Blog de Cheikh Yerim Seck

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Islam: it’s black or white

Avec l’affaire I Seck,avons-nous vécu le temps de l’Islam ou un temps d’un Islam ? Nombre de politologues ont prédit une inéluctable fin de carrière politique du leader de Rewmi. Si on se fie à cette analyse, on peut alors déduire que l’Islam est un facteur essentiel dans la quête des suffrages au Sénégal. Or , si l’Islam peut éliminer, il doit aussi inversement faire profiter.




L’Islam n’est pas une religion au sens que des dogmes et des rites sont ajoutés à la vie quotidienne. L’Islam est plutôt un système  qui la régit  en offrant pleinement un sens à la vie du croyant. Sous cet angle précis, quel parti ou quel programme épouseraient pleinement cet Islam dans sa quiddité ? A cela s’ajoute que le peuple s’est choisi, lui-même, un régime républicain et laïque pour rappel. Penser dans un tel schéma que l’Islam pèse dans nos choix, parait difficile à soutenir. Nos critères de choix sont souvent autres.

L’Islam de Dieu, c’est back or white.

Nous vivons en paix et en harmonie dans le dessein que nous nous sommes choisis et d’aucuns avanceront que le choix du moindre mal s’impose face à deux ou plusieurs maux. Toutefois, entre celui qui a blasphémé, celui qui s’est tu et celui qui a condamné sans rien proposer en alternative, le mal se verrait partout. L’horizon ne laisserait alors apparaitre que des concurrents qui chercheraient à tirer profit d’une situation malencontreuse. L’Islam a eu son temps dans cette affaire comme dans d’autres d’ailleurs.



Cet épisode, celui du mur des lamentations, celui de « salat ala fatiha » et celui du « ayatal koursiyou » massacré par un ministre de premier rang sont suffisants pour illustrer que l’Islam n’est aucunement une priorité pour nos leaders mais un moyen pour accéder à des fins. De ce point de vue, « mburu fof ko farine ».




Que celui qui n’aura rien fait pour établir effectivement ce système ne s’émeuve face à l’ impunité car il n’aura rien mis en place pour sa protection. Nul ne s’attaquerait impunément les institutions que nous avons mises en place de toute évidence.

Chacun a sa parcelle privilégiée de l’Islam car il y trouve son bon compte. Mais l’Islam, dans sa quiddité et dans sa globalité, est il réellement  l’affaire du grand nombre ? Serions nous implicitement et tacitement d’accord avec beaucoup de détracteurs qui pensent que l’Islam est inadéquat au 21eme siècle ?

Qu’Allah nous vienne en aide.

Ousmane SY

Réforme de l’islam en France: Monsieur Macron, les priorités sont ailleurs

Le dossier islam est ouvert par le gouvernement français.  » Nous travaillons à la structuration de l’islam de France et aussi à la manière de l’expliquer, ce qui est aussi extrêmement important  » a déclaré le président de la république Emmanuel Macron, dans une interview publiée ce dimanche 11 février par le journal JDD. Une ouverture de la boîte à pandores et une perte de temps manifeste, car la France connait ses priorités, que sont les inégalités et segregations engendrées par l’islamophobie et le racisme, et elle doit y remédier pour trouver la quiétude.

D’abord, pour comprendre ce que peut ressentir une partie des populations de « deuxième ou troisième génération » en France, souvenons-nous que peu de sociétés ont été aussi longtemps façonnées par un État, dans la mesure où les lois de la République avaient aboli les corps intermédiaires associés à la monarchie. L’État s’est construit en opposition à eux, il a cherché à les contrôler. Il n’a accordé aucune légitimité ni aucun droit aux associations exhibant leur identité ethnique, raciale ou religieuse.

Ensuite, La centralité, la continuité et l’identité unitaire de l’État-nation n’ont pas été remises en question et le communautarisme a été diabolisé. La Constitution française interdit la reconnaissance de minorités au sein d’une société une et indivisible, et l’absence de statistiques sur les « deuxièmes générations » (hormis l’étude dirigée par Michèle Tribalat et publiée en 1995) renforce l’identité fictive de la France et de son idéologie organique dominante. Le terme même d’intégration cache des idées assimilationnistes et l’idée d’accorder aux musulmans français des jours chômés pour célébrer leurs fêtes religieuses n’est pas encore acceptée par les institutions, toujours en retard sur les évolutions. La France refuse de signer conventions ou traités mentionnant le terme minorité.

L’approche universaliste préconisée par un traitement égalitaire des individus a révélé ses carences. Le développement de l’intolérance relative à l’altérité, la présence active du Front National, l’exclusion et le développement du communautarisme dans les quartiers relégués en apportent la preuve au quotidien.

Ceux qui veulent remodeler ou réorganiser la marche de l’islam en France, resteront longtemps, à jouer avec leurs temps. Le jour que l’hexagone arrivera à garantir à tous ses citoyens, l’égalité de chance, sans exception, de race et de provenance. En ce moment le problème de l’islam ne se posera pas. En ce moment, touts les maux disparaîtront sans exception, le terrorisme avec toutes ses couleurs, et la violence dans les cités n’auront pas leurs raisons d’être. Le monde s’occupera du développement, rien d’autre.

Cheikh Ibrahima Diallo

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