Blog de Cheikh Yerim Seck

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Moussa Taye

Robert Bourgi: Quand Macky s’entoure de mercenaires et de gangsters (Moussa Taye)

Le très versatile Robert Bourgi qui a touché à toutes les caisses d’Afrique est devenu le nouveau protecteur de Macky Sall. Ce dernier, non content de s’entourer de zélés et incompétents collaborateurs au niveau national, s’ouvre à l’international pour chercher des gangsters et des mercenaires afin de légitimer une éventuelle fraude à la prochaine présidentielle. Le tri national Bourgi doit garder ses leçons de science politique sur fond de combine et de reniement. Cet adepte de la tortuosité et de la manigance est un imposteur qui a mangé à tous les râteliers et participé à toutes les manœuvres de destabilisation des pouvoirs africains. Franchement, ce vil individu, à la verve sinistre, doit se taire. Les sénégalais ont compris son jeu depuis belle lurette.




Moussa TAYE

Moussa Taye tance Ismaïla Madior Fall et interpelle les magistrats sénégalais

YERIMPOST.COM « C’est encore une immixtion grave dans le fonctionnement de la justice. Il ne lui appartient pas de commenter la décision de justice encore moins de décider du sort qui doit lui être réservé. En tout état de cause,  le Sénégal a l’obligation de respecter et d’appliquer les décisions de la cour. Il a adhéré librement à cette juridiction, a participé à son financement, à l’élaboration des normes et à son fonctionnement en y envoyant ses juges. Il ne peut donc refuser d’appliquer les décisions de justice qui émanent de cette juridiction. En appel, j’espère que les juges auront la lucidité et le courage d’intégrer cette nouvelle donne et en tenir compte. La conséquence est simplement la régression du procès d’appel à la phase de l’information judiciaire et par voie de conséquence la libération des détenus. C’est pourquoi, j’interpelle ici et maintenant les organisations des droits de l’Homme et l’Union des magistrats afin qu’elles prennent leurs responsabilités devant cette situation. »




Moussa Taye

Moussa Taye charge la justice et l’Etat

Communiqué de presse

La Cour de Justice de la CEDEAO a jugé ce vendredi 29 juin 2018 que la détention de Khalifa Ababacar Sall est arbitraire et que ses droits ont été violés par l’Etat du Sénégal.

Cette décision de la juridiction ouest africaine, qui confirme le bien fondé des exceptions soulevées par les avocats de Khalifa Ababacar Sall devant les juridictions sénégalaises, consacre une victoire nette et définitive du droit sur la forfaiture perpétrée par le régime de Macky Sall avec la complicité de certains juges. En effet, elle a été rendue conformément à la loi par une justice impartiale et par des magistrats indépendants contrairement à certains juges sénégalais fortement instrumentalisés par le pouvoir exécutif pour empêcher Khalifa Ababacar Sall d’être candidat à l’élection présidentielle de février 2019. Cette décision constitue un cinglant désaveu de l’enquête préliminaire, de la procédure d’instruction, du procès et du jugement rendu en première instance et met les juges de la Cour d’Appel de Dakar en face de leurs responsabilités de rendre la justice conformément aux lois nationales et aux instruments juridiques internationaux ratifiés par notre pays.

Cette décision rendue par la juridiction de la CEDEAO à laquelle notre pays a librement adhéré, s’impose à l’Etat du Sénégal et l’oblige à prendre sans délai les mesures appropriées pour son exécution. En conséquence, nous exigeons la libération immédiate et sans condition du Député – Maire Khalifa Ababacar SALL et de ses codétenus et l’annulation de la procédure judiciaire.




Fait à Dakar, le 29 juin 2018
Moussa TAYE
Conseiller politique de Khalifa Ababacar SALL

Convocation en appel du dossier Khalifa Sall: Moussa Taye évoque une manipulation de la justice

YERIMPOST.COM Dans une interview accordée au journal Vox Populi, le conseiller politique du maire de Dakar, Moussa Taye, voit une manipulation de l’Exécutif dans la subite convocation du dossier de la caisse d’avance devant la Cour d’Appel après la réunion de responsables socialistes proposant la candidature de Khalifa Sall à la présidentielle.

« Cela est étonnant dans la mesure où presque 300 dossiers d’appel antérieurs à celui de Khalifa Sall dorment dans les greffes de la Cour d’Appel. A titre d’exemple, l’affaire Barthélémy Dias vs feu Ndiaga Diouf est antérieure à l’affaire de la caisse d’avance et, curieusement, elle n’est pas encore retenue. Cela veut dire que la main de l’Exécutif est encore intervenue pour extirper le dossier, le bâcler afin de le vider définitivement avant les élections. La volonté d’écarter Khalifa Sall du jeu électoral est devenue plus qu’évidente. »

Par ailleurs, le conseiller politique du maire de Dakar donne son avis sur la juridiction de jugement. Il considère que « les principaux responsables de cette juridiction bénéficient du décret prolongeant l’âge de retraite de certains magistrats. Ce qui rend suspecte leur position. » Il interpelle également l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS): « L’UMS a le devoir de dénoncer cette justice sélective. L’autre point est que tous les magistrats qui bénéficient du décret de prolongation doivent être récusés pour éviter certaines interprétations. »




Mort de Fallou Sène: Moussa Taye exige une série de démissions

YERIMPOST.COM Ci-dessous son texte…

Au regard des circonstances tragiques de la mort du regretté Mouhamadou Fallou SENE, le recueillement s’imposait pour s’associer au deuil qui frappe la famille de cet étudiant, victime de la violence d’Etat systématiquement retournée contre des citoyens chaque fois qu’ils exercent leurs droits garantis par la Constitution. En effet, il existe un lien évident entre ce drame et la furie répressive du régime finissant de Macky SALL qui, dans un réflexe de survie, développe de nouveau des pulsions meurtrières.

La mort de Mouhamadou Fallou SENE ne doit pas rester impunie comme les autres qui l’ont précédée. Au-delà de notre consternation et des condamnations, il faut exiger non seulement la démission du Ministre de l’Enseignement supérieur parce qu’il est la cause profonde du mal vivre généralisé dans nos universités mais aussi celle du Recteur et du Directeur du CROUS de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui ont autorisé l’intervention des forces de l’ordre en violation des franchises universitaires. Par ailleurs, l’enquête ouverte par le Procureur de la République de Saint-Louis doit présenter des garanties d’indépendance pour s’assurer que cette fois ci le ou les auteurs de cette tragédie et les donneurs d’ordre seront identifiés et sévèrement punis par la justice.




Dakar, le 18 mai 2018
Moussa TAYE
Conseiller politique de Khalifa Ababacar SALL

Alassane Samba Diop, l’honnêteté grandit! (Moussa Taye)

Mon cher, par cette courte adresse, je m’ouvre à vous de choses importantes pour ce qu’elles tiennent aux valeurs humaines.

J’ai péniblement suivi le plateau de l’émission Afrique-Presse animée par Assane DIOP sur TV5-RFI du 07 avril et à laquelle vous preniez part en votre qualité de journaliste de la Rfm.

J’eviterai d’aborder des prises de positions exclusivement à charge tout au long de l’émission, allant même par conclure par la  formule lapidaire: « laissons la justice faire son travail ».

C’est parce que la justice est sensée faire son travail que Khalifa Ababacar SALL est encore présumé innocent jusqu’à ce qu’un jugement deifinitif ne dise le contraire. Ce qui a été le contraire de votre discours.

Le plus troublant est moins cette flagrante prise de position que ce silence coupable devant les propos de Assane DIOP.

Lorsque ce dernier a dit et répété, par ignorance peut-être, que Khalifa Ababacar SALL a été condamné pour détournement de deniers publics, le responsable d’organe de presse que vous êtes savait pertinemment que ce chef d’inculpation visé par le procureur a été levé par le juge.

Votre silence, alors, a été coupable.

Si je m’adresse ainsi à vous, ce n’est ni pour le plaisir de le faire, ni pour l’objectif de jeter en pâture le responsable d’un organe de presse.

Je pense tout simplement que la crédibilité est la variable indispensable à l’émetteur qu’est le journaliste et qu’elle s’obtient, mais surtout, se maintient au prix de l’honnêteté.

Cordialement

Moussa TAYE
Conseiller Politique Khalifa SALL



Condamnation: L’analyse de Khalifa Sall à travers son porte-parole Moussa Taye

YERIMPOST.COM «Le juge Lamotte avait promis de dire le droit. Malheureusement, tout ce qui a été dit est tout sauf du droit.» C’est l’avis de Moussa Taye, ce proche collaborateur du maire de Dakar. Ceci dit, tout n’est pas perdu pour Khalifa Sall, semble dire le non moins conseiller politique et porte-parole de l’édile de la capitale. «Nos avocats ont interjeté appel et useront de toutes les voies de recours pour faire casser ce verdict. Donc, sur le plan politique et électoral, il n’y a pas péril en la demeure», ajoute Moussa Taye.




Moussa Taye se prononce sur le délibéré de demain

YERIMPOST.COM Ce sera la douche froide pour ses souteneurs si le maire de Dakar venait à être condamné. Le verdict est proche et les lieutenants de Khalifa Ababacar Sall sont optimistes que, ce vendredi 30 mars, le prisonnier le plus célèbre de Rebeuss sera libre au même titre que ses coaccusés. Moussa Taye, conseiller politique de l’édile de la capitale, s’est ouvert à nos confrères de l’Observateur pour manifester toute sa confiance quant à l’issue heureuse de ce délibéré. Il a également profité de la tribune qui lui a  été offerte pour appeler à une forte mobilisation des militants, sympathisants, amis et alliés.




Hommage à Mamadou Diop (Moussa Taye)

Mamadou Diop et moi

C’est Abdoulaye Wilane qui me présenta à Mamadou Diop un soir de juin 1992. Diop le maire était venu à l’université de Saint Louis pour présider les journées culturelles du MEES (Mouvement des Elèves et Etudiants Socialistes). Wilane en était le Secrétaire général et moi son adjoint. Ce soir-là, nos craintes s’étaient vite dissipées tant le maire avait été accueilli avec ferveur par toute la communauté universitaire. Nos amis de l’opposition invités à cette fête ne tarissaient pas d’éloges à son encontre. Tous le considéraient comme un brillant travailleur. J’ai tantôt dit nos craintes justement parce qu’à cette époque, rares étaient les responsables socialistes qui osaient entrer dans les universités marquées par l’acharnement et l’hostilité des étudiants envers le pouvoir du président Diouf. Mamadou Diop vint à Saint Louis et resta avec nous toute la soirée. Cela avait revigoré nos convictions et renforcé nos positions. Il sera accueilli à l’université Cheikh Anta Diop pour y battre campagne à l’occasion des élections municipales de 1996.




Plus tard, il sera mon professeur à l’Ucad dans un cours de DEA de sciences politiques intitulé « Police et Sécurité intérieure ». Il fit preuve d’une assiduité remarquable malgré ses multiples charges et son cours était une leçon de gouvernance publique fort appréciée alliant théorie et pratique. Par la suite, nous avons partagé la même table du bureau politique où je siégeais en ma qualité de Coordonnateur de Vision socialiste, mouvement des cadres du parti porté sur les fonts baptismaux par de jeunes cadres du parti.

Depuis 2009, à la faveur de l’élection de Khalifa Sall à la mairie de Dakar, je retrouvais assez régulièrement Mamadou Diop dans ses salons privés par l’intermédiaire de Mansour Tambédou pour échanger sur la gestion municipale, ses livres et de manière générale sur le Sénégal.

Mamadou Diop était un homme intelligent et ambitieux. La première question qu’il posait souvent à ses jeunes interlocuteurs était liée à leur cursus :

« Que fais-tu maintenant ? Qu’est-ce que tu deviens ? »

Parce que l’homme aimait le savoir. Parce qu’il savait et répétait souvent que le Savoir restera quand tout disparaitra. En prêtant serment comme avocat, il disait vouloir donner exemple à la jeune génération. Parce que c’était un combattant qui a appris à la dure à se battre et à ne rien lâcher.

Titulaires de deux doctorats, de plusieurs DEA et auteur de plusieurs ouvrages, il reste incontestablement un homme politique chevronné, un homme d’Etat valeureux et un brillant universitaire.

Par un curieux sortilège de l’histoire, nos deux dernières rencontres se sont déroulées dans ses terres natales de Yoff. C’est dans la cour de cette mosquée où  la prière mortuaire  a été faite que je le vis pour la dernière fois. C’était lors du décès d’un de ses amis. Ce jour-là, il me serra fortement la main et me dit : « Toi, je ne te vois plus mais je te suis régulièrement. Bon courage. »

Cette fois-ci, à mon tour de te dire : « Reposes en paix auprès d’Allah. Et continues à veiller sur nous. Nous ne t’oublierons jamais »

Moussa TAYE

Réponse au Garde des Sceaux, ministre de la Justice (Moussa Taye) 

Ce procès n’est ni juste ni équitable Un procès ne peut pas être juste et équitable si la politique plane sur le tribunal. Nous sommes dans un procès injuste et inéquitable à toutes les étapes. Avant le procès : Cette phase a été marquée par la violation systématique des droits de Khalifa Sall et de ses collaborateurs.

  • Le non-respect du principe de la libre administration des collectivités locales en envoyant une mission de l’IGE dans les mairies
  • L’enquête préliminaire a été bâclée et le dossier transmis au procureur de la république en moins d’une semaine
  • Le procureur de la république en un temps record, a transmis le dossier à l’instruction sans enquête sérieuse. Il s’est même permis dans une conférence de presse d’attaquer frontalement et de condamner le maire de Dakar avant le procès
  • Le juge d’instruction a eu un comportement qui se révélera par la suite rocambolesque. Il a décerné un mandat de dépôt au maire et à ses collaborateurs en épargnant les deux percepteurs pourtant accusés des mêmes délits.
  • La restriction des droits de visite confinant le prévenu Khalifa Sall dans un quasi isolement
  • Toutes les requêtes déposées par la défense ont été rejetées sans être étudiées
  • Le candidat aux élections législatives s’est vu refusé la liberté provisoire pour battre campagne alors que la jurisprudence récente autorisait le juge à lui accorder cette liberté provisoire
  • Elu député et par conséquent bénéficiant de l’immunité parlementaire, Khalifa Sall a été encore maintenu dans les liens de la détention
  • Le rejet de la caution en violation de la loi
  • La levée de son immunité parlementaire dans des conditions qui frisent le ridicule et qui continuent d’alimenter le débat dans les facultés de droit
  • L’ordonnance de renvoi alors que la procédure d’instruction n’était pas épuisée

La phase de procès :

  • Le changement inattendu de la composition du tribunal pour des raisons inexpliquées
  • La présence futile et excessive de l’Etat dans le procès à travers le parquet, l’Agent judiciaire et des avocats
  • Le rejet sans motif valable des exceptions soulevées par la défense et qui devraient entraîner la nullité de la procédure notamment la non présence de l’avocat à l’enquête préliminaire en violation de l’article 5 du réglement 5 de l’UEMOA
  • Le refus de convoquer certains témoins clefs et la diminution drastique du nombre de témoins
  • La violation des droits de la défense par l’irruption intempestive du tribunal dans le travail des avocats
  • La violation des droits de la défense par la limitation du temps de plaidoirie obligeant les avocats à résumer leur plaidoirie ou à refuser simplement de plaider
  • Les déclarations de membres du gouvernement en plein procès condamnant déjà Khalifa Sall en faisant fi de la présomption d’innocence, principe sacré en droit
  • L’instrumentalisation d’organes de presse proches du pouvoir et du quotidien national Le Soleil et de la RTS dans la couverture du procès dans le but d’enfoncer les prévenus par un traitement aux antipodes de la vérité

En résumé, un procès juste et équitable passe d’abord et avant tout par le respect des droits de la défense. Or, dans ce procès, ces droits absolus n’ont pas été respectés. La défense a même été humiliée par le manque de respect à l’égard des avocats africains notamment malien et camerounais. Dans le même temps, le seul avocat européen commis par l’Etat a bénéficié de tous les égards. Ce procès n’est pas juste et équitable. Le verdict certainement aussi ne sera ni juste ni équitable. Le rapport d’Amnesty International ne fait malheureusement que décrire la réalité de la démocratie sénégalaise marquée par une nette régression loin de la démocratie cosmétique que vous décrivez. Moussa TAYE Conseiller politique et Porte-parole du maire de Dakar

Lettre ouverte au juge Malick Lamotte: Juger, c’est assumer (Moussa Taye)

« C’est précisément parce que la justice nourrit des espoirs et suscite des craintes que la simple évocation de son indépendance rassure et fascine autant qu’elle effraie » Souleymane Téliko, président de l’UMS   Monsieur le juge, Cette belle citation de votre collègue suscite chez moi ce mélange étrange d’espoir et d’angoisse que l’on ne retrouve que dans les couloirs d’hôpitaux. En effet, Monsieur le juge, Le procureur de la république, à l’image du procureur du Roi Villefort, dans « Le Comte de Monte Cristo » a déjà emprunté le chemin tracé par ses supérieurs. Son réquisitoire tantôt ennuyeux, parfois ridicule et toujours grotesque mène tout droit le détenu Khalifa Sall vers la guillotine. Et vous avez l’insigne honneur ou (c’est selon) la lourde et ingrate tâche de faire exécuter cette sentence. Monsieur le juge, Ce n’est certainement pas à un magistrat de votre trempe, avec un quart de siècle de pratique à qui on apprendra que juger est à la fois simple et complexe. Juger est en effet simple parce qu’il faut juste dire la Loi. Complexe parce que cette Loi elle-même est déjà très complexe. Les juristes dissertent sur la matière en reconnaissant que tout n’est pas dans la Loi. En réalité, dans cette affaire de la caisse d’avance, tout n’est pas dans la Loi. Tout ou presque est dans le labyrinthe gluant et visqueux de la politique. Et on vous demande de régler par quelques arguties juridiques un conflit politique. Monsieur le juge, Il n’est jamais superflu de rappeler que cette affaire est d’abord et avant tout un problème politique drapé sous les oripeaux d’un juridisme alambiqué. Le verdict a déjà été annoncé par les courtisans : condamner sans coup férir l’impénitent qui veut défier le chef. Et oui, Monsieur le juge, c’est parce que dans notre pays, il y a malheureusement une prépondérance du pouvoir exécutif qui autorise tous les excès. Thémis jadis si digne et à la fière allure à l’image de cette belle et gracieuse Dame est déjà fortement éprouvée par l’Exécutif qu’elle en prend des rides. Cependant, le combat pour une Justice libre et indépendante doit d’abord être mené par les Acteurs de cette Justice. Il vous appartient dès lors à travers ce faux procès de remplir ou de trahir votre part de mission. Je vous ai entendu dire magistralement au tribunal « qu’il y a une vie après ce procès ». Voilà qui est bien dit ! Mais, cette vie ne sera plus la même pour tous les protagonistes. Certains seront peut-être récompensés pour… services rendus. D’autres anéantis et jetés dans les abysses de la déchéance. C’est dire que vous avez entre vos mains périssables le destin d’une femme et d’hommes, de famille et même celui de toute une Nation car vous jugez au nom du Peuple. Votre responsabilité est lourde. N’oubliez pas alors de vous référer au tribunal de l’Histoire et à celui de votre Conscience. Le tribunal de l’Histoire inscrit votre nom dans les langues de la postérité. Le tribunal de la Conscience vous permet de dormir du sommeil des justes ou vous plonge dans d’effroyables cauchemars. La pression est déjà forte. Elle va monter crescendo. Vous aurez certainement par moment peur mais sachez que « le courage n’est pas l’absence de peur mais la capacité à la surmonter et à la vaincre » comme le disait Nelson Mandela. Et que finalement, « in robore fortuna » autrement dit « la fortune est dans le courage ». En attendant le Seul et Vrai Juge (Coran : sourate 95 verset 8), à vous de juger !   Moussa TAYE Conseiller politique du maire de Dakar  

Moussa Taye accuse Seydou Guèye de préjuger de la décision du tribunal

YERIMPOST.COM Interrogé sur la déclaration de Seydou Guèye, Porte-parole du Gouvernement et de l’Apr qui affirme parlant de l’affaire Khalifa Sall que « personne n’osera plus dilapider les ressources sous le prétexte fallacieux de fonds perdus dans une caisse noire » et sur les articles des journaux Le Soleil et Libération portant sur le fameux décret de 2003, Moussa Taye, le porte-parole de Khalifa Sall précise :

« La sortie de Seydou (Gueye, ndlr) confirme notre crainte d’un verdict déjà établi. Si, à son niveau de responsabilité, il ose parler ainsi, c’est qu’indubitablement, il est au courant d’une manipulation de la justice contre Khalifa Sall. C’est même manquer de respect au tribunal que de donner un verdict avant la fin du jugement. Le tribunal doit prendre ses responsabilités en faisant preuve d’impartialité et ne point céder aux desiderata d’un pouvoir politique, par essence éphémère. Les juges doivent penser à la postérité en préservant leur honorabilité.

Il faut aussi rappeler que le décret n° 2003-657 du 14 août 2003 relatif aux Régies de Recettes et aux Régies d’Avances de l’Etat ne concerne pas les collectivités locales. Dans les visas, ni les lois de 1972, 1996 et 2013 relatives à la décentralisation ne sont citées. Les deux percepteurs ont d’ailleurs confirmé devant la barre que la circulaire du directeur du Trésor public du 5 mars 2004 qui annule les caisses d’avance ne concerne que les régies de l’Etat et non celles des collectivités locales. »

 

Moussa Taye écrit une lettre corrosive à Saliou Keita

A mon cher ami Saliou Keita

Cher ami,

Je t’envoie ce mot pour t’inviter comme c’est toujours le cas à l’occasion de nos rencontres à rester debout. Rester debout, c’est rester soi-même. C’est surtout, ne pas verser dans le zèle et la calomnie. J’en profite pour rappeler aussi une vérité pour que tous ces sbires, sauvageons et autres cerbères se calment.

A l’Alliance pour la république (APR), rares sont ceux qui connaissent véritablement l’origine et la nature des rapports entre Khalifa Sall et Macky Sall. Peut-être que les doyens Alioune Badara Cissé  et Mbaye Ndiaye en savent quelque chose. Idrissa Seck qui présenta à Khalifa « le jeune Macky, responsable de la CIS » bien avant 2000, en sait aussi quelque chose.

Macky Sall, en tant que Premier ministre et secrétaire général adjoint du Pds, connaît bien l’existence de cette caisse. Au plan formel. Il le connaît aussi en tant qu’opposant bien sûr pour avoir sollicité le maire pour diverses raisons.

Cher ami,

Ce n’est point un délit encore moins un déshonneur pour un homme politique de solliciter quelque soutien ou appui. Nous intercédons tous en faveur de camarades et de parents pour des bourses d’études, des prises en charge médicales, des financements de projets… Il n’y a aucun problème à ce niveau.

Tu parles de pays de droit. Je te précise que dans un Etat de droit, la présomption d’innocence est sacrée. Elle enveloppe le prévenu jusqu’au verdict DE FI NI TIF c’est-à-dire jusqu’à l’épuisement de toutes les voies de recours. Économiste de formation, tu devrais aussi pouvoir distinguer les deniers publics qui comportent des deniers étatiques et des deniers d’autres collectivités publiques. Mais enfin…

Mon cher ami,

Tu n’as pas bénéficié de la caisse d’avance. Certes ! Mais, tu as bénéficié d’un soutien plus important et plus réconfortant de la part de Khalifa Sall: le soutien moral et affectif. TMTC (toi-même tu sais)

Cher ami,

Nul régime n’est éternel. L’amitié elle, peut être éternelle si elle est fondée sur la vérité. C’est pourquoi, j’ai tenu sincèrement à te dire « ma vérité ».

Amicalement !

Moussa TAYE

Moussa Taye lance une importante invite au juge Lamotte

YERIMPOST.COM Vendredi dernier, après le délibéré sur les exceptions, la défense avait demandé un renvoi jusqu’au mardi 6 février pour permettre aux avocats de rencontrer leurs clients et de discuter de la stratégie pour aborder le fond du dossier. Le juge Lamotte a accédé à cette demande en coupant la poire en deux. Il a décidé du renvoi jusqu’au lundi 5.

Mais, ce qui inquiète les partisans du maire de Dakar, c’est l’argument avancé par le juge pour justifier le renvoi à lundi. Malick Lamotte a rappelé au tribunal qu’il y avait d’autres affaires à juger, faisant allusion au procès de Imam Ndao et des présumés terroristes prévu le 14 février dont lui-même Lamotte sera le juges. S’adressant aux avocats, il leur a dit : « Nous avons une affaire importante à juger et dans laquelle certains d’entre vous sont constitués ».

Cet argument n’a pas plu aux partisans de Khalifa Sall. Le conseiller politique et porte-parole du maire de Dakar, Moussa Taye, n’est pas convaincu par les arguments du juge et met en garde: « Cela ne tient pas la route. Il faut prendre tout le temps nécessaire pour vider cette affaire. On ne peut pas emprisonner des gens pendant onze mois et vouloir tenir le procès en une semaine. J’invite le juge Lamotte à ne pas verser dans l’empressement suspect, comme l’ont fait le procureur et le juge d’instruction. Il faut donner à toutes les parties l’occasion de développer leurs arguments en prenant tout le temps nécessaire. Le délibéré sur les exceptions nous laisse sceptique quant aux conditions d’un procès équitable comme il (Lamotte) l’avait clamé urbi et orbi. Nous demandons juste que les droits de la défense soient respectés. Et nous restons intransigeants sur ces principes. Si nous constatons quelques manquements qui altèrent le bon fonctionnement du procès, les prévenus et les avocats  prendront leurs responsabilités. »

 

Vidéo- « Ce que Khalifa Sall m’a dit » (Moussa Taye)

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