ! Je ne pars plus !

Le Niger a décidé d’interdire à ses ministres et députés de se faire soigner à l’étranger, sauf absolue nécessité, afin de réduire les coûts de santé de ces personnalités. “Dorénavant les ministres, les députés et le fonctionnaire vont se faire soigner au nouvel hôpital de référence de Niamey”, un complexe hospitalier de dernière génération. “Seuls les cas ne pouvant y être traités feront l’objet d’une évacuation à l’étranger”. Donc, les évacuations sanitaires qui étaient devenues une règle, deviennent maintenant une exception.

Cette décision courageuse vise à “réduire de manière significative” les coûts des évacuations sanitaires. Selon les chiffres avancés par le ministre nigérien de la Santé, le coût de ces évacuations (généralement vers le Maroc, la Tunisie et la France), a été “multipliés par dix en moins de dix ans, passant de 800 millions FCFA en 2010 à 10 milliards en 2017. Inauguré en 2017 par le président nigérien Mahamadou Issoufou, ce complexe hospitalier de Niamey a une capacité de 500 lits pour un coût de 45 milliards de francs CFA.

En faisant ainsi, le Niger montre la voie (Lead the way) à suivre en matière de politique de santé. Cela est possible en Afrique, parce que dans nos pays respectifs, nous disposons d’un personnel soignant (médecins et infirmiers) hautement qualifié. Le drame dans nos systèmes de santé en Afrique au Sud du Sahara, c’est que les pouvoirs publics n’ont pas suffisamment investis dans les plateaux techniques de pointe. Deux anecdotes.




Un ami professeur de Médecine à l’UCAD, me disait son amertume, à chaque fois qu’il doit référer un de ses patients chez un de ses étudiants rentré au Maroc, parce que tout simplement, il était confronté à un problème de plateau médical adéquat. Dans l’imaginaire tout comme dans la symbolique, je mesure bien ce que mon ami Professeur de Médecine, voulait dire en termes de perception.

Un autre cas, un ambassadeur de Chine au Sénégal s’est fait opérer du genou au Centre Hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM) ici à l’Hôpital de Fann par des médecins sénégalais bon teint. Pour les mêmes soucis de santé orthopédique, des hommes politiques sénégalais sont évacués à l’étranger.  Quelle manque de croyance à son pays et à l’expertise nationale ?

A travers le monde (Inde, Chine, Occident), la technologique médicale et les plateaux techniques de pointe, n’ont jamais été aussi accessibles. La racine du mal dans nos système de santé en Afrique n’est ni d’ordre médical (personnel), ni d’ordre infrastructurel (structures), mais il est d’ordre managérial et de ‘’Leadershift’’.

Pour aller jusqu’au bout de cette logique, ne pensez-vous pas que, si un Chef d’Etat ‘’impose’’ à ses Ministres, Députés et Hauts fonctionnaires, de se soigner au pays, et que lui Président de la République et Chef de l’Etat, aille se soigner à l’étranger. Affaire à suivre.

Siré SY




Contribution: M. le président de la République, le Sénégal n’est plus un exemple de démocratie

Monsieur le Président de la république,
Le Sénégal n’est définitivement plus l’exemple d’une démocratie dans la sous région.
En ma qualité de citoyen préoccupé, soucieux de l’avenir de son pays, je ne peux m’empecher de me révolter. Je n’ai jamais pu imaginer qu’en 2018 je me demanderais où est passé le Macky Sall qui entre 2009 et 2012 prônait et défendait haut les valeurs républicaines.
Evidemment, vous ne pouvez pas comprendre mon amertume Monsieur le President parce que vous ne vivez pas le quotidien d’un gorgolou Sénégalais et ceux qui doivent vous le faire savoir ne vous disent pas la vérité parce qu’ils préfèrent vous caresser dans le sens des poils.
Ils vous disent que la majorité des sénégalais est satisfaite de vos actions, mais en réalité ils vous trompent. Les Sénégalais souffrent.
Et dans cette souffrance profonde, le verdict du procès Khalifa Sall fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase contenant mes nombreuses causes de déception.
C’est ce qui justifie ma décision de vous adresser la présente lettre ouverte.
Excellence Monsieur le Président de la république, le constat évoqué ci-dessus m’amène à réfléchir sur la situation de notre cher pays le Sénégal depuis 2012.
J’ai pu comprendre que les Sénégalaises et les Sénégalais avaient pensé que leur pays pouvait être mieux dirigé car après plus de deux décennies de renouveau politique, ils étaient en droit d’aspirer à un renouveau économique, politique et social.
Leur souffrance quotidienne devrait effectivelent être allégée et leur pauvreté réduite.
Votre candidature, présentée comme celle de « l’homme de ce renouveau démocratique et économique » a été saluée. Ce qui a abouti à ce que l’on pouvait qualifier plébiscite au second tour de l’élection présidentielle de Mars 2012.
Mon état d’âme aujourd’hui est que comme tous les Sénégalais, je me suis lourdement trompé.
Je me suis trompé royalement en votant pour vous et en appelant à voter pour vous.
Tous les piliers qui devaient porter le changement et l’émergence que vous prôniez ont été brisés par vous-même.
L’unité nationale que vos prédécesseurs se sont efforcés à sauvegarder durant toutes ces années de renouveau démocratique a été foulée aux pieds sans autre forme de procès.
Quant à la lutte contre la corruption, j’ai toujours pensé à tort qu’il ne s’agissait pas de simples incantations, mais des actes concrets.
J’ai failli prendre votre slogan « la patrie avant le parti et la gestion sobre et vertueuse» comme l’un des premiers de ces actes du renouveau. La suite des événements a tôt fait de me convaincre cependant que vous ne nous faisiez que miroiter avec de beaux slogans.
Les scandales de vos proches que vous avez préferé protéger sous l’ombre de votre coude sont légions. Vos proches ne font qu’avaler impunément les milliards des pauvres Sénégalais.
Je n’invente rien Monsieur le Président.
Vous n’avez pas le droit de protéger vos proches qui ont fait des malversations, soulevez votre coude, Monsieur le Président, et transmettez les dossiers à la justice même si on reconnait qu’on a une justice qui a démissionné comme l’a relevé le magistrat Dème.
Vous avez choisi expressément de liquider vos potentiels successeurs et il vous en reste sûrement certains qui sont tout aussi redoutables.
Je pense sincèrement qu’il ne  vous servira à rien de traquer vos contradicteurs car seul le pouvoir de Dieu est éternel et pensez-y Monsieur le Président.
Savez vous que vous instaurez un climat de vengeance dans ce Pays?
Vous devez donc humblement prendre de la hauteur par rapport à la situation, avoir une grandeur d’âme et montrer votre amour pour le pays en présentant tout simplement votre démission au peuple Sénégalais car vous avez déja démissionné de la gestion de ses intérêts suprêmes..
Vous en serez franchement grandi car c’est le plus grand bien que vous pouvez encore faire aux sénemégalais et cela aura de la valeur.
Ce serait la manière la plus élégante pour vous de quitter les choses avant que les choses ne vous quittent.
Pour ma part, à onze (11) mois de la fin de votre mandat, je n’attends plus grand-chose de vous
J’aurais pu solliciter une audience pour vous dire de vive voix  tout ce qui précède, si j’avais l’assurance que vous m’auriez accordé la « faveur » de me recevoir.
J’aurais pu aussi vous adresser directement cette lettre si je n’avais pas eu la crainte qu’elle ne vous parvienne jamais.
Monsieur le Président,
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la république, mes salutations patriotiques
Lamine SANE
Citoyen désespéré

Mafia du Hajj 2017: plus d’un demi-milliard a été volé à des pèlerins

YERIMPOST.COM L’instruction sur ce qui est appelé le scandale du Hajj 2017 a pris fin. Elle a révélé que 641 millions de FCFA ont été volés à des pèlerins aux Lieux Saints de l’Islam par des manœuvres frauduleuses. Dans sa livraison du jour, Libération a donné les noms des personnes inculpées dans cette affaire. Il s’agit de Mame Mbéry Ndiaye, Mame Faye Diop, Cheikh Tidiane Sall, Pape Mbagnick Ndiaye et Awa Bekery Bao. Les 4 premiers nommés sont sous mandat de dépôt. Ils seront jugés dans le tribunal correctionnel dans les prochains jours.




Enlèvement manqué d’une gamine de 7 ans à la Médina: un peu plus sur le film

YERIMPOST.COM La vidéo de la « voleuse d’enfant » a fait le tour de la toile en un temps record. Une dame a été alpaguée ce jeudi 22 mars à hauteur de l’Agence de la Poste de Médina, alors qu’elle tentait de kidnapper une jeune fille d’à peine 7 ans. Sauvée de la vindicte populaire par un policier qui était aux alentours, elle a été acheminée au poste de police de Rebeuss. La dame a été placée en garde à vue et une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. D’aucuns disent qu’elle est d’origine nigériane, pour d’autres, la bonne femme, du nom de Aïssatou, s’est exprimée devant les limiers dans un dialecte de la Guinée Conakry.





Tragédie dans le crash: Le capitaine Emmanuel Sarr ne verra pas le plus beau jour de sa vie

YERIMPOST.COM Dans sa parution du jour, le quotidien l’AS a creusé dans la vie des victimes du crash de l’hélicoptère de l’armée survenu dans la soirée du mercredi 14 mars à  Missirah. Le capitaine Emmanuel Sarr avait à peine 30 ans,  il était pilote adjoint du Mi-17. On s’intéresse à ce jeune homme avec qui le destin n’a pas du tout été tendre. Pour cause, Emmanuel Sarr devait se marier ce samedi 17 mars. Ses collègues se souviennent d’un homme correct, sérieux et très compétent. En 2006, il obtient son baccalauréat au Prytanée militaire de Saint-Louis avant de partir pour la Grèce où il fait une formation pour devenir officier-pilote. A son retour, il retourne dans les rangs où il intègre l’Armée de l’air.

Emmanuel Sarr était un jeune à qui tout souriait jusqu’à cette maudite soirée où il est passé de vie à trépas. La levée du corps est prévue ce vendredi dans la cour de la base de l’Armée de l’air où sa dépouille sera aux côtés de celles de ses deux autres collègues.



Aliou Cissé, comme Jurgen Klopp, ramène Sadio Mané à plus d’humilité !

YERIMPOST.COM Notre star nationale du ballon rond, Sadio Mané en l’occurrence, s’est vu coiffer au poteau il y a quelques semaines par son coéquipier dans la course au Ballon d’Or africain, l’Egyptien Salah. Sans donner dans le triomphalisme nationaliste, c’est plutôt une bonne chose. Cela lui redonnera peut-être plus d’envie… d’avoir envie. C’est en fait un cadeau que d’avoir à se remobiliser pour retrouver son football et son coach, Jurgen Klopp, a bien fait de lui faire goûter les joies du banc à cirer, et de le rappeler à son talent. Les buts d’anthologie qu’il ne cesse depuis de marquer sont tous des buts à l’arrache, de ceux qu’on inscrit parce qu’on a la rage au ventre et la faim aux crampons.

Nous étions tous persuadés que le ballon d’or lui revenait de fait et c’est bien que nous revenions un peu sur terre, et lui avec, car Sadio Mané était sur le point de subir le syndrome Pogba, c’est-à-dire qu’il était plus préoccupé par ses affriolantes coiffures que par son football. Sa tête ne passait plus entre les poteaux et Jurgen Klopp a dû la dégonfler à coups de minutes de banc de touche. Et Aliou Cissé devrait l’en remercier et ainsi prendre conscience qu’en Coupe du Monde, ce sont 23 guerriers aguerris qui devront se mesurer aux trois autres équipes de cette véritable poule de la mort, 23 joueurs dont seulement 3 ou 4 ont la chance d’avoir du vrai temps de jeu, les autres étant souvent remplaçants. Cette donne est à considérer pour nous octroyer plus d’humilité et de prudence, et pour éveiller nos entraîneurs à une préparation tenant compte de cet important facteur physique.




Ne soyons pas prétentieux… Il nous est possible de vivre une extraordinaire Coupe du Monde à Moscou, mais 2002 n’est pas 2018 et y aller la fleur au fusil et le Djembé en bandoulière serait suicidaire. Sadio Mané doit devenir ce leader tueur qu’a pu être Georges Weah. Le monde entier s’interroge sur ses capacités à incarner un chef d’Etat du Libéria. Il le peut bel et bien, parce qu’il avait ce sens du leadership et une incontestable compassion pour son peuple, basée sur une véritable humilité. C’est ce qui a fait sa force et a confiné son talent au génie.

Mané !!! Sadio !!! A toi de jouer…

Jean Pierre Corréa

La Déclaration de Paris de Mansour Sy Djamil: De la justice à la raison du plus fort…

YERIMPOST.COM La voici…

Le procès de Khalifa Ababacar SALL et de ses co-prévenus a pris fin le vendredi 23 Février 2018, après vingt-et-un (21) jours d’audience. En attendant le verdict du 30 Mars, le Juge LAMOTTE a demandé à toute l’assistance de prier pour lui, pour qu’il prenne la bonne décision. Le wolof dit que : « kuy def lu bakh yaay nianal sa bop » (celui qui fait du bien, ce bien est une prière pour lui). Et faire du bien en la circonstance, c’est de se conformer à sa fonction première d’autorité judiciaire qui est de trouver une issue heureuse à cette tension entre le légal et le social. C’est dans cette tension, dans cette unité dialectique, dans cette totalité contradictoire que réside le fondement et la justification des caisses d’avance ou fonds politiques en place depuis l’époque coloniale. Cette dialectique qui a irrigué en partie les différentes plaidoiries du procès et qui traduit la légitimité de l’autorité judiciaire. Ainsi, le juge prendra la bonne décision en assumant la haute dignité de sa mission : protéger l’individu contre une privation de liberté non justifiée.

 

Il suffit qu’il s’en tienne à cela pour que la prière ait son impact total sur la décision

 

  • Le Prophète (PSL) n’a-t-il pas dit : « Qu’ALLAH (SWT) ne refuse jamais la prière d’un Imam juste, de celui qui fait fréquemment du zikr, et de la victime d’une injustice ». Hadith rapporté par Bayhaqi.

 

)طسقماملاإومولظملاواريثكًاللهركاذلا:مهءاعداللهدريلاةثلاث(ةباجتسم

.ينابللأا       هنسحو    ،ي

 

Donc une décision du Juge LAMOTTE est déjà une prière pour lui. Elle est sacralisée par ce hadith du Prophète (PSL). La décision qui serait de protéger Khalifa Ababacar SALL contre une privation de liberté non justifiée dont il a déjà largement souffert, donnerait un réarmement moral à la justice de notre pays.

 

Le Juge LAMOTTE y parviendra également par la maitrise totale des différends qui gangrènent le peuple sénégalais, en assumant la tache exténuante d’y trouver des solutions, repérer les obstacles à la réconciliation et rééquilibrer ce qui dans la société glisse vers la brutalité et l’arbitraire. Aujourd’hui le problème auquel la société est confrontée est la volonté d’un homme impopulaire qui s’accroche au pouvoir, déterminer à gripper le processus électoral et à éliminer ses adversaires les plus menaçants.

 

Cette situation devrait être l’arrière-plan de toute décision de justice.

 

  1. La raison du plus fort

 

Monsieur de la FONTAINE l’a dit dans sa fable « La raison du plus fort est toujours la meilleure » mais la raison de Macky SALL ne sera pas la meilleure parce que, malgré les apparences, il n’est pas le plus fort. C’est parce qu’il se sent profondément affaibli et esseulé qu’il tente d’instrumentaliser la justice pour éliminer des adversaires potentiels aux échéances électorales à venir. Il est conscient qu’il n’est pas le maitre du jeu. Il ne l’est même pas dans son propre parti.

 

1

 

En essayant de faire condamner Khalifa Ababacar SALL, ce procès de la honte qui n’a pas sa raison d’être est en fait le procès de l’obstination, de l’acharnement et de la méchanceté.

 

Il y a de cela huit (08) ans, je publiais une déclaration au gamou de Stuttgart sur la situation délétère de notre pays à la suite de l’agression perpétrée par la police contre la Cathédrale de Dakar. Comble de sacrilège elle a lancé des bombes lacrymogènes contre les fidèles. Mes amis chrétiens, alors que j’étais à Stuttgart, avaient sollicité ma réaction devant la gravité de la situation.

 

La déclaration s’intitulait : « DAFA DOYE NA DEEM !! », ça suffit qu’il dégage. Il s’agissait d’Abdoulaye WADE et il est parti.

 

Au moment de prendre la parole pour le gamou de Stuttgart de cette année, une note m’est parvenue m’informant de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL ainsi que ses camarades du Parti Socialiste (PS). J’avais, à partir de Stuttgart, fait cette seconde déclaration lue durant le gamou à l’annonce de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL du Parti Socialiste (PS), à la veille du début de son procès. Il s’agit de la confirmation d’un acharnement obsessionnel contre un leader politique dont la trajectoire, sans faille, depuis sa prime jeunesse, le destinait aux plus hautes responsabilités de notre pays. Aujourd’hui, le procès touche à sa fin, l’exclusion est une liquidation politique et le procès en est l’inhumation. Cette déclaration de Paris lue devant le forum « les nouveaux enjeux de la globalisation et la révolution numérique » organisé par la section francilienne de « Bess Dou Niak » me permet de dire ma colère devant la férocité des responsables politiques de ce pays, ma hantise devant les tyrannies qui renaissent, mon effroi devant la fachosphère qui s’insTalle et ma tristesse devant les carrières brisées.

 

Oui, je suis lassé par tant de trahisons, fatigué par cet abaissement de l’intelligence et de la dignité, déçu par tant d’ignominies.

 

La décision du bureau du Parti Socialiste (PS) ne concerne pas que les militants socialistes. C’est également notre affaire. Ce parti n’a pas su surmonter ses pulsions suicidaires. Dans ses rangs aujourd’hui déprimés et clairsemés, les haines recuites, et la prééminence des égos l’ont emporté sur les intérêts premiers du Parti.

 

Le PS du Congrès sans débats n’a pas su renouveler les visages et les usages pour redevenir ce grand parti pivot de la vie politique, depuis l’indépendance. Il ne cesse de s’enfoncer depuis sa défaite électorale qui s’est avérée être une véritable déroute politique. Ce n’est pas l’occurrence de la défaite, somme toute prévisible, mais son ampleur. Aujourd’hui, le pronostic vital de la vieille maison de Léopold Sédar SENGHOR est sérieusement engagé. Ce parti a été emporté par cette rigidité intellectuelle et politique qui a empêché les remises en cause nécessaires.

 

Nous avons tous en nous quelque chose du Parti Socialiste. Parti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE qui ont joué un rôle essentiel dans sa création et sa propagation. Nous l’avons toujours considéré comme un patrimoine familial.

 

Serigne Abdou Aziz SY Al Amine (RTA) m’a dit : « C’est grâce aux difficultés de Léopold Sédar SENGHOR et de l’BDS qu’il a compris le sens du verset » :

 

 

 

 

2

 

ُُ ْْ ْْ ُ ْْ َ  ُ
ءاَشَتنمزعتوءاَشَتنممكلملاُزنعَتوءاَشَتنمكلملايتؤتْكلملاكلاممهلالق
ُ َ ِ ََِ َ ِ  ِ َِ
َُ ُ   ِ َُ َ ُ ْ ُ ََُ  ِ
َ ُ َ َ َ ُُ
ريدِقءٍيَش لكىلع كَنإۖرْيخلاَكَدِيبۖءاَشتنملذِتو
ْ ِ َٰ ِ َُِ ُ َ   َ

«Dis Dieu, le Maître de la Souveraineté donne le pouvoir à qui il veut et le retire à qui il veut ».

 

Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « A cause de tous les obstacles dressés pour que Léopold Sédar SENGHOR ne réussisse pas avec son Parti ». Et pourtant à cause du soutien jamais démenti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE, Léopold Sédar SENGHOR a régné et son Parti avec lui.

 

Aujourd’hui nous sommes loin de tout cela, c’est Khalifa Ababacar SALL qui est exclu du Parti Socialiste (PS), un acte annonciateur d’une débâcle prochaine : on s’acharne sur le leader menaçant, avec la complicité des dirigeants de son propre parti. Aujourd’hui en l’excluant du PS, c’est le sens de sa vie qu’on tente de nier. On veut lui enlever toute légitimé.

 

Machiavel définissait la politique comme un art souverain du mensonge, mâtiné d’une absence totale d’éthique. Les élections législatives de 2017 l’ont amplement prouvé mais nous avons la faiblesse de croire que la politique peut être autre chose : renforcer la capacité d’une société à s’emparer de son destin, à inventer un ordre juste et à se placer sous l’impératif du bien commun. Nous irons dans ce sens et ne lâcherons rien !!

 

Pour comprendre cette nouvelle péripétie dans la liquidation politique de Khalifa Ababacar SALL, il faudrait effectivement remonter aux élections législatives du 30 Juillet 2017 et même avant.

 

Ce qui s’est passé le 30 Juillet 2017 n’a pas de précédent dans l’histoire politique du Sénégal. Des élections ingagnables par le régime en place parce que ultra minoritaire et impopulaire ont abouti à des résultats plus que contestés, qu’aucun patriote sénégalais soucieux de l’image de son pays ne peut accepter ; cette image a été inexorablement abimé par la conduite des législatives de juillet 2017.

 

C’est d’une extrême gravité pour l’avenir de ce pays et de sa démocratie. Pire que la présidentielle de 2007 organisée également par Macky alors directeur de campagne de WADE quand Moustapha NIASSE disait : « Abdoulaye WADE n’a pas remporté les élections, il les a emportées ». Donc Macky est coutumier du fait d’élections

 

  • emportées ». Il convient d’en comprendre les raisons pour se dépêtrer de l’épineuse question qu’elle pose à tous ceux qui s’agitent, cogitent, méditent et éditent sur notre pays, au citoyen « lamda » certes mais également aux élites prédatrices qui mènent le pays depuis l’Indépendance et qui ont toutes « emporté » des élections. Après deux (02) alternances, on se croyait à l’abri d’une telle régression. C’est le lieu d’en venir au caractère central de la magistrature dans notre arsenal judiciaire et démocratique.

 

  1. Le caractère central de notre magistrature

 

 

 

Quand dans un pays les critiques les plus acerbes sur l’indépendance de la Magistrature viennent des magistrats eux-mêmes au niveau le plus élevé, entraînant

 

3

 

leur démission des instances dirigées par le Président de la République lui-même pour déficit de transparence, cette justice-là perd toute crédibilité ; non seulement en politique, mais également dans l’environnement des affaires où les investissements étrangers trouveront le pays peu attrayant parce que trop risqué. Je voudrais à ce propos partager avec vous la réflexion de l’éminent académicien et avocat français, Maurice GARCON, qui disait : « Les politiciens sont abjects. Leurs intérêts électoraux ou d’argent leur font faire des ignominies. » Il est encore sans appel quand il parle des magistrats voilà ce qu’il dit d’eux :

 

  • Pour les Magistrats, c’est autre chose. La décoration et l’avancement en font des valets. Ils sont lâches, trembleurs et pusillanimes. Ils ont peur de leur ombre dès que se manifeste une intervention un peu puissante. Toutes les palinodies leur sont bonnes lorsqu’il s’agit de flatter le pouvoir. Leur prétendue indépendance dont il parle est une plaisanterie. Plus ils gravissent les échelons des honneurs plus ils sont serviles. Pour faire la grande carrière, il faut avoir accumulé tant de platitudes qu’on peut dire que leur bassesse est proportionnelle à leur élévation. Voilà pourquoi Paris est pire que tout. Pour en arriver là, il faut avoir tant de fois courbé l’échine et servi des maitres divers, que toute moralité est absente. Ils sont d’ailleurs ingrats. Si le Gouvernement change, ils se mettront au service de celui qui tient présentement le pouvoir et jetteront impitoyablement en prison ceux dont quinze (15) jours avant ils léchaient encore les bottes et auxquels ils doivent ce qu’ils sont devenus. Vivre quotidiennement avec des gens qu’on méprise, passer des journées dans une maison sale et respirer dans un air plein de miasme voilà pourtant ma destinée » (Maurice GARCON, Journal 1939-1945).

 

Il dit dans ce texte que Paris est pire que tout, c’était la situation de la France de 1939. C’est cet affaissement de la justice française devant ses responsabilités, trainant une corruption cancéreuse, qui a été à la base de la débâcle de la France durant la guerre de 39-45. Quand l’éthique déserte l’Etat, le désastre se pointe à l’horizon. Et Hitler a fait de la France une bouchée. Je n’irai pas jusqu’à dire que Dakar de 2018 est pire que tout ; je crois en l’avenir de la justice de mon pays et à ses Magistrats dont certains, la majorité, sont d’une intégrité sans faille comme l’ont révélé les délibérations du dernier Congrès de l’Union de la Magistrature du Sénégal (UMS).

 

Autant j’ai vu des avocats éloquents et brillants se succéder à la barre, pour prouver l’innocence de Khalifa SALL et de ses co-prévenus, autant j’ai eu le sentiment d’un gâchis quand j’ai entendu l’Agent judiciaire de l’Etat, une tête bien faite, mettre son intelligence, et son talent au service d’une cause injuste : l’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et de ses co- prévenus.

 

Cependant je ne désespère pas de notre justice qui a des ressources humaines de qualité.

 

 

 

 

 

Nous allons vers des échéances électorales décisives pour l’avenir du Sénégal. Dans ce contexte, comme disait Alain Badiou « la politique est ramenée au choix électoral d’un Président. De cette définition peut découler une conception assez cynique de la politique faite de concurrence, de rivalité, de brutalité, de combat avec tout ce que cela implique de vilenie, de corruption, de mensonge et de violence.»

 

4

 

Il y a les tenants de ces pratiques qui n’ont rien à envier a Machiavel, qui dans Le Prince définit les procédures de lutte pour le pouvoir, l’occupation, l’exercice et les qualités requises pour être l’homme de ce genre de combat.

 

  • La contradiction entre justice et pouvoir a elle-même une longue histoire. Platon a essayé de fixer les normes d’un Etat soumis à l’idée de Bien et montré que ce n’était chose aisée. Assez tardivement, autour du XVIIIème siècle notamment avec Rousseau et ensuite à travers les efforts de plusieurs penseurs révolutionnaires du XIXème siècle notamment Marx et Engels mais aussi Proudhon, Fourrier, Auguste Comte, Blanqui, Feuerbach ». (Alain BADIOU, Eloge de la politique)

 

Les philosophes et les religions ont essayé de définir : « Qu’est-ce qu’un pouvoir juste ? ».En effet, la justice est aussi au cœur du projet social islamique. ALLAH (SWT) dit :

 

ْ َ ُ ْْْ َ ْ  َ ْ َ َ
َ َْ
ۖطِسْقِلابسانلاموقيلِناَزيمَِلاوباتكِلامهعماَنلزنأوَتاَنِيبلاباَنلسُر اَنلسرْأدقل
ْ ُِ َ َ ََ ََُُ َ َِِ ُ  َ
َ َ اللََّ َ َ ْ ْ ْ َ
َ
بيْغلابَُهلسروهرصنينم  معيوسانلعفاَنموديدَشِ س أبهيفديدِحلااَنلزنأوَ
ِ ِ ُُ ُُُ َ َُ ِْ ِ ِ ِ ََِِ َ
ُ َ
َ
ِ اللَِّ
زيزع يوق  نإ
َِ ٌّ

 

  • Nous avons envoyé nos prophètes avec des signes et avons descendu avec eux des livres et la capacité de peser et de soupeser chaque situation pour que les êtres humains vivent dans la justice et l’équité ». Donc tout ce qui touche à la justice ne nous est indifférent ou innocent parce qu’il a une portée divine récompensée par ALLAH qui dit ne jamais refuser la prière d’un Imam juste. Ici le rôle du juge est sacralisé avec les attributs de la Sainteté.

 

Ainsi la nécessaire séparation des pouvoirs pose une double question : celle de l’indépendance des juges et de la relation entre le judiciaire et l’Exécutif. Il doit être attaché à la fonction de juge une forme de hauteur, de grandeur, de distance qui seules donnent à ses décisions une sorte d’autorité et de crédibilité. Une justice matinée d’empathie et d’humanité est tout de même compatible avec cette hauteur et cette distance. Elle doit traduire le désir permanent au sein des tribunaux d’analyser sans relâche les liens qui existent entre l’éthique, les fondements moraux et politiques de l’institution judiciaire, l’organisation de son travail et le contexte social et historique qui en est l’arrière-plan. Et dans le cas d’espèce de la caisse d’avance, les intervenants sont largement revenus sur la réalité sociale et historique qui l’a créée et pourquoi le procès et pourquoi maintenant ? pour souligner la partialité, la temporalité et la disproportionnalitè.

 

  1. Où est la gauche ?

 

Des évènements se sont passés avant le 30 Juillet 2017, qui nécessitaient une réaction collective et réfléchie des forces de transformation sociale. L’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et ses co-prévenus n’avait pas lieu d’être. Mais on n’a laissé faire. Certaines forces curieusement aphones et atones telles que nos amis du PIT et de la LD ont préféré porter les béquilles du pouvoir actuel parce qu’elles ont abandonné la lutte. Pourquoi si peu de référence et d’attachement à une tradition politique de justice et de progrès social, qui vient de loin, et fait partie du patrimoine patriotique de notre

 

5

 

histoire contemporaine ? Tout le monde dénonce la situation actuelle, collectivement et individuellement : Amnesty International, Alioune Badara Cissé mais aussi le rapport de la CENA sur les élections du 30 juillet 2017 lors qu’il déclare : « les sénégalais sont unanimes à reconnaitre que les élections législatives du 30 juillet se sont déroulés dans des conditions difficiles ; les récriminations étaient nombreuses, vérifiables et vérifiées sur le terrain ; Personne n’a nié un tel fait ».

 

La Ligue Démocratique vient de réagir positivement en isolant et en neutralisant l’enclave de l’APR dans leur parti en déclenchant une dynamique de rectification qui a abouti à la tenue du VIIIème Congrès statutaire de la Ligue Démocratique Debout (LD) dont la résolution finale stipule : « Considérant la situation de la Ligue Démocratique caractérisée, depuis le lendemain de la deuxième Alternance par une entreprise de captation de notre Parti pour en faire un instrument non plus de lutte et de promotion des intérêts du Peuple, mais tout simplement un outil de promotion personnelle de quelques individus. Cette stratégie de captation a été basée sur un renoncement à tous les objectifs, valeurs et principes qui guident l’action du Parti et sur une inféodation totale au régime en place afin d’obtenir quelques postes dans les structures étatiques et autres avantages financiers, avec à la clé des tentatives de corruption de nos bases militantes ».

 

  1. A quand le tour du PIT ?

 

Le PIT que je connais mieux était un parti sérieux, prolongement du PAI historique qui

 

  • lui seul est une caution de patriotisme au Gouvernement actuel. Il a été l’élément subjectif ayant mené avec vaillance et constance la lutte de notre peuple pour son émancipation. La révolution nationale et démocratique qui reposait en partie sur le soutien du camp socialiste, représentait sa vision tactique et le socialisme, sa stratégie finale. Je peux comprendre qu’avec l’effondrement de ce camp et le désinvestissement idéologique qu’il a créé que les marxistes sénégalais aient été amenés à se « réajuster » pour reprendre l’expression caustique du Feu Amady Aly DIENG. Se réajuster oui, eu égard à la nouvelle donne, mais pas au point d’y perdre son âme. On est loin, en effet, des temps où dans le rapport du Comité central du 2ème Congrès du PIT, en 1984 on se demandait : « Comment assurer à l’avenir l’expression démocratique sans entrave du suffrage universel ? La réponse à cette question dépend organiquement de la puissance du mouvement démocratique, de l’existence d’un dense réseau d’organisations prenant en charge de manière diversifiée et convergente les préoccupations des couches populaires, de leur éducation civique, y compris des questions aussi élémentaires que la façon de voter correctement, sans céder aux intimidations et pressions de tous ordres que les hommes du pouvoir exercent jusque dans les bureaux de vote pour fausser l’expression du suffrage universel ».

 

Toutes ces entraves qui empêchaient l’expression du suffrage universel, dénoncées en 1984 du temps d’Abdou Diouf, se sont manifestées avant, durant et après le 30 Juillet 2017. Mais différence de taille entre les époques – la nature de classe du régime n’ayant pas changé – aujourd’hui c’est le PIT lui-même qui est complice des entraves qu’il dénonçait, surtout la rétention des cartes d’électeurs ou leur distribution sélective. Le PIT, dans son rapport du Comité central du 1984, préconisait que l’expression sans entrave du suffrage universel exigeait l’existence d’un puissant mouvement populaire et démocratique. Pourtant c’est un mouvement populaire puissant sans équivalent dans l’histoire du Sénégal, articulé autour du peuple des

 

6

 

assises dirigées par des personnalités hors pair telles que Ahmadou Moctar MBOW, Mamadou TOURE (que Dieu ait son âme) et Cheikh Hamidou KANE avec des socio-démocrates, des communistes, des syndicats et des organisations de la société civile, des personnalités et organisations religieuses, qui a porté Macky SALL au pouvoir en Mars 2012. C’est cette même Coalition, ou ce qui en reste, qui est l’artisan et le principal complice d’un processus électoral qui a empêché 30% de corps électoral d’exprimer son devoir civique.

 

J’insiste sur le cas du PIT parce qu’il a été le vivier idéologique dans lequel la stratégie de large rassemblement a été élaborée et qui a été le socle sur lequel reposaient les deux alternances connues au Sénégal en 2000 et 2012. L’un des rares partis communistes à être encore dans un gouvernement dans le monde. Signe d’épaisseur stratégique et d’une intelligence politique qui refuse de camper dans une opposition infantile et belliqueuse. En même temps je suis inquiet de voir hypothéqués le patrimoine historique du PAI et sa lutte exténuante. En effet la sclérose et le nécrose du PIT font qu’il a abandonné des tâches essentielles : fonction intellectuelle d’élaboration théorique et de lutte idéologique, fonction programmatique, fonction d’animateur des organisations de masse et de mouvements sociaux. Même la lutte dans les entreprises, qui constituait un paragraphe obligé du rapport du Comité central, est aujourd’hui absente. Des patriotes de grande valeur depuis Lamine SENGHOR ont sacrifié leur vie pour la cause que le PIT est en train d’abandonner.

 

A l’instar de la LD Debout, je souhaite au PIT la même dynamique de rectification. Nous avons besoin d’une justice de grande qualité, des forces de progrès en mouvement et assemblée nationale plurielle et citoyenne et non un temple des applaudissements moutonniers.

 

 

  1. Les dangers d’une majorité parlementaire

 

A cette période actuelle de l’histoire du Sénégal, nous avons aussi besoin d’un dispositif institutionnel qui renforce le Parlement dans son rôle de contrôle de l’exécutif et d’évaluation des politiques publiques. Il faut définitivement adopter le

 

  • check and balance » américain qui est à la forme la plus acceptable de la séparation des pouvoirs. Les élections récentes, ailleurs dans le monde, nous ont édifiés sur la maturité des peuples qui ont refusé de donner une majorité parlementaire à l’exécutif.

 

C’est le cas en Grande Bretagne avec Theresa MAY, en Allemagne avec Angela MERKEL qui, depuis cinq (05) ans est minoritaire au Bundestag. Elle a gagné les élections en Allemagne mais a rencontré des difficultés énormes pour former un

 

Gouvernement. Les élections du parlement italien n’ont donné aucune majorité, tout sera négocié. En France, Emmanuel MACRON a une majorité composite.

 

Au Sénégal le régime présidentiel concentre entre les mains d’un seul homme des pouvoirs exceptionnels qui en fait un monarque élu. Entre deux élections présidentielles, le parlement s’est révélé impuissant à contrôler les abus et les dérives des autorités de l’exécutif.

 

Pour échapper à cette menace, il faut dans le cadre d’un benchmarking, adopter l’expérience de pays ayant su gérer leurs ressources minières tels que le Pérou, la Norvège ou encore le Ghana. Le Pérou a su tripler son PIB en dix (10) ans, alors qu’il aurait fallu un taux de croissance annuelle d’au moins 7% pour doubler le PIB en dix

 

  • années. Dans ce pays, une tradition institutionnelle refuse de donner la majorité

 

7

 

parlementaire à l’exécutif qui plafonne à 40%, obligeant ce dernier à constamment rendre compte au législatif qui a le dernier mot y compris pour les contrats miniers. Aujourd’hui, le parti du Président péruvien a vingt (20) députés, et l’opposition soixante-onze (73) sur les 130 sièges.

 

Pour renforcer l’Assemblée Nationale, il faudra bannir une pratique qui porte sur les procédures d’urgence qui sont devenues la règle et non l’exception. Jamais une législature n’a subi autant de pression de la part de l’exécutif que la 12ème législature pour passer des lois par la procédure d’urgence pour des affaires qui n’avaient rien d’urgent. Ce fut le cas avec la loi sur l’Acte III de la décentralisation qui porte sur la gouvernance territoriale. L’examen de cette loi demandait que l’on prît assez de temps avant de la présenter et de la discuter. Elle a été votée en une semaine à la convenance du gouvernement dont l’objectif n’était point un découpage territorial efficace mais le charcutage électoral en vue des élections imminentes. Si on avait donné assez de temps à l’Assemblée Nationale, on aurait identifié et discuté des problèmes tels que les caisses d’avance et on aurait trouvé des solutions adéquates. Cela aurait permis d’éviter le procès actuel. C’est pourquoi nous dirons avec le Président Emmanuel MACRON, devant le Parlement français réuni en Congrès le 03 Juillet 2017 :

 

  • Il faut du temps pour penser la loi. Du temps pour la concevoir, la discuter, la voter. Du temps aussi pour s’assurer des bonnes conditions de son application. Souhaiter que nos institutions soient plus efficaces, ce n’est donc pas sacrifier au culte de la vitesse, c’est rendre la priorité au résultat. Sachons mettre un terme à la prolifération législative. Elle affaiblit la loi, qui perd dans l’accumulation des textes une part de sa vigueur et, certainement son sens. Telles circonstances, tel imprévu, telle nouveauté ne sauraient dicter le travail du législateur. Car la loi n’est pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays. Elle est faite pour encadrer les tendances profondes, des évolutions importantes, les débats essentiels, et pour donner un cap. Légiférer moins, c’est consacrer plus d’attention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite. C’est cela, le rôle du Parlement. Légiférer moins, c’est mieux allouer le temps parlementaire. C’est en particulier, réserver de ce temps au contrôle et à l’évaluation ».

 

  1. Le message éternel de Mame Abdou (RTA)

 

On se souvient que Mame Abdou (RTA), dans ces dernières imprécations, s’adressait vigoureusement à la représentation parlementaire lui demandant de refuser d’être une Assemblée assujettie et asservie à la volonté du Chef de l’exécutif de l’époque, le Président Abdou DIOUF. Il interpelait les députés en leur demandant de refuser de voter des lois uniquement pour plaire à Abdou Aziz NDAO, qui était alors Président de l’Assemblée Nationale. A travers le Gouvernement d’Abdou DIOUF, Mame Abdou (RTA) avait fondu dans la même imprécation l’Exécutif et le Législatif. Il avait alors administré un cours magistral de droit constitutionnel sur la séparation des pouvoirs qui continue, vingt (20) ans après, à retentir dans les villages les plus reculés du Sénégal, dans un langage qui repose sur l’affect et qui a su aller au-delà du cours de droit de l’Université.

 

Il invitait les députés à craindre Dieu devant le jugement de qui ils se présenteront un jour, et auront à rendre compte de leur comportement à l’Assemblée Nationale. Il les

 

8

 

enjoignait d’agir en fonction des intérêts des populations qu’ils représentaient dans l’hémicycle.

 

Mame Abdou (RTA) dans ses imprécations avait déjà parlé à la 13ème législature qui ne doit pas voter des lois pour faire plaisir au Président Macky SALL ou insTaller un environnement qui rend impossible tout débat sérieux sur les questions multiples et complexes qui interpellent notre pays et pour lequel personne n’a le monopole des solutions.

 

La 13ème législature regorge de ressources humaines variées de qualités exceptionnelles ayant l’expérience de l’Etat, de l’Assemblée, du pays et des exigences du monde moderne, ayant servi dans plusieurs gouvernements. Cette législature dispose également d’hommes et de femmes venus des terroirs et qui font que cette Assemblée Nationale est vraiment Nationale dans un Sénégal riche de ses cultures, de son histoire plusieurs fois séculaires, de ses confessions, de ses ethnies, de ses régions, de leurs diversités géographiques, enrichies par des alluvions fécondes. Ce pays d’intégration parvient toujours à intégrer et à dépasser ses apports allogènes. Ce n’est qu’à travers un débat sérieux, profondément réfléchi et non dans les majorités mécaniques que la lumière jaillira. Aujourd’hui à l’assemblée, dans les commissions comme en plénière, toute sorte de subterfuges sont utilisés pour restreindre le débat avec une pesante condescendance de la majorité, et une violation flagrante du règlement intérieur.

 

  1. Et pourtant, ce Macky n’est pas le maître du jeu

 

Ce qui a frappé tout le monde, au soir du 30 Juillet 2017, Macky SALL, et c’est peu de le dire n’offrait pas du tout l’image d’un vainqueur. Et ses partisans ne pavoisaient pas. Ils savaient comment ils ont gagné. Ce que Macky SALL traine derrière lui, c’est la désillusion de ses alliés qui sont chacun pris individuellement dans une déliquescence totale. Contrairement à ce que ses médias de service veulent faire passer dans l’opinion, Macky SALL est politiquement le plus affaibli de tous les présidents depuis l’Indépendance. Il n’a ni l’expérience, ni la préparation de ses prédécesseurs, mais il est l’héritier du passif de Wade. Il est vrai qu’il a un puissant trésor de guerre, de quoi acheter le ciel et la terre. Il n’est fort que de la faiblesse de ses adversaires, avec une stratégie politique qui repose essentiellement sur la transhumance, des religieux et des politiques.

 

Pour 2019, son calendrier n’est pas bon. Pour avoir des chances de gagner la prochaine présidentielle, il faut être fort dans ses bases. Il faut être armé d’un bon bilan et enfin compter sur un soutien populaire sans faille.

 

Au contraire, les réseaux sociaux sont en ébullition. Les alliés de Bennoo Bokk Yaakaar en rébellion, aujourd’hui la LD debout, après le PS et l’AFP, l’APR en explosion. Le Directeur de soleil dans un surprenant cri de détresse parle d’esseulement du président et la démobilisation inquiétante de l’APR. Un PSE qui bat de l’aile, avec des conceptions fumigènes d’un premier ministre évanescent. De mémoire de sénégalais, jamais Président de la République n’a été, avec ses proches, autant chahutés, humiliés, malmenés, tournés en dérision. Ni Léopold Sédar SENGHOR, ni Abdou DIOUF, ni Abdoulaye WADE, ni Hosni MUBARAK, ni Yaya DIAME, ni Robert MUGABE n’ont connu un tel traitement.

 

Nous sommes en droit de nous de nous demander comment on en est arrivé là.

 

Le médiateur Alioune Badara CISSE, membre fondateur de l’APR, ancien Ministre des Affaires étrangères de Macky SALL, compagnon de route dénonce les mêmes turpitudes. Le Sénégal souffre tragiquement d’une absence de leadership. Il n’a ni cap ni capitaine. Les sénégalais sont déboussolés, découragés, déçus par deux Alternances non abouties. Ni le régime, ni la personnalité torve, autoritaire et éruptive de Macky SALL ne sont aimés. Macky suscite peu d’enthousiasme. Son désir obsessionnel d’avoir un deuxième mandat le pousse à tous les excès. Il est prêt à y sacrifier tout. La jeunesse lui tourne le dos. Cette jeunesse enthousiaste, frémissante de rêves, d’élan et d’allant, dont on sait comment elle est prête aux sacrifices et sensible aux menaces de l’avenir. La coagulation dangereuse du mécontentement et du désespoir, représentent la hantise de Macky SALL, depuis que le 23 Juin 2011, a montré qu’un gigantesque brasier pouvait surgir d’une étincelle (Touche pas à ma Constitution). Et on sait que le Sénégal, pays de contestation et de refus mais aussi de rêve (le pétrole et le gaz font rêver), est coutumier de ses embrasements qui ont consumé notre histoire commune, de la colonisation à nos jours.

 

Il ne faut pas en douter, le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues.

 

Le Sénégal aujourd’hui est à ce point sinistré, malade de lui-même, et ravagé par un mal secret. La gouvernance du pays est caractérisée par une absence de vision et de leadership. C’est ce qui explique la cuisante désillusion de l’opinion.

 

Le peuple sénégalais est fervent dans l’admiration, ce qui explique la profondeur de leur foi à en El hadj Malick Sy et Serigne Touba. Mais une fois son espérance déçue il est impitoyable. Il devient amer, vindicatif. Avec ‘‘Sopi’’ il avait tout misé sur Abdoulaye WADE dont la magie du verbe enjôleur le fascinait et lui promettait une société heureuse et harmonieuse enfin purgée de ses venins et de ses turpitudes.Le peuple croyait avoir élu enfin un Président à la hauteur de la fonction. Brutal a été le réveil : Le Sénégal est tombé sur un Président élu par infraction, du fait de la bêtise de Bennoo Siggil Sénégal dont les leaders se sont faits hara-kiri et nous ont offert le spectacle attristant d’un suicide de baleines. Le nouveau président souffrant d’une sérieuse impréparation.

 

A l’heure du bilan, la société sénégalaise est menacée de déliquescence à un moment grave de son histoire. Allah dans sa sagesse infinie nous a dotés des moyens de notre développement avec le pétrole, le gaz et des ressources humaines de qualité. Mais le sénégalais est sceptique, déprimé en proie au fatalisme (à quoi bon ? ils sont tous pareils), désabusé et atteint dans les profondeurs de son âme. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’intelligence du Président ou son désir de bien faire. C’est l’inadéquation de son comportement avec la fonction. L’Etat est aujourd’hui perverti par un homme qui a politisé à l’extrême l’administration sénégalaise. Il n’a ni mesuré, le sens de la fonction ni compris le champ de ses responsabilités. Il est agité, en revanche, par des démangeaisons présidentielles pour un second mandat et espère le soutien de la France pour compenser son impopularité. Mais le Président Emmanuel MACRON, pourra-t-il se permettre de soutenir un homme à qui le peuple a tourné le dos après avoir annoncé publiquement à OUAGADOU, à ACCRA, à ABIDJAN et à DAKAR la fin de la France-Afrique ? A cet égard la condamnation de Khalifa Sall serait l’erreur de trop qui ferait basculer définitivement la France. Les USA n’avaleront pas la pilule, surtout le congrès.

 

 

Ainsi le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues. Le Président de la République devrait arrêter ces dérives et analyser froidement la situation. Il ne doit pas tomber dans le travers du déni ni suivre les voix des sirènes courtisanes qui l’enfument. Ils ne lui sont d’aucune utilité : ils le mènent droit dans le mur. Et ils lui trouvent des ennemis qui n’en sont pas et dont le seul crime est de refuser d’être associé aux bêlements laudatifs.

 

Dans notre système démocratique l’opinion publique nourrit un scepticisme prononcé

 

  • l’ endroit de nos hommes politiques. Les réseaux sociaux les enfoncent davantage tous les jours. La forme d’organisation autour de partis politiques héritée du 19e siècle est-elle la meilleure pour mener les luttes d’aujourd’hui et construire l’alternative que le peuple appelle de ses vœux ?

 

Le parti politique représentait le socle de croyance et de comportement qui scellaient un engagement commun. Mais dans un contexte de crise de l’institution partisane, la mobilisation directe des militants et des électeurs à travers l’internet rend moins utiles les partis traditionnels héritiers de l’âge parlementaire du décadent.

 

Il est donc impérieux de réinventer les formes de notre démocratie, avec les exigences de la révolution numérique en féminisant, rajeunissant et diversifiant les adhérents et les responsables à tous les niveaux des instances pour la conquête non seulement de la présidence mais également des collectivités locales en 2019.

 

 

Il faut s’atteler à organiser une alternative, la vraie cette fois-ci, avec un président aux compétences étatiques avérées constant dans ses positions apportant des solutions aux problèmes du pays .Il aura été choisi parce que réunissant notoriété, charisme et crédibilité. Ce sera un homme (ou une femme) équidistant de tous les lobbies qui gangrènent la vie politique de notre pays depuis toujours. Cette alternative offrira aux sénégalais un leadership qui donnera une autonomie de décision et la capacité

 

  • d’ordonner le réel » pour parler comme notre compatriote Felwine SARR. Pour nous y aider notre profond ancrage dans les valeurs qui structurent notre imaginaire collectif. Macron révèle : « j’ai passé beaucoup de temps à lire Kant, Aristote et

Descartes. Je découvrirai Hegel plus tard.» J’aurai aimé entendre Macky Sall dire la même chose pour EL Hadj Oumar Foutiyou TALL, El Hadj Malick SY, Serigne Touba, Thierno Souleymane BAAL, Baye NIASSE et Limamou LAYE, Cheikh Moussa KA, Serigne Hady TOURE et Cheikh GASSAMA. Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta.

 

C’est cette reconnaissance et l’appartenance à cette culture qui donnent au Sénégal son atout majeur : celui qui dit qui il est, d’où il vient et quelle valeur il défend.

 

L’opacité et l’absence de transparence des contrats qu’il signe notamment pour le pétrole et le gaz illustrent la fameuse phrase du Cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment ».

 

En effet, Macky Sall sait qu’il n’a pas intérêt à la transparence parce que c’est à son détriment. Donc il s’installe dans l’opacité, la marque de fabrique de tout ce qu’il fait. C’est cette ambiguïté que traduit l’épisode calamiteuse du « Wax Waxet » qui remet en cause ses promesses électorales. Il est incapable de constance, parce que emporté par ses reniements perpétuels dont les conclusions des assises nationales.

 

Bes Du Ñakk, vu l’état de déliquescence des forces de transformation sociale, offre des structures d’accueil pour ces sénégalais désorientés, désespérés et déçus ; mais convaincus de l’avènement de lendemains meilleurs et qui cherchent, avec

 

11

 

optimisme, une issue à leur désarroi. Bes Du Ñakk redéfinit ce que doit être la culture commune de la Gauche à travers une offre politique nouvelle pour les sénégalais qui ne repose pas sur une communauté d’intérêts égoïstes mais sur une communauté de destin. Offrir un nouveau paradigme pour enfin être à la hauteur de la grande exigence de changement que nous vivons depuis l’époque du ‘‘Sopi’’.

 

Bes Du Ñakk entend contribuer en bonne place à cette alternative en construction, armé d’une éthique à l’image du grand théologien de Damas du 13ème siècle, Ibn Taymiyya, qui disait : « La valeur d’un pouvoir est déterminé par les qualités morales personnelles des hommes qui assument le pouvoir » et « Si le détenteur du pouvoir est sain alors les affaires des hommes le seront également, mais s’il est corrompu, alors les affaires des hommes le seront tout autant ».

 

Fait à Paris, 6 mars 2018

 

 

 

 

 

 

Serigne Mansour SY Djamil

 

Khalif de Serigne Moustapha Sy Djamil

 

Président de Bess Du Niak

 

Ancien Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12

Procès Caisse d’avance: Serigne Bassirou Guèye interpellé sur des dossiers beaucoup plus lourds

YERIMPOST.COM Le parquet a aussi reçu sa part de la plaidoirie de Me Seydou Diagne. Ce matin, l’avocat de Khalifa Sall n’a pas loupé le Procureur. Selon Me Diagne, Serigne Bassirou Guèye a d’autres chats à fouetter. « Vous êtes assis sur de vrais gros dossiers. Si vraiment vous représentez la société, comme vous le dites, vous devez enrôler ces dossiers qui datent depuis des années», a-t-il plaidé. Me Diagne dit ne pas comprendre le fait que le Procureur s’acharne contre le maire de Dakar pour 1,8 milliard de FCfa alors qu’il existe des dossiers de près de 400 milliards de FCfa dans son bureau. Il cite les dossiers de Bara Sady (ancien DG du Port), de Thierno Ousmane Sy (affaire de la 3e licence de téléphonie) et d’Aïda Diongue (affaire des produits phytosanitaires). «Montrez la même détermination et la même énergie au moins sur ces dossiers qui incriminent des sommes beaucoup plus conséquentes que celles reprochées à Khalifa Sall», a indiqué Me Diagne à Serigne Bassirou Guèye.

Et l’avocat de poursuivre: «Par exemple, pour le cas de Bara Sady, depuis 2015, j’écris au procureur, avec des ampliations, pour qu’il ouvre un procès. Mes requêtes sont restées, jusque-là, sans suite. Et pour Khalifa Sall, en trois semaines, on a enrôlé son dossier». Toutes choses qui font dire à la robe noire au président du tribunal: «On n’attrait dans votre juridiction que ceux qui ont des ambitions politiques».




Contribution: A Ceux qui gèrent AIDB : Ayez conscience que le Sénégal est l’un des pays les plus pauvres du monde !

Nous commençons à nous habituer aux articles qui, chaque mois, nous donnent les chiffres sur le nombre de vols et de passagers enregistres a AIBD. Je voudrais, au-delà des chiffres, donner le point de vue d’un voyageur ordinaire. Je suis un usager de cet aéroport. Je l’ai utilisé à 2 reprises (2 voyages aller-retour). Mes impressions sont mitigées. D’un côté, oui, c’est un bel aéroport.  On peut en être fier, comparé à l’Aéroport de Yoff, bien qu’avec tout l’argent que l’ouvrage a englouti je m’attendais à un plus grand édifice.  Si le Sénégal va vers l’émergence, comme on nous le promet, je pense qu’il sera nécessaire d’agrandir l’aéroport dans une dizaine d’années ou plus tôt. Mais, et c’est là l’autre versant du décor, ce qui doit nous préoccuper dans l’immédiat, ce sont les prix exorbitants partout et des couts exagérés imposés aux usagers de AIBD. D’abord pour aller à l’aéroport, vous déboursez 3.000 F si vous venez de Dakar et passez par l’autoroute. Une fois arrivé à l’aéroport, vous êtes obligé d’aller au parking où vous allez payer au moins 1.000 FCFA. Vous ne pouvez pas déposer le passager devant le hall des départs et continuer votre chemin, comme cela se fait dans tous les aéroports du monde, y compris ceux des plus grandes villes des pays les riches du monde : dans le site web de AIDB, il est bien écrit que dans la zone dépose-minute vous avez jusqu’à 5 minutes de stationnement gratuit. La vérité est que l’accès à cette zone n’est pas (ou n’est plus) disponible. Donc vous êtes obligé de passer par le parking et de payer au moins 1000 F. Si vous venez avec votre voiture personnelle et voulez utiliser le parking pour une longue durée, vous devez payer 7.000 F par jour si la durée est inférieure à une semaine et 5.000/jour par la suite, ceci pour un parking à ciel ouvert ! Autrement dit, si vous utilisez le parking de AIBD pour la période allant du 19/02 à midi au 25/02 à 11h59, soit 6 jours, vous allez payer 42.000 FCFA (64 Euros). Pour la même période, vous payez à Fiumicino (principal aéroport de Rome, Italie), entre 23 Euros et 90 euros, et entre 75 à 100 euros pour l’Aéroport Charles De Gaulle de Paris (Terminale 2). Et il s’agit ici de parkings couverts !! Si vous voulez utiliser les chariots de l’AIDB (au départ comme à l’arrivée), il vous faut une pièce de 500 FCFA ou d’un euro. En principe vous pouvez récupérer la pièce en remettant le chariot à sa place après usage, mais tout est fait pour que vous ne puissiez pas le faire – une mafia est déjà en construction autour des chariots.  L’aéroport de Rome a essayé de faire payer les usagers des chariots vers en 2012 ou 2013, mais on a vite abandonné l’idée à cause des nombreux désagréments que cela posait aux passagers dont des millions de touristes qui visitent cette ville chaque année. Bref, ceux qui gèrent AIDB, les autoroutes qui y mènent, le futur TER, etc., doivent savoir que le Sénégal est un pays pauvre. Bon Dieu, que faut-il faire pour que ces gens-là se rendent que le Sénégal est l’un des 20-30 pays les plus pauvres du monde. C’est vrai, nous sommes l’un des peuples les plus fatalistes du monde, mais là cela devient simplement insupportable. Madiodio Niasse, fonctionnaire international a la retraite.

Madiodio Niasse

 

Le procureur requiert une peine plus clémente que celle réclamée par Antoine Diome

YERIMPOST.COM Le procureur réduit la somme demandée à Khalifa Sall par l’Agent judiciaire de l’Etat et qui s’élève à 6 milliards 800 millions de FCfa. Mais la facture reste toujours salée. Dans son réquisitoire, cet après-midi, le procureur a tenté d’établir le délit d’association de malfaiteurs. Selon la Loi, a expliqué le procureur, le délit d’association de malfaiteurs est puni par un emprisonnement de 3 à 7 ans, plus une amande du triple de la somme escroquée. En l’espèce, la somme litigieuse est de 1 milliard 800 FCfa. Si elle est multiple par 3, cela fait 5 milliards 400 millions. soit 1 milliard de moins par rapport à la somme réclamée par l’Etat du Sénégal via son représentant à ce procès dit de la Caisse d’avance de la maire de Dakar.

www.yerimpost.com

La guerre mystique atteint les plus grands avocats du procès

YERIMPOST.COM Si on sort un peu de la rationalité pour faire un tour rapide dans ce qu’on appelle « les réalités africaines », on constate quelques faits para-normaux dans le procès dit de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Les missiles mystiques que se lancent mutuellement les camps du pouvoir et de Khalifa Sall atteignent de premières cibles: les avocats.

Dans le camp du pouvoir, c’est l’un des plus illustres parmi eux, l’ancien bâtonnier de l’ordre, qui a piqué une crise en pleine audience, obligeant la cour à interrompre la séance.

Du côté de Khalifa Sall, sans doute du fait de l’intensité de la riposte mystique d’en-face, ce sont deux ténors qui se sont retrouvés à la clinique: Me Doudou Ndoye atteint d’un AVC et Ciré Clédor Ly cloué au lit par un mystérieux mal à son retour d’Abuja où il était allé plaider en faveur de la requête déposée par le maire de Dakar auprès de la Cour de justice de la Cedeao.

L’échange de missiles mystiques fait rage…




° Top