Blog de Cheikh Yerim Seck

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Gambie: un prisonnier sénégalais s’évade

YERIMPOST.COM En Gambie, l’état de délabrement d’une prison a entraîné l’évasion des prisonniers. Parmi les fugitifs, il y a un Sénégalais. « Les prisonniers ont profité des intempéries en passant par le plafond. Parmi ces évadés, il y a un Sénégalais. Tous les autres sont des nationaux. Ils étaient tous en détention préventive et sont détenus pour la plupart pour des faits mineurs. Mais, il y a un cas de viol. Les détenus qui se sont évadés le samedi sont tous mineurs. Et, ceux qui se sont partis, le jeudi, des adultes », renseigne, sur les ondes de la Rfm, le chargé des relations publiques de l’Administration pénitentiaire, Mamadou Lamine Cissé.
Pour le fugitif sénégalais, les autorités gambiennes craignent qu’il ait rejoint le Sénégal.


Gambie: Samuel Sarr convoqué par une commission d’enquête sur les crimes financiers de Yahya Jammeh

YERIMPOST.COM En Gambie, la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les crimes financiers de l’ancien président Yaya Jammeh et son régime vient d’envoyer une convocation à Samuel Sarr. En cause, deux contrats, dont l’un porte sur du pétrole entre la Gambie et le Nigéria et dans lequel l’ancien ministre sous Wade a joué un rôle de facilitateur et un autre contrat « Gampower » sur la vente d’électricité. Samuel Sarr sera entendu en fin juillet en qualité de témoin, nous dit Libération. Mais cet intérêt subit pour ces contrats qui datent de 1996 intrigue le journal qui souligne que l’ancien directeur général de la société Nawec, Moustapha Corr, a déjà été entendu par les enquêteurs qui, entre autres questions, ont tenté de lui tirer des vers du nez pour savoir si oui ou non Samuel Sarr était actionnaire notamment de Gampower.



Une commission pour établir des preuves en vue de poursuites contre Jammeh et cie !!!

Le président de la République de la Gambie, Adama Barrow a annoncé, mardi à Banjul, l’installation prochaine d’une commission qui va travailler sur l’établissement de preuves claires en vue de juger toutes les personnes impliquées dans des crimes durant les 22 ans de règne de l’ancien président Yaya Djammeh.

« Je ne peux pas tout de suite vous dire que Yaya Djammeh sera jugé à telle date. La justice ne marche pas comme ça. Il faut travailler à l’établissement de preuves de façon concrètes. Nous allons installer prochainement une commission dans ce sens » a notamment expliqué M. Barrow.
Il s’exprimait au cours d’un point de presse conjoint à l’issue de la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien en présence de son homologue Macky Sall ainsi que plusieurs autres ministres des deux gouvernements.




« Il nous faut une personnalité neutre et indépendante pour présider cette commission qui va se baser sur des papiers clairs et sur des preuves irréfutables, mais pas sur des déclarations d’intentions ou des rumeurs » a insisté Adama Barrow.
« Toutes les personnes impliquées dans des crimes prouvés durant ces 22 dernières années seront entendues par des juges indépendants le moment venu. Une fois la commission installée, nous serons en attente de ses recommandations » a poursuivi le président gambien Adama Barrow.
Intervenant sur le sujet, le président sénégalais Macky Sall a insisté sur la nécessité pour « les Gambiens de travailler à dépasser ces 22 ans en créant une sorte de commission-réconciliation-vérité à l’image d’autres pays comme l’Afrique du sud’’.


Source : APS

L’axe Dakar-Banjul s’enrichit de six nouveaux accords

Le Sénégal et la Gambie ont conclu mardi à Banjul six nouveaux accords de coopération portant sur la justice, le transport routier, la santé, le sport, la culture et l’enseignement supérieur.

Ces nouveaux accords ont été signés par les ministères sectoriels sénégalais et gambiens, sous la supervision des deux chefs d’Etat Macky Sall et Adama Barrow, dans le cadre de la première session du Conseil présidentiel sénégalao-gambien.

Il s’agit notamment d’une convention dans le domaine de l’assistance judiciaire en faveur des personnes vivant dans les deux pays, un accord devant permettre le transfèrement des personnes condamnées dans l’un ou l’autre pays.




D’autres accords de coopération concernent le transport routier, la santé et les productions animales, sans compter ceux relatifs à la coopération culturelle et au domaine des sports.
Un mémorandum d’entente dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la science et technologie a été aussi paraphé par les deux parties.
La signature de ces nouveaux accords s’est déroulée lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien co-présidé par les présidents Sall et Barrow.
Le ministre des Affaires étrangères, Maître Sidiki Kaba, a conduit la délégation ministérielle sénégalaise comprenant entre autres ministres Augustin Tine (Forces armées), Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur et Sécurité publique), Ismaïla Madior Fall (Justice).
Il y a aussi Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur), Abdoulaye Daouda Diallo (Infrastructures), Mame Thierno Dieng (Environnement et Développement durable), Aminata Mbengue Ndiaye (Elevage), Abdou Latif Coulibaly (Culture) et Birima Mangara (Budget).

Source: APS



Intégralité du discours du chef de l’Etat en Gambie

Excellence, Monsieur le Président Adama BARROW, cher Frère,
Mesdames, Messieurs les Chefs d’Institutions de la République sœur de Gambie,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs,

Monsieur le Président, un an après ma visite en Gambie et la vôtre au Sénégal, nous voici réunis pour la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, conformément aux engagements convenus.

Nous traduisons ainsi notre ferme et commune volonté d’impulser un souffle nouveau aux relations entre nos pays, en agissant ensemble pour construire, à tous les niveaux, une collaboration dynamique, positive et confiante entre nos deux pays frères.

C’est pourquoi nous sommes heureux de nous retrouver en terre familière de Gambie, pour entretenir et conforter nos liens de bon voisinage, d’amitié et de parenté.
Je vous exprime ma gratitude pour l’accueil chaleureux et fraternel et les excellentes conditions dont nous bénéficions ma délégation et moi.
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We feel like home. Nous sommes une même famille unie par des liens beaucoup plus forts que le fait colonial qui nous a séparés en deux Etats.

Nous avons la responsabilité de préserver cet héritage familial pour léguer à nos enfants et aux générations futures un espace sénégambien stable et apaisé, et dont toutes les composantes vivent en harmonie.

Cela passe nécessairement par une lutte déterminée et coordonnée contre toutes les formes de criminalité et de trafic illicite, y compris l’exploitation illégale de nos ressources naturelles.

Le trafic illicite n’est pas seulement une violation formelle de la loi. Il est aussi et surtout une source d’instabilité pour la société et l’Etat. C’est pourquoi nous ne devons ménager aucun effort pour faire de la lutte contre ce fléau une priorité de premier ordre notamment dans le cadre de l’Accord sur la gestion des ressources transfrontalières dans le domaine de la foresterie.

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De même, nos deux pays pourraient davantage coopérer de façon plus pragmatique dans les secteurs de la pêche, de l’élevage, de l’agriculture, des mines et de l’énergie, en éliminant les lourdeurs administratives pour aboutir à des résultats rapides et durables.

Je me réjouis à cet égard des progrès enregistrés dans la construction du pont sur le fleuve Gambie. Je dois vous remercier, Monsieur le Président, pour votre engagement personnel dans la réalisation de cette infrastructure. Je félicite aussi toutes nos équipes qui y travaillent.

Nous devons maintenir le rythme, parce que ce pont n’est pas seulement une infrastructure de transport ordinaire. C’est aussi un facteur de progrès économique, un trait d’union indispensable entre les peuples et un puissant facteur d’intégration sous régional.

Quand nous mettrons pleinement ensemble nos forces, nos idées et nos intelligences, la Sénégambie deviendra non seulement une famille plus intégrée, mais aussi un marché beaucoup plus attractif pour nos opérateurs nationaux et pour l’investissement privé étranger.

Dans cette nouvelle Sénégambie, chaque Gambien doit se sentir chez lui au Sénégal et chaque Sénégalais chez lui en Gambie.

Pour ce faire, nous devons poursuivre nos efforts pour améliorer les conditions de séjour et d’établissement de nos concitoyens dans l’un et l’autre de nos pays.

Nous devons lutter plus fermement contre toutes les tracasseries administratives, les barrières non-tarifaires et les pratiques anormales le long des corridors et aux frontières.
Ces entraves, en plus de violer les textes de la CEDEAO, heurtent sérieusement le sentiment de citoyenneté sénégambienne chez nos populations.
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Je demande solennellement à nos forces de défense et de sécurité de veiller à ne créer aucune entrave indue à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace sénégambien.

A cet égard, je me félicite de la tenue, le jeudi 1er mars 2018 à Karang, de la première journée sénégalo gambienne sur la libre circulation des personnes et des biens.
J’invite nos deux Gouvernements à examiner sans tarder les voies et moyens de mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Karang,compris celles relatives à l’élimination des Pratiques anormales sur le corridor Dakar-Banjul et l’installation de Centres d’information frontaliers, avec le soutien du Secrétariat permanent sénégalo-gambien.




Enfin, Monsieur le Président, je voudrais réitérer à la République sœur de Gambie mes félicitations et mes encouragements pour les efforts que vous menez dans la consolidation de sa démocratie, de sa stabilité et de son développement économique et social.
Dans l’histoire des peuples, cette tâche a toujours été une œuvre de longue haleine qui exige le courage, la détermination et la persévérance dans l’effort.
C’est un chemin difficile mais incontournable pour atteindre l’objectif de prospérité dans la paix, la stabilité et la liberté.

Nous sommes ici pour continuer ensemble notre marche commune vers cet objectif commun, qui est à la fois notre dessein et notre destin communs.
Je vous remercie.

L’argent de la Ville de Dakar a servi à… la Gambie

YERIMPOST.COM Les fonds politiques de la Ville de Dakar n’ont pas servi uniquement aux populations de Dakar. L’argent est allé même hors de nos bornes. Selon Me Siré Clédor Ly, qui était à la barre du tribunal correctionnel de la Dakar pour la défense de Khalifa Ababacar Sall dans le procès de la Caisse d’avance, les fonds politiques de la ville de Dakar ont toujours été utilisés sans pièces justificatives. Cela, du fait du caractère discret de certaines opérations effectuées avec l’aide de ces fonds. C’est le cas, en 1981, où ces fonds ont été utilisés pour restaurer le pouvoir en Gambie lorsque Kukoï Samba Sagna avait voulu faire un coup d’Etat contre Daouda Diawara. Selon Me Ly, l’opération militaire effectuée par l’armée sénégalaise en Gambie avait été possible grâce au concours de la mairie de Dakar avec ces fonds politiques. Un rappel de l’avocat pour disculper son client du délit de «faux».




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