Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

l’Etat

Marche: les enseignants prêts à en découdre avec l’Etat

YERIMPOST.COM Le combat continue et ce, jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances. C’est ce qu’ambitionnent les enseignants qui ont organisés une marche générale, ce vendredi 16 février. Dans sa déclaration, le secrétaire général du Sels/A s’est voulu on ne peut plus clair. «Si le gouvernement ne matérialise pas les accords signés avec les enseignants, nous continuerons la lutte et, s’il opte pour la confrontation, qu’il comprenne que nous sommes prêts à l’affronter», a confié Abdou Faty. Déterminés à faire valoir leurs droits, les enseignants sont aussi d’avis qu’il est fondamental de sauver l’éducation avec ou sans le gouvernement actuel.

(Urgent): Cette somme exorbitante que réclame l’Etat à Khalifa Sall

YERIMPOST.COM « L’Etat du Sénégal a bien subi un préjudice moral et matériel », selon son représentant au procès dit de la Caisse d’avance. Antoine Diome, qui faisait face au juge Lamotte pour sa plaidoirie, a demandé la somme de 5 milliards de FCfa pour réparer le préjudice moral que la Ville de Dakar a causé à l’Etat du Sénégal. Cette somme n’a rien à voir avec les 1 milliard 800 millions demandés comme réparation du préjudice matériel. Si le juge suit l’Agent judiciaire de l’Etat, Khalifa Sall et ses co-prévenus devront verser à l’Etat du Sénégal une somme de 6 milliards 800 millions.

Pour notre dignité nationale, l’Etat doit ramener Lamine Diack au Sénégal

YERIMPOST.COM Lamine Diack a 85 ans. Il a atteint l’âge canonique, celui auquel, selon les Ecritures, même Dieu est indulgent à son égard. Pourtant, il vit depuis plus de deux ans et demi dans une prison dorée à Paris, assignée à résidence par une interdiction de sortie du territoire. En cause, des malversations qui lui sont reprochées et qu’il est soupçonné d’avoir commises avec la complicité de son fils, Massata Diack, dans le cadre de ses fonctions de président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

Si nul ne saurait revendiquer l’impunité ni l’exemption de reddition de comptes au profit d’un responsable de ce niveau, on peut s’interroger sur la brutale sévérité avec laquelle ce Sénégalais de premier plan dans le mouvement sportif mondial a été traité par la justice française. Alors qu’il présidait l’UEFA, le Français Michel Platini a été accusé d’être impliqué dans des malversations portant sur des montants plus importants que ceux reprochés à Lamine Diack. Pourtant, il continue à disposer d’une liberté d’aller et venir. Le Suisse Sepp Blatter a été et reste poursuivi pour de gros scandales de corruption. Il n’en sillonne pas moins le monde avec un passeport diplomatique.

La question est brutale mais est légitime à poser: Est-ce la différence de la couleur de peau qui explique cette inégalité de traitement ?  Ou est-ce la place dans le monde du pays d’origine du responsable qui détermine les mesures judiciaires à lui infligées ?

L’argument brandi par le juge d’instruction français repose sur le postulat que M. Diack peut se soustraire définitivement à la justice s’il est autorisé à quitter le territoire français. Le calcul secret du magistrat instructeur consiste, pour contraindre à se présenter le trop convoqué Massata Diack, vers qui convergent des indices graves et concordants, à garder son père. Comme si la prise d’otage, en clair la rétention d’un être humain en gage, est reconnue par le Code de procédure pénal français.

Face à la violation des droits de Lamine Diack, à qui a été de facto ôté son droit à la présomption d’innocence, l’Etat du Sénégal est resté scandaleusement silencieux. Et démesurément impuissant devant le sort de celui qui fut athlète international, champion de saut en longueur, maire de Dakar, footballeur puis entraîneur de foot, directeur technique national, président du comité national olympique, président de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial… Tout pays occidental dont il serait le ressortissant aurait pesé de tout son poids pour lui restituer sa liberté de mouvement et le ramener à la maison.

L’une des plus fortes légitimités d’un Etat, c’est de protéger ses ressortissants à l’étranger. La France est allée à cet égard jusqu’à arracher certains de ses citoyens trafiquants de drogue à la justice colombienne pour, officiellement, les juger en France. Pour secourir un seul Américain brimé quelque part dans le monde, les Etats-Unis sont capables d’entrer en guerre.

Quel que soit ce que l’on reproche à Lamine Diack, l’Etat du Sénégal doit se battre pour le faire revenir au bercail. C’est une question d’orgueil national et de souveraineté internationale. Mais également d’image. Un de ses fils arrivé au sommet de l’athlétisme mondial ne peut être indéfiniment traîné dans la boue sans que la perception de notre pays par le reste du monde s’en ressente. Pour mettre fin à cette spirale qui, chaque jour davantage, l’enfonce dans la honte, le Sénégal doit emprunter tous les canaux diplomatiques et judiciaires susceptibles de ramener Lamine Diack dans notre capitale dont il fut le maire.

Cheikh Yérim Seck

Khalifa Sall liste les coups bas qu’il a reçus du pouvoir et dénonce l’instrumentalisation de l’Etat

YERIMPOST.COM L’instrumentalisation de l’Etat pour faire de la politique, c’est ce qu’a dénoncé le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, ce lundi 12 février, devant le tribunal. A l’entendre, depuis qu’il a refusé l’offre qui lui a été faite en 2012 par les tenants du pouvoir, il a été écarté du protocole de l’Etat. Le maire a ajouté: « Quand on travaille pour Dakar, c’est pour tout le Sénégal… Nous travaillons pour les populations. Alors, il est évident que, dans des situations, une certaine intelligence aurait conduit les autorités à des discussions pour l’intérêt des populations. Nous avons beaucoup de programmes pour Dakar, mais nous avons en face un adversaire qui ne veut pas que l’on fasse un bilan.» Et Khalifa Sall de poursuivre: « Nous n’avons pas reçu les 115 milliards qui étaient prévus pour les 5 dernières années. C’est Dakar qui perd parce que ce montant aurait pu servir à réaliser certains projets dans la capitale. Mais tout a été bloqué. Ce qui est dommage, c’est qu’on utilise l’Etat pour faire des combats politiques. »




2e jour du procès de Khalifa Sall: l’offensive des avocats de l’État

YERIMPOST.COM C’est toujours la guerre des arguments à ce deuxième jour du procès de Khalifa Ababacar Sall. A l’ouverture de l’audience de ce matin, ce sont les avocats de l’État qui avaient la parole pour démontrer le bien-fondé de leur constitution de partie civile. Pour eux, la requête des avocats de la défense consistant à vouloir les écarter du procès relève d’une fuite en avant. Parce que, estime Me Baboucar Cissé, « toute personne qui se sent lésée peut se constituer partie civile » (article 176 du Code de procédure pénale). Son avis est partagé par Me Moussa Félix Sow. Selon l’ancien bâtonnier, les deniers en question appartiennent à l’État. Ce dernier les a confiés à un organisme public, qui soit la mairie de Dakar. Par conséquent, les deniers « détournés » sont ceux de l’État. D’ailleurs, il n’y a pas, selon lui, une distinction entre la caisse de l’État et celle de la mairie. « l’État a une seule caisse », dixit Même Sow
En attendant le verdict du juge, l’État du Sénégal est dans le procès et comptent y rester.

 

Envoi spécial: BabacarFall/ Yerimpost.com

Vidéo- « L’Etat doit faire la guerre en Casamance » (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Positon audacieuse… Écoutons l’argumentation.




Les lourdes demandes de Khalifa Sall devant la Cour de la CEDEAO

YERIMPOST.COM Devant la Cour de justice de la CEDEAO, le maire de Dakar demande une libération immédiate, la réparation du préjudice qu’il a subi à hauteur de 50 milliards de nos francs et la suspension de son procès le temps de lui garantir un jugement équitable. Des requêtes que les avocats de Khalifa Sall ont déposées devant la Cour et dont l’agent judiciaire de l’Etat a reçu notification. A en croire le quotidien Libération qui donne l’information, il s’agirait de trois requêtes dont l’une est une requête accélérée, l’autre une requête introductive d’instance et la dernière une requête en procédure de référé.

L’Etat doit faire la guerre en Casamance !!!

YERIMPOST.COM Suite à la tuerie barbare qui a emporté quatorze innocents dans la forêt de Bourofaye, le colonel Ndiaye, directeur de l’information et des relations publiques des forces de défense, nous a appris que l’armée avait commencé à faire le coup de feu dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 janvier 2018, dans le cadre d’une opération de poursuite des coupables en Casamance.

Il n’y a pas beaucoup à espérer de cette battue qui n’est en définitive qu’une opération de police. Or, la gangrène qui ronge depuis trente-six ans cette partie du pays exige une thérapie lourde, une intervention chirurgicale. Depuis 1982, en effet, l’Etat sénégalais se laisse distraire par une rébellion qui ne tient pas parole, des pourparlers qui n’aboutissent pas, des accords de paix qui ne ramènent pas la paix…

L’Etat a suffisamment fait la preuve de sa bonne foi, de sa volonté de paix, du respect de ses engagements… Mais il fait face à une organisation trafiquante, dilettante, malfaisante… Cette dernière tuerie du 6 janvier est la preuve, s’il en est encore besoin, que le MFDC a perdu son âme pour se muer en une officine criminelle.

Toute discussion de toute nature avec un mouvement devenu si amoral est pure perte de temps. Elle ne servirait, suite à la chute de son soutien Yahya Jammeh, qu’à permettre à la rébellion de gagner du temps pour tenter de se refaire à coups de trafics de toutes sortes.

L’Etat du Sénégal doit, une bonne fois pour toutes, éradiquer la rébellion casamançaise. Les exemples du Liberia, de l’Angola, de la Sierra Leone… prouvent qu’une rébellion ne prend fin que lorsqu’elle est vaincue, anéantie, éradiquée… Notre pays ne peut pas faire l’économie d’une guerre pour débarrasser le maquis casamançais des bandes armées qui y sèment mort et pillages de toutes sortes. S’il ne le fait pas aujourd’hui, il sera obligé de le faire demain. Nicolas Machiavel l’a fort bien dit, depuis la Renaissance: « Une guerre prévisible ne se peut éviter, mais seulement repousser. »

Pour pacifier cette région du sud de notre pays, la force militaire apparaît comme un mal nécessaire. La guerre fait peur, mais elle est, dans bien des cas, le moteur de l’Histoire. C’est un instrument de gouvernement que certaines circonstances imposent. « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », a dit, à juste titre, le général prussien Carl von Clausewitz, dans le plus important traité de stratégie militaire jamais écrit, De La Guerre.

Depuis bientôt quatre décennies, des rebelles qui ne représentent qu’eux-mêmes font peser une menace existentielle sur le Sénégal. Ils hypothèquent le développement de la Casamance et maintiennent une dangereuse porosité de nos frontières avec la Gambie et la Guinée Bissau. Le contexte géopolitique actuel, marqué par la chute du dégénéré Yahya Jammeh qui régnait à Banjul et la neutralité du nouveau pouvoir à Bissau, est on ne peut plus favorable à une reprise en main totale de notre territoire. Mais aussi de nos frontières. Un politiste réputé l’a dit : un pays qui ne maîtrise pas ses frontières n’est pas un pays, c’est une vaste passoire…

Or, les frontières, le territoire, l’intégrité territoriale, la souveraineté… n’ont jamais été donnés. Ils ont toujours été conquis. A l’épreuve du feu et au prix du sang. Commandant en chef de l’armée de la République serbe pendant la guerre de Bosnie, Ratko Mladic l’a rappelé par une formule brutale mais historiquement vraie : « Les frontières ont toujours été tracées avec du sang et les Etats bornés par des tombes. » Une fois pour toutes, l’Etat du Sénégal doit faire cette guerre inévitable en Casamance.

 

Cheikh Yérim Seck

 

 

Lait contaminé: Le Sénégal touché, l’Etat prend des mesures énergiques

YERIMPOST.COM La crise s’étend pour le groupe français leader mondial du lait et du fromage : Lactalis. Des « centaines » de parents de nourrissons ont porté plainte dans toute la France contre l’industriel Lactalis, pour avoir commercialisé du lait contaminé par la salmonelle, a annoncé vendredi l’association qui défend les victimes.

Le Sénégal est concerné par cette affaire, car les rayons de certains grands magasins, des services de pédiatrie et des pharmacies proposaient le produit incriminé.

Et France, le scandale a éclaté depuis septembre, mais le groupe tentait de se dédouaner en vain. Pour éviter tout risque de contamination, la Direction de la pharmacie nationale a fait enlever des rayons des officines privées le produit en question. Tandis que la Direction du commerce intérieur s’est chargée de «nettoyer» les grandes surfaces du pays.

Le bilan de Santé publique France fait état, à ce jour, de 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d’alimentation infantile de l’usine Lactalis incriminée.

Des instituts de surveillance de santé publique ont également annoncé vendredi qu’un cas de salmonellose avait été détecté en Espagne chez un bébé ayant consommé du lait infantile Lactalis et qu’un autre cas était suspecté en Grèce.

Pour Lactalis, ce scandale vient au mauvais moment. C’est avant tout une question d’enjeu économique et d’image pour le groupe qui veut préserver son leadership. Lactalis a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 17, 3 milliards d’euros en 2017, et risque de vivre une année 2018 compliquée avec ces plaintes qui viennent de partout.

C’est quoi Les salmonelles

Les salmonelles, bactéries relativement répandues dans notre environnement et qui proviennent du tube digestif des animaux, sont à l’origine d’infections alimentaires souvent bénignes, mais aux conséquences potentiellement graves chez les nourrissons, comme l’illustre cette crise.

Souvent, c’est un manquement aux règles d’hygiène qui déclenche une contamination à l’alimentation humaine. Les salmonelles survivent aux basses températures, y compris à la congélation, mais meurent à la cuisson.

Dans le cas de l’usine Lactalis de Craon, le groupe disait le 10 décembre avoir trouvé une « cause probable » qui situerait la contamination au début de mai.

avec AFP

° Top