Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

massamba ndiaye

A propos d’une offre maraboutique de réélection de Macky Sall

De Touba à Tivaouane en passant par d’autres cités « religieuses », des voix autorisées sortent du bois pour magnifier les travaux que le président Macky Sall a réalisés dans ces différentes contrées en vue de les réhabiliter ou mieux de leur doter de nos nouvelles infrastructures routières ultra modernes.
A Touba, le porte parole du khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre se réjouit des travaux que le président Macky Sall y a entrepris et surtout de la nouvelle autoroute ILA Touba, non sans oublier de mentionner à l’attention de ses détracteurs que les marques de gratitude prononcées par ci et là sont au demeurant une tradition dans la hiérarchie mouride en vue de témoigner leur reconnaissance à toutes les autorités qui œuvrent pour le rayonnement de la Cité de Cheikhoul Khadim. Le président Macky Sall n’y échappe pas. Soit !
A Tivaouane aussi, le porte parole de la famille Sy, le marabout Serigne Malick Sy s’est également félicité des nombreuses réalisations du régime du président Macky Sall en des termes élogieux : « Depuis Senghor en passant par Diouf jusqu’à Wade, ce que le président Macky Sall a fait à Tivaouane, aucun autre président de la République n’a pu le faire. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de le soutenir pour qu’il puisse terminer ses chantiers. Toutefois, je continuerai de recevoir l’ensemble des membres de l’opposition ….. ».



Cette déclaration du porte parole de la famille Sy a le mérite d’être très claire sur sa volonté de cheminer avec la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. Toutefois, le « Nous » renvoie t – il aux différents membres de la famille qui ont en collégialité et de manière souveraine exprimé leur volonté de soutenir publiquement le président Macky Sall à l’élection présidentielle du 24 Février 2019 à cause uniquement des travaux réalisés à Tivaouane ou est – ce seulement une volonté de quelques uns ?
Pourquoi, par ailleurs le changement de perspective dans la dernière phrase de son énoncé avec l’utilisation du Je à la place du Nous ? Est-ce une manière de se démarquer sur la forme en soutenant sa volonté de recevoir encore et toujours les membres de l’opposition sénégalaise et ce malgré son ancrage dans la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar et de garder le silence sur l’attitude des autres ?
Et dans d’autres cités « religieuses », c’est le même refrain qui est servi à bout de champ pour justifier le choix de Macky Sall à la tête du pays.
A tous ces choix circonstanciels dictés par des considérations partisanes, la question qui sied la mieux et qui mérite d’être posée de manière objective à tous ces souteneurs assumés ou non du président Macky Sall est la suivante : où en êtes vous avec la problématique de la gestion éthique des affaires du pays ou mieux avec le choix du peuple et la défense de l’intérêt général ?
Vos positions du moment ne reflètent pas du tout les attentes légitimes de meilleures conditions de vie nos compatriotes voire les inquiétudes de larges pans de la société qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du président Macky Sall ou qui constatent avec effroi que le régime n’arrive pas à trouver des solutions idoines à leurs problèmes existentiels ou mieux des voies de sortie de crise au chômage endémique de nos jeunes compatriotes, l’appauvrissement du monde rural, la fuite de ces mêmes jeunes du pays en quête d’un hypothétique meilleur lendemain pour leurs familles.
Que faites vous alors de ces situations catastrophiques ? Ne méritent – elles pas d’attirer votre attention sur leur caractère violent et injuste ? Ou bien ne pèsent elles pas du tout à côté des nombreuses réalisations du président Macky Sall dans vos cités ? Face à ces drames existentiels insupportables, rien ne saurait justifier vos soutiens au régime présidentiel Benno Bokk Yakaar. En effet, une appréciation honnête, critique et responsable de la gestion du pays ne doit pas faire l’impasse sur ces différentes considérations et ne doit pas se limiter aux seules réalisations du président Macky Sall dans vos cités respectives.



De plus, vous sortez de vos positions de régulateurs sociaux en vous érigeant en partisans. Vous semblez oublier que votre devoir s’inscrit indubitablement dans le champ religieux ou maraboutique en indiquant avec discernement et responsabilité à vos fidèles disciples ou talibés la voie de la droiture, l’amour de la patrie, le don de soi et le respect du bien public ou mieux la poursuite voire la défense de l’intérêt général afin que ces derniers s’imprègnent des enseignements éthiques et moraux de nos illustres prédécesseurs pour devenir de meilleurs citoyens et de choisir eux-mêmes le ou la candidat ( e ) le plus crédible pour présider aux destinées de notre cher pays. La quête de l’intérêt général doit primer dans un Etat de droit sur toutes autres considérations.
Vouloir s’ériger par effraction en acteurs politiques en indiquant à vos communautés vos choix personnels pour tel ou tel candidat à l’élection présidentielle ne relève pas de la sagesse, si par ailleurs cette vertu est encore d’application dans les discours des uns et des autres aussi bien dans le champ politique que dans le champ maraboutique pour ne pas dire religieux.
De telles postures sont incompatibles avec vos charges liées à la croyance de vos disciples et qui peuvent entrer en conflit légitimement sur le champ politique avec des positions différentes basées sur d’autres considérations de bien être social, de justice, du respect de la parole donnée, de la protection des valeurs de la République.
Vos choix politiques posent un réel problème de cohésion sociale. Ou est-ce, en tant que simples citoyens, nous pouvons nous pas avoir la même lecture objective de la situation socio-économique du pays et de la volonté manifeste du président Macky Sall de piétiner les règles qui fondent notre volonté de vivre dans un Etat démocratique et républicain ? Personne ne vous demande d’être pour ou contre le régime politique au pouvoir. Mais, d’être uniquement du côté de la vérité et de pouvoir l’affirmer avec courage et responsabilité.
Portez vous des œillères qui vous empêchent de constater les dérives et les affres de gestion scabreuse du président Macky Sall ? Ou êtes vous seulement intéressés par les travaux du régime dans vos cités peu importe la souffrance de nos compatriotes ? Beaucoup de nos compatriotes ne mangent pas à leur faim, éprouvent toutes les peines du monde pour assurer à leurs enfants une éducation de qualité, une vie saine et ne sont exposés à la cupidité voire à la corruption de nos politiciens professionnels en raison même de leur détresse. Ainsi, comment un guide religieux peut – il prendre le risque de soutenir un homme, le président Macky Sall qui passe son temps à renier ses engagements, à mentir froidement au peuple et qui permet voire favorise l’instrumentalisation de la justice en vue d’écarter des adversaires politiques et mieux tolère de fait la corruption et la prévarication de nos ressources publiques ?



Mieux, qu’est ce qui vous empêche de tenir un langage de vérité au président Macky Sall et à ses hommes afin qu’ils respectent les lois et règlements de la République et qu’ils dirigent le pays dans la loyauté et dans la défense des intérêts supérieurs de la nation sénégalaise ?
Je reconnais certes que le fait juste d’insinuer de telles questions suscite chez beaucoup de nos compatriotes de la colère voire de l’indignation à l’encontre de n’importe quel citoyen qui s’aventurerait à dénoncer une certaine connivence coupable de l’aristocratie maraboutique du pays de la Teranga avec les fossoyeurs de nos valeurs de justice et de cohésion sociale.
Cependant, l’indignation et la colère de nos compatriotes qui vivent au quotidien les pratiques despotiques du pouvoir du président Macky et les privations qui vont avec, valent plus que la colère de quelques mystificateurs enturbannés ou de disciples manipulés voire désorientés et incapables d’appréhender la réalité sociale. Aujourd’hui, si les marabouts sont critiqués au pays de la Teranga, c’est en grande partie à cause de leur volonté mercantiliste de s’allier à tout nouveau pouvoir au détriment de la défense des sans voix du peuple et de l’intérêt général.
Vos positions partisanes vous empêchent de prendre la défense des causes du peuple et de les placer au dessus de toutes autres considérations. Pourtant, une appréciation honnête, critique et responsable de la gestion du pays ne peut faire l’impasse sur les maux qui secouent de toutes parts la société et ne peut nullement se focaliser sur les travaux réalisés ou en cours dans vos différentes cités.
Dites – nous , pourquoi vous vous estimez redevables au président Macky Sall alors que son rôle en tant que chef de l’Etat est de satisfaire les besoins de l’ensemble du corps social peu importe l’allégeance des uns et des autres ou non à son régime Benno Bokk Yakaar ? Par ailleurs, les travaux ( par exemple la construction de nouvelles routes en vue de faciliter la mobilité de nos concitoyens ) que son gouvernement réalise par ci et là dans vos différentes cités ne sont pas des cadeaux ou je ne sais quoi ….. des privilèges. Ils rentrent tout compte fait dans le registre des obligations de nos autorités publiques dans l’exercice de leurs missions : s’assurer que nos compatriotes vivent dans les meilleures conditions possibles. Et pour cette raison, lui et son équipe ne méritent pas tous ses éloges. Nos compatriotes doivent être sensibilisés sur ces questions de politiques publiques afin qu’ils comprennent qu’ils ne doivent absolument rien à nos gouvernants lorsque que ces derniers s’acquittent de leurs tâches en respectant les règles d’une gestion efficiente et équitable de nos ressources publiques. Cependant, il y a un réel problème d’éthique lorsque les moyens de la puissance publique sont détournés en vue de satisfaire une élite maraboutique et que l’immense majorité de nos compatriotes vivent dans un dénuement total.
Le délabrement du tissu social n’intéresse personne. En quoi consiste le fait de réhabiliter les cités maraboutiques ou leurs lieux de résidence alors que les populations locales ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins primaires ou mieux tirent le diable par la queue ?
Nos autorités publiques doivent revoir l’ordre des priorités des besoins de nos concitoyens. Une personne qui manque de tout, ne doit – elle pas être la priorité absolue de nos gouvernants afin qu’elle puisse sortir de la misère et de pouvoir jouer pleinement son rôle de citoyen ?
Les investissements de prestige du président Macky Sall dans les foyers maraboutiques ne militent pas du tout en faveur d’un développement socio-économique endogène profitable à l’ensemble du corps social. Le président Macky Sall et sa bande de thuriféraires zélés ont tort de penser que ses bijoux architecturaux dans les cités maraboutiques peuvent impressionner nos compatriotes jusqu’à ce qu’ils oublient l’essentiel de ce qui fait la dignité d’un être humain : un travail voire une occupation en vue de subvenir honnêtement aux besoins de leur progéniture. Et ce travail rémunéré est introuvable au pays de la Teranga sauf pour les obligés du président Macky qui ont dû renoncer pour l’essentiel aux vertus en vue de goutter aux délices d’un compagnonnage de complaisance.
Titiller la fierté des marabouts en lançant en grande pompe dans leurs résidences des travaux tout en mobilisant toute la République en vue de magnifier la grandeur voire la fibre religieuse du chef de l’Etat Macky Sall, constitue au demeurant une pratique ou une volonté de politicien professionnel visant à généraliser la corruption à toutes les souches de la population professionnel et qui n’a que faire d’une amélioration substantielle des conditions de vie de nos compatriotes les plus démunis.



Le pouvoir peut et doit investir dans les cités maraboutiques, mais autrement en se focalisant sur le cadre de vie de nos populations. La Cité de Touba est un exemple édifiant pour un changement de paradigme dans les politiques de développement local. Les récents remous de la population de Touba, un fait inédit dans la Cité de Cheikhoul Khadim contre les inondations récurrentes, l’insalubrité et l’insécurité qui dénaturent la ville, sont la preuve tangible que les fidèles ont plus besoin d’une cadre de vie adéquat qui répond aux normes urbanistiques d’une grande ville que d’une autoroute sous exploitée et moins rentable financièrement.
Ainsi, construire l’autoroute ILA Touba n’est pas une priorité pour les populations mêmes de la Cité de Cheikhoul Khadim. Utiliser principalement l’autoroute pour les besoins du grand Magal de Touba est un gâchis, un aveu d’échec et une incompétence notoire du régime du président Macky Sall. Les milliards de francs CFA engloutis dans ces travaux pouvaient permettre de résoudre une bonne fois pour toute tous les problèmes d’aménagement, d’assainissement et d’accès à l’eau de la Cité de Touba, mais également de santé publique pour la deuxième ville la plus peuplée du pays.
Et puis , le Sénégal ne se limite pas aux seuls foyers maraboutiques. Le citoyens sénégalais habitant dans les villages les plus reculés du pays et dont les noms ne figurent dans aucune carte géographique, ont droit aux mêmes égards de la République que nos concitoyens des contrées maraboutiques. La République n’a pas vocation à privilégier la satisfaction des besoins d’une certaine élite politico-maraboutique. Elle a le devoir de traiter équitablement tous les citoyens sénégalais. Il n’est pas tolérable dans un Etat de droit que les autorités publiques laissent la majorité de ses membres dans un dénuement total et ne prennent en compte que les demandes d’une minorité agissante au grand dam du reste de la population.
Une certaine élite maraboutique se complaît de cette situation alors la voie de la mesure milite en faveur d’une distribution efficiente de nos ressources publiques et qui ne laisse personne, je dis bien personne dans la précarité voire dans la misère.
En réalité, seule une distribution juste de nos ressources publiques à l’ensemble du corps social est gage de paix et de solidarité intergénérationnelle. Construire une nation requiert du tact, une certaine intelligence à dépasser les clivages en vue de réunir les différentes composantes de la société à partager les mêmes valeurs et à œuvrer ensemble en vue d’assurer le bien être de toute la population sans discrimination ni favoritisme. Le gouvernement du président Macky Sall est à mille lieues de cette exigence éthique. Il est profondément ancré dans le sectarisme, la division et la confrontation.
Nous devons rompre au clientélisme politique entretenu par une certaine élite politico-maraboutique en vue d’asservir nos compatriotes pour se partager entre alliés des privilèges sur le dos du peuple. Ces discours opportunistes d’une certaine aristocratie maraboutique font le jeu des politiciens et accentuent davantage la division au sein de la société.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Entre intimidations et terreur du régime Benno Bokk Yaakaar (Massamba Ndiaye)

« J’étais au café de Rome, je suis allé voir au niveau des barrières et j’ai vu tous ces gens fuir. J’avais dit que s’ils viennent là-bas pour contester contre les décisions de justice, on va les mettre en prison. Ce n’est pas un droit de contester une décision de justice, nous sommes dans un pays de droit et l’Assemblée a fait les lois qui ont fait qu’il y ait des juges. Il faut respecter les décisions de justice et prendre un peu de hauteur. On ne peut pas s’acharner sur des choses, faire ce qu’on veut, mettre le désordre dans le pays pendant que les juges ont rendu un jugement. Donc, l’Etat prendra ses responsabilités avec rigueur. S’ils ressortent, on va les mettre en prison, c’est simple ». Propos de Moustapha Cissé Lô.




A l’approche des élections présidentielles du 24 Février 2019, de part et d’autre de l’échiquier politique national, la bataille électorale fait rage avec son lot d’invectives, de menaces réelles sur l’exercice de nos droits et libertés garanti par la Constitution du pays et par le rejet indéfectible aussi de toute forme de sujétion à l’arbitraire voire une volonté manifeste des partis de l’opposition à défendre la République des dérives insupportables du président Macky Sall et de sa bande de thuriféraires zélés sans foi ni loi.

Depuis quelques temps, nous assistons à une recrudescence de la violence verbale de certains membres de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar et à une répression policière insoutenable et illégale à l’encontre de nos concitoyens qui se mobilisent de manière pacifique et tout en respectant la procédure de déclaration en matière de rassemblement. La dernière manifestation de l’opposition du mardi 4 Septembre 2018 a fait l’objet d’une répression tous azimuts par nos forces de l’ordre comme si le pays de la Teranga est en état de siège. Dans un Etat de droit, la mobilisation citoyenne est un droit non négociable, mieux une exigence démocratique et républicaine. C’est une réalité dans tous les États démocratiques.

Toutefois au Sénégal, c’est le droit même la manifestation politique en vue de porter nos revendications à l’attention de l’opinion publique que les responsables de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar à l’instar du député Moustapha Cissé Lô veulent tout simplement interdire. Les propos de l’idiot de la République indiquent la voie de la démesure voire de la répression comme méthode de gouvernement du président Macky Sall dans les semaines à venir. Ces propos sont lourds de sens et démontrent à suffisance la crainte du régime hétéroclite Benno Bokk à la tenue d’un scrutin sincère et républicain en rupture avec les procédés staliniens du ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye en matière de conduite du processus électoral. Néanmoins, la déclaration incendiaire et violente du député Moustapha Cissé Lô a le mérite de la franchise d’un fou de la République qui ne peut s’empêcher de garder en silence les volontés sournoises du président Macky Sall de confisquer par des moyens illégaux les droits de nos compatriotes.

Au plus, ces propos sont presque identiques à ceux tenus par le président Macky Sall à Diamniadio à part le courage qui fait tant défaut à son leader, le Chef de l’Etat d’annoncer publiquement la volonté du régime d’arrêter les opposants qui s’évertueraient à organiser des rassemblements malgré l’interdiction du préfet de Dakar.

Qui êtes vous et que représentez vous réellement dans ce pays pour vous permettre à chaque fois que les médias vous tendent le micro pour insulter ou menacer nos compatriotes ? Vous qui reprochez aujourd’hui à nos concitoyens de critiquer une décision de justice, vous ne vous êtes pas rivé de rappeler au gouvernement la nécessité de respecter la décision de la CEDEAO sur l’affaire Khalifa Ababacar Sall et ses co-détenus. Pourquoi donc ce changement de posture lorsque les intérêts du moment de notre candidat apprenti-dictateur Macky Sall ou ses dérives despotiques sont mises à nu ?

Qui êtes vous Moustapha Cissé Lô pour menacer d’arrestation les opposants sénégalais ou portez vous la voix du président Macky Sall pour vous autoriser vos sorties médiatiques qui frisent l’indécence voire une irresponsabilité déconcertante ?




Il faut arrêter Moustapha Cissé Lô de par vos provocations grossières et infantiles d’emmerder les citoyens sénégalais ! Au plus, vous perdez votre temps. Ni vous ni le préfet ni votre chef le président Macky Sall ne peuvent empêcher la tenue de rassemblements politiques dans ce pays. Même votre seule possibilité visant à restreindre drastiquement l’exercice de nos libertés publiques et consiste de recourir à une violence policière sauvage et illégitime de nos forces de l’ordre pour disperser les manifestants, ne prendra pas le dessus sur notre volonté commune de revendiquer le respect de nos principes républicains. Tout compte fait, la brutalité policière et la violation récurrente des lois et règlements du pays vont dévoiler à la face du moment la gestion tyrannique du président Macky Sall.

Quelle honte Moustapha Cissé Lô de vous comporter de la sorte en tant que député du peuple et de surcroît président du Parlement de la CEDEAO ! Vos positions devraient en toute conscience et responsabilité prendre le dessus sur votre posture de partisan de la mouvance présidentielle lorsque la Démocratie et la République sont attaquées de toutes parts par les autorités même chargées de leur protection.

Mais non, Moustapha Cissé Lô, un énergumène comme vous qui n’a que faire de la République mieux qui ignore les principes même de la Démocratie, ne devrait jamais occuper de telles fonctions dans un Etat qui se respecte.

Dans votre réquisitoire malencontreux contre les opposants sénégalais, vous perdez de vue soit par ignorance soit par malhonnêteté que dans un véritable Etat de droit, les citoyens ne vont jamais contester une décision de justice dans les médias ou dans marchés ou places publiques parce qu’ils sont persuadés que les magistrats chargés par la loi de trancher en toute objectivité les différents entre individus ou les conflits entre une personne et la puissance publique, ne vont jamais emprunter des voies illégales pour rendre leurs décisions. Cette forte conviction républicaine est un pilier du respect de la chose jugée.

C’est tout le contraire de ce qui se passe voire se déroule sous nos yeux actuellement au Sénégal. Nos compatriotes qui contestent les décisions à portée politique de certains magistrats, ne le font pas par manque de respect à l’institution judiciaire ou par désinvolture, mais pour pointer du doigt les dysfonctionnements graves à l’administration de la justice que ces mêmes magistrats refusent de voir et préfèrent violer la loi pour ne pas déplaire la Chancellerie ou le président de la République, Macky Sall .

Au fait, que voulez vous ? Que nous nous taisons comme des lâches malgré les décisions iniques de certains magistrats qui inventent même la règle de droit en pleine délibération comme ce fut le cas lors de la condamnation en appel du député maire Khalifa Ababacar Sall.




Dites – nous Moustapha Cissé Lô, comment un magistrat scrupuleux au respect des lois et règlements de la République peut – il annuler le procès verbal d’audition de la gendarmerie sur l’affaire de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar pour violation des droits du maire Khalifa Ababacar Sall et maintenir en l’état le reste de la procédure conduisant à sa condamnation ? N’est ce pas là un cas de violation manifeste du Code de procédure pénale ?

En droit, Moustapha Cissé Lô, la violation d’un droit du prévenu constaté par le juge, annule de facto toute la procédure, non une partie, une véritable argutie juridique dont seul le magistrat Demba Kandji en collégialité avec sa Cour en est capable. Dans les démocraties républicaines, des malfrats ou des bandits de grand chemin malgré les menaces qu’ils pèsent sur la société, sont libérées pour un simple vice de procédure.

Vous allez sans doute nous dire, mais ceux sont des criminels. Oui, néanmoins la loi veille aussi au respect des droits de n’importe quel justiciable. Soit nous acceptons de vivre dans une République tout en nous conformant à ses lois et règlements, soit nous vivons dans une jungle où la raison du plus fort prend le dessus sur tout le reste. N’est pas démocrate ni républicain qui veut le député Moustapha Cissé Lô. .

Au plus, Moustapha Cissé Lô, les juristes de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar à l’instar des maîtres Ousmane Seye et Omar Youm savent pertinemment que les lois et règlements de la République sont violés par le régime du président Macky Sall , mais en véritables râteliers préfèrent la mise à mort de nos principes de justice pour préserver leurs profits et défendent en âme et conscience dans les médias des positions inqualifiables de déni de la règle de droit. Et vous avez le culot de nous demander d’arrêter de contester les décisions de justice qui sont rendues en bafouant les droits des prévenus.

Moustapha Cissé Lô, c’est votre régime Benno Bokk Yakaar qui est en train de semer les grains de la discorde sociale en s’obstinant dans la provocation voire dans les menaces et en violant impunément les lois et règlements de la République.

Dites – nous, Moustapha Cissé Lô, jusqu’où les mêmes de votre régime de terreur vont s’entêter dans l’ignominie et le déshonneur ou attendent – ils vraiment que l’irréparable se produise pour savoir raison garder ? En effet, vous vous surpassez dans les invectives comme si c’est le prix de votre dévouement à un homme, le président Macky Sall à qui n’importe quel citoyen de ce pays même ses laudateur zélés, seul avec sa conscience et éclairé par des principes d’éthique, de vérité, de responsabilité et non de tortuosité, qui doivent au demeurant guider toute action humaine, ne peut que réprouver et condamner énergiquement la manière déloyale, partisane et injuste dont il dirige le Sénégal.

Aujourd’hui, seuls nos compatriotes toutes obédiences confondues qui ont perdu le sens de l’honneur voire tout simplement le sens des valeurs, peuvent encore le soutenir et ce malgré ses nombreuses forfaitures, ses mensonges et ses dérives qui nous mènent tout droit à un scénario catastrophique de contestation post électorale avec son lot de violence que le Sénégal peut bien se passer en respectant scrupuleusement les règles qui régissent l’organisation d’une élection libre et transparente.

C’est cette indignité hallucinante voire cette servitude abjecte qui ont poussé le troubadour Farba Ngom à vouloir déposer une proposition de loi pour mettre en prison tout candidat à l’élection présidentielle qui n’arrive pas à recueillir 20000 signatures. Cette idée dangereuse pour la Démocratie qui est à la fois sauvage et saugrenue, ne peut sortir que de la bouche de Farba Ngom, le griot du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar, le président Macky Sall.

Je suis profondément meurtri de voir que cet énergumène siège à l’Assemblée nationale comme si au Sénégal, seuls les hommes médiocres jusque dans leur manière singulière de s’adresser à nos compatriotes, peuvent parler ou défendre les intérêts du peuple.

A tous ces thuriféraires zélés du président Macky Sall, il n’est point admis dans un État qui se veut démocratique et républicain de menacer ouvertement des personnes qui ne partagent pas votre vision de la chose publique, un mystère pour les incultes et les assoiffés de pouvoir. Votre volonté sordide de s’attaquer à nos droits et libertés n’est pas un jeu pour plaire au président Macky Sall, qui veut endosser coûte que coûte une posture de tyran en vue de nous faire peur et ce malgré son manque de courage légendaire à faire face à ses adversaires politiques dans une compétition loyale où les règles sont respectées de part et d’autre par patriotisme et par un sens élevé de la dignité humaine, mais également sa lâcheté d’abuser de son pouvoir voire sa méchanceté inqualifiable que nos compatriotes ont eu la malchance de découvrir sur le tard. Elle est plutôt une menace réelle à la stabilité sociale du pays à quelques mois de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Face à cette menace qui plane sur nos têtes, un devoir de résistance s’impose à l’ensemble du corps social sénégalais, ne serait ce que pour défendre le pays, ses valeurs, le legs de nos héroïques prédécesseurs qui ont su maintenir le flambeau de la dignité que le président Macky Sall et ses hommes de main ou ses chiens de garde veulent piétiner en vue de faire la promotion de contre – valeurs nuisibles à tous points de vue à la société comme l’injustice, l’arbitraire, le mensonge, la méchanceté, le non respect de la parole donnée, une brutalité injustifiée sur nos compatriotes, la fourberie, la manipulation, le népotisme, l’impunité des délinquants à col blanc, le partage inique entre amis de nos ressources au détriment du reste de la population et j’en passe…..

L’heure est à la mobilisation citoyenne en vue de mettre un terme définitif aux dérives et aux abus de pouvoir inqualifiables du président Macky Sall.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

 

 

 

Démarche républicaine et posture patriotique de Monsieur Cissé Kane Ndao !

« Encourager ce qui est bien, indiquer ce qui est mieux, prévenir ce qui est mal, condamner ce qui est indigne et combattre ce qui est injuste, voilà la mission que nous nous sommes assignés ». Convictions de Cissé Kane Ndao du 12 Août 2016.

 

Quel sublime viatique toute proportion gardée  en faveur d’une détermination sans faille pour défendre les valeurs de justice sociale, de progrès et de vertu dans la conduite des affaires de la République ! Et quel sens de l’esprit critique qui vise à façonner une conscience citoyenne en vue de mieux indiquer le chemin à suivre à nous autres citoyens pour le renouveau du combat patriotique, le don de soi pour la cause nationale ! Et encore d’autres convictions citoyennes et républicaines mainte fois martelées avec force et pertinence partout et qui lui ont valu eu égard à son engagement d’alors pour le respect de la bonne gouvernance et des valeurs démocratiques le titre du sénégalais de l’année !




Ces multiples engagements doivent s’inscrire dans la durée mieux ad vitam aeternam dans la conscience de chacun de nos concitoyens.  Ils ne fluctuent pas au gré des situations ou de l’offre politicienne en vue de corrompre une certaine élite intellectuelle voir à banaliser une situation socio-économique intenable pour la majorité de nos compatriotes ou mieux à soutenir un régime politique qui passe son temps à bafouer les règles les plus élémentaires du jeu démocratique et à imposer une volonté non consensuelle au peuple sénégalais.

Ce combat citoyen est l’affaire de tous et nous avons le devoir de prendre la cause de la société nonobstant les offres mirobolantes du régime de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar en vue de réduire au silence toute voix discordante pour mieux asservir le peuple sénégalais.

Dites nous monsieur Cissé Kane Ndao, qu’est ce qui peut justifier aujourd’hui votre engagement en vue de la réélection du président Macky Sall vu l’état délétère de la situation socio-économique du pays de la Teranga ?  Je ne suis pas nihiliste au point de  déclarer que votre actuel mentor Macky Sall,  jadis « obséquieux qui fait office de chef de gang », n’a rien fait de bon depuis qu’il est à la tête du pays. Non, il s’est évertué à la mesure de ses capacités managériales et de sa volonté de conduire le pays dans une certaine opacité et en faveur de ses affidés du moment voire de ses maîtres français. Les réalisations du président Macky Sall avec son lot de scandales se passent de commentaire.

Sur ce point, je reconnais que vous disposez de plus d’éléments matériels  pour mettre à nu la gestion scabreuse de nos deniers publics du président Macky Sall. Votre blog est en réalité un éventail précis des dérives et malversations financières du régime hétéroclite Benno Bokk Yakaar du président Macky Sall.  A ce titre, je retiens juste votre contribution parue le 12 Août 2016 et intitulée : « Il faut arrêter Macky Sall » et que je reproduis in extenso à la fin de cette mise au point   pour montrer à nos compatriotes votre revirement spectaculaire qui rompt manifestement avec l’engagement citoyen dont vous étiez un des porte drapeau.

Au plus, votre plaidoyer en faveur de la réélection du président de la République, monsieur Macky Sall ne résiste pas une analyse objective de la réalité sociale du pays. En effet, dire comme vous le prétendiez que : «  Donner un second mandat au Président Macky Sall, c’est lui permettre de parachever sa vision et de nettoyer lui-même ses écuries d’Augias.




Il aura par là l’occasion de rectifier ce qui n’a pas marché, de prendre en compte les alertes et les contestations objectives formulées par  l’opposition républicaine,  la société civile et les autres acteurs sociaux, et d’instaurer comme il le souhaite une culture renforcée de la reddition des comptes, ainsi qu’ une nouvelle dynamique de promotion par la compétence et l’éthique, ce qui épargnera à son successeur une reddition des comptes qui pourrait ressembler à un règlement des comptes,  à laquelle nous risquerions d’avoir droit dès 2019, si le candidat Macky Sall »,n’est ce pas une autre manière de dévoiler par mégarde à n’importe quel observateur scrupuleux au bon fonctionnement de nos principes républicains les affres de la mauvaise gestion du pouvoir de votre mentor l’apprenti – dictateur Macky Sall ?  Votre dernière contribution monsieur Cissé Kane Ndao est la preuve tangible que le peuple doit prendre ses responsabilités en vue de mettre un terme à ce  « banditisme d’Etat » que vous dénonciez avec éclat et précision dans vos différentes contributions.

Monsieur Cissé Kane Ndao même en votre statut de militant de la 25 ième  heure de la coalition Benno Bokk Yakaar,  vous savez que le président Macky Sall agit en monarque et n’a que faire des alertes et contestations objectives formulées par l’opposition républicaine, la société civile et les autres acteurs sociaux . Et pourquoi donc devrions nous vous faire confiance  pour le réélire ?  Et que pensez également lorsque vous nous parlez d’une culture renforcée de la reddition des comptes au moment même où le président Macky Sall par irresponsabilité et lâcheté couvre de son aile protectrice des prévaricateurs de nos deniers publics ?

N’est – ce pas encore vous qui dénonciez les fastes et les scandales de monsieur Abdoulaye Sylla, « l’argentier de Mariéme » et vous gardez le silence aujourd’hui sur l’affaire Prodac relative à un  détournement de deniers publics impliquant le ministre Mame Mbaye Niang, un membre éminent de la garde rapprochée de Madame Mariéme Faye Sall ?

Dites nous également, en quoi le pôle urbain de Diamniadio va améliorer considérablement les conditions de vie de la population dakaroise ? Le départ des services ministériels de la Capitale ne va rien changer à leurs conditions d’existence. Le plus ahurissant dans votre argumentation est le fait de penser que les fonctionnaires vont quitter définitivement leurs habitations dakaroises pour trouver un refuge même douillet à Diamniadio. Au plus, les autorités de la République à commencer par votre mentor le président Macky Sall ne disent pas à l’opinion publique sénégalaise ce qu’elles comptent faire de ces différents immeubles administratifs, une propriété exclusive de la nation sénégalaise. Une gestion sobre et vertueuse de nos deniers publics exige du président Macky Sall qu’il dise à la nation sénégalaise  où est ce qu’il en est avec la réhabilitation du building administratif et qu’est ce qu’il compte en faire à partir du moment les services de l’Etat vont déménager définitivement à Diamniadio.  Et quid de la baisse des loyers à Dakar ? Est-ce qu’une étude scientifique établirait aujourd’hui une baisse significative  du  prix du loyer à Dakar avec le départ des services administratifs de l’Etat à Diamniadio ? Ou est – ce que les gros bonnets du régime Benno Bokk Yakaar ou  certains de leurs affidés d’un certain milieu affairiste ou maraboutique  ne vont pas  s’accaparer d’une partie ou de la totalité de nos immeubles administratifs pour un usage privé ou une vente pure et simple en vue de renflouer leurs comptes bancaires ? Et ce n’en est pas nouveau au pays de la Teranga.

Vous  savez mieux que nous autres tous ces cas de mauvaise gestion du président Macky Sall. Toutefois, on peut vous accorder certes le droit si votre sens de la dignité vous le permet de vous renier publiquement et prenez garde de prendre toutes vos dispositions et vos capacités intellectuelles pour au moins fournir à l’attention de l’opinion publique un argumentaire objectif de votre engagement auprès du président Macky Sall sans un moindre soupçon de fausseté voire de légèreté.

Vos écrits parlent d’eux-mêmes. Pourquoi donc devrons nous s’y attarder si ce n’est que pour montrer toujours en toute objectivité à nos compatriotes l’image d’une certaine élite intellectuelle qui use de procédés infâmes en vue de participer au partage du gâteau même infecte du président Macky Sall pour mieux nous asservir et nous détourner des enjeux réels et du risque de confiscation du suffrage des citoyens sénégalais par le régime de terreur de votre  maître du moment,  le président Macky Sall : un homme qui au bout d’un mandat a fini de démontrer toute la finesse de sa trahison à ses multiples engagements auprès du peuple, de son incapacité à défendre les valeurs de la République en raison même de son manque de courage à sévir contre les pilleurs de nos deniers publics,  un homme qui n’honore pas sa parole et un fieffé menteur.

Continuez monsieur Cissé Kane Ndao à le défendre voire de le soutenir en dépit même de la souffrance innommable des pans entières de la société et qui sont victimes de ses choix politiques et économiques,  mais les faits de son inconduite vis-à-vis du peuple qui l’a porté au pouvoir contre toutes attentes sont hélas connus de n’importe quel citoyen honnête.

Personne d’entre nous ne prétend parler au nom du peuple. Nous usons seulement de notre liberté critique en tant citoyen sénégalais  pour dévoiler certaines choses que nos gouvernants avec la complicité d’une certaine presse aux ordres et des chiens de garde essaient de masquer à ce même peuple meurtri et qui constate avec effroi que  leurs préoccupations ( accès à l’eau, l’emploi des jeunes, une vie meilleure à la portée de n’importe quel sénégalais, la fuite de nos compatriotes du pays, une pauvreté galopante dans nos et villages, l’exercice de nos droits et libertés sans entraves ni brimades des forces de l’ordre, une justice impartiale  etc….)  ne sont pas les priorités du président Macky Sall.




Cet engagement n’a pas de prix et ne peut faire l’objet d’un quelconque marchandage politique sur le dos de ce même peuple et contre la défense intrinsèque de ses intérêts légitimes.

Fraternellement monsieur Cissé Kane Ndao.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez dit, Monsieur Macky Sall, terrorisme intellectuel ambiant ?

Souffrez monsieur Macky Sall que les citoyens sénégalais  puissent librement sans crainte exprimer de vive voix leurs opinions, même si cette situation vous met hors de vous ! Qui plaindre le peuple ou la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar ? Que voulez vous au fait ? Un silence de mort sur vos manœuvres perfides et détestables de gestion du pouvoir politique en vue d’asservir davantage le peuple.

Ne trouvez vous pas normal que nos compatriotes s’indignent à juste titre de la généralisation de la transhumance politique ? Devrons – nous accepter que des responsables politiques nous prennent en otage et décident après une longue traversée du désert loin des lambris dorés du pouvoir  avec son lot d’attaques virulentes sur votre incapacité à résoudre les problèmes existentiels des citoyens sénégalais, sur votre propension à s’immiscer dans le fonctionnement des autres pouvoirs voire à orienter de manière tendancieuse leurs prérogatives constitutionnelles , sur votre volonté sournoise de réduire drastiquement nos libertés publiques, retournent leurs vestes mieux trahissent toute honte bue leurs engagements mainte fois répétés à  combattre l’injustice que votre régime de terreur fait subir à nos concitoyens pour s’engager à vos côtés en vue d’une victoire éclatante au soir du 24 Février 2019 ? Non, monsieur le président Macky Sall !  Là vous nous demandez l’impossible. Et au-delà du possible, nul n’est tenu.




Pourtant, beaucoup de nos compatriotes ont rallié à votre cause en raison même de votre position d’antan sur la transhumance politique. En quête du pouvoir, vous aviez dénoncé plus d’une fois la transhumance politique et jeté l’opprobre sur ceux et celles qui quittent le navire de l’opposition comme des rats pour trouver refuge dans les rangs du parti présidentiel.  Dites – nous, monsieur Macky Sall,  qu’est ce qui a pu changer entre temps pour que vous deveniez un fervent défenseur de la transhumance politique, une monstruosité  que seuls des hommes ou des femmes indignes, d’une cupidité indescriptible peuvent aimer jusqu’à la déraison ?

C’est plutôt le peuple sénégalais qui doit vous plaindre pour un homme qui avait toute la latitude requise après votre victoire sans appel sur maître Abdoulaye Wade  de redresser d’une part le pays en rejetant la politique politicienne dans les poubelles nauséabondes de l’histoire et d’autre part d’engager des réformes structurelles en vue d’asseoir une autre forme de gouvernance. Les citoyens sénégalais vous attendaient sur ce terrain, mais la politique politicienne et le goût du pouvoir vous ont conduit à accepter voire à tolérer toutes sortes de compromissions au détriment de nos valeurs et de l’intérêt général du peuple.

Sous votre régime, la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar rame à contre courant de nos valeurs d’éthique voire de nos principes républicains. Vous vous offusquez des critiques voire des commentaires de beaucoup de nos compatriotes sur la transhumance politique jusqu’à même les qualifier de terrorisme intellectuel ambiant. Et que dire de l’affront que vous faites subir au peuple à chaque fois que vous recevez en grande pompe des transhumants politiques abjects au palais de la République devant les caméras et sous la présence effective de ministres pour magnifier leurs engagements à vos côtés et de les donner comme des modèles de patriotisme.

Cependant, revisionnez monsieur le président Macky , les images de la transhumance de Modou Diagne Fada. Elles en disent long sur le malaise visible à tous points vue sur le visage de l’ancienne garde des seaux, madame Aminata Toure et porte drapeau de la réédition des comptes à travers la fameuse CREI , de se retrouver sur la même table et ce au palais de la République avec un ancien dignitaire du régime de maître Abdoulaye Wade accusé de tous les péchés d’Israël.

En vérité, vos provocations atteignent le summum de l’indécence. C’est le peuple sénégalais qui doit souffrir dans sa chair de voir le président de la République, monsieur Macky Sall  appelait nos compatriotes à accepter la tortuosité, la trahison, les reniements dans le jeu politique.

Et après tout ça, vous osez, monsieur Macky Sall nous reprocher notre rejet sans équivoque de la transhumance politique. C’est hallucinant de vous entendre sur ce registre. Au contraire, vous devez éviter de discourir sur la transhumance qui ne fait que rappeler au peuple votre trahison de l’idéal républicain et de la promotion de la vertu dans l’action politique.

Détrompez – vous monsieur Macky Sall,  vous n’avez pas affaire à des demeurés. Les citoyens sénégalais observent la scène politique et savent pertinemment que les responsables politiques qui rejoignent la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar sont à la recherche de profits indus sur le dos du peuple et non par esprit patriotique. Au plus, vous perdez au change puisque leur ralliement entraîne de facto un lever de boucliers des citoyens sénégalais qui abhorrent la transhumance et éprouvent un mépris certain  pour les auteurs de tels actes ou de leurs soutiens.

En y regardant de plus près,  c’est votre action à la tête du pays qui doit être considérée comme du terrorisme moral. En effet, cette pratique détestable de la transhumance politique dont vous assurez au cœur de la République la promotion n’est possible que dans notre pays exsangue où une bonne partie de la population et à tous les niveaux de la stratification sociale est prête à renoncer à la vertu en vue de maximiser des avantages ou profits de manière indue et ce malgré le riche legs de nos illustres prédécesseurs sur les conditions d’une bonne vie.  Notre pays est aujourd’hui en sens dessus dessous au point que l’ignominie,  la trahison, la lâcheté, le déshonneur ne sont plus des tares, mais sont portées au rang de valeurs. Suivez mon regard.




Vous faites fausse route  monsieur le président de la République Macky Sall et vous perdez un temps précieux à dérouler le tapis rouge à des traîtres, des pères et des mères de famille sans foi ni loi. J’ai honte pour leurs familles. La transhumance politique est une abomination. Vous ne parviendrez jamais à changer le cours de l’histoire en convaincant le peuple de la justesse de l’action  des transhumants politiques dans la construction voire dans l’amélioration des conditions de vie.

Vous semblez ne pas connaître en profondeur les ressorts psychologiques du peuple sénégalais.  Certes, notre pays est pauvre. Mais, le peuple sénégalais dans son ensemble n’aime pas voir l’image d’une nation dépravée dans laquelle la possibilité la plus sûre et la plus réaliste pour arriver au sommet est d’épouser contre vents et marées les desiderata du président de la République  et ce malgré leur caractère inique voire injuste.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

Regard sur Aliou Sall: A propos d’un bavard infatué de sa personne.

Le maire de Guédiawaye, monsieur Aliou Sall  et frère du président de la République, ne se prive plus à l’approche de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 de lancer des flèches à l’opposition sénégalaise. Pourtant,  notre homme depuis qu’il a pris des galons dans la République par la volonté de son frère Macky Sall, qui au demeurant avait pris un engagement solennel de ne jamais le nommer par décret et trahi sans coup férir, tente de se mesurer aux leaders de l’opposition en fouillant même dans les dossiers judiciaires  tout en passant sous silence le rôle  voire la posture peu glorieuse de Macky Sall, ancien premier ministre et homme de main du président Abdoulaye Wade dans sa théâtralisation de l’acte d’accusation du dossier des chantiers de Thiès.

Ce coup de force en vue de diaboliser voire de salir l’ancien premier ministre Idrissa Seck  avec la  complicité d’une certaine presse de caniveau « Il est midi » de Ndiogou  Wack Seck, actuel PCA de la RTS nous en dit long sur les manœuvres politiciennes de votre frère de président et sur sa docilité à exécuter de sang froid la volonté de ses bienfaiteurs : hier le « Napoléon africain » le président Abdoulaye Wade et aujourd’hui ses maîtres français.




Dites nous monsieur Aliou Sall, quelle mouche vous a  piqué pour que vous rappelez à d’autres leur gestion du pouvoir alors que vous êtes cité voire interpellé  nommément par des membres de la société  pour votre rôle singulier dans le dossier Petro Tim ?  N’eût été le favoritisme dont vous bénéficiez du fait de vos liens de parenté avec le chef de l’Etat, une justice neutre et crédible devrait ouvrir une information judiciaire afin de protéger les intérêts de la nation ? Ainsi va le Sénégal !

Le pouvoir judiciaire n’est pas assez courageux ne serait ce que pour entendre le frère du président de la République dans une grave affaire de spoliation de nos ressources énergétiques. Tout est permis pour vous : trafic d’influence, délit d’initié, apeurement du procureur de la République à ouvrir une information judiciaire sur le dossier Petro Tim  ou ne serait ce une simple convocation en bonne et due forme pour respecter un certain  formalisme d’une prétendue justice en vue d’ entendre vos vérités.  Pourtant, vu les enjeux du dossier Petro Tim et de ses ramifications ou les soupçons de confiscation de nos ressources énergétiques par le magnat financier Frank Timis, le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye , d’une célérité remarquable à tous points de vue pour traquer d’autres citoyens sénégalais, garde le silence des momies afin de ne pas froisser le président Macky Sall.

Cessez donc monsieur Aliou Sall de nous prendre pour des demeurés !  Vous n’êtes pas mieux ni plus vertueux que les opposants sénégalais qui subissent de plein fouet vos saillies incendiaires pour un homme qui ose maintenant pointer son bout de nez pour nous narguer.

Malgré vos attaques répétées, ces opposants là ont toujours fait face à leurs responsabilités devant la justice. Ils ne cachent pas derrière un frère voire un parent pour manquer à leurs obligations de répondre sur les lourdes charges de prévarication de nos deniers publics qui pèsent sur eux. Pourquoi ne faites vous pas de même afin de laver votre honneur ?

Est-ce trop vous demander ? Est-ce juste de sévir seulement contre certains citoyens coupables de mauvaise gestion de nos ressources publiques et sous un autre angle partisan de  couvrir malicieusement les forfaitures de certains membres du clan Faye-Sall ? Cherchez l’erreur monsieur Aliou Sall !

Dites nous également,  monsieur Aliou Sall, pourquoi êtes vous si bavard aujourd’hui alors que pendant les années de braise de votre frère,  personne ne vous entendait. Mieux, vous vous emmurez dans un profond silence afin de ne pas déplaire le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. C’est en ce moment qu’il fallait vous armer de plus de détermination ou de courage pour s’attaquer aux politiciens voire oser publiquement prendre la défense de votre frère Macky Sall. Il est fort  regrettable de constater au pays de la Teranga que beaucoup de nos hommes politiques se découvrent courageux voire téméraires seulement sur le tard à la tête de l’Etat. Ainsi, ils bombent le torse et narguent le peuple.

Le maire de Guédiawaye, monsieur Aliou Sall fait partie de cette catégorie d’hommes qui a su profiter de la position de son frère dans la République pour  s’arroger subrepticement des privilèges indus. Je suis d’avis que si Macky Sall n’était pas président de la République, Aliou Sall n’oserait jamais franchir le pas ni même avoir la prétention  de se porter candidat à une élection locale en vue de solliciter le suffrage de ses concitoyens.

Monsieur Aliou Sall n’est pas à sa place et il le sait pertinemment. Son statut de maire de Guédiawaye  n’a été possible qu’à la suite de la démission ou du refus de certains responsables politiques  d’assumer leurs responsabilités devant l’histoire en vue de défendre leur ville et de combattre un homme parachuté et parrainé par son frère de président.  Mais également,  son ascension fulgurante est le résultat du délabrement significatif du tissu social avec son lot d’achat de conscience auprès d’une population pauvre, manipulable à souhait et en manque de culture démocratique. C’est cet homme là sorti de nulle part qui s’interroge avec un  sourire narquois sur les armes de l’opposition pour faire face au régime de terreur de son frère, Macky Sall apprenti-dictateur.

Vous semblez oublier que c’est le peuple dans ses différentes composantes qui va mener le combat en vue de mettre un terme définitif à la terreur de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. L’opposition sénégalaise servira juste comme  base politique légale pour rassembler, écouter la voix du peuple et indiquer la voie du changement tout en pointant du doigt les errements, les fautes impunies de gestion  voire les provocations récurrentes du régime de monsieur Macky Sall.  Pour le reste, il appartient au peuple de prendre ses responsabilités afin d’arrêter la chienlit qui prévaut au sommet de l’Etat.

Au fait, ces armes de combat que vous déniez à l’opposition sénégalaise ne sont pas cachés dans des casernes, ils sont portés de main voire, à l’œil nu et à la connaissance de n’importe quel honnête citoyen sénégalais. Ils sont hélas très nombreux et constituent au demeurant des moyens redoutables voire très efficaces pour changer de manière décisive le cours de l’histoire politique du Sénégal.

Le président Macky Sall malgré l’activation de la CREI tant saluée par beaucoup de nos compatriotes en vue d’assainir la gestion du pays, n’a pas su tirer de manière conséquente tous les enseignements sur cette volonté unanime du peuple à combattre le népotisme, les abus de pouvoir, les détournements de deniers publics  au sommet de l’Etat qui ont perdu le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. Vos positions, monsieur Aliou Sall, dans plusieurs secteurs de la vie nationale, sont perçues par beaucoup de nos compatriotes comme des provocations voire comme un je m’en foutisme indécent et inqualifiable pour narguer le peuple.

Votre présence usurpée dans plusieurs secteurs de la vie économique est déjà une arme redoutable contre le régime de l’APR. En effet, beaucoup de nos compatriotes ne pardonnent pas au président Macky Sall son insouciance légendaire à se défaire de ses engagements les plus solennels. Ce peuple là même qui a sanctionné le président Abdoulaye en dépit même de son ambition et de sa vision futuriste d’un Sénégal meilleur, prospère et ouvert à plusieurs partenaires à cause du trop plein de pouvoir de son fils Karim Meissa Wade, peut – il permettre à la fratrie Sall voire à la dynastie Faye-Sall d’asseoir une autre forme de domination servile ou une forme d’accaparement systématique de nos ressources énergétiques ? La société sénégalaise est aujourd’hui secouée de toutes parts par la volonté machiavélique de la dynastie Faye-Sall de faire de nos compatriotes leurs obligés.  Mettre un terme à ces dérives insupportables de surcroît  gerbes d’une révolte populaire aux conséquences incalculables, est un devoir pour tout honnête citoyen et patriote.

Que dire également des autres armes du peuple contre le pouvoir clanique, ethniciste de notre président – dictateur Macky Sall : l’instrumentalisation perfide de la justice sénégalaise, l’impunité totale accordée aux dignitaires de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar,  les scandales à répétition, la souffrance des couches les plus vulnérables de la société, le chômage de masse des jeunes, le silence coupable d’une bonne partie de la société civile sur ses affres de gestion ou le mutisme suspect d’une certaine aristocratie maraboutique sur ses dérives ou sur ses tentatives de musellement de toute voix discordante. En vérité, monsieur Aliou Sall, tous  ces dysfonctionnements contribuent à exaspérer le peuple des sans voix et peuvent fatalement entraîner la chute du président Macky Sall au soir de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.




Continuez toujours monsieur Aliou Sall à pointer le curseur sur le chant des troubadours de la République qui clament partout que le pays de la Teranga ne s’est jamais mieux comporté depuis l’indépendance en matière de gestion éthique du pouvoir voire de la prise en compte des intérêts supérieurs de la nationale.

Détrompez vous et ne sous estimez pas la résilience du peuple sénégalais, monsieur Aliou Sall, le bilan du président Macky Sall à la tête du pays sera analysé immanquablement par les électeurs en fonction de ces armes dont vous semblez négliger la portée voire les dangers.

Et surtout, soyez digne le moment venu à faire face à vos responsabilités de justiciable comme n’importe quel citoyen lambda. Le temps est le meilleur juge pour tout homme vaniteux et hélas vous n’êtes pas le seul au sein de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar qui passe son temps à user de votre position pour narguer le  peuple voire à  tester les limites de sa capacité de résistance à une certaine servitude abjecte du pouvoir de Macky Sall.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Réflexion sur quelques propos du président Macky Sall.

« Aucune pression nationale ou internationale ne me fera abandonner mon option de mettre fin à l’impunité, au détournement de deniers publics ».

« Le respect de la démocratie et de l’Etat de droit est un choix irréversible. Le régime ne faiblira jamais dans cette option ». Propos du président Macky Sall

 

Ces propos à la fois grotesques et mensongers ont le mérite de montrer à la face du monde le mépris du président Macky Sall au peuple sénégalais. Se croit il tout permis pour oser discourir toute honte bue sur la nécessité de la bonne gouvernance du pays devant un parterre de responsables du secrétariat exécutif de l’APR  au moment où son régime est secoué de toutes parts par des scandales non élucidés voire mis au frigo avec la complicité du pouvoir judiciaire ? Ou encore s’adresse t’il vraiment à nos autres citoyens dans le dessein de nous narguer et de nous montrer le chemin à suivre pour échapper à sa justice politicienne ? Non, monsieur le président Macky Sall ! Vous venez  encore une fois de nous prouver que l’exercice de la justice au Sénégal  est juste une affaire de clan et tant pis pour nos concitoyens qui refusent de se soumettre à vos desiderata et qui gardent voire tiennent jalousement et précieusement à leur dignité malgré les menaces de privation de liberté. Et ça ne vous dit rien l’honneur d’un homme ?

Continuez allègrement à nous mépriser et à  penser à tort que les citoyens sénégalais ou d’autres encore maintiennent la pression  sur votre régime afin que vous renonciez à la bonne gouvernance en vue d’accorder une impunité de fait aux prévaricateurs à col blanc de nos maigres ressources publiques. Non, monsieur le président Macky Sall !  Vous faites une mauvaise lecture sur la situation politique du pays. Ou êtes vous de mauvaise foi pour voir dans les décisions rendues par une juridiction de la CEDEAO ou par d’autres tribunaux étrangers qui refusent de cautionner vos forfaitures, une  volonté manifeste de nuire à votre régime et non fondées en droit ? Il faut savoir raison garder   monsieur Macky Sall !

Nos concitoyens et les autres membres de la CEDEAO ne vous demandent pas l’impossible,  juste un respect scrupuleux les lois et règlements du pays et ceux  de l’espace communautaire. Dites nous, monsieur Macky Sall,  vous vous attendiez à quoi ? A un renoncement des citoyens à défendre leurs droits et libertés garantis par la Constitution. Ou à une servitude volontaire abjecte du peuple à votre égard et ce  malgré les nombreuses dérives de votre régime de terreur.

Depuis un bon moment,  vous avez renoncé à traquer les pilleurs de nos deniers publics de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar tout en poursuivant une vengeance de lâche contre vos adversaires politiques de l’opposition. Si l’application de la loi était impersonnelle  au pays de la Teranga et ne dépendait pas de la qualité du justiciable, vos propos tenus devant vos militants de l’APR ne laisseraient aucun citoyen sénégalais indifférent. Nos compatriotes ont soif de justice et condamnent sans réserve votre politique de justice à géométrie variable.

Et puis, ces propos tapageurs visant à mobiliser voire à galvaniser vos militants sont une honte et un déni manifeste de la réalité socio – politique du pays. Il n’y a que vous et vos affidés sans foi ni loi qui continuent à penser que les citoyens sénégalais sont injustes envers vous en dépit même de vos réalisations et de votre ambitieux Plan Sénégal Émergent. Aucun citoyen honnête ou un observateur objectif de la situation du pays ne peut nier de bonne foi que la corruption et l’impunité de fait accordée aux responsables de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar sont des marqueurs indélébiles de votre gestion sobre et vertueuse du pouvoir. En effet, plusieurs responsables de l’APR épinglés par les corps de contrôle de l’Etat ne sont pas du tout inquiétés par votre justice aux ordres. Par ailleurs, vous feignez d’oublier que le seul fait de donner de l’argent public ou d’accorder des faveurs indus en République à une personne qui n’en a pas le droit du point de vue légal , est déjà une forme de corruption. Il existe de nombreux cas avérés de personnes qui reçoivent l’argent public de manière indue. Il faut arrêter de nous parler de votre détermination à lutter contre la corruption.

Aujourd’hui,  je plains les donneurs de leçons d’hier à l’instar de l’ancien journaliste d’investigation Abdou Latif Coulibaly, du politologue Abdoul Aziz Diop, de l’historienne Penda Mbow, du chroniqueur Souleymane Jules Diop, du patron  de presse du journal Le Quotidien Madiambal Diagne, du droit -de- l’hommiste  Alioune Tine sur la bonne gouvernance, sur le respect scrupuleux des engagements de l’Etat  au niveau national, régional, international et qui se taisent sur les manquements graves et les nombreuses forfaitures innommables de notre apprenti-dictateur Macky Sall.

En plus de votre renoncement à l’éthique républicaine voire à l’éveil de conscience de nos concitoyens,  vous avez causé un immense tort à nos jeunes compatriotes  qui veulent se lancer dans l’action politique en vue d’un engagement sincère, patriotique et qui sont très souvent découragés voire reprochés  par certains de vouloir prendre leur part du gâteau présidentiel comme s’il est impossible au pays de la Teranga de militer pour la cause du peuple.

Ce qui se passe maintenant au sommet de l’Etat n’est plus un secret de polichinelle pour nos compatriotes. La gestion du pays est entre des mains d’amis ou une bande de copains sur le tard que seules des manœuvres politiciennes peuvent accorder les violons et qui ne se gênent nullement  pour se partager nos ressources publiques sous le regard approbateur de notre président par défaut, monsieur Macky Sall  voire devant son impuissance à faire face ou à sévir afin de protéger les intérêts supérieurs de la nation.

La démocratie et le respect de l’Etat de droit constituent une chimère pour vous. Vous nous parlez de démocratie alors que vous n’écoutez même pas la voix du peuple sur toutes les questions majeures qui interpellent le pays : la gestion de nos ressources énergétiques,  le processus électoral,  la délivrance de toutes les cartes d’électeurs à leurs ayant droit. Vous décidez seul  de tout et bonjour les dégâts pour demander après une concertation nationale d’envergure sur l’avenir du pays. Vous gouvernez le pays en autocrate et vous souffrez que les citoyens sénégalais puissent avoir une autre vision plus crédible de la gestion du pays. La démocratie commence par le respect de l’autre et de ses droits nonobstant son rejet de votre politique. N’est pas démocrate qui veut monsieur Macky Sall ? Vous agissez comme un monarque qui au demeurant souffre en silence de l’audace de certains de ses compagnons qui n’ont que faire de vos remontrances ou menaces à peine voilées n’est ce pas monsieur Moustapha Cissé Lo ? User de la force en violation manifeste des droits et libertés de ses concitoyens est un acte de faiblesse voire de lâcheté et non de courage. On ne peut pas faire preuve de courage tout en utilisant des moyens de pression disproportionnés sur le peuple. Le pouvoir rend fou mais ne peut pas tout permettre. Il existe toujours des limites dans l’action politique que seule la vertu voire l’éthique peut pousser le détenteur du pouvoir à ne pas franchir afin d’éviter l’ignominie.

Écoutez monsieur le président de la République, Macky Sall les souffrances du peuple ou mieux son silence qui en dit long sur son amertume et ses espoirs déçus par votre régime au lieu de nous tympaniser sur votre gouvernance sobre et vertueuse à mille lieues de l’éthique et de l’élégance républicaines.

Toutefois, il demeure une certitude dans vos propos que les citoyens sénégalais épris de justice et du sens de l’honneur  doivent réserver une attention particulière :  le régime ne faiblira pas dans sa volonté sournoise d’asservir le peuple en vue d’un second mandat présidentiel.

Nous n’avons pas le devoir de renoncer à une gestion patriotique, juste, efficiente voire irréprochable de notre pays.

 

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Réflexion: A propos du conflit entre la RTS et le GFM.

Le conflit ouvert entre la RTS et la TFM sur les droits de retransmission des matchs  à la veille de la coupe du monde de football en Russie nous plonge au cœur même des pratiques partisanes voire des conciliabules entre amis ou compagnons de route au sommet de l’Etat  en contradiction avec l’éthique républicaine de règlements des conflits par les organes habilités en la matière. Au plus, il nous livre un scénario inédit de gestion des conflits ou à tout le moins d’un arbitrage politique initié par le premier ministre, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne  entre la RTS, une structure de service public et la TFM, une entreprise privée afin d’arrondir les angles en vue d’une part de voler au secours du ministre – conseiller Youssou Ndour, par ailleurs président du conseil d’administration  du Groupe Futurs Médias ( GFM ) et d’autre part de faire pression sur les responsables de la RTS afin qu’ils renoncent définitivement de porter l’affaire devant la justice pour un arbitrage. Cette guéguerre entre les deux chaînes de télé démontre à suffisance les limites du champ  d’application des prérogatives du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel  ( CNRA ).




Ce procédé singulier du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne visant à empêcher de facto à la RTS, un média du service public de réclamer au niveau de la justice un droit exclusif de retransmission des matchs de la Coupe du Monde de Football au détriment de la TFM, est un aveu de faiblesse et une volonté manifeste de couper la poire en deux afin de ne froisser le ministre – conseiller Youssou Ndour ou à tout le moins de protéger son mentor, notre président par défaut Macky Sall des capacités de nuisance voire de pression de son allié du mouvement  Fecce Maci Bolé.

Au-delà de cette décision politicienne de règlement du conflit commercial entre les deux entreprises de presse, l’intrusion du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne dans le dossier constitue  un précédent dangereux et fort regrettable de banalisation des droits de propriété juridique des entreprises sénégalaises. Qui plus est, dites – nous, monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, pourquoi est – ce aujourd’hui  nécessaire voire juste de priver à un démembrement de la puissance publique en l’occurrence la RTS de son droit légitime d’ester en justice afin d’empêcher à un concurrent direct dans l’espace médiatique de profiter de son bien ? Mieux, la justice sénégalaise n’est – elle pas plus habilitée que vous pour dire le droit voire de réhabiliter l’une ou l’autre partie dans ses droits ? Il faut savoir raison garder monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne !

Vous n’avez nullement le droit de solliciter auprès des parties en conflit un arrangement à l’amiable qui risque de priver au Trésor public une importante manne financière. Après tout, dites-nous qui vous a mandaté pour procéder de la sorte ? Ces petits calculs politiciens entre copains sur nos ressources publiques doivent cesser, n’est- ce pas, monsieur Mohamed Boun Abdallah Dionne, vous qui ne privez vous jamais de nous rappeler votre slogan creux de gestion sobre et vertueuse ? A moins que la gestion vertueuse et irréprochable soit exigée aux seuls adversaires du régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall et pour les autres, c’est le temps des festivités voire des détournements de nos deniers publics en toute impunité.

Dans une République respectueuse de la légalité juridique,  il est temps que nous apprenions, n’est – ce pas monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne à jouer la carte de la prudence et à laisser aux entités compétentes la possibilité matérielle de faire leur travail afin d’éviter surtout des arbitrages bidons et qui de surcroît peuvent violer manifestement les droits des parties en conflit.

Dans une République où le respect des normes est la règle, le trafic d’influence doit être combattu avec vigueur afin que nos autorités publiques ne profitent pas de leurs positions en vue de bénéficier de largesses indues.

Dites – nous également monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  quelle serait votre position voire attitude si monsieur Youssou Ndour, président du conseil d’administration du Groupe Futurs Medias n’était pas un allié du président Macky Sall ou qu’il utilise à dessein son entreprise comme moyen de pression contre le pouvoir ?

Que dire également de vos propos d’une légèreté inouïe  : « N’oubliez pas que vous parlez à un ministre de la République » voire  teintés de condescendance pour rabaisser un directeur commercial d’une entité publique qui en prend pour son grade d’avoir simplement osé réclamer du ministre – conseiller Youssou Ndour un minimum de respect voire de considération ?  Ne sommes nous pas en présence d’un cas réel de conflit d’intérêt impliquant le ministre – conseiller Youssou Ndour ?

Dites – nous, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  est ce qu’un ministre de la République a le droit de parler comme Youssou Ndour : « Vous n’êtes rien, vous êtes dépassés » pour apostropher de manière désobligeante le directeur commercial de la RTS ? Dites – nous également, est -il admis au Sénégal qu’un ministre de la République puisse manquer de respect volontairement à ses concitoyens en vue de les rabaisser ou de les traiter pour des moins que rien. Je suis d’avis que si monsieur Youssou Ndour n’était pas ministre -conseiller, jamais il n’aurait manifesté de manière ouverte un mépris certain au directeur commercial de la RTS. Un peu d’humilité ne coûte rien à nos autorités publiques.  En revanche, faire preuve d’humilité en toutes circonstances élève la personne dans l’estime de ses concitoyens.

Et puis, monsieur le ministre – conseiller Youssou Ndour, si les agents de la RTS sont dépassés comme vous le dites, est – ce de leurs fautes ? Vous savez sans doute mieux que nous que malgré leur professionnalisme ou leurs connaissances de l’outil audiovisuel, ces agents du service public ont les mains liées en raison de la soumission abjecte de leurs responsables aux moindres desiderata du pouvoir exécutif. Depuis l’indépendance du Sénégal, il en a toujours été ainsi.  En effet, nos  autorités publiques n’ont jamais cessé d’exercer de fortes pressions sur les médias du service public en  vue de restreindre d’une part leur autonomie d’action visant à sensibiliser correctement les citoyens sénégalais sur les enjeux de l’heure voire sur l’opportunité ou l’efficacité des politiques publiques conduites par le gouvernement  et d’autre part de les utiliser comme des outils  de propagande dans le dessein d’endormir le peuple par un usage abusif de programmes folkloriques ou de lutte.

Pourquoi en tant que ministre – conseiller, vous ne  profitez pas de votre proximité voire de votre relation de confiance avec le président de la République,  monsieur Macky Sall pour plaider la cause du service public de l’audiovisuel  afin  qu’il relève de nouveaux défis de modernisation de ses outils de travail voire qu’il se penche sur une approche plus objective de la situation socio-économique du pays loin des lambris dorés du pouvoir ?

En dépit même de la concurrence rude entre les médias, nous devons tous plaider pour un financement conséquent des organes de presse du service public  et pour une réelle liberté de ton des journalistes puisqu’ils exercent en définitive une mission  de conscientisation voire d’éveil des citoyens sénégalais qui à première vue n’est pas la priorité de beaucoup d’organes de la  presse privée. C’est un vrai débat de société qui mérite d’être mené par les acteurs  même du secteur public et de la société civile afin d’engager de véritables changements dans la mise en pratique de nouvelles stratégies de communication ou de la ligne éditoriale.

Par ailleurs, nous devons tous avoir à l’esprit que les médias du service public ont pour seule mission  d’informer et de participer activement à la formation  des citoyens aptes à participer au jeu démocratique voire au développement du pays. La mission des organes du service public est de servir avec loyauté et dévouement le peuple et non de s’enquiquiner avec les autorités de la République en vue d’asservir la masse silencieuse. C’est pour cela qu’il demeure vital de nettoyer voire de vider les médias du service public de cette race de profiteurs  politiciens professionnels ou de griots traditionnels qui détournent sciemment voire sapent le travail des vrais professionnels de l’information en vue de rentrer dans les grâces du président de la République.




Au-delà de la nécessité de porter ce combat citoyen, il demeure impératif de rappeler voire d’exiger de nos autorités publiques le sens de la retenue et de la responsabilité dans leurs actions envers le peuple. Au vu  du dialogue surréaliste tenu au sommet de l’Etat entre le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, le ministre – conseiller et le directeur commercial de la RTS, il est à la fois indigne et inadmissible dans la République  qu’une autorité profite de sa situation voire de sa position au plus haut niveau de nos institutions publiques pour se permettre un certain écart de conduite. Un ministre de la République ne doit il pas montrer le bon exemple ?

Est-ce que l’orgueil des puissants vous titille au point que vous semblez oublier que la mission d’un ministre de la République est d’être exclusivement au service du peuple ?

Ce peuple meurtri par vos monstrueuses compromissions sur son dos, ne mérite t-il pas un  minimum de considération à partir du moment où vous profitez à volonté de nos maigres ressources publiques en vue de vous pavaner aux quatre coins du monde voire de mener une vie de pacha ?

La République n’est pas une foire ni un lieu de spectacle. Elle est le symbole de notre volonté de vivre en commun. Au demeurant, elle doit être le socle ou le miroir  de nos valeurs de respect, de justice sociale , d’égalité des citoyens sénégalais devant la loi. Elle doit être garante du respect des lois et règlements en vigueur. Au plus, elle doit bannir le favoritisme et plaider en faveur du mérite. En outre, la République doit également être animée par un besoin réel de transparence voire d’éthique et de responsabilité dans la  gestion de nos, ressources publiques ou potentialités économiques.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Posture républicaine du président Macky Sall !

La démission du ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, suite au scandale de l’affaire Prodac, nous plonge de manière irréfutable au cœur même de la gouvernance sombre et nauséabonde de notre président par défaut et apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall. Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a motivé sa démission du gouvernement pour convenances personnelles en vue de défendre son honneur, fortement entaché après la publication dans la presse de certains éléments du rapport de l’IGE sur ses liens avec d’autres responsables soupçonnés de détournement de deniers publics ou de malversations financières.




Jusque là, tout semble normal dans le déroulement de l’affaire : un responsable politique de surcroît ministre de la République impliqué directement ou indirectement dans un scandale de malversations financières fait preuve de responsabilité en démissionnant du gouvernement afin de permettre à la justice de faire son travail librement et sans devoir subir des pressions du pouvoir exécutif.

Contrairement aux affirmations péremptoires  de certains responsables politiques de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar  qui défendent mordicus à la face du monde des convictions républicaines de notre apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall, nous assistons encore une fois à la banalisation des actes délictuels de détournement de deniers publics impliquant les membres de l’APR suite au refus de la démission du ministre du Tourisme du gouvernement par le président de la République.

Que personne ne vienne nous dire que le président de la République,  monsieur Macky Sall est un honnête homme  qui respecte le principe de la séparation des pouvoirs ! Le président Macky Sall sait en profondeur tous les détails de l’affaire Prodac. Il a décidé de manière lâche et irresponsable de protéger son ministre voire son garçon de poursuites judiciaires en le maintenant dans le gouvernement.

Est-ce une autre forme d’entente tacite entre le président de la République, monsieur Macky Sall et son ministre du Tourisme démissionnaire,  monsieur Mame Mbaye Niang, du genre : « Tu feins de démissionner en le proclamant partout et au bout de deux jours,  je te retiens dans le gouvernement » ?

Tant que le ministre Mame Mbaye Niang continue de bénéficier du soutien du président Macky Sall et de la première Dame Marieme Faye-Sall, il ne risque rien et aucune autorité judiciaire ne va s’aventurer à instruire le dossier de l’affaire Prodac. Pourtant, il y a matière à ouvrir une information judiciaire en vue de clarifier la situation.




Le procureur de la République,  monsieur Serigne Bassirou Gueye qui est si prompt à traquer des responsables politiques de l’opposition et à menacer nos libertés publiques pour un rien et qui veut restreindre drastiquement la liberté d’expression des  citoyens sénégalais dans l’espace public, a une occasion en or de prouver son impartialité dans le traitement des dossiers judiciaires. Toute autre attitude du procureur de la République Serigne Bassirou Gueye visant à faire du surplace en rangeant dans les tiroirs le travail de l’IGE et in fine de ne pas prendre ses responsabilités d’avant l’histoire en vue de défendre les intérêts de la société, sera considérée comme une trahison à  nos valeurs de justice, d’équité des citoyens devant la loi voire un manquement grave dans l’exercice de ses fonctions.

Dites- nous, monsieur le président de la République, Macky Sall, pourquoi vous vous obstinez dans la provocation en prenant la défense du ministre Mame Mbaye Niang  soupçonné d’être impliqué dans un scandale de malversations financières ? Pourtant, c’est le même corps de contrôle de l’IGE qui a mis à nu la caisse d’avance de la Mairie de Dakar et entraîné suite à la saisine du même procureur de la République Serigne Bassirou Gueye l’arrestation et la condamnation de monsieur Khalifa Ababacar Sall pour une accusation de détournement de deniers publics à hauteur de 1,8 milliards de francs CFA.

Dites nous encore, monsieur le président de la République,  Macky Sall , qu’est ce qui vous empêche d’assumer pleinement vos charges en laissant libre cours à la justice sénégalaise de faire son travail dans le respect de la loi ? Ou est – ce une volonté manifeste de saborder le travail des inspecteurs de l’IGE en les discréditant auprès de l’opinion publique sénégalaise ?

Dites- nous également,  monsieur le président de la République, monsieur Macky Sall , que vaut réellement voire que représente dans la construction de notre société sénégalaise  ce garçon Mame Mbaye Niang bavard, insolent si prompt à donner des leçons de vertu et de bonne gouvernance dans les plateaux de télé aux opposants et rattrapé sur le tard par l’IGE dans une affaire de détournement de deniers publics et de malversations financières pour que vous refusez sa démission du gouvernement de monsieur Boun Abdallah Dionne ?

Est- il plus méritant que les autres citoyens sénégalais poursuivis pour de tels faits de prévarication de nos deniers publics ?  Ou est- ce son statut de protégé de la première Dame Marieme Faye-Sall qui joue en sa faveur et qui lui accorde de facto une impunité totale ?

La justice doit être administrée avec courage et dans le respect des lois de la République. Vous n’avez nullement le droit de couvrir les méfaits de vos collaborateurs tout en sanctionnant d’autres citoyens sénégalais pour le seul fait qu’ils refusent de cautionner votre démarche cavalière dans la gestion du pays.

Un minimum d’équité et d’égalité des citoyens sénégalais devant la loi exige que le ministre Mame Mbaye Niang réponde de ses actes en vue de défendre son honneur. Toutefois, avec vous à la tête du pays, il serait illusoire de croire que vous êtes un homme de devoir pour lever le coude sur les dossiers judiciaires impliquant vos alliés afin que la justice fasse son travail dans la sérénité.




De par votre refus de la démission du ministre Mame Mbaye Niang,  vous portez à nouveau un coup rude à une véritable indépendance de la justice sénégalaise.  Pourtant rien n’est nouveau dans notre République bananière où les alliés du pouvoir peuvent tout se permettre dans une totale impunité. D’autres alliés du pouvoir, toujours épinglés par les mêmes corps de contrôle de l’Etat sont libres de leurs mouvements malgré les lourdes charges de malversations financières qui pèsent sur eux et contre toutes attentes continuent de narguer le peuple. Votre gouvernance est le symbole de la faiblesse, de la lâcheté et un manque de courage notoire à sanctionner vos collaborateurs qui enfreignent en connaissance de cause les lois et règlements de la République.

Dites – nous, monsieur le président de la République,  Macky Sall,  où sont passés entre temps les différents rapports des corps de contrôle de l’Etat qui ont mis à nu la gestion rocambolesque du directeur du Coud, celle du Port autonome de Dakar, de la SAR,  des commissions occultes sur le dossier du pétrole et d’autres scandales encore qui jalonnent votre gouvernance sobre et vertueuse ?

Que dire également du ministre Mame Mbaye Niang qui réclame un autre audit de l’IGE ? Où sommes nous vraiment ? Au lieu de répondre en bonne et due forme des griefs de malversations financières relevées par l’IGE l’incriminant dans l’affaire Prodac devant la justice, le ministre Mame Mbaye Niang remet en cause le travail et l’impartialité des fonctionnaires du plus prestigieux corps de contrôle de l’Etat, l’IGE en réclamant un autre audit. C’est hallucinant d’entendre aujourd’hui le ministre Mame Mbaye Niang remettre en cause le travail de l’IGE alors qu’il ne s’est jamais privé de saluer le sacerdoce de ces fonctionnaires de l’Etat tout en fustigeant tout de go les partisans du maire de Dakar,  monsieur Khalifa Ababacar Sall qui demandaient entre autres à ce que le président de la République, monsieur Macky Sall suive seulement recommandations de l’IGE à propos de l’affaire de la caisse d’avance sans excès de pouvoir afin de l’épargner de poursuites judiciaires.

L’affaire Prodac démontre à suffisance que les inspecteurs de l’IGE doivent avoir dans l’exercice de leurs missions la possibilité juridique et une garantie suffisante contre les abus voire les pressions du pouvoir exécutif de donner des instructions obligatoires au procureur de la République en vue de poursuivre des hommes ou des femmes auteur(e)s de faits graves de détournement de deniers publics et de malversations financières afin de préserver les intérêts légitimes du peuple sénégalais sans l’aval du président de la République pour combattre l’impunité de fait accordée au dignitaires et responsables du parti au pouvoir.

On aura tout vu dans ce pays où les donneurs de leçons d’hier sur l’éthique républicaine  ou sur la gestion sobre et vertueuse de nos ressources publiques et qui proclamaient voire exigeaient partout que justice se fasse afin de sanctionner tous les prévaricateurs à col blanc de nos maigres ressources publiques,  essaient aujourd’hui vaille que vaille de freiner la machine judiciaire voire même de l’arrêter pour des raisons fallacieuses d’un contre audit de gestion sur leurs turpitudes jamais assumées.

Décidément sous le magistère de notre président par défaut et apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall,  le mensonge,  la lâcheté,  les commissions occultes, l’impunité, les détournements de deniers publics et les malversations financières, le népotisme, le trafic d’influence, le partage entre copains ou compagnons de route de nos ressources publiques, de nos terres ou potentialités économiques sont portés au rang de valeurs voire sont érigées en mode de gestion du pays de la Teranga.

Le plus effroyable dans la situation du pays est que beaucoup de nos compatriotes se complaisent dans la gestion lâche et irresponsable du président de la République, monsieur Sall et se contentent assez souvent d’un certain confort de parias acquis toute proportion gardée sur le dos de la société et qui refusent de combattre ses pratiques détestables de gestion du pouvoir.  Et ces parias, on les retrouve partout dans la société, du citoyen lambda qui tire le diable par la queue et qui est toujours prêt à monnayer son bulletin de vote contre quelques milliers de francs CFA, de l’intellectuel voire de l’objecteur de conscience, de l’homme d’affaires, du journaliste alimentaire ou chien de garde, du patron de presse corrompu, du politicien professionnel qui n’a que sa langue mielleuse pour débiter des pensées puériles ou tenir des insanités à l’encontre de certains honnêtes citoyens et maintenant au cœur même de l’aristocratie maraboutique où les autorités de la République ont pu s’engouffrer grâce à des hommes de main tapis à l’ombre en vue de salir, corrompre voire de les pousser à convaincre leurs disciples ou la masse silencieuse de la justesse de la politique de notre président par défaut apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall.

Malgré toute la terreur du régime hétéroclite Benno Bokk Yakaar et les dures conditions d’existence de la majorité des citoyens sénégalais, l’arrivée soudaine de monsieur Macky Sall à la tête du pays a fini de prouver voire de révéler au grand jour la face la plus hideuse de la société dans laquelle pourtant des mystificateurs enturbannés continuent de manipuler beaucoup de jeunes et qui se prennent pour des saints connaissant avec certitude l’avenir du pays et de ses hommes.

Combattre cet homme, Macky Sall qui dirige le pays de la Teranga avec faiblesse et ses thuriféraires zélés dans l’opacité, le mensonge, le reniement avec son lot de pratiques mafieuses du pouvoir et de surcroît dans l’injustice est un devoir patriotique pour chaque citoyen sénégalais peu importe ses convictions religieuses en vue de protéger le pays contre les fossoyeurs de nos valeurs.

Nous avons le devoir d’étendre voire d’amplifier nos actions partout et de continuer à sensibiliser davantage nos compatriotes sur la nécessité ou l’urgence et le pourquoi de notre rejet de la gouvernance sombre et nauséabonde du président Macky Sall. Il est vrai que cela implique beaucoup de choses entre autres du courage, du temps, une certaine dose d’opiniâtreté à défendre les causes de la société sénégalaise dans son entièreté nonobstant  les menaces ou les tentatives d’intimidation du pouvoir de Macky Sall afin d’accompagner le candidat ou la candidate à l’élection présidentielle du 24 Février 2019 qui serait en mesure d’en découdre avec notre apprenti-dictateur en vue d’une seule finalité visant à restaurer la République et les valeurs de la société dans la justice, l’impartialité, le travail, le dévouement voire le don de soi, l’altruisme, la défense de l’intérêt général et la solidarité intergénérationnelle ou multiconfessionnelle.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com.

Conviction Républicaine: du mythe à la réalité

Le politologue Abdoul Aziz Diop, conseiller du président de la République, monsieur Macky Sall sort de sa réserve pour magnifier la sortie du premier tome de l’ouvrage de son mentor intitulé : Conviction Républicaine, qui vient à son heure afin de montrer aux citoyens sénégalais que le locataire du palais de l’Avenue Roume est un vrai démocrate.



Au-delà des mots et de l’enthousiasme du politologue Abdoul Aziz Diop, il y a  lieu de confronter cette certitude avec la réalité objective. En effet, il ne suffit nullement de sortir un ouvrage qui peut être lu,  commenté voire critiqué par un grand nombre de lecteurs pour que son auteur se voie décerner le grade de démocrate. Ce artefact de langage de monsieur Abdou Aziz Diop est juste un outil de communication en vue de porter à l’attention de l’opinion publique qui vit au quotidien les pratiques de mauvaise gestion de la coalition Benno Bokk Yakaar, une autre image reluisante du président de la République, monsieur Macky Sall à mille lieues de l’éthique républicaine.

Les citoyens sénégalais sont tellement avertis de la gestion du président de la République, monsieur Macky Sall qu’ils peuvent de bonne foi juger de la véracité des propos du politologue Abdoul Aziz Diop, moins pointilleux aujourd’hui sur ses analyses depuis qu’il est dans le système en raison même des fastes du pouvoir voire de l’illusion de puissance qui titille  ou attire une bonne partie de l’élite intellectuelle du pays de la Teranga.

En vérité, les propos du politologue Abdoul Aziz Diop ne résistent pas à une analyse objecte de la situation socio-économique du pays. En effet que faut – il vraiment penser de cette assertion du politologue Abdoul Aziz Diop qui soutient de manière péremptoire que dans la doctrine du président de la République, monsieur Macky Sall : «  On ne peut pas imaginer un développement qui serait déconnecté d’institutions fortes, d’une bonne gouvernance, d’une paix durable, de la sécurité sur toute l’étendue du territoire et à nos frontières » ? Il s’agit tout au plus d’une pensée de partisan qui refuse de voir la réalité objective du pays et qui se borne à décerner des satisfécits  à son mentor en vue de défendre un bilan flatteur en matière de bonne gouvernance et de développement socio-économique. Tout ce tralala sur la doctrine politique du président de la République, monsieur Macky Sall est un saupoudrage voire mieux un anesthésiant  en vue de tromper les moins avertis d’entre nous et de nous plomber dans une illusion démentielle que tous les agrégats économiques sont au vert et que le pays va bien ou selon se trouve dans la voie de l’émergence socio-économique.  Que non monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop ! Le Sénégal sous le président Macky Sall est bien loin de votre tableau idyllique.



Analysons froidement maintenant les propos du politologue Abdoul Aziz Diop en vue de démontrer ses limites en toute objectivité.

  • Le développement. Le PSE est la politique de développement mis en œuvre par le régime du président de la République, monsieur Macky Sall en vue de sortir le pays du marasme économique, de la pauvreté de masse qui plongent beaucoup de citoyens sénégalais dans des conditions de vie insupportables. Certes le PSE est un programme ambitieux. Toutefois, il est mal articulé. En effet, ce plan de développement économique est dévié de sa finalité.  Les concepteurs du projet n’ont pas pris en compte voire mis en valeur un certain nombre de facteurs socio-économiques qui doivent être au cœur du développement du pays. En réalité, il serait illusoire de prétendre à l’Emergence économique alors que des secteurs vitaux tels que le secteur privé national, l’éducation et la santé traversent des moments difficiles voire même de survie et que les autorités ne prennent pas des mesures idoines en vue d’engager des réformes structurelles afin de propulser un changement décisif  dans nos choix de politiques publiques.

Par ailleurs, laissez en rade le privé national revient à hypothéquer l’avenir même du pays. Le taux de croissance dont se targue le régime de votre patron, monsieur Macky Sall est soutenu essentiellement par les entreprises françaises. Cette croissance n’est pas visible dans le vécu des populations sénégalaises. Pour qu’une croissance soit porteuse de profil et de développement économique endogène, elle doit être l’œuvre de notre génie national, de notre fierté de nation souveraine  de toutes les forces vives de la nation et  doit pouvoir se manifester également  dans le panier des ménages. Nous sommes encore loin de ce schéma. En effet, notre croissance est extravertie par un effet de domino des entreprises françaises qui occupent les places les plus stratégiques du secteur tertiaire de l’économie sénégalaise. Elles participent de concert à l’effort de croissance de la Métropole. L’erreur fondamentale dans l’approche économique du président de la République,  monsieur Macky Sall réside dans le fait de confier les clés de notre croissance à des firmes étrangères. Cette stratégie de développement économique n’est ni fiable ni faisable et nous conduit directement vers un scénario catastrophique de surendettement très difficile à résorber et qui au demeurant paralyse de manière significative tous nos efforts en vue de rattraper notre retard.

 

  • Institutions fortes. Pensez vous sérieusement, monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop que nous avons des institutions fortes au Sénégal ? Non, monsieur le ministre conseiller ! Nous savons tous vu et constaté que nos institutions républicaines ne fonctionnent pas normalement. En fait, elles sont toutes sclérosées voire vassalisées par le président de la République. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.  C’est l’architecture même de notre République qui pose un réel problème de gouvernance démocratique. En effet, il n’est pas acceptable dans une démocratie que tous les pouvoirs soient sous l’emprise du président de la République soit directement ou indirectement.  A titre indicatif,  on peut relever le fait que les corps de contrôle de l’Etat soient logés à la présidence de la République, ce qui dessert de facto la mission de ces fonctionnaires de l’Etat en raison même de l’orientation politique voire partisane du suivi des dossiers.

Pourtant, monsieur Abdoul Aziz Diop,  vous aviez dénoncé de manière virulente dans les médias et lors de la tenue des Assises nationales la propension du pouvoir exécutif de contrôler les corps de contrôle de l’Etat.

Dites nous, monsieur le politologue,  qu’est ce qui pu changer en si peu de temps pour que vous édulcorez votre pensée ?  N’est ce pas une autre forme de trahison à des convictions fortement martelées voire défendues sur plusieurs fronts à un moment où il fallait du courage et de l’honnêteté intellectuelle pour tenir ce discours de rupture à nos pratiques politiciennes du pouvoir ? Tout ce discours sur la restauration de nos principes républicains battus en brèche par certains pontifes du régime libéral de maître Abdoulaye Wade n’était que du pipeau en vue de briller ou de se donner l’air de quelqu’un qui en toute objectivité et responsabilité se soucie intrinsèquement de la défense de la République.

Dites nous encore, monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop,  où est cette République des valeurs dont vous étiez un des principaux défenseurs à l’instar de l’ancien journaliste  Abdou Latif Coulibaly,  du chroniqueur Souleymane Jules Diop, de l’historienne Penda Mbow, du droit -de- l’hommiste Alioune Tine ? De nos jours, cette République des valeurs est remise en question par les actes même de notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall. Et personne ne vous entend sur des questions relatives à un bon fonctionnement républicain de nos institutions.



Dites nous également,  monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop, que faut il réellement penser de nos institutions à partir du moment où jamais dans l’histoire de notre jeune nation des acteurs du pouvoir judiciaire sortent du bois en vue de dénoncer à la face du monde l’ingérence supportable du pouvoir exécutif et plus particulièrement le président de la République, monsieur Macky Sall dans les dossiers en instruction dans le dessein de vassaliser les magistrats sénégalais ?  Rien n’a changé sous nos tropiques. Hier, vous vilipendez le régime libéral de maître Abdoulaye Wade et vous le soupçonnez d’être de connivence avec les magistrats du Conseil Constitutionnel en vue de torpiller la Constitution pour la validation du troisième mandat présidentiel voire le processus électoral. Pourtant, ce sont les mêmes griefs que les acteurs de la société civile et les citoyens sénégalais révèlent au quotidien voire dénoncent dans la gouvernance de votre patron, monsieur Macky Sall.

Que dire également des recommandations des Assises nationales sur la responsabilité ou le rôle de l’Assemblée nationale dans la prise en compte des intérêts de l’ensemble dans corps social sénégalais  et ce qu’on voit aujourd’hui au sein même de l’hémicycle dirigée par monsieur Moustapha Niasse dans une totale opacité voire dans une certaine arrogance injustifiable et de violation des droits de l’opposition ou du règlement intérieur en vue de satisfaire les exigences politiciennes de son bienfaiteur, monsieur Macky Sall ?  En vérité,  vous n’avez rien à faire  de la défense des valeurs de la République à partir du moment où vos intérêts sont précieusement assurés par le roi de la cour de Benno Bokk Yakaar. Vous êtes vraiment méconnaissable aujourd’hui monsieur Abdoul Aziz Diop en reniant une à une fois vos convictions comme votre patron le président de la République,  monsieur Macky Sall. En avez-vous d’ailleurs ?  Je ne le crois pas du tout.

 

  • Bonne gouvernance. Vous et votre mentor, monsieur Macky Sall avez mené en bateau le peuple en galvaudant le slogan puéril de gouvernance sobre et vertueuse au cœur de votre action. Cependant l’étau se desserre et vos mensonges se manifestent au quotidien au vu et au su des citoyens sénégalais.  Votre gouvernance sobre et vertueuse, en réalité, n’est qu’une chimère en vue de mystifier le peuple ou à tout le moins de le considérer comme enfantin, inconstant et manipulable à souhait.

Vous voulez nous faire croire à l’instar des demeurés que ce pays est très bien géré depuis l’arrivée au pouvoir de monsieur Macky Sall et que l’impunité accordée de fait aux pilleurs de nos deniers publics sous le régime libéral de maître Abdoulaye Wade  n’est plus de mise. Pourtant,  les faits sont têtus.  Combien de fois, des responsables de l’APR ou de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar  épinglés par les services de l’Etat pour mouvance gestion et détournement de deniers publics ne sont pas inquiétés par le pouvoir judiciaire et qui continuent par ailleurs à narguer le peuple ? Il existe beaucoup de dossiers de malversations financières et de détournement de deniers publics qui dorment dans les tiroirs de votre patron, monsieur Macky Sall qui par lâcheté refuse de les transmettre aux magistrats pour instruction en vue de sanctionner les voleurs en col blanc de la République.

Quelle lecture faites vous des scandales à répétition de la Poste, de la SAR, du Coud, des bourses d’étudiants, du Port de Dakar, des contrats pétroliers, du TER, de l’autoroute à péage, des marchés publics de gré à gré etc. etc.…. ?

Vous, monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop,  qui dénonciez hier le népotisme et l’immixtion de la famille de maître Abdoulaye Wade dans la gestion des affaires de la République, aujourd’hui vous vous complaisez de l’attitude ou des positions et le trop plein de pouvoir du frère du président,  monsieur Aliou Sall dans la gestion des affaires publiques.

Aujourd’hui, votre hypocrisie et votre malhonnêteté intellectuelles sont mises à nu.

Tout compte fait, vous faites partie de cette catégorie de lettrés de la langue de Molière qui pensent à tort qu’ils sont plus malins que nous autres citoyens et par voie de conséquence peuvent se permettre toutes sortes de manœuvre dilatoire en vue d’épouser les causes les plus détestables pour un homme à partir du moment où elles leur permettent de goûter aux délices du pouvoir.





Ce énième exercice de communication en vue de polir l’image du président de la République aux yeux de l’opinion publique sénégalaise est inutile et contre productive. D’aucuns diront avec justesse qu’en dépit même  des pratiques déloyales du président de la République, monsieur Macky dans la gestion de nos ressources publiques, ce dernier poursuit sa provocation  en sortant en grande pompe des livres qui sont le reflet de sa mauvaise foi, de sa lâcheté,  de ses mensonges éhontés,  de sa sujétion à ses maîtres français et de son manque de courage légendaire à assurer la défense des intérêts légitimes du peuple sénégalais.

Et puis, pourquoi diable se glorifier de la publication de ces livres à partir du moment où le président de la République, monsieur Macky Sall n’en est par l’auteur. Il se contente simplement de lire les discours de ses conseillers. Ni plus ni moins. Cet homme qui gouverne le pays de la Teranga est d’une inculture déplorable pour un président de la République.  N’est ce pas encore lui qui dissertait sur le fameux dessert sucré – salé  des tirailleurs sénégalais et qui offrait au monde entier l’image d’un président de la République inculte, soumis aux tortionnaires de nos aïeuls, lâche et foncièrement irresponsable.

 

Enfin, monsieur le politologue Abdoul Aziz Diop, passez à autres choses au lieu de nous divertir sur les convictions républicaines de votre patron, monsieur Macky Sall. Nous sommes édifiés depuis un bon moment sur les manœuvres politiciennes de votre mentor en vue de se maintenir au pouvoir sans l’assentiment des citoyens sénégalais. Malgré votre mise en scène, nous retenons du chef de l’Etat,  monsieur Macky Sall, un homme pas du tout fiable, manipulateur et de surcroît un politicien professionnel qui use de manière éhontée de ses prérogatives constitutionnelles en vue de maintenir une bonne partie de la population dans une servitude volontaire abjecte dont il connaît parfaitement les soubassements psychologiques voire idéologiques afin de pouvoir bénéficier de ses privilèges et avantages sur le dos du contribuable sénégalais.

 

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

 

 

 

Vous avez travesti des faits historiques, Monsieur Macky Sall !

Qui eût cru ou pensé une fois que notre président par défaut,  monsieur Macky Sall en signe de gage du parfait auxiliaire des autorités publiques françaises, serait capable de travestir des faits historiques connus de tous et frais encore dans notre mémoire collective en vue de témoigner de sa gratitude à ses maîtres occidentaux ?  Personne.

Sur le traitement exemplaire du régiment des tirailleurs sénégalais par la France coloniale,  je me demande sincèrement où est ce le président de la République a appris cette histoire de nos compatriotes sénégalais mobilisés de force en vue de défendre le pays de Marianne contre les velléités criminelles du Reich Adolf Hitler.  Qui plus est, il n’y avait pas que des soldats sénégalais dans le régiment des tirailleurs. En vérité,  ce régiment d’infanterie regroupait plusieurs ressortissants de pays africains sous l’emprise de la domination coloniale française.




Dites nous, monsieur Macky Sall,  président de la République du Sénégal,  quelle est cette idée absurde de réserver des desserts à des soldats sénégalais mobilisés pour la cause de la France et en priver à d’autres de la même infanterie et qui vivent au quotidien les mêmes affres de la barbarie allemande ? Vous seul en avez le secret.

Dites nous également,  monsieur Macky Sall,  président de la République du Sénégal, quelle drôle d’idée d’évoquer cette partie de notre histoire commune avec la France en la  falsifiant à dessein  et mieux même en donnant le bon rôle à nos anciens tortionnaires ?

Le régiment des tirailleurs sénégalais était composé de soldats moins entraînés et pas bien préparés psychologiquement pour la guerre, une monstruosité humaine. D’ailleurs, ils étaient confinés au premier rang par un effet de masse afin de minimiser les pertes humaines au niveau des contingents français. Vous n’avez nullement le droit de travestir la réalité historique dans le but de plaire coûte que coûte à vos maîtres français.

Au plus, le traitement réservé au régiment des tirailleurs sénégalais était ignoble. Nos vaillants compatriotes revenus de la guerre par miracle sont toujours spoliés dans leurs droits par l’Etat français. Ils continuent toujours à réclamer à l’Etat français une revalorisation substantielle de leur pension et les avantages liés pour certains à leur statut  d’invalides de guerre. Que faites vous en tant que président de la République du Sénégal pour porter ce combat auprès du président français monsieur Emmanuel Macron ?  Rien. Et pourtant, la France a un devoir de reconnaissance au régiment des tirailleurs sénégalais au même titre que celui qu’elle témoigne aux marines américains.




Que dire également monsieur Macky Sall du massacre de Thiaroye perpétré de manière lâche et inhumaine en toute impunité par les autorités coloniales sur des hommes qui réclamaient simplement leurs droits ? Vous n’avez que faire de ces pages sombres et humiliantes de l’histoire de notre pays. Dites nous , monsieur Macky Sall , comment compter vous impulser le développement du pays de la Teranga à partir du moment où vous traînez un complexe d’infériorité insupportable vis-à-vis des autorités françaises que rien ne saurait justifier ?

Malgré le froid torride de la Normandie voire d’autres lieux de combats impitoyables, sanguinaires, ils ont joué  leur partition en dépit même de leur manque d’entrainement dans cette guerre qui n’était pas la leur et de surcroît  dont ils en  étaient les victimes de trop  en vue de défendre et d’assurer la survie de la France alors qu’au même moment dans les terres de leurs ancêtres, d’autres compatriotes ravalé au rang d’indigènes continuaient à être  humiliés,  battus et exploités de manière éhontée par la France coloniale. Quelle effronterie monsieur Macky Sall,  président de la République du Sénégal de venir aujourd’hui saluer la mémoire de nos anciens bourreaux sans foi ni loi qui durant plusieurs siècles ont tout entrepris en vue de nous chosifier mieux de nous traiter comme des bêtes de somme pour mieux nous exploiter !




Vous n’êtes pas mieux que le maire de l’île de Gorée, monsieur Augustin Senghor avec sa réhabilitation en grande pompe de la Place de l’Europe.  Vous usez des mêmes procédés infâmes pour honorer vos bienfaiteurs. Les faits historiques sont têtus et nous n’avons pas besoin de révisionnistes pour une réécriture de notre histoire.

Notre histoire commune avec la France est empreinte d’humiliations, de peurs, de terreur, de brutalité sauvage, de non droit au cœur même de notre pays où nous étions des esclaves, des exploités  soumis à des représailles sans fin dans le seul but de satisfaire le colon ou des collaborateurs lâches et retors domestiqués voire utilisés pour dans le seul dessein de colporter des rumeurs ou de rapporter des faits ou gestes en les amplifiant en vue de nuire à nos valeureux compatriotes. L’histoire bégaie.  Vous venez de nous administrer la preuve que vous êtes parfaitement dans le rôle du collaborateur attitré de la France ou d’un auxiliaire de l’administration française alors que vous êtes à la tête d’une nation indépendante depuis 1960.

Je me demande toujours que vaut et représente réellement cet homme qui dirige le pays de la Teranga.  Vos propos sont à la fois révoltants, indignes et méprisants pour nos compatriotes qui ont subi de plein fouet les horreurs de la guerre et pour leurs familles qui ne cessent de réclamer leurs droits.  Ces droits sont continuellement niés voire bafoués par les autorités publiques et pourtant ils étaient au front aux avant – postes en vue de défendre la liberté d’autres hommes et le refus de l’humiliation voire de la servitude volontaire abjecte.

De quel droit vous osez aujourd’hui salir la mémoire de ces tirailleurs sénégalais qui pourtant   avaient d’autres soucis de survie et désiraient par-dessus tout  quitter la rudesse du front et de retourner auprès de leurs familles que de déguster un satané dessert au moment où les bombes allemandes déchiquetaient et éparpillaient  sous leurs yeux les corps de leurs compagnons d’armes ?  Vos propos nous blessent et nous renvoient à notre histoire terrible de peuple dominé,  humilié et qui malgré la terreur continue toujours de considérer la France coloniale comme un ami fidèle qui œuvre inlassablement pour notre bonheur voire notre salut.

Malgré le temps qui passe et les vicissitudes de  l’existence humaine,  la France n’est pas l’ami du Sénégal.  Tout au plus, elle peut juste être un partenaire au développement dans le concert des nations modernes. Hélas que vous n’êtes pas en mesure ou  vous ne souhaitez pas remplir  totalement vos prérogatives de président de la République c’est selon en vue de défendre et d’assurer fermement les intérêts intrinsèques de la nation sénégalaise.

Il n’y a pas un seul jour qui passe sans que vous ne nous démontrez au quotidien votre sujétion à la France. Il n’y a que vous qui êtes capable de tenir de tels propos infâmes au peuple sénégalais et au monde sans ressentir la moindre gêne. Chapeau monsieur Macky Sall !

Pourquoi vous ne prenez pas de la hauteur et de ne disserter que sur vos capacités intellectuelles ?  Et votre pléthore de ministres conseillers,  que font- ils bon sang pour vous laisser sortir de telles bêtises indignes même du plus idiot d’entre nous. Je plains les universitaires qui au quotidien vivent sans doute avec effroi vos écarts et qui préfèrent par-dessus tout préserver leurs privilèges que de dénoncer votre incurie, mieux encadrer votre inculture légendaire en vue de polir votre image et de limiter vos excès.  Les autorités françaises doivent rire sous cape et se féliciter d’avoir sous leur contrôle un homme qui ose franchir les limites de l’inacceptable et que même  les révisionnistes ou autres politiciens français racistes de l’extrême droite ne se permettront jamais d’exprimer en vue de s’épargner  d’une levée de boucliers  dévastatrice voire fatale.

C’est uniquement dans notre pays que les idées les plus farfelues sont portées au rang de vérité historique par une certaine élite intellectuelle. Et qui disait voire rappelait au peuple qu’il est un géologue de formation ? Sacré Macky Sall ! On aura tout vu ou entendu dans le régime de notre président par défaut,  monsieur Macky Sall.

Après cette autre tentative de falsification de notre histoire, j’ose espérer que nos historiens se lèveront pour mettre un mettre à ce charivari infecte indigne d’un président de la République. Ou bien est ce que  notre cher président Macky Sall sous les lambris dorés du pouvoir n’a pas oublié ses leçons d’histoire ? Lui qui nous promet pourtant un Sénégal Émergent pour tous où le savoir doit être au cœur de notre rayonnement culturel voire intellectuel,  est le premier de la nation à nous indiquer la voie royale de la servitude volontaire abjecte et à nous montrer que tous les moyens sont bons pour satisfaire voire épouser les causes les plus avilissantes de nos bienfaiteurs   même en altérant la vérité historique  voire la nier afin de rentrer dans leurs grâces.

Ce fameux dessert réservé aux seuls tirailleurs sénégalais pendant les deux guerres mondiales eu égard à une certaine considération des hauts gradés de l’armée française à l’encontre des soldats d’origine sénégalaise,  en plus d’être une énormité EUPELEULEUW, est un ignoble mensonge d’Etat.

Dites nous encore, monsieur Macky Sall depuis quand donner un dessert même le plus succulent à un autre est un signe de respect voire de considération à son encontre. Les tortionnaires utilisent très souvent le même procédé afin de mieux asservir les hommes. C’est sans aucun  doute de la même façon que vous traitez avec vos collaborateurs en leur donnant des postes voire des positions dans nos institutions ou en leur accordant des privilèges indus sur le dos du contribuable sénégalais pour mieux les dominer ou de les obliger à se comporter comme des larbins. Au Sénégal, certains de nos hommes politiques n’est- ce pas monsieur Macky Sall,  ont toujours tendance à suivre à la lettre la trace et les procédés infâmes de nos anciens tortionnaires sous la colonisation afin de mieux nous mystifier ou mieux de tenter de falsifier l’histoire sanguinaire de nos bourreaux sur nos aïeuls en vue de la rendre une plus humaine voire de la considérer comme un détail de l’histoire qui nous a permis malgré tout de connaître par exemple les mécanismes du vote.

Honte à vous,  monsieur Macky Sall !

 

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

L’île de Gorée ou le symbole de la misère de l’homme noir

L’île de Gorée nous renvoie à notre histoire de peuple soumis, humilié et contraint de suivre la volonté de négriers venus d’Europe pour arracher nos ancêtres de leurs racines en vue d’asseoir une nouvelle forme de domination servile ouvrant l’ère du capitalisme économique moderne et reposant sur l’asservissement d’une catégorie de personnes par d’autres individus  ou d’autres groupuscules d’intérêt privé obnubilés par la seule recherche du profit et de l’accroissement du capital financier.




L’île de Gorée malgré le temps qui passe et l’oubli voire la méconnaissance réelle par beaucoup de nos compatriotes des innombrables scènes de violence sauvage, d’humiliation, de mépris qui ont réduit des hommes, des femmes, des enfants en objets commercialisables, reste le lieu par excellence de la mise en pratique de la monstruosité de certaines puissances occidentales  en Afrique subsaharienne.

L’île de Gorée ne peut pas se départir de son passé de comptoir d’esclaves malgré la volonté de certains à l’instar de l’édile de la ville monsieur Augustin Senghor à vouloir travestir l’histoire ou à tout le moins en minimisant l’impact symbolique de la traite négriere dans notre conscience collective, en restaurant en grande pompe avec le concours de l’Union Européenne la fameuse Place de l’Europe au cœur même de l’île qui porte encore les traces de notre douloureuse histoire de pays africains dominés, spoliés voire souillés avec la complicité d’une partie de la population.

L’île de Gorée n’est pas et ne doit pas être considérée comme un endroit touristique où les jeunes viennent se prélasser le Week-end voire durant les grandes vacances scolaires. L’île de Gorée doit être perçue autrement par ses habitants. Elle est le témoin de l’histoire horrible voire criminelle de notre pays voire de l’Afrique noire sous domination étrangère. Elle ne peut pas vue comme un endroit idyllique pour des jeunes fêtards en période de forte canicule. Elle porte les stigmates des blessures, des cris stridents, des pleurs, de la mélancolie , de la peur de nos aïeuls de franchir de manière définitive  la porte étroite du non retour reliant la plage rocheuse de l’île des côtes américaines.

L’île de Gorée est la preuve tangible  de l’humiliation de l’homme noir par les puissances coloniales occidentales. Cette image de l’île restera à jamais gravée dans le cœur des gens. Tout compte fait, malgré les tentatives de manipulation ou de travestissement de cette période cruciale de notre existence, l’image de comptoir d’esclaves de l’île de Gorée est dans notre ADN national et africain.

Vivre à Gorée n’est pas seulement humer son courant d’air frais ou nager dans ses eaux calmes voire surplomber ses falaises en vue de profiter sous un soleil éclatant de sa beauté sublime ou encore arpenter ses petites ruelles pour admirer ses maisons colorées de style colonial. Elle consiste à se familiariser avec notre histoire, ses soubassements, notre rapport à L’autre, notre identité de peuple exploité, nos peurs. L’île de Gorée est le sanctuaire d’un monde révolu, mais qui ne cesse de nous rappeler notre passé et du rôle des uns et des autres sur cette horreur ineffaçable qui traverse les siècles.




On ne joue pas à dessein avec les symboles qui façonnent voire rythment la vie de nos concitoyens. Nous n’avons pas le droit malgré la volonté de certains de nos compatriotes à vouloir coûte que coûte faire table rase sur notre passé de couronner nos anciens bourreaux. Jamais dans l’histoire humaine, il est envisageable d’honorer ses tortionnaires sur les lieux même de leurs crimes contre l’humanité. Toutefois, au Sénégal, tout est possible même les scénarios les plus saugrenus voire catastrophiques.

Nous devons certes avancer et refuser de vivre dans le ressentiment. Toutefois, face à ces actes d’une cruauté inouïe,  nous les descendants de millions d’africains torturés et mis en cage en vue d’être exploités dans des conditions de vie effroyables, n’avons pas le droit d’oublier la mélancolie, la colère stérile  voire la peur qui se manifestaient dans leurs yeux hagards, ni même pardonner à leur place. Nous avons juste le devoir de témoigner et de transmettre sans langue de bois ni œillères aux générations futures l’histoire du Sénégal et de l’Afrique noire pendant la traite négriere.

Nous n’avons pas le droit d’occulter ce fait historique sous le prétexte fallacieux d’une ouverture au monde à l’ère du numérique. Je vis en Europe et on n’y  trouve pas des lieux de commémoration des tragédies des deux guerres mondiales qui magnifient la grandeur du Reich Adolf Hitler ou de l’Allemagne Nazie. En Europe, les symboles sont portés au rang de valeurs et sont protégés par la loi contre les profanations.

L’île de Gorée est le condensé de l’histoire du continent africain et de l’homme noir. Elle doit être au cœur du renouveau de la pensée négro-africaine  et au-delà doit faire appel à une réelle prise de conscience de l’homme africain, de sa place dans le concert des nations modernes.

L’île de Gorée doit être le miroir de notre désir de liberté, de notre refus de la servitude volontaire abjecte à toute forme d’autorité, d’indépendance en hommage à nos aïeuls déportés vers les États-Unis d’Amérique et vers les Caraïbes.

La décision du maire de Gorée, monsieur  Augustin Senghor de réhabiliter la Place de l’Europe au cœur même de l’île est une souillure et un affront à la mémoire de nos ancêtres. L’île de Gorée est un patrimoine national et au-delà africain. Une telle décision ne peut pas dépendre de la seule volonté du maire. Elle doit faire l’objet d’une discussion et pourquoi pas d’un référendum sur la pertinence même de la Place de l’Europe à Gorée en raison de notre passé de comptoir d’esclaves et du rôle prépondérant des États européens dans la mise en œuvre de cette entreprise sordide et criminelle de déshumanisation de l’homme noir.

Pourquoi, par ailleurs, le maire de Gorée, monsieur Augustin Senghor n’a pas jugé nécessaire de s’en ouvrir aux historiens  et aux acteurs culturels du pays avant de se lancer dans ce projet controversé par beaucoup de nos compatriotes ? Malgré le tollé d’indignation des citoyens sénégalais sur le couronnement de l’Europe esclavagiste à Gorée même, il campe toujours sur ses positions et continue à s’entêter dans des explications fallacieuses en vue de justifier son choix. Toutefois, libre au maire Augustin Senghor de refuser l’évidence de sa décision injustifiable sur le plan de l’éthique,  sur le plan historique et également de la charge émotive de cette tragédie humaine dans la conscience de l’homme noir, mais la postérité retiendra de lui comme étant le responsable politique sénégalais né après l’indépendance qui a osé honorer les bourreaux criminels de nos aïeuls sur nos propres terres.

Procéder à des retouches par ci et là sur des événements historiques n’est pas nouveau sous nos tropiques et ailleurs. L’histoire est très souvent travestie par certains en vue de prendre à contre pied la réalité sociale objective. La Place de l’Europe à l’île de Gorée est la parfaite illustration de ce que nos politiciens sont capables de faire en vue de s’attirer les grâces de leurs bienfaiteurs occidentaux en dépit même de la légèreté de leurs argumentations.

 

Ne nous étonnons surtout pas après cette décision regrettable du maire de l’île de Gorée, monsieur Augustin Senghor que les dirigeants européens voire même les dirigeants de multinationales occidentales aient un regard condescendant plein de mépris sur nos autorités publiques ou sur nous autres citoyens sénégalais.

Dites nous, monsieur le maire Augustin Senghor, comment voulez vous que les autres nations nous respectent et nous considèrent comme leurs semblables si toutefois nous préférons la servitude, la lâcheté et le déshonneur à la dignité  voire à la liberté ?

Dites nous, également monsieur le maire Augustin Senghor,  pourquoi ne devrons nous pas substituer la Place de l’Europe par la Place du Souvenir qui sied le mieux à notre histoire commune avec l’Occident judéo-chrétien ?

La réminiscence de notre histoire doit nécessairement passer par des symboles fortement ancrés dans notre identité négro-africaine.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com .

 

 

Entente tacite entre l’aristocratie maraboutique et les autorités de la République sur le dos du peuple sénégalais

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants : c’est l’indifférence des bons ». Martin Luther King.

 

Le pays de la Teranga traverse depuis quelques semaines de vives tensions sociales voire politiques marquées d’une part par l’intransigeance injustifiée du gouvernement du président de la République,  monsieur Macky Sall sous forme de provocation à tester les capacités de résistance de l’opposition voire du peuple et d’autre part par son refus systématique d’honorer ses nombreux engagements en vue de résoudre définitivement la crise qui plombe les secteurs de l’enseignement et de la santé.

Ces tensions sociales récurrentes font au froid et de surcroît portent les gerbes d’une possible révolte populaire aux conséquences incalculables pour l’ensemble du corps social sénégalais.  Ces moments de détresse des syndicats des services publics de l’enseignement et de la santé doivent interpeller tous les citoyens sénégalais épris de justice sociale  et de paix. Nous avons besoin de toutes les voix afin  de sortir le pays du climat délétère qui prévaut en ce moment et qui à terme risque de provoquer une onde de choc préjudiciable à tous points de vue à une harmonie sociale tant chantée à travers tout le pays.

Nous nous bornons à rappeler à bout de champ que le Sénégal est béni de Dieu grâce aux prières de nos illustres prédécesseurs  et que le pays est protégé des troubles voire désordres qui frappent de manière cruelle d’autres pays musulmans. Nous nous berçons dans une regrettable illusion de peuple élu dans notre inconscient collectif qui nous épargnera contre vents et marées de l’insécurité voire de scènes de violence sauvage ou de vengeance.  Nous avons tendance à oublier que nous sommes pas plus vertueux que les autres croyants des pays frappés soudainement par une vague de violence inouïe.

En effet, il ne suffit pas de proclamer sur tous les toits du monde que le Sénégal est un pays de paix pour qu’il le reste ad vitam aeternam. La paix sociale ne peut se construire que dans le respect total des droits et libertés de tous nos compatriotes. Le rappeler n’est jamais de assez. C’est devenu même une nécessité dans ces périodes de turbulences. Nous ne pouvons pas continuer à espérer  vivre dans une société de paix voire de justice qui aspire tout de même au développement  en nous s’obstinant dans le déni voire en refusant de décrire la situation du pays telle qu’elle est en vue de situer la responsabilité des uns et des autres sur le retard ou sur les goulots qui étranglent le Sénégal.

Ce qui nous amène à poser la question du rôle de l’aristocratie maraboutique au sein de la société.  Poser une telle question n’est pas un acte de défiance voire de rejet de l’autorité maraboutique sur nos consciences, mais il s’agit tout au plus de nous interroger sur les soubassements de leur silence et/ ou de leur complicité sur les nombreuse dérives du président de la République, monsieur Macky Sall. Il est regrettable aujourd’hui au Sénégal qu’il n’est plus permis aux citoyens sénégalais qui ont une autre lecture de l’aristocratie maraboutique de pouvoir l’exprimer sans crainte de subir les représailles de talibés fanatisés ou  manipulés par des marabouts politiciens.

Constater la connivence coupable d’une certaine aristocratie maraboutique avec nos autorités publiques n’est plus un secret de polichinelle pour toute personne qui analyse objectivement leurs jeux d’intérêts sur le dos du contribuable sénégalais. Le relever n’est nullement de l’insolence ou un manque de déférence à leurs égards. C’est juste une certaine clairvoyance d’esprit de  mettre à nu leur supercherie à endormir le peuple en lui rappelant sans cesse dans un discours alambiqué que le pouvoir vient de Dieu tout en refusant de  tenir un langage de vérité à nos autorités publiques.

En vérité, une entente tacite s’est nouée entre l’aristocratie maraboutique et les autorités de la République au point qu’aujourd’hui des hommes d’affaires très proches des familles maraboutiques gagnent facilement des marchés en violation même du respect de la procédure d’attribution des marchés publics.

Sans risque de nous tromper, il y a anguille sous roche. Ce clientélisme entretenu de fait par le président de la République, monsieur Macky Sall ne participe pas à une gestion efficiente du pays. La République se complaît à laisser une horde d’hommes d’affaires parrainées par les familles maraboutiques pour faire main basse sur nos potentialités économiques ou ce qui reste après le passage de ses maîtres français.

L’essence même de la République est que le bien public appartient à l’ensemble du corps social sénégalais. Cependant, depuis l’indépendance, les autorités de la République ont mis en place un système pernicieux d’accaparement systématique de nos deniers publics qui épouse parfaitement les contours du fonctionnement d’un régime aristocratique dans lequel les privilèges ne sont réservés qu’à une minorité au détriment du reste de la population. Le Sénégal indépendant n’est jamais sorti de ce carcan politico-maraboutique qui empêche le pays de se libérer en vue de faire face aux multiples enjeux de l’heure. Nous ne pouvons plus accepter de  laisser une minorité agissante nous mener en bateau dans le seul but de préserver leurs privilèges acquis sur le dos du citoyen sénégalais lambda.

C’est la raison pour laquelle les citoyens sénégalais ne sont plus dans une dynamique de cautionner ce jeu de dupes. Ils s’insurgent aujourd’hui sur le comportement d’une certaine élite maraboutique plus prompte à régler séance tenante avec les autorités de la République des questions liées aux besoins matériels de leur confrérie en termes d’infrastructures que de pointer du doigt la responsabilité du gouvernement du président Macky Sall sur ses dérives liberticides, sur l’instrumentalisation perfide de notre système judiciaire, sur l’impunité de certains pilleurs de nos deniers publics, sur ses provocations et sa volonté sordide et lâche d’en découdre avec des armes non conventionnelles en Démocratie avec ses adversaires politiques, sur les conditions de vie difficiles de beaucoup de nos compatriotes de surcroît leurs talibés.

Le respect que nous leur témoignons est dû pour l’essentiel à l’estime de nos compatriotes pour les pères fondateurs des confréries maraboutiques.  Cette déférence à leur encontre n’est possible aujourd’hui que si les chapelles maraboutiques prennent leur responsabilité de dire la vérité au président de la République si toutefois elles constatent de bonne foi qu’il persiste dans l’erreur et la violation des droits ou intérêts des citoyens sénégalais. Toute autre attitude de l’aristocratie maraboutique relève de la supercherie  voire d’une fuite  de responsabilité à assumer pleinement leur rôle devant le peuple.

Le silence de l’aristocratie maraboutique sur les dérives  voire la gouvernance sombre et nauséabonde du président de la République, monsieur Macky Sall est – ce de l’insouciance ou une certaine indifférence au sort des plus vulnérables d’entre nous voire d’un aveuglement en raison de sa politique taillée sur mesure de modernisation des cités religieuses ? Pourtant, l’argent que le président de la République, monsieur Macky Sall déverse dans leurs cités religieuses sans aucun contrôle et au gré seulement de ses envies en vue de détourner le regard de ces régulateurs sociaux sur ses manquements préjudiciables à la paix sociale, est également le nôtre.  Rien que pour ça vous ne pouvez plus regarder le silence des momies sur les menaces de déstabilisation de la société par notre président par défaut, monsieur Macky Sall.

A ce titre, je me permets de vous lancer un appel afin que vous preniez la juste mesure de votre rôle de guide religieux qui consiste à indiquer le chemin de la bonne vie sans distinction de rang social. Vous devez avoir conscience que beaucoup de nos compatriotes voient en vous des voix plus autorisées dans leur vie quotidienne que celle de notre président – politicien , monsieur Macky Sall , pourtant élu en 2012 par 65% du corps électoral.  Rien ne vaut même les largesses  de notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall que vous vous détournez de l’enseignement de vos illustres prédécesseurs en vous rangeant aux côtés des fossoyeurs de nos valeurs d’éthique,  de justice, de vérité  et de droiture dans la gestion du pays.

Les fastes du pouvoir ne doivent pas vous obnubiler au point de perdre le crédit au près de vos frères et disciples. Ce jeu de dupes ne vaut pas la chandelle.  Rien que la montée en puissance d’une nouvelle forme de conscience citoyenne virulente voire acerbe sur les réseaux sociaux doit vous pousser à revoir votre manière assez singulière à être le soutien indéfectible du pouvoir en dépit même de sa violence et de ses  exactions contre le peuple.

L’heure est grave. Il est du devoir de chacun d’entre nous de se déterminer en fonction de sa croyance voire de sa fibre patriotique sur les dérives de notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall  au lieu de nous tenir un discours moralisateur sur le respect et des menaces de représailles pour quiconque s’évertuerait à traiter les marabouts de complices des conséquences  de la gestion scabreuse du président Macky Sall en raison même de leur silence suspect voire coupable sur ses abominables forfaitures.

Toutefois, il demeure certain qu’il existe encore au sein de nos familles  maraboutiques des hommes de Dieu qui pour rien au monde ne vont jamais se compromettre en soutenant publiquement un régime politique à la fois oppresseur et injuste envers le peuple.

A ces hommes, nous leur demandons d’être juste nos guides éclairés en vue de permettre à nos compatriotes de s’affranchir d’une servitude volontaire oppressive que la foi et la morale abhorrent. Nous avons besoin d’étendre la voix sage de ces hommes résonner partout dans nos villes voire villages pour que les citoyens sénégalais sachent que le Sénégal peut et mieux doit sortir de ce désastre socio-économique qui frappe de plein  fouet les plus vulnérables d’entre nous  même si le pouvoir politique va continuer à utiliser toutes sortes de manœuvre en vue de bâillonner nos libertés publiques.

Par ailleurs, ce combat ne doit pas s’arrêter uniquement au régime oppresseur du président de la République, monsieur Macky Sall. Il doit obligatoirement viser tout pouvoir qui prend du plaisir à traiter les citoyens sénégalais comme des objets voire comme des sous hommes à abrutir par le biais des soirées mondaines interminables, des galas de lutte ou  par le canal des chaînes de télévision publique ou privée avec leur lot de programmes incultes et déconnectés de la réalité objective du pays de la Teranga.

Ce combat n’est pas jamais gagné d’avance puisqu’il existe encore au sein de notre société des hommes sans foi ni loi, des forces ou des organisations qui militent activement pour le maintien du statu quo en vue de mieux asservir nos compatriotes.

A cet effet, aucun artifice d’équilibriste n’est tenable aujourd’hui. Soit on est pour la défense des valeurs voire des intérêts du peuple ou soit on est avec les hommes du régime du président de la République, monsieur Macky  Sall qui entretiennent un climat de terreur ou de violence verbale  au sein de la société afin d’asservir nos compatriotes qui refusent l’indignité voire la servitude.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Contribution: Un devoir de résistance

Notre apprenti-dictateur, monsieur Macky Sall avec la complicité de son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, a instrumentalisé à dessein nos forces de sécurité depuis Paris pour violenter les citoyens sénégalais dans le cadre de l’exercice de leurs droits et libertés. C’est une situation inadmissible et nous ne pouvons pas accepter que nos villes soient des lieux où nos forces de sécurité et d’intervention sèment le désordre en toute impunité.

Le Jeudi 19 Avril 2018 avec son lot de violence aveugle et irresponsable  perpétrée à l’encontre de nos compatriotes qui sont sortis librement et de manière pacifique en vue de protester contre le projet de loi sur le parrainage de notre président-politicien, restera à jamais dans les annales politiques de la République du Sénégal comme le début d’une dictature de gens lâches et minables.

Que dire de cette folie policière à gazer les citoyens sénégalais  même les malades du Centre Hospitalier Abass Ndao et à arrêter manu militari des leaders de l’opposition sénégalaise voire de simples manifestants ? Il faut savoir raison garder monsieur Macky Sall ! La terreur que vous espérez installer de manière insidieuse dans le pays ne passera pas.




Pourtant, de nombreux citoyens sénégalais avaient lancé en direction de nos forces de sécurité un appel à la retenue afin d’apaiser un climat social délétère. Elles ont passé outre ces recommandations en se livrant à leurs jeux favoris : matraquer des manifestants pour appuyer la politique de terreur du président de la République, monsieur Macky Sall.

Que dire également de cette violence institutionnelle que le président de l’Assemblée nationale, monsieur Moustapha Niass se complaît à exécuter avec froideur et ironie en vue de matérialiser votre volonté diabolique de passer sur nos droits voire de piétiner notre charte fondamentale en vue de rester longtemps au pouvoir pour couvrir votre gestion désastreuse de nos maigres ressources publiques.

Au crépuscule d’une longue carrière de commis de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, monsieur Moustapha Niass a choisi délibérément de ramer à contre courant de l’évolution démocratique du pays en s’alliant avec les fossoyeurs de nos valeurs républicaines. C’est triste pour un homme qui le 23 juin 2011 armé d’un caillou devant les grilles de l’Assemblée nationale pour défendre la Constitution du pays, se retrouve aujourd’hui au perchoir de cette même hémicycle pour organiser la mise à mort de notre modèle de démocratie. C’est également regrettable pour un homme de 85 ans qui refuse de quitter les fastes du pouvoir, d’accepter dans des conditions humiliantes vu son riche  parcours le rôle de larbin du président Macky Sall mieux de se comporter comme une marionnette appelée à répéter voire à jouer la pire pièce de comédie burlesque de l’histoire politique du Sénégal. Quelle triste fin pour un homme à qui le Sénégal a tout donné en termes de privilèges et de position !

Mais, la sagesse ne se donne pas de facto. Elle se construit au fil des ans voire des épreuves et constitue en dernier ressort la pierre angulaire des hommes vertueux qui ne renoncent jamais à défendre la vérité en dépit même des attaques perfides, des intimidations voire des menaces de représailles.

Qui êtes vous monsieur Macky Sall pour nous toiser de la sorte ? Contrairement à ce que vous pensez, en réalité nous vous connaissons parfaitement. En effet, sous vos faux airs d’homme calme, se cache véritablement une personnalité peu fiable de surcroît lâche jusqu’à utiliser de manière perfide nos forces de l’ordre pour brutaliser nos compatriotes  et qui éprouve de la peine à faire face voire à assumer sans fard sa responsabilité devant le peuple.

De surcroît, vous portiez en homme de main les combats les plus douteux du régime de maître Abdoulaye Wade en vue de discréditer d’honnêtes citoyens sénégalais à l’instar de l’ancien président du Conseil, notre regretté patriote Mamadou Dia. Vous avez par lâcheté tenté de salir sa réputation pour solder ses comptes avec votre ancien mentor, maître Abdoulaye Wade à propos de l’opportunité voire de la justesse de sa politique agricole. Cependant, le Seigneur des mondes l’a préservé de vos supputations abjectes et sa mémoire de patriote continue à redonner de l’espoir à notre jeune nation qui se perd dans les profondeurs abyssales de la tortuosité à cause de nos politiciens professionnels aguerris de votre acabit.

Pourquoi, estimez vous à tort que vous pouvez en fonction de vos prérogatives constitutionnelles utiliser nos services de police et de la gendarmerie nationale pour terroriser tout un peuple en vue de faire adopter un projet de révision constitutionnelle ? Pourtant, il y a peu en position de minorité et à la quête du pouvoir, vous lanciez un appel solennel à ces mêmes forces de l’ordre à ne pas brimer le peuple pour les intérêts partisans de maître Abdoulaye Wade.  Cependant, n’est pas maître Abdoulaye Wade qui veut en matière de respect des libertés publiques en dépit même de ses errements voire manquements préjudiciables à la bonne marche du pays.

Qui plus est, au moment où vos députés de la majorité mécanique  Benno Bokk Yakaar  sans gêne se permettent de violer leur propre règlement intérieur  en vue d’adopter votre inique projet de loi sur le parrainage,  vous fuyez le pays pour la France en parfait auxiliaire de la Métropole. Votre attitude démontre à souhait que vous n’êtes pas digne de diriger le Sénégal.

Avec votre majorité mécanique de députés, vous êtes en phase de faire passer comme lettre à la poste votre coup de force sur le parrainage , une énième forfaiture.

Au regard du déroulement de la plénière du jeudi 19 Avril 2018 de l’Assemblée nationale, je reste profondément meurtri de constater au grand jour le manque de sérieux, de patriotisme, du sens du devoir des députés de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar. En effet, ils ont adopté en toute conscience à la manière de l’officier SS Adolph Eichmann une posture de mercenaires du président Macky Sall en votant de manière mécanique le projet de loi sur le parrainage tout en refusant le débat sur le fond afin de ne pas devoir défendre les valeurs de la société, leur prestation de serment à protéger le peuple contre les dérives du pouvoir exécutif , l’éthique de responsabilité voire les principes de la République. En réalité, pour les députés de la majorité hétéroclite Benno Bokk Yakaar dans la même optique que l’officier SS Adolph Eichmann : « Les paroles du président Macky Sall font force de loi ». J’ai fait à dessein ce rapprochement dans le but de montrer que l’histoire nous dévoile  voire enseigne les motivations psychologiques des apprentis – dictateurs.

Et après tout le tapage médiatique sur l’opportunité du système de parrainage en vue de  rationaliser les partis politiques, orchestré de concert par certains chiens de garde de la presse du palais de l’Avenue Roume et par d’autres intellectuels de pacotille de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar,  pensez vous que les citoyens sénégalais malgré les menaces du ministre Mame Mbaye Niang et le quadrillage des artères de la ville de Dakar par vos forces du désordre,  allaient se terrer dans leurs maisons et assister stoïquement à la violation de leurs droits légitimes de manifestation ?




Que non ! Les citoyens sénégalais ont exprimé leur ras le bol en arpentant courageusement les artères de la ville de Dakar et des autres villes du pays pour pointer du doigt votre mauvaise foi, vos récurrentes provocations. Nos compatriotes n’ont pas peur de vos services de répression et vont poursuivre le combat malgré votre volonté sordide de réduire drastiquement nos libertés publiques.

Le combat ne fait que commencer. Continuer ainsi à violenter nos compatriotes par vos forces du désordre qui ont encore prouvé ce jeudi 19 Avril 2019 qu’elles ne sont  pas à la hauteur de leur mission de protection des droits et libertés des citoyens sénégalais.

Honte à vous. Après avoir fui vos responsabilités en vous terrant  sur les bords de la Seine en attendant que l’accalmie revienne au pays de la Teranga, vous sortez maintenant pour jubiler toute honte bue d’une victoire usurpée sur le dos du peuple. Notre modèle de démocratie reposant sur le consensus a été remis en question voire bafoué par votre majorité présidentielle sangsue Benno Bokk Yakaar.

En réalité, ne nous leurrons pas, aujourd’hui aucun citoyen honnête ne peut soutenir que le Sénégal sous le régime  du président Macky Sall est une démocratie majeure.

Votre comportement désinvolte est indigne d’un président de la République.  Vous vous permettez toutes sortes de compromissions en vue d’asseoir votre autorité sur les citoyens sénégalais.  Malgré vos menaces et la brutalité de vos forces du désordre, nous continuerons la lutte pour la défense de nos valeurs républicaines  et nous ne vous accorderons pas de répit. Mieux, nous vous combattrons par la mobilisation citoyenne , par la plume, par les alertes  voire messages sur les réseaux sociaux afin de mettre à nu votre gouvernance sombre voire nauséabonde à mille lieues de la vertu.

Nous lançons un appel de résistance à toutes les forces vives de la nation afin d’arrêter le monstre qui de magouille en magouille nous conduit inexorablement à la dictature et ça ne passera pas.

En ce qui me concerne, de par votre comportement, vos mensonges voire vos reniements, vous n’êtes pas digne de la fonction de président de la République. Vous êtes juste un outil mieux un faire valoir de vos maîtres français en vue de dépouiller la nation sénégalaise de toutes ses ressources énergétiques ou de toutes ses potentialités économiques.

Ainsi, vous ne méritez même pas le respect du peuple sénégalais  n’en déplaise à vos thuriféraires zélés de la majorité Benno Bokk Yakaar  et à vos obligés d’une certaine aristocratie maraboutique, les véritables fossoyeurs de la République.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

A propos de la candidature de Samuel Sarr à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Quel culot ! monsieur Samuel Sarr, de sortir maintenant de votre torpeur toute honte bue après avoir déserté le parti démocratique sénégalais ou  pris vos distances, c’est selon , avec ses responsables politiques, en vue de jouer le rôle de samaritain en évoquant des raisons fallacieuses de réunification de la famille libérale ?

Vous aviez disparu de la scène politique depuis votre arrestation injuste par le président de la République, monsieur Macky Sall pour un délit d’opinions. La prison de Reubess a certainement contribué à refroidir votre ardeur légendaire.  Nous nous rappelons tous de votre déclaration à la suite de votre libération. C’est votre marabout qui vous a ordonné à observer  le silence des momies sur le pouvoir du  président Macky Sall , mieux de ne pas citer son nom dans vos propos. Quelle drôle idée !

Dites nous, monsieur Samuel Sarr, comment comptez vous faire aujourd’hui pour respecter le Ndiguel de votre marabout alors que pour être président de la République,  vous savez mieux que nous ce qui vous reste à faire. En découdre avec lui, montrer de manière objective aux électeurs sénégalais les tares de la gestion scabreuse du président Macky Sall pour espérer au moins leur écoute.




Les citoyens sénégalais se demandaient légitimement mais il est où ce gars là qui ne cesse de nous rappeler son rang d’éternel wadiste au moment même où le PDS broie le noir, éprouve d’énormes difficultés à garder ses cadres  qui contre toute attente rejoignent les prairies marrons de l’APR voire de la peine à maintenir le flambeau de la mobilisation de ses militants et sympathisants.

En vérité, nous vous avions oublié même vos gueulades voire votre posture légendaire d’homme politique courageux. Depuis des mois, le pays est secoué par une série de grognes des syndicats de la fonction publique avec son lot de désolations voire d’injustices et personne ne vous a entendu vous prononcer sur ces tensions qui menacent la cohésion sociale.

En effet, l’éternel wadiste avait d’autres chats à fouetter plus importants que de s’opposer voire de résister à la dictature rampante de notre président par défaut,  monsieur Macky Sall. C’est un homme d’affaires qui malgré tout doit continuer à collaborer avec son ex – tortionnaire en vue de gagner des marchés ou d’étendre son influence et in fine participer en citoyen patriote au  rayonnement du programme Sénégal Émergent. On aura tout vu dans ce pays de merde où certains de nos compatriotes sont prêts à toutes sortes de compromissions en vue de rentrer dans les grâces du pouvoir.

Notre homme, l’ancien ministre de l’énergie , monsieur Samuel Sarr est de retour avec une idée génie en vue de sauver le patrimoine de maître Abdoulaye Wade.

Que je sache monsieur Samuel Sarr, les responsables et militants du PDS ne vous ont investi d’aucune mission pour voler à leur secours voire pour être leur candidat à l’élection présidentielle du 24 Février 2019. Ce jeu de dupes ne vous honore point et mieux vous devez par respect aux citoyens sénégalais vous faire oublier en raison de votre gestion désastreuse du secteur de l’énergie maintes fois épinglée par les corps de contrôle de l’Etat.

Au plus, dites nous, monsieur Samuel Sarr qui vous a mandaté ou plutôt vous êtes le cheval de Troie de qui pour oser prendre le pari de la distraction pour semer le trouble dans les rangs du PDS au moment où les forces vives de la nation se mobilisent afin de faire capoter le projet inique de parrainage  du président Macky Sall en vue de torpiller le processus électoral ?

Faites vous partie des taupes du palais en vue de disperser les voix de l’opposition ? En tout état de cause, votre sortie millimétrée à quelques jours d’un rendez vous historique de la nation sénégalaise avec à son destin, nous laisse perplexe. Il faut savoir raison garder monsieur Samuel Sarr !

Nous avons de fortes raisons de douter de votre sincérité en raison même de votre lourd passé de politicien professionnel. Nous ne sommes pas amnésiques au point d’oublier en si peu de temps votre gestion du secteur de l’énergie dans le régime de maître Abdoulaye Wade.

Maintenant que le peuple décide de prendre ses responsabilités en vue de contraindre notre apprenti-dictateur,  monsieur Macky Sall à se conformer au respect de la loi pour éviter aux citoyens sénégalais à vivre des moments de terreur voire de détresse, vous pointez votre nez en espérant ramasser un pouvoir en lambeaux fortement remis en question par beaucoup de nos compatriotes.







Et puis, pensez vous sérieusement que ce pouvoir en lambeaux doit être ramassé par n’importe quel politicien professionnel aguerri de surcroît en maille avec la justice ? Le Sénégal est un pays vraiment particulier.

Après tout, vous avez de sérieuses questions à élucider de manière objective avec le peuple sénégalais avant de pouvoir solliciter son soutien voire son engagement à vos côtés pour la conquête du pouvoir. C’est un préalable pour quiconque veut briguer la magistrature suprême mieux une exigence citoyenne.

En effet, dites nous , monsieur Samuel Sarr, comment dans une République où la justice est exercée avec responsabilité, un homme cité sur une liste de 25 dignitaires du régime libéral de maître soupçonnés de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite par le procureur spécial monsieur Alioune Ndao, peut aujourd’hui solliciter le suffrage des citoyens sénégalais sans que son dossier ne fasse l’objet de poursuite en vue d’établir la vérité sur les graves faits incriminés par les magistrats chargés de l’enquête préliminaire.  Je vous prie monsieur Samuel Sarr d’éclairer ma lanterne. En vérité, il y a quelque chose qui m’échappe .

A ce jour, votre dossier et ceux des autres personnes soupçonnées de mauvaise gestion à l’instar de monsieur Abdoulaye Balde, maire de Ziguinchor et ex- collaborateur de monsieur Karim Meissa Wade  dorment par lâcheté dans les tiroirs du président de la République, monsieur Macky Sall. C’est surprenant que ce sont toujours les mêmes que la presse évoque ou soupçonne d’être les taupes du président Macky Sall au sein de l’opposition sénégalaise.

Malgré toute la traque contre les prévaricateurs de nos deniers publics voire les charges de culpabilité retenues contre ces dirigeants du régime de maître Abdoulaye Wade, beaucoup de langues se délient aujourd’hui pour affirmer de manière péremptoire que monsieur Abdoulaye Baldé est pressenti par notre président par défaut,  monsieur Macky Sall pour occuper la présidence du Conseil économique social et environnemental  ( CESE ) en remplacement de madame Aminata Tall à quelques mois de la fin de son mandat.

Nous ne savons pas où se trouve la vérité dans ces affaires de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite, mais il existe tout de même des charges de culpabilité retenues par les magistrats instructeurs de la CREI contre vous.

Sans doute pour vous, c’est un épiphénomène et on doit passer à autres choses. Quelle drôle de façon de penser de la gestion voire du contrôle à posteriori de nos maigres deniers publics ! Ainsi va le pays de la Teranga. Assumer ses actes, c’est trop demander à nos autorités publiques qui essaient coûte que coûte à fuir leurs responsabilités afin de ne pas devoir rendre des comptes à la justice.

Nous ne pouvons plus accepter de confier les rênes du pouvoir à un politicien professionnel sur qui pèse de lourdes charges de mauvaise gestion de nos ressources publiques voire de détournement de deniers publics. Nous devons changer diamétralement notre perception du bien public en vue d’asseoir un Sénégal pour Tous  où il ne sera plus permis à personne de dilapider l’argent du contribuable en toute impunité et venir sur le tard narguer davantage le peuple. Au plus, toutes ces accusations vont vous retomber dessus comme un boulet par vos adversaires en pleine campagne électorale.  Un homme avertit en vaut deux !

La probité d’un homme politique constitue sa force voire sa légitimité  auprès de l’opinion publique. Votre probité est fortement entachée  par les graves accusations qui pèsent sur votre personne. Il y a lieu aujourd’hui si vous voulez vraiment  nous convaincre de votre loyauté voire de votre bonne foi, il vous suffit de jouer la clarté en assumant devant la nation vos responsabilités et  en  demandant publiquement au président de la République,  monsieur Macky Sall de transmettre votre dossier non pas à  sa fameuse Cour de répression de l’enrichissement illicite en hibernation depuis la condamnation de monsieur Karim Meissa Wade , mais au tribunal correctionnel pour un procès plus juste  où le droit pourra être dit en toute impartialité.

Ainsi, tant que la justice de manière souveraine et responsable ne vous aura pas blanchi de toutes ces charges infâmes, il est de votre devoir républicain de garder votre mal en patience. Ainsi, la morale est sauve et on saura qui est qui dans ce pays exsangue.

Votre candidature est de trop et constitue réellement une provocation aux citoyens sénégalais meurtris par les nombreux scandales impunis du régime de l’ancien président de la République, maître Abdoulaye Wade.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Lettre ouverte à nos forces de l’ordre: un appel patriotique à un devoir de responsabilité

Ces propos du candidat Macky Sall en 2012 sont lourds de sens et nous renvoient au spectre de la violence policière qui avait semé un chaos indescriptible et entraîné la mort de plusieurs de nos compatriotes par la seule volonté d’un homme,  l’ancien président de la République, maître Abdoulaye Wade, obnubilé par un troisième mandat et qui espérait prendre au dépourvu un peuple d’une docilité incroyable en changeant à la veille de l’élection présidentielle de 2012 les règles du jeu.

N’eussent été la mobilisation et la résistance des forces vives de la nation, nous serions maintenant entrain d’assister à un long règne de 19 ans du président Abdoulaye Wade.

Qui aurait cru que le vainqueur de l’élection présidentielle de 2012, monsieur Macky Sall avec une litanie de vœux pieux et d’engagements solennels  oserait prendre le même  chemin tortueux de la politique politicienne sénégalaise digne d’une République bananière où les principes de l’Etat de droit ou de la démocratie sont continuellement remis en question par le fait du prince en torpillant le processus électoral sous la conduite d’un praticien du droit constitutionnel, le ministre de la justice monsieur Ismaila Madior Fall ?




Personne. Même nos concitoyens les plus sceptiques qui avaient émis des réserves sur sa probité et ses qualités d’homme d’Etat à l’instar de l’ancien chroniqueur de l’émission Deug Deug, monsieur Souleymane Jules Diop,  ne pouvaient nullement imaginer que cet homme serait capable une fois à la tête du pays de se conduire comme un despote sans foi ni loi et qui au demeurant prend un malin plaisir à tester les capacités de résistance de la nation devant ses nombreuses compromissions abjectes voire ses provocations.

L’histoire bégaie. Les mêmes erreurs du passé vont reproduire aujourd’hui systématiquement les mêmes conséquences fort préjudiciables à l’ensemble du corps social sénégalais. La provocation du régime sangsue du président de la République, monsieur Macky Sall a trop duré.  Nous lui avons laissé trop de temps pour accomplir en toute impunité ses monstrueuses impostures. Plus, le peuple se complaint dans une passivité indescriptible, plus notre apprenti- dictateur pousse la provocation à son paroxysme.

Si nous n’y prenons pas garde, l’irréparable risque inéluctablement de se produire à l’occasion de l’adoption par sa majorité mécanique anti-patriotique Benno Bokk Yakaar de la loi sur le parrainage, une forfaiture de trop, un coup bas porté à notre démocratie fortement malmenée par le président Macky Sall depuis 2012. L’heure est grave et il est du devoir de chacun d’entre nous de tirer la sonnette d’alarme voire de situer la responsabilité des uns et des autres sur les dangers qui guettent voire inquiètent tout le Sénégal.

C’est pour cette raison que je vous interpelle, vous nos vaillantes forces de l’ordre en vue de jouer pleinement votre rôle de protection des citoyens sénégalais et in fine  vous renvoie aux propos du candidat Macky Sall, devenu président grâce à une très forte mobilisation des citoyens sénégalais  afin de restaurer les valeurs de la République  mises à terre par le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. Par voie de conséquence, nous vous lançons un appel solennel en vue de  refuser par devoir patriotique de brimer nos compatriotes qui défendent avec justesse leurs droits légitimes. Le pouvoir du président de la République, monsieur Macky Sall pousse le peuple à un affrontement aux conséquences incalculables. Nous ne pouvons pas garder le silence sur la volonté sournoise du chef de l’Etat, monsieur Macky Sall à se choisir lui-même ses adversaires à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Son funeste et insipide projet de loi sur le parrainage risque d’embrasser le pays. Vous n’avez pas le droit ni l’obligation de prêter le flanc à un pouvoir qui ne cesse de changer les règles du  jeu en écartant toute possibilité de large consensus sur une question majeure du processus électoral.

Ces hommes et ces femmes qui refusent d’abdiquer voire de renoncer à leurs droits légitimes garantis par la Constitution du pays malgré les menaces voire les intimidations du président Macky Sall,  sont vos frères,  vos sœurs et vos parents. Vous n’êtes pas au service de cet homme qui frise l’indécence en nous narguant à longueur de journée.  Vous êtes au service du peuple. Les hommes du pouvoir ne sont à la tête du pays que pour un court temps et vont inéluctablement passer à autres choses de gré ou de force. Par contre,  vous avez une carrière à honorer et à accomplir dignement pour mériter le respect voire le dévouement de toute la nation  sénégalaise à votre égard.

Vous devez refuser le déshonneur en vous rangeant derrière un homme aveuglé par les fastes du pouvoir et qui craint par-dessus tout à rendre des comptes à la justice sur sa gestion scabreuse de nos ressources publiques.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas vos ennemis. Ces concitoyens ont les mêmes espérances que vous et partagent les mêmes craintes de scènes de chaos qui se profilent à l’horizon en raison de l’entêtement du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar, monsieur Macky Sall à  mener un bras de fer au peuple souverain.

Ayez chers compatriotes le courage voire la sagesse de refuser des ordres visant à violenter sauvagement et de manière gratuite d’autres citoyens sénégalais. Aucune personne, même vos supérieurs et à fortiori le président de la République, monsieur Macky Sall ne méritent que vous vous engagiez dans cette voie et vous vous salissiez les mains pour les basses intérêts mondains.

Brutaliser de la sorte vos compatriotes revient à détruire immanquablement le tissu social. Nous partageons les mêmes valeurs, habitons pour l’essentiel dans les quartiers paumés de la banlieue voire dans les zones les reculées du pays où l’urgence est partout dans nos foyers. Également, nous ressentons les mêmes peines voire les mêmes souffrances face à nos difficiles conditions de vie. Nous craignons par-dessus d’assister à l’implosion d’une jeunesse abandonnée à son sort par un gouvernement incapable de leur donner l’opportunité de trouver un travail décent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Nous rions et nous pleurons ensemble nos joies ou nos malheurs. Pourtant, nous sommes tous témoins de cette violence inouïe que vivent au quotidien nos frères et nos sœurs.

Ces hommes et ces femmes d’horizons diverses sont nos frères de sang et nous ne devons pas accepter qu’un politicien professionnel de la dimension de notre président par défaut, monsieur Macky Sall attise la haine voire la rancœur dans nos cœurs en voulant coûte que coûte se maintenir au pouvoir sans le consentement de la majorité du corps social sénégalais.

Vous seuls avez le pouvoir de freiner la boulimie du pouvoir de Macky Sall en laissant le peuple assumer sa responsabilité devant l’histoire à partir du moment où les voix les plus autorisées de la nation à l’instar des familles maraboutiques eu égard à leur rôle de guides religieux voire de médiateurs sociaux et une bonne partie de la société civile gardent le silence de manière éhontée sur la gouvernance sombre et nauséabonde de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar afin de ne pas froisser notre président apprenti – dictateur.

Soyez fiers  mes chers compatriotes soldats et policiers de votre mission de gardien de la sécurité des citoyens sénégalais et refusez surtout de répondre à  l’appel des marchands d’illusion du régime de monsieur Macky Sall qui veulent asservir le peuple avec votre soutien voire votre complicité.

Mes chers compatriotes soldats et policiers, n’écoutez que votre conscience citoyenne, craignez Dieu par-dessus tout dans votre travail  et agissez avec retenue et responsabilité votre mission de protection de vos compatriotes sénégalais.

Le jeu machiavélique du pouvoir ne doit pas prendre le dessus sur votre honneur, sur votre foi, sur votre engagement patriotique à servir le peuple et sur l’héritage de nos illustres prédécesseurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Lettre ouverte aux répondeurs automatiques de l’APR !

Que faut-il penser de certains de militants de la mouvance présidentielle qui passent tout leur temps à squatter les pages des sites sénégalais d’informations en vue de répondre systématiquement et très souvent de manière maladroite voire saugrenue aux différentes contributions de nos compatriotes à la situation socio-économique du pays ?

Que dire également de leur singulière volonté à apporter toujours la même réplique consistant à penser que toutes les contributions publiées dans les différentes sites sont l’œuvre d’une seule personne, qui en fonction de telle ou telle circonstance change de pseudo  pour brouiller les pistes ?

Certes, vous avez le droit de critiquer les contributions des uns et des autres sur la gestion sombre et nauséabonde de notre président par défaut monsieur Macky Sall. Toutefois, il ne suffit pas seulement de les rejeter par pur esprit partisan. Vous devez aller au-delà et vous départir de votre appartenance à la mouvance présidentielle afin d’exprimer à force d’argumentaire et même avec  ténacité votre désapprobation.




Cependant, vous avez tromper royalement en pensant que je me cache sous les appellations des messieurs Ibrahima Sadikh Ndour, Pathé Gueye, Nioxor Tine, Bocar Gueye, Alioune Seck, Xeme, ou de Madame Fatou Sock. Quel drôle d’idée de penser de la sorte en refusant d’utiliser avec courage votre esprit critique en vue d’appréhender le réel en toute objectivité ? Vous ne pouvez pas vous contenter de cette ligne de défense pour botter en touche les nombreux griefs observés dans la gestion du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar  par ci et là par beaucoup de nos compatriotes. Par ailleurs, je tiens à préciser pour votre information que je ne suis aucune de ces personnes, même s’il m’arrive parfois de partager leurs analyses. Au plus, il m’est totalement impossible d’écrire comme eux. C’est comme ça et il faut chercher autre chose au lieu de vous enfoncer dans cette situation grotesque voire absurde.

Ayez au moins du courage et de  la lucidité d’esprit en vue  de participer au débat démocratique des idées, ne serait ce que pour défendre la politique et les différentes actions du président Macky Sall depuis qu’il est à la tête du pays ou plutôt depuis qu’il assume ouvertement son parfait rôle de collaborateur de l’ancienne puissance coloniale, la France.

Nous vous attendons sur ce terrain certes rude de la confrontation des idées afin de faire avancer le pays dans la voie des acquis démocratiques pour quiconque compte propulser le Sénégal dans le rang des nations Émergentes.

Mais hélas, je reconnais le fait que vous éprouvez un profond malaise à défendre sur le plan des idées voire de l’éthique un  homme, le président de la République,  monsieur Macky Sall qui passe tout son temps à remettre en question les droits ou libertés de nos compatriotes garantis par la Constitution et qui ne cesse de mentir de manière éhontée voire de revenir sur ses nombreux engagements contractés envers le peuple. C’est pour cette raison que vous vous versez dans le registre abject et lâche des invectives en vue de saborder notre conscience citoyenne. Mais, c’est une peine perdue d’avance.

Cependant, vous ne pourriez jamais déceler la moindre trace d’attaques personnelles dans mes contributions.  Je me borne tout simplement à décrire des faits précis et observables pour quiconque s’intéresse à la manifestation de la vérité.  Mais, en fait, que voulez vous ? Que nous observions le silence des momies sur les tares de la gestion « sobre et vertueuse » du pouvoir afin de faire plaisir à votre mentor. C’est trop nous demander en raison même de l’état de délitement du tissu social et de la pauvreté endémique qui frappe une bonne partie de nos concitoyens. Ainsi, il ne faut pas compter sur moi pour couvrir voire de passer sous silence les scandales à répétition du régime clanique de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar.

Vous devrez revoir votre stratégie de communication en pensant que les citoyens sénégalais qui exercent librement leur droit de regard sur la situation socio-économique du pays sont des « malades mentaux ». Votre aveuglement risque de vous perdre. Le régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall se trompe lourdement en voulant réduire sur une seule personne la contestation sociale à travers les sites d’informations et les réseaux sociaux. Cette stratégie n’est pas viable puisqu’il suffit juste à un observateur épris de justice et de bonne foi pour savoir rien qu’à la seule lecture de ces différentes contributions, il est impossible que ces dernières soient l’œuvre d’une seule personne en raison même du style et de la tonalité des propos.

En ce qui me concerne,  j’assume pleinement mon droit de regard sur la situation du pays nonobstant les remarques voire les quolibets  des répondeurs automatiques de l’APR en m’assimilant à tort à un malade mental. Je n’écris qu’en fonction de ce que me dicte uniquement  ma conscience citoyenne. Je ne suis payé par personne et aucune personnalité politique n’est derrière moi. Je suis un électron libre et je ne suis pas récupérable d’une manière ou d’une autre par la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. La personne du président de la République, monsieur Macky Sall m’importe peu. Il s’agit du Sénégal et de la défense de ses intérêts légitimes  ni plus ni moins. Mon engagement citoyen est totalement gratuit et Dieu merci je n’attends rien en retour de nos politiciens professionnels aguerris. Au plus, je n’apporte mon soutien qu’aux seules offres politiques qui travaillent réellement pour le bien être de l’ensemble du corps social sénégalais et pour la réhabilitation de nos principes républicains voire de nos valeurs largement partagées par nos compatriotes.

Toutefois, je préfère jouer le rôle d’un malade mental qui pointe du doigt la mauvaise gestion du régime clanique du président de la République, monsieur Macky Sall, l’instrumentalisation perfide de certains acteurs de notre système judiciaire, l’impunité totale accordée aux membres de la coalition Benno Bokk Yakaar en matière de pillage de nos maigres deniers publics, la trahison d’une certaine élite intellectuelle, le silence coupable de l’aristocratie maraboutique, la cupidité de certaines personnalités de la presse que d’endosser le rôle d’un lâche qui devant toutes ces impostures, se compromet en acceptant de soutenir un régime politique injuste et pitoyable à l’encontre des sans voix et des plus démunis.




Messieurs les répondeurs automatiques de l’APR, je reconnais que votre tâche est rude et vous devez justifier vos perdiems perçus indûment sur le dos du contribuable en dépit même de votre appréhension à fouler un certain nombre de valeurs pour ainsi voler au secours de votre bienfaiteur du moment, le président de la République,  monsieur Macky Sall et de certains de ses acolytes tapis à l’ombre et qui ont une peur bleue d’exprimer ouvertement leurs idées en raison même de leur parcours politique peu orthodoxe.

Je n’envie pas du tout votre posture. Il est regrettable pour un homme ou pour une femme de trahir les aspirations légitimes du peuple en s’alliant avec des politiciens professionnels sans foi ni loi pour recevoir en fin de compte de l’argent public par commentaires intempestifs. Et que faites vous de votre dignité d’homme ? Et vous ne vous privez pas de déclamer partout le Sénégal Émergent, une fameuse trouvaille de notre président apprenti- dictateur au moment même où nos compatriotes éprouvent toutes les peines du monde à faire face à leurs difficiles conditions de vie.

Continuez toujours à penser allègrement que mes différentes contributions et celles d’autres compatriotes relèvent d’une pathologie voire d’un délire, vous serez surpris de constater le moment venu le désaveu total de la population à l’encontre de la politique du régime de monsieur Macky Sall.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Contribution: Actes de violence sauvage sur nos enfants: le Sénégal à l’épreuve de la barbarie.

A propos des actes de violence sauvage sur nos enfants : le Sénégal à l’épreuve de la barbarie.

«  Il n’est plus possible de se taire ». Roger Garaudy.

Que faire devant cette situation  intenable pour nos familles qui subissent au quotidien une insécurité grandissante et constatent avec effroi la mort sauvage de nos jeunes compatriotes ? Alerter les autorités de la République  ou résister pour que cesse cette terreur qui nous bouffe et remet en question  notre volonté de vivre en commun dans la quiétude.

Alerter nos autorités publiques notamment les forces de l’ordre sur les dangers réels qui pèsent sur la sécurité des citoyens sénégalais, est un devoir patriotique devant ce déferlement de cruauté impitoyable qui s’abat de manière récurrente sur la  population. Nous ressentons la peur de voir nos enfants se faire tuer par des lâches,  des sauvages qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs besoins criminels de sacrifice en vue de s’octroyer de manière insidieuse une vie sociale épanouie.




En effet, les révélations de l’ex-commissaire de police, monsieur Cheikhna Keita font froid au dos. Comment des hommes ou des femmes politiques, dans une quête effrénée du prestige et du pouvoir, et je ne sais quoi d’autres encore, se compromettent ainsi en s’alliant avec des  forces du mal pour tuer nos  enfants innocents ? Ces accusations de l’ex-commissaire, monsieur  Cheikhna Keita nous interpellent directement et  jettent un regard suspect sur la nature voire la capacité de nuisance de certaines personnalités à commettre toutes sortes d’ignominies dans le seul dessein de conquérir le pouvoir et de jouir de ses délices.

Manipulés par des charlatans, suppôts du diable, certains de nos compatriotes plongent dans l’honneur en exécutant froidement des enfants insouciants complètement désarmés et prêts à suivre n’importe quelle personne à la figure joviale. Messieurs les commanditaires de ces assassinats cruels, dites nous est – ce que cette volonté sordide d’attenter à la vie de nos jeunes compatriotes pour une ascension rapide au pouvoir en vaut la chandelle ? La volonté de puissance d’un homme politique ne dure pas ad vitam aeternam. Tout au plus, elle ne dure que quelques années. Et après, êtes vous capable de porter sur votre conscience la mort d’innocents enfants ? Je n’en suis pas certain. L’horreur abominable de nos crimes continuera à hanter votre sommeil.

Ces meurtres et ces viols d’enfants font désormais partie intégrante de notre quotidien. Pratiquement, tous les jours de la semaine, les journaux font état d’un ou de plusieurs actes de violence sauvage et gratuite sur nos compatriotes notamment sur nos enfants,  la frange la plus vulnérable de la société. On  assiste à une forme de banalisation du mal au sein de la société sénégalaise en nous habituant au spectre d’images ou de récits de violence qui défilent dans le paysage médiatique. Pourtant, la police nationale est bien présente sur l’ensemble du territoire national. Cependant,  les faits de violence perpétrés sur nos compatriotes laissent penser que les forces de l’ordre ne sont pas en mesure de protéger la sécurité des citoyens sénégalais.  Au plus, comment expliquer le fait que  ces auteurs d’actes odieux ne sont pas encore arrêtés  par nos forces de l’ordre afin de tranquilliser la population totalement désarmée ?

La police nationale n’a pas le droit de faillir à sa mission  de protection  des citoyens sénégalais. Elle doit faire preuve de plus de détermination afin de traquer tous ces criminels qui hantent le sommeil des familles sénégalaises.

Procéder seulement à l’arrestation de ces salauds de criminels ne suffit. Il faut sévir avec force afin de dissuader les autres de ne pas  franchir le Rubicon voire de  commettre l’irréparable.

Les familles sénégalaises ressentent un besoin urgent de voir nos forces de l’ordre plus présentes  dans nos quartiers, nos marchés publics,  dans nos villes afin de dissuader les malfaiteurs à ne pas passer à l’acte.  La police républicaine doit être là pour assurer la sécurité des personnes et non pour persécuter les citoyens sénégalais en violant leurs droits garantis par la Constitution lors des manifestations politiques.

Nous interpellons à  ce titre le président de la République,  monsieur  Macky Sall en sa qualité de premier responsable de la protection des personnes constituant le corps social sénégalais  pour qu’il mesure à sa juste valeur le climat de terreur qui s’est répandu sur l’ensemble du territoire national  et de prendre par voie de conséquence toutes les dispositions en vue de  permettre à nos forces de l’ordre de mieux assurer la  sécurité des citoyens sénégalais.  La sécurité de nos compatriotes est un droit non négociable. Elle doit être au cœur de l’action  du gouvernement. Nos forces de l’ordre doivent mieux équipées voire encadrées en vue de faciliter leur mission de service public. L’Etat du Sénégal doit investir davantage dans le recrutement et la formation d’officiers de police. La multiplication des agents de sécurité privée partout dans le pays ne peut en aucune manière se substituer à la mission de la police nationale. Il faut plus de sérieux dans ce pays qui part en vrille !

L’insécurité de nos compatriotes est le premier signe de la déliquescence de la société sénégalaise . Ces phénomènes de violence sauvage sur nos enfants constituent un tournant majeur dans la perception que les citoyens sénégalais ont du délitement de nos valeurs. Au Sénégal, on peut tout se permettre, même les crimes les plus odieux pour arriver à ses fins.

Nous avons la propension à condamner sur le moment tous les dérapages,  toutes les forfaitures ,  tous les crimes, mais nous avons tendance à tourner la page  trop vite voire à passer rapidement à autres choses voire à la banalité de notre vie quotidien  afin de ne pas nous interroger sur notre responsabilité individuelle et collective sur les changements de comportement,  sur la décadence morale du pays de la Teranga.  C’est plus facile de se taire ou accepter le déni comme réponses aux multiples interrogations qui assaillent et  interpellent la conscience de chaque citoyen sénégalais.

La responsabilité de la société sénégalaise est énorme dans ces actes d’une cruauté inouïe sur nos enfants. Nous avons renoncé depuis très longtemps à assurer à nos concitoyens une éducation respectueuse d’une bonne éthique.

Nous avons même perdu entre temps le sens de l’autorité. Non, celle qui opprime, mais plutôt l’autorité qui montre la voie de la sagesse et de la juste mesure.

Nous avons laissé depuis quelques années des politiciens sans vergogne et des personnalités à la moralité douteuse changer radicalement nos valeurs d’antan, notre perception de la réalité sociale et in fine pour les remplacer par des mesures liées essentiellement aux affects de réussite sociale par tous les moyens, au goût du luxe, à la paresse et à toutes sortes de machination.

Le Sénégal est à un moment fatidique de son histoire. Ainsi, il est un devoir impérieux de pointer le doigt sans complaisance sur les tares de la société,  si toutefois nous sommes animés par la volonté patriotique de repenser notre modèle de vie en communauté. Il n’est pas trop tard pour agir.

Au-delà du rôle de nos autorités publiques d’assurer la sécurité des citoyens sénégalais, il revient de droit à nos guides religieux de jouer pleinement leur partition en toute responsabilité en vue de faire résonner dans la conscience de nos compatriotes la nécessité de se conformer aux exigences de la bonne vie loin des intrigues du pouvoir et du désir immodéré du gain facile.

Massamba Ndiaye

// ]]>

Droit de réponse à Madame Sokhna Dieng Mbacké

Je suis un citoyen sénégalais et Inch’ Allah  je ne voterai pas pour le candidat Macky Sall à l’élection présidentielle  du  24 Février 2019. Suis – je donc de mauvaise foi ? Pourtant,  je ne suis pas le seul.  Nous serons très nombreux à adopter cette posture.

Je suis surpris de lire vos propos appelant les citoyens sénégalais de bonne foi à élire le Chef de l’Etat, monsieur Macky Sall dès le premier tour. Je ne pouvais nullement imaginer que vous étiez capable de sortir de pareils propos dignes d’un politicien professionnel sans vergogne. Est-ce une façon de titiller notre fibre patriotique voire citoyenne en vue de faire corps avec le programme Sénégal Émergent du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar ?




Je suis déconcerté par votre sortie médiatique en raison même d’une certaine image que j’ai de vous. En effet, pour la jeune génération, il leur sera extrêmement  difficile de se faire une représentation de vous sur notre conscience collective. Elle se contentera tout au plus que de regarder quelques  photos  de vous en compagnie de votre époux, le marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké. Cependant, pour nous autres qui ont eu  l’opportunité d’avoir un regard sur le monde pendant le règne sans partage de l’ancien président de la République,  monsieur Abdou Diouf, grâce à vos talents de journaliste, cette sortie est somme toute regrettable, inutile et porte un sacré coup à l’estime que nous vous portions.

N’oublions surtout pas que dans les années 90, la RTS avait le monopole de l’information. Notre compréhension de la société et du monde dépendait entièrement de ce que le service public de l’audiovisuel sous le contrôle du palais de la République souhaitait nous fournir. Pourtant, malgré la censure qui sévissait de fait au sein de la RTS, votre talent de journaliste laissait apercevoir une certaine lueur d’espoir, un modèle de professionnalisme. Vous et tant d’autres de vos confrères de l’époque à l’instar de Madame Elizabeth Ndiaye, messieurs Daouda Ndiaye, le regretté Amadou Mbaye Loum, Sada Kane, Mamadou  Malaye Diop, avez fortement contribué à nous faire aimer le milieu de la presse, le débat démocratique.

Ouvrir le net, et tomber sur votre déclaration à portée démagogique  en vue d’apporter un soutien de taille à votre époux le marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké est totalement renversant. Personne ne peut vous reprocher votre choix de vie en faisant un trait à votre profession de journaliste et à  devenir une femme au foyer. Au plus, c’est votre droit. Toutefois, nous ne pouvons accepter que vous vous versez dans la démesure en nous provoquant de manière frontale jusqu’à douter même de notre probité.

N’avons nous pas le droit de refuser la politique du président Macky Sall ? Sur quels critères vous  vous basez pour affirmer avec promptitude que les citoyens de bonne foi doivent élire notre président par défaut, monsieur Macky Sall dès le premier tour ? Et nous autres, qui pouvons avoir un regard différent sur  la situation socio-économique du pays, devons nous accepter d’être qualifiés de citoyens de mauvaise foi  du seul fait de notre opposition à la politique conduite par le Chef de l’Etat, monsieur Macky Sall ?

Il est très facile de brosser un tableau reluisant de la politique du président Macky Sall depuis 2012 en tenant compte seulement de la construction de certaines infrastructures ou en cours de réalisation. C’est le travail fastidieux de la cellule de communication du palais en pointant le curseur sur certains aspects de sa gestion, à la limite élémentaires  dans un État moderne qui aspire au progrès,  mais tout en se gardant de jeter un regard critique sur beaucoup de dossiers de malversations financières qui dorment dans les tiroirs du président de la République, monsieur  Macky Sall.




Puisque vous nous interpellez directement Madame Sokhna Dieng Mbacké sur  la bonne foi du citoyen, faisons le point objectivement sur la situation du pays.

Tout d’abord, je tiens à vous signaler que je ne suis pas nihiliste  pour soutenir que le président de la République,  monsieur Macky Sall n’a rien fait de bon depuis qu’il est à la tête du pays. Affirmer le contraire, ce serait de la mauvaise foi.

Nous ne disons pas que votre allié du moment n’a rien fait de bon. Toutefois, nous avons le droit de ne pas adhérer à sa politique et à ses choix économiques pour  une série de raisons.

D’une part, sur le choix de nos partenaires au développement  et sur leur place dans l’économie sénégalaise. Il vous sera très facile de constater que ce sont les firmes françaises qui tirent notre économie vers le haut avec un taux de croissance de plus de 6%.  Ce choix de faire reposer sur les sociétés françaises l’accroissement de notre économie est contre productif du seul fait qu’il annihile toute possibilité à notre secteur privé national de pouvoir se développer. Les sociétés françaises avec la complicité de nos autorités publiques se taillent la part du loin dans l’attribution des marchés publics. Au plus, il convient de s’interroger sur l’opportunité même de certains projets confiés à des sociétés françaises notamment celui du TER.  L’attribution de ce projet à la société Alstom ne se justifie pas du point de vue macro-économique pour la simple raison de son coût exorbitant eu égard à l’offre plus avantageuse   de la firme indienne et de son impact réel sur le suivi du projet. Avec le projet du TER, nos autorités publiques n’ont opposé aucune contrepartie concernant sa gestion même.  Ce qui va augmenter considérablement la facture en cas de panne du réseau. L’entreprise française ne va pas assurer la maintenance du site gratuitement. Pourquoi, l’Etat du Sénégal n’a pas obtenu des autorités françaises la formation de nos ingénieurs afin qu’ils puissent prendre le relais en vue de réduire drastiquement la facture d’Alstom après livraison du matériel ?

D’autres part, sur le choix même de certaines infrastructures routières à l’instar de l’autoroute Ila Touba. Le président de la République,  monsieur Macky Sall a lancé ce projet en vue simplement de séduire la hiérarchie mouride et non par un souci de rentabilité voire de désenclavement de certaines zones du pays. As-t ’il fait preuve de bonne foi en faisant le choix sur cet axe routier alors que d’autres axes routiers enclavés sont laissés à l’abandon tout en continuant à nous parler du Sénégal pour Tous ? Non, Madame Sokhna Dieng Mbacké.

On peut également souligner la réfection du building administratif à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Ce choix se justifie t’il en termes de bonne gouvernance et de rationalisation de nos dépenses publiques à partir du moment où plusieurs ministères vont déménager dans la nouvelle ville de Diamniadio ? Les choix  économiques du président de la République,  monsieur Macky Sall posent problème parce qu’ils augmentent de façon inconsidérée la dette publique de l’Etat du Sénégal. Créer de nouveaux pôles de développement économique n’est pas condamnable de prime abord. En effet, un pays qui aspire à l’émergence économique doit même accentuer ses efforts dans ce sens, mais en ayant le sens de la responsabilité de mettre en avant les intérêts du peuple sénégalais et en faisant participer de façon considérablement nos PME à l’effort de construction de nos infrastructures.

Et , c’est là où le peuple attend son Excellence,  monsieur Macky Sall.




Enfin, sur son jeu de débauchage perfide du personnel politique des partis de l’opposition sénégalaise avec en prime l’argent du contribuable,  vous en dites quoi Madame Sokhna Dieng Mbacké ? Est-ce une marque de bonne conduite de citoyens sénégalais de bonne foi ?

Que dire de l’implication de sa famille dans la gestion de nos deniers publics ? Pourtant,  c’est le président de la République,  monsieur Macky Sall qui avait pris librement l’engagement de ne jamais nommer par décret son frère monsieur Aliou Sall et ensuite revenir sur sa parole en lui confiant la Caisse de dépôts et consignations. Est-ce de la bonne foi ? Il faut savoir raison garder Madame Sokhna Dieng Mbacké.

Et, que dites vous Madame Sokhna Dieng Mbacké du comportement désinvolture d’une certaine élite maraboutique qui courtise frénétiquement le chef de fil de la coalition sangsue Benno Bokk Yakaar, monsieur Macky Sall vue de bénéficier de privilèges indus sur le dos voire sur l’aveuglement de leurs talibés ?

Dites nous, Madame Sokhna Dieng Mbacké,  la décision du président de la République, monsieur Macky Sall d’attribuer 33000 ha au marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké pour son projet Al – Mountakha , nous renseigne t-elle sur sa bonne foi en matière de bonne gouvernance et du traitement équitable des citoyens sénégalais sur nos deniers publics et sur l’usage de nos terres ? Et puis, votre époux est – il un opérateur économique engagé dans le développement du pays pour prétendre bénéficier d’une telle largesse ? Est-ce le prix de son ralliement suspect longuement maintenu dans un clair-obscur  en vue de convaincre notre président par défaut, monsieur Macky Sall à augmenter le prix de son engagement à ses côtés ?

Ce volte face incessant du marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké est – ce de la bonne foi ? En vrai mystificateur, il a réussi un coup de maître en s’octroyant une telle superficie en raison même de la faiblesse de monsieur Macky Sall en l’encontre de certains marabouts qui exploitent et manipulent à dessein leurs talibés afin d’assouvir leurs besoins de prestige.

Je vous prie Madame Sokhna Dieng Mbacké de vous préserver de cette mare à boue infecte de la politique politicienne et de ne pas suivre votre mari de marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké dans la voie de la démesure, de la mystification son terrain de prédilection en vue de détourner une certaine jeunesse sénégalaise avide de ses fameuses trouvailles comme tolou alarba de l’essentiel à savoir le droit de connaître  ce qui se passe dans ce pays avec leur propre esprit critique. Connaître, c’est apprendre déjà à déchiffrer.

Certains de ses disciples iront même jusqu’à soutenir que le marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké reçoit des signes ou on lui fait voir la réalité sociale du pays à venir afin de magnifier son pouvoir sur eux. Au demeurant,  il ne diffère en rien de par ses calculs, de ses stratagèmes pour se rapprocher du pouvoir en place à nos politiciens professionnels à la recherche effrénée de l’argent et du prestige, à part son patronyme Mbacké,  un lourd héritage à porter.

 

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Contribution: Etude de cas d’un politicien transhumant professionnel, Serigne Mbacké Ndiaye.

« Le mensonge est une voie sans issue, car la vérité finit toujours par se savoir ». Jean- marc Rives.

La vérité a fini par sortir de la bouche même du transhumant politique professionnel,  monsieur Serigne Mbacké Ndiaye. En effet, beaucoup de citoyens sénégalais soupçonnaient un deal politique entre le président de la République, monsieur Macky Sall et certains politiciens en vue de torpiller le processus électoral.

Le transhumant politique Serigne Mbacké Ndiaye  a levé le voile sur cette machination sordide de notre président par défaut, monsieur Macky Sall consistant à parrainer plusieurs hommes ou femmes politiques lors des élections législatives du 30 juillet 2017 afin  de capter une partie de l’électorat qui vote pour ces énergumènes en raison de leurs liens de parenté ou de leur appartenance à des groupuscules d’intérêts privés  obnubilés par la recherche de privilèges et profits indus.




Notre homme n’a pas fini de nous surprendre. Toute honte bue, il lance à la figure des citoyens sénégalais le terrible aveu de son implication dans le gaspillage de nos deniers publics.  De quel droit, le chef de l’Etat,  monsieur Macky Sall se permet de donner beaucoup d’argent à ce monsieur qui se délecte de sa posture de larbin en vue de profiter davantage de notre système pernicieux d’accaparement systématique de nos deniers publics ? Il n’est pas pourtant le seul politicien professionnel à profiter de la faiblesse voire des largesses suspectes de son Excellence,  monsieur Macky Sall.

As-t ’il fait preuve cette fois de plus de courage voire de légèreté dans sa communication en avouant publiquement avoir reçu de l’argent du président de la République, monsieur Macky Sall ou est-ce  par oubli à son devoir de garder secret un cas avéré d’achat de conscience ?  Par contre, les autres membres des  groupuscules de la coalition Benno Bokk Yakaar préfèrent observer le silence des momies tout en poursuivant leur vie de pacha sur le dos du peuple. Par ailleurs, il faut souligner que le fait que certains politiciens soutiennent ce genre de pratique du président de la République,  monsieur Macky Sall à l’instar du communiste monsieur Moustapha Fall « Ché  », même s’il nie sur un plateau de télé avoir reçu de l’argent pour ses activités politiques.

En plus de sa servitude volontaire abjecte qu’il porte en bandoulière, le transhumant politique, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye  remue la plaie de sa trahison envers le peuple sénégalais en acceptant de soutenir le régime clanique voire ethniciste de la mouvance présidentielle  Benno Bokk Yakaar en vue de toucher d’importantes rémunérations indues.

Nous sommes maintenant édifiés sur la nature de ces vautours qui vivent toujours sur le dos du contribuable sénégalais de manière éhontée tout en continuant à nous narguer.

En effet, Serigne Mbacké Ndiaye et d’autres transhumants politiques professionnels ont choisi délibérément d’aliéner leur liberté de conscience pour se ranger derrière les pilleurs de nos maigres ressources publiques au détriment du peuple sénégalais.

Il est de notre devoir de citoyens de dénoncer ces politiciens professionnels sans vergogne à la face du monde afin de permettre à nos compatriotes de prendre leur responsabilité en mettant un terme à la gouvernance sombre et  nauséabonde du président de la République, monsieur Macky  Sall.

En effet, ce dernier ne se gênera nullement d’utiliser l’argent du contribuable sénégalais  en vue de corrompre des politiciens professionnels pour avoir un second mandat présidentiel,  un véritable cauchemar pour les couches sociales les plus vulnérables du pays de la Teranga.




L’achat de conscience doit être banni du jeu politique par tous les acteurs parce qu’il sape les fondements de notre démocratie balbutiante et réduit certains de nos compatriotes en objets. La justice sénégalaise doit prendre ses responsabilités en vue de punir les auteurs de ces actes ignobles nonobstant leur rang voire leur statut au sein de nos institutions.

Par ailleurs, il est urgent que les autorités de la République se concertent avec tous les acteurs de la vie politique,  mais également de la société civile en vue de mettre en œuvre un mécanisme de financement public des partis politiques juste et équilibré pour nous épargner de cet usage abusif de nos deniers publics, destiné à corrompre des hommes ou des femmes voire à pérenniser dans le champ politique,  la transhumance, un véritable fléau  à éradiquer chez l’être humain.

Ce mécanisme de financement public des partis politiques ne verra jamais le jour sous le régime du président de la République, monsieur Macky Sall,  qui après avoir sollicité le soutien de la direction des Assises nationales, est revenu comme à son habitude sur ses engagements les plus solennels pour ranger définitivement dans les tiroirs ce projet phare de bonne gouvernance, et in fine se réserver le droit dans l’illégalité de distribuer à sa guise beaucoup d’argent à ses visiteurs du soir  au moment où tous les secteurs clés de la vie nationale tirent le diable par la queue.

Aujourd’hui, beaucoup de membres actifs des Assises nationales reconvertis en laudateur zélés du président de la République, monsieur Macky Sall se taisent et feignent même d’oublier leur combat citoyen d’alors en vue de la restauration de nos principes républicains battus en brèche par le régime libéral de maître Abdoulaye Wade.

Au pays de la Teranga, nous avons tendance à tout oublier et à continuer allègrement à répéter les mêmes erreurs sans se soucier le moins du monde des conséquences désastreuses des actes de nos politiciens professionnels sur le devenir de la société sénégalaise.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com




Contribution: Non, Monsieur le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne !

Dites, nous monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne, à quoi vous nous appeler ? A se taire, ne rien faire voire assister stoïquement à la violation de nos droits et libertés publiques, garantis par la Constitution de la République du Sénégal ? Ou à assister à notre propre mise à mort politique en cautionnant de fait la légitimation de l’injustice ou la banalisation de la violence policière ?

Dites nous, monsieur le premier ministre B. Abdallah Dionne,  pourquoi cette énième provocation de la coalition Benno Bokk Yakaar à l’égard des forces vives de l’opposition sénégalaise qui ne font que exercer leurs droits constitutionnels ? Le droit même de marcher dans la sérénité en vue de porter un combat citoyen devant le peuple pour une meilleure prise en compte de leurs légitimes revendications politiques afin de contribuer  à apaiser dans une certaine mesure une tension sociale latente et qui à terme peut embrasser le climat social délétère, n’est plus accepté par le régime de notre président par défaut,  monsieur Macky Sall. Et vous osez, ainsi nous sermonner sur le respect de la loi ?

Certes, les lois et règlements en vigueur doivent être respectés par l’ensemble du corps social sénégalais sans exception. Cependant, les autorités publiques chargées de faire appliquer la loi sur toute l’étendue du territoire national, doivent d’abord commencer par montrer la voie ? Et qu’est ce qu’on voit sous nos tropiques de République bananière? Des politiciens professionnels impressionnés par les fastes du pouvoir, se donnent toute la latitude de faire de ce qu’ils veulent de la loi.

Au fait, monsieur le premier ministre, la loi n’est – elle pas impersonnelle ? Ou est – elle applicable dans toute sa rigueur seulement qu’aux plus faibles d’entre nous et aux adversaires du roi sans couronne de la coalition hétéroclite Benno Bokk Yakaar  où on retrouve du tout socialistes, communistes, libéraux, écologistes  ou d’autres encore qui n’ont aucune conviction politique ?

Pourquoi le préfet de Dakar se permet d’interdire à chaque fois les manifestations de protestation de l’opposition en évoquant des raisons fallacieuses de trouble à l’ordre public ? Qui assure l’ordre public et la protection des personnes ? N’est – ce pas nos forces de l’ordre, plus particulièrement la police nationale ? Toutefois, cette dernière a cessé d’être une force républicaine depuis plusieurs années. En effet, elle est souvent utilisée par nos autorités publiques en vue de terroriser les opposants et pour faire peur à la population à force de matraques à son encontre.

Nos forces ne l’ordre ne sont- elles pas en mesure d’encadrer dans la sérénité et le respect les manifestations pacifiques sans  devoir brutaliser les participants en semant un chaos indescriptible sur les lieux et aux alentours ?  Ne savent- elles faire que ça ? Lancer des lacrymogènes à l’aveuglette jusqu’à provoquer les pleurs des élèves de l’école Mame Yacine Diagne de Thiong, en évoquant toute honte bue la météo afin de justifier leur bévue.  Pire encore, avant de se raviser en niant leur responsabilité devant cette scène inouïe de violence gratuite. Et l’honneur de nos troupes dans toute cette tragédie ?

Le directeur de l’établissement scolaire a confirmé la déflagration de lacrymogènes au sein de l’école. En plus, la déclaration du directeur est corroborée par la diffusion d’images d’écoliers en colère. Tout de même,  vous n’allez pas nous dire qu’il s’agit d’une mise en scène grotesque orchestrée par l’opposition afin de jeter l’opprobre sur votre gouvernement et sur nos forces de police. Qui a intérêt à mentir de manière éhontée entre les deux parties en vue de se donner le bon rôle dans cette situation déplorable ?  Tout porte à croire que la faute est imputable aux autorités de la police.

Dites nous, monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne, pourquoi vous cautionnez la brutalité policière en imputant la faute aux manifestants de l’opposition, victimes  de l’intransigeance injustifiée d’un préfet aux ordres et toujours prêt à violer les droits constitutionnels des citoyens sénégalais afin de répondre à la volonté sournoise du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar,  monsieur Macky Sall qui est en conflit permanent avec le respect de nos  principes républicains ? A force de refuser les manifestations des partis de l’opposition,  la responsabilité de l’Etat du Sénégal est directement engagée dans les scènes de violence policière survenue le vendredi 9 mars 2018 à Dakar.

Non, monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  vous avez fait preuve de mauvaise foi en bottant en touche les dérives autoritaires de votre gouvernement. Vous aurez dû analyser sereinement la situation en situant la responsabilité des uns et des autres dans cet escalade de suspicion voire de provocation, au lieu de verser dans une surenchère politicienne qui ne vous honore point. Personne ne peut vous reprocher de défendre la politique du président Macky Sall en dépit même de ses manquements au respect des règles  de la bonne gouvernance,  mais vous devez faire preuve de plus de retenue voire de plus de conciliation dans votre communication. L’excès de zèle ne produit pas de meilleurs résultats. Tout au plus, il crée un sentiment de malaise et de réprobation de l’action  du gouvernement auprès du peuple.

Monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  il est primordial de faire respecter les lois et règlements de la République afin de créer un climat serein et apaisé. Sinon, c’est le début du rejet de toute forme de justice qui entraîne de facto une révolte populaire avec son lot de destruction des biens communs et un bain de sang.

Et puis, que faut-il vraiment penser de ce désordre au niveau de nos institutions républicaines voire quelle attitude les citoyens sénégalais doivent réserver à votre sortie médiatique lorsqu’on constate au quotidien l’inertie, l’impuissance voire la lâcheté de nos autorités publiques à sanctionner les directeurs de sociétés nationales, les ministres qui violent de manière récurrente le code des marchés publics ? De la méfiance à votre égard ou un mépris certain à cause de votre attitude frivole devant l’injustice voire la violence de votre gouvernement contre le peuple sénégalais.

Les citoyens sénégalais ne peuvent plus se terrer ou garder le silence des momies en attendant que l’irréparable se produise pour alerter voire sensibiliser nos compatriotes sur les nombreuses exactions de votre régime de terreur.

Monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  la fidélité au président de la République,  monsieur Macky Sall ne doit en aucune façon vous pousser à vous compromettre de la sorte en adoptant fièrement devant le peuple une posture inqualifiable  ou à prendre une distance avec la morale.

Vous devez d’abord commencer par balayer devant la porte de la coalition Benno Bokk Yakaar où squattent beaucoup de pilleurs de nos deniers publics, très sûrs de bénéficier d’une impunité totale en torpillant de manière flagrante les lois et règlements de la République,  avant de nous sermonner sur les conséquences désastreuses d’une telle violation pour nous autres citoyens tout en vous maintenant dans le déni.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Plaidoyer en faveur de la liberté d’expression dans les médias sénégalais: un devoir de responsabilité.

 

La liberté d’expression est un droit inaliénable, garanti par la Constitution de la République du Sénégal.  Pourtant,  elle est souvent remise en question par certaines autorités publiques voire par certains  administrateurs de sites Web d’informations pour une série de raisons fallacieuses.

La liberté d’expression est souvent perçue comme un danger réel dans un pays où la majorité de la population n’a pas accès aux sources réelles de l’information et n’ont pas une culture suffisante pour déceler voire décortiquer les messages sous-jacents véhiculés par certains professionnels des médias.

Le secteur des médias du Web s’est considérablement développé au pays de la Teranga. Il existe certes un panel de sites Web, mais ces derniers ne garantissent pas toujours aux citoyens sénégalais un accès à une information crédible, diversifiée et ouverte à la critique.

En effet, beaucoup de sites internet depuis quelques temps semblent partager le même mode opératoire en sélectionnant de fait un contenu orienté en fonction des intérêts de leurs administrateurs voire de leurs actionnaires. C’est pourquoi, il est très difficile aujourd’hui de savoir réellement qui contrôle ces médias.

Toutefois, en fonction de la ligne éditoriale de chaque site Web d’informations, il est possible avec une marge d’erreur très faible de savoir que ce sont souvent des personnalités voire les autorités publiques qui tirent les ficelles derrière ce capharnaüm de la presse en ligne. La plupart des sites Web d’informations qui ne sont apparentés pas à des groupes de presse roulent de fait pour le pouvoir. Ce qui explique en partie leur réticence à publier des contributions ou à traiter en profondeur et en toute objectivité  des sujets d’actualité qui remettent en question les politiques publiques et la gestion  économique du régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall .

Ce saupoudrage est tellement bien distillé que le citoyen lambda ne s’en aperçoit pas. Il considère que les sites Web sénégalais sont  identiques et fournissent tous les mêmes informations. Pourtant, ce n’est pas vrai. Certains d’entre eux font de sorte qu’avec une communication bien structurée, ils parviennent à  semer le trouble dans l’esprit du lecteur en mettant en exergue de temps en temps un contenu d’une personnalité politique critiquant le régime dans les limites de l’acceptable, tout en se limitant à produire une série d’informations simples dénudées de toute approche critique objective de la réalité sociale.

Nous devons avoir une lecture pointillée sur les sources d’informations fournies par les sites Web sénégalais afin de pouvoir en toute liberté se faire une opinion sur les  événements socio-économique qui rythment la vie de la nation.

Nous estimons qu’il est urgent maintenant de bien clarifier la situation du secteur des médias en lignes en vue de définir en toute objectivité les sites qui pour des raisons d’opportunités financières jouent le jeu du pouvoir ou de certains politiciens en manipulant la population et les autres qui abattent un travail très professionnel ancré sur le respect de la déontologie voire la défense des intérêts légitimes du peuple sénégalais.

Pour un vrai journaliste, soucieux de l’éthique et du sens de la responsabilité,  cette mise au point ne devrait même pas voir le jour du fait que l’information fournie au public doit respecter un certain nombre de critères qui assurent in fine sa crédibilité voire son objectivité.

Par ailleurs, la presse n’a pas vocation à être avec le pouvoir en place ou avec l’opposition ni contre le pouvoir. Son rôle se limite uniquement à la recherche d’une information fiable afin de donner l’opportunité aux populations de se faire une idée de se qui passe ou se fait dans le pays et d’agir par voie de conséquence en fonction de leurs intimes convictions.

Au plus, le champ d’investigations de la presse ne doit en aucune façon être circonscrire dans des limites. La presse doit s’intéresser à tout ce qui touche de près ou de loin à la société.

Cependant, cette contribution est le fruit d’un constat amer et regrettable de voir que certains sites Web à l’instar de xalima.com, leral.net parmi les plus en vue dans le paysage des médias en ligne depuis l’étranger  exercent de fait une censure sur l’essentiel de mes contributions. Le plus sidérant dans cette censure est le fait qu’ils s’abstiennent de me notifier les raisons de leurs refus de publier mes contributions. A ce jour, plus d’une centaine de mes contributions ont été refusées par ces deux sites et d’autres encore sans aucune explication. Dois-je en rire ou en pleurer ? Non,  il faut continuer le combat. Mais, il est très déplorable de constater le fait qu’une certaine presse en ligne ou des celle des médias traditionnels opère de cette façon en essayant d’étouffer la parole des citoyens sénégalais pour ne pas déplaire à leurs propriétaires. Il s’agit pour moi dans le cadre de cette contribution de mettre en relief la connivence somme toute regrettable d’une certaine presse en ligne et de certains médias traditionnels avec les détenteurs du capital financier et avec nos autorités publiques.

A partir du moment où j’ai pris la liberté d’engager ma responsabilité de citoyen en publiant des articles en vue de donner mon droit de regard critique  dans les affaires de la République, il est plus honnête voire constructif de me notifier après lecture les éléments qui posent un vrai problème d’éthique afin que je puisse en tenir compte pour faire avancer le débat démocratique.

Mieux, les rédactions de la presse en ligne doivent accepter qu’une pluralité d’opinions puissent circuler via leurs sites en vue de permettre aux citoyens sénégalais qui sont à la recherche de l’information de se faire un point de vue  précis sur le débat des idées dans la culture démocratique.

Vu le degré de censure qui sévit dans la presse en ligne en vue divertir les citoyens sénégalais, il est difficile actuellement de modifier la perception que les gens ont de beaucoup de sites Web d’informations.

Nous avons besoin d’une presse libre et indépendante qui s’ouvre à toutes les couches sociales de la population et qui au demeurant  offre l’opportunité à tous les citoyens sénégalais de donner leur avis sur les questions sociétales.

Une presse libre est le levier indispensable pour la défense de l’Etat de droit et pour l’approfondissement de notre démocratie. Exercer de fait la censure sur les opinions de citoyens sénégalais est le début de la tyrannie.

La presse sénégalaise ne peut pas continuer à crier voire à réclamer sur tous les fronts son indépendance, indispensable à sa survie, si au demeurant elle exerce de fait une censure sur le contenu de ses publications.

La censure de la presse en ligne n’est possible que par ce que n’importe qui du jour au lendemain peut s’improviser administrateur de site Web sans en avoir les compétences. Aujourd’hui au Sénégal,  il est très facile de se retrouver à la tête d’un site Web par la volonté uniquement d’un politicien voire d’un homme d’affaires qui l’utilisent comme moyens de pression ou de chantage sur les autorités publiques en vue de s’assurer un train de vie dispendieux voire des privilèges indus sur le dos du contribuable sénégalais.

Il existe de fait un certain laissez aller dans la création des sites Web. Les citoyens sénégalais ne sont pas suffisamment informés sur le profil des vrais propriétaires des sites d’informations en ligne. C’est un droit pour les utilisateurs de savoir les personnalités qui se cachent derrière chaque site Web pour plus de lisibilité dans le paysage médiatique afin d’éviter surtout des conflits d’intérêts préjudiciables à la société.

C’est sur ce  devoir de responsabilité que les acteurs de la presse en ligne et au-delà des médias traditionnels doivent fonder leurs actions en vue de permettre un exercice libre de nos libertés publiques.

On ne peut construire un pays sur des valeurs et laisser en même temps des hommes et des femmes tapis à l’ombre en train de tirer les ficelles en vue de détourner l’attention de la population sur les questions importantes pour la protection de leurs propres intérêts et de ceux de leurs maîtres.

Nous ne pouvons pas nous contenter uniquement de ce que les médias acceptent de nous donner comme informations. C’est la raison pour laquelle je me suis engagé à participer en toute responsabilité et de bonne foi dans le débat démocratique de mon pays.

Assurer une libre circulation des idées permet un dialogue fécond,  sincère,  responsable et sans langue de bois dans la dignité et le respect de nos valeurs en ayant pour seule ligne conductrice, celle de nommer les choses telles qu’elles sont dans la vérité. Même si elle est dure et peut faire mal.

On ne peut vouloir la démocratie et refuser en même temps la critique voire une pluralité d’opinions.  La presse en ligne n’est viable qu’à cette seule condition. Sinon, nous vous demandons de changer de fusil d’épaule et de l’assumer publiquement en optant pour une presse de divertissement. Ce n’est pas ce qui manque au pays de la Teranga.

Pour terminer, j’invite les personnes qui ne sont pas d’accord avec mon  approche de la réalité sociale du pays, de prendre leur courage à deux mains et de proposer leur vision afin de nourrir le débat, un processus nécessaire en vue de l’édification d’un Etat de droit.

Exercer avec responsabilité la liberté d’expression est un combat difficile voire de longue haleine  surtout dans un pays où diverses pesanteurs sociales annihilent toute volonté de prendre ses responsabilités et de dire en toute conscience ce que beaucoup de nos compatriotes pensent tout bas ou n’osent même pas le dire en vue de s’éviter des insultes, des reproches , des représailles de nos autorités publiques qui se complaisent de notre silence coupable.

Observer ce silence infâme est impossible surtout pour nous autres citoyens qui vivons loin du pays et constatons au quotidien les difficultés de nos compatriotes ou les menaces réelles sur la stabilité de la société en raison même de l’incurie, de l’irresponsabilité voire de l’incapacité de nos autorités publiques à défendre dignement la cause de la nation sénégalaise.

Dans de telles conditions,  écrire ou parler devient un devoir citoyen en dépit de certaines contraintes sociales. Même si notre consternation sur le mal être social du pays de la Teranga n’impacte pas nécessairement sur le moment nos compatriotes, nous avons l’obligation de poursuivre la lutte en de conscientiser le peuple pour qu’il mesure en toute responsabilité son rôle majeur dans le bon fonctionnement de nos institutions républicaines et dans l’amélioration de nos conditions de vie insupportables.

Massamba Ndiaye

 

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Contribution: A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation de la décadence morale du pays de la Teranga

A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation  de la décadence morale du pays de la Teranga.

 

Que faut – il penser d’un transhumant politique  comme monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qui n’arrête pas de nous surprendre par la légèreté de ses réflexions ?  Oh, non  que dis-je de ses fadaises déconcertantes,  idiotes pour un politicien professionnel  qui est en train de jouir des délices de sa vie pitoyable de larbin que par la volonté d’un seul homme,  l’ancien président maître Abdoulaye Wade.

Les sorties intempestives de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye sont  provocatrices et heurtent la conscience de beaucoup de citoyens sénégalais qui ressentent un immense malaise de voir un homme sorti de nulle part et qui se permet avec fierté de narguer tout un peuple en adoptant en fonction des enjeux de l’heure des postures que la morale abhorre.

Que doit -on faire  face un à un déferlement insoutenable d’ignominie : garder le silence des momies et laisser passer le vacarme de ses propos désinvoltes ou le dénoncer en vue de montrer à nos compatriotes que malgré la suffisance d’un homme qui croit avoir réussi sa vie en ayant occupé des postes de responsabilité au cœur de la République en reniant un à un  ses engagements et en trahissant sans le moindre scrupule tous les hommes qui ont participé d’une manière ou d’une autre à son épanouissement mondain, un tel comportement mesquin mérite le mépris ? Le choix est très vite fait pour chaque homme ou pour chaque une femme qui estime à juste titre qu’une vie même chancelante, mais fortement  enracinée dans les valeurs est plus préférable voire plus supportable qu’une certaine aisance matérielle obtenue à force de compromissions abjectes et de renoncement à une bonne vie.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye représente ce qu’il y a de plus détestable dans la condition humaine, une certaine laideur dont rien ne saurait justifier et qui disqualifie l’homme en le considérant comme une chose voire comme un moyen à utiliser afin de mieux l’asservir ou de lui faire porter des combats douteux et infâmes.

Le cas de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye est d’autant plus interpellant parce qu’il nous renvoie à notre devoir de responsabilité et à notre liberté de choisir les représentants du peuple ou à tout le moins ceux ou celles d’entre nous qui acceptent de porter avec dévouement et abnégation la voix du peuple voire de défendre dignement nos valeurs dans un monde désenchanté qui ne cesse de valoriser la médiocrité, la cupidité, la mauvaise foi en vue de réussir sa vie.

C’est ce que sans aucun doute le transhumant politique Serigne Mbacké Ndiaye a réussi avec brio en ayant des entrées au palais de la République dans le seul dessein de servir le maître des lieux , même si au demeurant tout laisse penser que ce dernier  n’est pas à sa place et de surcroît nous prouve au quotidien qu’il n’est pas digne de remplir les fonctions de chef de l’Etat.

Mais, au fait qui est véritablement Serigne Mbacké Ndiaye et de quelles compétences peut-il faire prévaloir pour s’arroger le droit de nous indiquer la voie à suivre alors qu’il ne connaît même pas le chemin voire la valeur de la liberté humaine ? En vérité,  la liberté humaine n’est gratuite et ne donne pas de facto. Elle implique un engagement,  une volonté  à être libre et de se donner les moyens de le préserver nonobstant les pièges perfides de certaines de nos autorités à faire le lit de la corruption, la lâcheté à vouloir réussir le plus rapidement possible sans le moindre effort.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye ne connaît pas la valeur de la liberté et éprouve un dégoût terrifiant à son encontre puisqu’elle le renvoie incessamment sur le sens de sa vie, sur la normalité, sur ce qui fait que nous sommes humains et non des animaux de pâture.

Le comportement de notre transhumant politique national Serigne Mbacké Ndiaye relève immanquablement d’une pathologie voire d’une souffrance liée à son incapacité notoire de se définir comme un sujet libre qui s’implique avec responsabilité dans l’approfondissement de notre démocratie balbutiante et mesure à sa juste valeur son rôle moteur dans le développement socio-économique du pays.

Mais, à qui la faute si ce monsieur continue allègrement malgré notre condamnation sans équivoque de son jeu de chaise musicale à occuper l’espace public en vue de débiter des sornettes puériles ?  Sûrement, à une certaine presse à la recherche de scoop ou de sensationnel afin de mieux abrutir la population.  Pourquoi tendre le micro à ce sinistre transhumant politique qui ne pense qu’à vivre sur le dos du contribuable sénégalais et pour toujours toute honte bue ?

Nous sommes tous responsables du délitement continu de vos valeurs en laissant des énergumènes de la dimension d’un Serigne Mbacké Ndiaye la possibilité de « briller » ou de se donner une certaine finesse intellectuelle là où il n’y a que tout comme fait que du vide  voire de la malhonnêteté.

Au plus, comment cet éternel transhumant politique peut encore se regarder et être fier de son parcours de larbin ? Parbleu ! En baissant seulement les yeux et en se disant simplement que beaucoup de nos compatriotes lui envient sa situation de parvenu afin de se donner une bonne conscience.

Nous avons eu tort de penser que le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye allait faire une amende honorable en demandant pardon à son ancien bienfaiteur, maître Abdoulaye Wade à qui il a porté le coup de Jarnac voire cesser d’importuner les citoyens sénégalais. Malgré notre désapprobation à son encontre,  il revient toujours avec son disque enrayé sur la nécessité pour le PDS de soutenir une dernière fois notre président par défaut, monsieur Macky Sall dans l’espoir que monsieur Karim Meissa Wade devienne président de la République en 2024.

Qu’est ce que maître Abdoulaye Wade va penser de Serigne Mbacké Ndiaye,  un homme qui cultive à souhait l’indignité devant cette énième trahison au soir de sa vie ? Pourtant,  il y a quelque chose qui nous échappe.  Comment un tel politicien professionnel sans foi ni loi  empêtré dans les combines dignes d’un courtisan a pu porter pendant des années la voix de son mentor ? Beaucoup de nos compatriotes diront que cette situation incongrue n’est possible que par la générosité légendaire de maître Abdoulaye Wade.

Cependant, c’est cette générosité injustifiée même au cœur de nos institutions républicaines qui pose problème. Un Chef de l’Etat ne peut pas tout se permettre au point de nommer des énergumènes  voire des incapables à  des postes de responsabilité au détriment de beaucoup de nos compatriotes à la fois plus compétents, honnêtes, mais laissés en rade parce que simplement ils ne sont pas partisans.

C’est une peine perdue, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye.  Les sénégalais  ont fini de vous démasquer.  Ils savent pertinemment que vous êtes à la recherche de commissions en vue de continuer votre vie de quémandeur sur le dos du peuple. Au fait, que savez vous faire à part courtiser de manière ignoble et déloyale les autorités de la République pour bénéficier de leurs largesses comme une dame de compagnie.

Dites nous, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qu’est ce qui vous empêche de rester digne et d’honorer votre famille ? Oh !  l’argent, toujours les billets de banque pour avoir droit à une reconnaissance, même dans le déshonneur.

Comment pouvez vous une seule fois penser que les responsables du PDS vont vous suivre dans cette folie en vue d’accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall leur tortionnaire qui ne s’est nullement empêché voire gêné d’utiliser les moyens de la puissance publique par lâcheté voire par une méchanceté inqualifiable pour un homme qui doit tout à maître Abdoulaye Wade  pour vous humilier et vous contraindre au silence sous la pression ou la menace de la prison de Reubess ?

Honte à vous Serigne Mbacké Ndiaye ! Seuls les quelques rares écervelées de votre acabit peuvent soutenir une telle idiotie afin de soutirer quelques pièces sonnantes et trébuchantes  à notre président par défaut, monsieur Macky Sall , qui fera tout son possible pour sauver sa peau et celle de son clan, même en foulant au pied la morale et les principes de la République en raison de sa gestion scabreuse de nos ressources et potentialités économiques.

Vous ne perdez rien d’attendre monsieur Serigne Mbacké Ndiaye . Le peuple sénégalais sait pertinemment que  vos propos insultants et révoltants doivent être enfouis sous un tas d’immondices où les hommes de notre dimension retrouvent leur lieu nature de survie en raison d’une certaine laideur morale.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Contribution: Lettre ouverte à Monsieur Souleymane Jules Diop.

Dites nous, monsieur Souleymane Jules Diop pourquoi diable solliciter le concours du réseau des communicateurs traditionnels pour expliquer voire démontrer aux populations la pertinence du PUDC ? Pourtant, ce programme se déroule devant leurs yeux. Nos citoyens savent mieux que nous autres leur vécu social et leurs attentes. Par ailleurs, le simple fait de recourir à ces troubadours et flagorneurs des temps modernes prouve à suffisance que malgré la panoplie de discours sur le Sénégal Émergent en vue de redorer le blason du pouvoir auprès d’une  bonne partie du pays plongée dans l’obscurité et le dénouement total, la faillite d’une élite politique. Vos collaborateurs doivent être tétanisés à l’idée même de voir ces hommes et ces femmes, animateurs et animatrices de cérémonies mondaines, maîtres dans l’art de soudoyer voire de chanter des louanges imméritées de nos  autorités publiquesen vue de se remplir les poches, s’approprier leur travail. Qui plus est, ces messieurs qui ont perdu le sens de la dignité depuis belle lurette se pavanent même dans nos cérémonies républicaines avec toute la solennité requise pour en faire des moments de folklore et d’amusement en vue de détourner l’attention des citoyens sénégalais sur les enjeux du moment. Dites nous également, monsieur Souleymane Jules Diop,  pourquoi ces râteliers doivent être payés avec l’argent du contribuable sénégalais pour parcourir le pays en vue de vendre les réalisations de votre patron, monsieur Macky Sall qui pendant votre séjour au Canada n’était pas digne de diriger le pays en raison même de son implication sur plusieurs dossiers de malversation financière dont notamment celui des 7 milliards de Taïwan et de son comportement désinvolte à cause de son mépris des principes de la République ? Où se trouve maintenant la vertu dans votre approche du pouvoir et de l’intérêt général ? Malgré le fait, d’ailleurs  que vous occupiez un poste de responsabilité dans le régime de la coalition Benno Bokk Yakaar contre toute attente à cause de vos saillies incendiaires sur monsieur Macky Sall , votre analyse d’alors sur notre président par défaut constitue une vérité éclatante. Cet homme qui nargue à longueur de journée les citoyens sénégalais de par ses mensonges, ses reniements et sa faiblesse à défendre l’intérêt général, est devenu pour vous un homme d’Etat d’une dimension exceptionnelle. Nous constatons avec consternation beaucoup de  des zones d’ombre dans votre comportement du moment et de votre rapport avec la vérité voire avec l’éthique.  Comment un homme pétri de valeurs peut-il en si peu de temps changer à ce point en reniant son combat, ses idées  pour la défense de la République et de l’intérêt général ? Nous avons du mal à vous suivre dans votre démarche.  Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Le pouvoir est fluctuant,  mais la dignité et le sens de notre engagement citoyen doivent être au cœur de notre combat pour la défense de nos valeurs républicaines et sociétales. Dites nous, monsieur Souleymane Jules Diop,  qu’est ce qui a pu changer entre temps dans votre perception négative de cette catégorie de communicateurs traditionnels qui naguère ne trouvaient pas grâce à  vos yeux du fait même de leur cupidité voire de leur propension opportuniste  légendaire à changer de posture en fonction des intérêts en jeu pour que vous décidiez d’un coup de leur faire jouer un rôle de facilitateur dont ils ne sont dignes de porter. Dans vos chroniques d’alors,  vous fustigiez  avec véhémence ces exemples de contre valeur et qui vivent de manière éhontée sur le dos des citoyens sénégalais. Beaucoup de nos compatriotes estimaient à sa juste valeur votre combat contre tous les profiteurs de notre système pernicieux d’accaparement systématique de nos deniers publics mis en œuvre par nos politiciens professionnels depuis l’indépendance. Aujourd’hui, nous constatons avec regret votre posture d’obligé  du président de la République, monsieur Macky Sall. Pourtant, ce dernier n’est pas un  homme fiable et digne de confiance. Vous le savez sans doute mieux que nous. Pourquoi donc travailler avec un homme qui ne cesse de revenir sur ses engagements pour faire uniquement plaisir à son clan ? Malgré votre talent de communicateur, vous ne pouvez pas nous faire croire voire nous faire avaler la pilule de la bonne conduite,  de la droiture du président Macky Sall dans la gestion des affaires de la Cité. Vos manœuvres politiciennes à un an de l’élection présidentielle de 2019 risquent de vous perdre. En effet, beaucoup de nos compatriotes ne se retrouvent nullement dans les politiques de saupoudrage de notre président par défaut, monsieur Macky Sall. Ils constatent avec effroi de jour en jour leurs difficiles conditions de vie. Au plus, les citoyens sénégalais savent pertinemment que ces flagorneurs du réseau des communicateurs traditionnels ne croient en rien et sont de surcroît dans la poursuite  de profits et de privilèges indus. Ces hommes et ces femmes ne font que travestir nos valeurs en mettant en exergue la mendicité comme un des moyens le plus rapide voire efficace en vue de gravir le sommet de la pyramide sociale. Accepter de vivre comme le  larbin d’un autre homme, c’est le degré suprême de l’ignominie. Ces messieurs ne sont pas du tout des modèles de vertu à proposer à l’ensemble du corps social sénégalais à moins que sous le régime du président Macky Sall  l’ignominie, le déshonneur,  le mensonge, la cupidité,  l’hypocrisie sociale constituent désormais le baromètre de la bonne vie, n’est ce pas monsieur Souleymane Jules Diop ?  

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com        

Contribution: Non, Monsieur le maire Bamba Fall !

Nous sommes tellement empêtrés dans une certaine hypocrisie sociale que tout semble possible au pays de la Teranga. La mort nous révèle trop souvent la face la plus hideuse de la société sénégalaise. Nos politiciens professionnels utilisent à bon escient les cérémonies funéraires pour dévoiler aux citoyens sénégalais leur propension légendaire à changer de posture et  à faire preuve de plus d’humanité alors qu’au même moment ils dirigent le pays dans l’opacité, la terreur, l’impunité de certaines autorités épinglées par les corps de contrôle de l’Etat  voire ourdissent même des complots afin de faire taire toute voix dissidente. Le président de la République, monsieur Macky Sall est coutumier des faits. Il se pavane dans les moments de deuil chez des personnalités politiques en vue de témoigner de sa compassion. Mieux, s’il ne peut pas se déplacer pour diverses raisons, il ameute la République et ses thuriféraires les plus zélés qui sont passés maîtres  dans l’art de la flagornerie pour exécuter le baiser de Judas. Le deuil au Sénégal n’est plus un moment de recueillement et de prière pour le défunt. Il sert de tribune pour beaucoup de nos compatriotes en vue d’étaler devant la foule leur puissance financière ou leur talent d’orateur sans la moindre retenue. Nos autorités publiques affectionnent ces moments de tristesse pour les familles éplorées pour en faire une tribune politique visant à mettre en relief les liens de fraternité, de partage entre les responsables des partis politiques. Nous sommes très vite gagnés par l’émotion pour que les plus naïfs d’entre nous se jettent à force de discours de rapprochement dans les bras de leurs tortionnaires. Je pense que notre compatriote monsieur Bamba Fall, le maire de la Médina est tombé dans le piège de notre président par défaut, monsieur Macky Sall . Je reste persuadé que le président de la République instrumentalise à dessein cette épreuve familiale de monsieur Bamba Fall pour essayer d’arrondir les angles au même moment où son procureur de la République,  monsieur Serigne Bassirou Gueye livre au tribunal le réquisitoire de la condamnation du maire de Dakar monsieur Khalifa Ababacar Sall. Cette situation ubuesque est indigne de la République. Le président de la République,  monsieur Macky Sall est vraiment tombé dans le déshonneur en envoyant une forte délégation chez le maire de la Médina monsieur Bamba Fall alors qu’il a peu temps il était le bras armé de la direction du parti socialiste de monsieur Ousmane Tanor Dieng pour vous réduire en silence. Quoique vous puissiez penser de lui aujourd’hui, les faits d’armes de notre président – politicien monsieur Macky Sall sont encore vivaces dans notre mémoire collective. Les faits sont têtus. Non, monsieur Bamba Fall. L’action politique du président Macky Sall ne témoigne pas de sa bonté. En effet,  il est en conflit permanent avec la vertu. Un homme bon voire vertueux ne peut pas se permettre de manquer d’élégance républicaine comme le président Macky Sall le fait de manière ignoble et déloyale dans l’affaire politico-judiciaire du maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall. Il est vrai que vous êtes un fils de la République et que le pays a besoin de l’effort de tous ses enfants pour construire son développement socio-économique en vue du bien être de l’ensemble du corps social. Toutefois, il existe une limite insurmontable à ce paradigme : le devoir de fidélité à un engagement citoyen de combattre l’injustice du pouvoir et in fine l’asservissement de la justice. Nous partageons votre douleur en tant que simple compatriote loin de toute appartenance à une chapelle politique.  Le combat pour l’instauration et la défense de nos valeurs républicaines doit prendre le dessus sur tous ces moments inhérents à la vie humaine. Je ne vous connais que par le biais du paysage médiatique et j’estime encore et maintenant que votre combat contre le régime du président Macky Sall est légitime. Votre regretté oncle a sans doute souffert avec effroi de votre séjour en prison orchestré par le régime du président Macky Sall. Votre emprisonnement était uniquement motivé par votre noble refus de vous soumettre au diktat du secrétaire général du PS, monsieur Ousmane Tanor Dieng. Mon analyse sur les travers du pouvoir transcende les personnes. Il ne s’agit pour moi en aucune façon d’attaques ad personam. Je m’engage uniquement que pour ce qui me semble être le meilleur pour le peuple sénégalais. C’est pour cette raison seulement que je vous interpelle dans ce sens afin que vous ne répondez pas à cet appel opportuniste des sirènes du pouvoir de monsieur Macky Sall, président de la République par devoir de mémoire et de fidélité. Le combat citoyen contre le régime déloyal,  cupide, clanique du président Macky Sall,  faible voire incapable de défendre nos intérêts légitimes ou potentialités économiques devant la France, fossoyeur de nos valeurs doit être l’affaire de tous nos compatriotes soucieux de la dignité intrinsèque de la nation sénégalais n’en déplaise les flagorneurs attitrés du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar.  Le jugement de l’histoire est dévastateur pour tout homme politique obnubilé par la recherche effrénée des délices du pouvoir. Certes, vous êtes un homme libre. Cependant, cette liberté que vous revendiquez en tant que responsable politique doit être mise au service exclusif de la défense des valeurs de la République et des intérêts légitimes de l’ensemble du corps social sénégalais. Toute autre attitude relève entre autres de la duplicité, de l’escroquerie politique, d’un manque de courage devant l’adversité voire de la lâcheté de se ranger derrière un homme et/ou un régime politique qui à la fois bafoue les droits constitutionnels des citoyens sénégalais et opprime de fait le peuple avec la complicité bienveillante d’une certaine élite intellectuelle corrompue et d’une classe maraboutique exsangue. Même pour tout l’or du monde, vous ne devrez jamais accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall en raison même de ce que subit actuellement le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall par un besoin de vengeance, de méchanceté, de lâcheté voire de la peur du pouvoir sur un homme qui a osé dire simplement non afin de préserver son désir d’autonomie et de liberté. Maintenant, il est temps pour vous soit de continuer le combat citoyen pour la défense des valeurs de la République, soit de rejoindre les prairies marrons de la coalition Benno Bokk Yakaar avec son cortège de désillusions, de reniements et de trahisons répétées à la nation sénégalaise. L’heure presse monsieur le maire Bamba Fall et il serait illusoire pour vous d’entretenir le flou en voulant jouer sur les deux fronts inconciliables.  Sachez toutefois que les citoyens sénégalais ne sont ni amnésiques ni idiots. Le changement, c’est maintenant aux côtés du peuple des sans voix meurtri par une gouvernance perfide voire nauséabonde du président Macky Sall à mille lieux des valeurs républicaines et du socle de nos vertus sociétales et qui scrute indéfiniment l’horizon avec effroi en quête de lendemains meilleurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Contribution: Entre nous, Monsieur Madiambal Diagne !

 De chronique en chronique, le journaliste Madiambal Diagne se comporte comme un employé voire même le larbin du président de la République, monsieur Macky Sall pour s’autoriser des sorties à la gloire de son maître. Il réalise de fait la mission de la cellule de communication du palais.

Que je sache monsieur Madiambal Diagne ne travaille pas dans aucun des médias du service public, qui ont par ailleurs oublié leur mission  voire leur rôle de passeur de relais entre les citoyens et les autorités en toute objectivité.

De surcroît en tant qu’acteur de la presse privée, monsieur Madiambal Diagne s’affranchit des limites même de l’objectivité dans le traitement de l’information. Il peint un tableau fabuleux pour notre président par défaut monsieur Macky Sall et par ricochet se défoule sur l’opposition sénégalaise en utilisant sciemment des raccourcis trompeurs en vue de la discréditer devant l’opinion.

En politicien et membre reconnu et assumé de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar, nous n’aurions rien à dire de ses affabulations. Mieux, les chroniques du journaliste au  service du palais seront jugées voire considérées comme des propos de politicien de la dimension d’un Moustapha Cissé Lo , d’un Abdou Mbow ou encore d’un autre thuriféraire zélé.

Dans votre dernière chronique « Ridicules…. », on peut toutefois vous concéder le fait qu’une partie de l’opposition soit inconséquente dans sa démarche de porter son combat contre le chef de l’Etat, monsieur Macky Sall auprès du président français monsieur Emmanuel Macron, mais pas pour les mêmes raisons que vous évoquez. En effet, l’opposition sénégalaise se trompe d’interlocuteur. Le président français Emmanuel Macron est bien dans son rôle.

Il a trouvé en notre président par défaut le parfait auxiliaire de la Métropole pour exécuter froidement ses moindres desiderata en vue de faire gagner davantage de marchés aux entreprises françaises. L’opposition sénégalaise feint d’oublier que le président français n’est nullement le défenseur de nos droits et libertés.  Il n’a que faire du recul de nos acquis démocratiques à partir du moment où les intérêts de la France sont protégés voire valorisés par un de leurs meilleurs collaborateurs en la personne de monsieur Macky Sall sur le sol africain.

Il demeure essentiel que la classe politique sénégalaise clarifie sa position sur le rôle prépondérant de la France dans notre pays. Toutefois, rien n’interdit  à un politicien sénégalais de séjourner en France voire même d’y posséder des biens immobiliers si  ces derniers ont été acquis de manière licites loin de toutes prévarications de deniers publics.

Dire également comme vous que la venue du président français Emmanuel Macron est une réussite sans commune mesure nous laisse perplexe. Et pour qui ? En tout cas, pas pour l’économie sénégalaise. La politique économique mise en œuvre par votre allié de circonstances depuis son arrivée à la tête du pays est orientée et pilotée au service exclusif des intérêts de ses maîtres français.

Dites nous également,  en quoi la visite du président Macron au Sénégal est un honneur de plus à notre président par défaut, monsieur Macky Sall  qui déplaît profondément à l’opposition sénégalaise ?

Entre nous, monsieur Madiambal Diagne et sans nous mentir, nous savons que votre portrait de complaisance du président Macky Sall ne correspond pas à la réalité objective. Les citoyens sénégalais savent parfaitement en dépit même de la mobilisation de certains opportunistes et bénéficiaires des largesses indues du président Macky Sall au détriment du peuple pour faire de cet événement une réussite, que le chef de l’Etat n’est pas un modèle de vertu et de probité dans la gestion de nos deniers publics voire de nos potentialités économiques.

On peut sans risque de nous tromper dire que le Sénégal sous le président Macky Sall se comporte de fait comme un département français. En vérité,  les intérêts de l’Etat français  sont mieux pris en compte dans l’attribution des marchés publics sénégalais depuis l’indépendance. Nos autorités publiques n’ont plus de marge de manœuvre significative pour oser un refus même  courtois à leurs  homologues françaises en vue de mettre en avant la défense de nos intérêts légitimes,  une nation libre, prospère et maître de son orientation économique et sociale.

Non, monsieur Madiambal Diagne, la visite du président Macron au Sénégal n’est pas en l’honneur du chef de l’Etat, monsieur Macky Sall. Elle s’enracine dans la tradition française depuis la colonisation de faire du Sénégal le bastion du rayonnement de sa culture et de sa puissance économique en Afrique subsaharienne. Elle consacre de fait la servitude volontaire du président Macky Sall et son alliance stratégique avec les autorités françaises pour rester encore au pouvoir.

Toutefois, il demeure un obstacle infranchissable pour le camp du pouvoir et de ses thuriféraires zélés à l’instar du journaliste Madiambal Diagne. C’est  le peuple seul qui a les cartes en main pour élire son prochain président de la République et non la France malgré son positionnement et le prises de position discourtoises  de son ambassadeur dans nos affaires intérieures en faveur du régime.

Enfin, monsieur Madiambal Diagne,  en homme libre, honnête et courageux, il est temps pour vous de laisser vos œillères et de clarifier votre rôle dans le paysage médiatique. Soit vous êtes un journaliste respectueux de la déontologie,  du traitement objectif de l’information et prêt à être au service de cette noble mission, soit vous êtes un politicien de l’APR au service de la défense des intérêts du président Macky Sall.

Cette clarification est plus que nécessaire, même si elle constitue un dilemme  cornélien pour vous. Il faut oser ce pari mon cher Madiambal Diagne afin de contribuer encore à l’indépendance et au devoir de critique et de veille de la presse privée sénégalaise.

Ce mélange des genres sciemment entretenu par vous dessert de facto la rédaction du journal Le quotidien en moins que : le journal, c’est vous. Que faites vous du travail et de la liberté de conscience des journalistes de votre groupe de presse ? Sans doute que ça n’a aucune importance pour vous puisqu’ils reçoivent leurs traitements de vous.

Alors, il faut illico presto rebaptiser le temps de la gouvernance du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar votre journal par ce nom évocateur « Le Quotidien de Macky » et la messe est dite.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

° Top