Blog de Cheikh Yerim Seck

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Et si le mensonge était une valeur sociale ?

Le mensonge est souvent mobilisé dans des situations où les individus sont en interaction. La pluralité des moyens d’expression, des moyens de communication avec notamment les médias, Internet, font que le mensonge ne peut pas seulement avoir un caractère verbal. Le mensonge peut prendre différentes formes. Mais ce qu’il faut comprendre également, est qu’il a un sens pour l’individu qui en fait usage autant qu’il peut amener celui ou celle qui en est victime à penser – s’il ou si elle est conscient (e) de cette pratique – qu’il ou qu’elle a été désabusé (e) et qu’une forme d’irrespect s’est manifestée à son égard.




Le mensonge et ses usages

Le mensonge est une information fausse ou manipulée, qui a pour objectif d’amener la personne qui écoute ou avec qui on interagit à orienter sa penser ou à émettre des jugements selon ses désirs. Le mensonge peut également être une vérité qui n’est pas exprimée dans le contexte approprié. Mentir est l’expression d’une inégalité réelle ou supposée parce que la personne qui ment, se situe consciemment ou inconsciemment dans la dynamique d’une relation asymétrique dans laquelle le protagoniste ou l’interlocuteur n’est pas douée d’une intelligence égale ou est carrément dans une position inférieure en termes d’analyse de la situation qui lui est relatée. La nature du mensonge qui le rend également singulier, est qu’il utilise la supposée ignorance de l’autre. Mentir ne peut avoir de valeur qu’à partir du moment où la conscience de l’individu le rassure sur le fait que l’autre n’a pas d’informations sur la situation, sur l’événement qu’il est en train de lui conter.

Si nous prenons l’exemple des candidats à une élection, mentir en faisant des promesses, a la particularité de s’appuyer sur une confiance acquise. L’individu qui ment à un groupe, à une foule, s’appuie sur une confiance que lui accordent les gens. Même s’il a conscience qu’il ne peut rien faire, ou qu’il ne peut rien changer, il donne à son mensonge une valeur alimentée par une confiance acquise. Mais on peut continuer à analyser ou à réfléchir sur le mensonge en portant par exemple un avis sur un autre type de mensonge : le mensonge comportemental. Mais comment est-il construit ?

Continuons l’analyse avec l’exemple des élections. Mais cette fois-ci on serait tenté de dire que c’est la société qui est à l’origine de ce type de mensonge comportemental. Les gens qui veulent gagner le cœur des électeurs, même s’ils savent en leur for intérieur qu’ils ne sont pas honnêtes, vont quand même jouer la carte de la sincérité, de la vérité, de l’amour du peuple, de la solidarité, de la proximité. Mais l’identification à ces valeurs est une demande du peuple. Cette contrainte des valeurs qui s’applique à ces potentiels élus, est le point de départ du mensonge comportemental. Elle en est même la principale cause. La société devient victime de ce qu’elle produit. Cette théâtralisation des bons comportements, des valeurs nobles que mènent les candidats à une élection est dangereuse car elle insulte l’intelligence des citoyens et entraîner la déception.

Dans tous les cas, on assiste à une instrumentalisation du mensonge car les individus en le pratiquant, veulent atteindre des objectifs. Mais peut-il y exister un mensonge bienveillant ou un mensonge qui finit par produire quelque chose de positif ?

L’individu une fois élu peut changer son discours et faire comprendre qu’il y a des circonstances sociales, politiques, économiques qui ont favorisé le non-respect des promesses tenues lors de sa campagne électorale. Mais le mensonge persiste, la promesse tenue ayant pris naissance dans un mensonge. Mais peut-on avouer son mensonge à une foule qui nous a fait confiance jusqu’à voter pour nous ? Pour certains politiques, effacer le mensonge va consister à opter pour un agir véridique c’est-à-dire à mettre en place des moyens alternatifs de prise en considération des besoins des populations.

Que dire par exemple d’un homme, qui engagé dans le processus de choix d’une conjointe va faire usage du mensonge afin de projeter une image positive de lui envers la potentielle belle-famille. Ces pratiques peuvent peut-être tourner à son avantage si la potentielle conjointe se représente cette action, cette situation en pensant que la raison de son mensonge est due à l’amour. Voici une phrase qui est souvent servie « je t’ai menti parce que je ne veux pas te perdre ». Mais est-il rassurant, sûr, de laisser un mensonge fonder une relation, constituer le point de départ d’un couple ? Si le mensonge est le premier invité à entrer dans la maison du couple, il y a de fortes chances qu’il y fasse sa demeure pour toujours. Vu sous cet angle, le mensonge ne peut être valorisé jusqu’à être le moyen et la finalité sinon à un moment donné il va tuer la relation de confiance.

Dans certaines situations sociales, la nature des relations entre gouvernant et gouverné, entre mari et femme, entre amis, entre parents et enfants, montre que le mensonge ne peut pas être une valeur. Il n’a même pas à être une stratégie ou l’expression d’une pitié ou d’une compassion parce que soit disant on ne voudrait pas faire mal à un ami, à un mari, à une femme, à un enfant. La vérité est la meilleure des valeurs. Mais pour l’exprimer, l’individu est socialisé d’une certaine manière, a acquis une certaine expérience qui lui permet de savoir à quel moment, il peut la dire pour qu’elle ne soit pas contre-productive. La nature des situations impose l’adoption d’un comportement particulier et une forme de solennité ainsi qu’une forme de langage qui puisse amener l’interlocuteur à comprendre et à s’approprier cette vérité pour agir en conséquence.

Le mensonge : expression d’une contrainte sociale ?

La construction sociale du mensonge est problématique car les individus qui composent la société au sein de laquelle il prend naissance, l’utilisent et le rendent légitime afin de se protéger les uns contre les autres. On assiste alors à un mensonge protecteur car les individus manipulent l’information qu’ils détiennent pour que les autres ne sachent rien de leurs projets. Le mensonge devient ainsi un instrument de la réussite à travers sa façon de contrecarrer les pratiques destructrices des autres à travers l’expression d’une jalousie envieuse.

Cette façon de pratiquer le mensonge nous pousse finalement à nous demander si la vérité est bonne à exprimer et à valoriser dans la vie sociale ?

Il y aurait en effet des mensonges prescrits et des mensonges proscrits selon le contexte qui les fait émerger dans les relations sociales et les interactions. Mais comment arrive-t-on à mentir sciemment alors que d’un autre côté nous avons incorporé des manières de faire grâce à une socialisation religieuse ou familiale. Il n’est pas rare, en effet, de surprendre sur les plateaux de télévision des personnes s’en prendre à leurs semblables qui font usage du mensonge. On pourrait penser que nous détestons ce qui nous aide pourtant à nous débarrasser des mauvaises langues, de la jalousie. Il y a un usage instrumental du mensonge qui est valorisé car il permet aux individus de se protéger contre leurs semblables qui sont capables de freiner leur élan de réussite.

Mentir peut également être l’expression d’un mal-être qu’on désire éviter quand on est sous le feu des critiques difficiles à supporter. Il peut naître d’une introspection qui a pour conséquence de se dédoubler dans la conscience de l’interlocuteur pour penser à sa place le jugement négatif qu’il porterait sur nos actes. Cette entreprise procède finalement d’une contrainte subie puisqu’en ayant conscience que l’acte posé n’est pas conforme aux valeurs et normes sociales, l’individu l’anticipe en livrant une version tronquée pour ne pas être vu comme un déviant. C’est peut-être cette contrainte sociale que subit l’individu – qu’il en prenne conscience ou non – qui peut permettre également de comprendre la manière dont le mensonge se construit socialement.




Les usages sociaux du mensonge montrent finalement que ce n’est pas l’expression d’une liberté qui pousse les individus à s’y exercer. Des intérêts personnels, une protection contre des pratiques, une crainte de sanctions, de critiques, sont quelques raisons qui peuvent nous éclairer sur cette pratique. Il va sans dire que son usage semble avoir pour objectif de maintenir une cohésion au sein de la société. Mais l’ampleur de cet usage ne révèle-t-il pas également une incapacité des individus à faire usage et à mobiliser la vérité quand il le faut autrement dit l’individu en action possède-t-il les capacités cognitives pour exprimer à un moment bien déterminé la vérité en fonction de la lecture des situations, des contextes, des attitudes de ses interlocuteurs ?

Et si la péréquation était le challenger capable de battre Macky au premier tour ?

Dés l’arrivée du Président Macky Sall au pouvoir en 2012 , le prix du baril de pétrole a commencé à se mettre à genoux, pour finir à se mettre à plat. C’est-à-dire que le litre d’essence était vendu pour le prix de deux. Le prix de l’autre litre allait dans l’escarcelle de l’Etat. Et, ce, pendant les six ans de règne du Foutanke de Fatick.

Mais où est donc passé tout cet argent ?




Du temps de Senghor et de Diouf une Caisse était là pour mettre à l’abri la Péréquation positive sur les denrées de première nécessité : riz, sucre, énergie……..En d’autres termes, sans parler comme nos ingénieurs et autres techniciens pédants, si l’argent était gardé dans un lieu sûr les fonds seraient « redépensés » avec les émoluments adéquats pour garder les prix à leur niveau. Les acrobaties  que fait le Trésor actuellement en moins.

Une première question s’impose. Où sont passées ces sommes que j’estime à un trillion, c’est-à-dire mille milliards de nos francs CFA. Sept cent(700) milliards représentant les montants perçus en principal sur la différence du prix à la pompe. Et le prix du baril continuait à baisser jusque sous la barre de la moitié de son prix par rapport à 2012. A cela s’ajoute le taux d’intérêt annuel cumulé sur six ans. L’unité de caisse qui est la règle principale de notre Trésor est passée par là.

Il en résulte qu’aujourd’hui nous sommes devant une double locomotive poussant vers le haut le prix du baril additionné  au taux du dollar par rapport à l’euro. Nous avions un dollar vacillant entre 400 et 450 CFA contre un dollar à 600 ou 650 de nos francs. Et s’il arrive un jour que le Sénégal atteigne ce que j’appelle le double  dôme( DD) constitué par la conjonction d’un baril à 100 dollars et un dollar à mille francs ?

N’excluons pas cette éventualité aussi catastrophique qu’elle soit.

En tout cas la tendance est à la hausse et les indicateurs montrent une accélération de cette hausse.

La politique de l’Etat consiste à apporter des palliatifs dont les recettes consistent à bloquer le règlement de la dette intérieure qui s’enfle. Et le bombardement tous azimuts des impôts sur une Economie qui ne bouge pas. Produisant des faillites en cascades. Menaçant même le système bancaire censé être un régulateur pivot.

Toutes ces « acrobaties » ont atteint leur limite et l’heure de vérité s’approche.

Cela signifie qu’au mois de décembre, lors de la prochaine mi-temps avec le duo FMI Banque Mondiale,  le Sénégal sera devant un dilemme. Soit pratiquer la vérité des prix, une hausse du prix à la pompe, locomotive qui entrainerait celle généralisée des prix, c’est-à-dire une inflation galopante. Ou alors un clash avec le système de Brettons Wood. D’autant plus que le Sénégal a cessé de publier les résultats des fonds qu’il percevait de la péréquation que je qualifie de positive. Et, ce, depuis 2014.

D’où les réserves émises par les spécialistes en la matière quant au chiffre de 6%  de taux de croissance. Cet élément principal vient obérer ce chiffre pas tout à fait sacré.




Un mécontentement populaire résultant de l’effet d’un duo pénurie-inflation n’est pas ce que devrait souhaiter un candidat sortant à un suffrage qui risque de lui être fatale.

C’est cela le véritable challenger que devrait craindre notre ami de Président, monsieur Macky Sall.

Il s’agit bien de pouvoir dire,  cette fois-ci, ou ça passe ou ça casse.

 

DR AHMED KHALIFA NIASSE

 

Contribution: Et si Bamba Fall était au centre d’un deal politique orchestré entre Macky et Khalifa Sall

 

Depuis un mois, le plus proche lieutenant de Khalifa Sall, Bamba Fall est devant le feu des projecteurs des médias par ses accointances avec le pouvoir. Ces sorties répétées nous poussent à faire des analyses et à se poser des questions.

 

« Ce que disent les gens ne m’intéressent pas. Ce que je vais faire maintenant, c’est de libérer Khalifa Sall. Et au lendemain de sa libération, je saurai quoi faire. Pour le moment, je ne négocie rien ». à dit récemment Bamba FALL.

 

Pour le moment il négocie rien, et pour Demain ?

Cette question mérite une réponse toute particulière. D’où ma question Bamba est – il au centre d’un grand deal mise en place pour libérer Khalifa Sall, s’allier avec l’APR et ainsi anéantir les ambitions du tenace Idrissa Seck ? Je donne ma langue au chat !





La politique et la ruse ne vont-elles pas de concert ? En tout cas, Me Abdoulaye Wade surnommé « Ndiombor » ne va certainement pas nous démentir.

Ses dernières sorties récentes entrent dans le lot de la realpolitik sénégalaise. Toujours est il que Bamba Fall n’est pas n’importe qui dans l’entourage de Khalifa SALL. La preuve, ce dernier au lendemain de la sortie de Bamba Fall remerciant vivement Macky Sall devant le premier Ministre Boune Dionne, il avait sommé son équipe politique de ne jamais dire du mal de lui. Et dans une vidéo récente, Youssou Mbow, ex responsable des enseignants socialistes, affirmait que « jusqu’à preuve du contraire, il reste dans le combat pour la libération de Khalifa Ababacar Sall ».

 

En plein procès, Bamba avait dit que rien ne sera laissé en rade pour sortir leur leader des mains de Dame Justice. Nous sommes là et nous veillons au grain et Khalifa Sall ne sera jamais sacrifié.

 

L’autre équation à plusieurs sorties est Idrissa Seck qui est en train de faire son envolée sur les sondages politiques. Pour l’Etat, libérer Khalifa sans fond politique, amputé de ses lieutenants, Bamba Fall et … Barthélémy Diaz, causerait moins de dégâts en 2019 que le futé et imprévisible Idy ! Et nous parlons bien de Barth ! Et c’est Youssou Ndour qui a été choisi pour s’en charger. Qui ne se rappelle pas de la sortie teintée de You à l’émission « face to face » affirmant que  » Barthelemy Dias est mon pot » sic !

Sur les accusations portées contre Youssou Ndour à propos de la caisse d’avance, le maire de Mermoz –Sacré Cœur avait plaidé en sa faveur : « Youssou a bénéficié de soutiens non pas en tant nécessiteux, mais en tant qu’ambassadeur de la culture sénégalaise. Youssou Ndour, on l’aime ou pas, est un ambassadeur du Sénégal. Youssou Ndour est une référence pour le Sénégal »

 

Quid d’un deal sur le dos du PS et de Tanor

Au delà de toutes ces considérations, un point noir risque de capoter ce supposé deal politik ! C’est le PS et tout Benno dont l’APR et le PS sont membres fondateurs. En effet, un rapprochement entre pro-khalifa et l’APR sera perçu comme une trahison de la part du chef de l’Etat. Mais comme la politique a ses raisons que la raison ne percevra jamais, l’avenir nous édifiera !

Mais pour le moment tout ceci n’est que suppositions basées sur l’          analyse de l’actualité politique au pays de Senghor !

 

 

 

Mamy LEYE / SAMAREW Group

www.samarew.com

 



Directeur général de la société Elhadji Doudou Basse, qui était Maha ?

YERIMPOST.COM Maha Basse a abrégé sa vie et celle de son ami et confrère sur un coup de folie. Mais cet entrepreneur n’était pas si fou. Fils d’Elhadji Doudou Basse, grand propriétaire terrien, Maha Basse était le directeur général de la société Elhadji Doudou Basse spécialisée dans l’immobilier. Un tour au domicile du défunt par le quotidien l’Observateur pour tenter de comprendre le geste de cet homme de nature si discret. 30 ans d’amitié le liaient à sa victime Mamadou Collé Diakhaté. « Depuis qu’ils se sont connus, ils ne se sont plus quittés. Ils étaient unis comme les doigts de la main et Dieu avait décrété qu’ils mourraient ensemble. Ils étaient un et indivis mais Satan a fait son œuvre et nous les avons perdus tous les deux », a confié un proche. Dans la maison mortuaire, le journal a rencontré le frère aîné de Maha, Pape Iba Basse et non moins directeur général adjoint de la société. Il a apporté un témoignage poignant sur son frère qu’il dépeint comme « un modèle achevé du travailleur infatigable moulé dans la piété et la générosité. Il nourrissait beaucoup d’ambitions pour son pays. Nous n’avons fait que marcher dans la voie qui nous a été tracée par notre défunt père. Maha fait partie des premiers promoteurs qui ont valorisé la zone au point d’attirer les concitoyens soucieux d’habiter dans des zones où le cadre de vie est décent. » Un autre proche du défunt approché par le journal a laissé entendre que Maha était quelques fois un écorché vif. Certainement un état qui l’a conduit à cet acte.

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