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Me Mbaye Guèye plaide pour Lamotte, juge Yaya Dia et Cheikh Bamba Dièye

YERIMPOST.COM Nommé à la tête du barreau de l’Uemoa il y a quelques jours, le bâtonnier Me Mbaye Guèye, non moins bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, a accordé une interview à l’Observateur dans laquelle il s’est prononcé sur le cas Cheikh Bamba Dièye, l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam, de la sortie au vitriol du magistrat Yaya Dia qui avait démissionné en plein procès de Karim Wade devant la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei).

Sur ce dernier cas cité, l’avocat dit: « Si c’était une question posée dans l’absolu, sans qu’on ait à identifier les personnes concernées, j’aurais parlé d’un avis scientifique et objectif. Mais, lorsque les parties sont connues, les intérêts en jeu, lorsque ce dossier peut faire l’objet d’une évolution…, le magistrat doit faire preuve de retenue. Il doit se rappeler son devoir de réserve. Normal que l’Inspection générale puisse l’appeler et l’entendre. Ce qui ne signifie pas, pour le moment, le sanctionner. Il reviendra aux autorités compétentes d’apprécier et voir si elles vont déclencher une procédure disciplinaire. Ceci étant, chaque personne est libre et les magistrats qui estiment devoir retrouver leur liberté doivent choisir de faire comme l’un de leurs collègues, c’est à dire démissionner de la magistrature, retrouver une liberté et pouvoir s’exprimer librement. »

La sortie du député Cheikh Bamba Dièye n’a pas non plus échappé à l’attention de l’avocat qui déclare: « Cheikh Bamba Dièye dégage l’impression d’un homme de retenue. Mon avis est qu’autant il avait le droit de se prononcer sur le système judiciaire de manière générale, autant il devait se garder de citer des noms. Je parle du juge Lamotte que je connais particulièrement, profondément… Je trouve scandaleux qu’on puisse accuser ce juge de corrompu. Connaissant l’homme et le professionnel, c’est une chose que je ne peux accepter…! Il faut se rappeler, il y a quelques années, la justice sénégalaise avait été secouée par ce que l’on avait qualifié d’affaire de corruption au niveau de la magistrature. Pour information, cette affaire est partie d’une dénonciation écrite de ce juge Lamotte. Lorsqu’on a porté à sa connaissance que, dans un dossier qu’il gérait dans sa chambre, des magistrats ont eu à intervenir et réclamer de l’argent aux parties concernées, il a de suite écrit à sa hiérarchie pour dénoncer les faits. Une dénonciation qui avait conduit le ministre de la Justice de l’époque à envoyer une Inspection et, lorsque l’Igas a bouclé son rapport, il a été conclu que le juge Malick Lamotte n’était pas concerné par cette affaire. Je suis au regret de dire que le député Cheikh Bamba Dièye s’est trompé sur la personne qu’il a accusée… Maintenant, c’est le dossier Khalifa Sall qui est à l’origine de ces accusations. Dossier que le juge Lamotte et ses collègues ont eu à juger. Il faut cependant reconnaître aux gens le droit de critiquer une décision de justice…  »



Les cambrioleurs du juge Lamotte prennent la peine maximale

YERIMPOST.COM La sentence a été prononcée ce mercredi 11 juillet par la Chambre criminelle de Thiès. Mansour Dione, Mangoné Kassé et Bakary Cissé ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité même si le premier cité s’est fait la belle et depuis est activement recherché. Cinq ans de travaux forcés contre leurs acolytes Khadim Mbengue et Birane Sarr. Quant à Malick Ndiaye et Mbacké Diop, eux sont définitivement blanchis par la justice parce que décédés en prison. Tout ce beau monde était poursuivi pour cambriolage, vol en réunion, association de malfaiteurs, viol collectif entre autres délits. Mal leur en a pris de prendre pour cible le domicile du juge Malick Lamotte. Activement recherchée après de multiples casses, la bande a été interpellée et placée en détention. Son sort a été définitivement scellé hier.


Mon regard de juriste sur les incohérences de la décision de Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Juriste dans une autre vie, j’ai gardé de ma formation universitaire des notions qui me permettent de me livrer à l’exercice du commentaire d’arrêt. La décision pénale qui m’intéresse, objet d’une grande attention de l’opinion publique du fait du pedigree du prévenu, me semble traîner de sérieuses incohérences.

Khalifa Sall a été condamné notamment pour escroquerie portant sur des deniers publics, une infraction d’une grande gravité qui d’ailleurs justifie la lourdeur de la peine qui lui a été infligée. Cette infraction suppose que son auteur ait usé de manoeuvres frauduleuses pour se faire remettre les deniers en cause à des fins d’enrichissement personnel. En l’espèce, Khalifa Sall, maire de Dakar, ordonnateur du budget de sa commune, ne peut pas être poursuivi pour escroquerie. Il dispose de jure et de facto des fonds et n’a nul besoin pour ce faire d’user d’une quelconque manoeuvre. Il ne peut être poursuivi que s’il commet des malversations dans leur gestion ou s’il les détourne de leur affectation dans un but d’enrichissement personnel. Seul un tiers est susceptible d’user de manoeuvres pour se voir remettre indûment ces deniers.




Ensuite, le juge Malick Lamotte a reçu la constitution de partie civile de l’Etat pour ensuite décider que celui-ci n’avait subi aucun préjudice et n’avait donc pas droit à une réparation. Or, dans un procès pénal, ne peut se constituer partie civile que celui qui a souffert d’un dommage directement causé par l’infraction. Le comportement du juge vis-à-vis de l’Etat dans ce procès reflète donc une contradiction absolue. Si je n’étais pas si naïf en politique, je croirais que le juge a fait exprès, en connaissance de cause, d’accueillir dans le procès une partie qui n’en est pas une, dans le but d’affaiblir la défense du prévenu par des contradicteurs illégitimes.

De même, le juge Lamotte a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de la mairie de Dakar. Au bout du procès, il a reconnu implicitement, en décidant que l’Etat n’a pas subi de préjudice, que c’est la mairie qui l’a enduré. En clair, la mairie, dont les 1,8 milliard de francs cfa sont censés avoir été escroqués, a été empêchée d’entrer dans le procès pour les réclamer. Ce qui a conduit à cette situation rocambolesque où Khalifa Sall, à qui on reproche 1,8 milliard de nos francs, se retrouve ne devoir payer que 5 millions ! La partie qui devait exercer l’action civile a été écartée du procès !

Si je n’étais pas si inexpert sur les questions de pouvoir, je croirais que l’obsession de punir le maire de Dakar était si dévorante qu’on a administré le procès contre certaines normes élémentaires de bon sens.

Enfin, le juge Lamotte a estimé de façon péremptoire que le faux et usage de faux est établi dès lors que les factures d’achat de riz et de mil établies ne recoupent pas la réalité de l’utilisation faite des fonds de la caisse d’avance. Cette interprétation est sujette à caution en droit budgétaire et comptable. Dans ce droit, les fausses certifications ne sont pas un délit. Le juge des comptes cherche à s’assurer d’une seule chose: la conformité de l’affectation des fonds.

Si j’étais l’avocat de Khalifa Sall, j’aurais eu des griefs sérieux à opposer devant la Cour d’appel à la décision de Malick Lamotte. D’aucuns me diront qu’ils ne serviraient à rien, vu la nature de ce dossier qui pousse certains magistrats dociles à le trancher dans le seul souci d’appliquer au prévenu une punition à la hauteur de l’adversité qu’il suscite en Macky Sall.

Nos juges gagneraient à méditer cette pensée d’Hypolite de Livry: Le plus horrible spectacle de la nature, et un des plus communs, est de voir violer la justice par l’homme préposé pour la rendre.

Cheikh Yérim Seck



Jugement de Khalifa Sall: cette autre sanction que le tohu-bohu a empêché Lamotte de lire

YERIMPOST.COM Cette nouvelle n’est pas faite pour calmer la colère des partisans du maire de Dakar. C’est le quotidien l’AS qui la file. Selon une source du journal, en plus de sa peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 5 millions, Khalifa Sall se verra confisquer un cinquième de ses biens. A en croire la même source, le juge Lamotte, qui a été interrompu par le tohu-bohu de la salle, n’a pas pu continuer la lecture de sa décision. Une information qui, si elle s’avère exacte, risque de jeter le feu aux poudres. Les avocats des deux parties seront incessamment convoqués par le juge Lamotte pour terminer son délibéré mais, cette fois, ce sera à huis clos.




Lamotte fait appel à un gendarme pour assurer les charges du greffier 

YERIMPOST.COM La grève des travailleurs de la Justice n’a pas impacté le délibéré du procès de la caisse d’avance. La raison en est simple. Le juge Malick Lamotte avait fini par trouver une alternative. En lieu et place d’un officier de justice, communément appelé greffier, il a fait appel à un gendarme. Ibrahima Mbaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait prêté serment avant devant le tribunal avant d’assurer sa fonction du jour.

Le juge s’est appuyé sur l’article 386 alinéas 1 du Code de procédure pénale relatif à la fonction du greffier.




Vidéo wolof- A deux jours du verdict, Barthélémy Dias s’adresse au juge Lamotte





Humeur: Bassirou Guèye se prend les pieds dans Lamotte de terre.

YERIMPOST.COM Devant le tribunal, Serigne Bassirou Guèye a avoué que, lors de l’instruction, il avait eu à travailler avec un magistrat qui siégeait dans le procès de Khalifa Sall concernant l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Pour l’avocat de la défense, Me Ousseynou Fall, il s’est alors agi de tout de suite demander au juge Lamotte de faire toute la lumière sur cette affaire qui, si elle s’avère vraie, annulerait toute la procédure.

Serigne Bassirou Guèye a en effet affirmé «qu’il y a eu plusieurs magistrats qui ont eu connaissance du dossier. Et que, chacun parmi eux, a eu la même position sur l’affaire de la caisse d’avance. Et même, l’un de ces magistrats est parmi vous». Or “la loi interdit, formellement, à un magistrat instructeur de siéger à l’audience”, alors que le procureur a affirmé que tel a été le cas.

Ce cafouillage démontre-t-il que les débats sont joués et que la sentence est tellement prévisible que les précautions procédurales exigées dans un prétoire normé sont à ce point superflues, que les lapsus aux allures d’aveu de duplicité s’échappent de la bouche des personnes garantes normalement de l’indépendance et du bon fonctionnement de la Justice ? En tous cas, les avocats de la défense de Khalifa Sall ne vont pas, c’est certain, aider Bassirou Guèye à se sortir de Lamotte de terre dans laquelle son imprudente argutie a enlisé son réquisitoire. A suivre…

 



Me Baboucar Cissé, qui dérape, rappelé à l’ordre par le juge Lamotte

YERIMPOST.COM A l’heure des répliques dans le procès de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar, l’avocat de l’Etat Me Baboucar Cissé s’illustre par sa détermination à brûler le maire de Dakar. Tout au long de ce procès, l’avocat n’a rien lâché et, à cette étape du dossier, il est toujours aussi virulent à l’égard du maire de la capitale inculpé pour différents délits, notamment celui de détournement de fonds publics. Me Baboucar Cissé a assuré que ce procès n’a rien de politique et s’en est ouvertement pris aux conseils de Khalifa Sall. « Les avocats de la défense, au lieu de s’appesantir sur les faits, se sont mis à évoquer des versets du Coran et de la Bible pour tenter de faire appel à la conscience du juge. Vous n’êtes pas au tribunal des lamentations. Pour ça, il y a le mur des lamentations qui se trouve à Jérusalem. Ici, c’est un procès de droit commun. Depuis le début de ce procès, de l’autre côté, on prie comme des lézards alors qu’on ne croit en rien ! », a asséné Me Cissé. Le président Malick Lamotte a aussitôt réagi, demandant à l’avocat de retirer ses propos.
 
 
 
 
 

Violente brouille entre le bâtonnier camerounais, le juge Lamotte et le bâtonnier sénégalais…

Il faut dire que l’ambiance au procès de la Caisse d’avance est électrique. Toutes les parties sont sur les nerfs comme en atteste cette scène qui s’est déroulée ce mercredi 21 février alors que le procès battait son plein. La parole était à l’avocat de Khalifa Sall, le bâtonnier camerounais Me Francis Kamga. Dans sa plaidoirie, Me Kamga a déclaré : «Les Sénégalais, habituellement loquaces, sont devenus silencieux. Sont-ils castrés ? Tétanisés ? Quelque chose pèse sur le Sénégal ! Khalifa Sall est à la barre à cause d’un homme. Khalifa Sall est ici par la volonté d’un homme déloyal, par de l’acharnement, par la méchanceté d’un homme. Ce procès, c’est pour inhumer politiquement Khalifa Sall.»

Et le bâtonnier camerounais de poursuivre en s’attaquant aux avocats français commis par l’Etat pour assurer sa défense puisque, dans sa logique, la « race » blanche a toujours contesté l’intelligence des Noirs. Une intervention qui n’a pas été du goût du président Malick Lamotte qui a aussitôt repris la parole pour rétorquer: « Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse dire que les Sénégalais sont castrés. C’est une erreur, de tels propos. Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse parler d’indiscipline et de malhonnêteté en s’adressant à ses confrères. Nous sommes dans un pays d’hospitalité où il n’y a ni blanc, ni rouge… Le tribunal ne peut pas accepter qu’on vienne utiliser de tels propos devant la barre. Le tribunal est choqué d’entendre de tels propos ! »

Apostrophé par le bâtonnier sénégalais, Me Mbaye Guèye, le juge Lamotte l’a interrompu en ces termes : « M. le bâtonnier, si vous voulez me parler, trouvez-moi en dehors de la salle ! »

Grave incident entre Me Mbaye Guèye et le juge Lamotte !

YERIMPOST.COM Un incident s’est produit ce mercredi 21 février  au cours du procès dit de la Caisse d’avance. Tout est parti du juge Malick Lamotte qui a suspendu l’audience après avoir interrompu Me Mbaye Guèye qui voulait prendre la parole pour faire ses observations suite aux échanges houleux que le premier cité a eus avec Me Kamga de la défense. Suite aux propos du juge Lamotte «M. le bâtonnier, si vous voulez me parler, trouvez-moi dehors», le bâtonnier sénégalais est rentré dans une rage folle. « C’est le bordel ! Il est qui lui ? Il n’a que la police de l’audience. Il n’a pas le droit de recadrer comme ça les plaidoiries des avocats », a pesté Me Mbaye Guéye entouré de ses collègues qui tentaient de le calmer.

Après 30 minutes de suspension, l’audience a repris avec un juge Lamotte visiblement gêné d’avoir rabroué l’avocat. « Il n’a jamais été dans nos intentions d’offenser quelqu’un. Nous avons de lourdes responsabilités d’éviter qu’il y ait des attaques réciproques de part et d’autre, c’est juste ce qui nous anime. C’est désolant mais il n’y a rien d’autre. Nous sommes désolés ! », a-t-il martelé. Des excuses acceptées par le bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal qui a fait comprendre que de tels moments peuvent arriver dans ce genre de procès où les enjeux sont de taille.




Me El Mamadou Ndiaye à Lamotte: « En Côte d’Ivoire, on a fait dire à un juge ce qu’il ne fallait pas. Après… » 

YERIMPOST.COM Me El Mamadou Ndiaye a commencé sa plaidoirie par récuser la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal. Devant le président du tribunal, Malick Lamotte, l’avocat constitué pour la cause de Khalifa Sall, s’adressant à l’Agent judiciaire de l’Etat, a déclaré: «C’est la première fois que je vois dans un procès une fausse partie civile à côté de la vraie partie civile». Et Me Ndiaye de dérouler sa plaidoirie de plus d’une demie-heure, pour démonter les accusations qui pèsent sur son client. Pour conclure, l’avocat a interpellé le juge en ces termes: «Ce procès est purement politique. Mais je voudrais vous demander, Monsieur le président, de vous rappeler de la jurisprudence en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, on a fait dire à un juge ce qu’il ne fallait pas dire (…). Après le règne du président Macky Sall, il y aura un autre règne.» Avertissement sérieux. Entendu ?




L’avocat malien de Khalifa Sall prévient le juge Lamotte contre les hommes politiques

YERIMPOST.COM Venu du Mali pour défendre Khalifa Sall dans le procès de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar, Me Mamadou Ismaëla Konaté a regretté les charges retenues contre son client. L’ancien Garde des Sceaux malien pense que les infractions retenues contre l’édile de la Ville de Dakar sont « violentes ». Elles « violent » l’honneur, « offensent » l’intégrité et « violent » le statut du député-maire.

Dans sa plaidoirie, ce 19 février, Me Konaté a rappelé que les Collectivités locales bénéficient d’une libre administration. Ce qui signifie, à ses yeux, que l’Inspection générale d’Etat (Ige), contrôlée par le président de la République, n’avait aucune compétence pour inspecter la Ville de Dakar. Le bâtonnier malien a conclu en invitant le juge Malick Lamotte à ne pas tomber dans le jeu des politiciens. Me Konaté a lancé au magistrat: «Les hommes politiques font leur bagarre, lorsque celle-ci n’a plus d’issue, ils vous demandent d’arbitrer.»

Vidéo: Barthélémy Dias met en garde le juge Lamotte

Plaidoiries: le planning du juge Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Ce jeudi 15 février commencent les plaidoiries du procès de la caisse d’avance. Le président du tribunal a fixé le programme. C’est l’Agent judiciaire de l’Etat qui va ouvrir le bal. Il sera suivi par les avocats commis par l’Etat et les plaidoiries dureront de 9 h à 18 h. Quant aux conseils des parties civiles, la parole leur sera donnée le vendredi 16 février de 9h à 13h30. Le maître des poursuites fera ensuite son réquisitoire dans la même journée de 15h à 18h. Le dernier mot sera pour les avocats de la défense qui reviendront la semaine prochaine avant que le juge Lamotte ne cale une date pour énoncer le verdict.

Khalifa Sall étale son patrimoine au tribunal

YERIMPOST.COM Comme il l’avait fait lors de sa prise de fonction à la tête de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a étalé ses biens, aujourd’hui, au tribunal. Devant le juge Lamotte, le maire de la ville de Dakar a livré son patrimoine. Il est composé, entre autres, de 3 comptes bancaires logés à la Bicis, à la Bhs et à la Bnp Paribas. L’édile de la ville de Dakar dispose aussi de trois terrains situés à Sacré-Cœur, aux Parcelles assainies et à Niague. Tous ces terrains ont été acquis entre 1983 et 1985, selon ses dires.

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Les confessions de Khalifa Sall devant le juge Lamotte

YERIMPOST.COM Khalifa Ababacar Sall continue de se défendre devant le juge. Le maire de Dakar persiste et signe que les soubassements de son arrestation sont éminemment politiques. « On m’avait dit que l’Etat est un gros rouleau compresseur », a dit l’édile de la ville de Dakar devant le juge Lamotte. Avant d’ajouter: « Nous n’avons pas trafiqué des marchés. On ne nous reproche pas de corruption, encore moins de détournement ». Très à l’aise dans ses arguments, Khalifa Sall a rappelé au juge que le délit « d’association de malfaiteurs » ne pourrait pas être retenu contre eux, parce qu’il ne connaissait pas ses codétenus. « Je ne les ai pas nommés. Je ne les connaissais pas avant », a-t-il signalé au juge Lamotte.

À la barre, Khalifa Sall répondait à l’interrogatoire de Me Ousseynou Fall, avocat de la défense.

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(URGENT) Altercation avec un avocat de la défense: Lamotte suspend l’audience

YERIMPOST.COM Hier, c’était la passe d’armes entre Khalifa Ababacar Sall et le procureur, Bassirou Guèye. Aujourd’hui, c’est au tour de Me Ousseynou Fall et du juge Malick Lamotte. Me Fall, avocat de la défense, dans sa prise de parole, voulait faire une observation. Ce que le président du tribunal lui a refusé, lui ordonnant de poser directement ses questions. Une injonction de Malick Lamotte que Me Fall a eu dû mal à digérer. «Vous n’avez pas le droit de nous indiquer la conduite à tenir», a lancé Me Fall, très colère, au juge. Finalement, le président du tribunal lui a retiré la parole et a suspendu la séance.

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Le juge Lamotte répond fermement à Khalifa Sall

YERIMPOST.COM La réponse du juge Malick Lamotte ne s’est pas faite attendre. A la requête du maire de Dakar, de libérer tous les prévenus du procès de la Caisse d’avance car il assume tout ce qui leur est reproché, le président du tribunal a apporté pareille réplique: «Le tribunal est saisi de faits et non de personnes. Huit personnes seront jugées par ce tribunal et non une seule. Pour un fait politique, malheureusement, le tribunal n’a aucune compétence.»

Les confidences de Khalifa Sall à ses proches après la décision de Lamotte sur les exceptions

YERIMPOST.COM La décision de Lamotte de balayer en si peu de temps les nombreuses exceptions soulevées par les avocats des prévenus dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance a eu le don d’irriter les avocats et proches de Khalifa Sall, a appris Yerimpost. Interpellé par ses défenseurs et quelques membres de son cabinet, au cours d’un débriefing, le maire de Dakar a réagi en ces termes: « Je ne suis pas surpris. Ce procès n’est pas fait pour dire le droit. L’affaire est un projet de liquidation politique qui va être mené jusqu’à son terme. Si les avocats mettent en exergue cette dimension, ce sera pas mal. Le reste, c’est une réponse politique qu’il faudra apporter à cette cabale politique. »

Moussa Taye lance une importante invite au juge Lamotte

YERIMPOST.COM Vendredi dernier, après le délibéré sur les exceptions, la défense avait demandé un renvoi jusqu’au mardi 6 février pour permettre aux avocats de rencontrer leurs clients et de discuter de la stratégie pour aborder le fond du dossier. Le juge Lamotte a accédé à cette demande en coupant la poire en deux. Il a décidé du renvoi jusqu’au lundi 5.

Mais, ce qui inquiète les partisans du maire de Dakar, c’est l’argument avancé par le juge pour justifier le renvoi à lundi. Malick Lamotte a rappelé au tribunal qu’il y avait d’autres affaires à juger, faisant allusion au procès de Imam Ndao et des présumés terroristes prévu le 14 février dont lui-même Lamotte sera le juges. S’adressant aux avocats, il leur a dit : « Nous avons une affaire importante à juger et dans laquelle certains d’entre vous sont constitués ».

Cet argument n’a pas plu aux partisans de Khalifa Sall. Le conseiller politique et porte-parole du maire de Dakar, Moussa Taye, n’est pas convaincu par les arguments du juge et met en garde: « Cela ne tient pas la route. Il faut prendre tout le temps nécessaire pour vider cette affaire. On ne peut pas emprisonner des gens pendant onze mois et vouloir tenir le procès en une semaine. J’invite le juge Lamotte à ne pas verser dans l’empressement suspect, comme l’ont fait le procureur et le juge d’instruction. Il faut donner à toutes les parties l’occasion de développer leurs arguments en prenant tout le temps nécessaire. Le délibéré sur les exceptions nous laisse sceptique quant aux conditions d’un procès équitable comme il (Lamotte) l’avait clamé urbi et orbi. Nous demandons juste que les droits de la défense soient respectés. Et nous restons intransigeants sur ces principes. Si nous constatons quelques manquements qui altèrent le bon fonctionnement du procès, les prévenus et les avocats  prendront leurs responsabilités. »

 

Dernière minute: le juge Lamotte a statué sur les exceptions soulevées par les avocats de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Le procès vient d’être renvoyé au lundi 5 février. Avant ce renvoi, le président du tribunal a rendu son verdict pour le jugement de l’affaire dite de la Caisse d’avance. Le juge Malick Lamotte a déclaré le tribunal compétent, les choses sérieuses vont débuter. Le procès du maire de Dakar et de ses coaccusés aura bel et bien lieu. Toutes les exceptions soulevées par les avocats de Khalifa Sall ont été vidées. La Cour des comptes ne peut être saisie dans ce dossier, a déclaré le juge Lamotte, répondant à la litispendance soulevée par le pôle d’avocats du premier magistrat de la ville de Dakar. Le sursis à statuer, également rejeté. Les autres exceptions, non reçues. Vers un procès de déballage…

Procès Khalifa Sall et cie: Me Elhadji Diouf interdit d’officier par le juge

YERIMPOST.COM Me Elhadj Diouf ne sera plus avocat dans le procès dit de l’affaire de la Caisse d’avance. C’est le président du tribunal de grande instance de Dakar qui vient de le lui signifier. Selon Malick Lamotte, conformément au règlement intérieur, Me Elhadj Diouf ne peut plaider contre l’Etat du Sénégal et ce, pendant une durée de 3ans après la cessation de ses fonctions de député. Commis par la mairie de Dakar après qu’on lui a refusé de se constituer pour Khalifa Sall, Me Elhadj Diouf vient d’essuyer une seconde éviction dans ce dossier.

 

 

Me Elhadj Amadou Sall lance une phrase trop forte au juge Lamotte

YERIMPOST.COM Le temps des révolutions est terminé. Nous sommes à l’époque des démocraties modernes où la justice est l’épine dorsale. C’est, en substance, ce qu’a rappelé Me Elhadj Amadou Sall au juge en charge du dossier de Khalifa Ababacar Sall pour lui rappeler sa mission régalienne. A Malick Lamotte, Me Sall a lancé :  » Vous êtes le seul à pouvoir rassurer les Sénégalais que ce procès n’est pas politique ».  Et l’ancien ministre de la Justice d’ajouter:  » les Sénégalais sont convaincus que, quoi qu’il advienne, Khalifa Sall sera condamné ». Une situation qui pourrait ternir l’image de la Justice et replonger le Sénégal dans des révolutions dangereuses, selon Me Sall.




Babacar FALL, bfall /yerimpost.com

Tout sur le procès Khalifa Sall: Tension vive, engueulades, suspension de séance par Lamotte…

YERIMPOST.COM Antoine Felix Diome ne lâche rien. L’Agent judiciaire de l’Etat mène la vie dure aux avocats de Khalifa Sall. Diome récuse nommément Me El Hadji Diouf comme avocat de la mairie de Dakar en tant que partie civile. Le parquet, de son côté, demande l’annulation de la constitution de partie civile de la mairie de Dakar.

Les débats ont été parfois houleux entre les avocats de la défense et ceux de l’Etat. Le juge Malick Lamotte, sentant la tension monter, a décidé de suspendre l’audience.

Me El Hadji Diouf, qui attend de prendre la parole à la reprise des débats, ne manquera certainement d’apporter la riposte à Antoine Felix Diome et au parquet. En attendant, ce sont les avocats de Khalifa Sall, Me Bamba Cissé et Me Ciré Clédor Ly, qui s’illustrent dans ce procès devant les avocats de l’Etat calmes en ce début d’audience parti pour tirer en longueur. Ils estiment que Me El Hadj Diouf ne se présente pas contre l’Etat mais plutôt en avocat de la ville de Dakar pour défendre les intérêts de la municipalité.
Khalifa Sall s’affiche en grande forme…
Comme aux deux premières audiences, il est apparu souriant, en boubou blanc, plutôt en forme. Le député maire de Dakar a lancé des salutations à ses inconditionnels et à ses camarades de Manko Taxawu Sénégal. Idrissa Seck, Malick Gakou, Cheikh Bamba Dièye, les ténors de la coalition ont tous répondu à l’appel de la mobilisation dans une salle 4 archi-comble lors du démarrage du procès à 9h05’.

Yerimpost, qui a déployé une équipe complète pour cette audience spéciale, vous fera vivre minute par minute ce feuilleton judiciaire qui tient en haleine tout le Sénégal.

Cette affaire de corruption qui jette une ombre à la carrière du juge Lamotte

YERIMPOST.COM En ce jour d’ouverture du procès du maire de Dakar, les confrères d’Enquête ont décidé de faire un petit rappel sur ce passé dont le juge Lamotte se serait bien passé. C’était en 2006, l’actuel président du tribunal de grande instance de Dakar a été cité dans une affaire de corruption de magistrats. Dans le procès qui opposait les sieurs Momar War Seck et Mohamed Guèye, 15 millions ont été déposés sur la table pour tirer d’affaire le premier cité. 5 millions pour le juge Lamotte, 5 pour le premier substitut du procureur et 2,5 millions pour chacun des deux assesseurs. A l’époque, une enquête ouverte par l’Inspection générale des affaires de la justice avait innocenté le juge Malick Lamotte.

Enquête sur le juge Lamotte: Est-il moins proche du pouvoir que Maguette Diop ?

YERIMPOST.COM Depuis un certain temps, l’indépendance de la justice fait débat au Sénégal. Le juge Lamotte est-il neutre ?  Après enquête, Yérimpost en doute.

Malick Lamotte a pris le dossier Khalifa Sall à son collègue Maguette Diop. Ce dernier avait essuyé  de vives critiques fusant de toutes parts pour sa proximité avec le régime en place. Nombreux sont ceux qui pensent que Maguette Diop est plus proche du pouvoir que Malick Lamotte. C’est totalement faux! L’actuel président du tribunal de grande instance de Dakar depuis le 16 octobre 2015 s’est retrouvé à la tête de cette juridiction taillée exprès pour lui. En réalité, Lamotte est l’homme de Sidiki Kaba. Ils se sont connus depuis plus de vingt ans, quand ils officiaient à Thiès. Lamotte en tant que juge et Sidiki Kaba comme avocat.

Quand ce dernier fut élu, en 2001, président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la première organisation internationale de défense des droits de l’Homme au monde créée en 1922 à Paris (il est d’ailleurs le premier Africain à la diriger), l’actuel ministre des Affaires étrangères a trouvé à son acolyte une mission à l’internationale. Devenu président de l’Assemblée des Etats Parties du Statut de Rome de la CPI, Kaba prit Lamotte pour coordonner son cabinet à New York. Ministre de la Justice du Sénégal, il le nomma également directeur de cabinet. Et, quand le tribunal de grande instance de Dakar a été créé, Lamotte en est devenu tout naturellement le président. Il fallait un homme sûr sur lequel le pouvoir pouvait compter. Dans les débats, les pourfendeurs de Maguette Diop jugeaient qu’il était trop proche du pouvoir. En réalité, Malick Lamotte l’est plus.

Car toute sa carrière a été formatée par le pouvoir. Le tribunal de grande instance a été créée exprès pour lui. Alors qu’il y a des juges beaucoup plus âgés qui ont commencé à exercer la profession bien avant lui. Le dossier Khalifa Sall lui a été confié parce qu’il demeure loyal au pouvoir.

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Procès Khalifa Sall: Le juge Lamotte prend une décision ferme sur les horaires

YERIMPOST.COM Khalifa Sall et cie repassent devant le juge le 23 janvier. Un dossier qui devrait constituer un long feuilleton judiciaire en cette année 2018. Plus d’une trentaine d’avocats sont constitués et, récemment, le juge en charge du dossier, Malick Lamotte, a décidé que les audiences ne se dérouleront pas au-delà de 18 heures.

Le journal Les Échos, qui donne l’information, précise que le magistrat a fixé les horaires du procès en concertation avec toutes les parties.

Avec l’accord de celles-ci donc, la première suspension d’audience interviendra à 14 heures. Elle reprendra une heure plus tard pour être arrêtée de nouveau à 18 heures. Les débats seront reportés, s’il y a lieu, au lendemain pour suivre le même déroulé.

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