Blog de Cheikh Yerim Seck

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Hélène Tine: « Plus Niasse prend de l’âge et plus il devient tordu! »

YERIMPOST.COM Le président de l’Assemblée nationale devient une équation !  Ce qui était illégal hier pour lui est devenu légitime pour Moustapha Niasse. Ce qui amène son ancienne militante, Hélène Tine, à ne plus reconnaître son ex-mentor. La députée de la 12ème législature, qui s’exprimait dans la journée du jeudi 19 avril sur les ondes de Walf fm, s’est désolée de la position actuelle de Moustapha Niasse. « Ce n’est plus le même Moustapha Niasse que l’on connaissait. Le plus grave dans cette affaire est que plus Moustapha Niasse prend de l’âge et plus il devient tordu », a asséné Hélène Tine.



Alors que le pays est focalisé sur le parrainage, il risque gros à partir de cette date-butoir du 18 avril

YERIMPOST.COM Alors que tout le pays est focalisé sur le vote de la controversée réforme constitutionnelle prévu demain, 19 avril, il perd de vue une échéance cruciale et risque, à partir d’aujourd’hui, 18 avril, d’être déféré devant une instance arbitrale susceptible de le condamner comme dans l’affaire Mittal-Kumba Resources. Nous vous avertissions à ce propos, dès le 26 mars 2018, dans l’article qui suit que nous vous faisons relire…

YERIMPOST.COM Au courant du mois de janvier 2018, le cabinet d’avocats parisien Betto Seraglini, mandaté par la firme African Petroleum, a touché l’Etat du Sénégal de réclamations autour du champ pétrolier Rufisque offshore profond (Rop). Ce bloc a été attribué à Total en mai 2017, alors que African Petroleum venait d’y achever la première phase d’exploration. Les autorités sénégalaises lui ont refusé d’entamer la deuxième phase, dans le but de satisfaire la multinationale française, porte-étendard de la France, l’ancienne puissance colonisatrice.

Se sentant injustement évincée, African Petroleum a entamé une poursuite pour contraindre notre pays à lui rembourser ses investissements engagés dans la première phase ainsi naturellement que des dommages-intérêts.




Très réputé sur la place arbitrale de Paris, le cabinet Betto Seraglini a entamé une conciliation avec l’Etat du Sénégal, mais lui a fixé un ultimatum: il usera d’autres recours si un accord n’est pas trouvé jusqu’au 18 avril, a appris Yerimpost. Il ouvrira un arbitrage qui risque de coûter très cher à notre pays. Va-t-on vers un remake de l’affaire Mittal-Kumba Resources dans le cadre de laquelle notre pays avait été lourdement condamné pour avoir injustement dépossédé Kumba Resources au profit de Mittal ?

Une chose est sûre: si l’Etat risque une sanction financière, Total encourt le risque d’être stoppé dans son travail d’exploration jusqu’à l’expiration de la procédure qui va être engagée.

Que les compromis avec la France nous coûtent cher ! Que Total nous pèse !

Une enquête de yerimpost.com

Le ministre de la Justice est un homme dangereux comme le parrainage. Il doit démissionner. (Mamadou Lamine Diallo, Tekki)

Macky Sall lui a confié l’ITIE en même temps que le poste de ministre conseiller chargé des questions juridiques en quittant la CNRI de Amadou Makhtar Mbow. Cette situation lui a permis de s’imprégner des dossiers concernant l’avenir des ressources minérales du pays et sans doute conseiller le DSK du pétrole sur les contrats de partage de production signés par le Président Macky Sall. Il est resté muet sur l’affaire Petro tim. Jouant dans la finesse et la ruse, avec sa théorie des réformes « consolidantes » qui soutiennent un présidentialisme obscur, on peut noter trois formules dont l’objectif est d’asseoir la monarchie de la dynastie Faye Sall :
1. L’article 92 de la constitution de mars 2016 modifiée, le Président de la République peut saisir le Conseil constitutionnel sur toute matière et les décisions du Conseil constitutionnel sont sans voie recours et s’imposent à tous. Cette disposition a été utilisée pour imposer le vote sans les cartes nationales d’identité lors des législatives de 2017.




2. L’élimination des dispositions transitoires de la constitution votée en 2016 permet au Président Macky Sall de briguer plus de deux mandats à la tête de la République.
3. L’introduction du parrainage dont l’objectif est la liquidation des partis politiques et l’instauration de la « république » des faux indépendants pour asseoir l’hégémonie de l’Alliance des Prédateurs de la République » : Macky Sall choisit désormais les candidats à la présidentielle. Or, en toute rigueur, la modification du régime électoral de l’institution « Président de la République » est du ressort du référendum (article 67 de la constitution).
4. Il lui restera à faire passer à une assemblée nationale aux ordres les lois sur le code pétrolier dont le sens sera caché aux citoyens dans les prochains mois et le tour est joué. C’est pourquoi, je soutiens que les manipulations constitutionnelles sont dues aux découvertes du pétrole et du gaz.
Insidieusement comme de si de rien n’était, le Professeur réputé de droit devenu tailleur constitutionnel, spécialiste du bruxal « broukhal »est en train d’installer un régime d’exception où le président, son Conseil constitutionnel et ses députés vont décider de tout et accaparer la rente minérale comme Mobutu Sésé Séko du Zaïre, empêtré dans la malédiction des matières premières après l’assassinat de Lumumba. Symboliquement Lumumba, c’est notre démocratie.
Dossier nouveau Qui protège l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar alors qu’il faut environ 30 milliards pour renflouer les caisses.
Amadou Ba a dit aux députés qu’il disposait de 65 milliards pour payer les arriérés intérieurs, sans douta après avoir défalqué les avances de 150 milliards des banques étrangères. Au fond, la finance internationale qui a octroyé 1200 milliards à Macky Sall l’a autorisé à ne dépenser que 75 milliards pour les arriérés, le restant servant à rembourser la dette et à l’investissement des grands projets des entreprises étrangères, en particulier les achats d’avions français pour Air Sénégal S A, si elle respecte le vote de l’Assemblée Nationale. Or, les besoins de financement intérieurs, sans oublier les 500 milliards d’arriérés intérieurs, 100 milliards pour la Poste, 30 milliards le PAD, dépassent largement ce montant. C’est donc le règne du compal « thiompal » au Trésor national et les responsables de ce carnage narguent le peuple.




S’agissant du PAD, c’est de notoriété publique, qu’il traverse une crise financière aigüe. Si Amadou Ba n’avait pas transféré« comptablement » les 24 milliards de Dubai Port dans les états financiers et si ce n’était pas une société nationale, le PAD aurait été en faillite.
Le responsable est bien l’ancien DG promu ministre dans le gouvernement de Boun Dionne II, dominé par les transhumants prédateurs anti- démocrates. Le sieur s’est illustré dans l’affaire Necotrans traitant les députés de tous les noms d’oiseaux. J’ai demandé après la faillite de Necotrans une commission d’enquête parlementaire depuis le six décembre 2017. Le groupe BBY refuse de faire avancer le dossier. Les corps de contrôle sont sans réaction.

Mamadou Lamine Diallo

« Pendant 72h, il n’y a pas eu de justice au Sénégal » (SYTJUST)

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Sytjust qui tire le bilan de sa grève…

 

La mobilisation des travailleurs de la Justice a été une réussite totale sur toute l’étendue du territoire national. Le mot d’ordre de grève décrété par le Bureau Exécutif National (BEN) a été très largement respecté par l’écrasante majorité des membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST).

Il en a résulté que tout le service public de la Justice a été bloqué. Les audiences ont été renvoyées et la délivrance d’actes administratifs et judiciaires n’a pas été possible. Pendant 72 heures, il n’y a pas eu de justice au Sénégal. L’exercice du pouvoir judiciaire a été sévèrement entravé.

L’impact de cette grève est inestimable tant au plan économique qu’au plan social. Mais le blocage des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux n’est pas le but recherché par les travailleurs de la Justice. Par ce mouvement d’humeur, les syndicalistes comptent protester contre le manque de sincérité que lui a manifesté le gouvernement qui, apparemment, remet en cause la mise en œuvre effective des réformes qu’il avait pourtant initiées d’un commun accord avec le SYTJUST.

Aussi, pour ne pas être des laisser-pour-comptes, au moment où le gouvernement est en train de satisfaire des revendications d’ordre indemnitaire posées par d’autres syndicats dans la Fonction publique, le SYJUST exige, par la même occasion, l’amélioration significative des rémunérations dans le secteur public de la Justice par l’octroi d’une indemnité représentative de logement, d’une prime d’incitation à la célérité et par l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature.

La paralysie des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux révèle que les travailleurs de la Justice constituent un maillon névralgique qui contribue de manière considérable à l’exercice du pouvoir judiciaire. A cet égard, ils devraient bénéficier, au même titre que les autres acteurs de la Justice, de toute l’attention du gouvernement, tout particulièrement celle du Président de la République qui, de par la constitution, est le garant du bon fonctionnement des Institutions.

Cette grève a aussi le mérite de montrer la détermination des travailleurs de la Justice à agir dans le sens d’améliorer définitivement leurs conditions professionnelles et sociales qui ont  toujours été reléguées au second plan dans les actions du gouvernement concernant le monde judiciaire.

Pendant quatre ans, le SYTJUST a fait preuve de patience et de responsabilité, en participant à un dialogue social paisible qui n’a abouti qu’à des engagements non encore respectés par le gouvernement. Il a toujours fait montre de son souci de respecter le droit des usagers de disposer d’un service public de la Justice exempt de dysfonctionnement. A cet égard, il n’a pas abusé de l’exercice de son droit de grève.

Le gouvernement devait profiter de ces bonnes dispositions des travailleurs de la Justice au lieu d’en abuser jusqu’au point de l’exaspération qui ne leur offre aucune autre issue si ce n’est la lutte acharnée pour la satisfaction totale de leurs doléances.

Au-delà des questions d’intérêts matériels et moraux de travailleurs, la lutte du SYTJUST est bien celle du peuple sénégalais, car son but ultime est l’amélioration de la qualité du service public de la Justice qui est si nécessaire à la consolidation de l’Etat de droit.

Pour cette raison, les travailleurs de la Justice sont résolus à continuer et à intensifier la lutte jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications sans laquelle la Justice sénégalaise mourra de sa très belle mort.

 

Fait à Dakar,  le 23 mars 2018

Le Bureau Exécutif National

 

 

 

Exclusif! Karim Wade a trop vite exulté: il va au-devant d’une mauvaise surprise

YERIMPOST.COM Après la décision du 14 mars de la cour d’appel de Paris, qui a confirmé que ses biens ne pouvaient être saisis en France en vertu de l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) du Sénégal, Karim Wade et ses avocats ont eu le triomphe bruyant.

Après le communiqué au vitriol du pool de ses défenseurs, le fils de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, s’est lui-même fendu d’une déclaration dans laquelle il nargue les juges du Sénégal, raille Macky Sall et le défie dans les urnes. Il ne se doutait sans doute pas qu’il a gagné une bataille mais que la guerre allait continuer.

Yerimpost tient de bonne source que le parquet général de Paris va incessamment introduire un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d’appel de céans favorable au candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais à l’élection présidentielle de 2019.




En clair, l’affaire va être réexaminée par la cour de cassation française qui a la latitude de casser l’arrêt rendu en appel et donc de faire rejuger la cause. C’est donc une nouvelle procédure qui commence. Tout est à refaire pour celui qui, il y a quelques jours, exultait et criait victoire à tue-tête.

La traque des biens mal acquis colle décidément à la peau de Karim Meïssa Wade.

Youssou Ndour met la main sur «son» voleur: comment il a été pris

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, L’Observateur nous a relaté comment le voleur du Gfm a été démasqué. Le journal a narré la stratégie mise en place pour mettre ma main sur l’auteur présumé de la série de vols enregistrés chez Youssou Ndour, ces derniers temps. Le journal souligne que Mario Gomis a été trahi par un système de vidéo-surveillance installé à son insu.

Si une telle stratégie a été adoptée par les responsables du groupe de presse, c’est certainement qu’ils soupçonnaient leur électricien, lequel a installé toutes les caméras du siège de Gfm, aux Almadies. Nos confrères informent que, pour commettre ses forfaits, il désactivait les «mouchards» en sectionnant les fils. Le mode opératoire a bien fonctionné à trois reprises. Mais foira dans la nuit du 13 au 14 mars.

Mario Gomis était en repos médical pour 15 jours. Ce qui le sortirait, en principe, de la liste des suspects s’il avait réussi son coup. Il s’introduit dans les locaux de Gfm par une maison voisine, accède à l’étage par une fenêtre, coupe les caméras situées à ce niveau du bâtiment, enlève une ampoule qui éclairait les lieux, provoque un court-circuit pour mettre les bureaux hors tension.

Le décor campé, il se présente devant le bureau de la caissière, tente de forcer la porte. En vain. L’accès est sécurisé et muni d’une alarme discrète. Le voleur présumé tourne sur ses pas et s’éclipse. Croyant sans doute avoir, au moins, tenté son coup sans être vu.

Malchance ! Les autres caméras, installées à son insu, ont tout filmé. Il est vu en pantalon treillis, un sac en bandoulière et chaussé de Rangers. Le lendemain du forfait, la direction se réunit, le film est repassé. Mario Gomis est démasqué. Il est arrêté. Il reconnaît les faits. Se plie à leur reconstitution hier, jeudi 15 mars, avant d’être placé en détention.

Contribution: Il faut sauver le soldat Songué 

Songué Diouf alias professeur, Enseignant de Philosophie au Lycée Limamou Laye, Quelque Chose dans une émission hebdomadaire à la TFM.

  1. Diouf pour avoir donné son avis sur le viol, a fait l’objet de vives critiques. La toile et les autres canaux de communication s’enflamment de réactions de toutes sortes en son encontre. Ça et là des pétitions sont lancées, des excuses exigées de sa part et de la part de la TFM.

Ainsi et comme d’habitude dans ce pays nous nous acharnons sur l’élément que nous finirons dans la plupart des cas par condamner sans appel, en laissant tranquille, l’ensemble sans même instruire son dossier. Soit parce qu’il est plus facile de s’attaquer à un élément, soit parce que nous avons une incapacité notoire de poser un regard englobant sur les problématiques auxquelles nous sommes confrontés.

Dans ce cas précis qu’on peut appeler le cas Songué, le sieur n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le mal est plus profond, et dépasse très largement le ‘’pauvre’’ Songué.

Songué est un citoyen sénégalais lambda dont le Sénégal a assuré l’éducation et la formation, et qui aujourd’hui à son tour  rend service au Sénégal en initiant de jeunes sénégalais à la pratique de la philosophie au Lycée Limamou Laye. De ce point de vu,  Songué est un homme estimable.

La vie de Songué pourrait se passait ainsi jusqu’à la fin, sans que personne ne puisse lui faire le moindre reproche, en tout cas pas de reproche de cette nature dont il est accablé actuellement.

Tout éducateur méritant qu’il est, si Songué avait tenu ses (ces) propos  dans son grand place, comme nous tous nous le faisons souvent sur diverses sujets de manière plus ou moins grave, personne n’aurait rien à dire, parce que personne ne serait au courant. Tout au plus il heurtera l’ire de ses trois ou quatre compagnons de séance de thé, jusqu’au prochain Réal-Barça, ou Modou Lo-Balla Gaye.

Il y’a problème parce que Songué a justifié le viol sur un médium aussi puissant qu’une chaine télé, à la TFM de surcroit.

C’est là que notre responsabilité à nous tous est engagé. La plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a. Songué avant son atterrissage à la télé de Youssou Ndour n’a jamais fait preuve d’aucune profonde connaissance de la Sociologie, ou de la société sénégalaise, ou des thèmes de société tels que le viol, la questions genre, ou même de la discipline qu’elle enseigne la philosophie ; à travers des ouvrages ou articles, ou des séries de conférences dans des amphis ou autres temples du savoir, ou dans le cadre de débats contradictoires apportant la répartie ou balayant à coup d’arguments les positions d’imminents intellectuels ou de spécialistes dans leurs domaines. Rien de tout cela. Pour ainsi dire Songué n’a rien prouvé qui puisse, qui doit  lui conférer l’audience qui est la sienne maintenant.

Songué depuis qu’il est à la TFM, n’a pas encore de manière pertinente produit des idées originales qui apportent de l’éclairage à nos populations composées majoritairement d’analphabètes, en mal de clairvoyance et en manque de paradigmes.

Songué excelle en récitations de citations ailleurs consacrées, et de techniques de dissertation jugées aptes par certaines académies pour initier des adolescant(e)s à la pratique de la philosophie dans sa dimension épistémologique.

Tout ‘’Professeur’’ qu’il est, en dehors de ces citations, et des ces techniques qu’il a appris à l’école et à l’université, Songué est juste quelqu’un comme la plupart d’entre nous, qui parle comme la plupart d’entre nous, réfléchit comme la plupart d’entre nous, et la plupart d’entre nous dit et partage ce qu’il a dit. Aussi graves et condamnables et vertement condamnées (à haute voix) que ça soient ces paroles de Songué, moi ils ne me dérangent pas pour autant. Non pas que je ne les trouve pas graves. Elles sont très graves. Elles ne me dérangent pas pour la bonne et simple raison que je les ramène à leur juste dimension de paroles de ‘grand place’’. Ce que je trouve grave, c’est qu’on érige des débats de Grand-Place en émission, en émission phare de surcroit sur une chaine qui s’appelle la TFM. C’est ce qui fait que de pareils propos sont relayés à une aussi grande vitesse et échelle.

Comment voulez qu’un citoyen lambda qui de la manière la plus ordinaire s’acquitte de son devoir, le devoir pour lequel il a été formé et préparé, soit bombardé du jour au lendemain chroniqueur de tout et de rien sans que nous nous attendions à des bourdes de cette nature de sa part ?

Ceux et celles surtout qui exigent des excuses de la part de Songué et lancent des pétitions à son encontre, entendent de tels propos de tiers personne sans qu’ils et elles ne pipent mot ou ne lèvent le petit doigt pour demander quoi que ça soit. On fait haro sur Songué parce qu’il a dit l’impensable et en direct sur une chaine télé. Songué est et sera à la TFM tant que cela plaira à Youssou Ndour. S’il lui arrivait d’être viré par Yousou Ndour, il y a aucune corporation ou force légalement constituée pour exiger quoi que ça soit pour lui.

C’est dommage que cette chape de plomb soit tombée sur Songué. Je veux dire c’est dommage que c’est Songué qui a fauté.  Car Songué est l’une des rares petites monticules pas complètement écrasée par ce nivellement vers la bas qu’on a presque finit d’ériger en règle unique de fonctionnent dans le paysage médiatique du pays. Songué même s’il passe le plus clair de ses interventions à réciter, il fait quand même l’effort de faire passer ses propos par un filtre intellectualisant. Contrairement à l’armada de tenants d’émissions interactives de toutes sortes qui tiennent le haut du pavé du notre espace médiatique. De la part de ces gens, tous les jours ou presque nous entendons des propos sinon plus graves, au moins d’une même gravité que ceux de Songué.

Songué a reçu ces tirs groupés peut être parce qu’il est bardé du titre de Professeur. Sinon tout les jours ou presque le Sieur Ndoye Bane nous rappelle entre autres propos nauséabonds : « nit ku nuul dafa soxar, sénégalais dafa hypocrite / l’Homme noir est naturellement odieux, le sénégalais est par nature hypocrite », sans coup férir, et sans aucun rappel à l’ordre.

Ainsi fréquemment ce monsieur (et d’autres hommes et femmes du même acabit), cet ancien homme de troupe  par le truchement des médias donnent des’’ leçons de vie’’ à ses anciens supérieurs de l’armée sortis des écoles supérieures militaires, et à nous tous.

Dans 72 H, l’affaire Songué sera classée et oubliée. Et puis nous allons attendre encore une autre bourde qui certainement ne viendra pas/plus de Songué connu certes pour être expert en phraséologie, mais très correct, plutôt cultivé, et mesuré.

Au Sénégal depuis la libéralisation des ondes, à part les JP, et quelques rares émissions bien conçues dans la forme comme dans le fond et bien exécutées dans la pratique, on dirait que nos ondes et grilles de programmes ne sont réservées que pour des gens capables et seulement capables de produire du non sens, et des insanités, du blabla et une lecture au premier degré des choses et des évènements. Comme si nos ondes et nos fréquences ne doivent nous servir que pour du divertissement. Comme si il serait trop beau, de recevoir la plupart du temps via nos radios et télés des connaissances et du savoir de premier choix.

Pour revenir à nos moutons, l’aspect positif que je trouve dans ce lever de bois verts contre le Sieur Songué, c’est qu’il nous montre que nous (à géométrie variable) veillons au grain, même si la plupart du temps nous faisons fi, de ne rien voire, de ne rien entendre.

Si seulement nous pourrions pousser notre indignation  jusqu’à exiger des candidats à la future présidentielle, qu’ils disent publiquement quel type de cahier de charge accorderaient-ils une fréquence et quels procédés appliqueraient-ils pour faire respecter ces cahiers de charge.

Ce que je trouve vraiment dommage c’est qu’en réalité au Sénégal, si ce n’est l’agenda internationale, c’est Racine Talla (jusqu’à la prochaine nomination), Youssou Ndour,Sidy Lamine Niass, Elhadj ndiaye (pour ne citer que ceux là) qui ‘’décident’’ qui débat et sur quoi on débat (même si par ailleurs de temps à autres ils nous gratifient de plateaux de haute facture). Sinon en guise d’exemple, à quel titre nous devons recevoir chaque semaine dans nos foyers Monsieur Bouba Ndour pour qu’il nous fasse son commentaire de l’actualité ?

Vivement l’avènement d’un ordre social nouveau qui fera de nos espaces médiatiques des cadres ou l’on débat souverainement sous la houlette d’hommes et de femmes capables de nous faire voire le verre à moitié plein.

saitque@yahoo.fr

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