Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

Etat

Khalifa Sall c/ Etat du Sénégal: Décision de la Cour de la Cedeao

Cour de justice de la Cedeao : Khalifa Sall prend date…

YERIMPOST.COM La décision est résumée dans le communiqué ci-dessous de Khalifa Sall

COMMUNIQUE




La Cour commune de la CEDEAO a jugé ce mardi 24 Avril 2018, à Bamako, l’affaire opposant le Député-maire de la Ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall à l’Etat du Sénégal. A l’issue de l’audience, la juridiction communautaire a mis l’affaire en délibéré au 29 Juin 2018. Cette décision prouve, si besoin en est, que la cour de justice n’a jamais débouté le Maire de Dakar, contrairement aux informations erronées distillées dans la presse par les avocats de l’Etat du Sénégal.

Les avocats du maire de Dakar avaient saisi, en procédure d’urgence, la Cour d’Abuja suite aux violations flagrantes des droits de leur client dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar.

 

Ouverture du procès Khalifa Sall contre Etat du Sénégal devant la Cour de la CEDEAO

YERIMPOST.COM Au moment où ces lignes sont écrites, le maire de Dakar doit avoir les oreilles tendues. Ses avocats et ceux de l’Etat sont devant la Cour de la CEDEAO à Bamako où se tient son procès. Khalifa Sall avait porté son combat devant cette institution afin que toute la procédure enclenchée à Dakar et qui lui vaut son emprisonnement soit annulée. La Cour de la CEDEAO s’était déclarée compétente à juger cette affaire et le dossier sera enrôlé ce jour.



Contrats Etat-Total: Yerimpost dénonce la nullité de l’opposition





Gestion des ressources pétro-gazières offshore: Quelles issues pour l’Etat du Sénégal ?

En 2004, le rapport d’Evaluation des Industries Extractives, commissionné par le Groupe de la Banque Mondiale (GBM), paru le 16 juin dans le Financial Times britanniques précise en ces termes : « Non seulement les industries pétrolières, gazières et minières n’ont pas aidé les populations les plus pauvres des pays en voie de développement, mais elles ont appauvri davantage……Cela signifie-t-il que les industries extractives ne peuvent jamais jouer un rôle positif dans l’économie d’une nation ? Non cela signifie simplement que le seul cas d’un rôle positif que nous ayons pu trouver, concerne des pays dont le régime démocratique s’était à ce point développé que même les plus pauvres pouvaient en tirer certains bénéfices. Mais tant que les éléments fondamentaux constitutifs d’une bonne gouvernance- presse libre, système judiciaire opérationnel, respect des droits de l’homme, élections libres et justes- ne sont pas mis en place, le développement de ces industries ne fait qu’aggraver la situation des plus pauvres » (extrait de l’éditorial).




Dans ce cadre, je me permets d’orienter ma contribution sur les éléments suivants afin de mieux attirer l’attention des décideurs sur les risques liés au piège du paradoxe de l’abondance. Pour ce faire, nous commençons, d’une part à analyser les enjeux du principe de partage de ressources entre l’Etat et les contractants pour l’exploitation des hydrocarbures offshore et d’autre part, à approfondir la réflexion sur les défis clés qui peuvent soutenir un modèle de développement durable des ressources naturelles marines pour le Sénégal.

 

L’exploitation pétrolière se développe déjà en Afrique à partir des années 1950 dans le Golfe de Guinée, entre le Nigeria (1958) et l’Angola (1959). A cela s’ajoute les pays du Maghreb avec l’Algérie (1958) et la Libye en 1961. À partir des années 1980, l’exploration pétrolière offshore débute. Et rapidement de nombreuses découvertes ont lieu dans le domaine de l’offshore profond (à plus de 1 000 mètres de fond). Elle progresse au cours de la phase récente caractérisée par une augmentation de la demande et des prix élevés (fin 1990-2014), avec la mise en exploitation de nouveaux gisements en Guinée Equatoriale (1993) puis l’exploitation de nouveaux gisements dans les anciens pays producteurs (Angola, Nigeria, Congo Brazza, Gabon) et l’exploitation de gisements dans de nouveaux pays comme le Tchad (2003), la Mauritanie (2006), le Ghana (2010) et le Niger (2011).

 

Au Sénégal, une part significative des nouvelles découvertes concerne l’offshore ultra-profond

 

  • supérieur à 1500 m de profondeur (puits de SNE dans le bloc de Sangomar offshore profond et puits de Gueumbeul dans le bloc de Saint-Louis Offshore profond), 2014 & 2015.

 

Force est de constater que l’Afrique est ainsi un continent où les entreprises pétrolières peuvent acquérir des droits d’accès et d’exploitation des ressources dans des conditions intéressantes, soit une part élevée dans le partage de ressources et de positions dominantes dans les consortiums d’exploitation. Le Sénégal fait-il exception de cette réalité ?




Si nous interrogeons les contrats pétroliers déjà signés entre l’Etat du Sénégal et les contractants Cairn Energy, Timis corporation & Kosmos Energy et Total etc., la part affectée au recouvrement des coûts, appelé autrement « cost oil » ou « cost gas » est de l’ordre 75 %. Ce taux élevé, constitue un piège pour les pays africains producteurs de pétrole et notamment pour les nouvelles frontières ayant des réserves en hydrocarbures économiquement rentables dans leur sous-sol comme le Sénégal.

 

Avant d’en arriver aux détails, on peut souligner la logique du fonctionnement du principe du contrat de partage de production (CPP) ou celui du contrat de recherche de partage de production (CRPP). A ce niveau, l’idée de ce type de contrat indique tout simplement que la production doit être partagée entre l’Etat et le contractant de la manière suivante :

 

  • une part fixe, intitulé « cost oil » dont la vente sert au remboursement des coûts supportés par la compagnie ;

 

  • le complément, intitulé « profit oil » est partagé entre l’Etat Hôte et la compagnie, suivant une clé de répartition fixée par les termes du contrat.

 

De cette formule, découle la question suivante : si le « cost oil » ou « cost gas » disponible est supérieur aux coûts, compte-tenu de la volatilité des cours du baril sur le marché mondial, quelle serait la règle spécifique applicable pour le partage de la ressource disponible ou de la manne financière ?

 

Aussi, la révision du code pétrolier pendra-t-il en compte le volet du « excess oil » ou « excess gas », c’est-à-dire le surplus. Les maitres du droit nous disent souvent qu’en droit : « ce qui n’est écrit n’est interdit », juste pour dire que ce qui se négocie de gré à gré peut encore favoriser la corruption ou l’opacité.

 

Je note également que le fait de sous-estimer 1 % de plus dans le « profit oil », peut faire perdre

 

  • l’Etat des millions de dollars. Dans ce cas, j’invite à ceux qui signent les contrats pétroliers

 

d’être accompagnés à des différents services d’expert non seulement pour mieux défendre les intérêts du Sénégal mais surtout pour bien prendre en compte les pertes et dommages situés dans le secteur de l’environnement marin notamment la pêche et la biodiversité marine.

 

Le tableau suivant, illustre l’exemple du CRPP entre l’Etat du Sénégal et le contractant (Pétrosen 10 %, Timis Corporation 30 % et Kosmos Energy 60 %), après la cession des parts de Timis Corporation le consortium est maintenant composé de pétrosen 10 % Kosmos energy 30 % British Pétroleum 60 % de la part des actions. Cette analyse nous permettra de mesurer à qui profite réellement sur les contrats pétroliers ?




Tableau : Partage du « profil oil », soit les 25 % de la production restante

 

Production/j (Barils ou gaz équivalent Etat Contractant
Inférieur à 30 000 35 % 65 %
30 001 à 60 000 40 60 %
60 001 à 90 000 50 50 %
90 000 à 120 000 54 46 %
Supérieur à 120 000 58 42 %

 

 

Après la répartition des valeurs relatives entre 75 % pour le « cost oil » et 25 % pour le « profit oil », la part de l’Etat est définie principalement sur la rubrique « profit oil » L’Etat occupera 35 % si la production journalière est inférieure à 30 000 barils ou gaz équivalent ou 58 % si la production journalière est supérieure à 120 000 barils ou gaz équivalent. L’Etat a encore intérêt à étudier minutieusement ce que cette formule lui apporte réellement en termes de bénéfice. Le jeu d’intérêt des contrats se situe principalement à ce niveau. A moins qu’il accepte de signer des clauses de renégociation et non de stabilisation. De plus, l’Etat bénéficie également des outils fiscaux que le droit (code pétrolier 98) lui autorise (Impôt & taxe, etc.). De même, il bénéfice encore des dividendes provenant du compte de la société nationale Pétrosen et d’autres avantages portant sur des primes et bonus, etc. C’est pour cela on peut déduire qu’il a principalement trois sources de revenu : Impôts & Taxes, bonus ou prime ; part du « profit oil » et dividende au niveau de Pétrosen pour ses 10 % d’action supportées ou plus. Mais ses principales sources de revenu ne lui permettent pas toujours de maximiser ses intérêts à cause d’une forte asymétrie sur le rapport entre le « cost oil » 75 % et le « profil oil » 25 %. Il est fort probable que la rentabilité de la pêche maritime diminue quand la production des hydrocarbures va prendre forme, raison pour laquelle une évaluation environnementale stratégique semble toujours nécessaire pour mieux négocier avec les multinationales dans le jeu des contrats. L’écart sur les taux de pourcentage est considérable et cela est encore plus profitable pour le

 

contractant qui peut non seulement récupérer sans soucis toutes les dépenses effectuées mais avec des possibilités d’exagération sur la présentation des factures relatives aux coûts d’investissement portant sur le bilan de explo1, capex2 et opex3. La nature de ces dépenses est difficile à contrôler et à vérifier par les Etats Africains d’où l’intérêt de faire une inclinaison sur la notion de transparence pour mieux prendre en compte l’ensemble des considérations et des processus d’extraction liés notamment à la transparence extra-financier de la chaine de valeur de l’industrie pétrolière.

 

Le jeu d’acteurs autour de l’exploitation des ressources extractives de manière générale et celle d’hydrocarbure en particulier est complexe. Souvent les Etats hôtes sont largement dominés dans les processus de négociation. Pour parvenir à avoir une meilleure compréhension de la logique des intérêts entre acteurs, je vous propose une adaptation d’une typologie, proposée par le géographe Claude Raffestin dans son ouvrage de 1980, « Pour une géographie du pouvoir ». Son modèle d’analyse est utile pour comprendre les relations contemporaines entre acteurs autour de l’exploitation des ressources naturelles notamment pétro-gazières. Dans son analyse, Raffestin dégage quatre types d’acteurs :

 

Acteur A désigne des pays qui n’ont pas des ressources naturelles stratégiques comme le cas du Bénin ou de Lesotho.

 

Acteur AM renvoie à des acteurs, disposant sur leur territoire de matière, mais pas de la capacité à la transformer en ressource. Dans ce cas, on peut citer le Sénégal et beaucoup d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Certains ont du pétrole, du gaz et des minerais mais sans l’implication des multinationales, ces ressources extractives continueront de rester dans leur sous-sol.

 

Acteur R définit les acteurs qui ont eu la capacité à transformer la matière en ressource, ce qui suppose une capacité technique, financière, organisationnelle, de mise en relation et, donc, de mise en mouvement. En effet, la France en est un bon exemple. Elle n’a presque pas de pétrole, pas d’uranium non plus sur son sol, mais elle a des entreprises comme Total, Areva, capables

 

 

 

  • (EXPLO) : COUTS D’EXPLORATION. Ils correspondent aux dépenses liées à l’exploration d’un permis de recherche

 

 

  • (CAPEX) : COUTS D’INVESTISSEMENTS. Ils correspondent aux dépenses liées au développement des installations requises pour la production

 

  • (OPEX) : FRAIS D’EXPLOITATION. Ils correspondent aux dépenses liées à l’exploitation des installations

 

d’extraire ces matières dans les autres pays, de les transporter et de les transformer jusqu’à leur mise en consommation.

 

Acteur AMR, la catégorie ARM, désigne des acteurs qui disposent de quantités de matières importantes sur leur territoire, d’une part, mais également de la capacité à les mettre en mouvement et à les transformer en ressources, d’autre part. Les meilleurs exemples sont les Etats Unis, le Canada, l’Arabie Saoudite et l’Australie qui disposent de grandes quantités de réserves de pétrole, de gaz, de charbon et des minerais variés et qui peuvent également assurer l’auto-exploitation pour entrer dans la logique de nationalisme pétrolier.

 

 

A travers ce cas de figure, il est permis de dire que les relations qui associent ces différents acteurs sont des relations asymétriques, donc déséquilibrées et très souvent les pays africains sont les grands perdants à cause des insuffisances liées à plusieurs facteurs et surtout d’ordre politique et réglementaire.

 

 

Pour pouvoir bien relever les défis face à ce contexte particulier et original, le Sénégal doit d’ores et déjà promouvoir des débats de solution et surtout faciliter les exercices de dialogue politiques mais surtout de prêter l’oreille aux jeunes sénégalais qui s’y connaissent. Il est constaté quelque part que la gestion des ressources pétro-gazières offshore nécessite une conduite collective réunissant tous les acteurs impliqués à savoir l’Etat et ses communautés impactées, les sociétés pétrolières contractantes et la société civile, en vue d’une planification et d’une gestion mieux intégrées des ressources naturelles marines et d’une prise en considération des conséquences environnementales, géopolitiques, politiques, économiques et sociales des changements planifiés.

 

En l’absence d’une bonne compréhension des enjeux, le secteur pétrolier risque de devenir un terrain d’affrontement entre les intérêts locaux et les investisseurs étrangers, entre l’Etat et sa population, entre l’Etat et les contractants, mais également entre l’Etat et les pays voisins, voire entre les contractants de l’Etats et la société civile notamment les ONG et les associations, ou encore entre le contractant et ses associés. De même, l’absence de dialogue institutionnalisé avec la société civile et les responsables du gouvernement et/ou le pouvoir et l’opposition peuvent fragiliser davantage la cohésion nationale en favorisant les fléaux de la malédiction des ressources naturelles ou du syndrome hollandais.

 

Les efforts pour gérer de manière transparente les ressources naturelles sont à saluer et à encourager. En mars 2016, la constitution a adopté de nouvelles lois portant sur la

 

reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens. A cet effet, l’article 25 prévoit que « les ressources naturelles appartiennent au peuple » il s’y ajoute dans l’article 25.3 que « Tout citoyen a le devoir de préserver les ressources naturelles et l’environnement du pays et d’œuvrer pour le développement durable au profit des générations présentes et futures ». De même la création du Cos-Pétro-gaz voit le jour quelques temps après les découvertes importantes en hydrocarbure en espérant que cela soit un outil efficace et pertinent pour suivre plus ou moins les pas de l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) et celui du publiez ce que vous payez (PCQVP).

 

Avant de pouvoir sauter sur les opportunités tant attendues par le peuple sénégalais et particulièrement par le régime actuel, il faudrait à l’Etat et les autres parties prenantes clés de jouer pleinement leur rôle et de relever les défis suivants.

 

D1 : Concilier la pêche et les hydrocarbures dans le secteur de l’environnement marin. C’est vrai que ce n’est pas une tâche facile à réussir mais avec la volonté politique et le sens de la responsabilité des compagnies à respecter les conventions et les bonnes pratiques, l’espoir sera bien permis.

 

D2 : Transformer la future manne financière en une opportunité de développement bénéfique

 

aux populations notamment locales et d’éviter le risque de potentiel conflit : le spectre du Nigeria.

 

D3 : Adopter des réformes législatives ayant trait à la gestion des ressources pétro-gazières en suivant le pas des pays qui ont connu un succès sur la gestion optimale des ressources extractives notamment pétrole et gaz. Par exemple au Ghana, « le parlement a voté à l’unanimité en mars 2011 une loi sur les revenus du pétrole répartissant les fonds de la manière suivante : 60 % consacrés au budget de l’État, 30 % au Fonds de stabilisation et 10 % réservés aux générations futures, copiant en cela le modèle norvégien. Mais le Sénégal peut encore faire mieux.

 

 

D4 : Renforcer le mécanisme contractuel garantissant la part de revenus de l’Etat du Sénégal

 

D5 : Prendre bien en compte les préoccupations environnementales car la protection des ressources renouvelables offshore est essentielle en milieu offshore. Elle permet de préserver la pêche, la biodiversité marine et l’intérêt des pêcheurs locaux. La durée de vie des projets pétroliers est limitée surtout pour la zone géographique de l’écorégion marine ouest africaine contrairement au contexte de la mer du Nord. Les durées estimées par Kosmos et Woodside

 

pour l’exploitation successive du gaz naturel et du pétrole brut peuvent ne pas dépasser les 50 ans à venir en entendant de trouver d’autres découvertes supplémentaires dans les autres blocs tel que celui de Total. En faisant une analyse sur l’effet miroir, le bloc de Rufisque Offshore peut être très abondant en terme de réserve d’hydrocarbure. Mais jusqu’ici n’oublier pas que le risque zéro n’existe pas et les cas d’accident ne sont pas rarissimes. Si ça nous arrive de subir les mêmes erreurs survenues le 17 mai 2010, lors de l’exploration du puits de Macondo dans le golf de Mexique, mandaté par British Pétroleum (BP), cela peut être très fatal pour le devenir du pays car le secteur de la pêche maritime constitue une importance capitale pour le Sénégal (devises, revenus, nourritures, emplois et stabilité sociale etc.).

 

Donc l’intervention rapide du plan d’urgence du niveau 3 doit être bien assurée et garantie en cas de catastrophe non désirée.

Abdou GUEYE

Spécialiste en hydrocarbures

Auteur de la contribution portant sur : Eléments d’alerte face à la découverte de pétrole et de gaz au Sénégal 

Publication du contrat Etat-Total: TAS y voit une diversion

YERIMPOST.COM La publication du contrat que l’Etat du Sénégal a signé avec la multinationale française Total n’est que de la poudre aux yeux. Une manière de divertir les Sénégalais pour qu’ils perdent du temps à supputer. Cette conviction est de Thierno Alassane Sall pour qui le plus opportun serait de comparer ce contrat à celui de BP. ‘Pour l’heure, la seule question qui vaille que l’on débatte, c’est que les Sénégalais savent que pendant des années, ils ont été déçus et celui qui les a déçus veut conserver le pouvoir coûte que coûte », conclut TAS.



Contrats Etat-Total: l’inquiétante nullité de l’opposition sénégalaise

YERIMPOST.COM Après des pressions intenses, auxquelles Yerimpost s’honore d’avoir contribué, l’Etat du Sénégal a fini par céder et par publier les contrats le liant à Total dans le cadre des gisements pétroliers et gaziers de Rufisque Offshore profond et de l’Ultra Deep Offshore.

Ces documents sont une mine d’informations, une illustration concrète de l’hérésie de la « gouvernance sobre et vertueuse » prônée par Macky Sall. Ils sont donc une aubaine au profit de ses adversaires politiques pour interpeller le locataire du Palais à partir de faits concrets.

Contre toute attente, l’opposition est muette sur les contrats publiés, accaparée qu’elle est par des polémiques politiciennes sans aucune prise directe sur la réalité. A l’exception notoire d’Ousmane Sonko, qui a évoqué la question sur sa page Facebook et promis d’y revenir par une conférence de presse, les leaders de l’opposition ont fait montre d’une nullité inquiétante face à une problématique aussi stratégique.

Dans les pays à démocratie raffinée, la publication de documents de ce type aurait poussé les opposants à commettre une batterie d’avocats spécialisés et de juristes-conseil pour les disséquer, en distinguer le bon du mauvais, proposer des pistes de modification en cas d’alternance au pouvoir…

C’est peut-être trop demander aux adversaires de Macky Sall qui mettent la politique politicienne au-dessus des questions stratégiques. Gageons qu’ils vont se raviser pour examiner les contrats et soulever les importantes questions qui en découlent. La nullité n’est pas une fatalité.

Cheikh Yérim Seck




Serigne Mbaye Sy Mansour, garant d’un pacte de stabilité entre les enseignants et l’Etat

YERIMPOST.COM L’instabilité notée dans le système éducatif préoccupe le khalife génélral des tidianes. Serigne Mbaye Sy Mansour, qui recevait les enseignants tidianes ce weekend, dans le cadre d’une ziarra, a exhorté ces derniers à cesser leur grève et accepter les promesses faites par le gouvernement. Le khalife a aussi exhorté l’Etat, représenté à cette occasion par le directeur des examens et concours, Amadou Moctar Ndiaye, à tout faire pour respecter ses engagements. Ainsi, pour retrouver un consensus, Serigne Mbaye Sy Mansour a convié les deux parties à une autre rencontre prévue le 8 avril à midi dans la cité religieuse de Tivaouane. Le but est de résoudre définitivement cette question et aller vers un pacte de stabilité scolaire signé par les différents acteurs, sous la supervision du khalife.




L’Etat du Sénégal va interjeter appel. La raison, selon Me Baboucar Cissé

YERIMPOST.COM L’avocat de l’Etat du Sénégal dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar vient d’annoncer que le pool commis par l’Etat du Sénégal va interjeter appel. Me Baboucar Cissé dit qu’il y a bel et bien eu préjudice, contrairement à la décision du tribunal disant qu’aucune réparation ne sera versée à l’Etat du Sénégal puisque les fonds sont ceux de la Ville de Dakar et non de l’Etat.




Karim Wade gagne définitivement la bataille de Paris contre l’Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Les avocats de Karim Wade et d’Ibrahim Abou Khalil dit Bibo Bourgi peuvent bel et bien jubiler, contrairement à l’avis de leurs collègues de l’Etat. Ces derniers estimaient que la bataille était loin d’être gagnée. Mais, il n’y a plus de doute que le fils de l’ex-président Wade a obtenu gain de cause devant la justice française, au sujet de la demande de confiscation de ses biens initiée par le Parquet financier de Paris à la demande de l’Etat du Sénégal, renseigne le journal Enquête. La décision de rejet rendue le 14 mars dernier est devenue définitive, car l’Etat ne s’est pas pourvu en cassation. Ce qui a été constaté par la justice française à travers un certificat de non-pourvoi daté du 23 mars 2018.



L’état d’esprit de Khalifa Sall à 9 jours de son délibéré

YERIMPOST.COM J-9 et dame justice décidera si oui ou non le maire de Dakar est coupable des faits qui lui sont reprochés. En attendant le 30 mars, Khalifa Ababacar Sall est, semble dire un de ses proches collaborateurs, serein. S’il est en prison, c’est par la volonté divine et s’il doit en sortir, ce sera également par la simple volonté de Dieu. Cette confession est de ce proche qui s’est ouvert à nos confrères des Echos. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, l’édile de la capitale sénégalaise est prêt à l’affronter.




Enlèvements et meurtres d’enfants: Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

Matam, le 20 Mars 2018

 

 

 

Objet : Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

 

 

 

Monsieur le Procureur de la République

 

 

Je, soussigné Monsieur Khassoum DIOP, demeurant au Quartier de SOUBALO à  Matam, me vois contraint de porter plainte auprès de votre autorité contre l’Etat du Sénégal en raison des faits suivants :

 

Un Lundi matin, en Juin 2017, l’enfant Amadou Misbabou DIALLO, âgé seulement de 8 ans, a été retrouvé mort à Mbao Cité SDE. Son corps en état de décomposition avancé fut découvert dans une poubelle placée devant une maison par un vendeur qui rangeait ses marchandises.

 

Un autre enfant du nom de Serigne Fallou BA, agé de 7 ans et demi, a été égorgé à Touba au quartier Nguirane  un matin d’un 24 Février 2018. Il fut un tout jeune écolier tué et sa tête emportée. Quelle froideur est ce meurtre à l’allure de sacrifice dans la ville sainte ! A l’intervalle de deux jours seulement, une autre enfant, Mariétou Doumbia écolière à l’établissement public Moussé Seck de Petit Mbao, a été retrouvée morte et abandonnée dans un tas d’ordures. Elle a été bâillonnée puis violée.

 

Et le plus abominable de tous ces crimes est survenu avant-hier au Quartier Gouye Mouride à Rufisque. Le bébé Serigne Fallou DIOP âgé de 2 ans et qui avait disparu depuis 3 jours a été retrouvé mort et enveloppé dans un sac à charbon abandonné dans un chantier.

 

Monsieur le Procureur, en vous rappelant tout ceci, je veux constater avec vous cette psychose générale qui a fini de s’installer dans notre société. Elle est résultante d’une recrudescence de séries de vols, viols et tueries sur nos enfants, les enfants de la nation du Sénégal. La situation est telle que nous vivons en ces temps qui courent une véritable tragédie nationale qui nous saisit, nous plonge dans une inquiétude accablante et nous laisse un grand espoir que notre indignation sera entendue.

 

Monsieur le Procureur, le silence assourdissant de l’Etat du Sénégal devant l’atrocité de tous ces crimes odieux perpétrés contre une couche très vulnérable surprend plus d’un. Un silence insolite voire complice qui viole les chartes fondamentales notre Constitution.

 

En AFFIRMANT son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 Décembre 1979, la Convention relative aux Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1989 et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 Juin 1981, l’Etat du Sénégal, par son mutisme et son inaction devant tous horreurs, VIOLE les libertés fondamentales des enfants telles que énumérées en ces lignes qui suivent :

 

Khassoum DIOP

 

 

 

Contribution: Réclamations de la diaspora d’Italie à l’Etat du Sénégal (Lamine Guéye, président du Resid)

Au regard des évènements douloureux avec la mort de nos compatriotes en Italie , puis en Espagne , dans des conditions inhumaines , la diaspora attend du gouvernement une batterie de mesures pour régler les lancinants problèmes auxquels , elle est confrontée.

 

La Diaspora Sénégalaise d’Italie selon les dernières statistiques italiennes :

 

-qui comptait au 31/12/2016, 101 207 sénégalais en situation régulière (source : Dossier Statistique Immigration 2017) et j’ajouterais, autant de sénégalais en situation irrégulière). La treizième communauté de par le nombre, présente en Italie.

 

-qui a envoyé, par le biais du transfert d’argent au Sénégal 180 milliards 211 millions 72 milles fcfa en 2016 (source dossier statistique 2017)




-qui a un taux de bancarisation de 65 %, tout en excluant les sans-papiers

 

RECLAME

Un Ministère dédié qui prend en charge ses préoccupations pour :

Une meilleure et efficace coordination dans les prises de décisions. Pour exemple sur le plan économique, le FAISE destiné à la diaspora est actuellement logé au Ministère des Affaires Etrangères ; pour accéder au financement la demande est adressée au Ministre de tutelle dont la durée de transit du courrier entre le Ministère et le FAISE : un minimum d’un mois, si on a la chance qu’elle ne « s’égare ».

 

Les Sénégalais dépensent beaucoup d’argent et une perte de temps énorme pour légaliser les documents administratifs auprès du Consulat de l’Ambassade d’Italie à Dakar, alors qu’il suffisait seulement que le SENEGAL adhère à la Convention Apostille de la Haye, pour soulager sa Diaspora.

 

Une diplomatie de proximité en plus des prérogatives classiques des diplomates, afin de mieux aider les sénégalais dans le processus de leur intégration dans les pays d’accueil. Nous citerons en exemple Feu Mame Bally SY, Ambassadeur du Sénégal en Italie, dans les années 90, qui conviait les responsables des Associations et de Dahiras jusque chez lui à la Résidence, quand il y avait des problèmes au sein de la Communauté ;il  envoyait le Consul à l’Aéroport quand un sénégalais était en difficulté avec les polices de frontière à l’aéroport; Jamais les policiers n’osaient amener un sénégalais menottés à l’Ambassade . Sur le plan économique, il se concertait avec les sénégalais, personnes ressources pour identifier les entrepreneurs italiens intéressés par le Sénégal pour y investir et lui-même les conviait à Dakar.

Une convention liant le SENEGAL et l’ITALIE est une impérieuse nécessité, d’une extrême urgence pour prendre en compte toute la problématique liée aux cotisations sociales, à la reconnaissance des diplômes, des documents administratifs, à la convertibilité des permis de conduire ( bien qu’existant et non appliqué), aux transferts de technologies.

 

Actuellement, la Direction Générale des Sénégalais de l’Extérieur qui a en main la politique migratoire de l’Etat du SENEGAL, est très limitée pour ne pas dire trop, dans ses prérogatives, car toute initiative passe d’abord par le Ministère de tutelle par le biais d’une correspondance écrite ; avec la lenteur notée dans la marche de l’administration, et, avant que le Ministre ne réagisse d’autres situations vont s’y greffer. Comment comprendre que le FAISE, fonds dédié au financement de la Diaspora, soit logé au Ministère et non à la Direction Générale des Sénégalais de l’Extérieur ? Vivement un Ministère en charge des politiques migratoires.

 

On pourrait passer toute l’année à énumérer ce qui devrait être fait, pour une politique migratoire qui profite aussi bien à la nation que les protagonistes que sont les émigrés, tant sur le plan culturel que socioéconomique..

 

Un Ministère des Sénégalais de l’Extérieur, avec une politique migratoire bien étudiée , avec des hommes de terrain ayant le profil et l’expérience , à coup sûr , mettrait La Diaspora Sénégalaise dans une situation autre que celle que nous vivons actuellement.

Vivement le Ministère des Sénégalais de l’Extérieur !

 

Lamine GUEYE

Président du RESID

Dakar SENEGAL

 

 

Le sale état dans lequel ont été laissés les gardiens du mausolée d’Al Maktoum

YERIMPOST.COM Voici, en images, le sale état dans lequel ont été laissés les deux gardiens du mausolée de Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum. Les moustarchidines, indexés comme étant les auteurs de cette agression, nient catégoriquement. Makhary Mbaye, membre de la cellule de communication du dahira, a confié à yerimpost: « Serigne Moustapha n’a envoyé personne pour agresser qui que ce soit. D’ailleurs, il n’a eu aucun mal à délocaliser la khadara pour éviter toute friction. »






Crash de l’hélico: Etat de catastrophe permanent

YERIMPOST.COM L’empressement avec lequel  le ministre de la Défense, Augustin Tine, s’est prononcé sur les circonstances de la catastrophe, qui a fait 8 morts et 12 blessés, affirmant que l’appareil était bien entretenu, est sujet à questionnement. Pourquoi vouloir expliquer les causes du drame qui s’est produit en l’absence de conditions météorologiques défavorables ? La qualité de la maintenance est au centre de toutes les interrogations au lendemain du crash.

Le Mi-17 est un hélicoptère de transport russe qui a effectué son premier vol en 1970. On ignore dans quelles conditions l’Armée nationale a acquis cet appareil et si le kilométrage de l’hélico a été vérifié avant de l’acheter. A-t-on des mécaniciens sénégalais suffisamment formés pour assurer l’entretien, pour un pays qui n’utilisait pas ces hélicoptères avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, pouvant utiliser un réel stock de pièces de rechange dans une industrie où le niveau de recyclage des déchets est presque nul ? Toutes ces questions sont légitimement portées à la connaissance de nos autorités, qui ne pensent pas à répondre et donnent dans le dilatoire, espérant encore une fois l’oubli.

D’ailleurs, c’est l’ouverture du Dakaa de Médina Gounass qui, de façon récurrente, est le théâtre de drames liés à des incendies accidentels que nulle sensibilisation ou préparation des pèlerins n’est jamais venu circonscrire. Aucune responsabilité n’a été établie pour le drame de l’année passée, aucune leçon tirée, et c’est toujours ainsi que nous allons de catastrophes en accidents mortels, lesquels, au lieu de nous faire changer de comportements, laissent affleurer chez les Sénégalais des allusions irrationnelles au penchant malchanceux et morbide de notre président de la République et à évoquer des sacrifices, ce qui serait risible si ce n’était pas dramatique.

Quand va-t-on travailler à prévenir les accidents plutôt que de les commenter en invoquant « pas de chance » ? C’est aux Sénégalais d’exiger que nos gouvernants nous mettent ne serait-ce qu’à proximité du « risque zéro ». Mais puisqu’ils savent qu’ils peuvent toujours compter sur notre propension à évoquer le surnaturel, alors pourquoi se gêneraient-ils à différer leurs efforts pour une totale transparence ?

Jean Pierre Corréa



Le collectif des avocats de Karim Wade étrille l’Etat, les magistrats sénégalais, la CREI, Macky Sall lui-même…

YERIMPOST.COM Dans le communiqué ci-dessous…
La cour d’appel de Paris a rejeté, ce mercredi 14 mars, l’appel formé par l’État du Sénégal contre le jugement du tribunal de grande instance de Paris du 26 septembre 2016 qui avait refusé la confiscation de biens appartenant à M. Karim Wade. La justice française a ainsi refusé une nouvelle fois de reconnaître et d’exécuter l’arrêt de la CREI contre M. Karim WADE, constatant ainsi que cet arrêt n’a pas de valeur juridique.
L’État du Sénégal se prévalait de l’arrêt rendu dans des conditions scandaleuses par la CREI, ressuscitée par un simple décret de M. Macky Sall en violation de la Constitution et des conventions internationales signées par le Sénégal.




La justice française a ainsi désavoué une seconde fois le procès engagé en 2012 contre M. Karim Wade par le pouvoir sénégalais. Poursuivi, jugé et condamné pour des raisons purement politiques, M. Karim Wade a été la victime d’un procès politique dépourvu de tout caractère équitable, gravement attentatoire aux droits de la défense, dirigé par des juges partiaux et marqué par de très graves irrégularités. L’arrêt de la cour d’appel le démontre : la justice sénégalaise a été instrumentalisée.
Cette nouvelle défaite de l’État du Sénégal dans les procédures internationales s’ajoute à tous les échecs qui lui ont été infligés tant par le Parquet national financier de Paris que par la Cour de justice de la CEDEAO ou le Groupe de travail des Nations Unies qui a solennellement déclaré que la détention de M. Karim Wade était arbitraire. La justice a été rendue à Paris, conformément à la loi, par des magistrats intègres et indépendants. Elle signifie que l’arrêt de la CREI, confirmé dans la précipitation par la Cour suprême du Sénégal, est dépourvu de toute valeur juridique. Dans un État de droit, démocratique, cet arrêt ne peut désormais plus produire aucun effet.
Aucune nouvelle manipulation, aucune nouvelle instrumentalisation de la justice sénégalaise n’empêchera M. Karim Wade d’exercer ses droits civils et politiques par une candidature effective à l’élection présidentielle de février 2019, pour que le Sénégal redevienne un pays démocratique, respectueux des libertés individuelles et des droits fondamentaux.
              Fait le 14 mars 2018




Urgent: La justice française rejette le recours de l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim Wade

YERIMPOST.COM Les biens de Karim Wade ne seront pas confisqués. Après le recours déposé par l’Etat du Sénégal pour la saisie et la confiscation d’un patrimoine appartenant à l’ancien ministre, notamment deux appartements dans la capitale française, la Cour d’appel de Paris vient de rejeter purement et simplement la requête introduite par le Sénégal par le biais de son agent judiciaire. Une décision similaire avait déjà été rendue en première instance.




Lutte: Sa Thiès à l’hôpital dans un état critique après son combat

YERIMPOST.COM D’après le journal L’As, Sa Thiès serait actuellement très mal et aurait le visage complètement défiguré. Pour cause, les coups de poing pris lors de son combat contre Boy Niang, dimanche dernier, auraient mis le lutteur en mauvais état. La source renseigne qu’après le combat, le jeune frère de Balla Gaye 2 a été acheminé directement chez son médecin traitant pour y suivre les premiers soins à cause de son visage très affecté.




L’Agent judiciaire de l’Etat sur un autre front à Kaolack

YERIMPOST.COM L’Agent judiciaire de l’Etat est sur un autre front. Il a été récemment entendu par le juge du deuxième cabinet du tribunal de Kaolack, selon Libération, pour formaliser sa constitution de partie civile dans le cadre d’une information judiciaire sollicité par le parquet de la même localité et relative à un énorme scandale foncier.

www.yerimpost.com

Khalifa Sall liste les coups bas qu’il a reçus du pouvoir et dénonce l’instrumentalisation de l’Etat

YERIMPOST.COM L’instrumentalisation de l’Etat pour faire de la politique, c’est ce qu’a dénoncé le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, ce lundi 12 février, devant le tribunal. A l’entendre, depuis qu’il a refusé l’offre qui lui a été faite en 2012 par les tenants du pouvoir, il a été écarté du protocole de l’Etat. Le maire a ajouté: « Quand on travaille pour Dakar, c’est pour tout le Sénégal… Nous travaillons pour les populations. Alors, il est évident que, dans des situations, une certaine intelligence aurait conduit les autorités à des discussions pour l’intérêt des populations. Nous avons beaucoup de programmes pour Dakar, mais nous avons en face un adversaire qui ne veut pas que l’on fasse un bilan.» Et Khalifa Sall de poursuivre: « Nous n’avons pas reçu les 115 milliards qui étaient prévus pour les 5 dernières années. C’est Dakar qui perd parce que ce montant aurait pu servir à réaliser certains projets dans la capitale. Mais tout a été bloqué. Ce qui est dommage, c’est qu’on utilise l’Etat pour faire des combats politiques. »




Le Collectif pour la défense des intérêts des Mbourois porte plainte contre l’Etat et la FSF

YERIMPOST.COM Le CDIM commet des avocats, porte plainte contre l’Etat et la Fédération sénégalaise de football suite à la réintégration de l’USO dans le championnat. Ci-dessous l’appel lancé aux Mbourois et le mémorandum du Collectif:..

Chers Mbourois,
C’est avec amertume et inquiétude que nous avons constaté la tournure actuelle du drame du 15 Juillet avec la réintégration tout azimut de l’Uso dans le championnat professionnel de Ligue 1 et la volonté délibérée des acteurs du football national d’étouffer cette affaire sans que justice ne soit rendue au préalable alors qu’au même moment, des centaines de blessés croupissent dans leurs domiciles,rongés qu’ils sont par des douleurs physiques et morales sans aucune assistance médicale ni un accompagnement psychologique.
Au regard de cette situation,le CDIM a décidé de concert avec les familles des victimes et blessés de ce drame,après une longue réflexion partagée avec des spécialistes de tout bord,d’engager une action en justice.Ceci non pas pour dénoncer la mauvaise gestion du drame dont Mbour a souffert.Loin s’en faut,mais pour identifier et situer les responsabilités quelles qu’elles soient à tous les niveaux.
Une conférence de presse sera organisée ce Samedi 10 Février à 11h à la Salle de délibération de la Mairie de Mbour en présence des avocats engagés par le Collectif pour davantage éclairer la lanterne des Sénégalais sur les nébuleuses qui entourent cette affaire.
Nous invitons tous les Mbourois à venir assister massivement à cette Conférence de Presse!

 

COLLECTIF MBOUROIS

 

MEMORANDUM

 

C’est avec amertume et indignation que le monde sportif et la population sénégalaise en général, ont constaté par voie de presse la décision rendue par le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) .

 

Laquelle décision est irrégulière à tout point de vu .Une décision rendue avec la complicité de la Fédération Sénégalaise de Football qui s’est très rapidement résignée à prendre acte après avoir été pointée du doigt sans la nommer par le TAS y compris la ligue Pro .Elle a en effet accepté dès le début de donner un effet relatif à sa décision de suspension prononcée à l’encontre de l’US Ouakam . Il faut rappeler que la saisine du Tribunal Arbitral du Sport est subordonnée au consentement réciproque des parties par l’établissement d’une convention d’arbitrage.

 

La population Mbouroise est aussi écœurée de constater qu’il y’a une volonté manifeste de la ligue

Pro d’intégrer l’Union sportive de Ouakam dans le championnat National, les propos tenus par

Monsieur Abdoulaye Sow en sont une parfaite illustration.

 

Pour réponse, les sentences arbitrales rendues par le TAS bénéficient d’une force exécutoire relative contrairement à ce qu’avance Mr Abdoulaye Sow.

 

Il existe bel et bien une voie de recours offerte aux parties lorsqu’elles estiment que la décision est irrégulière.

 

En effet la FSF peut saisir le Tribunal fédéral Suisse en invoquant surtout le motif d’incompatibilité avec l’ordre public de la décision en appel du TAS. Il y’a des risques de trouble à l’ordre public si jamais les 3 clubs de Mbour affrontent l’USO .

 

Une voie de recours au Tribunal fédéral Suisse est ouverte pour des motifs limités, tels que l’absence de compétence , la violation des règles élémentaires de procédure (Ex : Violation du droit d’être entendu ) ou l’incompatibilité avec l’ordre public .Le fondement de la compétence du Tribunal fédéral de Suisse contre les décisions du TAS résulte de la loi fédérale Suisse sur le droit international privé du 18 /12/1987 (Voir arbitrage TAS 92/63G c/FEI ) in recueil sentences du TAS 86/98.En outre le chapitre 12 de la loi sus visée définit le champ d’application de l’arbitrage internationale en son alinea 1 de l’article 176 en ces termes : « les dispositions du présent chapitre s’appliquent à tout arbitrage si le siège du tribunal arbitral se trouve en Suisse… » Au regard de tous ces faits

 

 

  • Nous demandons à l’Etat du Sénégal de prendre ses responsabilités face à une telle situation.

 

  • Nous tenons pour responsable la FSF , des dérives éventuels pouvant naitre de la participation de Ouakam dans le championnat.

 

  • Nous demandons également la tenue imminente d’un procès pour le repos de nos disparus (situer la responsabilité des organisateurs).

 

Ø   Nous savons également que la percée des clubs Mbourois au niveau du football sénégalais dérange certains en l’occurrence les fédéraux sénégalais.

 

  • Le bras de fer des dirigeants du football Mbourois avec M.Augustin Senghor lors des renouvellements ne doit pas se répercuter sur le football Sénégalais.

 

  • Enfin nous n’excluons aucune forme de lutte pour que justice soit rendue à nos illustres disparus.

Exclusif! ATT est-il vraiment rentré au Mali ?

YERIMPOST.COM C’est à bord de l’avion présidentiel du Mali que, le 24 décembre 2017, Amadou Toumani Touré surnommé ATT a quitté Dakar, où il vivait en exil depuis cinq ans, pour Bamako.

Arrivé dans son pays, l’ex-président malien destitué par un coup d’Etat en 2012 s’est plié à quelques contraintes protocolaires et familiales. Il a eu avec Ibrahim Boubacar Keïta, l’actuel locataire du Palais de Koulouba, une rencontre fort médiatisée. Avant d’aller se recueillir, sous l’oeil des caméras et des appareils-photo, sur la tombe de sa mère décédée en 2015, alors qu’il était en exil.

Puis, sans crier gare, ATT et son épouse sont revenus le 30 décembre à Dakar, où ils ont pris goût à vivre, avec leurs enfants, dans une villa cossue nichée dans le quartier très résidentiel des Almadies. Cette grosse bâtisse dérobée aux regards par des longs murs est un espace agréable où toutes les commodités sont réunies.

Yerimpost tient de source sûre que la location de cette résidence et toutes les charges qu’elle secrète (eau, électricité, téléphone, internet, entretien…) sont entièrement prises en charge par l’Etat sénégalais. Comme le veulent les règles de courtoisie diplomatique à l’égard d’un ancien chef d’Etat hôte du Sénégal.

C’est un honneur pour notre pays, et Yerimpost s’en réjouit, qu’ATT, qui n’est plus empêché de retourner au Mali, ait choisi de garder un lien avec Dakar et d’y séjourner le plus gros du temps. L’hospitalité sénégalaise, la Téranga, n’est pas un vain mot. Ce pays a des charmes que seuls les Sénégalais ne savent pas apprécier.

www.yerimpost.com

Les avocats de Karim Wade démentent toute victoire de l’Etat contre leur client à Monaco

YERIMPOST.COM Ils ont réagi dans le communiqué ci-dessous…

L’Etat du Sénégal, comme à son habitude, a fait croire que «Karim Wade et Cie perdent à
Monaco».
Ce mensonge d’Etat ne reflète pas les termes du jugement rendu par le tribunal de Monaco
le 25 janvier 2018.
A cet égard les avocats de Karim Wade tiennent à apporter les précisions ci-après :
1. En vérité, le jugement rendu par le tribunal de Monaco a ordonné la mainlevée
immédiate de la saisie-arrêt effectuée par l’État sur le compte de Karim Wade.
2. L’information à laquelle l’Etat du Sénégal fait référence est relative à une procédure
de validation de ses saisies qu’il a initiée auprès de la justice monégasque. En
réponse à cette requête, le tribunal de Monaco n’a pas accepté la validation de la
saisie-arrêt pratiquée par l’Etat du Sénégal. Le juge a prononcé le sursis à statuer et
a subordonné la validation de la saisie bancaire à la reconnaissance dans la
principauté de Monaco du jugement de la CREI (ce qui a déjà été refusé par la
France).
L’Etat du Sénégal n’a donc pas obtenu la validation des saisies qu’il sollicitait de la
principauté de Monaco, ce qui constitue un revers judiciaire incontestable.
Le Tribunal de Monaco n’a donc fait que constater les errements de l’Etat du Sénégal,
même si par ailleurs elle a déclaré cette saisie-arrêt recevable. Toutefois, cette action ayant
été déclenchée dans une banque où Karim Wade n’a aucun compte, elle est donc sans
objet.
Encore une fois, le gouvernement du Sénégal continue de tromper et de manipuler l’opinion
publique en ce qu’il avait affirmé début janvier avoir récupéré 8 milliards de F.CFA à
Monaco dans le cadre de la traque des «biens mal acquis». Ce jugement du 25 janvier
montre bien que la procédure est en cours et que les demandes de l’Etat n’ont pas abouti.
L’Etat du Sénégal ferait mieux de se prononcer sur les informations extrêmement graves
révélées par le journal Walfadjiri dans son édition du 31 janvier 2018 qui mettent en lumière
des éléments nouveaux et scandaleux dans le procès Karim Wade, à savoir :

l’intervention d’un magistrat étranger dans une procédure judiciaire relevant
exclusivement des tribunaux sénégalais sans aucune autorisation ;

la dissimulation, la soustraction et le recel d’un document essentiel dans une
procédure judiciaire par le Chef de l’Etat Macky Sall, Président du Conseil supérieur
de la magistrature, ses différents ministres de la justice et les magistrats de la CREI.
Ce document aurait fondamentalement changé le cours du procès et aurait prouvé
l’innocence de notre client.
1

Face à la décision du tribunal de Monaco favorable à Monsieur Karim Wade et aux
révélations de Walfadjiri, le Chef de l’Etat Macky Sall, Président du Conseil supérieur de la
magistrature a le devoir d’éclairer immédiatement l’opinion nationale et internationale sur
cette nouvelle affaire qui démontre encore une fois l’instrumentalisation de la justice
sénégalaise pour écarter le candidat Karim Wade de l’élection présidentielle de 2019.

Fait à Dakar, le 01er février 2018
Signé :
Les avocats de Karim Wade

2

 

L’Etat du Sénégal autorisé à prendre ce qui est dans les comptes de Karim et cie à Julius Baer

YERIMPOST.COM La demande de l’Etat du Sénégal concernant les comptes de Karim Wade, Bibo Bourgi, Pape Mamadou Pouye, Ibrahim Abou Khalil Bourgi et des sociétés leur appartenant a connu une suite favorable. La saisie-arrêt sur les comptes des précités à la S.A.M Julius Baer Bank est régulière et doit produire ses effets. C’est le 25 janvier dernier que le tribunal de première instance de Monaco a rendu cette décision. Cela, suite à une décision de l’Etat d’introduire un appel du premier jugement qui était à l’avantage de Karim Wade et Cie. C’est le quotidien Libération qui file l’information confirmée par Le Soleil. l’Etat met ainsi la main sur 10 milliards de francs cfa en argent et biens.




Enquête exclusive: Cette guerre du gaz qui risque de paralyser le Sénégal!

YERIMPOST.COM Le Sénégal est tout près d’un arrêt brutal de la distribution de gaz butane, à l’instigation de Diprom, Lobbou Mame Diarra Bousso, Oryx et Total réunis au sein du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole au Sénégal (GPP). En cause, le comportement de l’Etat qui a décidé, sans appel d’offres, de faire fournir par International trading oil and commodities corporation (Itoc) toutes les 200 000 tonnes de gaz qui couvrent la consommation des Sénégalais pour 2018.

Marginalisé, le GPP a saisi le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, et a sollicité l’arbitrage de l’Etat en vue d’un éclatement équitable de cette commande qui puisse permettre à ses membres d’en importer une partie.

Au moment où ces lignes sont écrites, Diprom (qui possède notamment Touba Gaz et Touba Oil), Lobbou Mame Diarra Bousso, Total et Oryx ont reçu une promesse non encore actée de se voir attribuer la fourniture de 12 butaniers, soit une quantité totale de 48 000 tonnes à elles quatre. Tout le reste revenant évidemment à la seule Itoc.

Le GPP va-t-il accepter cet arrangement ? Que risque-t-il de se passer si un accord n’est pas trouvé ?




Le cas échéant, le Sénégal file droit vers une grave pénurie de gaz butane, une panne sèche dans les foyers et les entreprises. Lobbou Mame Diarra de Aliou Lô et Diprom de Cheikh Sèye contrôlent en effet l’essentiel du réseau de distribution du gaz à travers tout le pays. Il y a quelques jours, elles ont convoqué leurs distributeurs les plus importants, manifestement pour les préparer à une riposte au cas où elles seraient écartées de l’importation.

Le GPP est d’autant plus déterminé qu’il a connu une situation similaire en 2017. C’est au deuxième semestre de l’année dernière qu’il a réussi, après un premier arbitrage de Dionne, à obtenir une dérogation au contrat d’exclusivité liant la Société africaine de raffinage (SAR) à Itoc pour pouvoir obtenir d’importer 2 butaniers par mois sur six mois.

C’est d’ailleurs pour éviter d’être lésé à nouveau en 2018 que le GPP a adressé, dès le 29 décembre 2017, un courrier à Mansour Elimane Kane dont Yerimpost a obtenu copie pour lui dire ceci : « Le planning qui couvrait le deuxième semestre 2017 étant entièrement exécuté, l’ensemble des sociétés importatrices regroupées au sein du GPP souhaitent se voir confier a minima 50% des importations du GPL au Sénégal en 2018, en attendant la libéralisation totale des importations. Comme ils l’ont démontré en 2017, tous les acteurs du gaz réunis au sein du GPP souhaitent continuer à contribuer efficacement à la sécurisation de l’approvisionnement du pays en gaz butane. »

Réclamant 50%, le GPP a failli se retrouver avec… rien. N’eut été ce recours qu’il a entrepris envers l’Etat et qui n’a pas encore abouti à une notification officielle d’un quelconque tonnage à importer.

Si elles n’ont pas gain de cause, ces sociétés importatrices se retrouveront dans une situation catastrophique. Contrairement à Itoc, qui est un trader, elles sont des industries qui ont investi plusieurs milliards pour installer des tanks de stockage, fabriquer des bouteilles, acquérir du matériel de conditionnement, disposer de camions pour la distribution… Elles n’ont d’autre choix que de travailler ou de recourir à tous les moyens de pression possibles pour survivre.

Si, cette fois-ci encore, on parvient à éviter un choc gazier, l’Etat doit s’impliquer pour instaurer une sécurité durable dans ce secteur stratégique. Il doit attribuer la fourniture de gaz butane sur la base d’un appel d’offres. A défaut, il devra répartir avec plus d’équité la commande entre les différents prestataires afin que chacun puisse vivre…

Cheikh Yérim Seck

 

 



° Top