Blog de Cheikh Yerim Seck

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Orange Money: Grève des distributeurs en riposte au nouveau plan de commissionnement

YERIMPOST.COM La décision de la direction d’Orange Money de réduire drastiquement les commissions des distributeurs n’est pas du goût de ces derniers. Les grossistes et gérants des boutiques Orange Money ont convenu de boycotter les transferts et les retraits d’argent jusqu’à nouvel ordre pour fustiger le nouveau plan de commissionnement du groupe. Depuis ce 14 mai, Orange a réduit « de 20% le pourcentage réparti entre les acteurs (grossiste, envoyeur, récepteur) et la commission passe désormais de 75% à 55% pour des revenus de 7 ou 8 francs CFA », souligne un document remis à la presse.

« Nous gagnons 7 francs CFA sur un dépôt de 1000 francs CFA. C’est dire qu’il faut 100 transactions de 1000 francs CFA pour gagner 700 francs CFA », a expliqué M. Ndiaye du réseau des prestataires d’argent Renapta.

Pour contester ce nouveau plan, un plan d’action est prévu par les distributeurs, avec sit-in devant le siège d’Orange Money et, plus tard, un « boycott illimité » tant que la mesure n’est pas annulée.



UGB: grève illimitée, les étudiants rejoignent leurs familles

YERIMPOST.COM Une grève illimitée a été décrétée par les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Après 48h d’intenses affrontements, la colère ne baisse pas chez les étudiants qui réclament purement et simplement les départs du recteur et président de l’Assemblée de l’université, Baydallaye Kane, du ministre de l’Enseignement Supérieur, Mary Teuw Niane, et du directeur du Centre régional des oeuvres universitaires de Saint-Louis. Face à cette situation qui risque d’empirer, certains étudiants ont préféré rejoindre leurs familles en attendant de meilleurs jours.

UGB: Le MEER National prend une position surprenante et non partisane

Le Mouvement des Elèves et Etudiants Républicains (MEER/National) regrette les incidents ayant conduit, ce matin au décès de notre camarade, Mouhamadou Fallou SENE à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Nous condamnons fermement, cette énième bavure des forces l’ordre envers nos camarades qui ne faisaient que réclamer leur droit. Ainsi nous demandons que la lumière soit faite pour que  les responsables de cette bévue soient identifiés et sanctionnés.

Nous demandons en outre à l’Etat d’être prévenant pour pallier à la lenteur dans le processus de paiement des bourses car il est inconcevable qu’un étudiant qui ne dépend que de sa bourse reste jusqu’au 15 du mois sans la percevoir.

Pour terminer, nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille du disparu ainsi qu’à toute la communauté universitaire.

Pôle de Communication du MEER National



Manif d’étudiants: ce geste de solidarité du Saes

YERIMPOST.COM La journée d’affrontements entre les étudiants de différentes universités du pays et les forces de l’ordre a fait réagir les syndicalistes du supérieur. Le Syndicat des enseignants du supérieur (Saes) a décrété deux jours de grève, à compter de ce mercredi 16 au jeudi 17 mai. Une manifestation de solidarité vis-à-vis des étudiants, notamment ceux de Saint-Louis qui ont perdu l’un des leurs. D’ailleurs, Malick Fall, un responsable du syndicat, a indiqué que le Saes avait pris langue avec des avocats afin de voir la démarche à suivre pour qu’il puisse se constituer partie civile. La mort de Fallou Sène a suscité de nombreuses réactions, poussant ainsi le procureur de la République à ordonner l’ouverture d’une information judiciaire.



Boy Djiné en grève de la faim, sa soeur et on épouse bénéficient d’une LP

YERIMPOST.COM Boy Djiné a écopé de deux ans de prison ferme pour son rôle dans une tentative de cambriolage au marché Ndiarème de Diourbel. Ceci dit, Baye Modou Fall n’en a pas fini de comparaître devant la justice. Deux autres affaires le concernant sont encore pendantes devant le tribunal et c’est dans le but de se faire juger que celui que les médias ont surnommé le roi de l’évasion a entamé une grève de la faim. Dans sa livraison du jour, le quotidien les Echos rapporte que Boy Djiné croit que le procureur s’acharne contre lui. Poursuivies également par le tribunal, l’épouse et la soeur de Baye Modou Fall ont, quant à elles, bénéficié d’une liberté provisoire et le parquet ne s’y est pas opposé.



Ecole: Après la grève, quel rôle des parents pour une décennie sans grève ?

C’est avec beaucoup de soulagement que les sénégalais, particulièrement les parents d‘élèves de l’école publique ont appris la signature d’un accord en 6 points entre les 6 syndicats d’enseignants et le gouvernement.

Il est évident qu’après presque quatre mois de troubles, la signature de cet accord qui hélas n’en est pas le premier, la véritable question est bien celle de savoir comment devons-nous faire pour qu’un tel désastre ne se répète plus.

Plutôt que de perdre du temps à polémiquer sur les responsabilités des uns et des autres dans cette catastrophe nationale, nous pensons plutôt qu’un certain nombre de leçons devraient être apprises de cet épisode douloureux, et certains changements envisagés.




L’une des premières et sans doute des plus importantes leçons est, me semble-t-il, la nécessité pour le gouvernement de savoir tenir parole. Bien que je sois conscient que souvent acculé pendant des processus de négociation positionnelle, il ait été amené à signer des accords juste pour mettre fin à des grèves tout en sachant qu’il ne pourrait respecter sa parole, cette fois-ci, la mise en place d’un comité de suivi de la mise en œuvre des points de l’accord pourrait l’aider à éviter de contraindre les syndicats à retourner dans la rue pour raison de non-respect des accords signés.

Cependant, la fonction de monitoring, d’alerte et d’accompagnement attendue de tout comité de suivi ne pourrait être correctement remplie que si et seulement si ce comité inclut, outre les syndicats et le gouvernement, les associations de parents d’élèves et, pourquoi pas quelques facilitateurs qui auraient aidé à atteindre cet accord.

Ainsi seulement, ce comité serait en mesure, à l’issue de chacune de ses évaluations trimestrielles, de prendre les dispositions utiles pour exiger le respect de ce qui a été convenu ou si nécessaire, faciliter un accord de moratoire, et au besoin, rendre publics les manquements éventuels de la partie en défaut, informer les leaders de tous ordres ayant été sollicites pour le règlement de cette crise-ci.

Une deuxième leçon, encore plus importante à , me semble être qu’aussi longtemps que les syndicats d’enseignants ne compteront que sur l’abandon des cours pour obtenir la satisfaction de leurs revendications, les élèves et leurs parents seront toujours les premières victimes de ces bras de fer entre gouvernement et syndicats d’enseignants.

Pour éviter  l’itération à l’infini de ce malheureux cycle que nous avons toujours connu, il faudrait que les associations de parents d’élèves jouent véritablement leur rôle, et ceci ne se pourra réaliser que si les syndicats d’enseignants, en appui à certains chefs d’établissements qui se battent constamment avec les associations fantoches de parents d’élèves, dirigées souvent par des opportunistes qui n’y sont que pour leurs propres avantages (savoir capter des marches de travaux divers, de confection des blouses des élèves, ou encore pour renforcer leurs bases politiques), prennent résolument en charge le vaste chantier de la refondation et de la réforme nécessaire desdites associations.

Je ne suis ni un idéaliste ni un pessimiste, mais je pense rigoureusement que des associations fortes de parents engagés et déterminés à sauvegarder leurs intérêts d’abord et les intérêts de leurs enfants ensuite, devraient pouvoir éviter aux syndicats d’enseignant d’avoir recours aussi régulièrement à des grèves. Pour un tel résultat voici ce qu’il me semble qu’on devrait faire :

–          Profitant de ce Momentum, les leaders des syndicats d’enseignants devraient, dans un élan unitaire, inviter la presse à une conférence très médiatisée, afin de partager dans le maximum de langues connus des sénégalais, le contenu de l’accord ainsi que les modalités de sa mise en œuvre et de son monitoring, tout en les invitant à être des observateurs responsables et disposés à dénoncer tous manquements éventuels aux engagements du gouvernement et à exiger le respect du calendrier de mise en œuvre conjointement convenu.

 

–          Durant une telle conférence de presse, les leaders syndicaux devraient insister fortement sur la responsabilité des associations de parents d’élèves à prendre connaissance désormais, de tous les griefs des syndicats d’enseignants avant que ces derniers ne déclenchent des bras de fer, de les évaluer de façon objective lors de conversations franches et ouvertes avec les leaders syndicaux, et lorsqu’elles les trouvent justifiées, de prendre les initiatives de plaidoyer et de sensibilisation nécessaires, auprès des instances et personnes les plus adéquates (gouvernement, Assemblée Nationale, leaders religieux etc.), afin de prévenir toute escalade qui nous serait collectivement préjudiciable.

 

–          Que les syndicats d’enseignants (pourquoi pas avec le gouvernement ?), prennent dès à présent les dispositions pour une vaste campagne de sensibilisation et de persuasion des parents d’élèves les plus intègres, dignes et disposant de réelles capacités de contribution à l’amélioration de notre système éducatif (il y en a beaucoup, dans tous les quartiers), afin qu’ils s’impliquent dans le fonctionnement de l’école publique, d’abord en rejoignant et en prenant des positions dans le leadership des associations de parents d’élèves, positions qui ont très souvent été laissées à des gens douteux et opportunistes, soucieux de leurs seuls intérêts égoïstes.

Les propositions ci-dessus peuvent paraitres irréalistes, notamment aux pessimistes qui diront très vite qu’on ne pourra jamais changer les associations de parents d’élèves. A ceux-là je voudrais bien répondre…que ceux qui pensent ainsi veuillent donc laisser essayer ceux qui croient comme moi, qu’un tel changement est possible !

Nous ne devons plus laisser aux enseignants l’ultime et souvent l’unique option de déserter les classes, et en ces circonstance, à nos enfants celle d’être privés de leurs droits à l’éducation, chaque fois que les premiers auront des revendications face au gouvernement.

N’est-t-il pas temps que des associations de véritables parents d’élèves, engagés, compétents, intègres et disponibles, soient prêtes à prendre désormais en charge, de façon proactive, toutes revendications légitimes des enseignants de l’école publique sénégalaise ?

Ainsi seulement, les grèves des enseignants pourront être drastiquement réduites.

 

Déthié Djoli

Diopdethiedjoli@gmail.com

 

Grève des enseignants: fin de suspens sur les accords conclus

YERIMPOST.COM Le gouvernement a finalement cédé sur six (6) des revendications des enseignants. La création d’un guichet automatique afin d’éviter les lenteurs administratives dans la délivrance des actes d’avancement des enseignants. L’indemnité de logement passe de 60 à 100 000 mensuels: augmentation de 15 000 à compter du mois d’octobre prochain, 10 000 de plus en janvier et, un an plus tard, 15 000 francs. Le Premier ministre a également engagé le gouvernement à partager avec les enseignants les résultats de l’étude sur l’harmonisation du régime indemnitaire des fonctionnaires, et de mettre en place une dotation budgétaire supplémentaire pour effacer les rappels dus aux enseignants. Les professeurs d’éducation physique et les enseignants en langue arabe n’ont pas été laissés pour compte dans l’accord conclu, le gouvernement s’est porté garant de leur trouver une solution. Treize (13) tours d’horloge pour arriver à convaincre les enseignants de reprendre les chemins des classes et ainsi éviter une année blanche. Quoique tout n’est pas encore gagné.



Fin de la crise scolaire: Qui a convaincu les enseignants?

YERIMPOST.COM Les enseignants viennent de mettre fin à leur grève qui a duré cinq mois à l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Macky Sall. Selon certaines sources, la Première dame aurait joué un rôle très important dans la résolution de cette crise.

’après Oumar Wally Zoumarou, un des leaders syndicaux qui a assisté à la rencontre, c’est Marième Faye Sall qui les a conviés à un déjeuner. C’est après le déjeuner que le président de la République les a rencontrés à Mermoz.



Fin de la grève dans l’enseignement: C’est le Sénégal qui gagne au final 

Encore une fois on est passé par tous nos états afin de voir une solution dans la crise qui a secoué l’enseignement moyen-secondaire.
Il fallait le faire des deux côtés et surtout laisser tomber les égos car au final on parle tous le même langage qui n’est nul d’autre que le Sénégal.
Accepter que le gouvernement a été aussi à la hauteur et n’a jamais fermé ses portes pour un dialogue et y tirer des leçons pour les prochaines années à venir.
On a entendu beaucoup de mauvaises langues dans ce conflit qui, pour la plupart étaient animées de mauvaise foi dans le seul but de mettre en mal les deux parties dans les négociations.
Accepter aussi que le G6, principal syndicat des enseignants a fait des concessions là où le front social est en pleine ébullition, donc l’heure est à la politesse et à la courtoisie.
Faut aussi comprendre que diriger un pays c’est prévoir et des fois on n’a pas les résultats escomptés et cela nous fait passer souvent pour le méchant alors que dans une démocratie qui peut le plus peut alors le moins.
On n’a jamais douté d’une issue favorable dans cette crise mais n’empêche qu’il faut y tirer des conclusions qui nous disent que seul le dialogue peut nous réunir et le contraire nous éloigner.
A quelques mois de la Présidentielle, c’est l’heure préférée pour certaines revendications d’être mises à jours mais de grâce à une seule condition, respecter les citoyens (élèves, patients etc.), et faites passer l’intérêt général à celui de crypto-personnel.
Non ceci n’est pas une pic mais juste un petit rappel pour vous dire que des deux côtés, des efforts énormes ont été consentis alors respectez vos paroles et engagements afin de faire de l’éducation un pilier du Plan Sénégal Emergent.
Arrêtons la politique et encore mieux la polémique, l’éducation est la base d’une société modèle, l’éducation est le socle de tout savoir et il faut préserver nos acquis avant de s’engouffrer dans les abysses et de regretter tout ce temps perdu.
Il faut pérenniser ce secteur aussi et continuer d’améliorer les conditions des enseignants mais aussi des élèves qu’on entend peu se plaindre alors qu’il y’a à dire sur certaines conditions de travail.
Alors ne soyons pas égoïste, ce sont nos enfants pour la plupart, nos neveux, nos nièces qui en pâtiront si les institutions de l’éducation sont biaisées.
On respectera toujours le droit à la grève mais de votre côté respectez aussi le droit à l’éducation et il n’y a que comme ça que vous trouverez plus de sympathie chez les populations.
L’heure est à l’unisson et j’espère qu’in consensus pourra être trouvé une bonne fois et nous éviter encore de nouvelles polémiques pour ne dire rebelote à l’année prochaine.

Adama Diaw (Diaw Fara)

Coordonnateur de la BAREM 2019
( BANLIEUE EN ACTION POUR LA REELECRION DE MACKY EN 2019.)

Mail. diawfara85@gmail.com

URGENT: Suspension de la grève des enseignants

YERIMPOST.COM Suite aux initiatives prises par divers médiateurs pour trouver une issue heureuse à la crise scolaire, le fil du dialogue a été renoué entre le gouvernement du Sénégal et les syndicats du G6.

Les discussions engagées ont permis de rapprocher les positions des deux parties sur les principaux points d’achoppement portant notamment sur l’indemnité de logement et le système de rémunération dans la fonction publique.




Au terme des échanges qui ont eu lieu dans la journée du vendredi 27 avril 2018, le Président de la République a accédé à leurs requêtes. Ainsi a-t-il décidé de procéder à l’augmentation substantielle de l’indemnité de logement des enseignants en attendant que les travaux sur le nouveau système de rémunération prévus dès la 2e quinzaine du mois de juin 2018, prennent en charge la question de l’alignement et la correction des iniquités.

– Considérant l’appel pressant lancé par l’ensemble des médiateurs pour la reprise des enseignements-apprentissages,
– Considérant la décision du gouvernement de convoquer une plénière avec les syndicats du G 6 dès le lundi 30 avril 2018 pour acter l’ensemble des mesures prises,
Le G 6 décide de suspendre son mot d’ordre en attendant que la plénière prévue le lundi permette d’acter les mesures annoncées.

A l’issue de celle-ci, le G 6 partagera toutes les conclusions afin de tenir la base informée de tout ce qui en ressortira.

Dakar, ce 29 avril 2018

Audio- Déclaration lucide d’Alioune Badara Cissé sur la grève des enseignants





«Grèves des enseignants…» Prières et suppliques

CONTRIBUTION   L’U.A. « ce machin »

Chers enseignants..

 

Je joins ma voix à celle de tous ceux qui , nombreux, ont eu à s’exprimer sur votre mouvement de colère exacerbée qui ne finit pas de révolter, d’émouvoir ou de désoler  selon les sensibilités des uns et des autres.

Je joins ma voix pour vous faire part tout d’abord, de toute mon admiration à l’endroit du corps enseignant tout entier. Car s‘il y’a une personne que j’adore en plus de mes parents biologiques , c’est bien mon Maître Monsieur NGUIRANE Djibril qui m’a enseigné en classe de CM2 à l’école Ouagou Niayes Lions des HLM.. Je ne rendrais jamais assez hommage à cet enseignant hors pair pour TOUT ce qu’il m’a donné en termes de sollicitude, d’attention , d’égards , d’éducation , de culture , de tenue, de retenue, d’amour pour la connaissance et même à l’occasion, de petits châtiments corporels bien mérités de temps à autre pour m’apprendre à souffrir de mes fautes . Ah Oui « qui aime bien châties bien » N’est ce pas ?  Il m’aura donc Tout vraiment TOUT montré et Tout donné, MOUSSE. Comme nous l’appelions. Et aujourd’hui encore, après plus de cinquante ans, je continue toujours à visiter mon vieux Maître. Que DIEU me le garde encore longtemps..AMINE…

C’est pourquoi, j’ai une admiration béate pour les enseignants, tous les enseignants pour leur sacerdoce. Enseigner est le plus beau métier du monde parce que le plus difficile et surtout… le plus utile. Inculquer le savoir et l’amour du travail bien fait dans des têtes de linotte n’est assurément pas une sinécure . On ne pourra jamais vous payer à votre juste prix car l’enseignement est un sacerdoce. C’est pourquoi d’ailleurs on parle souvent d’HONORAIRES  -juste de quoi vous HONORER –pour qualifier vos revenus.

 

Ensuite, ce n’est pas un hasard si d’après la Vulgate Coranique, l’enseignement est le métier le plus aimé de DIEU le TOUT PUISSANT . qui est en fait, le Premier Enseignant avec Son Elu et Seul élève MOUHAMED (PSL) à qui IL a enseigné la Siratal Moustakhim à travers Son Livre Sacré LE CORAN.

Son premier mot à l’adresse de son Serviteur bien aimé n’est-il pas « IKHRAH » « LIS ».. ?

Cet élève Divin devint lui-même Enseignant Emérite pour toute l’Humanité avec le Livre du Maître du monde et son comportement (Suna) à lui qu’il se chargea d’inculquer aux autres, à tous les autres comme bréviaires de la SIRATAL MOUSTAKHIM, la voie du Salut…

Tout cela pour vous dire Chers enseignants qu’à partir du moment où ALLAH SOUBKHANA HOU WATAALLA, Lui-même, vous rend hommage en vous faisant condisciples de la Meilleure des Créatures, qu’avez-vous besoin de la bave des gueux ?

 

Depuis presque trois mois sinon plus, vous vous battez pour des Droits indéniables . Vous avez montré et démontré votre force, fait admirer votre solidarité réelle, étalé votre capacité  de mobilisation et réussi à faire plier le Pouvoir qui est allé même à Canossa . Le Président de la République soi-même ne vous a-t-il pas reçus en audience studieuse pour vous écouter et vous proposer des solutions pour certaines de vos revendications tout à fait légitimes ? QUE RESTE  T-IL MAINTENANT ?

Certes, vous n’avez pas eu TOUT ce que Vous voulez et à quoi vous avez Droit mais on ne peut raisonnablement nier qu’il y a eu tout de même quelques avancées significatives. En matière de gestion de conflit social ou autre, on n’obtient JAMAIS TOUT ce qu’on veut dans les négociations du  conflit. Il y’aura toujours de part et d’autre des concessions sur des aspects du conflit qui ne pourront jamais être satisfaits hic et nunc.

Mais la sagesse commande que dès qu’il y’a des avancées notables , l’armistice doit être signé et le cesser le feu entrer en vigueur pour signifier la fin des hostilités. Qui ne sera en fait que provisoire. Car le conflit est inhérent à la vie. En effet, quand bien même on vous aurait donné TOUT ce que vous réclamiez, cette satisfaction totale ne durera que le temps qu’il faut. Toute amélioration des conditions de travail n’est perçue que pour un temps limité dans l’espace et sera remise en question assez rapidement sous les effets  des changements économiques, sociaux ou politiques qui vont intervenir dans l’espace social . C’est dire qu’on ne peut pas faire l’économie des conflits sociaux . Mais tout conflit est appelé à être dépassé …pour avancer.

C’est pourquoi, mon adresse est aussi une prière et une supplique..

En effet, Vous avez déjà gagné Chers enseignants. Tout le monde reconnaît le bien fondé de votre lutte. Vous vous êtes fait respecter. « Ken yaber toulène ». Et surtout pas ces ignorants de politiciens qui n’ont qu’injures et mépris à la bouche à votre endroit parce que pour la plupart d’entre eux, ils n’auront fréquenté qu’une seule école : L’école de la politique. Qui est la seule au Sénégal qui n’a pas besoin d’enseignant et où les plus médiocres des médiocres sont admis car il n’est point besoin de prédisposition mentale  ou de diplômes ni Bac ni DEFM ni CEPE pour y entrer. Vous croyez que ces gens là méritent votre colère ? NON…Assurément NON…Alors, De Grace, Pouvez vous mettre balle à terre et ranger les armes ? Juste pour montrer Votre Grandeur et votre sens de la responsabilité ? Un vainqueur se doit d’être GRAND .. SOYEZ GRANDS Chers amis enseignants .. et acceptez de mettre fin à votre colère légitime . C’est une supplique que je vous adresse.

Méfiez vous du vedettariat des médiats qui vous pousse à rester Intransigeants et imperméables à toutes solutions de répit proposées par certaines instances et des Autorisées de tout bord. Un chef de grève c’est comme un Chef de guerre . IL faut savoir s’arrêter, ne serait ce que pour reprendre son souffle et évaluer ce qui est acquis.

Le jusq’au boutisme guerrier n’est jamais payant car on ne pousse pas à bout un Etat. Quand l’Etat est acculé, dos au mur, sa réaction devient brutale et risque de faire mal, très mal.

DIEU nous en garde.

L’Etat n’est pas non plus pour vous, un ennemi à abattre  c’est même plutôt, en plus d’être votre employeur, Votre PARTENAIRE avec qui Vous êtes obligés de composer. Alors…

SOYEZ RAISONNABLES..AVOIR RAISON SANS ETRE RAISONNABLE N’EST PAS CONCEVABLE NI RESPONSABLE . Sinon, vous risquez d’être les complices involontaires de ceux qui œuvrent insidieusement pour la liquidation de l’école publique qui les a pourtant Tous formés, du moins pour ceux qui ont eu la chance de la fréquenter.

 

Chers Enseignants, Vous êtes déjà bénis par DIEU, refusez de vous faire salir par ceux là qui ne se complaisent que dans le pancrace, les philippiques, la coprolalie et la pyromanie institutionnelle… RESTEZ GRANDS et de Grâce…Faites Vous violence et…REPRENEZ LA CRAIE. SVP. Je vous en supplie…à genoux..

MERCI POUR TOUT ET QUE DIEU VOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL .

 

 Dakar le  27/04/2018

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Chers enseignants, évitons le piège en préservant nos énergies

Vos revendications sont légitimes, votre patience est à saluer, votre patriotisme n’est pas discutable, votre engagement et votre détermination à vous battre pour la satisfaction de vos plateformes revendicatives sont nobles et légitimes. Seulement, il ya aujourd’hui un combat autrement plus prioritaire et plus pertinent qui vous rattrape et qui consiste à sauver le Sénégal en le délivrant de ce régime irresponsable qui est totalement indifférent au devenir de l’Ecole sénégalaise que vous servez avec abnégation et que vous défendez bec et ongles.




Il est temps que vous choisissiez d’épargner ce Sénégal d’une année invalidée ou d’une année blanche, parce que vous serez les premiers, vous et vos élèves et étudiants, à en souffrir. Ainsi vous aurez coupé l’herbe sous les pieds de l’adversaire commun, le pouvoir en place, qui a poussé l’irresponsabilité jusqu’à chercher à vous diviser, vous et vos élèves et étudiants, alors que vous êtes des alliés naturels et objectifs. Ce semblant de conflits d’intérêts absurdes n’étant en réalité que pur produit de l’imagination malsaine de décideurs incompétents et paresseux, que les dirigeants de ce régime finissant essaient de distiller dans vos rangs consécutifs, pour susciter haine, mépris et défiance entre vous et vos élèves et étudiants, doit vous incliner à une posture de grande vigilance et vous pousser à vous rapprocher, à vous expliquer et à vous comprendre pour le succès des combats futurs contre ce régime que vous devrez mener ensemble et gagner ensemble au lendemain des examens. Il convient de promouvoir la jonction de vos forces et de vos énergies que vous devez économiser en levant les mots d’ordre pour votre bien, celui de vos ouailles et de l’Ecole sénégalaise. Les combats à venir permettront certainement d’appliquer un traitement de choc à l’Ecole sénégalaise pour des solutions structurelles.




Cheikh Bassène

 

Santé: 72h de paralysie du secteur

YERIMPOST.COM On remet ça ! 72 h de grève des acteurs de la santé. Les 2,3 et 4 mai prochain, sur l’ensemble du territoire, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) va assurer le service minimum. Les mêmes revendications qui peinent à être satisfaites obligent ces acteurs du système sanitaire à continuer ce bras de fer avec l’Etat.



Ponctions sur salaires: l’Etat exécute sa menace

YERIMPOST.COM A malin malin et demi ! L’Etat joue sur les nerfs des enseignants. Les ponctions sont effectuées sur les salaires des enseignants grévistes, nous dit le quotidien les Echos. Le journal s’est approché d’un haut responsable de la Direction de la Solde qui l’a confirmé, non sans souligner que c’est sur demande de la tutelle.



Marche du G6 à Diourbel: les enseignants n’en ont cure des menaces du gouvernement

YERIMPOST.COM « Nous n’avons toujours pas été ouverts au dialogue. Mais depuis que nous avons quitté le palais présidentiel, j’ai l’impression que le gouvernement ne veut pas nous rencontrer. Raison pour laquelle nous sommes sur le terrain de la revendication et des marches. Si le gouvernement avait pris sa responsabilité de nous convoquer, peut-être qu’on n’en serait pas là », a déclaré ce mercredi 25 avril le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saems) au cours de la grande marche du G6 à Diourbel. Saourou Sène s’est également prononcé sur le communiqué du gouvernement perçu comme une menace par les enseignants. « Je le dis à qui veut l’entendre, ce ne sont pas ces menaces qui feront reculer les enseignants », a assuré M. Sène.



Marche du G6 à Diourbel: Thiaat et Kilifeu répondent présents

YERIMPOST.COM Contrairement à la marche des enseignants à Ziguinchor, celle de Diourbel est autorisée. Les secrétaires généraux des syndicats d’enseignants les plus radicaux n’ont pas manqué à l’appel. Ces syndicalistes ont aussi des invités de taille. Il s’agit de Kilifeu et Thiaat, membres du mouvement Y’en a marre.

Les enseignants continuent d’exiger le respect des accords signés le 17 février 2014 avec l’État du Sénégal. La marche a débuté au lycée d’enseignement général de Ndayane et se terminera devant les grilles de la préfecture de Diourbel.




De très graves bavures policières à Thiès

YERIMPOST.COM Le lycée Malick Sy a payé un lourd tribut, avec un élève éborgné et un autre qui a le nez arraché, suite aux affrontements avec les forces de l’ordre. Ces potaches manifestaient pour le retour de leurs enseignants dans les classes. Et, comme d’habitude, l’excès de zèle des policiers a fait des dégâts.




Grève de la faim des détenus de la Mac de Thiès: l’administration précise

YERIMPOST.COM La grève des prisonniers de la Maison d’Arrêt et de Correction (Mac) de Thiès fait réagir les autorités. C’est d’abord l’administration pénitentiaire qui s’est exprimée sur les ondes de la RFM. Par la voix de l’inspecteur Mohamed Lamine Diop, la Mac a tenu à préciser que les prisonniers qui ont décidé d’observer ce mouvement de grève sont ceux qui sont en détention préventive. A en croire l’inspecteur, après avoir visité les prévenus, il a informé le procureur de la République de Thiès qui, faute d’être présent à la cité du rail, a envoyé son substitut.

MAC de Thiès: grève de la faim illimitée des prisonniers

YERIMPOST.COM Une grève de la faim illimitée des détenus de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès ! Les difficiles condition de détention sont à l’origine de ce mouvement d’humeur. Pour cesser ce mot d’ordre, les détenus exigent les venues du ministre de la Justice et du procureur de la République de Thiès. Dans ce communiqué ci-joint du président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), un appel est lancé aux autorités pour un meilleur traitement des prisonniers.






L’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des détenus (ASRED) informe que les détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Thiès ont entamé, aujourd’hui lundi 23 avril 2018, une grève de la faim illimitée, pour déplorer leurs dures conditions de détention et le traitement inhumain qu’ils subissent chaque jour. Les détenus grévistes demandent la venue immédiate du Ministre de la Justice et du Procureur de la Région de Thiès. Ils comptent maintenir leur mouvement d’humeur jusqu’à l’amélioration de leurs conditions de séjour carcéral.Les détenus à la prison de Thiès dénoncent :Le traitement excessif et amoral qui leur est infligés tous les jours

La maltraitance inouïe qu’ils subissent de la part du nouveau chef de cour de la prison en question

Le maintien en détention des détenus acquittés après jugement devant la Chambre criminelle de Thiès, du seul fait que le procureur de la République ait fait un appel

Les colis provenant de leurs familles au moment des visites sont maintenant très limités par le Chef de la cour

Les repas copieux amenés par les familles des détenus sont détournés et utilisés au profit de certains gardes pénitentiaires qui usent de tout leur pouvoir pour abuser des détenus de la prison de Thiès

Les fouilles inopinées des éléments de la gendarmerie (détachement du Cynogroup) avec leurs chiens se font avec une cruauté excessive, violant leur intimité, leur dignité et après ces fouilles certains perdent habituellement leurs biens

Le départ du Commandant Boubacar Diatta et son chef de cour qui les a toujours traités avec respect et amour

La situation des longues détentions préventives

L’Asred lance un appel pressant à l’Administration pénitentiaire pur un traitement des détenus conformément aux recommandations internationales, pour un emprisonnement humanitaire dans tous les établissements pénitentiaires du Sénégal.

Par ailleurs, les détenus de la MAC de Thiès adressent leurs sincères remerciements à l’ensemble des acteurs qui œuvrent pour une humanisation de leurs peines et qui défendent leurs causes. Le médiateur des prisons, M. Moustapha Cissé Lô qui les a toujours soutenus et, magnifient vivement le beau geste que le médiateur a fait à la prison de Diourbel en offrant aux détenus la somme de dix millions de francs CFA pour l’amélioration de leurs dures conditions de détention. Mme Adja Soda qui ne cesse de défendre la cause des détenus, à travers la bande Fm.

ASRED (Association pour le Soutien et la Réinsertion sociale des Détenus)

Le Président

Ibrahima SALL

Santé: l’intersyndicale And Geusseum plombe le secteur pour 48 h

YERIMPOST.COM Le secteur de la Santé en grève ces deux jours, mardi 24 et mercredi 25 avril. L’intersyndicale And Geusseum, qui exige du gouvernement le respect des accords signés, entend mener ce mot d’ordre sur toute l’étendue du territoire national.



Quels sont les syndicats d’enseignants qui ont arrêté la grève ?

YERIMPOST.COM Les secrétaires généraux du Sels, Souleymane Diallo, et du Syndicat national des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas), Moustapha Ségnane, ont suspendu leur grève. Désormais, ils rament à contre-courant du G6. Mais, contrairement aux déclarations du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, seuls ces deux syndicats ont officiellement suspendu leur grève et non quatre.

Macky Sall a beaucoup fait, les enseignants doivent retourner dans les classes

YERIMPOST.COM Au cours de sa conférence de presse d’hier, 21 avril, Serigne Mbaye Thiam a menacé les enseignants grévistes de mesures de rétorsion, en brandissant la Constitution. Le ministre de l’Education nationale est, à juste titre, ulcéré par la surenchère interminable d’une corporation en éternelle contestation qui réclame des droits sans jamais honorer ses devoirs. Pareille attitude est d’autant plus lassante que beaucoup d’efforts ont été faits pour satisfaire ses revendications.

Le vendredi 30 mars, au moment où les Sénégalais avaient les yeux rivés sur le palais de justice de Dakar où devait être vidé le délibéré du procès Khalifa Sall et cie, le président de la République recevait les enseignants réunis autour des six syndicats les plus représentatifs. Sur leur principale revendication, à savoir l’indemnité de logement, Macky Sall leur a proposé la somme de 85 000 francs CFA à atteindre comme suit: 15 000 francs d’augmentation à partir d’octobre 2018 et 10 000 francs en janvier 2019. De 60 000 à 85 000, les enseignants n’ont pas craché sur la proposition mais ont demandé à consulter la base. Les vacataires n’ont pas été laissés pour compte, puisque le chef de l’Etat a également proposé une augmentation de salaire. Un plan d’apurement sur trois ans des rappels a aussi été discuté. Le président a promis un paiement entre 20 et 25 milliards par an jusqu’à épuisement total.




L’Etat a consenti un effort financier exceptionnel dans le souci de mettre fin à un cycle infernal de grèves qui ont fini de mettre à genou le système éducatif. Macky Sall a bravé le veto des bailleurs de fonds pour poser sur la table des mesures concrètes et audacieuses de sortie de crise. Parallèlement à la mise en oeuvre de ces mesures, il a demandé aux enseignants de reprendre le chemin des classes pour éviter de compromettre l’avenir des élèves. Sans être entendu.

Face à ces avancées, les enseignants n’ont en effet même pas eu la courtoisie d’amorcer le dégel. Ils ont continué à se livrer à leur activité principale depuis des décennies: faire grève. Comme si une confusion sémantique s’était installée dans leur esprit entre enseigner et faire grève. C’est trivial mais le rappel est pédagogique: un enseignant enseigne. Les enseignants ont déserté les classes pour le macadam des manifestations, les plateaux des médias, les lieux des assemblées générales, les tribunes des conférences de presse…

Ils continuent quand même d’être payés pour un travail qu’ils ne font plus, tout en se faisant défrayer pour des cours clandestins et illégaux dans les écoles privées. Cette escroquerie détruit l’école publique qui est passée du stade de la maladie grave à celui de la mort clinique. Or, l’école publique est le lien de la nation, l’espace de promotion de l’égalité des chances entre les citoyens, le lieu d’impulsion de l’élitisme républicain…

Serigne Mbaye Thiam a raison de s’offusquer devant un tel gâchis dans un pays qui fut naguère le quartier latin de l’Afrique et qui s’est mué en une usine de fabrique de nullards. Et c’est là aussi que les enseignants doivent être interpellés. Alors qu’ils posent des revendications surtout financières et très peu pédagogiques, le résultat de leur travail au cours de ces dernières années est plus catastrophique que la catastrophe.

L’Etat doit siffler la fin de la récréation. L’heure du retour dans les classes a sonné. Serigne Mbaye Thiam est attendu sur des mesures énergiques. Macky Sall a fait son devoir. Les enseignants doivent honorer le leur. Un sursaut de conscience professionnelle leur est nécessaire. Il faut arrêter les dégâts. Beaucoup de générations d’élèves ont déjà été sacrifiées sur l’autel d’un corporatisme vénal, irresponsable et anti-patriotique.

Cheikh Yérim Seck

 

Vidéo de la manif réprimée des enseignants du G6 de Ziguinchor





Dernière minute: Affrontements violents entre le G6 de Ziguinchor et les forces de l’ordre

YERIMPOST.COM De violents heurts se déroulent au moment où ces lignes sont écrites entre les enseignants du G6 de Ziguinchor et les forces de l’ordre de la même localité. Après une interdiction par le préfet de leur demande d’autorisation de marche, les enseignants ont bravé l’interdiction et ont envahi les rues de la capitale de la Casamance. Plusieurs arrestations sont constatées chez les enseignants et on note également des blessés.




Tivaouane: la réponse sèche des enseignants au khalife

YERIMPOST.COM Si, dans certains départements, les enseignants sont divisés sur la suite à donner à leur mouvement d’humeur après les propositions du chef de l’Etat et l’invite du khalife général des tidianes, ce n’est pas le cas dans le département de Tivaouane. Les enseignants affiliés au groupe des six syndicats les plus représentatifs de Tivaouane ont décidé lors de leur assemblée générale de poursuivre la lutte, nous renseigne L’As dans sa livraison du jour. Ils sont même allés jusqu’à faire des propositions sur les indemnités de logement: à défaut de l’alignement, une augmentation à hauteur de 40. 000 F CFa. Ce qui est loin des 25 000 F Cfa proposés par Macky Sall.




Médiation du khalife des tidianes: 300 heures perdues, comment sauver l’année scolaire ?

YERIMPOST.COM La médiation entamée par le khalife général des tidianes pour sauver l’année scolaire suit son cours. Une éventuelle prolongation du calendrier scolaire n’est pas exclue, selon Mouhamed Moustapha Diagne, directeur de la communication et de la formation au ministère de l’Education. Selon lui, les revendications et les négociations n’empêchent pas d’anticiper sur la situation à venir.

Il précise que le ministère est en train d’étudier un rapport sur le quantum horaire. « Pour le moment, la situation n’est pas alarmante, rassure-t-il. Les plans de rattrapage vont dépendre d’une zone à une autre. Des discussions sont prévues avec l’Office du Bac pour mettre en œuvre ce plan de rattrapage le moment venu. »




Coté enseignants, on estime à plus de 300 le nombre d’heures perdues. Les enseignants soulignent que s’ils parviennent  à un accord avec le gouvernement, ils verront de quelle manière régler cette question.

Un conseil présidentiel ou des assises sur l’enseignement seraient les bienvenus  pour une école stable et viable, conclut M. Diagne.

Serigne Mbaye Sy Mansour va-t-il réussir là où Macky Sall a échoué ?

YERIMPOST.COM Dans quelques heures, le face-à-face tant attendu se tiendra à Tivaouane. Le khalife général des tidianes va recevoir les syndicats des enseignants pour tenter une médiation. Une rencontre à surveiller de très près puisque malgré une implication directe du chef de l’Etat,  les enseignants n’ont pas levé le mot d’ordre de grève. Au contraire, ils ont annoncé une intensification de leur combat afin que l’Etat respecte tous les engagements qu’il avait pris à leur égard. Serigne Babacar Sy Mansour arrivera-t-il à convaincre les enseignants de reprendre le chemin des classes ? A suivre…




Après la démolition de 200 maisons à Thiès, grève de la faim des propriétaires

YERIMPOST.COM Les images parlent d’elles-mêmes. La grève de la faim a lieu sur le site, à route de Dakar 2…

 











Pourquoi les coaccusés de Cheikh Béthio Thioune ont-ils mis fin à leur grève de la faim ?

YERIMPOST.COM C’est tout ce qui représente la magistrature à la Cité du rail qui s’est rendu au chevet des thiantacounes grévistes de la faim. Cheikh Tidiane Diallo, procureur général, Thierno Demba Sow, procureur de la République de Thiès, Ngagne Ndoye, avocat général, et le 1er président de la Cour d’Appel de Thiès, Henry Grégoire Diop, ont fait le déplacement.

Après avoir écouté le cri de détresse de Cheikh Faye et de ses coaccusés, cette crème de la magistrature s’est engagée à tout mettre en œuvre pour que ces disciples de Cheikh Bethio Thioune soient jugés. Aussitôt ces engagements pris, les grévistes ont suspendu leur diète jusqu’à lundi. Visiblement content et touché par les récits des détenus, le procureur général, Cheikh Tidiane Diallo, leur a offert 30 000 francs afin qu’ils rompent le jeûne.

Grève: l’Etat siphonne les salaires des enseignants

YERIMPOST.COM Une réponse à la hauteur de l’affront… C’est en tout cas ce qu’a tenté l’Etat en effectuant des ponctions sur les salaires des enseignants grévistes. Dans sa livraison du jour, le quotidien l’As nous apprend qu’au lycée de Karang à Kaffrine, le coordonnateur du Cusems, Ousmane Ndiaye, et un autre de ses collègues ont reçu presque rien sur leurs bulletins de salaire du mois dernier. Dissuasif ou pas, les enseignants réfléchiront à deux fois avant de décréter des mots d’ordre.




Troisième plan d’action du SYTJUST

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST), dans son troisième plan d’action, a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures les jeudi 5 et vendredi 6 avril 2018, sur toute l’étendue du territoire national, pour protester contre le dilatoire et le manque d’attention affichés par le gouvernement par rapport à ses revendications.

A ce jour, le gouvernement n’a posé aucun acte conséquent dans le sens de résoudre la crise qui couve dans le service public de la Justice. Depuis le début du deuxième plan d’action du SYTJUST, la semaine dernière, il y a un mutisme total constaté du côté du gouvernement.

Cet état de fait renforce les travailleurs de la Justice dans leur forte conviction de lutter davantage pour une prise en charge adéquate de leurs légitimes revendications qu’ils ont valablement formulées depuis des années sans aucune satisfaction.




La posture du SYTJUST a assuré pendant des années la stabilité et la sérénité nécessaires à l’exercice du pouvoir Judiciaire. Malheureusement, le gouvernement n’a pas mis à profit cette bonne disposition des travailleurs de la Justice.

Pour rappel, le SYJUST exige du gouvernement l’adoption :

  • du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de Formation judiciaire (CFJ);
  • du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la Justice;
  • du projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police,  des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des  saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale;
  • du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte  en matière sociale;
  • du projet de décret modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs.

Par ailleurs, le SYTJUST attend du gouvernement l’ouverture de négociations sérieuses relatives:

  • à l’octroi d’indemnité de logement ;
  • à l’octroi d’une prime d’incitation à la célérité ;
  • à l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature.

 

Fait à Dakar, le 3 avril 2018

Le Bureau Exécutif National



Serigne Mbaye Sy Mansour, garant d’un pacte de stabilité entre les enseignants et l’Etat

YERIMPOST.COM L’instabilité notée dans le système éducatif préoccupe le khalife génélral des tidianes. Serigne Mbaye Sy Mansour, qui recevait les enseignants tidianes ce weekend, dans le cadre d’une ziarra, a exhorté ces derniers à cesser leur grève et accepter les promesses faites par le gouvernement. Le khalife a aussi exhorté l’Etat, représenté à cette occasion par le directeur des examens et concours, Amadou Moctar Ndiaye, à tout faire pour respecter ses engagements. Ainsi, pour retrouver un consensus, Serigne Mbaye Sy Mansour a convié les deux parties à une autre rencontre prévue le 8 avril à midi dans la cité religieuse de Tivaouane. Le but est de résoudre définitivement cette question et aller vers un pacte de stabilité scolaire signé par les différents acteurs, sous la supervision du khalife.




Sytjust: la grève qui va maintenir Khalifa Sall en prison

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Sytjust reconduisant une grève qui de facto va maintenir Khalifa Sall en prison…

 

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST), dans son deuxième plan d’action, a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures les jeudi 29 et vendredi 30 mars 2018, sur toute l’étendue du territoire national, pour exiger du gouvernement la matérialisation de ses engagements par l’adoption :
• du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de Formation judiciaire (CFJ);
• du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la Justice;
• du projet de décret fixant le mode de répartition  des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police,  des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des  saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale;
• du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de  contrainte  en matière sociale;
• du projet de décret modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs.
Le SYTJUST attend par ailleurs du gouvernement l’ouverture de négociations sérieuses relatives:
• à l’octroi d’indemnité de logement ;
• à l’octroi d’une prime d’incitation à la célérité ;
• à l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature ;
Le SYTJUST compte ainsi s’insurger contre le dilatoire et le manque d’attention affichés par le gouvernement par rapport à ses revendications.

Fait à Dakar, le 28 mars 2018
Le Bureau Exécutif National




« Pendant 72h, il n’y a pas eu de justice au Sénégal » (SYTJUST)

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Sytjust qui tire le bilan de sa grève…

 

La mobilisation des travailleurs de la Justice a été une réussite totale sur toute l’étendue du territoire national. Le mot d’ordre de grève décrété par le Bureau Exécutif National (BEN) a été très largement respecté par l’écrasante majorité des membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST).

Il en a résulté que tout le service public de la Justice a été bloqué. Les audiences ont été renvoyées et la délivrance d’actes administratifs et judiciaires n’a pas été possible. Pendant 72 heures, il n’y a pas eu de justice au Sénégal. L’exercice du pouvoir judiciaire a été sévèrement entravé.

L’impact de cette grève est inestimable tant au plan économique qu’au plan social. Mais le blocage des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux n’est pas le but recherché par les travailleurs de la Justice. Par ce mouvement d’humeur, les syndicalistes comptent protester contre le manque de sincérité que lui a manifesté le gouvernement qui, apparemment, remet en cause la mise en œuvre effective des réformes qu’il avait pourtant initiées d’un commun accord avec le SYTJUST.

Aussi, pour ne pas être des laisser-pour-comptes, au moment où le gouvernement est en train de satisfaire des revendications d’ordre indemnitaire posées par d’autres syndicats dans la Fonction publique, le SYJUST exige, par la même occasion, l’amélioration significative des rémunérations dans le secteur public de la Justice par l’octroi d’une indemnité représentative de logement, d’une prime d’incitation à la célérité et par l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature.

La paralysie des services du Ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux révèle que les travailleurs de la Justice constituent un maillon névralgique qui contribue de manière considérable à l’exercice du pouvoir judiciaire. A cet égard, ils devraient bénéficier, au même titre que les autres acteurs de la Justice, de toute l’attention du gouvernement, tout particulièrement celle du Président de la République qui, de par la constitution, est le garant du bon fonctionnement des Institutions.

Cette grève a aussi le mérite de montrer la détermination des travailleurs de la Justice à agir dans le sens d’améliorer définitivement leurs conditions professionnelles et sociales qui ont  toujours été reléguées au second plan dans les actions du gouvernement concernant le monde judiciaire.

Pendant quatre ans, le SYTJUST a fait preuve de patience et de responsabilité, en participant à un dialogue social paisible qui n’a abouti qu’à des engagements non encore respectés par le gouvernement. Il a toujours fait montre de son souci de respecter le droit des usagers de disposer d’un service public de la Justice exempt de dysfonctionnement. A cet égard, il n’a pas abusé de l’exercice de son droit de grève.

Le gouvernement devait profiter de ces bonnes dispositions des travailleurs de la Justice au lieu d’en abuser jusqu’au point de l’exaspération qui ne leur offre aucune autre issue si ce n’est la lutte acharnée pour la satisfaction totale de leurs doléances.

Au-delà des questions d’intérêts matériels et moraux de travailleurs, la lutte du SYTJUST est bien celle du peuple sénégalais, car son but ultime est l’amélioration de la qualité du service public de la Justice qui est si nécessaire à la consolidation de l’Etat de droit.

Pour cette raison, les travailleurs de la Justice sont résolus à continuer et à intensifier la lutte jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications sans laquelle la Justice sénégalaise mourra de sa très belle mort.

 

Fait à Dakar,  le 23 mars 2018

Le Bureau Exécutif National

 

 

 

Les médecins rejoignent les enseignants dans leur grève

YERIMPOST.COM Le front social est en ébullition. Après les enseignants qui sont en mouvement d’humeur depuis quelques temps, les médecins entrent dans la danse. Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) va mettre en exécution sa menace d’aller en grève à partir de lundi prochain. Insatisfaits de leur rencontre avec le Premier ministre, les syndicalistes entrent en action. Ils exigent le respect des accords signés en 2014.

Les tribunaux sénégalais bloqués !

YERIMPOST.COM Les tribunaux sénégalais sont paralysés, depuis hier, à cause du mouvement d’humeur décrété par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Les travailleurs de la justice observent une grève de trois jours. Ils veulent pousser le gouvernement à adopter les cinq décrets consécutifs à l’amélioration de leurs conditions de travail.




Crise scolaire: La proposition du gouvernement est « une offre acceptable » (Oumar Youm)

L’offre du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne aux enseignants, relativement à leurs revendications, est ’’acceptable’’ compte tenu des possibilités budgétaires du Sénégal, affirme le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm.
« Le budget du Sénégal n’est pas élastique, il est ce qu’il est, soutenu par des ressources limitées », a dit M. Youm, par ailleurs maire de Thiadiaye, samedi, en marge des journées de consultations médicales gratuites organisées dans sa commune.




Sur cette base, a-t-il ajouté, « tout le monde devrait s’inscrire dans une logique de trouver une solution pour apaiser le secteur éducatif et répondre aux nombreux actes qui ont été posés par le président Macky Sall, allant dans le sens de montrer sa détermination à rester un partenaire crédible, fiable dudit secteur ».
Selon lui, le Premier ministre « a tout fait » pour trouver un accord avec les syndicats d’enseignants.
« Le gouvernement a fourni une ofre sérieuse qu’il peut respecter car pouvant être supportée par le budget national », a dit Me Oumar Youm.
Le gouvernement a entamé des négociations avec les syndicats d’enseignants au sujet de leurs revendications, mais ces discussions ont achoppé vendredi sur la question de l’indemnité de logement.
Selon le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, le gouvernement a proposé 75 mille francs CFA mensuels par enseignant, un montant qu’il ne compte pas dépasser, au grand dam des enseignants qui en réclament plus.
Le Premier ministre a proposé, aux plateformes des organisations syndicales des enseignants, la mise en place d’un dispositif de monitoring stratégique en vue de « liquider toutes les questions en suspens ».
Mahammed Boun Abdallah Dionne a demandé une pause d’un mois pour apporter des réponses aux questions relevant des points de divergence avec les plateformes des syndicats.
« Nous avons dans le secteur éducatif des projets importants qui participent à l’amélioration des conditions de travail et d’éducation, des projets de résorption totale des abris provisoires qui tournent autour de 60 milliards de francs CFA », a de son côté signalé le directeur de cabinet du chef de l’Etat.
S’y ajoute que selon lui le gouvernement doit faire face à des constructions et de nouvelles implantations de lycées, de collèges et d’écoles primaires, compte non tenu d’autres besoins à prendre en charge dans l’enseignement supérieur, notamment la construction déjà entamée des universités Amadou Moctar Mbow de Diamniadio et El Hadj Ibrahima Niasse du Sine-Saloum.
Il y a aussi que des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et des espaces numériques ouverts (ENO) sont en cours de construction.
« Un Etat, c’est un tout. C’est vrai que l’éducation est un secteur très important et les enseignants qui portent ce secteur sont aussi très importants, mais nous avons aussi des besoins de santé et des malades à soigner, une diplomatie à préserver, à sauvegarder et à accompagner », a fait valoir, Me Youm.




« Nous avons aussi d’autres fonctionnaires à accompagner, ce qui fait que si on veut faire le Sénégal de notre rêve, le Sénégal émergent, il faudrait que chacun essaie de s’oublier et qu’on essaie aussi d’accepter ce qui est acceptable, pour continuer de cheminer ensemble et construire en commun notre nation », a insisté Oumar Youm.
Il serait dommage, selon lui, qu’on en arrive à des situations où les élèves seront « les seules victimes innocentes, qui vont devoir payer les pots cassés d’une grève ».
Les revendications des syndicats d’enseignants « vont au-delà de l’indemnité de logement qui n’en est pas le point le plus important », si l’on en croit le coordonnateur de l’Inter-cadre des enseignants Gouna Niang.
Selon M. Niang, « le principal souci des enseignants est de voir un rééquilibrage du système de rémunération des fonctionnaires ».
« Il faut que ce système soit fait sur la base du niveau des concernés qui, la plupart du temps, à diplôme égal, sont moins traités que d’autres corps de fonctionnaires de l’Etat », a-t-il dit samedi à Louga, à l’issue d’une marche nationale organisée par l’Inter-cadre pour le respect par l’Etat des accords conclus en 2012 avec les enseignants.

Source: APS



Contribution: Non, la grève des enseignants du G6 n’est pas que question indemnitaire!

La grève des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal dure et perdure. La récente rencontre du Premier Ministre du Sénégal  avec les organisations syndicales les plus représentatives regroupées au sein du G6 avait fini de cristalliser toutes les attentions. Elle promettait ainsi d’être la dernière page de ce long chapitre de grève qui avait d’ailleurs réussi par miner le moral des élèves, saper la patience des parents et ébranler l’espérance de la grande famille éducative. Cette montagne qui a accouché d’une souris s’expliquerait par la minceur d’une volonté à percevoir la grosseur des vrais enjeux de cette lutte. Et vouloir faire de l’alignement de l’indemnité la question nodale empêchant toute issue heureuse relèverait d’un manque criard de sérieux et de l’insouciance inouïe quant au vrai sens de l’engagement et de la détermination dans cette lutte. L’équation indemnitaire, par pure vérité, n’est que l’arbre qui cache la forêt.




La grève des enseignants du G6 va au-delà des considérations pécuniaires et matérielles. Autrement, elle serait une manifestation cupide et impudente de  l’égoïsme déplacé, de l’opportunisme aveuglant et de l’irresponsabilité irrémissible de la part de ses initiateurs. En revanche, elle s’inscrit dans une dynamique de quête de réconciliation entre l’ouvrier et son métier, de regain de sentiment de satisfecit et de motivation dans l’accomplissement de son travail, de recherche d’affranchissement et de dignité dans l’exercice de sa noble fonction et d’une toute petite once de reconnaissance du mérite devant les exploits quotidiens face à la complexité d’une mission et à l’immensité de la tâche. Il s’agit tout bonnement d’une revalorisation d’un sacerdoce dont la sacralité, la prépondérance et la prégnance sont de plus en plus piétinées, dénaturées et reléguées à la périphérie.

La grève des enseignants du G6 est prescrite dans une posture d’empêcher le métier d’enseignement de servir de voie d’évitement d’une collision entre les cascades de vocations avortées et  les triomphes galopants de l’opportunisme. C’est dire, au bout de cette grève, le métier d’enseignement doit être un choix de luxe pour celui ou celle qui aspire à l’embrasser et un sacerdoce pour celui ou celle qui veut l’exercer. Il devra être le rêve qu’aspirent également les enfants eu égard à l’importance et à la noblesse que revêt à leurs yeux ce métier. Il en demeure de même, qu’à l’issue de cette lutte, les enseignants sans exclusive se voient être des modèles dont beaucoup aimeraient s’identifier et par la suite exiger. L’école, quant à elle, doit cesser d’être le laboratoire de conception et de fabrication de mentalités erronées, le théâtre d’affrontement des cultures, le foyer de mutation des personnalités, le berceau d’effritement des valeurs et le réceptacle de l’obscurantisme.

La grève des enseignants du G6 se veut purement et simplement une occasion jamais offerte pour redonner goût à l’enseignant, favoriser la culture de l’enseignement de qualité  et promouvoir le culte du mérite et de l’excellence pour une société en quête de références et de voies d’émergence. Par conséquent, cette campagne de dénigrement, ces entreprises de diabolisation et ces efforts de désinformation ne sauraient divertir et détourner de l’essentiel. Et par ailleurs, quand l’ESSENTIEL est un DANGER, s’ENGAGER est un DEVOIR. Tel est le vrai sens et l’unique signification de la grève du G6.

 

Vive la lutte !

Vive l’enseignant !

Vive l’Ecole Sénégalaise !

 

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com




Pourquoi Massaly a entamé une grève de la faim ?

YERIMPOST.COM Après leur libération, votre blog préféré a pu joindre le responsable libéral et non moins membre fondateur de la plateforme NADEM. Mohamed Lamine Massaly, qui avait été interpellé par la police, avait entamé une grève de la faim dès son arrivée au Commissariat. Une décision que le responsable politique a jugé nécessaire de prendre au vu du traitement qui lui a été réservé.  En effet, aussitôt débarqué du « panier à salade », Massaly a été mis en quarantaine dans une cellule alors que le reste du groupe était installé dans les couloirs du Commissariat.  Remuant comme on le sait, les limiers ont certainement craint que Mohamed Lamine Massaly ne devienne incontrôlable. Mis à l’écart du groupe, le jeune  responsable politique a décidé de ne plus s’alimenter. Libéré après quelques heures, Massaly a mis fin à sa grève.
Grande gueule mais fidèle, Mamadou Lamine Massaly ne manque pas d’être redouté par le pouvoir.

Commissariat central: Massaly entame une grève de la faim

YERIMPOST.COM Arrêté en fin de matinée au même titre que d’autres responsables politiques, Mamadou Lamine Massaly a décidé d’entamer une grève de la faim. Selon des informations, le jeune libéral a été isolé des autres manifestants interpellés. Pour rappel, l’Initiative pour des élections démocratiques avait initié un sit-in ce jour devant le ministère de l’Intérieur pour demander le départ d’Aly Ngouille Ndiaye. Mais c’était sans compter avec les forces de l’ordre déterminées à disperser les manifestants. Des interpellations se sont ensuivies, notamment de Oumar Sarr, coordonnateur du Parti démocratique sénégalais, de Mamadou Diop Decroix entre autres qui ont tous été acheminés au Commissariat central du Plateau. Nous y reviendrons…



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