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Docteur Fatou Diané accueille la ministre de la Femme qui passe pour financer les femmes de Diourbel

YERIMPOST.COM Elle est native de Diourbel où elle a financé des milliers de femmes. Docteur Fatou Diané a battu le rappel des troupes pour réserver à la ministre de la Femme un accueil chaleureux dans sa ville natale où celle-ci  passe ce 30 avril pour financer les projets des organisations féminines dans le cadre de sa tournée nationale.

Présidente nationale de l’association Émergence au Féminin, titulaire d’un doctorat en Économie, Fatou Diané est la directrice de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers au ministère des Finances.




Sénégal: Combien d’habitants, d’hommes, de femmes, de citadins, de ruraux, de dakarois ?

YERIMPOST.COM Selon les projections démographiques, en 2017, la population du Sénégal est estimée à 15 256 346 habitants avec 7 658 408 femmes (50,2%) et 7 597 938 hommes (49,8%). Plus de la moitié des personnes vivant au Sénégal résident en milieu rural (53,5%) contre 46,5% de citadins. On constate de fortes disparités dans la répartition de la population entre les entités administratives régionales. La région de Dakar abrite plus de 23,0% de la population du Sénégal. Elle est suivie par les régions de Thiès et de Diourbel où vivent respectivement 13,1% et 11,0% de la population. La région de Kédougou est la région la plus faiblement peuplée, avec une proportion de la population sénégalaise qui dépasse à peine 1,0%.




Délégation à l’emploi rapide et financement des femmes et des jeunes: les réserves de Meïssa Babou

YERIMPOST.COM Les assurances du chef de l’Etat sur la question de l’emploi n’a pas convaincu l’économiste Meïssa Babou. Dans son discours à la nation du 3 avril, le président de la République annonçait que la Délégation à l’emploi rapide entrait dans sa phase active. Meïssa Babou, interrogé par nos confrères du quotidien l’Observateur, a déclaré: « Le chef de l’Etat s’est beaucoup trop précipité sur ce qu’il appelle l’emploi rapide et le financement des femmes. En tant qu’économiste, nous sommes restés sur notre faim. Economiquement, l’emploi rapide n’a aucun sens. C’est vraiment un leurre à 7 mois de l’élection présidentielle qu’on veuille forcer le destin pour les 500 000 emplois promis. Ce n’est pas possible ! Où est ce qu’on va les mettre ? Il n’y a même pas de projets-phares afin qu’on sorte l’argent.» Le président Macky Sall a également manifesté sa priorité: les femmes. Mais l’économiste a son opinion sur le sujet: « On n’a pas besoin de prendre des mallettes pour aller les donner aux groupements de femmes. Il faut faire jouer à la micro-finance son rôle. Le Fongip et le Fonsis devraient assurer le rôle de garantie pour que tout acteur puisse accéder au financement. Donner de l’argent comme les bourses familiales, c’est une manière pour le président de garder son électorat. »




Les animateurs de Jakaarlo reçoivent une citation directe

YERIMPOST.COM L’émission Jakaarlo de Tfm, on en reparle. L’animateur de l’émission et deux de ses chroniqueurs, à savoir Bouba Ndour et le professeur Songué Diouf, sont attraits à la barre du tribunal de Dakar par une citation directe servie par des associations de femmes. Il leur est reproché des faits de diffamation, injures publiques et d’apologie du viol, nous dit le quotidien l’AS. La date d’audience est fixée au 27 mars prochain.




Ndeye Saly Diop Dieng dans le viseur des femmes de Benno

YERIMPOST.COM Les femmes de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar ne sont pas en odeur de sainteté avec la ministre Ndeye Saly Diop Dieng. C’est le journal Vox Populi qui le dit. Lésées dans les différentes activités de la ministre, les femmes de Benno ont décidé de se réunir ce week-end afin de peaufiner une stratégie pour faire face à Madame Dieng. A l’origine de leur courroux, ces femmes ont mis sur la table le financements dont elles ont été complètement écartées. Ndeye Saly Diop Dieng a également tenté d’humilier les vice-présidentes de la coalition présidentielle lors de la célébration de la journée de la femme au stade Iba Mar Diop. Une pilule que les femmes de Benno Bokk Yakaar n’arrivent toujours pas à ingurgiter, c’est le voyage aux Etats-Unis que la ministre de la Femme a effectué avec une délégation de 25 membres, sans aucune femme de la mouvance.

En un mot, Ndeye Saly Diop Dieng donne une priorité absolue aux femmes de l’Alliance pour la République, alors le partage du gâteau devrait être plus équitable avec les autres de la coalition.  Et les autres femmes du Sénégal dans tout ça ?

Contribution: Violences sexuelles et accès à la justice pour les femmes rurales

Le mode d’établissement des preuves, un frein majeur à la lutte contre l’impunité des violences sexuelles faites aux femmes et aux filles au Sénégal.

En ce 8 Mars 2018, journée internationale de la femme, le Sénégal met le focus sur l’autonomisation des femmes et des filles rurales. Cette autonomisation doit être pensée de façon systémique, en prenant en compte tous les domaines dans lesquelles elles sont confrontées à des injustices de nature diverse et les contraintes multiples qui limitent leur possibilité d’influencer leur environnement. L’autonomisation implique également que ces femmes et ces filles vivent et s’épanouissent dans une société sûre et qu’elles aient la possibilité et les capacités à éliminer les violences dont elles sont victimes et à revendiquer leurs droits.




Nous savons que l’une des principales entraves à la lutte contre ces violences et à la protection des droits des femmes victimes est l’impunité des auteurs.

Rendons hommage aux femmes des comités de l’ONG RADI qui travaillent en zone rurale dans la région de Kolda dans le but de contribuer à l’autonomisation légale des femmes, des filles et à l’amélioration de l’accès à la justice des victimes de violences sexuelles.

Outre les pesanteurs socioculturelles et les limites inhérentes à la législation sénégalaise, le mode d’établissement des preuves en cas de violences sexuelles, en particulier de viol, constitue une contrainte majeure à la sanction des auteurs et prévention de ce fléau.

Mais comment faire constater un viol à temps et conserver les preuves dans des villages enclavés, dépourvus de moyens de transport et où le déficit de services et de moyens de santé et judiciaires est plus que criard ?

Au Sénégal, seul le médecin, parce qu’assermenté, est habilité à établir un certificat médical constatant un viol. Mais cette restriction contribue à l’impunité dans ces zones où il faut aller jusqu’à la ville de Kolda pour rencontrer les médecins, dont le nombre est plus que limité pour une population de plus de 600 000 habitants.

Sans oublier le coût de ce certificat médical, 10 000 FCFA, et qui n’est pas à la portée de tout le monde dans ces zones. Et d’ailleurs, ce certificat médical, tant exigé, peut constater l’acte sexuel mais ne peut dire par qui et comment.

Ou encore du déficit de personnel judiciaire, pour exemple, le procureur au Tribunal de Kolda, chargé de poursuivre et responsable des enquêtes, ne compte qu’un seul substitut ; une situation qui peut avoir un impact sur le temps nécessaire qui doit être consacré à la recherche de preuves et sur la durée des procédures.

Autre obstacle majeur à l’établissement des preuves scientifiques et à la sanction des auteurs est lié aux enquêtes. Faute de moyens, les enquêtes se limitent principalement aux déclarations des deux (02) parties. Et nous savons que dans la plupart des cas, au récit de la victime s’opposent les dénégations de l’auteur présumé.

Paradoxalement, c’est finalement à la victime d’apporter les preuves de son agression si elle veut obtenir réparation, faute de quoi, l’accusé bénéficie très souvent d’un relax ou d’une requalification des faits.

Ainsi, la détresse de la victime est accentuée par cette situation qui peut donner l’impression de désinvolture de la part de la justice, cela d’autant plus que son consentement est toujours présumé tant que le contraire n’est pas démontré.




Ainsi, sans aveu ni témoin, il est en effet difficile de condamner un accusé de viol, par exemple, quand il n’y a pas de recherche de signes de lutte, de prélèvement de sperme et d’analyse de traces ADN, des vêtements de la victime, un travail de police scientifique auquel ces agents ne sont pas forcément formés, sans compter le fait qu’il faut aller jusqu’à Dakar pour trouver un laboratoire d’analyses, sans compter le coût.

Certes, un travail important doit être fait pour sensibiliser les populations sur la conduite à tenir pour rassembler et conserver les preuves ainsi que sur les voies et moyens de saisine de la justice, mais il faudrait d’abord que l’environnement et les conditions techniques permettent le respect des indications médico-légales permettant de constater l’infraction. Ce qui n’est pas toujours le cas, en particulier en zones rurales.

Tous ces facteurs contribuent à la fois à la non dénonciation, à l’impunité des auteurs dans les rares cas où la justice est saisie et la banalisation des violences sexuelles.

Afin de tenir compte de la spécificité des violences sexuelles, le mode d’établissement des preuves doit évoluer.

L’Etat doit également renforcer la formation des agents judiciaires, d’une part, à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et, d’autre part, à mener des investigations adaptées à ces types d’infractions.

Les organisations de défense des droits des femmes doivent mettre sur pied et partager avec les agents judiciaires, un protocole présentant les lignes directrices et recommandations pour améliorer le mode d’établissement des preuves et définissant, pour chaque étape et selon le profil de la victime, la conduite à tenir tout en protégeant les victimes et, éventuellement les témoins, et les droits de l’accusé.




PAR Dr. Oumoul Khaïry COULIBALY-TANDIAN

Sociologue et coordinatrice scientifique du projet de recherche-action « Violences sexuelles et accès à la justice pour les femmes rurales d’Afrique de l’ouest. Cas de la Mauritanie et du Sénégal », exécuté par le RADI, avec le soutien financier du CRDI (Canada).

 

En ce 8 mars, Sheikh Alassane Sène dédie ce poème à toutes les femmes du monde

YERIMPOST.COM Yerimpost vous faire lire le poème…

 

Femme, Trésor ténu
Tu es au coeur du miracle de la vie
Le berceau où s’éteignent nos souffrances  et nos rouspetances

Tu es cette douce nuit qui nous parle
À voie de Prophète sublime et singulier
Tu es son air pur que nous respirons

Tu fais dissiper tes chagrins aux heures pénibles
Pour nous montrer avec courage la voie du bonheur et de l’honneur

Tu peins nos désirs sur ce mur d’espoir
Et tu brise la glace de la misère qui fait fondre le mal, chemin croisé des tendances

Ton silence parle à nos entrailles
Car il est rempli de messages divins

Ta parole nous guide
Dans ta voix est incrustée une lumière qui a rendu nos terres pratiquables et bénies

Tu as été la première à croire
Au sublime Envoyé de Dieu
Et à cause de ta foi inébranlable
Il s’est appuyé sur ton altruisme
Pour faire féconder dans les coeurs
La miséricorde du Seigneur
L’Exaltation à la mesure
Du rythme de la gloire céleste

Tu es l’hémicycle où nos voeux sont exaucés à l’unanimité
Tu es la veine jugulaire
Où circule la sève qui purifie notre sang

Tu es cette rue décorée
Aux mille flammes qui jaillissent de partout comme des colombes vissées à la paix

Tu nous dorlotes sous l’horloge des élégies taillées à la mesure de celui qui fut le premier à t’honorer sur les terres divines

Tu es ce fleuve paisible qui croise cette mer agitée
Tu es ce cordon qui les lie sans jamais les délier
Tu es le refuge de ce volcan éteint
Qui a décidé de quitter le tartan de l’excitation et de l’ébullition

Nous avons bu de ton précieux lait
Aux infinies matières saines
Chez le Seigneur il provient

Toujours en alerte pour nous couver
Telle une reine à la fine noblesse
Telle une mère qui perce la nuit
Pour bercer son nouveau né

Telle Mariam projetant son regard divin
Pour parler à Einsa, fils prodige, voie qui mène à Ahmad

Tu es le soleil au zénith
Où les nénuphars s’enchevêtrent
Pour parer à toute aridité

Tu es la minute éternelle remplie de bonheur
Qui a rendu nos vies merveilleuses

Tu es cette grâce qui a fait suinter
Dans nos parois, des rayons en forme de trapèzes dorés

Tu es le cercle des souverains
Ivres de foi
Et des fées qui conjuguent l’aube aux
nuits ténues

Ô femme
Tu es ce pont d’espoir qui relie
Le temps des humains au temps divin
Tu es la manifestation par excellence de la puissance divine

Tu es la dernière personne à observer le Meilleur des hommes voyager vers Dieu,
Son dernier voyage, le socle de toutes ses pérégrinations

Dans le Saint Coran
Le Seigneur te couve, ô femme
Car tu es son atelier sacré
Dans lequel Il développe
Tous ses majestueux talents d’illustre architecte

N’es-tu pas le témoin oculaire
De la première compilation du livre Saint, le Coran!
N’es-tu pas le socle de la Thora, et le bienfait de l’Evangile !

Tu es exceptionnelle, ô femme
Toi la fine perle précieuse
Qui a drainé la pureté vers les hauts lieux cachetés
Où s’agitent dans la discipline
Les fervents disciples
Qui rôdent dans les terres de l’ascetisme

Nous avons envie de te chanter, ô femme
Mais les mots à notre portée sont si faibles, si émaciés pour décrire tes Sublimes qualités

Nous avons envie de te chanter, ô femme
Car tu as rendu notre séjour sur terre
paradisiaque

Nous te remercions
Ô femme suave et brave
D’avoir compris que nous ne sommes
Devant toi que d’éternels enfants   !

extrait des écrits de
Sheikh Alassane Sene « Tarée Yallah »

Contribution: Sauvons nos femmes !

Chaque 8 Mars j’avais l’habitude d’écrire un poème pour toi, femme, mais cette année permet moi de déroger à la règle afin de dire au monde entier ce que tu vis sous nos cieux.
J’espere que tu me pardonneras !
A bas âge, tu vis l’excision pour honorer une culture barbare et ignoble. On t’amène toute petite chez une autre femme qui se charge de faire la sale besogne et celles qui t’y amènent n’ont qu’une seule explication: < Sunu aada la> (c’est notre culture).
Elles le font en se disant qu’elles t’enlèvent tout le plaisir que tu peux ressentir dans un acte sexuel pensant ainsi te protéger contre le fait de le faire avant le mariage.
 L’opération est faite à la lame; Une lame qui des fois a servi plusieurs fois sans se soucier que tu peux à l’occasion être souillée à vie. Le SIDA ou les autres maladies, tout le monde s’en fout !
Avant même d’atteindre l’âge de la puberté, tu es violée pas un inconnu, le boutiquier du coin, le jeune vacancier de la maison, ton oncle, ton frère, ton beau père ou même ton propre père.
Tout le monde s’en fout ! Tu dois garder le silence. Tu ne dois rien dire car pour eux ce serait une grande honte si l’histoire venait à se savoir. Tais toi alors !
Une fois à l’école c’est l’enseignant, le professeur ou le surveillant qui prend le relai. Tu te donnes sinon il te détruit ta carrière. Il sait qu’il a une ascendance réelle sur toi et il en abuse. S’il t’arrive de refuser alors bonjour les mauvaises notes que tu ne sauras expliquer à tes parents surtout qu’à la maison il y’a les enfants de la coépouse à qui ta propre mère a fini de te convaincre qu’ils sont tes propres rivaux.
Tu ne dis rien. Tu subis !
Pour te voir à plein temps et loin de tous les regards, ton professeur est devenu ton propre répétiteur. Il ne passe plus à la maison mais c’est bien toi qui fait le déplacement. Tes parents, eux, ils n’ont pas le temps de tout surveiller.
Alors vient le moment où tu tombes enceinte. D’abord tu t’en rends pas compte ensuite tu essaies de le cacher oubliant que < lou deeh rek kheegn bou neubé >.
Premiere grosse déception, l’auteur en refuse la paternité en te demandant d’aller chercher le père de ton enfant. Tu sens le sol se dérober sous tes pieds. Tu te dis non pas lui !
Ce sera ta badiène qui en parlera à ta mère qui à son tour nformera ton père qui te mettra à la porte. Pour boucler la boucle tu te feras héberger par ta badiène.
Durant toute ta grossesse tu penses à l’histoire de Khady qui, délaissée par toute sa famille aprés son cas, a étranglé son nouveau jusqu’à ce que mort s’en suive et qu’aujourdh’ui elle croupit au camp pénal de liberté 6.
Avorter ? Oui tu y penses mais tu as peur d’y rester comme Fatou, l’étudiante qui était pourtant la copine de ce politicien respecté par tous.
Assise seule dans ton coin, les larmes aux yeux tu penses à ta maman qui est loin d’etre heureuse comme beaucoup de femmes d’ailleurs dans la maison conjugale.
Elles ont été mariées à coup de millions avec un homme bien aimable durant toutes les fiançailles. Un homme d’une extrême gentillesse qui s’est transformé en tigre juste après un an et demi de mariage.
Après le premier enfant et que les formes de la femme commencent à changer, ce mari si doux avant est devenu un vrai < kaani tyson>. Ce sont des disputes à n’en plus finir. Pour un rien il boude. Il n’apprécie plus les plats cuisinés avant tant d’amour ni l’odeur de l’encens payé très cher chez tata Mareme.
Comme s’il se disait celle là elle est acquise, il commence à passer tout son temps hors de la maison cherchant une autre proie facile et naïve. Combien de larmes sont aujourdh’ui versées par les femmes loin des yeux indiscrets et la plus part du temps à cause des hommes. Elles ne peuvent aller nulle part de peur de s’entendre dire < dou seuy kaate>.
Où est ce qu’elle va aller avec 5 enfants sous les bras ? Où ? Chez ses parents ? Elle a peur des quolibets qu’elle risquera d’entendre tous les jours : < danguene di taass sene seuy yi ba paré gneuy difi khaatal >.
Elles préfèrent rester et subir même si le mal qui les ronge finira par développer en elles des maladies comme le Cancer, l’insuffisance reinale, le goitre….Elles sont plusieurs à être assassinées par les conditions qu’elles vivent auprès des hommes qu’elles se sont choisies pour maris.
Dans certains cas le mari ne laisse rien pour la dépense quotidienne avant de sortir le matin. Ce même mari nourrit dehors sa copine, les frères de celle ci et ses propres parents.
Si maintenant la femme vit au sein de la belle famille, elle doit faire face à ses belles soeur et souvent à sa belle mère qui fait d’elle sa propre rivale auprès de son mari. Subitement elle vieillit à cause des pressions sociales eu égard aux différentes dépenses auxquelles elle doit faire face afin de satisfaire la belle famille.
Sauvons nos FEMMES.
Merci à toutes les FEMMES pour le voile du <soutoura> que vous mettez sur nos défauts.
Bonne fête et couronne sur vos têtes !
Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

Chef Division Communication-Partenariat-Réseaux 

Direction de l’ Alphabétisation et des Langues Nationales Sénégal (DALN)

Cité keur Gorgui

Immeuble Y2 1er étage

8 Mars : Fournée Nationale des Cheptels de Femmes

YERIMPOST.COM Le 8 mars célèbre la Journée Internationale des Femmes. Officialisée par les Nations-Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement, les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications afin d’améliorer la situation des femmes.

Or, depuis déjà une semaine, toute une série d’organisations de manifestations se déroulent et vont courir au-delà du 8 mars, du fait de la volonté de la ministre de la Femme de n’organiser qu’une seule et même célébration de cette journée. C’est sans compter sur les habiles organisatrices de « leurs journées des femmes à elles » qui, sous couvert de célébration des femmes, se prêtent à un commerce de leurs groupements, souvent affublés du vocable « économique », et qu’elles vont mettre à la disposition des acteurs politiques pour, c’est de saison, « travailler à la réélection de Macky Sall en 2019, au premier tour ».

Quel est le lien avec le sens de cette Journée Internationale des Femmes ? Quelles revendications portent-elles en cette occasion ? Evoquent-elles les nouveaux droits liés à leurs conditions, concernant les violences, les répudiations, les excisions toujours vivaces sous certaines de nos contrées ? Pas un seul instant… Les matrones qui dirigent ces groupements les « vendent » aux politiciens, quartier par quartier, ville par ville, région par région… Et, avec un sens opportuniste exacerbé, arrivent à se faire financer, transports, tissus et uniformes à coudre, sonorisation, pour célébrer ce 8 mars, dont pas une seule des participantes ne saura vous décliner le thème de cette année, vous parler d’une seule revendication liée à cette date, et surtout il y a à parier que beaucoup de ces agapes se termineront par des bagarres de borne-fontaine, les retombées financières attendues par ces femmes au bout de moult réunions, transports et autres engagements, n’auront pas été au rendez-vous… Sauf souvent pour les organisatrices…

Pourquoi nos femmes servent-elles encore de cheptel électoral aux hommes politiques, alors que les éduquer, les aider à développer leurs affaires et continuer à leur offrir un accès plus grand au crédit et à la terre seraient un vrai signal de prise de conscience que les femmes sont l’avenir de ce pays et qu’elles ne sont pas seulement capables de crier en appelant à la réélection de qui que ce soit aux sons de tam-tam et de décibels saturés ?

Le 8 mars, nos femmes méritent mieux… A commencer par le respect et l’estime des hommes. Sans elles, sans leur patience et leur abnégation, le Sénégal aurait déjà explosé socialement. Elles méritent mieux que de remplir des Ndiaga Ndiaye, toutes vêtues de la même manière avec dans leur regard souvent cette angoisse de ne pas savoir ce qu’elles vont trouver chez elles en rentrant de cette « fête » qui n’aura souvent profité qu’à la « manipulatrice en chef du marteau »…

Jean Pierre Corréa

 

 

 

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