Blog de Cheikh Yerim Seck

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Par Mamadou Lamine Diallo

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.
Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.
Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.


Qui mange la croissance produite par le peuple sénégalais ? (Par Mamadou Lamine Diallo)

Réponse : Macky Sall, ses « Nommés » et les entreprises étrangères
La croissance se « mange », elle est partagée entre les salariés, l’Etat et les entreprises. La croissance produite par le peuple sénégalais et sa diaspora se divise en deux : une croissance structurelle de long terme de 2,5 à 3% soutenue par la démographie et l’adaptation au numérique et une partie conjoncturelle de 0 à 2,5-3% qui dépend de la Chine, de l’endettement de l’Etat, de la pluie et du prix du pétrole.
Pour le partage de la croissance, l’ANSD estime qu’il se présente ainsi : 22% pour les salariés, 11% l’Etat et 67% les entreprises et leurs propriétaires. Cela signifie que le salarié du secteur informel se retrouve avec 56 000 francs par mois en moyenne alors que celui du secteur moderne est à 210 000 francs, la moyenne pour le fonctionnaire de l’Etat est à 500 000 francs par mois.
Pour l’entreprise, en moyenne, celle du secteur informel se retrouve autour de 11 millions d’excédent brut par an tandis que pour le secteur moderne, c’est 315 millions de francs. On voit bien que c’est la grande entreprise qui tire son marron du feu alors que le salarié du secteur informel est écrasé par les inégalités.
Au total, sur la base des chiffres fournis par Macky Sall et ses « Nommés », les gagnants de la croissance de Macky Sall sont les grandes entreprises étrangères et les entreprises qui bénéficient des subventions de l’Etat d’une part ; D’autre part, chez les salariés, ce sont les DG et autres affidés politiques.


M. le PM légal du Sénégal, creuser des trous pour les boucher ensuite, ce n’est pas travailler (Par Mamadou Lamine Diallo)

M. Dionne, après son exil doré à l’ONUDI, prétend travailler pour le Sénégal en étant contre le patriotisme économique, avec le soutien sans faille de son oncle Moustapha Niasse qui a rejeté le patriotisme économique, après avoir signé la charte de gouvernance démocratique. Travailler, c’est créer des emplois par une croissance de qualité. En attendant de revenir sur l’emploi, analysons la croissance version 2014 de Macky Sall, après les derniers chiffres remaniés, 6,4% en 2015 et 6,2% en 2016. Malgré cet exercice cosmétique qui gonfle le tertiaire et les productions agricoles, hélas, la croissance du Sénégal depuis la dévaluation se présente toujours ainsi : 1,5 à 3,5% proviennent des télécommunications, du BTP, du commerce, et autres services, financée par l’APD, les transferts des émigrés, les dépenses de l’Etat. Ces dernières sont tributaires du prix du brut, qui s’il est bas permet à l’Etat de soutenir la consommation et l’investissement ; et, 0,5 à 1,5% de l’agriculture, l’élevage et la foresterie quand il pleut et si le financement de l’Etat est assuré.
– Deux nouveaux moteurs de croissance s’ajoutent à cela depuis 2006. La Chine est responsable de 1 à 2 points de croissance en Afrique, Sénégal y compris, par le biais des infrastructures et des importations de matières premières surtout.
– Enfin, 1% des infrastructures financées grâce à l’endettement de l’Etat, depuis l’annulation du stock de la dette de près de 1200 milliards en 2006. Cet endettement massif se fait auprès du marché financier régional, des banques primaires par le biais des lettres de confort d’autres garanties et des eurobonds.
Voilà la croissance au Sénégal. Il n’y a aucun changement structurel. Avec la donne chinoise, s’il pleut et si les prix du brut sont bas, on peut atteindre 8% avec cette méthode de calcul comme en Côte d’Ivoire de ADO si le gouvernement est compétent. La croissance dans ces meilleures conditions possibles (bonne pluviométrie, prix du brut bas) est autour de 5% et non 6%. Macky Sall a changé la base du PIB pour masquer son échec . Alors, qu’est-ce que Macky Sall a apporté de nouveau dans ce pays pour prétendre au statut de dictateur éclairé des tigres asiatiques? Ce qui est vrai, c’est le creusement du déficit public comblé par l’endettement et les arriérés intérieurs.




Suul Bukki, sulli bukki.

75% minimum pour le Sénégal et 25% maximum pour la Mauritanie, tel devrait être le partage équitable du gaz naturel entre le Sénégal et la Mauritanie (Par Mamadou Lamine Diallo)

Sur la base des travaux effectués et des puits forés jusqu’ici pour trouver le gisement de gaz naturel de St Louis Offshore profond et évaluer la capacité des réservoirs, il est clair que le gisement appartient pour au moins 75% au Sénégal, et cela les Mauritaniens et les compagnies pétrolières impliquées le savent. En toute rigueur, la Mauritanie devrait recevoir du compal (thiompal) inventé par Macky Sall. Cependant, en tenant compte du bon voisinage de paix et de sécurité (nos pêcheurs en ont besoin), la Mauritanie pourrait obtenir entre 15 et 25% maximum.



Pourquoi le Président Macky Sall a cédé alors 25% de nos parts au Président Aziz de la Mauritanie ? Quelle est la contrepartie obtenue par Macky Sall ?
En vérité, le fait que son frère Aliou Sall soit impliqué dans le dossier avec Petro tim et Timis Corporation et qu’il n’y ait pas de Timis Corporation dans la partie mauritanienne, met à l’aise le Président Aziz pour s’imposer. Cela n’exclut pas la possibilité que des deals privés aient accompagnés la cession de plus de 25% de nos parts à la Mauritanie, selon la pratique bien connue en Afrique des cargaisons fantômes.



Le débat à l’Assemblée Nationale a été escamoté. C’est le ministre des affaires étrangères Sidiki Kaba, ignorant en la matière, qui est venu défendre le dossier de manière superficielle, sans aucun document technique pour étayer les thèses du gouvernement, en répétant que ce sont des experts patriotes qui ont négocié. Ce n’est pas sérieux et surtout si le gaz naturel appartient au peuple. Selon la constitution en vigueur, le Président Macky Sall n’a pas le droit de négocier sans l’aval du peuple et de ses représentants. En conséquence, cet accord est anti constitutionnel. Bien sûr, il ne sert à rien de saisir le conseil constitutionnel qui va se déclarer incompétent.
Pour le reste, le Président de l’Assemblée nationale s’est chargé de verrouiller le débat en violation flagrante du règlement intérieur et pour cause jugez-vous mêmes.

 

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