Blog de Cheikh Yerim Seck

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Vol de bétail: la gendarmerie nationale délestée de 80 moutons

YERIMPOST.COM La Mutuelle de la Gendarmerie nationale s’est vue délester de 80 moutons qu’elle s’apprêtait à faire convoyer à Dakar pour la Tabaski. L’éleveur Abou Ka, à qui la garde des moutons avait été confiée, a reçu la visite de malfaiteurs dans la nuit du jeudi à vendredi. A en croire Vox Populi qui rapporte l’information, des recherches sont menées afin de retrouver ce troupeau.



Communiqué plein de dépit de la Coordination nationale des jeunes de Macky 2012.

Macky 12 se sentent piétinés et exclus de toute part…
Dans le monde de la « politiquerie », il y a assez de naïfs arrogants de larrons en foire pour bêler en chœur un discours falsifié sur la réalité des choses sans le moindre esprit critique et sans égards.

Cette caste méprisant le reste des hommes nobles avec la condescendance des sots sont en train de salir les règles morales pour lesquelles nous nous sommes durement battues et pour lesquelles les sénégalais nous ont donné leur confiance en 2012.




Nous, la coalition Macky 2012, la seule coalition qui a osé, contre le gré du puissant monarque, soutenu et accompagné Monsieur Macky SALL aux élections présidentielles de 2012 jusqu’à ce que notre unique candidat parvienne à asseoir une forte crédibilité et notoriété sur la nouvelle coalition Benno Bokk Yakaar, se sentons profondément reléguer au dernier plan, sans aucune considération ni reconnaissance.

Il faut dire hautement que la dynamique commune impulsée par le Président de la République et ses fidèles alliés au sein des leaders de Benno Bokk Yakaar n’a pas de répondant au niveau de la coordination des jeunes de la dite coalition.

D’ailleurs, la coordination des jeunes de Macky 12 déplore fermement le manque de respect vis-à-vis de leurs camarades jeunes de Benno Bokk Yakaar qui se moquent pas mal de nous, nous traitant de sous-fifres. A la coordination des jeunes de Benno Bokk Yakaar, le mensonge fleurit à foison, la manipulation est débridée, la malveillance bat son plein, le copinage abusif explose au détriment des jeunes de Macky 12 alors que la coalition Macky 12 s’est montrée assez ouverte, assez généreuse et indulgente pour permettre au Président Macky SALL d’être très à l’aise et donner toute sa confiance à cette grande coalition de Benno Bokk Yakaar.

Les jeunes doivent représenter l’espoir et non pas un danger pour la République à cause des querelles intestines puériles et moribondes. Si le Président Macky SALL a redonné entièrement confiance à la jeunesse sénégalaise, en retour, cette confiance doit être mise entièrement au service de son impérieux projet de société. Nous ne devons pas rester de simple priorité, mais en réalité nous devons être les vrais acteurs de notre ‘ Sénégal Emergent’.

La coordination nationale des jeunes de la coalition de Macky 12 réaffirme son soutien indéfectible et continue d’affirmer sa mobilisation pour assurer la sérénité du Président de leur Coalition car on ne peut être amant sans être fou amoureux.

Par ailleurs, la coordination nationale des jeunes de la coalition de Macky 12 demande solennellement que le Président de la coalition Macky 12, Son Excellence Macky SALL, de redonner force et courage à ses jeunes d’hier et d’aujourd’hui car constituant les premiers remparts de la forteresse de la République.

Le comptage de notre contrat moral avec Son Excellence Macky SALL n’est pas encore à son terme, nous en sommes à 7 ans, il nous reste 5 d’où notre deuxième mandat en 2019 avant de finir l’égrenage du chapelet de 12 grains d’ambre d’où le nom Macky 12.



Par la Coordination Nationale des Jeunes de Macky 12.

Construction nationale, indépendance et patriotisme économique: Plaidoyer pour la préférence nationale

Construction Nationale, Indépendance et Patriotisme Économique

Plaidoyer pour la préférence nationale.

 

Par Moussa Signate

New Jersey, USA

 

Les guerres commerciales qui se déroulent sous nos yeux, en ce début de 21e siècle, opposant les États Unis et la Chine, les États Unis et le Canada et enfin les États Unis et l’Europe, précédées par l’éclatement de l’empire soviétique, la crise Yougoslave et la réunification Allemande, constituent des bouleversements majeurs qui ont posé et posent encore aujourd’hui, au devant de la scène, les questions de protectionisme, de patriotisme, de souveraineté et par conséquent de nation.

Ces questions sont apparues, en contradiction apparente, avec une mondialisation de plus en plus accrue de l’économie, marquée par une forte interdépendance des nations et une internationalisation croissante des flux d’hommes, de capitaux, de produits et d’informations.





Ce phénomène de mondialisation, d’interdépendance et d’internationalisation, couplé au débat sur les questions de préference nationale, n’épargne pas le Sénégal à la lumière de plusieurs faits qui ont marqué l’actualité de ces derniers mois. Le débat entre le Directeur Général de Air Sénégal, SA. et l’expertise aéronautique locale, les manifestations anti APE et anti CFA, le tolle général soulevé par le “dessert” du Président de La République, la Place de l’Europe à Gorée et plus récemment, l’initiative par un groupe d’industriels et d’entrepreneurs Sénégalais de créer une structure pour la defense des intérêts du privé national et les rumeurs alarmantes d’une probable ouverture du secteur de la volaille à la concurrence étrangère sont, dans le même ordre, autant d’évènements qui questionnent le sens de notre souveraineté nationale, sujet constamment agité dans les forums de discussions.

 

Ces préoccupations sont légitimes au vu de la présence, du poids et de la main mise de plus en plus importante du capital étranger, Francais surtout, sur des secteurs importants et stratégiques de notre économie nationale.

 

Des préoccupations justes et fondées qui remettent en cause, de manière profonde, l’action de l’État dont le chef, Le Président de la République, tenait les propos suivants lors de la celebration de la fête de Korité de Juillet 2014:

Je continuerai avec la même détermination et le même engagement, l’oeuvre de construction nationale conformément à la confiance des Sénégalais placée en moi pour conduire les affaires de la cité”.

Certes, détermination et engagement peuvent, éventuellement, être concédés au Chef de l’État dans sa démarche dont la justesse est cependant contestable; car, trés important à nos yeux, demeure dans son “oeuvre de construction nationale” l’absence d’une vision, d’un sentiment patriotique et d’une défense des intérêts vitaux de la nation.

Une nation, au-delà des facteurs objectifs qui la caractérisent, est aussi un projet politique qui traduit une volonté collective au travers de symboles autour desquels elle se construit; ces symboles constituant des valeurs à la source desquelles le peuple doit se nourrir. Et construire une nation consiste d’abord à mieux comprendre la spécifité des symboles qui la constituent, en visitant leurs sens éthymologiques et à se donner les moyens de leur appropriation pour en faire des symboles vivants.

Notre devise nationale: “Un Peuple – Un But – Une Foi” constitue un de ces symboles et traduit un élèment de volonté et de dessein sur la base d’une croyance, d’une confiance et d’une loyauté de l’individu dans et envers la communauté. L’action de l’État, à cet égard, pose problème. Y’a t’il dans la politique gouvernementale et la démarche qui la sous tend des actes qui traduisent une foi en son peuple et en ses institutions, en direction de l’Entreprenariat National Sénégalais et l’Expertise Nationale Sénégalaise? Peut-on donner du crédit à une oeuvre de construction nationale dès lors que prévaut le sentiment justifié d’un déséquilibre dans l’allocation des ressources nationales en faveur du capital étranger et au détriment des nationaux?

Il est important de préciser ici, que les entrepreneurs nationaux Sénégalais et experts Sénégalais de tous bords ne sont pas des ennemis de la Nation et ne doivent pas être considérés comme tels. Mieux encore, il est utile de marteler qu’ils seront les premiers, en cas de besoin, à verser leur sang pour défendre la patrie et justifier le rouge figurant sur notre drapeau national (un autre symbole). De ce point de vue, il est légitime de questionner la compréhension que Le Chef de l’État, Le Président de la République, a de son titre de Chef des Armées, le sens qu’il lui accorde et la mesure qu’il en donne de sa portée? Alors, au nom d’une véritable oeuvre de construction nationale et pour le bien de l’économie nationale et de la nation entière, les entrepreneurs et experts Sénégalais ne peuvent et ne doivent être oubliés ou handicapés au profit des non nationaux.

 

Il ne s’agit point, à travers ce plaidoyer, de prôner une quelconque autarcie ou forme de repli sur soi; le propos est de préciser qu’il faut une nouvelle politique nationale de défense de nos intérêts économiques, stratégiques et vitaux; avec une conception nouvelle du rôle et de la place de l’entreprenariat local national et de l’expertise Sénégalaise dans notre économie et de leurs rapports avec l’État.

Il s’agit, à travers la politique de l’État, d’harmoniser, à travers un mouvement conciliatoire, deux exigences: l’insertion progressive du Sénégal dans l’économie mondiale et la prise en charge des revendications souverainistes et patriotiques; en privilégiant celles-ci dans ce qu’elles ont de légitime et ce qu’elles comportent de bienfaits pour la nation et d’accepter l’ouverture que ceux-là proposent tout en limitant leurs effets nocifs et destabilisateurs.

 

Si, nous n’avons pas l’audace de décider, par nous mêmes et pour nous mêmes, des modalités de la création de notre monnaie, symbole de souveraineté et instrument essentiel de politique économique, de son émission, de sa circulation et de son usage ni le courage de dire non aux APE (Accords de Partenariat Économique) tels qu’ils ont été negociés et conçus, ayons la volonté et l’intelligence de sauvegarder, de conforter et de promovoir, pour tirer profit de ce qui nous reste de vital: le génie de nos populations.

 

Si l’investissement direct étranger est nécessaire pour une croissance durable de l’économie Sénégalaise, il doit cependant être acceuilli selon des termes et conditions qui ne mettent pas en péril les efforts et volontés d’accumulation et de croissance des hommes d’affaires Sénégalais.

À l’image du “Nigerian Content Act”, l’attribution des marchés publics aux entreprises étrangères devrait se faire selon des règles nouvelles qui incluent la participation des entrepreneurs nationaux, nonobstant les conditionalités liées aux emprunts destinés au financement de ces marchés.

Quoi que puisse être la nature de nos accords commerciaux, aux plans bilatéral et multilatéral, certains secteurs d’activités dans lesquels les entrepreneurs Sénégalais s’investissent et connaissent des succés, doivent faire l’objet d’une protection intelligente.

 

Par ailleurs, comment accepter que l’entreprenariat Sénégalais, dans ses tentatives de pénétrer le marché Americain, perd chaque année des centaines de millions de francs pour cause de non adaptation de leurs produits aux normes et standards Americains. Que font les structures publiques chargées de ces questions pour remédier à ce désastre économique et financier? Ne comprenons nous pas que les exportations Sénégalaises sont créatrices d’emplois?





Il est impératif que les entrepreneurs Sénégalais soient soutenus, encadrés et accompagnés par un État développeur à travers des politiques de promotion volontaristes basées sur des leviers à caractère fiscal, financier, technologique, managérial, commercial et réglementaire. Le “Nigerian Content Act”, évoqué plus haut, constitue, à cet égard, un exemple éloquent de protectionisme intelligent et de promotion efficace de l’entreprenariat Nigerian dont il faut s’inspirer.

Que l’expertise nationale dans tous les domaines et de tous bords, au Sénégal comme à l’etranger soit sollicitée et que l’opportunité lui soit offerte de montrer la mesure de son engagement au service de la nation. C‘est en cela que se posent les jalons d’une oeuvre véritable de construction nationale.

 

Que sont devenus les slogans sur La Patrie? Que reste t’il des grands discours sur les valeurs?

Rien! Sinon, que des pratiques qui interdisent d’attribuer aux politiques entreprises et à la pensée qui les sous-tend un coefficient de rupture volontaire équivalent à celui du changement de régime auquel elles coincident.

 

En vérité, le doute n’est plus permis quant à l’échec du pouvoir dans son oeuvre de construction nationale et même dans la poursuite de l’oeuvre de construction étatique. Aujourd’hui, c’est un pouvoir d’État étranger qui règne sur le Sénégal, sans racines dans le pays, se présentant tantôt sous une forme civilisée, tantôt sous celle d’un oppresseur et qui pèse à tout moment sur la vie des citoyens jusqu’à mettre en doute leur existence. Alors, ne nous quitte, tout au long de ces sept années, ni le long cortège des souffrances, ni la vague lancinante des humiliations que l’actualité ne manque de nous rappeler.

“Du dessert des Français en faveur des tirailleurs Sénégalais” évoqué par le Président de la République, a l’interview du Directeur Général de Air Senegal, fustigeant l’expertise aéronautique Sénégalaise sur le site de Dakaractu, en passant par la gestion du dossier de l’autoroute à péage, l’hégémonie turque a l’AIBD (Aéroport Internationl Blaise Diagne), etc….., Ce sont les symboles d’une quasi soumission de l’État Sénégalais à l’etranger et à la France en particulier, qui fraudent l’espace public pour jeter du sel sur nos déchirures encore béantes.

Franchement, la présence d’un Français, en ce 21e siècle, à la tête d’une entreprise publique Sénégalaise, entre autres forfaits, nous reste en travers de la gorge; demeure insultant, inabsorbable, indigeste et reflète nos aspirations toujours deçues à la souveraineté nationale. Aucune parcelle de pouvoir, aussi réduite soit elle, ne peut et ne doit être attribuée a ceux-là qui sont séparés du peuple.

 

 

Par conséquent, disons le, ici et maintenant, il est opportun et c’est de salut public d’adopter une nouvelle loi constitutionnelle qui encadre les pouvoirs de nomination du Président de La République et qui interdit, au nom de l’oeuvre de construction nationale, de désigner un étranger à la tête d’une entreprise sénégalaise à capitaux publics majoritaire.

C’est là un chantier, parmi tant d’autres, d’un nouveau président.

Gloire à la nation.

 

 

#Prodac_Gate: Communiqué assassin de la Jeunesse Nationale Khalifiste

L’affaire du PRODAC est un nouvel épisode, en attendant d’autres, dans la longue série des scandales financiers qui jalonnent la gouvernance du régime de Macky Sall. Cette affaire confirme que notre pays est gouverné depuis 2012 par une bande de malfaiteurs délinquants au col blanc qui se servent dans les ressources publiques très éprouvées avec les deux mains sans retenue avec la bénédiction du baron et chef de la « mafia » marron beige.





L’affaire du PRODAC implique un des plus tordus responsables du régime et révèle une autre facette de ce ministre inculte et vulgaire. En plus de nous infliger presque au quotidien  le supplice de sa médiocrité intellectuelle à travers bévues, bourdes, balivernes, le voilà qui montre son visage de malfrat employé dans des pratiques d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics, d’escroquerie portant sur des deniers publics et de blanchiment de capitaux. Au mépris de la souffrance des jeunes, le ministron a opéré un véritable carnage financier en détournant de l’argent destiné à des jeunes qui meurent par milliers dans le cimetière flottant de la méditerranée, ensevelis par le grand erg désertique ou déchirant leurs chairs sur les barrières barbelées. C’est d’autant plus scandaleux que l’auteur principal bénéficie de la protection systématique que son mentor assure à ses proches impliqués dans la délinquance contre les ressources publiques. Aucune surprise pour nous si l’on sait que le baron complice, peut-être même le  commanditaire, a encore une fois comme de coutume fait fermer les yeux et oreilles d’un procureur qu’il tient en respect, mais prompt à l’envoyer à l’échafaud  comme bras armé juridico-politique pour casser de l’opposition. En tout état de cause, ni la vraie fausse démission de ce délinquant ni la protection de Macky Sall ne suffiront à étouffer cette affaire et à désarmer tous les citoyens qui exigent que ce ministron soit traduit devant la justice.

 

Aussi et compte tenu de la gravité des faits de délinquance financière et de l’importance des sommes dérobées  ainsi que de l’énorme préjudice subi par la jeunesse de notre pays, la Jeunesse Nationale Khalifiste  exige le limogeage immédiat du ministre braqueur à col blanc, auteur de la casse de la décennie et l’interdiction d’exercer toute  responsabilité publique dans notre pays.





Nous demandons au procureur de montrer, une fois n’est pas coutume, qu’il peut être au service de la société, non pas au service de Macky Sall et de son système judiciaire à deux vitesses en ouvrant sans délai une information judiciaire contre le ministre délinquant et ses complices. Par ailleurs, nous exigeons l’audit de toutes les structures de financement des jeunes et des femmes qui sont de véritables niches de prévarication des ressources publiques.

Enfin, et afin que cette affaire ne soit pas mise sous le coude du baron, nous nous réservons le droit de porter plainte et de nous constituer partie civile au nom de toute la jeunesse sénégalaise.

 

Jeunesse Nationale Khalifiste

 

 

Communiqué de la Coordination nationale des jeunes de la coalition Macky 2012

La coordination nationale des jeunes de la coalition Macky12 s’est réunie ce samedi 09 juin aux HLM 5 autour d’un copieux ndogou de partage appelé « Ndogou de l’Emergence », sous la présence de Monsieur Amadou Bassirou NDIAYE, secrétaire administratif de la coalition, de Monsieur Pape Ibrahima BEYE, commissaire au compte de la coalition, de Monsieur Babacar GUEYE, Président de la commission communication, de Madame Fatoumata GUEYE DIOUF, Adjointe au maire des HLM, membre du mouvement des femmes de la Coalition Macky 12,
Ce ndogou de l’émergence a été l’occasion d’échanger sur les thèmes suivants :
Le bilan de Son Excellence Macky SALL, Président de la République du Sénégal et son appropriation par la population ;



La place privilégiée des jeunes dans le plan Sénégal Emergent (PSE).
Les jeunes de la coalition mère déclare que Macky 12 est la seule coalition qui est au début et à la fin des deux mandats de son Excellence Macky SALL. Macky 12 donne le chiffre magique 12 addition de 7 et 5 c’est-à-dire premier mandat de 7 ans et deuxième mandat de 5 ans.
Les jeunes de la coalition Macky12 continuent de vulgariser les réalisations du Président de leur coalition, le Président de la république.
Les jeunes de la coalition Macky12 continuent de travailler, durement, sans aucune contrepartie, pour la réélection de leur compagnon, le Président Macky SALL.
Les jeunes de la coalition Macky12 déclarent qu’ils rempliront le contrat moral qui les lie avec le Président malgré leurs modestes moyens et n’ayant jamais reçu d’aides ou de privilèges.
Les jeunes de la coalition Macky12 s’engagent à accélérer la dynamique qui leur a permis, avec des partenaires étrangers d’offrir des dons en vêtement et en matériaux didactiques, « sans tambour ni trompette » à des villages tel que celui de ‘Ndiobène Sérère’ qui se trouve dans la région de Thiès.
Les jeunes de la coalition Macky12 appelle les jeunes de la Nation à ne laisser aucune personne, de quelque obédience qu’elle soit, à mettre en épreuve la paix et la stabilité de notre Pays.
La jeunesse doit avoir une autre vision de la politique, plus réfléchie, plus saine et plus adaptée aux nouvelles réalités.




Coordination Nationale des jeunes de la coalition Macky 12.

Journée nationale du dialogue: Macky Sall promet du clair sur les revenus du gaz et du pétrole

YERIMPOST.COM La célébration de la journée du Dialogue ce 28 mai a été l’occasion pour le chef de l’Etat de se féliciter des concertations en cours sur le fichier électoral et le processus électoral en général autour du ministre de l’Intérieur et du facilitateur, l’Ambassadeur Seydou Nourou Bâ. Le chef de l’Etat a aussi convié les Sénégalais à d’autres concertations qui vont se tenir cette fois-ci en juin. Ces discussions concerneront les revenus qui seront tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole.




Moustapha Ndoye

Parrainage: leçons apprises d’une occasion (nationale) presque perdue

Par les circonstances dans lesquelles elle a été soumise à l’Assemblée Nationale, par la façon dont elle a été combattue et par la manière dont la loi y relative a été adoptée, l’initiative gouvernementale d’introduire le parrainage comme proposition de solution a un réel problème, n’aura pas été une opportunité pour la démocratie sénégalaise le moment de plusieurs avancées à la fois.

– D’abord et avant tout, l’initiative du parrainage aurait pu constituer l’occasion de trouver une solution satisfaisante a un problème qu’une bonne partie des sénégalais considère comme une faiblesse de notre démocratie ;

– Ensuite cette initiative aurait pu constituer une opportunité pour les partis politiques, majorité et opposition, de nouer un dialogue de très grande qualité dont seules sont capables les grandes démocraties, aussi ben au niveau de leurs représentations nationales qu’au niveau de leurs bases respectives, étant entendu qu’une vraie démocratie repose essentiellement sur les deux pieds que sont la collaboration et l’opposition.

– Enfin, l’initiative du parrainage, avec la forte implication de la société civile et des leaders d’opinions qu’elle a suscitée, aurait pu constituer également, l’occasion de vivre une interaction dynamique et médiatrice, pas simplement préventive, entre les leaders de l’espace politique et ceux de l’espace citoyen.




S’il n’en a pas été ainsi, c’est bien parce qu’aucun des acteurs n’a joué le rôle que les citoyens étaient en droit d’attendre de chacun d’eux. Mon propos n’est ni de designer un ou des coupables moins encore de défendre l’un quelconque de ces acteurs que sont la majorité, l’opposition, les citoyens organisés et les leaders d’opinion.

Pour avoir pendant ces 15 dernières années observé dans plusieurs pays africains les interactions et les conflits entre partis politiques et entre ceux-ci et des gouvernements, et pour avoir également pendant toute cette période, avec pas plus d’échecs que de succès, essayé d’appuyer ou proposé et conduit des initiatives aussi bien opérationnelles que structurelles de prévention de conflits politiques, mon objectif par cette prise de « plume » est plus modestement, de proposer que nous saisissions l’occasion de ce que j’ai déjà nommé « une occasion ratée », pour nous engager tous, dans un processus connu comme celui de l’apprentissage par l’action, et dont le cycle itératif est le suivant: agir, réfléchir, apprendre, planifier, puis…agir de nouveau.

Sans nier, d’un point de vue axiologique, la nécessité d’une préoccupation éthique dans l’action politique, je voudrais préciser dès a présent que le nexus éthique/politique a rarement offert une illustration factuelle satisfaisante, aussi bien au Sénégal, en Afrique que dans le monde en général, tant dans les politiques domestiques (internes) que dans les relations internationales où l’humiliation de l’autre (pays) est devenue un mode opératoire courant.

ET SI LA PROPOSITION ETAIT INTRODUITE AUTREMENT ET A UN AUTRE MOMENT ?

S’il est vrai que selon notre constitution l’initiative des projets de lois est du ressort exclusif du gouvernement, et que par ailleurs celui-ci en décide quand il veut et en fonction des avantages que ceux-ci peuvent induire pour lui-même et/ou pour la République, il n’en est pas moins vrai que jamais un gouvernement n’a proposé une loi qui lui puisse être défavorable, aussi bien dans son fonctionnement comme appareil que dans les objectifs politiques que sa majorité poursuit.

Pour cette raison et pour celle de ne pas vouloir adopter une position de juge, je ne m’engagerai pas dans l’évaluation de l’opportunité de l’initiative de la loi sur le parrainage, mais m’en tiendrai plutôt à examiner quels auraient pu être l’accueil et les modalités d’élaboration et de vote d’une telle proposition si elle avait été initiée en un autre moment et selon des modalités différentes.

L’initiative de proposer une telle loi avait-elle été discutée suffisamment et honnêtement entre majorité et opposition ? La divergence des réponses à cette question renseigne au moins sur un désaccord à propos de l’évaluation d’une éventuelle discussion si jamais elle a eu lieu.

Le fort désaccord au tour de cette loi nous enseigne, et c’est bien ce que nous devons retenir me semble-t-il -il, que pour qu’une proposition de solution a un problème (aussi réel que celui que nous pose la multiplicité des partis politiques pouvant induire une multiplicité de candidatures) puisse faire l’objet d’un consensus le plus large, sans nécessairement et a priori mettre en danger les intérêts de la majorité ou de l’opposition tout en satisfaisant les intérêts des citoyens , il apparait souhaitable qu’elle soit au paravent soumise à discussion, fasse l’objet d’un dialogue, dans des espaces les plus adéquats.

D’un tel dialogue aurait pu naitre un consensus ou un désaccord, aussi bien sur son opportunité que sur sa pertinence. En tout état de cause, l’essentiel reste que chaque camp politique en de telles circonstance aurait pu bien comprendre quels sont les intérêts et arguments de l’autre, et les citoyens, les accords et/ou désaccords, pour pouvoir éventuellement influencer dans le sens qui leur semble le plus satisfaisant, si les politiques ne s’entendaient pas.

Que faut-il comprendre de l’incapacité de la mobilisation et des manifestations de la journée du 19 à empêcher le vote de la loi comme ce fut le cas le 23 Juin 2011 ?

Cet échec à faire au moins reporter le vote témoigne -il du manque d’intérêt des citoyens au sujet, de leur degré d’engagement pour le report ou au contraire de leur accord pour une telle loi ?




Peu m’importent les réponses à ces deux questions ! J’observe simplement que nous avons tous échoué à la fois à nouer un consensus fort entre les politiques et à offrir aux citoyens organisés l’opportunité d’ouvrer à l’aboutissement d’un tel résultat.

ET SI L’OPPOSITION AVAIT ADOPTE UNE AUTRE POSTURE ?

Au risque de me tromper, et sollicitant a priori votre indulgence si tel était le cas, l’opposition politique a, me semble-t-il, fermement exprimée son indisponibilité à négocier même si elle a été présente aux travaux de la commission des lois de l’Assemblée Nationale. Sans avoir le détail des discussions et des positions en commission des lois, l’exigence la plus généralement connue de celle-ci a été sinon le rejet, du moins la suspension de la soumission du projet de loi à l’Assemblée.

Sans pouvoir donc dire si une telle position est de principe ou plutôt l’aboutissement de procédures antérieures de recherche d’entente, je voudrais observer simplement qu’il est extrêmement important de tenir compte, dans ce genre de conflits politiques, de la différence entre les 3 catégories suivantes, différence qu’observent très attentivement tout bon médiateur et tout bon négociateur : la position, l’intérêt et le besoin.

Ce papier ne permettant pas un développement sur ce point, je voudrais simplement dire que s’arc-bouter sur sa position sans se focaliser davantage sur son intérêt conduit le plus souvent, dans une négociation, à choisir de s’adonner à un jeu dit « à somme nulle » plutôt qu’à un win-win, pour la simple raison qu’on ne donne ainsi à son protagoniste aucune opportunité de « sauver la face ».

Dans une telle configuration, le rapport des forces devient le seul déterminant, et le résultat ne peut être que gagnant/perdant.

En tenant compte de plusieurs facteurs, et malgré le désir d’unité de l’opposition (partis politiques, mouvements et opposants-individus), une autre attitude, le choix de la négociation eût été certainement plus productif. Cependant un tel choix ne se pouvait faire que suite à une acceptation de la diversité des intérêts au sein de cette « large opposition », et par le traitement de cette question en son sein. Il a été d’ailleurs dit plusieurs fois par certains partis en son sein, que réunir le nombre de signatures ne pouvait pas être un problème, et l’honnêteté voudrait bien qu’on le leur concède.

Si tel est le cas donc, l’intelligence stratégique ne dictait-elle pas de rassurer les « petits partis », les mouvements et autres opposants-individus quant à des procédures de soutien et, aller négocier des modifications importantes et avantageuses du projet de loi.

Etait-ce stratégiquement réaliste pour les « grands partis » de persévérer dans un bras de fer a l’issue incertaine tout en sachant que s’ils perdaient dans une telle épreuve de force, la majorité se ferait bien plaisir d’utiliser son avantage numérique pour faire passer la loi sous la forme qui lui convient le mieux ?

Sachant que si la loi était promulguée telle qu’elle a été adoptée, beaucoup de candidats individuels et de ces « petits partis » et mouvements de l’opposition ne parviendraient pas à réunir le nombre de signatures exigé, les grands partis n’auraient-ils pas, de façon machiavélique, maintenu la ligne dure, avec l’idée que si le projet de loi ne changeait pas, alors ils pourraient aussitôt voir les autres membres du groupes contraints à accepter des propositions de coalitions ou… d’absorption ?

Peu m’importent, une fois encore, les réponses à ces deux questions ? J’observe simplement qu’un changement de position de l’opposition aurait rendu possible une amélioration considérable de la loi, sans nécessairement sacrifier totalement les intérêts des petits partis et mouvements auxquels les « grands partis » auraient pu apporter un soutien essentiel dans leur collecte de signatures, si la réponse à ma seconde question ci-dessus était positive.

QU’EST -CE QUE LES MEDIATEURS ET LEADERS RELIGIEUX AURAIENT PU FAIRE DIFFEREMMENT ?

Pour ce que j’en sais, les leaders religieux dont l’objectif étaient d’obtenir une suspension de la soumission du projet de loi à l’Assemblée Nationale comme condition d’une paix sociale, étaient bien dans leur rôle. N’étant pas tant imprégnés de la réalité des rapports de forces politiques et négligeant certainement le risque d’affaiblissement de l’autorité de l’Etat que constituerait un recul au dernier moment et sous la menace, ceux-ci ont juste choisi, de façon absolument rationnelle d’adopter une position de prudence en appelant le Président de la République à sursoir à sa décision. Même si leur demande n’a pas été satisfaite, ils ne devraient pas, me semble-t-il, en vouloir outre mesure au Président, étant donné le résultat final (provisoire ?) de cette épreuve nationale. Comme autorités et comme preneurs de décisions pas toujours faciles, les chefs religieux doivent comprendre que les informations à la disposition de tout décideur sur un sujet particulier, ne sont pas en général à la portée de ceux aux mains de qui le destin d’un groupe ne repose pas au moment fatidique de prendre une décision.

En l’occurrence, je présume que ces derniers reconnaitront de bonne foi que le Président de la République ayant à sa disposition les services de renseignement de l’Etat, et ayant vécu (du « bon côté”) les évènements du 23 Juin 20011, pouvait bien avoir une évaluation différente. S’il en était ainsi, le refus d’obtempérer ne devrait point être considéré comme une bravade ou un manque de de considération pour ce que ces chefs religieux représentent dans ce pays. Tant mieux !

Concernant les initiatives de certains leaders de la société civile, pour n’avoir pas la prétention d’en connaitre les tenants et aboutissants, je voudrais me garder, conformément a ma ligne de conduite dans cette contribution, de les juger. Cependant, si l’appel à la suspension de la présentation du projet de loi devant était une conséquence d’une délibération sur le risque de danger, sans qu’ils aient au paravent fait tout pour que l’opposition accepte de s’assoir à la table de négociation, alors ils auraient choisi l’option la moins difficile mais la moins féconde, ce que je ne pense pas.

Sont-ils intervenus au bon moment ? En tout état de cause, les trois conditions minimales constitutives du succès de toute initiative de médiation sont les suivantes : l’intervention à temps, la confiance des protagonistes et…les capacités du médiateur ; son professionnalisme devrais-je dire, car la médiation est aujourd’hui à la fois une science, une technologie et un art, et ne fait aucune place à l’improvisation, aux bonnes intentions ou aux incantations.

Si les trois conditions ci-dessus énumérées étaient réunies, il eût été possible d’évider au le Sénégal de rater une si belle occasion de faire des pas décisifs vers l’idéal asymptotique de démocratie, car en réalité, les intérêts du pouvoir et de l’opposition sur cette question de rationalisation du processus de candidature aux élections, et même par une forme de parrainage, ne sont pas si divergents que cela parait de prime abord. Bien sûr, leurs positions de départ, comme dans tout désaccord sur un sujet politique essentiel, paraissaient a priori inconciliables. N’est-ce pas en cela que le rôle de médiateur est à la fois fascinant et intimidant ?

QU’AURIONS-NOUS (TOUS) PU GAGNER DANS UNE NEGOCIATION ?

Parce que tenter de dire en quoi nous avons raté une occasion a constitué jusqu’ici la substance de mon propos, vous m’accorderez juste de dire succinctement que bien que le projet de loi apparaisse satisfaisant pour ses promoteurs et défenseurs, il peut encore (?) ou pourrait être amélioré au moins sur deux points.

-D’abord, l’impossibilité pour un citoyen électeur de parrainer plus d’un candidat comporte le défaut majeur de l’antidémocratisme dont l’opposition l’accuse, et de constituer une sorte de vote avant le vote, pour le simple fait que seuls des militants du PDS, de l’APR, de REWMI, du PS et de l’AFP (dans l’hypothèse ou ces 2 derniers décideraient de présenter des candidats) pourraient se permettre le luxe de parrainer un candidat autre que le leur, sauf à courir le risque de voir son candidat incapable de réunir les 52.000 signatures.

– Ensuite, compte tenu des possibilités réelles pour l’Etat de disposer d’informations précieuses, utilisables de façon décisive dans une stratégie de campagne électorale si elles étaient mises à la disposition d’un candidat, ce qui romprait ainsi le principe essentiel d’égalité entre candidats qu’il revient a l’Etat d’observer et de faire observer, le principe de l’impossibilité pour un citoyen de parrainer plus d’un candidat installe un soupçon à certains égards, bien fondé.

Pour ces 2 raisons, cette loi devrait être amendée dans le sens de permettre à chaque citoyen électeur de parrainer au moins 2 candidats, ce qui du point de vue de la gestion des « parrains » ne pose pas beaucoup plus de défis informatiques et de vérification des signatures que le « parrainage unique.  Ceci donnerait lieu à un double parrainage, système déjà proposé il y a quelques années par un acteur politique français, sous les vocables de « parrainage de conviction » et « parrainage républicain ». L’Etat a l’obligation de tenir compte de ce besoin du citoyen.

Par ailleurs, l’amendement apporté aa la loi par la majorité, relative aussi bien au plancher (0,8%) qu’au plafond (1%) constituera une avancée, si et seulement si la loi prévoit des sanctions dans les cas où les « grands partis » s’évertueraient à collecter le maximum de signatures. Il y a sur ce point une difficulté à légiférer, je l’avoue, mais le faire est d’autant plus nécessaire qu’avec les cultures organisationnelles et les compétitions internes entre responsables des « grands partis » il faut s’attendre à ce que les scores dans la collecte soient de-facto des éléments de preuve de représentativité. Il me semble impératif, si la loi devait rester en l’état, que soit imposé un respect strict de ce plafond de 1%, pour que le parrainage n’apparaisse pas comme un vote avant le vote.

Ma proposition du double parrainage permettrait de combler quatre insuffisances de la loi actuelle :

  1. Elle permettrait au citoyen de choisir de façon plus sereine les 2 candidats à la candidature dont il souhaiterait suivre l’exposé des programmes pour pouvoir en choisir un comme Président ;
  2. Elle rendrait les résultats globaux du parrainage bien moins utilisables à des fins « illégales » de stratégies de campagne et lèverait d’une certaine manière le soupçon de fraude programmée ;
  3. Elle permettrait aux partis quand-même significatifs et cependant sans la certitude de pouvoir collecter 52.000 signatures dans au moins 7 régions selon l’actuelle loi, de disposer de plus de chance de voir leurs candidats qualifiés ;
  4. Elle éviterait aux partis politiques d’attiser les « guerres intestines » entre responsables surtout de l’échelon secondaire.

Autant d’aspects donc qu’un traitement négocié du problème aurait permis de considérer dans cette loi.

Est-ce encore possible à l’opposition de changer de posture et de retourner à la table de négociation, sans nécessairement renoncer à son choix de porter l’affaire devant la CEDEAO, l’UA et que sais-je encore ?

Est-ce encore possible à la majorité de changer de posture et d’envisager, au-delà des discutions sur les modalités strictes d’application de l’actuelle loi, une conversation franche et responsable sur ces préoccupations essentielles pour les citoyens et pour la démocratie ?

La loi n’étant pas promulguée, tout reste ouvert me semble-t-il.

N’est-ce pas le moment pour les citoyens organisés (la société civile) de se mettre dans le jeu comme acteur, afin d’infléchir les décisions et positions des uns et des autres dans le sens du progrès démocratique, et pour leurs leaders et ceux revendiquant des statuts d’analystes politiques publiques ou d’intellectuels publiques progressistes de déserter pour un moment les plateaux de télévisions et les studios de radios ou ils ont passé l’essentiel du temps à dénoncer plutôt qu’à proposer.

Déthié Djoli

Médiateur politique

Diopdethiedjoli@gmail.com

(Vidéo) Free fight: l’Assemblée nationale transformée en ring…





Suivez en direct, minute par minute, le vote de la loi sur le parrainage à l’Assemblée nationale

Dernière phase du vote de la loi sur le parrainage

15h10 : Les députes entrent dans la dernière phase de l’examen du projet de loi instituant le parrainage. Celle de la discussion générale. Actuellement, les élus sont en train de s’inscrire sur la liste des intervenants pour cette discussion qui, à coup sûr, va tirer en longueur.

12h30 : Toussaint Manga exige d’avoir 5 minutes de parole, Moustapha Niasse menace de faire appel au colonel de gendarmerie

12h27: Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a accordé aux députés de l’opposition et non-inscrits 3 minutes pour argumenter
12h37 La situation est toujours tendue, Me Aïssata Tall Sall en médiateur
La Bagarre reprend entre Bara Doly et un autre député de la majorité.
12h45 : Après une brève altercation entre les députés, Toussaint Manga a pu prendre la parole et défendre sa position. Il a abordé une question essentielle de cette loi qui concerne la crainte des signataires à être fichés par le pouvoir central.
Les députés de la majorité ont perdu leurs moyens face à leurs collègues de l’opposition qui, comme un seul homme, se sont dirigés vers le prétoire. Les parlementaires de la coalition BBY sont venus en masse pour tirer de là leurs collègues. Le calme n’est toujours pas revenu dans la salle
11h03: les députés de la majorité ont, sans exception, voté contre la requête de Me Madické Niang de faire annuler les débats contre 26 députés de l’opposition
11h08 BAGARRE DANS LA SALLE
10h52: le président de la commission des lois applaudit après avoir servi une réponse négative au député Madické Niang qui demande l’ajournement des débats
10h31 : Tension dans la salle entre les deux camps
10h03 : Lecture du projet de loi portant révision de la Constitution par le rapporteur Yéya Diallo
10h34: 24 députés votent pour le report du vote
10h37: 117 députés rejettent la question préalable de la député qui demandait le report
10h47: Me Madické Niang : »cette loi ne peut pas être adoptée  sans la réforme de l’article 4 de la Constitution
9h37 : Lecture du projet de loi relatif à la répression des infractions prévues par les actes uniformes adoptées en application du Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique
9h23: Sous les applaudissements, le président Moustapha Niasse fait son entrée ns la salle. Le président de l’Assemblée nationale vient de déclarer la séance ouverte.
Les militants de la coalition Benno Bokk Yakaar ont pris d’assaut la salle. Certains ont, semble-t-il, dormi sur place




Assemblée nationale: La loi sur le parrainage en terrain conquis. Vote sans débats ?

YERIMPOST.COM La majorité est d’accord pour un vote sans débats. L’opposition crie au scandale. Pour une réforme aussi importante, comme disait le ministre de la Justice lui-même, les parlementaires de BBY, à l’unanimité, ont opté pour un vote du projet de loi sur le parrainage sans débats. La séance devrait reprendre d’une minute à l’autre.



Parrainage: l’Assemblée nationale fait blockhaus

YERIMPOST.COM L’Assemblée nationale a pris des mesures sécuritaires pour le bon déroulement du vote. Dans un communiqué de presse, elle informe que seuls les journalistes détenteurs de cartes professionnelles pourront accéder à la place Soweto. Les manifestants seront tenus à l’écart du périmètre du centre-ville par les forces de l’ordre.



La commission des lois de l’Assemblée nationale valide: parfaite première manche !

YERIMPOST.COM Première victoire pour le président de la République, Macky Sall ! La commission des lois de l’Assemblée nationale, qui se réunissait ce jour, lundi 16 avril, afin de procéder à la révision constitutionnelle et à la modification du Code électoral, a marqué son accord. Reste maintenant aux députés de voter le projet de loi, ce jeudi 19 avril.



Le parrainage est potentiellement une arme redoutable de déstabilisation nationale. Voici pourquoi.

Je ne sais pas si les risques que je soulève ici ont été déjà signalés par d’autres, mais je les trouve suffisamment sérieux pour les porter (à nouveau ?) à l’attention de la classe politique et de mes compatriotes en général. Même s’il est compréhensible que ceux qui sont au pouvoir cherchent à y rester aussi longtemps que possible et que d’autres citoyens s’estiment en droit de chercher à prendre en main les destinées du pays, il nous faut je crois tous nous accorder sur la fait que la stabilité de notre nation est une ligne rouge et qu’aucun acte ne doit être posé pour la mettre en péril. Le Sénégal étant sur la voie de devenir un pays pétrolier, les risques de déstabilisation du pays atteignent un niveau que nous n’avons jamais connu dans le passé. Comptez le nombreux de pays immensément riches en pétrole et autres ressources naturelles et qui sont dans une situation d’instabilité perpétuelle. Pendant que les enfants de ces pays s’entredéchirent, des multinationales et gangsters de tous acabits pillent leurs ressources nationales.

Bien sûr, on peut mettre au crédit du génie de notre peuple la stabilité légendaire dont le Sénégal jouit jusqu’à présent ainsi que la vitalité relative de sa démocratie multi-partisane. Je suis de ceux qui pensent que cette exception sénégalaise on la doit aussi au fait que le Sénégal était perçu comme un pays pauvre et dépourvu de ressources naturelles de valeur, donc un pays sans enjeux économiques. Avec les découvertes annoncées de gaz et de pétrole, cette perception est en train de changer très vite – à tort ou à raison. Il nous faut donc plus que par le passé intégrer le risque de déstabilisation interne et externe dans nos réflexions et les actes que nous posons tous les jours.

La mesure agitée concernant le parrainage des candidats à l’élection présidentielle est très difficile à mettre en œuvre et pourrait vulnérabiliser davantage un système électoral qui a montré de nombreuses failles lors des dernières législatives. Si on n’y prend garde, cette mesure risque d’être une menace sérieuse sur la stabilité du pays.




Sur la base des explications données ici et là, je comprends qu’une fois officiellement actée, la mise en œuvre de la mesure sur le parrainage consistera à exiger que tout candidat à l’élection présidentielle inclue dans son dossier de candidature une liste de parrains (composée d’électeurs régulièrement inscrits sur les listes électorales et disposant donc de leurs cartes d’électeurs) dont le nombre doit au moins être égal à 1% des électeurs inscrits, soit environ 65.000 parrains. Pour être valable, chaque liste devrait inclure au moins 2.000 parrains pour chacune des 14 régions du pays. Je comprends que pour chaque parrain, le candidat doit fournir les prénoms et nom, date et lieu de naissance, numéro de carte d’électeur, circonscription électorale et apposer sa signature.

Il faut se rendre compte qu’une liste complète de parrains nécessitera un peu plus de 2.000 pages (soit 4 rames de papier de 500 feuillets A4), à raison d’une trentaine de parrains par page !  Les risques d’erreurs sont innombrables, notamment en ce qui concerne la transcription de noms des parrains et des numéros de cartes d’électeurs.

A cela s’ajoute un autre risque de non-conformité des signatures –entre celles apposées sur les listes et celles figurant sur les cartes d’électeurs. Plus de la moitié de la population du Sénégal ne sait ni lire ni écrire et peu d’entre nous (y compris les lettrés) ont des signatures stables.  Quelle est donc la conséquence de la non-conformité des signatures des parrains ?

Il est dit qu’un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat. La question qu’on peut se poser est de savoir par quel moyen on va vérifier qu’aucun des 65.000 parrains d’un candidat donné ne figure sur une liste présentée par un des autres candidats ? Que se passe-t-il si on découvre qu’un électeur a parrainé deux candidats ? Va-t-on invalider son parrainage pour les deux candidatures ? Et si un nombre plus ou moins important de citoyens décident volontairement et en toute connaissance de cause de parrainer tous les candidats ? On invalide toutes les candidatures bénéficiaires de tels parrainages avec le risque d’annuler purement et simplement l’élection présidentielle ?

Si l’instance chargée d’examiner les dossiers de candidatures déclare qu’une candidature donnée est recevable, est-ce que cela voudrait dire qu’on a pu examiner et valider tous les 65.000 parrainages reçus ? Je pense qu’il sera plus facile d’invalider une candidature sur la base d’une ou plusieurs erreurs sur la liste de parrainage plutôt que certifier la validité des informations fournies pour chacun des parrains présentés par l’un quelconque des candidats.

Il y a énormément d’autres risques qu’il serait fastidieux de discuter en détail ici. Je me contente de mentionner, entre autres, le risque d’infiltration malveillante de listes de parrains et donc de sabotage de candidatures, l’achat de consciences, l’intimidation de citoyens et les représailles contre les parrains de candidat donnés (y compris après les élections), un affaiblissement du principe du secret du vote. Il y a aussi le risque d’accentuation des clivages régionaux voire religieux, confrériques, ethniques, etc.– chacune des 14 régions pouvant barrer la route à un candidat en lui donnant un nombre insuffisamment de parrains et ou lui fournissant une liste de parrains truffée d’erreurs.

On ne peut finir l’énumération des problèmes posés par le parrainage sans mentionner le risque de lancer la campagne électorale –la chasse aux parrains—plusieurs mois avant l’élection présidentielle.




Face à toutes difficultés et dangers, n’est-il pas plus sage de surseoir à l’idée de la généralisation du parrainage ? On pourrait même envisager de l’éliminer purement et simplement aussi bien pour les candidatures présentées par des partis politiques que pour les candidatures individuelles.

Mieux encore, je pense que les enjeux sont tels qu’il nous faut un consensus national fort pour des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées.  L’élection présidentielle de 2019 doit être conduite de telle manière qu’elle puisse baliser le terrain pour la mise en œuvre de mesures de renforcement de l’unité nationale et de blindage de la gouvernance du pays dans tous les domaines.  La question de savoir si le pétrole sera une bénédiction ou malédiction pour le Sénégal se joue maintenant. Tout dépendra de notre capacité collective à éviter les nombreux pièges qui vont se présenter devant nous. L’élection présidentielle est un de ces pièges, un test majeur, hautement conséquentiel pour le futur du pays. Rien de ce qui concerne cette élection ne doit être pris à la légère.

Madiodio Niasse, citoyen préoccupé.

Semaine nationale de la jeunesse: un fiasco !

YERIMPOST.COM Un fiasco ! Le mot est peu, le qualificatif de mise. Ouverte le 31 mars dernier, la Semaine nationale de la jeunesse s’est achevée. Si, à l’entame, c’est le chef de l’Etat lui-même qui a présidé au stade Alassane Djigo de Pikine, son Premier ministre s’est fait remarquer par son absence à la cérémonie de clôture, ce vendredi 6 avril au Grand théâtre. Placée sous le signe de la « citoyenneté de la jeunesse pour un Sénégal émergent », l’événement n’a pas eu l’effet escompté du point de vue de la mobilisation. Malgré les délégations venues des 14 régions du pays, la jeunesse sénégalaise n’a pas trouvé grand intérêt à cette manifestation. Repenser la Semaine de la jeunesse, pour parapher le quotidien l’AS, telle est la mission du ministre de tutelle Pape Gorgui Ndong afin de ne plus gaspiller des millions du contribuable pour des effets papillon.




Vidéo wolof- Reportage de Yerimpost sur la fête nationale du 4 avril 2018





Vidéo en français- Reportage de Yerimpost sur la fête nationale, 4 avril 2018





Loi sur le parrainage: Le bureau de l’Assemblée nationale se réunit la semaine prochaine (Moustapha Niasse)

Le bureau de l’Assemblée nationale se réunira à partir de la semaine prochaine pour permettre à la conférence des présidents de programmer le traitement du projet de loi sur le système de parrainage aux élections a indiqué, mardi, le président de l‘Assemblée nationale, Moustapha Niasse.

S’exprimant au terme du message à la nation du chef de l’Etat, Moustapha Niasse a confirmé que « les deux projets de lois réformant la constitution et le code électoral sont arrivés sur le bureau du président de l’Assemblée nationale ».
M. Niasse a laissé entendre que « comme le prévoit le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les textes ont été distribués à tous les députés sans exception ».
« La constitution du Sénégal prévoit un délai de lecture de 10 jours d’une loi qui arrive sous forme de projet à l’Assemblée nationale, et que le président de la République n’en a pas demandé le traitement par la voie de l’urgence », a-t-il soutenu.




Moustapha Niasse a fait remarquer que « ce délai expire le 7 avril et après cette date le bureau de l’Assemblée sera convoqué et immédiatement la conférence des présidents devra programmer le traitement selon les étapes de la procédure prévue par la loi organique qui détermine le fonctionnement de l’Assemblée nationale ».
Selon le président de l’Assemblée nationale, « au terme de cette procédure, ils (projets de loi) seront présentés avec un rapport en présence du gouvernement et une discussion démocratique sera ouverte et le projet de loi sera voté si la majorité des députés estiment qu’ils doivent voter pour son adoption ».
« Pendant de longs mois est entrée en gestation une série d’idées destinées à faciliter le déroulement de tout scrutin au Sénégal plus précisément en ce qui concerne la prochaine présidentielle, les leçons ont été tirées des 47 listes de candidats et coalitions de partis pour les législatives de 2017 », a-t-il dit.
Et Moustapha Niasse d’expliquer que « pour réduire le nombre de candidatures sans crédibilité, sans fondement, ni idéologie, ni morale, il a été estimé comme cela se fait ailleurs, un système de parrainage qui n’est pas nouveau puis qu’il existait pour les candidatures indépendantes ».
Pour le président de l’Assemblée nationale, « le code électoral actuel a prévu un système de parrainage qui est entré en vigueur et est appliqué. Du parrainage à partir des élus exigés à un certain niveau au plan numérique pour qu’un candidat indépendant puisse faire valider sa candidature au niveau du conseil constitutionnel ».
« Il est proposé que le Sénégal passe au parrainage citoyens qui est plus simple et plus démocratique que le premier. Pour éviter les candidatures fantaisistes. Il existe dans le monde moderne depuis 1962 », a-t-il dit, soulignant que cette réforme « constitue un progrès pour consolider la démocratie sénégalaise ».

Source: APS

Analyse de la situation nationale par Taxaw Temm d’Ibrahima Fall

YERIMPOST.COM Lire le communiqué ci-dessous…

 

Lors des réunions de son bureau politique des mardis 20/02/2018 et 06/03/2018, Taxaw Temm a analysé la situation nationale, africaine et internationale. A l’issue de ces réunions,  un certain nombre de points saillants ont été mis en exergue. Ainsi, le mouvement a réitéré son engagement et sa volonté inébranlable d’œuvrer pour une alternative véritable au Sénégal d’une part et de travailler pour un rassemblement des patriotes sincères, républicains et démocrates (1 des 4R de programme) d’autre part, conditions sine qua non pour faire de « la politique autrement » fondée sur l’éthique et adossée sur lesConclusions des Assises nationales ainsi que les recommandations de la CNRI.




A cet effet, depuis 2011 avec l’investiture du Pr Ibrahima FALL à l’élection présidentielle de  2012, jusqu’aux élections législatives de 2017, Taxaw Temm a initié ou fortement contribué à des rencontres et des échanges bilatéraux ou multilatéraux avec différentes forces politiques qui partageraient les mêmes valeurs que lui. Tel a été et reste encore son crédo. Ce fut le cas avec les « Forces de l’Espoir » et « Ñani Baña » pour dire Non au référendum sur la réforme constitutionnelle de Mars 2016, ensuite la mise sur pied de « Samm Li Ñu Bokk » ( SLB ) puis de « Ndawi Askan Wi » (NAW) pour les législatives de Juillet 2017,  avec à l’arrivée un député sur la base d’un « contrat de législature et une charte du député ». Celle-ci se voulait le socle et le point de départ d’une coalition de type nouveau qui serait le 3éme pole, alternatif sur l’échiquier national, à la lumière des 2 alternances dévoyées par les Présidents WADE et SALL, pour mener victorieusement les conquêtes futures des élections présidentielle, locales et éventuellement législatives, en cas de victoire de l’opposition républicaine démocratique et  progressiste en 2019. Malheureusement, cette coalition n’aura été qu’une coalition électorale pour les législatives.




En dépit de cela, la priorité reste la constitution d’un troisième pôle politique crédible et durable, capable d’accoucher une alternative politique porteuse de progrès que le peuple sénégalais appelle de ses vœux. En tout état de cause, Taxaw Temm inscrit son action dans la durée et n’est donc nullement obnubilé  ni obsédé par l’élection présidentielle, aussi importante soit telle. La priorité est donnée aux  futures élections locales.

Pour Taxaw Temm, hier comme aujourd’hui et plus encore demain, ses alliances et partenariats seront fondées sur des valeurs positives, sur l’acceptation d’une direction collégiale, sur l’organisation de « primaires »pour les prétendants à l’élection présidentielle en son sein ou dans  des alliances. A ce propos, il ne croit ni à un homme providentiel, ni à un messie et encore moins à un candidat naturel quelle que soit l’élection. Toute alliance devra aussi reposer sur un programme, une vision, un projet de société, le tout clairement défini et accepté, puis porté par un homme consensuel capable de nous mener à la victoire,  pour qu’ensemble nous puissions apporter les solutions idoines qui répondent aux attentes des Sénégalais. Cet homme soutenu par une équipe  devra être issu du « peuples des Assises » et être pan-africaniste, ce qui veut dire qu’il faudra élargir au-delà de SLB. Cette coalition sera constituée pour mener à la fois les batailles électorales de la présidentielle, des locales et des législatives éventuellement. A cette fin, Taxaw Temm est en phase avec Yoonu Askan Wi et le RND.

La dislocation du PS, de l’AFP, de la LD, les fissures et frictions au sein de BBY sont des indicateurs sérieux  sur la fragilité des formations politiques au Sénégal. En perspective des prochaines échéances électorales, Taxaw Temm attire l’attention de tous les Sénégalais sur les dangers porteurs de troubles incalculables qui naîtraient d’élections biaisées suite à un processus électoral volontairement pipé par le pouvoir en place.

L’inscription régulière sur les listes électorales, la confection et la distribution des cartes d’identité et d’électeur biométriques à tous les citoyens en âge de voter pour 1019, sont les seuls gages d’élections apaisées, de stabilité politique et de paix sociale. Telles doivent être les batailles prioritaires  du moment à mener par tous les citoyens épris de paix, de justice et de démocratie. Que demain, en cas de contestations et de troubles post-électoraux , que nul ne dise « on ne savait pas » en cas de non respect de la volonté populaire, c’est-à-dire le droit et le devoir de voter librement par l’expression du suffrage universel en bonne et due forme, car le peuple ne laissera pas faire comme ce fut le cas avec le référendum de 2016 et les législatives de 2017 :

–          Leer moo wóor.

–          Jàmm ci la ne, mucc ci la ne

–          Màgg, bokk noodi yoon wi

Au Sénégal, la « traque des biens supposés  mal acquis » appliquée de façon discriminatoire, du fait du prince a très tôt fait place à la « traque des biens opposants », avec l’instrumentalisation de la justice qui ne finit pas de faire son lit pour la réélection d’un homme obsédé et enivré par le pouvoir.  Mais qu’à cela ne tienne, les citoyens patriotes, à l’instar du peuple souverain, restent debout, refusent la compromission, combattent l’injustice, dénoncent la mal-gouvernance et exigent la reddition des comptes ainsi que la redevabilité de la part des gouvernants. Nous soutenons les initiatives de l’IED pour des élections libres transparentes et démocratiques.

Taxaw Temm salue aussi la dynamique unitaire des syndicats dans beaucoup de secteurs et fait siennes toutes ses luttes citoyennes et populaires et exhorte tous à œuvrer pour la solidarité de tous les démocrates, de toutes les luttes sociales et politiques pour une véritable alternative  démocratique et sociale dans notre pays en 2019 et au-delà. Nous exprimons notre solidarité  aux jeunes et aux femmes. A ces dernières nous souhaitons bonne fête en ce mois de Mars 2018

Le jeu de  « saute-mouton » auquel invite le pouvoir de Macky SALL, et la profession de foi incongrue et irresponsable du ministre de l’intérieur ne vont pas dans le bons sens et n’augurent rien de bon. Taxaw Temm estime que le monde politique des pays dits « francophones » gagnerait bien à s’inspirer des pays dits« anglophones » dont les institutions à des degrés divers, fonctionnent mieux.

En attestent les cas du Kenya (avec la décision historique de la Cour suprême qui annula l’élection présidentielle pour irrégularités, et acceptée par le pouvoir comme l’opposition), le Ghana avec ses alternances régulières sans contestations ni heurts notables, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud qui contraignirent récemment leurs présidents à la démission en s’appuyant sur  leurs institutions. Ceci est d’autant plus remarquable comparé à ce qui se passe au Togo, en RDC, au Gabon, au Burundi, au Congo Brazaville, au Cameroun etc., marqués par des cycles de violences récurrentes, par des arrestations et des emprisonnements d’opposants, par des interdictions et des répressions systématiques de toute manifestation protestataire de citoyens excédés et indignés de la politique des gouvernants.

Sur le plan international, Taxaw Temm estime que la situation au Proche Orient est préoccupante et inquiétante, car elle constitue une véritable poudrière avec l’expression de toutes les antagonistes entre USA/RUSSIE, PALESTINE/ISRAEL, Arabes/Perses (en IRAN surtout), Arabie Saoudite et sa coalition/YEMEN, Chiites/Sunnites, Turcs/Kurdes etc. A cela s’ajoutent les provocations inadmissibles, irresponsables et dangereuses du président Trump concernant le statut Jérusalem en violation flagrante du droit international.

Nanu Taxaw Temm 

Jël Yoonu Askan Wi 

Sunu Bëree Daan 

  

Dakar le 8 / 03 / 2018. 

Le secrétariat de Taxaw Temm




8 Mars : Fournée Nationale des Cheptels de Femmes

YERIMPOST.COM Le 8 mars célèbre la Journée Internationale des Femmes. Officialisée par les Nations-Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement, les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications afin d’améliorer la situation des femmes.

Or, depuis déjà une semaine, toute une série d’organisations de manifestations se déroulent et vont courir au-delà du 8 mars, du fait de la volonté de la ministre de la Femme de n’organiser qu’une seule et même célébration de cette journée. C’est sans compter sur les habiles organisatrices de « leurs journées des femmes à elles » qui, sous couvert de célébration des femmes, se prêtent à un commerce de leurs groupements, souvent affublés du vocable « économique », et qu’elles vont mettre à la disposition des acteurs politiques pour, c’est de saison, « travailler à la réélection de Macky Sall en 2019, au premier tour ».

Quel est le lien avec le sens de cette Journée Internationale des Femmes ? Quelles revendications portent-elles en cette occasion ? Evoquent-elles les nouveaux droits liés à leurs conditions, concernant les violences, les répudiations, les excisions toujours vivaces sous certaines de nos contrées ? Pas un seul instant… Les matrones qui dirigent ces groupements les « vendent » aux politiciens, quartier par quartier, ville par ville, région par région… Et, avec un sens opportuniste exacerbé, arrivent à se faire financer, transports, tissus et uniformes à coudre, sonorisation, pour célébrer ce 8 mars, dont pas une seule des participantes ne saura vous décliner le thème de cette année, vous parler d’une seule revendication liée à cette date, et surtout il y a à parier que beaucoup de ces agapes se termineront par des bagarres de borne-fontaine, les retombées financières attendues par ces femmes au bout de moult réunions, transports et autres engagements, n’auront pas été au rendez-vous… Sauf souvent pour les organisatrices…

Pourquoi nos femmes servent-elles encore de cheptel électoral aux hommes politiques, alors que les éduquer, les aider à développer leurs affaires et continuer à leur offrir un accès plus grand au crédit et à la terre seraient un vrai signal de prise de conscience que les femmes sont l’avenir de ce pays et qu’elles ne sont pas seulement capables de crier en appelant à la réélection de qui que ce soit aux sons de tam-tam et de décibels saturés ?

Le 8 mars, nos femmes méritent mieux… A commencer par le respect et l’estime des hommes. Sans elles, sans leur patience et leur abnégation, le Sénégal aurait déjà explosé socialement. Elles méritent mieux que de remplir des Ndiaga Ndiaye, toutes vêtues de la même manière avec dans leur regard souvent cette angoisse de ne pas savoir ce qu’elles vont trouver chez elles en rentrant de cette « fête » qui n’aura souvent profité qu’à la « manipulatrice en chef du marteau »…

Jean Pierre Corréa

 

 

 

Le comité directeur du PDS tranchant sur la situation nationale

Le Comité Directeur du Parti Démocratique sénégalais (PDS) s’est réuni le Jeudi 1er Mars 2018 à la permanence nationale Oumar Lamine BADJI, sous la présidence du frère Oumar SARR, Secrétaire Général National Adjoint et Coordonnateur Général, à l’effet d’examiner l’ordre du jour suivant : situation nationale et vie du parti.

Abordant le point de l’ordre du jour relatif à la situation nationale, le Comité Directeur a examiné successivement les questions suivantes :

  • La déclaration de Aly Ngouille Ndiaye, Ministre en charge des élections et ses conséquences
  • L’audit du fichier électoral
  • Les inscriptions sur les listes électorales
  • La situation économique et sociale.

A l’entame de la réunion, le Comité Directeur a adressé ses félicitations aux dizaines de milliers de militants et sympathisants qui se sont mobilisés lors de la marche du 9 Février 2018, à l’appel de l’IED pour des élections sincères et transparentes et leur demande de rester mobilisés et déterminés dans l’unité. C’est ainsi seulement que sera atteint l’objectif majeur d’éliminer Macky SALL dès le premier tour et porter Karim Meissa Wade, notre candidat, à la magistrature suprême.

Le comité directeur a aussi adressé ses félicitations et a encouragé tous ceux qui, à l’appel du parti, ont manifesté leur colère en arborant des brassards rouges tant à Dakar qu’à Saint-Louis lors de la visite officielle de Emmanuel Macron au Sénégal, et apprécie à sa juste valeur la lettre que le secrétaire général national lui a adressée montrant son niveau d’engagement, à l’échelle internationale, pour trouver des solutions aux problèmes liés à l’érosion côtière et aux inondations.

Les inscriptions sur les listes électorales vont démarrer dans tout le pays à partir de ce jour 1er mars. Notre parti constate avec  regret, que le gouvernement a défini une période de deux mois alors que des millions de personnes veulent s’inscrire pour en découdre et mettre fin au régime d’incompétence de Macky Sall. C’est ce qui explique certainement les erreurs volontaires et multiples sur les cartes d’électeurs ainsi que des transferts inacceptables d’électeurs par une modification quasi unilatérale de la carte électorale.

Le PDS et ses alliés vont se battre pour que le gouvernement fixe la période d’inscription pour une durée minimum de six mois et appelle d’ores et déjà les militants et les sympathisants ainsi que les citoyens épris de liberté et de transparence, à s’inscrire massivement et à faire inscrire tous ceux qui veulent exercer leurs devoirs de citoyens, et à faire modifier toutes les erreurs volontaires sur les cartes d’électeurs.

C’est ici et maintenant que les élections se gagnent. C’est pourquoi le comité directeur demande aux responsables et militants au niveau de toutes les instances, de mettre en place des comités électoraux dans toutes les communes, de désigner nos représentants dans les commissions administratives, d’accompagner les populations en les aidant à s’inscrire et faire face à toute tentative de fraude de quelque forme que ce soit.

Le parti demande aux responsables de veiller à une distribution régulière des cartes biométriques CEDEAO alors qu’il apparaît à travers des taux de distribution fantaisistes et variables (84, 92 ou 93 %), que le gouvernement ne lâche rien et, est décidé à maintenir un système de fraude pour fausser la libre expression des suffrages.

Sur la gouvernance économique, le PDS constate à nouveau l’utilisation abusive du Code des marchés pour signer des marchés de gré à gré, notamment pour un montant de 57 milliards pour l’achat de lampadaires à plus d’un million de francs CFA l’unité, commandés á une entreprise française.

A propos de la campagne arachidière, Macky Sall lors de son adresse à Dinguiraye, demande aux paysans de « patienter »et fait un aveu d’échec et d’impuissance à la misère grandissante des Populations. Les paysans doivent se mobiliser pour mettre fin à l’incompétence du régime qui ne peut trouver des débouchés à leurs produits, alors que des solutions simples existent et les 30 milliards prévus pour promouvoir l’entrepreneuriat rapide auraient pu servir à acheter les graines d’arachides et injecter des sommes importantes en milieu rural et donner des revenus à ceux qui suent sang et eau pour obtenir une récolte record de plus d’un million de tonnes, aux dires même du gouvernement. Ces importantes sommes sont gardées pour la campagne électorale de Macky Sall en passant frauduleusement par  des projets bidons d’aide des militants de l’APR qui s’essaient à l’entrepreneuriat.

Sur le front social, le gouvernement qui refuse de respecter ses propres engagements, utilise des agents de la sécurité de proximité et d’autres élèves pour surveiller et contrôler les examens en lieu et place des enseignant entrés en grève. Le PDS exprime sa solidarité pleine et entière avec les enseignants, le personnel de santé et les travailleurs de tous les secteurs en lutte. Notre parti travaille à créer les conditions d’une jonction des luttes syndicales et politiques qui participent du même combat pour en finir avec le régime incompétent et dangereux de Macky Sall, et le plus tôt sera le mieux. Ce régime qui ne se soucie que de sa seule survie et qui vient de passer une commande exceptionnelle de matériel de répression, trouvera en face de lui des Sénégalais aussi décidés à lui faire barrage et qui se battront. La volonté du peuple s’exprimera démocratiquement par les urnes où s’exercera légitimement par les autres voies de résistance prévues par notre constitution.

Le Comite Directeur constate que la déclaration scandaleuse du Ministre chargé des élections, Aly Ngouille Ndiaye, crée une situation politique nouvelle. Lorsque ce Ministre déclare que sa tâche principale est de faire élire Macky SALL dès le premier tour, il fait un aveu de taille. Son départ est devenu une exigence fondamentale dans la lutte pour des élections sincères. Le Comité Directeur, le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) et l’Initiative pour des élections Démocratiques (IED), ainsi que beaucoup de patriotes et des membres de la société civile, ont exprimé leur indignation.

Au demeurant notre parti s’associe à l’appel lancé par l’IED pour un rassemblement pacifique le Vendredi 9 Mars devant le Ministère de l’Intérieur, pour exiger son départ. Le PDS appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à cette manifestation et à se tenir prêts et mobilisés pour des manifestations permanentes jusqu’à son départ et l’installation d’une Haute Autorité Indépendante chargée d’organiser et de superviser les élections.

Sur l’audit du fichier électoral, le Comité Directeur constate avec regret que Macky SALL persiste dans son refus de tout dialogue avec l’opposition. Notre parti ainsi que toute l’opposition conséquente, exigent la mise en place d’une commission arbitrale consensuelle avec la présence de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile pour discuter de la question électorale avec un engagement solennel du Président de la République de respecter les conclusions qui en seront issues. Cette exigence ne relève pas de la surenchère mais d’une volonté de dénouer toutes les entraves à notre démocratie afin d’obtenir des élections libres et transparentes. Ni le rapport des travaux sur le processus électoral ni les résultats de l’audit du fichier ne nous engagent. En effet, un audit du fichier électoral fait en l’absence de toute l’opposition significative et qui ne s’est même pas prononcé sur le retrait frauduleux de plus d’un million de cartes d’électeurs, de l’aveu même du ministre de l’intérieur, manque totalement de crédit pour emporter l’adhésion de l’opposition démocratique.

Notre parti s’offusque de l’information diffusée par la presse, et jamais démentie, faisant état d’un rapport de la Banque mondiale innocentant notre candidat Karim Wade soustrait du dossier de la CREI. Cette soustraction frauduleuse d’une pièce importante dans un dossier de justice, discrédite pour longtemps encore tout le système  judiciaire de notre pays et constitue la preuve manifeste de l’inféodation d’une partie importante de la justice au pouvoir politique, qui l’instrumentalise pour régler des comptes politiques.

Education Nationale: Cherchez l’Erreur….

YERIMPOST.COM S’il suffisait de juste dépenser de l’argent pour trouver des solutions à nos insondables problèmes, on le saurait.

Mais, dès que les chiffres deviennent abstraits d’avoir été tellement rabâchés, l’évidence de leur évaporation nous frappe et titille notre comprenette. Mais là où vraiment faut aller chercher l’erreur, c’est quand il est annoncé avec fierté que de 2012 à 2016, il a été dépensé 132, 64 milliards de francs pour les infrastructures destinées à l’éducation nationale. Tout ça pour arriver à avoir un baccalauréat perclus de fraudes, un taux de réussite de 40 pour cent et une université, l’UCAD en l’occurrence, où le recteur dans une indifférence généralisée se désole d’un taux d’échec de 60 pour cent…

On a dû rater une marche… Des élèves nullissimes, instruits par des enseignants qui viennent en savates au bahut, lesquels ont eux-mêmes un niveau de français lamentable, on se  demande où sont passés tous ces milliards si fièrement brandis. Il est vrai qu’un ministère de l’Education nationale qui a pour slogan « oubi tey, diang tey », ne rassure pas vraiment sur l’objectif compris de sa mission.

L’enquête sur la fraude au baccalauréat de 2017 est en train de nous livrer des faits graves. Un chef de centre, au cœur du scandale, a été épinglé. Il aurait reçu des versements allant de 50 000 FCfa à 150 000 FCfa. Il a partiellement reconnu les faits. Lorsqu’un système d’enseignement produit des enseignants fraudeurs, peut-on imaginer que ceux auxquels cet enseignement est destiné, ne reproduisent pas dans leurs gênes la culture de la triche ? Et si vous rajoutez à ce scandale le grave épisode des faux instituteurs fraudeurs, il ne faut pas s’étonner que nos élèves et étudiants soient d’un tel niveau… de nullité.

Des milliards engloutis dans l’éducation nationale pour en arriver à un Baccalauréat totalement décrédibilisé, c’est plus que grave. D’autant que la mondialisation nous oblige à avoir des barèmes d’excellence d’équivalence universelle, afin que nos élèves et nos étudiants puissent rivaliser avec leurs congénères du monde entier et porter haut nos valeurs cognitives et l’image de notre université dont celui dont elle porte le nom, Cheikh Anta Diop, fut, autres temps, autres mœurs, un des plus brillants esprits du 20ème Siècle.

Avec tous ces milliards jetés à la face des citoyens comme autant de preuves de notre irrésistible émergence, on se demande vraiment comment les pauvres Sénégalais n’arrivent pas à comprendre qu’ils habitent un pays riche. Cherchez l’erreur…

Jean Pierre Corréa

Exclusif! Guerre secrète pour succéder au DG de la police

YERIMPOST.COM En mai prochain, le directeur général de la police nationale, Oumar Maal, va faire valoir ses droits à la retraite, a appris Yerimpost de bonne source. Ce commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, spécialiste du renseignement, va quitter ses fonctions dans un contexte sécuritaire très sensible, à quelques mois de l’échéance lourde de risques de l’élection présidentielle de février 2019. Son remplacement, qui n’a donc rien d’un acte administratif ordinaire, est un enjeu de sécurité nationale pour le pays.

Alors que l’Etat planche sur le meilleur choix en cette période délicate qui s’annonce, les candidats à la succession se livrent une féroce guerre secrète. Quatre gros bonnets, promus en septembre 2017 au grade de contrôleur général (l’équivalent de celui de général dans l’armée), sont sur les starting blocks dans cette course à la succession qui s’annonce serrée. Il s’agit de Matar Diop, coordinateur national du comité interministériel de lutte contre la drogue, de Médoune Diouf, patron de la Direction générale du renseignement intérieur, de Serigne Bocar Yague, directeur de la police judiciaire, et de Amadou Hamady Lam, commandant du Groupement mobile d’intervention (Gmi).

Il y a aussi dans la course quatre contrôleurs de police: l’actuel directeur général adjoint de la Police, Ousmane Sy, le directeur du matériel et du budget au ministère de l’Intérieur, Pape Mbacké Faye, le commissaire divisionnaire Satacko Diop, et l’as du renseignement, Alioune Diagne.

Entre ces différents prétendants, la guerre de positionnement fait rage. Le lobbying tous azimuts s’intensifie… Qui d’entre eux aura les faveurs du président de la République, Macky Sall, et de son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye ?



Moustapha Niasse très énervé hier: « Je sais me chamailler, je sais me battre… »

YERIMPOST.COM Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké en a pris pour son grade, ce mardi 13 février, à l’occasion des plénières. A sa prise de parole, le député n’a pu s’empêcher de manifester sa désolation après que son nom et celui de Woré Sarr ont été retirés de la liste des députés devant siéger au parlement de la CEDEAO. « Abdoulaye Wade m’a clairement dit qu’il voulait ce poste pour Touba. Je me rends compte qu’ici, les gens n’aiment pas Touba, Moustapha Niasse en premier. Mais cela ne va pas nous décourager. Nous allons continuer le combat. » Il n’a en pas fallu plus pour que le président de l’Assemblée nationale, comme touché dans son orgueil, laisse éclater sa colère: « Il faut emmener les ignares à la raison si de besoin car en dehors d’être ignorant, il est grave d’être indiscipliné. » Et Moustapha Niasse de poursuivre : « Ce qui m’a mis à l’Assemblée nationale, c’est la volonté divine, celle du peuple et la confiance du président Macky Sall. Tant que je serai là, personne ne m’amènera à accepter ce qui n’est pas dicté par la loi… ». Toutefois, le président Niasse a averti ses pourfendeurs: « Je sais me chamailler et je sais me battre, mais je ne le ferai pas. Ici, c’est facile pour moi de couper la parole à quelqu’un, de le sortir de la salle. Mais je ne le ferai pas. »

Pour notre dignité nationale, l’Etat doit ramener Lamine Diack au Sénégal

YERIMPOST.COM Lamine Diack a 85 ans. Il a atteint l’âge canonique, celui auquel, selon les Ecritures, même Dieu est indulgent à son égard. Pourtant, il vit depuis plus de deux ans et demi dans une prison dorée à Paris, assignée à résidence par une interdiction de sortie du territoire. En cause, des malversations qui lui sont reprochées et qu’il est soupçonné d’avoir commises avec la complicité de son fils, Massata Diack, dans le cadre de ses fonctions de président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

Si nul ne saurait revendiquer l’impunité ni l’exemption de reddition de comptes au profit d’un responsable de ce niveau, on peut s’interroger sur la brutale sévérité avec laquelle ce Sénégalais de premier plan dans le mouvement sportif mondial a été traité par la justice française. Alors qu’il présidait l’UEFA, le Français Michel Platini a été accusé d’être impliqué dans des malversations portant sur des montants plus importants que ceux reprochés à Lamine Diack. Pourtant, il continue à disposer d’une liberté d’aller et venir. Le Suisse Sepp Blatter a été et reste poursuivi pour de gros scandales de corruption. Il n’en sillonne pas moins le monde avec un passeport diplomatique.

La question est brutale mais est légitime à poser: Est-ce la différence de la couleur de peau qui explique cette inégalité de traitement ?  Ou est-ce la place dans le monde du pays d’origine du responsable qui détermine les mesures judiciaires à lui infligées ?

L’argument brandi par le juge d’instruction français repose sur le postulat que M. Diack peut se soustraire définitivement à la justice s’il est autorisé à quitter le territoire français. Le calcul secret du magistrat instructeur consiste, pour contraindre à se présenter le trop convoqué Massata Diack, vers qui convergent des indices graves et concordants, à garder son père. Comme si la prise d’otage, en clair la rétention d’un être humain en gage, est reconnue par le Code de procédure pénal français.

Face à la violation des droits de Lamine Diack, à qui a été de facto ôté son droit à la présomption d’innocence, l’Etat du Sénégal est resté scandaleusement silencieux. Et démesurément impuissant devant le sort de celui qui fut athlète international, champion de saut en longueur, maire de Dakar, footballeur puis entraîneur de foot, directeur technique national, président du comité national olympique, président de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial… Tout pays occidental dont il serait le ressortissant aurait pesé de tout son poids pour lui restituer sa liberté de mouvement et le ramener à la maison.

L’une des plus fortes légitimités d’un Etat, c’est de protéger ses ressortissants à l’étranger. La France est allée à cet égard jusqu’à arracher certains de ses citoyens trafiquants de drogue à la justice colombienne pour, officiellement, les juger en France. Pour secourir un seul Américain brimé quelque part dans le monde, les Etats-Unis sont capables d’entrer en guerre.

Quel que soit ce que l’on reproche à Lamine Diack, l’Etat du Sénégal doit se battre pour le faire revenir au bercail. C’est une question d’orgueil national et de souveraineté internationale. Mais également d’image. Un de ses fils arrivé au sommet de l’athlétisme mondial ne peut être indéfiniment traîné dans la boue sans que la perception de notre pays par le reste du monde s’en ressente. Pour mettre fin à cette spirale qui, chaque jour davantage, l’enfonce dans la honte, le Sénégal doit emprunter tous les canaux diplomatiques et judiciaires susceptibles de ramener Lamine Diack dans notre capitale dont il fut le maire.

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Une pétition pour exiger les cartes nationales d’identité.

YERIMPOST.COM Pétition adressée au président de la République…

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