Blog de Cheikh Yerim Seck

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Résultats 2017: Faut-il blâmer ou aduler la Sonatel ?

YERIMPOST.COM En 2017, le résultat de la Sonatel a connu un grand bond. Consolidant sa place de première entreprise du Sénégal, elle se positionne comme un groupe sous-régional en forte expansion au Mali, en Guinée, en Guinée Bissau et en Sierra Leone. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’établit à 972,9 milliards de F CFA pour l’exercice 2017, en hausse de 7,5%, malgré les impacts défavorables de la dépréciation du franc guinéen et du Léone.

Le chiffre exact réalisé au Sénégal, qui sera connu à l’occasion de la réunion d’avril 2018 du Conseil d’administration, va taper à l’œil de ceux qui vont le trouver indécent dans le contexte d’un pays pauvre. Cette frange de l’opinion voit dans la Sonatel une pompe à fric qui essore des Sénégalais démunis pour engraisser ses actionnaires majoritaires issus d’un pays développé. Elle prend, en somme, aux pauvres pour donner aux riches.

Pareille opinion, qui touche même une partie de l’élite politique du pays, explique la suspicion qui anime l’Etat du Sénégal vis-à-vis de cette entreprise quand bien même il en possède 27% des parts. Comme tous les leaders, la Sonatel suscite adversités, jalousies et fantasmes. Au point d’en devenir un exutoire pour certaines associations de consommateurs. Ce mastodonte qui exerce un imperium écrasant sur le secteur stratégique des télécoms n’est certes pas exempt de reproches. Il prend parfois avec sa qualité de service des libertés qui peuvent être interprétées comme des abus de position dominante. Il pousse quelquefois la logique financière si loin qu’il brouille sa responsabilité sociale d’entreprise et donne l’image d’un monstre froid.

Mais la Sonatel ce n’est pas que cela. C’est l’entreprise qui produit près de 10% du PIB du Sénégal, paie 12% de l’ensemble des impôts versés au Trésor public, crée un volume de richesses qu’aucune entité autre qu’elle ne peut égaler. Si le Sénégal avait dix entreprises comme elle, il atteindrait l’émergence. Contrairement à une opinion répandue, les bénéfices de la Sonatel ne sont pas réalisés au Sénégal. Ils sont le fruit de l’expansion internationale de cette multinationale dont les filiales en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali et en Sierra Leone sont rentables.

La Sonatel, fleuron national, est le laboratoire de ce que le leadership sénégalais peut faire de mieux. C’est sous la houlette des Sénégalais pur jus Cheikh Tidiane Mbaye puis Alioune Ndiaye qu’elle est passée d’une entreprise nationale en quasi-faillite, répertoriée sur la liste des établissements publics privatisables, à une multinationale riche à centaines de milliards de francs cfa. Cette entreprise emploie 2 000 Sénégalais de tous niveaux réputés être dotés d’une culture moderne d’entreprise et formatés pour se perfectionner chaque jour davantage. Elle a donc développé de la compétence et du savoir-faire. Le groupe pèse 3 500 emplois directs et 100 000 emplois indirects. 

Sous tous ces rapports, la Sonatel allie réussite industrielle et efficacité sociale. La suggestion qu’on peut lui faire, c’est qu’elle doit créer de l’infrastructure pour abriter les créations des producteurs, des start-ups, de toutes les entités évoluant dans le numérique et l’innovation technologique. Elle doit déborder d’elle-même pour porter l’expansion de toutes les initiatives qui nécessitent ses services.

En dehors de cette ambition qu’elle doit porter, difficile de lui opposer une critique justifiée. On ne peut pas reprocher à une entreprise, créée pour faire de l’argent, d’en gagner. La Sonatel doit être érigée en exemple pour tirer vers le haut, par une saine émulation, les entreprises de notre pays. Si les Algériens critiquent la Sonatrach, et les Angolais la Sonangol, ils ne jettent pas le bébé avec l’eau du bain. La Sonatel est davantage à aduler, à imiter, qu’à blâmer.

Cheikh Yérim Seck  

Elimane Touré, s’est-il suicidé ou a-t-il été tué par la police ?

YERIMPOST.COM Sa mort n’a toujours pas été élucidée aux yeux de sa famille. Celle-ci a décidé d’engager la bataille de la rue pour savoir ce qui a emporté Elimane Touré, du nom de ce transitaire décédé dans les locaux du Commissariat du Port alors qu’il était en garde-à-vue. A l’annonce de son décès, la thèse du suicide a été soutenue par l’autopsie, mais ses proches n’en sont toujours pas convaincus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle sa famille demande que le dossier soit repris des mains de la police pour être confié aux gendarmes. Ce dimanche 18 février, une marche pacifique a été organisée par sa famille qui demande à être entendue par la justice.

Contribution; Caisse d’avance de la mairie de Dakar: où est l’élégance républicaine ?

Véritable coup de théâtre. Voilà que le premier homme politique sénégalais à déclarer son patrimoine, pour se conformer à une exigence de bonne gouvernance et de transparence, est épinglé par un rapport de l’IGE, puis poursuivi pour détournement de deniers publics et pas seulement.
La caisse dont il est question, existe depuis près d’un siècle. Comment fonctionne la caisse ou régie?
Les dépenses opérées par le comptable de la caisse, doivent être inscrites dans l’acte de création de la régie.
Ainsi, l’agent ne pourrait pas recourir à des marchés publics formalisés pour des interventions sociales et diverses. Ce, à l’exception des interventions économiques et financières ou des opérations menées sous mandat.
Une mairie n’est pas une institution de distribution de billets de banque, encore moins une maison d’assistance sociale.
Cette pratique, quoique « traditionnelle », n’est pas du tout républicaine.
Pourquoi donner l’argent du contribuable aux mêmes personnes ( politiciens, notables, journalistes, religieux…)pour des raisons d’assistance sociale ?
Malgré tout, cela ne choque pas le républicain que je suis.
Mais ce serait très difficile de fermer les yeux sur de fausses factures présentées par ou au maire de la capitale sénégalaise.
Comment comprendre qu’un ancien ministre chargé des relations avec l’Assemblée Nationale, ancien député et puis maire fasse une telle erreur ?
Surtout quand on sait qu’il ne s’est pas personnellement enrichi de la caisse.
Monsieur le Président de la République
L’élégance républicaine voudrait que vous soyez au dessus de la mêlée. Vous auriez pu garder le dossier jusqu’à la fin du mandat de l’équipe municipale.
Il est inacceptable de voir le maire de la capitale, secrétaire général des maires francophones de surcroît, aujourd’hui derrière les barreaux.
Puisque le fonctionnement de la caisse est suspendu par les autorités, pourquoi donc tant de précipitation pour juger le député-maire Khalifa Sall ?
Monsieur le Président, je vous invite à vous inspirer de l’attitude du 4e Président de la 5e République française concernant l’affaire Chirac, maire de Paris d’alors.
Chirac fut un potentiel adversaire de Mitterand. Il lui imposa même deux fois la cohabitation en 1986 et 1993. Ce n’est pas tout.
Mitterand fut mis en ballotage par Jacques Chirac à la présidentielle de 1988.
C’est tout simplement vous dire que le Président Mitterand pu éviter tout cela, Il aurait pu empêcher la 2e cohabitation et l’élection de Chirac en 1995. s’il eusse déclenché des poursuites contre le maire Chirac. Car, des raisons, il n’en manqua pas.
Chirac sera poursuivi près de 20 ans après, alors qu’il eu déjà purgé ses 2 mandats consécutifs de Président de la République française. Il fut jugé et condamné pour « détournement de fonds publics » entre autres chefs d’accusation.Vous me rétorqueriez, sans doute Monsieur le Président, que la France n’est pas le Sénégal, François Mitterand n’est pas Macky Sall, et que Jacques Chirac n’est pas Khalifa Sall. Pardon de vous dire, que manifestement vous ne le souhaiteriez pas.
Au Haut Conseil des Collectivités Territoriales et à l’Assemblée Nationale:
Vous avez raté une belle occasion pour marquer une avancée de taille: celle de la séparation effective des pouvoirs. Mais ce serait très important que vous écriviez au Président de la République pour dire au Chef de l’État de demander au procureur de suspendre les poursuites contre un des vôtres (député et maire), jusqu’à la fin de son mandat.
S’agissant de ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale, c’est l’une des conséquences de la démocratie. La majorité dicte sa loi à l’opposition. Même s’il y a pas mal de choses à fustiger, comme les conditions de la levée de son immunité parlementaire.
Au procureur de la République:
Les normes républicaines voudraient que le procureur de la République défende les intérêts de la nation et plus encore. Le Rapport de l’IGE devrait permettre de régler le problème de la caisse d’avance une fois pour toute. Pourquoi alors s’appesantir sur 1,8 milliards ? Or, la caisse d’avance a été utilisée de la même façon de 2009 à 2015, soit approximativement 9 milliards en l’… Des prédécesseurs de Khalifa Sall, affirment l’avoir utilisée de la même manière, (Mamadou Diop et Pape Diop).
Au juge:
Vous avez toutes les cartes entre vos mains.
Monsieur le juge, vous avez une bonne réputation. Nous n’en doutons point, et osons espérer que vous userez de votre responsabilité pour ne dire que le droit.
Car, en fin de compte, de votre décision dépend l’avenir civil et politique de Khalifa Ababacar Sall.

 

Mouhamadou Abib SEYE
Journaliste

Mais où est Cheikh Diallo ? Que fait-il ?

YERIMPOST.COM Identité remarquable sur la scène publique sénégalaise, Cheikh Diallo fut un conseiller multi-cartes de Karim Wade, alors ministre de tout de son père, compagnon de prison de « Karim », témoin à charge contre lui devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei)…
Après avoir purgé six mois à Rebeuss, il a été libéré d’office. Après une période de silence, il s’est retrouvé en essai au sein de la rédaction de Jeune Afrique, le magazine panafricain basé à Paris, avant d’être « remercié ». La bronca médiatique qui a suivi cet essai manqué a sans nul doute affecté Cheikh Diallo qui a décidé de se retirer de la scène médiatique pour se reconvertir dans les affaires.
Avec son épouse, il a ouvert l’École Africaine d’Art Oratoire (EAO) située sur la VDN et logée à la City Business de Dakar. Les formations y dispensées sont destinées, en priorité, aux dirigeants, leaders, managers et chefs d’entreprises.
Cette école, première du genre en Afrique, est spécialisée dans la formation à la Prise de Parole en Public et en Réunion. L’EAO a déjà formé des dizaines de promotions composées de ministres, députés, diplomates, magistrats, notaires, universitaires, experts financiers, médecins, pharmaciens, banquiers, hauts cadres du public et du privé, etc.
Son business marche et Cheikh semble s’y plaire, à l’entendre décrire son activité et sa stratégie d’expansion.

Exclusif! ATT est-il vraiment rentré au Mali ?

YERIMPOST.COM C’est à bord de l’avion présidentiel du Mali que, le 24 décembre 2017, Amadou Toumani Touré surnommé ATT a quitté Dakar, où il vivait en exil depuis cinq ans, pour Bamako.

Arrivé dans son pays, l’ex-président malien destitué par un coup d’Etat en 2012 s’est plié à quelques contraintes protocolaires et familiales. Il a eu avec Ibrahim Boubacar Keïta, l’actuel locataire du Palais de Koulouba, une rencontre fort médiatisée. Avant d’aller se recueillir, sous l’oeil des caméras et des appareils-photo, sur la tombe de sa mère décédée en 2015, alors qu’il était en exil.

Puis, sans crier gare, ATT et son épouse sont revenus le 30 décembre à Dakar, où ils ont pris goût à vivre, avec leurs enfants, dans une villa cossue nichée dans le quartier très résidentiel des Almadies. Cette grosse bâtisse dérobée aux regards par des longs murs est un espace agréable où toutes les commodités sont réunies.

Yerimpost tient de source sûre que la location de cette résidence et toutes les charges qu’elle secrète (eau, électricité, téléphone, internet, entretien…) sont entièrement prises en charge par l’Etat sénégalais. Comme le veulent les règles de courtoisie diplomatique à l’égard d’un ancien chef d’Etat hôte du Sénégal.

C’est un honneur pour notre pays, et Yerimpost s’en réjouit, qu’ATT, qui n’est plus empêché de retourner au Mali, ait choisi de garder un lien avec Dakar et d’y séjourner le plus gros du temps. L’hospitalité sénégalaise, la Téranga, n’est pas un vain mot. Ce pays a des charmes que seuls les Sénégalais ne savent pas apprécier.

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Exclusif! Comment est arrivée Rihanna ? Où est-elle ? Qui la garde ?

YERIMPOST.COM Yerimpost a appris de source autorisée que la chanteuse Rihanna est arrivée à Dakar tôt le matin du 1er février 2018 par le vol de South African Airlines. La star s’est voilée pour passer inaperçu à l’aéroport. Elle a fait cap sur l’hôtel Terrou Bi, sur la corniche Ouest de Dakar, où elle loge dans une suite ultra-sécurisée. Déclarée persona non grata par la Coalition contre la franc-maçonnerie, Rihanna a quand même tenu à participer à ce sommet mondial sur le financement de l’éducation.

En dehors des éléments de sa sécurité privée, l’Etat l’a placée sous très haute surveillance policière, vu les nombreuses réticences suscitées par sa venue.

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