Blog de Cheikh Yerim Seck

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µ (pi), la première lettre du Coran (Dr Ahmed Khalifa Niasse)

Sans pouvoir lire la dimension mathématique du Coran l’on est relégué à la version PDF faite pour un minimum d’entendement en la matière. Ainsi, le premier verset de la première sourate chronologique dit explicitement : « Apprends par µ (pi) le nom de ton Seigneur qui a enseigné par µ (pi) à travers le calam( tout moyen d’écriture) » Nous savons ainsi que bismilahi se lit µ (pi), nom de Dieu. Pour le µ (pi) des mathématiciens les Arabes choisissent la lettre t tréma, comme c’est le cas pour les deux lettres qui ont donné leur nom à la sourate du même nom, TAHA qui signifie en Arabe piétiner. Cette lettre elle-même est désignée en wolof par TA TANK. C’est-à-dire la lettre qui ressemble à un pied.




Lorsque nous serons arrivés au bigbang le µ (pi) nous apparaitra net. Et si nous écrivons ce mot en Arabe l’on finit par comprendre que bigbang est égal à kun fa yakun. Qui nous renvoie à une double sonorité nous faisant penser à la dimension musicale des mathématiques des pythagoriciens et non des pythagoriens. Or, qui dit sonorité dit vibration, et qui dit vibration dit énergie(e=mc2)

Ce qui vient d’être dit  nous éclaire par rapport à la physique quantique qui prône un multivers, (alamina du deuxième verset de la première sourate (multivers)),  à onze nœuds symbolisant le chapelet primordial. Et dont le multiple nous a été recommandé par le Prophète (psl) qui nous a demandé de citer le nom de Dieu trente trois fois (baqiyatou as salat). Lesquels multipliés par trois, à leur tour, nous hissent au nombre sacré des quatre vingt dix-neuf noms de Dieu.

Mon propos vise à démontrer l’existence d’une lecture mathématicienne du Coran. Même si, pour y accéder, il faut faire plus qu’apprendre. Là il faut non seulement savoir, mais savoir comprendre.

Ainsi, le Coran nous dit à propos de la première sourate, la Fatiha, qu’il s’agit bien d’un double sept. C’est à dire  qu’entre les sept lignes de la Fatiha il y a sept autres lignes qui se trouvent entre les lignes. Il s’agit de la dimension mathématique de la Fatiha.

Nos maîtres, Mame Khalifa Niasse, mon père, mais aussi son frère Baye Niasse, nous apprenaient que la Fatiha était l’extrait ou le concentré du Coran. Et que le bismilahi était, à son tour, le concentré de la Fatiha. Lequel bismilahi était concentré dans le b, c’est-à-dire dans le µ (pi.)

En nous prodiguant son enseignement Baye Niasse nous disait : « Je me dois de m’efforcer pour que vous puissiez savoir comment on peut fixer le point du B arabe. Une des deux choses pourrait en résulter. Ou vous aurez tout compris et mon enseignement s’arrêtera alors. Ou vous n’aurez rien compris. Et l’enseignement continuera de toute façon, mais inutilement. »

Pour corroborer tout cela il y a lieu de se pencher sur les points diacritiques du Coran et qui sont au nombre de trois. C’est-à-dire qui symbolisent les trois nombres naturels : 1, 2 , 3.

A y réfléchir nous voyons que le premier parmi ces points diacritiques est celui qui est matérialisé par le µ (pi) ou le b si vous préférez. Ce même point diacritique va faire une ascension pour matérialiser le n, nour( lumière) .




En d’autres termes, et sans chercher à être pédants en la matière, les lettres diacritiques du Coran mises en mouvement donneraient exactement le mouvement croisé des atomes. C’est-à-dire ce que les atomes font au sein du laboratoire de l’INSERN. Le bombardement des particules.

Pour cette brève réflexion il s’agit de donner des indications sur la dimension mathématique du Coran. Laquelle nécessite l’écriture d’un livre qui serait le vrai TAFSIR.  C’est-à-dire la véritable traduction du Livre du Savoir par excellence. Et qui commence par ceci : «  Apprends par µ (pi)(la constante d’Archimède) le nom de ton Seigneur. Celui qui a enseigné par le calam, il a appris à l’homme ce qu’il ne saurait ».

Dr Ahmed Khalifa Niasse

Lettre des libéraux à Wade: le député Mor Kane se débine

A Monsieur le Directeur de Publication

Objet : Précision suite à la parution d’un article dans la presse
de ce lundi 10 Septembre 2018 relatif à une lettre adressée au Président Abdoulaye WADE par des libéraux.

Monsieur le Directeur,

Par la présente, je tiens à vous signaler que l’article paru dans la presse de ce Lundi 10 Septembre 2018 intitulé « Des députes et conseillers locaux demandent à Me WADE de choisir un autre candidat » ne me concerne aucunement et je n’en fais pas partie.

Le candidat Karim Meissa WADE choisit par le Parti, au terme d’un congrès pendant lequel des élections ont été organisées pour choisir un candidat. Par conséquent, Karim WADE reste mon candidat et j’envisage poursuivre le combat à ses cotés.

Par la même occasion, je renouvelle mon engagement auprès du frère secrétaire général national, Me Abdoulaye WADE.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur mes salutations les meilleurs



Lettre au président de la République et au maire de Dakar

Président de la Répoublique, Monsieur Macky Sall

Maire de la ville de Dakar, Monsieur Khalifa SALL
Redonnez à nos rues les noms de nos illustres Hommes
Messieurs,
Merci de noter avant tout que cette lettre est dépourvue d’une quelconque conviction partisane ou politique à l’exception d’un panafricanisme pur. Un proverbe guinéen dit que l’observation est mère du raisonnement, je me suis mis par hasard à observer les noms de rues de notre chère Capitale :
Avenue du président Fr Roosevelt, rue du 18 Juin, avenue Brière de l’Isle, rue Joffre, rue Mermoz, rue Gallieni, rue Manoury, rue Emile Zola, rue Bugnicourt, avenue Carde, rue Felix Faure, rue Jean Jaurès, rue de Denain, rue Jules Ferry, rue Victor Hugo, rue Carnot, rue R Salva, rue Huart, rue Berenger Ferraud, rue Parchappe, rue Mage , avenue Gorge Pompidou, rue des Dardanelles, rue P Holle, rue Raffenel, rue Vincens, allées Robert Delmas, rue de Essarts, avenue Lebon, avenue De la libération, avenue Ballay, rue Joris, rue Escarfait, rue Brun, rue A Goux, rue Fleurus, rue de Valmy, rue Grasland, avenue Petersen, rue de Reims, rue Mangin, rue de Belfort, rue Felix Eboué…
Le raisonnement le plus basique serait de considérer ces hommes, ces villes comme ayant fait l’histoire de notre pays. Est-ce le cas ? Après 56 années d’indépendance, nous continuons à voir notre propre histoire qu’au travers des yeux du colonisateur. La plupart des noms de rue de Dakar ne reflète en rien notre grande Histoire.
L’histoire de mon cher peuple a-t-elle seulement débuté avec l’arrivée Européenne ?



Et pourtant, certains de ces hommes ont dénigré et humilié notre peuple : « Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser… Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert…. »
« La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie […]. »
« A mesure que nous connaîtrons mieux ces nègres, nous pourrons plus sûrement et avec moins de chances d’erreurs que par le passé, exercer notre actions sur ces pays qui appellent notre commerce, notre civilisation, en nous offrant en revanche des richesses incalculables »
Je vous laisserai deviner les auteurs de ces différentes citations dont les noms sont magnifiés dans certaines rues de notre belle capitale.
« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les récits de chasse continueront à glorifier le chasseur » dit un autre proverbe Africain » Quand allons-nous glorifier nos lions Sénégalais, nos lions Africains, nos lions de la Diaspora ?
Ne pensez-vous pas que l’Almamy Mamba Diakhou Ba, le Buur Alboury Ndiaye ou encore Bour Sine Coumba Ndoffène Famak Diouf méritent un nom de rue à Dakar ?
Quand est-il de Thomas Sankara, Patrice Lumumba ou encore Kwamé Nkrumah ?
Doit-on oublier Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye ou Ndiouga Kébé, le Capitaine Mbaye Diagne ?
Je reste persuadé que Reims, Belfort ou Denain s’en remettront si nous renommons ces rues Conakry, Tombouctou ou Touba !
Les batailles des Dardanelles ou de Valmy valent-elle mieux que la bataille de Dékhelé ou les Falaises de Bandiagara pour nous, Sénégalais ?
Je suis convaincu que Martin Luther King, Rosa Park ou Aimé Césaire ont plus fait pour le respect et la dignité des Noirs (des Sénégalais?) qu’un certain Béranger-Ferraud ou un Alexandre Brière de l’isle.
Ne sommes-nous pas fiers de Serigne Fallou Mbacké, Serigne Abdoul Aziz Sy ou Cardinal Hyacinthe Thiandoum ?
Au-delà du développement matériel, les Sénégalais ont aussi besoin de développements immatériels. Ils ont besoin de croire en eux-mêmes, en leurs hommes et en leur Histoire.
Faites honneur à tous ceux et celles qui se sont battus physiquement ou spirituellement pour le devenir de notre cher peuple, de l’Afrique, de l’Humanité.
Redonnez à nos rues les noms d’illustres Hommes dont tout Sénégalais pourra se gargariser et s’identifier.
Je laisse le soin à vos collaborateurs, plus experts que moi, pour identifier et honorer les grands Hommes qui ont fait le Sénégal, l’Afrique et l’Humanité.
Veuillez croire Monsieur le Président, Monsieur le Maire, à l’assurance de mon profond respect.



Lettre d’Ansoumana Dione au ministre de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,
.
Nous venons attirer votre attention sur l’impossibilité pour le Président de la République, son Excellence Macky SALL, de se faire parrainer par des électeurs pour être candidat à l’élection présidentielle de 2019.

En tant que Père de la Nation, il ne peut plus demander à quelques uns de ses fils, de devenir ses parrains. Comment un père de famille peut-il se proposer de devenir le fils de ses propres enfants? D’ailleurs, en allant chercher les signatures des militants de Benno Bokk Yakhaar, par exemple, il met en cause son statut de Président de la République.

Or, il n’a point le droit de diviser le pays après avoir prêté serment pour préserver l’unité et la cohésion nationale. En vérité, la loi sur le parrainage ne concerne que les autres candidats. Et, tout sénégalais qui signe pour le chef de l’Etat, viole la Constitution, en ne reconnaissant plus son autorité.

C’est pourquoi, nous vous demandons de bien vouuloir prendre toutes vos responsabilités pour faire respecter les droits du Président de la République. Sinon, vous auriez failli à votre mission, ce qui mettrait notre pays en danger.

Vous souhaitant bonne réception de cette présente lettre ouverte, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre parfaite considération.

Rufisque, le 22 juillet 2018,
Ansoumana DIONE, Président de Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 2019


Lettre d’un déficient mental à son Excellence, Monsieur le Président de la République

Notre pays vient de célébrer encore, à l’unisson, la fête de Korité. A cette occasion, je viens, par la présente, vous transmettre mes vives prières à vous et à votre famille. Que cette unité des coeurs se transforme en bonheur pour l’ensemble de vos compatriotes qui vous ont porté au pouvoir en 2012. Egalement, nous vous souhaitons beaucoup de succès, notamment, pour l’organisation de l’élection présidentielle de 2019, ainsi que pour la victoire de notre équipe nationale de Foot-ball qui se trouve présentement en Russie, pour les besoins de la Coupe du monde 2018. Excellence, Monsieur le Président de la République, ce 17 juin 2018 marque la sixième édition de la Journée Nationale des Malades Mentaux Errants. C’est la raison pour laquelle, nous vous demandons de bien vouloir penser à leur triste sort, afin de leur permettre de retrouver leur dignité, surtout en ce 2018 que vous avez bien voulu décréter année sociale.




Vous souhaitant longue vie pleine de bonheur, veuillez agréer, Excellence, Monsieur le Président de la République, à l’expression de ma parfaite considération.

Rufisque, le 17 juin 2018,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)

Lettre à Monsieur Ibrahima Sène

Je ne voudrais pas, dans ce contexte chargé, poursuivre nos échanges épistolaires selon les termes dans lesquels ils s’inscrivent présentement. J’ai dans ma livraison, répondant à vos propos, utilisé l’expression, je dirai malheureuse, “d’acte de lâche soumission” dans vos relations avec le pouvoir.




En cela, vous m’avez opposé des arguments dont j’ai pris acte. J’ai en outre senti au vu de votre réaction, et c’est le plus important, un durcissement de ton qui m’a fait penser que je vous ai certainement offensé.

Par conséquent, je me vois dans l’obligation, ici et maintenant, devant Dieu et les humains, de vous présenter mes excuses bénies en sollicitant votre pardon pour cette offense que je vous ai faite. A toutes et tous ceux qui ont lu le texte pour se trouver affectés par ce choix de mots inopportun, je présente mes excuses et demande pardon.
Je me dois d’abord cette repentance au regard de l’humain doublé du musulman que vous êtes, de surcroit en ce mois de Ramadan. Je me trouve par ailleurs dans cette obligation pour des raisons que je ne saurai exposer aux travers de ce texte et de ce médium.





Enfin, je le fais en conformité avec un des énoncés de l’impératif catégorique Kantien qui veut qu’on “agisse en traitant toujours autrui comme une fin et pas seulement comme un moyen”.

Recevez, je vous prie, l’expression de mes regrets sincères.

Moussa Signaté
New Jersey, USA

Dans cette lettre, Idrissa Seck demande de nouveau pardon

«Réponds au mal par le bien de sorte que l’autre qui nourrissait de l’inimitié à ton endroit devienne tel un ami chaleureux». «Si tu fais le bien, tu le fais sur toi même, si tu fais le mal, pareil.» «Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé ».

Voyez vous une seule différence entre ces paroles issues de nos quatre livres: Thora, Evangile, Psaumes, Coran? Eh Oui! D’après le Coran, Sourate Ali Imrân, le Musulman a reçu ces quatre livres. Lisons les tous, et comme disait Serigne Cheikh, évitons d’être trop juif, trop chretien, trop musulman, soyons des partisans de Dieu!!!

Ramadan signifie processus de purification de l’or. Cela passe par les épreuves du feu, de l’enclume et du marteau… Sabran Jamiilan. Belle Endurance en est la clé.




Notre cher Sénégal est un pays pluriel mais indivisible. Ethnies, confessions, confréries, opinions politiques et presse plurielles. L’important pour tout leader est d’en maintenir la cohésion et l’unité. C’est ce que je retiens du message du Khalife général des mourides, pôle spirituel Unificateur.

Devant mes frères en religion et en humanité Sidy Lamine Niasse et Bamba Ndiaye, devant mon Oncle Serigne Mbaye Sy Mansour, comme devant le peuple sénégalais tout entier et la Oumma islamique, je m’incline à nouveau et sollicite leur pardon. Non point d’avoir dit ou fait quelque chose contre l’Islam mais d’avoir imprudemment laissé sortir un débat que je mène depuis deux ans avec des exégètes des trois religions révélées sur ce que» l’Ethique, le Mystique et le Politique ont en commun ». Mon pardon leur est assuré.

Salam.

Idrissa SECK
Ancien Premier Ministre du Sénégal
Président de Rewmi »

Lettre d’un étudiant à son père

Cher papa,
Me voilà dans un autre monde,un autre univers où tout m’est étranger,un monde dont vous et moi avions tant rêvé croyant que c’etait la porte de la réussite, or tout devrait recommencer .Les ambitions sont pleines ,mais les études supérieures demandent de la responsabilité, de l’abnégation ,du courage surtout.Oui ! le courage parce que nos rêves avant le BAC ne sont qu’illusions et desespoirs ,les choses ne se passent pas comme nous les imaginions,de ce fait,il me faut se battre pour ne pas revenir bredouille.

Les conditions sont tellement difficiles qu’on veut parfois jeter l’éponge. On se transforme en vrai sprinter pour ne pas se voir devancer,se reveiller tôt un impératif sinon on s’assoie à terre pour suivre le cours dans un Amphi à plus de deux mille étudiants.Les chambres sont pleines .Au moment où certains travaillent ,d’autres se divertissent et on est obligé de faire avec car nous venons de milieux differents ,les réalités et les objectifs ne sont pas les mêmes.Dans les restaurants universitaires,la qualité de la nourriture nous empoigne .A cours d’argent j’échange mes tickets pour manger du pain au chocolat,le café et l’arachide berce ma faim vespérale.Je ne peux pas vous demander de l’argent car avec celui de la moisson que vous m’aviez envoyé je me suis inscrit or ma bourse est minime par rapport à mes besoins et pourtant ,je la partage souvent avec mes petits frères sans que tu ne le saches parce que comme vous le savez bien, rien ne marche au village ; les champs sont devenus improductifs à cause des déchets chimiques des carrières,nos terres sont ratiboisées par les exploitants miniers .Oh mon pays! Oh la vie estudiantine ! Quel calvaire ! Il faut la vivre pour savoir pourquoi nous tranformons l’université en champs de batailles lors desquelles certains ont perdu la vie.Paix à leurs âmes.




Les conditions sont scabreuses ,certains succombent en quittant la fac se livrant à d’autres avatars,d’autres trouvent des moyens de s’en sortir ça et là.La reussite me tacle,je ne dois pas perdre du temps car je viens de loin ,les urgences de la vie m’appelent ,il est de mon devoir de transformer vos cases en immeubles,mes frères et soeurs attendent tout de moi ,tantôt je depose pour des concours et là la situation est plus poignante parce que pour trouver des papiers ,c’est tout un arsenal ,les entreprises ne recrutent plus ,que du népotisme dans les lieux de travail.

Trouver un emploi devient un vrai casse tête et même si on en trouve , cela devient dûr car certains metiers ne nourrissent pas leur homme ,je songe parfois à embrasser la politique parce qu’elle est devenue dit on le moyen le plus rapide pour se procurer de l’argent ou à retourner à l’agriculture vu que les grandes puissances se developpent avec, mais l’agriculture moderne demande des moyens.La politique,quant à elle,son sens primitif a été usurpé.sauf qui peut.




Les choses sont chaotiques papa ,angoisse et desespoir m’habitent ,le chemin est parsemé d’obstacles ,l’université est un mirage,seul ma foi et le fardeau social me poussent à continuer la marche sinon je vais sombrer dans la delinquance comme bon nombre de jeunes de ma génération.
La situation changera t elle ? Chose incertaine vu qu’on tend vers une privatisation de l’éducation, les inscriptions deviennent de plus en plus chères,une année vaut deux ans ,les professeurs insoucieux de notre avenir baclent le programme et partent à l’étranger,s’ajoutent à celà les grèves tantôt venant des etudiants ,tantôt des professeurs à cause des mauvaises conditions de vie.Certains fils de nantis qui, par curiosité y etaient venus ,vont se payer une formation.Dommage pour le pauvre .

J’espère que tes prières et celles de maman illumineront mon chemin et m’aideront à concrétiser mon rêve et là j’aurais au moins un sentiment de satisfaction.
A nous revoir .

Cheikh Bamba Sene AHMADA
Professeur de Français au Cem de Thilogne.

Lettre à Macky Sall: Quand une autoroute entrave la qualité de vie des citoyens

OBJET : QUAND UNE AUTOROUTE ENTRAVE LA QUALITÉ DE VIE DES CITOYENS .

Monsieur le président

Vous venez d’inaugurer la première tour qui va habiter certains ministères du gouvernement sénégalais et ceci me donne l’occasion encore une fois de remettre sur la table un  problème crucial qui entrave la vie des sénégalais à savoir la fameuse autoroute à péage dont nous ne cesserons jamais de dénoncer le caractère de contrat a scandale.
Monsieur le président la fameuse autoroute à péage dont le Sénégal se glorifie est une des autoroutes les plus chères au monde et elle est deux fois plus chère que les autoroutes  françaises dont elle fait partie , elle en est juste une de délocalisée pour les 25 prochaines années.

Monsieur le président , à cause d’une autoroute excessivement chère le projet de Diamniadio  auquel je n’ai jamais adhéré pour des raisons de logique de répartition régionale  , sera complètement a contre courant de son rôle principal à savoir le désengorgent de Dakar qui étouffe et la mobilité entre Dakar et sa banlieue.
Aujourd’hui le transport entre diamniadio et Dakar qui détient au moins 70% des ressources et infrastructures du Sénégal est plus cher qu’un loyer à Dakar et il faut compter en moyenne 200.000F ( 8000 F en moyenne par jour ) par mois pour venir à Dakar tous les jours et résultat de la course tous ces logements dits sociaux peineront à trouver des logeurs même si beaucoup de sénégalais qui n’ont pas fait le calcul se sont empressés à adhérer dans ces programmes  » sociaux « .




Beaucoup de sénégalais sont entrain de retourner sur Dakar au vu du prix du déplacement et du temps perdu dans les embouteillages qui influent sur leur revenus déjà bas et sur l’éducation de leurs enfants vu qu’ils n’ont presque plus le temps de rester en famille en semaine.
Vous avez essayé de savoir combien coûtera au fonctionnaire son déplacement pour rallier DIamniadio  tous les jours ???

On calcule toujours les économies de l’état dans ces projets mais le fonctionnaire moyen est étranglé sans qu’aucune alternative ne lui soit proposée.
Aujourd’hui monsieur le président aller à l’aidb coûte très cher à cause de cette autoroute , les voyageurs sont entrain de faire les frais car voyager est devenu beaucoup plus cher et ceux qui prennent l’avion en ce moment ne me démentiront certainement pas.
Beaucoup pensent que voyager est un luxe et les acteurs auront toujours les moyens malgré les coûts mais quand voyager devient une nécessité et rentre dans le cadre de son travail la réalité est autre.
Les travailleurs du nouvel aéroport ont vu leur revenu sensiblement baisser a cause du transport et certains d’entre eux ont été contraints par la force des choses à abandonner l’aventure vu la détérioration de leur revenu.
Monsieur le président tout ceci  à cause d’une autoroute excessivement chère le revenu de beaucoup de sénégalais est entrain d’en pâtir et est entrain de changer même les modèles et qualité de vie.
On dira toujours qu’il y a une alternative à savoir la route nationale mais monsieur le président le tracé est fait de manière à ce qu’il soit presque impossible de l’emprunter à certaines heures de pointe et être à l’heure à son travail devient impossible au moment où la banlieue est en pleine effervescence.
Monsieur le président l’autoroute à péage est entrain d’asphyxier beaucoup de citoyens sénégalais sans que vous vous en rendiez compte.
Devant cette situation trois solutions s’offrent à vous
– Renégocier le contrat pour qu’emprunter l’autoroute à péage soit à la portée du sénégalais lamda et je vous donne l’exemple du président Wade qui avait à l’époque eu le courage de se re-approprier la Senelec cédée aux canadiens.
– Chercher un moyen pour dédommager SENAC et se ré- approprier notre bien national pour que l’autoroute soit vraiment une autoroute de et pour l’avenir des sénégalais.
– Ou le rendre gratuit au moins jusqu’à l’effectivité du TER qui peut être soulagera en partie de cette population grandissante pour qu’elle soit réellement une option comme on le répète toujours aux sénégalais qui ont le courage de dénoncer.
Monsieur le président sans ce péage excessivement exagéré  que je qualifie « d’effort de guerre de l’ex colon  » la vie de beaucoup de sénégalais gagnerait en qualité et je pense que l’objectif premier d’un gouvernement est de mener une politique qui fasse de l’amélioration des revenus de ses citoyens un sacerdoce.
– Vous ne vous en rendez peut être pas compte mais ce tronçon peut changer la vie de toute une population aussi bien positivement que négativement et donc veillez à ce qu’elle ne soit pas un obstacle social à de nombreuses familles sénégalaises.

– « AUTOUROUTE DE L’AVENIR » MAIS PAS CELUI DE L’AVENIR DU CITOYEN SÉNÉGALAIS LAMDA.

Reflechissez y monsieur le président et bon courage !!!

Abdou Ndiaye
Esprit libre.

Depuis le Fouladou, Sheikh Alassane Sène adresse une lettre moralisatrice à Macky Sall

Monsieur le Président de la République

En ma qualité de candidat à la présidentielle de 2019, respectueux des chartes de la Cedeao qui stipulent qu’aucune modification du Code électoral n’est autorisée 06 mois avant les élections, je voudrais vous faire part de mes vives préoccupations, à l’issue du vote du projet de loi sur le parrainage qui a suscité tant de controverses dans le landerneau politique national.

Il existe des moments opportuns, pas beaucoup, où un homme ne doit pas se manquer pour ne pas manquer le train de l’histoire.

Je ne vois pas en quoi ce qui s’est passé le jour du jeudi 19 avril à l’assemblée nationale puisse t-il être interprété comme l’émanation de la volonté du peuple. Au contraire de ce qui s’est passé dans les rues échaudées de la capitale où un peuple debout a exprimé son désaccord et son désappointement à l’endroit de sa classe dirigeante. Cette loi qui est passée au forceps contre vents et marées malgré l’adhésion totale de la majorité présidentielle, ne grandit en rien la démocratie de notre pays. Elle n’est représentative que du pouvoir et de son entourage. Au mieux, elle ne renforcera que la défiance de l’opposition et du peuple vis-à-vis des autorités en place.

Cependant, il n’est pas encore trop tard pour bien faire. Un faux départ n’entraîne pas essentiellement la fin de la course. On peut retourner au starting-block pour un nouveau vrai départ.

Pour ma part, le dialogue doit de tout temps, demeurer le socle du débat électoral national encore que le contexte s’y prête.

Il y va de l’image et de la consolidation de notre démocratie dont vous êtes le garant. Par conséquent, je vous demande Mr le Président de la République, de sauver le climat social en appelant toutes les franges de la société autour d’un dialogue sincère et constructif, et cela demeure crucial à plus d’un titre.

Sheikh Alassane Sène
Candidat à la présidentielle de 2019
Pdt Mouvement Daj Dëpp

Lettre ouverte à la présidente de la Commission de protection des données personnelles (CDP)

Pour un parrainage citoyen dans le respect de la loi

Chère Madame la Présidente de la CDP, je suis un citoyen qui voudrait bien parrainer son candidat pour l’élection présidentielle de 2019. Mais suite au non-respect de mes droits confèrent au traitement des données personnelles sur le site de mon candidat pour la collecte des parrainages, je risque de ne pas exercer mon devoir civique.

Mme la présidente, pour rappel la LOI n° 2008–12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des données à caractère personnel garantit à tous les Sénégalais les droits suivants:




Droit à l’information

Article 58.

Lorsque des données à caractère personnel sont collectées directement auprès de la personne concernée, le responsable du traitement doit fournir à celle-ci, au plus tard, lors de la collecte et quels que soient les moyens et supports employés, les informations suivantes :

1) l’identité du responsable du traitement et, le cas échéant, de son représentant ;

2) la ou les finalités déterminées du traitement auquel les données sont destinées ;

3) les catégories de données concernées ;

4) le ou les destinataires ou les catégories de destinataires auxquels les données sont susceptibles d’être communiquées ;

5) le fait de savoir si la réponse aux questions est obligatoire ou facultative ainsi que les conséquences éventuelles d’un défaut de réponse ;

6) le fait de pouvoir demander à ne plus figurer sur le fichier ;

7) l’existence d’un droit d’accès aux données la concernant et de rectification de ces données ;

8) la durée de conservation des données ;

9) le cas échéant, des transferts de données à caractère personnel envisagés à destination de l’étranger.

Article 61.

Toute personne utilisatrice des réseaux de communication électronique doit être informée de manière claire et complète par le responsable du traitement ou son représentant :

1) de la finalité de toute action tendant à accéder, par voie de transmission électronique, à des informations stockées dans son équipement terminal de connexion, ou à inscrire, par la même voie, des informations dans son équipement terminal de connexion ;

2) des moyens dont elle dispose pour s’y opposer.

Droit d’accès

Article 62.

Toute personne physique justifiant de son identité a le droit de demander, par écrit, quel que soit le support, au responsable d’un traitement des données à caractère personnel, de lui fournir :

1) les informations permettant de connaître et de contester le traitement ;

2) la confirmation que des données à caractère personnel la concernant font ou ne font pas l’objet de ce traitement ;

3) la communication, sous une forme accessible, des données à caractère personnel qui la concernent ainsi que de toute information disponible quant à l’origine de celles-ci ;

4) des informations relatives aux finalités du traitement, aux catégories de données à caractère personnel traitées et aux destinataires ou aux catégories de destinataires auxquels les données sont communiquées ;

5) le cas échéant, des informations relatives aux transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d’un pays tiers.

Droit d’opposition

Article 68.

Toute personne physique a le droit de s’opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement.

Droit de rectification et suppression

Article 69.

Toute personne physique justifiant de son identité peut exiger du responsable d’un traitement que soient, selon les cas, rectifiées, complétées, mises à jour, verrouillées ou supprimées les données à caractère personnel la concernant, qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou dont la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite.

Lorsque l’intéressé en fait la demande par écrit, quel que soit le support, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu’il a procédé aux opérations exigées en vertu de l’alinéa précédent dans un délai d’un (1) mois après l’enregistrement de la demande.

Mme la présidente, nul n’est censé ignorer la loi, votre mandat est de protéger le droit à la vie privée du citoyen Sénégalais. La CDP se doit dans sa mission d’investigation et de contrôle de procéder aux vérifications des moyens et supports employés par les candidats, afin de garantir que toutes les dispositions ont été prises pour respecter la loi et n’expose aucun citoyen aux risques de cybercriminalité.

Mme la présidente, depuis votre nomination, vous vous êtes montrée à la hauteur de la tâche. Je vous félicite et vous encourage donc à poursuivre votre travail, pour une démocratie plus forte, à la hauteur de la maturité citoyenne. Je vous prie de recevoir, Madame la présidente Mme Awa Ndiaye, l’assurance de ma parfaite considération.

Mamadou Diagne
Ambassadeur Open Knowledge Sénégal

Lettre d’un citoyen concerné et consterné à Monsieur Macky SALL

Monsieur le président,

Votre constance dans la direction de votre parti m’autorise à vous interpeller en votre qualité de président de l’APR, qui incarne à ses heures perdues la plus haute institution de ce pays.

Il n’est nullement besoin de revenir sur le chapelet de vos manquements dus en grande partie à la confusion que vous opérez entre les institutions privées et publiques. Vous en êtes l’acteur principal, le peuple en est témoin.

Monsieur le président, ce serait un pur pléonasme de dire que vous et votre parti avez déçu tous les espoirs qui étaient portés en vous. Vous avez de façon retentissante montré vos limites.

Le peuple retiendra que vos 7 ans à la tête du pays demeureront dans les annales de l’histoire comme une véritable catastrophe, une malencontreuse parenthèse de notre fière marche vers un Sénégal meilleur.

Et face à cela, tout silence serait la manifestation d’une complicité hautement coupable.

Devant Dieu et devant les hommes, je fais alors le serment de vous combattre. Je vous combattrai par l’expression de tout acte de citoyenneté. Je vous combattrai par une résistance et une désobéissance civiles puisque, monsieur le président, nul n’est tenu de se conformer face à l’injustice.

Tenez le pour dit: votre forcing ne passera pas. Nous ne vous laisserons pas, vous et vos juristes, assouvir vos fantasmes juridico-politiques.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le président du parti au pouvoir, et accessoirement Président de la république, l’expression de mes sentiments républicains.

Souleymane Soumaré

Citoyen concerné et consterné.

Lettre à Macky Sall, objet: révisions constitutionnelles

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Objet : révisions constitutionnelles

MONSIEUR LE PRÉSIDENT.

C’est dans un contexte très particulier que je m’adresse encore à vous pour un ultime appel à la raison face à votre fameuse révision de la constitution qui devrait passer à l’assemblée nationale dans 24h .
Monsieur le président permettez moi sans prétention aucune de vous rappeler et d’appeler votre conscience et votre subconscient que les changements que vous voulez apporter au système de parrainage ne font pas l’unanimité.
– le contexte est très particulier dans la mesure où deux candidats seront systématiquement exclu du processus électoral si jamais l’assemblée accédait à votre volonté et j’ose croire que tout ceci n’est pas fait à dessein et comme le dirait Wolof ndiaye  » tombee waral aay gaaf  » .
– Monsieur le président vous jugez qu’un candidat qui n’a pas 1% de parrains n’est pas légitime pour prétendre diriger notre cher pays . Je suis tout à fait d’accord avec vous et beaucoup de sénégalais le seraient si d’autres obstacles ne se greffaient pas à cette conditionalite.  Un minimum de 2000 signatures par région sans tenir compte de la répartition démographique régionale du fichier électoral . Monsieur le président le nombre qui légitime le candidat dans le région de Dakar qui compte 1.600.000 électeurs ne devrait pas l’être logiquement dans la Région de Kédougou avec ses 43.000 électeurs juste pour vous  étayer sur la notion de légitimité que je conteste d’ailleurs et je m’expliquerais plus en bas
– Monsieur le président l’exclusivité du parrainage répond à une violation flagrante du secret de vote et vous comprenez aisément que l’intention vaudra l’acte dans le contexte et vous n’êtes pas sans savoir qu’à partir des chiffres (résultats ) il sera très aisé d’avoir un sondage avec une marge d’erreur de peut être 3% si on laisse de la place a la campagne électorale qui fera son effet . Il suffira juste de prélever un échantillon représentatif de la population électorale pour avoir les futurs résultats électoraux et en tant que professionnel en la matière  je puis vous l’assurer monsieur le président .



Contrairement aux attentes véhiculées le parrainage va plutôt amplifier le phénomène pernicieux de la corruption politique. Certainement certaines candidatures seront  soutenues par des signatures découlant d une légitimité populaire. Mais d autres seront également soutenues par des signatures résultant d un marchandage pécuniaire et c’est un réel danger pour un pays qui se veut une gouvernance vertueuse Monsieur le président.
Monsieur le président ceux qui vous ont conseillé cette modification constitutionnelle pensent vous rendre service en vous mettant des pre- résultats à votre disposition pour ainsi vous faciliter votre rėelection  sont entrain de vous mettre contre le souverain peuple sénégalais : être élu c’est bien mais être bien élu c’est mieux et ça permet de mieux diriger un pays comme le Sénégal.
– Monsieur président je vous rappelle que les sénégalais ont voté un référendum qui a sûrement coûté plus cher que la crainte de pléthores de candidats et vous ont fait confiance en votant massivement le OUI et si deux ans après et a quelques mois des joutes électorales vous leur présentez de nouveaux changements , un doute quant au bien fondé de cette réforme constitutionnelle reste une constante.
Monsieur le président je tiens à attirer votre attention sur un fait qui peut être ne fera pas l’unanimité de ceux qui liront cette lettre mais mon intime conviction et ma déformation de professionnelle en sciences sociales me conduisent à poser le doute quand à la notion même de légitimité en la matière dans ce contexte très particulier du niveau d’instruction au Sénégal car monsieur le président beaucoup de sénégalais sans connaître les enjeux et les contours du parrainage choisiront un candidat pour des raisons qui ne sont pas maîtrisables à l’heure actuelle et dans ce contexte je ne pense pas que les meilleurs candidats soient  » légitimés et parrainés »
Monsieur le président si la crainte est la pléthore de candidats pourquoi ne pas leur demander de financer eux mêmes leurs bulletins de vote  pour l’aspect pécuniaire  et aussi un pluralité de candidats renforcerait cette légitimité même recherchée du prochain président puisque issu d’une compétition rigoureuse arbitrée par le peuple sénégalais.




Monsieur le président les évènements regrettables de paris ce 17 avril doivent  sûrement vous faire réfléchir en ce moment et je pense que vous auriez pu l’éviter et j’ose espérer que vous ne souhaitez pas une reproduction à effet de contamination le 19 Avril à la place Soweto
Monsieur le président c’est le peuple sénégalais qui s’est opposé à votre révision constitutionnelle et non des partis d’opposition qui ont quand même joué un rôle de relais de l’information et ne faites pas du peuple sénégalais une opposition car c’est ce même peuple qui vous a fait confiance.
– Monsieur le président il est encore temps de faire marche arrière et de surseoir a votre projet constitutionnel et ne le prenez pas comme une défaite. C’est une volonté du peuple , ce peuple même qui vous a installé au palais présidentiel dans un contexte qui était beaucoup plus compliqué.
– RENONCEZ PENDANT QU’IL EST ENCORE TEMPS MONSIEUR LE PRÉSIDENT ET BON COURAGE.

ABDOU NDIAYE
ESPRIT LIBRE

Lettre ouverte des Sénégalais de Toronto à la CENA et au ministère de l’Intérieur

Lettre Ouverte à  la CENA et au Ministère de l’Intérieur
« Exclusion des Sénégalais de Toronto  du processus d’inscription sur les listes électorales »

CC : Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Presse Nationale, Ambassade du Sénégal

 

C’est en dernier ressort que nous venons par ce canal vous informer de la décision prise (on ne sait comment ?), d’exclure les citoyens Sénégalais basés dans la ville de Toronto (Canada) du processus d’inscription sur les listes électorales.
Nous venons en effet d’apprendre de la part des autorités consulaires de l’ambassade du Sénégal à Ottawa, que Toronto n’est pas retenu pour recevoir la commission nationale d’inscription, et que seules les villes d’Ottawa, Montréal et Québec sont programmées.  Ceci est une première. En effet, depuis 1998, Toronto a toujours reçu les commissions, pour permettre aux citoyens basés dans cette ville (avec une population estimée a plus de 700 compatriotes selon les chiffres de l‘ASO – Association des Sénégalais de l’Ontario).
Jusqu’à présent, aucune justification n’a été fournie,  quand aux critères et motifs exacts ayant motivé une telle décision de ne pas faire venir la commission à Toronto, ce qui risque de priver nos compatriotes de la possibilité de s’inscrire sur le fichier électoral, et/ou faire une demande de carte d’identité nationale biométrique.





De façon subsidiaire, nous déplorons fortement le manque de courtoisie et de professionnalisme notoire, de certains diplomates de l’ambassade à Ottawa, en charge de cette question. Pourtant leur raison d’être devrait être de se mettre au service de la communauté.

Nous interpellons donc, directement, et ouvertement,  l’opinion publique nationale et internationale en général, mais plus important encore, la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome), le MINT (Ministère de l’Intérieur) et le MAESE (Ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur), sur ce dénis flagrant d’un droit constitutionnel,  en voulant priver nos compatriotes de toute possibilité de s’inscrire sur les listes.

La proposition de l’ambassade consistant à demander aux citoyens de Toronto de venir s’inscrire à Ottawa, (distant 
 de 450 km, soit presque mille kilomètres pour un aller/retour), est non seulement complètement inacceptable, mais aussi pas du tout pratique, vue la taille de la communauté Sénégalaise de Toronto, et la distance qui sépare les deux villes.

Nous osons espérer que les autorités ici interpellées, prendront toutes les mesures idoines pour corriger dans les plus brefs délais, c’est-à-dire avant la date officielle de clôture des inscriptions, afin que la commission se rende à Toronto, pour permettre à nos compatriotes de l’Ontario (Toronto et villes environnantes) de s’acquitter de leur devoir citoyen.

Toute démarche contraire, ne ferait que réconforter d’avantage les convictions de bon nombre de nos compatriotes qui  pensent déjà    tort ou à raison), que tout un mécanisme est mis en place, pour empêcher certaines catégories de citoyens de pouvoir voter aux prochaines élections présidentielles de 2019.  




La victoire d’une coalition de partis issue de l’opposition au Canada lors des dernières élections législatives (comme ce fut le cas d’ailleurs aux deux tours des élections de 2012), ne peut constituer une raison suffisante de rendre difficile, voir impossible, la possibilité pour les citoyens basés au Canada en général et à  Toronto en particulier, de jouir  d’un droit, garanti par la constitution de notre pays.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre demande, veuillez agréer, l’expression de nos sentiments patriotiques.

Toronto, Le 13 Avril, 2018
Un groupe de citoyen-nes Sénégalais-e-s  établis à Toronto (Canada)

Lettre ouverte à nos forces de l’ordre: un appel patriotique à un devoir de responsabilité

Ces propos du candidat Macky Sall en 2012 sont lourds de sens et nous renvoient au spectre de la violence policière qui avait semé un chaos indescriptible et entraîné la mort de plusieurs de nos compatriotes par la seule volonté d’un homme,  l’ancien président de la République, maître Abdoulaye Wade, obnubilé par un troisième mandat et qui espérait prendre au dépourvu un peuple d’une docilité incroyable en changeant à la veille de l’élection présidentielle de 2012 les règles du jeu.

N’eussent été la mobilisation et la résistance des forces vives de la nation, nous serions maintenant entrain d’assister à un long règne de 19 ans du président Abdoulaye Wade.

Qui aurait cru que le vainqueur de l’élection présidentielle de 2012, monsieur Macky Sall avec une litanie de vœux pieux et d’engagements solennels  oserait prendre le même  chemin tortueux de la politique politicienne sénégalaise digne d’une République bananière où les principes de l’Etat de droit ou de la démocratie sont continuellement remis en question par le fait du prince en torpillant le processus électoral sous la conduite d’un praticien du droit constitutionnel, le ministre de la justice monsieur Ismaila Madior Fall ?




Personne. Même nos concitoyens les plus sceptiques qui avaient émis des réserves sur sa probité et ses qualités d’homme d’Etat à l’instar de l’ancien chroniqueur de l’émission Deug Deug, monsieur Souleymane Jules Diop,  ne pouvaient nullement imaginer que cet homme serait capable une fois à la tête du pays de se conduire comme un despote sans foi ni loi et qui au demeurant prend un malin plaisir à tester les capacités de résistance de la nation devant ses nombreuses compromissions abjectes voire ses provocations.

L’histoire bégaie. Les mêmes erreurs du passé vont reproduire aujourd’hui systématiquement les mêmes conséquences fort préjudiciables à l’ensemble du corps social sénégalais. La provocation du régime sangsue du président de la République, monsieur Macky Sall a trop duré.  Nous lui avons laissé trop de temps pour accomplir en toute impunité ses monstrueuses impostures. Plus, le peuple se complaint dans une passivité indescriptible, plus notre apprenti- dictateur pousse la provocation à son paroxysme.

Si nous n’y prenons pas garde, l’irréparable risque inéluctablement de se produire à l’occasion de l’adoption par sa majorité mécanique anti-patriotique Benno Bokk Yakaar de la loi sur le parrainage, une forfaiture de trop, un coup bas porté à notre démocratie fortement malmenée par le président Macky Sall depuis 2012. L’heure est grave et il est du devoir de chacun d’entre nous de tirer la sonnette d’alarme voire de situer la responsabilité des uns et des autres sur les dangers qui guettent voire inquiètent tout le Sénégal.

C’est pour cette raison que je vous interpelle, vous nos vaillantes forces de l’ordre en vue de jouer pleinement votre rôle de protection des citoyens sénégalais et in fine  vous renvoie aux propos du candidat Macky Sall, devenu président grâce à une très forte mobilisation des citoyens sénégalais  afin de restaurer les valeurs de la République  mises à terre par le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. Par voie de conséquence, nous vous lançons un appel solennel en vue de  refuser par devoir patriotique de brimer nos compatriotes qui défendent avec justesse leurs droits légitimes. Le pouvoir du président de la République, monsieur Macky Sall pousse le peuple à un affrontement aux conséquences incalculables. Nous ne pouvons pas garder le silence sur la volonté sournoise du chef de l’Etat, monsieur Macky Sall à se choisir lui-même ses adversaires à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Son funeste et insipide projet de loi sur le parrainage risque d’embrasser le pays. Vous n’avez pas le droit ni l’obligation de prêter le flanc à un pouvoir qui ne cesse de changer les règles du  jeu en écartant toute possibilité de large consensus sur une question majeure du processus électoral.

Ces hommes et ces femmes qui refusent d’abdiquer voire de renoncer à leurs droits légitimes garantis par la Constitution du pays malgré les menaces voire les intimidations du président Macky Sall,  sont vos frères,  vos sœurs et vos parents. Vous n’êtes pas au service de cet homme qui frise l’indécence en nous narguant à longueur de journée.  Vous êtes au service du peuple. Les hommes du pouvoir ne sont à la tête du pays que pour un court temps et vont inéluctablement passer à autres choses de gré ou de force. Par contre,  vous avez une carrière à honorer et à accomplir dignement pour mériter le respect voire le dévouement de toute la nation  sénégalaise à votre égard.

Vous devez refuser le déshonneur en vous rangeant derrière un homme aveuglé par les fastes du pouvoir et qui craint par-dessus tout à rendre des comptes à la justice sur sa gestion scabreuse de nos ressources publiques.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas vos ennemis. Ces concitoyens ont les mêmes espérances que vous et partagent les mêmes craintes de scènes de chaos qui se profilent à l’horizon en raison de l’entêtement du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar, monsieur Macky Sall à  mener un bras de fer au peuple souverain.

Ayez chers compatriotes le courage voire la sagesse de refuser des ordres visant à violenter sauvagement et de manière gratuite d’autres citoyens sénégalais. Aucune personne, même vos supérieurs et à fortiori le président de la République, monsieur Macky Sall ne méritent que vous vous engagiez dans cette voie et vous vous salissiez les mains pour les basses intérêts mondains.

Brutaliser de la sorte vos compatriotes revient à détruire immanquablement le tissu social. Nous partageons les mêmes valeurs, habitons pour l’essentiel dans les quartiers paumés de la banlieue voire dans les zones les reculées du pays où l’urgence est partout dans nos foyers. Également, nous ressentons les mêmes peines voire les mêmes souffrances face à nos difficiles conditions de vie. Nous craignons par-dessus d’assister à l’implosion d’une jeunesse abandonnée à son sort par un gouvernement incapable de leur donner l’opportunité de trouver un travail décent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Nous rions et nous pleurons ensemble nos joies ou nos malheurs. Pourtant, nous sommes tous témoins de cette violence inouïe que vivent au quotidien nos frères et nos sœurs.

Ces hommes et ces femmes d’horizons diverses sont nos frères de sang et nous ne devons pas accepter qu’un politicien professionnel de la dimension de notre président par défaut, monsieur Macky Sall attise la haine voire la rancœur dans nos cœurs en voulant coûte que coûte se maintenir au pouvoir sans le consentement de la majorité du corps social sénégalais.

Vous seuls avez le pouvoir de freiner la boulimie du pouvoir de Macky Sall en laissant le peuple assumer sa responsabilité devant l’histoire à partir du moment où les voix les plus autorisées de la nation à l’instar des familles maraboutiques eu égard à leur rôle de guides religieux voire de médiateurs sociaux et une bonne partie de la société civile gardent le silence de manière éhontée sur la gouvernance sombre et nauséabonde de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar afin de ne pas froisser notre président apprenti – dictateur.

Soyez fiers  mes chers compatriotes soldats et policiers de votre mission de gardien de la sécurité des citoyens sénégalais et refusez surtout de répondre à  l’appel des marchands d’illusion du régime de monsieur Macky Sall qui veulent asservir le peuple avec votre soutien voire votre complicité.

Mes chers compatriotes soldats et policiers, n’écoutez que votre conscience citoyenne, craignez Dieu par-dessus tout dans votre travail  et agissez avec retenue et responsabilité votre mission de protection de vos compatriotes sénégalais.

Le jeu machiavélique du pouvoir ne doit pas prendre le dessus sur votre honneur, sur votre foi, sur votre engagement patriotique à servir le peuple et sur l’héritage de nos illustres prédécesseurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Dernière minute : Simone Gbagbo rompt le silence depuis la prison et écrit une lettre aux Ivoiriens qui choque la toile….

Dernière minute : Simone Gbagbo rompt le silence depuis la prison et écrit une lettre aux Ivoiriens qui choque la toilé.

L’ex-Première dame, Simone Gbagbo, se dit attristée par une campagne de dénigrement contre ses avocats
Pour la première fois, l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, a rompu le silence ouvertement depuis sa prison pour réagir à ce qu’elle qualifie de campagne de dénigrement contre ses avocats sur des réseaux sociaux.
C’est l’une des rares fois où elle appose sa signature pour donner un cachet d’authenticité à un communiqué émanant de ses soins. Ce communiqué daté du lundi 9 avril 2018, et dont copie nous est parvenue, est une complainte de Simone Ehivet Gbagbo, ex-Première dame de Côte d’Ivoire, emprisonnée à l’école de gendarmerie pour diverses charges durant la crise post-électorale de 2011.




L’épouse de l’ex-président de la République, Laurent Gbagbo -lui-même incarcéré à a Haye, au Pays-Bas où il comparait devant la Cour pénale internationale (Cpi), dit avoir été informée, depuis son lieu de détention, « qu’une véritable campagne de dénigrement, de calomnie et de manipulation, a été mise en oeuvre pour salir la réputation de Me Rodigue Dadjé et de Me Habiba Touré », ses avocats.
Le crime imputé à ces deux avocats, révèlent l’ancienne député d’Abobo, reposerait sur une mission qu’ils auraient menée au Ghana pour informer les victimes de la crise post-électorale exilées dans ce pays sur le fonctionnement de la Cpi ainsi que leur droit de dénoncer les crimes que chacune a pu subir. Cette cette mission, écrit Mme Gbagbo, qui a entraîné un déchaînement de certaines personnes sur les réseaux sociaux contre ces éléments de sa Défense.
Elle déplore en cela « une tentative délibérée » visant à affaiblir sa Défense, mais également celle de milliers de victimes de la crise ivoirienne qui ont décidé de faire confiance en ces hommes du droit. « Cela m’attriste profondément», écrit l’ex-Première dame, qui dit réitérer toute sa confiance et son soutien aux deux avocats en leur demandant de continuer leur combat mené pour la vérité et la justice au profit des intérêts, de loin les plus importants, des victimes. « J’ai été aussi victime. Que n’a-t-on pas dit sur moi ? Quand on mène le vrai combat, cela effraie toujours les intrigants », signe le communiqué de Simone Gbagbo, qui termine en exhortant ses partisans et les avocats concernés à demeurer forts. Car, conclut-elle, « le combat pour la justice est fondamental et essentiel pour apaiser les coeurs de toutes les victimes innocentes à qui on reproche simplement d’être pro-Gbagbo ».

Mercredi 11 Avril 2018 – On avait plus entendu parler d’elle depuis l’affaire des refus de ses visites de Noël mais voilà que Simone Gbagbo Rechercher Simone Gbagbo refait surface.

Cette fois-ci l’ex première dame signe un communiqué d’indignation contre une campagne de «dénigrement, calomnie Rechercher calomnie et manipulation» lancée à travers l’opinion contre ses deux avocats Maitres Rodrigue Dadjé et Habiba Touré Rechercher Habiba Touré après leur récente initiative à succès dans les camps de réfugiés ivoiriens au Ghana.

Dans le document transmis à KOACI, depuis son lieu d’incarcération, Simone Gbagbo, mise au courant de cette dernière, se dit attristée et réitère son soutien à sa défense.

«Il s’agit surement d’une tentative délibérée d’affaiblir ma défense et celle de milliers de victimes de la crise ivoirienne qui ont décidé de faire confiance à Me Rodrigue Dadjé et à Me Habiba Touré. Cela m’attriste profondément.» relève t’on du document signé à Abidjan le 9 avril.

Simone Gbagbo s’interroge ensuite: «Comment comprendre que la mission menée par ces avocats au Ghana pour informer les victimes sur le fonctionnement de la CPI et leur droit de dénoncer les crimes que chacune a subis, entraine un tel déchainement.»




«J’ai aussi été victime de calomnies. Que n’a-t-on pas dit sur moî» poursuit l’ex première dame qui ajoute telle une missive: «Quand on mène le vrai combat, cela effraie toujours les intriguant.»

Elle conclue enfin sur une note politique: «Le combat pour la justice est fondamental pour apaiser les coeurs de toutes ces victimes innocentes à qui on reproche simplement le fait d’être pro-Gbagbo».

Avec pour but de faire comparaitre le camp du président Ouattara à la Haye pour ses responsabilités dans des exactions commises durant la crise post-electorale, Maitre Dadjé s’était rendu en mars dernier dans les camps de réfugiés ivoiriens au Ghana pour l’obtention d’un statut de victime de ceux qui s’y sont massés depuis 2011

Lettre ouverte aux répondeurs automatiques de l’APR !

Que faut-il penser de certains de militants de la mouvance présidentielle qui passent tout leur temps à squatter les pages des sites sénégalais d’informations en vue de répondre systématiquement et très souvent de manière maladroite voire saugrenue aux différentes contributions de nos compatriotes à la situation socio-économique du pays ?

Que dire également de leur singulière volonté à apporter toujours la même réplique consistant à penser que toutes les contributions publiées dans les différentes sites sont l’œuvre d’une seule personne, qui en fonction de telle ou telle circonstance change de pseudo  pour brouiller les pistes ?

Certes, vous avez le droit de critiquer les contributions des uns et des autres sur la gestion sombre et nauséabonde de notre président par défaut monsieur Macky Sall. Toutefois, il ne suffit pas seulement de les rejeter par pur esprit partisan. Vous devez aller au-delà et vous départir de votre appartenance à la mouvance présidentielle afin d’exprimer à force d’argumentaire et même avec  ténacité votre désapprobation.




Cependant, vous avez tromper royalement en pensant que je me cache sous les appellations des messieurs Ibrahima Sadikh Ndour, Pathé Gueye, Nioxor Tine, Bocar Gueye, Alioune Seck, Xeme, ou de Madame Fatou Sock. Quel drôle d’idée de penser de la sorte en refusant d’utiliser avec courage votre esprit critique en vue d’appréhender le réel en toute objectivité ? Vous ne pouvez pas vous contenter de cette ligne de défense pour botter en touche les nombreux griefs observés dans la gestion du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar  par ci et là par beaucoup de nos compatriotes. Par ailleurs, je tiens à préciser pour votre information que je ne suis aucune de ces personnes, même s’il m’arrive parfois de partager leurs analyses. Au plus, il m’est totalement impossible d’écrire comme eux. C’est comme ça et il faut chercher autre chose au lieu de vous enfoncer dans cette situation grotesque voire absurde.

Ayez au moins du courage et de  la lucidité d’esprit en vue  de participer au débat démocratique des idées, ne serait ce que pour défendre la politique et les différentes actions du président Macky Sall depuis qu’il est à la tête du pays ou plutôt depuis qu’il assume ouvertement son parfait rôle de collaborateur de l’ancienne puissance coloniale, la France.

Nous vous attendons sur ce terrain certes rude de la confrontation des idées afin de faire avancer le pays dans la voie des acquis démocratiques pour quiconque compte propulser le Sénégal dans le rang des nations Émergentes.

Mais hélas, je reconnais le fait que vous éprouvez un profond malaise à défendre sur le plan des idées voire de l’éthique un  homme, le président de la République,  monsieur Macky Sall qui passe tout son temps à remettre en question les droits ou libertés de nos compatriotes garantis par la Constitution et qui ne cesse de mentir de manière éhontée voire de revenir sur ses nombreux engagements contractés envers le peuple. C’est pour cette raison que vous vous versez dans le registre abject et lâche des invectives en vue de saborder notre conscience citoyenne. Mais, c’est une peine perdue d’avance.

Cependant, vous ne pourriez jamais déceler la moindre trace d’attaques personnelles dans mes contributions.  Je me borne tout simplement à décrire des faits précis et observables pour quiconque s’intéresse à la manifestation de la vérité.  Mais, en fait, que voulez vous ? Que nous observions le silence des momies sur les tares de la gestion « sobre et vertueuse » du pouvoir afin de faire plaisir à votre mentor. C’est trop nous demander en raison même de l’état de délitement du tissu social et de la pauvreté endémique qui frappe une bonne partie de nos concitoyens. Ainsi, il ne faut pas compter sur moi pour couvrir voire de passer sous silence les scandales à répétition du régime clanique de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar.

Vous devrez revoir votre stratégie de communication en pensant que les citoyens sénégalais qui exercent librement leur droit de regard sur la situation socio-économique du pays sont des « malades mentaux ». Votre aveuglement risque de vous perdre. Le régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall se trompe lourdement en voulant réduire sur une seule personne la contestation sociale à travers les sites d’informations et les réseaux sociaux. Cette stratégie n’est pas viable puisqu’il suffit juste à un observateur épris de justice et de bonne foi pour savoir rien qu’à la seule lecture de ces différentes contributions, il est impossible que ces dernières soient l’œuvre d’une seule personne en raison même du style et de la tonalité des propos.

En ce qui me concerne,  j’assume pleinement mon droit de regard sur la situation du pays nonobstant les remarques voire les quolibets  des répondeurs automatiques de l’APR en m’assimilant à tort à un malade mental. Je n’écris qu’en fonction de ce que me dicte uniquement  ma conscience citoyenne. Je ne suis payé par personne et aucune personnalité politique n’est derrière moi. Je suis un électron libre et je ne suis pas récupérable d’une manière ou d’une autre par la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. La personne du président de la République, monsieur Macky Sall m’importe peu. Il s’agit du Sénégal et de la défense de ses intérêts légitimes  ni plus ni moins. Mon engagement citoyen est totalement gratuit et Dieu merci je n’attends rien en retour de nos politiciens professionnels aguerris. Au plus, je n’apporte mon soutien qu’aux seules offres politiques qui travaillent réellement pour le bien être de l’ensemble du corps social sénégalais et pour la réhabilitation de nos principes républicains voire de nos valeurs largement partagées par nos compatriotes.

Toutefois, je préfère jouer le rôle d’un malade mental qui pointe du doigt la mauvaise gestion du régime clanique du président de la République, monsieur Macky Sall, l’instrumentalisation perfide de certains acteurs de notre système judiciaire, l’impunité totale accordée aux membres de la coalition Benno Bokk Yakaar en matière de pillage de nos maigres deniers publics, la trahison d’une certaine élite intellectuelle, le silence coupable de l’aristocratie maraboutique, la cupidité de certaines personnalités de la presse que d’endosser le rôle d’un lâche qui devant toutes ces impostures, se compromet en acceptant de soutenir un régime politique injuste et pitoyable à l’encontre des sans voix et des plus démunis.




Messieurs les répondeurs automatiques de l’APR, je reconnais que votre tâche est rude et vous devez justifier vos perdiems perçus indûment sur le dos du contribuable en dépit même de votre appréhension à fouler un certain nombre de valeurs pour ainsi voler au secours de votre bienfaiteur du moment, le président de la République,  monsieur Macky Sall et de certains de ses acolytes tapis à l’ombre et qui ont une peur bleue d’exprimer ouvertement leurs idées en raison même de leur parcours politique peu orthodoxe.

Je n’envie pas du tout votre posture. Il est regrettable pour un homme ou pour une femme de trahir les aspirations légitimes du peuple en s’alliant avec des politiciens professionnels sans foi ni loi pour recevoir en fin de compte de l’argent public par commentaires intempestifs. Et que faites vous de votre dignité d’homme ? Et vous ne vous privez pas de déclamer partout le Sénégal Émergent, une fameuse trouvaille de notre président apprenti- dictateur au moment même où nos compatriotes éprouvent toutes les peines du monde à faire face à leurs difficiles conditions de vie.

Continuez toujours à penser allègrement que mes différentes contributions et celles d’autres compatriotes relèvent d’une pathologie voire d’un délire, vous serez surpris de constater le moment venu le désaveu total de la population à l’encontre de la politique du régime de monsieur Macky Sall.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Lettre au président de la République, objet: élection, parrainage et jeunesse

Lettre ouverte au président de la république du Sénégal

Objet : échéances électorales parrainage et jeunesse

Monsieur le président
Encore une fois par voie épistolaire et en esprit libre je m’en vais vous donner mon opinion sur l’actualité qui occupe et préoccupe le commun des citoyens sénégalais comme moi.
Nous sommes à dix mois des élections présidentielles sénégalaises et il n’est pas étonnant que l’actualité se pointe au quotidien sur votre éventuelle reconduction ou sur une alternance . Comme je vous avais annoncé sur une de mes correspondances , de potentiels candidats sortaient et n’auront pas forcément le profil classique du candidat chef de parti politique.
Pour parer et faire face à cette réduction de candidats vous avez choisi le système du parrainage sûrement sur conseil de vos collaborateurs.
Monsieur le président en citoyen non politique patriote et très observateur de la situation du pays en général je vous avertis que vous avez fait un très mauvais choix .
La première erreur par rapport à ce choix de changer la constitution a quelques mois c’est que tous les électeurs ressentent en vous une crainte d’affronter vos adversaires et je pense qu’à l’heure actuelle les citoyens dans leur choix politique tiendront compte de  » la confiance en soi  » pour le prochain président de la république sénégalaise.
Crainte d’autant plus que le fameux parrainage ne tient aucunement compte du facteur de répartition démographique du fichier électoral et donc un faux départ parce que la légitimité du candidat ne saurait être démontrée techniquement .




L’exclusivité du parrainage de son candidat violera tout le secret du vote même si c’est de manière partielle et il suffira à partir de ces résultats de choisir un échantillon représentatif de la population électorale pour avoir un sondage très fiable des résultats électoraux .
Monsieur le président vous imaginez l’achat de conscience qui découlera de cette course effrénée de chasse aux parrains ??? Ceci sera tout simplement une opération dépourvue d’éthique et de morale en ce contexte conjoncturel très difficile .
Monsieur le président renoncez pendant qu’il est temps à votre projet de loi qui vous rapportera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. Nous n’avons pas envie d’assister à un 23 juin bis.
Votre projet de parrainage ne fera que renforcer et raffermir  des coalitions politiques au sein de l’opposition sénégalaise à laquelle vous ferez face et empêchera les sénégalais de vaquer à leurs occupations avec les marches et sit in interminables …
Mais monsieur le président je vous avais averti dernièrement que l’opposition sénégalaise actuelle n’élira pas le prochain président du Sénégal car ce n’est pas un secret de polichinelle que de savoir que l’âge moyen le plus bas du fichier électoral sénégalais est la constante à ne pas négliger pour ne pas dire à considérer. Cette jeunesse apolitique votera par empatie et antipatie et je pense même qu’on vous l’a soufflé mais votre fameuse agence de « projets rapides » pour les jeunes financée à hauteur de 30 milliards de francs ne fera que des dégâts.
Monsieur le président l’environnement de l’entrepreneuriat sénégalais ne permet pas une croissance d’un capital dans des délais aussi courts  surtout s’agissant de jeunes sans expérience laissés au cruel monde des affaires sénégalais .
A moins d’un miracle mais ces fonds finiront dans les comptes de  » pertes et profits  » sur le dos encore une fois du contribuable sénégalais.
Là où  L’ANPEJ  ( agence nationale pour l’emploi des jeunes ) n’a pas réussi avec des projets à long terme je ne pense pas qu’il soit logique de penser qu’un entrepreneuriat rapide qui est utopiste puisse prospérer .
Monsieur le président pourquoi vous n’orienterez pas ces fonds dans les entreprises existantes avec un partenariat gagnant gagnant pour justement qu’ils puissent employer ces jeunes qui auront l’avantage d’acquérir l’expérience nécessaire pour affronter l’auto-entrepreneuriat qui , en pratique n’est pas chose facile au Sénégal.
Inspirez du modèle pôle emploi en  l’adaptant bien sûr  à nos réalités et contextes vous verrez un autre visage de la jeunesse sénégalaise.




Monsieur le président une dissolution du HCCT (haut conseil des collectivités territoriales )et du CESE(conseil économique social et environnemental ) (qui coûtent mensuellement au minimum au contribuable 500 millions de nos francs) qui n’ont aucune incidence sur le développement,  ajouté au fond que vous avez prévu pour « l’entrepreneuriat  rapide » pourrait être un bon début de solution pour éradiquer définitivement le problème emploi jeune qui est une bombe sociale à détonation imprévisible.
Monsieur le président les problèmes politico judiciaires renforcés par le contexte électoral a fini par hanter la quiétude des sénégalais lamda que nous sommes et de grâce conseillez à vos collaborateurs de ne pas en faire ni un cheval de bataille ni un thème de campagne électorale
Le pays a besoin d’apaisement pour des élections libres , transparentes , démocratiques où chaque citoyen fera un choix libre et objectif pour élire le prochain président du Sénégal.
Dans le contexte actuel vous avez besoin monsieur le président d’un virage à 180° au vu du timing pour pouvoir réaliser un DOOR DOORAT sinon votre DOOR KHATHI actuel s’abattra malheureusement sur vous.
Bonne chance monsieur le président

Abdou Ndiaye
Esprit Libre



Contribution: Lettre ouverte sur notre patrimoine génétique visible

A Mme la Femme négro-africaine

 

Lettre ouverte sur notre patrimoine génétique visible

Madame,

Je viens auprès de votre autorité identitaire vous faire part de ma consternation, de ma désolation, et de mes peurs face à cette conspiration tant masculine et fantasmatique que commerciale, contre ta noirceur légendaire, symbolique et identitaire. Je ne serai pas Senghor pour chanter ta couleur mais, j’aurai aimé que Fanon me soit utile à te rappeler que le « masque blanc » est un mythe qui te déconstruit, te dénature et te réduit à une hybride. Je ne reconnais plus Fatou, avec qui je jouais, ni Ndéye Khady qui me servait de rempart contre l’hostilité de la rue au parcours de l’école. Elles ont changé d’apparence, nées noires, elles sont devenues claires et même blanches pour Fatou. Quand elles me rendent visite, dans certains boulevards de mes rêves, elles se présentent en caméléons et je sursaute, en disant : «Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! »

Mes nuits sont blanches, mes jours sombres ! T’adresser un verbe moralisateur, tant s’en faut ; j’accuse les mâles et les cosmétiques de te pousser dans les extrêmes limites de ton retranchement à ne vouloir paraitre que, comme ils te le font croire, belles et désirables sous une peau plus claire tendant vers la « sainte » blancheur. Je participais aussi à ce paradoxe de la femme claire. Plus d’une cinquantaine d’années de télévision m’a présenté, sous le coup de projecteurs, de « la chair blanche », ou mieux, des femmes claires symbolisant la beauté, l’intelligence et tous les autres attributs favorables ; au même moment où les femmes noires symbolisaient le dur labeur, et les taches socialement « ingrates ». Donc, j’avoue que nous tous sommes responsables d’une manière ou d’une autre. « Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! »

Mes nuits sont blanches, mes jours sombres !

Madame,




Fatou m’a confié que depuis toute petite, on ne cessait de lui dire « tu es trop noire, tu es trop noire ». Ses frères lui donnaient une définition de la beauté, contraire à la nature de son épiderme. Et cela a développé un complexe en elle. Entre le choix de se détester toute sa vie ou de rester naturelle, elle a préféré changé d’apparence pour « être à l’aise » ; car m’a-t-elle dit « si ta famille te dit que tu es vilaine, tu dois vraiment l’être ». Fatou est l’archétype de millions de femmes africaines blessées dans leur dignité lors de leur tendre enfance. Qu’avait elle fait pour mériter ce procès d’être née naturellement noire de peau ? Pourtant Modou, le frère de Fatou, a l’épiderme si foncé, mais cela ne l’empêchait guère de se moquer de sa sœur ; seulement, il disait à qui voulait l’entendre : « j’épouserai une femme belle, femme claire ».

Madame,

Je comprends que ce sont ces modou-modou qui sont d’une part à l’origine de cette dépigmentation, de ce désaveu de la couleur noire perpétré par ces fatou-fatou. Ces modou-modou sont l’esprit de ce sacrilége et ces fatou-fatou en sont les mains. Ndeye Khady, dont je parlais dans le contexte de ses présentations nocturnes dans mes rêves, je lui ai toujours vouée un amour, celui des enfants de quatre ans, qui ne reconnait que les personnes les plus aimables vis-à-vis d’eux. Oui, elle était d’une agréable nature ! Mais, mes souvenirs sont encore frais, concernant la blancheur de ses dents et de ses yeux, qui contrastaient poétiquement avec sa noirceur.  Il m’arrivait de pleurer, quand elle m’amenait de l’école vers chez moi, afin qu’elle use de ses yeux, comme pour me supplier de me calmer. Cette lueur si innocente, si profonde, si authentique est devenue vulgaire, pale et artificielle quand elle s’est dépigmentée.  « Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! Oh non, nos filles ne seront pas victimes de cela ! »

Mes nuits sont blanches, mes jours sombres !

Madame,

J’ai parlé – la voix faible, le regard humble, le cœur triste – à Ndéye Khady. « pourquoi …..? » lui ai-je demandé.

« Une dizaine d’années de sacerdoce familial, de jeu de séduction, et d’auto-compétition culinaire ont disparu de l’esprit et du cœur de mon homme, quand une femme claire, Maelys, a tapé à son cœur » m’a-t-elle répondu.

Son homme, Félix a répondu à cet appel amoureux; Ndeye Khady tentait à comprendre les échos de cet appel. La seule compréhension qu’elle a eue était la suivante : « Félix a démontré qu’une femme claire est plus avantagée par la nature, n’est ce pas dit-on halé bou hess, amm rafetaayou djinné[1] ». A partir de ce moment, Ndeye Khady a fait le choix de changer d’apparence et de perturber à jamais mes nuits en s’y présentant comme un caméléon.

Madame,

Vous êtes nombreuses à être des victimes qui aiment, comme Fatou et Ndeye Khady, leurs bourreaux. Et c’est là que se présente l’industrie cosmétique de la dépigmentation. Johnson que j’avais rencontré au Ghana m’avait appelé récemment au téléphone. Il me disait que les femmes enceintes prenaient un sérum pour que leurs enfants naissent avec l’apparence métisse. Il me répétait : « savent-elles que c’est au prix de leurs vies et de celles de leurs bébés qu’elles font cela ? » Je ne répondis rien, il n’avait pas besoin que je parle ; il voulait juste sortir le trop plein d’amertume face aux agressions contre cette peau que nous partageons, notre patrimoine génétique le plus visible.

Ces agressions menées avec des panneaux publicitaires, comme glaives, se passent pourtant au vu et au su de n’importe qui passe par les grandes artères des villes africaines. Leur violence n’a d’égale que l’ambition de violer l’esprit des plus faibles et de saigner le cœur des esprits forts, parmi vous, Madame Femme Noire. Cette violence contre notre empreinte génétique la plus visible se passe aussi au moyen des chaines de télévision. L’audience y est beaucoup plus vaste. En conséquence, il est facile de demander à Mireille ou Bineta le nom du produit éclaircissant qu’on passait, en guise de publicité, au cours de la pause commerciale de la série télévisée. Mes nuits sont blanches, mes jours sombres !

Madame,

Tu m’as donné le sein au berceau. Tu t’es réincarnée, quand j’étais adolescent, et m’a fait découvrir le plaisir de ton intimité ; tu m’as promis de devenir mienne, en quittant la maison de ton père et de ta mère pour former chair de ma chair, en nous donnant une progéniture. Pour toutes ces raisons, je dois te dire que quiconque te demande de changer, ne t’aime pas si la condition est que tu changes de complexion.

Ma femme Noire, notre Femme noire,




Nous te présentons nos excuses les plus sincères de t’avoir fait développer le complexe adamique du paradis perdu. Le paradis est la noirceur de ta peau ; ta déchéance, dépigmentation. Un fantasme est fait pour rester idéel, il meurt quand on concrétise l’idée. Donner naissance à une progéniture qui s’identifie à une mère noire, puis qui grandit avec une mère devenue claire ou blanche ; c’est le meilleur moyen d’affaiblir ses potentialités d’assertivité et d’amour propre.

Dans l’espérance que ces mots te parviendront, je te renouvelle tout mon amour et ma disposition à t’accepter noire, Femme, sans dépigmentation ; oh si, la noirceur est la partie la plus visible de notre patrimoine génétique !

Je veux que mes nuits soient noires comme ta peau, et mes jours blancs comme ton cœur.

 

TRAORE Cheikh Tourad

[1] Une femme claire et belle comme une fée



Ibrahima Dème démissionne de la magistrature. Sa lettre de démission au vitriol (Document)

YERIMPOST.COM La voici…

 

Mes chers compatriotes,
Il y a un peu plus d’un an, je démissionnais du Conseil Supérieur de la Magistrature pour dénoncer l’instrumentalisation de cette institution par l’exécutif.

Depuis lors, la magistrature est de plus en plus fragilisée, voire malmenée de l’intérieur comme de l’extérieur. Il en est résulté une crise sans précédent de la justice qui a perdu sa crédibilité et son autorité.

Aujourd’hui, elle ne joue plus son rôle de gardienne des libertés individuelles, de régulateur social et d’équilibre des pouvoirs.

Je démissionne d’une magistrature qui a démissionné.

Cependant, je ne capitule point, car je resterai indéfectiblement attaché au combat pour l’indépendance de la justice, indispensable pour la survie de notre nation et de notre démocratie. Ce combat ne saurait en effet être celui des seuls magistrats.

Il faut néanmoins souligner que le naufrage de la justice, c’est non seulement un manquement du Président de la République à son obligation constitutionnelle de garantir l’indépendance de cette institution ; mais c’est avant tout la responsabilité d’une importante partie de la hiérarchie judiciaire qui a distillé dans le corps, une culture de soumission qui a progressivement remplacé une longue culture d’honneur, de dignité et d’indépendance.




Mais, au-delà de la justice, c’est tout le pays qui est en détresse.

Les sénégalais sont fatigués.

En effet, aucun secteur de l’économie nationale n’est actuellement épargné par la précarité.

Les sénégalais sont écrasés par le coût élevé de la vie, le chômage chronique et sont obligés de subir l’insécurité, l’indiscipline, la corruption et l’insalubrité.

Toutefois, la plus grave crise qui frappe actuellement notre société est une crise morale. Nos valeurs cardinales de dignité, d’honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au détriment du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence.

Les fonctionnaires qui jadis, étaient fiers et jaloux de leurs valeurs de neutralité, de désintéressement et soucieux de l’intérêt général sont désormais contraints d’adopter une honteuse posture partisane et politicienne qui est la seule permettant d’accéder ou de conserver des postes de responsabilité. Et, ceux qui refusent d’adopter un tel comportement, sont malgré leur compétence et leur probité,  marginalisés et perdent de ce fait, toute motivation indispensable à la bonne marche du service public. La politique politicienne et les intérêts privés, ont désormais pris le dessus sur les intérêts supérieurs de la nation, de sorte que ceux qui décident ne savent pas et ceux qui savent ne décident pas.

En lieu et place d’une gestion transparente, sobre  et vertueuse promise, on constate une gouvernance folklorique, clientéliste, népotiste, gabegique et laxiste. Nos maigres ressources de pays pauvre et très endetté sont dilapidées à des seules fins politiciennes. Nos libertés publiques, durement acquises depuis des décennies, sont désormais devenues conditionnelles. La démocratie et la bonne gouvernance  ne sont plus qu’un leurre.

Chers compatriotes,
Il faudra le clamer fort, la décadence de notre société est certes la responsabilité d’une même classe politique qui nous dirige depuis des décennies, mais c’est aussi et surtout notre responsabilité d’avoir toujours laissé faire. Notre abstention est complice, notre silence coupable. Et devant le tribunal de la postérité, notre culpabilité criera plus fort que la leur.




Chers compatriotes,
Nous sommes à la croisée des chemins. Par conséquent, toutes les forces vives de la nation  doivent sortir de leur résignation, de leur indifférence par rapport à la grave situation de notre pays.

Sortons de nos égoïsmes, pensons moins à conserver le confort de nos situations et remplissons plutôt nos devoirs vis-à-vis de notre pays qui nous a tout donné et que nous ne devons pas léguer, exsangue à nos enfants. Sortons de nos hésitations, vainquons nos peurs pour affronter avec courage les défis d’un Sénégal nouveau.

Pour ce faire, une nouvelle mentalité doit émerger. A vrai dire, la seule émergence qui vaille aujourd’hui, c’est l’émergence d’une nouvelle citoyenneté, l’émergence d’un patriotisme nouveau, l’émergence d’une nouvelle gouvernance, seules capables de vaincre le statu quo et de porter un développement durable et harmonieux.

Chers compatriotes,
L’avenir du Sénégal nous concerne tous, c’est donc à nous de le construire. Soyons persuadés que nous méritons mieux que notre médiocre sort. Nous devons impérativement reprendre notre destin en main en étant convaincus que notre patriotisme sincère vaincra sans doute les calculs et manœuvres des politiciens professionnels.

Ensemble, changeons le Sénégal !

Ibrahima DEME

Lettre au ministre de l’Intérieur à propos des meurtres d’enfants

Objet : les sénégalais vivent dans l’angoisse fasse aux meurtres des enfants.

Monsieur le ministre

Six enfants ont été tués  depuis le début de l’année , un crime tous les 15 jours en moyenne et le dernier en date a eu lieu il y a deux jours à Rufisque : le petit Fallou a été tue et jeté dans un tas d’ordure .

Les sénégalais ont peur et les parents sont angoissés en permanence de l’idée que leurs  enfants peuvent subir le même sort à tout moment.

Jamais au Sénégal un pareil phénomène ne s’est produit et l’inquiétude grandissante a fini par être une psychose d’un genre très particulier.

Depuis l’avènement de ce phénomène jusque là méconnu des sénégalais vous n’avez pas fait une sortie ne serait ce que pour rassurer les sénégalais , les tenir au courant de la situation et des stratégies mises en place contre ces assassinats barbares.

Monsieur le ministre , douleur ne peut dépasser celui d’un parent qui apprend la disparition de son enfant et que le cadavre soit découvert ensuite dans des conditions insupportables et donc il urge que l’ampleur des mesures prises soit au même niveau que l’angoisse que vivent les sénégalais en ce moment.

Certes vous avez dépêché  le directeur de la sûreté publique pour une conférence de presse mais nos inquiétudes sont constantes  face aux mesures annoncées .

Monsieur le ministre pour un début de solution il faudrait déjà partir du fait que le Sénégal est géographiquement très mal réparti et cette très forte densité dans certains lieux et la très faible densité en d’autres est très favorable à ces malfaiteurs et je m’explique.

Une zone a très forte densité favorise systématiquement l’errance des populations à cause de l’étroitesse des habitations Et donc les enfants deviennent des proies très faciles et par la présence d’endroits inhabités ces malfaiteurs agissent malheureusement en toute quiétude .

Monsieur le ministre je ne suis pas d’accord avec votre directeur de la sûreté publique quand il essaie de nous rassurer par la présence de policiers en civiles parmi nous en permanence . Une  proximité visible de la police justement devrait être un motif de dissuasion pour les  malfaiteurs et en même temps utilisez les ASP dans ces opérations de proximité qui sont leur véritable rôle au lieu d’être des sous fifres  des agents de la circulation.

Je ne vous apprendrais sûrement pas que devant de fortes concentrations des caméras de surveillance reliées aux commissariats police ou brigades de gendarmerie sont plus efficaces que des patrouilles de vérification d’identité et donc l’urgence est absolue

Monsieur le ministre , votre domaine de compétences a lui  seul risque d’être inefficace face à ce problème très grave.

Il urge de mettre une stratégie entre vos prérogatives , le ministère des forces armées , le ministère ( fantôme )de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance et des experts très chevronnés en psychologie et criminologie ( rare ou dépassés au Sénégal) pour des  enquêtes et investigations plus efficaces et trouver des solutions pour éradiquer définitivement ce phénomène qui nous a fait perdre le sommeil.

Monsieur le ministre vous ne devez pas laisser un ancien fonctionnaire de police à la retraite cultiver dans la mémoire collective des sénégalais , et surtout en de pareilles circonstances ,que ces crimes sont d’origines rituelles et que les prochaines joutes électorales en justifient l’intensification.

Aujourd’hui qui nous dit que ces crimes ne sont pas l’œuvre de terroristes qui veulent déstabiliser le Sénégal d’autant plus que de nouvelles méthodes naissent au quotidien pour terroriser les  populations ???

Pourquoi les talibes qui sont les plus exposés n’ont jusque là jamais été la proie des ces criminels ???

Et si le but était la médiatisation ???

Les enquêtes ne doivent éliminer aucune piste à l’heure actuelle et en même temps dites au ministre de l’éducation nationale que l’information-sensibilisation à l’école est d’une urgence absolue et au ministre de la communication que des spots de sensibilisation ne sont toujours pas dans les médias alors que c’est  d’une logique prioritaire  absolues devant un pareil  phénomène .

Monsieur le ministre communiquez communiquez et communiquez car l’heure est gravissime et les parents en plus d’être angoissés par le quotidien ô si difficile ont très peur pour leur progéniture.

Bon courage monsieur le ministre !!!

Abdou Ndiaye

Esprit Libre.

Contribution: Lettre à Macky Sall à propos des crimes et barbaries

Monsieur le Président de la République, le peuple Sénégalais vous a élu pour diriger sa destinée, non seulement pour veiller à son bien-être, mais aussi pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
Après votre avènement  vous vous êtes solennellement engagé devant Dieu et la Nation toute entière à défendre les Droits de vos citoyens et à respecter scrupuleusement la Constitution selon les termes constitutionnels de votre prestation de serment.  Malheureusement, c’est ce serment solennel et constitutionnel que vous avez du mal à respecter.
En effet il est dit dans l’article 7 de la constitution sénégalaise que: « La personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle notamment à la protection contre toutes mutilations physiques. »
Or nous vivons ces temps-ci des situations terribles d’insécurité et d’inquiétude avec la récurrence des meurtres, des vols, des viols, des agressions.
Et pire encore les enfants, l’avenir de notre nation, sont enlevés puis tués, un peu partout dans le pays, dans des conditions atroces, pour des raisons que l’on ignore mais tout porte à croire qu’il s’agirait des sacrifices de la part des hommes politiques en quête de pouvoir.
Monsieur le président ces enfants qui sont enlevés et tués sont des innocents, et doivent être protégés de ces énergumènes, qui pour le pouvoir,  pour de l’argent sont prêts à faire toute sorte de sacrifice.
Monsieur le président, non seulement vous n’avez pas communiqué  ne serait-ce que pour  rassurer vos concitoyens mais vous ne faites rien pour empêcher la perpétuation de ces barbaries.
Nous vous rappelons que c’est votre rôle de protéger la population par les services compétents alors faites quelques choses et là encore ce n’est pas un privilège que nous vous demandons, mais un droit, puisqu’un citoyen doit être protégé par son État.
De plus vous vous êtes indigné des morts de Paris et vous étiez même à  la marche soi-disant  pour  la dignité humaine après l’attaque de Charlie Hebdo, alors qu’avant hier  un corps sans vie d’un enfant de deux ans  à été retrouvé Rufisque  et jusqu’à l’heure ou je vous écris, aucun commentaire aucune condamnation de votre part.
Est ce  à dire que cette barbarie ne vous  indigne pas puisque  que les victimes ne sont que des fils « de pauvres sénégalais »?
Les enfants sénégalais sont moins humains que les victimes des attentats de Paris?
Doit on comprendre et accepter que‪, la vie d’un sénégalais lambda à moins de valeur que la vie des autres.
Monsieur le président, vous êtes, dit on le père de la nation sénégalaise alors agissez comme tel.
Monsieur le Président, commencez par,  résoudre  le problème des enfants de la rue.
Ces enfants sont des centaines dans les rues et sont exposés à toute sorte de traitements cruels.
Sachez Monsieur, que vous avez plusieurs moyens d’action à votre disposition pour remédier à ce problème.
Monsieur le président, comme vous le savez sans doute,  vous avez une part de responsabilité dans l’état actuel du pays , car vous êtes le garant du contrat social.
Monsieur, de ces règles et de ces droits qui régissent la sécurité et la bonne entente entre les citoyens.
Ce sont ces meurtres, ces violations, cette rupture avec les intérêts du peuple et ce piétinement des valeurs fondamentales qui créent un véritable chaos dans la société.
Une violence, Monsieur, qui peut nous mener aux pires atrocités, et mettre en danger notre
République.
Enfin si je vous écris cette lettre Monsieur, c’est pour vous adresser mon inquiétude quant à l’état actuel de notre pays qui est de plus en plus effrayant, et dont l’avenir semble
trouble. Je sais pertinemment que cette lettre ne va strictement rien changer à votre politique, mais cela peut être au moins un moyen de vous ramener à quelques unes de
vos valeurs énoncées lors de votre campagne électorale.
Par Papa Makhtar Diallo, auteur,
Président du Mouvement Politique Sénégal R.E.C

Clédor Sène adresse une lettre pointue à propos du gaz à Macky Sall

M. Clédor SENE Dakar, le 13 Mars 2018.
Leader du Mouvement
CLAIREVISION/Guindi Askanwi

A
Son Excellence, Monsieur Macky SALL
Président de la République du Sénégal

Monsieur le Président de la République,
Le Conseil des Ministres vient d’adopter le projet de loi vous autorisant à ratifier
l’accord de coopération avec la Mauritanie pour le partage égalitaire des réserves du
bassin sédimentaire sénégalo-mauritanien estimées à cinquante mille milliards
(50 000 000 000 000) de pieds cubes de gaz.

Compte tenu d’un problème géographique que la responsabilité et le patriotisme ne permettent pas d’évoquer ici, on peut considérer que cet accord est bon.

Ce qui l’est moins, est l’accord convenu avec les Compagnies KOSMOS et BP à
savoir :
– un apport de quatorze milliards de dollars à notre PIB (production intérieur brut) sous
trente (30) ans,
– la construction de trente (30) hôpitaux,
– la construction de mille deux cents (1200) écoles et,
– la construction de 8000 kms de route.




La notion de PIB étant floue, les retombées que doit tirer le Sénégal de ses
ressources en hydrocarbures doivent se traduire plutôt en quote-part comme l’intitule le
contrat de recherche et de partage de production. C’est pourquoi, nous vous prions de
bien vouloir communiquer à l’opinion, la part qui reviendra au Sénégal annuellement en
termes de nombre de barils liquide, si l’on sait que l’exploitation du gaz initialement
prévue pour 2021 commencera courant 2018 par la mise en place d’une unité flottante
de liquéfaction de gaz à la frontière des deux pays, pour l’extraction des premiers huit
mille milliards de pieds cubes de gaz.

Nous vous demandons également de bien vouloir tenir l’opinion informée, du plan
de production d’hydrocarbures, conformément aux standards de transparence.

Monsieur le Président de la République, vous avez décidé tout seul, même sous
le couvert d’un projet de loi que vous avez commandé au C.O.S-PETROGAZ, de
soustraire à l’inscription au Budget, le tiers (1/3) de nos revenus gaziers et pétroliers
pour les loger dans un fonds placé directement sous votre autorité.

Cette pratique n’obéit pas aux règles budgétaires dans son principe d’universalité
qui consacre que "toutes les recettes et toutes les dépenses figurent intégralement
au budget et qu’il ne peut donc exister, en dehors du budget, d’autres sources de
recettes ou de dépenses qui échapperaient ainsi au contrôle des Assemblées".

C’est pourquoi, CLAIREVISION/Guindi Askanwi s’érige contre cette gestion
sombre et tortueuse de nos avoirs, et exige toute la lumière sur lesdits accords et
contrats, et se réserve le droit de les communiquer au public le moment venu.
Je vous prie de croire Monsieur le Président de la République, à l’assurance de
ma très vive préoccupation.

M. Clédor SENE




Contribution: Lettre ouverte d’un enseignant au président de la République

Dans un contexte de crises et d’emeutes où la population toute entière ,embrouillée voulut se débarasser de votre mentor politique ,vous avez été choisi, de ce fait ,nous aurions esperé que la rupture tant chantée par vous et vos compères serait une réalité.
M le président ,le hasard n’existe pas et c’est le destin qui vous a élu dans des moments où les urgences du pays attendaient ardemment d’ être résolues donc une introspection s’ impose.

Pourquoi vous et non les autres ?

Parce qu ‘il devrait émaner de vous, père de la nation les remèdes aux difficultés auxquelles le pays fait face étant donné que dans l’au delà, tout dirigeant justifiera les responsabilités qui lui ont été confiées.

Le système éducatif marche à reculons et vous devez en être conscient. Oui ! car, s’il est vrai que « gouverner c’est prévoir  » , vous aurez dû savoir que la tâche a bien changé et qu’elle devient de plus en plus difficile,mais l’éducation n’a pas de prix et elle mérite plus de circonspection.
Le nombre croissant d’écoles nécessite un nombre suffisant d’enseignants qui sont actuellement au nombre de 97 000 , et d’énormes moyens doivent être investis pour de meilleures conditions de vie de ces derniers qui sont la quasi totalité des fonctionnaires de notre pays et malheureusement les moins considérés.




Un Sénégal qui émerge ne mérite pas à l’ orée du troisieme millénaire les scabreuses conditions que l’école est entrain de vivre telles que les abris provisoires, des élèves assis à même le sol sillonant des kilomètres à pieds pour aller à l’école. Les enseignants sont victimes d’injustices ,des lenteurs administratives ,des indemnités cinq fois inférieur aux autres agents et je m’en arrête là pour ne pas sombrer dans la comparaison car peu importe la valeur et la place qu’occupent ces agents, ils ne feront jamais assez pour payer leurs enseignants .

M le président, nous sommes déçus de voir que c’est durant votre règne que des éducateurs ont été convoqués à la police, menacés de radiations, ponctionnés,stigmatisés. C’est au même moment où vous parlez d’excellence, au même moment que des enseignants etaient primés ,c’ est désolant que ça soit à la même période que le système qui a fait de vous ce que vous êtes devenu soit cacochyme .

Nous ne réclamons pas l’utopie mais nous vous rappelons que  » Chose promise, Chose dûe ».
Vous nous aviez demandé d’arrêter les grèves en 2012 et nous avions espoir que vous seriez l’homme qui réconcilierait un système perturbé avec ces vaillants soldats qui arpentent d’énormes embûches pour une éducation de qualité.

Les accords de 2014 n’ont pas jusque là été respectés, ce qui est à l’origine des crises intempestives que le système éducatif Sénégalais est entrain de traverser et dont les conséquences peuvent être désastreuses.
M le président, il n’est pas évident de vous dire que l’école est une institution qui implique la participation de tous. Vous devez donc trouver une solution face à cette situation inquiétante et inhérente à tout système éducatif.
L’heure est à la reconstitution d’un système solide ou l’excellence sera la priorité du gouvernement . Il faut que l’école soit prise au sérieux et pour cela, il faut qu’il y ait un dialogue avec les principaux acteurs car la réussite d’une nation passe nécessairement par le biais de l’éducation.

Notre réquisitoire est loin d’etre exhaustif et celà temoigne des énormes maux dont souffre le système éducatif sénégalais.

M le président,Recevez mes cordiales salutations et comprenez en ces propos qu’ils sont loin d’être des reproches vis-à-vis de votre personnalité, mais une remémoration venant de cet enseignant soucieux de l’avenir de l’éducation de son pays et anxieux de la voir perdre sa crédibilité.

CHEIKH BAMBA SENE AHMADA
Professeur de francais au CEM de Thilogne(Matam)

URGENT: Lettre de démission d’Omar Thiam de la Commission d’information sur les questions foncières

Omar THIAM                                                                     Louga , le 13/03/2018

Conseiller Municipal

 

A

Monsieur le Maire dela Commune de Louga

 

OBJET : Lettre de Démission de la Commission d’Information sur les Questions Foncières

 

Monsieur le Maire,

Permettez-moi, Monsieur le Maire, de vous remercier sur le choix porté sur ma modeste personne, comme membre de la commission d’information citée en objet, par l’arrêté Municipal No17/CL/SM en date du 13 mars 2018 notifié le même jour.   Mais, Monsieur le Maire, je ne peux pas trahir la population lougatoise en acceptant d’intégrer une commission  qui a une mission autre que la défense de leurs intérêts.

Monsieur Maire, je pense que face à ce contentieux de la gestion du foncier qui gangrène notre commune, l’instance compétente pour régler ce nébuleux est loin d’être une commission d’information mais les instances juridictionnelles par le biais de l’ouverture d’une information judiciaire.

Comme vous le savez, Monsieur Maire, je ne suis pas doté, à ce que je sache,  de tels pouvoirs ou prérogatives judiciaires, c’est pourquoi je me permets de décliner l’offre en refusant d’être membre d’une telle commission .

Mieux encore, Monsieur le Maire , au vu de votre station vous ne pouvez pas méconnaitre que de tels actes ne sauraient être pris que par l’organe exécutif dont vous représentez  .

Après la lecture que j’ai eue de votre intervention sur la question, je trouve Monsieur le Maire, que vous voulez disqualifier les faits qui sont d’une gravité incommensurable et sans précédent en impliquant, peut-être, d’autres personnes au vu d’un partage de responsabilité.

 

Vous devrez commencer à répondre aux préoccupations de la population sur la répartition de ces parcelles :

 

D’abord, Monsieur le Maire, vous avez de manière délibérée décidé de ne pas répondre à mes questions relatives aux lotissements de Medina Salam qui datent, certes, d’avant votre accession à la tête de l’institution mais il ne faut pas méconnaitre la continuité du service public ;

Ensuite, sur la situation des 65ou 86 parcelles octroyées à la commune par l’ISRA dont vous semblez vouloir faire main basse, après avoir utilisé  votre majorité mécanique de délibérer pour les mettre à votre disposition ; enfin vous n’avez toujours pas répondu sur ma question relative aux lotissements du CEMT dont la Commune y disposerait près de 70 hectare  .

Nous n’avons jamais parlé d’une commission d’information mais plutôt de la mise en place d’une commission d’enquête, dont vous-même seriez entendu sur les cas évoqués ci-dessus.

Espérant une posture plus démocratique et éthique, je vous prie de croire,Monsieur le Maire, mes salutations les plus respectueuses.

 

Omar THIAM Conseiller Municipal à Louga

 

 

 

Ampliations :

-le Préfet du Département

-le Chef du Centre des services Fiscaux

– Intéressés

Contribution: Lettre militante à mon responsable dans l’APR (Par l’auteur de Alerte Rouge)

Mon cher « ami »,
Avant l’accession du Président Macky Sall au pouvoir nous étions bien proches, tous les deux. Tu te rappelles peut être. Nous avions les mêmes rêves et les mêmes combats. Je me souviens même que tu me disais avant Février 2012 que tu savais bien qu’on n’allait pas gagner mais qu’il fallait que l’on participe afin de compter après sur l’échiquier politique national.
Au quartier personne ne croyait en nous. Nous étions seuls dans nos rêves et nos combats. Nous faisions nos portes à portes sans soutien et sans tambour ni trompette.
Dans certaines maisons, personne ne nous écoutait. Certains nous prenaient pour de réels prétentieux en se disant comment Monsieur Macky Sall pouvait-il être élu à la magistrature suprême alors que son parti n’avait que 3 ans de vie.




Comment l’APR pouvait-il espérer concurrencer avec un  PS séculaire, un PDS avec sa grande puissance de feu, une AFP avec Niass à sa tête ?
Cependant, nous y avons cru ensemble. Entre nous, Il n’y avait  ni responsable ni simple militant. On était bien soudé, une vraie famille !
Nous mangions ensemble nos pains thon et partagions nos sachets de thiaaf. Tu me demandais toujours de ne pas perdre espoir et que « beuss bou Macky nékké Président lepp dina bakh ».
Autour de notre candidat, il n’y avait pas plus de six (6) personnes connues par les sénégalais. Le seul sur lequel reposait notre rêve, c’était bien Monsieur Macky Sall. C’est lui qui avait un combat à mener et une revanche à prendre sur Maitre Wade.
Arrivé au pouvoir, le Président Macky en cherchant à honorer les uns et les autres t’a choisi pour travailler à ses côtés. Tu sais bien que ce n’était pas parce que tu étais  plus méritant que nous autres mais juste que tu avais la « baraka » d’être dans son esprit et son cœur au moment de choisir.
Quand le Président t’a nommé, j’étais un tantinet content car je me disais qu’il ne pouvait promouvoir tout le monde et qu’à travers toi il reconnaissait le travail qu’on avait tous abattu.
C’est à ce moment précis que tu as commencé à changer. Je me souviens de mon premier coup de fil pour te féliciter. Tu as répondu en me disant que tu allais me rappeler. Jusqu’à présent j’attends !
Au village, tu ne passes plus la nuit. Tu viens quand tout le monde est couché et tu repars avant que le jour ne pointe. Chaque fois qu’une grande fête approche comme si « dagnou la digal sarakh » tu fais livrer dans chaque maison un kilo de pomme de terre et quelques oignons. Au mois de Ramadan, tu donnes le « ndogou » mais jamais sans les caméras. Tu te plais maintenant à venir filmer notre misère ? « Thieuy Yala ! »
Il parait qu’à Dakar, tu habites maintenant une grande maison et que tu as des gardes du corps. Rien que d’y penser, je ris sous cape !

Comment as-tu pu changer à ce point ? Toi qui te cachais dès que tu voyais Mamadou, le boutiquier du coin à cause de tes nombreuses dettes impayées.
Comment as-tu pu ? Comment ?
Il parait que tes anciens amis ne te voient plus. Tu te caches d’eux car tu en as de nouveaux. Ceux-là qui ne te disent jamais la vérité.
De vrais « thiogous »!
Tu as fini d’oublier que ces derniers ont été avec tous les régimes et qu’un jour ils te quitteront quand ils sentiront le vent tourner.
Au village, même ton fils a de nouveaux rapports avec les vieux qui t’ont vu grandir. Maintenant ce sont eux qui viennent le saluer. Il se promène avec une voiture.

Eh oui ! Son père a bénéficié de la signature du Président Macky Sall. Il se susurre même que Khady la fille qui ne voulait pas accepter ses avances est tout le temps avec lui maintenant.  « Kou né ngour neekhou »l…..
Aujourd’hui, tu as tellement de maisons que certaines sont inoccupées. Juste un gardien y vit au moment où tes frères et sœurs peinent à s’en sortir.
« Dimbali diambour mola gueuneul ». Vrai « Samba Alaar » !
Ces derniers temps que se passe-t-il ? On te voit plus souvent au village. Tu es là presque chaque week-end. Tu salues tout le monde, tu souris pour un rien…tu gares même ta voiture pour marcher. On dirait même que « daagn la liguéyone mou tothie ». Que se passe-t-il mon cher ?
Ah oui j’oubliais ! La raison est toute simple : les élections ne sont plus loin. Rien que 330 jours ! Tu recommences à faire ton malin pour nous refaire le même coup !

Six bonnes années que tu nous snobes !
Tu sais bien que ce n’est pas ainsi que tu vas aider notre leader et peut être que lui-même le sait : «  daf la baayi ci biir rekk » !
Durant six ans,  tu n’as pas pu consolider encore moins élargir sa base. Tu n’as aucunement participé à la formation de ses militants ni à l’animation du parti. Pas de conférence encore moins de thés débats à thème. Rien de rien !

Tu remplies le Grand théâtre avec les membres de groupements de femmes qui acceptent de se déplacer moyennant 35.000 francs pour leur caisse. Quelle triste scène de théâtre ! On sait hein !

C’est ainsi que tu comptes tromper le Président ?




« Yow moom poukeuré rek » ! Sabar, lamb…tu es toujours le parrain de la débauche et du folklore. Tu n’as rien apporté au Président à part contribuer à effriter son capital sympathie.
Penses-tu un seul instant que si tu étais à la hauteur, il sentirait la nécessité de descendre lui-même sur le terrain pour faire le job à ta place.
Macky Sall sait bien que « moom mogni fi teuyé  ». Pas toi !
« Balamay beug déh rek », partout où il doit aller tu te débrouilles pour être à côté de lui… « laambar laambari »…

Des fois même, je me demande quand il cite ton nom devant tout le monde, s’il ne t’arrive pas de jubiler une fois seul dans ta voiture: il m’a cité ! Il m’a cité ! Il m’a cité !

Aujourd’hui, certains d’entre vous-mêmes se sont retournés contre lui quand lui est venu l’idée de se séparer d’eux. Aujourd’hui ce sont ces mécontents là qui nous disent que Monsieur Macky Sall a été un mauvais choix alors qu’avant on ne les entendait jamais. Tant qu’ils sont dedans tout est bien pour le meilleur des mondes et dès qu’on les change c’est la catastrophe. Celui qui était le meilleur de tous devenait le commandant du Titanic. Quel manque de loyauté !
Tu es  bien dans une équipe avec d’autres mais tu t’en fiches éperdument. Tu tacles tes propres coéquipiers et l’équipe est devenue tactiquement indisciplinée.
Les joueurs n’écoutent plus les consignes de l’entraineur sachant que d’ici 2019 il lui sera difficile de faire entrer des remplaçants afin d’éviter de devoir faire face à des frustrations.
Je me demande pourquoi personne d’entre vous ne veut comprendre que le match du 24 Février 2019 est capital et qu’il faudra le gagner dans les 90 minutes.
Aller aux prolongations (2e tour) risque de nous être fatale.
Faites bloc et motivez les supporters !
Arrêtez s’il vous plait de vous chamailler et d’enregistrer les conversations des autres pour aller jouer au délateur…La seule chose que vous savez faire c’est de mettre en mal vos propres sœurs ou frères avec le Président de la République.
Regardez-vous et respectez ceux-là qui portent le même maillot que vous. L’adversaire est dans l’autre camp !
Qu’Allah éclaire notre entraineur !

 

 

Souleymane LY

Spécialiste en communication

UNP/ Bokk Jëmù

julesly10@yahoo.fr

 

 



Lettre ouverte à Monsieur Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football

Lettre ouverte à Monsieur Augustin Senghor, Président de la Fédération Sénégalaise de Football.

Monsieur le Président,

Nous allons nous  evertuer à balayer  d’un trait de plume ce que l’on considère aujourd’hui comme nuisible à la bonne marche du football Sénégalais.
Nous ne sommes pas des spécialistes du football et ne prétendons pas détenir la vérité.
Nous ne sommes pas des avocats de Diamil Faye et  ne prétendons pas parler au nom de tout Guediawaye.

Nous ne sommes à la solde de personne et  ne sommes en campagne pour aucun poste électif ou une quelconque bataille de positionnement.

Ceci dit, M. le Président, n’y allons pas par quatre chemins: la décision du Comité exécutif de la FSF cassant celle de la chambre de recours dans l’affaire Guediawaye fc est  purement et simplement inacceptable.
Monsieur, nous avons toujours placé quelques espoirs sur votre personne, mieux que vos prédécesseurs, pour réussir la professionnalisation de notre football. Vous avez dit avoir tranché pour la défense de l’intérêt supérieur du football sénégalais. Président, comment pensez vous agir pour l’intérêt de notre football en fragilisant des instances juridictionnelles qui sont chargées de gérer les éventuels conflits qui surgissent dans notre championnat?
Pour la défense des intérêt du football sénégalais,vous êtes prompt à fermer les yeux concernant une association illégale. Oui! Président, on dit bien illégale, car Guediawaye association est dans l’illégalité, son mandat est arrivé à terme depuis 2016. Cela ne nous étonne guère si on sait que  votre propre club l’US GORÉE n’a pas sacrifié au renouvellement de ses instances depuis 2012.

Parlons d’illégalité: la LSFP n’ est-elle pas dans cette posture? Oui Président,  vous-même avez reconnu apparemment qu’il y’ avait une convention entre la FSF et la LSFP mais qui n’a durée que deux ans. On en déduis que notre football professionnel est dans l’illégalité.

Défendre les intérêts supérieurs du football sénégalais, est-ce  cautionner la forfaiture?
– faire jouer GFC PRO qui a existé le 24 novembre alors la clôture des engagements était fixée au 31 octobre.
– avoir fermé les yeux sur le renouvellement du mandat de Guediawaye association, et en bon juriste vous savez bien qu’elle est régit par la loi 1901.

– fragiliser les instances juridictionnelles de la FSF, en invoquant leur incompétence sur des dossiers dont elles-mêmes, se jugent compétentes.

Et ce n’est pas nous qui le disons, mais la Charte Éthique du Football mondial  qui stipule que le sport est porteur de hautes valeurs morales qui en font un moyen d’éducation exceptionnel et un facteur irremplaçable d’épanouissement de la personne, d’intégration sociale et de promotion de l’homme. L’esprit sportif, c’est aussi le respect des valeurs humaines qui doivent prévaloir en tout état de cause sur les autres enjeux .

Vous avez l’obligation de faire vivre le football et non vivre de lui.

Aujourd’hui comment expliquer le fiasco dans notre championnat?
Comment expliquer la gestion des cas USO/MBOUR, Guediawaye fc, etc.?
Pour la défense des intérêts supérieurs du football, comment expliquer aux joueurs  qui ont joué depuis 6 ans dans un club, qui ont grandi avec le projet de Guediawaye fc et qui se sont donné avec bravoure  pour voir l’émergence de ce projet, un club for bien organisé avec une gestion transparente, qu’ils sont obligés d’aller voir ailleurs?

Comment voulez-vous convaincre des potentiels investisseurs de mettre leurs sous dans un football moribond? comment comptez-vous  les convaincre après qu’ils aient assisté au feuilleton Diamil Faye et qu’ils ne comprennent toujours pas  que l’on puisse  balayer tout le travail fourni par cet homme –  avec tout l’investissement qu’il a mis dans son projet en s’appuyant sur les valeurs éthiques du sport et plus particulièrement du football- pour des questions crypto personnelles  (selon vos humeurs et intérêts du moment).

Pour expliquer l’inexplicable, le COMEX a invoqué une auto-saisine dit-il pour défendre les intérêts supérieurs du football. Je n’en crois rien.

En lisant l’interview accordé par le juge Matar NDIAYE (chambre de recours), je comprend bien sa décision qui donne raison à Diamil Faye.
Comment avez vous pu accepter l’engagement de GFC PRO créé le 24 novembre 2017 alors que le circulaire de la fédération a fixé la date butoir des engagements pour la saison 2017-2018 au 31 octobre à 17 heure?
Dites nous quand et sur quelles bases le Conseil d’administration de la LSFP a pu valider le dossier de GFC PRO SARL  par rapport aux conformité du cahier des charges de la ligue Pro?

Nous ne sommes pas étonnés si nous savons qu’à l’heure actuelle aucune convention ne vous lie à la ligue.

En d’autres termes, ce sont bien vous  FSF et LSFP, les seules qu’il faut blâmer dans ces dossiers.

Vos décisions prises ne sont pas en conformité avec les règlements et font  fi des principes éthiques que le monde du football défend ou devrait défendre avant tout autre.

Nous sommes  d’autant plus étonnés car nous ne pensions pas, à ce moment là, que l’absurdité de nos dirigeants du football dans les  dossiers cités prendrait une telle dimension.
Aujourd’hui, nous  nous battons par principe. Car au-delà des aspects sportifs, si nous abdiquons le dossier du club se terminera malheureusement par une liquidation de tout le travail fourni. Nous refusons la disparition d’un club de ville fort et nous n’assisterons pas au licenciement de plusieurs dizaines de salariés (joueurs, techniciens, administrateurs, bagagistes, stadiers) et surtout à la mort d’une identité sportive pour toute la ville de Guediawaye.

Ceci n’est pas acceptable, et la vérité n’a jamais été aussi évidente: vous combattez Guediawaye Fc car c’est la personne de Diamil Faye qui vous dérange.

Aujourd’hui, nous aurons le courage en osant dire tout haut ce que tout le monde pense –  tout bas. La FSF et la LSFP sont mal gérées.

Il faut  nécessairement revoir nos modèles d’organisations, surtout l’organisation faîtière du football en acceptant de passer au toilettage des textes.

Or, une rapide évaluation de ce qui se passe dans notre championnat  nous amène à conclure que nos dirigeants n’ont pas les ressources intellectuelles et managériales  pour le développement de notre football.

Je vous remercie d’avance de l’attention que vous aurez, Monsieur le Président, bien voulu porter à ce cri du coeur.

Collectif des supporters de guediawaye fc.

Diène Farba Sarr s’adresse à Idrissa Seck

Ci-dessous son texte…

« Depuis bientôt quelques semaines, Idrissa SECK s’est illustré par des initiatives retorses visant à déstabiliser Macky SALL en lui collant d’une façon malhonnête et stéréotypée l’image d’un président qui rate son rendez-vous avec ses compatriotes. Il nous a habitués à des propos déplacés. Et cela n’étonne guère les Sénégalais qui dans leur mémoire, gardent toujours intacte leur intensité», explique le ministre dans Vox Pop.

Poursuivant ses diatribes, ce membre fondateur de l’APR met le pied à l’accélérateur.   « Sans diplômes supérieurs et donc sans perspectives d’avenir, cet homme frappé maintenant par la solitude occasionnée par le départ de ses frères de parti, s’est converti en «crieur public» pour faire entendre sa voix mystifiante dans le champ politique», fulmine Diène Farba SARR.  Et comme si cela ne suffisait pas, il ajoute : « Visiblement, dans ces derniers soubresauts, Idrissa SECK veut faire sauter le verrou du mythe des institutions et de ceux qui l’incarnent et entraîner dans son sillage lugubre, la volatilisation de la civilité socio-politique dans notre pays.  Idrissa SECK est pire que Machiavel. En vérité c’est un schizophrène ».

Contribution: Lettre ouverte à M. le ministre de l’Intérieur (Abdou Ndiaye, Esprit Libre)

OBJET : Rapports tendus entre citoyens et fonctionnaires de la police nationale.

MONSIEUR LE MINISTRE ,

L’incident à la gare routière de ziguinchor qui a fait le tour de la toile vendredi passé nous interpelle au premier degré et me pousse à reprendre ma plume de pèlerin en esprit libre pour une contribution sur les rapports entre les forces de la police nationale qui sont sous votre coupole et les citoyens vivant  au Sénégal.

Monsieur le ministre de l’intérieur, les citoyens sénégalais ont approuvé à l’unanimité votre décision de relever  l’agent de la police nationale pour son acte indigne que rien ne justifiait au moment des faits

Il a simplement usé et abusé des prérogatives que lui donnent l’institution que vous dirigez en violant son devoir sacro saint de protection du citoyen.

Monsieur le ministre ce fait n’est que la face visible de l’iceberg que constitue les rapports entre les forces police et les citoyens lamda car n’eut été la vigilance de l’ami de la victime cet acte serait passé comme les autres : « Outrage à un agent dans l’exercice de ses fonctions » et la suite nous la connaissons tous, le ticket pour le tribunal et finalement le juge qui se prononce sur la base d’ un pv d’un agent assermenté sans prestation de serment d’ailleurs




Beaucoup de sénégalais ont été victimes  et continuent encore à être victimes de ces abus.

Mais monsieur le ministre votre courage de relever l’agent nous donne un espoir de redéfinir enfin les rapports tendus de la police avec les citoyens qui cause beaucoup de dégâts dans le quotidien des sénégalais.

Mais pour comprendre ces actes je pense qu’une réflexion pluridisciplinaire s’impose à vous afin de reposer des jalons qui pourraient être un début de solution pour des rapports seins et dans le plus grand respect et considération humains.

La réflexion devrait débuter monsieur le ministre sur la formation même car nous avons l’impression que beaucoup de concepts manquent à l’appel et la première c’est de convoquer Gustave le bon avec sa fameuse théorie de la psychologie des foules pour l’étendre à la psychologie sociale en générale .

Ceci pourrait permettre aux futurs agents de comprendre que leur rôle premier étant la protection et que le comportement en foule est de loin différent du comportement individuel et c’est cette confusion qui les pousse souvent  aux pires folies devant ces situations.

Certains concepts devraient disparaître du vocabulaire même de la police comme celui « d’agent de force de l’ordre »qui renvoie au rapport de force qui doit être substitué au « fonctionnaire de la police nationale » comme cela s’est fait dans beaucoup de pays et j’en passe ….

Le port de la tenue de la police nationale ne doit pas être synonyme d’ exercice en toute liberté  de tous les pouvoirs en possession mais plutôt que la tenue lui donne un pouvoir et devoir de protection du citoyen qui contribue financièrement au quotidien pour que ses revenus lui soient versés régulièrement

Aussi pour comprendre les rapports souvent tendus il est malheureusement fait constat que beaucoup d’agents de la police y rentrent non pas par vocation mais par nécessité et manque d’opportunités et donc nombreux sont ceux parmi eux qui exercent la fonction avec un regard différent pour ne pas dire un manque d’amour du métier embrassé et ce manque d’amour du métier conjugué aux dures conditions de travail parfois peut pousser malheureusement à certains comportements qui ont fini par être notre quotidien.

Monsieur le ministre vous conviendrez avec moi que les ASP sont entrain d’outrepasser leurs prérogatives et vous savez mieux que moi qu’ils n’ont pas le droit de participer  à des opérations de sécurisation comme le prévoit les textes et le constat est malheureusement qu’ils se substituent même aux agents de la police alors qu’ils ne sont pas formés pour ce type d’activités. Pour preuve le scandale de ziguinchor est parti de l’agent de sécurité de proximité et je pense qu’il aussi une  responsabilité dans ce scandale et qu’il devrait subir le même sort que l’agent superviseur.

Monsieur le ministre je pense que devant cette situation de tension permanente il urge d’organiser des assises de la police nationale uniquement pour redéfinir les rapports entre fonctionnaires de la police et citoyens  d’autant plus que nous allons vers une année électorale qui ne manquera sûrement pas d’être théâtre de violences.

BON COURAGE MONSIEUR LE MINISTRE

ABDOU NDIAYE

ESPRIT LIBRE.



Contribution: Lettre ouverte à Monsieur Souleymane Jules Diop.

Dites nous, monsieur Souleymane Jules Diop pourquoi diable solliciter le concours du réseau des communicateurs traditionnels pour expliquer voire démontrer aux populations la pertinence du PUDC ? Pourtant, ce programme se déroule devant leurs yeux. Nos citoyens savent mieux que nous autres leur vécu social et leurs attentes. Par ailleurs, le simple fait de recourir à ces troubadours et flagorneurs des temps modernes prouve à suffisance que malgré la panoplie de discours sur le Sénégal Émergent en vue de redorer le blason du pouvoir auprès d’une  bonne partie du pays plongée dans l’obscurité et le dénouement total, la faillite d’une élite politique. Vos collaborateurs doivent être tétanisés à l’idée même de voir ces hommes et ces femmes, animateurs et animatrices de cérémonies mondaines, maîtres dans l’art de soudoyer voire de chanter des louanges imméritées de nos  autorités publiquesen vue de se remplir les poches, s’approprier leur travail. Qui plus est, ces messieurs qui ont perdu le sens de la dignité depuis belle lurette se pavanent même dans nos cérémonies républicaines avec toute la solennité requise pour en faire des moments de folklore et d’amusement en vue de détourner l’attention des citoyens sénégalais sur les enjeux du moment. Dites nous également, monsieur Souleymane Jules Diop,  pourquoi ces râteliers doivent être payés avec l’argent du contribuable sénégalais pour parcourir le pays en vue de vendre les réalisations de votre patron, monsieur Macky Sall qui pendant votre séjour au Canada n’était pas digne de diriger le pays en raison même de son implication sur plusieurs dossiers de malversation financière dont notamment celui des 7 milliards de Taïwan et de son comportement désinvolte à cause de son mépris des principes de la République ? Où se trouve maintenant la vertu dans votre approche du pouvoir et de l’intérêt général ? Malgré le fait, d’ailleurs  que vous occupiez un poste de responsabilité dans le régime de la coalition Benno Bokk Yakaar contre toute attente à cause de vos saillies incendiaires sur monsieur Macky Sall , votre analyse d’alors sur notre président par défaut constitue une vérité éclatante. Cet homme qui nargue à longueur de journée les citoyens sénégalais de par ses mensonges, ses reniements et sa faiblesse à défendre l’intérêt général, est devenu pour vous un homme d’Etat d’une dimension exceptionnelle. Nous constatons avec consternation beaucoup de  des zones d’ombre dans votre comportement du moment et de votre rapport avec la vérité voire avec l’éthique.  Comment un homme pétri de valeurs peut-il en si peu de temps changer à ce point en reniant son combat, ses idées  pour la défense de la République et de l’intérêt général ? Nous avons du mal à vous suivre dans votre démarche.  Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Le pouvoir est fluctuant,  mais la dignité et le sens de notre engagement citoyen doivent être au cœur de notre combat pour la défense de nos valeurs républicaines et sociétales. Dites nous, monsieur Souleymane Jules Diop,  qu’est ce qui a pu changer entre temps dans votre perception négative de cette catégorie de communicateurs traditionnels qui naguère ne trouvaient pas grâce à  vos yeux du fait même de leur cupidité voire de leur propension opportuniste  légendaire à changer de posture en fonction des intérêts en jeu pour que vous décidiez d’un coup de leur faire jouer un rôle de facilitateur dont ils ne sont dignes de porter. Dans vos chroniques d’alors,  vous fustigiez  avec véhémence ces exemples de contre valeur et qui vivent de manière éhontée sur le dos des citoyens sénégalais. Beaucoup de nos compatriotes estimaient à sa juste valeur votre combat contre tous les profiteurs de notre système pernicieux d’accaparement systématique de nos deniers publics mis en œuvre par nos politiciens professionnels depuis l’indépendance. Aujourd’hui, nous constatons avec regret votre posture d’obligé  du président de la République, monsieur Macky Sall. Pourtant, ce dernier n’est pas un  homme fiable et digne de confiance. Vous le savez sans doute mieux que nous. Pourquoi donc travailler avec un homme qui ne cesse de revenir sur ses engagements pour faire uniquement plaisir à son clan ? Malgré votre talent de communicateur, vous ne pouvez pas nous faire croire voire nous faire avaler la pilule de la bonne conduite,  de la droiture du président Macky Sall dans la gestion des affaires de la Cité. Vos manœuvres politiciennes à un an de l’élection présidentielle de 2019 risquent de vous perdre. En effet, beaucoup de nos compatriotes ne se retrouvent nullement dans les politiques de saupoudrage de notre président par défaut, monsieur Macky Sall. Ils constatent avec effroi de jour en jour leurs difficiles conditions de vie. Au plus, les citoyens sénégalais savent pertinemment que ces flagorneurs du réseau des communicateurs traditionnels ne croient en rien et sont de surcroît dans la poursuite  de profits et de privilèges indus. Ces hommes et ces femmes ne font que travestir nos valeurs en mettant en exergue la mendicité comme un des moyens le plus rapide voire efficace en vue de gravir le sommet de la pyramide sociale. Accepter de vivre comme le  larbin d’un autre homme, c’est le degré suprême de l’ignominie. Ces messieurs ne sont pas du tout des modèles de vertu à proposer à l’ensemble du corps social sénégalais à moins que sous le régime du président Macky Sall  l’ignominie, le déshonneur,  le mensonge, la cupidité,  l’hypocrisie sociale constituent désormais le baromètre de la bonne vie, n’est ce pas monsieur Souleymane Jules Diop ?  

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com        

M. le procureur, vous devez donner suite à la lettre d’Abdoul Mbaye sur Petro-Tim

YERIMPOST.COM Dans une correspondance qu’il vous a adressée au début de cette semaine, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, aujourd’hui président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), vous invite, M. le procureur, à déclencher une enquête sur l’attribution de permis de recherches d’hydrocarbures à Petro-Tim Ltd.

A l’appui de sa suggestion, M. Mbaye vous a placé devant vos responsabilités: «Vous conviendrez que jamais l’État du Sénégal n’a subi des pertes d’une telle ampleur du fait d’un ou deux actes administratifs. Aucune autre affaire ne mérite donc des enquêtes et poursuites davantage que celle décrite ci-avant.» Après avoir signalé que «la filiale de Petrotim Ltd au Sénégal a été créée et dirigée par Aliou Sall», Abdoul Mbaye vous a pris au mot: «Le déroulement du procès dit ‘de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar’ rend la nation attentive à votre forte préoccupation d’assurer la défense du bien public et de poursuivre ceux qui seraient suspectés de le détourner à leur profit direct ou celui d’un tiers. C’est la raison pour laquelle j’ai retenu important d’attirer votre attention sur des faits d’une exceptionnelle gravité qui méritent que les intérêts de la République soient défendus par son procureur et que des enquêtes soient diligentées.»




M. le procureur, cette interpellation directe, fondée sur des faits tangibles, ne peut pas ne pas susciter de réaction de votre part. A l’occasion du procès de Khalifa Sall, vous n’avez laissé le siège du parquet à aucun de vos substituts. Vous êtes vous-même monté au créneau, avez proclamé, du haut de votre pupitre, votre détermination à rétablir dans leurs droits les dakarois spoliés de 1,8 milliard de francs cfa par leur maire et ses complices.

Cette posture de défenseur de la probité ne doit pas être seulement dirigée contre un opposant sans défense dans le viseur du Palais. Elle doit, pour être crédible, toucher les barons du pouvoir impliqués dans des faits  de corruption hautement plus graves et impliquant des montants qui centuplent ceux reprochés à Khalifa Sall.

M. le procureur, Joseph de Maistre a dit que « le glaive de la justice n’a pas de fourreau. » Anatole France a ajouté que « la justice est la sanction des injustices établies. » Votre glaive ne doit pas être une arme entre les mains du fort pour brimer le faible, mais plutôt un bouclier du faible pour se protéger contre le fort. D’où le mot de Joseph Joubert: « La justice est le droit du plus faible. »

Votre rôle de justicier contre Khalifa Sall ne peut être crédible que si vous vous donnez le courage d’ouvrir une enquête sur cette nébuleuse Petro-Tim qui constitue sans doute, au vu de la position des personnes impliquées et des sommes en cause, le plus gros scandale de corruption du Sénégal indépendant.

La justice à deux vitesses est lâche. La logique du deux poids deux mesures est écoeurante. Vous n’avez de légitimité, M. le procureur, que si vous appliquez la loi de manière égale à tous. C’est de cette manière seulement que vous pouvez être le rempart contre l’injustice. Vous le savez mieux que moi, l’injustice provoque la révolte, la guerre, la mort… Saint Thomas d’Aquin l’a fort bien rappelé: « On n’est tenu d’obéir aux princes séculiers que dans la mesure requise par un ordre fondé en justice. » M. le procureur, vous devez donner suite à la lettre d’Abdoul Mbaye sur Petro-Tim.

Cheikh Yérim Seck




Contribution: Monsieur le président de la République du Sénégal, posez des actes…

 
Monsieur le président, comme vous le savez, sans doute,  notre République s’est édifiée au cours des générations sur un socle de valeurs et de principes.
Or, depuis un certain temps, notre République est fragilisée, voire menacée, par le faussé grandissant qui existe entre les citoyens et leurs représentants, locaux et nationaux, qui s’exprime par la montée de l’abstention lors des différentes élections.
 
Monsieur le président l’image des responsables politiques est particulièrement dégradée aux yeux des sénégalais à cause de  la transhumance politique . Si bien que certains considèrent  l’acteur politique, de nos jours, comme un menteur automatique.
De plus, ces vingt dernières années, le paysage politique est marqué par un nombre incalculable de transhumance.
De plus en plus des hommes politiques quittent l’opposition pour rallier le pouvoir au gré de leurs intérêts.
 
Cette situation a comme conséquence la perte de confiance des citoyens aux hommes politiques.
 
Monsieur le président,  pour le  rétablissement d’une relation de confiance entre les citoyens et leurs élus, condition indispensable à un bon fonctionnement de notre démocratie, nous vous invitons à faire un projet de  loi sur la moralisation de la vie politique.
Une loi, monsieur le président qui va pénaliser la transhumance.
Monsieur le président vous même alors candidat aux élections présidentielles de 2012 vous étiez un véritable pourfendeur de la transhumance politique, sur ce point vous étiez un véritable chantre de la vertu.
Mais quelques années plus tard, le pouvoir, et les intérêts personnels semblent devoir conduire à l’abandon de cette mesure.
 
Monsieur le président les sénégalais   attendent de leurs responsables publics qu’ils soient intègres et respectent leurs engagements.
Ils attendent aussi de leurs dirigeants qu’ils   se consacrent pleinement à leur mission, ils exigent en outre qu’ils ne bénéficient d’aucune protection indue et veulent enfin qu’ils soient
désintéressés et impartiaux et que l’intérêt général soit leur seul guide.
Mais avec le phénomène de la transhumance  tel ne sera jamais le cas.
 
Monsieur le président c’est vous qui prônez la gestion vertueuse et sombre,  c’est vous qui proclamâtes la rupture, par conséquent nous vous invitons à poser un acte politique fort qui va non seulement moraliser la vie politique au Sénégal mais va contribuer à assainir le milieu politique.
monsieur le président, pour que les citoyens retrouvent confiance dans leurs élus, il importe donc de créer un « choc » politique.
 
L’annonce, par vous , d’un projet  de loi de « moralisation de
la vie politique » représente l’opportunité de rétablir, sur des bases nouvelles, une relation de
confiance entre les élus et les citoyens.
Monsieur le président la balle est dans votre camp agissez pour une fois au moins dans le véritable sens de la rupture.
 
 
Par Papa Makhtar Diallo, candidat aux élections présidentielles de 2019, président du mouvement Politique SENEGAAL R.E.C

Lettre ouverte au juge Malick Lamotte: Juger, c’est assumer (Moussa Taye)

« C’est précisément parce que la justice nourrit des espoirs et suscite des craintes que la simple évocation de son indépendance rassure et fascine autant qu’elle effraie » Souleymane Téliko, président de l’UMS   Monsieur le juge, Cette belle citation de votre collègue suscite chez moi ce mélange étrange d’espoir et d’angoisse que l’on ne retrouve que dans les couloirs d’hôpitaux. En effet, Monsieur le juge, Le procureur de la république, à l’image du procureur du Roi Villefort, dans « Le Comte de Monte Cristo » a déjà emprunté le chemin tracé par ses supérieurs. Son réquisitoire tantôt ennuyeux, parfois ridicule et toujours grotesque mène tout droit le détenu Khalifa Sall vers la guillotine. Et vous avez l’insigne honneur ou (c’est selon) la lourde et ingrate tâche de faire exécuter cette sentence. Monsieur le juge, Ce n’est certainement pas à un magistrat de votre trempe, avec un quart de siècle de pratique à qui on apprendra que juger est à la fois simple et complexe. Juger est en effet simple parce qu’il faut juste dire la Loi. Complexe parce que cette Loi elle-même est déjà très complexe. Les juristes dissertent sur la matière en reconnaissant que tout n’est pas dans la Loi. En réalité, dans cette affaire de la caisse d’avance, tout n’est pas dans la Loi. Tout ou presque est dans le labyrinthe gluant et visqueux de la politique. Et on vous demande de régler par quelques arguties juridiques un conflit politique. Monsieur le juge, Il n’est jamais superflu de rappeler que cette affaire est d’abord et avant tout un problème politique drapé sous les oripeaux d’un juridisme alambiqué. Le verdict a déjà été annoncé par les courtisans : condamner sans coup férir l’impénitent qui veut défier le chef. Et oui, Monsieur le juge, c’est parce que dans notre pays, il y a malheureusement une prépondérance du pouvoir exécutif qui autorise tous les excès. Thémis jadis si digne et à la fière allure à l’image de cette belle et gracieuse Dame est déjà fortement éprouvée par l’Exécutif qu’elle en prend des rides. Cependant, le combat pour une Justice libre et indépendante doit d’abord être mené par les Acteurs de cette Justice. Il vous appartient dès lors à travers ce faux procès de remplir ou de trahir votre part de mission. Je vous ai entendu dire magistralement au tribunal « qu’il y a une vie après ce procès ». Voilà qui est bien dit ! Mais, cette vie ne sera plus la même pour tous les protagonistes. Certains seront peut-être récompensés pour… services rendus. D’autres anéantis et jetés dans les abysses de la déchéance. C’est dire que vous avez entre vos mains périssables le destin d’une femme et d’hommes, de famille et même celui de toute une Nation car vous jugez au nom du Peuple. Votre responsabilité est lourde. N’oubliez pas alors de vous référer au tribunal de l’Histoire et à celui de votre Conscience. Le tribunal de l’Histoire inscrit votre nom dans les langues de la postérité. Le tribunal de la Conscience vous permet de dormir du sommeil des justes ou vous plonge dans d’effroyables cauchemars. La pression est déjà forte. Elle va monter crescendo. Vous aurez certainement par moment peur mais sachez que « le courage n’est pas l’absence de peur mais la capacité à la surmonter et à la vaincre » comme le disait Nelson Mandela. Et que finalement, « in robore fortuna » autrement dit « la fortune est dans le courage ». En attendant le Seul et Vrai Juge (Coran : sourate 95 verset 8), à vous de juger !   Moussa TAYE Conseiller politique du maire de Dakar  

Contribution: Réponse à Monsieur l’ancien Premier ministre

Monsieur l’ancien Premier Ministre,

Nous avons lu, avec un intérêt particulier, la Lettre que vous avez adressée à Son Excellence Monsieur le Président de la République. Certes, dans notre pays, toutes les citoyennes et tous les citoyens ont le loisir et le droit d’interpeller le Chef de l’Etat, conformément aux exigences et Principes de l’Etat de Droit et de la République. Mais, quand il s’agit de vous, en plus des vérités énoncées en supra et au regard de votre statut politique de Chef de Parti, ces vérités ne vont plus de soi. Elles deviennent problématiques.

D’abord, Monsieur l’ancien Premier Ministre,  et les premiers mots de votre Lettre sont suffisamment expressifs pour en témoigner, quelle est la logique posturale qui vous guide ou, en termes plus simples, de quelle légitimité vous prévalez – vous pour écrire cette Lettre ? En écrivant que « JE vous invite, respectueusement, à publier sans DELAI l’accord… », vous n’êtes plus dans l’invite, mais bien dans l’injonction, l’ordre impératif et  l’exigence absolue ! Vous n’êtes pas le Citoyen qui réclame, ni même le Chef de Parti qui souhaite. Vous ne parlez point au nom de l’Opposition, encore moins des populations. Vous parlez en votre nom propre, dans une prétention indue que rien ne fonde sinon un égocentrisme empierré dans une idéalité politique qui vous noie dans l’illusion d’être un Archange éloigné et supérieur aux pauvres humains que nous sommes.

Toutefois, c’est dans votre approche qui empeste la jactance triviale, des questions posées, que vous révélez les limites de votre démarche. Vous dites que « Une fois l’accord publié, les SPECIALISTES en la matière pourront DIRE EN CONNAISSANCE DE CAUSE, SI VOUS TRAVAILLEZ DANS L’INTERET DES SENEGALAIS ». Extraordinaire !! Vous reconnaissez que vous n’êtes pas « Spécialiste en la matière », et que de facto, vous ne devriez pas en parler.

Dans le même temps, vous continuez à en parler, avec des propos surprenants sur le contexte et la valeur de l’Accord dont les circonstances et le contenu vous échappent totalement. L’usage du « souvent » (qui signifie « pas toujours »), enlève toute crédibilité au commentaire emprunté, aérien et s’engouffrant dans des pistes sinueuses. Et puis, Monsieur l’ancien Premier Ministre, depuis quand les « Spécialistes » doivent – ils « dire »,  juger ou évaluer un Président de la République, démocratiquement élu par un peuple souverain ? Ne transférez – vous pas, votre posture censoriale sur des «Spécialistes » qui sont, par ailleurs, tout, saufs unis dans la perception et les conclusions ? Ou parce que le peuple vous a désavoué durant les Elections tenues au Sénégal depuis 2012 (dont la dernière vous expulse du Département de Thiès) que vous comptez le « contourner » par une stratégie d’évitement?

Poursuivant vos philippiques, vous agitez la rengaine, l’alpha et l’oméga de toute l’Opposition unie autour d’un seul « élément de langage » que constitue la « Pétropolitique», c’est – à – dire les arguties et autres affabulations concoctées autour du Pétrole et du Gaz à produire ! Dans vos propos, tout y est . Vous dites que le Président a « refusé d’annuler le Permis octroyé à PETROTIM » sans pour autant  préciser que ce permis avait été octroyé par Wade et en ignorant, royalement, les explications nettes et sans équivoques fournies par le Premier Ministre lors de sa Conférence de Presse portant sur la position de l’Etat du Sénégal sur cette question !! Vous soutenez, sans sourciller que le contrat est « entaché d’irrégularités ETABLIES ».  Par qui et en quoi, y – a t – il eu « irrégularités établies » ?

Subitement, vous versez dans le discours divinatoire en posant la problématique du « Risque International » qu’absolument rien, dans l’origine et la gestion du dossier ne devrait convoquer. Miroir de vos illusions perdues, l’usage de l’anaphore, rappelle votre personnalité intrinsèque : « JE vous renouvelle mon invitation à vous pencher sur les intérêts supérieurs de notre peuple » !!! Ah bon ? Vous, le pensionnaire de St James vous autorisez pareille attaque? Comment vous,  l’un des grands artisans du tristement célèbre « Protocole de REBEUSS » signé sur le dos du peuple sénégalais, sur le mode mafieux de partage de butin, de rapine et de vol des deniers publics, pouvez – vous  vous  fendre d’une telle Déclaration ?   

Pourtant, dans vos délires hallucinés, vous ne vous êtes pas aperçu de la confusion qui suinte de vos propos. Vous parlez du « peuple » dont le Président de la République « ne semble PLUS percevoir la détresse… ». Vous n’avez pas dit « PAS » mais « PLUS » .Devrions – nous comprendre par là que selon vous, le Président « Percevait » tout ce qui touche au peuple ? Empruntant les sables mouvants de la « politique politicienne », vous exhumez le vieux discours portant sur les « Proches » du Président ! Il nous est facile de comprendre cette attaque tant il est vrai que de « Proches », vous n’en avez plus !

Abandonné par tous vos compagnons historiques, vous êtes devenu un Gourou d’un Groupe Sectaire qui, pour suivre, actionne deux leviers : la « stratégie du charognard » par l’utilisation de la force électorale d’un vieil adversaire en grand danger politique (M. Khalifa SALL) et une présence médiatique permanente en Tout et sur Tout !!

Monsieur l’ancien Premier Ministre, Vous informez d’une réflexion qu’aurait faite un Compatriote sur le « PEU » que ferait le Président de la République, non sans préciser que cela serait lié au fait « qu’il a fermé son accès à la vérité». Autrement dit, le Président « FAIT », mais « PEU ». Mais, si ce point de vue crypto – personnel était avéré, comment expliquer alors, que le Peuple Sénégalais a accordé et accorde toujours sa confiance au Président de la République et à son Camp ?

Mais, Monsieur l’ancien Premier Ministre, ce qui est outrageant, outrancier et immoral, demeure votre référence à la « VERITE » ! Ne savez – vous pas que, pour l’écrasante majorité du peuple sénégalais, à chaque fois que vous ouvrez la bouche, la Vérité déserte les lieux ? Toute votre trajectoire politique n’est – elle pas suffisamment éloquente pour valider cette affirmation ? Nul besoin alors, de « Verbatim » pour illustrer le chapelet de faits et de déclarations par lesquels vous témoignez de votre statut d’ennemi de la vérité !!!

Enfin, Monsieur l’ancien Premier Ministre, Vous dites avoir effectué une randonnée pédestre dans le Vélingara, un grand fief du Président de la République, pour y dénicher des propos populaires configurant le « bon Chef ». Mais, dans le KAJOOR des profondeurs, la pensée populaire, souligne une très grande vérité : « Kou teulé  day yaakaar né kenn manoul » Notre expérience avec vous nous renseigne que vous avez dépassé le stade du « Tchouné ». Vous êtes simplement « IDY TEULE » !!! «

 Juvénilement » Vôtre, Monsieur l’ancien Premier Ministre !!!!!

Pour le COMITE DE RIPOSTE DES JEUNESSES REPUBLICAINES UNIES

MEISSA MAHECOR DIOUF          

Lettre au vitriol d’Idrissa Seck à Macky Sall

YERIMPOST.COM Ci-dessous…

« Monsieur le Président de la République,

Par souci de transparence, je vous invite respectueusement à publier, sans délai, l’accord bilatéral sur le gaz signé avec la Mauritanie. Cet Accord n’a rien de confidentiel.

Une fois l’Accord publié, les spécialistes en la matière pourront dire, en connaissance de cause, si « vous travaillez dans l’intérêt des Sénégalais », comme vous l’avez clamé à Nouakchott.

Le contexte de la signature de cet Accord, n’a pas été serein. En effet, la signature de cet important Accord bilatéral s’est faite dans la précipitation, dans l’urgence et dans l’émotion. Ce qui, souvent, ne garantit pas les meilleurs résultats dans des tractations de cette importance. Un Accord bilatéral de cette complexité exige une préparation et un processus de décision minutieux.

Par ailleurs, vous avez refusé, M. le Président, d’annuler le permis octroyé à Petrotim qui est entaché d’irrégularités établies. Pire, vous l’aviez reconduit précipitamment sur présentation de votre ministre Aly Ngouille Ndiaye de façon SURPRENANTE, IMPRODUCTIVE de recettes pour l’Etat et RISQUÉE. Risquée car porteuse de poursuites judiciaires futures autour des “droits” et “titres” octroyés qui ont pour substrat des actes susceptibles d’invalidation.

Cela ne protège pas les intérêts des 15 millions de Sénégalais sauf de deux d’entre eux: vous-même et votre frère.

Je vous renouvelle mon invitation à vous pencher sur les intérêts supérieurs de notre peuple dont vous ne semblez plus percevoir la détresse et l’indignation du fait de l’épaisse fumée noire que vos proches dressent suicidairement entre vous et vos compatriotes, paysans, enseignants, étudiants…

L’un de ces derniers m’a dit ceci: “Macky Sall fait tout ce qu’il peut mais Il peut PEU” car il a fermé son accès à la vérité.

Pour conclure, permettez moi de partager avec vous cette sagesse peulh, apprise à Madinatoul Houda, dans le Velingara: le bon chef doit porter deux noms: Togneha ( Celui qui ne fait pas outrage) et Yoptatako (Celui qui ne se venge pas). Cela vous aurait évité le portrait que fait de vous Monsieur Boubacar SADIO, Commissaire de Police divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ancien Directeur Général Adjoint de la Police Nationale. »




Respectueuse considération
Idrissa Seck
President de Rewmi

Moussa Taye écrit une lettre corrosive à Saliou Keita

A mon cher ami Saliou Keita

Cher ami,

Je t’envoie ce mot pour t’inviter comme c’est toujours le cas à l’occasion de nos rencontres à rester debout. Rester debout, c’est rester soi-même. C’est surtout, ne pas verser dans le zèle et la calomnie. J’en profite pour rappeler aussi une vérité pour que tous ces sbires, sauvageons et autres cerbères se calment.

A l’Alliance pour la république (APR), rares sont ceux qui connaissent véritablement l’origine et la nature des rapports entre Khalifa Sall et Macky Sall. Peut-être que les doyens Alioune Badara Cissé  et Mbaye Ndiaye en savent quelque chose. Idrissa Seck qui présenta à Khalifa « le jeune Macky, responsable de la CIS » bien avant 2000, en sait aussi quelque chose.

Macky Sall, en tant que Premier ministre et secrétaire général adjoint du Pds, connaît bien l’existence de cette caisse. Au plan formel. Il le connaît aussi en tant qu’opposant bien sûr pour avoir sollicité le maire pour diverses raisons.

Cher ami,

Ce n’est point un délit encore moins un déshonneur pour un homme politique de solliciter quelque soutien ou appui. Nous intercédons tous en faveur de camarades et de parents pour des bourses d’études, des prises en charge médicales, des financements de projets… Il n’y a aucun problème à ce niveau.

Tu parles de pays de droit. Je te précise que dans un Etat de droit, la présomption d’innocence est sacrée. Elle enveloppe le prévenu jusqu’au verdict DE FI NI TIF c’est-à-dire jusqu’à l’épuisement de toutes les voies de recours. Économiste de formation, tu devrais aussi pouvoir distinguer les deniers publics qui comportent des deniers étatiques et des deniers d’autres collectivités publiques. Mais enfin…

Mon cher ami,

Tu n’as pas bénéficié de la caisse d’avance. Certes ! Mais, tu as bénéficié d’un soutien plus important et plus réconfortant de la part de Khalifa Sall: le soutien moral et affectif. TMTC (toi-même tu sais)

Cher ami,

Nul régime n’est éternel. L’amitié elle, peut être éternelle si elle est fondée sur la vérité. C’est pourquoi, j’ai tenu sincèrement à te dire « ma vérité ».

Amicalement !

Moussa TAYE

Lettre à Yerim Seck sur son appel au meurtre en Casamance (Malick Ndiaye)

YERIMPOST.COM Votre blog publie cette réflexion à laquelle CYS va répondre…

« Un grand capitaine soumet les armées sans combat » Sun Tzu, L’Art de la guerre

 

Cher Yerim,

 

Je ne vous connais pas autrement que par votre trajectoire et les réflexions éclairées dont vous faites bénéficier vos lecteurs depuis plusieurs années. Je sens obligé de vous écrire aujourd’hui à propos d’une sortie dont l’irresponsabilité et l’absence d’empathie m’ont sidéré. Je me permets donc de vous appeler à plus retenue dans vos analyses sur la crise casamançaise, car il me semble qu’avec votre rhétorique belliciste vous allez finir par rejoindre le camp des vautours et des fossoyeurs qui ont fait tant de mal à notre terre. Je ne vous prête pas d’intention maligne et je suppose que votre attitude de va-t-en guerre résulte davantage de l’ignorance du contexte et d’une culture sénégalaise bien condescendante et méprisante dès qu’il s’agit d’analyser la différence.

 

Puisque nous en sommes au « Faut-kon-Yaka », je commencerai par une proposition au moins aussi absurde que la vôtre. Seriez-vous prêt à vous engager personnellement pour aller combattre dans le maquis ou offrir à nos soldats votre expertise stratégique sur le terrain ? Vous me répondrez non évidemment, puisque vous n’avez pas les compétences militaires pour cela. Et je vous dirai alors que, justement que parce que vous n’avez pas les compétences militaires ou stratégiques pour parler de la militarisation de la Casamance, vous devriez peut-être laisser aux militaires le soin de parler armes et bombardements en Casamance. Gageons qu’aucun officier sénégalais digne de ce nom et conscient de sa mission ne vous suivrait dans vos élucubrations.




Je retiendrai donc en premier le manque de profondeur de votre réflexion, et c’est le moindre des griefs que je vous adresse. Vous m’avez donné l’impression de répercuter dans votre éditorial une discussion de comptoir avec un deuxième-classe prétentieux vous assurant que si les politiques leur laissaient le terrain ils règleraient le conflit. Je vous attendais sur un autre terrain. Celui d’une analyse basée sinon sur une connaissance historique du contexte casamançais, au moins sur une enquête sur place. Hélas !

En plus de vos propos farfelus, et c’est là le plus grave, je suis sidéré par votre cynisme. Les stratèges militaires que vous semblez admirer présentent tous l’option violente comme la dernière des extrémités. Comment osez-vous alors appeler de vos vœux une guerre qui en réalité a déjà constitué le quotidien des Casamançais pendant de longues décennies ? Où étiez-vous Monsieur Seck lors des batailles de Bambadinka, de Badem, de Youtou-Effok, de Babonda, de Kaguit… des noms à l’évocation si douloureuse dans la mémoire des Casamançais ? Pensez-vous sincèrement que la force a été omise dans cette région, l’une des rares de l’histoire du Sénégal à avoir été confiée à un gouverneur militaire et où la grande majorité des pertes humaines a justement eu lieu pendant ces années de guerre ? Savez-vous ce qu’ont enduré et endurent encore les populations du sud (les dégâts causés par les mines anti personnelles sont encore visibles) ? Y a-t-il ailleurs dans le Sénégal une telle présence militaire, autant de morts, d’estropiés, d’orphelins, tous victimes directes d’une guerre que vous semblez minimiser ? Avez-vous idée du niveau de contrôle que subissent ces populations (check-points à tous les axes routiers, contrôles d’identité) ? Je ne connais pas votre définition de l’état de guerre, mais ce que les Casamançais vivent depuis plus de trente ans n’en est pas loin. Et c’est une personne qui a payé le prix du sang en Casamance qui vous écrit.

Un peu de réflexion vous aurait évité de sortir autant d’inepties sous couvert de connaissance de l’histoire militaire. Monsieur, il ne suffit pas de redémarrer une guerre pour éradiquer une rébellion. Cela est faux. Surtout en Casamance. Faux, parce que ce que la Casamance est une géographie particulière. Faux, parce qu’une guerre suppose un ennemi visible et localisable, sauf si vous versez à votre compte des dommages collatéraux inestimables.  Faux, parce qu’une guerre éclair est impossible lorsqu’on ne maîtrise pas le théâtre d’opération et les systèmes d’alliances dans une région. Allez donc demander aux Américains en Afghanistan et au Vietnam. Et ce n’est pas faire injure à l’armée sénégalaise de dire qu’elle est loin d’avoir les mêmes moyens. Nous savons qu’aucune armée africaine n’a l’équipement et la logistique pour « nettoyer » une zone aussi hostile que la forêt de Casamance. Et vous avez tort de penser que les seuls soutiens du MFDC sont en Gambie. Enfin, votre point de vue est faux, parce que la violence politique est un cycle qu’une victoire sur le terrain ne referme pas nécessairement. Ne sous-estimez pas, Monsieur, les raisons qui poussent des hommes à renoncer à tout pour s’enterrer dans le maquis pendant des décennies. Ces hommes-là sont animés par autre chose que des raisons bassement matérielles, comme vous le sous-entendez. A tort ou à raison, ils ont la foi. Cela vous échappe peut-être, comme cela échappe à beaucoup de nos compatriotes.




Il y a une grande différence entre théoriser sur la guerre dans le confort de son canapé et la vivre. Vous vous targuez d’avoir couvert des conflits dans le monde et c’est ce qui forge votre conviction à appeler au meurtre des populations ? Je vous défie de démontrer dans quelle mesure l’option militaire a permis de mettre fin aux conflits libériens et angolais. Tout comme je vous défie de démontrer que la négociation a été privilégiée en Casamance au détriment de la solution armée pendant les décennies qu’a duré ce conflit. Oubliez-vous qu’au Libéria, un rebelle, Charles Taylor avait fini à la présidence ? Que la démobilisation des factions s’est faite sous l’égide de la Minul ? Combien d’années la guerre totale a-t-elle duré en Angola ? Voulez-vous encore un cycle de vingt ans de violence en Casamance ? Sérieusement, Monsieur Seck, quel est donc votre sens de l’histoire ?

Je vous citerai d’autres exemples que Liberia et à l’Angola que vous mentionnez avec, me semble-t-il, beaucoup de mauvaise foi en taisant les négociations parallèles et les interventions onusiennes. Je vous parie que de nombreux Syriens, Irakiens, Libyens ou Afghans, préfèrent leurs pays avant les interventions salutaires à ce qu’ils sont devenus après celles-ci. Plutôt que de citer à la cantonade et souvent hors contexte des auteurs célèbres je vous suggèrerais volontiers quelques lectures, à commencer par Machiavel dont je vous renvoie à la lecture du Discours sur la première décade de Tite Live. Parce que comprendre Machiavel, c’est aussi comprendre que la force n’a de sens qu’en tant que menace, surtout lorsqu’il s’agit pour l’Etat d’user de la violence interne. Je vous suggère des auteurs moins ardus et plus pragmatiques sur la question qui nous occupe : Jean-Claude Marut (Le conflit de Casamance), Oumar Diatta (Casamance, Essai sur le destin tumultueux d’une région), ou Xavier Diatta (La Crise Casamançaise racontée à mes enfants). Ils ont le mérite de s’appuyer sur une vraie recherche et une connaissance du terrain.

La solution à cette crise, si elle existe, est peut-être dans cet appel à la liberté d’expression que vous évoquez. Que dans le contexte sénégalais, même l’on considère cela comme un contresens, on puisse quand même souffrir qu’il y ait des voix réclamant l’autonomie de la Casamance. Parce qu’au nom de cette liberté que vous évoquez, le débat sur la Casamance doit pouvoir se faire avec des arguments et sans craintes de répression et de procès en sorcellerie. Tant que les Sénégalais tranquilles dans leur supériorité morale continueront à traiter de sauvages les indépendantistes, les conditions pour la paix ne seront pas réunies.

Je vous demanderai enfin, cher Yerim, si c’est par sadisme ou par ironie que vous avez exprimé votre « plaisir » de lire un éditorial qui appelle au massacre d’une « lumpen-army» qui constitue une grande partie de ce que vous appelez la rébellion. Ils ne portent pas les armes par cupidité, ils ne trafiquent pas du bois, ils ne cultivent pas de chanvre. Ils croient en quelque chose. Ils sont prêts à mourir pour leurs terres, leurs fétiches, leur sol. Et cela, cher Yerim, vous n ‘avez aucune idée de ce que cela représente.

 

MALICK NDIAYE

ehndiaye@gmail.com

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