Blog de Cheikh Yerim Seck

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Réflexion: A propos du conflit entre la RTS et le GFM.

Le conflit ouvert entre la RTS et la TFM sur les droits de retransmission des matchs  à la veille de la coupe du monde de football en Russie nous plonge au cœur même des pratiques partisanes voire des conciliabules entre amis ou compagnons de route au sommet de l’Etat  en contradiction avec l’éthique républicaine de règlements des conflits par les organes habilités en la matière. Au plus, il nous livre un scénario inédit de gestion des conflits ou à tout le moins d’un arbitrage politique initié par le premier ministre, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne  entre la RTS, une structure de service public et la TFM, une entreprise privée afin d’arrondir les angles en vue d’une part de voler au secours du ministre – conseiller Youssou Ndour, par ailleurs président du conseil d’administration  du Groupe Futurs Médias ( GFM ) et d’autre part de faire pression sur les responsables de la RTS afin qu’ils renoncent définitivement de porter l’affaire devant la justice pour un arbitrage. Cette guéguerre entre les deux chaînes de télé démontre à suffisance les limites du champ  d’application des prérogatives du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel  ( CNRA ).




Ce procédé singulier du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne visant à empêcher de facto à la RTS, un média du service public de réclamer au niveau de la justice un droit exclusif de retransmission des matchs de la Coupe du Monde de Football au détriment de la TFM, est un aveu de faiblesse et une volonté manifeste de couper la poire en deux afin de ne froisser le ministre – conseiller Youssou Ndour ou à tout le moins de protéger son mentor, notre président par défaut Macky Sall des capacités de nuisance voire de pression de son allié du mouvement  Fecce Maci Bolé.

Au-delà de cette décision politicienne de règlement du conflit commercial entre les deux entreprises de presse, l’intrusion du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne dans le dossier constitue  un précédent dangereux et fort regrettable de banalisation des droits de propriété juridique des entreprises sénégalaises. Qui plus est, dites – nous, monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, pourquoi est – ce aujourd’hui  nécessaire voire juste de priver à un démembrement de la puissance publique en l’occurrence la RTS de son droit légitime d’ester en justice afin d’empêcher à un concurrent direct dans l’espace médiatique de profiter de son bien ? Mieux, la justice sénégalaise n’est – elle pas plus habilitée que vous pour dire le droit voire de réhabiliter l’une ou l’autre partie dans ses droits ? Il faut savoir raison garder monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne !

Vous n’avez nullement le droit de solliciter auprès des parties en conflit un arrangement à l’amiable qui risque de priver au Trésor public une importante manne financière. Après tout, dites-nous qui vous a mandaté pour procéder de la sorte ? Ces petits calculs politiciens entre copains sur nos ressources publiques doivent cesser, n’est- ce pas, monsieur Mohamed Boun Abdallah Dionne, vous qui ne privez vous jamais de nous rappeler votre slogan creux de gestion sobre et vertueuse ? A moins que la gestion vertueuse et irréprochable soit exigée aux seuls adversaires du régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall et pour les autres, c’est le temps des festivités voire des détournements de nos deniers publics en toute impunité.

Dans une République respectueuse de la légalité juridique,  il est temps que nous apprenions, n’est – ce pas monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne à jouer la carte de la prudence et à laisser aux entités compétentes la possibilité matérielle de faire leur travail afin d’éviter surtout des arbitrages bidons et qui de surcroît peuvent violer manifestement les droits des parties en conflit.

Dans une République où le respect des normes est la règle, le trafic d’influence doit être combattu avec vigueur afin que nos autorités publiques ne profitent pas de leurs positions en vue de bénéficier de largesses indues.

Dites – nous également monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  quelle serait votre position voire attitude si monsieur Youssou Ndour, président du conseil d’administration du Groupe Futurs Medias n’était pas un allié du président Macky Sall ou qu’il utilise à dessein son entreprise comme moyen de pression contre le pouvoir ?

Que dire également de vos propos d’une légèreté inouïe  : « N’oubliez pas que vous parlez à un ministre de la République » voire  teintés de condescendance pour rabaisser un directeur commercial d’une entité publique qui en prend pour son grade d’avoir simplement osé réclamer du ministre – conseiller Youssou Ndour un minimum de respect voire de considération ?  Ne sommes nous pas en présence d’un cas réel de conflit d’intérêt impliquant le ministre – conseiller Youssou Ndour ?

Dites – nous, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  est ce qu’un ministre de la République a le droit de parler comme Youssou Ndour : « Vous n’êtes rien, vous êtes dépassés » pour apostropher de manière désobligeante le directeur commercial de la RTS ? Dites – nous également, est -il admis au Sénégal qu’un ministre de la République puisse manquer de respect volontairement à ses concitoyens en vue de les rabaisser ou de les traiter pour des moins que rien. Je suis d’avis que si monsieur Youssou Ndour n’était pas ministre -conseiller, jamais il n’aurait manifesté de manière ouverte un mépris certain au directeur commercial de la RTS. Un peu d’humilité ne coûte rien à nos autorités publiques.  En revanche, faire preuve d’humilité en toutes circonstances élève la personne dans l’estime de ses concitoyens.

Et puis, monsieur le ministre – conseiller Youssou Ndour, si les agents de la RTS sont dépassés comme vous le dites, est – ce de leurs fautes ? Vous savez sans doute mieux que nous que malgré leur professionnalisme ou leurs connaissances de l’outil audiovisuel, ces agents du service public ont les mains liées en raison de la soumission abjecte de leurs responsables aux moindres desiderata du pouvoir exécutif. Depuis l’indépendance du Sénégal, il en a toujours été ainsi.  En effet, nos  autorités publiques n’ont jamais cessé d’exercer de fortes pressions sur les médias du service public en  vue de restreindre d’une part leur autonomie d’action visant à sensibiliser correctement les citoyens sénégalais sur les enjeux de l’heure voire sur l’opportunité ou l’efficacité des politiques publiques conduites par le gouvernement  et d’autre part de les utiliser comme des outils  de propagande dans le dessein d’endormir le peuple par un usage abusif de programmes folkloriques ou de lutte.

Pourquoi en tant que ministre – conseiller, vous ne  profitez pas de votre proximité voire de votre relation de confiance avec le président de la République,  monsieur Macky Sall pour plaider la cause du service public de l’audiovisuel  afin  qu’il relève de nouveaux défis de modernisation de ses outils de travail voire qu’il se penche sur une approche plus objective de la situation socio-économique du pays loin des lambris dorés du pouvoir ?

En dépit même de la concurrence rude entre les médias, nous devons tous plaider pour un financement conséquent des organes de presse du service public  et pour une réelle liberté de ton des journalistes puisqu’ils exercent en définitive une mission  de conscientisation voire d’éveil des citoyens sénégalais qui à première vue n’est pas la priorité de beaucoup d’organes de la  presse privée. C’est un vrai débat de société qui mérite d’être mené par les acteurs  même du secteur public et de la société civile afin d’engager de véritables changements dans la mise en pratique de nouvelles stratégies de communication ou de la ligne éditoriale.

Par ailleurs, nous devons tous avoir à l’esprit que les médias du service public ont pour seule mission  d’informer et de participer activement à la formation  des citoyens aptes à participer au jeu démocratique voire au développement du pays. La mission des organes du service public est de servir avec loyauté et dévouement le peuple et non de s’enquiquiner avec les autorités de la République en vue d’asservir la masse silencieuse. C’est pour cela qu’il demeure vital de nettoyer voire de vider les médias du service public de cette race de profiteurs  politiciens professionnels ou de griots traditionnels qui détournent sciemment voire sapent le travail des vrais professionnels de l’information en vue de rentrer dans les grâces du président de la République.




Au-delà de la nécessité de porter ce combat citoyen, il demeure impératif de rappeler voire d’exiger de nos autorités publiques le sens de la retenue et de la responsabilité dans leurs actions envers le peuple. Au vu  du dialogue surréaliste tenu au sommet de l’Etat entre le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, le ministre – conseiller et le directeur commercial de la RTS, il est à la fois indigne et inadmissible dans la République  qu’une autorité profite de sa situation voire de sa position au plus haut niveau de nos institutions publiques pour se permettre un certain écart de conduite. Un ministre de la République ne doit il pas montrer le bon exemple ?

Est-ce que l’orgueil des puissants vous titille au point que vous semblez oublier que la mission d’un ministre de la République est d’être exclusivement au service du peuple ?

Ce peuple meurtri par vos monstrueuses compromissions sur son dos, ne mérite t-il pas un  minimum de considération à partir du moment où vous profitez à volonté de nos maigres ressources publiques en vue de vous pavaner aux quatre coins du monde voire de mener une vie de pacha ?

La République n’est pas une foire ni un lieu de spectacle. Elle est le symbole de notre volonté de vivre en commun. Au demeurant, elle doit être le socle ou le miroir  de nos valeurs de respect, de justice sociale , d’égalité des citoyens sénégalais devant la loi. Elle doit être garante du respect des lois et règlements en vigueur. Au plus, elle doit bannir le favoritisme et plaider en faveur du mérite. En outre, la République doit également être animée par un besoin réel de transparence voire d’éthique et de responsabilité dans la  gestion de nos, ressources publiques ou potentialités économiques.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Kalidou Koulibaly et Charline, mariés, nés le même jour dans le même hôpital

YERIMPOST.COM Entre ces deux, il y a quelque chose que certainement eux-mêmes ne pourront expliquer. Kalidou Koulibaly et son épouse Charline sont nés le même jour dans le même hôpital. Bien des années plus tard, l’alchimie a fait son effet. Et, de leur union, est né un petit bout du nom de Seni.



Affaire Prodac: le président Macky Sall et son ministre-conseiller Jean Pierre Senghor, ces deux grandes victimes

Le Président de la République voulait, vraiment, que le Prodac fonctionne et soit un succès.

Il a tout fait pour cela, il a nommé à la tête du Prodac, Monsieur Jean Pierre Senghor, pas seulement, parce qu’il est compétent pour le poste (c’est quelqu’un qui connait l’administration publique, le milieu des bailleurs de fonds et le secteur privé où il a fait fortune), mais parce qu’aussi, c’est lui qui en est le père fondateur de ce programme, l’un des plus importants que compte notre pays en matière de création d’emplois..




J’ai, personnellement avec le Président Macky Sall , de profondes divergences liées à sa façon de gouverner par l’injustice (l’emprisonnement arbitraire de Monsieur Karim Wade et de Monsieur Khalifa Sall entre autres), mais, il faut lui reconnaitre deux qualités : Macky Sall est un travailleur rigoureux et il aime, profondément, son pays qu’il sert du mieux qu’il peut. Quand bien même, je ne partage que très peu de ses choix politiques, je ne douterai jamais de son désir de bien servir son peuple et je reste conscient des contraintes abominables qui pèsent sue lui làbas au palais de la république.

Les informations qui ont fuité dans la presse, ces derniers jours, au travers d’un rapport de l’inspection générale des finances, étaient, en gros, connues du Président de la République depuis 2017; il en avait tiré les conséquences, en réhabilitant Monsieur Jean Pierre Senghor qu’il avait, sur la base de mensonges de ses plus proches collaborateurs, limogé de la tête du Prodac et en décidant d’enlever Mame Mbaye Niang de la tutelle de ce programme.

Le Président, selon les informations que j’ai en ma disposition, aurait été, profondément, déçu et meurtri du comportement du Ministre Mame Mbaye Niang et d’autres de ses collaborateurs que je ne citerai pas ici. Pourquoi, dès lors, qu’il avait des preuves tangibles que Mame Mbaye Niang s’était mal comporté avait-il, tout de même, tenu à le renommer à la tête d’un autre ministère où celui-ci s’est empressé, encore, une fois de le ridiculiser devant le monde entier avec ces bêtises sur les « zanimaux » ou sur les pays membres de l’UEMOA?
Lui seul saura y répondre.

Dans tous les cas, je demeure convaincu que le Président de la République n’a, à aucun moment, cherché à couvrir une quelconque malversation dans l’affaire du Prodac. Mieux, chaque fois qu’il a eu la bonne information, il a agit en prenant les décisions les plus conformes aux intérêts de notre pays.

Dès lors, le seul coupable qu’il faut punir, maintenant ou plus tard, reste le Ministre Mame Mbaye Niang qui a trahi la confiance que le Président a placé en lui en sabotant, de façon organisée et flagrante, le seul programme qui lui aurait permis, à l’heure du bilan, de tenir la tête haute en matière de création d’emplois et de richesses.




Hélas, le Président Macky Sall et son très compétent Ministre Conseiller, Jean Pierre Senghor, doivent broyer du noir en assistant au spectacle sordide que donne l’objet de tous leurs efforts par la faute d’un irresponsable nommé …Mame Mbaye Niang.
Mais, je ne doute pas que le Président de la République sait comment éviter la noyade au Prodac qui reste une excellente initiative en matière de création d’emplois; la question est de savoir quand va-t-il se décider à reprendre le volant ?
*Tamba Danfakha*

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Dakar – Sénégal

Audience au Kremlin: De quoi ont parlé Macky Sall et Vladimir Poutine

YERIMPOST.COM Le Kremlin a reçu, ce mercredi 20 juin, la visite du président de la République. Macky Sall a été reçu par son homologue russe Vladimir Poutine. Le renforcement de la coopération économique était au cœur des échanges entre les deux présidents. Après cette étape de Moscou, le président de la République se rendra au Maroc où il prendra part au Forum international d’Assilah axé sur l’intégration africaine.



Urgent: Jeu de cache-cache entre Mame Mbaye Niang et les khalifistes à l’entrée de la TFM

YERIMPOST.COM Mame Mbaye Niang a failli ne pas pouvoir entrer à la TFM pour honorer l’invitation de Pape Ngagne Ndiaye, animateur du talk show politique Faram Facce. Les jeunes partisans de Khalifa Sall, le maire de Dakar que Mame Mbaye Niang a beaucoup attaqué depuis son incarcération, ont pris d’assaut l’entrée principale de la télé pour empêcher le ministre du Tourisme d’y pénétrer.

Informée de cet impair, la direction de la TFM a pris des dispositions pour le faire entrer par une porte dérobée. Mame Mbaye Niang est décidément dans la tourmente depuis l’éclatement du scandale Prodac.



M. le ministre, dichotomie entre droit du citoyen et devoir des fonctionnaires de la police nationale

Lettre ouverte à M. le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye

Objet : Dichotomie entre droit du citoyen et devoir des fonctionnaires de la police nationale

Monsieur le ministre

En date 9 juin Un asp sous la tutelle et sous le regard d’un fonctionnaire de la police préposé à la sécurité a sauvagement violenté une femme à mobilité réduite sous le regard de tout un monde incapable de lui prêter main forte.



Circonstances aggravantes : une femme , une mobilité réduite et en plein mois de ramadan , suffisant pour témoigner de la gravité des faits dans une société où le pays de droit est la règle.
Certes l’agent de sécurité de proximité a été mis aux arrêts et est en phase d’être juge, mais monsieur le ministre ce cas n’est que la face visible de l’iceberg que constitue les abus des Agents de Sécurité de Proximité affectés et mis à la disposition de la police nationale qui sont ont même la prétention de se substituer aux fonctionnaires de police en participant à des opérations de sécurisation alors que la réglementation qui définit leur rôle ne le leur permet nullement bien qu’une note a été envoyée à tous les commissariats de police du Sénégal en ce sens .
Monsieur le ministre le commerçant Seck ndiaye décédé hier au cours d’une arrestation pour garde à vue à la rue 15X22 de la médina laisse voir une brutalité dont il a été victime au moment de son arrestation même si à l’heure actuelle une corrélation entre les circonstances de son acheminement et son décès ne peut être définie: un problème de recèle ne vaut pas la vie d’un être humain.
A ziguinchor au mois de février dernier un agent de police à violemment gifflė un honnête citoyen qui ne faisait que rétablir des faits survenus à son insu avec toujours un ASP.
Monsieur le ministre ces quelques cas illustratifs témoignent de relations très tendues permanentes entre les forces de l’ordre et les honnêtes citoyens que nous sommes.
A mon humble avis les sénégalais et les citoyens hôtes du Sénégal ne méritent pas d’être victimes d’abus qui sont devenus récurrents et ils ont droit à la protection de la part des services qui sont sous votre tutelle et les forces de l’ordre ont le devoir de les protéger à tout moment et à tout instant.
Nous avions espoir quand le président de la république vous confiait ce secteur très sensible que vous alliez toucher enfin le mal pernicieux de ces rapports qui sont source de beaucoup de problèmes quotidiens
Devant cette situation il est de votre devoir de mettre les jalons pour une redéfinition du rôle protecteur de la police nationale.
Monsieur le ministre quand circuler librement en voiture au Sénégal devient difficile pour un citoyen lamda , il urge de revoir la situation.
Quand devant la porte de nos propres maisons nous subissons des contrôles d’identité il y a problème et notre liberté est remise en cause !!!
Ce désir partagé de toujours vouloir faire peur au citoyen ne saurait prospérer et pourrait aboutir même une situation de désaveux comme on le voit dans beaucoup de grandes villes de pays développés et pourrait ainsi conduire ainsi à une situation d’anarchie incontrôlable
Monsieur le ministre la stabilité des grande métropoles dépend de nos jours de beaucoup du rapport entre le droit du citoyen d’être protégé et le devoir des forces de l’ordre de rassurer et de protéger le citoyen dans le stricte respect de la loi évidemment. Mais quand le contact est souvent source de conflits il urge de retracer une « ligne maginot » pour une compatibilité societale.



Avec la croissance vertigineuse de la population urbaine les rapports se sont beaucoup détériorés et c’est pourquoi monsieur le ministre une redéfinition du droit du citoyen et du devoir de la police nationale est une impérieuse nécessité même si nous sommes conscients que ceci n’est pas une tâche facile mais croyez moi une stabilité pérenne pourrait en naître avec une étude pluridisciplinaire du problème que vous devez prendre à bras le corps .
Vous marqueriez votre passage au ministère de l’intérieur.

Bon courage monsieur le ministre.

Esprit libre.

En vacance en Russie, Macky Sall est seul face à Poutine et ses collaborateurs





Apprendre du mouvement réel et penser le devenir de ce pays

La situation d’instabilité qui s’est installée au niveau des universités du Sénégal dans la deuxième semaine du mois de Mai, à la suite de la mort de l’étudiant Fallou SENE, interpelle tous les citoyens de ce pays notamment sur leurs propres responsabilités sur ces événements qui hélas tendent à être banals. En effet, notre silence coupable, l’absence réelle, au-delà de la clameur et des indignations dans les réseaux dits sociaux, d’une solidarité agissante contre la répression des manifestations d’étudiants affamés et désespérés, sont symptomatiques de cet état de fait. Après Balla GAYE, Bassirou Faye, les forces de l’ordre investissent encore une fois les campus et sèment la mort.




Il y a cinquante ans, le flambeau de la liberté était porté partout dans le Monde par des mouvements d’étudiants comme ici dans notre pays en Mai 68. Pour des questions liées à une baisse des allocations de bourse, les étudiants avaient manifesté dans le campus, le gouvernement de Senghor avait envoyé les troupes qui les réprimèrent férocement. Un vaste mouvement de solidarité des travailleurs se mit en place avec les syndicats de l’époque. Il s’en est suivi une grève générale, des émeutes, une répression sauvage avec des emprisonnements et finalement l’abdication des représentants syndicaux, une année blanche pour l’université, mais une capacité de lutte s’était symboliquement advenue dans l’histoire des luttes d’émancipation du peuple et des travailleurs.

La gauche marxiste naissante ne fut pas en capacité non seulement d’orienter les mouvements dans un sens qui aurait pu changer l’histoire de ce pays, mais elle fut incapable de pallier au long cours à cette défaillance coupable. L’histoire se répétant souvent, cette fois c’est en drame. Le drame de l’absence d’une perspective de fond dans les revendications des masses estudiantines, un silence coupable des intellectuels, des syndicats de travailleurs, notamment d’enseignants, de la gauche marxiste héritière de ces luttes. Ce qui n’a rien à voir avec cette époque, peut- être, mais la situation sociale désastreuse des masses populaires, des travailleurs et même des couches émergentes de la bourgeoisie nationale, semble être le lit de cette vague de contestation profonde et encore en cours. Les longues grèves dans le secteur de l’éducation et de la santé, l’essoufflement des petites et moyennes entreprises nationales au moment où les commandes publiques sont octroyées aux grandes multinationales françaises et que le secteur des services reste dominé par les multinationales étrangères, témoignent de cette conjoncture.

Ce qui avait fait la force de Mai 68, la solidarité des travailleurs, des intellectuels à tout le moins les universitaires avec les étudiants est aujourd’hui ce qui manque le plus. En effet, si le Syndicat des professeurs africains du Sénégal (SPAS) tint une AG et se joignit au mouvement syndical, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) jadis si militant, n’a pas complètement pris la mesure des actions à mettre en œuvre dans ces luttes.

Plus grave, les libertés ne sont pas confisquées, seulement au niveau des campus universitaires, mais la peur des gouvernants s’exprime par la répression de toute manifestation de toute contestation, ce qui traduit la confiscation des libertés d’expression – interdiction tout azimut de toute velléité de manifestation publique – à l’orée des élections de 2019 une perspective sombre au plan politique et social pour notre pays.

En effet, si les étudiants en sont arrivés là, c’est parce qu’à la base les bourses sont payées tardivement et de façon irrégulière, ils les touchent en passant la nuit à suivre d’interminables files. Il s’y ajoute la longueur des années universitaires, selon les cas. La responsabilité du gouvernement dans cette situation générale au-delà, de la violation des franchises universitaires avec l’envoi des troupes pour un rien dans les campus sociaux, procède de l’absence de transparence dans la mise en œuvre du paiement. En effet, des dettes sont dues à ECOBANK qui déclare que l’Etat lui doit une vingtaine de Milliards de Frs CFA. Par ailleurs,les étudiants inscrits dans les universités privées risquent eux aussi de se voir arpenter les rues pour exiger le paiement des dettes dues aux écoles, instituts et universités qu’ils fréquentent.




C’est dire que le non – paiement des salaires des travailleurs contractuels des hôpitaux et structures de santé qui entre autres semble être une des causes de la grève longue en cours dans le secteur, le non – respect des engagements avec les syndicats d’enseignants qui nous ont valu un sauvetage de dernière minute de l’année scolaire dans le secondaire, le retard des paiements des bourses des étudiants et la mort de Fallou SENE , annonce un futur non-paiement des salaires de tous les fonctionnaires, les retards étant récurrents déjà ; toutes choses qui relèvent des mêmes causes, incurie d’un gouvernement qui paradoxalement est engagé dans des travaux titanesques, qui mobilisent de très importantes ressources. Ils se sont endettés pour 1000 milliards qui serviront à quoi devrait on se demander ?

Cependant, la question pertinente qui doit être posée c’est : cinquante ans après 1968, au regard de la situation actuelle, quelle devrait être l’attitude des militants de la gauche, c’est-à-dire de ce qui reste de capacités de contestation et de sortie du consensus BENNO au sein du mouvement syndical et social. Le contexte social dans l’éducation, la santé, la gestion de l’AIBD, la question du TER, l’économie au service des grandes multinationales françaises, l’opacité autour des contrats sur le pétrole, la peur du monarque de cirque, républicain autoproclamé de perdre les prochaines élections (2019) sont constitutifs d’une situation erratique pouvant engendrer, une instabilité profonde dans le pays.

Cette situation délétère montre qu’il devient impérieux tout en restant au cœur des processus et des luttes au plus près des acteurs, et avec eux, de faire le nécessaire travail de mémoire et de bilan sur l’histoire de la gauche marxiste et d’inventer les voies par lesquelles, il faut porter les revendications profondes du mouvement de notre peuple.

Les revendications des étudiants manifestement vont au-delà des augmentations des taux des bourses et de la réduction des prix des tickets de restauration. Il faut faire respecter les franchises universitaires autour du principe, que les libertés académiques (liberté de pensée – exercices de la pensée) doivent être garanties autant dans le campus universitaire en mettant fin à cette abominable distinction campus académique – campus social. C’est dire que les syndicats d’enseignants, le SAES au premier chef, ont un rôle central à y jouer, s’ils veulent sortir du corporatisme ambiant. Les limites quant à une réelle solidarité, montrent que la subjectivité au sein de qui reste de l’idéal de la gauche reste faible sinon erratique. En effet, les compromissions de figures de la gauche dans les foires de BENNO et de celles qui les ont précédées ont rendu opaques toutes les formes de représentation de tout idéal d’émancipation.




Il nous appartient de déclarer que nous sommes loin de l’aplatissement ambiant des anciennes figures de la gauche, les militants révolutionnaires et marxistes que nous sommes, restent impliqués dans le travail d’analyse de nos mémoires et cherchons au travers d’un renouvellement des dispositifs de pensée, de faire encore éclore cette perspective. Il est permis de penser que la grande subjectivité entrevue à travers les luttes multiformes du moment, nous enjoint de rester sur cette voie ouverte il y a cinquante ans.

Un Militant Juin 18

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Macky Sall veut taxer les télécoms, les assurances et les pétroliers pour sortir du gouffre financier

Macky Sall veut taxer les télécoms, les assurances et les pétroliers pour sortir du gouffre financier, en partie provoqué par les achats d’avions injustifiés, et combler une partie des dépenses extrabudgétaires.
Pour lancer la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal S A, Macky Sall a chassé les Sénégalais pour ramener ses parrains européens, à leur tête M. Böhn, venu du Congo de Mobutu Sese Seko, dont la compétence est contestée par les spécialistes. L’étude menée par le cabinet Seaburry, sous la supervision de Boun Dionne et Mme Ndoye
, qui a coûté 2, 1 milliards payés par la Caisse des Dépôts et de Consignations, a été mis dans les tiroirs. J’avais posé la question au ministre Mme Ndoye à l’Assemblée, elle a nié, mais les faits sont têtus.
Macky Sall, Amadou Ba et le DG Böhn ont décidé d’acheter sans appel d’offres deux Airbus 330/900 NEO à 180 milliards de FCFA alors que l’étude avait recommandé de louer deux Airbus 330 pour le long courrier, deux Airbus 319 pour le régional et deux ATR pour Ziguinchor et le voisinage.
Au total, cette gouvernance de l’équipe de Boun Dionne aura couté 60 millions de dollars (33 milliards de FCFA) en trésorerie de l’Etat (des dépenses extrabudgétaires) et près de 200 milliards de FCFA en dette de la nouvelle compagnie. En septembre 2018, lorsque le dernier acompte de 15 millions de dollars des Airbus (8,2 milliards de FCFA) sera payé, le DG pourra partir pour service rendu. En vérité, Macky Sall et Amadou Ba ne peuvent pas se défendre devant une certaine France.
Et on comprend mieux pourquoi le Président Macky Sall refuse de clarifier le débat sur l’exclusivité de la nationalité sénégalaise.




Mamadou Lamine Diallo Tekki

Jules Ndéné clame sa loyauté et rejette le candidat Karim Wade

YERIMPOST.COM Transhumant ou pas, Souleymane Ndéné Ndiaye se moque bien du qu’en dira-t-on. Ce qui est important pour lui, c’est sa loyauté et personne ne pourra la lui enlever. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ancien chef de l’Etat l’a conservé à son poste de Premier ministre pendant 3 ans. Et c’est pour cette même raison que le président Macky Sall sait qu’il pourra toujours compter sur lui. Une amitié née dans les années 80 qui fait dire à l’ancien Premier ministre sous Wade que les liens qu’il entretient avec l’actuel chef de l’Etat, personne sur la scène politique ne les a avec lui. Ni de l’Apr, ni du Pds. S’il a décidé de tourner le dos à Abdoulaye Wade, c’est parce qu’il a choisi de placer son fils devant lui pour une candidature à la présidentielle. « Quelqu’un derrière qui je ne me rangerai pas ! », martèlera Souleymane Ndéné face à nos confrères de l’AS. Avant d’ajouter: « Tous ceux qui hurlent aujourd’hui, j’étais leur Premier ministre, y compris Karim Wade. »



Me Sidiki Kaba se prononce sur la candidature de Karim Wade et recadre Ismaëla Madior Fall

YERIMPOST.COM Le retour annoncé de Karim Wade pour briguer le suffrage des Sénégalais pour la présidentielle prochaine fait toujours jaser. Mais c’est surtout la recevabilité de sa candidature qui fait débat. Me Sidiki Kaba a son avis là-dessus qui est tout sauf partisan. Selon le ministre des Affaires étrangères, d’ici l’ouverture de la déclaration des candidatures à la présidentielle, la justice édifiera sur la candidature de Karim Wade. Mais, en attendant, « la justice a besoin de sérénité et non de bruit. Quand un dossier est sur la table du juge, il faut le laisser travailler. Les questions judiciaires sont des questions qui se traitent dans la sérénité, le calme et non sur la place publique. » Message à Ismaëla Madior Fall !



Amadou Bâ offre la synthèse de philo à la jeunesse parcelloise et un coup politique à Macky Sall

YERIMPOST.COM Ce matin du 17 juin, le Monument de la Renaissance africaine a refusé du monde. Tous les élèves des lycées des Parcelles assainies en particulier, et de Dakar en général, ont pris part à la Synthèse de philosophie du Pr Songué Diouf qui leur a été, cette année, gracieusement offerte par Amadou Bâ, responsable de l’APR et ministre des Finances. Contrairement aux autres années, où il fallait payer pour y assister à Sorano, le cours du Pr Diouf a cette fois-ci bénéficié au plus grand nombre.

Amadou Bâ a fait un gros cadeau à la jeunesse de son fief politique, les Parcelles Assainies, mais aussi réalisé un gros politique au profit de Macky Sall, son candidat à la présidentielle de février 2019. Furtivement de passage à la cérémonie, le responsable apériste n’a pas manqué de mettre en exergue l’action du président de la République en faveur de l’éducation…

Mondial 2018: le signal de la Rts et de TFM coupé

YERIMPOST.COM La Rts er la TFM, qui se crêpaient le chignon pour diffuser en exclusivité les matchs de la Coupe de la monde, se sont vu couper leur signal. En effet, la Fifa a sanctionné la chaîne Be out Q qu’elle accuse d’avoir piraté ses matchs d’ouverture. Un coup dur pour les deux chaînes sénégalaises qui ont déjà pris des engagements avec les annonceurs.




Une affaire à suivre.

Vidéo- Idrissa Seck: « Ce que j’avais dit à Wade et que Macky n’a pas fait. »

Macky Sall avait promis une gouvernance sobre et vertueuse. Il l’a fait !

Le président Macky Sall bien avant d’accéder à la magistrature suprême avait promis aux sénégalaises et sénégalais une gouvernance sobre et vertueuse. En six ans de gestion du pouvoir, force est de reconnaitre que cette promesse du président Macky Sall à été concrétisée.

Cependant, la communication demeure un problème crucial pour la bonne compréhension des réalisations en terme de promesse du président Macky Sall au sein de la population. Et pourtant au vu de ses réalisations son bilan devrait être facile à défendre. Il y’a pas assez de communicants entre gouvernants et gouvernés. C’est conscient de cela que je vais conforter ma thèse selon laquelle le président macky sall à respecter sa promesse d’une gouvernances sobre et vertueuse par quelques éléments que voici :



Suppression de 59 structures dont 9 agences, 2 cellules, 1 office, 1 société nationale en phase de création, 1 fonds, 1 mission, 41 directions, 1 délégation et 2 directions générales;
Résiliation de toutes les lignes téléphoniques utilisées par ceux qui n’en avaient pas le droit et rationalisation de la gestion des lignes téléphoniques dans l’administration avec la mise en place de restrictions pour les bénéficiaires et de plafonds pour les abonnements occasionnant la réduction de 1,2 milliards de FCFA des facteurs de téléphone ;
Suppression de 358 polices d’abonnement de non ayants droit á l’eau dont la consommation était payée sur le budget de l´Etat occasionnant la réduction de 608 millions de FCFA des factures d’eau de l´Administration entre juillet et décembre 2012;
Réduction de 7719 á 3791 polices à la SENELEC après audit du fichier d’abonnement ;
Retrait de plus de 35.000 non ayants droit de la base de données des bourses
Suppression du SENAT occasionnant prés de 8 milliards de FCFA d’économies ;
la rationalisation du voyage en 1er Classe pour les membres du gouvernement/administrations ainsi que des logements conventionnés;
Rationalisation des effectifs et du nombre de missions diplomatiques et consulaires;
Une annulation de dépenses jugées non prioritaires d’un montant de 61,2 milliards FCFA a été réalisé depuis 2012 diminuant le train de vie de l’Etat ;
Réalisation d’audits des organismes publics;
Adoption d’une loi instituant un Office national Anti-Corruption (OFNAC);
Activation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ;
Adoption de loi transposant le Code de transparence des finances publiques de l´UEMOA et de la Loi portant réforme de la Cour des Comptes ;
Le Sénégal est membre depuis 2012 de l´Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pour assurer la transparence des revenus issus des ressources naturelles;

Création du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ) qui définit, supervise, évalue et contrôle la mise en œuvre de la politique de l´Etat dans les secteurs du pétrole et de gaz ;
Obligations de la déclaration du patrimoine des membres du gouvernement, des directeurs généraux des entreprises et des établissements et entreprises publics



Révision de la Constitution soumise par Référendum avec 15 points forts pour consolider la démocratie avec la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel deux fois non renouvelable. Deux principales mesures sont envisagées : le renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale mais surtout l’élargissement des compétences et de la composition du Conseil constitutionnel.
Projet de loi sur les parrainages pour assainir l’espace politique en limitant les innombrables candidatures á l’occasion des consultations électorales.
Au vu de ses quelques éléments force est de reconnaitre que le Président Macky Sall a respecté sa promesse d’une gouvernance sobre et vertueuse même si reconnaissons le sa promesse de gagner ensemble et gouverner ensemble a pris le dessus sur un de ses multiples engagements qui consistait à former un gouvernement de 25 Ministres respecté jadis en Avril 2012 mais pas consolidé.

Mame Ousmane Diop

Responsable APR

email : emodiop@gmail.com

Corruption: La Ligue sénégalaise contre le tabac demande des comptes au Dr Abdoul Aziz Kassé et au Dr Adja Marietou Diop

La LISTAB demande des comptes au Docteur Abdoul Aziz Kassé

et au Docteur Adja Marietou Diop ,

 

et attire l’attention de toute la société civile et les partenaires sur le cas de Bara Diop.





La Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB a tenu le samedi 27 janvier 2018 à l’hôtel Ngor Diarama, sa deuxième Assemblée Générale Ordinaire Constituante qui a abouti à l’élection d’un Conseil d’administration et d’un nouveau bureau.

 

Mais au sortir de cette Assemblée Générale Ordinaire Constituante, des Associations membres de la LISTAB ont attiré l’attention sur des irrégularités, des vices de formes et des vices de procédures multiples qui remettent totalement en cause toutes les décisions prises lors de l’AG.

Parmi les violations relevées et notées, nous pouvons citer :

 

  1. Le non-respect des critères d’adhésion au Conseil d’administration de la LISTAB et de la composition des membres conformément aux Statuts. En effet, il est clairement dit à l’Article 12, …. Que le CA est composé des membres des associations affiliées et des membres cooptés par l’Assemblée Générale…. Dès lors, il ne peutêtre composé que d’un représentant par association alors que certaines associations y sont représentées par 2 membres comme HOGGY, CACSUP, ASPAT et Afrique Sans Tabac. Dès lors, au lieu d’avoir un CA composé de 15 associations membres conformément aux Statuts, nous nous retrouvons avec un CA composé que de 10 associations 
  2. La violation la plus gravissime lors de cette Assemblée Générale est la non désignation des deux Commissaires aux comptes qui devaient obligatoirement être présents pour certifieret valider le rapport financier présenté par la Trésorière Docteur Adja Marietou Diop, conformément à l’Article 16 de nos Statuts. (Rien que cette violation majeure est un motif majeur d’invalidation de l’assemblée générale du 27 janvier 2018).

 

Au regard de ces deux éléments qui sont des manquements et des violations flagrants des textes et des fondements juridiques et légaux de notre organisation, des associations membres de la LISTAB ont engagé une pétition accompagnée de leurs signatures et cachets réclamant la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire conformément aux statuts et règlements dans les 15 ou 20 jours à venir.

Les arguments constatés et relevés sont d’ordre statutaires, et les violations notées sont d’une telle flagrance que seul un esprit retors à la limite de l’honnêteté va chercher à avaliser ou à couvrir, ce que les associations signataires n’acceptent pas.  

Nous avons attiré l’attention de tous les partenaires pour leur dire que les instances issues de cette Assemblée générale ordinaire du samedi 27 janvier 2018 sont :

 

Illégalesillégitimesinvalides et caduques et ne sauraient en aucun cas ni représenter, ni poser des actes, encore moins engager la responsabilité, agir au nom de la société civile qui lutte contre le tabac au Sénégal, ou pour le compte de la LISTAB.

 

Les associations membres signataires de la pétition ont tenté par tous les moyens de trouver une solution au problème, mais nous avions en face de nous des gens de mauvaise foi qui veulent coûte que coûte s’accrocher et s’agripper à des instances illégales.





C’est ainsi qu’une Assemblée générale extraordinaire a été convoquée le samedi 14 avril 2018, soit deux mois plus tard après l’AG ordinaire du 27 janvier 2018, et a élu un nouveau Conseil d’Administration et un Nouveau bureau conformément à nos statuts et règlements.

C’est dans ces conditions qu’un réduit, un groupuscule de deux individus composés du Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB, et d’un complice qui dit s’appeler Bara Diop (Ex Conseiller technique) qui a représenté le Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat au CNLT ) qui prétendent représenter la LISTAB, ont cru devoir après l’organisation de notre Assemblée Générale Extraordinaire disent-ils prendre des sanctions à notre encontre, alors que statutairement selon nos textes, ils n’existent plus.

 

Par conséquent : Les instances issues de l’Assemblée Générale Extraordinaire du Samedi 14 Avril 2018 qui sont les seules légitimes et statutairement légales ont unanimement décidé que :

Docteur Adja Marietou Diop l’ancienne trésorière de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB est sommée de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction ;
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour présentation d’un faux rapport financier compilé de trois trésoriers dont elle ignore totalement les conditions d’exécutions de décaissement et de dépenses ;
  • Pour non justification de sommes reçues provenant des partenaires et des bailleurs ;
  • Pour faux montage d’un rapport financier ;
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Bara DIOP est sommé de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction.
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Nous allons vous éclairer sur ce Bara Diop, qui jusqu’au jour de notre décision en réunion de comité ad hoc d’aller en assemblée générale ne faisait partie officiellement d’aucune association.

Dieu n’aime pas les traitres.

 

C’est lors d’un atelier tenu à Saly, que nous sommes retrouvés le soir après les travaux pour discuter des conditions d’aller vers la tenue d’une assemblée générale ou toutes les associations devraient être représentées, et c’est au cours des discutions auxquelles il ne participait pas qu’il nous a été suggéré d’intégrer ce Bara Diop dans les prochaines instances de la LISTAB parce qu’il n’était membre d’aucune association.

C’est Djibril Wélé et moi-même Amadou Moustapha Gaye qui avons fait le plaidoyer auprès des associations pour que ce Bara Diop soit accepté au sein de la LISTAB, et nous avons eu d’énormes difficultés pour le faire admettre, car la majorité des membres des associations ne voulait pas de sa présence dans la LISTAB, car il était totalement inconnu dans la lutte antitabac au Sénégal.

Que tous ceux qui passent leur vie à trahir, à mentir et à ruser méditent cette citation :

« Le mensonge et la tromperie ont une date de péremption, et à la fin tout refait surface. Et en même temps, la confiance meurt …pour toujours »

Docteur Adja Marietou Diop ouvre la « Boîte de Pandore »

 

Le Docteur Adja Marietou Diop au lieu de répondre sur les faits qui lui sont reprochés concernant les manquements et les violations , fait de la diversion en diffusant des FAKES NEWS , des fausses nouvelles , et verse grave dans des accusations , la diffamation et la calomnie à notre encontre en affirmant sans sourciller que nous étions entretenu financièrement par Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB (Nous avions décidé de ne pas mêler Kassé à ce débat , mais c’est cette écervelée de Docteur Adja Marietou Diop qui a cité son nom en premier) ,et nous espérons au moins qu’elle a des preuves de ce qu’elle avance , car ça c’est elle qui ose le dire mais Abdoul Aziz Kassé lui ne le dira jamais ..

Ce que nous demandons au Docteur Adja Marietou Diop est qu’elle nous fasse le point sur les divers fonds qui sont passés entre ses mains, et qu’elle n’a pas à ce jour justifiés, au lieu de cela elle divague dans des accusations puériles, débiles, mensongères et carrément irrationnelles.

 

. Le Docteur Abdoul Aziz Kassé a lui aussi ouvert une autre « Boîte de Pandore »

 

Nous avions décidé de ne pas mêler Docteur Abdoul Aziz Kassé aux débats, mais c’est lui-même qui s’y est invité, et il aurait mieux fait de se taire. Nous avons tous vu ses propos et ses accusations mensongères contre nous dans la presse (nous avons toutes les copies et les enregistrements), pour le moment nous ne lui répondrons pas, nous savons ce qu’il cherche, et on ne lui donnera pas cette occasion, il veut nous entrainer dans le terrain des accusations mutuelles pour nous distraire, mais il perd son temps, on ne le suivra pas. Il peut dire ce qu’il veut, il peut nous insulter, il peut nous accuser de tout ce qu’il veut comme il a l’habitude de faire avec tout le monde.

Ce que nous demandons simplement au Docteur Abdoul Aziz Kassé c’est de nous dire, et de nous faire le point sur les centaines de millions que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et de partenaires (et dont il a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

La LISTAB a reçu de nombreux financements étrangers et même sénégalais que seul Docteur Abdoul Aziz Kassé a géré avec trois ou quatre personnes dont le Docteur Adja Marietou Diop qui fut trésorière de la LISTAB, avant d’être chassée elle-même par le Docteur Abdoul Aziz Kassé qui a emmené ses propres gestionnaires et ses trésoriers.

Et c’est ce même Docteur Abdoul Aziz Kassé qui avait arraché le poste de trésorière LISTAB au Docteur Adja Marietou Diop, au profit des membres de sa propre association, contrôlant ainsi sous sa seule coupe tous les financements que la LISTAB a reçus de 2011 à 2018 qui se positionne aujourd’hui dans les médias pour prendre la défense du Docteur Adja Marietou Diop, il y’a assurément quelque chose de vraiment suspect entre ces deux-là.

Aucun membre d’aucune association, en dehors de la propre association du Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB ne peut dire les conditions de gestion de ces financements, (dont a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

A l’exception d’un seul financement, celui que nous avons une fois confié au CRES (Consortium pour la Recherche Economique et Sociale) qui est membre de la LISTAB, et nous affirmons que cet organisme a géré en toute transparence les fonds qui étaient mis à sa disposition jusqu’au dernier franc, et à la clôture du projet le CRES a fourni tous les documents financiers, jusqu’au dernier rapport.

C’est cela que nous demandons aujourd’hui au Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB. (Sans entrer dans les détails)

Et que Kassé ne vienne surtout pas nous dire que c’est parce que la LISTAB ne disposait de récépissé que les fonds étaient logés dans son association, s’il le faisait nous reviendront vous dire ce qui s’est réellement passé.

Nous faisions confiance au Docteur Abdoul Aziz Kassé, et nous n’aurions jamais imaginé qu’un jour nous pourrions être confrontés à un tel scénario, nous regrettons tous amèrement.

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne

sur le Programme National Contre le Tabac PNLT.

 

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne sur le Programme National Contre le Tabac PNLT, vous l’entendez dans les médias vociférer, menacer et discréditer le PNLT qu’il accuse de collaborer avec les hôteliers, même si nous sommes opposés à la consommation de tabac dans les hôtels ou dans tous les lieux recevant du public , rien n’empêche le PNLT de recevoir ou de discuter avec les hôteliers qui sont quand même il faut dire des opérateurs économiques très importants pour le Sénégal, et puis franchement on ne peut quand même pas mettre sur le même pied d’égalité  l’industrie hôtelière du Sénégal et l’industrie du tabac.

 

Contrairement à ce que raconte Kassé qui ne fait que pérorer, Il faut reconnaitre que le Programme National Contre le Tabac PNLT à déployé beaucoup d’efforts, même s’il faut reconnaitre qu’il y’a beaucoup de défis encore à relever.





 

. Nous demandons au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale tutelle de tous les financements qui entrent au Sénégal dans le domaine de la santé de se pencher sur les financements que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et partenaires (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous invitions aussi les bailleurs et partenaires financiers de la LISTAB de faire un audit de tous les fonds qu’ils ont alloués à la LISTAB de 2011 à 2018, dont certains sont des ressources déduites des contribuables américains, donc des fonds des Etats-Unis d’Amérique (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous exigeons aussi l’audit de l’association Prévenir du Docteur Abdoul Aziz Kassé par laquelle tous les fonds ont transité.

 

Ce que le Docteur Abdoul Aziz Kassé raconte sur nous est l’arbre qui cache la forêt, il fait semblant d’ignorer que Djibril Welé et moi Amadou Moustapha Gaye sommes les témoins vivants de toute l’histoire de la LISTAB, de sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

 

Maintenant s’il y a quelqu’un qui mérite de répondre devant les tribunaux c’est bien le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB et Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB.

 

Nous ne verserons pas dans les invectives, les insultes, ou les accusations fantaisistes comme Kassé le fait

 

Mais nous invitons les médias et La presse à faire preuve de discernement, et de vigilance, et de se méfier, en vérifiant les FAKES NEWS, les fausses nouvelles que font circuler ces individus, le Docteur Abdoul Aziz Kassé (Ancien Président de la LISTAB) , le Docteur Adja Marietou Diop (ancienne trésorière de la LISTAB) et Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat )

 

Nous userons de toutes les procédures administratives et judiciaires pour mettre hors d’état de nuire le Docteur Adja Marietou Diop qui se présente comme PCA et Bara Diop qui se présente comme Secrétaire Exécutif qui usurpent des titres et des fonctions dont ils n’ont pas les charges, encore moins les qualités.

 

Ils savent pertinemment qu’ils ne représentent même plus leur propre ombre au sein de cette organisation.

 

Nous aurions pu les exclure mais…

 

La LISTAB aurez pu exclure le Docteur Abdoul Aziz Kassé, le Docteur Adja Marietou Diop et surtout Bara Diop qui est entré par effraction dans la lutte antitabac , et dont personne ne souhaite la présence dans la communauté des acteurs , mais le Conseil d’administration de la LISTAB après consultation de tous ses membres a décidé de prolonger la réflexion pour mieux cerner les motivations et les contours de ces individus qui cherchent à saper les fondements du combat que nous menons contre le tabac depuis des années.

 

La LISTAB se réserve le droit de prendre des sanctions et des mesures à la dimension des fautes qu’ils commettront.

 

Et en cas de récidives avérées ou de persistance des fautes aux manquements reprochés à Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB et à Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat) des sanctions à la mesure et à la dimension de leur forfaiture leur seront intégralement appliquées.

 

 

Amadou Moustapha GAYE

Président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB.

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cheikh Oumar Anne et la République imaginaire d’Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Idrissa Seck en a pris pour son grade auprès de Cheikh Oumar Anne. Dans le quotidien VoxPopuli de ce jour, le directeur du Coud, réagissant à la dernière sortie du président de Rewmi, estime qu’Idrissa Seck n’a pas appris de ses déboires. « C’est Macky Sall le président élu du Sénégal. De par sa fonction qu’il a tirée de la confiance des Sénégalais, il a la légitimité pour leur parler… Il faut qu’Idrissa Seck se ressaisisse ! Après sa sortie malheureuse sur la question de la foi, il dit aux Sénégalais ‘voilà ! Je sais des choses que vous ne savez pas. Je vais vous dire comment gérer votre vie et comment vous allez vous en sortir’. »
L’attaque est plus percutante lorsque le maire de Ndioum assimile le président du Conseil départemental de Thiès à un homme du passé. « Il faut qu’il croie en Dieu qui n’a pas décidé qu’il soit 4e président du Sénégal. Il doit définitivement accepter que le 4e président du Sénégal, c’est Macky Sall. Il n’est rien du tout pour que les Sénégalais l’écoutent. Macky Sall a parlé aux Sénégalais, Idy s’est adressé au peuple de sa République imaginaire. C’est tout ! », assène Anne



Affaire Prodac: Mef, Mejcc, Armp, Locafrique, Green 2000 et les coordonnateurs de Prodac, tous responsables (Birahim Seck)

Depuis plus de cinq ans, nous n’avons pas cessé d’alerter le peuple sénégalais sur les dangers des réformes introduites dans le code des marchés publics sénégalais ainsi que le laxisme qui entoure la contractualisation de certains projets exécutés dans « l’urgence ». Cette affaire dite du « Prodac » en est une parfaite illustration. Par ailleurs, il ne faudrait pas que le peuple sénégalais soit orienté vers un faux conflit entre acteurs principaux de ce carnage financier. Il ne faudrait pas aussi que le peuple sénégalais soit berné dans un semblant de règlement de compte politique. Il s’agit d’une affaire sérieuse de tromperie portant sur plus de 29 milliards de FCFA du contribuable sénégalais.



D’emblée, il y a lieu de préciser que le principal bailleur, Locafrique et les coordonnateurs du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), sont les principaux responsables de cette trahison.
La responsabilité totale de Locafrique est engagée pour avoir effectué des paiements sans demander les pièces justificatives.
En général, la responsabilité totale et entière des coordonnateurs du Prodac, Monsieur Jean Pierre Senghor (plus de 3 milliards) et de Monsieur Mamina Daffé (plus d’un milliard) est en engagée dans leurs actes de gestion et en particulier, dans la validation des tranches constituant l’avance de démarrage. Monsieur Senghor a aussi fait bénéficier à l’entreprise Green 2000 des avantages non contractuels. En fait, la justice doit éclairer les sénégalais sur les mouvements de fond effectués par Green 2000. En plus, qui sont les bénéficiaires économiques des résultats effectués par cette entreprise ?
L’ARMP, pour sa part, est également responsable pour avoir illégalement autorisé et de façon injustifiée la conclusion d’un contrat « clé en main » par la procédure de gré à gré entre Prodac et Green 2000, devant une objection (un refus) de la Direction Centrale des marchés publics.
La responsabilité déterminante de Monsieur Mame Mbaye NIANG est d’avoir émis un ordre de service sans la notification du contrat, bien qu’il avait attiré l’attention de Monsieur Senghor sur un certain nombre de faits. Si l’émission de l’ordre de service avant la notification du contrat lui a permis de tirer de la conclusion du contrat un profit pécuniaire ou en nature, les arguments de fond du juge Lamotte en matière d’escroquerie, dans l’affaire de la caisse d’avance, lui sont applicables. Ces arguments du juge seront aussi valables pour les différents coordonnateurs du Prodac.



En outre, la responsabilité de Ministère de l’Economie et des Finances est également engagée pour avoir conclu une convention de financement avec Locafrique pour des travaux que des entreprises nationales ou de l’UEMOA pouvaient bel et bien réaliser. Pourquoi Locafrique ? Quelles sont les conditions de conclusion de la convention de financement ? Le délai de paiement auquel l’Etat s’est engagé ? La durée de paiement ? La durée de grâce ? etc.
En somme, l’Etat du Sénégal a trompé le peuple sénégalais, car, l’engagement contractuel de l’entreprise Green 2000 se limitait à réaliser des « Cœurs de DAC » et non des Dac complets pour un montant de plus de 29 milliards de FCFA. Une situation qui aura un impact réel sur les promesses en matière de création d’emplois.
Une information judiciaire s’impose inévitablement si le peuple sénégalais est respecté.

 

Birahime SECK, Membre du Conseil d’administration du Forum Civil
Dakar, le 13 juin 2018.

Les trophées pour le meilleur gardien, le meilleur buteur et le meilleur joueur de la Coupe du Monde





Le Collectif des usagers de l’autoroute à péage félicite le président et campe sur ses exigences

YERIMPOST.COM Le chef de l’Etat a récolté un satisfecit du Collectif des usagers de l’autoroute à péage qui le félicite de sa diligence pour faire réduire les prix appliqués au péage. Ceci étant, le collectif rappelle au président de la République la publication du contrat de concession entre l’Etat et la société Eiffage qui demeure essentielle pour l’appréciation de la réduction des tarifs. Dans cette même dynamique, le collectif propose que le prix de l’axe Dakar-AIBD soit réduit de moitié, soit 1 500 francs au lieu des 3 000 francs actuels.



Entre étude scientifique et acharnement: Réponse à Bakary Sambe

C’est avec une grande surprise que nous avons lu ce matin du 12 juin 2018 un texte sur le site www.dakaractu.com déplorant l’attribution d’un espace au docteur MOUHAMAD AHMAD LO pour les besoins de la construction d’une université arabo-islamique. Cette surprise et cet etonemment créés par cet article sur un acte aussi normal que légal ne tarderont pas à se dissiper a la lecture du nom de l’auteur. En effet, Mr BAKARI SAMB auteur de ce texte est un habitué des faits. Il est connu pour son acharnement contre l’école salafiste. Un acharnement tellement maladif qu’il fait oublier à l’intellectuel qu’une étude scientifique n’a rien à voir d’un acharnement personel.
Avant de souligner ses contradictions si évidentes nous donnerons à l’homme le conseil de se départir de sa subjectivité légendaire qui fait tâche d’huile sur toutes ses productions(orales ou écrites ). En tant qu’intellectuel il doit au moment de ses productions veiller à être le plus objectif possible dans ses études.




PREMIÈREMENT: Mr SAMB dans son texte stigmatise de la façon la plus radicale l’enseignement de l’arabe et les acteurs de ce secteur en comparant aux ingénieurs et médecins. Comparaison n’est pas raison. Ne sait il pas que la première maison de presse privée au Sénégal qui a joué un grand rôle dans le renforcement de la liberté d’expression est l’oeuvre d’un arabisant ? Ne sait t’il pas que le premier et plus grand importateur de riz(denrée de première nécessité ) ne sait lire et écrire qu’en arabe ? Je me suffis de ces deux exemples.

DEUXIÈMEMENT: sur quoi se base t’il pour vouloir refuser l’accès aux terres à un groupe d’individus, sénégalais, patriotes et acteurs sociaux incontestés seulement sur le fait de leur appartenance religieuse ?
Revoyez le premier article de la constitution mon cher. L’état a le droit et le devoir d’accompagner et de superviser tous les organismes qui évoluent sur son territoire. Cet acte légitime et très louable devrait être source d’éloge et non de critique acerbe.

TROISIÈMEMENT : Répondez à ces quelques questions et vous verrez à quel point vous êtes subjectif et Impertinent. Combien d’universités arabo-islamique ou de centres qui font de l’enseignement supérieur il y’a au Sénégal ? N’êtes vous pas au courant de la construction de l’université MASSALIKOUL DJINANE à colobane ? N’avez vous jamais jugé vu sa splendeur et sa position géographique très centrée que c’était un danger pour ce pays ? Alors pourquoi celle de DIAMNIADIO le sera ? Pourquoi n’avez vous jamais dit que le pays plus besoin d’ingénieurs que d’arabisant-religieux ?
Vous avez dans votre texte fait allusion au procès des présumés djihadiste. Citez le nom d’un seul des 30 accusés qui est sorti diplômé du centre des hautes études islamiques africaines ou qui soit passé par ce centre. Vous ne le pourrez pas car il n’y en a pas. Les ressortissants de ce centre sont tous des acteurs (inspecteur de l’éducation, enseigants… ) dans le développement du pays.




QUATRIÈMEMENT: Pourquoi le fait que ladite université soit financée par l’Arabie saoudite devrait constituer une ingérence ? Ne sont ils pas des partenaires historique de notre pays ? N’ont-ils pas déjà financé le reconstruction de l’hôtel <<méridien président >> devenu <> (Nom d’un roi saoudien) ?
Pourtant notre enseignement est financé et orienté par l’occident et cela n’a jamais été vu comme une ingérence. Je suis un enseigant et je peux vous dire que la quasi totalité des documents avec lesquels je travaille sont des dons de la république du CANADA (Qu’elle en soit remerciée ).

CINQUIEMEMENT: Les professeurs qui doivent enseigner dans la futur université sont tous des sénégalais qui sont déjà en service dans le pays à l’université cheikh Anta Diop de Dakar et dans les autres instituts . Le diplôme qui sera décerné à la fin de l’étude sera national et non etranger.
Il y’a pourtant des universités d’audience catholique qui ne suivent pas le programme national et qui ont pour but principal de propager leur religion et vous n’avez jamais senti le besoin d’alerter sur ce phénomène.
Il y’a des instituts islamiques qui sont dans le pays et qui sont en réalité des facultés annexes d’une université étrangère avec un programme etranger et dont le diplôme est étranger(faculte de pire financé et orienté par la Lybie ).
Tout ceci prouve votre subjectivité et votre acharnement dans cette affaire mais le chien aboit la caravane passe.

Je termine par vous demander en tant qu’intellectuel d’essayer de porter des jugements objectifs sur vos analyses mais aussi et surtout d’éviter de cultiver la haine intercommunautaire entre les groupes qui composent notre si petit pays.
QU’ALLAH garde le Sénégal ainsi que toutes les entités qui le composent.

ABOU TALHA CAMARA
Enseigant chercheur en service à L’IEF de DIOFIOR.

Pourquoi Tanor est optimiste à propos de la gestion des ressources pétrolières et gazières

YERIMPOST.COM Ousmane Tanor Dieng est optimiste à propos de la gestion des futures recettes du pétrole et du gaz. Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) dit fonder son optimisme sur le fait que Macky Sall lui-même est un homme du secteur. « Je suis rassuré. C’est un secteur que vous connaissez bien », a-t-il dit au chef de l’Etat. Dans son discours, le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) a souhaité que cette concertation sur la gestion des recettes pétrolières et gazières soit érigée en modèle pour toutes les questions qui nécessitent un consensus national.



Concertation sur les recettes du pétrole et du gaz: Le message de Serigne Mbaye Sy Mansour

YERIMPOST.COM Le khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, a salué l’initiative du président de la République d’organiser des concertations nationales sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. « Vous croyez au principe du partage », a dit à Macky Sall son envoyé à ces concertations, Serigne Mansour Sy Dabakh. Ce dernier n’a pas manqué de déplorer l’absence de l’opposition à ces concertations. « C’est la nation qui a besoin d’être assistée », a-t-il regretté.



Gestion du pétrole et du gaz: Macky Sall accède à une vieille doléance de la société civile

YERIMPOST.COM Macky Sall se veut transparent. Pour montrer sa bonne foi pour une gestion transparente des ressources naturelles, le président de la République a décidé d’ouvrir le Cos-Petrogaz aux membres de la société civile. Une vielle doléance des organismes qui luttent pour la bonne gouvernance.

Rappelons que le Cos-Petrogaz est l’organe de pilotage stratégique qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre, à travers son Secrétariat permanent qui en est l’outil de supervision.



Gestion des recettes issues du pétrole et du gaz: Un religieux pose ses doléances

YERIMPOST.COM La Concertation nationale sur le pétrole et le gaz n’est pas seulement l’affaire des hommes politiques ou de la société civile. Des religieux aussi ont pris part à cette rencontre. C’est le cas de l’Association islamique pour servir le soufisme (Ais). Son président, qui a pris parole aux débats, a plaidé pour une bonne gestion de ces ressources naturelles. Selon Mame Cheikh Mbacké, une part des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz devrait permettre d’éradiquer définitivement la mendicité dans les rues. Le président d’Ais préconise aussi un fonds, alimenté par les recettes du pétrole et du gaz, pour financer toutes les grandes manifestations religieuses du pays. Enfin, il propose la construction d’une université soufie pour pérenniser les acquis religieux, gage de la stabilité du pays.


Dis-moi quelle presse tu suis, je te dirai quelles informations tu as…

« Il est bon de hausser la voix et de crier haro sur la bêtise humaine », dit Charles Baudelaire dans ses Curiosités esthétiques.

« Il y a des haltes, des repos, des reprises d’haleine dans la marche des peuples, comme il y a des hivers dans la marche des saisons », s’exclama Victor Hugo, in Shakespeare.

Haro ! Halte !

L’hémorragie doit être stoppée. Autrement, le sang risque d’être contaminé. Des informations sans informations.




Des informations conditionnelles, complaisantes, circonstancielles, « empressantes ». La tendance est au populisme. La presse est à l’anachronisme. Elle est mise en cause. Elle est dans la sauce.

Tel un accident qui se produit sur une route, tels des droits qui sont sans cesse violés. Un signal est continuellement donné. La récréation est habituellement sonnée.

A la manière d’Aimé Césaire, nous partons, le cœur bruissant « de générosité emphatique ». Peut-être, arriverons-nous « lisses et jeunes ». Nous errons. Dans cette valse résonante, sans fanfares par ailleurs, nous sondons ce quatrième pouvoir qu’est la presse pour déceler les quelques abîmes qui, naturellement, poussent à méditer à l’instar d’Alphonse de Lamartine sur son « Lac ».

« Qui détient l’information, détient le pouvoir ». Cette assertion rend compte, si besoin était encore, du pouvoir important de l’information dans nos sociétés actuelles. La presse informe, quelle banale lapalissade ! Cependant, sous l’impulsion de forces extérieures et dans des desseins divers, elle désinforme aussi, déforme l’information et, comble de l’ironie, fait dans « l’information sans contenu ».

Qu’elle soit écrite, orale ou, progrès de la technique, en ligne, la presse occupe aujourd’hui davantage sa place de « quatrième pouvoir ». Cela s’explique aisément quand, au regard des dernières actualités de la géopolitique mondiale par exemple, les organes de presse ont participé à consolider ou à déconsolider des démocraties. L’exemple de la radio des « mille collines » au Rwanda étant relativement lointain, il est possible d’en invoquer beaucoup d’autres qui, autant dans l’espace que le temps, nous sont bien familiers.

Il ne faut pas s’y méprendre, le temps où un gouvernement pouvait mettre totalement la main sur des organes de presse et aiguillonner les informations qu’ils donnent est plus ou moins révolu. En tout cas, sous nos cieux, cela n’est pas d’actualité. De quoi est-il question alors si ce n’est d’un contrôle de l’information ?

La problématique est toute autre, elle est, somme toute, plus « moderne ». On ne contrôle plus l’information, on la déforme. On ne contrôle plus l’information importante, on la dilue dans une masse de faits divers. On ne contrôle plus l’information, on la rend relative. Voilà, le mot est lâché, la relativité. Elle désigne, pour être très cohérent dans la démarche, le caractère mouvant, fluctuant d’une même et seule réalité. En l’espèce, une même information, selon sa source, peut avoir plusieurs interprétations différentes.



Selon son origine, sa source, les personnes en cause, les Etats parties, les intérêts en jeu, les cibles visées, l’information peut être donnée de manière différenciée d’une presse à une autre.

Sur la question du terrorisme international par exemple, un attentat perpétré dans les capitales européennes est un fait majeur pour la presse occidentale. Des enfants syriens qui meurent sous les balles et les bombes des puissances américaine et russe eux, attirent moins l’attention. Il est entendu, bien évidemment, que la télévision d’Etat syrienne en ferait ses choux gras si ces tirs provenaient de la coalition dirigée par les USA. Le contraire est aussi valable.

Les mêmes remarques peuvent être faites dans le sempiternel conflit israélo-palestinien. Des heurts dans la bande de Gaza seront une tentative de violation de l’intégrité territoriale de l’Etat juif ou, pour la presse solidaire à la cause palestinienne, une énième exaction commise contre le voisin palestinien persécuté.

Qui croire dans ce méli-mélo, à qui prêter attention dans ce flux important d’information de même nature aux interprétations différentes ? Le choix dépendra du camp pour lequel balance le cœur.

Cette relativisation de l’information n’est pas une réalité étrangère au Sénégalais. Il est révolu le temps de la « télé d’Etat » ou du « quotidien d’Etat ». Les systèmes et modes d’information s’étant multipliés, les sensibilités et appréciations sont aussi allées crescendo.

Dans l’affaire qu’il convient d’appeler « Baaka ou Makka », les déclarations jugées maladroites de M. Idrissa SECK ont créé un lever de bouclier de l’opinion publique. L’information, relayée par la presse en ligne et sur les réseaux sociaux dans un premier temps, a eu l’effet d’une bombe une fois que les quotidiens en ont fait leur fonds de commerce, les plateaux de télévision leur sujet de débats favori. Tout est bon pour vendre le papier ou faire exploser le taux d’audience, tout est bon pour médiatiser de la manière la plus « commerciale possible ». De là à tripatouiller une information, la maquiller pour plaire, qu’on soit proche du pouvoir ou de l’opposition.

Dans sa livraison du jeudi 31 mai 2018, à la suite d’une conférence de presse du Khalife général des Mourides, le quotidien Vox Populi mettait à sa Une « Touba lâche Idy ». Dans le même temps, le journal WalfQuotidien barrait à sa première page « Serigne Mountakha rabaisse Idy tout bas ». Pourtant, à l’occasion de cette conférence de presse, il n’a jamais été prononcé le nom du sieur Idrissa SECK. De même, l’homme de Dieu, à travers son porte-parole, n’a nullement évoqué la polémique sur le lieu de pèlerinage des musulmans. Il s’est juste attelé à rappeler les fondements de notre foi musulmane et d’appeler à davantage de cohésion entre les confréries qui sont le ciment de cette Nation. Il est clair que l’affaire Idrissa SECK est apparue en filigrane dans cette adresse à la presse. Mais, de là à interpréter cette sortie de cette manière, il y avait mille bornes.

On assiste donc à une certaine bipolarisation de la presse sénégalaise : les proches du pouvoir et les médias d’opposition. Les premiers vont magnifier les réalisations gouvernementales, non sans une dose de pondération pour « ne rien laisser paraître » ; les seconds y iront franco pour décrédibiliser le pouvoir.

L’autre pendant de cette relativité de l’information est sans nul doute l’importante place qu’occupent les faits de sociétés, les bagarres de borne-fontaine dans notre presse. Cela apparaît, la plupart du temps, comme une volonté de passer à côté de l’essentiel : s’intéresser à une dispute entre députés à l’hémicycle pour ne pas évoquer le fond du problème, suivez notre regard. Nous vient à l’esprit cette boutade d’un ami « journaux à 100 francs, informations de 100 francs ».

L’information perd donc sa valeur. S’informer devient, à la limite, dangereux. Il est malheureux de constater, que dans ce jeu de pouvoir, seul le citoyen « lambda » y perd. Il est floué, leurré, berné par une masse d’informations qu’il consomme sans retenue. Sans s’en rendre compte, son jugement est téléguidé dans un sens ou dans un autre. Les plus avertis font jouer leur esprit de discernement afin de pouvoir s’informer juste et vrai. A défaut, ils tournent tout simplement le dos à la presse de notre pays. Bonjour les dangers !

« L’attrait du danger est au fond de toutes les grandes passions », martèle un auteur inconnu.

Pouvons-nous vivre sans information ? Pouvons-nous ne pas lire, tous les matins, un quotidien dans le paysage journalistique sénégalais ou mondial ? Pouvons-nous nous priver de la revue de presse de Mamadou Mouhamed Ndiaye sur les ondes de la Rfm ? Le pouvons-nous avec Ahmed Aïdara sur les ondes de Zik fm ? Tenez ! Quid du « wax sa xalaat » qui se tient sur Sud fm, walf fm aux environs de 17h ? Il s’agit d’une audience prisée par nos papas, mamans, nos grands-pères et nos grands-mères d’ici ou du monde rural. Les applications Seneweb, Dakaractu, Senenews et, par extension, Jeune Afrique, Africanews, Rfi, BFMTV, FRANCE 24, Euronews, Le monde… gagnent de plus en plus du terrain.

En un comme en mille mots, l’information est au cœur de nos quotidiens.

Sa déformation, son traitement parcellaire et partial, ses dérives produisent immanquablement des dangers pour les journalistes eux-mêmes, mais aussi et surtout pour le commun des mortels.




Pour les journalistes, leur qualité et crédibilité peuvent être lourdement malmenées. Ils trahissent leur fonction sacerdotale. Ils peuvent même représenter un danger public. Or, « le journaliste et le technicien des médias qui traitent les informations respectent les principes généraux de l’équité exprimés par une attitude loyale envers leurs sources, les personnes dont ils parlent et le public » (article 18 de la loi n° 2017-14 portant Code de la Presse). Ils sont otages et serviteurs. La prudence doit être leur baromètre de mesure, la déontologie leur cœur de métier. Les principes qui gouvernent le métier de journalisme doivent, sans relâche, constituer leur vade-mecum. Une déroute porte en elle plus d’un mal. Ils peuvent être amenés à servir, autrement, par la publicité par exemple ; ce qu’ils doivent s’interdire de confondre comme l’exige l’article 20 de la loi n° 2017-14 précitée.

Pour le grand public, les dangers sont plus manifestes et plus dangereusement dangereux. L’opinion ne se fie et ne se contente que de ce qu’on lui sert, sa dose. Elle s’embourbe dans un tourbillon d’informations beaucoup trop, souventefois, vides de sens, pompeuses, théâtrales, sonores, cérémonieuses alors que « trop d’informations tue l’information » à en croire Noël Mamère.

Le danger, c’est pousser le public à aimer x et à détester y. Osons le dire, pour la plupart, on s’arrête sur le fil du rasoir : l’information reçue aujourd’hui peut, contre toute attente ou avec beaucoup d’attente, changer de couleur demain. Entre temps, la religion est déjà faite, la défense immunitaire de la victime détruite. A dire vrai, une campagne diabolique, médiatique peut être exercée sur x : ce qui importe, pour les relayeurs d’informations, c’est de vendre, de se faire des bénéfices, ou, à tout le moins, de se faire un nom. La santé informationnelle préoccupe peu or, pour quelqu’un comme Dominique Wolton : « dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique, mais le récepteur ».

Une union peut être scellée, une autre brisée. Une alliance peut ne jamais voir le jour. Point de concorde et d’harmonie nationales. Pas d’union des cœurs. L’amour malmené, sur le point d’être anéanti.

Haro ! Halte !

Fouillons pour ne pas que le bateau qui chavire déjà, ne soit complètement aux larges de la mer !

Cheikhna Ibrahima Seck et Cheikh Abdoul Lahat Fall

Quand les objectifs d’atteinte de la cible du déficit budgétaire (337 milliards) pénalisent les ménages et asphyxient les entreprises sénégalaises.

Après ma contribution nommée : éclairages économiques sur la tension financière après la sortie du ministre de l’économie des finances et du plan, contribution publiée dans les quotidiens (24 heures et Témoin du 8 juin, lequotidien du 9 juin, walfquotidien du 11 juin et sur le site léral.net), je reviens pour parler d’un autre problème de choix économique qui fatigue les ménages et tue les entreprises : la focalisation du ministre de l’économie et des finances sur l’atteinte de la cible du déficit budgétaire fixé avec le FMI.

Cette focalisation sur l’objectif d’atteinte de la cible du déficit budgétaire fixée dans la loi de finance 2018 fatigue les ménages et tue les entreprises.




Lors de sa visite à la direction générale de la comptabilité publique et du trésor le 08 juin 2018, le ministre de l’économie disait : « L’environnement international a changé dans le second semestre de l’année 2017 avec la hausse du baril du pétrole, et on s’est retrouvé avec une moins-value de recettes de 130 milliards de fcfa. Dans cette situation pareille, le gouvernement s’était engagé sur une cible de déficit budgétaire de 337 milliards dès lors, avec la moins-value de recettes, on pouvait partir de 337 milliards plus 130 milliards soit un déficit budgétaire de 6%. Si on l’avait fait, sur le marché on n’aurait pas eu ces taux (taux d’intérêt sur les obligations). Cela ôterait au Sénégal toute crédibilité. Durant cette période 2017, nous avons pensé tout faire pour que la cible du déficit soit respectée et reporté à certaines dépenses sur 2018. En 2018 on a fait des reports de dépenses mais l’environnement a continué de se dégrader ; le pétrole a atteint 80 dollars le baril ».

Selon le ministre l’augmentation du prix du baril a créé une moins-value de recettes de 130 milliards c’est-à-dire 130 milliards de dépenses de plus par rapport à ce qui était prévu dans la loi de finance initiale 2018. Qu’a fait le ministre de l’économie avec ces 130 milliards fcfa ?

Dans sa volonté d’être un bon élève du FMI c’est-à-dire de conserver la cible du déficit budgétaire à 337 milliards comme promis, le ministre va reporter à l’année d’après des dépenses importantes pour l’amélioration du quotidien des ménages et va déshonorer ses engagements financiers vis à vis  de ses fournisseurs et co-contractants. Le ministre veut respecter ses engagements avec le FMI mais respecter ses engagements avec le FMI jusqu’à contraindre les ménages et les entreprises à la souffrance pose problèmes.

Si le prix du baril du pétrole saute, le déficit aussi doit sauter peut être à des proportions moindre mais il doit sauter pour mettre à l’aise les ménages et entreprises. Si les autorités (président et ministres) sont là aujourd’hui c’est à cause des populations et des entrepreneurs (qui votent) et non à cause du FMI. Vouloir être un bon élève du FMI jusqu’à contraindre les ménages et entreprises n’est point salutaire pour un dirigeant.

De 2000 à 2005 le Sénégal a été un bon élève dans le respect de la cible du déficit. Pendant cinq (5) il était dans la moyenne des 3% fixé comme cible du déficit. Mais en 2006 à cause des problèmes énergétiques (prix du baril) le président Wade n’avait pas hésité à faire sauter le cible du déficit jusqu’à 6% pour mettre à l’aise les ménages et les entreprises. En 2011 encore, le président Wade n’avait pas hésité à faire sauter encore le cible du déficit à 6% pour faire passer le plan takkal qui avait permis aux ménages et aux entreprises de vivre plus de 5 mois sans coupures intempestives. Le déficit budgétaire comme la dette sont des instruments de création de richesse pour les ménages et les entreprises.




Le rôle de l’État est de soutenir par les dépenses l’activité globale, a fortiori lorsque le privé va mal comme au Sénégal. En 2009-2010, pour éviter l’effondrement, relancer l’activité et l’emploi, les États-Unis n’ont pas hésité à pousser leur déficit jusqu’à 13 % de leur PIB. En pleine crise financière, le secrétaire au trésor américain Henry Paulson n’avait pas hésité à faire sauter le déficit à cause de son plan de relance de 750 milliards de dollars pour régler la crise économique. Le déficit avait sauté pour soulager les ménages et les entreprises américaines.

Aujourd’hui dans ce monde en mal de croissance les pays font des choix économiques et le critère est : un pays a droit au déficit nécessaire pour obtenir un niveau satisfaisant d’activité. C’est ce que continuent à faire le Japon (déficit public prévu 5 %), les États-Unis (4,4 %) et le Royaume-Uni (3,5 %).

Dans la zone euro, en pleine crise économique (2010 à 2015) tous les pays ont fait sauter la cible du déficit fixée à 3% du PIB. Les pays de la zone euro sauf l’Allemagne (à cause de son manque d’investissement public) ont fait sauter la cible du déficit en pleine crise et ont violé le critère de convergence fixant la cible du déficit à 3%. Ils ont fait sauter le déficit pour soulager leurs ménages et entreprises.

Aujourd’hui au Sénégal si le prix du baril saute et menace la cible du déficit de 3% on le répercute sur les ménages et les entreprises pour les beaux yeux du FMI. Et pourtant quand le prix du baril chute de 75% les ménages et les entreprises ne le sentent pas.

Nos autorités de l’économie préfèrent honorer leurs engagements avec le FMI et déshonorer leurs engagements avec les ménages et les entreprises sénégalaises : soit on est avec le FMI soit on est avec le peuple. Thomas Sankara disait : « Je préfère faire un pas avec le peuple que 100 pas sans le peuple ».

En Afrique nos ministres de l’économie et des finances ont souvent pour objectif d’être des bons élèves du FMI à la défaveur du peuple. Leur objectif est clair : intégrer le FMI à la fin de leur magistère au ministère.

El Hadji Mansour Samb – Economiste et auteur du livre : Les Limites du PSE

 

 

 

 

Calvaire des Sénégalais en partance pour Nimzatt: Tension entre chauffeurs de bus et la police mauritanienne à Rosso Mauritanie

YERIMPOST.COM C’est encore le calvaire de la communauté khadre du Sénégal en partance pour Nimzatt, en République islamique de Mauritanie, pour le pèlerinage annuel. Des pèlerins, à bord de bus, sont présentement bloqués à Rosso Mauritanie, nous signale-t-on. La police mauritanienne, qui a immobilisé une vingtaine de bus sénégalais, leur réclame 53 000 F Cfa par car. Une note très salée que les chauffeurs ne comptent pas payer. « Ils ont immobilisé nos cars sous cette chaleur accablante alors qu’il y a des personnes âgées parmi les fidèles que nous transportons. La situation risque de dégénérer si rien n’est fait. Parce qu’un commandant mauritanien menace de nous déguerpir d’ici 15h. Nous l’attendons de pied ferme, parce que nous n’allons pas bouger d’un iota», déclare, au bout du fil, Djibril Diop, qui parlait au nom des chauffeurs.


Le Colon, l’Indien et l’Africain

Le face à face entre l’ Europe et l’ Afrique débuta à la seconde moitié du 15 siècle et plus particulièrement en 1441, quand Henry le navigateur, fils de François premier, Roi Portugais d’ alors eut l’ idée de prendre des esclaves sur les cotes Sénégalaises pour les revendre afin de financer ses expéditions maritimes: Ce fut la début du pillage de l’ Afrique par les Européens.
Un pillage qui depuis, n’a pas connu le moindre répit, 700 années plus tard.
En effet, c’ est ainsi que débuta ce que l’ histoire retiendra sous le nom de Traite des esclaves ou commerce trans atlantique ou triangulaire.( Europe- Afrique- Amérique).



Avec la découverte de l’ Amérique en 1492 par Christophe Colomb, les Européens( Français, Portugais, Hollandais, Espagnols, Anglais..) prirent pied sur le nouveau continent, où ils installèrent des colonies en exterminant les indiens.Des Inuit et Nez percé de l’ Alaska, jusqu’ aux Patagon du sud de l’ Amérique, en passant par les Navajos, Iroquois, Sioux, Black Feets , Apaches, Irons de l’ Amérique du nord .En plus de l’ élevage et de la quête de l’ or, ils s’y adonnèrent à l’ exploitation de produits impossibles à produire sous le climat tempéré de l’ Europe, ( canne à sucre, café,thé,tabac, bananes,indigo..) .Puisque les indiens n ‘ étaient pas assez robustes pour supporter le dur labeur dans les plantations,ils se tournèrent vers l’ Afrique pour chercher des noirs, physiquement plus solides , d’ autant qu’ils sont capables de travailler sous de fortes températures. Les premiers noirs débarquèrent en 1513 à cuba.
Le mécanisme de ce pillage était fort simple et les rouages, idéalement huilés. Les négociants quittaient l’ Europe à bord de bateaux appelés négriers, accostaient sur les cotes Africaines où ils achetaient des esclaves aux rois locaux , puis mettaient le cap sur les Amériques , Brésil ou les Antilles, les revendaient avant de remplir les cales des bateaux de produits tropicaux et repartaient en Europe où ces matières premières seront transformées en produits finis ou manufacturés et exportés. Voilà comment, l’ Europe a entamé son industrialisation et son développement au détriment des Africains réduits en esclaves et des Indiens exterminés surtout en massacrant les bisons, dont la viande leur servait de nourriture, la peau de tipis et de mocassins les os de calumet, c’ est à dire de pipe et les excréments de charbon.
Les conséquences seront catastrophiques, autant sur le plan démographique, économique,sécuritaire qu’intellectuel et psychologique .
En effet,le phénomène ne tarda pas à prendre de l’ ampleur surtout à partir du XVI et XVII siècle. La demande en esclaves se fit de plus en plus importante au fur et à mesure que l’ extermination des Indiens s’ intensifiait ,libérant les plaines et les vastes prairies, aussitôt transformées en plantations, d’ autant qu’ avec les découvertes scientifiques, l’ industrialisation de l’ Europe s’ accélère ,entraînant un besoin toujours plus grand de matières premières. Le marché de l’ esclavage était un filon de premier choix et les Européens s’ y ruèrent. Français, Hollandais, Anglais,Suédois, Portugais,Danois. Ce fut la ruée vers l’ Afrique pour chercher des esclaves.
La demande stimulera l’ offre.
De très nombreux rois Africains se transformèrent en esclavagistes et se procurèrent de la marchandise en procédant à des razzias. D’ autres se muèrent en caravaniers, c’ est à dire spécialisés dans le transport des esclaves de l’ intérieur du continent, vers les cotes où sont implantées les comptoirs. Les guerres fratricides entre empires , tribus ou clans devinrent monnaie courante entraînant la dislocation de beaucoup d’ entre eux. L ‘ insécurité s’ installa, et avec elle la peur, car on pouvait se retrouver esclave du jour au lendemain. La production agricole chuta et avec elle, s’installa la famine et la misère. Bien sûr, dans un tel environnement de psychose et d’ insécurité, la production intellectuelle et artistique va s’ en ressentir,d’ autant que cette traite négrière va durer 400 longues années.
En Amérique,et malgré la résistance, sous la direction d’ emblématiques Sachems tels Black Hawck , Américan Horse, Dull Knife, Big Foot, Crow King, Crazy Horse, Cochise, Géronimo, les Indiens furent exterminés et les survivants parqués dans des réserves et réduits à la mendicité et l’ alcoolisme.
Le nombre d’ Africains vendus sera estimé à 13 millions dont prés de 3 millions perdront la vie lors du voyage vers l’ Amérique. Un voyage qui se déroulera dans des conditions exécrables: nus pour éviter les maladies , enchaînés et serrés dans les cales des bateaux telles des sardines. Sans oublier ceux qui sont morts lors de leur capture ou de leur acheminement vers les cotes. Il faut enfin évoquer les enfants qui auraient dû naître, et qui ,a cause de cette hécatombe , ne verront jamais le jour. On imagine ainsi facilement le lourd tribut que l’ Afrique a payé pour que l’ Europe se développe.Le plus scandaleux, c’ est que , ces esclaves qui valaient de l’ or dans les Amériques ou les Antilles étaient achetés à vil prix aux rois esclavagistes. On parle d’ ailleurs de pacotille.Cauris, rhum,eau de vie, bibelots, parasols fusils…Des fusils qui serviront d’ ailleurs à se faire la guerre pour se procurer d’ autres esclaves et qui feront que les affrontements entre Africains seront de plus en plus meurtriers et tragiques. C’ est ainsi que pendant que l’ Europe s’ envole économiquement, le continent noir s’ enfonce dans les abîmes de la pauvreté, des guerres fratricides, de l’ insécurité et des maladies apportées par les blancs.
Il faudra attendre 1808, pour que le parlement Britannique abolisse la traite négrière, poussé par les mouvements anti esclavage. Aux usa, le treizième amendement entre en vigueur le 18 descendre 1865 sous l’ impulsion d’Abraham Lincoln alors qu’ en France, elle sera abolie en 1848 grâce notamment à Victor Schoelcher , journaliste et homme politique , député de le Martinique et de la Guadeloupe, terres par excellence de plantations et donc d’ esclaves.
Cependant, et malgré ces interdictions, un trafic illégal d’ esclaves se poursuivit pendant encore des dizaines d’ années avant de s’ éteindre, non par bonté d’ âme mais parce qu’avec la révolution industrielle, les machines vont remplacer la force musculaire. Le commerce des esclaves n’ est donc plus lucrative.
Si l’ Afrique crut qu’ elle s’ est définitivement débarrassée des Européens, elle va bientôt déchanter car, cette même révolution industrielle, à l’ origine du départ des Européens, sera la cause de leur retour. Ils étaient partis parce qu’ils n’avaient plus besoin d’esclaves, ils vont revenir car ils ont maintenant besoin de matières premières pour faire marcher leurs industries.
C’ était reparti pour un tour.
Tant qu’ils n’avaient besoin que de forces musculaires, les Européens sont restés sur les cotes Africaines, les rois esclavagistes se chargeant de les fournir en marchandises .
Avec la révolution industrielle et ses découvertes scientifiques, s’ opéra un bouleversement dans tous les domaines, notamment dans ceux de la production agricole et des biens manufacturés .La boulimie des usines en matières premières devint insatiable et la surproduction exigea de nouveaux marchés.
Pour la seconde fois, les Européens se tournèrent vers l’ Afrique. Mais cette fois-ci, il ne s’ agissait plus de rester sur les rivages, mais de conquérir l’intérieur. Un phénomène qui sera connu sous le nom de Colonisation.
Bien sûr, comme souvent avec les mouvements de masse, il fallut d’ abord envoyer des éclaireurs pour identifier le terrain et les voies de communication. Ce sera le rôle des explorateurs dont les plus connus seront : Livingstone, Savorgna de Brazza, Mongo Park, John Spek Grandidier.
La ruée vers l’ intérieur du continent noir pouvait commencer, d’ autant que les explorateurs confirmeront les richesses inestimables du sol Africain: Or, diamant, bois, produits agricoles…Pour mettre un terme aux conflits inhérents à la rivalité entre pays colonisateurs, Bismarck , le chancelier Allemand convoqua une réunion que l’ histoire retiendra sous le nom de conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885 :
Afin de s’ entendre sur les modalités de partage de l’ Afrique et éviter tout conflit, des règles furent édifiées, dont la liberté de navigation et de commerce dans le bassin Congolais et l’ obligation d’ avertir les autres puissances , quand l’ une d’entre elle prend possession d’ un territoire. En moins de 20 ans , le partage était déjà fait à l’ exception du Maroc, de l’ Ethiopie et du Liberia. Tout le reste de l’ Afrique était sous le joug colonial, surtout Anglais et Français, les autres, Portugais, Allemands Espagnols se contentant de la portion congrue.
Les Britanniques mirent ainsi la main sur l’ Egypte,le Kenya,l’ Ouganda,Zanzibar, La Rhodésie, l’ Afrique du Sud,la Gambie, Sierra Leone, le Nigéria.
La France quant à elle s’ octroya deux entités :
L’ A.O.F l’ Afrique occidentale Française qui comprend la Mauritanie,le Sénégal, le Soudan Français, l a Guinée,le Niger,la Haute Volta et Dahomey.
L’ A.E.F, l’ Afrique Equatoriale Française qui regroupe le Congo, Oubangui- Chari, Tchad.
Pour la seconde fois, l’ exploitation de l’ Afrique pouvait recommencer , mais cette fois, les Européens passèrent des ressources humaines aux ressources naturelles.



Si les Anglais optèrent pour un système indirect, c’ est à dire en formant des autochtones pour qu’ ils fassent le sale boulot pour eux,les Français choisirent le système direct . Ils feront le travail eux même. Ils divisèrent leurs colonies en deux parties distinctes : Les colonies de peuplement, comme l’ Algérie qui avec son climat tempéré est appelée à devenir un département et les colonies d’ exploitation qui comme leur nom l’ indique on ne peut plus clairement; serviront à être pillées , et tous les actes posés par les colons dans ces territoires n’ auront qu’ un seul objectif, l’ exploitation de leurs ressources naturelles, agricoles et humaines. Même les infrastructures obéiront à cette logique implacable. Toutes les voies de communication ( routes, rails ) partaient des zones d’ exploitation agricoles ou minières vers un port, Dakar, Abidjan ou autre. C’ est ainsi qu’ au Sénégal, , le tracé du rail, épouse fidèlement les zones de production de l’ arachide qui avait été imposée aux paysans au détriment des cultures vivrières. Cette monoculture de l’ arachide qui sera à l’ origine de la disette et de la faim dans le monde rural jusqu’ à nos jours. Au Niger, la principale route qui part d’ Arlit et Agadez, zones d’ exploitation de l’ uranium (qui permet aux centrales nucléaires Français de fonctionner)vers la façade Atlantique est d’ ailleurs appelée la route de l’ uranium.
Comme pour l’ esclavage,le colonialisme fut exempté de tout sentiment d’ humanisme et d’ empathie, car dans leur entendement, le noir ,comme l’ indien ,étant un être inférieur, , ne pouvait être traité que comme une bête de somme. C ‘est ainsi qu’ ils seront soumis aux travaux forcés ( construction de routes, rails, édifices….) à la fourniture d’ hommes dans les deux guerres mondiales ( Blaise Diagne, premier député noir de l’ Afrique fournit 77 000 hommes appelés avec mépris Tirailleurs Sénégalais, alors qu’on ne lui en demandait que 50000.) et les récoltes des paysans se verront souvent confisquées au titre de l’ effort de guerre.
Cependant, cette participation des Africains aux deux guerres mondiales aura un effet positif. Le mythe du Blanc va s’ effondrer, Ils découvriront que les Blancs sont comme tous les êtres humains, avec leurs qualités et surtout leurs insuffisances. Ils ne sont pas invincibles, ils connaissent aussi la peur, la faiblesse. Dés lors, l’ idée de l’ indépendance et de l’ émancipation se fit jour dans leurs cerveaux. Une indépendance qui devint inéluctable dans les année 60.
Ce fut le temps de la décolonisation , mais qui ne se traduisit pas par une rupture définitive .Il fallait maintenir des liens avec les ex colonies, autant pour les Français que pour les Britanniques car ces pays impérialistes ne devaient leur puissance qu’à l’ exploitation de leurs colonies. Rompre définitivement leur serait fatal .D’ ailleurs les portugais eux, se cramponneront encore pendant des années à leurs territoires notamment en Angola et Guinée Bissau.Ainsi les Britanniques réuniront leurs ex colonies dans une nouvelle organisation appelée Commonwealth, alors que la France dont l’ empire colonial est infiniment plus petit ,optera pour des accords bilatéraux avec chacune de ses ex colonies.
Pour la France, plus que pour les Britanniques, c’ était une question de vie ou de mort.
En effet, la France, défaite et occupée par les Allemands dés 1941, ne dût son salut qu’ à l’ intervention des Alliés et le débarquement de Normandie en 1944. Elle perdra aussi sa colonie Indochinoise ( Vietnam, Laos, Cambodge) en 1954, après sa défaite face au Viet Minh de Ho Chi Minh dans la cuvette de Dien Bien Phu.
A partir de 1954, éclate la guerre d’ Algérie, qui comme presque tous les pays colonisés réclame son autonomie .Seulement l’ Algérie occupe une place primordiale dans le dispositif Français.Non seulement elle est une colonie de peuplement, mais son gaz et son pétrole ( pétrole Saharien ), lui sont indispensables pour son au re-décollage économique . La France perdra cependant la guerre face aux nationalistes et indépendantistes du Front de Libération Nationale F.L.N. Une défaite qui sera actée par le traité d’ Evian en 1962. L’Algérie en profita bien sûr pour nationaliser ses Hydrocarbures.
Il ne restait donc à la France que les pays de l’ A.O.F et de l’ A.E.F. qui à leur tour, piaffaient d’ impatience de retrouver leur souveraineté. Rompre avec ces pays comme elle l’ avait fait avec l’ Indochine et l’ Algérie serait suicidaire.
Voilà pourquoi le général De Gaulle choisit de sortir par la porte… pour revenir par la fenêtre.
A partir de 1960, il octroya pacifiquement l’ indépendance à ses colonies Africaines, mais en prenant soin de mettre à leur tète, des présidents soumis et totalement sous son contrôle: Senghor au Sénégal,Léon Mba au Gabon,Kérékou au Bénin, David Dacko en centre Afrique, Houphouet Boigny en Cote d’ Ivoire , Ould Dada en Mauritanie, Ahidjo au Cameroun…Des chefs d’ état qui travailleront sous la surveillance de Français, infiltrés dans les palais et autres ministères sous le titre anonyme de coopérants .
Avec ces chefs d’ état, il signa des contrats de défense, mais qui comportaient des accords secrets. La France assurait leur maintient au pouvoir et leur protection contre toute attaque, extérieure ou d’ opposants,en contre partie, la métropole serait la principale, sinon l’ unique bénéficiaire des ressources naturelles du pays: Pétrole, lithium, or, bois, gaz uranium,thorium, arachides….. Pour donner corps à cette nouvelle stratégie, De Gaulle créa une compagnie pétrolière, ELF qu’ il confia à un polytechnicien nommé Pierre Guillauma, et qui sera le bras armé de la France. Pour la France,l’indépendance énergétique était incontournable.Il mit aussi sur pied’ une cellule Africaine à l’ Elysée, qu’ il confia à Jacques Focart, un ancien des services secrets de la résistance et qui connaissait l’ Afrique comme sa poche, qui sera secondé par Maurice Robert, un autre ex agent secret qui sera l’ homme des basses œuvres.
La France Afrique venait de naître.
Avec le soutien d’ hommes de l’ ombre, d’ aventuriers, de politiciens, d’ affairistes, de ministres, Focard mit sur pied un véritable réseau de prédateurs qui va faire main basse sur les richesses du continent au profit de la France, de ses hommes politiques et de dictateurs Africains corrompus et véreux. Ceux qui se mettaient au travers de sa route seront impitoyablement écartés d’ une manière ou d’une autre. Des coups d’état et des élections truquées seront organisés partout où besoin sera. Cheikhou Touré fera l’ objet de plusieurs coups d’ état, Félix Moumié , l’ opposant camerounais sera assassiné à Genève, Léon Mba jugé trop faible remplacé par son directeur de cabinet Omar Bongo au Gabon, en Centre Afrique, les présidents se succéderont au gré de Focart, David Dacko, Bokassa, Patassé, Bozizé. Pour s’octroyer les énormes réserves de pétrole du continent, ELF financera la cessession du Katanga au Nigéria entre 1967 et 1971, la guerre en Angola entre l’ UNITA de Savimba et l’ MPLA de Dos Santos, la guerre civile au Congo Brazzaville entre les Cobras de Sasou Ngésso et les Ninjas de Lissouba. Comme pendant l’ esclavage ou le Far West, les Européens vont distribuer des armes de plus en plus meurtrières qui sèmeront la mort, la misère et la désolation.



L’ affaire ELF éclate en 1994, Détournement d’ argent par les hommes politiques Français, financement de rebellions en Afrique,la compagnie pétrolière ne s’ en relèvera pas. Elle sera absorbée par sa petite rivale TOTAL.
Avec la disparition de la compagnie pétrolière et celle de ses principaux animateurs, la France Afrique connut un déclin, cependant l’exploitation continue sous d’ autres formes,l’ accaparement des marchés par les grands groupes occidentaux toujours avec le soutien des présidents Africains: Areva, Total, Eiffage ,Edf Boloré qui font main basse sur tous les contrats faramineux, obligeant nos entreprises à se contenter de sous traitance .
Ainsi, depuis le 15 eme siècle, nos richesses sont pillées de façon continue et implacable. Pétrole, diamant, forêt , gaz, uranium , poissons .Ils ne laissent derrière eux que désolation ,vide, pollution.
Le pillage des ressources halieutiques du Sénégal sera à l’ origine de la ruée des Sénégalais vers l’ Espagne en 2007.
Sitting Bull, le chef suprême des Sioux qui dirigea en 1876 la bataille de Little Big Horn qui vit les Indiens battre le 7 eme régiment du général Custer, dit en parlant des Européens: Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, péché le dernier poisson, alors ils se rendront compte que l’ argent ne se mange pas.
Les Africains, devront-ils attendre d’en arriver là ?
Serigne Mbacke Ndiaye
Écrivain;

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(6 Photos)– La rencontre entre Marcelo et Mamoudou Gassama





 

 





 

Assises Nationales: l’Entendu, le Non-entendu et le Malentendu

Pourquoi et comment le PR Macky Sall a raison sur les  »Assisards »?

Entendons-nous bien! Les conclusions des Assises nationales sont d’une grande pertinence, aussi bien dans sa vision, ses objectifs, sa méthodologie inclusive et ses angles d’attaque (diagnostics puis recommandations). Pour un Décideur public résolu à faire sortir son pays de ses propres pièges de sous-développement, les conclusions des Assises nationales se révèlent comme un outil privilégié d’aide à la décision, en termes de management de la très haute performance.




La Charte des Assises nationales, tout comme le Plan Senegal Émergeant, sont trans-partisans, trans-générationnels et trans-sectoriels. Ils sont donc des documents de prospective. Et c’est le propre et le lot de toutes les études prospectives que de devoir être mises à jour avant même que n’ait séché,  l’encre qui a servi à les écrire. La découverte du pétrole et du gaz au Senegal, en est l’illustration la plus parfaite car en prospective, il faut prévoir tous les scenarii, même l’imprévisible et l’imprévisibilité.

Pour autant, un plan d’émergence n’a jamais été une affaire de saute-mouton où on quitterait un point A pour aller vers un point B par je ne sais quelle baguette magique, pour autant la charte des Assises nationales  »n’est ni la Bible ni le Coran » et que même l’Ancien testament a évolué vers un Nouveau testament. Parce qu’ils ne sauraient être une ligne d’arrivée mais plutôt une ligne de départ, parce qu’ils sont trans-partisans et trans-générationnels et trans-sectoriels, le PSE tout comme la charte des Assises nationales, sont des dynamiques et des perspectives en mouvement et à ce titre, d’où l’on est parti est moins déterminant que d’être en mouvement, dans le tempo et dans la bonne direction.

Ceci étant dit et il faut bien le dire, il y a dans la charte des Assises nationales: l’Entendu, le Non-entendu et un Malentendu.

Sur l’Entendu: Dans le fond, sur le diagnostic tout comme sur les recommandations (Société- Valeurs, Ethique-Institutions- Libertés- Gouvernance sociale- Economie et Finances publiques- Agriculture- Environnement- Aménagement du territoire- Politique extérieure- Intégration régionale et Migration), rien à redire, sinon  »Gonguo », comme on dit chez moi à Agnam Civol dans le Bosséa au Fouta. Dans la forme, le document est bien structuré autour d’une préface de 4 pages, d’un résumé de 19 pages, d’une introduction générale de 12 pages, d’une première partie intitulée  »Bilan du vivre en commun depuis 1960 » sur 200 pages, décomposée en 5 chapitres et 14 sections et une conclusion sur 3 pages. Dans sa deuxième partie des conclusions des Assises nationales, intitulée  »Stratégie et Recommandations pour un Senegal nouveau », la charte se compose de 73 pages décomposées en 5 chapitres et 14 sections et une conclusion sur 4 pages. En plus d’un annexe de 55 pages.

Le Non-entendu: On ne  »sent » pas dans les conclusions des Assises nationales, un odeur de Culture au sens de Diversité (processus de sa construction) et Durée (profondeur de son inscription dans le temps). La Charte des Assises nationales est restée fondamentalement, une analyse structurelle dans une approche politico-institutionnelle, plus qu’une analyse fonctionnelle. Or, l’approche Gouvernance tout comme la recherche de consensus et de compromis, ne sauraient être seulement une affaire et l’apanage d’Etat institutionnalisé, mais c’est aussi l’affaire des forces sociales (chefferie religieuse et coutumière, syndicats et société civile), qui sont démocratiques à leur manière et très omniprésentes même dans les aspects les plus modernes du pays. Dans le diagnostic, les conclusions des Assises nationales ont fait toute l’économie de la Bonne gouvernance mais restent muettes, dans ses recommandations, sur la Gouvernance légitime au sens où la gestion des affaires publiques et l’exercice des pouvoirs, doivent être au service du bien commun avec l’adhésion et sous le contrôle de ceux sur qui s’exercent ces pouvoirs.




Le Malentendu:  Une certaine opposition semble faire d’un usage dévoyé, les conclusions des Assises nationales, en utilisant une finalité politique pour un moyen électoral pour conquérir et accéder au pouvoir d’Etat; alors que la substance et la matrice de la Charte des Assises nationales, c’est d’être au Service de l’Etat et de la République en tant qu’abstraction juridique d’une part et d’autre part, c’est d’être au service du citoyen et de l’usager-consommateur de services publics, en tant que réalité immédiate. Dix ans après les conclusions des Assises nationales (entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009) et quatre ans de mise en oeuvre du PSE, le think tank Africa WorldWide Group estime qu’il y a encore de l’espace et du temps, pour instaurer un débat doctrinal national entre les conclusions des Assises nationales et le PSE, en vue d’en ressortir des croisements fertiles . Une certaine opposition gagnerait à comprendre que l’Etat, selon le professeur Laferrière n’a  »ni supérieur, ni égal, ni concurrent », il est souverain. Au point que Jean-Jacques Rousseau disait dans les termes suivants :  »Il est de l’essence de la puissance souveraine de ne pouvoir être limitée; elle peut tout ou elle n’est rien ». L’Etat, parce qu’il est une créature humaine, ne peut avoir qu’une finalité humaine. Comme le disait si bien le défunt Mohamadou Mbodj du Forum civil,  »c’est sur l’histoire que nous devons aller chercher nos propres défis, et non sur le jeu des acteurs ».

Siré SY, www.africaworldwidegroup.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Membre de BBY, Ansoumana Danfa crie sa frustration et menace

YERIMPOST.COM Le président Macky Sall va sortir à la Hollande, c’est à dire attendre la veille de la présidentielle pour renoncer à se présenter. L’hypothèse est invraisemblable mais pas impossible de l’avis d’Ansoumana Danfa. Ce compagnon des premières heures du chef de l’Etat ne sait plus à quel saint se vouer, au vu de toutes les frustrations que certains des alliés de la mouvance et lui ressentent. Ce que le le leader du Mouvement pour l’action et la citoyenneté/Authentique (Mac/A) n’arrive pas à comprendre, c’est la mise à l’écart des sous-coalitions de Benno Bokk Yaakaar dans les discussions pour la mise en oeuvre de la loi sur le parrainage. Dans les colonnes de Vox Populi, Ansoumana Danfa a laissé éclater son amertume face à cette situation. « Trop c’est trop ! Nous ne pouvons pas concevoir que Macky Sall rencontre des gens que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a épinglés et que ses alliés soient laissés en rade. Nous ne sommes pas leurs obligés ni leurs talibés. Nous dirigeons des partis souverains. Nous réclamons toute considération qui sied à notre rang. S’il ne prend pas ses responsabilités, nous prendrons les nôtres. Il a intérêt à nous recevoir. »



Me Madické Niang et Pape Mamadou Pouye dans le viseur de la Gendarmerie royale canadienne

YERIMPOST.COM Me Madické Niang et Pape Mamadou Pouye sont dans le viseur des enquêteurs de la Gendarmerie royale canadienne (GRC). En cause, nous dit Libération, la plainte de Sherpa dans l’affaire dite des « condos », visant des dignitaires africains soupçonnés d’avoir effectué des transactions immobilières d’un montant avoisinant les 30 millions d’euros. Selon le journal, malgré son insistance à dire qu’il a commencé à gagner de l’argent bien avant de faire de la politique, l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux sous Wade, a acquis deux condos alors qu’il était dans l’appareil d’Etat. Et, d’après le quotidien, il a procédé à la revente de ces acquisitions au moment où, au Sénégal, la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei) traquait les « malfaiteurs à col blanc ». Pour le cas Pape Mamadou Pouye, le journal croit savoir que l’homme n’est en réalité que le prête-nom pour le compte d’un certain… Karim Wade. Afin d’attirer moins l’attention, Pape Mamadou Pouye serait passé par une avocate canadienne du nom de Hélène Mathieu pour cette acquisition d’un montant de 470 000 dollars et c’est celle-là même qui a été citée à l’éclatement des Panama papers comme étant celle qui a monté les sociétés Seabory et Latvae Group sur demande de Pouye.



Bamba Fall se recentre sur Khalifa Sall et durcit le ton contre le pouvoir

YERIMPOST.COM Bamba Fall semble s’être ressaisi. Après des critiques de toutes parts sur son amitié subite avec le camp présidentiel, le maire de la Médina réapparaît plus soudé que jamais à Khalifa Sall. C’est ainsi qu’il a été aperçu, ce vendredi 8 juin, à une cérémonie de récital de Coran dédiée au maire de Dakar emprisonné dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance. Approché par nos confrères de VoxPopuli, Bamba Fall s’est exprimé sur l’accélération décriée du dossier de Khalifa Sall devant la Cour d’Appel. Selon lui, tout est fait à dessein. « Le dépôt des candidatures à la présidentielle va bientôt démarrer. Pour éliminer Khalifa Sall de la course, ils veulent accélérer son dossier afin qu’il soit condamné définitivement… Il y a des directeurs de sociétés, membres de l’Apr, qui ont été épinglés par des audits, ils vaquent tranquillement à leurs occupations. Pourquoi dans ce pays il n’y a que deux dossiers judiciaires ? Celui de Khalifa Sall et l’affaire Imam Ndao ? Et les autres dossiers ? »
A la question de savoir si, en cas de condamnation, Khalifa Sall bénéficiait d’une grâce présidentielle, Bamba Fall a apporté une réponse catégorique: « Khalifa Sall n’a pas besoin d’une grâce ! Il n’a rien fait… En cas de grâce, il n’aura plus la possibilité de briguer le suffrage des Sénégalais et il va même perdre la mairie… Le jeu de ces gens-là est un jeu de yoyo que tout le monde a compris. »


Vidéo- Coups de rangers à la tête, ceinturon: un Asp pète un plomb et s’acharne sur une handicapée

La vidéo est en train de faire le tour de la toile et ça se passe à la rue Carnot, au centre-ville. Un groupe de gens tous handicapés moteurs se font malmener par un présumé agent d’assistance à la sécurité publique (Asp). Dans la vidéo filmée par une dame qui se tenait sur son balcon, l’on peut voir l’agent en question s’en prendre violemment à une femme handicapée. Après l’avoir extirpée de sa chaise roulante, le gars s’est acharné sur elle en la rouant de coups. Et tout y passe ! De son  ceinturon aux coups de rangers.





Des commerçants et acteurs du secteur privé nommés juges consulaires

YERIMPOST.COM Sept juges consulaires de la Chambre commerciale d’appel près de la cour d’appel ont été installés ce mercredi 6 juin. Ils sont commerçants, acteurs du secteur privé et désormais juges non professionnels qui assisteront les magistrats chevronnés pour une durée de 3 ans. Au cours de la cérémonie, le juge Amadou Tall leur a rappelé l’importance de garder les secrets de délibération, l’indépendance et l’impartialité. « L’indépendance d’un juge est un droit pour tous les citoyens et une composante nécessaire à l’existence de l’Etat de droit », a déclaré le juge. L’identité des sept juges consulaires a été révélée. Il s’agit de Elimane Lam, Maurice Sarr, Souleymane Faye, Mafall Fall, Serigne Souhaibou Gueye, Souleymane Soumaré et Ibrahima Bèye.



Arrêté en conseil des ministres, le dialogue sur les ressources pétrolières et gazières hypothéqué

YERIMPOST.COM En conseil des ministres, ce mercredi 6 juin, le chef de l’Etat a informé le gouvernement du lancement, le 12 juin 2018, des travaux du Dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Ces travaux vont être menés « afin d’instaurer une Gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et d’asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière ».

Macky Sall rappelle que c’est dans cet esprit que le Comité d’Orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (COS- PETROGAZ) a été mis en place et l’Institut national du pétrole et du gaz (INPG) créé, pour consolider la dynamique de gestion concertée, responsable et transparente des ressources naturelles du Sénégal.

Un Dialogue qui intervient au moment où l’opposition exige la publication de tous les contrats depuis 21012 et une révision de l’accord sur le gaz découvert entre la Mauritanie et le Sénégal.



Document: Yerimpost publie une lettre de dénonciation contre Kabirou Mbodjie pour fraude fiscale et corruption





 





Démocratie, Etat de droit et dialogue politique

Il est nécessaire de dialoguer. Sans dialogue pas de consensus. Sans consensus pas de compromis dynamique. Sans compromis dynamique il y a crise. Et une crise sans médiateur s’enlise. Et dégénère. Dans ce cas, l’Etat quel que soit sa puissance et ses moyens de coercition est frappé d’illégitimité, car « c’est dans la Nation que réside le fondement de la souveraineté ».

Ce consensus ne peut exister véritablement, si le dialogue est confronté à la montée en puissance de l’Exécutif, et que cela se traduit par un processus d’émancipation juridique, et par la crise du Principe de légalité.

La pire conséquence de cet état de fait est la périclitation inéluctable de toute Démocratie, même majeure.

Car nous assisterons par là à une violation des principes fondamentaux de l’État de droit, dont « le concept (…) implique que les gouvernants ne [soient] pas placés au-dessus des lois, mais exercent une fonction encadrée et régie par le Droit », surtout que « l’État de droit implique une confiance absolue placée dans le Droit », comme le souligne Jacques Chevalier.

Pour ce, il faut une véritable indépendance des juges. N’exagérons pas et ne nous en offusquons pas. Je vois d’ici des personnes de mauvais aloi alerter déjà sur les dangers de l’instauration d’une République des juges !

Au contraire, les défenseurs de la dépendance politique de la Justice qui reste de rigueur dans la quasi-totalité des pays en développement sont les fossoyeurs de la Démocratie. Ce sont eux qui théorisent les schémas les plus saugrenus censés ménager les principes démocratiques garantis par la Constitution et permettre en même temps d’extraire le sort des princes qu’ils servent avec zèle et avec cynisme d’un jeu démocratique dont ils ne maitrisent pas tous les aléas, ce qui conduit dans la plupart des cas à la chute de leurs régimes.

« Le Droit s’est imposé désormais comme une ressource dont les acteurs politiques ne peuvent plus se passer, ainsi qu’une arme privilégiée de combat politique », au grand bonheur de ces praticiens indélicats de la matière qui deviennent les bras armés d’un Prince dont Machiavel disait qu’il « a deux manières de combattre : l’une avec les lois ; l’autre avec la force ».

Jacques Chevalier constate d’ailleurs fort à propos que « cette judiciarisation a offert aux spécialistes de droit constitutionnel une occasion privilégiée pour asseoir leur autorité et étendre leur influence. (…) L’affirmation de la suprématie du droit constitutionnel leur sert à établir leur propre hégémonie ; ces constitutionnalistes revendiquent aussi par rapport aux politistes, le monopole du savoir sur les Institutions. L’expansion du droit constitutionnel leur donne aussi des possibilités nouvelles d’intervention dans le débat politique ».

Ils ne s’arrêtent pas en si bon chemin, ces constitutionnalistes. Ils se retrouvent maintenant au cœur des régimes politiques, le plus souvent en position de tailleur constitutionnel sur mesure au service des princes de leur époque ! Ils en oublient le danger qu’encourt tout régime qui en arriverait à piétiner la souveraineté politique de la Nation, parce que bousculé par la pression d’échéances électorales proches, au point de ne pas prendre, comme l’y enjoint Philippe Nemo « le temps de convaincre les forces sociales qui [lui] paraissent hostiles » : la chute !

Pour éviter cette catastrophe, il ne leur reste plus que « l’Etat de police fondé sur le bon vouloir du Prince, » à lui opposer, un Etat de police où « il n’y a ni véritable limite juridique à l’action du pouvoir, ni réelle protection des citoyens contre le pouvoir ».

Le seul frein aux tentations hégémoniques de basculement d’un régime politique vers la dictature à la faveur de réformes déconsolidantes est l’indépendance de la Justice.

L’indépendance de la Justice dans tout système démocratique qui se respecte témoigne en effet de la transcendance du Droit par rapport au politique. Pour ce, elle doit s’adosser sur le respect du Principe de sécurité juridique, lequel suppose une certaine stabilité des lois, et des situations qu’elles définissent.

Vu sous cet angle, un dialogue constructif suppose le bannissement d’un agenda caché, porté par la décision unilatérale du Prince, à un moment charnière de la vie de la Nation, en lieu et place d’une concertation élargie dont les termes de référence sont partagés par tous les acteurs-cibles, surtout en l’absence de médiateur reconnu par tous les protagonistes.

D’où le rôle crucial du juge, celui constitutionnel dans ce cas précis. Car il est l’ultime recours dès lors que le Parlement peut faillir à sa mission, et se faire le complice tacite d’une prise en otage de la volonté populaire, ou de la violation de l’Etat de droit.

« Gardien des valeurs, le juge [constitutionnel] est chargé de les défendre contre la volonté capricieuse des majorités. [Il] tend à devenir (…) un acteur à part entière du jeu politique. (…) Le rôle politique de la juridiction constitutionnelle apparait en pleine lumière en période de fortes tensions politiques (…) et d’incertitude politique », nous dit Jacques Chevalier.

Il parait clair, dès lors, qu’il ne peut y avoir ni dialogue constructif ni consolidation d’une véritable démocratie majeure, au cas où l’Institution suprême, le Conseil constitutionnel, ne jouerait pas ou se refuserait à jouer son rôle !

Il se ferait par là au même titre que le Parlement, le complice actif ou silencieux de l’accomplissement de la volonté hégémonique du Prince en renonçant à sa mission, celle de « garantir la souveraineté constituante du peuple, qui est au principe même de la Démocratie ».

La Démocratie est belle et rétive. Elle est monomaniaque. Et les seules idées qu’elle chevauche et n’en démord pas sont l’État de droit, et les Droits de l’Homme.

Le seul amant qu’elle honore de ses faveurs est la Justice. Si elle est indépendante.

« Le Prince est la personnalité unique sur laquelle se concentre toute l’attention publique », pour reprendre les termes de De Laurens. Il doit alors avoir toujours à l’esprit que « la parole est action ou n’est rien. Parler, ce n’est pas jongler avec des idées, ni polir des sentences, roucouler, faire des effets de manche, poser pour le profil. Parler, c’est convertir. Au moins convaincre ; ou raffermir des convictions chancelantes », dit bien fort à propos Bertrand Périer.

Dialoguons alors.

Et pour que tout dialogue soit constructif, le Prince doit se souvenir qu’être Homme de parole, Homme d’honneur, c’est en cela que l’Homme d’Etat se distingue du Prince, dont Machiavel dit qu’il « ne peut ni ne doit tenir sa parole, (…) le point [étant] de bien jouer son rôle, et de savoir à propos feindre et dissimuler » !

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

75% minimum pour le Sénégal et 25% maximum pour la Mauritanie, tel devrait être le partage équitable du gaz naturel entre le Sénégal et la Mauritanie (Par Mamadou Lamine Diallo)

Sur la base des travaux effectués et des puits forés jusqu’ici pour trouver le gisement de gaz naturel de St Louis Offshore profond et évaluer la capacité des réservoirs, il est clair que le gisement appartient pour au moins 75% au Sénégal, et cela les Mauritaniens et les compagnies pétrolières impliquées le savent. En toute rigueur, la Mauritanie devrait recevoir du compal (thiompal) inventé par Macky Sall. Cependant, en tenant compte du bon voisinage de paix et de sécurité (nos pêcheurs en ont besoin), la Mauritanie pourrait obtenir entre 15 et 25% maximum.



Pourquoi le Président Macky Sall a cédé alors 25% de nos parts au Président Aziz de la Mauritanie ? Quelle est la contrepartie obtenue par Macky Sall ?
En vérité, le fait que son frère Aliou Sall soit impliqué dans le dossier avec Petro tim et Timis Corporation et qu’il n’y ait pas de Timis Corporation dans la partie mauritanienne, met à l’aise le Président Aziz pour s’imposer. Cela n’exclut pas la possibilité que des deals privés aient accompagnés la cession de plus de 25% de nos parts à la Mauritanie, selon la pratique bien connue en Afrique des cargaisons fantômes.



Le débat à l’Assemblée Nationale a été escamoté. C’est le ministre des affaires étrangères Sidiki Kaba, ignorant en la matière, qui est venu défendre le dossier de manière superficielle, sans aucun document technique pour étayer les thèses du gouvernement, en répétant que ce sont des experts patriotes qui ont négocié. Ce n’est pas sérieux et surtout si le gaz naturel appartient au peuple. Selon la constitution en vigueur, le Président Macky Sall n’a pas le droit de négocier sans l’aval du peuple et de ses représentants. En conséquence, cet accord est anti constitutionnel. Bien sûr, il ne sert à rien de saisir le conseil constitutionnel qui va se déclarer incompétent.
Pour le reste, le Président de l’Assemblée nationale s’est chargé de verrouiller le débat en violation flagrante du règlement intérieur et pour cause jugez-vous mêmes.

 

Capitaine Mamadou Dièye libère sa parole et menace

YERIMPOST.COM Libéré de son devoir de réserve, la parole du capitaine Dièye se libère de plus en plus. Dans un message qu’il a adressé aux Sénégalais diffusé sur les réseaux sociaux, le désormais ex-officier de l’Armée a manifesté son soulagement de pouvoir s’exprimer librement et ainsi faire de la politique. Ceci étant, il est inconcevable pour lui de se laisser dicter sa démarche. « Je ne suis ni Khalifa Sall ni Karim Wade. J’ai formé des gens, j’ai commandé des gens et ceux-là croient en moi. Quiconque voudra violer mes droits, il y aura des problèmes dans ce pays ! », menace-t-il. Avec tous les sacrifices qu’il a consentis pour défendre son pays, cette nouvelle vie pour Mamadou Dièye est également marquée par la rupture avec sa famille avec laquelle il dit avoir rompu toute forme de communication après avoir senti un malaise pour rallier sa cause.



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