Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

nationale

Moustapha Niasse très énervé hier: « Je sais me chamailler, je sais me battre… »

YERIMPOST.COM Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké en a pris pour son grade, ce mardi 13 février, à l’occasion des plénières. A sa prise de parole, le député n’a pu s’empêcher de manifester sa désolation après que son nom et celui de Woré Sarr ont été retirés de la liste des députés devant siéger au parlement de la CEDEAO. « Abdoulaye Wade m’a clairement dit qu’il voulait ce poste pour Touba. Je me rends compte qu’ici, les gens n’aiment pas Touba, Moustapha Niasse en premier. Mais cela ne va pas nous décourager. Nous allons continuer le combat. » Il n’a en pas fallu plus pour que le président de l’Assemblée nationale, comme touché dans son orgueil, laisse éclater sa colère: « Il faut emmener les ignares à la raison si de besoin car en dehors d’être ignorant, il est grave d’être indiscipliné. » Et Moustapha Niasse de poursuivre : « Ce qui m’a mis à l’Assemblée nationale, c’est la volonté divine, celle du peuple et la confiance du président Macky Sall. Tant que je serai là, personne ne m’amènera à accepter ce qui n’est pas dicté par la loi… ». Toutefois, le président Niasse a averti ses pourfendeurs: « Je sais me chamailler et je sais me battre, mais je ne le ferai pas. Ici, c’est facile pour moi de couper la parole à quelqu’un, de le sortir de la salle. Mais je ne le ferai pas. »

Pour notre dignité nationale, l’Etat doit ramener Lamine Diack au Sénégal

YERIMPOST.COM Lamine Diack a 85 ans. Il a atteint l’âge canonique, celui auquel, selon les Ecritures, même Dieu est indulgent à son égard. Pourtant, il vit depuis plus de deux ans et demi dans une prison dorée à Paris, assignée à résidence par une interdiction de sortie du territoire. En cause, des malversations qui lui sont reprochées et qu’il est soupçonné d’avoir commises avec la complicité de son fils, Massata Diack, dans le cadre de ses fonctions de président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

Si nul ne saurait revendiquer l’impunité ni l’exemption de reddition de comptes au profit d’un responsable de ce niveau, on peut s’interroger sur la brutale sévérité avec laquelle ce Sénégalais de premier plan dans le mouvement sportif mondial a été traité par la justice française. Alors qu’il présidait l’UEFA, le Français Michel Platini a été accusé d’être impliqué dans des malversations portant sur des montants plus importants que ceux reprochés à Lamine Diack. Pourtant, il continue à disposer d’une liberté d’aller et venir. Le Suisse Sepp Blatter a été et reste poursuivi pour de gros scandales de corruption. Il n’en sillonne pas moins le monde avec un passeport diplomatique.

La question est brutale mais est légitime à poser: Est-ce la différence de la couleur de peau qui explique cette inégalité de traitement ?  Ou est-ce la place dans le monde du pays d’origine du responsable qui détermine les mesures judiciaires à lui infligées ?

L’argument brandi par le juge d’instruction français repose sur le postulat que M. Diack peut se soustraire définitivement à la justice s’il est autorisé à quitter le territoire français. Le calcul secret du magistrat instructeur consiste, pour contraindre à se présenter le trop convoqué Massata Diack, vers qui convergent des indices graves et concordants, à garder son père. Comme si la prise d’otage, en clair la rétention d’un être humain en gage, est reconnue par le Code de procédure pénal français.

Face à la violation des droits de Lamine Diack, à qui a été de facto ôté son droit à la présomption d’innocence, l’Etat du Sénégal est resté scandaleusement silencieux. Et démesurément impuissant devant le sort de celui qui fut athlète international, champion de saut en longueur, maire de Dakar, footballeur puis entraîneur de foot, directeur technique national, président du comité national olympique, président de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial… Tout pays occidental dont il serait le ressortissant aurait pesé de tout son poids pour lui restituer sa liberté de mouvement et le ramener à la maison.

L’une des plus fortes légitimités d’un Etat, c’est de protéger ses ressortissants à l’étranger. La France est allée à cet égard jusqu’à arracher certains de ses citoyens trafiquants de drogue à la justice colombienne pour, officiellement, les juger en France. Pour secourir un seul Américain brimé quelque part dans le monde, les Etats-Unis sont capables d’entrer en guerre.

Quel que soit ce que l’on reproche à Lamine Diack, l’Etat du Sénégal doit se battre pour le faire revenir au bercail. C’est une question d’orgueil national et de souveraineté internationale. Mais également d’image. Un de ses fils arrivé au sommet de l’athlétisme mondial ne peut être indéfiniment traîné dans la boue sans que la perception de notre pays par le reste du monde s’en ressente. Pour mettre fin à cette spirale qui, chaque jour davantage, l’enfonce dans la honte, le Sénégal doit emprunter tous les canaux diplomatiques et judiciaires susceptibles de ramener Lamine Diack dans notre capitale dont il fut le maire.

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Une pétition pour exiger les cartes nationales d’identité.

YERIMPOST.COM Pétition adressée au président de la République…

° Top