Blog de Cheikh Yerim Seck

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Ramadan 2018- Nafila de la 6ème nuit

Deux (2) Rakaa, soit un « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter une fois la « Fatiha », dix fois « Qoul Houwallahou Ahad ».

Résultat

Celui qui aurait fait cela, recevra la récompen, des rayons lumineux comme ceux du soleil et de la lune qui lui serviront de guides pour le conduire au paradis.se de celui qui aurait mille prières dans la mosquée de d’Abraham (Kaaba) et dans la Masjidil l’Harami



Ramadan 2018- Nafila de la 5ème nuit

Huit (8) « Rakaa », soit quatre « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter une fois la « Fatiha », une fois « Alam Nachrah », et trois fois « Qoul Houwallahou Ahad ».

Résultat :

Cette nuit là, deux anges inscriront sur la tablette les mérites de celui aurait fait cela et effaceront ses mauvaises actions. Il sera épargné des trompeurs et considéré comme celui qui aurait effectué mille fois le pèlerinage de la Mecque ; la porte du paradis lui sera grandement ouverte.




Ce véhicule a passé avec succès la Visite technique






Exclusif! Macky Sall signe des primes pour l’armée de l’air et braque tous les autres corps de la troupe

YERIMPOST.COM S’il a voulu acheter la paix après les deux crashs subis par nos aviateurs militaires, Macky Sall a créé davantage de mécontentement qu’il n’en a étouffé. Par le décret 2018-835 « portant création d’une prime de qualification au profit du personnel navigant de l’Armée de l’Air », le président de la République a certes donné aux hommes volants des sucettes de nature à calmer la grogne qui montait depuis que ce vieux hélicoptère s’est écrasé à Missirah. Mais il a, du même coup, braqué l’état-major tenu totalement à l’écart de cette mesure, ainsi que les fantassins et les marins laissés pour compte.

Macky Sall n’a en effet associé à la préparation de son décret ni le chef d’état-major de l’armée ni le ministre de la Défense. Il l’a négocié directement, selon la confidence d’une source militaire autorisée à Yerimpost, avec le général de l’armée de l’air Birane Diop, qui se trouve être son chef d’état-major particulier.

C’est d’ailleurs ce qui explique les aberrations de ce texte. Alors que le décret prévoit une prime de 1 000 000 désormais pour tout officier général de l’armée de l’air, les généraux eux-mêmes ont une prime de 500 000. Tandis que tout officier de l’armée de l’air a désormais 750 000 de prime, son homologue des autres corps a un salaire inférieur à cette prime. A titre d’exemple, un médecin militaire, spécialisé, plus de 10 ans d’études, officier supérieur, a une solde inférieure à 600 000, tient Yerimpost d’une source sûre.

La grave disparité introduite par ce décret signé par Macky Sall le 04 mai 2018 a soulevé un mécontentement général dans les troupes. La « grande muette » est moins muette depuis ce 04 mai.




 





 

Insécurité mortelle sur l’autoroute à péage: La preuve par l’image





Scandale: La mort de Papis Gelongal provoquée par l’obscurité et des bœufs sur l’autoroute à péage

YERIMPOST.COM Gérard Sénac est directement interpellé. Il dirige l’autoroute la plus chère au monde et n’a même pas daigné la clôturer pour la sécurité des usagers. Hier, aux environs de 23h 50 mn, Papis Baba Diallo, qui roulait sur l’autoroute dans le sens Aibd-Dakar, à hauteur de Toglou 2, a brutalement buté sur un troupeau de boeufs qui coupait la chaussée. Tentant d’éviter les bêtes, il a perdu le contrôle de son véhicule qui a fait des tonneaux. Papis a perdu la vie sur le coup. Moussa Mballo, l’un de ses frères qu’il transportait, a eu le bras fracturé. L’autre, Youssou Mballo, a subi des contusions.

Circonstance aggravante, l’accident a eu lieu sur un tronçon de l’autoroute non éclairé, plongé dans une obscurité totale. Nous y reviendrons…



Assane Diouf, édifié par le procureur, bientôt à la barre

YERIMPOST.COM Enfin le procureur s’est décidé sur le cas Assane Diouf. Il est désormais établi que l’insulteur public n°1 est poursuivi pour injures par le biais d’un système informatique, diffamation, outrage à un ministre du culte, troubles à l’ordre public. Le maître des poursuites a ainsi envoyé une ordonnance de renvoi en correctionnelle au Doyen des juges qui devra statuer dans les prochains jours.



Pèlerinage 2018: Les voyagistes privés sont dans la tourmente

YERIMPOST.COM Le torchon brûle entre la Délégation générale au pèlerinage et les voyagistes. Les derniers nommés sont très en colère contre la délégation. Ils dénoncent la gestion de l’édition 2018 de ce pèlerinage. « Nous sommes à la fin des inscriptions et, malheureusement, nous constatons un blocage », ont-ils dénoncé dans L’Observateur. Ces voyagistes révèlent que l’Etat ne leur donne pas toutes les prérogatives pour mener à terme leur mission. En plus, « nous subissions trop de pression », souligne leur porte-parole, Cheikh Bamba Dioum.




Une malade mentale égorgée à la cité des eaux

YERIMPOST.COM L’insécurité prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Ce jeudi, c’est le corps d’une dame qui a été retrouvé sur la chaussée, à la cité des eaux. La femme était une malade mentale qui divaguait dans le quartier. Elle a été retrouvée égorgée et abandonnée sur les lieux du crime.



Boy Djiné en grève de la faim, sa soeur et on épouse bénéficient d’une LP

YERIMPOST.COM Boy Djiné a écopé de deux ans de prison ferme pour son rôle dans une tentative de cambriolage au marché Ndiarème de Diourbel. Ceci dit, Baye Modou Fall n’en a pas fini de comparaître devant la justice. Deux autres affaires le concernant sont encore pendantes devant le tribunal et c’est dans le but de se faire juger que celui que les médias ont surnommé le roi de l’évasion a entamé une grève de la faim. Dans sa livraison du jour, le quotidien les Echos rapporte que Boy Djiné croit que le procureur s’acharne contre lui. Poursuivies également par le tribunal, l’épouse et la soeur de Baye Modou Fall ont, quant à elles, bénéficié d’une liberté provisoire et le parquet ne s’y est pas opposé.



Atépa dans la course pour la présidentielle de 2019 ?

YERIMPOST.COM La question mérite d’être posée et le quotidien L’As renforce cette thèse avec les consultations tous azimuts de l’architecte. Le journal rapporte que Pierre Goudiaby Atépa a eu un entretien avec l’ancien président de la République Abdou Diouf à qui il a fait part de son ambition et qui l’a bénie. Ce n’est pas tout, puisque, toujours selon le journal, le patron du cercle des cadres casamançais sera incessamment reçu par Me Abdoulaye Wade.



Imam Ndao sur la charia au Sénégal: sa conception du jihad

YERIMPOST.COM Son nom est dans la tête des Sénégalais depuis le 26 octobre 2015, date de son arrestation. Ce jeudi 3 mai, Imam Alioune Badara Ndao s’est présenté devant la barre de la chambre criminelle spéciale pour répondre des accusations qui pèsent contre lui. Sans surprise, il plaide non coupable comme ses coaccusés. Interrogé sur sa vision du jihad, l’accusé a affirmé qu’il n’a pas une conception proprement dite du jihad mais a toutefois précisé qu’il existe différentes façons de faire du jihad, notamment le partage de sa connaissance de la religion avec les musulmans, la connaissance et le jihad al nafs. A la question de savoir si ces Sénégalais partis en Libye sont allés pour faire le jihad, Imam Ndao a répondu: « Dans notre religion, il est dit que si un pays musulman subit des bouleversements, les musulmans doivent se lever pour combattre ». Sur l’implantation de la Charia au Sénégal, le principal accusé de ce procès est d’avis qu’en matière de religion, il n’y a pas de contrainte. Que chacun est libre de suivre la voie qu’il a envie de suivre. Imam Ndao a cependant précisé que, dans ses sermons, il rappelle les recommandations de Dieu mais ne force personne à appliquer la charia. « De toute façon, aucune loi ne peut s’appliquer au Sénégal sans la volonté du peuple », conclut-il pour clore ce chapitre.



Makhtar Diokhané se vante et tente de ridiculiser la diplomatie sénégalaise

YERIMPOST.COM Au 15ème jour du procès des présumés terroristes, Makhtar Diokhané n’a pas changé de fusil d’épaule. Il plaide non coupable et rejette systématiquement toutes les charges qui pèsent sur lui. D’ailleurs, Abu Anwar estime qu’il devrait être décoré plutôt que d’être traîné devant un tribunal. Il en appelle même à son courage et un sens élevé du patriotisme qui l’ont poussé à risquer sa vie pour aller sauver ses compatriotes d’abord des mains de Boko Haram et ensuite des geôles nigériennes. « J’ai réussi là où la diplomatie sénégalaise a échoué… Je représentais le drapeau national et je n’avais pas le droit d’avoir un échec. J’ai réussi une mission très difficile et si c’était dans un autre pays, je recevrais des honneurs », se targue t-il devant le tribunal.



La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




Dans une brillante réflexion, ABC descend en flammes la gouvernance de Macky Sall

YERIMPOST.COM Dans une réflexion intitulée « Un seul être vous manque », Alioune Badara Cissé alias ABC, par ailleurs médiateur de la République, conforte sa place d’opposant dans le pouvoir. Dans le passage de sa réflexion que Yerimpost a sélectionné, ABC dresse un portrait au vitriol de la gouvernance de Macky Sall. Extraits…




« Au soir du 25 mars 2012, alors que dans la plupart des chaumières du Sénégal, on se laissait submerger par une frénésie euphorique, le texto (sous la forme d’une prière ou d’une simple mise en garde) que j’envoyais à certains de mes amis (parmi lesquels un bon nombre avait soutenu à fond celui qui allait devenir notre quatrième Président) était perçu par les moins lucides d’entre eux comme le soupir malvenu d’un rabat-joie! Pourtant, mes propos qui invitaient à la vigilance disaient simplement à peu près ceci: «Que Dieu nous préserve de nouvelles désillusions et de lendemains qui déchantent! Nous avions caressé tellement d’espoirs en 2000…»
Malheureusement, à notre grand regret, l’histoire semble bégayer à nouveau! Nos mises en garde n’auront pas servi à grand chose. Les mêmes attitudes arrogantes et néfastes resurgissent chez nos dirigeants au niveau le plus élevé. Comme frappés d’amnésie, la plupart d’entre eux -et non des moindres-, aux égos surdimensionnés, agissent avec une totale absence de discernement alors qu’ils ont la responsabilité de prendre, dans divers domaines, des décisions majeures qui auront un impact non négligeable sur le devenir du pays que nous laisserons demain à nos enfants. Le devoir de tous les démocrates et patriotes sincères est de s’unir pour administrer l’antidote.
Ce dont nos pays ont le plus besoin en ce début de siècle et millénaire nouveaux, c’est de rompre définitivement avec les pratiques autocratiques du passé, en imposant par le biais d’une Société Civile debout, partout, un véritable État de Droit et un  Leadership réellement vertueux.
Abc »

Dénouement de la crise scolaire: l’arbre qui cache la forêt

 

Le système éducatif sénégalais, depuis les années 80, est traversé par des crises cycliques qui ont porté un lourd tribut aux résultats scolaires qui  ont connu des contreperformances criardes.

 

En effet, après l’année blanche de 1988 et celle invalide de 1994, combien d’années scolaires sauvées in extremis ne méritaient-elles pas le même sort du fait d’un quantum horaire très en deçà des normes académiques ?

 

Vivre une année scolaire normale, la règle dans les conditions normales, est malheureusement devenu l’exception.

 

A part l’année scolaire 2016-2017 où les perturbations ont été très minimes, mais où les résultats ont été très en deçà des attentes, on a enregistré de façon récurrente, durant ces dernières décennies, des crises dans le système éducatif dues,  soit à des grèves d’enseignants, soit à des grèves d’élèves.




Le résultat des courses : les établissements privés qui étaient, pour la plupart et dans un passé récent, le dépotoir des recalés du public ont connu un regain d’intérêt considérable et une explosion par rapport à une demande qui n’a cessé de croître.

 

Les parents, toutes catégories sociales confondues, préfèrent inscrire leurs élèves dans ces établissements leur offrant au moins la garantie d’un espace scolaire apaisé parce que sans menace de perturbations liées à des grèves.

 

Du coup, on assiste de plus en plus à une « privatisation » du système éducatif où seuls ceux qui n’ont pas les moyens de payer envoient, la mort dans l’âme,  leurs enfants à l’école publique, conscients que ces derniers vont y payer les pots qu’ils n’ont pas cassés.

 

L’école publique, jadis connue pour ses performances, a cédé le pas au privé qui lui a passé le flambeau ou le symbole, pour faire plus classe,  d’école « poubelle « .

 

Cette situation, à  y regarder de près, sape même les fondements de notre charte fondamentale qui prône l’égalité des citoyens et le devoir de l’Etat d’assurer la continuité du service public.

 

Pour pallier cet état de fait, il est devenu un impératif catégorique de réfléchir profondément pour trouver une solution durable à ces crises cycliques.

 

On pourrait légitimement s’interroger à la manière de Lénine dans son livre intitulé « Que faire ? »

 

Que faire pour un nouveau départ devant permettre de réconcilier l’école avec elle-même?

 

Que faire pour éviter la stratégie du pourrissement et du saupoudrage ?

 

Pour ce faire le gouvernement doit prendre le taureau par les cornes et face aux revendications posées par les enseignants faire des « promesses réalistes et réalisables » dont la concrétisation ne risquerait pas davantage de déséquilibrer le système de rémunération des agents de la fonction publique sur la base du principe sacro saint :

 » A diplôme égal, salaire égal . »

 

Les lenteurs dans la publication de l’étude sur ce système de rémunération sont symptomatiques des difficultés à appliquer un tel principe, les enseignants ayant toujours été victimes de la loi du nombre, prétexte souvent utilisé pour ne pas accéder à leurs doléances.

 

Dans les propositions de sortie de crise, les enseignants ne sont-ils pas encore tombés dans un piège en acceptant un taux uniforme de l’indemnité de logement pour tous les enseignants (de l’instituteur adjoint jusqu’au professeur d’université)?

 

L’occasion rêvée n’était-elle pas là pour amorcer une discrimination positive dans l’octroi de l’indemnité de logement en tenant compte du diplôme professionnel ?

 

En les confinant dans un même moule, le gouvernement a trouvé un moyen subtil de différer encore le problème certainement pour l’année prochaine.

 

Aussi après quatre mois d’une grève dont l’issue laisse présager que le gouvernement et particulièrement le Ministre de l’Education nationale pourrait mieux communiquer avec l’opinion et les partenaires sociaux , l’année scolaire a-t-elle été prolongée de deux semaines.




Si l’on sait le retard accusé dans le programme par certains établissements qui n’ont pas encore tenu les compositions du premier semestre, cela ressemble fort à du saupoudrage.

 

Deux semaines supplémentaires permettent-elles de rattraper tout le temps perdu ?

 

Le gouvernement sera-t-il en mesure de trouver une solution définitive à la question du système indemnitaire ?

 

Sinon, sans être un oiseau de mauvais augures, ce dénouement,  qui balbutie encore sous la menace des syndicalistes ultras faisant preuve d’un excès de témérité et des élèves  sacrifiés à l’autel d’une année qu’on veut coûte que coûte valide, serait tout simplement  l’arbre qui cache la forêt.

 

Fait à Thies le 01er mai 2018

 

El Hadji Abdou Wade dit Mara.

Audio: Les franc-maçons au Sénégal ? La vidéo de dénonciation de l’ONG Jamra





Contribution: La lutte au Sénégal, cette nécessaire réforme du CNG

Ces dernières semaines, les ténors de la lutte avec frappe se font entendre tant dans l’arène qu’à l’extérieur de celle-ci et cognent fort sur leur autorité de tutelle, le Comité National de Gestion, tantôt accusée de sévérité extrême, tantôt de mépris, en raison des retenues importantes sur les cachets des lutteurs pour manquements divers au règlement institué par le CNG. Etat des lieux et quelques pistes de réflexion




  1. Des acteurs impliqués par une nécessaire démocratisation du CNG

Ce qui frappe d’emblée dans l’organisation de la lutte, sport le plus populaire et de loin au pays de la téranga, c’est qu’au lieu et place d’une fédération à l’instar des autres sports, l’état du Sénégal a mis en place, par  arrêté ministériel n° 2020 du 20 mars 1994, un comité de gestion dont le mandat des membres le composant est renouvelé par le ministre des sports.  La conséquence immédiate est que les principaux acteurs sont exclus des prises de décision les concernant et qu’ils n’ont aucune possibilité d’influer sur les règlements et décisions pris par le CNG. Il s’ensuit irrémédiablement un sentiment d’incompréhension, le CNG pensant œuvrer pour le bien de la discipline et les lutteurs se sentant floués par les sanctions infligées.   Il s’impose d’inclure les lutteurs, mais aussi les entraineurs et les présidents d’écurie dans les prises de décision. Cela passera nécessairement par de nouveaux textes qui ne pourront faire l’économie de prévoir des élections pour la désignation des membres exécutifs et la limitation de leur mandat (l’actuel président étant en place depuis plus de 20 ans) ;

 

  1. UN nécessaire développement de la lutte olympique

La lutte sénégalaise, spécificité bien sénégalaise ne franchit pas nos frontières et pour cause, au –delà de celles-ci, c’est le règne de la lutte olympique (libre ou gréco-romaine) où nous n’avons jamais été performants, que ce soit aux championnats du monde ou aux jeux olympiques. Le réservoir humain et le talent sont pourtant présents, mais il manque l’essentiel : une volonté de former, de promouvoir la discipline. Il faut désespérer que la lutte avec frappe ait vampirisé la lutte au Sénégal, nous aurions pu être au rendez-vous des nations sportives avec cette jeunesse combative.

 

  1. La lutte un outil pédagogique

A l’instar du Docteur Cheikh Tidiane WANE, qui développe dans sa thèse intitulée « la lutte sénégalaise : contribution au développement des compétences en éducation physique et sportive », il est à noter que la lutte n’est pas utilisée comme outil pédagogique alors qu’elle pourrait être enseignée, comme le judo au Japon, le taekwondo en Corée du Sud, d’autant qu’elle ne nécessite pas des infrastructures au vu des centaines de kilomètres de plage existant dans le pays.

 

A l’heure de l’érection de l’arène nationale, il faut accompagner cet effort de l’Etat par des textes novateurs et une pratique qui doit embrasser tous les segments de la lutte et non plus seulement la lutte avec frappe.

 

Pape DIOUF

 

Fin de la crise scolaire: Qui a convaincu les enseignants?

YERIMPOST.COM Les enseignants viennent de mettre fin à leur grève qui a duré cinq mois à l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Macky Sall. Selon certaines sources, la Première dame aurait joué un rôle très important dans la résolution de cette crise.

’après Oumar Wally Zoumarou, un des leaders syndicaux qui a assisté à la rencontre, c’est Marième Faye Sall qui les a conviés à un déjeuner. C’est après le déjeuner que le président de la République les a rencontrés à Mermoz.



A la barre Makhtar Diokhané, personnage central du procès pour terrorisme

YERIMPOST.COM La journée d’hier lui a été entièrement consacrée. Et pour cause, Makhtar Diokhané est un personnage-clé dans le procès pour terrorisme qui se tient au tribunal de Dakar. Il est cité par certains de ses coaccusés comme étant le recruteur de Boko Haram au Sénégal. Face aux juges de la Chambre criminelle spéciale, Abu Hatem (son nom de substitution) nie d’entrée être membre d’une quelconque association. Selon lui, toute cette histoire est partie des événements de Diourbel lorsqu’un maître coranique, Imam Ndour, a été attaqué par des talibés mourides parce qu’il avait critiqué l’allégeance faite aux marabouts. Makhtar Diokhané dit avoir tenu alors une réunion à laquelle 200 personnes ont pris part à Fass-Mbao dont l’objectif était que plus jamais, un des leurs ne soit pris à partie. De réunion en réunion, Abu Hatem a indiqué que les positions de certains étaient d’une dureté telle qu’il a décidé d’abandonner et de retourner en Mauritanie.
Au Nigéria où il a séjourné, l’accusé se définit comme un enseignant du Coran et explique sa proximité avec Aboubakar Shekau par le simple fait qu’il voulait aider ses compatriotes qui étaient dans les bastions et avaient des divergences avec les responsables. Il justifie son rôle de facilitateur par le fait que le Sergent de Boko Haram était impressionné par lui.



Les chroniqueurs judiciaires posent le débat de l’indépendance de la justice

YERIMPOST.COM «L’indépendance de la justice, quelles réformes pour le Conseil supérieur de la magistrature et le Parquet ? ». C’est autour de ce sujet d’actualité que l’Association nationale des chroniqueurs judiciaires (Anjc) a convié des acteurs de la justice, dont le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souleymane Téliko, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), Me Assane Dioma Ndiaye, le conseiller technique du Garde des sceaux, Mademba Guèye.




Dans son speech, le président de l’Ums a eu à faire une certaine précision: « Les magistrats ne sont ni les serviteurs ni les instruments de qui ce soit ». Mademba Guèye, lui, est revenu sur le comité de réflexion pour les réformes de la justice. Il a affirmé que le comité a bouclé son rapport et que le document sera bientôt transmis au chef de l’Etat.

Docteur Fatou Diané accueille la ministre de la Femme qui passe pour financer les femmes de Diourbel

YERIMPOST.COM Elle est native de Diourbel où elle a financé des milliers de femmes. Docteur Fatou Diané a battu le rappel des troupes pour réserver à la ministre de la Femme un accueil chaleureux dans sa ville natale où celle-ci  passe ce 30 avril pour financer les projets des organisations féminines dans le cadre de sa tournée nationale.

Présidente nationale de l’association Émergence au Féminin, titulaire d’un doctorat en Économie, Fatou Diané est la directrice de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers au ministère des Finances.




L’enveloppe salée que la Sonacos doit aux opérateurs

YERIMPOST.COM La Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos) doit 17 milliards de F Cfa aux opérateurs, selon ces derniers. En assemblée générale, ce weekend, les organismes privés stockeurs ont invité la Sonacos à payer les opérateurs avant la mise en vente des semences aux paysans, lit-on dans L’Obs.



Le préambule de la Constitution invalide la loi sur le parrainage « intégral »

De nombreux chercheurs, spécialistes du Droit et Constitutionnalistes se sont prononcés sur l’Inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage « intégral », invoquant l’article 103, alinéa 7 de la Constitution révisée qui précise que : « la forme républicaine de l’État, le mode d’élection (qui inclut les modalités de recevabilité des déclarations de candidature), la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République ne peuvent faire l’objet de révision ». A ce jour, aucun avis juridique étayé n’a réussi à prouver le contraire. L’objet de la présente réflexion est d’étendre le champ de l’Inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage « intégral », au regard de 2 principes majeurs, sacralisés par le Préambule de la Constitution :

  1. La loi sur le parrainage intégral viole le principe de loyauté du jeu démocratique

Le Préambule de la Constitution énonce clairement « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition qui représente un pilier fondamental de la démocratie et un rouage indispensable au bon fonctionnement du mécanisme démocratique ». En énonçant le principe de loyauté, comme base de la vie démocratique, le Pouvoir Constituant a voulu écarter toute manœuvre de la majorité, visant à changer les règles du jeu, en sa faveur. Dans le cas d’espèce, la loi sur le parrainage intégral est le fruit d’une décision unilatérale de l’exécutif (Président), matérialisée par un projet de loi soumis à l’assemblée nationale et voté par les députés godillots de la majorité. La modification des règles du jeu électoral ne relève pas des prérogatives présidentielles. Parce qu’elle n’est pas le fruit d’un consensus entre la majorité et l’opposition, la loi sur le parrainage intégral est contraire à l’équité et revêt un caractère totalement déloyal. Par conséquent, elle est frappée du sceau manifeste d’Inconstitutionnalité.

  1. Plus grave, ladite loi crée une discrimination entre les citoyens sénégalais

Le Préambule de la Constitution sacralise le « principe d’égalité, et de non-discrimination entre tous les citoyens sénégalais ». Ce principe explicite, socle de notre corpus constitutionnel est un principe absolu, et signifie que «la loi doit être la même pour tous ». Or, la loi sur le parrainage intégral crée une discrimination de fait entre les citoyens sénégalais, répartis entre 2 types de citoyens : les citoyens électeurs et les citoyens non électeurs. En effet, une des particularités de la loi est de réserver exclusivement le parrainage aux citoyens électeurs (la loi impose à tout candidat à la présidentielle de recueillir, au moins 0,8% du corps électoral). Il convient de souligner que le vote n’est pas obligatoire au Sénégal. L’article 3 de la Charte suprême ne souffre d’aucune ambiguïté « Tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi…». En clair, chaque citoyen sénégalais majeur dispose du Droit de Vote et de la faculté d’user ou de ne pas user de ce Droit fondamental (un choix personnel). A partir du moment où la loi sur le parrainage « intégral » est censée, établir une égalité entre les candidats indépendants et les partis politiques (une thèse qui ne convainc personne), le Droit de parrainer doit être élargi à tous les citoyens sénégalais (électeurs ou non électeurs). La loi ne doit en aucun cas, créer une discrimination entre les citoyens sénégalais (non-votants, et votants) qui sont tous d’égale dignité.

Parce que le vote n’est pas obligatoire au Sénégal, un citoyen non électeur peut parfaitement estimer qu’un candidat X remplit les critères (moralité, charisme…) pour postuler à la magistrature suprême, et se contenter de le parrainer. Nul besoin d’être électeur. Il suffit d’être un sénégalais majeur et de jouir de ses droits civils et politiques. Le parrainage citoyen n’est pas assorti d’une obligation de Vote. Rappelons que l’article L.57 du code électoral (non modifié), dispose que « tout Sénégalais peut faire acte de candidature et être élu, sous certaines conditions ». La notion d’éligibilité est à ce jour, dissociée du statut d’électeur (aucune obligation de s’inscrire sur les listes électorales).

Il y a donc lieu de faire une distinction fondamentale entre le parrainage citoyen qui doit concerner tous les citoyens sénégalais, et le statut d’électeur qui octroie le Droit de vote aux citoyens qui peuvent décider d’exercer ou pas, ce Droit, en toute Liberté. Parce qu’elle porte sur l’élection du Président de la République (clé de voûte des institutions), la loi sur le parrainage intégral ne peut réserver exclusivement le Droit de parrainer aux seuls électeurs. En effet, la fonction présidentielle n’est pas une fonction comme les autres (le Président ne représente pas uniquement les électeurs, mais tous les sénégalais, sans exception aucune). La philosophie d’égalité qui sous-tend la loi sur le Parrainage Intégral (égalité entre candidats indépendants et partis politiques) implique l’élargissement du Droit de parrainer (égalité entre citoyens électeurs et citoyens non électeurs). Il ne saurait y avoir 2 poids, 2 mesures : pseudo égalité d’un côté pour les postulants à la magistrature suprême, et inégalité de l’autre, entre citoyens sénégalais. Si on pousse le raisonnement plus loin, rien ne garantit qu’un électeur ayant parrainé un candidat, accomplira son Droit de vote, le jour J (le vote n’étant pas obligatoire). Il y a une rupture manifeste d’égalité entre le citoyen électeur (qui peut parrainer sans voter) et le citoyen non électeur (qui ne peut pas parrainer).

L’élargissement du Droit de parrainer aux présidentielles, garantit l’égalité entre les citoyens électeurs et les citoyens non électeurs (les non-inscrits dépassent 1,5 million). L’intérêt de la généralisation du Droit de parrainer est qu’il prive le régime de toute capacité d’exercer une influence sur des électeurs identifiés. Par exemple, dans l’hypothèse où un candidat serait parrainé par 52 000 citoyens sénégalais non-inscrits sur les listes électorales, le pouvoir serait dans le brouillard complet quant aux intentions des électeurs dudit candidat. En instituant la loi sur le parrainage intégral, le régime a créé une usine à gaz, dont il ne maitrise ni les tenants, ni les aboutissants. Il convient de signaler qu’à ce jour, environ 2 millions de sénégalais, inscrits sur les listes électorales et potentiels parrains ne disposent pas de leur pièce d’identité. L’identification de chaque parrain nécessitant une pièce d’identité et le N° de la carte d’électeur, la loi sur le parrainage intégral sera techniquement inopérante (une loi mort-né), dès lors que des millions de parrains potentiels sont privés de la carte d’identité CEDEAO, faisant office de carte d’électeur. Tout candidat recalé aux présidentielles de 2019, pour défaut de parrainage pourra, à bon droit, contester ce dispositif au motif que 2 millions de parrains potentiels ont été empêchés, du fait de la rétention des cartes d’électeurs. Avant même sa mise en œuvre, la loi sur le parrainage intégral s’avère un désastre juridique, technique et financier. Le drame du régime actuel est son empressement à élaborer des projets de lois sans en évaluer les conséquences techniques, juridiques, ainsi que les modalités d’application. Ils agissent d’abord et réfléchissent après (à titre d’exemple, l’Acte 3 de la Décentralisation n’a pas été précédée d’une étude d’impact).

La généralisation du Droit de parrainer à tous les citoyens majeurs met le régime face à ses contradictions (le principe d’égalité valable pour les candidats, l’est tout autant pour les citoyens). Le seul argument brandi par les tenants du régime pour justifier la loi sur le parrainage intégral est la « rationalisation des candidatures ». Dépourvu d’arguments juridiques, le pouvoir développe une stratégie d’enfumage et de diversion. Quel que soit l’angle abordé (clause d’intangibilité « article 103, alinéa 7 de la Constitution », ou Préambule de la Constitution), la loi sur le parrainage intégral est frappée du sceau d’Inconstitutionnalité. Au Brésil, le Président Macky Sall serait traduit en justice. Aux Etats-Unis, la procédure d’impeachment serait enclenchée. En France, un tel projet de loi ne pourrait jamais voir le jour.

Face aux désordres institutionnels et aux menaces graves qui pèsent sur la démocratie sénégalaise et l’équilibre des pouvoirs, le Conseil Constitutionnel (ou ce qu’il en reste) doit freiner les ardeurs de Macky Sall, dont les dérives sont hors limites. A défaut de veiller au respect de la Constitution, les 7 Sages sont invités à rendre le tablier (démission collective).

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

De la république au foyer, du bureau au lit

 

Depuis hier,28/04/2018, une information faisait le tour du Web et annonçait que la première dame aurait invité le G6 pour trouver une issue heureuse à la crise du système éducatif . Vivement pour tous ceux qui n’avaient pour souci que la reprise des enseignements apprentissages.

Le président aurait alors, par téléphone, pris part à ces dites négociations.

Bonjour chéri……

Président : Ça va.. Je sens que tu veux quelque chose.

Mme :Oui, en effet chéri… ..

Président : Comment pourrai je te… …..

Le passage ci-dessus pourrait bien être l’en-tête du document qui scellerait l’issue de cette rencontre au sommet de la république ménagère.

La république du Sénégal n’aurait alors existé que dans notre imaginaire. Nous aurions conséquemment perdu beaucoup de temps à nous opposer et à négocier avec une république qui, en réalité, n’était que fantomatique. Une, représentée physiquement et provisoirement par un couple qui nous aurait vendu des vertus, un signifiant ,qu’aucun échantillon n’aurait pu servir de signifié.

Que de débats !

Que d’arguments et que de chiffres fallacieux que des intellectuels, agents et ministres « caméléons et singes du maitre »ont brandi pour jeter la poudre aux yeux d’un peuple désemparé ! La république fantomatique aurait alors fait le temps de l’invective, du dédit dans un rêve d’idéaux qui, au fait, n’étaient que des leurres. La république ménagère aurait pris alors le relais à la fin de ce long rêve pour rendre effectif ce que la république fantomatique trouvait tout simplement impossible. Qui, alors connaît mieux les possibilités d’un mari gentleman que sa femme. ? Elle peut alors faire signer des accords…. ……..

Le ministre Mbagnick Ndiaye n’avait il pas alors raison de rendre à César ce qui appartenait à la César ?

B J’Ndiaye, dans un analyse pertinente à mon goût, ne trouvait pas mal que l’ immixtion de l’épouse sur les décisions de son mari soit supposée. Cependant, qu’elle soit officialisée tel un acte constitutionnel est préjudiciable à une république. Pour une république démocratique, en effet, elle est préjudiciable. Mais pour une république ménagère, nous sommes dans le naturel.

Les vaillants du G 6 ne se seraient ils pas rendus à l’évidence que la république  , que cette république, aussi fort qu’ont puisse le clamer, n’est en réalité qu’un foyer ou mari , femme, enfants, parents et amis sont les seuls citoyens à jouir d’un pouvoir effectif  ?

Une république ménagère qui n’aurait alors pour devise naturelle que :

Merci monsieur – Merci Chérie-Merci Madame

Ousmane Sy

 

 

Au-delà de la crise de l’école, du secteur de la santé, une crise profonde dans la fonction publique (Oumar Faye)

Parlant de l’avancée démocratique du Sénégal lors de l’émission Objection du dimanche 29 avril 2018, Moustapha CISSE LO, Député APR, compare notre pays à la Sierra Léone où pour éviter la majorité au Parlement, le pouvoir envoie l’armée pour faire sortir des députés de l’opposition et ainsi se garantir une majorité par le nombre.

La référence à cette anecdote, renseigne, à ceux qui seraient tentés d’en douter, l’arriération démocratique que connaît le Sénégal d’aujourd’hui sous l’ère de Macky SALL. Loin de le comparer à de grandes démocraties occidentales où la loi fondamentale c’est-à-dire la Constitution n’est pas modifiée à tout bout de champs pour le maintien du pouvoir en place, Moustapha CISSE LO devrait seulement parler d’un pays voisin, le Cap Vert, dont le Chef de l’Etat vient de séjourner quelques jours dans notre pays et qui dépasse de loin le Sénégal   dans le respect de la séparation des pouvoirs et du respect de l’Etat de droit.

Revenons au sujet de mon article c’est-à-dire la lecture qu’il faudrait faire des soubresauts notés dans l’école sénégalaise, dans la santé,  la grève menée ces derniers temps par les travailleurs de le justice. Une déduction hâtive ferait penser que la surenchère s’expliquerait par le fait pour des syndicats d’obtenir la satisfaction de plateformes à l’approche d’une élection présidentielle imminente. Loin s’en faut. Il faudrait plutôt opérer une analyse profonde de la situation que vit notre pays depuis 2012.

Le peuple sénégalais, de façon souveraine, a porté le candidat Macky SALL au pouvoir en 2012. Un président qui, à Lomé, pour évoquer la grève des enseignants, disait simplement que ces derniers pouvaient conduire l’école à l’année blanche mais qu’il n’allait jamais accepter que les fonctionnaires, qui ne représentaient que 1% de la population sénégalaise, puissent capter l’essentiel des ressources budgétaires du pays.

Ce que  Monsieur SALL devrait ajouter, c’est que ce sont ces mêmes fonctionnaires, notamment ceux des services du trésor, des impôts et des douanes qui font entrer 100% des recettes du budget du pays.

Les enseignants, le personnel de la santé, les travailleurs de la justice sont ou sont partis en grève. Mais, la vérité est que les douaniers, les magistrats, les policiers, bref, tous les fonctionnaires n’ont plus le cœur à l’ouvrage et si l’occasion leur avait été donnée, tous seraient en grève parce que tout dans l’attitude du Président Macky SALL, montre qu’il n’a aucune cure du fonctionnaire et que si ça ne tenait qu’à lui, il allait mettre fin à la fonction publique et en lieu et place, on aura la fonction politique.

Aujourd’hui, le message le plus inquiétant au sein de la fonction publique et dans toutes les sphères de l’administration  c’est que pour accéder à une fonction, il faut la carte de l’APR.

Les nominations en Conseil des Ministres le mercredi le montrent à suffisance. Il est fréquent d’entendre « est nommé Monsieur X, titulaire d’un Master…  à la place de Monsieur Y.. ». Ce Monsieur Y, tenez – vous bien est très souvent un haut fonctionnaire qui après des années d’études, a fait les plus grandes écoles de ce pays, les écoles d’élites où la République distingue ses fils les plus méritants.

Les fonctionnaires ont le blues.  S’ils restent à leurs postes, c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé encore autre chose. Ou bien, ils prennent leur courage à deux mains et se lancent dans la politique, plus précisément vont dans l’opposition espérant que l’alternance se réalisera pour remettre le Sénégal sur les rails. Le cas du Juge Ibrahima DEME en est l’illustration. Le cas aussi de ces Inspecteurs du trésor (dont Ousmane SONKO) qui militent massivement dans PASTEF le prouve à souhait.

En avril 2016, il a été organisé le forum sur l’administration. Que de la poudre aux yeux. En vérité, les conclusions sont rangées dans les tiroirs parce que c’est une vérité de lapalissade, le Président SALL ne croit pas au fonctionnaire. Il croit au tout politique.

Que les étudiants ou plus simplement les jeunes qui dans leurs rêves légitimes de servir leur pays le comprennent. Qu’ils remettent aux calendes grecques toute aspiration à devenir quelqu’un dans ce pays parce qu’ils se seraient distingués en réussissant à intégrer la fonction publique. Le laxisme avec lequel la crise scolaire a été réglée  montre à quel point ces autorités ne croient pas à l’école comme levier de promotion sociale.

En lieu et place, les seuls fonctionnaires dont ile Président a besoin appartiennent à trois catégories:

  • les policiers pour réprimer les citoyens. Il faut donc recruter des fonctionnaires de la police pour contrer toutes les manifestations de l’opposition. Aussi on recrute des ASP sur la base d’un clientélisme politique hors de tout concours ; ainsi on organisera des recrutements pour les commissaires de police et autres agents de police
  • les militaires pour se constituer une réserve d’intervention de la force publique au cas où la police et la gendarmerie seraient débordées ; on organisera les concours d’entrée à l’ENOA, à l’ENSOA et autres recrutements militaires ;
  • les pénitenciers pour garder les prisons, d’autant plus qu’on enfermera beaucoup d’opposants avec les nombreuses manifestations en vue ; on organisera ainsi le concours pour l’administration pénitentiaire.

Pour tout le reste, soit on ne recrute pas, soit on puise dans le personnel politique.

Entretemps, le malaise s’installe dans l’administration. Pas de traitements des dossiers des fonctionnaires pour les avancements, pas de concours professionnels internes pour changer de catégories et accéder à des fonctions supérieures.

Le Président de la République a t –il des Renseignements Généraux qui le lui disent. Une rapide enquête dans l’administration aboutira à la conclusion que les fonctionnaires ne portent pas ce président dans leur cœur car, faudrait-il le rappeler, c’est l’administration qui est le socle d’un Etat.

Si le Sénégal a connu une stabilité à tous les niveaux, c’est en grande partie grâce à ces fonctionnaires formés dans les plus grandes écoles à l’image d’un Abdou DIOUF et d’un Habib THIAM formés à l’ENFOM de France mais aussi de tous ces généraux et colonels d’armées formés dans les plus grandes écoles en France à Saint – Cyr ou à Meleun, aux USA et partout ailleurs, Ce sont également tous ces hauts fonctionnaires issus de l’Ecole Nationale d’Administration (administrateurs civils, inspecteurs du trésor, inspecteurs des inspecteurs des impôts, inspecteurs du travail, etc.) qui servent avec dévouement le pays partout au Sénégal et dans le monde.

Le réveil sera brutal. On ne peut pas gérer un pays en mettant en quarantaine ceux qui incarnent la permanence de l’Etat, je veux parler des fonctionnaires.

Oumar Faye

Ecole: La bataille de Touba aura-t-elle lieu ?

Chaque année, après des mois de gréve, de pugilat verbal, de surenchère, de menaces et de radicalisation plus ou moins feinte, pouvoir et enseignants se réunissent  toujours autour d’une table, tel un rituel immuable .Le Rubicon de la rupture définitive n ‘est jamais franchi, car ils savent jusqu’où ne pas aller pour ne pas aller trop loin. En effet, au delà des tumultes et des antagonismes qui tendent à se structurer, les belligérants se retrouvent autour d’un no man’s land : l ‘école est une nécessité, elle est vitale.
Les pays se distinguent du point de vue développement moins  par l’ étendue de leurs ressources naturelles que celles humaines. Le japon et  la suisse qui font partie des pays les plus développés du monde sont pourtant très pauvres en ressources naturelles, alors que d’ autres, tels la République Démocratique du Congo, le Congo Brazzaville ou le Soudan du sud connus pour la richesse de leurs sous sols, font partie des pauvres parmi les pauvres, et si la chine est parvenue en moins d’ une génération à passer de pays en voie de développement à celui de deuxième puissance mondiale, elle le doit avant tout à son savoir faire et son expertise dans les secteurs de pointe .
C ‘est le savoir qui fait la différence.
L ‘école est le moyen le plus sûr pour vaincre la pauvreté et  rendre à l’ homme sa dignité. En ce sens, elle est un droit pour le citoyen et son accessibilité un devoir pour l ‘état, consacré d ‘ ailleurs par la loi.
 L ‘ exposé  de motifs de la loi 91-22 du 16 février 1991 stipule que les objectifs assignés à l ‘éducation sont  de former des hommes et des femmes libres , capables de créer les conditions de leur épanouissement à tous les niveaux, de contribuer au développement des sciences. Elle donne a tous des chances égales de réussite. L ‘ éducation nationale  vise l’ éradication complète et définitive de l’ analphabétisme ainsi que le perfectionnement  professionnel et la promotion sociale de tous les citoyens pour l ‘ amélioration des conditions d’ existence et d’ emploi. Ladite loi stipulera dans son article 3 bis: la scolarité est obligatoire pour tous les enfants des deux sexes âgés de 6 ans à 16 ans  L’ état a l’ obligation  de les  maintenir au sein du système scolaire.
Celui qui incarne le mieux ce miracle de l ‘école est incontestablement Macky Sall . La lecture de sa biographie nous apprend que son père Amadou Abdou Sall était gardien et sa mère Coumba Thimbo, vendeuse d’ arachides grillées .
Loin de nous l ‘idée de nous  en  gausser ou de susciter quelques réflexions irrévérencieuses. Nous voulons juste souligner qu’ avec des conditions sociales aussi modestes, l ‘avenir du jeune Macky n’ était pas des plus enviables. Heureusement qu’ il y eut l’ école. Grace à elle, il est devenu ingénieur, directeur de société, ministre, premier ministre, président de l ‘ assemblée nationale et enfin président de la république. Non seulement il a sorti sa famille  de la pauvreté mais grâce à elle,  il a gagné la notoriété et la reconnaissance. Qui  donc ,mieux que Macky Sall peut chanter les louanges de l ‘ école ? Qui plus que lui doit porter le combat  pour une école universelle ? Une école enfin à l ‘abri des turpitudes,  des vicissitudes, et des impondérables ? Une école pour tous ?
Au début du mois de févier 2018, s’ est tenue à Dakar et sous la  coprésidence d’ Emmanuel Macron, le président Français et Macky Sall, la conférence de financement  du partenariat pour l’ éducation qui a été créée  en 2002 et dont Rihanna est ambassadrice de bonne volonté. Son but, réunir 3 milliards de dollars afin de permettre à 260 millions d’ enfants d’ accéder au savoir d’ici 2020. Nous avions alors écouté avec beaucoup d ‘ attention le discours du président Sénégalais Macky Sall. Nous vous en livrons la quintessence :
–Financer l ‘éducation, c ‘est semer les germes de la dignité, c’ est allumer la lumière du savoir et repousser les ténèbres de l’ignorance et ériger la raison comme rempart contre l ‘ obscurantisme.
Prima faciès, il n ‘ y a rien à ajouter d ‘ autant qu’ il s’ était engagé  pour une contribution de 2 millions de dollars. Nous aurions  applaudi des deux mains si les enfants de Touba n’ étaient pas aussi des Sénégalais, et s ‘ ils n ‘avaient pas aussi le droit d ‘ aller à l ‘école pour avoir  une chance de sortir de la pauvreté comme le jeune Macky en a eu quand il avait  leur age. 98 ans , c ‘ est à  dire prés d ‘un siècle que Touba refuse que l’ école ne s’ implante dans la cité religieuse et ce sont des millions de Sénégalais qui ont ainsi vu leur avenir Hypothéqué, voire détruit avec pour seule possibilité le travail ingrat de la terre, le commerce ambulant ou l’ exode vers  d’ autres cieux et souvent dans des conditions inhumaines. Aujourd’hui, le sujet le plus débattu au Sénégal  est l’ école et comment la sauver. Tout le monde, ( intellectuels, journalistes , politiciens ,enseignants, ministres, président ) y va de sa contribution et de sa petite idée de génie. Mais tous, avec une unanimité qui n ‘ a d’ égale que la lâcheté qui en est la sève nourricière, préfèrent plonger la  tête dans le sable pour ne pas  voir les milliers d ‘ enfants de Touba et ses environs  qui ont l ‘age et le droit d’ aller à l ‘ école comme ceux de Pikine, Kaolack ou Thiés et qui sont pourtant condamnés à un avenir incertain.
Le président Macky Sall , de conclure son discours lors de la conférence sur le financement de l’ éducation, par ces mots :
–La bataille pour l’ éducation est la mère de toutes les batailles, la perdre, c’ est perdre d ‘ avance toutes les autres.
Juste une question monsieur le président :
La bataille de Touba, aura t-elle lieu ?
Serigne Mbacké Ndiaye
Ecrivain

serignembackendiaye897@gmail.com

AbcJaime matraque la réponse de Mahmoud Saleh à l’édito de Cheikh Yérim Seck

Saleh, tais-toi quand tu parles !

Monsieur Saleh, V avez raté encore une belle occasion de vous taire en répondant à l’édito de Cheikh Yérim Seck du 25 avril 2018 dans yerimpost.com.  Dans cet éditorial, Yérim Seck a relevé le tragique sort réservé aux fidèles de la première heure de Macky Sall en prenant le cas de Me Alioune Badara CISSE qu’il qualifie d’ « illustration extrême de ce que la politique sous nos cieux peut produire comme ingratitude ». L’analyse de Yérim Seck reflète une réalité que personne ne peut nier.

Maître Alioune Badara CISSE, qui est bien le géniteur le plus en vue de l’APR, n’a jamais été traité à sa juste valeur au lendemain du grand soir de la grande victoire du 25 mars 2012 quand tout le monde l’attendait à la Primature. Il est l’une des rares personnes à pouvoir parler des débuts de l’APR, en dehors de Monsieur Macky Sall et Marième SALL, comme il aime à le rappeler lui même ,  » j’ai été avec Macky quand nous étions zéro plus deux. »




Il convient d’user de la machine à remonter le temps et se demander où  était ce Monsieur Sucré-Salé à la création de l’Apr. S’il déclare en avoir été membre, alors posons lui la question de la direction du Nouveau Parti qu’il assumait comme monnaie de change.

L’on se souvient comme si c’était hier de la gifle qui lui fut promise par un ABC excédé par l’ambivalence de ce sinistre individu par qui, étaient transmises à l’autre camp toutes les stratégies de lutte clandestine de l’Apr et que Macky Sall fort naïvement partageait avec lui, hypothéquant du coup la sécurité physique et professionnelle de beaucoup de ses responsables de la première heure.

Telle une girouette vous tournez au gré de vos intérêts.

Quel besoin avez vous de dénigrer ou de minimiser le rôle de notre mentor d’ Alioune Badara Cisse,  « votre frère et ami, comme vous vous plaisez à l’appeler », dans la création du parti présidentiel, sinon celui de démontrer votre petit caractère d’aigri à défaut de pouvoir vous adjuger un rôle, rôle que votre roublardise a fait vous filer entre les doigts?

Oui ne vous en déplaise M. Saleh ,  ABC a  bien le rôle primordial dans la réflexion , la création , l’animation puis la coordination de l’Apr, comme le lui prête le sémillant journaliste Cheikh Yerim Seck dont les mérites professionnels au moins ne vous ont pas échappé ; je vous le reconnais !

Etait-il nécessaire de faire cette réponse qui montre une fois de plus votre ignorance totale de l’histoire de ce parti, si  ce n’est de la malhonnêteté intellectuelle ?

Revoyez votre copie et vérifiez vos sources, Cher Monsieur, avant de sortir des contrevérités!

Écoutez Pierre-Claude-Victor Boiste qui disait « les Médisances et les calomnies sont la ressources des têtes vides ».

Me ABC n’a nullement besoin de revendiquer quoique ce soit dans la réalisation de ce parti. L’Alliance Pour la République c’est lui dans toute sa plénitude, il en est l’un des principaux géniteurs.

Pour la petite histoire, lorsque ABC a proposé ce nom, un autre a voulu rajouter une portion, ce qui a été rejetée à l’inscription.

Les confusions,  c’est vous qui les entretenez dans le but perdu d’avantage de vous trouver un alter ego en un lieu où vous aurez bien du mal à vous grégariser.

Comme pour paraphraser notre mentor, je vous rappelle sa réponse à  vos médisances « La calomnie la plus vile ne peut ternir une réputation sans tâche ».

Monsieur Saleh,  en vous taisant quand vous faites semblant de vouloir parler, vous vous rendrez énormément service  Je vous le prescris.

Fait à Dakar, le 27 Avril 2018

Bouna Mbodj

AbcJaime/ Section de Dakar

 

 

Le prix de la paix en 2019: Résignation OU Confrontation

Il n’ya que deux manières strictes de traverser l’année 2019 dans un climat de paix et de tranquillité.

1/ 2nd mandat de Macky Sall dès le 1er tour: Par la Résignation en laissant Macky Sall organiser son scrutin et passer au premier tour. En effet un processus électoral aussi vicié et corrompu ne peut qu’induire des contentieux. Dans le Sénégal de l’année 2018, les conditions scientifiques d’une non élection sont déjà largement réunies. Dans ce Sénégal devenu une République bananière, un citoyen peut:

  • Avoir sa carte d’électeur et ne pouvoir voter, parce que l’administration a commis des « erreurs » sur ses noms, ses prénoms ou sa photo.
  • Avoir une carte d’électeur en bonne et due forme et ne pouvoir voter, parce que l’administration a « omis » de l’inscrire sur les listes électorales.
  • Avoir sa carte d’électeur en bonne et due forme, bien figurer sur les listes électorales, mais ne pouvoir voter, parce que l’administration s’est « trompée » sur son bureau de vote.

Le cumul des demandes de modification-rectification font ressortir pas moins de 1.300.000 cartes d’électeurs qui sont dans ce cas et qui, probablement, vont grossir les rangs déjà assez garnis des abstentionnistes involontaires.




Et que dire des absences de bulletins de certains candidats, des retards d’ouverture des bureaux de vote; tout cela planifié par une administration centrale et un commandement territorial définitivement politisés et acquis à la cause du candidat Macky Sall.

Par conséquent, il ne faut plus parler d’élection quand le scrutin n’est pas transparent, quand les organisateurs sont partiaux et quand l’électeur veut jouir de son droit de vote sans pouvoir de vote.

Dans ces conditions, la RESIGNATION des populations opposées à Macky Sall peut être une voie de salut pour préserver la PAIX en 2019.

2/ Présidentielle 2019 sans Macky Sall: Par contre, si les Sénégalais opposés à Macky Sall refusent de cautionner cette forfaiture sous-tendue par du gangstérisme d’Etat, seule la CONFRONTATION pour DEGAGER Macky Sall avant le scrutin présidentiel, est la seule alternative pour la PAIX en 2019.

Auquel cas, il convient de mettre en place dès à présent une stratégie de riposte appropriée en créant la jonction intelligente et active de toutes les forces vives de la nation, non plus autour « d’assises nationales pompeuses et trompe-l’œil », mais plutôt autour d’actions alternées et  ciblées pour le départ de Macky Sall qui doit être un objectif non négociable. IL S’AGIT D’OPPOSER A MACKY SALL UNE FORCE ET UNE DETERMINATION FAROUCHES PLUS VIGOUREUSES QUE SON ENTETEMENT QUASI PARANOIAQUE ET SUICIDAIRE A SE MAINTENIR A LA TETE DU PAYS A TOUT PRIX.

En effet, tant qu’il lui restera un souffle de vie, Macky Sall n’acceptera jamais qu’une entité neutre se charge de l’organisation de l’élection présidentielle parce qu’il a déjà décidé de remporter celle-ci dès le premier tour.

Dans la perspective de la CONFRONTATION, chaque acteur doit prendre ses responsabilités et se préparer à les assumer en toutes circonstances et en connaissance de cause, tout en prévoyant le pire. Ce sera la tempête de 2018 qui précède le beau temps de 2019.

APPEL AUX PARTIS POLITIQUES




Suite au vote « sans débats » de la loi anticonstitutionnelle, impopulaire et déconsolidante, instituant la généralisation de l’obligation de parrainages à tous les candidats à l’élection présidentielle, les Partis politiques sont délestés de la seule légitimité qui justifiait leur existence et devraient, par conséquent, s’auto-dissoudre purement et simplement et entrer en clandestinité.

Par ce vote pathétique, l’Assemblée Nationale, elle aussi, a fini de griller la première qualité qui fonde sa légitimité, à savoir, la Représentation du peuple. Elle lui a préfèré deux considérations qui anéantissent sa légalité, à savoir, l’inféodation à l’Exécutif (le Président de la République et son gouvernement) et la violation de la Constitution.

Il est par conséquent devenu impérieux pour le peuple de reprendre rapidement la main qu’il n’aurait jamais dû perdre. Au lieu de vous contenter de pleurer devant la dépouille multi-organique de la République, de l’Etat et de la Démocratie du Sénégal, avant son enterrement définitif, permettez enfin de transformer cette présente situation du pire en une opportunité de construction du meilleur pour le futur du Sénégal.

Dans la dynamique d’une telle perspective, vous avez l’occasion inouïe d’inviter tous les patriotes tapis dans les communautés religieuses et coutumières, les partis politiques, les syndicats, les patronats, les organisations de la société civile, les associations artisanales, estudiantines, scolaires, les forces militaires et paramilitaires de défense et de sécurité bref….toutes les forces vives de la nation sénégalaise, à adhèrer ou soutenir une nouvelle plateforme citoyenne et patriotique qui a l’ambition de transformer les grands pas en arrière tristement réussis par le régime en place dans son ambition d’enfanter un monstre qui déshonore le Sénégal, en un immense bond en avant qui réhabilite notre pays dans le concert des nations et redonne espoir et fierté aux Sénégalais. Cette démarche a l’ambition de couper l’herbe sous les pieds de ce monstre en gestation tout en nous permettant de saisir la formidable opportunité de faire passer le Sénégal du PIRE ACCIDENTEL actuel au MEILLEUR qu’il mérite en seulement deux (2) ans.

DYNAMIQUE UNITAIRE POUR L’INSTAURATION D’UNE NOUVELLE REPUBLIQUE

Suite au vote de la loi instituant le parrainage, nous suggèrons aux candidats potentiels et aux organisations qui signeront cette plateforme de constater la mort de la Démocratie sénégalaise et d’éviter, par conséquent, les rivalités absurdes et improductives dans la recherche isolée et concurrentielle des signatures qui sont un facteur de division et de dispersion de leurs forces et de leurs énergies

Avec cette loi bête et enfantine, l’élection présidentielle de 2019 est devenue un véritable « piège à cons ». Par conséquent, toutes les candidatures doivent être gelées au profit de la synergie des stratégies et de l’unité d’actions dans le cadre d’un large pôle de Résistance et de Transition vers une Nouvelle République Patriotique, Démocratique et Populaire.

ACCORD MINIMUM DE GOUVERNANCE

I/- Institutions & Société

  • Les candidats signataires de la plateforme acceptent (SANS AUCUNE RESERVE) TOUT ce qui suit :
  • PERIODE DE TRANSITION DE 2 ans (Mars 2019-Mars 2021)
  • Dissolution de l’Assemblée Nationale en 2019
  • Mise en place d’une Assemblée Constituante Populaire (forces religieuses et coutumières, forces syndicales, organisations paysannes, organisations artisanales, société civile, les artistes, les étudiants et élèves, les chômeurs, organisations politiques, forces militaires et paramilitaires de défense et de sécurité) en 2019
  • Référendum pour le vote d’une nouvelle constitution en 2019
  • Mise en place en 2019 d’un Conseil Constitutionnel, émanation de l’Assemblée Constituante, composé de 19 membres (élus par leurs pairs et proposés au Président de la République qui les nomme sans pouvoir les démettre). Le Président de cette institution sera le dauphin constitutionnel qui remplace le Président de la République en cas d’empêchement
  • Scrutin d’installation des Assemblées régionales au suffrage direct en 2019
  • Scrutin d’installation de l’Assemblée Nationale au suffrage indirect en 2019
  • Election présidentielle en 2021

II/- Economie et Développement

  • Audit des contrats pétroliers, gaziers et miniers
  • Prise de participation ou nationalisation des entreprises qui gèrent : les ports, les aéroports, les télécom, les transports ferroviaires, les raffineries, l’énergie, l’eau, les industries alimentaires, l’habitat, les mines, le pétrole, le gaz, les universités privées
  • Industrialisation des filières à matières premières locales disponibles
  • Orientation des politiques publiques vers l’optimisation qui tienne compte de la défense des intérêts économiques des sénégalais, de leur sécurité et de la protection de leur environnement
  • Récupération, Protection et Assistance des enfants de la rue : 10 Centres multifonctionnels d’hébergement et d’éducation d’une capacité totale de 300.000 personnes (daaras-internats autonomes sous administration des communautés religieuses en collaboration avec les maîtres coraniques et les « ndeyou daara ») à travers un financement innovant par l’Etat et ses partenaires
  • Ejection des coopératives autonomes paysannes et agricoles dans les différents départements du Sénégal (les agriculteurs et les paysans seront les actionnaires)
  • 000.000 de jeunes volontaires pour accompagner les politiques de développement
  • Réhabilitation des chemins de fer nationaux et africains.
  • Conseil Supérieur de l’Education, de la Santé, de l’Emploi et de l’Habitat

La mise sur pied de cette plateforme politique autour de cet Accord minimum de gouvernance est le prix bon marché à payer pour rassurer la masse majoritaire des citoyens qui continuent, à raison ou à tort, à se méfier de la Politique partisane et qui doivent pourtant aux premières lignes afin que ce combat soit engagé avec toutes les chances d’un succès rapide et éclatant.

Quelques réflexions que m’inspire la situation actuelle du Sénégal

  • La dictature n’est ni une idéologie, encore moins une nature. C’est juste la convergence de facteurs qui affaiblissent tous les pouvoirs au profit du seul pouvoir d’un homme qui ne croit pas aux valeurs positives de sa société, qui n’a aucune ambition de grandeur pour son peuple et sa nation, mais qui a les ambitions les plus folles pour lui, sa famille et son clan.
  • La dictature bourgeoise ne craint de la part du pauvre que la malédiction et la mort par la violence prolétarienne
  • Quand la dictature se met en place, il faut entrer en clandestinité et éviter l’élection devenue « un piège à cons »
  • La résistance est en général plus violente que l’agression qui est calculée et ciblée, parce qu’elle est une action spontanée de survie.
  • Mal en prendra à tous ceux qui se sont mépris sur les capacités d’indignation et de résistance des populations sénégalaises.
  • Dans la résistance, c’est toujours la fin qui justifie les moyens.

La société civile: le grand écart pernicieux

Le choix de la neutralité, de l’équidistance, de l’équilibrisme, dans le contexte d’un régime totalitaire et répressif, est la manifestation d’un grand écart infructueux et irresponsable. Cette posture est caractéristique d’une attitude d’arrière garde, de complicité passive contre la République, la Démocratie et la Nation sénégalaises, pour la survie d’un pouvoir violeur de la Constitution, manipulateur des institutions parlementaire et judiciaire et continuellement sourd à tous vos appels à l’apaisement du climat politique et social à travers la création des conditions d’un consensus fort entre les différents acteurs. Face à une telle situation, renvoyer dos à dos la majorité et l’opposition n’est que pure fumisterie et une fuite en avant de votre part pour ne pas mécontenter l’apprenti-dictateur, nommé Macky Sall.




Vous avez par conséquent, l’obligation de prendre partie pour la sauvegarde des droits et libertés des citoyens contre les coups répétitifs portés à la Démocratie sénégalaise. Vous n’avez plus aucune raison, aucun droit, de vous réfugier derrière d’hypothétiques principes de neutralité qui s’apparentent plus à de la compromission à travers une collision manifeste avec un pouvoir qui a fini d’étaler au grand jour ses ambitions d’instaurer un régime dictatorial en lieu et place des fondamentaux, certes imparfaits et perfectibles, de la Démocratie et de l’Etat de droit, qui caractérisent le Sénégal depuis plusieurs décennies.

Si vous n’êtes pas entrain de ruser avec vos convictions et vos cahiers de charge en engraissant le monstre et en lui permettant de gagner du temps, alors il urge que vous preniez vos responsabilités hic et nunc en choisissant le camp de la Résistance au risque de vous aliéner les populations sénégalaises qui ont décidé de se dresser énergiquement pour la préservation du modèle démocratique et républicain de leur pays.

 

Cheikh Bassène

« Les sentinelles de la résistance » dans les rues

YERIMPOST.COM « Les sentinelles de la résistance » sont une nouvelle plateforme lancée ce mercredi 25 avril par des militants exclus du Parti socialiste. L’objectif premier est la libération des prisonniers politiques et la lutte pour le triomphe de la démocratie. Le second, obtenir 65 000 signatures pour faire valider la candidature de Khalifa Sall malgré son incarcération. Pour leur premier plan d’actions, ces anciens camarades de Tanor comptent faire une marche ce vendredi 27 avril à partir de 15 h. De la place de la Nation (ex-Obélisque) au rond point de la RTS, Ababacar Mbaye, coordonnateur de la Convergence socialiste, et ses amis entendent mener ce qu’ils appellent « une marche d’avertissement à l’encontre du parti au pouvoir ».



Concessions portuaires en Afrique: La garde à vue de Vincent Bolloré prolongée

La garde à vue de l’homme d’affaires et de plusieurs cadres du groupe Bolloré a été prolongée mercredi matin. Le milliardaire est entendu sur des soupçons de corruption concernant l’attribution de concessions portuaires à son groupe au Togo et en Guinée en 2010.
Vincent Bolloré, le PDG du groupe Bolloré et principal actionnaire de Vivendi, a été placé en garde à vue, mardi, par la police judiciaire, à Nanterre. Il a été entendu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers », à propos des conditions d’obtention de concessions portuaires à son groupe en Afrique, en 2010.
Sa garde à vue a été prolongée mercredi matin, ainsi que celles de trois autres dirigeants du groupe : Gilles Alix, le directeur général du groupe Bolloré, et Jean-Philippe Dorent, le responsable du pôle international de l’agence de communication Havas.




Source: LCI

Dernière minute: Oumar Faye de Leral Askanwi à la Dic

YERIMPOST.COM Le leader de Leral Askanwi est depuis ce début de matinée devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic). Même si pour l’heure aucune information n’a filtré sur les motifs de cette convocation, Oumar Faye est connu pour ses sorties fracassantes contre le régime en place.

Un agent comptable de l’Ambassade du Sénégal à Lisbonne pris par la Dic

YERIMPOST.COM G.K, agent comptable de l’ambassade du Sénégal à Lisbonne en 2006, est entre les mains de la Division des investigations criminelles. Il est reproché à cet inspecteur du Trésor d’avoir détourné la somme de, tenez vous bien, 640 millions de francs. Les faits remontent à loin mais, à en croire le quotidien Libération qui rapporte l’info, le sieur a été alpagué alors qu’il tentait de revenir au pays par voie terrestre. G.K était en fuite depuis l’éclatement de cette affaire.



ABC, El Pistolero, Abdou Mbow, Mor Ngom, Benoit Sambou… le calvaire des fidèles de la première heure de Macky Sall

YERIMPOST.COM Dans le Macky, la fidélité de la première heure est un délit. Cruelle ironie du sort, les compagnons historiques de Macky Sall, au lendemain de son éjection brutale du perchoir de l’Assemblée nationale par Abdoulaye Wade, sont aujourd’hui les laissés pour compte du régime. Tous ceux qui avaient pris le risque de l’accompagner dans son aventure politique alors incertaine sont aujourd’hui relégués à la périphérie du pouvoir.

On apprend, ce matin du 24 avril, que Moustapha Cissé Lô, fidèle parmi les fidèles, évincé sous Wade de l’Assemblée nationale pour prix de sa fidélité à Macky Sall, a démissionné de toutes les instances de l’Alliance pour la République (APR, le parti au pouvoir) pour rester un militant tout court. De déceptions en humiliations, « le fou du roi » a fini par se rendre compte qu’il était bon à insulter les adversaires de Macky Sall mais jamais à être responsabilisé. Après avoir été contraint de ravaler son ambition de briguer la présidence de l’Assemblée nationale, offerte à « l’allié » Moustapha Niasse, El Pistolero, écarté de toutes les décisions politiques stratégiques, s’est retrouvé marginalisé dans le choix de l’équipe censée conduire à la victoire le président-candidat en février 2019. C’en est trop pour ce boutefeu qui s’était senti très tôt écarté, au point d’avoir mis sur pied, dès 2013, en marge de l’APR, un mouvement citoyen mort-né.

Moustapha Cissé Lô n’est pas seul dans son cas. Un autre porte-flingue de Macky Sall, Abdou Mbow, un jeune qui a renoncé en 2008 à sa place au sein de l’Ujtl et à son salaire à l’Assemblée nationale, n’a guère connu un meilleur sort. Patron des jeunes de l’APR au moment de l’accession au pouvoir, il a été dépossédé du poste de ministre de la Jeunesse qui lui revenait en vertu d’une règle de logique politique. Planqué à l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, sur-formé à Science Po Paris, est confiné depuis six ans à un rôle de répondeur automatique des détracteurs du régime. Alors que d’autres de son âge, apparus de fraîche date mais semble-t-il dans les grâces du cercle intime du Prince, siègent sous les ors, lambris et dorures du Palais, autour de la prestigieuse table du conseil des ministres.

Qu’elle est cruelle, la tragédie vécue par les historiques de l’APR! Qu’il est inhumain le traitement fait à Alioune Badara Cissé! Le cas d’ABC est l’illustration extrême de ce que la politique sous nos cieux peut produire comme ingratitude. Tous ceux qui sont informés savent que, sans ABC, Macky Sall n’aurait aujourd’hui été rien d’autre qu’un ancien dignitaire lambda du régime de Wade. C’est ce fin lettré, ce Saint-louis épris de la langue anglaise, ce disciple fervent de Serigne Touba, qui a forgé le destin présidentiel de Macky Sall, créé l’APR, installé toutes ses cellules au Sénégal et à l’étranger… Pour la petite histoire, c’est lui qui a choisi le nom APR parmi d’autres, après avoir consulté un expert en numérologie.

Dans la logique du destin immanquable des fidèles de Macky Sall, Alioune Badara Cissé a été défenestré du premier gouvernement auquel il a appartenu, laissé longtemps dans la galère du chômage avant d’être « casé » au poste de médiateur de la République face à l’indignation massive de ceux qui connaissent son passé avec celui qui s’est retrouvé à la tête de l’Etat.

C’est ainsi: il faut voir le traitement infligé à Abdoulaye Wade, qui lui a mis le pied à l’étrier en le propulsant aux plus hautes fonctions de l’Etat, pour se rendre compte que Macky Sall ne sait pas rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui lui ont fait du bien.

Aujourd’hui, sous des apparences trompeuses, Mbaye Ndiaye, Mor Ngom, Benoit Sambou et tant d’autres fidèles, ayant des coquilles vides en guise de postes, souffrent en silence d’être dans le pouvoir sans être au pouvoir. « En politique, trahison, lâcheté et hypocrisie sont des religions. » Vieux de plus d’un semi-siècle, ce propos effroyable du romancier français Laurent Denancy demeure une vérité d’une brûlante actualité.

Cheikh Yérim Seck




Khalifa Sall c/ Etat du Sénégal: Décision de la Cour de la Cedeao

Cour de justice de la Cedeao : Khalifa Sall prend date…

YERIMPOST.COM La décision est résumée dans le communiqué ci-dessous de Khalifa Sall

COMMUNIQUE




La Cour commune de la CEDEAO a jugé ce mardi 24 Avril 2018, à Bamako, l’affaire opposant le Député-maire de la Ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall à l’Etat du Sénégal. A l’issue de l’audience, la juridiction communautaire a mis l’affaire en délibéré au 29 Juin 2018. Cette décision prouve, si besoin en est, que la cour de justice n’a jamais débouté le Maire de Dakar, contrairement aux informations erronées distillées dans la presse par les avocats de l’Etat du Sénégal.

Les avocats du maire de Dakar avaient saisi, en procédure d’urgence, la Cour d’Abuja suite aux violations flagrantes des droits de leur client dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar.

 

Contribution: Menaces sur la démocratie sénégalaise

L’adoption par une Assemblée Nationale aux ordres, du projet de loi instaurant le parrainage, censé garantir, à la Coalition Benno Bokk Yakaar, une victoire certaine aux présidentielles de 2019 vient couronner la longue série de forfaitures, auxquelles nous a habitué le régime de l’APR. 




Cela peut être illustré par plusieurs exemples, depuis les bureaux de vote fictifs décriés lors du référendum du 20 mars 2016 jusqu’à la rétention accompagnée d’une distribution sélective des cartes électorales aux législatives de l’année dernière, en passant par les manipulations grossières des locales de 2014, à travers l’acte 3 honni.

Quant au projet de loi sur le parrainage, son argumentaire est des plus fallacieux, surtout de la part d’un pouvoir qui a financé des listes parallèles aux législatives de 2017, enrôle quotidiennement des groupuscules dans sa méga-coalition et continue de promouvoir la transhumance. La meilleure façon de combattre la prolifération des formations politiques est la mise en place d’une Haute Autorité de la Démocratie chargé de veiller à l’adoption de critères pertinents de création des partis politiques et d’exiger que leur fonctionnement soit assujetti à des normes bien définies (états financiers réguliers, respect de la périodicité des congrès…). L’amélioration du cadre juridique des activités politiques ainsi que l’assainissement des mœurs politiques conduira au dépérissement de pratiques politiques perverses telles que la location de récépissés de partis, les nominations de complaisance à des postes de responsabilité, l’impunité accordée à des responsables politiques du parti au pouvoir épinglés par des rapports d’audit…

Les conditions particulières rappelant celles d’un état d’urgence, avec déploiement massif des forces de défense et de sécurité, dans lesquelles, le vote du projet de loi sur le parrainage a eu lieu renseignent sur les intentions inavouées de ses initiateurs, qui pour pouvoir commettre leur forfait en toute quiétude, avaient besoin du parapluie de la police nationale, bien que disposant de 76% du nombre total de députés.  Ainsi, la capitale avait l’air d’une ville-fantôme, avec ralentissement de la vie économique (fermeture de la quasi-totalité des établissements scolaires, des services et petits commerces et non-circulation des bus de la société de Dakar Dem Dikk). La répression féroce des courageux citoyens, venus manifester leur désapprobation face à cette loi scélérate, est une nouvelle expression du caractère dictatorial et oppresseur d’un Etat qui, après avoir embastillé et déporté des rivaux potentiels aux prochaines présidentielles, semble prêt à tout pour conserver le pouvoir.

C’est pourquoi, s’agissant de la journée du 19 avril, on peut parler d’une « victoire » à la Pyrrhus, obtenue au prix de terribles pertes en termes de crédibilité et de sympathie, qui risquent de compromettre la reconduction de l’équipe au pouvoir, dont le cynisme et le machiavélisme suscitent la colère et l’indignation au sein des larges masses populaires, n’épargnant pas leurs propres militants.




Il est vrai que Benno Bokk Yakaar s’apparente à une énorme pieuvre enserrant dans ses tentacules clientélistes et corruptrices toutes les composantes de la Nation, éclipsant un parti présidentiel non structuré voire inexistant. Cette Coalition gouvernementale substitue au jeu politique classique, l’instrumentalisation de la Police nationale et de la Justice ainsi que l’abus de majorité parlementaire allant jusqu’à l’interdiction du débat pluriel au sein de l’hémicycle.

Cette mauvaise foi patente de nos gouvernants doit amener la société civile à rompre avec l’équilibrisme, à désigner les tenants du pouvoir comme les fauteurs de troubles et à s’engager, aux côtés des forces vives de la Nation, dans la bataille pour la restauration de la Démocratie et de l’État de droit. À défaut, notre expérience démocratique court le risque d’être dénaturée, s’apparentant de plus en plus à des modèles autoritaires et ouvrant la voie à une instabilité politique permanente, telle qu’on peut l’observer dans certains pays africains, disposant d’importantes ressources minières.

NIOXOR TINE

Mondial 2018: la CAF met une enveloppe sur la table de la FSF

YERIMPOST.COM On s’achemine vers la Coupe du monde 2018. La Confédération africaine de football (Caf) compte jouer sa partition dans cet événement mondial. C’est ainsi qu’elle a déboursé 2.500.000 dollars soit 1 milliard 344 millions 940 mille 350 F Cfa pour apporter son aide aux équipes du continent qualifiées à cette compétition. Le Sénégal a eu sa part. La Fédération sénégalaise de football (Fsf) a reçu la somme de 268 millions 988 mille 070 F Cfa. «On a participé dans la préparation, on peut dire avec une somme modique, mais ce sont nos moyens. On les a assistés sur des matériels. Et je remercie le président de la Fifa et le secrétaire général qui ont accepté qu’on avance sur les droits de subvention que les pays qualifiés peuvent avoir, pour aider ces pays-là afin qu’il y ait une sérénité dans la préparation. (…) On a contribué à hauteur de 500.000 dollars (soit 268. 988. 070 F cfa) par équipe», se réjouit le président de la CAF, Ahmad Ahmad, dans une interview à l’AFP.



MAC de Thiès: grève de la faim illimitée des prisonniers

YERIMPOST.COM Une grève de la faim illimitée des détenus de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès ! Les difficiles condition de détention sont à l’origine de ce mouvement d’humeur. Pour cesser ce mot d’ordre, les détenus exigent les venues du ministre de la Justice et du procureur de la République de Thiès. Dans ce communiqué ci-joint du président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), un appel est lancé aux autorités pour un meilleur traitement des prisonniers.






L’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des détenus (ASRED) informe que les détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Thiès ont entamé, aujourd’hui lundi 23 avril 2018, une grève de la faim illimitée, pour déplorer leurs dures conditions de détention et le traitement inhumain qu’ils subissent chaque jour. Les détenus grévistes demandent la venue immédiate du Ministre de la Justice et du Procureur de la Région de Thiès. Ils comptent maintenir leur mouvement d’humeur jusqu’à l’amélioration de leurs conditions de séjour carcéral.Les détenus à la prison de Thiès dénoncent :Le traitement excessif et amoral qui leur est infligés tous les jours

La maltraitance inouïe qu’ils subissent de la part du nouveau chef de cour de la prison en question

Le maintien en détention des détenus acquittés après jugement devant la Chambre criminelle de Thiès, du seul fait que le procureur de la République ait fait un appel

Les colis provenant de leurs familles au moment des visites sont maintenant très limités par le Chef de la cour

Les repas copieux amenés par les familles des détenus sont détournés et utilisés au profit de certains gardes pénitentiaires qui usent de tout leur pouvoir pour abuser des détenus de la prison de Thiès

Les fouilles inopinées des éléments de la gendarmerie (détachement du Cynogroup) avec leurs chiens se font avec une cruauté excessive, violant leur intimité, leur dignité et après ces fouilles certains perdent habituellement leurs biens

Le départ du Commandant Boubacar Diatta et son chef de cour qui les a toujours traités avec respect et amour

La situation des longues détentions préventives

L’Asred lance un appel pressant à l’Administration pénitentiaire pur un traitement des détenus conformément aux recommandations internationales, pour un emprisonnement humanitaire dans tous les établissements pénitentiaires du Sénégal.

Par ailleurs, les détenus de la MAC de Thiès adressent leurs sincères remerciements à l’ensemble des acteurs qui œuvrent pour une humanisation de leurs peines et qui défendent leurs causes. Le médiateur des prisons, M. Moustapha Cissé Lô qui les a toujours soutenus et, magnifient vivement le beau geste que le médiateur a fait à la prison de Diourbel en offrant aux détenus la somme de dix millions de francs CFA pour l’amélioration de leurs dures conditions de détention. Mme Adja Soda qui ne cesse de défendre la cause des détenus, à travers la bande Fm.

ASRED (Association pour le Soutien et la Réinsertion sociale des Détenus)

Le Président

Ibrahima SALL

Le Parrainage des Renoncements & la République des Outrances (Me Mame Adama Gueye)




Précision de Alioune Fall sur la sortie de Bathily

PRÉCISION

J’ai pris connaissance ce matin dans la presse d’une déclaration du Professeur Abdoulaye Bathily dans laquelle il soutient n’avoir pas rencontré le Président de la République depuis plus d’un an.

Cette déclaration a été perçue par certains comme un démenti à des affirmations que j’ai faites moi-même dans une interview parue dans le journal l’Observateur, dans son édition n° 4368 du mardi 17 avril 2018, et que je reprends ici textuellement : « J’étais au Palais le jour où il (ndlr : le Professeur Bathily) est venu voir le Président. C’était un après-midi, et en week-end, un samedi ou peut-être un dimanche. Je n’ai pas assisté à leurs discussions. J’étais à côté. Quand ils ont fini, je suis allé vers Bathily qui quittait le Président, pour le saluer ; on ne s’était pas vu depuis son retour au pays après ses missions dans le continent pour le compte de l’ONU. Je lui ai promis de l’appeler et de passer le voir, il m’a répondu qu’il n’avait pas changé de numéro et m’a rappelé celui-ci. Je crois que lui-même s’en souvient. Après son départ, j’ai un peu échangé avec le Président sur l’objet de leurs discussions que je comprends autrement que de la manière dont elles ont été récemment présentées à l’opinion ».




Je voudrais d’abord souligner que mes propos ci-dessus cités sont une réaction à ceux attribués par la presse, quelques jours auparavant au Professeur Bathily, qui aurait dit lui-même avoir rencontré le Président au début de l’affaire Khalifa Sall, pour en parler avec lui.

Je souligne aussi que nulle part, dans mes déclarations, je n’ai fait mention de la date à laquelle cette rencontre a eu lieu. Et je suis d’accord avec le Professeur Bathily qu’elle remonte à environ un an ou plus, car ayant eu lieu au mois de mars ou avril 2017.

Au moment où Abdoulaye Bathily, habillé d’un deux-pièces kaftan de soie sombre (vert olive ou gris) sortait d’audience, j’étais en train de m’entretenir avec 2 ou 3 personnalités venues de l’intérieur du pays pour être reçues par le Président (qui pourraient confirmer mes dires). Je me suis levé et je suis allé à sa rencontre pour le saluer et échanger avec lui selon les termes déjà mentionnés. Ces faits sont constants, et si nécessaire, on pourrait procéder à des recherches pour revenir sur la date et l’heure précises.

En résumé, je n’ai jamais dit que le Professeur Bathily a rencontré le Président RÉCEMMENT, encore moins qu’il aurait changé de discours après cette prétendue rencontre, comme je l’ai lu ce matin dans la presse. De telles allégations ne m’engagent en rien et un démenti les visant ne saurait me concerner.

En revanche, je confirme l’intégralité de mes affirmations initiales, à savoir que :

  • Le Professeur Bathily a bien rencontré le Président au sujet de l’affaire Khalifa Sall ;
  • Cette rencontre a eu lieu au Palais un après-midi de samedi, et j’étais sur place ce jour-là ;
  • J’ai salué Abdoulaye Bathily à sa sortie d’audience et on a échangé quelques mots ;
  • Et enfin, la discussion que j’ai eue ensuite avec le Président sur le contenu de leur entretien me fonde à dire que celui-ci n’est pas conforme aux révélations qu’on en a faites récemment à l’opinion.

Alioune FALL

Conseiller du Président de la République

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