Blog de Cheikh Yerim Seck

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Barthélemy Dias envoie de Rebeuss un deuxième mot à Yerimpost

YERIMPOST.COM Nous reproduisons in extenso ce mot que M. Dias nous a fait parvenir…

L’attitude et la posture du Conseil constitutionnel confirme que la justice sénégalaise, après avoir démissionné, a définitivement choisi de se déculotter pour assouvir les désirs de l’Exécutif.
La lutte continue!
À BON ENTENDEUR.




Barthélemy DIAS

Des syndicats lèvent leur mot d’ordre à la ziarra de Tivaouane

YERIMPOST.COM Sept syndicats d’enseignants ont mis à profit la Ziarra générale de Tivaouane pour venir se soumettre à la demande du khalife général des Tidianes. Lesquels syndicats, conduits par Pape Mamadou Kane, secrétaire général du Syndicat démocratique des enseignants libres du Sénégal, venus à Tivaouane après avoir rencontré leur base, ont demandé la suspension du mot d’ordre de grève. Ils ont souhaité que leur action fasse tache d’huile pour que le système éducatif retrouve sa stabilité.




Mot d’ordre du FPDR pour obtenir la démission d’Aly Ngouille Ndiaye

YERIMPOST.COM Dans le communiqué ci-dessous…

 

La Conférence des Leaders du FPDR s’est réunie ce lundi 12  mars 2018. Entre autres points inscrits à son ordre du jour, elle a procédé à une première évaluation du plan d’action mis en œuvre dans le cadre de l’IED notamment du sit-in devant le Ministère de l’Intérieur.

La Conférence des Leaders adresse ses vives félicitations à l’ensemble des composantes de l’IED et en particulier aux militants des partis membres du FPDR qui se sont mobilisés massivement malgré l’interdiction illégale et le dispositif de répression mis en place par le pouvoir de Macky Sall.

Cette forte mobilisation est à la mesure de la détermination des Sénégalais à relever le défi de Macky Sall conformément aux traditions de refus et d’héroïsme de notre peuple. C’est ce qui explique la peur qui s’est emparée du pouvoir de Macky Sall et qui ne fera que s’amplifier.
C’est dans cette voie qu’il s’agit de poursuivre. Il n’y a pas d’autre voie pour imposer à Macky Sall les conditions minimales d’une élection transparente.

La conférence des leaders fustige la répression violente de cette manifestation qui était pourtant pacifique et déclarée. Elle condamne en particulier l’utilisation sans retenue de grenades lacrymogènes en violation totale des règles d’engagement en la matière. Elle exprime sa solidarité avec le personnel, les élèves et les parents d’élèves de l’école élémentaire Mame Yacine Diagne, victimes de l’utilisation abusive des gaz lacrymogènes, et exige l’ouverture d’une enquête indépendante, ainsi que l’identification et la sanction des coupables.

Le prétexte du prétendu respect de l’arrêté Ousmane Ngom ne saurait prospérer puisque les militants du parti au pouvoir organisent régulièrement des manifestations politiques au centre ville, la dernière ayant été la protestation des partisans du frère du président Sall après l’annonce de sa non investiture sur les listes de BBY.

C’est à la place Washington et non ailleurs que les élections sont organisées. C’est là bas que nous devons et que nous allons manifester. Macky Sall doit en prendre acte une fois pour toutes.

La conférence des leaders appelle à l’intensification de la résistance populaire qui s’organise désormais dans tous les secteurs de la vie nationale. L’heure est à la jonction de toutes les luttes sectorielles dans une lutte générale pour obliger Macky Sall  à accepter des discussions constructives et à faire des concessions significatives sur les différentes plate-formes revendicatives, pour éviter en particulier une année blanche. Il s’agit de préparer très rapidement une grande marche de toutes les forces politiques, syndicales et sociales pour obtenir la satisfaction des revendications.

Informée du succès de la manifestation des militants et responsables politiques de nos partis du samedi 10 Mars à Mbacké, la conférence des  Leaders leur adresse ses vives félicitations et appelle tous les autres départements à suivre cette voie.

Fait à Dakar le 12 mars 2018 
La conférence des leaders

Colloque International pour la Paix organisé au King Fahd palace le samedi 3 mars 2018… (Le mot de Karim Wade)

YERIMPOST.COM Votre blog publie ci-dessous la déclaration de Karim Wade

 

Vous, membres de cette auguste assemblée, à travers votre président et votre coordonnateur général, recevez mes remerciements et mes salutations les plus distinguées. En effet, les différents thèmes que vous comptez aborder avec un panel aussi riche, parce qu’étant composé d’hommes de valeur dont la plupart sont issus de nos différentes familles religieuses héritières de nos illustres ancêtres qui ont marqué de leur empreinte indélébile, le cours de notre histoire.

La pertinence de ces thèmes est aussi justifiée par le contexte international marqué par la barbarie et la violence enfantées par l’intolérance, l’incompréhension et le fanatisme aveugle ; que par l’exception sénégalaise caractérisée par l’entente, la cordialité et la cohabitation pacifique entre toutes les races, toutes les confessions, toutes les ethnies. Cette pluralité, loin de nous diviser, demeure une richesse inépuisable pour notre cher pays.

Mes chers frères et sœurs, soyez rassurés que, comme vous, mon seul repère, ma seule boussole qui guide mes actions, s’inspirent de la philosophie de paix , de tolérance et de concorde nationale que mon guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba n’a cessé, durant toute sa vie, d’utiliser comme fondement de la communauté qu’il a bâtie.

L’Islam, après avoir pénétré cette partie de l’Afrique, a été adopté par de grands hommes soufis qui ont su éclairer notre peuple, à travers de grandes confréries : la Khadria, le Tijanisme et enfin le Mouridisme dont le fondateur Cheikh Ahmadou Bamba, qui a incarné la synthèse de toutes ces grandes écoles de soufisme.

Quand j’observe ce monde actuel marqué par une série de violences aveugles interconfessionnelles, je m’étonne et deviens meurtri par cette trajectoire de non-sens que notre monde contemporain est en train de suivre. Pour étayer ce point d’interrogation face à cette bizarrerie irrationnelle, je ne fais que convoquer cette époque des premières heures de l’Islam : lorsque les premiers disciples du prophète Mohamed (psl) étaient persécutés à la Mecque, doit-on oublier qu’il avait conseillé à certains de ses compagnons, d’aller demander asile et refuge auprès de la communauté chrétienne d’Ethiopie, pays se situant en Afrique noire.




Cette séquence de l’histoire de l’Islam engendre deux enseignements majeurs : d’abord la religion dont Mohamed (psl) est le dépositaire ne tenait compte ni de la race encore moins de la croyance confessionnelle pour cohabiter dans la concorde, la cordialité, la solidarité et la paix. Chers frères et sœurs, auguste assemblée, pour illustrer davantage la marque particulière de notre société, je vous invite à convoquer le rapport de M. ANTOINE DE LASSELVES, administrateur du Cercle de Diourbel de 1913 à 1915. (Source archive nationale).

Ce dernier qui fut à ses débuts très arrogant envers le Cheikh, finit par consigner dans un de ses rapports au gouverneur de Saint-Louis, ce qui suit : ‘’ce cheikh Bamba détient certes une puissance innée dont la raison ne parvient pas à saisir la source et expliquer la capacité de forcer la sympathie. La soumission des hommes envers lui, est extraordinaire, et leur amour pour lui, les rend inconditionnels. Il semble qu’il détienne une lumière prophétique et un secret divin semblable à ce que nous lisons dans l’histoire des prophètes et de leurs peuples.

Celui-là se distingue toutefois par une pureté de cœur, par une bonté, une grandeur d’âme et un amour du bien aussi bien pour l’ami que pour l’ennemi ; qualités pour lesquelles ses prédécesseurs l’auraient enviées quelque grand que fussent leurs vertus, leur piété, leur prestige. Les plus injustes des hommes et les plus ignorants des réalités humaines sont ceux qui avaient porté contre lui de fausses accusations, consistant à lui prêter l’ambition du pouvoir temporel. Je sais que les prophètes et les saints qui ont mené une guerre sainte, l’ont fait sans disposer de la moitié de la force dont dispose ce cheikh.’’

Fin de citation. Chers frères et sœurs, auguste assemblée, ce témoignage historique sur l’une de nos personnalités de notre société, n’est-il pas suffisant pour nous faire comprendre que, non seulement nous devons préserver les fondements de notre propre histoire, mais que même notre sacerdoce doit être de vulgariser à travers le monde, cette lumière, ce flambeau de paix et de concorde entre les peuples. La dynamique de l’évolution de l’histoire humaine est fragmentée parfois, par certains accidents douloureux qui conduisent à des drames amers.

Convoquons l’histoire du Pape Nicolas V de l’église portugaise qui, au 15e siècle, parraina l’esclavage. Cette grande folie qui a théorisé la supériorité de certaines races sur d’autres, ce qui a conduit à des massacres de millions de noirs asservis, exploités à outrance, constitue l’une des pages les plus noires de l’histoire humaine.

Malgré cette séquence douloureuse de l’histoire de l’Eglise, a t-on le droit de stigmatiser toute la philosophie chrétienne à travers les âges ? Bien sûr que non ! Chers frères et sœurs, dignes fils de nos guides et de nos familles religieuses, cette assemblée me réconforte d’autant plus que lorsque j’ai traversé la lourde épreuve de plus de trois ans de privation de liberté injustement, chacune de vos familles respectives, (Touba, Tivaouane, Ndiassane, Niassène, Thienaba, descendants du vénéré Omar Foutiyou Tall, Medina Gounass, le cardinal de l’Eglise, jusqu’aux fins fonds du Boundou, pour ne citer que celles-là), toutes ces grandes figures m’ont témoigné de leurs prières, leur affection, leur solidarité et leur marque de sympathie.




C’est cela qui a amoindri la douleur de cette épreuve et même a inspiré le fondement du programme que je vais proposer au peuple sénégalais, aux prochaines échéances électorales de 2019. C’est avec vous et l’ensemble de tous les segments de notre société, que je veux bâtir un Sénégal de prospérité, de paix, et de concorde nationale.

Chers frères et sœurs, auguste assemblée, tenons fermement ce flambeau que nos ancêtres nous ont légué, pour faire comprendre à la race humaine que cette petite boule bleue, qu’est la terre, perdue dans l’immensité des galaxies, ne doit sa survie que par la tolérance, la compréhension mutuelle, l’entente, la Paix, la cordialité entre les peuples, qui doivent être le socle sur lequel elle repose.

Chers frères et sœurs tout en priant pour plein succès à vos travaux, je vous exprime toute ma gratitude.

Karim Meissa Wade

Candidat du Peuple aux Elections Présidentielles de 2019.

DOHA LE 28 FEVRIER 2018. 



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