Blog de Cheikh Yerim Seck

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Coaching de crise: comment gérer une grève ? (Papa Modou Guéye)

Une crise financière qui effraie, des entreprises secouées, des licenciements économiques ici et là… poussent souvent les salariés à la grève. Comment le dirigeant doit se comporter pour faire face ou même éviter ce genre de manœuvre ?

Souvent utilisé comme moyen de pression sur les dirigeants pour obtenir gain de cause à leurs revendications, la grève reconnue par le droit du travail, a toujours été une arme redoutable de contestation. Même si dans le langage des coachs, on préfère parler de «  manœuvre » ou « crise » à la place de grève. Conscients d’une telle situation, les dirigeants utilisent eux aussi leurs armes afin de bien gérer ou même prévenir ce genre de mouvement. Et pour cela, un travail en amont, qui tourne autour de la délégation et la communication, est vivement recommandé. Le travail du coach consiste à reformuler, à questionner, à recadrer, à réguler, à jouer l’effet miroir et à pousser le coaché dans ces retranchements pour lui permettre d’explorer des alternatives qu’il n’aurait pas envisagé. En d’autre termes, le coach accompagne le dirigeant avec des conseils afin qu’il puisse gérer le mouvement d’humeur. Un tel accompagnement peut s’apparenter à tout autre coaching résolutoire : il s’agit ici de travailler avec la personne à clarifier ses objectifs en veillant à ce qu’ils soient smart. Et pour gérer, selon Bernard Corbel, coach et psychanalyste, il faut incontestablement entreprendre une médiation, écouter les représentants des contestataires, comprendre ce qui légitime leur mécontentement et chercher à « historiser » le ou les sujets de contestation (qui, quoi, où, quant, combien). « Les problèmes doivent ensuite être écrits en s’assurant qu’on est d’abord sur la formulation », argue le psychiatre français dans ses interventions (ndr site). Le but d’une médiation est que chacun ait un avantage dans la résolution du conflit. En effet, ce genre de manœuvre demande beaucoup d’efforts qui ne sont pas toujours faciles à gérer. De fait, il est important pour le dirigeant d’avoir un coach, même si dans notre pays, le Sénégal, les mentalités ne l’acceptent pas encore assez, je regrette. Face à ce genre de situation comme la grève, surtout avec cette conjoncture difficile, la meilleure façon de gérer ces genres de manœuvre, c’est de déléguer. Autrement dit, le dirigeant ne doit en aucun cas vouloir être au four et au moulin. Il doit penser à responsabiliser les salariés en leurs déléguant certaines de ses prérogatives. Car la délégation est un moyen de motivation des collaborateurs pour libérer leurs potentiels. Un point de vue entièrement partagé avec certains cadres d’entreprise. Un salarié qui part en grève est souvent diminué. De ce fait, il a besoin d’être responsabilisé. Donc, la meilleure solution de lui faire revenir, c’est de lui déléguer quelque chose.

La com’, la com’, la com’…

Dans un contexte où les décisions pertinentes doivent se prendre très rapidement pour minimiser le potentiel destructeur d’un mouvement d’humeur, l’apport de la communication participe activement à la gestion de tels événements. Souvent, des dirigeants, pour faire face à une grève de salariés, ont tendance à promettre aux grévistes de l’argent avec des primes ou augmentation de salaire alors qu’il y ‘a un moyen beaucoup plus efficace qu’est la communication, selon des chefs d’entreprise. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication n’est pas une méthode véritablement et sincèrement reconnue parmi nos dirigeants, car ces derniers refuse de ne serait-ce que de relater leur expérience en tant que coachés. Pourtant, certains dirigeants admettent l’intérêt d’une telle approche. J’estime que les dirigeants peuvent mieux capitaliser leurs forces pour tenter une aventure comme la communication. Il faut insuffler du positif dans les rangs et rompre avec nos habitudes, mieux communiquer en quelque sorte, ne pas se refermer sur nous même….. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises mettent ce système en place pour motiver les salariés et éviter qu’ils partent en grève. Aujourd’hui, une enquête menée en France et vérifiée dans certains pays de l’Afrique du Nord comme le Maroc montre que 76% des entreprises proposent la communication comme moyen pour gérer un mouvement de crise, soit 7 points de plus qu’n 2010. En outre, l’enquête révèle que 97% des DRH comptent sur la communication pour renforcer la motivation et l’engagement des salariés. Les entreprises passent d’une ère d’information à une ère de communication pour mener à bien leur politique et surtout pour gérer dans les meilleures conditions les mouvements de grève entre autres. A en croire un dirigeant reconverti dans le consulting, parler de crise fait souvent peur aux directeurs d’entreprise, tétanisés par  l’idée que ça fasse peur ensuite à leur personnel. Beaucoup de dirigeants qui n’appelle pas un chat, un chat, n’aiment pas parler de crise et préfère plutôt « périodes difficiles », ce qui n’est pas pour moi une communication transparente, précise le consultant. Avec la communication, les salariés sont alliés aux résultats et aux performances de l’entreprise. Par ailleurs, désormais les dirigeants misent avant tout sur la qualité de vie au travail, un encadrement de proximité sur les responsabilités et l’intérêt des missions confiées. L’aspect humain reprend ainsi sa place au-delà de la rémunération sonnante et trébuchante. « La créativité d’une structure dépend de la créativité de son personnel », a une fois dit la coordonnatrice de AGORA (espace d’échange au Maroc entre le coach et les coachés, Hami-Eddine). Dans cette logique de rapport entre le dirigeant et ses salariés prendre soin de son personnel, le protéger contre la misère, les mésaventures et la dureté de la vie constitue des sources de reconnaissances fortes. Ensuite vient l’intéressement au travail qui s’appuie sur une analyse des ressources nécessaires à la production de bons résultats. Si communiquer et déléguer semblent être les maîtres mots pour aider les dirigeants à gérer les grèves et autre périodes difficiles, certains parlent de « strike management ». La grève finalement, tant décriée et critiquée par les dirigeants de tout horizon, serait un outil de management pour les entreprises, et plus globalement un outil de régulation pour l’économie. Elle sert à se défouler : de retour à l’usine ou au bureau, on a moins envie de taper sur son patron, ou d’étriper son chef de service (…) ; elle sert à économiser : eh si ! On l’oublierait presque mais une journée de grève c’est une journée non payée (…) ; elle sert à observer : pendant une journée de grève, on compte les forces et les divisions en présence. De fait, lors des négociations avec les directions d’usines ou d’entreprises, on peut parler en connaissance de cause, avec les « derniers relevés statistiques » tout frais en tête ; elle sert à vidanger : une grève c’est un peu comme une diète, un jour sans manger, ça fait du bien à la machine corporelle, qui se nettoie, qui repart de plus belle… Idem pour la machine sociale qui se purgerait ? (…) », peut-on lire sur le blog de Laurent Dupin, journaliste à Libération et spécialisé dans la couverture de la « vie des entreprise. » A méditer…

Contribution: Macky et les critiques (Par Papa Modou Gueye)

Je reste convaincu comme Pither, que quand on sort de son domaine de compétence, on devient nul ! Et c’est le cas, on n’a pas d’arguments. Et quant on n’a pas d’arguments on n’aime pas les critiques… Les esprits et les plumes les plus futés sont transformés en maris et dames de compagnies du couple présidentiel….

 

Tout commence avec le brillantissime journaliste Abdou Latif Coulibalily, le plus féroce critique de Wade. On se rappelle de son fameux livre, comptes et mécomptes de l’ANOCI. Elu Président, Macky l’extirpe de la coalition Bennoo et fait de lui son Ministre de la bonne gouvernance. Plume critique mis sous silence. Le Président remplace ensuite son fauteuil par un Canapé présidentiel, Niass à droite, Tanor à gauche et Président au milieu. Critiques expérimentés mis à coté. Idy Seck préférant s’opposer avec ses vœux suspendus de cinquième président au lieu de rejoindre le canapé, quitte la coalition et sort de cette idée : « gagner ensemble et gouverner ensemble ». Macky tourne vers Oumar Gueye, le maintient au gouvernement comme Ministre de l’économie maritime. Critique rewmiste de Sangalkam casé. Puis, le patron du jeune parti APR profite des vœux de Niass de devenir Président, et lui taille sur-mesure la présidence de l’assemblée. Critique Gakou évincé. L’AFP est donc phagocytée par le Macky avec les ambitions du Senghorien.

Macky reste sur les fils et petits fils  du Président Senghor, après le patron de Keur Madiabel, le parti du poète président est dans le collimateur. Ne pouvant pas procéder comme avec AFP, car c’est le premier parti du Sénégal qu’il s’agit. « Diviser pour mieux reigner » devient l’arme fatale pour le Macky à la place de « Patrie avant le parti ». Ancien président du parti et du pays, Diouf est choisi comme parrain par le Macky à la place de Wade qui a été quand même un bon père, et a un peut tout fait pour son disciple et fils. Le nom de Diouf Abdou est ainsi gravé sur le mur principal du plus grand centre de conférence de l’Afrique de l’ouest de Diamniadio. Critique Diouf socialiste parrainé. Le PS résiste et Macky persiste. Le palais crée le ministère de la ville et du cadre de vie, Diéne Farba tacle Khalifa et les Maires de Taxawu Dakar. La guerre est rude…très longue… Ndoye maire de plateau cède. Le problème de caisse d’avance est soulevé, Khalifa tombe dans le piège et atterri finalement à Reubeuss. Critique Khalifa incarcéré. Au moment ou son mentor Tanor, suce son tanggal bien écrémé des centaines de milliards de budget avec ses conseillés territoriaux. Le porte parole wilane, Aminata élevage, Serigne mbaye éducation consomme la rupture et suivent le vieux Tanor. Bartelemy, Bamba et les autres continuent la guerre avec l’appui du PDS et du Rewmi de Idrissa.

 

Le fils Wade est gracié, mais n’aura pas la possibilité de critiquer à partir de la maison du père au point E. Il regrette d’ailleurs ne même pas avoir la possibilité de venir présenter ses condoléances à la famille mouride, suite au rappel à dieu de son marabout et Khalif général. Critique Wade envoyé en exil.

Sonko, expert des impôts et des domaines, leader de PASTEEF, se retrouve sous le feu des projecteurs, devient le chouchou des médias de par ses pics. Jeune critique des patriotes radié de la fonction publique.

Et si vous laissez vous critiquer Monsieur le président ? Il y va même de l’intérêt du Sénégal et de votre PSE…

 

 

Papa Modou Gueye

 

 

 

 

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