Blog de Cheikh Yerim Seck

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Lettre ouverte à nos forces de l’ordre: un appel patriotique à un devoir de responsabilité

Ces propos du candidat Macky Sall en 2012 sont lourds de sens et nous renvoient au spectre de la violence policière qui avait semé un chaos indescriptible et entraîné la mort de plusieurs de nos compatriotes par la seule volonté d’un homme,  l’ancien président de la République, maître Abdoulaye Wade, obnubilé par un troisième mandat et qui espérait prendre au dépourvu un peuple d’une docilité incroyable en changeant à la veille de l’élection présidentielle de 2012 les règles du jeu.

N’eussent été la mobilisation et la résistance des forces vives de la nation, nous serions maintenant entrain d’assister à un long règne de 19 ans du président Abdoulaye Wade.

Qui aurait cru que le vainqueur de l’élection présidentielle de 2012, monsieur Macky Sall avec une litanie de vœux pieux et d’engagements solennels  oserait prendre le même  chemin tortueux de la politique politicienne sénégalaise digne d’une République bananière où les principes de l’Etat de droit ou de la démocratie sont continuellement remis en question par le fait du prince en torpillant le processus électoral sous la conduite d’un praticien du droit constitutionnel, le ministre de la justice monsieur Ismaila Madior Fall ?




Personne. Même nos concitoyens les plus sceptiques qui avaient émis des réserves sur sa probité et ses qualités d’homme d’Etat à l’instar de l’ancien chroniqueur de l’émission Deug Deug, monsieur Souleymane Jules Diop,  ne pouvaient nullement imaginer que cet homme serait capable une fois à la tête du pays de se conduire comme un despote sans foi ni loi et qui au demeurant prend un malin plaisir à tester les capacités de résistance de la nation devant ses nombreuses compromissions abjectes voire ses provocations.

L’histoire bégaie. Les mêmes erreurs du passé vont reproduire aujourd’hui systématiquement les mêmes conséquences fort préjudiciables à l’ensemble du corps social sénégalais. La provocation du régime sangsue du président de la République, monsieur Macky Sall a trop duré.  Nous lui avons laissé trop de temps pour accomplir en toute impunité ses monstrueuses impostures. Plus, le peuple se complaint dans une passivité indescriptible, plus notre apprenti- dictateur pousse la provocation à son paroxysme.

Si nous n’y prenons pas garde, l’irréparable risque inéluctablement de se produire à l’occasion de l’adoption par sa majorité mécanique anti-patriotique Benno Bokk Yakaar de la loi sur le parrainage, une forfaiture de trop, un coup bas porté à notre démocratie fortement malmenée par le président Macky Sall depuis 2012. L’heure est grave et il est du devoir de chacun d’entre nous de tirer la sonnette d’alarme voire de situer la responsabilité des uns et des autres sur les dangers qui guettent voire inquiètent tout le Sénégal.

C’est pour cette raison que je vous interpelle, vous nos vaillantes forces de l’ordre en vue de jouer pleinement votre rôle de protection des citoyens sénégalais et in fine  vous renvoie aux propos du candidat Macky Sall, devenu président grâce à une très forte mobilisation des citoyens sénégalais  afin de restaurer les valeurs de la République  mises à terre par le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. Par voie de conséquence, nous vous lançons un appel solennel en vue de  refuser par devoir patriotique de brimer nos compatriotes qui défendent avec justesse leurs droits légitimes. Le pouvoir du président de la République, monsieur Macky Sall pousse le peuple à un affrontement aux conséquences incalculables. Nous ne pouvons pas garder le silence sur la volonté sournoise du chef de l’Etat, monsieur Macky Sall à se choisir lui-même ses adversaires à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Son funeste et insipide projet de loi sur le parrainage risque d’embrasser le pays. Vous n’avez pas le droit ni l’obligation de prêter le flanc à un pouvoir qui ne cesse de changer les règles du  jeu en écartant toute possibilité de large consensus sur une question majeure du processus électoral.

Ces hommes et ces femmes qui refusent d’abdiquer voire de renoncer à leurs droits légitimes garantis par la Constitution du pays malgré les menaces voire les intimidations du président Macky Sall,  sont vos frères,  vos sœurs et vos parents. Vous n’êtes pas au service de cet homme qui frise l’indécence en nous narguant à longueur de journée.  Vous êtes au service du peuple. Les hommes du pouvoir ne sont à la tête du pays que pour un court temps et vont inéluctablement passer à autres choses de gré ou de force. Par contre,  vous avez une carrière à honorer et à accomplir dignement pour mériter le respect voire le dévouement de toute la nation  sénégalaise à votre égard.

Vous devez refuser le déshonneur en vous rangeant derrière un homme aveuglé par les fastes du pouvoir et qui craint par-dessus tout à rendre des comptes à la justice sur sa gestion scabreuse de nos ressources publiques.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas vos ennemis. Ces concitoyens ont les mêmes espérances que vous et partagent les mêmes craintes de scènes de chaos qui se profilent à l’horizon en raison de l’entêtement du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar, monsieur Macky Sall à  mener un bras de fer au peuple souverain.

Ayez chers compatriotes le courage voire la sagesse de refuser des ordres visant à violenter sauvagement et de manière gratuite d’autres citoyens sénégalais. Aucune personne, même vos supérieurs et à fortiori le président de la République, monsieur Macky Sall ne méritent que vous vous engagiez dans cette voie et vous vous salissiez les mains pour les basses intérêts mondains.

Brutaliser de la sorte vos compatriotes revient à détruire immanquablement le tissu social. Nous partageons les mêmes valeurs, habitons pour l’essentiel dans les quartiers paumés de la banlieue voire dans les zones les reculées du pays où l’urgence est partout dans nos foyers. Également, nous ressentons les mêmes peines voire les mêmes souffrances face à nos difficiles conditions de vie. Nous craignons par-dessus d’assister à l’implosion d’une jeunesse abandonnée à son sort par un gouvernement incapable de leur donner l’opportunité de trouver un travail décent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Nous rions et nous pleurons ensemble nos joies ou nos malheurs. Pourtant, nous sommes tous témoins de cette violence inouïe que vivent au quotidien nos frères et nos sœurs.

Ces hommes et ces femmes d’horizons diverses sont nos frères de sang et nous ne devons pas accepter qu’un politicien professionnel de la dimension de notre président par défaut, monsieur Macky Sall attise la haine voire la rancœur dans nos cœurs en voulant coûte que coûte se maintenir au pouvoir sans le consentement de la majorité du corps social sénégalais.

Vous seuls avez le pouvoir de freiner la boulimie du pouvoir de Macky Sall en laissant le peuple assumer sa responsabilité devant l’histoire à partir du moment où les voix les plus autorisées de la nation à l’instar des familles maraboutiques eu égard à leur rôle de guides religieux voire de médiateurs sociaux et une bonne partie de la société civile gardent le silence de manière éhontée sur la gouvernance sombre et nauséabonde de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar afin de ne pas froisser notre président apprenti – dictateur.

Soyez fiers  mes chers compatriotes soldats et policiers de votre mission de gardien de la sécurité des citoyens sénégalais et refusez surtout de répondre à  l’appel des marchands d’illusion du régime de monsieur Macky Sall qui veulent asservir le peuple avec votre soutien voire votre complicité.

Mes chers compatriotes soldats et policiers, n’écoutez que votre conscience citoyenne, craignez Dieu par-dessus tout dans votre travail  et agissez avec retenue et responsabilité votre mission de protection de vos compatriotes sénégalais.

Le jeu machiavélique du pouvoir ne doit pas prendre le dessus sur votre honneur, sur votre foi, sur votre engagement patriotique à servir le peuple et sur l’héritage de nos illustres prédécesseurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Dernière minute: Affrontements violents entre le G6 de Ziguinchor et les forces de l’ordre

YERIMPOST.COM De violents heurts se déroulent au moment où ces lignes sont écrites entre les enseignants du G6 de Ziguinchor et les forces de l’ordre de la même localité. Après une interdiction par le préfet de leur demande d’autorisation de marche, les enseignants ont bravé l’interdiction et ont envahi les rues de la capitale de la Casamance. Plusieurs arrestations sont constatées chez les enseignants et on note également des blessés.




Fatick: Intifada entre les conducteurs de Djakarta et les forces de l’ordre

YERIMPOST.COM Une dizaine de conducteurs de motos « Djakarta » ont été interpellés à Fatick. Une cinquantaine de motos ont été immobilisés par le commissariat urbain pour « trouble à l’ordre public ». L’arrestation de ces jeunes et l’immobilisation de leurs « Djakarta » font suite à une marche non autorisée organisée par une centaine de conducteurs dans les artères de la ville. Cette marche de protestation contre le coût élevé des mutations des véhicules à deux-roues a fini par dégénérer. Une intifada a ainsi éclaté entre ces jeunes et les forces de l’ordre.

Me Baboucar Cissé, qui dérape, rappelé à l’ordre par le juge Lamotte

YERIMPOST.COM A l’heure des répliques dans le procès de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar, l’avocat de l’Etat Me Baboucar Cissé s’illustre par sa détermination à brûler le maire de Dakar. Tout au long de ce procès, l’avocat n’a rien lâché et, à cette étape du dossier, il est toujours aussi virulent à l’égard du maire de la capitale inculpé pour différents délits, notamment celui de détournement de fonds publics. Me Baboucar Cissé a assuré que ce procès n’a rien de politique et s’en est ouvertement pris aux conseils de Khalifa Sall. « Les avocats de la défense, au lieu de s’appesantir sur les faits, se sont mis à évoquer des versets du Coran et de la Bible pour tenter de faire appel à la conscience du juge. Vous n’êtes pas au tribunal des lamentations. Pour ça, il y a le mur des lamentations qui se trouve à Jérusalem. Ici, c’est un procès de droit commun. Depuis le début de ce procès, de l’autre côté, on prie comme des lézards alors qu’on ne croit en rien ! », a asséné Me Cissé. Le président Malick Lamotte a aussitôt réagi, demandant à l’avocat de retirer ses propos.
 
 
 
 
 
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