Blog de Cheikh Yerim Seck

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Thierno Bocoum ne décolère toujours pas

YERIMPOST.COM Arrêté au rond-point Sandaga alors qu’il marchait vers le ministère de l’Intérieur, Thierno Bocoum n’a recouvré la liberté que ce matin du mercredi 5 septembre, en même temps que d’autres responsables politiques. A sa sortie du commissariat central, le leader du mouvement Agir s’est confié à nos confrères de Sud fm pour pester sa colère contre les agissements du régime. Ce qui accentue son courroux, c’est cette mise au frais d’un peu moins de 24 h sans procès-verbal. Thierno Bocoum assimile ces arrestations à une prise d’otage. « Il n’y a rien aujourd’hui qui prouve qu’on a été retenu à la police. Nous n’avons même pas été entendus », a-t-il tonné, dénonçant l’utilisation des forces de sécurité, la violation de la loi qui autorise la manifestation, dans l’objectif d’atteindre des adversaires politiques.


Affaire Khalifa Sall: Un peu de bon sens ne devrait-il pas suffire ? 

Ah bien, oui ! Tout a pu être conquis, mais tout est par terre une fois encore. Il n’a autour de lui, en lui, que des ruines. Avoir été en proie au besoin de vérité est un crime. Avoir voulu être candidat à la candidature de la présidence de la République est un crime. L’affreux despotisme est revenu, le plus dur des bâillons est de nouveau sur les bouches. Ce n’est pas la botte d’un César qui écrase la conscience publique, c’est toute une République qui flétrit ceux que la passion du juste embrase. Défense de parler ! Les poings écrasent les lèvres de ceux qui ont la vérité à défendre, on ameute les foules pour qu’elles réduisent les isolés au silence. Jamais une si monstrueuse oppression n’a été organisée, utilisée contre la discussion libre, l’ambition. Et la honteuse terreur règne, les plus braves deviennent lâches, personne n’ose plus dire ce qu’il pense, dans la peur d’être dénoncé comme vendu et traître pour être ensuite mis au gnouf. Et aucun peuple, je crois, n’a traversé six années plus trouble, plus boueuse, plus angoissante pour sa raison et pour sa dignité.




La révocation du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall dans ces contextes politico-judiciaire très tendus est tout simplement absurde, inqualifiable mais aussi « barbare ». Même si la loi l’exige, on s’en merde puisqu’ils ont toujours foulé aux pieds les lois et règlements régissant notre bon fonctionnement, le bon sens devrait bien sûr les interdire de prendre cette décision pour le moins inqualifiable. En effet, je pense que Macky Sall, président de la République de l’Alliance pour la République et de Benno Bokk Yaakar, devrait au moins être animé de bon sens en refusant de prendre cette décision qui, à vrai dire, rallonge la liste de ses ennemis. Adouna dou lo meuneu rek def. Yalla Sounou Borome meuneu lep wayé Taxoul mou Def Lep. Niteu dafa Khole lou dièkeu mou koye Def. Mais, demain, il fera jour inchaallah. Toutefois, je pense que croiser les bras face à ces injustices répétées, nous conduira Tous sans exception à l’abattoir. Car, le « Fou » du Village n’épargnera personne. Alors, agissons et vite…





Bassirou Dieng journaliste Le Témoin

Amadou Ba rassure: « Aujourd’hui, nous n’avons pas de problème de recettes »

YERIMPOST.COM « Nous n’avons pas des problèmes de trésorerie », a lancé Amadou Ba à la presse lors de la cérémonie de présentation de la situation de la trésorerie de l’Etat. Avant de préciser que 700 milliards de francs CFA sont disponibles pour faire face aux engagements du gouvernement. « Peut-être que le problème se situe au niveau du budget et de l’environnement international qui a aussi un peu changé avec une hausse du baril du pétrole », a ajouté le ministre des Finances. (…) Nous sommes dans un environnement incertain qui oblige à faire preuve de prudence ».
Au jour d’aujourd’hui, 45,8% du budget 2018 a été exécuté. « Le pays est en construction, donc il y aura toujours des tensions et des problèmes, mais il faut toujours de la responsabilité », a conclu le ministre à l’endroit des porteurs de mauvaises nouvelles…



Contribution: N’allumez pas notre pays

Un vieux sage disait « nitt lou ko yomb rek mou fowé ko » (l’homme ne prend pas au sérieux ce qui lui est facile). Notre pays a une très longue tradition de paix et de stabilité. Ce qui constitue notre plus grande et plus prestigieuse richesse qu’ALLAH nous a donné. Il est très rare d’entamer une journée sans entendre à l’autre coin du monde des conflits, des attentats, des guerres, des catastrophes naturelles etc. occasionnant des morts, des blessés, des disparus, des mouvements de populations et toutes autres sortes d’atrocités. Et pourtant en y regardant de prés la cause de tous ces conflits, émane de rivalités entre les hommes ou des groupes d’hommes entretenus par l’orgueil ou la jalousie humaine.




La première guerre mondiale a été causée par des rivalités politiques, coloniales et économiques ce qui a entraîné la mort de plus de 18 millions de personnes et 20 millions de blessés sans compter les disparus, les dislocations familiales, ethniques, etc. L’homme toujours dans sa quête de domination de son frère a déclenché une seconde guerre mondiale qui est la conséquence des actions des trois puissances de l’Axe : l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon impérial. Ils ont tous envahi des territoires au détriment du respect du droit international. Ainsi, l’Allemagne envahit les Sudètes, en Tchécoslovaquie, dans les années 1930, et annexe l’Autriche. C’est l’invasion de la Pologne, le 1er octobre 1939, qui conduit au conflit. L’Italie fasciste colonise notamment l’Éthiopie. Enfin, le Japon prend pied en Mandchourie en 1931, puis dans le reste de la Chine en 1937.

Ce conflit aux conséquences économiques majeures est la guerre la plus meurtrière de tous les temps, avec plus de 55 millions de victimes. Les dégâts causés par ces deux conflits devraient servir à l’humanité toute entière de cultiver la tolérance, l’entre aide pour que les prémisses de tels événements ne voient plus jamais le jour. Pourtant en regardant ce qui s’est passé ces dernières années à travers certains pays on dirait que les hommes ne semblent pas tirés des leçons des événements douloureux qui ont marqué l’humanité toute entière. Le griot mandingue disait « le monde est vieux mais l’avenir sort du passé ». Même l’Unique Créateur de TOUT pour prévenir le dernier de Ses messagers Muhammad (PSL) Lui a raconté tout ce qui s’est passé avant sa venue sur terre pour qu’Il puisse en tirer des leçons face aux événements qu’Il a vécu durant son séjour sur terre. Nous devrons toujours nous rappeler de la cause des grands événements douloureux qui ont marqué les siècles passés afin de les éviter.




Parfois on a du mal à les cerner véritablement. Le génocide rwandais fait parti des exemples très illustratifs de la pire folie de l’humanité. Des frères qui cherchent à éradiquer d’autres frères sous l’œil de leurs ennemis communs riant à tue tête. Nous devrons toujours nous mettre en tête que SATAN est très fort en manipulation. Je comprends aussi pourquoi ALLAH SWT qui L’a créé nous avertit que voilà votre ennemi juré. De manigance en manigance Satan peut entrainer tout un peuple à s’entretuer durant un laps de temps sans qu’il se rend compte que chaque machette, chaque bâton, chaque coup de feu, … frappé, déchargé sur un frère entraine une grande perte à tous les niveaux de la communauté. On tue soit un médecin qui devrait nous soigner, un enseignant qui devrait nous former, un religieux qui devrait nous éclairer du chemin vers Dieu, un cultivateur qui devrait assurer notre survie sur Terre, un quelconque utile à notre société. O peuple sénégalais certes mon cri ne sera pas entendu par tout le monde mais sachez que personne parmi nous n’a demandé sa venue sur Terre et il le quittera qu’il le veuille ou pas. Aimons-nous mutuellement comme nous le recommande ALLAH (SWT). Aucun individu je dis bien AUCUN ne sait s’il est meilleur ou pas par rapport à l’autre, seul ALLAH sait le meilleur parmi nous et c’est seulement au jour du jugement dernier qu’IL le démontrera. Qu’Allah bénisse le Sénégal et nous épargne de la discorde. Satan est à la veille pour mettre ce pays à feu et à sang. Surveillons-le comme du lait sur le feu. Lui Satan ne néglige aucune occasion pour créer la confusion totale en faisant monter la haine entre les communautés ne lui donnons jamais au plus grand jamais cette opportunité. Le vieux sage dit « Chaytane foumou khadioul rek lay dougou ».

 

Depuis qu’Idrissa Seck est sorti sur l’affaire Israëlo-palestinien bien qu’il s’est excusé de la mauvaise interprétation qu’on a fait de ses propos, des voix très autorisées continuent de le blâmer avec des sanctions extrêmes Qu’Allah LUI même du HAUT de sa MISÉRICORDE n’inflige jamais à son esclave qui a demandé pardon. Pourquoi tout ce débat sur quelque chose qui devrait être clos depuis que le concerné s’est repenti. Pourquoi chacun veut en profiter pour livrer un frère, un musulman, un concitoyen à la vindicte populaire et internationale. Je pense que Satan est aux aguets et si nous ne clôturons pas ce débat il risque de nous surprendre. Que les autorités religieuses qui sont censés éteindre le feu ne se mêlent pas de ce débat et jouent aux bons offices comme ils l’ont toujours fait quand le Sénégal arrive à de pareille situation. Qu’Allah continue de nous gratifier de sa Paix jusqu’à la fin des temps. Qu’ALLAH bénit le monde entier sans exception. La PAIX vaut mieux que le pétrole, le Diama ainsi que tout l’or du monde pour le comprendre il faut la perdre.

Modou Fatma MBOW

Ingénieur,

Kébémer

Présidentielle 2019: Samuel Sarr franchit un nouveau pas

YERIMPOST.COM « Mouvement 2019 Sopi Senegaal »: retenez bien ce nom qui marque les débuts de la conquête du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor par l’ancien ministre de l’Energie sous Wade. Samuel Ameth Sarr a convié la presse à un « Ndogou » pour lancer ses activités. Sa candidature à la présidentielle prochaine se dessine à compter de maintenant.



Vidéo- M. le juge Dème, vous n’auriez pas dû entrer en politique (Cheikh Yérim Seck)





Non, Monsieur le maire! Une place de l’Europe à Gorée n’est pas normale

Il de cela des centaines d`années, des hommes venus d`ailleurs, imbus de leur  supériorité supposée, décidèrent impunément d`ôter à l`Afrique et aux africains,  leur dignité, leurs richesses, leurs cultures, leurs femmes et hommes, bref leur humanité…

L`histoire humaine  n’a jamais connu autant de barbarie opérée par des hommes sur d`autres. Sur les trois cents années de traite intensive subie par le continent noir,  plus d`une  centaine de millions d’hommes et de femmes furent perdus par le continent africain.




Les souvenirs de cette odyssée africaine dont les stigmates douloureux restent encore gravés dans nos mémoires, témoignent, si besoin est, de la cruauté de cet épisode tourmenté de notre histoire, de l`histoire de l`humanité.

Alors que l`Afrique cherche –difficilement- à panser les plaies résultant de son  passé cruel,  vous venez de  poser, Monsieur le Maire, un acte  qui souille encore une fois, l’ile martyr de Gorée, cette capitale de  souffrance et  de larme comme dirait monsieur Joseph NDIAYE (Paix à son âme).

L’inauguration de la nouvelle Place de l’Europe, dans ce lieu historiquement chargé et symboliquement riche est, tout à la fois,  une prime   au crime et une insulte à la mémoire de nos ancêtres qui ont certainement frémi de leur tombe.

Tel un bourreau qui revient  planter son drapeau victorieux sur la tombe de ses victimes, cette place symbolise la sanction positive du  rôle  de l’Europe, son parcours tortueux  dans l`histoire tragique de la traite des noirs  qui oscille entre barbarie et cruauté. Elle symbolise une Afrique qui cautionne son humiliation, qui remercie les  gentils négriers.

Non Monsieur le maire!  Admettre cette place n`est pas  assumer notre histoire, c`est plutôt applaudir des deux mains, les bourreaux d`hier, c`est décorer des acteurs qui ont eu un rôle peu élogieux dans l`Histoire de l`Afrique, c`est enfin une tentative de déformation de l`Histoire au grand dam des générations africaines futures.

Non monsieur le maire !  L`Afrique pardonne, mais n`oublie pas. L’Europe n`a plus de place à Gorée.  Par respect à la mémoire de nos ancêtres débarrassez-nous de ce machin, de ce symbole d`humiliation consentie.

 

Abdoulaye FALL

Chroniqueur et doctorant en Droit      

abdoulaye91@hotmail.fr




Le président n’est pas tortueux; mais…

Le Sénégal a connu sa première alternance en 2000. C’était alors au sortir d’elections, dites libres et transparentes, que le citoyen sénégalais avait décidé de mettre fin à la confiance qu’il avait placé, non seulement au régime en place mais aussi, aux hommes qui l’incarnaient. En termes simples, il avait été demandé au peuple de faire le ménage. Or, faire le ménage revient à libérer l’espace, notre Sénégal,  de toutes ses impuretés. Eh bien, le citoyen le fit. Muni de tous les masques, il accomplit ce pénible travail de nettoyage, de rinçage, de lavage et de transports des impuretés. Ils avaient transporté et déposé au dépotoir régime et acteurs pour élire un homme qu’il pensait allergique au contact de la poubelle et de la tortuosité que le peuple avait pris soin de déposer.  A la grande surprise du citoyen, le président élu, élit demeurre sur le dépotoir fouinant, reniflant , tamisant, tel un chercheur d’or dans une carrière. Le président y trouva enfin les TRANSHUMANTS, menteurs, médiocres, de faible probité et d’aucune volonté qu’il cherchait.




Un coup de pinceau suffit pour muer et devenir confident du président.

Outré et blessé, déçu et dépité, le citoyen, malgré tout, ne se lassa guère. Il rebalaya, il reastiqua, il relava, il retransporta et élit de nouveau. Il élit un beau maître des lieux qui se révéla, de jour, sous le charme du gentleman de la basse-cour très beau dans son plumage, mais de nuit, très risible dans son poulailler.

Ni Wade, ni Macky, n’ont compris nos messages au sortir des urnes. Ils n’ont pas compris ou ils n’ont aucun respect à notre égard.

Le président n’est ni sale,  ni tortueux, mais adore tout de même, humer le parfum de ces imperfections.

Ousmane SY , enseignant au lycée de Mboumba.

 

 

ABC à un pas d’être éjecté

YERIMPOST.COM Les apéristes n’en peuvent plus d’ingurgiter les sorties d’Alioune Badara Cissé contre les institutions. Dans un communiqué parvenu à Yérimpost, ces partisans de Macky Sall demandent à ce dernier de « mettre un terme à cette confusion de rôles ». Autrement dit, ils veulent que le président de la République limoge son médiateur qui, aujourd’hui, a décidé d’adopter une posture d’indépendance.



Pourquoi la ratification de l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie est-elle confiée à Sidiki Kaba dont elle n’est pas du ressort ?

Le gouvernement a envoyé à l’Assemblée nationale un projet de loi pour autoriser le président de la République à ratifier l’accord avec la Mauritanie sur l’exploitation du gaz naturel. C’est Sidiki Kaba qui viendra défendre le dossier à l’Assemblée nationale, en l’absence du ministre chargé de l’Energie et du ministre chargé de la Justice, ancien patron de l’ITIE..





La voie choisie par Macky Sall est d’éviter le débat de fond à l’Assemblée nationale. Sidika Kaba, sans doute prompt à réciter des vers, ne comprend rien aux enjeux pétroliers et gaziers.
Le vote sera sans débat sérieux au mieux et au pire sans débat comme dans l’affaire du parrainage.
A cause du pétrole et du gaz et l’implication poussée de sa famille dans Petrotim, Le président de l’APR a entamé la fermeture démocratique du pays. Les opposants sont traqués, les hésitants et les patriotes de l’APR seront isolés ou chassés.
C’est un secret de polichinelle depuis l’affaire Elf et son PDG Loïk le Floch Prigent, dans les pays pétroliers d’Afrique, des chefs d’Etat ont leur part personnelle et familiale dans l’exploitation du pétrole ou du gaz. Le Sénégal pourra t-il éviter ce trou noir de la gouvernance prédatrice ?

Correspondance particulière

Que se passe-t-il à Air Sénégal SA ? Ce fleuron national, qui devait être l’acteur majeur de AIBD, ne vole toujours pas

L’équipe de Philippe Bohn, le grand manitou venu de Airbus pour bâtir une grande compagnie aérienne pour notre pays, apparait de plus en plus, comme incapable de porter cette grande mission que leur a confié le Président de la République. Le Diagnostic est sans appel aux yeux de beaucoup de professionnels de ce secteur dans ce pays : un management qui tend au discrédit du pavillon national vis-à-vis de tous ses partenaires potentiels, avec une nette volonté de mise à l’écart des compétences nationales, et à ce rythme l’échec, à terme, est assuré pour ce grand projet présidentiel




Cela fait à ce jour 2 bonnes années, depuis la décision de création en avril 2016 de Air Sénégal SA, en Conseil des Ministres, sans que cette dernière ne puisse démarrer effectivement ses activités. L’équipe de Direction actuelle, mise en place en septembre 2017, soit 8 mois à ce jour, peine à lancer dans les normes et standards professionnels l’activité commerciale du nouveau pavillon national. Et aujourd’hui, tous les acteurs et partenaires nationaux de cette industrie du transport aérien (ANACIM, Conseillers Techniques aux Ministères du Transport aérien et de l’Economie des Finances, AIBD, etc…), in fine, commencent à s’accorder sur l’inaptitude professionnelle et les réelles carences techniques de cette équipe au pied du mur, après 8 mois d’office.

Tant dans l’organisation interne et externe de la compagnie, l’absence d’une orientation stratégique et  d’un Business Plan, des choix stratégiques de partenariat et du commercial, la qualité dans le recrutement du personnel navigant et du staff managérial, de graves erreurs risquent de plomber irrémédiablement l’activité future de Air Sénégal SA.

Concernant la Flotte 

Un véritable flou et brouillard couvre le sort en définitive des 2 ATRs, régulièrement acquis depuis l’équipe de direction du 1er Directeur Général avec une équipe projet. Toutes les négociations avec ATR (6 mois durant), les paiements des 2 premiers PDP (Pre Deposit Payment) et l’amorce du regroupement des ECA (Export Credit Agency), les assurances et la mobilisation du financement des appareils, avaient été bien amorcés et conduits par cette équipe. Ne restaient en fait que le paiement du 3ème PDP et le closing du financement. Avec l’avènement de cette équipe aux commandes, le flou s’installe. Quel est le sort véritable des 2 appareils ? car sitôt les vols de parades effectués le 7 décembre 2017 à l’inauguration de AIBD, le 2ème ATR s’en est retourné à Toulouse depuis le 8 décembre 2017 pour ne plus revenir au Sénégal. L’autre ATR est en errance, en parking entre LSS Dakar et AIBD Ndiass. Quid des protocoles de maintenance de ces 2 appareils et de leurs coûts ?

 

Concernant le recrutement des PN  et du personnel de maintenance:

Ce segment de personnel et aussi important poste de coûts dans l’économie d’une compagnie aérienne, se  voit subir un traitement consternant par la nouvelle équipe, montrant ainsi une incompétence notoire. Alors que le Sénégal est le pays le mieux doté en pilotes et commandants de bord de l’UEMOA, l a nouvelle équipe n’arrive pas à réunir 2 commandants opérationnels pour le démarrage de la compagnie. Des faits graves sont commis dans le traitement du Personne Navigant Technique. De manière tout à fait arbitraire, un commandant de bord sénégalais émérite, totalisant plus de 25 années d’expériences, à qui on a fait démissionné de Air Côte d’Ivoire, pour venir prendre en charge la Direction des Opérations de la nouvelle compagnie, fut proprement renvoyé, après falsifications de documents techniques remis à l’Autorité de l’ANACIM pour pouvoir l’écarter.

Il est aussitôt remplacé par 2 commandants de bord pour les opérations aériennes, au passé bien ténébreux ; l’un présentant de faux documents professionnels (certificat TRI falsifié) et l’autre, très ami à M. Jérôme Maillet (recherché par la justice congolaise), transfuge de Congo Airways ayant fait du faux et usage de faux pour sa qualification A320 et sa licence de vol.

Concernant la mise en ligne des 2 ATRs, il n’y a actuellement que 2 commandants de bord et 5 pilotes de ligne qualifiés, alors qu’il aurait fallu 8 commandants de bord et 8 pilotes pour opérer le réseau intérieur et le voisinage.

Les pilotes sénégalais se voient proposer des « contrats de prestation de service », au mépris de la réglementation internationale, qui interdit ce type de contrat, au regard du statut juridique du commandant de bord. Pendant que la Direction Générale par ailleurs, sans gêne depuis 2 mois, loue un équipage algérien à 10 000 euros par mois pour chaque pilote, en refusant de payer des salaires honorables aux pilotes sénégalais. Dans son plan de marche, elle envisage aussi de louer pour les 2 prochaines années des équipages étrangers pour Air Sénégal SA.

La volonté de l’équipe actuelle d’écarter les professionnels nationaux se voit clairement dans le refus d’embaucher des techniciens qualifiés sénégalais, avec des propositions de salaires inadmissibles. Alors qu’actuellement est en cours des négociations de recrutement de techniciens provenant de la compagnie low cost « HOP», filiale d’Air France, à 8000 euros par mois, hébergement non compris.

 

Une stratégie commerciale inexistante et un partenariat avec Air Côte d’Ivoire suspect :

La Direction Générale actuelle après 8 mois de présence est toujours incapable de produire un programme de vols pertinent, avec un réseau de dessertes organisé, qui puisse déployer le nouveau pavillon national, aussi bien au plan interne qu’au niveau de la sous région Afrique de l’Ouest et du Centre. Hélas, l’équipe commerciale actuelle n’en a pas les compétences techniques et l’expérience professionnelle. Elle est constituée d’éléments ab initio, à qui on est entrain d’apprendre le B.A. BA de l’activité commerciale de l’aérien.

 

Dès sa mise en place, l’équipe actuelle s’est évertuée à nouer des relations professionnelles très étroites avec l’équipe de direction de Air Côte d’Ivoire, qui comme tout le monde sait développe une forte synergie avec Air France dans la sous région. Pour ces relations obscures avec Air Côte d’Ivoire dans la région, qui faut il le rappeler, est la concurrente historique et naturelle du pavillon sénégalais dans l’espace sous régional, la direction direction actuelle agit seule, en toute exclusivité et sans partage. Juste à noter le paradoxe qu’elle laisse voir, à vouloir développer un partenariat très serré à l’étranger avec Air Côte d’Ivoire, et à refuser toute coopération professionnelle avec Transair qui elle est nationale, et dont on planifie la mise à mort.

 

Sous le coude et presqu’en catimini, la Direction Générale de Air Sénégal SA, envisage la location d’un A319 en mai à Air Côte d’Ivoire (avion, maintenance, et assurance). Les pilotes prévus sur cette machine sont en formation accélérée commandant de bord à Air Côte d’Ivoire, choisis de connivence avec la Direction de cette compagnie, alors qu’il existe déjà au moins 6 commandants de bord sénégalais, opérationnels et disponibles, qui ne désirent qu’à rentrer, si il leur est offert des conditions respectables pour un retour au pays. Mais ils ont été tout bonnement écartés. Il se trouve que cet appareil est le plus vieux de la flotte de Air Côte d’Ivoire, qui envisageait déjà de le restituer en juin 2018, tant son exploitation était couteuse. Sans programme et réseau publié, il semble que cet appareil est prévu pour opérer certaines lignes du régional africain et une toute nouvelle ligne à ouvrir sur Toulouse (???), la très chère ville du même Jérôme Maillet, l’actuel manitou de Air Sénégal SA.

 

L’incompétence de la direction générale est telle qu’elle n’a pu mesurer, elle veut l’ignorer totalement, la portée de l’accord interline avec ASKY, signé en bonne et due forme, qui a permis à Air Sénégal SA de se voir doter de codes provisoires IATA, HC et 490 (designator code et accounting code IATA). Préoccupée par d’autres objectifs, elle ignore totalement les potentialités d’un tel accord pour un démarrage facile du pavillon dans la sous région.

Il en est de même de même de l’offre de la TACV, dont la Direction Commerciale s’est spécialement déplacée à Dakar, pour chercher à trouver un partenariat avec le nouveau pavillon national. Cette démarche, comme du reste beaucoup d’autres, a été superbement ignorée par la nouvelle équipe, car n’entrant pas dans son schéma propre.

 

Tous les partenaires techniques qui s’étaient montrés bien disponibles au lancement de la mise en œuvre de la nouvelle compagnie, au regard des potentialités qui s’ouvraient, commencent actuellement à déchanter, face aux échéances toujours repoussées de son démarrage. Le système de distribution sélectionnée par l’ancienne équipe, après un long benchmark, SITA, de guerre lasse se résout à devoir commencer ses facturations à compter de fin avril 2018, après 8 mois d’attente du démarrage effectif. La compagnie Air Sénégal SA ne supportant que des coûts depuis sa création, sans aucune recette, n’eût été les redevances Royal Air Maroc.

 

Toutes les bévues ne sont pas listées, et cette revue de points n’est certainement pas exhaustive. La compagnie va mal. Elle n’existe pas encore, mais pointe déjà un mauvais départ. Et c’est par la tête qu’elle va mal, car sa direction générale est incompétente, n’est pas à la hauteur de la mission à elle confiée. Il est urgent de redresser la barre si l’on veut toujours doter le Sénégal d’une grande compagnie aérienne de calibre international.

 

Ablaye Diop – Consultant dans le transport aérien

La macroéconomie de Macky Sall ne marche pas. C’est du mauvais suul bukki, sulli bukki.

Voilà plus de cinq années, que Macky Sall engage des investissements mal orientés comme le Centre Abdou Diouf de Diamnadio qui ne sert à rien. Beaucoup de travaux trainent comme le building administratif, les entreprises du PUDC ne sont pas payées. Les arriérés intérieurs s’accumulent. Amadou Ba a décidé d’éviter de s’endetter auprès des banques de la zone UEMOA en francs CFA. A la place, il préfère un endettement en devises sur le marché européen pour sortir du trou économique dans lequel Macky Sall a mis le Sénégal pour plus de 1200 milliards. Macky Sall en voulait 1500 milliards, les fameux eurobonds.




Il est bon de rappeler ce que dit le banquier ivoirien Tidiane Thiam sur les eurobonds, non moins cousin du Premier Ministre légal Mouhammed Boun Abdallah Dionne. Lui au moins, Amadou Ba ne pourra pas dire que c’est un mauvais polytechnicien de Paris. Il a alerté les décideurs africains sur les risques liés aux eurobonds, comme en écho de ce que nous disons depuis des années sur le mauvais endettement du Sénégal.
Madiambal Diagne qui considère que Macky Sall a fait mieux que Alassane Dramane Ouattara de Côte d’Ivoire, économiste réputé, devrait lui aussi écouter Tidiane Thiam, à moins qu’il ne soit piégé dans le parrainage anticonstitutionnel, impraticable et voté en violation flagrante du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale.
Je rappelle que le capital social de Côte d’Ivoire a été sérieusement entamé à la fin des années 90 à la suite d’une manipulation constitutionnelle visant à éliminer des candidats à la présidentielle. Ce fut la guerre civile. Macky Sall fait la même chose. Madiambal, réveillez-vous !

Mamadou Lamine Diallo

Pourquoi les avocats de Khalifa Sall n’ont pas encore introduit d’appel

YERIMPOST.COM On se joue la ruse dans le dossier de Khalifa Ababacar Sall. Le journal Les Echos nous apprend que les avocats du maire de la ville de Dakar sont entrain de peaufiner leur stratégie d’appel. Ils prennent leur temps dans le seul but de faire échouer le plan de liquidation que le régime a mis en place pour empêcher leur client de se présenter à la présidentielle de 2019. Leur objectif est de retarder au maximum la procédure.

Condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement, en première instance depuis le 30 mars dernier, les conseils de Khalifa Sall ont un mois pour faire appel de la décision. La source du journal révèle que la défense va probablement interjeter appel la semaine prochaine.




Contribution: Le système du parrainage n’est-il pas antidémocratique ?

Les élections étant une respiration naturelle de la démocratie, il est bon pour que nous ayons une bonne santé démocratique de tenir des joutes électorales régulièrement en construisant les bases d’un élan unitaire dont le socle est la concertation et le dialogue. Seulement le dialogue politique bute sur l’aveuglement volontaire et l’autisme stratégique de la majorité présidentielle.

Néanmoins, le Sénégal, connu et aguerri à ce type d’exercice et s’appuyant sur des forces politiques structurées qui disposent au minimum d’un socle d’électeurs, n’a pas besoin d’une quelconque loi sur le parrainage sauf si l’intention demeure d’écarter des opposants politiques.

Quoi qu’il en soi, l’ambition politique n’est pas une mauvaise chose en soi, elle reflète la libération des énergies qu’il faudra cristalliser au profit d’un Sénégal développé, juste et prospère.




Si l’on veut réorganiser le champ politique, d’autres batteries d’instruments existent et demeurent les plus efficaces. Le bulletin unique et au préalable la mise en place d’un contrôle financier des partis politiques me paraissent plus pertinents dans le court terme.

Dans le long terme, je propose une organisation des primaires après avoir restructuré les partis politiques sur la base des idéologies. Exemple, l’idée est de constituer quatre (0)4 grandes idéologies et que les partis appartenant à chaque idéologie puissent compétir dans des primaires et puissent élire un candidat qui va aller à son tour solliciter le suffrage du peuple. Toute autre loi, mesure ou instrument, pourvu qu’il soit un quelconque parrainage, n’est que futile et subsidiaire.

 

Thierno THIOUNE 

Maître de Conférences Titulaire à l’UCAD

Directeur des Etudes du CREFDES

UCAD-FASEG-CREA-LARED

Ne pas promulguer la loi sur le parrainage (Forum du justiciable)

COMMUNIQUE DE PRESSE.

NE PAS PROMULGUER LA LOI SUR LE PARRAINAGE.

 

Suite à l’adoption du projet de loi relatif au parrainage intégral pour toutes les élections par l’assemblée nationale en sa séance plénière du 19 Avril 2018,  le Forum du Justiciable demande solennellement au Président de la République de ne pas procéder à la promulgation de la loi pour rendre possible le dialogue, et créer toutes les conditions de son succès.

 

Fait à Dakar, le 21 Avril  2018

Le Président



Vidéo- Cette surcharge qui ne peut pas passer sous le péage de l’autoroute





Déthié Fall menace Macky Sall: « Si tu ne libères pas tout de suite Idrissa Seck, je vais conduire la meute »





Manifestation contre la loi sur le parrainage: Pas de commerce à Sandaga !

YERIMPOST.COM Le plus grand marché du Sénégal a été privé de ses clients aujourd’hui. Les manifestations contre le vote du projet de loi instituant le parrainage oblige ! À Sandaga, tous les magasins ont baissé rideaux. Impossible pour les commerçants de voir des clients. Les rues qui mènent vers les grandes boutiques font théâtres d’opération de guérilla entre policiers et les manifestants contre cette loi. Les policiers qui font la ronde avec leur voiture ont du mal à canaliser les foules.



Contribution: Un président ne devrait pas faire ce qu’a fait Macky Sall

Quand Macky Sall dissimule sa lâcheté politique derrière un rendez vous. Alors que son pays est entre dérives et convulsions, lui président, a préféré aller se réfugier en France. Alors que son pays est dans la tourmente, Lui chef de l’Etat, a laissé le Sénégal  suspendu dans le vide et sans filet, pour filer se mettre à l’abri. Lui, Chef suprême des Armées et des Forces de sécurité, il a choisi de déserter le champ de bataille, laissant ses troupes seules face  aux Sénégalais. Lui, Père de la Nation, il  a choisi de se sauver, laissant derrière lui, livrés à eux-même,  des millions de ses enfants braver le danger. Lui Père de la Nation, mieux vaut rester orphelin.

La froideur presque clinique de Macky Sall ne laisse poindre aucune espèce d’empathie envers son peuple. Toujours hermétique et impassible, il n’a pas usurpé son surnom « niangal ». Cet homme, en permanence barricadé à double tour derrière une carapace d’acier, n’aura jamais réussi, après six ans de mandat, à trouver le chemin qui mène dans le cœur des Sénégalais.

Cette mise en quarantaine de toute émotion dans son rapport avec ses concitoyens, illustre de la plus dramatique des manières, sa décision de fuir en catimini son  pays, plongé dans une tourmente qu’il a lui-même créée. Jamais la fonction présidentielle  n’avait été à ce point désincarnée. Comme si Macky Sall n’était pas président du Sénégal mais résident du Sénégal.




Qui disait que « la lâcheté est une forme d’égoïsme face au danger ». Alors que tous les signaux avertisseurs d’un possible cataclysme politique retentissent d’un partout dans le pays, c’est le moment choisi par le chef de l’État pour nous abandonner. Mais faut-il pour autant lui en vouloir ? Quelle légitimité même avons-nous pour juger son acte ? Pourquoi prendrait-il le risque d’affronter son peuple s’il a à disposition,  des partisans, prêts à s’asseoir sur l’intérêt supérieur de leur Nation (hormis Alioune Badara Cissé et Diop Sy) et à défier  les Sénégalais ?  Qu’auriez- vous fait à la place du Président. Rester, assumer et faire face courageusement ou laisser l’épreuve du sacrifice aux autres ?

Tous les grands moments de l’histoire ont été marqués par le courage de certains et la lâcheté des autres. Notre pays est en train de vivre un moment de grande accélération de la sienne.. Sans son président. Mais c’est  souvent de loin qu’on observe le mieux certaines situations. Et de la France qu’il aura choisi comme refuge, Macky Sall s’est offert un  point d’obsevation qui pourrait lui offrir une vue imprenable sur un possible processus de désintégration de sa stratégie de conservation du pouvoir. La puissance de déflagration de la bombe constitutionnelle qu’il  a lui-même amorcée, avant d’aller s’abriter derrière son «homologue» français, pourrait anéantir ses ultimes illusions de réélection.

Même s’il est difficile de pronostiquer la réaction des Sénégalais,  une chose est sûre, leur forte mobilation constituerait un puissant sédatif démocratique contre les penchants autocratiques d’un président  aux abois, dix mois avant le terme de son mandat. Et pour avoir tout ou presque conquis en six ans, il pourrait bien tout perdre en une journée.

Malick SY

Journaliste

 

 

 

 

 

 

Visite aux layènes: Idy suit au pas Macky

YERIMPOST.COM Le président de la République était chez le khalife général des Layènes la veille, le lendemain (hier, vendredi 13 avril), Idrissa Seck lui emboîtait le pas. Accompagné par une importante délégation, le patron de Rewmi a rendu visite au khalife, en prélude du 138e Appel de Seydina Limamou Al Mahdi. Un déplacement fortement apprécié par la communauté. A Yoff où il s’est dirigé ensuite pour voir l’Imam de la localité, Imam Makhtar Laye, Idrissa Seck a reçu un accueil chaleureux, laissant ainsi à l’Imam l’opportunité de magnifier cette marque de considération.



Parrainage: Macky Sall ne reculera pas d’un iota !

Cette décision de Macky Sall qui ne va pas plaire à l’opposition

YERIMPOST.COM Macky Sall ne compte pas reculer. Le président de la République a affiché toute sa détermination à faire passer le parrainage, malgré la pression de ses opposants. Il a réitéré sa ferme volonté sur ce projet de loi lors du secrétariat exécutif nationale de son parti. Une position renouvelée devant Alioune Tine qui essaie de jouer la médiation sur ce dossier. « Le projet sur le parrainage sera maintenu », aurait inusité le chef de l’Etat, visiblement prêt à en découdre avec ses détracteurs.




Problématique du parrainage intégral: Pas de démocratie sans partis politiques

Dans une société de masse, la démocratie ne peut pas se passer des partis politiques. Ils font partie des institutions clés des régimes politiques démocratiques.
Les preuves  que le parrainage par les électeurs élargi aux partis politiques est antidémocratique :
1. puisque la démocratie ne reconnait que les partis politiques.
2. Puisque seuls les partis politiques jouissent de la légitimité démocratique des urnes. Depuis notre indépendance aucun candidat n a eu plus de 1%.
3. Puisque la durée de vie politique des candidats indépendants se limite à la période électorale. Ou sont les candidats indépendants qui ont participé aux élections présidentielles de 2000, de 2007 et de 2012 ?
4. Puisque dans une démocratie de masse, la volonté démocratique, la recherche du consensus et la gestion de l état dans l intérêt général sont des missions qui ne peuvent pas se faire en dehors ou contre les partis politiques, mais uniquement avec eux.
Vu sous ces 4 angles, ceux qui prônent l égalité entre les candidats des partis et les indépendants, ne sont pas des démocrates.
Pas de démocratie dans partis politiques
Non au parrainage intégral
Modou Fall degg moo woor




Contribution: Pourquoi l’arachide ne se vend pas au Sénégal ?

CONTRIBUTION A LA REFLEXION POUR L’AMELIORATION DE LA PRODUCTION

ET DE LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE AU SENEGAL

 

Aperçu sur la Situation passée et présente :

 

Le Sénégal est encore confronté à des difficultés majeures avec sa production d’arachide de 1,4 million de tonnes. La situation n’est pas nouvelle, car à chaque fois que les récoltes ont atteint seulement la moitié de ce record, l’écoulement n’a pas été aisé.

La raison semble toute simple : l’arachide avait été introduite au Sénégal par le colonisateur pour les besoins très précis de son industrie d’huilerie, de savonnerie et dérivés.

Aussi, après l’introduction d’une première espèce appelée « commune », parce qu’étant la même pour toutes les colonies françaises de l’Ouest africain, la France a créé des institutions de Recherches pour booster davantage la productivité : (IRHO et IRAT, puis CIRAD). C’est ainsi que sont nées successivement : La 28-206, (de l’année 1928). Les variétés : 47-16, 48-115, 57-422 et 73-30, ont été emportées par la sècheresse des années entre 1970 -1982) ; Puis la 55-537 (1955) et la 55-33 (1991), sont venues pour leur bonne adaptation à la sècheresse. La 69-101 (1969), comme variété résistante à la rosette apparue au sud du pays.  La 73-27, la 73-33, la 73-9-11 (1973), la   H 75-0 (1975), la 78-937, (homologuée en 2010, avec un cycle de 75 jours). La Pc 79-79 (obtenue en 1994), la SRV-19 ( 1990 ) , la fleur 11 ( 1991 ) , la G c-8-35 ( obtention de 1990 avec 53% de teneur en huile)….qui sont toutes des variétés uniquement d’huilerie, à  part la 73-27, H 75-0 et Pc 79-79,  qui sont des arachides de bouche à calibres  intermédiaires.




Ces obtentions sont encore massivement présentes dans la grande production où elles occupent jusqu’ici plus de 90% des emblavures et des collectes.

C’est dire que le Sénégal, même après la création de son Institut National de Recherche Agronomique (ISRA), en novembre 1974, a continué à fonctionner dans la même logique que le colonisateur, qui n’avait que la production d’huile et ses dérivés comme unique cible. L’arachide de bouche (ARB), n’a représenté que des quantités infimes pour une période très courte (1968-1972, au Sine- Saloum avec la GH-119-20 obtenue en 1920 et introduite depuis la Géorgie (USA) par l’IRHO (Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux). Ce même institut est aussi à la base de la petite exportation d’arachide HPS (Hand Picked Selected, ou triée et calibrée), destinée à la confiserie à partir des 2 variétés qui sont la 55-437 et la 73-33. Ce programme démarré à Louga avec les établissements A. Khoury de fatick, continue encore avec l’actuelle SONACOS. Il est réglementé par les normes du nombre de graines à l’once (60-70, 70-80 et 80-90), avec l’usage obligatoire de sacs en jute, sans indication de « l’origine Sénégal » (???). Il est aussi à signaler la vente tout à fait marginale de l’arachide « en vert », provenant pour l’essentiel d’une variété hâtive cultivée surtout en contre saison, dénommée « Boulkhouss », produite au niveau de périmètres irrigués et vendue en coques grillées dans les grandes agglomérations.

La crise de l’exportation des huiles et tourteaux constatée depuis 1970 s’est véritablement installée en 1990, pour demeurer toujours identique.

Avant cette période toute la production se partageait entre :

  • L’autoconsommation, pour 18%.
  • La trituration, pour 50 %.
  • Et l’exportation, pour 32 %.

Le Sénégal a pourtant produit son premier million de Tonne d’arachide en 1965-1966, sans rencontrer la moindre difficulté d’écoulement.

 

Il existe cependant des besoins en arachide, autres que pour l’huilerie, dans de nombreux pays tels que la Turquie sollicitée parle chef de l’état. Des hommes d’affaires turques sont déjà venus en mission de prospection au Sénégal, il y’a près d’une décennie, pour acheter l’arachide de bouche à graines extrêmement larges (nombre pour 100 grammes : compris entre 98 et 112). Le marché sénégalais n’avait malheureusement les produits souhaités dans sa carte variétale.                                            L’ISRA, à par la suite importé de Turquie deux de leurs variétés, qui m’ont été confiées en tant que semencier, pour multiplication, et observations diverses. Des résultats positifs ont été obtenus sur une période de quatre années de travaux et communiqués à la tutelle.

Les besoins de la Turquie à cette époque étaient pourtant de 50.000 tonnes de graines par an, soit l’équivalent de100.000 tonnes de coques.

 

Quelques éclairages et pistes de réflexion.




Si le Sénégal a pu réaliser une production de 1,4 millions de tonnes avec des variétés dont les dates d’obtention varient entre 30 ans (GC-8-35) et 90 ans (28-208), il est certain qu’il est loin d’avoir atteint son plafond de productivité. Les rendements actuels à l’hectare qui ne sont que de 800 kilogrammes sont relativement faibles. Ils ne représentent que le quart du potentiel de certaines obtentions homologuées par l’ISRA ; mais ces variétés sont très peu présentes sur le terrain.                   Le fossé entre recherche et développement est anormalement profond.

Il s’agira donc, à l’issue des sérieux états généraux de l’arachide, de repartir sur des bases nouvelles en mettant en place une carte variétale plus conforme aux réalités du moment.

En attendant l’institut devra être doté d’importants moyens pour son unité de production des semences (humains et matériels). Il devra pour les nouvelles fermes semencières, recruter suffisament de vrais spécialistes de la semence : La production des premiers niveaux étant un métier très pointu réglementé par des textes de loi auxquels sont soumis tous les pays de la CDEAO.

L’ENSA, qui a compris l’existence de ce besoin, a eu l’heureuse idée d’ouvrir une formation en sciences et technologies des semences (STS) , de  niveau master 2.

Ainsi, on pourra aller plus vite vers l’établissement des bases d’une filière nouvelle, plus attractive, plus productive et plus adaptée aux besoins du marché.

Les bureaux économiques de nos représentations diplomatiques pourraient à partir de bonnes informations et des connaissances avérées, jouer un rôle important de marketing pour l’écoulement des arachides du Sénégal. Celles-ci -devront bien sûr se conformer aux normes et spécifications établies par chacun des pays demandeurs.

 

Chaque homme étant une histoire, la mienne qui m’a donné l’avantage d’avoir pendant 48 années été un acteur important des principaux travaux scientifiques et techniques réalisés sur l’arachide au Sénégal,

A :

  • L’IRHO, de 1965 à (Où j’ai participé à la sélection à l’expérimentation et à la diffusion de nombreuses variétés d’arachide, aux cotés d’éminents scientifiques de l’époque.)

 

  • L’ISRA, de 1974 à 2013. (Où j’ai surtout produit en temps que spécialiste de la semence, l’essentiel des besoins en pré-bases d’arachide du Sénégal de 2000 à 2013, et formé de nombreux acteurs des sociétés d’état, projets et associations de développement.

Ce faisant, j’ai cru devoir apporter ici un peu de lumière à la recherche de lendemains meilleurs pour la filière arachidière de mon pays.

          EL-Hadji Moustapha Diop,

Cadre supérieur technique, retraité de l’isra

Spécialiste en semences et productions végétales

              isratapha.diop@gmail.com




Prison de Rebeuss: Pourquoi Barthélémy Dias n’a-t-il pas reçu son repas de ce midi ?

YERIMPOST.COM Une source autorisée nous rapporte que Barthélémy Dias, transféré dans la nuit d’hier à la prison de Rebeuss, n’a pas pu recevoir son repas de ce midi. Après vérification, Yerimpost est en mesure d’écrire que l’administration pénitentiaire a refusé de laisser entrer le déjeuner que lui apportait sa famille. En cause, une question de sécurité. Le porteur a été obligé de ramener son paquet. Que va manger le maire de Mermoz-Sacré-Coeur ?



Election présidentielle 2019: Pourquoi pas Samuel Sarr comme candidat du consensus pour le PDS et les anciens du PDS ?

Pourquoi la nécessité d’une candidature de droite libérale et sociale ou du Wadiste éternel ?

Aujourd’hui qu’il y’a une bipolarisation, et une volonté de rationalisation de la scène politique, il demeure important d’avoir une nouvelle personnalité libérale convaincu avec un grand cœur qui à travers ces actions sociales  va au cœur d’un projet libéral et social pour en saisir la cohérence et les visées fondamentales. Le PDS en manque de leader à besoin d’un digne héritier pour continuer l’oeuvre du père.

La grande question des Sénégalais c’est pourquoi pas un homme financièrement bien assis pour sauver le Sénégal ?

Les élections présidentielles de 2019 sont un tournant décisif pour le Sénégal, avec la mise à l’écart de Khalifa Sall et Karim Wade, pour des présomptions de détournement de deniers publics les sénégalais ont commencé à se poser la question de savoir s’il faut aussi donner mandat à un homme qui a été accusé de détournement pour diriger le pays et mettre en danger la nation.

Dès lors un ensemble de leaders de partis et de mouvements politiques cherchent à trouver une solution pour faire du Sénégal la première place financière africaineet leur choix qui se précise de jour en jour.

Ce choix pourrait porter sur le Golden Boy de la scène politique.

L’homme de la situation pour les membres du PDS.

Dans une dynamique de rassemblement par-delà les identités, les clivages sociaux, les appartenances religieuses, politiques, idéologiques ou culturelles.  Un ensemble de personnalités politiques du PDS et ancien du PDS et de la société civile veulent d’un homme courageux, généreux et capable de mettre le  Sénégal en mouvement, aujourd’hui un seul homme est porteur de ces valeurs et il s’agit de l’ancien ministre d’état Samuel Sarr.

Pourquoi cette nouvelle donne pourrait faire peur ?

Le Golden boy de la politique sénégalaise est un candidat sérieux, qui ferait très mal, au regard de l’énorme travail qu’il est en train d’abattre, des moyens financiers dont il dispose  et des soutiens d’un réseau de personnalités mondiales dont lui seul à le secret.

Nul doute que d’autres leaders de grands partis vont officialiser leur adhésion à son  nouveau mouvement qu’il va mettre en place pour ratisser large dans le landerneau politique pour bâtir ensemble un projet de société ouvert, moderne et innovateur.

Aujourd’hui le PDS et les Sénégalais sont en attente d’un candidat crédible pour faire partir Macky Sall à l’horizon de l’année 2020 qui doit augurer d’un espoir renouvelé, avec un dirigeant qui n’a plus pour seul ambition de s’enrichir mais de permettre à chaque sénégalais de s’épanouir, d’assurer et d’assumer son destin personnel.

Abdoul Aziz Thiaw

Contribution: Le système du Parrainage: Pas une nouveauté au Sénégal

Il faut encore être guidé de mauvaise foi afin de décrier le système du parrainage pour la prochaine élection Présidentielle en 2019.
On assiste à un débat contradictoire et souvent houleux de la part de l’opposition qui n’a trouvé mieux autre que prendre en otage les senegalais concernant un acquis démocratique.
Si on prend du recul alors on voit mieux et loin de cette masse critique et on peut dire que le parrainage des élus a été pratiqué lors des Présidentielles de 1963 et de 1973 et ce n’est qu’en 1993 que le pays a commencé a pratiqué le parrainage citoyen.
Quand on sait que cette particularité avec ce projet de révision c’est d’exiger que le parrainage s’applique à toutes les candidatures confondues, par là je veux dire indépendantes ou investies par un parti politique.
Alors que demander de plus quand cette nouvelle disposition va mettre fin à la discrimination, et donné ainsi le droit à tout citoyen soucieux de se présenter à une élection Présidentielle d’avoir que seulement 1% du fichier électoral général (60. 000 signatures).
On parle de rationalisation des candidatures là, on parle d’un bon déroulement des prochaines joutes électorales et je me demande bien si cette opposition a retenu les leçons des nombreux couacs lors des législatives qui ont été le résultat d’une pléthore de candidats.
Il faut avancer et grandir démocratiquement alors il ne s’agit pas là d’une action téléguidée afin d’éliminer qui que ce soit mais de faire en sorte que le Sénégal puisse comprendre à quel point il est nécessaire de cette nouvelle disposition ne peut qu’être bénéfique pour nos institutions.
On ne va toujours avoir le temps d’attendre le temps et si on est tous muent par les intérêts de ce pays alors il est surement le moment de cesser les tirs groupés et de dire aux senegalais les bénéfices qu’on tirera de ce système de parrainage.
Tous pour un et un pour tous, la république sera toujours devant nos bisbilles crypto-personnelles et cela le Président de la République, Macky Sall, l’a bien compris avant bon nombre de gens.
Ce n’est plus une question de partis politiques ou d’appartenances religieuses mais là on parle de conserver et de consolider nos acquis démocratiques et puisque l’état est une continuité alors des patriotes feront de cette loi leur sacerdoce.
Adama Diaw (Diaw Fara)
Coordonnateur de la BAREM 2019
(Banlieue en ACTION POUR LA REELECRION DE MACKY EN 2019)




Contribution: Président, ne vous laissez pas distraire

Monsieur le Président,

Aujourd’hui, je m’adresse à vous parce que c’est un moment important de notre vie nationale. A l’occasion des 6 dernières années, certains sénégalais ont exprimé leur mécontentement et leur déception, d’autres leur satisfaction.Vous avez entendu leur message, il est clair.Pas assez d’emplois et donc trop de chômage. Pas assez de justice sociale et trop d’impôts sur les entreprises locales et trop d’exonérations pour les étrangers. Pas assez d’efficacité dans l’action publique (vous aviez jugé utile la tenue d’un forum sur l’administration il y a 2 ans dont nous attendons les résultats) et donc trop d’interrogations sur la capacité de notre pays à s’en sortir, alors qu’il a tant d’atouts.
Vous n’ignorez pas non plus les souffrances de beaucoup d’entre nous à finir les fins de mois, à assurer l’éducation de nos enfants (avec les grèves interminables des enseignants malgré les efforts consentis ), à trouver de l’emploi. Sachez que des sénégalais se sentent oubliés, abandonnés quand ils ne sont pas relégués. Ce message, il vous est adressé personnellement. Vous devez y répondre. Je pense que le redressement du pays est indispensable.
Celui de notre appareil productif ( les sénégalais ne travaillent pas assez) celui de nos comptes publics avec la poursuite de la traque des personnes présumées avoir mal acquis leurs biens et celles qui ont été incriminées par des rapports (pas de justice sélective). Il est temps aujourd’hui d’ouvrir une nouvelle étape. C’est pourquoi nous vous demandons de revoir votre management sur le choix des hommes non productifs qui sont incapables de traduire votre vision . Personne ne doit dire qu’il est tard pour bien faire, que nous ne pouvons plus reprendre le gouvernail et redresser la barre. Il faut que ceux qui gèrent le pouvoir, mettent en œuvre les moyens dont nous disposons, ils sont nombreux, ils sont essentiellement humains et c’est là ce dont les sénégalais ont le plus besoin. Ce gouvernement doit atteindre trois objectifs. D’abord, redonner de la force à notre économie. C’est indispensable ! Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent.




Car la première des injustices: c’est le chômage. Moins de charges sur les entreprises, plus d’embauches et plus d’investissements avec le PSE. Produire plus et mieux,donner de l’impulsion à l’équipe gouvernementale et à tous les secteurs sur lesquels reposent notre espoir pour une meilleure croissance à deux chiffres. Ensuite, la justice sociale. Le premier pilier est l’éducation (apaisement de la crise avec le respect des engagements), et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts et une baisse drastique du train de vie de l’Etat en diminuant les avantages de nos autorités par exemple en divisant par deux les frais de mission, carburant des députés,fonds politiques du Président de l’assemblée nationale, du CESE, du HCCT. Il s’agit de réformer l’organisation de notre administration. Le Sénégal souffre de ses divisions. Il connaît une crise civique, et même morale. Il subit une contestation de ses institutions y compris de sa Justice.
Il perd son énergie dans de vaines querelles surtout politiciennes .
La République est notre bien commun !
Vous ne devez laisser aucune de ses valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national.
Le dialogue et le respect sont plus que jamais la meilleure méthode pour réunir les sénégalais et leurs représentants, ça doit être la sienne. Je suis sûr que vous resterez fidèle à vos engagements. N’oubliez pas qui vous a fait confiance, qui vous a élu, ni pourquoi. Car, je pense que vous avez qu’un seul objectif, la réussite du Sénégal et des sénégalais.C’est votre mission, veuillez l’assumer sans faille et ne vous laisser pas distraire par les maîtres chanteurs.

 

LASS BADIANE

PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM /

SECRÉTAIRE ÉLU BBY COMMUNE GRANDYOFF



Contribution: Non, cher Cheikh Yérim Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !

Récemment vous avez publié un article intitulé « Non, Idrissa Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !!! ». Au cours de cette tribune partiale où vous avez pris entièrement fait et cause pour le président Macky Sall sur la question des Sénégalais lâchement assassinés à l’étranger, vous avez utilisé deux phrases qui remettent en cause toute la sincérité de vos récentes sorties, notamment sur la gestion de nos ressources naturelles par le président Macky Sall et son gouvernement.

Dans cet article qu’on peut qualifier d’élogieux à l’égard du chef de l’Etat vous dites : « le président de la République, a certes des défauts. On ne peut toutefois pas lui reprocher de manquer de sérieux »

Après avoir loué les efforts consentis par la diplomatie Sénégalaise en vue de s’enquérir de la situation de nos ressortissants, victimes de récentes attaques racistes et haineux à l’étranger, vous avez affirmé que Macky Sall a pris toutes les dispositions pour que de tels drames soient éviter à l’avenir.

Pouvez-vous me citer une seule disposition que le gouvernement aurait pris pour éviter que des Sénégalais se fassent tuer comme des bêtes de somme à l’avenir, à l’étranger ?




Vous savez très bien, du haut de votre respectable expérience journalistique à travers le monde, que l’une des meilleures dispositions que le président Macky Sall peut prendre pour défendre nos intérêts ici et ailleurs c’est premièrement de mettre tout en œuvre afin que nos ressources naturelles soient gérées de la meilleure manière, de sorte à ce que les retombées bénéficient au peuple souverainement et équitablement.  Deuxièmement le président doit veiller à ce que les fonctions qui lui sont attribuées durant son mandat, parmi lesquelles le respect de la séparation des pouvoirs et la garantie d’une justice libre, soient remplies avec honneur et intégrité. Mais les récentes actualités nous prouvent que l’utilisation de la justice à des fins de liquidation d’adversaires politiques est plus que jamais au cœur du « système Macky Sall » depuis son arrivé au pouvoir.

A l’heure où la préférence nationale et le patriotisme économique sont de plus en plus érigés en modèle économique, dans un monde plein d’incertitudes, certains chefs d’Etat Africains continuent de prétendre développer nos pays en utilisant des procèdes reniés par leurs propres initiateurs. Mieux, nous sommes-nous mêmes, par le biais de nos leaders, complices du bradage de nos ressources énergétiques, au côté des mêmes prédateurs économiques qui ont semé le désarroi partout où ils sont passés en Afrique. Des guerres civiles en République du Congo, en passant par le Congo Brazzaville, à L’Angola, sans parler des graves problèmes de pollution dans le delta du Niger, au Nigéria ou pire encore ailleurs, partout où Total est passé, il y a laisse un désarroi total.

Le 25 et 27 Mars 2017[1] par le canal de votre nouvelle plateforme médiatique nommée Yerimpost, au cours de votre rubrique intitulée « Sans langue de bois », vous illustrez de fort belle manière tout le sérieux que le gouvernement de Macky Sall met en œuvre pour gérer notre pétrole en donnant la part belle à Total, tout cela dans une opacité totale. Mais aussi vous révélez à quel point le président a le souci de la transparence dans le cadre de la gestion de ces ressources, allant jusqu’à inclure ce souci dans notre nouvelle constitution. Et c’est ce même souci de transparence qui anime Mansour Elimane Kane, appelé le monsieur pétrole de Macky Sall quand ce dernier d’après vous, aurait refusé de vous faire part du contenu réel du contrat que notre gouvernement a signer avec Total. Contrat que le ministre de l’Energie d’alors, Thierno Alassane Sall aurait refusé de signer, en vérité, par pure patriotisme.

Poursuivant avec d’autres révélations encore plus graves, vous expliquer que le Sénégal n’aurait accepter que 5 millions de dollars, en guise de bonus de signature pour une exploitation sur une superficie de 10.000 mètre carré soit 500.000 dollars pour chaque 1000 mètre carré. En faisant une comparaison avec la Mauritanie, vous dites que celle-ci aurait reçu 70 millions de dollars de la part de Exxon Mobil, une multinationale Américaine pour une exploitation portant sur 33.000 Km, soit un rentabilité 4 fois plus que le Sénégal.

Mieux encore, vous révélez que pour l’achat des 90 pour cent du permis d’exploitation de l’un de nos puits les plus prometteur à nos jours, à savoir Rufisque offshore, n’aurait couter à Total que la maigre somme de 100 millions de dollars, alors qu’elle était en compétition avec plusieurs compagnies étrangères dont une société chinoise qui aurait proposait 250 millions de dollars, soit deux fois plus que Total.

De telle révélations, même fausses auraient suscité de véritables remous dans un pays normal avec un taux d’éducation raisonnable comme le nôtre. Il est choquant de voir à quel point notre assemblée nationale est encore une fois sourde et muette face à sujet d’une telle gravité, pesée par le poids d’une majorité obéissante et applaudissante.




Face à ces révélations, il est de la responsabilité de l’Etat de nous éclairer, mais il est aussi du devoir de ceux qui ont compris, pas seulement les intellectuels, de veiller à une gestion transparente de nos ressources naturelles. Une transparence d’ailleurs consacrée par le récent referendum de Mars 2016.

Au regard de cette analyse, comment pouvez-vous, Mr Seck, en tant que citoyen affirmer que le président Macky Sall est doté d’une once de sérieux quand vous-même vous décortiquer son manque de sérieux et de dignité national, propos tirés de votre vidéo sur l’attitude prédatrice de Total au Sénégal ?

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=pCQb4HxJHXY

https://www.youtube.com/watch?v=Kd6eNtgHt9U

 

demba babaly ndiath

dembandiath@hotmail.fr

 

Contribution: Le juge Dème n’a pas (encore) démissionné (Par Jean-Paul Dias)

Lorsque j’ai pris connaissance de la « démission » du juge Ibrahima Hamidou Dème du Corps Judiciaire auquel il appartenait professionnellement, j’avoue avoir été bouleversé.  Sa démission du Conseil Supérieur de la Magistrature pour cause de manipulations continuelles opérées par le ministre de la justice de l’époque dans les affectations de magistrats avait recueilli mon assentiment tacite car il est des moments, dans la vie, ou un acte fort devient essentiel quand l’on veut faire bouger les choses.

 

Par contre, là, le regard que je pose sur lui est celui d’un père car lui et mon fils sont nés la même année. Je considère son geste comme une manifestation de refus, de noblesse et de dignité que je comprends parfaitement et que je salue mais en tant que doyen je le juge disproportionné par rapport au but visé. Pas qu’il ait tort -loin de là- mais c’est à la République de faire preuve de sérénité et de maturité face à la requête d’un jeune magistrat qui rejette les pratiques inappropriées de sa hiérarchie directe.

 

Je voudrais rappeler que parmi les principes généraux régissant toute démission, l’acceptation du destinataire figure en bonne place. Autrement dit, il n’y a pas démission tant qu’elle n’est pas acceptée or on verra, plus loin, que le destinataire lui-même est astreint à différentes obligations.

 

Monsieur le juge Dème a démissionné à travers un écrit transmis à l’autorité compétente par voie hiérarchique. Si l’on prend en compte le rythme en usage dans le fonctionnement de l’administration judiciaire, la lettre doit se trouver encore dans les locaux de la Cour d’Appel de Dakar. L’attitude responsable du Premier Président de la Cour d’Appel à laquelle je l’invite, cordialement, consiste à y bloquer le document, à convoquer M. Dème et à engager un dialogue avec lui, s’il le faut avec le concours d’autres aînés, même sur plusieurs rencontres, afin de l’amener à retirer sa lettre de démission.

Monsieur le Médiateur de la République, le ministre Alioune Badara Cissé lui aussi, doit trouver en cette situation, matière à s’impliquer car il appartient à la famille élargie de la Justice et qu’il déclare ne recevoir d’ordre de personne.

Même si l’on peut imaginer que la cohabitation future de l’avocat général Dème avec ses chefs directs au sein du Parquet de la Cour d’Appel risque de se révéler problématique, des positions, ailleurs, dans la parapublic, dans l’appareil d’Etat, en ambassade ou à l’international permettrait au pays de le récupérer dans la magistrature plus tard car demain il fera jour et le Sénégal aura besoin d’un tel homme. Le pays ne peut pas avoir tant investi pour sa formation pour se résoudre à son départ, comme ça, sans rien tenter.  Quant à M. le juge Dème, je lui signale que son coup a porté, l’électrochoc a secoué le pays, son objectif est atteint ; tous les magistrats sont interpellés, publiquement, dans leur conscience. Nous sommes fiers de lui mais il n’est nul besoin qu’il quitte définitivement le métier. Il n’y a point de déshonneur à revenir sur une option quand des aînés vous le demandent. En tout cas, sa « démission » n’est pas actée pour le moment. Je lui conseille donc de fuir les interviews et autres sollicitations médiatiques.

 

En attendant, aucun politicien- surtout quand on n’y comprend rien- n’est admissible à lui faire la leçon. Quant à l’éviction du Chef de l’Etat du Conseil Supérieur de la Magistrature, aucun homme politique respectant la Constitution ne saurait y souscrire. Le problème de l’indépendance de la Justice  ne se situe pas là. La direction de l’Union des Magistrats du Sénégal est malvenue à soutenir que M. Ibrahima H. Dème a fait le choix de partir quand d’autres ont choisi de rester pour se battre en interne. Ces propos sont déplacés et hors sujet dans un contexte ou le plus facile et le plus confortable, justement, consiste à rester…spectateur. L’UMS s’installerait davantage dans son rôle en s’investissant dans la voie de la tentative de conciliation que je viens d’évoquer plus haut.

 

Si l’on ne parvient pas à un arrangement, la lettre arrivera à la Chancellerie, entre les mains du ministre de la Justice. A son tour de tenter d’arrondir les angles puisqu’il n’est pas l’autorité qui doit donner quelque suite que ce soit à la lettre de démission.

 

Si à ce niveau le statu quo demeure, le lettre sera transmise au Président de la République seule Autorité légale habilitée à accepter ou à refuser la démission puisque c’est lui qui a le pouvoir de nommer les Magistrats (cf.Constitution). La démission ne porte pas sur une fonction mais concerne le départ d’un Corps. Pour être opératoire la démission doit être « régulièrement » acceptée.

 

Cela veut dire que le Président de la République doit recueillir l’avis préalable du Conseil Supérieur de la Magistrature, qu’il doit prendre un décret acceptant la démission, qu’il doit y préciser la date à partir de laquelle la démission prendra effet et qu’il doit faire publier ledit décret au Journal Officiel. Si, une seule de ces étapes ou formalités n’est pas correctement respectée l’acceptation est frappée d’irrégularité.

Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que l’on pourra dire que le juge Dème a démissionné de la Magistrature. Ce n’est pas encore le cas. Et si les fameux « besoins du service » amenaient l’Autorité à placer la date de prise d’effet.. …dans un an ? Quid si la démission est refusée ? Chacun se rend bien compte qu’on pourrait ne pas être loin de l’imbroglio. Voilà pourquoi je réitère mon conseil exposé plus haut, à moins que M. Dème parvienne à convaincre que, tout compte fait, il préfère, librement, non par simple dégoût, donner une nouvelle orientation professionnelle à sa vie.

 

Je recommande à Monsieur le Président de la République de ne pas se scotcher à la forme de la lettre, de faire preuve de dépassement, de bien réfléchir avant d’accepter cette démission. Le Sénégal a changé et nos jeunes concitoyens ne sont plus disposés à se soumettre à tout, à n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment. L’éviction de l’inspecteur des Impôts Sonko de son Corps d’origine l’a propulsé au Parlement à un niveau officiel et social supérieur à celui d’où il venait. Dieu est l’Unique Maître des destinées.

 

Jean-Paul Dias

 

 

 

 

Contribution: Amadou Ba, vous n’avez le droit de nous priver de mobilité aux Parcelles !

La campagne électorale pour la présidentielle de 2019 est loin de nous. Au moins, 10 mois nous séparent de cette période. En ces temps qui courent, il n’est pas rare de voir les lieutenants des futurs candidats à ces joutes électorales, d’organiser des rencontres politiques au niveau des sièges qu’ils se procurés. C’est ce que les populations des Parcelles Assainies vivent avec Amadou Ba. Ce lieutenant de Macky Sall, candidat sortant pour ces élections, tire sur tout ce qui bouge dans ce populeux quartier dans la banlieue de Dakar. Histoire de se positionner comme un leader incontournable dans cette localité. Quoi de plus normal pour quelqu’un qui a des ambitions plus qu’un ministre, mais j’avais avoué publiquement.

À l’unité 7, où, Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan par ailleurs responsables de l’Alliance pour la République (Apr) aux Parcelles assainies, a érigé sa permanence, la tranquillité des habitants riverains n’est plus garantie. Pas plus tard que ce lundi 26 mars, dans l’après-midi, une rencontre politique y a été organisée par ses militants. Si on en parle, ce n’est nullement pour lui faire de la publicité. Mais, parce que, ces genres d’activités politiques, organisés au siège d’Amadou Bâ, perturbent la mobilité sur la route. La devanture de la permanence, qui sert d’accueil de réunion politique, est à proximité d’une routé très sollicitée.




L’axe : sortie Camberene -Rond-point Case est très prisé par les automobilistes. Le trafic au niveau cette partie des Parcelles assainies est dense. Surtout aux heures de pointe. Vouloir y organiser des rencontres politiques, qui débordent à tout moment, n’est pas la meilleure des solutions. Surtout, si la responsabilité incombe à un ministre de la République qui est censé protéger la libre circulation des personnes.

Il n’est pas rare de voir des « Parcellois », ou même de particuliers qui empruntent cette voie, à passer du temps dans leur véhicule. Cela, du simple fait que des militants, fussent-ils, du parti au pouvoir, ont accaparé la route pour les besoins de leurs rencontres folkloriques. Ce n’est pas normal !

L’occupation anarchique de la voie publique est réprimée par le Code des contreventions en ses article 8 et 10. D’ailleurs, ses inconvénients sont néfastes. Et, elle ne colle pas avec la théorie, très inspirée : la « Patrie avant le parti » !

 Babacar Fall




Ce que les travailleurs de la SDE n’ont pas dit sur le nouveau contrat d’affermage envisagé par l’Etat 

YERIMPOST.COM Les syndicalistes de la SDE avaient initié une marche, vendredi dernier, pour réclamer de meilleures conditions de travail. Durant leur marche, ils ont réclamé une augmentation généralisée des salaires, des promotions internes en plus d’une représentation dans le conseil d’administration et des actions qui tournent autour de 15% au sein de la société.

Ces revendications sont celles que les syndicalistes peuvent dire à haute voix. En réalité, les travailleurs de la SDE ne veulent plus de cette société. En clair, ils souhaitent un autre preneur pour la distribution d’eau aux Sénégalais. «Notre intérêt est que la SDE saute», nous siffle un membre de l’intersyndicale de la société. Selon lui, les travailleurs de SDE sont dans une situation très précaire. Et elle perdure. « Peux-tu imaginer que dans une entreprise comme la SDE les travailleurs n’aient aucun plan de carrière ?», se désole notre interlocuteur.
Le contrat qui lie l’Etat du Sénégal à la SDE est arrivé à son terme. Le régime en place a décidé de changer les règles du jeu en lançant un appel public à candidatures qui sera ficelé en septembre prochain. De vrais concurrents, en l’occurrence Veolia et Suez, se sont signalés pour tenter de remporter le contrat d’affermage.
Pour rappel, la réforme du secteur de l’eau en 1996 avait consacré 5% du capital à l’Etat, 5% aux agents du secteur (Sones, Sde, et Onas), 57,83 à la SDE et 32,17% aux privés sénégalais.




Sit-in de l’opposition annulé: Aly Ngouille Ndiaye n’y croit pas

YERIMPOST.COM Le ministre de l’Intérieur ne veut aucune mauvaise surprise venant de l’opposition. Des forces de l’ordre ont envahi les rues du centre-ville pour barrer la route à l’Initiative pour des élections démocratiques (IED). L’annulation du sit-in prévu ce jour devant le ministère de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye n’y croit pas vraiment. Craignant d’être dupés par l’opposition, des dizaines de policiers jonchent les artères du Plateau et toutes les voies qui mènent vers le ministère.



« Pendant 72h, il n’y a pas eu de justice au Sénégal » (SYTJUST)

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Sytjust qui tire le bilan de sa grève…

 

La mobilisation des travailleurs de la Justice a été une réussite totale sur toute l’étendue du territoire national. Le mot d’ordre de grève décrété par le Bureau Exécutif National (BEN) a été très largement respecté par l’écrasante majorité des membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST).

Il en a résulté que tout le service public de la Justice a été bloqué. Les audiences ont été renvoyées et la délivrance d’actes administratifs et judiciaires n’a pas été possible. Pendant 72 heures, il n’y a pas eu de justice au Sénégal. L’exercice du pouvoir judiciaire a été sévèrement entravé.

L’impact de cette grève est inestimable tant au plan économique qu’au plan social. Mais le blocage des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux n’est pas le but recherché par les travailleurs de la Justice. Par ce mouvement d’humeur, les syndicalistes comptent protester contre le manque de sincérité que lui a manifesté le gouvernement qui, apparemment, remet en cause la mise en œuvre effective des réformes qu’il avait pourtant initiées d’un commun accord avec le SYTJUST.

Aussi, pour ne pas être des laisser-pour-comptes, au moment où le gouvernement est en train de satisfaire des revendications d’ordre indemnitaire posées par d’autres syndicats dans la Fonction publique, le SYJUST exige, par la même occasion, l’amélioration significative des rémunérations dans le secteur public de la Justice par l’octroi d’une indemnité représentative de logement, d’une prime d’incitation à la célérité et par l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature.

La paralysie des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux révèle que les travailleurs de la Justice constituent un maillon névralgique qui contribue de manière considérable à l’exercice du pouvoir judiciaire. A cet égard, ils devraient bénéficier, au même titre que les autres acteurs de la Justice, de toute l’attention du gouvernement, tout particulièrement celle du Président de la République qui, de par la constitution, est le garant du bon fonctionnement des Institutions.

Cette grève a aussi le mérite de montrer la détermination des travailleurs de la Justice à agir dans le sens d’améliorer définitivement leurs conditions professionnelles et sociales qui ont  toujours été reléguées au second plan dans les actions du gouvernement concernant le monde judiciaire.

Pendant quatre ans, le SYTJUST a fait preuve de patience et de responsabilité, en participant à un dialogue social paisible qui n’a abouti qu’à des engagements non encore respectés par le gouvernement. Il a toujours fait montre de son souci de respecter le droit des usagers de disposer d’un service public de la Justice exempt de dysfonctionnement. A cet égard, il n’a pas abusé de l’exercice de son droit de grève.

Le gouvernement devait profiter de ces bonnes dispositions des travailleurs de la Justice au lieu d’en abuser jusqu’au point de l’exaspération qui ne leur offre aucune autre issue si ce n’est la lutte acharnée pour la satisfaction totale de leurs doléances.

Au-delà des questions d’intérêts matériels et moraux de travailleurs, la lutte du SYTJUST est bien celle du peuple sénégalais, car son but ultime est l’amélioration de la qualité du service public de la Justice qui est si nécessaire à la consolidation de l’Etat de droit.

Pour cette raison, les travailleurs de la Justice sont résolus à continuer et à intensifier la lutte jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications sans laquelle la Justice sénégalaise mourra de sa très belle mort.

 

Fait à Dakar,  le 23 mars 2018

Le Bureau Exécutif National

 

 

 

Le préfet de Dakar interdit le sit-in, l’IED ne l’entend pas de cette oreille

YERIMPOST.COM Le préfet de Dakar a décidé d’interdire le sit-in de l’opposition. Une décision qu’Alioune Badara Samb a prise au moment où les membres de l’Initiative pour des élections démocratiques (IED) étaient dans la banlieue pour un meeting. Le motif évoqué par le préfet de Dakar pour justifier cette interdiction est le même: risque de trouble à l’ordre public.

Mais c’est sans compter avec les stratèges qui siègent au sein de cette coalition de l’opposition. En effet, au moment où leur sit-in de ce vendredi essuyait un refus, Oumar Sarr, Mamadou Lamine Diallo, Ousmane Sonko entre autres leaders décidaient de délocaliser la manifestation. L’Initiative pour des élections démocratiques a appelé tout le peuple à faire le déplacement à l’Assemblée nationale le jour de l’adoption du système de parrainage par les députés. Un appel à la mobilisation qui rappelle étrangement cette journée du 23 juin 2011.




Contribution: Le système de parrainage n’est pas sécurisé et renferme un piège terrifiant !  

L’on ne corrige pas une injustice en en créant une autre ! Le système de parrainage est justement conçu pour faire payer aux candidatures indépendantes leur non soumission aux servitudes liées à la création et au fonctionnement d’un parti politique légalement constitué. Ce faisant, le système électoral accommode les situations exceptionnelles, en l’occurrence les candidatures indépendantes, à côté de la norme que constituent les partis politiques ou coalitions de partis politiques.  Par conséquent, ériger l’exception en règle à quelques mois d’une élection présidentielle ne peut, assurément, manquer d’arrières pensées politiciennes.

L’Afrique noire a ceci de particulier qu’elle devient fort imaginative dans le bricolage institutionnel à l’orée des élections et qu’elle ne déploie pas le même effort dans la recherche de solutions aux problèmes cruciaux qui l’accablent. Dans le cas d’espèce, pour tuer dans l’œuf les candidatures fantaisistes, l’on sort, sans nécessité particulière, tous les canons de la République !




Si l’on n’y prend garde, la chasse aux candidatures fantaisistes, de la manière dont elle est engagée, pourrait conduire notre pays vers des lendemains incertains. D’ailleurs, toutes les démocraties du monde fonctionnent peu ou prou avec des candidatures fantaisistes. C’est le prix à payer ! Si l’on prend l’exemple de la France que nous aimons tant, la candidature de Philippe Poutou à l’élection présidentielle dans ce pays semble être du même ordre. Et l’on peut certes encadrer un processus électoral sans donner l’impression d’opérer un tri pernicieux à l’entrée. La démocratie est exigeante et constitue un combat permanent contre nos propres pulsions. Imaginez un seul instant l’ancien Président Abdou Diouf éliminer de la course à l’élection présidentielle de 2000 feu Djibo Leyti Kâ et Moustapha Niass sous quelque prétexte que ce soit ?  Ou Maître Wade éliminer Idrissa Seck et Macky Sall en 2012 pour d’autres motifs ?

Et à ce jeu d’un processus de sélection/élimination des candidats gênants, c’est le syndrome d’un Président récemment élu qui guette le Sénégal avec le choix cornélien, dans un éventuel deuxième tour, entre le Président Macky Sall et un vendeur ambulant de Sandaga !  Que Dieu nous en préserve ! Ou même nous conduire à une  situation de «Tout sauf Macky » qui mettrait les problèmes du pays et les programmes des candidats sous le boisseau.

En définitive, le système de parrainage ne présente pas suffisamment de garantie pour tous les acteurs et semble porteur de graves convulsions, de type épileptique, pour notre pays. Des questions se posent en cascade : Un électeur peut-il parrainer plus d’un candidat ? Comment  vérifier un tel état de fait parmi 60000 signataires ? Un électeur peut-il retirer sa signature et son parrainage à un candidat ? Et ce, à quelle étape du processus ?

Et là nous vient à l’esprit le cas d’un candidat quelconque. Imaginez, hypothèse d’école, qu’une momie datant de Ramsès II sorte de son sarcophage et prétend avoir connu un candidat quelconque dans le passé et l’accuse de tous les péchés d’Israël. Des électeurs, manipulés par une main invisible, s’offusquent et embarquent dans des cars Ndiaga Ndiaye en direction du Conseil constitutionnel pour réclamer le retrait de leur parrainage à ce même candidat à quelques heures du temps de fermeture officielle du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle. Rien en droit n’empêche des citoyens à revenir sur leur décision sous prétexte, par exemple, des accusations fallacieuses de notre momie.  Certains pourraient même évoquer, quoique dans un contexte quelque peu différent, la jurisprudence ou l’exemple Thierno Bocoum qui avait demandé le retrait de son nom sur la liste de Manko à quelques heures du dépôt des listes aux législatives de Juillet 2017. Et le Conseil constitutionnel d’informer ce candidat quelconque qu’il lui manquerait 20000 signatures quelques heures avant l’échéance. Le Sénégal ne mériterait pas de tels scénarii. Nous ne pensons pas qu’on arriverait à un tel point. Mais on est en politique, pas en religion !




Avec ce système de parrainage pour tous, le pays est en train de s’engager sur la voie des disputes électorales stériles en lieu et place d’un débat fécond autour des visions et des programmes. Prenons faits et causes pour la seconde option. Notre pays en a vraiment besoin ! Les défis sont immenses !

Un ami africain me disait, avec un humour corrosif, que l’Afrique n’avait pas de dirigeants mais des fabricants d’allumettes pour brûler leurs propres pays. Il me cita pêle-mêle l’exemple de Bédié qui alluma la Côte d’Ivoire avec le concept de l’Ivoirité, de Laurent Bagbo qui incendia ce même pays avec son   « On gagne, puis on gagne », de Blaise qui, depuis, handicapa le Burkina avec sa tentative de faire sauter le verrou de la limitation des mandats, de Professeur Condé avec son « Coup KO » dont la France limita fort heureusement les dégâts, etc. En espérant de tout cœur que le Sénégal se passe volontiers de la grosse allumette du système de parrainage pour tous !

 

Mamadou Lamine Sylla, PhD, Montréal, Canada

 

Président du Mouvement Team Sénégal

 

Auteur du livre : Pour mieux amarrer l’Afrique noire à l’économie mondiale globalisée, Paris, Éditions L’Harmattan, 2015.

 

 

 

Non, Idrissa Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !!!

YERIMPOST.COM Evoquant les meurtres de nos compatriotes à l’étranger, vous avez, monsieur le président de Rewmi, critiqué le pouvoir, estimant qu’il gère ces drames avec « légèreté » et « faiblesse ». Pour justifier cette diatribe, vous avez convoqué le devoir de l’Etat de protéger ses ressortissants installés à l’intérieur comme à l’extérieur de son territoire.

M. Idrissa Seck, vous êtes leader d’un parti politique. Vous avez de par le passé occupé les fonctions stratégiques de directeur de cabinet du président de la République puis de Premier ministre. Vous n’avez pas le droit de tenir de tels propos. Vous connaissez la délicatesse des rapports entre Etats ainsi que les règles imposées par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires.

Vous n’ignorez pas que, même si fermeté il doit y avoir, elle s’exerce dans les conditions de la diplomatie, c’est-à-dire dans le respect des formes, la discrétion, la courtoisie… L’Etat du Sénégal observe ces principes, mais vous savez parfaitement, pour être informé, qu’il a pris toutes les dispositions pour que tous les droits d’Idy Diène, tué en Italie, et de sa famille soient respectés. Vous savez tout autant qu’il a dépêché une mission en Espagne pour prendre langue avec les autorités, défendre les droits de nos compatriotes Mame Mbaye Ndiaye et Ousseynou Mbaye qui y ont perdu la vie, et prendre les dispositions pour éviter de tels drames en l’avenir.

Contrairement donc à ce que vous affirmez, ni légèreté ni faiblesse ne peuvent être imputées au pouvoir sénégalais. Macky Sall, le président de la République, a certes des défauts. On ne peut toutefois pas lui reprocher de manquer de sérieux.

La politique au sens politicien du terme est légitime. La contradiction est le moteur de la démocratie. Mais elle ne s’exerce pas sur tout, en tout, tout le temps. Les intérêts supérieurs de notre pays, ses relations avec les Etats tiers, la vie et la sécurité de nos compatriotes… ne sont pas des questions politiciennes. Ce sont des enjeux transcendants.

Sous d’autres cieux, lorsque des drames de ce type touchent des citoyens, toute la classe politique observe ce qu’il est convenu d’appeler « l’union sacrée ». Les leaders de l’opposition se plient à une réserve de décence et, dans bien des cas, soumettent dans la discrétion des propositions au pouvoir sur ce qu’ils estiment être la meilleure manière de gérer la situation.

Monsieur Idrissa Seck, vous avez le droit, à dix mois de l’échéance cruciale de la présidentielle de 2019, de tirer à boulets rouges, à bout portant et à feu nourri sur votre adversaire, Macky Sall. Vous ne devez toutefois pas faire feu de tout bois. Aspirant à la plus haute fonction de ce pays, vous devez respecter les règles d’élégance républicaine et les murs porteurs des intérêts de l’Etat.

Cheikh Yérim Seck



Contribution: Pourquoi nous ne pouvons pas atteindre l’émergence

L’émergence ne peut pas se réaliser si nous nous ne décidons pas de changer cette conception et perception des notions de l’heure, de l’urgence, de la nécessité et de la priorité qui nous sont typiquement Sénégalaises.

o Nous ne respectons jamais l’heure.
Les exemples ne manquent pas. Le 10 Mars 2018, j’avais pris part à une réunion de jeunes dans une ville du Sénégal. Sur la convocation, il a été bien précisé que le début de la rencontre était fixé à 9h00. Il a fallu attendre dans la salle plus de 6 bonnes heures, c’est-à-dire exactement à 13h45 pour démarrer les travaux non sans constater que tout le monde n’était pas encore au rendez-vous. Plus grave encore, personne dans l’assistance ne semblait être perturbé par ce très grand retard. Pire, nous nous sommes contentés d’un simple aveu et d’offre d’excuse pour ne pas mesurer l’impact des dégâts. Dégâts ont –ils eu lieu
o Nous nous soucions peu des urgences.




Un autre soir d’un Mercredi, je revenais du stade. A quelques encablures de chez moi, j’ai vu un groupe de personnes devant l’entrée d’une petite ruelle. Il m’a fallu m’approcher pour me rendre compte du spectacle : un jeune garçon gisait par terre presque inconscient. « Il faut appeler les Sapeurs-pompiers. Il va mourir !», fulmina un inconnu. «Nous les avons appelés il y’ a une demie heure», rétorqua un autre inconnu. « Ils n’ont cessé de poser de stupides questions ! », expliqua un autre. D’un retrait furtif, je fis venir un taxi pour évacuer le malade à l’hôpital. Les sapeurs-pompiers ne sont jamais venus !
o Nous aimons nous focaliser sur des détails.
Le cas Pr Songué DIOUF affole les toiles jusqu’à aujourd’hui. Un soir d’un Vendredi, lors d’une émission télévisée, le sieur aurait fait l’apologie du viol. En affirmant que le port vestimentaire des femmes est le premier viol perpétré contre la décence et la dignité féminine. Et voilà que tout le monde s’acharne sur lui prétextant d’être des féministes. Au même moment, des enfants sont volés, violés, mutilés, égorgés et portés disparus créant ainsi une psychose généralisée dans une société jusqu’alors épanouie. Combien de Mamans désespérées ! Combien de Papas désorientés ! Combien de familles disloquées ! Et combien de bonheur déchanté ! Mais, aucune de ces féministes n’en est cure ! Sont-elles pas des sœurs, des femmes et ou des mamans avant d’être des féministes?
o Nous confondons toujours vitesse et précipitation.
Le Président de la République aurait nourri un projet de construction d’un nouveau Palais à Diamniado. L’annonce de cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe médiatique créant ainsi un débat trop controversé. Les partisans du Chef de l’Etat tentent comme ils peuvent de justifier sa pertinence pendant que le citoyen lambda et certains représentants du peuple ont du mal à voir de ce projet une ambition opportune. Il ne s’agit pas ici de faire le procès des deux camps pour ensuite donner feu vert ou d’ordonner l’annulation mais bien simplement de nous amener à nous questionner sur le contexte pour nous rendre compte d’une autre équation beaucoup plus complexe et très souvent esquivée.




o Il nous faut une mentalité et attitude nouvelles.
Il s’agit là d’une invite voire une introspection beaucoup plus sérieuse, profonde et généralisée de notre conception et perception Sénégalaises des notions de l’Heure, de l’Urgence, de la Nécessité et de la Priorité. Faire preuve de leur ignorance, de leur confusion ou simplement de leur insouciance constitue un sérieux obstacle pour l’émergence. S’il est vrai que le développement s’inscrit dans le temps et la durée, il nous faut dès lors nous réussir à une appréhension du TEMPS en accord avec nos objectifs pour être de vrais acteurs dans la refondation de notre nation et la construction d’un nouveau citoyen accompli et conscient.
o Le respect de l’heur comme pari individuel et exigence collective
Dans le respect de l’heure se cachent la manifestation du degré élevé de son engagement et la confirmation d’une prise de conscience aigüe du sens de sa responsabilité face à la multitude et complexité des défis à relever. Derrière ce respect de l’heure se trouve une volonté commune retrouvée de mutualiser les idées et les actions afin de défier les limites. Respecter l’heure convenue donc se doit être un pari personnel et individuel qu’il faut à tout prix réussir d’abord et avant de l’exiger ensuite. Tout est question de comportement dans un Sénégal qu’il convient de rendre meilleur et qui nécessite le concours du meilleur de chacun et de tous.
o Vers un sens de responsabilité citoyenne accrue.
Décréter une urgence ou répondre à une urgence est un sursaut citoyen salvateur. Il requiert une compréhension transversale de la sacralité de la vie, de la noblesse de la mission et de l’impérieuse nécessité du don de soi pour ainsi éviter de faire de son confort ou quiétude personnels une obstination voire un sérieux menace pour la société. Loin de minimiser les efforts encore moins d’exiger une quelconque prise de conscience supplémentaire pour qu’on veuille appeler sans rien dire ou trouver du plaisir à déranger au moindre incident, il nous faut mesurer la gravité de notre attitude et la part de notre responsabilité à chaque que nous sommes tentés d’émettre des appels anodins ou d’en ignorer sans raison valable.
o Chaque chose à son temps et chaque temps à sa chose.
La priorité est l’antichambre de la nécessité. Tout est question d’enjeux, de temporalité et de pertinence. Confondre la nécessité avec la priorité enlève toute la pertinence de la temporalité et fait dérouter la perception des vrais sens des enjeux du moment. C’est pourquoi ouvrir la fenêtre de la nécessité tout en fermant les portes de la priorité est une belle et triste façon de s’installer confortablement dans la pénombre du dilatoire et de la procrastination. L’émergence est une série d’étapes interdépendantes, aucune étape si petite soit elle ne saurait être brulée sous aucun prétexte. Notre volonté d’améliorer concomitamment notre manière de concevoir et de percevoir les notions de l’Heure, de l’Urgence, de la Nécessité et de la Priorité est une exigence citoyenne nationale.

 

Khassoum DIOP
Khassito2016@hotmail.com

Contribution: Non, la grève des enseignants du G6 n’est pas que question indemnitaire!

La grève des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal dure et perdure. La récente rencontre du Premier Ministre du Sénégal  avec les organisations syndicales les plus représentatives regroupées au sein du G6 avait fini de cristalliser toutes les attentions. Elle promettait ainsi d’être la dernière page de ce long chapitre de grève qui avait d’ailleurs réussi par miner le moral des élèves, saper la patience des parents et ébranler l’espérance de la grande famille éducative. Cette montagne qui a accouché d’une souris s’expliquerait par la minceur d’une volonté à percevoir la grosseur des vrais enjeux de cette lutte. Et vouloir faire de l’alignement de l’indemnité la question nodale empêchant toute issue heureuse relèverait d’un manque criard de sérieux et de l’insouciance inouïe quant au vrai sens de l’engagement et de la détermination dans cette lutte. L’équation indemnitaire, par pure vérité, n’est que l’arbre qui cache la forêt.




La grève des enseignants du G6 va au-delà des considérations pécuniaires et matérielles. Autrement, elle serait une manifestation cupide et impudente de  l’égoïsme déplacé, de l’opportunisme aveuglant et de l’irresponsabilité irrémissible de la part de ses initiateurs. En revanche, elle s’inscrit dans une dynamique de quête de réconciliation entre l’ouvrier et son métier, de regain de sentiment de satisfecit et de motivation dans l’accomplissement de son travail, de recherche d’affranchissement et de dignité dans l’exercice de sa noble fonction et d’une toute petite once de reconnaissance du mérite devant les exploits quotidiens face à la complexité d’une mission et à l’immensité de la tâche. Il s’agit tout bonnement d’une revalorisation d’un sacerdoce dont la sacralité, la prépondérance et la prégnance sont de plus en plus piétinées, dénaturées et reléguées à la périphérie.

La grève des enseignants du G6 est prescrite dans une posture d’empêcher le métier d’enseignement de servir de voie d’évitement d’une collision entre les cascades de vocations avortées et  les triomphes galopants de l’opportunisme. C’est dire, au bout de cette grève, le métier d’enseignement doit être un choix de luxe pour celui ou celle qui aspire à l’embrasser et un sacerdoce pour celui ou celle qui veut l’exercer. Il devra être le rêve qu’aspirent également les enfants eu égard à l’importance et à la noblesse que revêt à leurs yeux ce métier. Il en demeure de même, qu’à l’issue de cette lutte, les enseignants sans exclusive se voient être des modèles dont beaucoup aimeraient s’identifier et par la suite exiger. L’école, quant à elle, doit cesser d’être le laboratoire de conception et de fabrication de mentalités erronées, le théâtre d’affrontement des cultures, le foyer de mutation des personnalités, le berceau d’effritement des valeurs et le réceptacle de l’obscurantisme.

La grève des enseignants du G6 se veut purement et simplement une occasion jamais offerte pour redonner goût à l’enseignant, favoriser la culture de l’enseignement de qualité  et promouvoir le culte du mérite et de l’excellence pour une société en quête de références et de voies d’émergence. Par conséquent, cette campagne de dénigrement, ces entreprises de diabolisation et ces efforts de désinformation ne sauraient divertir et détourner de l’essentiel. Et par ailleurs, quand l’ESSENTIEL est un DANGER, s’ENGAGER est un DEVOIR. Tel est le vrai sens et l’unique signification de la grève du G6.

 

Vive la lutte !

Vive l’enseignant !

Vive l’Ecole Sénégalaise !

 

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com




Tragédie dans le crash: Le capitaine Emmanuel Sarr ne verra pas le plus beau jour de sa vie

YERIMPOST.COM Dans sa parution du jour, le quotidien l’AS a creusé dans la vie des victimes du crash de l’hélicoptère de l’armée survenu dans la soirée du mercredi 14 mars à  Missirah. Le capitaine Emmanuel Sarr avait à peine 30 ans,  il était pilote adjoint du Mi-17. On s’intéresse à ce jeune homme avec qui le destin n’a pas du tout été tendre. Pour cause, Emmanuel Sarr devait se marier ce samedi 17 mars. Ses collègues se souviennent d’un homme correct, sérieux et très compétent. En 2006, il obtient son baccalauréat au Prytanée militaire de Saint-Louis avant de partir pour la Grèce où il fait une formation pour devenir officier-pilote. A son retour, il retourne dans les rangs où il intègre l’Armée de l’air.

Emmanuel Sarr était un jeune à qui tout souriait jusqu’à cette maudite soirée où il est passé de vie à trépas. La levée du corps est prévue ce vendredi dans la cour de la base de l’Armée de l’air où sa dépouille sera aux côtés de celles de ses deux autres collègues.



Un palais bis à Diamniadio ? Pourquoi pas ? Mais…

YERIMPOST.COM Donner un caractère institutionnel à Diamniadio motive la décision du chef de l’Etat de faire construire un palais bis au Pôle urbain. Une annexe qui pourra accueillir des réunions du conseil des ministres ou encore des réceptions officielles. Voici l’argument d’utilité publique que le directeur du patrimoine bâti de l’Etat a brandi pour repréciser la pensée du président de la République. Karim Fofana, dans une note, a expliqué: « Après les sphères ministérielles et la Maison des Nations-unies, l’annexe du palais est la troisième étape du redéploiement territorial de l’administration pour accompagner le développement de la nouvelle ville… Les annexes de palais existent dans tous les pays. La Résidence de Popenguine et le palais de l’île de Gorée sont des annexes du palais de Dakar. Lorsque le Sénégal construisait ces annexes, nous n’avions pas ces enjeux de développement territorial et de décongestionnement de la capitale.»




Accordons une présomption de bonne foi à M. Fofana et à son patron ! Si Macky Sall, dépositaire de la légitimité démocratique, estime avoir besoin d’une annexe de son palais à Diamniadio pour être plus efficace dans la réalisation du bonheur des Sénégalais, ceux-ci doivent soutenir pareil projet sans réserve.

Et puis, comme dit Fofana, il y a bien les palais d’Abidjan et de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, les palais de Brazzaville et d’Oyo au Congo, les palais de Lagos et d’Abuja au Nigeria…

Le Sénégal est un Etat important dans l’imaginaire mondial, une « zone d’influence symbolique », un pays de rencontres internationales… Avec son Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), Diamniadio va devenir un hub naturel de sommets internationaux. Il n’est pas superflu que le chef de l’Etat, qui est en train et va y recevoir d’importantes personnalités, y dispose d’un abri qui puisse refléter l’image majestueuse que nous voulons offrir de notre pays.

Pour susciter la révérence, l’Etat doit se parer de ses plus beaux atours. Le pouvoir est une représentation qui doit impressionner par sa grandeur, sa splendeur, ses ors, ses lambris et ses dorures.

Mais le palais bis de Diamniadio n’a de sens que s’il grave dans la pierre l’âme de notre peuple et tranche d’avec le style gothique de cette bâtisse blanche aux longs murs qui abritait le gouverneur de l’AOF et trône sur la désormais Avenue-Léopold-Sédar-Senghor, au cœur du Plateau, à Dakar.

Le nouveau palais doit cristalliser le génie créateur de notre peuple. Il doit être le reflet de la créativité de notre architecture, de nos architectes, de nos menuisiers, de nos potiers, de nos peintres, de nos sculpteurs, de nos décorateurs d’intérieur… Rien ne doit y figurer qui ne soit pas made in Sénégal et suivant les codes culturels et esthétiques de notre pays.

Bien plus qu’un palais, il devra être un espace d’exposition grandeur nature du savoir-faire sénégalais. Le projet sera réussi si chaque dirigeant étranger qui y séjourne éprouve le désir de faire découvrir la touche sénégalaise à son pays.

Le palais de Diamniadio doit être construit par des entreprises sénégalaises. Plus que de fierté, c’est une question de sécurité nationale. Les prestataires de ce chantier doivent être choisis suivant des règles d’absolue transparence. Les entreprises techniquement les meilleures et financièrement les moins chères doivent être sélectionnées pour ériger un bijou au-dessus de toute contestation.

Le coût du projet doit être maîtrisé. Cette dépense, qui ne donne pas directement à manger, doit être contenue pour ne pas, à l’image de la réfection du Building administratif, passer, à coups d’avenants, du simple au double du budget convenu.

L’esprit du nouveau palais serait faussé d’avance si sa construction devait être attribuée à certains businessmen dont la trop grande proximité avec le pouvoir alimente les bruits dans les salons feutrés et sous les chaumières. Et si le contribuable devait se retrouver, au bout du compte, avec une ardoise qui aurait pu, par son épaisseur, couvrir le financement de priorités dans l’éducation, la santé et la création d’emplois pour les jeunes.

Cheikh Yérim Seck




Contribution: Affaire Karim Wade: Les juges français n’ont pas été convaincants !

Par un arrêt rendu hier 14 mars 2018, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal de grande instance (TGI) de Paris du 26 septembre 2016 qui avait refusé d’ordonner la confiscation des biens de Karim Wade en France. Rappelons que pour obtenir l’exécution dans l’hexagone de l’arrêt de la cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ayant condamné Monsieur Wade, entre autres, à payer une amende de 138 milliards de FCFA, les avocats de l’État du Sénégal avaient introduit une demande d’exequatur auprès du TGI de Paris. Après avoir été déboutés au motif que le délit d’enrichissement illicite n’existe pas dans le corpus juridique français, ces derniers avaient interjeté appel devant la cour de Paris, laquelle juridiction vient d’entériner le jugement rendu en première instance.

 

À vrai dire, cette position jurisprudentielle est surprenante. Selon les magistrats, la décision de la CREI ne peut être exécutée en France car l’infraction d’enrichissement illicite n’est pas prévue et ne trouve pas d’équivalent en droit français. Cette motivation est, du reste, contestable dans la mesure où cette condition d’équivalence n’est pas consacrée par la convention franco-sénégalaise de coopération judiciaire du 29 mars 74. Conformément aux articles 47 et suivants de la convention précitée, pour pouvoir être appliquées sur le sol français, les décisions judiciaires sénégalaises doivent non seulement être rendues dans le respect des règles de procédure et par une juridiction sénégalaise, mais aussi être exécutoires au Sénégal et conformes à l’ordre public français. À la lumière des faits, ces critères semblent avoir été remplis en l’espèce. De la sorte, en décidant comme ils l’ont fait, les juges français semblent ajouter à la convention. Ce qui équivaut à une modification unilatérale et contestable de contrat.

Il est vrai que les juges se fondent sur l’article 713-37 du code de procédure pénale qui dispose que la confiscation est refusée « Si les faits à l’origine de la demande ne sont pas constitutifs d’une infraction selon la loi française ». Mais se pose alors la question de savoir pourquoi appliquer le droit commun alors qu’il existe une convention ?

Pour ces raisons, je pense que la solution rendue par la justice française reste discutable.

 

Dr Momath Ndiaye

nmomath@gmail.com

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