Blog de Cheikh Yerim Seck

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Sursaut ou chaos !

Voilà les deux termes de l’alternative. C’est au Présent Macky SALL de choisir.
Sincèrement, ce qui m’inquiète, je ne vois pas Macky SALL envisager la possibilité de quitter le pouvoir. Il est dans une logique de confiscation du pouvoir et ne s’en cache même pas. Il croit que sa gouvernance répressive aura raison de toute velléité d’opposition et de résistance. Au vu de ses victoires, tant il reste très sûr de lui et croit en sa bonne étoile.

C’est même étonnant que, jusque là, il ne s’est pas attaqué frontalement Idrissa SECK, son seul sérieux adversaire du moment. J’allais dire son seul sérieux opposant encore libre.
Il est objectivement le seul, pour l’heure, prompt à nous débarrasser de Macky, cette calamité qui rime finalement avec désillusion, trahison et démocrature.
Vous pouvez ne pas porter Idrissa dans votre cœur, et vous pouvez vraiment avoir vos bonnes raisons, mais l’heure est au pragmatisme. Prendre fait et cause pour Idrissa SECK est un impératif




J’ai entendu l’autre jour Idrissa parler de la façon dont Macky a livré la pays à une certaine puissance étrangère, il faut comprendre que c’est un massage fort. C’est la première fois je crois, qu’un homme politique de premier plan ose aborder cette l’épineuse question.
Je sais et vous me dirai que Sonko en parle. Oui bien sûr, il a beaucoup de mérite et surtout de l’avenir (machalaa), mais je doute que son discours soit audible et accessible en dehors d’une certaine frange citadine et déjà contestataire. Le challenge pour lui, c’est d’atteindre waa albi, waa kadior ak baol etc…
Et d’ici 2019, c’est impossible pour lui de se faire porter par un dynamique qui pourra lui donner cette envergure critique pour peser dans une élection présidentielle.

Il serait même intéressant qu’il y’ait une alliance entre Idrissa et Sonko. Il en va de l’intérêt du Sénégal. Au fond, ils ont le même discours.

Par pragmatisme, je prends fait et cause pour Idrissa et en toute sincérité, je vous invite à faire de même.
Vous pouvez l’aimer ou le détester, peu importe!
Mais il est indéniablement BRILLANT.
Il serait dommage que le Sénégal ne profite pas du potentiel de cet homme.
Il est même très fort probable qu’il soit après Mamadou Dia, l’homme politique qui a été le persécuté dans l’histoire politique du Sénégal. Dans l’adversité on se défend comme on peut. Ils avaient cherché à le détruire, il s’est défendu. A-t-il commis des maladresses, oui je pense !
Mais combien de temps encore resterons-nous à lui reprocher ce que nous, spectateurs lointains à l’époque, considérons à tort ou à raison comme ses errements du passé ?
L’enjeu est vraiment ailleurs, nous débarrasser de Macky SALL, c’est cela l’impératif.
C’est de Macky SALL que nous ne voulons plus. Il représente le chaos à terme.
Nous ne voulons pas du chaos et il n’y a aucun statu quo possible
Êtes-vous prêts au sursaut ?

Le transfert d’argent au Sénégal ou la raison du plus fort

On ne le dira jamais assez, le secteur du transfert d’argent au Sénégal, est aujourd’hui incontrôlable du fait de l’absence de régulation digne de ce nom. Cette régulation en partie, est l’affaire de la BCEAO dans la pratique financière et de l’autre, à l’Etat du Sénégal du point de vue organisationnel et sécuritaire. Les conséquences de ce laisser-aller de l’Etat ;

– Les sociétés de transfert pullulent au Sénégal, et le plus grave sont quasi unipersonnelles même si, sur le papier, la nature juridique fait mention d’une S.A.




-A la tête de ces « SUARL » , on y trouve des personnages qui foulent du pied le peu de réglementation en vigueur , mènent la terreur à leurs employés. Le syndicalisme n’est présent dans aucune des structures de transfert et cela laisse une porte ouverte à toute dérive de la part du « Patron » qui, souvent se cache derrière ses bras armés constitués d’employés qui lui sont proches, prêts à tout pour le satisfaire et même souvent ces derniers outrepassent les ordres reçus, faisant d’eux, des hommes craints par le reste des employés.

-L’Etat et la BCEAO n’ont aucun moyen de contrôles sur leurs bilans, car n’étant pas au diapason ou bien qu’ils ferment l’œil sur les nouvelles procédures de traçabilité des transactions.

-Toutes sortes de dérives sont notées dans ce secteur : l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, l’insécurité des plateformes transactionnelles et les financements occultes liés au terrorisme.

Qu’adviendrait-il à l’heure actuelle, si une société de transfert, tombait en faillite ? Rien de spécial, sinon que ceux qui ont perdu de l’argent n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et pourtant des mesures sont à prendre dans ce sens, car on ne peut comprendre que 85% de transactions se passent dans un pays A , et on se lève un jour , pour transférer le siège dans un pays B. Quelle appréciation, donner à ce type de jeu ? Le mutisme de l’Etat est déconcertant. 

Et si après, survenait une déclaration déguisée de faillite ? Une réponse des autorités s’impose !




Que l’Etat, organise ce secteur, ensemble avec la BCEAO, car la manne financière qui provient de ce secteur, peut à elle seule, financer le PSE, organiser le retour de la Diaspora au bercail, et hisser notre SÉNÉGAL dans la hiérarchie des pays développés.

 

Pero, si on n’y prend pas garde, pour assainir le secteur, les sociétés de télécommunication qui investissent le transfert d’argent vont faire disparaître toute autre forme d’organisation dédiée sous peu de temps.

Vivement une régulation du secteur de Transfert d’Argent au SÉNÉGAL

 

Lamine GUEYE

Consultant

L’île de Gorée ou le symbole de la misère de l’homme noir

L’île de Gorée nous renvoie à notre histoire de peuple soumis, humilié et contraint de suivre la volonté de négriers venus d’Europe pour arracher nos ancêtres de leurs racines en vue d’asseoir une nouvelle forme de domination servile ouvrant l’ère du capitalisme économique moderne et reposant sur l’asservissement d’une catégorie de personnes par d’autres individus  ou d’autres groupuscules d’intérêt privé obnubilés par la seule recherche du profit et de l’accroissement du capital financier.




L’île de Gorée malgré le temps qui passe et l’oubli voire la méconnaissance réelle par beaucoup de nos compatriotes des innombrables scènes de violence sauvage, d’humiliation, de mépris qui ont réduit des hommes, des femmes, des enfants en objets commercialisables, reste le lieu par excellence de la mise en pratique de la monstruosité de certaines puissances occidentales  en Afrique subsaharienne.

L’île de Gorée ne peut pas se départir de son passé de comptoir d’esclaves malgré la volonté de certains à l’instar de l’édile de la ville monsieur Augustin Senghor à vouloir travestir l’histoire ou à tout le moins en minimisant l’impact symbolique de la traite négriere dans notre conscience collective, en restaurant en grande pompe avec le concours de l’Union Européenne la fameuse Place de l’Europe au cœur même de l’île qui porte encore les traces de notre douloureuse histoire de pays africains dominés, spoliés voire souillés avec la complicité d’une partie de la population.

L’île de Gorée n’est pas et ne doit pas être considérée comme un endroit touristique où les jeunes viennent se prélasser le Week-end voire durant les grandes vacances scolaires. L’île de Gorée doit être perçue autrement par ses habitants. Elle est le témoin de l’histoire horrible voire criminelle de notre pays voire de l’Afrique noire sous domination étrangère. Elle ne peut pas vue comme un endroit idyllique pour des jeunes fêtards en période de forte canicule. Elle porte les stigmates des blessures, des cris stridents, des pleurs, de la mélancolie , de la peur de nos aïeuls de franchir de manière définitive  la porte étroite du non retour reliant la plage rocheuse de l’île des côtes américaines.

L’île de Gorée est la preuve tangible  de l’humiliation de l’homme noir par les puissances coloniales occidentales. Cette image de l’île restera à jamais gravée dans le cœur des gens. Tout compte fait, malgré les tentatives de manipulation ou de travestissement de cette période cruciale de notre existence, l’image de comptoir d’esclaves de l’île de Gorée est dans notre ADN national et africain.

Vivre à Gorée n’est pas seulement humer son courant d’air frais ou nager dans ses eaux calmes voire surplomber ses falaises en vue de profiter sous un soleil éclatant de sa beauté sublime ou encore arpenter ses petites ruelles pour admirer ses maisons colorées de style colonial. Elle consiste à se familiariser avec notre histoire, ses soubassements, notre rapport à L’autre, notre identité de peuple exploité, nos peurs. L’île de Gorée est le sanctuaire d’un monde révolu, mais qui ne cesse de nous rappeler notre passé et du rôle des uns et des autres sur cette horreur ineffaçable qui traverse les siècles.




On ne joue pas à dessein avec les symboles qui façonnent voire rythment la vie de nos concitoyens. Nous n’avons pas le droit malgré la volonté de certains de nos compatriotes à vouloir coûte que coûte faire table rase sur notre passé de couronner nos anciens bourreaux. Jamais dans l’histoire humaine, il est envisageable d’honorer ses tortionnaires sur les lieux même de leurs crimes contre l’humanité. Toutefois, au Sénégal, tout est possible même les scénarios les plus saugrenus voire catastrophiques.

Nous devons certes avancer et refuser de vivre dans le ressentiment. Toutefois, face à ces actes d’une cruauté inouïe,  nous les descendants de millions d’africains torturés et mis en cage en vue d’être exploités dans des conditions de vie effroyables, n’avons pas le droit d’oublier la mélancolie, la colère stérile  voire la peur qui se manifestaient dans leurs yeux hagards, ni même pardonner à leur place. Nous avons juste le devoir de témoigner et de transmettre sans langue de bois ni œillères aux générations futures l’histoire du Sénégal et de l’Afrique noire pendant la traite négriere.

Nous n’avons pas le droit d’occulter ce fait historique sous le prétexte fallacieux d’une ouverture au monde à l’ère du numérique. Je vis en Europe et on n’y  trouve pas des lieux de commémoration des tragédies des deux guerres mondiales qui magnifient la grandeur du Reich Adolf Hitler ou de l’Allemagne Nazie. En Europe, les symboles sont portés au rang de valeurs et sont protégés par la loi contre les profanations.

L’île de Gorée est le condensé de l’histoire du continent africain et de l’homme noir. Elle doit être au cœur du renouveau de la pensée négro-africaine  et au-delà doit faire appel à une réelle prise de conscience de l’homme africain, de sa place dans le concert des nations modernes.

L’île de Gorée doit être le miroir de notre désir de liberté, de notre refus de la servitude volontaire abjecte à toute forme d’autorité, d’indépendance en hommage à nos aïeuls déportés vers les États-Unis d’Amérique et vers les Caraïbes.

La décision du maire de Gorée, monsieur  Augustin Senghor de réhabiliter la Place de l’Europe au cœur même de l’île est une souillure et un affront à la mémoire de nos ancêtres. L’île de Gorée est un patrimoine national et au-delà africain. Une telle décision ne peut pas dépendre de la seule volonté du maire. Elle doit faire l’objet d’une discussion et pourquoi pas d’un référendum sur la pertinence même de la Place de l’Europe à Gorée en raison de notre passé de comptoir d’esclaves et du rôle prépondérant des États européens dans la mise en œuvre de cette entreprise sordide et criminelle de déshumanisation de l’homme noir.

Pourquoi, par ailleurs, le maire de Gorée, monsieur Augustin Senghor n’a pas jugé nécessaire de s’en ouvrir aux historiens  et aux acteurs culturels du pays avant de se lancer dans ce projet controversé par beaucoup de nos compatriotes ? Malgré le tollé d’indignation des citoyens sénégalais sur le couronnement de l’Europe esclavagiste à Gorée même, il campe toujours sur ses positions et continue à s’entêter dans des explications fallacieuses en vue de justifier son choix. Toutefois, libre au maire Augustin Senghor de refuser l’évidence de sa décision injustifiable sur le plan de l’éthique,  sur le plan historique et également de la charge émotive de cette tragédie humaine dans la conscience de l’homme noir, mais la postérité retiendra de lui comme étant le responsable politique sénégalais né après l’indépendance qui a osé honorer les bourreaux criminels de nos aïeuls sur nos propres terres.

Procéder à des retouches par ci et là sur des événements historiques n’est pas nouveau sous nos tropiques et ailleurs. L’histoire est très souvent travestie par certains en vue de prendre à contre pied la réalité sociale objective. La Place de l’Europe à l’île de Gorée est la parfaite illustration de ce que nos politiciens sont capables de faire en vue de s’attirer les grâces de leurs bienfaiteurs occidentaux en dépit même de la légèreté de leurs argumentations.

 

Ne nous étonnons surtout pas après cette décision regrettable du maire de l’île de Gorée, monsieur Augustin Senghor que les dirigeants européens voire même les dirigeants de multinationales occidentales aient un regard condescendant plein de mépris sur nos autorités publiques ou sur nous autres citoyens sénégalais.

Dites nous, monsieur le maire Augustin Senghor, comment voulez vous que les autres nations nous respectent et nous considèrent comme leurs semblables si toutefois nous préférons la servitude, la lâcheté et le déshonneur à la dignité  voire à la liberté ?

Dites nous, également monsieur le maire Augustin Senghor,  pourquoi ne devrons nous pas substituer la Place de l’Europe par la Place du Souvenir qui sied le mieux à notre histoire commune avec l’Occident judéo-chrétien ?

La réminiscence de notre histoire doit nécessairement passer par des symboles fortement ancrés dans notre identité négro-africaine.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com .

 

 

Attaques des mouvements religieux contre le préfet de Dakar: le summum de l’hypocrisie ou la pathétique naïveté

Dans son livre « La Franc-maçonnerie au cœur de la République de 1870 à nos jours » paru en Novembre 2012,  Jean-Paul Lefebvre-Filleau, Colonel de gendarmerie en retraite considéré comme « le détective de l’histoire » écrit ceci : «…….. Le 4 septembre 1870, la République est proclamée et un « gouvernement de Défense nationale » formé – sur douze membres, il comprend neuf francs-maçons du Grand Orient de France et de la Grande Loge de France »…Au cours de son récit partant de la chute du Second Empire jusqu’à l’élection présidentielle récente de François Hollande en Mai 2012, l’auteur nous rappelle que « l’action principale du Grand Orient de France consistait à consolider le régime républicain qu’il considérait comme son œuvre ».




Toujours dans le même sillage, monsieur Daniel Keller, réélu « Grand Maître » du Grand Orient de France (GODF) avec 29 voix et 5 bulletins blancs au soir du premier jour du Convent qui se tenait à Reims du 27 au 29 août, nous rappelle que : « Dans un moment où la société cherche des boucs émissaires, le GODF se doit d’être présent pour rappeler inlassablement les valeurs fondamentales de la République. Le GODF est une institution DE la République et aussi DANS la République. La Franc-Maçonnerie a fortement contribué à la naissance et à l’implantation de la République. Que l’on pense simplement à quelques Grands Hommes tels que Léon Bourgeois, Jean Zay, Mendes-France, Gambetta, Jules Ferry, tous maçons. La République est fondamentalement maçonnique à travers l’affirmation laïque de la liberté de conscience et du refus des pressions dogmatiques, permettant l’affirmation de l’intérêt général au service des plus faibles. »

En considèrant que cette République Française est génitrice de « notre » présente République du Sénégal pour le contrôle, l’encadrement et la surveillance de laquelle la France veille scrupuleusement au grain, force est de reconnaître que les pouvoirs du « petit » Préfet de Dakar, Mr.Alioune Badara Samb, ne pèsent pas lourd sur la balance d’une décision qui vise les intérêts d’une organisation française d’obédience maçonnique. Il faut plutôt regarder du côté du « grand » « Préfet du Sénégal », Mr.Macky Sall.  

Par conséquent, s’ériger en sentinelle de la nation sénégalaise contre la franc-maçonnerie est certes une posture noble et louable, mais épargner au même moment la République jusqu’à féliciter le Chef de l’Etat parce qu’il aurait interdit la réunion de cette organisation qui devait se tenir à Dakar en janvier 2018, s’apparente à de la naïveté manifeste.

Le Préfet Alioune Badara Samb, un fervent musulman « taalibé cheikh », ne peut être la bonne cible des attaques des mouvements religieux qui combattent la franc-maçonnerie. Au surplus, il pourrait lui être reproché de servir une République construite sur des fondements franc-maçons; auquel cas, la logique et l’honnêteté voudraient que les responsabilités du Gouverneur, du ministre de l’Intérieur, du Premier ministre et du Chef de l’Etat, soient aussi pointés du doigt en tant que supérieurs hiérarchiques du Préfet. Le fait de s’arrêter à ce pauvre Préfet, le vilipender auprès des Chefs religieux et le jeter en pâture à la furie de la société sénégalaise, est simplement injuste et peu productif.

Surtout que ce fut le Président de la République du Sénégal, Macky Sall et non le Préfet de Dakar, qui était le destinataire légitime des félicitations et remerciements de la part des mouvements religieux, à la suite de l’interdiction de la manifestation des franc-maçons qui était prévue à Dakar. De la même manière et par souci de cohérence, le Président de la République doit être la seule cible légitime de vos attaques, parce qu’étant l’unique et le seul Responsable de la levée de cette interdiction; parallélisme des formes oblige.

Les considérations morales qui caractérisent le noble combat que vous portez et que je soutiens de toutes mes forces, vous interdisent d’être injustes et hypocrites et cela risque de porter un sacré coup à la crédibilité de votre engagement. Ce serait dommage et malheureux que des Imams soient pris à défaut de manière si flagrante et à un niveau aussi évident.

Combattre la franc-maçonnerie au Sénégal suppose que vous ayez le courage et la détermination nécessaires de vous attaquer à ses racines que sont la République et son Chef, au risque de permettre à ses promoteurs de rire sous cap et de dérouler leur agenda sans se préoccuper outre mesure de la levée de bouclier actuelle.

Les origines du mal sont d’abord la République et ensuite le Chef de l’Etat. Alors, vous ne pouvez pas vous limiter à arracher avec acharnement les feuilles de l’arbre à détruire tout en prenant le grand soin d’épargner son tronc et ses racines pourtant trop visibles.

 

Cheikh Bassène

Le prix de la paix en 2019: Résignation OU Confrontation

Il n’ya que deux manières strictes de traverser l’année 2019 dans un climat de paix et de tranquillité.

1/ 2nd mandat de Macky Sall dès le 1er tour: Par la Résignation en laissant Macky Sall organiser son scrutin et passer au premier tour. En effet un processus électoral aussi vicié et corrompu ne peut qu’induire des contentieux. Dans le Sénégal de l’année 2018, les conditions scientifiques d’une non élection sont déjà largement réunies. Dans ce Sénégal devenu une République bananière, un citoyen peut:

  • Avoir sa carte d’électeur et ne pouvoir voter, parce que l’administration a commis des « erreurs » sur ses noms, ses prénoms ou sa photo.
  • Avoir une carte d’électeur en bonne et due forme et ne pouvoir voter, parce que l’administration a « omis » de l’inscrire sur les listes électorales.
  • Avoir sa carte d’électeur en bonne et due forme, bien figurer sur les listes électorales, mais ne pouvoir voter, parce que l’administration s’est « trompée » sur son bureau de vote.

Le cumul des demandes de modification-rectification font ressortir pas moins de 1.300.000 cartes d’électeurs qui sont dans ce cas et qui, probablement, vont grossir les rangs déjà assez garnis des abstentionnistes involontaires.




Et que dire des absences de bulletins de certains candidats, des retards d’ouverture des bureaux de vote; tout cela planifié par une administration centrale et un commandement territorial définitivement politisés et acquis à la cause du candidat Macky Sall.

Par conséquent, il ne faut plus parler d’élection quand le scrutin n’est pas transparent, quand les organisateurs sont partiaux et quand l’électeur veut jouir de son droit de vote sans pouvoir de vote.

Dans ces conditions, la RESIGNATION des populations opposées à Macky Sall peut être une voie de salut pour préserver la PAIX en 2019.

2/ Présidentielle 2019 sans Macky Sall: Par contre, si les Sénégalais opposés à Macky Sall refusent de cautionner cette forfaiture sous-tendue par du gangstérisme d’Etat, seule la CONFRONTATION pour DEGAGER Macky Sall avant le scrutin présidentiel, est la seule alternative pour la PAIX en 2019.

Auquel cas, il convient de mettre en place dès à présent une stratégie de riposte appropriée en créant la jonction intelligente et active de toutes les forces vives de la nation, non plus autour « d’assises nationales pompeuses et trompe-l’œil », mais plutôt autour d’actions alternées et  ciblées pour le départ de Macky Sall qui doit être un objectif non négociable. IL S’AGIT D’OPPOSER A MACKY SALL UNE FORCE ET UNE DETERMINATION FAROUCHES PLUS VIGOUREUSES QUE SON ENTETEMENT QUASI PARANOIAQUE ET SUICIDAIRE A SE MAINTENIR A LA TETE DU PAYS A TOUT PRIX.

En effet, tant qu’il lui restera un souffle de vie, Macky Sall n’acceptera jamais qu’une entité neutre se charge de l’organisation de l’élection présidentielle parce qu’il a déjà décidé de remporter celle-ci dès le premier tour.

Dans la perspective de la CONFRONTATION, chaque acteur doit prendre ses responsabilités et se préparer à les assumer en toutes circonstances et en connaissance de cause, tout en prévoyant le pire. Ce sera la tempête de 2018 qui précède le beau temps de 2019.

APPEL AUX PARTIS POLITIQUES




Suite au vote « sans débats » de la loi anticonstitutionnelle, impopulaire et déconsolidante, instituant la généralisation de l’obligation de parrainages à tous les candidats à l’élection présidentielle, les Partis politiques sont délestés de la seule légitimité qui justifiait leur existence et devraient, par conséquent, s’auto-dissoudre purement et simplement et entrer en clandestinité.

Par ce vote pathétique, l’Assemblée Nationale, elle aussi, a fini de griller la première qualité qui fonde sa légitimité, à savoir, la Représentation du peuple. Elle lui a préfèré deux considérations qui anéantissent sa légalité, à savoir, l’inféodation à l’Exécutif (le Président de la République et son gouvernement) et la violation de la Constitution.

Il est par conséquent devenu impérieux pour le peuple de reprendre rapidement la main qu’il n’aurait jamais dû perdre. Au lieu de vous contenter de pleurer devant la dépouille multi-organique de la République, de l’Etat et de la Démocratie du Sénégal, avant son enterrement définitif, permettez enfin de transformer cette présente situation du pire en une opportunité de construction du meilleur pour le futur du Sénégal.

Dans la dynamique d’une telle perspective, vous avez l’occasion inouïe d’inviter tous les patriotes tapis dans les communautés religieuses et coutumières, les partis politiques, les syndicats, les patronats, les organisations de la société civile, les associations artisanales, estudiantines, scolaires, les forces militaires et paramilitaires de défense et de sécurité bref….toutes les forces vives de la nation sénégalaise, à adhèrer ou soutenir une nouvelle plateforme citoyenne et patriotique qui a l’ambition de transformer les grands pas en arrière tristement réussis par le régime en place dans son ambition d’enfanter un monstre qui déshonore le Sénégal, en un immense bond en avant qui réhabilite notre pays dans le concert des nations et redonne espoir et fierté aux Sénégalais. Cette démarche a l’ambition de couper l’herbe sous les pieds de ce monstre en gestation tout en nous permettant de saisir la formidable opportunité de faire passer le Sénégal du PIRE ACCIDENTEL actuel au MEILLEUR qu’il mérite en seulement deux (2) ans.

DYNAMIQUE UNITAIRE POUR L’INSTAURATION D’UNE NOUVELLE REPUBLIQUE

Suite au vote de la loi instituant le parrainage, nous suggèrons aux candidats potentiels et aux organisations qui signeront cette plateforme de constater la mort de la Démocratie sénégalaise et d’éviter, par conséquent, les rivalités absurdes et improductives dans la recherche isolée et concurrentielle des signatures qui sont un facteur de division et de dispersion de leurs forces et de leurs énergies

Avec cette loi bête et enfantine, l’élection présidentielle de 2019 est devenue un véritable « piège à cons ». Par conséquent, toutes les candidatures doivent être gelées au profit de la synergie des stratégies et de l’unité d’actions dans le cadre d’un large pôle de Résistance et de Transition vers une Nouvelle République Patriotique, Démocratique et Populaire.

ACCORD MINIMUM DE GOUVERNANCE

I/- Institutions & Société

  • Les candidats signataires de la plateforme acceptent (SANS AUCUNE RESERVE) TOUT ce qui suit :
  • PERIODE DE TRANSITION DE 2 ans (Mars 2019-Mars 2021)
  • Dissolution de l’Assemblée Nationale en 2019
  • Mise en place d’une Assemblée Constituante Populaire (forces religieuses et coutumières, forces syndicales, organisations paysannes, organisations artisanales, société civile, les artistes, les étudiants et élèves, les chômeurs, organisations politiques, forces militaires et paramilitaires de défense et de sécurité) en 2019
  • Référendum pour le vote d’une nouvelle constitution en 2019
  • Mise en place en 2019 d’un Conseil Constitutionnel, émanation de l’Assemblée Constituante, composé de 19 membres (élus par leurs pairs et proposés au Président de la République qui les nomme sans pouvoir les démettre). Le Président de cette institution sera le dauphin constitutionnel qui remplace le Président de la République en cas d’empêchement
  • Scrutin d’installation des Assemblées régionales au suffrage direct en 2019
  • Scrutin d’installation de l’Assemblée Nationale au suffrage indirect en 2019
  • Election présidentielle en 2021

II/- Economie et Développement

  • Audit des contrats pétroliers, gaziers et miniers
  • Prise de participation ou nationalisation des entreprises qui gèrent : les ports, les aéroports, les télécom, les transports ferroviaires, les raffineries, l’énergie, l’eau, les industries alimentaires, l’habitat, les mines, le pétrole, le gaz, les universités privées
  • Industrialisation des filières à matières premières locales disponibles
  • Orientation des politiques publiques vers l’optimisation qui tienne compte de la défense des intérêts économiques des sénégalais, de leur sécurité et de la protection de leur environnement
  • Récupération, Protection et Assistance des enfants de la rue : 10 Centres multifonctionnels d’hébergement et d’éducation d’une capacité totale de 300.000 personnes (daaras-internats autonomes sous administration des communautés religieuses en collaboration avec les maîtres coraniques et les « ndeyou daara ») à travers un financement innovant par l’Etat et ses partenaires
  • Ejection des coopératives autonomes paysannes et agricoles dans les différents départements du Sénégal (les agriculteurs et les paysans seront les actionnaires)
  • 000.000 de jeunes volontaires pour accompagner les politiques de développement
  • Réhabilitation des chemins de fer nationaux et africains.
  • Conseil Supérieur de l’Education, de la Santé, de l’Emploi et de l’Habitat

La mise sur pied de cette plateforme politique autour de cet Accord minimum de gouvernance est le prix bon marché à payer pour rassurer la masse majoritaire des citoyens qui continuent, à raison ou à tort, à se méfier de la Politique partisane et qui doivent pourtant aux premières lignes afin que ce combat soit engagé avec toutes les chances d’un succès rapide et éclatant.

Quelques réflexions que m’inspire la situation actuelle du Sénégal

  • La dictature n’est ni une idéologie, encore moins une nature. C’est juste la convergence de facteurs qui affaiblissent tous les pouvoirs au profit du seul pouvoir d’un homme qui ne croit pas aux valeurs positives de sa société, qui n’a aucune ambition de grandeur pour son peuple et sa nation, mais qui a les ambitions les plus folles pour lui, sa famille et son clan.
  • La dictature bourgeoise ne craint de la part du pauvre que la malédiction et la mort par la violence prolétarienne
  • Quand la dictature se met en place, il faut entrer en clandestinité et éviter l’élection devenue « un piège à cons »
  • La résistance est en général plus violente que l’agression qui est calculée et ciblée, parce qu’elle est une action spontanée de survie.
  • Mal en prendra à tous ceux qui se sont mépris sur les capacités d’indignation et de résistance des populations sénégalaises.
  • Dans la résistance, c’est toujours la fin qui justifie les moyens.

Vote sans débat des projets de loi: une pratique non prévue par la Constitution ni par aucune loi organique ou ordinaire

Par Mamadou Abdoulaye SOW

Inspecteur principal du Trésor à la retraite

mamabdousow@yahoo.fr

 

« Comme son nom l’indique, le Parlement est fait pour parler. C’est un organe délibérant, ce qui signifie que s’il doit en fin de compte décider, il le fait toujours après qu’une discussion a permis d’éclairer ses choix.

                Remettre cela en cause c’est s’attaquer aux fondements même du système parlementaire (…).

                Si jamais Parlement a effectivement mérité le nom de chambre d’enregistrement, c’est bien celui appelé à trancher sans avoir débattu. Le voilà réduit au simple rôle de machine à voter »

(Guy Carcassonne, « À propos du droit d’amendement : les errements du Conseil constitutionnel »,

Pouvoirs, nº 41, 1987.Source : www.revue-pouvoirs.fr).




La question est posée de savoir si la procédure de vote sans débat existe dans notre droit parlementaire. Hâtons-nous de dire qu’aucune disposition dans la Constitution et dans le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise le vote sans débat des lois ordinaires ou des lois organiques et à plus forte raison des lois constitutionnelles. Tout au plus, est-il stipulé à l’alinéa premier de l’article 72 de la loi n° 2002-20 du 15 mai 2002 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale : « Lorsqu’au cours d’un débat, la première liste des orateurs est épuisée et que le Ministre a répondu, le Président (de l’Assemblée nationale) ou tout autre membre peut en proposer la clôture ».

Nous axerons les développements qui suivent sur l’analyse de l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (I) puis sur le droit d’amendement en matière de révision constitutionnelle (I.) et enfin, sur des remarques avant de conclure (III).

 

  1. Analyse de l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale 

 

Lorsque l’article 72 du Règlement intérieur dit qu’un membre de l’Assemblée nationale (soit le Président soit un autre député) peut proposer la clôture d’un débat en cours, deux questions se posent : 1° Quelles sont les conditions requises pour l’utilisation de l’article 72 ? 2° Quelle est la nature des débats susceptibles de donner lieu à clôture ?

 

1° Les conditions requises pour l’utilisation de l’article 72

L’analyse de l’article 72 aboutit à une conclusion : le recours à l’article 72 exige des conditions cumulatives pour la formulation d’une demande de clôture d’un débat : 1° L’existence d’un débat déjà ouvert sur le texte de loi. 2° L’audition de tous les orateurs de la première liste est terminée. 3° Le ministre qui défend le projet de loi a fini de répondre aux questions des députés inscrits sur la première liste.

 

À l’évidence, le mot « clôture » de la fin de l’article 72 est à rapprocher du mot « débat » et non du mot « vote ». Les rédacteurs du Règlement intérieur n’ont pas jugé utile d’ajouter au dernier mot « clôture » du premier alinéa de l’article 72, les mots « du débat ». En effet, l’emploi de « en » dans le membre de phrase « peut en proposer la clôture » renvoie manifestement au mot « débat » qui est au début du premier alinéa de l’article 72 ». D’ailleurs, un argument de texte peut être apporté sur ce point :  l’article 67 de la loi n° 78-21 du 28 avril 1978 relative au Règlement intérieur, que l’article 72 du Règlement intérieur en vigueur est venu abroger et remplacer, était plus explicite : « Lorsqu’au moins deux orateurs d’avis contraire, ayant traité le fond du débat, ont pris part à une discussion, le Président ou tout autre membre de l’Assemblée nationale peut en proposer la clôture ».

On se demande à partir de quel moment l’article 72 peut entrer en jeu ; c’est là toute la question ? La notion « d’ouverture du débat » n’est pas définie par la Constitution, ni par aucune autre loi. Par « l’ouverture du débat », faut-il comprendre l’ouverture du débat sur la discussion générale ou l’ouverture du débat sur les articles du projet de loi ou l’ouverture du débat sur les amendements ? De notre point de vue, par les termes « au cours d’un débat », il faut comprendre « au cours du débat sur la discussion générale » ou « au cours du débat sur les articles du projet de loi » ou « au cours du débat sur les amendements ».

On remarquera que la deuxième condition pour demander la clôture d’un débat vise l’épuisement de « la première liste des orateurs » ce qui semble signifier que le champ d’application de l’article 72 ne s’étend pas à l’hypothèse d’une deuxième voire d’une troisième liste.

 

 

2° La nature des débats susceptibles de donner lieu à clôture 

Tout député sait que l’adoption définitive d’un projet de loi passe d’abord par la discussion générale puis par la discussion des articles du texte et des amendements acceptés avant d’arriver au vote des articles et au vote sur l’ensemble souvent précédé par des explications de vote.

En dehors des débats que la Conférence des Présidents peut décider d’organiser conformément aux dispositions de l’article 68 alinéa 4 du Règlement intérieur, les questions de clôture d’un débat sur un projet de loi ne devraient concerner que la discussion générale et la discussion des articles (y compris la discussion d’un amendement à un article) ; étant entendu que la clôture du débat ne saurait en bonne règle s’appliquer aux explications de vote.

Les questions préalables ainsi que les exceptions d’irrecevabilité sur un texte ne font pas partie de la discussion générale : la finalité de ces questions préalables étant, entre autres, « de préserver la cohésion de l’opposition en évitant d’entrer dans la discussion du projet de loi lui-même ».[1]

Nous pensons que le recours à l’article 72 doit avoir pour finalité une meilleure organisation du travail législatif en considération du fait que « le débat législatif est libre » (article 68 du Règlement intérieur) et non pour empêcher la discussion d’un projet de loi.

 

Comme on le sait, la procédure d’adoption des lois commence par la phase de la discussion générale. À ce propos, voici l’enseignement toujours d’actualité d’Eugène Pierre dans le supplément de son « Traité de droit politique, électoral et parlementaire » de 1919, (n° 822) :

«  La discussion générale ne saurait être supprimée ni par un vote ni par une manifestation de ( l’Assemblée) ; sans doute, avant l’ouverture de la discussion générale, le rapporteur ou un ministre a le droit de monter à la tribune et d’exposer les raisons qui paraissent devoir déterminer les orateurs à renoncer à la parole; mais cette communication n’est suivie d’aucun vote; le Président n’en est pas moins tenu d’appeler successivement tous les membres inscrits , et la discussion générale ne peut être considérée comme close que si tous renoncent volontairement à leur droit de parole ( …).

La discussion générale a été instituée pour que toutes les opinions individuelles se produisent librement, pour que (l’Assemblée) soit éclairée sur les avantages et les inconvénients d’un projet au moment où elle est appelée à décider s’il y a lieu de passer à l’examen des articles. On voit sans peine que le régime parlementaire risquerait d’être gravement faussé si au début même de la discussion générale, avant que tous les inscrits (…) aient pu se faire entendre, une coalition de partis ou de groupes avait le droit de faire bloc et de jeter le trouble dans les esprits en apportant une déclaration collective. » (Nous mettons en gras)

 

Ces commentaires faits, plaçons-nous maintenant dans l’hypothèse qui est celle du droit d’amendement dans la phase d’approbation d’un projet de révision constitutionnelle.

 

  1. Droit d’amendement et approbation d’un projet de révision de la Constitution

 

Il n’existe pas une irrecevabilité spécifique à la procédure de révision constitutionnelle. Rien ne s’oppose donc, en matière constitutionnelle, à ce que le législateur invoque la règle de droit commun posée par l’article 82 de la Constitution et par l’article 60 du Règlement intérieur.

Selon l’article 79 du Règlement intérieur, l’Assemblée peut décider qu’un amendement soit discuté immédiatement ou renvoyé en commission. Nous estimons que lorsqu’on est en face d’un amendement dont la portée est fondamentale, il est plus sage de soumettre l’amendement à l’examen de la commission compétente ou bien de demander une simple suspension de séance pour permettre à la commission d’apprécier la recevabilité.

 

Lorsque la révision de la Constitution emprunte la voie parlementaire, pour qu’elle devienne définitive, le projet de révision doit être approuvé par l’Assemblée nationale à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Au Sénégal, comme l’a souligné le professeur Ismaïla Madior Fall, « force est de constater que la pratique parlementaire sénégalaise a consacré l’habitude de « fusionner » les deux étapes (l’adoption et l’approbation) en une seule ». Ce qui amène l’auteur précité à dire : « Reste donc contestable l’attitude du Conseil constitutionnel validant la violation du rite procédural du double vote en soutenant qu’un vote unique peut réaliser à la fois l’adoption et l’approbation ».[2]

D’après Bruno Baufumé, « la phase d’approbation exclut tout droit d’amendement » et qu’en droit positif, « il n’existe aucun droit d’amendement à ce stade de la révision constitutionnelle »[3].

Du reste, tout amendement est, en principe, appelé en discussion sauf si l’amendement est déclaré irrecevable en séance publique. En clair, la règle de la spécialité des votes veut que tout amendement déposé sur un article fasse l’objet d’une discussion distincte. Au surplus, une proposition d’amendement en séance plénière doit « être en relation avec une disposition en discussion ». Ce qui signifie qu’un article d’un projet de loi qui n’a pas été soumis à discussion ne peut faire l’objet d’un amendement.  En référence à la décision n° 2005-532 DC du 19 janvier 2006 du Conseil constitutionnel français, le non-respect de cette exigence peut être un motif de rejet de l’amendement.

 

  • Remarques et conclusion

 

Tout d’abord, nous nous contenterons de faire trois remarques :

  • La première est une interrogation : pourquoi n’a-t-on pas demandé au Conseil constitutionnel son avis sur le projet de révision constitutionnelle ?

Depuis la loi constitutionnelle n ° 2016-10 du 5 avril 2016, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République pour avis. Sur une question relative aux élections législatives de 2017, le Conseil constitutionnel avait été saisi pour avis d’où sa décision n° 8/2017 du 26 juillet 2017. Pourquoi alors sur une question aussi fondamentale touchant la Constitution, n’a-t-on pas demandé l’avis du juge constitutionnel ? Si la consultation juridique a eu lieu, la décision rendue devrait être publiée au journal officiel conformément à l’article 25 de la loi organique relative au Conseil constitutionnel.

Il devrait être retenu dans la Constitution sénégalaise, comme c’est le cas dans la Constitution gabonaise (article 116), que tout projet de révision de la Constitution proposé par le Président de la République ainsi que tout amendement qui s’y rapporte soient obligatoirement soumis, pour avis, au Conseil constitutionnel avant la convocation de l’Assemblée nationale ou avant le référendum. « Cette soumission du texte de révision et de tout amendement permet (au Conseil constitutionnel) non seulement d’assurer le contrôle de la régularité de la procédure mais aussi de vérifier la compatibilité du texte de révision avec l’ensemble des dispositions constitutionnelles [4]».

 

  • La deuxième remarque est que les projets de lois constitutionnelles ne peuvent pas faire l’objet d’une procédure de vote sans débat.

Au regard de l’article 103 de la Constitution, la voie référendaire est la règle pour réviser la Constitution et la voie parlementaire est l’exception. Malheureusement, comme l’écrit M. Ismaila Madior Fall précité (p.13), « il n’y a aucun obstacle d’ordre procédural significatif dès lors que le pouvoir dispose d’une majorité parlementaire représentant 3/5 des membres du Parlement ». Nous devons tous admettre que la Constitution, qui est la « loi des lois », ne doit, en aucune circonstance, être révisée selon un procédé d’adoption simplifiée.

Le recours à l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour approuver des projets de loi constitutionnelle est une négation manifeste du droit parlementaire.

En France, l’Assemblée nationale a institué par sa résolution n° 475 du 7 mai 1991, une « procédure d’examen simplifiée » en remplacement des procédures de vote sans débat et de vote après débat restreint. L’examen d’un texte soumis à la procédure d’examen simplifié passe d’abord par la Conférence des Présidents. Mais, conformément à l’article 127 du même Règlement intérieur, « (les projets et propositions de lois organiques) ne peuvent faire l’objet de la procédure d’examen simplifiée … ».

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  • La troisième remarque c’est pour dire que le fait majoritaire ne doit pas être utilisé comme arme pour voter sans débat les lois de la République.

On peut comprendre aisément les états d’âme d’une majorité parlementaire pour partager les vues constitutionnelles du Président de la République mais pas au point d’enfreindre tout le formalisme que requiert le déroulement minutieux de la procédure législative. Nous n’hésitons pas à dire que l’utilisation de l’article 72 pour adopter les lois de la République, surtout « dans un sens (…) déplorable pour l’autorité gouvernementale et la valeur du travail législatif » (Michel Debré.), donne une « image négative du travail législatif dans l’opinion publique ».

 

Enfin, on se demande quelle est l’utilité d’élargir les pouvoirs d’un Parlement en matière de contrôle de l’action gouvernementale (voir la loi constitutionnelle du 5 avril 2016) si ce Parlement se contente de voter sans débat les lois. Ce que nous attendons du travail parlementaire c’est l’amélioration de la qualité technique des lois. En effet, il est noté, par exemple, un manque de rigueur dans la rédaction de l’article 29 nouveau de la loi constitutionnelle qui vient d’être adoptée sans parler de son incompatibilité avec les deux premiers alinéas de l’article 34 de la Constitution. (Voir commentaires de Doudou Ndoye sur les articles 29 à 34 dans « La Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 commentée », 2è édition, EDJA,2001, p.136). Ce que nous attendons du travail parlementaire c’est d’amener l’Exécutif « à un débat plus long, plus approfondi que prévu, bref de retarder la discussion des textes les moins consensuels, avec l’objectif de prendre à témoin l’opinion publique et l’espoir, toujours déçu, d’empêcher l’adoption définitive »[5].

 

Toutes ces considérations ci-dessus ne sauraient mieux se résumer qu’en reprenant à notre compte ces phrases de Guy Carcassonne précité qui demeurent d’une actualité fascinante et qui méritent assurément d’être gravées en lettres d’or dans l’hémicycle du Parlement de plusieurs pays africains :    

« Le Parlement est fait pour parler. C’est un organe délibérant, ce qui signifie que s’il doit en fin de compte décider, il le fait toujours après qu’une discussion a permis d’éclairer ses choix. Remettre cela en cause c’est s’attaquer aux fondements même du système parlementaire. Et d’ailleurs la totalité du droit parlementaire dans la Constitution (…) s’inspire de cette conception consubstantiellement liée à la démocratie elle-même (…).

Si jamais Parlement a effectivement mérité le nom de chambre d’enregistrement, c’est bien celui appelé à trancher sans avoir débattu. Le voilà réduit au simple rôle de machine à voter. On ose songer à tous les excès auxquels la faculté ainsi offerte au Gouvernement pourrait, ou pourra, donner lieu. La discipline d’une majorité automatique et la complaisance du Conseil constitutionnel donnent (…) une interprétation qui revient à dire que le Gouvernement peut faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut ».

 

Dakar, le 24 avril 2018

[1] Bruno Baufumé, « Le droit d’amendement et la Constitution sous la Cinquième République », L.G.D.J, 1993, p.345.

[2] Ismaila Madior Fall dans « La révision de la Constitution au Sénégal » p.13.

[3] Bruno Baufumé, op.cit. pp.195-196.

[4] Télesphore Ondo, « Le droit parlementaire gabonais », L’Harmattan, 2008, p216.

[5]Jean Louis-Hérin, Jean-Louis Hérin, « La Constitution de la République française. Analyses et commentaires » (sous la direction de François Luchaire), Economica, 2009, p.1081.

 

Macky et Vulcain, le Dieu du Feu, Quitus ou Mulcifer ?

Dans la mythologie latine, Vulcain ou Vulanus est  le Dieu du feu et le patron des forgerons. Il est le symbole du feu bienfaiteur, source des industries. Il porte aussi le nom de Mitus ( le doux ) ou Quitus (le tranquille) et  est honoré chaque année au cours des vulcanias . Il est représenté en tenue d’ ouvrier, tenant les tenailles ( forceps ) d’ une main, et le marteau ( molleus ) de l’ autre,debout auprès de l ‘enclume. Il est le Dieu de l’ étain, de l ‘argent, de l ‘or. Il est celui qui crée les bijoux et les bagues. Il édifia  le palais des Dieux, fabriqua le char solaire  d ‘ Apollon, la ceinture de Vénus, la couronne d’ Ariane. Il protège sa ville des incendies, destructeurs. C ‘est un Dieu sage, travailleur, protecteur et un grand bâtisseur. D’ autant qu’ il est secondé dans sa noble mission par son épouse  Maïa, la déesse de la croissance qui symbolise  la stabilité du feu de foyer.
Cependant, Vulcain peut aussi être l’ instrument du démon. Il est en effet Mulcifer  ( celui qui manie le fer ), celui qui incarne la guerre, la foudre, les gaz enflammés qui sortent de terre, les orages. Il est le Dieu terrifiant qui ravage tout sur son passage, ne laissant que cendre, ruine et désolation.
Vulcain symbolise à merveille le pouvoir.
En effet, celui qui le détient a entre ses mains une force et une puissance incommensurables dont  il peut user, soit pour faire le bien ou au contraire faire du mal. Il peut user de sa puissance pour influer  positivement sur le destin de ses sujets en améliorant leurs conditions de vie ou au contraire mater toute velléité de contestation et de protestation en vue d’ asseoir un régime plus ou moins dictatorial et autoritaire.
C est malheureusement ce qui nous arrive depuis 2012.




Plutôt que de se donner corps et âme pour ce pour quoi il a été élu, c’ est à dire sortir les Sénégalais de  la pauvreté et de la précarité dans lesquelles ils sont embourbés depuis la nuit des temps, Macky Sall s’est mué en Mulcifer ( celui qui manie le fer ) qui décapite tout sur son passage. Il est le brasier qui ne laisse rien debout derrière lui: Opposants, société civile, justice, liberté d’ expression et aujourd’hui, notre constitution. Telle une boule de feu inextinguible, il ravage tout autour de lui.
Au lieu de faire preuve de sérénité et de hauteur en toute circonstance en vue de faire prévaloir le dialogue et le consensus, comme nous sommes tous en droit d’ en attendre de la part d’un chef d’ état, Macky,  à la moindre contrariété et tel Vulcain, s’ enflamme, s’ irrite, menace,invective, fulmine,vocifère et vitupère. Boule de nerfs qui ne souffre d’ aucune contestation, sa volonté fait loi et sa décision est parole d’ évangile. Honni soit qui mal y pense.
Dans le roman  » Sous l’ orage » un grand père qui entend son petit fils crier l ‘ appelle et lui demande calmement:
_ C ‘ est toi qui a crié Samou ? Ne crie plus, Un homme ne crie pas. Un homme qui crie pour se faire respecter sent qu’ il lui manque chose.
Vous manquerait-il quelque chose monsieur le président?
Son épouse, Marieme Faye Sall , qui en l ‘instar de Maïa aurait dû jouer son rôle de symbole de croissance et  de stabilité du feu de foyer,se révèle être une première dame sans envergure et sans consistance intellectuelle et cognitive qui se consume dans les parrainages de soirées au Grand Théâtre et les cérémonies folkloriques organisées au palais de la république même.
Certes, jusqu’à présent ses ailes présidentielles qui le portent haut vers le ciel, mettent Macky Sall à l ‘abri  du brasier, mais à l ‘image de celles d’ Icare, ce sont des ailes de cire, et comme Icare , à force de jouer avec le feu, il finira par se les brûler.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain
serignembackendiaye897@gmail.com

Procès pour terrorisme: Mor Mbaye Dème ou la malchance d’avoir été trop curieux ?

YERIMPOST.COM Les accusés se sont succédé à la barre. C’est le cas de Mor Mbaye Dème, ce jeudi 19 avril. Alpagué lui aussi en Mauritanie avant d’être extradé au Sénégal, le mis en cause clame son innocence. Son seul malheur, selon lui, c’est d’être sorti de son appartement pour s’enquérir de la situation d’un de ses coaccusés, Mohamed Ndiaye, qui venait d’être arrêté par la police locale. « Si je n’étais pas sorti de mon appartement, je ne serais pas là ! J’ai demandé aux policiers pourquoi ils arrêtaient Mohamed Ndiaye, ils m’ont embarqué en m’accusant d’être son frère. Je connaissais Mohamed Ndiaye mais nous ne nous fréquentions pas », a déclaré le trentenaire. Bombardé de remarques par le substitut du procureur liées à ses premières déclarations « pourtant, à l’enquête, vous aviez dit que tous les 15 jours, vous vous retrouviez à Darou Naïm pour des conférences religieuses. Vous aviez même marqué que les rencontres étaient marquées par la présence de Makhtar Diokhané, en 2014, et qu’il se limitait à écouter les enseignements, qu’il ne se prévalait d’aucun titre. Vous aviez même chargé Mohamed Ndiaye en disant aux enquêteurs que ce dernier ne croyait qu’au djihad », Mor Mbaye Dème a répondu: « je ne m’en rappelle pas. »

Lors de son interrogatoire, Mohamed Ndiaye avait disculpé son voisin Mor Mbaye Dème: « J’ai été arrêté en Mauritanie avec Mor Mbaye Dème, mais je précise qu’il a été appréhendé à tort. Bien que nous soyons voisins, il ignore tout de mes activités et de mes fréquentations. »



Où est gardé Idrissa Seck ?

YERIMPOST.COM L’appel du médecin-chef du service infirmier de l’hôpital Abass Ndao a été entendu. Docteur Diop voulait que le leader du parti Rewmi, en garde à vue au commissariat de Medina, soit déplacé. Chose faite ! Aux dernières nouvelles, Idrissa Seck a été déplacé au commissariat de Plateau où il est toujours retenu par les forces de l’ordre.

En privé, Macky Sall confie être prêt à lâcher du lest… Est-il sérieux ou joue-t-il ?

YERIMPOST.COM Au cours de ces derniers jours, le président de la République, Macky Sall, profite de tous ceux qui peuvent transmettre des messages à l’opposition pour faire comprendre qu’il est prêt à lâcher du lest sur la question controversée du parrainage. A des personnalités qu’il a rencontrées récemment, aux organisations de la société civile qu’il a reçues sur l’introduction de Moustapha Niasse, le locataire du Palais s’est déclaré prêt à revoir à la baisse le 1% des inscrits (65 000 signatures de parrains) exigé à chaque candidat pour participer à la présidentielle.

«S’ils (opposants) pensent  que le taux de 1% est élevé, on peut réduire encore à 0,5% ou 0,75%. Tout cela est possible. Mais on ne peut pas comprendre que l’opposition n’exprime pas ce qu’elle veut et tente de dire que le projet ne passera pas. Cela est inacceptable», martèle-t-il.

A l’intention de la société civile, qu’il a félicitée pour sa démarche de médiation, il rassure: «Il faut que tous se retrouvent, sans aucune crainte, sur le projet de parrainage. Cette discussion entre tous les acteurs concernés est possible.»




L’argument de base du président de la République en faveur de son projet de parrainage tient au fait que certaines choses sont à rectifier au regard du niveau actuel de notre démocratie. Selon Macky Sall, 300 partis politiques, ce n’est pas acceptable dans un pays comme le Sénégal. Il faut rationaliser le jeu politique, pour non seulement réduire l’argent public qu’on y injecte, mais surtout pour plus de clarté afin d’éviter en l’avenir que  les élections bloquent à cause d’une prolifération de candidatures.

Le chef de l’Etat envoie à travers moult canaux aux leaders de l’opposition des signaux de détente. Sans pour autant être cru. Beaucoup de ses adversaires, habitués à sa méthode de forcing depuis son accession à la tête de l’Etat, pensent qu’il joue pour gagner du temps afin de faire passer sa réforme par surprise, le 19 avril.

Si Macky Sall est vraiment sérieux dans cette offre de dialogue, un préalable est indispensable: un report de la séance plénière d’examen du projet de loi fixée au 19 avril. C’est d’ailleurs ce que l’opposition a dit aux acteurs de la société civile impliqués dans la médiation. Il est vrai que ce serait un signal fort de la bonne foi du président, un marqueur de sa volonté de trouver une issue concertée à la crise soulevée par le projet de réforme constitutionnelle.

Contribution: Ndoumbélane 2019, je gagne ou je gagne !

Champ de bataille. Champ de ruines. Les langues, chauffées à blanc, se délient. 2019, l’an de tous les dangers à Ndoumbélane*, pointe son nez comme Don Quichotte face à la furie des moulins à vent. Décidément, la présidentielle de 2019 est l’objet de toutes les convoitises. L’objet de toutes les conversations et à tout bout de champ. Dans les chaumières, sous les arbres improvisés lieux de vie et de palabres. Notre hymne à nous, sénégalais, c’est palabrer. Travailler moins pour parler plus. Ainsi va cahin-caha ce Sénégal que nous aimons. Parler et toujours parler ne nous fait pas avancer. Le pays de la pseudo-rhétorique. Une impression de nous dire que c’est le pays de Quintilien, ce célèbre ô combien célébré rhéteur de l’empire romain. En effet, l’actualité chaude du moment est dominée par le président Macky Sall himself. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Son Excellence Macky Sall, fait le buzz, dilate les poitrines, fait égrener les chapelets de fervents citoyens et des faux dévots mués dans un syncrétisme religieux à dessein voilé ou obscur. Macky est un éléphant dans un magasin de porcelaine ! En ce moment, il détruit tout sur son passage et fait feu de tout bois. Même l’opposition en prend pour son grade. Cette dernière, pour ne pas se laisser distraire voire enterrée, réplique à tout va tel un robot. Décidément, la politique à Ndoumbélane est un véritable champ de désolation. Entre le pouvoir et l’opposition, qui laissera ses plumes dans cette guéguerre épique ? La populace, oups le peuple, endolori, endormi, éreinté par ce jeu de dupes, jugera en clignant d’un œil. Pas des deux parce que toujours calfeutré dans un dilettantisme assourdissant. Ce peuple de moutons toujours prêt à suivre faits et gestes de ceux qui les dirigent. Ce peuple à l’incurie intellectuelle notoire. En fait, l’on crie à tue-tête sur les toits que la présidentielle se jouera mano a mano entre le pouvoir et l’opposition. L’on se fait une fausse joie qu’il y aura un second tour. Les plus optimistes arguent que l’actuel président sera exclu dès le premier tour. Décidément, le baromètre des pronostics s’affole et dévie de sa trajectoire.

Le pouvoir

Dans le camp présidentiel, il existe que des gaffeurs, en l’occurrence Magnick Ndiaye et Mame Mbaye Niang. Le premier, on ne le voit que très rarement et devant les chaînes de télévision. Il se susurre que Macky Sall lui a interdit d’ouvrir le caquet. La presse le nomme Magnick niahoum parce qu’il ne débite que des sornettes. Et quant au jeune qu’est l’actuel ministre du tourisme, il semble que l’histoire a donné raison à ses contempteurs et détracteurs. L’on se demande où il a fourbi ses armes et dans quelle école il est passé. Pauvres de nous ! L’on ne sait pas s’il fait le distinguo entre un ‘’d’’ et un ‘’v’’. Un manque criard d’intellect a ce Mame Mbaye au teint blême. Rire jaune. Décidément, le fils du marabout-politicien Imam Mbaye Niang a un véritable problème de communication voire avec la langue de Guy de Maupassant. Pire que l’édile de Ziguinchor avec un cheveu sur la langue.  En tous les cas, le camp du pouvoir balise la voie et se fout de cette soi-disant opposition qui braille tel un âne. L’on sait que l’opposition a une terrible machine de communication. Elle profite des erreurs de langage et de carence intellectuelle à bien des égards des tenants du pouvoir. Mais bon le chef en tête, Macky Sall, peaufine sa stratégie par un système de parrainage. Le doute et la peur s’installent actuellement et fontt la place à l’espoir d’une démocratie naissante. Celle d’un Sénégal ô combien auréolé de sa gloire d’antan et de ses faits d’armes en matière d’élections de tout acabit. En effet, Macky, tenant le pouvoir dans ses mains de fer, ne reculera devant rien. Il est prêt à tout pour sa réélection. Les signaux sont alarmants. Vent de sable et avis de tempête sur le Sénégal. Et le peuple est dans le clair-obscur et est en attente de son jugement mais ne sait pas encore à quelle sauce il sera mangé.

 

L’opposition

L’opposition sénégalaise, dans son acception, est comme une armée mexicaine. Dispersée voire éparpillée. L’hydre de Lerne. On s’y perdrait. Une opposition pétaudière. Chacun s’y cherche mais ne s’y retrouve pas. Une opposition qui risque d’être sévèrement battue par Macky et son régime. Mais elle tient tête et semble être debout comme une vaillante dame du haut de ses beaux atours. En effet, depuis quelque temps, elle prend du poil de la bête et est requinquée. Dans ce schéma, chaque leader veut être la tête de gondole. Les égos ne sont pas tus. Chacun veut être le président et dans la division. Un joli cirque qu’observe Macky, cette bête politique froide. Mais il ne faut pas être trop nihiliste. Soyons bons joueurs aussi en disant que le président est un bon stratège. Il a su laminer tous ses collaborateurs et réduire presque l’opposition à sa propre expression. S’opposer en braillant à tout va et aucune proposition dans la gibecière. Mais l’on se demande encore si le sénégalais vote pour un programme. Malheureusement bon nombre d’entre nous votent pour la personne. Ce qui est très dangereux pour une démocratie. Ce mot trop taillé pour nous. Je pèse mes mots mais la démocratie occidentale ne nous sied pas ! Elle nous cisaille et détruit notre essence africaine. Drôle de complaisance et de condescendance.

En tous les cas, la présidentielle de 2019 risque de se terminer en un feuilleton télévisé ayant pour titre, je gagne ou je gagne. Une guerre de tranchées où chaque camp criera victoire sur l’autre. Je gagne ou je gagne per fas et nefas, c’est le credo du pouvoir et de l’opposition. Gagner à tous les coups, c’est la devise du moment. Parce qu’en général, une belle victoire existe peu dans l’arène politique de Ndoumbélane.

POUYE Ibra

Ndoumbélane : appellation du Sénégal dans l’imaginaire collectif

Niahoum : gaffeur

Dossier Assane Diouf: où en est le doyen des juges ?

YERIMPOST.COM Le doyen des juges a clôturé l’instruction du dossier Assane Diouf. Il a été transmis au parquet pour règlement. Celui qui est qualifié d’insulteur public sera fixé sur son sort très prochainement. Selon le journal Libération, Assane Diouf aurait demandé à être jugé le plus vite.




Contribution: Serigne Fallou Mbacké ou le Sénégal tout court !

Serigne Fallou, un nom sénégalais certes mais qui dépasse les frontières. Il est rare de voir une personne qui n’a pas entendu ce fameux prénom. Celui-ci est porté par un homme contemporain qui quitta ce monde il y a un demi-siècle ! Inoubliable, parce que la personne ainsi que tous ses corollaires (nom, lieu et date de naissance) sont simplement miraculeux. En effet, la venue au monde de Serigne Fallou était un vœu exaucé de son Vénéré père Serigne Touba, qui disait que s’il n’était pas apparu dans sa famille, il serait prêt à aller à sa recherche où qu’il soit jusqu’à ce qu’il le trouve. Donc je peux dire d’emblée que Serigne Fallou est un don mais aussi une marque de la dimension spirituelle, une reconnaissance ou une récompense de Dieu envers Serigne Touba.

Sokhna Awa Bousso, une femme pieuse d’une sainteté exceptionnelle à l’image de Sokhna Diarra Bousso, était la mère de Serigne Fallou, qui naquit en 1888 à Darou Salam au 27ième jour du mois de Rajab de l’an 1305, correspondant à l’anniversaire de l’ascension du Prophète Mohamed (PSL) qui apporta à sa communauté à l’issu de ce fructueux voyage céleste les cinq prières de l’Islam. Quelle bénédiction divine ! Il a fait comme tous les fils de Serigne Touba la prestigieuse école coranique de Serigne Dame Abdou Rahmane LO de Ndame à bas âge. Après une maitrise parfaite du Coran, il apprit la théologie auprès de Serigne Mame Mor Diarra Mbacké Borom Sam avant de rejoindre l’école de Mame Thierno Ibra Faty Mbacké, l’éminent professeur. Son éducation fut parachevée par son père Serigne Touba, lorsqu’il fut exilé en Mauritanie. Sa formation riche tant par la qualité des enseignants que par la pertinence des contenus, lui a valu d’être un érudit hors pair. Il était un poète dont les vers rappellent toujours aux lecteurs la nécessité dans ce monde d’adorer Dieu et de suivre la Souna du Prophète (PSL). Le reste de ses textes était également destiné à chanter les éloges de Serigne Touba, son guide et permettait à tout talibé de connaitre davantage le Cheikh.




Par ailleurs, sa relation avec Serigne Touba était plus qu’un lien de parenté entre un fils et son père. Ainsi très tôt compris la dimension spirituelle insondable de Serigne Touba, Serigne Fallou convertit cette paternité en fervent talibé plus dévoué que jamais. Il accomplit un acte symbolique qui restera à jamais gravé dans la mémoire des mourides. Il joignit alors la parole à l’acte autrement dit il vendit son statut de fils contre le statut d’être un talibé avant de rapporter les faits dans un poème dédié à son nouveau guide Serigne Touba: « Notre espoir est en Toi, Toi qui nous as ouvert les portes de la félicité. Je Te vends mon rang de fils pour acquérir la gloire d’être Ton talibé. Et quand Tu m’auras donné cette gloire, je Te demanderais de bien vouloir l’accepter comme don pieux». Depuis lors il plaça tous ces actes sous l’angle d’un disciple envers son Maitre dans le but d’obtenir l’agrément de Dieu. Nous comprenons de cet acte que Serigne Touba est un homme spirituel universel qui peut guider dans le droit chemin toute personne aspirant l’être.

Un nouveau-né qui a jeuné son premier jour au monde en dit long sur ce qu’il allait devenir. Sa dimension mystique et spirituelle a émerveillée plus qu’une  personne, à la limite elle étonne ! Combien de gens ont profité de sa baraka de près ou de loin. Il est célèbre par sa facilité à répondre aussi rapidement que possible aux sollicitations des personnes aussi distantes que proches. Nul n’ignore que Serigne Fallou était en parfaite connivence avec son Seigneur. Tout ce qu’il disait ou voulait Dieu l’agréait avec suffisance. C’est pourquoi les gens peu importe leur appartenance ethnique, raciale ou religieuse convergeaient vers lui pour voir leurs souhaits exaucés sans perte aucune. Il était le père de la nation, il était lui-même le Sénégal comme il le réclamait d’ailleurs (maan Serigne Fallou maay sénégal). Il empêcha les criquets pèlerins dévastateurs de piller les récoltes (djéreer yi molèn ayé tol yi) sans pulvériser d’insecticide. Il guérissait des maladies déclarées incurables (goum bayil naar, la peste éradiquée en 1945) sans médicament, ni hospitalisation. Il élisait des présidents impopulaires (Senghor seng si kaw) sans faire de campagne électorale et destituait les détracteurs les plus féroces de l’Islam sans calomnie ni usage d’armes, pour ne citer que ces faits marquants. Serigne Fallou encore appelé El hadji Fallou était exceptionnel sur tous les plans. Jusqu’à présent nous talibés sommes convaincus que l’invocation simple du nom de Serigne Fallou sept fois suffit pour que Dieu résolve nos soucis et exauce nos prières les plus improbables.

Deuxième calife de Serigne Touba de 1945 à 1968, Serigne Fallou a marqué les esprits par une époque particulièrement faste et magnifique. Il a comblé de joie et à la fois consolidé la foi de tous les talibés. Il a posé les jalons d’une ville moderne de Touba. D’abord il élabora un plan de lotissement de la sainte ville qu’il confia à Serigne Cheikh Mbacké premier petit fils de Serigne Touba. Un lotissement qui a fait actuellement de Touba une ville référence. Touba jadis un village, fut électrifié sous l’autorité de Serigne Fallou. Puis, un premier forage fut construit dans le quartier de Darou Manan pour alimenter en eau potable la population. Touba fut aussi doté de nouvelles routes bitumées dont une autoroute jusqu’à la Grande mosquée. Grâce à Serigne Fallou, Touba est devenu un point de convergence, un lieu de rendez-vous mondial, car sous son califat, il institua toute la communauté mouride à venir faire le Magal à Touba tous les 18 Safar. Il construisit le marché Ocass qui est devenu un véritable centre d’approvisionnement national en marchandises de toute sorte, un pôle économique régional, un énorme complexe commercial. En outre, Serigne Fallou termina les travaux de la grande mosquée et l’inaugura le 7 juin 1963. Il fut le premier imam à diriger une prière dans cette symbolique mosquée de Touba dont l’emblématique minaret porte le nom de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Pourquoi Serigne Fallou a délibérément choisi de donner à ce minaret le nom de Mame Cheikh Ibrahima Fall ? Mystère et boule de gomme ! En tout cas cela a fait couler beaucoup de salive et peu d’encre. Pour moi c’est une marque de reconnaissance et une réplique de Serigne Fallou à ceux qui pensent écarter Mame Cheikh Ibrahima Fall le mystique, de la voie mouride voire de l’Islam. Dit ou vu autrement, Serigne Fallou confirma par ce geste que Mame Cheikh Ibrahima Fall est une partie intégrante de la voie du Salut et occupe le summum de la gloire. Le rappel à Dieu de Serigne Fallou Mbacké le 06 Août 1968 à Touba a laissé le Sénégal dans une profonde tristesse.

Serigne Fallou était le pionnier de la diplomatie mouride. Il effectua un long voyage vers la Mecque. Un périple empreint de sagesse et de gloire mais qui peut être vu comme une ouverture des relations de fraternité entre les mourides et le reste du monde si on se fie aux nombreuses escales marquées durant cet historique pèlerinage (voir le carnet de route écrit par Serigne Fallou lui-même sur son pèlerinage à la Mecque). Serigne Fallou Mbacké a marqué l’histoire politique du Sénégal sans pour autant être un homme politique. Il est difficile de parler du magistère du Président Senghor sans aborder sa relation avec Serigne Fallou. Son amour à Serigne Touba et sa détermination à achever la volonté exprimée par le Cheikh à construire une splendide mosquée a Touba, ont précipité sa rencontre avec le premier Président du Sénégal. En effet, Serigne Fallou devint calife général des mourides après la disparition du regretté Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké,  le 13 juillet 1945. Ce dernier avait brillamment réussi à entamer les travaux de la grande mosquée malgré les nombreux blocages administratifs orchestrés par les autorités coloniales. Après sa disparition, ces obstacles ont aussi persisté. Mais sachant qu’un vœu ou un souhait de Serigne Touba n’échoue jamais, Serigne Fallou a relancé avec une abnégation sans commune mesure la reprise des travaux de la grande mosquée qui ont même fait l’objet de procès judiciaires à l’époque.  C’est dans ces durs moments de recherche de solutions qu’un certain Léopold Senghor arriva dans la cité sainte de Touba pour solliciter les prières de Serigne Fallou pour être élu député du Sénégal à l’Assemblée Nationale Française. Serigne Fallou obsédé par l’achèvement de la construction de la grande Mosquée de Touba, lui garantit qu’il remportera toute élection souhaitée si une fois élu il aidera les mourides à accomplir leur mission la plus noble. Senghor devint ainsi député noir et plus tard Président de la République du Sénégal, fonction qui eut davantage nourri et raffermi leurs cordiales relations.  Serigne Fallou a été aussi l’inventeur des cérémonies officielles pendant le Grand Magal de Touba, une activité reprise par toutes les familles religieuses du Sénégal car étant une occasion d’échanges entre le spirituel et le temporel, autrement dit entre les chefs religieux, les représentants de l’Etat et les différents corps diplomatiques accrédités au Sénégal, sur la bonne marche du pays. Cela prouve combien Serigne Fallou était un homme de dialogue et de concorde sociale, quelle diplomatie réussie !




Bref, Serigne Fallou a marqué son temps et continue à conditionner les générations actuelles et futures. L’homme très populaire avec une pléthore d’homonymes est un monument pour la nation sénégalaise. Rares sont les pères qui n’ont pas donné leurs fils le nom de Serigne Fallou, certains même plus fanatiques en donne à leurs filles pour témoigner de l’amour, de la révérence, de la reconnaissance… envers ce symbole de la bonté, de la générosité, de la tolérance… Honneur à Serigne Fallou Mbacké, l’homme qui est partout aimé pour son savoir, sa simplicité, sa sainteté, sa spiritualité, sa sincérité, sa générosité… Serigne Fallou est le remède à mes soucis où que je sois, il est ma passion. En ce mois béni de Rajab, je ne manquerai de lui témoigner mon affection à travers ma plume pour que Dieu nous donne moi et celui qui lira ce texte une longue vie paisible jusqu’à Firdawsi la demeure éternelle.

Dieureudjeuf Serigne Fallou Mbacké

 

Dr Cheikh Ibrahima LO

De Gossas du Sénégal

cibrahimalo@gmail.com

Serigne Mbaye Sy Mansour va-t-il réussir là où Macky Sall a échoué ?

YERIMPOST.COM Dans quelques heures, le face-à-face tant attendu se tiendra à Tivaouane. Le khalife général des tidianes va recevoir les syndicats des enseignants pour tenter une médiation. Une rencontre à surveiller de très près puisque malgré une implication directe du chef de l’Etat,  les enseignants n’ont pas levé le mot d’ordre de grève. Au contraire, ils ont annoncé une intensification de leur combat afin que l’Etat respecte tous les engagements qu’il avait pris à leur égard. Serigne Babacar Sy Mansour arrivera-t-il à convaincre les enseignants de reprendre le chemin des classes ? A suivre…




Contribution: Jakaarlo ou le plateau des pyromanes

Jakaarlo est devenu une vomissure de tout ce qu’il ya de fétide et de nauséeux dans la presse télévisuelle sénégalaise.La dernière émission nous a servi une honteuse mise en scène d’un débat sur le parrainage dont l’invité était Hamidou Kassé ministre conseiller en charge de la communication de la présidence.Emission pendant laquelle de nombreux paralogismes et contrevérités ont été servis.La grossière répartition des rôles était vulgaire,Charles Faye jouant à incarner l’opinion rétive au parrainage,le fameux professeur avec ses analyses insipides qui sont une marque malhonnéte de sa personne qui fuit toujours une prise de position nette,souvent entrain de couper sa fameuse poire en deux,un adepte du double discours caractéristique des intellectuels roublards ,pendant que les autres sous la dictée démagogique d’un Kassé  à la rhétorique vraiment tordue, dont la dégénerescence intellectuelle est manifeste pour nous qui avons cheminé trés tôt avec lui,des injonctions de l’ignare insulteur Birima aux incommodités langagières pourries et qui ne connait rien aux civilités et aux aménités courtoises,  et surtout l’apparente fumisterie intellectuelle du professeur Mbaye Thiam qui semblait donner une caution scientifique ,en livrant une analyse textocentrique minable, pour ce cirque médiatique de mauvais gout.Ce qui est inacceptable ,c’est le péché déontologique et  professionnel commis par le journaliste Khalifa Diakhaté qui ” oublie” qu’ El Hadj Kassé est membre de Benno Bok Yakaar et qu’à ce titre ,il ne peut avoir la place d’un exposant neutre,donc





il devait inviter une personnalité significative et représentative  d’une vision contestataire du parrainage pour coller à la devise de l’émission qui veut dire face à face.Les sénégalais ne sont pas dupes,ils ont trés tôt compris ce jeu ignoble de la Télévision Falaat Macky (TfM ).Mais qu’ils sachent que,ce n’est pas à coup de sabbat vespéral hebdomadaire s’abritant derrière une fumiste émission qu’ils parviendront à ensorceler l’opinion  des sénégalais largement critique, contre leur champion, ce faiblard et méchant homme le plus chahuté qui saccage l’économie,détruit les libertés et manipile les institutions legislative et judiciaire.Mon ami Joe le policeman trés averti,me disait à juste raison que les sénégalais connaissent bien ces gus de GFM,qu’ils sont immunisés contre la bassesse et l’hypocrisie des animateurs de Jakarloo que nous accueillons tous les vendredi, le soir dans nos foyers.Ces animateurs sont juste des mercenaires,souvenez-vous lorsque Macky en campagne en 2012 avait promis aux ouakamois spoliés par Wadd et ses verreux businessman de l’acabit de Mbackiou Faye ,la restitution de leurs terres.Quand ces derniers ont manifesté leur impatience,exprimé leur colère en affrontant les gendarmes,Jakarloo avait invité le jaraaf de Ouakam qu’il avait humilié par un tir groupé des animateurs qui avaient manifestement comploté la prise de parole, et un Mbackiou Faye au bout du fil avec un net avantage de temps de parole.Pourquoi diantre,ce gougnafier de Birima venu de sa brousse natale de Sandiara insulte tout le monde sans coup férir,le CNRA ce machin qui ne se fache que contre la presse significative ne dit jamais rien sur la confiscation des médias publics par Racine Talla et Yaham Mbaye.Cette télé,promeut l’inculture,l’obscurantisme,insinue qu’on peut être hors des circuits classiques de transmission du savoir,ne pas se prévaloir d’une diplomation ou d’une  formation et déblatérer sur tout sujet,que les études comptent peu et que seule la réussite sociale suffit à l’image de You.Nous croyons qu’une telle offensive d’usurpateurs hors saison ne peut prospérer que dans une société matérialiste et




maçonne comme celle libérale que Macky Sall veut nous imposer ,depuis quelque temps au Sénégal.Sous ce rapport,GFM apparait comme une institution idéologique,une rampe de lancement de tout ce qu’il ya de détestable sur le plan moral( sen petit galle qui pervertit la formation des jeunes en leur transmettant une vocation griotique au détriment des études),politique (promotion du parrainage intégral) et religieux (soirées abominables en plein ramadan du festival ya salam).Quant à Hamidou,il est méconnaissable, tant son verbe maladroit et mensonger est devenu nauséabond,il cherche ses mots et il ne dit rien de consistant .C’est triste,lorsque Macky Sall arrive à transformer ce philosophe et communicateur en béni oui oui,sacrifiant son tranchant intellectuel pour la préservation d’une mangeoire caporalisée par un gang de politiciens prédateurs.Comment ce ministre conseiller peut il mentir à ce point, pour nous faire croire que ce projet de parrainage intégral a pour but de rationaliser les candidatures?Dans ce cas pourquoi ne pas étendre ce parrainage aux partis régulièrement constitués et autorisés par la constitution à concourir aux suffrages sans autre forme de procés?Pourquoi n’a t-on pas demandé aux indépendants de se constituer en partis ou d’aller squatter les partis existants?Quelle est cette injustice faite aux indépendants dont on dit vouloir la réparation?Que nenni! Car comment de 10.000 signatures demandées aux indépendants on passe à 70.000 signatures,comme si cette augmentation n’est pas indice de forfaiture qui se cache derrière ce projet?.Quelle est cette soudaine préoccupation d’une rationalisation des deniers publics quand nous assistons à toute sorte de dilapidation des ressources minières,gazières et financières du pays?Vous ressemblez à un criminel sous ce masque hideux de l’idéologue des plateaux , car on dirait que vous sous estimez la dignité des sénégalais ou que vous n’êtes pas conscient des dangers subséquents à une telle modification sans concertation préalable du code électoral.Vous faites partie des pyromanes,et retenez bien que demain le peuple vainqueur vous opposera vos déclarations et analyses calamitogènes. Il faut que ce jour arrive pour que ce peuple retrouvant le pouvoir,fait monter aux commandes les juges justiciers, encore debout pour instruire le procés des vendus et des traitres,que les Badio Camara,Serigne Bassirou Guèye,Lamotte et autres incompétents soient renvoyés au garage aprés les avoir deshonorés,que tous les prisonniers politiques soient affranchis, que l’Assemblée soit dissoute immédiatement pour que tous ces nouveaux Aymerou Gningue et Moustapha Niass soient punis et chatiés avec la dernière énergie.Ce sera juste et suffisant que vous payiez tous de votre solidarité complice de la traitrise institutionnelle pour que pareil dévoiement de la démocratie populaire ne soit plus permis dans ce pays qui ne sera jamais un Mackyland ou un Gondwana bis.

Hamidou tu ne mériterais jamais de travailler aux cotés de Nelson Mandéla, qui aurait dit à son départ volontaire  du pouvoir à l’issue d’un seul mandat à Thabo Mbeki son successeur “ Mr le Président,il faudra bien écouter ceux de vos conseillers qui auront des vues critiques sur votre action”.Son successeur préféré d’alors était pourtant Ramaphosa l’actuel successeur de Jacob Zuma,mais il n’avait pas voulu faire du népotisme en l’imposant.Démocrate jusqu’aux bouts des ongles!

ALIOUNE SECK

Gabon

Contribution: Ex-présidents sénégalais sur-indemnisés, émigrés de surcroît, là où des centaines d’étudiants diplômés ont zéro allocation chômage

  Cette longue manchette vaut tout son pesant…d’anti-somnifère! En effet, pour la forger au bout de deux heures d’insomnie inhabituelle, à tourner et retourner au lit, c’était comme si on m’exorcisait d’un mal très profond, ce même mal qui hante le sommeil de beaucoup de sénégalaises et sénégalais, devant la crainte, légitime, d’une déflagration socio-politique, lourde de conséquences fâcheuses, vers laquelle un hors-sujet de gouvernance risque de nous mener.

     Rien que la manchette est à elle seule parlante pour devoir nous interpeler sur l’urgence à circonscrire la propagation de cet abcès social infecte en passe de triompher sur le barrage leucocytaire affaibli du grand malade qu’est le Sénégal.

    Nous devons impérativement prendre du recul, hors de nos égos dangereusement gonflants et faillibles, pour espérer prendre de la hauteur en délestant le Sénégal de toutes les formes d’injustice que l’avènement successif de deux alternances démocratiques au pouvoir, dans l’espoir d’une paix sociale porteuse de progrès, n’a fait que paradoxalement exacerber.




   Ces transitions démocratiques de pouvoirs exécutifs semblent jusqu’ici redoubler d’ardeurs à davantage brouiller les lignes de démarcation institutionnelle promulguée par la constitution, pour prévenir et endiguer tout débordement et empiétement autoritaires sur les prérogatives assignées respectivement à l’Exécutif, au Législatif et au Judiciaire.

    Un président de la République continue d’en chasser un autre qui aussitôt prend les airs de l’émigration en France, avec force indemnités et avantages, là où ils devaient s’assumer et chercher à s’amender par des œuvres sociales nationales pour mériter leurs traitements post-présidentiels sur le dos du contribuable sénégalais.

  

  Gorguez Diop

  gorguezdiop@gmail.com




Contribution: Macky-Khalifa Sall: l’hallali ou la mise à mort a eu lieu

Ceux qui croyaient que les quelques gouttes de pluie hors saison qui sont tombées sur le tribunal de Dakar ce matin étaient de bonnes augures quant à l’issue du procès, ont tôt fait de déchanter. Il n’ y a pas eu de miracle. L’ hallali ou la mise à mort a bien eu lieu et le coup de dague n’ a laissé aucun chance au pauvre animal.

 Dans un article précédent, nous faisions une analogie entre l’ affaire Khalifa Sall et la chasse à courre.
La chasse à courre ou vénerie disions-nous, est une technique de chasse née en Angleterre et spécialement pratiquée par les élites. Elle consiste à lancer aux trousses d’ un pauvre animal ( lièvre, sanglier, chevreuil, cerf..) une meute de chiens dressés. Les chasseurs à la tête  desquels  le  maître chiens ou veneur jouent au cors et poussent des cris pour effrayer la pauvre bête. Quand l’animal est épuisé par des heures de poursuite et souvent blessé par les morsures des chiens, il s’ arrête, vaincu. On dit qu’il est aux abois. Il est alors encerclé par les chasseurs , et commence la dernière partie de la chasse : la mise à mort ou l’ hallali. Celle-ci se fait à l’ aide d’un coup de fusil ou de dague.




L’ inspection générale d’ état  ou I.G.E  est une institution supérieure de contrôle placée sous l’ autorité exclusive du président de la république, rappelions- nous et qui seul , peut la mettre en branle. Elle est composée d’inspecteurs chargés de lutter, entre autres contre la corruption , la fraude et surtout l’enrichissement illicite et les détournements de fonds publics. Leurs rapports sont remis au chef de l’ état qui seul décide de la suite à leur donner. En l’ espèce, il est le maître des poursuites. L’ I.G.E. est  par conséquent  une arme redoutable entre les mains du président qui décide ainsi du sort de ceux qui sont épinglés dans ses rapports surtout lorsque ce sont des opposants politiques.
C’ est ce qui est arrivé.
 Au lieu d ‘ affronter Khalifa Sall comme un homme, Macky a préféré lâché les inspecteurs de L’ I.G.E. aux trousses de l’ adversaire et plus que probable candidat aux élections de 2019.
Épuisé par douze mois de traque, à bout, fatigué, blessé  le gibier s’ était arrêté, aux abois.  Et comme à la chasse à courre, on l ‘ avait encerclé : Avocats de la partie civile, procureurs, juges d’ instruction, magistrats, agent judiciaire de l’ état et derrière, Macky  Sall le veneur.
La mise à mort ou l ‘ hallali devait avoir lieu ce vendredi 30 mars 2019 ,et la dague est tombée, impitoyable.
Pourtant, dans la véritable chasse à courre, et contrairement à ce qui s’ est passé ce matin  l’ animal est souvent épargné au dernier  moment .On ne lui donne pas le coup de grâce . On le laisse partir panser ses plaies.
Pourquoi Khalifa Sall n ‘a pas bénéficié de ce même traitement ?
D ‘abord parce que les chasseurs ne sont pas affamés . Ce n ‘ est pas la viande qui les intéresse . Encore une fois , c’ est une chasse pratiquée par des élites , des gens riches.
Au Sénégal par contre, ce sont des affamés qu’on rencontre dans l’ arène politique et non des Seigneurs, des Nobles .Des individus dont l’unique objectif est de faire mains basses sur nos maigres ressources toute honte bue. Des individus qui , lorsqu’ils  sont élus passent  à une vitesse supersonique  de la pauvreté la plus crade à  la richesse la plus opulente, eux ,leurs familles  leurs affidés ou thuriféraires. L’ histoire de la traque des biens mal acquis et des rapports de l ‘ O.F.N.A.C. et de L’ I.G.E. nous en donne un petit aperçu.
Ensuite, la véritable chasse à courre est plus un sport qu’une chasse. Et qui dit sport dit règles , esprit chevaleresque , fair play , respect de l’adversaire . Autant de valeurs qu’ on  retrouve pourtant dans la politique, sauf dans l’ idée que Macky Sall se fait de la politique : Un combat à mort ou l’adversaire devient un ennemi à abattre par tous les moyens:
L’ argent , les postes, les honneurs, la corruption et pour les récalcitrants  ( les incorruptibles ), la prison et ceci avec une absence totale d’ humanisme et d’ empathie .
En 2019 , les Sénégalais se rendront aux urnes pour décider de leur sort et celui de leur pays .Au moment fatidique de glisser leur bulletin dans l’urne , peut- être se souviendront-ils de ce proverbe Peulh :
Si tu élèves une grenouille au rang de prince , ne t’ en prends qu’ à toi- même si, une fois sur le trône, elle t’ empêche de dormir avec ses coassements.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain




Contribution: Macky, ça gaze pour le Sénégal ou ça sent le gaz ?

En ces temps où nos certitudes vacillent, où nos convictions chancellent, en ces temps d’entre chien et loup où nos visions  deviennent évanescentes et volatiles, en ces moments de doute permanent où l’on se pose des questions sans jamais être sûr des réponses : sobre ou sombre? vertueux ou vicieux? la patrie ou le parti? en ces moments de circonspection donc, une question qui, dans des conditions normales de pression et de température aurait été saugrenue et dénuée de bon sens, se révèle pourtant d’une redoutable pertinence :

 Le pétrole, est-il une bénédiction ou une malédiction?
Une question qui aurait fait se tordre de rire le chimiste Américain Benjamin Siliman, car si les USA sont aujourd’hui la première puissance au monde , c’est en grande partie grâce au pétrole.
Le pétrole s’est formé sous terre à la suite de la décomposition de matériaux  organiques  animales végétales .




Il a joué un rôle fondamental dans la naissance et le développement de l’industrie de la Pennsylvanie d’ abord où fut créée la première compagnie pétrolière du monde , la Roch Oïl Compagnie, ensuite du Texas et de la  Californie. En 1855 , le chimiste Américain Benjamin Siliman sépare un certain nombre de produits par distillation, le goudron,le naphta, les solvants pour la peinture et l ‘ essence. Henry Ford lancera ainsi la construction en série de l’ automobile. Viendront ensuite, l ‘ asphalte qui jouera un rôle déterminent dans le développement des infrastructures et la domestication de l’immensité du territoire , le nylon pour les industries textiles, les matières plastiques,les bouteilles de butane etc..
Le pétrole a donc été une bénédiction pour les USA et pas uniquement.Il fut aussi au cœur du développement de tous les pays industrialisés: le Canada, l’ Autriche ,la Finlande,en d’ autres termes de l ‘ u.e
Au contraire, il a été une véritable malédiction pour d’ autres pays et d’ autres peuples qui ont eu le malheur d’ en avoir.
Le Nigéria, qui a connu une guerre civile meurtrière au Biafra  entre 1967 et 1971 et dont les plaies ne sont pas encore totalement refermées, la république démocratique du Congo,la république Centre-Africaine,le Soudan du Sud, l ‘Angola…Dans ces pays, les tragédies, avec leurs lots de morts, de famine,de réfugiés  sont malheureusement  encore d’ actualité.Enfin dans certains pays, s’il n’a pas généré de guerre civile, il a été à l’ origine de pouvoirs despotiques et corrompus: Gabon, Guinée Equatoriale.
Pourquoi le pétrole est-il une bénédiction pour les uns et une malédiction pour les autres?
Jusqu’à récemment ,la question  n’ a eu pour moi qu’un intérêt académique, virtuel, aérien car alimentant mes élucubrations d’ apprenti intellectuel. Aujourd’hui, le virtuel s’ est incarné dans le concret et ce qui était aérien se révèle factuel, basique et empirique car mon pays le Sénégal rejoint le club des pays producteurs de pétrole,et je me pose une question.
 Quel groupe le Sénégal va t-il rejoindre? celui des bénis ou des maudis?
N’ ayant aucun pouvoir divinatoire, et  étant incapable de lire l’ avenir, j’ optai pour une solution plus prosaïque: quel est le dénominateur commun pour chaque groupe de pays?
Prima faciès, je remarquai, que les premiers sont blancs alors que les seconds sont noirs. Ne pouvant me satisfaire de ces considérations superficielles et épidermiques , je plongeai en apnée dans les fonds abyssaux et là, EURÊKA comme dirait Archimède: tous les pays à qui le pétrole a apporté prospérité, abondance , santé  sécurité et développement sont des pays où règnent  la bonne gouvernance avec une justice indépendante, des députés conscients de leur rôle, une presse libre et forte  et  une opinion publique mûre et consciente .
A contrario,à la tête des pays du second groupe, se trouvent  au mieux des chefs d’ état corrompus et véreux: Obiang Nguema  en Guinée Equatoriale, Omar , ensuite Ali Bongo au Gabon et au pire des dictateurs qui ont plongé leur pays dans la guerre civile, Kabila en RDC , Sassou Nguesso au Congo Brazzaville, Salva Kiir au Soudan du Sud. Dans tous ces pays on assiste au pillage des ressources par les nations développées à travers des contrats secrets  et leur mainmise  par la famille présidentielle. Isabelle Dos Santos ,Christel Sassou Nguesso, Théodoro Nguema, Ali Bongo, Zoseph Kabila.




Autant de signes qu’ on retrouve malheureusement dans la gestion de macky Sall avec des contrats qu’on n’ ose pas publier et le nom de son frère  Aliou Sall qui a fusé avant même que la première goutte de pétrole ne sorte de terre .
 A quelques mois de l’ accouchement,une femme en état de grossesse prépare la venue de son enfant  en achetant des couches, des lingettes et autres habits pour bébé afin que celui-ci ne soit pas nu. Il en va de même pour les ressources naturelles. Il est impératif qu’ en 2021 , date  de production des premiers barils de pétrole et de gaz, le Sénégal soit doté d’institutions solides pour encadrer et protéger nos ressources afin qu’ elles profitent à tout le monde plutôt qu’à un nombre infinitésimal de personnes qui auront la chance de se réclamer de la famille ou de l’ entourage du prince car selon qu’on les confit à des institutions ou à un homme, le pétrole et le gaz se révéleront une bénédiction ou une malédiction.
Serigne Mbacke Ndiaye

Contribution: La gouvernance sous Macky Sall ou comment l’Etat est fragilisé dans tous ses fondements

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et une partie du peuple tout le temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps »  Abrahm LINCOLN

En écrivant ces lignes, je pense bien sûr à ce qu’avait admirablement dit le seizième président des Etats-Unis d’Amérique quant à la manière de gouverner de certains hommes politiques et le contexte actuel du Sénégal montre toute l’acuité d’une telle assertion.

Figurez-vous ! Cela est digne d’un scénario d’un film. Un candidat à une élection présidentielle après avoir crié urbi et orbi « le parti avant la patrie » est élu avec l’appui de toutes les forces politiques, sociales et économiques. Il concocte avec une stratégie bien pensée comment se maintenir au pouvoir en mettant sous le boisseau l’Etat dans ses fondements

D’abord, du côté de la gouvernance politique,  après s’être engagé de ramener son mandat de 7 à 5 ans, le Président est revenu sur cette promesse en se réfugiant derrière le Conseil constitutionnel alors qu’il sait pertinemment qu’un Président de la République qui veut faire respecter son engagement sait par où passer.




Pour écarter des opposants, il les emprisonne, les fait exiler ou les menace de représailles judiciaires.  Pour ce qui concerne le cas spécifique de Khalifa SALL, tous les sondages ont démontré à souhait que dans une élection présidentielle où Khalifa SALL serait candidat, Macky SALL irait au second tour.  C’est la raison pour laquelle pour ceux qui seraient tentés de croire que Khalifa SARR pourrait être libéré, il faudrait qu’ils se détrompent. Non seulement, il sera condamné mais également il ne humera pas l’air de la liberté d’ici l’élection présidentielle pour la seule raison que le régime ne prendra pas le risque de le laisser battre campagne au profit d’un candidat de l’opposition.

Le procès de Khalifa SALL, pour ceux qui seraient tentés d’en douter, est conduit depuis le Palais de la république et le changement de Président de tribunal apporté à la dernière minute n’est pas un fait anodin. Laisser le juge Magatte DIOP prononcer un verdict n’était pas rassurant et l’arrivée du juge Lamotte a été bien calculée. Le juge Lamotte est un très proche de l’ancien Ministre de la Justice Maitre Sidiki KABA dont il a eu à diriger le cabinet à Washington quand celui-ci était Président des Etats Parties à l’ONU. Le verdict est déjà connu : une peine d’emprisonnement couvrant l’élection présidentielle.

Que les sénégalais qui s’étonnent sur la longévité de Benno Yaakar sachent que cette coalition ne tient qu’à un achat de consciences savamment orchestré en donnant des mannes financières à Moustapha NIASSE pour l’Assemblée Nationale et Ousmane Tanor DIENG pour le Haut Conseil des Collectivités Territoriales.

La dernière trouvaille est le parrainage pour les candidatures à l’élection présidentielle.

Au niveau de la gouvernance économique, les économistes devront s’émouvoir de la manière par laquelle les intérêts de l’Etat du Sénégal sont aujourd’hui bradés au profit des puissances étrangères. Aucun Etat ne s’est développé sans s’appuyer d’abord sur ses propres capacités.

Au niveau de la gouvernance publique, la situation n’est guère luisante. L’administration est réduite à un faire valoir. Le Président Macky SALL a une aversion de la haute fonction publique, du fonctionnaire tout court. Cela est peut-être dû à son cursus de quelqu’un qui n’a jamais fréquenté les grandes écoles, de quelqu’un qui n’a jamais passé un concours. La légèreté avec laquelle Ousmane SONKO a été radiée en dit long sur sa conception du haut fonctionnaire. Remarquez que tout ce qui peut permettre à un citoyen de se distinguer en parvenant à la fonction publique ne trouve pas grâce à ses yeux. En lieu et place, il s’appuie sur ses décrets pour promouvoir des militants et c’est malgré lui que des concours peuvent être organisés tant qu’il n’a pas le choix comme celui quand il faut recruter des gardiens de prisons.

Cela est vrai pour la prestigieuse Inspection Générale d’Etat où depuis son arrivée aucun concours n’a été organisé. A la place, il nomme des militants de l’APR. C’est le cas à la Cour des Comptes où là aussi pas de concours. Son leitmotiv : nommer même au niveau des instances supérieures censées être les gardiennes de la bonne gouvernance comme par exemple l’OFNAC. En lieu et place aussi d’organiser des concours au niveau de la police, on préfère prendre des jeunes sur une base purement partisane en les faisant pompeusement appeler ASP.




La politisation de l’administration est inquiétante à plus d’un titre. Nul citoyen ne peut prétendre à occuper une station au niveau de l’Etat s’il ne détient la carte de l’APR.

Le peuple n’est pas dupe et il comprend. C’est pourquoi tous les citoyens doivent se battre comme un seul homme pour mettre fin à ce régime dangereux pour la cohésion nationale.

Pour cela, l’opposition doit continuer à sensibiliser les sénégalais notamment le force vive qu’est la jeunesse aussi bien dans les lycées, les universités, les villes, les campagnes.

En lieu et place des bourses familiales que l’on distribue pour se faire une clientèle politique, la jeunesse soit demander à Macky SALL d’orienter l’argent du contribuable vers des projets de développement et des emplois auxquels ils peuvent accéder par la voie la plus transparente pour accéder à la fonction publique, c’est-à-dire le concours.

Et là seulement, on peut sans gêne parler de patrie avant le parti, d’un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous.

Oumar Faye

Contrbution: Sélection ou élection. Et si on regardait un peu ailleurs?

Le commentateur chinois Zheng RUOLIN de la chaîne de télévision chinoise CGTN, certainement pour répondre au concert de commentaires désobligeants émis par la plupart des médias occidentaux suite à l’élection du Président Xi Jinping à la Presidence à vie, a posté sur les réseaux sociaux une petite capsule pour édifier l’opinion sur la conception chinoise du pouvoir. Il nous éclaire sur les conditions nécessaires et les qualités requises pour y accéder. Il taille ainsi en pièces les clichés, présentés comme universels, de la démocratie à l’occidental écoutons-le :
« L’Assemblée Nationale Populaire chinoise a le pouvoir de réviser la Constitution et aussi celui d’élire le Président de la République ainsi que le Premier Ministre. C’est sur ce dernier point que les politologues français expriment souvent leurs réserves. Ils sont persuadés que l’élection est juste formelle car il y’a un seul candidat, proposé d’ailleurs par le Parti Communiste chinois. Ils ne comprennent pas notre conception concernant le leader (dirigeant) de l’Etat et ils ne comprennent pas, non plus, la situation de la Chine. Pour nous chinois, nous estimons que la direction d’une grande Nation , d’un grand pays, doit avoir certaines qualités indispensables: la loyauté, l’honnêteté, la responsabilité, un esprit de grande envergure, la fermeté, la vertu, l’intelligence et de l’expérience, en plus de la compétence. Par exemple, pour élire le candidat au poste de Président de la République, en Chine, il faut avoir été Gouverneur de deux grandes provinces. Car, les chinois pensent que la gouvernance d’un pays c’est comme un médecin soignant un patient. On ne peut pas élire n’importe qui par une élection au suffrage universel pour guérir une maladie. Il faut d’abord sélectionner des experts qui ont la compétence nécessaire et puis on vote parmi l’un d’entre eux pour devenir le médecin désigné. Cette façon de sélectionner le leader (dirigeant) de l’Etat est liée à la tradition de notre civilisation. Dans un pays comme la France on élit une personne dans une élection au suffrage universel direct. Mais en Chine il s’agit plus d’une sélection que d’une élection. Une sélection effectuée par le Parti communiste chinois ressemble en réalité au système de sélection traditionnel des mandarins par l’examen. Tout un chacun, qu’il soit paysan, commerçant ou lettré pouvait devenir mandarin. Un mandarin de premier rang même. Cela serait équivalent aujourd’hui au rang de Ministre, voire celui de Premier Ministre, s’il a réussi à son examen. Aujourd’hui, un politicien chinois, voulant devenir candidat au poste de Président de la République doit, lui aussi, passer un examen. Avoir géré au moins deux grandes provinces, et avoir obtenu de bons résultats, est justement l’une des conditions indispensables. Cette sélection est très sévère, très longue et très rigoureuse.
Une fois le candidat sélectionné ce sera au tour de l’Assemblée Nationale populaire de voter. 
La Chine est un grand pays. Nous sommes un milliard trois cent millions d’habitants. Avoir un pouvoir central fort, efficace et juste est très important. La Chine n’est pas un pays dominé par les puissances financières. Le pouvoir politique en Chine est la garantie du bon fonctionnement de l’Etat. Ce n’est pas comme l’Allemagne, par exemple, qui peut à vivre sans Gouvernement pendant presque 100 jours. Comment est-ce possible? (…)J’imagine souvent ce qui serait le résultat potentiel si on devait organiser une élection au suffrage universel direct pour élire le Président dans notre pays. Aujourd’hui qui aurait la chance de gagner? Le Président actuel ou Jackie CHAN? Je ne suis pas sûr du résultat! Mais avec le double système, sélection puis élection, Jackie Chan n’aura aucune chance de devenir Président de la Chine! Vous allez me dire : et Ronald Reagan? Mais justement! La Chine n’est pas les États-Unis. La Chine ne sera jamais les États-Unis. »
 
Cette longue citation est un véritable cours de droit comparé entre deux systèmes qui ne reposent pas sur les mêmes paradigmes et ne s’inspirent pas des mêmes sources! Cela se comprend aisément car, les États Unis comme État indépendant ne date que de 1776…Fille naturelle de l’Europe, qui elle a produit de grandes et prestigieuses civilisations, les USA aujourd’hui prétendent pourtant gouverner le monde. Mais cette domination se construit essentiellement sous la menace d’une supériorité militaire et non par le rayonnement des idées et le jaillissement d’une pensée féconde et généreuse. Même la culture y est mercantilisée au point d’être ravalée au rang de loisir. D’ailleurs, « l’entertainment » est une des premières industries productrices de revenus des USA… Mais quelle âme, quelles valeurs véhiculent les industries culturelles américaines à travers le monde? Jugez vous-même!
En face, la Chine est forte d’une histoire pluri millénaire. Elle a développé, au fil des siècles, une capacité de surmonter ses difficultés en ne « comptant d’abord que sur ses propres force ». Depuis plus de 4000 ans le peuple chinois a élaboré un corpus de valeurs spirituelles et morales qui constituent le socle inaltérable de l’identité chinoise. Même le communisme dont les principes ont été acclimatés par Mao Tse Toung, n’est considéré que comme une modalité de gestion de l’Etat. Il est conçu comme perfectible, mais toujours au prisme des valeurs de civilisation chinoises. Et toujours au mieux des intérêts de la Nation chinoise. La Chine se paie ainsi le luxe de devenir la plus grosse usine du monde. Elle envahit le monde entier de produits conçus ailleurs mais qu’elle fabrique à des prix imbattables! Du gadget le plus insignifiant au matériel hi-tech le plus sophistiqué, la Chine développe toute une gamme de capacité de production allant du pire au meilleur.
Et voilà ce qui devrait inspirer l’Afrique!
Héritiers de valeurs ancestrales et de civilisation fortes, nous les avons délaissées au profit de prêt-à-penser produits par une sous-culture occidentale. Celle-ci, destinée essentiellement à nous dompter et à nous apprivoiser, est une forme de castration de nos intelligences. La traite des esclaves comme la colonisation, symboles les plus achevés de la pire barbarie humaine, semblent avoir brisé nos ressorts. Incapables de surmonter nos peurs pour conquérir nos libertés et penser au mieux de nos intérêts, notre continent est à la merci de tous les prédateurs du monde. Le pire c’est que ce sont des « élites »africaines bon teint qui, aujourd’hui, font le sale boulot de détrousseurs de nos peuples au profit de pays et d’intérêts qui nous ont apportés plus de malheurs que de bonheur.
Et si on faisait les comptes?
Le Sénégal va célébrer la cinquante huitième édition de son accession à la souveraineté internationale le mois prochain. Depuis la douloureuse parenthèse de l’éclatement de la Fédération du Mali, suivie de la crise politique majeure de 1962, notre pays navigue… Bon an, mal an. Dirigé par des élites fascinées par le modèle occidental, et plus particulièrement français, de gouvernance, nous n’avons pas su faire de l’indépendance un outil de libération des intelligences et des énergies créatrices de notre peuple. Confinés dans les frontières héritées de la colonisation, nous traînons les séquelles douloureuses de la balkanisation. Un projet conçu pour nous neutraliser par la division! Sénégalais, une partie de ma famille est mauritanienne, une autre malienne, une autre guinéenne… Dans une vraie vie et pour ressembler vraiment à mes ancêtres ante-coloniaux, je serais en fait un Ouest-Africain! Comme la majorité de nos compatriotes.
Les vrais chantiers post-indépendances de reconstruction de nos identités, et de mise en place d’espaces de fraternité sous-régionale, qui vont bien au delà des organismes économiques et politiques existants, n’ont pas été abordés sous ce rapport. Il serait temps. Si nous voulons véritablement changer le destin de l’Afrique!
Ces tâches urgentes imposent, dans notre pays, la quête d’une vraie alternative aux alternances successives qui ont montré leurs limites. Elles se sont réduites, en effet, à un jeu de chaises anglaises à l’intérieur d’une classe politique fossilisée dans un discours conflictuel entre acteurs vieillissants et peu inspirés. La vieillesse, ici, étant moins relative à l’âge qu’à une longue pratique de méthodes éculées de complots et de trahisons selon le sens du vent…
La fin de l’ère de la politique politicienne et alimentaire est un donc un chantier prioritaire. Hâtons-la, pour mettre notre pays dans une autre orbite au service d’une Afrique nouvelle décomplexée et conquérante.
Par la force des réseaux sociaux, les frontières physiques sont déconstruites. Il est même possible de mettre en place des outils sophistiqués d’action politique et citoyenne à dimension sous-régionale! Il faut simplement faire attention à ce que le web-activisme ne soit piégé par des intérêts stratégiques qui seraient inspirées par la même volonté de domination qui, depuis des siècles, poursuit son projet sans désemparer. Des organisations politiques, à la dimension de l’UEMOA, pour commencer, doivent pouvoir naître, coordonner leurs actions, aller à la conquête du pouvoir dans chaque pays et se donner comme objectif de gommer les frontières physiques coloniales. Après, on pourra rêver d’une fédération des Etats-Unis D’Afrique  et d’un Gouvernement continental !
Je vois d’ici nos enfants et petits-enfants avec un passeport africain!
« Oser lutter, oser vaincre » avait dit Mao Tse Toung aux chinois… Regardez ce qu’est devenue la Chine depuis sa révolution de 1949…
Rien n’est donc impossible à des peuples sachant se doter de dirigeants honnêtes, sérieux, visionnaires et travailleurs. Il nous reste à inventer les mécanismes vertueux par lesquels nous pourrions les identifier, les choisir et les désigner! Au moins nous savons ce qu’il nous reste à faire !
Amadou Tidiane WONE

Contribution: Serigne Sam Mbaye ou la transcendance des clivages confrériques! (Voilà 20 ans jour pour jour)

Ce 15 mars 2018 est la date commémorative du rappel à Dieu de Serigne Sam Mbaye. Voilà 20 ans jour pour jour que disparaissait l’éminent intellectuel sénégalais, l’éveilleur des consciences, l’instituteur, le proviseur, le professeur-universitaire, l’éducateur, le formateur, l’islamologue, l’Imam-prédicateur, l’érudit, le guérisseur de la maladie des âmes, le rénovateur, le guide religieux, le soufi authentique, le calife etc. Et pourtant son discours reste encore plus que d’actualité ! Il n’est pas rare en effet, que l’on soit souvent interpellé à ce propos car, pour beaucoup de sénégalais, Serigne Sam Mbaye est encore vivant du fait justement l’actualité de sa pensée et surtout de la dimension prospective de sa vision du monde.





Quelqu’un a appelé, en 2016, dans une radio de la place après avoir écouté une conférence de Serigne Sam Mbaye qui s’y passait pour leur dire : « Que Dieu prête longue vie à votre invité de tout à l’heure. Il était juste excellent en pointant du doigt là où ça fait véritablement mal dans notre société actuelle ! », croyant qu’il est effectivement vivant. Et pourtant, la conférence en question datait de 1989. Cela donne sans nul doute raison à l’écrivain sénégalais Birago Diop qui disait, dans les « Les Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, que « ceux qui sont morts ne sont jamais partis : Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire, ils sont dans l’ombre qui s’épaissit. Les morts ne sont pas sous la terre : Ils sont dans l’arbre qui frémit, Ils sont dans le bois qui gémit, ils sont dans l’eau qui coule, ils sont dans l’eau qui dort, ils sont dans la case, ils sont dans la foule : les morts ne sont pas morts ».Appliqué à Serigne Sam Mbaye, l’on peut dire sans risque de nous tromper que Birago Diop avait effectivement raison : « les morts ne sont pas morts » surtout lorsqu’ils sont perpétués par l’œuvre colossale qu’ils ont laissée derrière eux. Des anecdotes de ce genre, nous en avons un paquet. Serigne Sam Mbaye c’était aussi cette personnalité transversale, ce médiateur social, ce trait d’union entre les communautés religieuses islamiques du Sénégal bref, l’homme de consensus qui ne mettait en avant que l’intérêt collectif des musulmans, ce qui lui valut d’ailleurs un respect et une très haute considération de la part de ses contemporains. La présente contribution met l’accent sur la transversalité de l’homme non sans revenir brièvement sur l’historique de ses conférences.

  • Des causeries aux conférences

Malgré son appartenance à la grande famille MBAYE de Louga et une descendance glorieuse le reliant à celle d’Abu Bakr[[1]]url:#_ftn1 , Serigne Sam a consacré toute sa vie à la recherche de la connaissance, à l’enseignement et à donner des conférences partout où son expertise était sollicitée. A chaque fois qu’il était invité à animer une conférence, sa seule condition était « est-ce qu’elle sera enregistrée ? ». Si la réponse est affirmative, alors rassurez-vous qu’il sera de la partie. L’intérêt qu’il accordait à ses conférences faisait qu’il était souvent reconnu et considéré communément comme islamologue et conférencier sénégalais. Sa dimension dépasse cependant, et de de loin, ces considérations profanes. Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution qui se propose plutôt de revenir sur sa transversalité dans un contexte fortement marqué par une certaine configuration de l’Islam confrérique sénégalais.
De ce fait, aussi longtemps que l’on puisse remonter dans le temps, il ressort de nos diverses investigations portant sur l’origine et l’historique des conférences, que Serigne Sam les a entamées au tout début des années 1970, sous forme d’abord de « causeries », dans la grande cour de la demeure son illustre père Mame Cheikh Mbaye sise au quartier Santhiaba de Louga. A l’époque, Baye Sam résidait à Saint-Louis où il avait une école arabo-islamique dans laquelle il donnait des cours, majoritairement, à des intellectuels déjà insérés dans le système formel de l’administration publique. En guise d’exemple, Maguette Diouf, ancien ministre des mines et de l’énergie du Sénégal, par ailleurs frère de l’ancien Président de la République Abdou Diouf, faisait partie entre autres de ses élèves.

La proximité entre les deux localités faisait qu’il était souvent à Louga les week-ends auprès de sa famille après de longues années d’absences passées entre la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte durant la période de sa quête perpétuelle de connaissance[[2]]url:#_ftn2 . C’est la raison pour laquelle il ne ratait aucune occasion pour se rendre le plus fréquemment possible à sa ville natale où il était toujours attendu par les fidèles du fait de ses pertinentes analyses sur des questions aussi diverses que variées touchant particulièrement les domaines religieux et sociaux. Une des personnes interrogées nous renseigne « il était un véritable éveilleur de conscience et les gens s’impatientaient qu’il rentre les week-ends ». La plupart de ces discussions à l’époque étaient juste des conversations informelles sous forme de questions-réponses dont il était tout de même le maitre d’œuvre. Sa première conférence publique connue date de 1972 et portait sur le thème Islam et la science. Elle était tenue à Rufisque et avait même été enregistrée quoique perdue dans la foulée.




Par ailleurs, le plus vieil enregistrement audio retrouvé de Serigne Sam Mbaye date de 1974. Il s’agit d’une causerie tenue dans la cour même de sa maison sise à Santhiaba sur l’ouvrage de son illustre frère et ami Serigne Ibrahima Mbaye, qu’il a d’ailleurs succédé au califat de Mame Cheikh Mbaye en 1993, dont le titre était justement Mursidul khayr’aan fi karaa maatti Ar-rabbaani Ahmad As Saghir traduit littéralement le Guide du perplexe sur les prodiges de l’éducateur Ahmad Saghir. Cette causerie est (pour le moment) le plus ancien enregistrement retrouvé de Serigne Sam Mbaye, titré et daté dans lequel il évoque, devant une assistance composée essentiellement de disciples de la famille, les miracles de son illustre père Mame Cheikh Mbaye tels que déclinés par l’auteur.

Cependant il ne faudrait pas perdre de vue qu’il avait déjà commencé à animer, chez lui, des causeries à l’occasion de la célébration de la nuit de la naissance du Sceau des Prophètes (PSL). Ce fut un moment très attendu par les fidèles. Le public qui venait l’écouter raconter l’histoire des Prophètes (ASW) avec une aisance jamais égalée en sus d’une maitrise parfaite de la Sirra, ne cessait de s’agrandir au fil des années. Tenue (la causerie) d’habitude dans la véranda de la maison, il a été finalement obligé de sortir dans la cour plus prompte à accueillir les centaines de fidèles qui venaient l’écouter disserter sur la vie et l’œuvre du Prophète Mouhamed (PSL).

La forte affluence notée dans son domicile chaque année à l’heure de la causerie, l’obligea encore une fois à délocaliser la conférence hors de la maison dans un endroit plus spacieux. De concert avec son grand frère Serigne Ibrahima Mbaye qui était à l’époque le calife de la famille, ils ont décidé désormais de les tenir dans l’esplanade de la grande mosquée de Mame Cheikh où il animait, jusqu’à son rappel à Dieu en 1998, les conférences dédiées à la nuit du Maouloud.

Serigne Sam Mbaye avait commencé de ce fait par les causeries et les Gamou avant d’entamer, ce que l’on pourrait appeler, le cycle de ses grandes conférences islamiques qui le mèneront un peu partout à travers le monde (Gabon, Italie, France, Etats-Unis, Maroc, Espagne etc.). D’après nos recherches, les premiers à lui demander de faire des conférences pour eux furent la communauté Tidiane avec laquelle il entretenait d’excellentes relations et comptait beaucoup d’amis[[3]]url:#_ftn3 . Cette dernière avait en effet une longue tradition en matière d’organisation de conférences en termes notamment de préparation (planning, cadre d’accueil et sujets d’exposés), contrairement aux autres communautés qui avaient d’autres méthodes d’animation et de vulgarisation.

Les tidianes étaient alors les premiers à le convier à leurs rencontres et à l’engager pour des conférences sur des sujets se rapportant le plus souvent à la position de l’Islam sur certaines questions d’actualités. Ils s’intéressaient plus à la dimension intellectuelle de l’homme.

C’est par la suite que les mourides, eux aussi, commencent à l’inviter à leurs rencontres afin qu’il leur parle de leur guide et de l’histoire de leur confrérie vu la relation étroite qu’il y avait entre Serigne Touba et Mame Cheikh Mbaye Kabir. Pour rappel, Mame Cheikh Mbaye a fait une bonne partie de son apprentissage religieux auprès de Cheikhoul Khadim avec l’aval de son grand frère Serigne Abdoulaye Mbaye. Différentes formes d’alliances existent entre les familles Mbaye de Louga et Mbacké de Touba.




Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution. Il faut retenir du reste, que les mourides qui ont très tôt reconnu chez Serigne Sam des talents d’orateur hors-pair ainsi qu’une parfaite maitrise des sujets qu’ils lui demandaient de traiter sur des thématiques aussi diverses que variées portant sur la voie mystique (soufisme), l’histoire du mouridisme, l’itinéraire spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba, les signes annonciateurs de la fin du monde (aaxiru zaman), le Tawhid, le Fiqh entre autres sujets, ne le lâchèrent plus. L’une des conférences qui ont le plus renforcé sa communion avec la communauté mouride fut sans nul doute celle animée au siège de l’UNESCO à Paris en 1979, lors des journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba.

Serigne Sam était monté au créneau pendant plus d’une heure, en français, à parler du soufisme dans sa globalité et surtout de la dimension mystique de Cheikhoul Khadim et, plus de deux heures de temps, à répondre aux diverses questions de l’assistance en wolof, craie à la main face au tableau, tel un professeur devant ses élèves. Par la suite, il sera engagé par Cheikh Abdoul Ahad pour la traduction en français de plus d’une vingtaine d’ouvrages du Cheikh dont le Massalik Al Jinan traduit en 1978. L’amour qu’il avait des livres lui a valu le surnom de saahibul kuttub (l’ami des livres).

Outre les Tidiane et les Mourides, Serigne Sam  était également fréquemment sollicité par la communauté Ibaadu Rahman dont il connaissait la plupart des têtes de fil au Sénégal pour avoir, non seulement cheminé avec eux dans les pays arabes, mais aussi rencontré au sein de l’Union Culturelle Musulmane avant son éclatement dans les années 1978. En 1989 au quartier Carrière de Thiès, il avait animé pour le compte de cette communauté islamique une conférence, ô combien intéressante et pleine d’enseignements, sur le thème de l’entraide entre les musulmans (Al Muhawuna). Il était tellement percutant durant son exposé que l’assistance avait du mal à contenir sa joie et sa satisfaction, ne cessant d’exalter ALLAH (SWT) à chaque fois que le conférencier mettait l’accent sur les maux véritables qui gangrènent la communauté musulmane ou encore sur l’Omnipotence, l’Omniprésence, l’Omniscient et/ou le caractère Absolu d’ALLAH (SWT). Comme il avait l’habitude de le dire, « lorsqu’une parole émane du tréfonds d’un être, elle n’aura pour réceptacle qu’un cœur purifié d’une personne pleine de sagesse » !

Si Serigne Sam avait cette envergure et cet aura dans la plupart des communautés musulmanes du Sénégal, c’est parce que ses propos ne sortaient point des enseignements de Dieu, du Coran et de la tradition prophétique. Il était un homme transversal et l’assumait pleinement. Ces propos tenus en 1996 lors d’une conférence qu’il animait à la Sicap l’attestent de fort belle manière : « C’est vrai que j’ai cité beaucoup d’érudits, de savants et de guides spirituels lors de la conférence. La raison est simple. Je dirai tout le bien de ce que je sais d’eux parce que je parle au nom de Dieu. Tous les hommes de Dieu qui sont des modèles dans la religion, je les prends toujours, autant qu’ils soient, comme des exemples à ériger en référence en faisant fi du reste de leurs appartenances confrériques ou d’écoles ».

Une telle démarche de sa part se comprend aisément parce que Serigne Sam a toujours prôné pour le rassemblement des musulmans même si cela, de son point de vue, devrait être précédé par une union sacrée des cœurs car pour lui, « regrouper une communauté d’hommes sans foi, c’est comme regrouper une meute de chacals ou de hyènes. Tôt ou tard ils finiront par te dévorer si tu dors ». Il a su être une sorte de trait d’union voire un médiateur entre les différentes communautés religieuses sénégalaises, et cela, grâce à sa transversalité légendaire. En somme, Serigne Sam Mbaye était tout simplement un « bienfait » communautaire car, comme le stipule à juste le Saint Coran « Inal fadlā bi yad lilaahi ». 

  • Hommage à Serigne Dame SEYE, Serigne Mouride FALL et Baye Serigne MBAYE

Nous ne pouvons terminer cette contribution sans pour autant remercier ces personnes qui ont très tôt eu l’intelligence et la présence d’esprit d’enregistrer les conférences et autres causeries de Serigne Sam Mbaye de 1974 à 1998 (sa dernière conférence avait eu lieu le samedi 07 mars 1998 à Dépal Mbaye, village fondé par Serigne Abdoulaye frère ainé de Mame Cheikh, une semaine exactement avant son rappel à Dieu). Quel que soit le lieu où Serigne Sam était invité à animer une conférence sur le territoire national, tant que sa santé et sa disponibilité les lui permettaient, Serigne Dame Seye, fils de Serigne Abdou Maname Seye, le suivait pour immortaliser ses propos. Pour ce qui est de l’international, Serigne Sam prenait toujours le soin de lui rapporter les versions originales des enregistrements de ses conférences faites à l’extérieur du Sénégal. Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Sam en 1998, lors d’une émission commémorative sur la radio Kaolack, il déclarait détenir plus de huit (800) cassettes en bande magnétique contenant différentes conférences de Serigne Sam Mbaye. Une étude plus poussée nous a permis de répertorier environ six cents différentes conférences de Baye Sam tirées et datées.

Il existait une véritable complicité entre les deux hommes et d’ailleurs, Baye Sam ne l’a devancé au paradis que de 10 mois (il est décédé le 14 janvier 1999 dans un accident de voiture au 17ème jour du mois béni de ramadan coïncidant à la célèbre bataille de Badr sur l’axe Touba – Dakar en provenance de la ville sainte). Qu’ALLAH le Tout-Puissant lui accorde Sa Grâce et Sa Miséricorde et l’élève au rang de ceux qui ont dignement accompli leurs missions sur terre avec dévotion et rigueur ! Nous ne pouvons pas non plus oublier Serigne Mor Talla Fall, plus connu sous le nom Mouride FALL, commerçant à Sandaga pour qui, nous ne cesserons de prier afin que DIEU lui prête une longue vie auréolée de succès et surtout d’accomplissement parfait de ses différentes missions. C’est lui qui a filmé la plupart des vidéos de Serigne Sam.




Nous prions également pour le repos éternel de l’âme de l’Imam Abdallahi Mbaye Marèma (plus connu sous le nom de Baye Serigne Mbaye Marèma Ndiaye), petit frère, proche, compagnon et ami de Serigne Sam rappelé à Dieu ce 03 mars 2018 à Louga. Il avait été un des plus vaillants témoins de l’histoire et une source intarissable de savoirs pour nous qui faisons des recherches et investigations sur Serigne Sam Mbaye dans le cadre d’un ouvrage que nous nous proposons de publier bientôt, s’il plait à Dieu, revenant de long en large sur la vie et l’œuvre de cet homme multidimensionnel. Nous nous inclinons devant sa mémoire et prions ALLAH Le Très-Miséricordieux de l’accueillir dans Ses plus illustres Paradis.

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M. Abdoulaye CISSE, Sociologue.
Chercheur – Psychologue-conseiller
Courriel : abdoulayecissesam@gmail.com
Courriers : (+221) 77 443 0644 / 76 648 7688

Contribution: A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation de la décadence morale du pays de la Teranga

A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation  de la décadence morale du pays de la Teranga.

 

Que faut – il penser d’un transhumant politique  comme monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qui n’arrête pas de nous surprendre par la légèreté de ses réflexions ?  Oh, non  que dis-je de ses fadaises déconcertantes,  idiotes pour un politicien professionnel  qui est en train de jouir des délices de sa vie pitoyable de larbin que par la volonté d’un seul homme,  l’ancien président maître Abdoulaye Wade.

Les sorties intempestives de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye sont  provocatrices et heurtent la conscience de beaucoup de citoyens sénégalais qui ressentent un immense malaise de voir un homme sorti de nulle part et qui se permet avec fierté de narguer tout un peuple en adoptant en fonction des enjeux de l’heure des postures que la morale abhorre.

Que doit -on faire  face un à un déferlement insoutenable d’ignominie : garder le silence des momies et laisser passer le vacarme de ses propos désinvoltes ou le dénoncer en vue de montrer à nos compatriotes que malgré la suffisance d’un homme qui croit avoir réussi sa vie en ayant occupé des postes de responsabilité au cœur de la République en reniant un à un  ses engagements et en trahissant sans le moindre scrupule tous les hommes qui ont participé d’une manière ou d’une autre à son épanouissement mondain, un tel comportement mesquin mérite le mépris ? Le choix est très vite fait pour chaque homme ou pour chaque une femme qui estime à juste titre qu’une vie même chancelante, mais fortement  enracinée dans les valeurs est plus préférable voire plus supportable qu’une certaine aisance matérielle obtenue à force de compromissions abjectes et de renoncement à une bonne vie.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye représente ce qu’il y a de plus détestable dans la condition humaine, une certaine laideur dont rien ne saurait justifier et qui disqualifie l’homme en le considérant comme une chose voire comme un moyen à utiliser afin de mieux l’asservir ou de lui faire porter des combats douteux et infâmes.

Le cas de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye est d’autant plus interpellant parce qu’il nous renvoie à notre devoir de responsabilité et à notre liberté de choisir les représentants du peuple ou à tout le moins ceux ou celles d’entre nous qui acceptent de porter avec dévouement et abnégation la voix du peuple voire de défendre dignement nos valeurs dans un monde désenchanté qui ne cesse de valoriser la médiocrité, la cupidité, la mauvaise foi en vue de réussir sa vie.

C’est ce que sans aucun doute le transhumant politique Serigne Mbacké Ndiaye a réussi avec brio en ayant des entrées au palais de la République dans le seul dessein de servir le maître des lieux , même si au demeurant tout laisse penser que ce dernier  n’est pas à sa place et de surcroît nous prouve au quotidien qu’il n’est pas digne de remplir les fonctions de chef de l’Etat.

Mais, au fait qui est véritablement Serigne Mbacké Ndiaye et de quelles compétences peut-il faire prévaloir pour s’arroger le droit de nous indiquer la voie à suivre alors qu’il ne connaît même pas le chemin voire la valeur de la liberté humaine ? En vérité,  la liberté humaine n’est gratuite et ne donne pas de facto. Elle implique un engagement,  une volonté  à être libre et de se donner les moyens de le préserver nonobstant les pièges perfides de certaines de nos autorités à faire le lit de la corruption, la lâcheté à vouloir réussir le plus rapidement possible sans le moindre effort.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye ne connaît pas la valeur de la liberté et éprouve un dégoût terrifiant à son encontre puisqu’elle le renvoie incessamment sur le sens de sa vie, sur la normalité, sur ce qui fait que nous sommes humains et non des animaux de pâture.

Le comportement de notre transhumant politique national Serigne Mbacké Ndiaye relève immanquablement d’une pathologie voire d’une souffrance liée à son incapacité notoire de se définir comme un sujet libre qui s’implique avec responsabilité dans l’approfondissement de notre démocratie balbutiante et mesure à sa juste valeur son rôle moteur dans le développement socio-économique du pays.

Mais, à qui la faute si ce monsieur continue allègrement malgré notre condamnation sans équivoque de son jeu de chaise musicale à occuper l’espace public en vue de débiter des sornettes puériles ?  Sûrement, à une certaine presse à la recherche de scoop ou de sensationnel afin de mieux abrutir la population.  Pourquoi tendre le micro à ce sinistre transhumant politique qui ne pense qu’à vivre sur le dos du contribuable sénégalais et pour toujours toute honte bue ?

Nous sommes tous responsables du délitement continu de vos valeurs en laissant des énergumènes de la dimension d’un Serigne Mbacké Ndiaye la possibilité de « briller » ou de se donner une certaine finesse intellectuelle là où il n’y a que tout comme fait que du vide  voire de la malhonnêteté.

Au plus, comment cet éternel transhumant politique peut encore se regarder et être fier de son parcours de larbin ? Parbleu ! En baissant seulement les yeux et en se disant simplement que beaucoup de nos compatriotes lui envient sa situation de parvenu afin de se donner une bonne conscience.

Nous avons eu tort de penser que le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye allait faire une amende honorable en demandant pardon à son ancien bienfaiteur, maître Abdoulaye Wade à qui il a porté le coup de Jarnac voire cesser d’importuner les citoyens sénégalais. Malgré notre désapprobation à son encontre,  il revient toujours avec son disque enrayé sur la nécessité pour le PDS de soutenir une dernière fois notre président par défaut, monsieur Macky Sall dans l’espoir que monsieur Karim Meissa Wade devienne président de la République en 2024.

Qu’est ce que maître Abdoulaye Wade va penser de Serigne Mbacké Ndiaye,  un homme qui cultive à souhait l’indignité devant cette énième trahison au soir de sa vie ? Pourtant,  il y a quelque chose qui nous échappe.  Comment un tel politicien professionnel sans foi ni loi  empêtré dans les combines dignes d’un courtisan a pu porter pendant des années la voix de son mentor ? Beaucoup de nos compatriotes diront que cette situation incongrue n’est possible que par la générosité légendaire de maître Abdoulaye Wade.

Cependant, c’est cette générosité injustifiée même au cœur de nos institutions républicaines qui pose problème. Un Chef de l’Etat ne peut pas tout se permettre au point de nommer des énergumènes  voire des incapables à  des postes de responsabilité au détriment de beaucoup de nos compatriotes à la fois plus compétents, honnêtes, mais laissés en rade parce que simplement ils ne sont pas partisans.

C’est une peine perdue, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye.  Les sénégalais  ont fini de vous démasquer.  Ils savent pertinemment que vous êtes à la recherche de commissions en vue de continuer votre vie de quémandeur sur le dos du peuple. Au fait, que savez vous faire à part courtiser de manière ignoble et déloyale les autorités de la République pour bénéficier de leurs largesses comme une dame de compagnie.

Dites nous, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qu’est ce qui vous empêche de rester digne et d’honorer votre famille ? Oh !  l’argent, toujours les billets de banque pour avoir droit à une reconnaissance, même dans le déshonneur.

Comment pouvez vous une seule fois penser que les responsables du PDS vont vous suivre dans cette folie en vue d’accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall leur tortionnaire qui ne s’est nullement empêché voire gêné d’utiliser les moyens de la puissance publique par lâcheté voire par une méchanceté inqualifiable pour un homme qui doit tout à maître Abdoulaye Wade  pour vous humilier et vous contraindre au silence sous la pression ou la menace de la prison de Reubess ?

Honte à vous Serigne Mbacké Ndiaye ! Seuls les quelques rares écervelées de votre acabit peuvent soutenir une telle idiotie afin de soutirer quelques pièces sonnantes et trébuchantes  à notre président par défaut, monsieur Macky Sall , qui fera tout son possible pour sauver sa peau et celle de son clan, même en foulant au pied la morale et les principes de la République en raison de sa gestion scabreuse de nos ressources et potentialités économiques.

Vous ne perdez rien d’attendre monsieur Serigne Mbacké Ndiaye . Le peuple sénégalais sait pertinemment que  vos propos insultants et révoltants doivent être enfouis sous un tas d’immondices où les hommes de notre dimension retrouvent leur lieu nature de survie en raison d’une certaine laideur morale.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Propos d’Aly Ngouille Ndiaye: Provocation ou Delirium Tremens ?

YERIMPOST.COM Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, chargé des élections, a fait devant la télévision 2stv la déclaration scandaleuse que voici : “J’ai la ferme intention de travailler pour que le président Macky Sall gagne au 1er tour l’élection présidentielle du 24 février 2019. Pour cela, d’abord, je ferai inscrire tous ceux qui veulent voter pour Macky Sall. Je m’emploierai pour qu’ils récupèrent leurs cartes d’électeur et je les aiderai à aller voter pour Macky Sall. Et, quand je le dis, vous pouvez me croire. Car, même si je n’ai pas duré dans le champ politique, je ne m’engage jamais dans le vide. “

Au bord de l’extase, ou en pleine hypnose hallucinée, le premier responsable des élections a déclaré que son problème n’est pas de  faire en sorte que tous les Sénégalais puissent disposer de leurs cartes d’électeur mais qu’il s’occupe exclusivement des électeurs de l’APR qui doivent faire réélire son candidat, Macky Sall. C’est jeter, à la face médusée de tous les Sénégalais, la conception singulière et assumée que cet homme se fait du slogan qui a fait élire son patron et qui claironnait  que « dorénavant la Patrie venait avant le Parti »…

C’était donc en fait un simple « attrape-gogos », et ce mépris pour le peuple et surtout notre Histoire est affiché sans aucune vergogne par un homme dont la mort sur la Place de l’Obélisque d’un certain Mamadou Diop n’est qu’un vulgaire souvenir, ravalé au rang d’anecdote. Aly Ngouille Ndiaye s’est essuyé les pieds sur sa tombe. Ses propos sont à mettre sur le compte d’une hallucination collective des hommes qui nous gouvernent ou d’une provocation assumée et revendiquée par tout un parti politique qui insulte nos intelligences.

Et si ses propos ne sont pas condamnés par son chef de clan, alors nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer en regardant notre Sénégal qui se pare tranquillement des atours puants de la plus bananière des Républiques. Prenons garde… Ces hommes sont prêts à tout… Même au pire… Mamadou Diop… Réveille-toi !!! Ils sont devenus fous !!!!

Jean Pierre Corréa

Où en sont les plaintes indignées de nos dirigeants ?

YERIMPOST.COM Depuis dix années, l’équivalent de deux Joola a été englouti sous les océans voraces, le Ventre de l’Atlantique est repu, selon Fatou Diome, et cela dans l’indifférence générale, surtout dans une totale impuissance de nos dirigeants politiques à enrayer les mécanismes de ce drame honteux.

Il aura fallu un post de Claudy Siar sur la toile pour que l’Afrique et ses présidents honteux s’émeuvent enfin et que, subitement, nos hommes politiques se dressent comme un seul homme, bombant le torse pour faire semblant de s’indigner des horreurs que subissent des jeunes garçons et des jeunes filles qui ont fui leurs politiques mortifères, harassés de ne compter pour rien, et de n’être d’aucune façon dans leurs plans.

Les fortunes accumulées par ces chefs d’Etat qui ont alors caché leur honte sous des tombereaux de communiqués et de demandes d’enquêtes hypocrites, sont souvent équivalentes à la dette des pays africains. Ils font semblant de ne pas voir. Ils sont complices. Ils les ont sacrifiés. Et le souvenir d’une Assemblée Nationale sénégalaise, dressée à l’unisson pour faire une standing ovation à François Hollande, juste parce qu’il avait déclaré que son pays allait dorénavant accorder plus de visas d’entrée aux jeunes Sénégalais, démontrait à l’envi leur impuissance à faire rêver leur jeunesse désespérée. Ce jour-là, ce sont nos représentants qui implicitement ont dit à Hollande « merci de nous en débarrasser, on ne sait pas quoi en faire, nous avons à gérer nos carrières et à assurer l’avenir de proches, les autres étant trop loin de nos divers discours vides de sens ».

C’est grave de penser à ce retournement historique gravissime qui fait penser que si les bateaux qui avaient emporté les millions d’esclaves vers les Amériques revenaient à Gorée, ils couleraient vers le fond, emplis de passagers qui se battraient aux guichets leur proposant l’espoir, prêts à acheter leurs chaînes au prix fort.

Quand un homme plonge dans un brasier en poussant un « OUF !!! » de soulagement, cela signifie que ce qu’il fuit est plus grave que le feu. Nous attendons toujours que les plaintes promises tombent et les enquêtes avec pour que cesse enfin cette tragédie. Trouver des solutions est plus urgent que de se garantir une réélection pour un second voire un troisième mandat. Ce qui est le propre d’un véritable homme d’Etat et non la caractéristique d’un simple homme politique.

Jean-Pierre Corréa



Résultats 2017: Faut-il blâmer ou aduler la Sonatel ?

YERIMPOST.COM En 2017, le résultat de la Sonatel a connu un grand bond. Consolidant sa place de première entreprise du Sénégal, elle se positionne comme un groupe sous-régional en forte expansion au Mali, en Guinée, en Guinée Bissau et en Sierra Leone. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’établit à 972,9 milliards de F CFA pour l’exercice 2017, en hausse de 7,5%, malgré les impacts défavorables de la dépréciation du franc guinéen et du Léone.




Le chiffre exact réalisé au Sénégal, qui sera connu à l’occasion de la réunion d’avril 2018 du Conseil d’administration, va taper à l’œil de ceux qui vont le trouver indécent dans le contexte d’un pays pauvre. Cette frange de l’opinion voit dans la Sonatel une pompe à fric qui essore des Sénégalais démunis pour engraisser ses actionnaires majoritaires issus d’un pays développé. Elle prend, en somme, aux pauvres pour donner aux riches.

Pareille opinion, qui touche même une partie de l’élite politique du pays, explique la suspicion qui anime l’Etat du Sénégal vis-à-vis de cette entreprise quand bien même il en possède 27% des parts. Comme tous les leaders, la Sonatel suscite adversités, jalousies et fantasmes. Au point d’en devenir un exutoire pour certaines associations de consommateurs. Ce mastodonte qui exerce un imperium écrasant sur le secteur stratégique des télécoms n’est certes pas exempt de reproches. Il prend parfois avec sa qualité de service des libertés qui peuvent être interprétées comme des abus de position dominante. Il pousse quelquefois la logique financière si loin qu’il brouille sa responsabilité sociale d’entreprise et donne l’image d’un monstre froid.

Mais la Sonatel ce n’est pas que cela. C’est l’entreprise qui produit près de 10% du PIB du Sénégal, paie 12% de l’ensemble des impôts versés au Trésor public, crée un volume de richesses qu’aucune entité autre qu’elle ne peut égaler. Si le Sénégal avait dix entreprises comme elle, il atteindrait l’émergence. Contrairement à une opinion répandue, les bénéfices de la Sonatel ne sont pas réalisés au Sénégal. Ils sont le fruit de l’expansion internationale de cette multinationale dont les filiales en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali et en Sierra Leone sont rentables.

La Sonatel, fleuron national, est le laboratoire de ce que le leadership sénégalais peut faire de mieux. C’est sous la houlette des Sénégalais pur jus Cheikh Tidiane Mbaye puis Alioune Ndiaye qu’elle est passée d’une entreprise nationale en quasi-faillite, répertoriée sur la liste des établissements publics privatisables, à une multinationale riche à centaines de milliards de francs cfa. Cette entreprise emploie 2 000 Sénégalais de tous niveaux réputés être dotés d’une culture moderne d’entreprise et formatés pour se perfectionner chaque jour davantage. Elle a donc développé de la compétence et du savoir-faire. Le groupe pèse 3 500 emplois directs et 100 000 emplois indirects.




Sous tous ces rapports, la Sonatel allie réussite industrielle et efficacité sociale. La suggestion qu’on peut lui faire, c’est qu’elle doit créer de l’infrastructure pour abriter les créations des producteurs, des start-ups, de toutes les entités évoluant dans le numérique et l’innovation technologique. Elle doit déborder d’elle-même pour porter l’expansion de toutes les initiatives qui nécessitent ses services.

En dehors de cette ambition qu’elle doit porter, difficile de lui opposer une critique justifiée. On ne peut pas reprocher à une entreprise, créée pour faire de l’argent, d’en gagner. La Sonatel doit être érigée en exemple pour tirer vers le haut, par une saine émulation, les entreprises de notre pays. Si les Algériens critiquent la Sonatrach, et les Angolais la Sonangol, ils ne jettent pas le bébé avec l’eau du bain. La Sonatel est davantage à aduler, à imiter, qu’à blâmer.

Cheikh Yérim Seck




Elimane Touré, s’est-il suicidé ou a-t-il été tué par la police ?

YERIMPOST.COM Sa mort n’a toujours pas été élucidée aux yeux de sa famille. Celle-ci a décidé d’engager la bataille de la rue pour savoir ce qui a emporté Elimane Touré, du nom de ce transitaire décédé dans les locaux du Commissariat du Port alors qu’il était en garde-à-vue. A l’annonce de son décès, la thèse du suicide a été soutenue par l’autopsie, mais ses proches n’en sont toujours pas convaincus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle sa famille demande que le dossier soit repris des mains de la police pour être confié aux gendarmes. Ce dimanche 18 février, une marche pacifique a été organisée par sa famille qui demande à être entendue par la justice.

Contribution; Caisse d’avance de la mairie de Dakar: où est l’élégance républicaine ?

Véritable coup de théâtre. Voilà que le premier homme politique sénégalais à déclarer son patrimoine, pour se conformer à une exigence de bonne gouvernance et de transparence, est épinglé par un rapport de l’IGE, puis poursuivi pour détournement de deniers publics et pas seulement.
La caisse dont il est question, existe depuis près d’un siècle. Comment fonctionne la caisse ou régie?
Les dépenses opérées par le comptable de la caisse, doivent être inscrites dans l’acte de création de la régie.
Ainsi, l’agent ne pourrait pas recourir à des marchés publics formalisés pour des interventions sociales et diverses. Ce, à l’exception des interventions économiques et financières ou des opérations menées sous mandat.
Une mairie n’est pas une institution de distribution de billets de banque, encore moins une maison d’assistance sociale.
Cette pratique, quoique « traditionnelle », n’est pas du tout républicaine.
Pourquoi donner l’argent du contribuable aux mêmes personnes ( politiciens, notables, journalistes, religieux…)pour des raisons d’assistance sociale ?
Malgré tout, cela ne choque pas le républicain que je suis.
Mais ce serait très difficile de fermer les yeux sur de fausses factures présentées par ou au maire de la capitale sénégalaise.
Comment comprendre qu’un ancien ministre chargé des relations avec l’Assemblée Nationale, ancien député et puis maire fasse une telle erreur ?
Surtout quand on sait qu’il ne s’est pas personnellement enrichi de la caisse.
Monsieur le Président de la République
L’élégance républicaine voudrait que vous soyez au dessus de la mêlée. Vous auriez pu garder le dossier jusqu’à la fin du mandat de l’équipe municipale.
Il est inacceptable de voir le maire de la capitale, secrétaire général des maires francophones de surcroît, aujourd’hui derrière les barreaux.
Puisque le fonctionnement de la caisse est suspendu par les autorités, pourquoi donc tant de précipitation pour juger le député-maire Khalifa Sall ?
Monsieur le Président, je vous invite à vous inspirer de l’attitude du 4e Président de la 5e République française concernant l’affaire Chirac, maire de Paris d’alors.
Chirac fut un potentiel adversaire de Mitterand. Il lui imposa même deux fois la cohabitation en 1986 et 1993. Ce n’est pas tout.
Mitterand fut mis en ballotage par Jacques Chirac à la présidentielle de 1988.
C’est tout simplement vous dire que le Président Mitterand pu éviter tout cela, Il aurait pu empêcher la 2e cohabitation et l’élection de Chirac en 1995. s’il eusse déclenché des poursuites contre le maire Chirac. Car, des raisons, il n’en manqua pas.
Chirac sera poursuivi près de 20 ans après, alors qu’il eu déjà purgé ses 2 mandats consécutifs de Président de la République française. Il fut jugé et condamné pour « détournement de fonds publics » entre autres chefs d’accusation.Vous me rétorqueriez, sans doute Monsieur le Président, que la France n’est pas le Sénégal, François Mitterand n’est pas Macky Sall, et que Jacques Chirac n’est pas Khalifa Sall. Pardon de vous dire, que manifestement vous ne le souhaiteriez pas.
Au Haut Conseil des Collectivités Territoriales et à l’Assemblée Nationale:
Vous avez raté une belle occasion pour marquer une avancée de taille: celle de la séparation effective des pouvoirs. Mais ce serait très important que vous écriviez au Président de la République pour dire au Chef de l’État de demander au procureur de suspendre les poursuites contre un des vôtres (député et maire), jusqu’à la fin de son mandat.
S’agissant de ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale, c’est l’une des conséquences de la démocratie. La majorité dicte sa loi à l’opposition. Même s’il y a pas mal de choses à fustiger, comme les conditions de la levée de son immunité parlementaire.
Au procureur de la République:
Les normes républicaines voudraient que le procureur de la République défende les intérêts de la nation et plus encore. Le Rapport de l’IGE devrait permettre de régler le problème de la caisse d’avance une fois pour toute. Pourquoi alors s’appesantir sur 1,8 milliards ? Or, la caisse d’avance a été utilisée de la même façon de 2009 à 2015, soit approximativement 9 milliards en l’… Des prédécesseurs de Khalifa Sall, affirment l’avoir utilisée de la même manière, (Mamadou Diop et Pape Diop).
Au juge:
Vous avez toutes les cartes entre vos mains.
Monsieur le juge, vous avez une bonne réputation. Nous n’en doutons point, et osons espérer que vous userez de votre responsabilité pour ne dire que le droit.
Car, en fin de compte, de votre décision dépend l’avenir civil et politique de Khalifa Ababacar Sall.

 

Mouhamadou Abib SEYE
Journaliste

Mais où est Cheikh Diallo ? Que fait-il ?

YERIMPOST.COM Identité remarquable sur la scène publique sénégalaise, Cheikh Diallo fut un conseiller multi-cartes de Karim Wade, alors ministre de tout de son père, compagnon de prison de « Karim », témoin à charge contre lui devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei)…
Après avoir purgé six mois à Rebeuss, il a été libéré d’office. Après une période de silence, il s’est retrouvé en essai au sein de la rédaction de Jeune Afrique, le magazine panafricain basé à Paris, avant d’être « remercié ». La bronca médiatique qui a suivi cet essai manqué a sans nul doute affecté Cheikh Diallo qui a décidé de se retirer de la scène médiatique pour se reconvertir dans les affaires.
Avec son épouse, il a ouvert l’École Africaine d’Art Oratoire (EAO) située sur la VDN et logée à la City Business de Dakar. Les formations y dispensées sont destinées, en priorité, aux dirigeants, leaders, managers et chefs d’entreprises.
Cette école, première du genre en Afrique, est spécialisée dans la formation à la Prise de Parole en Public et en Réunion. L’EAO a déjà formé des dizaines de promotions composées de ministres, députés, diplomates, magistrats, notaires, universitaires, experts financiers, médecins, pharmaciens, banquiers, hauts cadres du public et du privé, etc.
Son business marche et Cheikh semble s’y plaire, à l’entendre décrire son activité et sa stratégie d’expansion.

Exclusif! ATT est-il vraiment rentré au Mali ?

YERIMPOST.COM C’est à bord de l’avion présidentiel du Mali que, le 24 décembre 2017, Amadou Toumani Touré surnommé ATT a quitté Dakar, où il vivait en exil depuis cinq ans, pour Bamako.

Arrivé dans son pays, l’ex-président malien destitué par un coup d’Etat en 2012 s’est plié à quelques contraintes protocolaires et familiales. Il a eu avec Ibrahim Boubacar Keïta, l’actuel locataire du Palais de Koulouba, une rencontre fort médiatisée. Avant d’aller se recueillir, sous l’oeil des caméras et des appareils-photo, sur la tombe de sa mère décédée en 2015, alors qu’il était en exil.

Puis, sans crier gare, ATT et son épouse sont revenus le 30 décembre à Dakar, où ils ont pris goût à vivre, avec leurs enfants, dans une villa cossue nichée dans le quartier très résidentiel des Almadies. Cette grosse bâtisse dérobée aux regards par des longs murs est un espace agréable où toutes les commodités sont réunies.

Yerimpost tient de source sûre que la location de cette résidence et toutes les charges qu’elle secrète (eau, électricité, téléphone, internet, entretien…) sont entièrement prises en charge par l’Etat sénégalais. Comme le veulent les règles de courtoisie diplomatique à l’égard d’un ancien chef d’Etat hôte du Sénégal.

C’est un honneur pour notre pays, et Yerimpost s’en réjouit, qu’ATT, qui n’est plus empêché de retourner au Mali, ait choisi de garder un lien avec Dakar et d’y séjourner le plus gros du temps. L’hospitalité sénégalaise, la Téranga, n’est pas un vain mot. Ce pays a des charmes que seuls les Sénégalais ne savent pas apprécier.

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Exclusif! Comment est arrivée Rihanna ? Où est-elle ? Qui la garde ?

YERIMPOST.COM Yerimpost a appris de source autorisée que la chanteuse Rihanna est arrivée à Dakar tôt le matin du 1er février 2018 par le vol de South African Airlines. La star s’est voilée pour passer inaperçu à l’aéroport. Elle a fait cap sur l’hôtel Terrou Bi, sur la corniche Ouest de Dakar, où elle loge dans une suite ultra-sécurisée. Déclarée persona non grata par la Coalition contre la franc-maçonnerie, Rihanna a quand même tenu à participer à ce sommet mondial sur le financement de l’éducation.

En dehors des éléments de sa sécurité privée, l’Etat l’a placée sous très haute surveillance policière, vu les nombreuses réticences suscitées par sa venue.

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