Blog de Cheikh Yerim Seck

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Macky, voyons ensemble la pyramide des âges au Sénégal

Monsieur le Président de la République, Son Excellence Macky Sall, voici une représentation en genre et en âge de la population sénégalaise. Nul doute que vous êtes le sénégalais le plus informé et le mieux outillé mais votre gouvernance court un risque. Je ne suis un géographe mais je me permets sous le visa de mes collégues enseignants, de mes amis etudiants et frères élèves de vous présentez cette pyramide des âges en le mettant en corrélation avec la crise actuelle et la date du 24 Février 2019 que le gouvernement dépend tant.

Avec une lecture rapide de la pyramide, on constatera que la population sénégalaise est jeune voire très jeune. Sans approfondir, l’évidence se montre plus d’un sénégalais sur deux (+1/2) a moins de trente-cinq ans (-35ans) d’où une main d’oeuvre en abondance. Malheureusement, l’offre est infime par rapport à la demande d’où la précarité galopante de la jeunesse.




L’analyse du groupe d’âge [15 – 19], nous donne une estimation de 0,8 million d’hommes et 0,8 million de femme que l’on retrouve généralement dans les collèges et lycées publics ou à l’abandon. Instruits, dynamiques et féroce, nous avons vu leurs capacités de se mobiliser à travers tout le pays pour réclamer leur droit d’étudier et de répondre à la brutalité des forces de l’ordre. Parmi eux, il y’a ceux que nous appelons en politique des primo-votants dont le vote est indécis et qui pourraient être influencé par les médias sociaux.

Grimpons et commentons le groupe d’âge [20 – 24] avec un cumul qui donnent prés de 1,5 millions sont des jeunes que je qualifie « Des Déterminés ». Cette période correspond à une tranche d’âge où l’homme et la femme commencent à voir des choix et s’initie à la prise de décision. Parmi eux, il y’a ceux qui observent leurs frères martyrisés et leurs soeurs violentées car réclamant leurs droits de se nourrir pour survivre dans le milieu universitaire ou carcéral.
Ensuite vient le groupe d’âge des ambitieux [25 – 29]. Période où l’homme dresse sa feuille de route à partir des convictions, commence à devenir un leader, exprime ses opinions et développe un regard critique de son environnement. Pour sa famille, son village et la communauté, il incarne l’espoir. Ils sont nombreux comme moi à la maison et dans la nation. Au lieu de les écouter, les soutenir et tirer le meilleur en eux, la politique veux user le maillon faible qui généralement est au chômage. L’éveil des consciences et riposte de ces 1,3 millions sénégalais risquent d’être fatidiques pour le magistère si des mesures d’accompagnement concrètes ne sont prises.

Enfin la dernière tranche d’âge des jeunes [30 – 34] que j’intitule « l’homme face à son destin ». Période où l’homme se met à l’évidence que le temps vaut de l’or et qu’il a en main sa dernière cartouche pour réussir dans sa vie. Généralement, c’est celui qui quitte dès l’aube son demeure pour suer toute la journée et revenir avec des maigres moyens pour assurer le repas du lendemain. Ils sont nombreux à être ce lot des marchands ambulants, des ouvriers d’ici ou de la diaspora et des diplômés à la recherche d’un emplois descends.

Les groupes d’âges restants sont ceux de nos papas, mamans et nos sages. Pendant que maman et papa carburent leurs dernières énergies pour le « tiébou dieune » du midi vous offrez le sage d’à côté qui est mon guide un lit en or car vous comptez sur l’influence de leur « Digueul » que la jeunesse est parfois soumise. Dans ce lot toujours, le villageois qui verra les pistes de désenclavement vous appréciera, l’éleveur qui verra l’eau de forage couler pour abreuver ses bétails vous estimera, le paysan qui verra l’aménagement des champs vous considérera, le citadin qui verra la maîtrise énergétique vous saluera… malgré tout Monsieur le Président ça reste. La jeunesse ne doit pas être le martyr de l’émergence du Sénégal.

La mort de Mohamed Fallou Séne m’a meurtri comme toute la jeunesse sénégalaise. En voulant se nourrir, Fallou va mourrir.
Je condamne fermement tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette crise qui a abouti à un mort d’homme. De l’administratif, en passant par la multinationale jusqu’aux forces de l’ordre, les coupables sont nombreux. Que les responsabilités soit départagés et que justice sois faite.
Paix à ton âme Fallou Séne, Jeune et Citoyen sénégalais, tu es allé rejoindre tes Confrères qui ont aussi souffert martyre.

Abdoulaye Daff Thiéne
Professeur de MSP
CEM Agnam Civol

Il faut réveiller Macky! Si non…

Macky Sall, « lion qui dort », s’est en plus mis des œillères .Ces dernières ne laissent entrevoir qu’une image de sept hommes, blottis dans leurs robes noires, lire ce qui est déjà écrit.
Hanté par la fin de ce scénario, la fin justifierait les moyens pour l’homme dont la seule raison d’exister est d’entendre lu, un soir de 2019, son texte de roitelet par des perroquets bien entraînés. Ainsi, Macky fâche et fait des dégâts partout où il passe. Le déséquilibre dans le traitement des agents de l’État a failli nous mener droit vers une année blanche. Dernièrement ,c’est cette prime pour une partie de l’armée qui crée encore son lot de mécontents. La grande muette pétarade.




Il faut réveiller ce loir qui traduit ses rêves du sommeil profond en décret au moment du sommeil paradoxal car son moment d’éveil est accidentel. . Ce moment qui permet la mure réflexion avant de passer à l’action lui manque fatalement. Conséquemment les décisions arbitraires ont fini d’exaspérer ce peuple qui, disait on, n’avait pas la culture de la démission. Pourtant, ce sont des agents de l’État, des cadres de tous bords, qui ont tourné le dos à ces pratiques peu orthodoxes qui assurent le Fonctionnement actuel du pays.
Réveiller cette mémoire de poule car deux conjonctions de coordinations ,« ou » et « et », avaient suffi pour transformer la Côte D’Ivoire en cimetières sous Henry Konan Bedié.
Aucune voix , aucun acte citoyen ne sera de trop .
Citoyens du Sénégal l’heure est venue de sauver ce qui reste de la république sénégalaise que des aïeuls nous ont transmise blanche comme le kaolin.
Filles et fils du Sénégal, votre nation a besoin de vous pour survivre, c’est votre devoir de génération.

Ousmane SY
Enseignant au lycée de Mboumba

Vidéo: Révélation troublante de Sheikh Alassane Sène sur Macky et….

Macky et Vulcain, le Dieu du Feu, Quitus ou Mulcifer ?

Dans la mythologie latine, Vulcain ou Vulanus est  le Dieu du feu et le patron des forgerons. Il est le symbole du feu bienfaiteur, source des industries. Il porte aussi le nom de Mitus ( le doux ) ou Quitus (le tranquille) et  est honoré chaque année au cours des vulcanias . Il est représenté en tenue d’ ouvrier, tenant les tenailles ( forceps ) d’ une main, et le marteau ( molleus ) de l’ autre,debout auprès de l ‘enclume. Il est le Dieu de l’ étain, de l ‘argent, de l ‘or. Il est celui qui crée les bijoux et les bagues. Il édifia  le palais des Dieux, fabriqua le char solaire  d ‘ Apollon, la ceinture de Vénus, la couronne d’ Ariane. Il protège sa ville des incendies, destructeurs. C ‘est un Dieu sage, travailleur, protecteur et un grand bâtisseur. D’ autant qu’ il est secondé dans sa noble mission par son épouse  Maïa, la déesse de la croissance qui symbolise  la stabilité du feu de foyer.
Cependant, Vulcain peut aussi être l’ instrument du démon. Il est en effet Mulcifer  ( celui qui manie le fer ), celui qui incarne la guerre, la foudre, les gaz enflammés qui sortent de terre, les orages. Il est le Dieu terrifiant qui ravage tout sur son passage, ne laissant que cendre, ruine et désolation.
Vulcain symbolise à merveille le pouvoir.
En effet, celui qui le détient a entre ses mains une force et une puissance incommensurables dont  il peut user, soit pour faire le bien ou au contraire faire du mal. Il peut user de sa puissance pour influer  positivement sur le destin de ses sujets en améliorant leurs conditions de vie ou au contraire mater toute velléité de contestation et de protestation en vue d’ asseoir un régime plus ou moins dictatorial et autoritaire.
C est malheureusement ce qui nous arrive depuis 2012.




Plutôt que de se donner corps et âme pour ce pour quoi il a été élu, c’ est à dire sortir les Sénégalais de  la pauvreté et de la précarité dans lesquelles ils sont embourbés depuis la nuit des temps, Macky Sall s’est mué en Mulcifer ( celui qui manie le fer ) qui décapite tout sur son passage. Il est le brasier qui ne laisse rien debout derrière lui: Opposants, société civile, justice, liberté d’ expression et aujourd’hui, notre constitution. Telle une boule de feu inextinguible, il ravage tout autour de lui.
Au lieu de faire preuve de sérénité et de hauteur en toute circonstance en vue de faire prévaloir le dialogue et le consensus, comme nous sommes tous en droit d’ en attendre de la part d’un chef d’ état, Macky,  à la moindre contrariété et tel Vulcain, s’ enflamme, s’ irrite, menace,invective, fulmine,vocifère et vitupère. Boule de nerfs qui ne souffre d’ aucune contestation, sa volonté fait loi et sa décision est parole d’ évangile. Honni soit qui mal y pense.
Dans le roman  » Sous l’ orage » un grand père qui entend son petit fils crier l ‘ appelle et lui demande calmement:
_ C ‘ est toi qui a crié Samou ? Ne crie plus, Un homme ne crie pas. Un homme qui crie pour se faire respecter sent qu’ il lui manque chose.
Vous manquerait-il quelque chose monsieur le président?
Son épouse, Marieme Faye Sall , qui en l ‘instar de Maïa aurait dû jouer son rôle de symbole de croissance et  de stabilité du feu de foyer,se révèle être une première dame sans envergure et sans consistance intellectuelle et cognitive qui se consume dans les parrainages de soirées au Grand Théâtre et les cérémonies folkloriques organisées au palais de la république même.
Certes, jusqu’à présent ses ailes présidentielles qui le portent haut vers le ciel, mettent Macky Sall à l ‘abri  du brasier, mais à l ‘image de celles d’ Icare, ce sont des ailes de cire, et comme Icare , à force de jouer avec le feu, il finira par se les brûler.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain
serignembackendiaye897@gmail.com

« Je suis un géologue de formation, je préfère observer puis agir »: MLD analyse cette phrase de Macky

Moi MLD Tekki, je suis un ingénieur des mines de l’Ecole des Mines de Paris, j’observe, j’analyse, je discute et on agit ensemble.
Voilà toute la différence avec le régime de l’APR. Macky dirige seul, enfin il croît. Cette conception du pouvoir de Macky Sall soutenu par les autres membres du DSK (Dionne- Sall -Kane) et l’aristocratie de l’APR relève du présidentialisme absolu. C’est dangereux. Elle conduit irrémédiablement à la dictature familiale et à la malédiction des matières premières.
Il n’y a aucune raison que Macky Sall signe des contrats avec les compagnies minières, pétrolières ou gazières, tout seul sans consulter le peuple à qui appartiennent les ressources naturelles selon sa propre constitution de 2016.
Au lieu de nous proposer une révision de la constitution sur le mode d’élection du Président, ce qui viole la constitution, le peuple voudrait plutôt débattre d’une charte sur la bonne gouvernance des ressources minérales.




Dossier nouveau Le coût économique du parrainage, le nouveau pourcent bloquant
Ce problème est posé à dix mois de l’élection présidentielle par le candidat Macky Sall qui, selon certains analystes de la constitution, a de fait commencé un deuxième mandat sans l’accord du peuple, puisque l’absence des dispositions transitoires signifierait que le mandat de 2012 de Macky Sall s’est arrêté en 2017.
Dans l’exposé des motifs de sa loi inacceptable, il veut corriger une injustice faite aux indépendants par rapport aux partis politiques et s’assurer que les candidats à la présidence sont représentatifs, avec un pourcent de signatures. Dans leur propagande, BBY parle de coût financier des élections législatives de juillet 2017 avec 47 listes et de la nécessité de rationaliser les partis politiques et d’éliminer les candidatures fantoches. Quel mépris ! Etre représentatif dans la République, c’est être élu à l’Assemblée nationale ou aux assemblées locales.
Macky Sall estime que 47 listes pour des élections législatives dont le coût non audité est de 18 milliards, c’est trop. On sait bien qu’il a parrainé des dizaines de listes. Certaines listes l’ont reconnu.
Mais du point de vue économique il se trompe. Les dépenses pour les élections constituent un investissement pour renforcer le capital social, je répète le capital social, ce sont les règles que se fixe la société pour créer la confiance et les institutions chargées de les faire respecter. C’est déterminant pour l’activité économique. C’est ce que refuse de comprendre Ismaila Madior Fall et l’aristocratie de l’APR.
En Afrique, les conflits sociaux partent souvent de mauvaises élections. Au Sénégal, Il faut savoir qu’une journée économique perdue, c’est environ 5 milliards de perte pour l’Etat. Dans ces conditions, s’il faut investir 18 milliards et avoir des institutions légitimes et solides pour 5 ans, cela vaut la peine. Comparaison pour comparaison, la présidentielle de 2012 a coûté 9 milliards pour les deux tours et les législatives 6 milliards.
Après tout, c’est bien moins qu’un palais de 100 milliards. Le calcul est vite fait. Revenir à la case de départ pour notre président géologue observateur.



Parrainage: Macky se radicalise au Togo

YERIMPOST.COM En marge de la Session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la République, qui rencontrait ses militants sénégalais établis au Togo, a encore une fois défendu le parrainage. « Nous sommes prêts en tant qu’Exécutif… L’opposition veut bloquer l’élection… Mais on appliquera la loi de la démocratie! », a déclaré le président Macky Sall.



Visite aux layènes: Idy suit au pas Macky

YERIMPOST.COM Le président de la République était chez le khalife général des Layènes la veille, le lendemain (hier, vendredi 13 avril), Idrissa Seck lui emboîtait le pas. Accompagné par une importante délégation, le patron de Rewmi a rendu visite au khalife, en prélude du 138e Appel de Seydina Limamou Al Mahdi. Un déplacement fortement apprécié par la communauté. A Yoff où il s’est dirigé ensuite pour voir l’Imam de la localité, Imam Makhtar Laye, Idrissa Seck a reçu un accueil chaleureux, laissant ainsi à l’Imam l’opportunité de magnifier cette marque de considération.



Réflexion: Macky, ex nihilo nihil

La détérioration de leurs conditions de vie semble être le dénominateur commun de tous les êtres vivants, végétal, animal, humain. Une détérioration qui va jusqu’à menacer l’ existence même de certaines espèces: désertification pour les végétaux, extinction de l ‘espèce pour les grands gorilles de la République Démocratique du Congo,  famine au Soudan du Sud.
Pourtant dans l ‘absolu, toutes les espèces trouvent dans leur milieu naturel, les conditions de leur épanouissement et de leur pérennité. Pour le cas spécifique de l’ homme, la guerre est la cause la plus visible et la plus spectaculaire. Cependant, il en existe d’ autres plus subtiles et plus retors mais autrement plus désastreuses. Nous en retiendrons trois.




Lorsque dans un pays,les habitants ne fournissent pas l ‘effort nécessaire à la mise en valeur des ressources à leur disposition.
Lorsqu’ils n’ acquièrent pas le savoir indispensable à l’ exploitation des ressources.
Lorsqu’ils se dotent de dirigeants véreux et malhonnêtes qui détournent à leurs profits les ressources qui auraient dû bénéficier à tous.
Un seul de ces trois cas   peut plonger un pays dans une situation de pauvreté endémique et de précarité structurelle.
Nous retrouvons tous les trois au Sénégal.’
Il y ‘a souvent un fossé abyssal entre l’ aspiration qu’ a chaque peuple au développement et les moyens dérisoires qu’il se donne parfois pour y parvenir.
L ‘une des premières mesures prises par les Européens  au sortir de la seconde guerre mondiale, fut d ‘atteindre  rapidement  l’ autosuffisance alimentaire, satisfaire ce besoin biologique pour pouvoir passer à autre chose. « Primum vivere deinde philosophari » dit un proverbe Latin,  » d ‘abord vivre, ensuite penser ». C’ est ainsi qu’ ils créèrent  dés 1962 la P.A.C. la politique agricole commune. Aujourd’hui l’ u.e. est la seconde exportatrice mondiale de produits agricoles derrière les u.s.a.
Au Sénégal, chaque président qui arrive au pouvoir promet la main sur le cœur la même  autosuffisance alimentaire, et pourtant nous en sommes encore à l’ère des dabas, des hilaires, des lopins de terre lilliputiens, de la dictature de l ‘arachide et de la dépendance à la pluie pour commencer les travaux champêtres, alors que nos sous sols regorgent de cette eau qui aurait permis à nos cultivateurs de pouvoir faire plusieurs récoltes par an.




Conséquences, les Sénégalais vivent dans un état de sous alimentation chronique. Rares sont ceux qui peuvent se permettre trois repas par jour et pire, des poches de famine sont apparues dans le monde rural, surtout dans le Fouta.
Il ne sert pas à grand chose d’ avoir toutes les ressources du monde, si on n ‘a pas le savoir indispensable à leur exploitation. Et le savoir s’ acquiert à l ‘ école. Une école qui au Sénégal est dans un état de décrépitude fort avancé. Un mano à mano entre enseignants et pouvoir qui dure depuis des années entraînant un déclin du niveau de l’ enseignement et une inadéquation formation emploi qui jette chaque année des milliers  de diplômés mais inadaptés dans le marché du travail.
Si le Japon, la Corée du Sud, la Chine,le Brésil… sont parvenus en un temps record  à passer de pays  en voie de développement à celui de pays développés ou émergents, c’ est parce qu’ ils ont mis l’accent sur le savoir. C’ est le savoir qui fait la différence. Au Sénégal, les entreprises étrangères ont fait main basse.sur notre économie: Télécom, B.T.P., Banques, Assurances, Port, tout est aux mains des étrangers et tout porte à croire qu’il en sera ainsi pour notre pétrole et gaz, nous laissant que des miettes.
Le chômage endémique et l ‘ obscurantisme trouvent sans nul doute leur terreau fertile dans ce qui semble un dédain pour le savoir, à moins que ce ne soit une politique voulue. Maintenir les gens dans l ‘ ignorance pour mieux les asservir.
Le pouvoir temporel et celui spirituel ont toujours cheminé ensemble, comme des frères siamois et ceci pour le meilleur comme pour le pire pour les populations. Dans l ‘ Egypte ancienne, le pharaon était censé recevoir ses ordres du dieu Ra par l ‘ intermédiaire des prêtres. En Europe et pendant des siècles, le pouvoir temporel était sous le joug du clergé. Le premier concordat ( traité ) qui spécifia les domaines  respectifs de l ‘un et de l’ autre fut signé en 1122 entre le pape Calixte 2 et le Saint Empire. La séparation entre l ‘église et l ‘état n’ intervint en France qu ‘ à la révolution de 1789 et la laïcité en 1905.
  Au Sénégal, le pouvoir temporel  et spirituel sont tellement imbriqués l ‘ un dans l’autre qu’ils ressemblent à une pelote inextricable.
Censés être des régulateurs sociaux, les voix des sans voix, les intermédiaires entre les populations et le pouvoir, le silence des marabouts devant les dérives de Macky Sall est assourdissant.
Serigne Mansour  Sy Djamil parle de complicité et Sidy Lamine Niass leur promet la punition divine .Le premier est un homme politique et le second président d’ un groupe de presse. Tous les deux ont la particularité d’ être aussi des….marabouts.
Sidy Lamine Niass, avec cette pertinence et cette liberté de ton qui le caractérisent quand chez lui l’homme de médias parvient à prendre le dessus sur le marabout s’ emporte et s ‘indigne :tout le monde s’est tu, personne ne réagit. Aucun guide ne se prononce sur la situation actuelle du pays.
La politique et la religion sont des sphères d ‘altruisme où des hommes sensibles s’ investissent pour tenter d’ améliorer les conditions de vie  de leurs semblables. Ni l ‘une , ni l’ autre n’est une activité génératrice de revenus. Au contraire, dans l ‘absolu  les embrasser revient à faire vœu de pauvreté.
Comment comprendre qu’ au Sénégal, les politiciens et les marabouts vivent dans une opulence criarde alors que ceux qu’ils sont censés servir croupissent dans la misère et barbotent dans la précarité la plus fangeuse ?
Et c’ est des  Abymes  de ce néant  que la voix de Macky s ‘élève, nous faisant miroiter les délices de l ‘émergence . Je lui demanderai simplement  de méditer ce proverbe Latin:
Ex nihilo nihil. Rien ne vient de rien.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain

Macky compose son équipe pour la présidentielle: Dionne, Mimi, Mbaye Ndiaye, Youm et Kassé aux commandes

Le Secrétariat Exécutif National de l’APR s’est réuni ce mardi, 10 avril 2019 sous la présidence effective de S.E.M Macky Sall, Président du parti. 

Après avoir salué l’engagement des responsables et militants du parti et de la mouvance présidentielle durant cette période de révision exceptionnelle des listes électorales, le président Macky SALL a fait une importante communication sur la situation politique nationale et internationale.
Il a, ainsi, exhorté le parti à maintenir la mobilisation durant cette période de révision.

Le Président Macky SALL a, également, donné des orientations sur les préparatifs du 2e Congrès du parti prévu le 1er  décembre 2018.

Le SEN s’est félicité de la parfaite organisation de la cérémonie du 04 avril 2018 commémorant le  58ème anniversaire de notre accession à la souveraineté Internationale et  a magnifié la modernisation progressive de nos Forces de défense et de sécurité qui contribuent, fortement, avec un professionnalisme reconnu, à la paix internationale, en soutien à notre rayonnante diplomatie.




Sur proposition du Président Macky SALL, le Secrétariat Exécutif National, a validé la mise en place d’un dispositif cohérent de gestion de certains événements majeurs dans la vie du Parti durant toute l’Année 2018.
A ce titre, les pôles suivants ont été mis en place :

  • Le pôle Programme confié au Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ;

– Le pôle mobilisation et parrainage dirigé par Mme Aminata TOURE ;

– Le pôle organisation du 2e Congrès dirigé par le Directeur des structures, le Ministre d’Etat Mbaye NDIAYE, jumelé à un pôle chargé du suivi de l’organisation du Congrès de l’Internationale Libérale à Dakar, confié à Me El Hadji Omar YOUM, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République;
.- Le pôle Communication coordonné par Monsieur le Ministre El Hadji Hamidou KASSE ;

Analysant la situation politique nationale, dominée par le débat portant sur le Projet de Loi relatif au Parrainage Populaire et Citoyen, le SEN considère que l’élargissement de cette formalité, qui existe déjà dans la Constitution en vigueur au Sénégal, à tous les candidats, renforce la modernisation de notre modèle démocratique.

Le SEN exhorte les responsables et militants du Parti à se mobiliser fortement pour assurer un portage victorieux de ce Projet auprès des populations pour leur donner la bonne information et mettre en échec les entreprises de désinformation et de manipulation d’une Opposition désemparée et aux abois dont l’objectif connu est d’installer le pays, notre cher Sénégal, dans le chaos et l’instabilité.

Par ailleurs, le SEN a vivement apprécié les progrès remarquables accomplis par le Gouvernement dont le bilan sur le plan économique et social est à saluer.

Le SEN a renouvelé son soutien au Gouvernement ainsi que son engagement, sans faille, derrière le Président Macky Sall pour une victoire nette et sans bavure le 24 Février 2019.

                                                      Fait à Dakar, le 10 avril 2018

                                                                                      Abdou MBOW 

Quand Macky adore dieu Total, Saint-Louis veut plus du mythe du colon bâtisseur

Les rapports entre coloniaux ont pris une autre tournure au 21 eme siècle sous les tropiques plus particulièrement au Sénégal. Notre pays est devenu un terrain particulier ou l’économie et l’histoire livrent deux versions antagonistes de la France Afrique.

Il n ‘y  a jamais eu de «  bon  colon » et  les rapports heurtés avec le colonisateurs en sont une illustration. Au Sénégal une statue du colonisateur est rattrapée  par le temps : « Faidherbe doit tomber ! ».

Le gouvernorat de Faidherbe – de 1854 à 1861 ; puis de 1863 à 1865 – a été marqué par de nombreuses campagnes militaires menées dans les anciens royaumes du Fouta Toro (Sénégal, Mauritanie), du Khasso (Sénégal, Mali) et du Kayor (Sénégal).

« Pendant des années, les peuples de la région ont été soumis à la mitraille française, dénonce Thomas Deltombe. Les hommes ont été massacrés, les villages réduits en cendre. Et la famine, savamment entretenue dans les « zones rebelles », est devenue une arme de guerre… »

Un  combat contre toute forme de célébration de Faidherbe a pris forme au Sénégal, notamment dans la ville de Saint-Louis (Nord), où une statue du général, située sur une place qui porte son nom – sans parler du pont éponyme, permettant d’accéder à cette ville insulaire Érigé en 1891. Le monument de bronze était tombé lors des pluies violentes qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 4 au 5 septembre 2017. De nombreux Sénégalais s’étaient alors publiquement réjouis de la chute de la statue et en avaient profité pour se prendre en photo devant le vide laissé par la nature.

Des appels à la retirer définitivement et à la remplacer par des figures historiques locales sont depuis relayés sur les réseaux sociaux. Mais entre-temps, les autorités sénégalaises ont décidé de remettre le général sur ses jambes.




Lors de sa visite au Sénégal, en février dernier, Emmanuel Macron a tenu son discours sur la place Faidherbe, à Saint-Louis, promettant des financements pour la rénover. Le discours du président français n’a pas manqué de choquer certaines consciences.

Aujourd’hui le Général français de la période coloniale a son remplaçant économique, le major français Total, une société qui s’adjuge tous les droits sur le pétrole du Sénégal, en dernière épisode des droits sur  Offshore Profond. Le ministère du pétrole Sénégalais et Petrosen continuent d’accepter de relativement faibles bonus de signature. En mai 2017, au même moment que l’obtention de Rufisque offshore profond, Total a obtenu des autorités sénégalaises de mener des études sur l’offshore très profond, conduisant à l’octroi automatique d’un futur permis dans ses profondeurs. Un vampirisme économique qui sonne dès à présent l’appel à « faire tomber Total ».

« Total débourse moins et obtient tout » devant ses concurrents nationaux et étrangers sous la vigilance de Macky Sall.




Contribution: Macky et l’oiseau de Minerve

Dans la mythologie Romaine, Minerve, autre nom d ‘ Athéna était la déesse de la sagesse et de la connaissance, symbolisée par la chouette, un oiseau qui ne prend son envol qu’ à la tombée de la nuit. Cette nuit qui marque l ‘instant où l’ esprit prend conscience de ses limites.
C’est pourquoi,le président Senghor, écoutant le chant de Minerve, rendit le pouvoir le 31 décembre 1980, pour disait – il,  « ne pas être président à vie ».
La jonction entre la connaissance ( il est agrégé de grammaire et écrivain ) et la sagesse, fit naître l’étincelle qui allait le propulser dans les annales de la grande Histoire comme étant le premier président Africain à avoir quitté le pouvoir volontairement , surtout en ces périodes troubles et sombres des dictatures, guerres civiles et partis uniques.
Le Sénégal en sera auréolé advitam eternam.
On a espéré et à juste titre que ses successeurs se feraient un devoir de ne pas faire moins et de maintenir  haut et vivant le flambeau .
Hélas, mille fois hélas.
Son dauphin Abdou Diouf,  écrasé par la personnalité  et le rayonnement international de son mentor, ne  rêvait que d’ une chose:  sortir de l ‘ombre où le maintenait par dessus tout sa personnalité effacée et sans charisme .Il voulait lui aussi briller comme le soleil, mieux, il voulait être soleil à la place du soleil. Voilà pourquoi dés son accession au pouvoir , il entreprit une vaste politique de désenghorisation qui jetait les bases  de l’ ingratitude et de l’ aveuglement.




__Plus rien ne sera comme avant , claironnait-il sans arrêt, comme pour se convaincre lui-même.
A l ‘ arrivée, tout fut pire qu’ avant car Abdou Diouf n’ avait ni la sagesse de reconnaître les réalisations de son prédécesseur et les consolider, ni les connaissances pour bâtir sur les ruines de ce qu’il détruisait.
 Socialiste, mais d’obédience nihiliste , il plaça son règne sous le signe de l’immobilisme et de l’ inertie. 20 années de pouvoir pour revenir, tête basse et le regard fuyant nous apprendre, dans un aphorisme qui valait  aveu d’ échec et de renoncement que:
__Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin.
En vérité, jamais il ne trouvera ledit chemin.
Il finit naturellement par se couper de la réalité et de son peuple avouant même ne pas savoir le prix d’un kilo de riz alors que les Sénégalais mouraient de faim.
Du haut de l’ arbre où il s’ était retranché,il fit fi des conseils de l’ oiseau de Minerve qui lui chuchotait de ne pas se présenter aux élections de l’ an 2000, et tira ce qui devait être sa dernière salve:
.__Je ne scierai pas la branche sur laquelle je suis assis.
Ce fut le tronc qu’il scia et sa chute fut mémorable.
Abdoulaye Wade ne fit pas mieux.
Pourtant, rarement chef d ‘état aura suscité autant d’ espoir de la part de ses concitoyens. Malheureusement, l’ homme à l’ego surdimensionné, omniscient et omnipotent se lança corps et âme dans une autodestruction inexplicable pour tout esprit rationnel, surtout qu’il avait en main  tous les leviers pour améliorer le sort de ses compatriotes.
Économiste, on attendait de lui une gestion saine de nos finances et une bonne gouvernance qui soulagerait les populations de la misère et de la précarité. Au contraire il se jeta dans la bamboula et se mit à dilapider l’ argent comme s’il lui brûlait les mains.
Juriste , on a cru qu’il mettrait l’ accent sur le respect de la constitution, des lois, la liberté d’ expression. Or jamais que sous Wade nos lois n’ont été aussi bafouées , allant jusqu’ à envisager d ‘ être remplacé par son fils Karim.
Mathématicien , on l ‘ a cru partisan de la logique et de l’ordre. Il se révéla tellement dissipé  et brouillon qu’ on finit par dire qu’il clignote à gauche et tourne à droite.
La sagesse et la constitution voulurent qu’il ne se présentât pas aux élections de  2012 . Son ego surdimensionné le convainquit du contraire. Résultat , plutôt que de partir par la grande porte comme un seigneur, il sortit par un trou de souris.
L’ âme, nous dit Alain c’ est ce qui refuse d ‘abandonner quand le corps a horreur, ce qui refuse de boire quand le corps a soif, ce qui refuse de prendre quand le corps désire, ce qui refuses de frapper quand le corps s’ irrite, ce qui refuse de fuir quand le corps tremble. Le total refus c’est la sainteté, l ‘ examen avant de suivre, c’est la sagesse.
Alexandre le Grand,à la traversée d’un désert reçoit un casque rempli d’eau . Il prit le casque, remercia, regarda ses soldats  et versa l’ eau par terre. Il ne pouvait pas partager ce peu d’ eau et ne voulait pas non plus boire seul et laisser ses hommes mourir de soif.
Cette grandeur d’ âme, si elle est la marque des grands esprits, doit être une viatique pour tout chef d’ état. Ne pas détourner l’ argent du peuple même si on réve de s’ enrichir, ne pas mettre ses opposants en prison même si on ne veut plus les entendre, ne pas réprimer même si on est en colère, dialoguer quand on a envie de soliloquer, pardonner quand on peut punir.
En ce jour de fête nationale monsieur Sall , en ce jour de souvenir, et de commémoration, en ces heures de méditation et de sérénité arrachées à  l’ effervescence et aux tumultes de la vie politique, on formule le vœu que l’ oiseau de Minerve s ‘ envolera de son nid pour venir se poser sur vos épaules  afin de vous faire entendre raison.
Sous votre magistère, tout ce pour quoi nous nous sommes battus a été foulé au pied. L’ opposition morcelée, la société civile laminée, la justice assujettie, la liberté d ‘expression muselée.
Seulement, il y a quelque chose qui échappera toujours à votre pouvoir corrosif : l ‘esprit du peuple Sénégalais. Demandez à Diouf ou à Wade si besoin.
Aussi monsieur Macky,
écoutez l’oiseau de Minerve
avant que le peuple ne s ‘énerve.
Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain




Contribution: Macky et le divan de Freud

18 ans après la première alternance , le constat est amère et sans appel : les Sénégalais sont loin d’ avoir tiré les dividendes qu’ ils auraient dû en attendre.

En effet, de l’ éclosion démocratique, n’ a pas jailli l’ oiseau de Minerve.
Nous sommes juste passés d’ un extrême à un autre : De la personnalité bouillonnante à en devenir infernale d ‘Abdoulaye Wade, à la froideur glaciale, voire polaire de Macky Sall. Et ni votre tasse de thé , ni votre organisme n’ aurait résisté à ce changement brutal de température. Voilà pourquoi notre démocratie est en état d’ hypothermie.
Notre démocratie est malade. Pourtant, comme presque toutes les maladies, les symptômes étaient visibles  dés 2012, qu’on n’ a pas su diagnostiquer.
En effet, tous les journalistes, analystes, spécialistes en politique et géopolitique nous l’ on juré la main sur le cœur, Macky a été élu avec 60 pour cent  de l’ électorat.
Que les thuriféraires, flagorneurs et autres larbins de la première et de la dernière heure le claironnent à nous en trouer les tympans, passe encore, mais que des intellectuels pussent faire  une lecture aussi superficielle et de premier degrés des résultats , me laissa pantois, abasourdi et circonspect. Car Macky n’ a jamais été élu par 60 pour cent des électeurs.
Pire ou mieux , il n ‘a jamais été élu
En 2012, les Sénégalais se sont rendus aux urnes , non pour élire un président, mais pour en chasser un autre: Abdoulaye Wade. Les 60 pour cent sont la vague populaire qui a vomi, honni, maître Wade et l ‘ a bouté  hors du plais et non le  plébiscite et l’adhésion en la personne de Macky  Sall. qu on  nous a  toujours fait croire .




Macky n’ a franchi le cap du premier tour que grâce au vote émotionnel et compassionnel dont les Sénégalais ont le secret  ( et dont ils font bénéficier tout homme politique qu’ ils estiment victime d’ injustice à la veille d’ élections )  et du vote ethnique qui fait aussi partie de la démocratie ( Mandela et Obama en ont bénéficié ).
Voilà pourquoi , il n’ y a jamais eu de jonction entre Macky Sall et les Sénégalais. Il n’ est pas là parce que les Sénégalais l’ ont voulu , mais parce-qu’ il a bénéficié  d’ une conjonction exceptionnelle de circonstances.
 Là se situe le péché originel.
.Et il n’ y a jamais eu absolution. Il a raté toutes les occasions de faire jaillir cette étincelle, de faire naître ce cordon ombilical qui relie le peuple à son président comme sous Senghor, Diouf et Wade.
Tout simplement parce que Macky n’ a pas la carrure d’ un leader. Il n ‘est jamais entré dans la peau de président. Renfermé, introverti et pusillanime, il n’ a jamais eu le courage de s’ assumer .
Alors que le pouvoir était à terre au second tour en 2012 et qu’ il lui suffisait juste de le ramasser, tant le rejet de Wade par le peuple était prégnant , il n ‘ a pas osé l’ affronter seul. Il s’ est allié et surtout aliéné Moustapha Niass, Tanor, Bathly, Dansokho, remettant ainsi en selle des dinosaures  condamnés à la retraite politique par la défaite cuisante qu’ ils venaient d ‘ essuyer,et qui certainement n’ y avaient pas cru ni leurs yeux, ni leurs oreilles. Conséquences, contrairement au P.S sous Senghor et Abdou Diouf  et au P.D.S. sous Wade, le pouvoir n’ a jamais été entre les mains de l ‘ A.P.R,  partagé comme un gâteaux : Niass à l ‘ assemblée nationale, Tanor Dieng à la présidence du Haut conseil des collectivités territoriales, Aminata Tall au conseil économique social et environnemental  sans compter les sous fifres qui prolifèrent dans les ministères, agences et autres conseils d’ administration s’ils ne sont tout simplement pas auréolés du titre abscons et sibyllin de ministres conseillers.
La logique aurait pourtant voulu qu’ une fois élu, Macky profitât  de l ‘état de grâce pour structurer son parti, en  procédant d’ abord  à la vente de cartes afin de savoir qui est qui et qui pèse quoi , en organisant ensuite un congrès pour  mettre en place les organes dirigeants ,et ceci dans le but de le massifier pour pouvoir gagner les futures élections et diriger le pays en toute quiétude.  Seulement, pour cela, il eut fallu avoir l’ autorité nécessaire et s’ imposer comme le chef.
 Résultat,alors qu ‘ il est censé être au pouvoir, l ‘ A.P.R.ressemble à un bateau ivre sans commandant  et brinquebalé au grè de la tempête et des vagues. On ne sent pas l ‘ ombre d’ une autorité au sommet du parti. Chacun n’ en fait qu’ à sa tète et n ‘est mû que par ses propres intérêts .Il est impossible de dire qui est le porte-parole de l ‘ A.P.R. Chacun portant sa propre parole dans un tohu-bohu et une dissonance qui empêchent toute lecture de la ligne officielle du parti . C ‘est pourquoi, conscient que ce n’ est pas avec ce lambeau qui part dans tous les sens qu’il remportera les élections de 2019 , Macky décide de ratisser large, au mépris de toute éthique : transhumants professionnels, dinosaures fossilisés, opportunistes sans dignité, dirigeants  indélicats épinglés pour détournement  de fonds , l ‘ A.P.R. est devenu une usine de recyclage d ‘ ordures et comme si  cette armée Mexicaine ne lui suffisait pas ,  le voilà qui réveille les vieux démons de la division  ethnique  et religieuse  ( affaire Penda ba et la violence à Touba ).
Les affaires Karim Wade et Khalifa Sall ne sont que la suite logique de cette fuite en avant de celui qui n ‘ a pas le courage de ses ambitions. Le meilleur moyen de vaincre ses adversaires, c ‘ est de ne pas avoir d ‘ adversaires à combattre pense t-il.
Seulement monsieur le président, lorsque vous aurez éliminé tous ceux que vous avez devant vous et que vous n ‘ avez pas le courage de combattre , il restera tout  de même votre ombre, et celle- là, même la justice n ‘ arrivera pas à vous en débarrasser .
Serigne Mbacke Ndiaye
Écrivain.




Barth incisif sur Aly Ngouille, Macky, Tanor, cartes d’électeur, parrainage…





Contribution: Macky, ça gaze pour le Sénégal ou ça sent le gaz ?

En ces temps où nos certitudes vacillent, où nos convictions chancellent, en ces temps d’entre chien et loup où nos visions  deviennent évanescentes et volatiles, en ces moments de doute permanent où l’on se pose des questions sans jamais être sûr des réponses : sobre ou sombre? vertueux ou vicieux? la patrie ou le parti? en ces moments de circonspection donc, une question qui, dans des conditions normales de pression et de température aurait été saugrenue et dénuée de bon sens, se révèle pourtant d’une redoutable pertinence :

 Le pétrole, est-il une bénédiction ou une malédiction?
Une question qui aurait fait se tordre de rire le chimiste Américain Benjamin Siliman, car si les USA sont aujourd’hui la première puissance au monde , c’est en grande partie grâce au pétrole.
Le pétrole s’est formé sous terre à la suite de la décomposition de matériaux  organiques  animales végétales .




Il a joué un rôle fondamental dans la naissance et le développement de l’industrie de la Pennsylvanie d’ abord où fut créée la première compagnie pétrolière du monde , la Roch Oïl Compagnie, ensuite du Texas et de la  Californie. En 1855 , le chimiste Américain Benjamin Siliman sépare un certain nombre de produits par distillation, le goudron,le naphta, les solvants pour la peinture et l ‘ essence. Henry Ford lancera ainsi la construction en série de l’ automobile. Viendront ensuite, l ‘ asphalte qui jouera un rôle déterminent dans le développement des infrastructures et la domestication de l’immensité du territoire , le nylon pour les industries textiles, les matières plastiques,les bouteilles de butane etc..
Le pétrole a donc été une bénédiction pour les USA et pas uniquement.Il fut aussi au cœur du développement de tous les pays industrialisés: le Canada, l’ Autriche ,la Finlande,en d’ autres termes de l ‘ u.e
Au contraire, il a été une véritable malédiction pour d’ autres pays et d’ autres peuples qui ont eu le malheur d’ en avoir.
Le Nigéria, qui a connu une guerre civile meurtrière au Biafra  entre 1967 et 1971 et dont les plaies ne sont pas encore totalement refermées, la république démocratique du Congo,la république Centre-Africaine,le Soudan du Sud, l ‘Angola…Dans ces pays, les tragédies, avec leurs lots de morts, de famine,de réfugiés  sont malheureusement  encore d’ actualité.Enfin dans certains pays, s’il n’a pas généré de guerre civile, il a été à l’ origine de pouvoirs despotiques et corrompus: Gabon, Guinée Equatoriale.
Pourquoi le pétrole est-il une bénédiction pour les uns et une malédiction pour les autres?
Jusqu’à récemment ,la question  n’ a eu pour moi qu’un intérêt académique, virtuel, aérien car alimentant mes élucubrations d’ apprenti intellectuel. Aujourd’hui, le virtuel s’ est incarné dans le concret et ce qui était aérien se révèle factuel, basique et empirique car mon pays le Sénégal rejoint le club des pays producteurs de pétrole,et je me pose une question.
 Quel groupe le Sénégal va t-il rejoindre? celui des bénis ou des maudis?
N’ ayant aucun pouvoir divinatoire, et  étant incapable de lire l’ avenir, j’ optai pour une solution plus prosaïque: quel est le dénominateur commun pour chaque groupe de pays?
Prima faciès, je remarquai, que les premiers sont blancs alors que les seconds sont noirs. Ne pouvant me satisfaire de ces considérations superficielles et épidermiques , je plongeai en apnée dans les fonds abyssaux et là, EURÊKA comme dirait Archimède: tous les pays à qui le pétrole a apporté prospérité, abondance , santé  sécurité et développement sont des pays où règnent  la bonne gouvernance avec une justice indépendante, des députés conscients de leur rôle, une presse libre et forte  et  une opinion publique mûre et consciente .
A contrario,à la tête des pays du second groupe, se trouvent  au mieux des chefs d’ état corrompus et véreux: Obiang Nguema  en Guinée Equatoriale, Omar , ensuite Ali Bongo au Gabon et au pire des dictateurs qui ont plongé leur pays dans la guerre civile, Kabila en RDC , Sassou Nguesso au Congo Brazzaville, Salva Kiir au Soudan du Sud. Dans tous ces pays on assiste au pillage des ressources par les nations développées à travers des contrats secrets  et leur mainmise  par la famille présidentielle. Isabelle Dos Santos ,Christel Sassou Nguesso, Théodoro Nguema, Ali Bongo, Zoseph Kabila.




Autant de signes qu’ on retrouve malheureusement dans la gestion de macky Sall avec des contrats qu’on n’ ose pas publier et le nom de son frère  Aliou Sall qui a fusé avant même que la première goutte de pétrole ne sorte de terre .
 A quelques mois de l’ accouchement,une femme en état de grossesse prépare la venue de son enfant  en achetant des couches, des lingettes et autres habits pour bébé afin que celui-ci ne soit pas nu. Il en va de même pour les ressources naturelles. Il est impératif qu’ en 2021 , date  de production des premiers barils de pétrole et de gaz, le Sénégal soit doté d’institutions solides pour encadrer et protéger nos ressources afin qu’ elles profitent à tout le monde plutôt qu’à un nombre infinitésimal de personnes qui auront la chance de se réclamer de la famille ou de l’ entourage du prince car selon qu’on les confit à des institutions ou à un homme, le pétrole et le gaz se révéleront une bénédiction ou une malédiction.
Serigne Mbacke Ndiaye

Mise en ligne du compte Linkedin du président Macky Sall

Mise en ligne du compte Linkedin du Président Macky Sall, Président de la République du Sénégal

 

Dans une volonté de s’inscrire dans la continuité et d’être toujours plus proche des acteurs du monde professionnel et de s’adresser directement à eux au sujet de leurs intérêts et leurs problématiques, le Président de la République est désormais présent sur le réseau social Linkedin.

 

Les chefs d’entreprise, travailleurs et salariés du Sénégal et d’ailleurs sont invités à se connecter à son profil : www.linkedin.com/in/prmackysall/

 

Contribution: Un tour des malheurs chez le pays de Macky

Je suis terrifié quand je vois ou entends ces nombreux actes de violences qui nous envahissent en crescendo. C’est comme si nous devenons de plus en plus amnésiques et fonçons droit vers une jungle où les plus outillés écrasent sans pitié les plus vulnérables que nous sommes. Les personnes mandatées ou responsabilisées pour nous défendre, ignorent délibérément notre existence jusqu’à nous piétiner parfois.

Ce qui se passe dans notre pays est alarmant ! Et celui qui ne le dénonce pas est un complice tout simplement ! Oh Croyants, ne nous est t-il pas demandé de décrier la bavure par l’action ou par la parole sinon par le cœur dans l’impossibilité d’agir. Certes je n’ai pas le pouvoir de contrecarrer ces tants de desseins sournois qu’on opère sur ce peuple sans voix, mais comme le disait l’autre « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ».

Quand un policier formé et payé pour garantir la sécurité des personnes civiles, intimide, outrage voire gifle les innocents en public, que ferait-t-il en catimini ?

Quand des abrutis sans scrupule abrègent la vie si importante de nos petits enfants, et qu’on n’en fait pas un scandale, il y a problème. Oh Autorités, nous sommes terrifiés, agressés et acculés, et vous nous consolez avec de frivoles promesses récurrentes qui nous étourdissent. Je me demande le sort d’un pays où les plus petits sont traqués voire exécutés, les enfants enrôlés pour des taches pénibles et handicapantes et l’éducation reléguée au second plan. Ne me dites pas vous faites un effort au moment où le peuple crie haut et fort.




Je suis consterné quand j’apprends la brutalité et la sauvagerie par lesquelles nos compatriotes sont assassinés à l’Etranger. C’est vraiment navrant qu’ils viennent chez nous piller nos ressources et rentrent chez eux persécuter nos frères qui nourrissaient des familles entières. Le Sénégal est un Etat souverain et donc son citoyen doit être respecté où qu’il soit. Et seules nos Autorités ont le pouvoir à suffisance pour mettre un terme à ce fléau qui dénote le racisme ou la xénophobie tout court. Jusqu’à quand faut-il attendre pour que nos Autorités mettent un terme à ces barbaries sans nom. En tout cas il faut être courageux et décomplexé pour affronter ces voyous de l’autre coté qui semblent être déterminés à chasser les Noirs de leurs pays.

L’enseignement au Sénégal est un métier qui ne nourrit pas bien son homme, il faut oser le dire. Les maitres, les professeurs ou éducateurs, donnent plus qu’ils en gagnent. Nous sommes d’accord le service rendu par un maitre n’a pas de prix, et ceci chaque ancien élève devenu quelqu’un aujourd’hui peut le témoigner. Mais l’émergence dont on théorise sur tous les toits commence forcément par considérer les enseignants en respectant les engagements et en réduisant au maximum les promesses. En effet, les interminables grèves des enseignants notées chaque année ne peut s’accorder ni s’aligner avec un développement ou une émergence à long terme.

Et que dirais-je sur les innombrables accidents sur les routes du pays. Seul le gouvernement peut stopper ce chao qui se passe chaque jour sur les routes de la mort. Je suis agacé quand on nous parle d’indiscipline pour justifier ce fléau qui enterre brutalement nos vaillants hommes. Pour réduire les accidents de la route, il faut mettre en place des mesures draconiennes et avoir la volonté ferme de les appliquer sans complaisance. Parce que c’est une question de vies humaines.

La mer qui engloutit sans pitié nos maisons et nous menace d’abandonner nos terres. Chaque jour nous faisons notre plainte contre cette agression par les vagues de l’Océan. Hélas nous casons nos misérables familles sous des tentes de fortunes, en attendant avec impatience l’aide de la honte du Président Macron pour la construction en urgence d’une digue pour se protéger contre l’érosion côtière. En tout cas, la nature furieuse n’attendra pas longtemps une réponse gouvernementale qui peine à prendre forme. En d’autres termes, cette population doit encore prendre son mal en patience, et le film de la souffrance continue.




Le vol de bétail a dépouillé nos parents qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Que sont devenus ces briseurs d’espoir autrement dit ces bandits qui n’hésitent même  pas à arracher de force nos biens quid parfois à ôter la vie d’innocentes personnes. Ils sont toujours libres comme le vent et pensent à la réussite de leur prochaine sale besogne. La faible peine encourue par ces voleurs après leur forfaiture fait qu’ils sont récidivistes éternels. Pourquoi ne pas appliquer des peines sévères sans pitié à ces spoliateurs infatigables qui nous appauvrissent brutalement ? Qui doit aider ou assister son peuple quand il est importuné ? Chers élus ayez donc plus de considération et de respect à cette demande sociale.

Avec tous ces gros maux qui gangrènent notre société sénégalaise, on veut nous faire croire à une émergence. L’Etat est le seul à pouvoir corriger ces malheurs avec l’aide de la population certainement. Mais si nos institutions sont solides et les hommes abouliques aux commandes, nous sombrons quelque soit la force et la volonté du peuple. Par la Grâce de Dieu, nous rebondirons toujours avec plus de détermination quelque soit la force d’étouffement dans cette océan de malheurs.

Cheikh Ibrahima LO

De Gossas du Sénégal

cibrahimalo@gmail.com

Contribution: Macky et le plan Sénégal énervant

Que de plans de développement concoctés depuis les indépendances: plans triennaux de développement, plans quinquennaux de développement,  rétablissement  des grands équilibres macro-économiques,plan Sakho-Loum, plan d’ajustement structurel, plan  R.E.V.A. , G.O.A.N.A , N.E.P.A.D.
Aucun plan n  a jamais réussi à sortir le Sénégal de la pauvreté qui demeure toujours coincé entre la Mauritanie et la Guinée Bissau.
Alors, pour quelles raisons le plan Sénégal émergent devrait- il réussir là où tous les autres ont lamentablement échoué.? En vérité , seuls les ingénus et les naïfs osent lui accorder la moindre once de crédibilité car sa pertinence ne résiste à aucune analyse de quiconque doté de la moindre parcelle de raison.
En effet, comme toutes les édifices,l’émergence exige des fondements solides.Un socle à partir duquel s’ élabore  s’ ébauche et se construit l’ échafaudage et  la structure, et ce .socle , c’est l’ agriculture et l’ éducation. L  étude de l ‘ histoire des pays ayant réussi à se sortir de la pauvreté ( Tous les pays développés ont à un moment de leur histoire connu la pauvreté ) nous en donne une preuve éclatante .Nous prendrons l’ exemple des pays de l  Union Européenne.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, ces pays étaient dans une situation mille fois pire que celle que nous vivons au Sénégal : Des millions de morts,toutes les infrastructures détruites, les champs retournés par les bombes ou minés, entraînant une famine indicible. Tout était donc à reconstruire. Repartir de zéro. Or, en moins de deux générations, ils se sont tous  développés.
 Comment expliquer ce miracle ?




Tout simplement en respectant l’ ordre des priorités .
En mettant d’abord l’accent sur l’agriculture pour  mettre un terme  à la famine .C’est ainsi qu’est née la P.A.C. la politique agricole commune en 1962.qui par une politique massive de subvention et d’ assistance a permis d’atteindre rapidement l’ auto- suffisance alimentaire et de sortir les paysans de la pauvreté. Aujourd’hui , l’ U. E. est la seconde exportatrice mondiale de produits alimentaires derrière les Etats Unis.
La deuxième priorité  fut l ‘ éducation. Un système éducatif performant qui a permis d ‘ atteindre rapidement la scolarisation universelle et l’ émergence ( ! ) de générations instruites et éduquées .
C’ est donc à partir de ce socle Agriculture / Education que les Européens ont réussi à effacer les affres de la seconde guerre mondiale.
A l’ aube des indépendances, René Dumont, un agronome mais surtout un humaniste  Français  ( 1904 / 2001 ) qui a beaucoup travaillé dans les rizières Thaïlandais avait pourtant averti Senghor ;  Ne te mets pas à construire des immeubles et des routes et abandonne la culture de l ‘ arachide. Mets l ‘ accent sur les cultures vivrières et écoute tes paysans car l’ auto- suffisance alimentaire est le premier pas vers le développent. Voyant que Senghor et encore moins les autres chefs d ‘ état Africains n’ écoutaient ses conseils , il publia en 1962 un livre qui devint célèbre : L ‘ Afrique noire est mal partie. Il fut alors déclaré persona non grata   dans beaucoup de pays. Cependant, l ‘ histoire lui donnera raison  et après qu’ il eût quitté le pouvoir , un journaliste Français demanda à Senghor s’il nourrissait  un regret .Senghor lui répondit : ne pas avoir écouté René Dumont.
Plus de cinquante années plus tard, les mises en garde de René Dumont  restent encore  d’ une redoutable actualité.Au lieu de mettre l’accent sur une véritable politique agricole comme en Europe, Macky distribue  chaque année 10 kilos d’ arachides et 2  kilos d’ engrais aux paysans pour solde de tout compte .Un paysan Sénégalais , mort il y a de cela 2 siècles et ressuscité ne se serait pas dépaysé en visitant le monde rural. Rien n’ a jamais changé. Les mêmes techniques et les mêmes outils traversent les siècles comme si les actes que ces paysans posent sont inscrits non dans leurs cerveaux donc perfectibles en vue d’ augmenter le rendement et tendre vers l’ auto- suffisance alimentaire, mais dans leurs gènes donc frappés du sceau de l’ immuabilité..Quiconque visite le monde rural ne saurait réprimer un sentiment de commisération et de révolte .Contrairement à la ville où elle se cache sous un halo de lumière ou de tenue d’ apparat , la faim ici est nue et s’ expose au regard .Pire , elle agresse le regard et ne le lâche plus.  La faim dans le monde rural s’affiche partout malgré les dénégations éhontées du gouvernement qui réfute l’existence de la faim au Sénégal. Elle est partout jusque dans les ustensiles de cuisine renversés et jetés n’importe où car d’ aucune utilité.Elle s affiche dans le regard vide et hagard  des enfants  rachitiques et manifestement sous alimentés .Non seulement le paysan Sénégalais ne reçoit que quelques kilos d arachides et d’ engrais , mais il reste tributaire de la pluie .S ‘il pleut , tant mieux , sinon tant pis.Une véritable politique agricole suppose une maîtrise de l’eau . Il faut libérer le paysan de l’ étau des saisons : saison sèche /  saison humide  afin de  lui permettre de faire plusieurs récoltes par an.Cela est possible car les nappes phréatiques sont pleines au Sénégal , il y a de l ‘ eau dans nos sous sols . Il suffit de la sortir et de la mettre à la disposition des cultivateurs et des éleveurs par un système d’ irrigation comme en Libye  ou Israël. Abdou Diouf avait naguère proposé la revitalisation des vallées fossiles.Il est possible de réactualiser l ‘idée .Seulement, cela demande une véritable volonté  politique .Malheureusement  cela  ne semble pas être à la portée de notre cher président. Même cette auto- suffisance en riz qu ‘ on nous fait miroiter n’ aura aucun impact structurel car ne concernant que quelques dizaines de producteurs Toute politique agricole qui ne concerne qu’un nombre infinitésimal de paysans et qui laisse en rade la majorité est vouée à l ‘ échec. La véritable politique agricole est celle qui non seulement assure l’ auto-suffisance alimentaire mais aussi sort tous les paysans de la pauvreté et de la faim .Elle ne saurait être sélective.




On retrouvera le même mépris pour les enseignants. Dire que le système éducatif Sénégalais est au point mort est un euphémisme.  Or dans sa quête du développement, le Sénégal ne saurait faire l ‘ économie de l ‘ éducation. Il n ‘ y a pas d ‘ émergence sans savoir  il n’ y a pas de savoir sans école  et il  n’ y a pas d ‘ école sans enseignants .Depuis prés de 20 ans notre école est dans un état de délabrement fort avancé . Au lieu de s’ attaquer à la tache afin de la remettre debout , Macky  est depuis son accession à la présidence dans un mamo à mamo avec les syndicats d ‘ enseignants  qui en dit long sur sa volonté de sortir l école du bourbier.
Peut- être estime t-il qu’une politique agricole et éducative constitue une tache herculéenne pour lui .Voilà pourquoi il a choisi la facilité ,Le ciment : Arène nationale , salle de conférence Abdou Diouf , Diamnadio .
En mettre plein la vue puis-qu’ il est incapable d’ en mettre plein le ventre et plein la tête .
Il y a Libreville au Gabon  , Brazzaville au Congo et avant Léopoldville .Quand les travaux seront finis il faudra rebaptiser Diamniadio  et l ‘ appeler Mackyville    ,
Il est temps  de sortir le paysan de la pauvreté  et l’ enseignant de la  précarité car ils sont la clé de l ‘ émergence.
Alors monsieur le président , dites- moi comment vous traiterez  désormais vos paysans et vos enseignants , je vous dirais si vous serez émergent ou … énervant
Serigne Mbacke Ndiaye

Contribution: Macky et le syndrome de Narcisse

Dans la mythologie grecque,  Narcisse était un jeune homme d’une  grande beauté. Une beauté tellement luminescente qu ‘ elle finit par  éblouir le jeune homme et lui fit perdre la tête et finalement la vie .En effet , il était tellement fasciné par son physique que plus rien n’ existât en dehors de sa propre personne. Il passait son temps devant tout objet susceptible  de lui renvoyer sa propre image. Un jour qu’ il était au sommet d’ une montagne, il vit son image se refléter sur l’eau argentée du lac qui coulait au pied  de ladite montagne. Naturellement il se mit à se mirer et au mépris de tout danger, se penchait de plus en plus pour mieux se contempler. Ce qui devait arriver , arriva .Il perdit l’ équilibre et fit une chute mortelle.
Dans la gestion de la cité,il arrive aussi que le prince, comme Narcisse   finit par se couper de la réalité ,ivre de pouvoir et de l’illusion de puissance qu’il confère,au point de se prendre pour un demi-urge .
C’ est assurément le cas de Macky  Sall .




19 mars 2000 / 19 mars 2018. Voilà 18 années , jour pour jour que le Sénégal connaissait pour la première fois l’ alternance démocratique. Les Sénégalais qui sont nés cette année là sont aujourd’hui  majeurs. On aurait espérer en dire autant de notre démocratie. Malheureusement, force  est de reconnaître que contrairement à ces compatriotes avec qui elle partage le même an de grâce , notre démocratie , tel un bébé souffrant d’une maladie congénitale qui empêche toute production d’hormones de croissance, reste à l’état de prématuré scorbutique :
 Les députés sont demeurés les mêmes larbins, qui à force de faire tapis devant le président ont fini par se transformer  en descente  de lit sur lequel celui-ci essuie  ses chaussures, car persuadés qu’ils doivent leur statut  non au peuple qui les a élus , mais à Macky qui  a validé leur noms sur les listes.
La justice est demeurée toujours aussi timorée et sans caractère. Conjonction constante n’est certes pas connexion nécessaire , cependant , la coïncidence  entre les jugements  rendus  et les intérêts  du  président nous laisse perplexe , dubitatif et circonspect quant à son indépendance.
La société civile ,bouillonnante et combative sous Wade est devenue aphone et invisible.
L’indépendance de la presse  est en réalité une illusion d’optique , une vue de l’esprit avec des journalistes sous payés ( s ‘ils sont payés ) car dopés au per diem et obligés de quémander le  » transport »  dans les séances de dédicaces ou de conférences.




L’ opposition est en mile morceaux ,désarticulée , démantelée ,  désossée et  démantibulée.
Tous les piliers  de notre  démocratie se sont effondrés .Tous les contre pouvoir gages de stabilité institutionnelle et garants de bonne gouvernance et de respect des droits de l’ homme se sont évanouis .Il ne reste plus rien .Le néant total .La vacuité absolue.
Comme Narcisse seul au sommet de la montagne ,Macky reste calfeutré dans sa tour d’ Ivoire.
Comme Narcisse qui se mire  dans l’ eau au mépris de tout danger , Macky  contemple  son  image idéale et surtout idéelle que lui renvoient les chants de rossignols de la pléthore de larbins flagorneurs et dithyrambiques dont il s ‘ est entouré :
Indifférent aux cris de détresse des paysans qui ne trouvent pas preneurs pour leurs récoltes.
Insensible à la famine qui est entrain de s’ installer dans le nord du pays.
Sourd à l’ appel des enseignants pour une meilleure prise en charge  de l école .
Méprisant  devant l’ invitation  de l’ opposition quant aux conditions  d’ organisation des prochaines élections.
Penda Mbow , Abdou Latif coulibaly , Sidiki Kaba , Moubarack lo  phagocytés, Abdoulaye Bathly gommé, Tanor réduit ,Niass muselé, Karim exilé ,khalifa Sall embastillé .
Le chemin qui mène vers le palais en 2019  est donc  un grand boulevard  pour Macky . En tout cas,il y croie dur comme fer .
Cependant , s ‘il avait réussi à arracher un îlot de lucidité à l océan d ‘ ivresse dans lequel il s’ est perdu , il aurait découvert une vérité toute simple , un truisme , que dis- je une lapalissade :
 A force de faire le vide autour de soi , on finit par faire le plein …contre soi
Serigne Mbacke N’diaye




Daaka 2018: Idy félicite Macky

YERIMPOST.COM Si les organisateurs du Daaka 2018 ont exprimé tout leur satisfecit au gouvernement, le président de la République a eu droit aux applaudissements d’un certain Idrissa Seck. Oui, le patron de Rewmi a adressé ses félicitations au chef de l’Etat pour l’organisation presque parfaite du Daaka de Médina Gounass. Le président du Conseil départemental de Thiès, qui intervenait sur les ondes de la Rfm, a dit: « Cela va vous surprendre mais je félicite le président Macky Sall pour le Daaka de cette année. Ceci dit, je l’invite à améliorer les conditions du Daaka car les populations en ont besoin. » Comme quoi, le farouche opposant du régime actuel est capable de reconnaître les bonnes actions.



Contribution: Macky, ceux qui vont s’entre-tuer pour avoir une chance de s’en sortir te saluent

Au Sénégal ,la lutte traditionnelle remonte à des temps immémoriaux . Elle était organisée à la fin  de l ‘ hivernage .Après quatre ou cinq mois de dure labeur ,de tri de graines ,de semence , de bêchage et de récolte dans des terres toujours avares  , parfois arides ,ces séances de lutte entre  jeunes de même village ou de villages voisins étaient l’ occasion de se défier , de rivaliser d’ ardeur , de technique , d’ adresse mais surtout de décompresser dans un esprit de fraternité , de joie et de convivialité . C ‘ était surtout une lutte sans frappe et sans violence ou encore une fois seules la force et l’ adresse étaient mises en exergue . Aujourd’hui , ce n ‘ est plus sur la place du village qu ‘ elle est organisée , ni après la récolte  mais dans des stades et devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs . Seulement , elle a été pervertie , vidée de son idéal de fraternité  à des fins bassement vénales et mercantilistes et réduite à sa plus simple expression :  deux mastodontes qui s’ étripent à mort pour avoir une chance de se sortir d’ une situation de précarité et de pauvreté où les maintient une politique de prévarication et de mal gouvernance qui exclut toute perspective pour la jeunesse .Organisée par une dizaine de promoteurs qui par un processus de surenchère propose des dizaines de millions pour avoir les meilleures affiches et donc remplir les stades , attirer les sponsors et s’ en mettre plein les poches , l ‘ argent en vérité ne profite qu ‘ a une vingtaine de champions appelés v i p .Adulés par les populations , chouchoutés par les médias , ces lutteurs sont les nouveaux Dieux du stade .les icônes du sport voire du show biz Sénégalais . Tant pis s’ils sont presque tous analphabètes , sans éducation et sans culture  .Qu’ importe s’ ils s’ insultent ou se battent en direct sur les plateaux de télévision .Les médias se les arrachent car ils dopent l’ audience et donc attirent les annonceurs .Ils sont offerts comme modèles  aux élèves qui s’ arrachent les cahiers à leurs effigies. Ces v i p , partis de rien , souvent issus de quartiers pauvres voire  de villages lointains  aiment parader dans des voitures luxueuses et salons cossus . Ces nouveaux riches qui ne doivent leur statut  qu ‘ la force de leurs coups de poing ont naturellement fait des émules .La lutte compte aujourd’hui des milliers de licenciés   et des centaines de milliers d ‘ amateurs qui ont  pris d’ assaut les dunes et les salles de musculation en abandonnant parfois travail et études .




L avenir pour les forts et non par l ‘ effort .
Macky Sall de reconnaître :
–Avant , les filles rêvaient d ‘ avoir des fiancés  étudiants . Maintenant elles veulent des lutteurs .
Tout est dit . Senghor et Cheikh Anta Diop peuvent aller se rhabiller .C ‘ est le triomphe du règne animal , de la matière sur l’ esprit .
L ‘ état , comme tout opportuniste a très tôt compris le bénéfice qu’ il peut tirer de cet engouement de la population pour la lutte .car c ‘ est l’ un des rares moments de répit pour lui .Tous les conflits , révoltes estudiantines , gréves des travailleurs ou manifestations de l ‘ opposition et dont les journaux  font leurs choux gras , passent au second plan quand un combat est programmé .Voilà pourquoi sous le prétexte fallacieux que la lutte est notre sport national , le gouvernement fait tout pour le promouvoir .La lutte comme succédanée ou ersatz pour les jeunes à défaut d’ emplois et au pire , compter sur un effet placebo .Une tétine qu’ on met dans leurs bouches comme une maman pour son enfant pour tromper sa faim . Tant pis s ‘ ils ont fini d’ installer la violence et l’insécurité  dans les quartiers . Qu’ importe les hordes de voyoux  et d’ agresseurs  qui déferlent dans les rues après chaque combat comme des fleuves en furie et qui emportent tout sur leur passage . Tant pis s’ ils ont fini de se partager la banlieue en territoires comme les gangs à Harlem ou Chicago . La sérénité du président n a pas de prix . Mieux , Macky Sall leur a construit une arène nationale .
Dans la Rome antique , juste avant de s ‘ étriper à mort , les gladiateurs se prosternaient devant Jules César et déclamaient ;
–Ave César , te moruteru salutan :
César, ceux qui vont mourir te saluent !
Lorsque Macky Sall aura fini de construire son arène ,peut-être écrira t- on sur le fronton et en lettres capitales :
Ave Macky , ceux qui vont s ‘ entre-tuer pour avoir une chance de s’ en sortir te saluent .
Serigne  Mbacke Ndiaye

Vidéo- Macky chez Fada et Mouhamadou Mbodj du Forum civil…

Contribution: Et si Bamba Fall était au centre d’un deal politique orchestré entre Macky et Khalifa Sall

 

Depuis un mois, le plus proche lieutenant de Khalifa Sall, Bamba Fall est devant le feu des projecteurs des médias par ses accointances avec le pouvoir. Ces sorties répétées nous poussent à faire des analyses et à se poser des questions.

 

« Ce que disent les gens ne m’intéressent pas. Ce que je vais faire maintenant, c’est de libérer Khalifa Sall. Et au lendemain de sa libération, je saurai quoi faire. Pour le moment, je ne négocie rien ». à dit récemment Bamba FALL.

 

Pour le moment il négocie rien, et pour Demain ?

Cette question mérite une réponse toute particulière. D’où ma question Bamba est – il au centre d’un grand deal mise en place pour libérer Khalifa Sall, s’allier avec l’APR et ainsi anéantir les ambitions du tenace Idrissa Seck ? Je donne ma langue au chat !





La politique et la ruse ne vont-elles pas de concert ? En tout cas, Me Abdoulaye Wade surnommé « Ndiombor » ne va certainement pas nous démentir.

Ses dernières sorties récentes entrent dans le lot de la realpolitik sénégalaise. Toujours est il que Bamba Fall n’est pas n’importe qui dans l’entourage de Khalifa SALL. La preuve, ce dernier au lendemain de la sortie de Bamba Fall remerciant vivement Macky Sall devant le premier Ministre Boune Dionne, il avait sommé son équipe politique de ne jamais dire du mal de lui. Et dans une vidéo récente, Youssou Mbow, ex responsable des enseignants socialistes, affirmait que « jusqu’à preuve du contraire, il reste dans le combat pour la libération de Khalifa Ababacar Sall ».

 

En plein procès, Bamba avait dit que rien ne sera laissé en rade pour sortir leur leader des mains de Dame Justice. Nous sommes là et nous veillons au grain et Khalifa Sall ne sera jamais sacrifié.

 

L’autre équation à plusieurs sorties est Idrissa Seck qui est en train de faire son envolée sur les sondages politiques. Pour l’Etat, libérer Khalifa sans fond politique, amputé de ses lieutenants, Bamba Fall et … Barthélémy Diaz, causerait moins de dégâts en 2019 que le futé et imprévisible Idy ! Et nous parlons bien de Barth ! Et c’est Youssou Ndour qui a été choisi pour s’en charger. Qui ne se rappelle pas de la sortie teintée de You à l’émission « face to face » affirmant que  » Barthelemy Dias est mon pot » sic !

Sur les accusations portées contre Youssou Ndour à propos de la caisse d’avance, le maire de Mermoz –Sacré Cœur avait plaidé en sa faveur : « Youssou a bénéficié de soutiens non pas en tant nécessiteux, mais en tant qu’ambassadeur de la culture sénégalaise. Youssou Ndour, on l’aime ou pas, est un ambassadeur du Sénégal. Youssou Ndour est une référence pour le Sénégal »

 

Quid d’un deal sur le dos du PS et de Tanor

Au delà de toutes ces considérations, un point noir risque de capoter ce supposé deal politik ! C’est le PS et tout Benno dont l’APR et le PS sont membres fondateurs. En effet, un rapprochement entre pro-khalifa et l’APR sera perçu comme une trahison de la part du chef de l’Etat. Mais comme la politique a ses raisons que la raison ne percevra jamais, l’avenir nous édifiera !

Mais pour le moment tout ceci n’est que suppositions basées sur l’          analyse de l’actualité politique au pays de Senghor !

 

 

 

Mamy LEYE / SAMAREW Group

www.samarew.com

 



Baldé se laisse draguer par Macky

YERIMPOST.COM Le président Macky Sall veut rempiler et il met toutes les chances de son côté. A cette fin, tous ses lieutenants sont mis à contribution, comme en atteste la déclaration d’Aminata Angélique Manga ce week-end à l’endroit du président de l’Union des centristes du Sénégal. « Cette main que je vous tends n’est que le prolongement de la main du président de la République… S’il faut s’agenouiller, je le ferai, s’il faut ramper, je le ferai. Au nom du président de la République, je le ferai et pour le développement de la Casamance », a lancé l’ancienne journaliste de la Rts à un Abdoulaye Baldé visiblement pas opposé à l’idée.

Yerimpost vous avait averti que Baldé faisait partie des personnalités de l’opposition proches de rejoindre Macky Sall.



Le khalife de Serigne Abdou Khoudoss déstabilise le palais et décline une conversation avec Macky

YERIMPOST.COM Au cours de cette nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mars, le Palais a multiplié les tentatives pour joindre Serigne Modou Kara Mbacké, fils de Serigne Abdou Khoudoss Mbacké, lui-même fils de Mame Thierno Birahim Mbacké surnommé Borom Darou pour avoir fondé et développé Darou Mouhty.

Que s’est-il passé ? Serigne Modou Kara a appelé l’ensemble de ses disciples de Darou Mouhty et des environs à se mobiliser pour accueillir Idrissa Seck, leader de Rewmi, ce dimanche 11 mars à 11h. Devant ce qui s’annonce comme un triomphe pour son principal adversaire et un revers pour lui, Macky Sall a mis tout son poids dans la balance pour ramener le marabout à de meilleurs sentiments. Un membre influent de son cabinet a parlé à l’homme de Dieu pendant deux heures d’horloge cette nuit pour le convaincre d’annuler l’accueil de Seck. En vain. Ayant atteint ses limites, il lui a annoncé que Macky Sall lui-même voulait lui parler directement au téléphone. Le marabout a décliné. Avant de donner à son « beuk neeg » (majordome) l’instruction ferme de ne plus décrocher d’appel venant du Palais.




Les coups de fil en provenance de la présidence se sont ainsi succédé, sonnant systématiquement dans le vide. Le Palais s’est subitement retrouvé déstabilisé par ce qui a très vite pris les allures d’une affaire d’Etat.

Mais Serigne Modou Kara Mbacké n’a pas varié dans sa position, lui qui garde une rancune tenace contre Macky Sall. En 2012, avant et après le premier tour de la présidentielle, celui qui était encore candidat issu de l’opposition lui avait rendu visite pour solliciter ses prières. Le marabout avait à l’époque prié pour lui, et lui avait remis un tapis de prière, un chapelet, un exemplaire du Coran et, en signe de victoire, un drapeau du Sénégal.

Une fois élu, Macky Sall a coupé tout contact avec le khalife. Ce silence long de six ans a fini par épuiser la patience de Serigne Modou qui a décidé, il y a quelques jours, d’adouber Idrissa Seck comme son candidat à la présidentielle de 2019.

Guide religieux populaire, héritier de presque l’ensemble des disciples de son grand-père Borom Darou et de son père, le très mystique Serigne Abdou Khoudoss, Serigne Modou Kara Mbacké risque de faire très mal à la candidature de Macky Sall s’il bascule vers Idrissa Seck.

Le très politique locataire du Palais l’a compris, qui a insisté en vain une bonne partie de la nuit de jeudi à vendredi. Et qui, dès aujourd’hui, va repartir à la charge pour reconquérir un allié de taille susceptible de transférer chez son principal adversaire un nombre incommensurable de suffrages.

Moustapha Cissé Lô casse les alliés de Macky et encense You

YERIMPOST.COM La coalition Benno Bokk Yakaar regorge de frustrés. La sortie de Youssou Ndour manifestant son mécontentement par rapport au comportement de certains membres de cette coalition a donné le courage aux autres de briser le silence. C’est le cas de Moustapha Cissé Lô qui se dit également déçu du manque de solidarité, de dynamisme et d’engagement. «Au lieu de faire bloc homogène et de soutenir le chef de l’Etat pour lui faciliter un second mandat au premier tour en 2019, l’on se chamaille, se lance des peaux de banane. J’incrimine au premier chef ceux qui sont promus à de hautes fonctions et qui ne font rien», a dénoncé le premier vice-président de l’Assemblée nationale.




Moustapha Cissé Lô a encensé l’ancien ministre du Tourisme qui, selon lui, «n’a pas été candidat ni aux locales, ni au Référendum, ni aux législatives, encore moins au HCCT et, pourtant, il s’est engagé matériellement et financièrement pour une victoire du président Macky Sall. Donc, Youssou Ndour mérite respect et considération.»

Frustrés et déçus du «Macky»: Mor Ngom au banc des accusés (Pape Modou Gueye)

 

Alioune Bdara Cissé, sortie de Youssou ndour, Yaxam Mbaye, ce qui se passe dans les régions entre responsables, les murs-murs dans le PS, le concert de Ndioum avec l’absence des invités d’honneur… Le cabinet politique du président Macky Sall pointé du doigt.

 

Nous sommes en mesure de vous révéler la cause exacte de cette situation problématique préélectorale que le parti de Macky est entrain de vivre dans ses plus profonds coins et recoins du Sénégal. Selon nos sources dignes de ce nom, tout le problème que le parti est entrain de vivre a une seule et unique cause, c’est son cabinet politique dirigé par Mor Ngom.

En effet, voilà une structure au palais sensé conseillé le Président dans ses choix et orientations politiques, et qui passe malheureusement à coté de sa mission fondamentale. Tout commence, on se le rappelle avec Alioune Badara Cissé. Un grand responsable du nord, militant des premières heures écarté sans justificatif ou raison valable. Mini Touré s’en suit, première ministre, elle dégringole de son échelon supérieur de la respectabilité dans le parti pour atterrir finalement à Kaolack avec comme « neexal », envoyée spéciale du Président. Le cabinet de Mor Ngom ferme les yeux. Youssou Touré, sans gueule de bois parle de faucons au palais et menace de sortir du Macky avec ses « enseignants ». Marème part le capter et réintègre à la place de Mor Ngom qui, je le rappelle est le patron chargé des affaires politiques. Le méga meeting à Ndjoum, avec la présence du Super Etoile, attise le feu sur la bataille du nord entre le DG du COUD et Abdoulaye Daouda Diallo. Ce que Youssou Ndour ne parvient pas, d’ailleurs pas à comprendre, et le dit, à sa dernière sortie dans Face2Face de sa télé, en tant petit fils de Kocc : « siiseunté bi, ak gnakka xajoobi laa xamul lu tax ? ». Oui ! La star planétaire, c’est ce que beaucoup des partisans, fans et amis de « démb » du président ne comprennent pas ? C’est presque la même question que tout le monde se pose. A kaffrine, par exemple, le seul qui massifie et qui fait le job, Abdoulaye Seydou Sow, pour ne pas le nommer, est souvent regardé du mauvais œil et taxé de militant de dernières heures, sans que ceux de premières heures ne parviennent à satisfaire le parti. Où est Mor Ngom ? Un autre ancien ami du président, ex Dg du projet des volontaires et patron de la DFC du Ministère de l’éducation ne pourra pas faire parvenir son idée au Président à travers une lettre. Le cabinet politique ne donne pas le message. Et la liste des dégâts est longue, très longue… Certains disent, que cela est dû, du fait que les amis de Mor Ngom, croyant qu’ils perdraient leur position, ne veulent pas que les ABC, Mimi… et d’autres grosses pointures du parti, se rapprochent du président. Et conscient de cette situation dans son parti, le président aurait même dit à son cabinet politiques et ses proches collaborateurs : « bayiléen siis bi té xajjal gars yi ». En d’autres termes, céder le passage aux autres… N’est-ce-pas dit-on que la politique c’est des additions mais pas des soustractions ? Pour l’intérêt du président et pour sa réélection en 2019, monsieur le chef de cabinet politique, vous avez intérêt à changer de stratégie et oublier vos soucis de clan et de privilèges…

Nadem officialise son engagement pour le départ de Macky Sall

YERIMPOST.COM A entendre Mamadou Lamine Massaly, Serigne Assane Mbacké et consorts, le pays est à l’agonie. De l’emploi des jeunes qui est quasi inexistant au non paiement des bourses des étudiants en passant par la santé paralysée par ses acteurs qui peinent à faire respecter leurs  droits, dans tous les secteurs, le constat est le même. Pour parer à cet état de « mort cérébrale  » du Sénégal, le mouvement « Nouvelle alliance pour le départ de Macky » (Nadem) a été officiellement lancé  ce vendredi 2 mars à Mbacké. Les populations sont venues en masse écouter le programme des leaders de Nadem pour bouter l’actuel président de la République hors du Palais. Au préalable, Serigne Assane Mbacké, Massaly, Moustapha Diouf Lambaye, Moussa Diakhaté et leurs partisans ont été reçus par le khalife général des Mourides auprès de qui ils ont sollicité des prières.

Humeur: Mauvaise communication: Macky, j’ai pitié!

A en croire Walf quotidien, le président Macky fait appel à un toubab pour sa communication! Regrettable! Si au Sénégal de 2018, nos dirigeants appellent toujours la France pour se sauver! Pourtant le problème saute à l’œil nu. En effet, la première erreur du Président c’est de s’être entouré de journalistes à la place de vrais communicants. Je l’ai toujours dit! Je vais le réitérer, le journalisme n’est pas la communication. Etre journaliste ne veut jamais dire être un bon communicant. Juste un exemple: imaginez quand le débat de la scène politique, au lieu de nous venir d’en haut (le palais ou le pouvoir), ce dernier est souvent provoqué par quelqu’un d’en bas, un certain Idrissa Seck. Première grosse faute de la part des « communicants » du pouvoir, c’est de laisser l’opposition diriger le débat. Pourtant, ils ont quelque chose à dire. Ils ont bien de la matière pour mener et les discussions et les relances au niveau du débat public. Il serait trop facile, par exemple, pour le camp de Macky de vendre le PSE et ses projets qui le composent, surtout de dire l’impact que cette politique de référence a chez les populations, et le débat est gagné! En d’autres termes, devenir tout simplement un bon agent marketing du PSE. Malheureusement pour ce président « yaakaar », ses partisans attendent toujours les pics d’Idy ou de Sonko pour répondre et là aussi, ils la font trop mal!
Je n’ai rien contre un expert blanc pour sauver notre président dans sa communication, mais je suis convaincu qu’il existe des Sénégalais communicants qui connaissent mieux nos réalités sénégalaises qu’un autre venant de l’étranger. Ndakh Katt, pour communiquer et bien communiquer, il faut inévitablement prendre en compte les réalités socioculturelles du cadre spatio-temporel dans le lequel on communique.
Macky, j’ai pitié!!!!!!!!!!

Exclusif! Le plan de Macky Sall pour dessaisir Aly Ngouille Ndiaye des élections

YERIMPOST.COM Yerimpost est en mesure d’écrire que l’idée de dessaisir Aly Ngouye Ndiaye de l’organisation de l’élection présidentielle de 2019 est antérieure à la sortie malencontreuse de ce dernier sur 2stv qui a mis le feu aux poudres.

Mais cette bourde du ministre de l’Intérieur – qui a déclaré qu’il allait orienter tout le processus électoral vers une victoire dès le premier tour de Macky Sall – va très probablement précipiter la mise en oeuvre de la décision qui avait été prise de satisfaire cette revendication de l’opposition consistant à confier la conduite de l’élection à une personnalité neutre.

Mais Macky Sall a opté pour une formule autre que la nomination d’un ministre des Elections. Il a choisi de mettre en place une délégation générale aux élections conduite par un délégué général apolitique. A l’image de la délégation générale à la sécurité alimentaire.

Le chef de l’Etat, qui pensait pouvoir faire cette concession dans le cadre du Cadre de concertation sur le processus électoral, a dû attendre face au boycott de ce forum convoqué par le pouvoir par les forces les plus représentatives de l’opposition.

Ce n’est toutefois que partie remise. Le très politique Macky Sall va poser sa solution sur la table dans des circonstances où il pourra la troquer contre une concession de l’opposition ou la capitaliser politiquement comme un geste d’apaisement…

Ousmane Sonko écrit à Macky Sall

« Monsieur le Président, Le 4 mai 2014, à l’occasion de la première édition de la fête des enfants, vous vous êtes adressé à ces derniers sous le ton de la motivation : « je suis la preuve que notre système éducatif fonctionne ». Cette assertion est vraie, puisque, comme moi, vous faites partie de ces fils et filles du Sénégal qui, par la magie et la grâce de l’école publique, ont pu gravir les échelons de la réussite, indépendamment de leurs origines. Malheureusement, vous n’œuvrez pas à donner aux générations actuelles la même opportunité. En effet, il n’est non plus pas exagéré de noter qu’en même temps, vous symbolisez la déchéance (pardon la décadence) de cette école publique qui a valu tant de satisfactions nationales et internationales à ce pays. Votre rapport aux fonctionnaires est fait de mépris, de dédain, de violence et, surtout, de complexe. Il y a deux ans, vous menaciez de radier plus de trois mille enseignants qui n’avait de tort que de revendiquer la réparation des injustices qu’ils subissent. Quel Président sensé peut-il se permettre un tel comportement ? Aujourd’hui encore, vous perpétuez ce même comportement qui n’honore pas la fonction que vous incarnez et le sens de la responsabilité qui doit aller avec. Monsieur le Président, il est très préoccupant que vous ignoriez encore qu’aucun projet de développement économique et social sérieux ne peut se concevoir sans un bon système éducatif au préalable, incluant les aspects pédagogiques, infrastructurels et sociaux. Sauver l’école sénégalaise vaut-il moins d’attentions et d’efforts que sauver ALSTOM ou enrichir les multinationales étrangères par nos marchés publics et la gestion calamiteuse de nos ressources naturelles ? Monsieur le président de la République, c’est le parent d’élève qui vous interpelle, puisque, contrairement à vous et beaucoup d’autres dans votre entourage, je n’ai pas profité de positions publiques pour envoyer mes enfants dans les plus grandes universités d’Amérique du Nord ou d’Europe : mes enfants sont inscrits dans les lycées publics, auxquels je crois fermement. C’est l’acteur politique qui vous interpelle, conscient du rôle et de la place primordiaux de l’école dans toute œuvre de construction identitaire, sociale, économique et culturelle. POUR UNE FOIS, SOYEZ À LA HAUTEUR DE VOS RESPONSABILITÉS, SAUVEZ CES INNOCENTS ÉLÈVES. ILS NE MÉRITENT PAS VOTRE MÉPRIS, MAIS ONT DROIT AUX MÊMES CHANCES QUE VOS PROPRES ENFANTS. »

Ousmane Sonko

Idrissa Seck évoque sa traversée du désert causée par Macky Sall

YERIMPOST.COM Le temps où il broyait du noir est révolu. Idrissa Seck is back ! Près d’une décennie où le patron de Rewmi avait sombré dans une éclipse, c’est désormais terminé. Toute cette agitation du président de la République et de ses proches à réagir à chacune de ses déclarations, Idrissa Seck est convaincu que c’est parce qu’ils connaissent sa capacité de nuisance.

Maître d’œuvre de la campagne et de la victoire du président Abdoulaye Wade en 2000, le président du Conseil départemental de Thiès dit n’avoir rien à apprendre de personne en politique. Toutefois, l’ancien maire de la capitale du rail est revenu sur ces dernières années où sa mort politique a été annoncée. « C’est vrai que, victime d’un complot d’Etat orchestré par l’actuel président de la République, alors qu’il était Premier ministre d’Abdoulaye Wade, il y a eu une éclipse d’une dizaine d’années.  C’est terminé !», a-t-il asséné. 

inauguration ce lundi de l’axe Fatick-Kaolack par le président Macky Sall

Le président de la République, Macky Sall, est attendu à Fatick et Kaolack, à partir de lundi, pour un déplacement de deux jours au cours duquel il va procéder à l’inauguration de plusieurs axes routiers, dont celui reliant ces deux villes du centre du Sénégal, a appris l’APS.
A cette occasion, Macky Sall va également inaugurer les axes Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip et Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone, avant de lancer les travaux du grand pont à péage de Foundiougne, dans la région de Fatick, annonce le service de presse de la présidence.
 
Le chef de l’Etat va partir de Popenguine (Thiès) lundi pour rallier Fatick, où il coupera un premier ruban de l’axe séparant cette commune de Kaolack.
 
Il assistera, dans la capitale du Sine, à une présentation du directeur général de l’AGEROUTE Ibrahima Ndiaye portant sur ce projet. Il se rendra ensuite à Kaolack pour présider la cérémonie officielle d’inauguration de la nouvelle route Fatick-Kaolack.
 
Après cette cérémonie prévue au stade Lamine Guèye, le président Sall se rendra à Nioro pour inaugurer le tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip, long de 40 km et qui s’inscrit dans la Nouvelle Lettre de politique sectorielle des Transports (LPST3 2010-2015), renseigne l’AGEROUTE.
 
De là, après la coupure du ruban et les différentes allocutions prévues, il se rendra à la cité religieuse de Porokhane.
 
Mardi, le chef de l’Etat va quitter Kaolack pour Passy pour la cérémonie d’inauguration de la route Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone (25,5 km).
 
Le président de la République terminera son séjour dans le Sine-Saloum par le lancement des travaux du grand pont à péage de Foundiougne.


Source: APS

Le chef de l’Etat provoque encore l’opposition

YERIMPOST.COM Présidant la remise de financements aux femmes évoluant dans la pêche, le chef de l’Etat n’a pu s’empêcher de jeter des piques à ses adversaires. Dans son speech, Macky Sall, sans les citer, explique l’agitation ces derniers jours des leaders de l’opposition par le simple fait que dans sa politique de développement, aucun secteur n’est laissé en rade. « Quand on veut faire du développement, on ne peut se limiter qu’à un seul secteur. Nos efforts consentis sont visibles dans tous les domaines. C’est ce qui explique actuellement tout ce bruit… Ils sont réduits à néant ! Guissoumalène Mbao, khana gnou dèm kharlène guinaw aalou kagne !», a raillé le président Macky Sall devant une foule totalement conquise.

Pourquoi le président Macky Sall ne veut pas des Marocains à Air Sénégal SA

YERIMPOST.COM Le Sénégal a appris de ses erreurs du passé. C’est en tout cas ce que semblent dire nos confrères de l’Observateur. Dans sa livraison du jour, le journal nous en apprend un peu plus sur les coups bas de la Royal Air Maroc (RAM) qui ont conduit à la mort de l’ancienne compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal International. Avec une majorité de 51% des parts de l’entreprise, la RAM affichait le plein sur les vols d’Air Sénégal International pour détourner les voyageurs afin qu’ils se rabattent sur elle. « Une fois qu’on était dans l’avion, nous constations qu’en réalité, l’avion n’était pas du tout plein », ont confié d’anciens employés d’Air Sénégal international. Des crocs en jambe auxquels le chef de l’Etat a assisté au premier plan alors qu’il était Premier ministre. A en croire le journal, c’est cette raison qui a motivé la décision du Sénégal de ne pas céder des actions à la compagnie marocaine pour entrer dans le capital d’Air Sénégal SA.

D’anciens proches d’Idy créent un cadre pour la réélection de Macky

YERIMPOST.COM Pour la réélection du président Macky Sall, chacun de ses alliés joue sa partition. C’est ainsi que d’anciens du Rewmi et du Parti démocratique sénégalais (Pds) ont décidé d’unir leurs forces pour assurer au candidat Macky Sall une victoire au premier tour. Ousmane Thiongane, Wally Fall, Pape Diouf, Youssou Diagne, Oumar Sarr, Opa Ndiaye, pour ne citer que ceux-là, se sont réunis autour d’un cadre, nous renseigne le quotidien l’AS dans sa parution du jour.

Contribution: Macky et les critiques (Par Papa Modou Gueye)

Je reste convaincu comme Pither, que quand on sort de son domaine de compétence, on devient nul ! Et c’est le cas, on n’a pas d’arguments. Et quant on n’a pas d’arguments on n’aime pas les critiques… Les esprits et les plumes les plus futés sont transformés en maris et dames de compagnies du couple présidentiel….

 

Tout commence avec le brillantissime journaliste Abdou Latif Coulibalily, le plus féroce critique de Wade. On se rappelle de son fameux livre, comptes et mécomptes de l’ANOCI. Elu Président, Macky l’extirpe de la coalition Bennoo et fait de lui son Ministre de la bonne gouvernance. Plume critique mis sous silence. Le Président remplace ensuite son fauteuil par un Canapé présidentiel, Niass à droite, Tanor à gauche et Président au milieu. Critiques expérimentés mis à coté. Idy Seck préférant s’opposer avec ses vœux suspendus de cinquième président au lieu de rejoindre le canapé, quitte la coalition et sort de cette idée : « gagner ensemble et gouverner ensemble ». Macky tourne vers Oumar Gueye, le maintient au gouvernement comme Ministre de l’économie maritime. Critique rewmiste de Sangalkam casé. Puis, le patron du jeune parti APR profite des vœux de Niass de devenir Président, et lui taille sur-mesure la présidence de l’assemblée. Critique Gakou évincé. L’AFP est donc phagocytée par le Macky avec les ambitions du Senghorien.

Macky reste sur les fils et petits fils  du Président Senghor, après le patron de Keur Madiabel, le parti du poète président est dans le collimateur. Ne pouvant pas procéder comme avec AFP, car c’est le premier parti du Sénégal qu’il s’agit. « Diviser pour mieux reigner » devient l’arme fatale pour le Macky à la place de « Patrie avant le parti ». Ancien président du parti et du pays, Diouf est choisi comme parrain par le Macky à la place de Wade qui a été quand même un bon père, et a un peut tout fait pour son disciple et fils. Le nom de Diouf Abdou est ainsi gravé sur le mur principal du plus grand centre de conférence de l’Afrique de l’ouest de Diamniadio. Critique Diouf socialiste parrainé. Le PS résiste et Macky persiste. Le palais crée le ministère de la ville et du cadre de vie, Diéne Farba tacle Khalifa et les Maires de Taxawu Dakar. La guerre est rude…très longue… Ndoye maire de plateau cède. Le problème de caisse d’avance est soulevé, Khalifa tombe dans le piège et atterri finalement à Reubeuss. Critique Khalifa incarcéré. Au moment ou son mentor Tanor, suce son tanggal bien écrémé des centaines de milliards de budget avec ses conseillés territoriaux. Le porte parole wilane, Aminata élevage, Serigne mbaye éducation consomme la rupture et suivent le vieux Tanor. Bartelemy, Bamba et les autres continuent la guerre avec l’appui du PDS et du Rewmi de Idrissa.

 

Le fils Wade est gracié, mais n’aura pas la possibilité de critiquer à partir de la maison du père au point E. Il regrette d’ailleurs ne même pas avoir la possibilité de venir présenter ses condoléances à la famille mouride, suite au rappel à dieu de son marabout et Khalif général. Critique Wade envoyé en exil.

Sonko, expert des impôts et des domaines, leader de PASTEEF, se retrouve sous le feu des projecteurs, devient le chouchou des médias de par ses pics. Jeune critique des patriotes radié de la fonction publique.

Et si vous laissez vous critiquer Monsieur le président ? Il y va même de l’intérêt du Sénégal et de votre PSE…

 

 

Papa Modou Gueye

 

 

 

 

Vidéo- Macky et Macron en mode Dj

Khalifa Sall dédouane ses coaccusés et révèle le deal proposé par Macky qu’il a décliné

YERIMPOST.COM A l’entame du procès, le maire de Dakar s’est adressé à la cour. Khalifa Sall, qui a été autorisé par le juge Lamotte à prendre la parole, s’est exprimé en ces termes : « J’ai accepté de venir me défendre et défendre l’honneur de la municipalité pour que l’opinion sache qu’attraire un maire devant le tribunal, c’est du jamais vu. En 1996, quand on votait l’acte 2 de la décentralisation, c’était pour faire en sorte que la gestion de l’Etat soit mieux organisée. En 1996, nous avions décidé de consolider la démocratie en faisant de sorte que les citoyens soient au cœur du développement. Jamais nous n’avions pensé qu’un maire serait attrait ici pour des faits aussi graves. Nous n’avons commis aucune malversation. Nous n’avons détourné aucun sou. Nous n’avons touché à aucun franc de l’Etat. Nous avons géré les fonds de la municipalité de manière transparente. Je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris. Je suis ici parce que j’ai dit non. J’ai dit non à une offre politique. J’ai dit non à une proposition politique qui m’a été faite en juin et en septembre 2012. On m’a proposé un marché que j’ai décliné. On a voulu me forcer à accepter et, en 2014, ça n’a pas marché. C’est la raison pour laquelle, monsieur le président, j’ai voulu intervenir pour vous dire que… (Il a été interrompu par le parquet). Je vous remercie monsieur le président. L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (ses co-prévenus) qui sont attraits devant vous, ils n’ont rien fait. Leur seul tort est d’être des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. J’assume tout ce qu’on leur reproche.»

Vidéo- Soirée au palais: Macron danse avec Brigitte, Macky Sall danse avec Germaine Acogny

Levée du corps de Hamidou Dia (texte et images)

YERIMPOST.COM Famille, collègues et  amis ont tenu à lui rendre un dernier hommage. La morgue de l’hôpital Principal a refusé du monde. L’émotion était à son comble, comme en atteste le témoignage d’Amadou Tidiane Wone. Prenant la parole, l’homme n’a pu retenir ses larmes. Le chef de l’Etat a également  pris part à la cérémonie. Le président de la République a présenté ses condoléances ainsi que celles de toute la nation. Le professeur Hamidou Dia a quitté ce bas monde sur la pointe des pieds, laissant derrière lui une épouse et des enfants inconsolables.

 

Contribution: Destin présidentiel! Macky Sall fait des émules

En 2012, Macky Sall arrive au pouvoir à la grande surprise des  Sénégalais, c’est le coup de tonnerre !

Le Président Wade n’en revient pas comme nombre d’observateurs de la scène politique.

Pour les uns, c’est Dieu qui lui a rendu justice, pour d’autres c’est le Président par défaut. Faire partir  Abdoulaye Wade à tout prix, était le mot d’ordre dans  les états-majors politiques de l’opposition comme ce fut le cas auparavant « Tout sauf Diouf Abdou » comme on l’appelait avant.

Abdoulaye Wade, Président de la République dispose de la prérogative constitutionnelle de nommer à tous les emplois civils et militaires et  y mettre  terme sans avoir à se justifier ni à motiver ses actes.

La séparation des pouvoirs est une fiction juridique comme,  «  nul n’est sensé ignorer la loi ».

La majorité  parlementaire qu’elle soit issue du parti présidentiel ou des coalitions qui  l’accompagnent permet au pouvoir exécutif de faire passer en force tous les projets de loi  si l’on sait que les  propositions de loi émanant de la représentation nationale se comptent sur les bouts des doigts sauf si l’initiative provient du camp présidentiel comme ce fut le cas de la loi Sada Ndiaye qui fit partir Macky Sall du perchoir de la Place Soweto, siège de l’Assemblée Nationale en limitant le mandat de son Président à un an renouvelable.

« Rendez-moi, ce que je vous ai donné »,  vrai ou faux comme ce fut le cas avec Feu Mbaye Jacques Diop  au  CRAES, Macky ne rendra pas et attendra d’être poussé vers  la porte par cette loi qui le visait personnellement.

La victimisation étant le meilleur moyen au Sénégal de se faire une nouvelle virginité et de redorer son blason, il  en usera en  renonçant  à tous ses mandats électifs, croira en lui et ira à la rencontre des Sénégalais d’ici et de la Diaspora pour s’enquérir de leur situation et de réfléchir sur une offre politique alternative qui deviendra «  Yonu Yokkuté » et « Plan Sénégal  Émergeant  quand il sera au pouvoir ».

Macky Sall a gravi tous les échelons du pouvoir par nomination et à l’Assemblée Nationale, on pourrait lui prédire un destin présidentiel en cas de vacance du pouvoir sans oublier que cette possibilité a été à un moment transférée vers le Président du Sénat. Les voies de la Politique sont impénétrables.

On ne peut pas parler d’injustice à l’endroit de Macky SALL , en Politique, tous les coups sont permis et Abdoulaye Wade a cru devoir le faire partir du perchoir et il l’a fait.  Macky  SALL est tombé mais ne restera pas au même endroit, il rebondira comme dirait Feu Djibo Laïty  KA, et contre toute attente,  relèguera  au second plan du premier  tour  des  élections présidentielles de 2012, les ténors comme Moustapha NIASSE, Ousmane Tanor  DIENG,  Idrissa SECK, Ibrahima FALL et tous les autres.  Au deuxième tour,  Macky 2012 et  ses alliés mettront un terme au régime d’Abdoulaye WADE qui aura régné douze années au pouvoir.

La réussite de Macky SALL suscite des  ambitions et  chacun pense que  si  Macky est devenu président, pourquoi pas moi ?

Macky n’est pas le dernier de la classe ; Comme Premier ministre, il sera remplacé par Cheikh Hadjibou Soumaré, dernier sur la liste des membres du  Gouvernement, il faut se rappeler ce qu’Abdoulaye Wade avait dit en nommant Cheikh Hadjibou Soumaré à la Primature.

C’est vrai que Macky Sall n’est pas né avec une cuillère d’argent, il est le pur produit de l’école sénégalaise  et  a eu un parcours exceptionnel : Directeur général, plusieurs fois ministre, Premier ministre,  Président de l’Assemblée nationale. Il s’y ajoute sa jeunesse et qu’après la présidence, il peut servir encore comme son prédécesseur  Abdou DIOUF pour encore donner de lui-même urbi orbi.

Le destin exceptionnel de Macky Sall a suscité des vocations mais sans le surestimer, tout le monde n’a pas eu le même parcours pour ne pas dire Tout le monde n’est pas Macky SALL.

Je ne comprends  toujours pas cet excès de confiance pour penser que Macky l’a réussi, pourquoi pas moi ?  Attention au nombrilisme !

Quand Macky était au creux de la vague dans les années 2010, à chaque fois que je le rencontrais  à Fenêtre Mermoz, je  m’arrêtais pour le saluer et l’appelais toujours Monsieur Le Président,  comme, une prémonition ?  Dans la même année, je revenais de l’enterrement de Feu Makhtar  Ndiaye ,  père de Feue Fatoumata  Makhtar Ndiaye qui sera Vice -Présidente du Conseil Économique Social et Environnemental et qui sera lâchement assassinée, Monsieur Macky Sall, ancien Premier ministre, ancien Président de l’Assemblée nationale,  sur le point de démarrer , quitte le volant  de sa berline pour nous saluer très respectueusement dans  notre 4×4 , ce que ma grande sœur ainée et le dernier compagnon de mon défunt père magnifièrent  en relevant sa  courtoisie.

Je n’oublie pas non plus sur le chemin du Dakaa de 2010, en compagnie de Mor NGOM, la prière du Jumaa qu’il a voulue faire à la mosquée de la Divinité de Ouakam sous la conduite  de Mouhamed  Naby GUEYE  fils de Khalifatou  Lahi  fir  Ardou,  Mouhamed Seyni GUEYE « SANGA BI »

Le destin peut se dire comme étant tracé pour vous, devez vous attendre sans action qu’il se réalise ou devez vous avoir des ambitions et vous donnez les moyens pour les atteindre ?

Tout le monde a droit d’avoir des ambitions mais penser qu’un tel a réussi pourquoi pas moi, c’est bien, mais il faut se donner les moyens  en présentant  suffisamment de gage pour conquérir le cœur des électeurs. Les professions de foi, c’est bien mais la proximité constante auprès des électeurs est une condition pour s’attirer leurs suffrages. Les électeurs ne connaissent que les candidats qui solutionnent leurs problèmes quotidiens.

Les ego surdimensionnés  apprennent toujours à leur dépend  que les media  ne constituent  pas le meilleur baromètre pour mesurer une représentativité électorale.

J’encourage tous et toutes à vouloir accéder aux plus hautes charges électives  en se respectant et à ne pas se surestimer ou  à se  sous-estimer.

Sous nos cieux, George  WEAH du Libéria et Adama BARROW de Gambie  sont des exemples vivants pour nous  pousser à la modestie et à œuvrer  dans la sérénité pour la conquête du pouvoir.

Aliou SOW

Économiste

Aliousow_dkr@yahoo.fr

 

 

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