Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

et

Moussa Touré se déclare fatigué et se retire de la politique

YERIMPOST.COM Il aura tenu huit (8) ans mais la façon dont la politique est pratiquée au Sénégal ne lui dit plus rien. Moussa Touré a décidé de mettre un terme à sa jeune carrière politique. Président du parti Citoyens pour l’éthique et la transparence (Cet/Jarign sama reew), il a été fonctionnaire quarante longues années avant de faire son entrée en politique lors des législatives de 2009. Au quotidien L’As, il confie: « Je suis fatigué ! A 73 ans et demi, je ne tiens plus physiquement. Tout comme Bruno (ndlr: Bruno Diatta), j’ai servi l’Etat pendant 40 ans. » Si il a choisi de raccrocher, c’est aussi et surtout parce que « la politique au Sénégal, c’est l’argent! », a ajouté Moussa Touré.



Réplique d’Aliou Sow: « Ouza est simplement pitoyable et malhonnête. »

YERIMPOST.COM Aliou Sow a du répondant et ce n’est pas Ouza Diallo qui dira le contraire. Dans ces mêmes colonnes, nous relations les propos de l’artiste-musicien qui demandait à ce qu’on éradique les politiciens de l’espèce de l’ancien ministre des Collectivités locales qui n’ont aucune éthique. Le président du Mouvement patriotique pour le développement (Mpd/Liggey) a aussitôt répliqué à Ouza Diallo à la hauteur de l’attaque. « Ouza est simplement pitoyable et malhonnête. Eminent pigeon-voyageur de la politique sénégalaise et un des pionniers de la transhumance politique dans notre pays, Ouza, qui a souvent traîné dans mes bureaux pour des problèmes personnels, n’est ni bon père ni modèle en matière d »éthique, encore moins de constance pour me juger… Symbole de l’échec dans son art, il n’est ni brillant chanteur ni un cas de réussite dans la société et pitié à ce faux rastaman au coeur qui saigne… Pour te laisser continuer à amuser la galerie, je ne souhaite pas ton éradication du champ musical, encore moins de l’espace politique où tu t’illustres par de minables incursions. Va, pauvre chanteur qui chante faux ! Voix rauque, voix fausse ! »







Je suis agressé et je m’appelle Bargny

Me taire, ce serait me trahir. Me taire, ce serait trahir ma conscience d’homme engagé. Me taire, ce serait casser ma plume de pisse-copie lénifiante. Nous taire, ce serait participer à la disparition prompte de cette ville léboue, Bargny. Le Bargny que j’ai connu dans ma tendre enfance, écartelée entre Rufisque et Bargny, était joyeux. Le Bargny que j’ai connu, rayonnait de joie et de tendresse et flottait dans le vent cette fierté léboue à jamais gravée dans le calcaire. Mais qu’est devenue entre temps cette fierté tant festinée et célébrée dans le Sénégal? Cette dernière n’est plus ce qu’elle était avant. A jamais emportée par les flots de cette mer déchaînée et dévastatrice qui n’est plus ce qu’elle était avant. Cette mer, notre compagne et notre havre paix de jadis. Une impression de nous dire que le mal est près de nous et est en nous. N’allons pas chercher loin ! Sommes-nous punis voire les quelques damnés de ce pays lilliputien qu’est le Sénégal qui est devenu subitement un nouvel eldorado du gaz et du pétrole ? En effet, Bargny est agressé, torturé dans sa chair, mis à genoux par ses propres fils et ses propres filles. Et la question à brûle-pourpoint, c’est de savoir que deviendra Bargny d’ici peu? L’avenir de cette commune, à jamais suspendu à ces deux verbes, résister ou disparaître, nous le dira. Quand on parle de Bargny, l’on ne peut ergoter sans penser à son maire précédent, en l’occurrence Salamba Diouf. Celui qui parlait et décidait de tout. A lui seul, il tenait les différents conseils de la municipalité. Un drôle de maire doublé d’un politicien obséquieux. Il faisait appliquer son diktat à qui veut l’entendre. En effet, Salamba Diouf fut notre mal et continue de l’être et à travers l’équipe municipale actuelle même s’il existe désormais une pseudo-démocratie où les langues chauffées à blanc, commencent à claquer. En fait, l’époque de Salamba est révolue et une page de son histoire, le mal, notre mal, est tournée. L’heure est à l’internet ce que l’assemblée des sages d’antan fut au soliloque du maire. De nos jours, tout se sait et tout s’articule autour de principes devant régenter la vie d’une commune. Si Bargny est à ce stade actuel, les maux ont été perpétrés par Abdoulaye Wade et Salamba, deux hommes à l’allure funeste ayant traversé toute l’histoire politique de ce pauvre pays, déglingué et voguant telle une nef de fous. Je pèse et soupèse mes mots. Salamba Diouf, et je ne m’en cache pas, a été le mal de cette ville à jamais dépravée de ses us et coutumes et appauvrie. Et quid de la phrase malheureuse d’un des sbires du président actuel de la République, disant que Bargny meurt à cause de la pauvreté ? Mar Diouf, du temps de son règne, ne faisait qu’à sa tête et qu’à sa clique dont certains membres sont dans l’équipe municipale d’aujourd’hui. Mais hélas, Bargny a refilé le coutelas à ses propres ennemis qui lui ont fini de lui trancher la gorge. Drôle de scène ubuesque et diabolique tout de même ! Une impression d’un suicide collectif doublé d’un ndeup. A Bargny, l’on oublie le passé et l’on pointe déjà le coupable. En effet, le coupable ce n’est point l’actuel édile, Abou Seck. Et ce dernier, est-il de coupable de quoi ? Le vrai coupable, c’est ce peuple qui l’a porté au pinacle. Abou Seck, de près ou de loin, n’est en quelque sorte coupable de quoi que ce soit. Mais bon tel dirigeant tel peuple ! Le maire Abou Seck est notre reflet et il a subi une injustice hors norme naissant avant son avènement aux affaires. Comme le peuple, il écoute et fléchit tout en courbant l’échine mais risquerait de se casser un jour. Vous savez quel est notre mal, à nous sénégalais ? Les politiciens ! Je ne dis pas les politiques parce que chez moi je les conjugue au présent et au mépris. Le mépris du peuple. Le Sénégal et ses démons. L’émergence à tout prix est le crédo de Macky Sall et quid de ses conséquences ? N’en déplaise aux bargnois, ces gens qu’Abdoulaye Wade traitait de voyous, le Sénégal se fera sans ce terroir lébou. Que ce dernier disparaisse, ce ne sera pas la dernière fois ! Il est des moments où il faut sacrifier une partie de ses concitoyens pour avancer sur le chemin du développement. Oups le chemin de l’émergence ! Et il est pavé de bonnes intentions selon Macky Sall, le locataire de l’avenue Roume. En effet, le terme Emergence, créé dans une officine française est galvaudé de nos jours. Wade ayant toujours affiché un mépris envers Bargny, au faîte de sa gloire claironnée, décida de rayer ce dernier de la carte du Sénégal. Avec la complicité des autorités de l’époque. En fait, Bargny est agressé par la cimenterie Sococim depuis 1948. Il est en train d’être englouti par les vagues de l’Atlantique avec une érosion côtière on ne peut plus indescriptible. Et enfin, il est en train d’être étouffé par une centrale à charbon à dessein obscur sans oublier la confiscation de ses terres par la toute puissance de l’Etat. Et Diamniadio, ville nouvellement implantée et connectée, lui a damé le pion. Et sans oublier le port minéralier et vraquier. Décidément, la ville de Bargny semble maudite à jamais. Merci à Abdoulaye Wade et à Macky Sall et avec le silence très coupable de nos autorités municipales de nous tuer à petit feu. Rire jaune et désolation. Faut-il le répéter ad nauseam ? Si l’on n’y prend pas garde, Bargny sera sous peu qu’un lointain souvenir et l’histoire retiendra ceci ; « ci-gît Bargny, ce terroir lébou à jamais dans les oubliettes de l’histoire du Sénégal ». Prions pour que le combat continue et que Bargny renaîtra de ses belles cendres d’antan mais à ce rythme véloce, les bras croisés, nous allons tout droit dans le mur. Je ne saurais terminer sans adresser un bravo à toute l’équipe du film-documentaire : BARGNY, ici commence l’Emergence. En effet, j’ai l’infime espoir que ce film suscitera un réveil chez nos autorités étatiques même si le mal est déjà fait.



POUYE Ibra

 

Sonko et la manipulation de l’opinion

Il avait planifié sa démission:
« Tout le monde, y compris mes collègues savaient que j’allais quitter l’administration publique. Je leur avais dit cela et, d’ailleurs, j’avais même fixé un délai pour quitter l’administration de la fonction publique. Et entre le délai que je mettais fixé et la date de ma radiation le différentiel était environ de six (06) mois. » dixit SONKO dans l’émission SENSHOW avec le journaliste Pape Cheikh SYLLA.
En réalité, si on décortique bien les déclarations du leader du PASTEF on se rend nettement compte de son manque de courage et de patriotisme pour un leader qui s’en prévaut.



le leader du PASTEF a usé de TARTUFFERIES doublé de manipulation violant toutes les règles d’éthique et de déontologie gouvernant l’administration publique( pas de réserve ni de retenue) dans le but uniquement de se faire radier de la fonction publique afin de mieux se concentrer à ses activités souterraines.
– Il est allé à Paris pour dédicacer son livre disant qu’il a été censuré alors que le livre « copié collé » sur des articles de presse du journaliste opposant Baba Aidara circule à Dakar librement
– Il ya un mois qu’il avait déclaré que sa vie était en danger alors que dalle il circule Librement
– Il y’a deux mois qu’il (ce Fiscaliste expert en TOUT) avait commis une bourde monumentale sur la répartition de parts du Pétrole entre le Sénégal et la Mauritanie invitant des critères démographiques ( taux de natalité, etc …..)
-Il est revenu cette fois ci avec toujours la même pratique ( copié collé) sur un jeune panafricaniste Ismaila Badji pour nous sortir SOLUTIONS en deux mois d’hibernation seulement avec une esthétique hors du commun
– La toute dernière, ľhistoire de Gendarmes s’incursant dans sa demeure familiale cousue de toutes mensonges confondant Forces Armées et Ministère de l’intérieur et ignorant royalement que la Gendarmerie n’y est pour rien car n’intervenant pas dans cette zone.




– Et le modus opérandi de leur militants genre comités de veilles investissant les réseaux sociaux attaquant, divulguant des contres vérités,usant du bourdonnement ou je ne sais quoi d’autres sur tout ce qui touche à leur leader,messie surdoué ( avec son mot de « JE  » qu’il affectionne dans sa gymnastique verbale) qu’il peindent hors du commun des mortels détenant les solutions de ce PAYS n’a jamais prospéré ; et les réseaux sociaux ne sont pas un baromètre d’indice de popularité ou de celui qui va gagner les elections, mais un espace public d’échange,de discussion et de dialogue……
Combien de Sénégalais sur les 14 ou 15 millions utilisent les réseaux sociaux ?
Combien en sont actifs? Quels sont les centres d’intérêts qui les préoccupent ?
Quel est le Pourcentage qui s’intéressent à la POLITIQUE ?
La Gestion d’un État requiert du SÉRIEUX et
La réalité des urnes est le seul Baromètre pour un POLITIK.
Le Président Macky SALL à fait des dizaines de milliers de kilomètres, écouté,entendu et parlé avec les populations qui sont à pas de cheval entre le Sénégal et ses pays frontaliers avant de faire son offre politique le Yonnu Yokuté qui lui a valu d’être porté à la MAGISTRATURE SUPRÊME.
Attendons l’heure de la mesure du degrés d’atteinte des objectifs pour le Président sortant,
Le peuple jugera…..




Mbaye DIENE
Responsable APR
Khar Yalla
Grand Yoff

Le secrétariat exécutif national du PS félicite Macky Sall et valide la révocation de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Ci-dessous son communiqué…

1) Le Parti socialiste se félicite de la désignation de son Excellence, le Président Macky SALL, à l’unanimité des 53 états d’Afrique et de la Chine, à la coprésidence du Forum sur la coopération sino-africaine, pour un mandat de six ans.



Ce succès diplomatique démontre la qualité de notre politique étrangère et de notre diplomatie ainsi que le leadership du Président Macky Sall sur la scène internationale et la qualité des relations multiformes qui unissent la Chine et le Sénégal.
A cet égard, le Parti socialiste note, avec satisfaction, l’engagement de la Chine à octroyer 60 milliards de dollars US supplémentaires pour le développement économique de l’Afrique; ce qui traduit la volonté du Président Xi Jinping et du gouvernement chinois d’accompagner l’émergence des états africains.

2) Le Parti socialiste salue également la visite récente, au Sénégal, de la Chancelière fédérale allemande Angela MERKEL, à la suite des présidents Emmanuel MACRON et Recep Tayyip ERDOGAN, visites qui prouvent, à suffisance, que le Sénégal est un pays respecté, ouvert sur le monde.

3) Sur un autre registre, le Parti socialiste se réjouit de la reprise des pluies, après une longue pause, source d’inquiétudes pour le monde rural, et appuie fortement les mesures d’adaptation et d’atténuation prises par le gouvernement, à travers l’introduction de variétés culturales hâtives, permettant d’entrevoir une bonne campagne agricole.

4) Au plan politique, le Parti socialiste réprouve la volonté manifeste d’une certaine opposition, en perte de soutien populaire et en mal d’offre politique crédible, d’installer le désordre dans notre pays à des fins simplement électoralistes. Que cette opposition sache que son entreprise déstabilisatrice est naturellement vouée à l’échec.

5) Par ailleurs, au sujet de la révocation du maire de la ville de Dakar, le Parti socialiste, après avoir rappelé qu’en application de la loi, les différents pouvoirs exécutifs qu’il a eu à porter avaient, en son temps, révoqué des maires, sur la base de rapports définitifs de corps de contrôle, note que la décision prise à l’encontre du maire de la ville de Dakar est conforme aux dispositions du Code général des collectivités territoriales et, de surcroît, a attendu d’être confortée par la confirmation en appel du jugement de première instance.

6) Le Parti socialiste salue le choix porté sur le Sénégal, par la Commission exécutive du Comité international olympique, pour organiser les Jeux olympiques de la jeunesse en 2022. Cette décision historique et symbolique qui fait du Sénégal le premier pays africain à accueillir ce rendez-vous de la jeunesse mondiale, fait honneur à notre nation.
Le Parti socialiste félicite son Excellence le Président Macky SALL dont le leadership a été déterminant, dans l’appui de la candidature de notre pays et salue le travail remarquable fait par le Comité national olympique et sportif sénégalais.




7) Enfin, le Parti socialiste se réjouit du bon démarrage de la campagne de parrainage politique du candidat de BBY, dans l’ensemble des communes. Il exhorte tous ses responsables et militants à jouer pleinement leur rôle, dans ce cadre, en parfaite entente avec les partis et organisations de la coalition ou alliés.

Un homme décapité et sa tête emportée

YERIMPOST.COM Assane Seck, la soixantaine environ et habitant au village de Keur Assane Ndiaye, dans la commune de Tivaouane, a subi une mort atroce. Il a été agressé mardi par des individus non encore identifiés, battu à mort et décapité. Sa tête a été emportée par ses bourreaux.
D’après L’AS, qui donne l’information, Assane Seck a été attaqué alors qu’il se rendait à un baptême dans un village voisin, tôt le matin le jour des faits.


Fallou Sène: le président Macky Sall panse la blessure de son épouse et de ses frères

YERIMPOST.COM Trois (3) membres de la famille de l’étudiant Fallou Sène ont été recrutés au Centre des oeuvres universitaires de Bambey et de Thiès. Il s’agit de la veuve et de deux des frères du défunt. Des contrats à durée indéterminée leur ont été notifiés depuis le 1er septembre dernier. Le chef de l’Etat avait instruit le gouvernement de faire le nécessaire afin que la famille du disparu ne souffre pas de son absence. L’étudiant Fallou Sène a laissé un enfant qui sera également reconnu pupille de la nation.



Al-Amine! Hommage à «l’absent» que regrette notre présent: leçons de vie et de spiritualité

Investi dans sa mission de veiller sur la hadra et son patrimoine matériel comme immatériel depuis l’âge de 17 ans, celui que tous, à la suite de son homonyme, Cheikh El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh, finirent par appeler « le digne de confiance », Al-Amine, est l’une de ces rares personnalités qui ne se contentent pas de marquer seulement leur époque. Ils la façonnent !




La spécificité de la personnalité de Cheikh Abdoul Aziz Sy Al-Amine est que chacun croit mieux le connaître que tout le monde, tellement il savait personnaliser les relations qu’il entretenait avec les gens au point d’induire certains vers l’impression de le posséder totalement alors qu’il était le patrimoine de tous.

C’est Sahykh Ahmad Sukayrij qui parlait de Cheikh El Hadji malick Sy en le définissant comme le « legs béni des anciennes aux futures générations » (Barakatu Salafi fil Khalaf) dans son célèbre ouvrage sous le titre de (Jinâyatul ). Serigne Abdou semble s’inscrire dans cette même tradition de perpétuation et surtout de sauvegarde du patrimoine dont il faisait finalement partie, au point que le Pr. Mbaye Thiam de l’EBAD, l’appelait « le gardien du temple ». C’était en ces moments forts de la vie d’une hadra où l’on attendait la consigne libératrice après tant d’heures de réflexion et de concertation de la part de celui qui, par sa lucidité, pointait le doigt de la guidance vers la meilleure solution. Meilleure parce que toujours juste, réfléchie, et en toute connaissance de cause mais surtout conforme à l’héritage auquel il était si « jalousement » attaché ! Mais c’était une fidélité au message parfaitement inscrite dans l’action et le « mouvement » comme dirait un certain Mohammed Iqbâl.

Al-Amine aura été le guide qui, à un moment où la vieille tradition pouvait éloigner les jeunes de la totale implication dans la vie confrérique exotérique comme ésotérique, a eu l’idée d’en rajeunir les structures et de mettre la jeunesse au cœur la Tarîqa.

C’est cet élan de rénovation fidèle à l’essentiel qui a donné naissance à une « jeunesse malikite », au mouvement « Mouqtafîna » et bien avant, l’esprit qui généra tant d’autres organisations comme la Dahiratoul Moustarchdina Wal Moustarchidaty et la Cellule Zawiya Tijaniyya etc.. Décidément, Al-Muharram finit par être son mois pendant lequel le plus grand regroupement de la jeunesse s’est toujours effectué. Même en son « absence », ce sera toujours son inspiration qui devrait nourrir les ambitions d’une jeunesse devant d’énormes défis et responsabilités.

S’entretenir avec Al-Amine, après de longs moments de recherche de solutions et d’initiatives dans tous les sens finissait par être un court instant de bonheur partagé pour l’éternité; tellement les vérités les plus sincères et les critiques les plus constructives étaient formulées, de sa part, dans un style et un langage, certes, pleins de franchise mais aussi, toujours, d’affection paternelle.

C’est Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum qui enseignait que « les confréries sont des clubs mystiques où se forment continuellement les athlètes de la religion ». En revisitant, Al-Fayyâdh, l’ouvrage d’Al-Amine regroupant ses différents discours et conférences tenues à travers le monde, on peut dire que Serigne Abdoul Aziz Sy a su, par une pédagogie différenciée, didactiser cet enseignement en leçons de vie, en éternel viatique pour donner corps à l’esprit de la Himma (volonté d’action), plier essentiel de la Tarbiyya Tijaniyya.

On se souvient, lors de nos Ziara dans le fameux « salon » qu’il nous disait « ne me présentez plus de projets, venez avec des bilans et des résultats » !




En fait, l’homme qui a parcouru le monde musulman, l’Europe et l’Amérique au service de sa mission qui n’a jamais varié, avait senti qu’il fallait booster une jeunesse qui le prenait pour modèle et à laquelle il fallait, vite, transmettre l’esprit de l’action comme philosophie de vie menant à la réalisation spirituelle. Une méthode collant parfaitement à la démarche de la Tijâniyya exigeant, bien que Tarîqatu Shukr, une double excellence spirituelle et temporelle afin que la « reconnaissance des faveurs » rime avec mérite dans l’humilité.

Le souvenir est encore vivace des moments décisifs de la mise ne place du Forum national de la Tijaniyya en France ou encore du Symposium du Mawlid, du regroupement annuel de la jeunesse tidiane malikite, des diverses actions du COSKAS et tant d’autres instants qui ont façonné le tournant décisif qu’Al-Amine a su donner à la vie de la Hadra. Il est sûr qu’en procédant à l’inauguration de la Zawiya Tijaniyya de New York, tous les esprits se tourneront vers cet infatiguable bâtisseur, cet éducateur indulgent et rigoureux à la fois. On ne saurait comment !

La personnalité de cet « absent » le plus présent dans l’esprit des jeunes de la Hadra était multidimensionnelle au point que tous se le disputaient alors qu’il savait recevoir chacun et lui parler dans le langage qui sied. Serigne Abdou savait « rester digne en étant populaire » mais surtout, il était capable de « rester peuple en conseillant les rois », si on en était arrivé à paraphraser R. Kipling pour illustrer ce témoignage.

Dans un bus vers l’Aéroport de Casablanca, la radio nationale du Maroc annonce une audience solennelle entre le Roi du Maroc et Cheikh Abdoul Aziz Sy Al-Amine, représentant de la famille d’El Hadji Malick Sy dans les dorures du palais qui ne l’impressionnaient pas; car une semaine après, on pourrait le retrouver, dans son humilité et sesn du devoir, à Yeumbeul, Kaolack, Mbour, ou « simplement » assis, au milieu de centaines de jeunes, dans un stade de la banlieue dakaroise pour une wazifa. Acte symbolique de la Tarîqa qu’il a complètement vulgarisé dans le sens d’une sage expansion des enseignements !

Les critiques littéraires arabes parlent souvent de « Sahl al Mumtani’ » pour vanter la beauté d’une sublime prose, en apparence facile d’accès, mais difficile à cerner. On pourrait appliquer un tel paradigme dans l’approche que tout analyste aurait eu de la vie et de l’œuvre d’Al-Amine.

L’actualité brûlante est aussi pleine de moments qui nous font penser à ses déclarations et appels à la retenue lorsque le pays se trouvait dans des contextes plus ou moins critiques. En plus de son rôle de « régulateur social » qu’il jouait lors des grandes crises politiques, Serigne Abdoul Aziz Sy Al-Amine, alors khalife général des Tidianes, et même bien avant, arrivait à saisir les opportunités et les moments de grande écoute pour développer un discours relevant plutôt de l’avertissement ou de « l’alerte précoce » à la manière des prospectivistes « profanes ».

Sa profonde connaissance du milieu et de la classe politiques lui permettait de s’adresser aux différents acteurs de l’opposition comme du pouvoir en toute liberté de ton. Au cours d’une entrevue avec lui, à Tivaouane, après nous avoir demandé quelle était notre spécialisation (la science politique), il nous dit en des termes assez sérieux : « nul ne connaît la politique sénégalaise mieux que moi ». Il faut dire qu’il a été impliqué dans nombre de réconciliations et de négociations à chaque fois qu’une crise majeure risquait de mettre à mal le fameux « contrat social sénégalais ».

Lors des obsèques à la suite de la disparition de Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum à laquelle toute la classe politique ainsi que les représentants des partis avaient assisté, il leur lança : « Si vous n’arrêtez pas vos querelles, le pays basculera dans la guerre civile. (…) Ce que je vois venir n’augure rien de bon. Et vous n’aurez plus de temps pour vos partis politiques. Car, celui qui vous tuera sera à vos côtés. Mieux vaut donc arrêter vos querelles, sans quoi notre pays en sera détruit.» (cf. Journal, l’Observateur n°4046 du lundi 20 mars 2017 pp. 1 et 5)

Ces propos prononcés dans le contexte d’un climat politique tendu prenaient tout leur sens dans un contexte où il appelait à l’apaisement et à la sérénité. Le style d’un tel discours rappelle, sur nombre de ses aspects, un appel à la « raison » et à l’apaisement du climat politique par des directives pour plus de concorde et de cohésion. D’ailleurs, Serigne Abdoul Sy Al-Amine et Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, défunt Khalife général des Mourides ont marqué le champ sociopolitique sénégalais par leurs appels à « l’unité » et à la « concorde » au point que leur khalifat a symbolisé un esprit de « cohésion » jamais retrouvé depuis celui de Cheikh Abdoul Aziz Dabakh, décédé en 1997.

C’est dans ce sens qu’un hommage Al-Amine, par les temps qui courent, ne peut pas omettre le sentiment profond de regret d’un homme de paix, de conciliation et de concorde.



Dr. Bakary Sambe

Membre de la Cellule Zwiya Tijaniyya

Co-Fondateur du Forum National sur la Tijaniyya en France

Ce conseil d’Abdoulaye Wilane à Khalifa Sall et à Karim Wade

YERIMPOST.COM «Aucun homme politique n’est utile e, prison», dixit Abdoulaye Wilane. Au micro d’Azactu, le porte-parole du Parti socialiste (Ps) a indiqué la voie à Karim Wade et à Khalifa Sall pour qu’ils recouvrent la liberté. «J’invite Karim Wade et Khalifa Sall à investir Macky Sall, avec, à la clé, une amnistie», leur a-t-il suggéré.


Abdoulaye Wade déverse son venin sur Madické Niang et met en garde les militants du Pds

Maître Madické Niang a décidé de se mettre en face du parti et en face de son Secrétaire Général que je suis.




Je regrette seulement qu’il n’ait pas choisi une forme plus élégante d’exprimer ce qui est un libre choix et un droit que personne ne lui conteste, en venant me voir et, dans un tête- à-tête où Allah serait notre seul témoin, m’annoncer courageusement sa décision d’aller tenter sa chance ailleurs. Compte tenu des relations que nous avions entre nous, j’étais en droit de penser qu’il n’aurait jamais choisi la forme du coup de poignard dans le dos. Et surtout d’aller susciter une lettre que certains responsables dont le nom figure au bas de la lettre, d’après leurs déclarations, n’ont pas signée, même s’il y a eu conversation téléphonique.

Je déclare à ceux qui ont signé que, jusqu’à preuve du contraire, je les considère comme étant de bonne foi, à l’exception de Thiobane, militant marginal au Sénégal comme il le fut à l’UJTL à Paris, maillon faible qui a été utilisé délibérément par Maître Madické Niang, à l’insu des signataires.

Je demande à ceux dont la signature a été usurpée, et à ceux qui se sont trompés de bonne foi, de ne rien faire de plus qui risque de créer une fissure dans notre grand parti, ce que souhaite Macky Sall, de poursuivre la campagne de parrainage et d’attendre mon retour au pays.

Je veux effacer tout doute dans l’esprit des militants. Le Congrès, librement et démocratiquement, avait choisi son candidat et m’avait chargé de le soutenir. Devant les exigences de Macky Sall qui nous somme de changer de candidat le Parti a toujours répondu ferment ‘’Non. Macky doit respecter notre choix.’’

Nous en sommes là. Il n’y aura pas de plan B. Nous contraindrons Macky à respecter le choix de notre parti.

Si certains, pour des raisons qui leur sont propres, décident de se plier devant la volonté de Macky Sall, qu’ils aient le courage d’assumer clairement leur choix, sans tenter de jeter le trouble dans nos rangs. Cette manœuvre ne passera pas.

M’adressant à toutes les militantes et à tous les militants, je vous demande de maintenir le cap tracé sans équivoque par le Congrès, de resserrer les rangs au sein de notre grand parti, dernier espoir des Sénégalais pour redresser notre pays, relever les défis et avancer sur le chemin que nous avions déjà ouvert, le chemin de l’honneur, de la satisfaction des besoins de notre population, le chemin qui amènera notre peuple au sein des nations développées, respectables et respectées.

Ce ne sera pas la première fois qu’un ou des de hauts responsables du parti choisissent de nous lâcher en plein combat. Je doute fort que Madické réussisse là où tous les autres, jusqu’ici, ont lamentablement échoué.

En tout cas, je demande aux militants de ne pas dire du mal de lui, de ne pas l’insulter, de ne même pas parler de lui.

En ce qui concerne le différend qui m’oppose à lui, je le laisse entre les mains d’Allah qui voit tout jusqu’au fond des cœurs et dont le Tribunal est au-dessus de tous les tribunaux de la terre : aleyssa lahou bi ahkamil haakimiin.




Dubaï, le 10 septembre 2018
Abdoulaye Wade
SGN

Mody Niang et la bien-pensance furieuse (Par Soro DIOP)

« On savait ! ». Une diatribe de plus dans la panoplie de ses diarrhéiques pamphlets géométriquement dirigés contre le Président Macky Sall. Et toujours dans un style qui manque d’élégance et de courtoisie envers le Chef de l’Etat. C’est à se demander si les contributions écrites ne sont pas devenues la pension mensuelle du vieil enseignant. Que lit-on dans la contribution de Mody Niang ? Le même cantique catastrophiste. Le même pilonnage soviétique de toutes les réalisations du Président Macky Sall. Pas une seule œuvre du Président Sall qui trouve bonne grâce à l’œil du cyclope Niang. Sur plusieurs tambours, il use d’une seule baguette. Drôle de polyphonie !




Toujours dans le vertige du chaos. Dans les exhalaisons de désastres annoncés qui ne surviennent jamais. Monsieur Niang se pâme de joie à dire des méchancetés et autres fariboles sur le Président Macky Sall avec la foi d’un daltonien. Le vieux Mody est le géomètre qui a un axiome : une contrevérité ressassée mille fois à longueur de textes et… même à largeur de prétextes finira par se transformer en vérité. Et pour mieux aguicher ses lecteurs ou faire passer sa toxine rhétoricienne, il se met à la place des populations, juge et jauge à leur place sans aucun baromètre objectif. Le tout assaisonné de quelques toquades populistes comme quand dans son texte, il tente de disqualifier la route Ila Touba, le projet TER, les bourses familiales, etc.

Le lecteur qui a la téméraire patience de lire les textes industriels produits par Mody Niang subit le supplice de ses longues et parfois ennuyeuses contributions parées de souvenirs et autres rappels, sur fond de fétichisme des chiffres, pour meubler la pauvreté du discours et l’aridité de l’argumentation. Avec parfois, de troubles réminiscences ! Et qui plus est, il constatera que pour le vieux Mody, naufragé comme par son âge dans l’acrimonie, tous sont maudits. Tous maudits, sauf lui Mody !

Sa fixation morbide, on dirait maladive, sur le Président de la République Macky Sall, assortie d’une arrogance verbale indécente, surtout envers quelqu’un qui a l’âge de son cadet, invalide son objectivité. Elle valide, le concernant, une posture de terroriste intellectuel. La plupart du temps, fonctionne, entre les marges de ses textes, une agressivité manichéenne. La logique bipolaire. Le pouvoir, chez lui, incarne le camp du Mal. Forcément. L’opposition, c’est le camp du Bien. Absolument. C’est du Mody, tout en brut et en brute. Et ça ose de parler de dictature ! Lui, il est propre comme l’eau de zam-zam. Il est nickel des racines des cheveux aux gros orteils. Mody le béni, quoi !

Dans notre paysage politico-médiatique, on assiste de plus en plus à l’envahissement de personnes et de personnages qui s’autorisent de faire la morale aux autres et de couver les turpitudes de ceux qu’ils veulent imposer comme des parangons de la vertu. Ils habitent la société civile, des médias et des oppositions. Voyez-vous, en dépit du délit limpide de fausses factures et de commandes de mil jamais livrées reconnues par le maire de Dakar, eux s’évertuent, s’abîment et se détruisent à nous détourner des faits pour nous enfumer avec un procès dit politique. Nous présenter un Khalifa Sall aussi blanc qu’un kaolin. N’est-ce pas Monsieur le contributeur-politicien ?

Mody Niang appartient bien à la secte de la bien-pensance en extase injurieuse et furieuse. Les passions nihilistes excusent décidément tout pourvu qu’elles exhalent des odeurs pestilentes contre le pouvoir. On a l’impression que nommer aujourd’hui la réalité est devenu paradoxalement un péché, voire une abomination. Mon jeune confrère Aliou Ndiaye a le courage de désigner cette position par une expression fulgurante de vérité : «le complexe de l’opposition». Un complexe que nourrissent des journalistes et des «droits-de-l’hommiste». Jusqu’à l’aveuglement kafkaïen des élites médiatiques qui masquent les impérities des vides programmatiques des opposants.

Que découvre-t-on que ces élites cherchent à cacher aux Sénégalais ? Que Khalifa Salle est cramé. Peine perdue, les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ne sont pas dupes face à la confusion de genres et de figures qu’on veut leur imposer d’un maire vertueux. D’une vertu qui fait dans les fausses factures et les détournements de deniers publics ou…municipaux. On a beau vibrionner, s’abîmer dans toutes les stratégies de diabolisation du Président Macky Sall et de victimisation du maire de Dakar, les faits sont terriblement têtus. Ils sont aussi visibles que l’ile de Gorée émergent au large de Dakar.




On aura beau crier et vouloir susciter une indignation collective, le maire Sall s’est fait le khalife de l’argent indu, de près de 1 milliard 800 avancé dans une caisse dont il a noirci la blanche gestion. C’est ça la vérité ! Celle-là qui brille comme un soleil d’été que des bénéficiaires occultes s’évertuent à gommer à grands tapages médiatiques. Les concepts, les stratégies d’enfumage, les tactiques de brouillage, rien n’y fait : Khalifa Sall a régné sur une caisse… sans mil, mais avec un amas de mille avoisinant les 2 milliards. Tout le reste n’est que broutille et roupie de sansonnet.

Pour le reste, Mody Niang et quelques opposants ont poussé des urticaires parce que le Président Macky Sall a dansé. Et voilà, la danse est devenue maintenant aussi un délit sous nos cieux ! Cherchez donc où est la dictature…

Départs de GFM: Après Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop, Antoine Diouf ?

YERIMPOST.COM Votre blog préféré a voulu voir clair à propos d’une rumeur obstinée qui veut que le talentueux journaliste à la voix fort radiophonique, Antoine Diouf, soit de la vague de départs du Groupe Futurs Médias (GFM) après les démissions de Mamoudou Ibra Kane et d’Alassane Samba Diop.

Yerimpost a interrogé l’intéressé lui-même. Voici ce que Antoine Diouf nous a répondu: « Je n’envisage pas de partir du Groupe Futurs Médias. Je n’ai reçu une quelconque proposition des ex-collègues démissionnaires. Je continue à faire mon travail. Et m’épanouis dans le groupe. En tous cas, pour l’instant. »

Cette réponse a le mérite d’être claire. Elle ne renie pas le passé. Mais n’insulte pas l’avenir non plus…


Le désarroi des jeunes et le déshonneur du silence !

Je parle du Sénégal, mon pays, là où toute parole devient muette devant la situation horrible que vivent les jeunes.

Je parle de ‘Sunugaal’, là où toute parole perd de son sens quand les jeunes ont pour seule ambition d’aller mourir en masse dans les flots des océans ou s’écroulent raids dans l’erg du Sahara.

C’est vrai que les plans émergents de notre pays suscitent admiration et respect. Mais ces solutions politiques suscitent aussi de l’embarras devant son caractère plus qu’anecdotique que réel parce qu’elles emprisonnent les jeunes dans une imagination délirante.

Ce n’est pas aussi simple de voir nos jeunes mères prématurément vieillies par le fardeau des soucis de leurs enfants qui ne tiennent qu’à elle, Mère.




Nos vaillants pères, devenus très nerveux, courant de toute part à la recherche de quoi subvenir aux besoins quotidiens de leurs familles.

Est-il aisé de voir nos parents paysans de nos contrées natales, dépossédés impunément de leurs champs pour les octroyer à des étrangers au nom d’une politique d’agro-business ?

Et que dire de nos cultures maraîchères, rompues subitement et indûment, par de puissantes compagnies minières étrangères avec la précieuse aide de nos autorités politiques et sans aucune compensation ou accompagnement digne de ce nom.

Nous jeunes, qui sommes parvenus, avec peine, aux études supérieures, n’osons même plus réclamer nos maigres bourses, très sélectives, qui ont d’ailleurs toujours été des ‘bourses familiales’, par crainte d’être massacrés.

Ou que nous soyons assujettis à de longues et pénibles journées de travail sans contrat ni assurance dans des chantiers de bâtiments et travaux publics avec un salaire enclin à la pitié. Ces gros et généreux bras, répudiés par l’autorité politique de leur pays, se voient impuissamment vider de leur suc juvénile par des multinationales au vu de tous.

Les difficultés que rencontre au quotidien le jeune sénégalais sont beaucoup plus profondes et les rongent davantage. Soumis à des conditions de précarité extrême, ces jeunes sénégalais démunis de tout, considérablement affaiblis, laissés à leur sort, peinent à décrier leur piteux état sous le bâton tendu par le monstre claire-obscure accosté au sommet de la Rue-Publique.

Décidément, sont marqués du stigmate du déshonneur tous ceux qui le ménagent en bégayant de peur, et tous ceux qui échangent la morale religieuse et les valeurs culturelles contre l’argent et la bienveillance des gens pansus de la Rue-Publique en inventant des sois disant ‘épreuves de Dieu’ ‘natou Yallah’.

Manifestement, c’est gênant. Ces questions ne sont pas la propriété privée de la ‘Rumeur’, c’est réel. LES JEUNES SOUFFRENT ET MEURENT. C’est un enjeu pour toute la société sénégalaise. Les faits sont violents il faut le reconnaître mais ils sont à la hauteur de l’enjeu.

Certes, le stress et les soucis sont des facteurs normaux et intrinsèques à l’être humain mais quand c’est excédent, il a naturellement tendance à trouver une échappatoire. Certains trouvent des plages de recueillements spirituels, d’autres les noient dans un verre de liqueur, et la plut-part s’adonnent à « l’herbe destructrice ». Mais quand cela devient général et « pandémique », ils créent des mouvements de masse.

Les jeunes fuient en masse leur « Teranga » à la recherche d’une idylle incertaine (una terra nostra).

Hélas qu’à chaque fois que je me prélasse au bord de la plage de Soumbédioune, j’entends, avec effroi, dans la fureur des vagues des cris assourdissants de braves jeunes qui se fracassent sur les rochers.

Qui ne les entendrait pas ?

Qui en parlerait comme il faut et surtout prendre des dispositions idoines pour nous, jeunes sacrifiés.

Fondamentalement, être jeune aujourd’hui au Sénégal n’est pas un avantage.



Mody DIOP,

Jeune Journaliste

Expert en Communication territoriale.

Déchéance de Khalifa Sall: Meute en furie et cabale sauvage ! (CAVE de l’APR)

La révocation du Maire de Dakar, M. Khalifa Ababacar Sall, par voie de Décret, a entraîné un déchainement médiatique de passions oppositionnelles d’une rare violence verbale.
Du « marabout – Tartuffe » Zorro Sy à « El Bambino Sonko », en passant par « Déthié – le – Chambellan» et « Maudit – l’écrivain », rythmée est la farandole des politiciens classiques englués dans les prismes politiciens du passé. Pour cette engeance, le Maire de Dakar n’aurait jamais du être emprisonné, ou, plus grave encore, révoqué. Les arguties servies pour « justifier » cette position politique, sont totalement étrangères à la Morale, au Droit, aux Valeurs et Principes, tant de l’Etat de Droit, que de la République.



Les Mousquetaires du Verbe, avec le soutien de quelques relais médiatiques sous ordre, serinent nos compatriotes de rengaines éculées associant la fable de « l’élimination d’adversaires crédibles potentiels » et la légende du « parti – pris malsain et coupable». En leur for intérieur, ils ont la certitude que le Maire de Dakar a fauté.
Mais, peu importe ! Cette forfaiture n’est point à prendre en compte dès lors que « d’autres, du pouvoir, ne sont point inquiétés».Curieuse ligne de défense et de soutien qui refuse d’enregistrer les aveux du Maire et de nombre de ses coaccusés, sur les 113 fausses factures signées et objectivement synonymes de banditisme financier avéré.
Dans l’Histoire de notre pays et dans le monde d’aujourd’hui, la révocation des Maires et autres Elus indélicats, est une pratique courante, voire banale. Sous les Présidences SENGHOR et DIOUF, des Maires de grande notoriété ont été révoqués et sous la Présidence WADE, l’érection de « DELEGATIONS SPECIALES » à tour de bras, aura été le mode privilégié de confiscation de la volonté populaire et de contournement de ses échecs électoraux.
En Europe, en Amérique Latine et en Asie, des Maires de Capitales ou de grandes Métropoles, ont été révoqués, emprisonnés ou pénalement sanctionnés, même si certains d’entre eux, ont eu des parcours politico – administratifs remarquables (Présidents de la République, Premiers Ministres…) !
En Afrique, les récents exemples de Maires révoqués, au Niger et en Côte d’Ivoire, confirment, si besoin en était, cette tendance lourde de l’évolution des démocraties contemporaines.
Mais, au Sénégal, la faute individuelle n’est point reconnue par des Oligarques politiciens, si la personne concernée est un Archiduc du Groupe minoritaire !
Pourtant, notre arsenal juridique règle, en toute clarté, les questions que soulève le « cas » Khalifa A. Sall. Nul besoin, sous ce rapport, d’exposer les dispositions pertinentes du Code Général des Collectivités Locales, notamment en ses Articles 135 et 140. Tout ce qui constitue la base légale de la révocation du Maire de Dakar, s’y trouve.



Mais, à aucun moment, dans ses diatribes et philippiques amères, l’Axe politicien radicalement opposé à l’Etat de Droit, ne s’est appliqué à discuter du fond du dossier. Il se cramponne désespérément aux « procédures ».
Pour lui, on ne doit jamais juger du fond !
Oui, la forme l’emporte car elle permet d’ergoter, de spéculer, d’invectiver et de construire les « Fake News » les plus ubuesques, les plus grossières, aux fins d’abuser les consciences citoyennes pour pouvoir exister et survivre !! A cet effet, il tient un discours parallèle, choisit ses Thématiques et se nourrit de sa collusion stratégique avec certains réseaux médiatiques.
La furie de la meute atteint son niveau paroxystique, sous le prétexte que le « Décret est illégal, car la procédure n’est pas épuisée ». Le Décret de révocation, expose, de manière limpide, les raisons qui fondent cette décision.
Même si le Maire de Dakar se pourvoit en Cassation, ses Avocats devront se rappeler les Dispositions de l’Article 565 du Code de Procédure Pénale du Sénégal : « le pourvoi en cassation n’est pas suspensif. Pendant les délais du recours en cassation et s’il y a eu recours, jusqu’au prononcé de l’Arrêt de la Cour Suprême, il n’est pas sursis à l’exécution de l’Arrêt de la Cour d’Appel » !!!!!
Alors, où est le problème ? En quoi le Président de la République aurait – il fauté ?
Les arlésiennes et autres gageures utilisées pour bâtir des postures, cachent mal le désarroi politique et moral d’une Opposition incapable de se hisser au niveau des grands enjeux de l’heure. Ses nouveaux chiffons rouges – déjà râpés et fanés -, agités à travers des propos hallucinés et surréalistes, se crispent autour de son « Thème – Amiral », qu’est « la volonté d’écarter les candidats crédibles » et, depuis quelque temps, le Parrainage.
Ce double discours, traduit à lui seul, la fragilité de cette Opposition désemparée et d’une mauvaise foi extrême. Car, elle tente de cultiver l’amnésie collective sur une certitude. Tous nos Compatriotes savent, en effet, que les deux « candidatures crédibles » ont pour dénominateur commun, en dehors du vol de sommes astronomiques bien sûr, d’être proclamées par des prisonniers de droit commun !
Autrement dit, le caractère politicien de ces « candidatures » visant à mettre la pression sur le pouvoir judiciaire et servant de catalyseur à de futures mobilisations, coule de source.
Quant au Parrainage, il est, simplement, le cauchemar de l’Opposition. Il témoigne de la peur – panique qui s’est emparée de l’Opposition, d’une incroyable fébrilité à chaque fois qu’elle est confrontée à « l’équation du peuple », à chaque fois qu’elle est dans l’obligation de devoir solliciter les suffrages citoyens. Ses atermoiements, ses délires et ses multiples contradictions positionnelles, renseignent, à l’envi, sur ses graves faiblesses rendant nulles ses chances en Février 2019 !!
Pour tout dire, les insanités et injures ; les lectures étriquées du Droit et les vociférations tout aussi pestilentielles que nauséabondes, n’y feront rien. Le peuple sénégalais, s’est fait une raison et a fait le choix de réélire, avec éclat, Macky Sall, le 24 Février 2019.




LA CAVE (CELLULE D’APPUI A LA VEILLE STRATEGIQUE) DE l’APR

De la légalité et de l’opportunité de la révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall

A la date du 31 août 2018, le Président de la République Son Excellence Monsieur Macky Sall a pris la décision, par décret n°2018-1701 du 31 août 2018, de révoquer Monsieur Khalifa Sall de son poste de Maire de Dakar.

Cela fait suite à sa condamnation en appel par la cour d’appel de Dakar à une peine d’emprisonnement de cinq ans ferme assorti d’une amende d’1 milliard huit cent trente millions de francs Cfa représentant le préjudice subi ou l’argent soustrait de la fameuse caisse d’avance de ladite mairie.




Le débat qui se pose par rapport à cette décision du Chef de l’Etat est plus politicien que légaliste. Le Code général des Collectivités territoriales a bel et bien prévu la révocation par décret, non seulement d’un maire, mais aussi de tout conseiller municipal, président de département ou conseiller départemental condamné (Art. 59 et 60), en application de la loi.

Pour ce cas précis du maire de Dakar, l’article 135 du Code cité plus haut dit que la révocation est de droit après la condamnation du maire et qu’elle ne peut se faire que par décret. Il est complété par l’article 140 qui parle des fautes du maire qui pourraient entrainer sa révocation. Entres autres, nous avons : faux en écriture publique authentique visés par le Code pénal, faux commis dans certains documents administratifs, objet de la condamnation de Khalifa Sall.

En conséquence, la révocation du maire de Dakar n’a aucun caractère illégal.

Parlant de l’opportunité de l’acte, il faudrait rappeler que Monsieur Khalifa Sall ne remplit plus sa fonction de maire depuis deux ans, du fait de sa détention. La question qu’il faut se poser est de savoir si quelqu’un qui est dans les liens de la détention peut toujours diriger sa mairie depuis sa cellule de prison. La réponse est évidemment non. Le Président Macky Sall aurait pu prendre ce décret de révocation dès que la condamnation du maire avait été prononcée en première instance. Il n’a pas voulu faire moins que le Président Wade qui avait révoqué le maire des Parcelles assainies d’alors, Monsieur Mbaye Ndiaye, à tort, et les nombreuses délégations spéciales qu’il avait installées à Sanghalkam entre autres, pour mieux maitriser l’électorat.

Et il est bon de dire que le Code général des Collectivités territoriales ne mentionne nullement de révocation à la suite d’une condamnation définitive.

Ce décret constitue une mesure administrative conservatoire pour permettre à la mairie de bien fonctionner avec à sa tête un maire qui travaille pour les populations de Dakar à partir de leur mairie, et non quelqu’un qui signe des parafeurs à partir de sa cellule de prison.

En définitive, la décision de révocation prise par le Président de la République, chef de toute l’administration sénégalaise, et garant du bon fonctionnement de celle-ci est légale et opportune, et ne fait obstacle aux poursuites judiciaires comme stipulé à l’article 140 dudit Code.





Augustin Hamad NGOM, Manager Spécialiste en Passation des Marchés

                                                        Membre du Comité scientifique des cadres de l’Apr (CCR)

    Conseiller municipal à Ndiaganiao et Conseiller départemental à Mbour

                                                                                          E-mail: ngomaugustin@gmail.com

 

 

Macky Sall met en garde Cheikh Bamba Dièye et Karim Wade

YERIMPOST.COM Macky Sall fait dans la menace. Le lancement de sa campagne de parrainage lui a servi de tribune pour mettre en garde ceux qui s’attaquent aux magistrats. Une attitude à laquelle il compte mettre un terme. «Je voudrais dire aux uns et aux autres de faire preuve d’un peu plus de respect envers la République, le pays et ses institutions. De faire preuve de respect envers la justice de notre pays. Nous ne pouvons plus accepter que nos magistrats soient insultés à longueur de journée par des gens qui pensent que la République a été faite pour qu’ils marchent dessus. Il faut qu’ils comprennent que nous vivons en République et en démocratie», a déclaré Macky Sall à Diamniadio ce mercredi. Cheikh Bamba Dièye et Karim Wade sont avertis.


Souleymane Ndéné assume son choix et s’en fout du qu’en-dira-t-on

YERIMPOST.COM La cérémonie de lancement du parrainage du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, a servi de tribune à Souleymane Ndéné Ndiaye. Une occasion idéale pour répondre à ses détracteurs qui voient en lui un transhumant sans scrupule. L’ancien Premier ministre sous Wade a assumé totalement son ralliement à la cause de Macky Sall, a pris la parole pour dénoncer cette campagne de dénigrement contre sa personne motivée par le simple fait qu’il a manifesté son soutien à son « frère ». La liberté fondamentale de pouvoir choisir, Jules Ndéné se l’approprie entièrement car, selon lui, s’il avait choisi de soutenir quelqu’un d’autre que Macky Sall, il n’aurait pas été victime de toutes ces attaques.

Comme il le dira devant cette assemblée venue massivement au Cicad, « entre choisir le Mafé ou le Thièbou djeun, chacun est libre d’écouter son coeur… Des centaines de candidatures déclarées, comment peut-on me dénier le droit de dire que je préfère Macky Sall aux autres ? Mais figurez-vous que j’ai une carapace. J’ai tout entendu et ça m’est complètement égal ! » A son candidat Macky Sall, Souleymane Ndéné Ndiaye a adressé ces mots: « Je vous soutiendrai, je m’engage à parcourir le Sénégal pour que ce parrainage soit un succès pour vous ! »


Mamadou Lamine Diallo: « Augmenter les prix à la pompe et le tarif de l’électricité ou augmenter le déficit public, le dilemme de l’APR/BBY »

Le retournement de conjoncture se précise au Sénégal : baisse drastique de la pluviométrie et hausse du prix du baril. Cette nouvelle donne met à nu la politique politicienne et irrationnelle de construction des infrastructures de Macky Sall, basée sur un endettement irréfléchi et une hausse du déficit budgétaire, bien au-delà de 5% du PIB. Se pose le problème suivant qui sera porté par le FMI : augmenter les prix à la pompe et les tarifs de l’électricité.
Le candidat Macky Sall, en perte de vitesse depuis son wax waxeet de 2016, va refuser et préférer le creusement du déficit. Pour financer le déficit, Macky Sall va chercher à utiliser les quelques 200 milliards bloqués par le FMI et bien entendu accumuler les arriérés intérieurs auprès des entreprises locales. Ce n’est pas faute d’avoir mis en garde le ministre des finances sur le retournement de conjoncture. La politique économique, ce n’est pas de l’improvisation.
L’exemple le plus édifiant est le building administratif Mamadou Dia. Sa rénovation va coûter plus de 40 milliards pour un marché initial de 17 milliards dixit Abdou Latif Coulibaly. Pendant ce temps, il fait construire une cité ministérielle à Diamnadio à 65 milliards. Soit 105 milliards au total pour abriter les bureaux des fonctionnaires. Quelle est la rentabilité pour l’Etat de cette affaire ? J’indique à Macky Sall qu’il lui faut en moyenne y faire travailler 1600 fonctionnaires pendant 50 ans pour rentabiliser cet investissement. Le ridicule ne tue pas l’Association des Prédateurs de la République.
Quand Macky Sall sera face au mur, il aura derrière lui le verdict populaire de l’alternative patriotique. On ne lui laissera pas le choix, il devra partir.




Le Fouta et ses «Maux»: l’argent et la politique (Par Yéro Guissé)

A l’image de la société Sénégalaise, le Fouta vit une réelle crise des valeurs avec une mauvaise influence de la politique et du pouvoir de l’argent. De nos jours, l’argent a fini de changer les comportements des « Foutanke » (Habitants du Fouta), de promouvoir des contre-valeurs au détriment de la dignité, l’éthique et la morale. La politique, longtemps considérée pour certains comme un sacerdoce, est devenue un moyen d’ascension social jusqu’à impacter négativement sur les rapports familiaux et amicaux.




Force est de constater que la politique, telle qu’elle est pratiquée au Fouta, trahit sa mission même de gestion des affaires de la cité. Elle est malheureusement devenue une course contre la montre à la recherche de privilèges, de prestiges et de places. Avec la puissance de l’argent, les hommes politiques (qui sont censés être des représentants du Bas-peuple) occultent les doléances et les préoccupations légitimes des populations au profit des intérêts personnels ou de clans. Il suffit d’observer l’évolution du développement socio-économique au Fouta pour s’en rendre compte. En effet, le Fouta est l’une des contrées du Sénégal où il manque de tout : absence d’infrastructures routière et sanitaire, la recrudescence de l’insécurité alimentaire….Ainsi selon une récente étude de  l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), plus 75 000 personnes sont menacées de famine dans le Fouta notamment à Matam et à Podor. Paradoxalement, le Fouta regorge d’un potentiel énorme de ressources humaines et naturelles.

Le constat est donc général, les maux du Fouta demeurent l’argent et la politique. Le rapport entre l’argent et la politique est surtout visible lors des échéances électorales où les hommes politiques débarquent avec des mallettes d’argent utilisant ainsi la misère des populations et oubliant derrière eux toutes les promesses passées. La pauvreté et les difficultés de la vie poussent malheureusement les populations à accepter ces dérives. Et pourtant Feu Juge Kéba, une décennie en arrière, avait prédit cette situation en ces mots : « Pour qui se donne la peine d’observer la société humaine de notre époque, nous sommes sur le chemin d’un monde sans éthique ; d’un monde dans lequel la conduite des hommes, en dehors de toute considération éthique, est guidée par l’argent, le pouvoir, la force et la « place » ….»



Tant que l’argent fera la politique au détriment des valeurs sociales, morales et démocratiques, aucune avancé culturelle, économique, éducative ne sera envisageable au Fouta. Or, pour la bonne marche de la démocratie, c’est l’engagement de toutes les composantes de la société autour des valeurs démocratiques sociales et éthiques qui est nécessaire.

La bonne marche de la démocratie ne va sans des citoyens actifs et impliqués dans le développement de leurs communautés, pour ainsi dire, avec leurs contributions, suggérer le chemin à suivre pour le bien-être commun. Ainsi ce sont les citoyens qui doivent aussi garder un œil sur le gouvernement afin de pouvoir évaluer les réalisations et les manquements pour ainsi se prononcer aux prochaines élections. Mais l’absence de ces qualités et pratiques citoyennes nuisent grandement à nos valeurs et à notre démocratie. Car il n’y a que le peuple qui puisse agir contre la corruption, la mal gouvernance…

Il faut une bonne politique pour pouvoir positivement impacter sur le comportement des citoyens, de même qu’il faut des citoyens actifs pour la bonne marche de la démocratie. A l’ère du développement et de l’émergence, la vision devait plutôt être orientée vers la prise en charge des préoccupations des populations, le retour aux valeurs de travail, de solidarité et de dialogue au nom de l’intérêt général.

Mais tant que l’argent fera la politique au profit des valeurs, le changement se fera toujours attendre au Fouta……




Yéro Guisse

Blogueur, Citoyen du Fouta

www.yeroguisse.org

yeromamadouguisse@gmail.com

 

Dans une déclaration étayée, Karim Wade fusille Badio Camara et « les juges indignes »

YERIMPOST.COM Ci-dessous sa déclaration au vitriol

Mes avocats m’ont informé que M. Badio CAMARA, Premier Président de la Cour suprême, nommé par Macky SALL, a fixé au 30 août prochain l’audience et la composition de la chambre administrative qui devra juger mon pourvoi en cassation contre l’ordonnance du 23 juillet 2018 de Mme Aïssatou Diallo BA, Présidente du Tribunal d’Instance Hors Classe de Dakar. Ce tribunal s’est déclaré incompétent pour examiner le rejet arbitraire, sans fondement juridique, de mon inscription sur les listes électorales par les services du ministre de l’Intérieur M. Aly Ngouille NDIAYE.
À la veille de cette audience, je tiens à bien faire comprendre que M. Badio CAMARA est au cœur du dispositif mis en place par Macky SALL pour instrumentaliser la justice contre ses opposants politiques. Il est l’un des principaux exécutants du complot politico-judiciaire dont je suis victime depuis 6 ans. En sa qualité de Premier Président de la Cour suprême, il porte une responsabilité personnelle, directe et écrasante dans les violations de mes droits fondamentaux, constatées par la Cour de Justice de la CEDEAO, le Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, ainsi que toutes les juridictions internationales qui se sont prononcées sur ma situation.
Installé par Macky SALL à la tête d’un petit clan de magistrats aux ordres qui ont transformé la justice en annexe du pouvoir exécutif, M. Badio CAMARA a été maintenu à son poste alors qu’il devait partir à la retraite le 9 avril 2017, dans le seul but d’aider Macky SALL à se débarrasser des candidats qui font obstacle à sa tentative d’être réélu à la tête du Sénégal.



Depuis 2012, d’abord comme Président de la chambre pénale de la Cour Suprême, puis comme Procureur général près de la Cour suprême, enfin comme Premier Président de la Cour suprême, M. Badio CAMARA a :
1. planifié et organisé le 23 mai 2014 le rabat scandaleux de l’arrêt historique de la chambre criminelle de la Cour suprême du 6 février 2014, qui consacrait mon droit d’introduire des recours ou de faire appel contre les décisions de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) ;
2. organisé le rejet systématique des douze recours que j’ai présentés devant la Cour suprême ;
3. organisé le 20 août 2015 le rejet de mon pourvoi en cassation contre l’arrêt du 23 mars 2015 de la CREI, sans avoir répondu aux arguments de mes avocats ;
4. refusé d’appliquer l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO du 22 février 2013, qui interdisait à la CREI de statuer sur ma situation, et qui constatait que l’interdiction de sortie du territoire décrétée par le Procureur spécial de la CREI était gravement illégale et que la présomption de mon innocence avait été bafouée ;
5. prolongé ma détention arbitraire en refusant d’appliquer l’avis du 20 avril 2015 du Groupe de Travail des Nations Unies qui a condamné le caractère arbitraire de ma détention et qui a déclaré injuste et inéquitable mon procès devant la CREI ;
6. violé les règles sur l’impartialité et la neutralité des magistrats pour avoir participé, en présence de juges de la CREI, à une réunion présidée par Macky SALL au cours de laquelle ma condamnation et la durée de mon emprisonnement ont été décidées ;
7. bloqué le jugement de nombre de mes recours contre les décisions de la CREI, dont certains sont toujours en attente devant la Cour Suprême depuis plus de 5 ans ;
8. fait siéger le juge Mamadou BAAL à la séance de la chambre criminelle qui a examiné mon recours contre l’arrêt de la CREI, alors que ce juge avait violé mes droits par des déclarations publiques lorsqu’il était directeur de cabinet du Ministre de la justice. Ce juge a aussi participé à la dissimulation du rapport de la Banque Mondiale et de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, qui n’a jamais été versé au dossier de l’instruction et dont l’existence et les conclusions qui m’innocentaient viennent d’être révélées par la presse ;
9. participé récemment à plusieurs réunions nocturnes au Palais de la République, tenues par Macky SALL en présence d’un membre du Conseil constitutionnel, du Ministre de la Justice et du Ministre de l’Intérieur pour mettre à exécution le rejet arbitraire de mon inscription sur les listes électorales, et aussi organisé le rejet des recours que je pourrai introduire dont celui sur lequel la Cour suprême statuera le 30 août ;
10. Mis sur une voie de garage tous les magistrats neutres, impartiaux et indépendants de la Cour suprême, notamment ceux qui avaient rendu des décisions qui m’étaient favorables à la chambre criminelle et à la chambre administrative.



Par ses manœuvres frauduleuses, indignes, M. Badio CAMARA m’a privé du bénéfice des traités internationaux de protection des droits de l’homme et des droits fondamentaux, pourtant garantis par la Constitution de notre pays.
Faut-il également rappeler que M. Badio CAMARA a piloté dans l’ombre pour le compte de son mentor Macky SALL tout le procès de la CREI ? Incontestablement, le Président de la Cour Suprême a fait la preuve qu’il n’est ni impartial, ni indépendant. Il n’est pas qualifié pour organiser le procès juste et équitable qui serait exigé dans tout État de droit.
Pour toutes ces raisons, je ne peux avoir confiance en M. Badio CAMARA, que le sens de l’honneur, de la dignité et de la loyauté s’imposant à un magistrat aurait dû pousser à se disqualifier lui-même, sans attendre que je le fasse à sa place.
La complicité de M. Badio CAMARA avec Macky SALL est manifeste, alors que la Cour suprême a simplement à statuer sur une question de compétence, qui devrait normalement entraîner le renvoi devant un autre président de tribunal d’instance du Sénégal.
Notre justice regorge de magistrats indépendants et honnêtes, professionnels et compétents, ayant la ferme volonté de rendre des décisions impartiales et justes, acceptées par tous et contribuant au respect de l’État de droit et de la démocratie.
Tous ces magistrats incorruptibles sont volontairement écartés par Macky SALL au profit d’autres manipulables. Le moment est venu pour ces magistrats soumis aux ordres de Macky SALL d’être remplacés pour que notre pays retrouve une justice digne de ce nom. Les organisations des droits de l’homme et les ONG de lutte contre la corruption doivent alerter l’opinion publique et demander une enquête internationale indépendante sur l’origine de la fortune démesurée de cette poignée de juges aux ordres qui est sans commune mesure avec celle de la majorité de leurs collègues magistrats.
Pour ma part, je n’accepte pas qu’un seul de mes droits soit violé et piétiné par Macky SALL et son clan de juges aux ordres. Je mènerai vigoureusement, inlassablement, un combat politique pour recouvrer tous mes droits de citoyen sénégalais, pour que la justice et l’État de droit redeviennent la fierté de tous les Sénégalais et qu’il soit mis fin au règne de l’injustice. Il n’y a rien à attendre de cette Cour Suprême actuelle présidée par M. Badio CAMARA qui est devenue une annexe du palais présidentiel, et qui, en aucune manière, ne décidera de mon sort.
Ne pouvant obtenir justice dans mon propre pays, je saisirai toutes les juridictions internationales pour faire respecter mes droits fondamentaux et pour que soient imposées à Macky SALL et à son clan mon inscription sur les listes électorales et mon éligibilité afin qu’ils soient balayés du pouvoir au soir du 24 février 2019.




Le 27 août 2018

Karim WADE
Candidat du Peuple »

CJD et Diafrikinvest au chevet des jeunes entrepreneurs

YERIMPOST.COM Le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise du Sénégal (CJD Sénégal) a procédé à la présentation de ses nouveaux membres et des cinq entrepreneurs choisis par le projet Diafrikinvest. La cérémonie était aussi une occasion pour le président sortant de remettre officiellement les documents administratifs à son successeur, Ibrahima Dione, nouveau président.

Appuyer les entrepreneurs sénégalais, c’est le but principal du projet DiafrikInvest. Amina Investment, une société française, et le Centre des jeunes dirigeants (CJD) du Sénégal ont uni leurs forces pour accompagner les entrepreneurs sénégalais dans le cadre d’un projet financé à 90% par l’Union européenne.

La journée a été clôturée par des séances de travail avec les entrepreneurs de DiafrikInvest. Tout savoir dans cette vidéo.




Démolitions à Diamniadio Sud: Affrontements entre les gendarmes et les populations

YERIMPOST.COM Il y avait une tension dans l’air, ce matin, à Diamniadio Sud. Plusieurs maisons ont été réduites en poussière par les engins de la DESCOS bien encadrés par des éléments de la gendarmerie. La démolition de ces bâtisses construites à coût de plusieurs centaines de millions a provoqué l’ire des populations. Ces dernières n’avaient d’autre choix que de bloquer la circulation sur la nationale. S’en est suivi un affrontement entre ces populations et les forces de l’ordre.

Dans cette opération de destruction, le député Demba Diop Sy a été indexé par les populations.

Aux dernières nouvelles, le maire de Diamniadio a promis de recevoir les manifestants pour trouver un terrain d’entente.




Haro sur les marchands d’illusions et les carpets baggers sénégalais

Talent-Intelligence-Compétences, c’est le visage du Nouveau Type de Sénégalais que nous souhaitons bâtir. Voilà le triptyque dont nous devons nous servir si nous voulons servir le Sénégal.
Qu’est-ce que le patriotisme responsable et la citoyenneté active, quand ce qui nous intéresse est de parachever notre accomplissement individuel, en appelant le peuple à un combat populiste que l’on enrobe d’un engagement politique prétendument désintéressé, alors que notre véritable et unique dessein est d’être khalif à la place du Khalif, et se servir ?



Cessons d’abuser le peuple en parlant à son nom, et en revendiquant la légitimité d’agir pour changer sa vie.
Si tel était le cas, certains ne seraient pas prêts à brûler notre cher Sénégal pour occuper la place du chef, sachant que le peuple pour le bonheur duquel ils sont prêts à déstabiliser ce pays en paierait un lourd tribut.
Ce fils, notre pays le Sénégal, je préfère quant à moi adopter la position de cette mère éplorée dont l’enfant fut enlevé par une femme qui prétendait mordicus être sa maman.
Devant le sage roi David qui proposa à elles deux que l’enfant fut coupé en deux et que chacune en reçoive une partie, la véritable mère préféra qu’il fut donné à l’usurpatrice, pour sauver la vie de son enfant.
Le sort du Sénégal dépasse notre vie. Marchons avec le peuple, avec raison et avec lucidité, n’allons pas plus vite que lui sur le chemin de la maturité démocratique, faisons lui confiance, car il sait assurément quand vient le temps du changement comment prendre en mains son destin, sans l’aide d’un sauveur ou d’un justicier de la 25ème heure ou d’un messie détenteur d’une solution miracle.
Cessons de nous tromper sur la maturité et la sagesse des sénégalais.
Ils sont en avance sur nous !



Cissé Kane NDAO
Président A.dé.r

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

Election présidentielle de 2019 et spirale dynamique

Cet article est une contribution aux débats sur la prochaine élection présidentielle prévue en 2019. Il  s’adresse à tous ceux qui sont soucieux du devenir de notre pays. Il donne un avis sur notre compréhension des  contributions de quelques acteurs majeurs qui ont façonné la scène politique sénégalaise depuis l’indépendance. Il tente également d’analyser les futurs possibles.

La grille d’analyse utilisée est la spirale dynamique dont les principes de base sont rappelés plus loin. Comme tout modèle lié aux sciences humaines, il ne peut échapper au principe selon lequel : « aussi belles et élégantes soient elles, les théories qui sous-tendent n’importe quel modèle restent toujours des fictions incapables de décrire toute la réalité. »





Cet article comporte trois parties. La première aborde deux questions majeures liées à l’élection présidentielle de 2019. La deuxième partie est un résumé du modèle de la spirale dynamique. Pour ne pas ennuyer le lecteur, une description plus détaillée est proposée en annexe. Enfin, la dernière partie, nommée « questions de l’heure », est le cœur de cet article. Par le biais de questions/réponses, sont examinés : le thème du code dominant au Sénégal, notre compréhension des contributions de divers acteurs et quelques sujets liés au futur que nous devons construire.

 

I Election présidentielle de 2019 : deux questions majeures

 

L’élection présidentielle de 2019 constituera un moment fort de l’évolution politique de notre pays. Le Sénégal a  enregistré deux alternances démocratiques largement saluées dans le monde. Elles ont suivi le même schéma avec leurs différentes phases d’euphorie, d’espoir, de doute et enfin de  déception. Cette dernière tend à s’amplifier à l’approche de la nouvelle échéance électorale.

 

Question 1 : y aura-t-il une troisième alternance ou un maintien de l’actuel régime du Président Macky Sall ? D’emblée ma réponse est : tout est possible. Cela dépendra du degré de rupture de confiance entre  le président et le peuple, mais aussi d’une offre politique alternative crédible.

 

Question 2 : et si la troisième alternance devenait une réalité, que faire pour éviter la répétition du schéma évoqué plus haut ? Sans une réflexion profonde et un sens de l’anticipation, nous risquons simplement de répéter l’histoire. Certains observateurs pensent qu’il y a dans nos conduites, nos valeurs profondes -pas toujours conscientes-, des éléments puissants qui entament  la volonté de changement émanant du nouveau dirigeant. Est-ce  que cela a un lien avec les nouveaux types de rapports qu’il découvre dans l’exercice du pouvoir ? Est-ce que cela est simplement lié à une abdication de sa part face à l’énorme problème d’intégration des valeurs, comme cela a été évoqué dans les conclusions des assises nationales ? Dans le résumé du rapport final, on peut lire : « D’emblée, il faut relever une crise des valeurs qui résulte d’une intégration insuffisante, instable et conflictuelle de divers systèmes de référence, comprenant des valeurs traditionnelles endogènes, des valeurs religieuses et des valeurs globalisées. » Nous partageons ce constat et essaierons de l’approfondir en utilisant la spirale dynamique.

 

II Généralités  sur la spirale dynamique

 

Ces généralités visent à introduire juste quelques notions sur la spirale dynamique.  Elles nous servirons dans l’analyse de l’évolution politique de notre pays et les enseignements que nous pouvons en tirer.

 

La spirale dynamique peut être définie comme un modèle qui permet de comprendre l’évolution des systèmes de valeurs. Elle constitue une clé intéressante pour comprendre l’évolution des hommes, des organisations et du monde, afin d’agir de façon à accélérer et canaliser les changements idoines sur ces différents systèmes de valeurs.

Les concepts de ce modèle se sont  développés grâce aux travaux du psychologue Clare W. Graves.

Ce dernier  stipule qu’il y a eu 8 niveaux d’existence connus à ce jour. Pour lui, un humain, centré sur un niveau d’existence, a une psychologie propre à ce niveau. « Ses émotions, ses motivations, son sens de l’éthique et des valeurs, sa biochimie, son degré d’activation neurologique, son système d’apprentissage, ses croyances, sa conception de la santé mentale, son éducation, ses préférences en matière de management, d’éducation, d’économie et  de théorie et de pratique politiques sont tous caractéristiques de ce niveau. »

Le niveau d’existence est aussi appelé vmème (vmeme ou value meme), en référence à la notion de mème qui joue, au niveau social, le même rôle que le gène au niveau biologique. Certains le nomment: code, système de valeurs, système de référence, vision du monde, système de pensée etc. Tous ces termes sont réducteurs, quand on se réfère à la définition citée plus haut qui rappelle bien que le niveau d’existence englobe des aspects biologique, psychologique et social. Graves disait que ce modèle est biopsychosocial. Ce modèle a été renommé « Spiral Dynamics » par Don E. Beck, professeur de sociologie, et Christopher C. Cowan un de ses étudiants. Don Beck  a largement contribué à la transition  qui fit passer l’Afrique du Sud de l’Apartheid à la démocratie. Il fut un des conseillers privilégiés de Nelson Mandela.

 

Chaque niveau émerge quand les conditions d’existence le rendent nécessaires sans pour autant faire disparaître les anciens. Les  conditions d’existence X activent les capacités cérébrales Y, permettant ainsi la mise en œuvre d’un niveau d’existence XY. Capacité cérébrale doit être conçue ici comme une aptitude à s’adapter aux conditions d’existence. Elle n’est pas réduite à l’intelligence.

 

Pour désigner le niveau d’existence, nous utilisons le terme « code ». Sont décrits ci-après de façon synthétique ces différents codes. Est mise en annexe une description plus détaillée.

 

-Code AN-Beige : code dominé par la survie, la satisfaction immédiate des besoins physiologiques.

But : Réussir à survivre en satisfaisant les besoins physiologiques.

Thème : Exprimer le soi automatiquement en fonction des impératifs physiologiques et des possibilités de l’environnement.

 

-Code BO-Violet : code dominé par les esprits, la magie, la superstition, le respect des traditions, le droit d’aînesse, le respect des rites etc. La communauté occupe une place importante.

But : réussir à survivre en s’appuyant sur l’appartenance au groupe et le respect des traditions.

Thème: sacrifier le soi aux désirs des anciens et aux coutumes des ancêtres.

Les maîtres-mots de ce code sont : harmonie avec la nature, appartenance, tradition, relation de sang, respect des tabous, des rites, obéissance, respect des anciens, hospitalité, protection, magie, superstition, népotisme (mon clan d’abord, les autres ensuite).

 

-Code CP-Rouge : code dominé par le pouvoir, les vertus aristocratiques (héroïsme, bravoure, sens de l’honneur etc.) Chacun occupe une place très précise dans la société.

But : acquérir une identité personnelle en se connectant à sa puissance.

Thème : exprimer le soi sans culpabilité pour satisfaire immédiatement ses impulsions.

Les maîtres- mots de ce code sont : affirmation de soi, pouvoir, courage, bravoure, confiance en soi, honneur, renom,  force, domination, indépendance, conquête, exigence de respect, évitement de la honte etc.

 

-Code DQ-Bleu : code structuré, dominé par la recherche de sens, de but, d’ordre et de vérité.

But : acquérir une identité sociale en se connectant à un système qui organise en donnant sens, structure et ordre.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir une récompense plus tard.

Les maitres-mots de ce code  sont : qualité, respect des lois et règlements, discipline, stabilité, ordre, conformité, vérité, patience, rang, statut, justice, titre, clarté, ordre, fiabilité, contrôle, pensée polarisée (une seule vérité), évitement de la culpabilité etc.




 

-Code ER-Orange : code valorisant le succès, l’autonomie, la compréhension du monde etc.

But : assurer la satisfaction matérielle en assouvissant ses désirs.

Thème : exprimer le soi de manière calculée, de façon à éviter l’agressivité des autres.

Les maîtres- mots de ce code sont : performance, prestige, responsabilité, succès personnel, compétition, productivité, orientation résultat, challenge, indépendance, acceptation, flexibilité, croissance, richesse, capacité à  mettre le focus, réalisme etc.

 

-Code FS-Vert : code de l’harmonie, promouvant les relations chaleureuses avec tout autre être humain. Tolérance, flexibilité, empathie sont cœur des interactions humaines.

But : assurer la satisfaction émotionnelle en tissant des relations chaleureuses.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir l’harmonie pour soi et pour les autres.

Les maîtres- mots de ce code sont : harmonie, coopération, esprit ouvert, tolérance, consensus, responsabilité, dialogue, intégration, empathie, participation, égalité, équité, adaptation, flexibilité, droits humains, développement personnel, relativisme etc.

 

-Code GT-Jaune : code valorisant l’indépendance, l’autonomie et l’assertivité sans que cela nuise aux intérêts des autres. L’ouverture aux autres et consensus sont des réflexes dans ce monde.

But : Reconstruire l’homme et le monde en misant sur la compétence, la responsabilité et l’autonomie.

Thème : exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle.

Les maîtres- mots de ce code sont : réflexion personnelle, vision en perspectives multiples, intégration systémique, connaissance & créativité, réseautage,  ouverture aux autres, apprentissage permanent, intégration des connaissances, vision & autonomie, compétence profonde, etc.

 

-Code HU-Turquoise : code considérant la planète comme un tout indissociable. Sa fragilité nous intime à tous une attitude de compréhension et de protection à l’égard de toute vie.

But : Reconstruire l’homme et le monde en élargissant sa vision holistique.

Thème : sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente ou à venir.

Les maîtres- mots de ce code sont : développement durable, responsabilité pour le vivant et pour les générations futures, amélioration des conditions de toutes les vies, responsabilité sociale, acceptation de la complexité globale, conscience spirituelle, etc.

 

III Questions de l’heure

 

-Quels sont les codes présents au Sénégal ?

Au Sénégal, on note une coexistence de codes allant de BO-Violet au DQ-Bleu, mais le code dominant est le BO-CP (coexistence des deux codes BO et CP). Il est omniprésent avec ses aspects positifs et ses côtés négatifs. Est-ce que les exigences du moment ne se résument pas à travailler un bon DQ-Bleu et assurer plus tard une transition vers les valeurs positives de ER-Orange ? Il s’agirait alors de développer une conscience républicaine, le sens de la citoyenneté et du vivre ensemble, le respect de la loi, la promotion de la valeur travail, la lutte contre la corruption, la gabegie, la concussion, le laxisme, le népotisme, l’obscurantisme, tout en œuvrant pour la libération des potentiels, l‘indépendance d’esprit  et l’autonomie. Passer de BO-CP à DQ-ER suppose une transition difficile. Où mettre le curseur entre les valeurs de solidarité et de celles de responsabilisation qui peuvent être antinomiques dans certaines situations. Comment aider sans tomber dans l’assistanat ? Doit-on imposer l’autonomie à quelqu’un qui préfère la dépendance ?

 

L’émergence des valeurs DQ-ER nécessite surtout une éducation à la citoyenneté et aux valeurs républicaines. DQ apporte la rigueur, l’ordre, la ponctualité et la rationalité ; ER contribue par l’esprit d’entreprise, l’innovation, le goût du risque calculé et l’efficacité. L’enseignement et les media doivent jouer un rôle majeur à cet effet. Mais le plus important consiste à l’intégration avec les valeurs positives de CP-BO. Cela demande toute une pédagogie avec du recul, de l’humilité et du respect (au sens où le conçoivent les populations centrées CP-BO). Des valeurs, adaptées dans certains contextes, deviennent des « anti-valeurs » dans d’autres. La réciprocité telle qu’elle était pratiquée dans nos campagnes est complètement dénaturée quand on la translate sans précaution dans nos villes. Lutter contre ces dérapages et toutes les formes de travers issus du monde BO-CP nécessite qu’on associe fortement les influenceurs les plus importants. Dans une société de type BO-CP, ceux-ci sont écoutés et la majorité attend d’eux des orientations.

 

Quelles doivent être les relations entre le régime et les grands influenceurs (têtes de réseau, porteurs de  voix, lobbyistes etc.) ?

Dans une société de type BO, toute démarche qui n’inclut pas ces acteurs peut être vouée à l’échec. Il faut le faire avec rigueur et fermeté, mais aussi avec retenue et respect, car les porteurs de voix représentés par les chefs coutumiers et religieux ont joué un rôle de grande portée dans l’évolution des mœurs politiques, contribuant fortement à la stabilité politique du pays. Il y a un cercle relationnel parfait entre le citoyen lambda, le porteur de voix et le dirigeant. La tendance à la facilité s’insère assez vite dans ce cercle relationnel. Tous les candidats  à la magistrature suprême devraient indiquer de façon très précise comment ils comptent sauvegarder les pratiques républicaines en rendant  ce cercle harmonieux et vertueux. Il faudrait qu’ils expliquent les mécanismes qu’ils comptent introduire à cet effet, étant entendu que :

-les citoyens (dans leur grande majorité) continuerons à faire des requêtes auprès de leur guide ou tête de réseau ;

-les guides (dans leur grande majorité) continueront à demander des interventions pour leurs protégés ;

-les dirigeants (que nous avons vus jusqu’à présent) continueront à demander la bénédiction et le soutien des guides.

Honnêtement, nous ne pensons pas que ce sujet soit facile à traiter. Il faudrait certainement mobiliser les parties prenantes, aidées par nos experts sociologues, psychologues, anthropologues, spécialistes de la communication (y compris les communicateurs traditionnels) pour adresser sérieusement ce sujet.

 

-Quelle est la part de subjectivité, quand je dis qu’il y a de la déception qui s’installe et s’amplifie ? Est-ce un fait ou une opinion ?

Il s’agit bien d’une opinion. Cela ne concerne que mon appréciation subjective. Une autre personne soutenant le régime peut avoir une lecture tout à fait opposée. Seul un sondage, mené par une structure fiable, pourrait nous édifier de façon objective  sur cette question de la déception.

 

-Comment apprécier la contribution des différents leaders politiques qui ont façonné l’espace politique sénégalais de 1960 à nos jours, sous l’angle de la spirale dynamique ?

 

Le propos ici n’est pas d’illustrer de façon rigoureuse les associations de codes aux différents leaders. Je pense que ce premier travail n’est qu’une esquisse qu’il faut compléter et affiner par la contribution d’autres spécialistes de la spirale dynamique et en recueillant plus de données.

 

Ceux qui ont eu à diriger le pays : Senghor, Diouf, Wade, Macky

 

Senghor

-Senghor a joué un rôle important en assurant le passage d’une ancienne colonie à un jeune Etat indépendant. Il a contribué à mettre en place une machine étatique. Sous son règne, ont été lancés les premiers plans de développement économique. En vingt ans du régime senghorien, le Sénégal a enregistré  quelques avancées démocratiques (contributions que nous devons à l’opposition de l’époque, mais également à sa clairvoyance). Il n’y a pas eu de coup d’état ou de guerre civile durant cette période. Beaucoup de personnes  insistent sur son sens de l’organisation et de la méthode et sa légendaire courtoisie. Il a développé le culte de l’intelligence. Il fallait avoir un certain niveau pour travailler à ses côtés.

-De l’avis de certains observateurs, Senghor n’a pas mis en place les programmes idoines qui auraient assuré au pays un décollage économique, à l‘image de la Corée du Sud qui avait le même PIB que le Sénégal  à l’avènement des indépendances. De nombreux acteurs estiment qu’on pouvait faire plus en mettant en orbite ce pays sur la voie de l’émergence économique.

-Pour moi, il était centré DQ –bleu avec son sens de l’organisation et de la méthode, mais il était pris en tenaille entre les exigences de l’ancienne métropole et le monde BO-CP qui l’entourait, il a préféré assurer l’équilibre du système en évitant les vagues liées au passage BO-CP vers DQ-ER.





Abdou Diouf

-Abdou Diouf a assuré la continuité du régime de Senghor. Au début de son règne, il a manifesté  de fortes ambitions en matière de lutte contre les détournements de deniers publiques. Mais celles-ci ont été vite revues à la baisse quelques années plus tard. On se rappelle les initiatives sur la  lutte contre la corruption et l’impunité, mais elles n’ont pas fait long feu. On doit lui reconnaître la clairvoyance d’avoir accepté –sous l’impulsion des luttes de l’opposition également- le multipartisme intégral au moment où le parti-Etat était légion en Afrique. On doit mettre également à son actif une certaine connaissance de la sociologie du peuple sénégalais et des réflexes d’homme d’Etat pondéré, ayant le sens de la mesure.

-Sur le plan économique, lui-même souligne que les programmes d’ajustement structurels du FMI et de la Banque mondiale, la dévaluation du CFA ont rendu la situation sociale assez difficile. Pour le Président Diouf, cela a pu doper l’économie, mais nombreux sont ceux qui pensent que l’émergence économique n’a pas été au rendez-vous. Les efforts consentis par son pouvoir ont pourtant produit des fruits au moment où le peuple a décidé de rompre avec son régime. Les signaux économiques commençaient à basculer au vert.

-De mon point de vue, Abdou Diouf était certainement centré DQ-bleu comme Senghor. Y a-t-il eu une volonté de hisser le code dominant vers un niveau plus élevé. « Non » serait ma réponse immédiate il y a quelques années. Mais après avoir lu la biographie de Abdou Diouf, j’ai un point de vue plus nuancé. Comme Senghor, Abdou Diouf également a déployé énormément d’efforts pour assurer l’évolution et l’équilibre du système BO-CP. Intuitivement, ces dirigeants mettaient en œuvre des principes de la spirale dynamique : respect des valeurs du monde BO-CP, proximité avec les têtes de réseau, bien que d’autres y voient une instrumentalisation. Intuitivement, je me demande si Jean Colin n’était pas le prototype d’une personne centrée ER-Orange.

 

Abdoulaye Wade

-Son arrivée en 2000 à la tête de la magistrature suprême avait suscité un très gros espoir. Incontestablement, il a donné une forte impulsion aux grands chantiers liés aux infrastructures, même si beaucoup d’observateurs pensaient que ses rêves étaient démesurés. Sans état d’âme, il a essayé de sortir du giron français, en multipliant les initiatives de coopération avec les pays du Golfe.  Abdoulaye Wade a de l’audace. Cela est largement reconnu.

-Nombreux sont les observateurs qui estiment qu’Abdoulaye Wade a banalisé tous les attributs de la république, en introduisant le désordre et le mélange de genres (CF les livres de Latif Coulibaly : « Wade, un opposant au pouvoir », « La république abîmée »). On a assisté sous son règne à une personnalisation du pouvoir avec la modification de la constitution de 2001, « laquelle a engendré un bonapartisme personnaliste sans  équivalent historique », pour paraphraser Mamadou Dia. Il a choqué beaucoup de sénégalais avec cette « idée » de dévolution monarchique du pouvoir que l’opposition  décelait dans tous les actes qu’il posait. Et quand il a voulu modifier à nouveau la constitution, il est parvenu à rassembler toute l’opposition contre lui autour du cadre appelé le M23. Le processus de renversement de son pouvoir fut enclenché dès lors.

-Selon moi, Abdoulaye Wade était  centré CP-Rouge, agissant avec des réflexes de monarque.

 

Macky Sall

-Contrairement à Abdoulaye Wade qui avait concentré le pouvoir entre ses mains, Macky a réussi à regrouper autour de lui la vielle opposition. C’est une prouesse de maintenir dans le même régime des anciens caciques du parti socialiste et de l’AFP, des éléments du PDS, d’anciens gauchistes, des démocrates et des éléments de la société civile, y compris de nombreux leaders syndicaux. Macky a poursuivi les chantiers initiés par Wade avec un certain réalisme. Beaucoup d’observateurs apprécient la stabilité dans le domaine de l’énergie, les progrès réalisés sur la filière RIZ, la poursuite des projets du nouveau pôle urbain de Diamniadio, mais d’autres estiment que le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader. Il a plus ou moins pacifié le front syndical.

-C’est surtout avec les dossiers sur le pétrole et le Gaz que la déception s’est installée. Sur l’affaire Khalifa Sall, l’opinion, largement partagée, est qu’il veut éliminer un adversaire politique.

-Sans aucun doute, Macky est dans la même logique qu’Abdoulaye Wade. Il est centré CP-Rouge, agissant dans une société BO-CP. Il peut opérer quelques changements, mais le passage vers DQ-ER n’est pas à l’ordre du jour.

 

Deux figures majeures de l’histoire politique du Sénégal : Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop

 

Mamadou Dia

-Mamadou Dia était une chance pour le Sénégal, mais je crois qu’il était d’un cran trop avancé au- dessus du code BO-CP dominant. Cet Homme était centré DQ-ER  avec une orientation très nette vers des valeurs positives de la République. Armé d’une volonté ferme d’assurer le décollage du pays, il avait aussi un fort engagement pour l’éducation des masses populaires en vue d’enclencher un changement du code dominant BO-CP vers DQ- Bleu. Il était sans concession sur les pratiques « non –républicaines ». Si l’on peut reconnaître à Senghor et Abdou Diouf un code DQ –bleu lié au sens de la méthode, à la maîtrise des affaires liées à l’administration, de l’avis de nombreux observateurs, Mamadou Dia était beaucoup plus en avance dans la  volonté de construction et d’émergence d’une conscience citoyenne, républicaine.

-Des observateurs estiment qu’il n’a pas su faire preuve de pédagogie. Son ancrage patriotique et son sens de l’indépendance ont su réunir contre lui les anciens colons et toutes les forces du monde BO-CP qui sentaient une menace pour leurs intérêts. Cela a abouti au coup d’Etat de décembre 1962, qui l’écarta  définitivement du pouvoir.





Cheikh Anta Diop

-Cheikh Anta était encore plus éloigné du code dominant BO-CP. Savant émérite et reconnu dans le monde, anthropologue, historien, patriote et panafricaniste convaincu, je me demande juste  si ses analyses et mots d’ordre n’étaient pas trop en avance par rapport au code dominant BO-CP. La notion de nation étant encore très abstraite dans ce monde ; l’ordre BO-CP avait beaucoup de mal à envisager le panafricanisme qui exige un niveau de conscience assez élevé. Par sa grande érudition, Cheikh Anta avait certainement une connaissance assez fine du monde B0-CP, mais d’un point de vue pratique, tout laisse croire que Senghor et Abdou Diouf avaient une meilleure perception des conduites en cours dans le monde BO-CP. On peut se demander avec le recul si l’aile patriotique le plus à gauche et les anciens communistes, qui s’insurgeaient contre la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les marabouts affairistes, comprenaient réellement les conduites de leurs compatriotes du monde BO-CP.

 

Les dirigeants de la gauche révolutionnaire : Abdoulaye Bathily, Landing Savané, Amath Dansokho

 

Nous devons leur dire merci pour leur contribution à l’élargissement de la démocratie. Ils ont joué leur partition de façon magistrale. Ils ont fait preuve de courage et ont marqué de leur empreinte les luttes les plus ardues depuis l’indépendance. J’ai eu la chair de poule quand j’ai vu en 2012 à la télévision Amath Dansokho participer à un  rassemblement de la place de l’indépendance, béquille à la main, gardant sa sérénité alors que la police était en train de charger la foule.

Devraient –ils tous quitter le navire que conduit Macky Sall, car les faits pour lesquels le peuple s’était soulevé contre Wade sont encore plus d’actualité aujourd’hui? Quand on n’a pas fait le centième de leur sacrifice, l’on doit avoir l’humilité de ne pas se positionner en donneur de leçons. Même vis-à-vis des personnes comme Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, El Hadji Kassé, j’adopterai la même attitude. Ils ont joué une belle partition en 2012. Nous n’émettons aucun jugement négatif sur leur attitude. Nous constatons simplement pour le moment qu’ils ne manifestent aucune indignation. La nature ayant horreur du vide, s’ils ne le font pas, d’autres sont en train de prendre le relais.

 

Quelques nouveaux dirigeants de l’actuelle opposition : Idrissa Seck, Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil

 

Idrissa Seck

Les sénégalais lui reconnaissent certainement des compétences avérées. Nombreux sont ceux qui avaient positivement apprécié les réalisations issues des chantiers de Thies, même s’ils avaient suscité de nombreux débats. Suite à ses dissensions avec Abdoulaye Wade, s’il avait adopté une attitude d’autonomie et de clarté sur sa volonté d’accéder au pouvoir, en mettant une croix sur le PDS, Macky ne serait peut –être pas président de la République en 2012. Mais ses allers-retours vers Abdoulaye Wade n’ont pas été bien appréciés par les Sénégalais. Sous ses airs d’une personnalité sûre d’elle-même, se cache peut-être une personne très dépendante. Ceci est mon humble avis. J’espère bien me tromper. Sans certitude, je pense qu’il est centré CP-Rouge.

 

Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil et Khalifa Sall

Ce pôle, constitué par Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil et Khalifa Sall, constitue, de mon point de vue, le socle de l’opposition véritable à Macky. De toute cette opposition, Sonko donne l’image de la figure qui peut aller le plus loin. Son engagement patriotique et la méthode qu’il propose sont assez originaux. Il est centré DQ Bleu avec une orientation très nette vers les bonnes pratiques républicaines. En s’appuyant sur l’expérience pragmatique de Abdoul Mbaye, la connaissance du monde BO de Mansour Sy Jamil, le charisme et le poids politique de Khalifa Sall, ce quarté peut constituer une menace pour le régime actuel. Celle-ci sera très grosse si ce pôle arrive à attirer des personnalités qui ont marqué récemment les esprits par leur sens de l’intégrité et leur courage : le magistrat Ibrahima Dème, le capitaine Dieye, Mody Niang, Nafy Ngom Keita  et même Youssou Ndour.

Peut –on faire entièrement confiance à un tel pôle ? Pas totalement, si nous poursuivons notre logique jusqu’au bout, car le jeu des interactions avec le pouvoir va faire émerger de nouvelles attitudes. On peut juste dire intuitivement qu’ils peuvent aller le plus loin possible.

Quelles peuvent être  les difficultés d’un tel front arrivé au pouvoir ?

Difficulté 1 Ceux-là mêmes, qui vont peser de tout leur poids pour aider dans la première phase de conquête du pouvoir, peuvent constituer une grosse entrave dans la phase de gestion du pouvoir.

Difficulté 2 Celui qui emportera le suffrage des sénégalais subira les assauts du monde BO-CP avec les nouveaux types d’interaction qu’il découvre dans l’exercice du pouvoir. Il deviendra un autre homme, six mois, un an, trois ans après.

Il ne faudra pas sous-estimer la capacité du monde BO-CP à assurer sa survie. Comme tout système secoué dans son équilibre, il tentera de résister.

D’aucuns me demanderont le programme autour duquel ce mouvement doit s’organiser. La réponse est assez simple : les conclusions des assises nationales doivent en constituer le cœur.

 

-Quel doit être le programme du futur régime ?

L’essentiel doit tourner autour des conclusions des assises nationales. C’est le lieu de saluer ce travail remarquable réalisé sous la houlette du doyen Amadou Makhtar Mbow. Comment relever maintenant le défi de la mise en œuvre ? Une telle question peut paraître anodine alors qu’elle recèle beaucoup de complexité. Il faudra prendre du temps et faire appel à des experts (ayant du recul vis-à-vis de nos codes dominants) pour comprendre les véritables freins à la mise en œuvre.

 

-Quelles sont les conditions requises pour une troisième alternance ?

1   un peuple en désaccord avec son dirigeant ;

2 une alternative en face crédible capable de se différencier, une bonne compréhension des systèmes de valeur en cours, une organisation méthodique pour être présent dans tous les bureaux de vote, une communication efficace avec des mots d’ordre simples (même le nom du mouvement ne doit pas dépasser deux syllabes) et une exploitation judicieuse des nouveaux canaux digitaux qu’utilisent les milléniaux. Ceux-ci doivent être à l’avant-garde de ce combat.

 

-Est-ce que les outils de communication peuvent jouer un rôle décisif dans la prochaine  élection ?

Nous savons tous qu’Abdou Diouf a été vaincu par un peuple déterminé à tourner la page et qui s’est largement appuyé sur les radios privées et le mobile pour amplifier le mouvement de rupture et assurer une élection transparente. L’opposition à Abdoulaye Wade a ajouté à ces outils classiques les réseaux sociaux avec la plateforme Seneweb en particulier. Je crois que les chroniques de Souleymane Jules Diop et certainement ceux d’autres acteurs du net (bloggeurs, animateurs) ont contribué largement à la victoire de Macky. Ce dernier risque d’être emporté par WhatsApp. Je suis particulièrement impressionné par la nature des contenus qui circulent sur cette plateforme  avec une très grande viralité. Un gros paradigme qui change : avant, il fallait beaucoup d’argent pour organiser des meetings et passer à la télévision afin d’influer sur l’opinion. Maintenant, une petite vidéo peut faire le buzz et marquer durablement les esprits.

 

-Si l’alternance se réalise, quelles sont les conditions requises pour réaliser un vrai changement?

On reproche à nos leaders de trahir leurs promesses et principes de départ. La question de savoir à quand remonte le changement survenu chez un dirigeant n’est pas pertinente, car lui-même n’est pas toujours conscient du moment où s’opère le glissement. Je crois même que les dirigeants arrivent au début avec des ambitions très sincères, visant le développement du pays et l’épanouissement des citoyens. C’est au contact avec le pouvoir, à la facilité avec laquelle ils font et défont les choses et à la nature des nouvelles interactions que s’opèrent les changements. Essayons de faire parler notre imagination. Supposons que je sois à la place de Macky. Durant les six premiers mois de mon mandat, 99% des personnes que je reçois au palais – y compris le peuple des assises– arrivent dans mon bureau avec des requêtes de cas personnels ou de demande de faveurs notamment à propos d’attribution de marché ou d’avantages fiscaux. A un moment, je vais me demander si ce peuple – à travers ces représentants que je reçois- a un sens patriotique. Serai-je capable de rester lucide, de refuser à chaque fois que cela est nécessaire et inscrire mon action dans le sens du respect des principes républicains ? Je crois que la réponse positive est plus facile à dire qu’à faire. Que faire donc pour réaliser un vrai changement ?Il faut se donner une période de 6 mois pour approfondir le diagnostic ; faire appel à une équipe d’experts  qui accompagne cette étude (le modèle de la spirale dynamique peut être intéressant  à cet effet; il a servi de grille d’analyse dans le processus de la transformation de l’Afrique du Sud dans les années 1990)

 

-Si le régime de Macky est maintenu, peut-il œuvrer pour un véritable changement ?

Deux cas d’usage méritent d’être rappelés. Le cas de Ben Ali de Tunisie qui avait suscité de gros espoirs dans les années 1990, grâce à sa volonté hardie d’œuvrer pour le décollage économique de son pays, en l’inscrivant dans un système DQ. Quelques années plus tard, le régime bascula dans une gestion clanique BO-CP au grand dam du peuple tunisien. Le second cas est le régime de Paul Kagamé du Rwanda. Ce dernier est considéré par des observateurs avertis (voir les livres de Pierre Pean) comme le déclencheur du génocide rwandais et le principal allié d’Israél et des USA/UK dans la région des grands lacs. Ce qui est curieux, il incarne aujourd’hui l’image du président modèle qui a inscrit son pays dans un processus d’émergence économique et un ancrage vers DQ-ER. Quelle est la réalité de ce processus ? Si ces faits sont avérés, quels en sont les ressorts ? Kagamé est –il aussi exemplaire qu’on le présente ?

Macky peut-il s’inscrire dans une dynamique de changement véritable s’il est réélu ? Réponse : Tout est possible. Mais la probabilité de maintenir le statu quo est très grande.

 

-Comment adresser la question des biens mal acquis avec l’avènement d’un nouveau régime ?

Cette question est assez complexe. Comment lutter contre les détournements de deniers publics, les malversations et l’impunité sans perdre du temps dans des procès inutiles ? Ne faudrait-il pas faire table rase de la situation précédente et annoncer avec l’aval de toutes les têtes de réseau que dorénavant, tout manquement dans ce domaine fera l’objet d’un traitement de rigueur ? Pour être logique et conséquent, il faudrait que le nouveau dirigeant annonce à son entourage et à ses compagnons qu’il n’aura aucun moyen d’intervenir sur ce type de dossier. L’idéal serait que ces dossiers en provenance de IGE ou OFNAC, remontent directement au président et au parquet.

 

Quel devraient être les grands axes de la feuille de route du futur régime ?

Le premier mot d’ordre est de mettre le pays au travail. Il faut également construire une conscience citoyenne et républicaine en phase avec le code DQ-ER. La lutte contre la corruption, la concussion et le népotisme doit être érigée en réflexe pour tout le monde. Pour être efficace, ce combat doit être mené par l’éducation, l’exemplarité des dirigeants mais aussi par des mesures d’ordre institutionnel. cf « rapport des assises ». La responsabilité doit être partagée à plusieurs niveaux : la famille, le quartier et  la ville.

Ces mesures doivent être accompagnées par des programmes de développement économique et social où l’Etat s’occupe de grands chantiers et crée le cadre adéquat qui permet aux différents acteurs de créer de la richesse. Nous devons libérer tout le potentiel de créativité et d’innovation de nos entrepreneurs, car c’est la création de richesse qui stimule le développement. Aujourd’hui, la mondialisation nous intime l’obligation d’être réaliste. Nous devons renforcer et multiplier les axes de coopération profitables au pays. Dans certains secteurs, nous serons obligés de nouer des partenariats stratégiques. Il faut également miser sur la modernisation des organisations et de l’administration, en s’appuyant sur la dynamique de transformation digitale. L’éducation et la santé doivent être perçues comme des centres de profit à long terme.

 

ithioye@hotmail.fr

 

 

 

 

 





ANNEXE

 

Les descriptions ci-après sont largement inspirées du livre de Fabien & Patricia Chabreuil: « Spirale dynamique ».

 

code AN-Beige 

But : Réussir à survivre en satisfaisant les besoins physiologiques.

Thème : Exprimer le soi automatiquement en fonction des impératifs physiologiques et des possibilités de l’environnement.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Certains auteurs parlent de  millions d’années. C’est le monde des chasseurs-cueilleurs qui vivaient en hordes qui se déplacent. Aujourd’hui, on peut considérer que ce code a disparu. Toutes les sociétés ont évolué vers un niveau supérieur.

 

code BO-Violet 

But : réussir à survivre en s’appuyant sur l’appartenance au groupe et le respect des traditions.

Thème: sacrifier le soi aux désirs des anciens et aux coutumes des ancêtres.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 50 000 ans. Certains auteurs évoquent 200 000 ans. La présence du groupe procure une sécurité psychologique.  Dans sa variante la plus ancienne, ce monde correspond à la gens primitive décrite par Morgan Lewis et reprise par F. Engels dans son célèbre livre : « Origine de la famille, de propriété privée et de l’Etat ».Nous n’aborderons pas toutes les formes d’organisation de cette société avec les différents types de famille qui s’y sont succédés. La notion de propriété privée, de possession occupait une place moindre que dans les codes postérieurs de la spirale. Ce code se caractérise par :

– l’usage de la magie, des totems/tabous et de la superstition;

– l’omniprésence des esprits;

– la division du travail peu perceptible et l’économie tournée vers la consommation ;

– des valeurs phares comme la réciprocité (téranga), l’humilité (le groupe d’abord et moi ensuite; la personne existe par, grâce et à travers le groupe);

« L’on est triste ensemble et joyeux ensemble » résume le fonctionnement de ce monde B0-violet ;

Les maîtres-mots de ce code sont : harmonie avec la nature, appartenance, tradition, relation de sang, respect des tabous, des rites, obéissance, respect des anciens, hospitalité, protection, magie, superstition, népotisme (mon clan d’abord, les autres ensuite).

Aujourd’hui, ce code est très présent dans le monde, particulièrement en Afrique. Au Sénégal, il y côtoie d’autres codes. Certaines caractéristiques se sont atténuées, mais d’autres sont encore visibles surtout dans le monde rural, avec des différences selon les régions. En ville également, ce code reste actif.

 

 code CP-Rouge 

But : acquérir une identité personnelle en se connectant à sa puissance.

Thème : exprimer le soi sans culpabilité pour satisfaire immédiatement ses impulsions.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 10 000 ans. La division du travail acquiert une autre dimension avec les progrès dans la domestication des animaux et des plantes, entraînant ainsi  de la production marchande. On voit apparaître le troc qui, plus tard, va donner naissance aux premiers types de monnaie. Des dispositifs de régulation sont mis en place pour atténuer les conflits de classe ou de castes. L’esclavage et une de ses déclinaisons plus sophistiquée – le servage- apparu plus tard, sont au cœur du mode de production.

Ce code se caractérise par :

-la tendance à acquérir une identité personnelle chez une minorité; la majorité accepte de se réfugier sous cette aile protectrice, jusqu’à une certaine limite ;

-le besoin de connexion à sa force personnelle ;

-des valeurs aristocratiques comme le sens de l’honneur, le courage, l’héroïsme ;

Les maîtres- mots de ce code sont : affirmation de soi, pouvoir, courage, bravoure, confiance en soi, honneur, renom,  force, domination, indépendance, conquête, exigence de respect, évitement de la honte etc.

Ce code était assez présent dans nos anciens royaumes. Quelques éléments de ce code sont encore très actifs dans nos villes, mais surtout dans nos campagnes.

 

 code DQ-Bleu 

But : acquérir une identité sociale en se connectant à un système qui organise en donnant sens, structure et ordre.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir une récompense plus tard.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 6000 ans ; il se caractérise essentiellement par le sens du sacrifice et la recherche de la vérité ultime. La division du travail s’intensifie avec l’apparition des grands empires. Le mode de production évolue de l’esclavage au servage.  On voit apparaître quelques grandes cités. A certains endroits, L’Etat se modernise avec ses multiples institutions.

Les maitres-mots de ce code  sont : qualité, respect des lois et règlements, discipline, stabilité, ordre, conformité, vérité, patience, rang, statut, justice, titre, clarté, ordre, fiabilité, contrôle, pensée polarisée (une seule vérité), évitement de la culpabilité etc.

                L’Egypte ancienne constitue la première institution DQ Bleu.

Au Sénégal, DQ bleu est présent, mais ses valeurs positives n’ont pas complètement imprégnées nos conduites   de tous les jours. La discipline et le sens de la conformité sont régulièrement mis à l’écart au profit de valeurs comme la réciprocité et le népotisme qui nous viennent du monde BO Violet.

 

 code ER-Orange 

But : assurer la satisfaction matérielle en assouvissant ses désirs.

Thème : exprimer le soi de manière calculée, de façon à éviter l’agressivité des autres.

Caractéristiques

Ce code apparaît à la renaissance, mais il va  prendre une dimension assez forte avec la révolution industrielle. Ce code incarne les valeurs du capitalisme : l’individualisme, l’autonomie, l’affirmation de soi, l’innovation etc.

Au plan économique, on voit apparaître le machinisme et le libre-échange. Le salariat devient le nouveau mode de production dominant. Le monde devient pour les nouveaux capitaines d’industrie une source inépuisable d’opportunités et de création de richesse.  A côté de la production de masse, surgit également une  consommation de masse et une  éducation de masse. Les média ou canaux de communication prennent également cette dimension « de masse ». En Europe de l’ouest, ce code devient dominant dans les années 1960. Dans ce monde, le travail est survalorisé, le temps  est une variable clé, le calcul égoïste est la norme.

Les maîtres- mots de ce code sont : performance, prestige, responsabilité, succès personnel, compétition, productivité, orientation résultat, challenge, indépendance, acceptation, flexibilité, croissance, richesse, capacité à  mettre le focus, réalisme etc.

On peut noter des niches ER –Orange au Sénégal. De nombreux acteurs économiques sont centrés ER-Orange, en faisant preuve de pragmatisme et de sens du travail. Mais on constate souvent l’absence des valeurs DQ-Bleu (rigueur, esprit républicain, respect des normes etc.) Pour maintenir et protéger leur business, certains adoptent les valeurs négatives BO-CP (gabegie, contournement des lois, népotisme, concussion, clientélisme etc.).

 

 code FS-Vert

But : assurer la satisfaction émotionnelle en tissant des relations chaleureuses.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir l’harmonie pour soi et pour les autres.

Caractéristiques:

Ce code apparaît au début du 20é siècle. Il est encore en cours d’émergence dans la plupart des pays développés, exceptées les démocraties de l’Europe du Nord ; ce sont des Etats multiculturels, protégeant l’environnement et les droits de l’homme, privilégiant le commerce équitable et voulant faire profiter d’un service public efficace à tous les citoyens. Concertation et recherche de compromis sont utilisées comme méthode d’échange. Corruption et népotisme sont largement combattus.

Les maîtres- mots de ce code sont : harmonie, coopération, esprit ouvert, tolérance, consensus, responsabilité, dialogue, intégration, empathie, participation, égalité, équité, adaptation, flexibilité, droits humains, développement personnel, relativisme etc.

 

code A’N’ou GT-Jaune 

But : Reconstruire l’homme et le monde en misant sur la compétence, la responsabilité et l’autonomie.

Thème : exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle.

Caractéristiques:

Ce code a pour ambition de reconstruire l’homme en misant sur la compétence, la responsabilité et  l’autonomie. Tout en étant relié aux autres, l’être humain se veut indépendant. Ce code apparaît dans une période marquée par la révolution de l’information dont l’une des caractéristiques majeures est l’accélération digitale. Le digital arrive avec de nouvelles valeurs qui ont comme noms : partage, transparence, humilité, ouverture  et authenticité. Ce code valorise la flexibilité et accepte les paradoxes et le chaos.

Les maîtres- mots de ce code sont : réflexion personnelle, vision en perspectives multiples, intégration systémique, connaissance & créativité, réseautage,  ouverture aux autres, apprentissage permanent, intégration des connaissances, vision & autonomie, compétence profonde, etc.

 

 code B’O’ou HU-Turquoise

But : Reconstruire l’homme et le monde en élargissant sa vision holistique.

Thème : sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente ou à venir.

Caractéristiques:

Un des piliers de ce code consiste à reconstruire le monde, en s’appuyant sur une perception élargie et une vision holistique. Restaurer l’harmonie globale deviendra une exigence pour tout le monde.  L’on ne peut procéder à une séparation entre les différents problèmes. La terre entière est devenue une structure communale à l’image de la société communiste de Marx. Cela requiert un niveau d’éducation assez élevé. L’apprentissage ne va plus se limiter à l’acquisition de connaissance. Les méthodologies utilisées vont s’affiner au fur et à mesure. Les maîtres- mots de ce code sont : développement durable, responsabilité pour le vivant et pour les générations futures, amélioration des conditions de toutes les vies, responsabilité sociale, acceptation de la complexité globale, conscience spirituelle, etc.

 

Ce schéma fait la synthèse de la description des codes.

 

 

 

Ci-après quelques principes à propos des codes ou niveaux d’existence :





II.1 Un code englobe ceux de niveaux inférieurs (principe d’holarchie).

 

II.2 Un code décrit surtout comment les gens pensent et non l’objet de ces pensées. Le code doit être compris comme un container qui structure la vision du monde. Les idées, croyances, rituels spécifiques  constitueront le contenu. Ce code ou container structure des valeurs profondes. Le contenu est constitué des valeurs de surface (activités observables: évènements, comportements, rituels etc.) et  des valeurs cachées (idées, croyances, attitudes, routines, conscients ou inconscients, déclarés ou tus). Au sein d’un individu, d’une organisation ou d’une société, plusieurs codes coexistent à un moment donné. La régression ou l’évolution vers d’autres codes est possible, mais elles suivent toujours un ordre précis sans saut de niveau.

 

II.3 Il n’existe pas un bon ou un mauvais code. A l’intérieur d’un code, on peut noter des aspects positifs ou négatifs, selon le contexte. La solution d’aujourd’hui peut être le problème de demain. A priori, un principe fondamental est que chaque code ou vmème a quelque chose à offrir aux autres. Il est pertinent lorsque les conditions d’existence le requièrent. Il devient complètement inadapté lorsque celles-ci évoluent.

 

II.4 Les six premiers codes constituent la première boucle. Les deux derniers codes démarrent une deuxième boucle et ils utilisent des outils de pensée et d’apprentissage plus sophistiqués, à la mesure des nouvelles conditions de vie : théorie des systèmes, théorie du chaos, théorie de la complexité, théorie des réseaux sociaux, anthropologie culturelle etc. La grosse différence entre ces codes de la deuxième boucle et ceux de la première, c’est la disparition des peurs structurelles (compulsions et anxiétés). Il peut y avoir des peurs, mais elles n’ont plus ce pouvoir qui pousse l’individu vers des réactions instantanées. On note également une alternance lors du passage d’un code à un autre. Si l’un opère une expression du soi, le suivant s’inscrit dans un sacrifice du soi. Le passage de la première à la deuxième boucle est considéré comme un saut quantique.

 

II.5 Le passage vers d’autres niveaux supérieurs à GT ou B’O’ –turquoise est possible d’après Graves. Cela constitue une ouverture du modèle et marque une différence entre la théorie de Graves et celle de Maslow ou de Karl Marx. Retenons tout de même que l’analyse économique de la société capitaliste chez Marx est d’une profondeur qu’on ne retrouve pas dans la théorie de Graves. Maslow, également,  a largement contribué à notre compréhension des besoins et motivations humains

 

Halte à l’arrogance et à l’indiscipline de Sonko !

Depuis sa radiation dans la fonction publique pour << indiscipline administrative >>, voilà que Sonko mélangeant, les mondes politique et administratif, forge son comportement dans une arrogance et une indiscipline qui étonnent toute la sagesse populaire. Ce comportement irresponsable est d’autant perceptible lorsque cet objet politique mal éduqué, s’adresse aux autorités de ce pays. Ce nain politique, inculte, immature et irresponsable, doit savoir qu’il ne tirera jamais profit de ses attaques contre le Président de la république; il est hors de portée. Le Sénégal est un peuple qui reste malgré tout, très attaché à la discipline, à la gérontocratie et à la morale. Nous n’allons insulter comme lui mais aucune de ses attaques ne passera dorénavant, sans riposte complète. Et ce sera, << A la guerre comme à la guerre ! >>




CHEIKH NDIAYE Conseiller Technique Présidence de la République Responsable politique Apr Grand yoff
Conseiller municipal

(Arrêt sur image) Zimbabwe: le président élu et la cheffe de la Commission électorale

YERIMPOST.COM Sans commentaire…





Code pénal et code de procédure pénale: une nouvelle version estampillée du sceau de la République

YERIMPOST.COM 1965 à aujourd’hui, il aura fallu près d’un demi-siècle pour rééditer la version officielle du code pénal et du code de procédure pénale avec le sceau de la République. Le ministre de la Justice, garde des sceaux, a expliqué qu’en « reproduisant la version officielle, nous reprenons la place que nous ne devrions jamais laisser vacante un seul instant… Le Code de procédure pénale est le garant d’un procès équitable même pour le malfrat, un des fondements majeurs de toute démocratie… »

L’initiative a été saluée par le président de la Cour suprême. Selon Mamadou Badio Camara, les praticiens du droit avaient quelques fois des difficultés à s’accorder sur certaines lois. Il a même proposé une relecture pour éviter les fautes de frappe qui peuvent dénaturer le sens d’un texte.



La vérité sur le lien entre Cheikh Hadjibou Soumaré et la banque de Baba Diao

YERIMPOST.COM Les supputations vont bon train sur le rôle de Cheikh Hadjibou Soumaré dans Outarde, la banque fondée par le trader Baba Diao. Après quelques recoupements, Yerimpost est en mesure d’écrire que l’ex-Premier ministre, ancien président de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), fut coopté comme membre du conseil d’administration de la banque Outarde. Et à juste titre, au regard de son profil.

Lorsqu’il a choisi de devenir candidat à la présidentielle de février 2019, Cheikh Hadjibou Soumaré a eu l’élégance d’écrire à Baba Diao pour présenter sa démission du conseil d’administration. Démission acceptée. Toute autre extrapolation est donc pur exercice de l’esprit…


«Guides religieux» et scandales 

Il est devenu rare de vivre un jour au Sénégal sans qu’un scandale n’éclate. Le scandale est devenu tellement fréquent qu’il ne fait plus grimacer car le prochain scandale est déjà en gestation.




La tortuosité n’est pas animale. Elle est humaine. L’humain est ainsi fait mais le système l’aide à se parfaire. Le scandale peut être donc naturel mais l’impunité qui vient accompagner ce que nous vivons au Sénégal dépasse tout entendement Prodac ?Cosec ? Port ? Coud ? Couddou ? Rien et rien, toujours rien et certainement, rien à jamais. Quand des ministres se renvoient la responsabilité , c’est qu’on ne nie plus les scandales mais, on les justifie. La redondance ne pourrait égaler la fréquence des scandales dans ce pays.

Il revient alors à l’opposition et à la société civile de combattre ce mal qui gangrène la société sénégalaise.

Les grands absents de ce grand rendez-vous sont, malheureusement, les chefs religieux qui ne sont pourtant pas avares en paroles. Ce silence se comprendrait bien si l’Islam cautionnait ces pratiques malhonnêtes, honteuses et dégradantes avilissant l’humain.




Ils ne peuvent ni rendre justice, certes ,  ni arrêter ces pratiques mais, prendre position contre ces aberrations serait le service minimal qu’ils devraient  rendre aux Sénégalais. Il est une bizarrerie de s’ériger en défenseur de l’Islam et rester muet devant des actes, les plus réprimés par cette religion à moins que le hadith ait dit : que celui qui voit un mal se taise »

L’Islam met pourtant en garde le spirituel d’être à la solde du temporel pour ne pas se perdre . Faire la queue devant la porte du pouvoir temporel est le plus long voyage qui n’ ait jamais été entrepris. En conséquence, le silence coupable et complice de la cupidité est l’unique monture pour ce long périple

Ousmaane SY

Plus nul que Macky et son procureur Bassirou Guéye meurt

L’ affaire K Sall est devenue à ce jour une patate extrêmement chaude entre les mains des pouvoirs exécutif et judiciaire. Être condamné par une cour sous régional est un revers bâillonnant pour tout marchand d’illusion. Cette condamnation met à nu les valeurs républicaines et démocratiques dont le Sénégal jouissait. Quand on vend une vertu, il faut en avoir un échantillon. Le Sénégal de Macky n’ en a plus.




Mais au-delà des injustices et des tortuosités qui ont entaché ce procès, le paradoxe, pour peu qu’on repense à ce procès, est : comment Macky, son procureur, son ministre de la justice et son président de l’ assemblée nationale ont échoué à condamner « légitimement » K Sall.Le plus simple d’esprit au monde, Toto même, aurait réussi.

Pour rappel, ce feuilleton avait commencé avec un rapport de l’IGE sur le mode de création et celui de fonctionnement de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. En d’autres termes, ce mode est condamnable et peut, conséquemment, entrainer celle de celui qui l a en charge. L’existence de factures fictives suffisent à tout juge pour établir l’ escroquerie avec des faits. D’ailleurs, K Sall, en homme d’État et aspirant à de hautes fonctions aurait dû mettre un terme à ce mode que nul ne peut cautionner.

Avec cette brèche ouverte, Macky et son procureur ont plongé , la tête baissée. Sûrs de leurs muscles et de l’épaisseur de leurs joues, ils espéraient envoyer à la retraite un redoutable adversaire. Mais seulement……

La chose probante, seule, ne fait pas la justice. Ce serait la conjugaison de celle-ci à la procédure qui fait l’effectivité de la justice. Avoir un procureur dans sa poche servirait à déjouer la complexité judiciaire maïs pas à s’embourber mains et pieds telle un insecte dans une toile d’ araignée.

Il suffisait juste être réfléchi pour légitimer la  condamnation illégale de l’ accusé. Au fait ,c est plus un défaut de système que d’homme.

Pourquoi refuser un avocat à un prévenu alors que l’IGE a mis entre nos mains des faits  sur lesquels se fondent la justice ?

Pourquoi nier une immunité parlementaire à un élu alors qu’on a un majorité obéissante au doigt et à l’œil ?

Pourquoi refuser une caution à un homme aussi puissant que le maire de Dakar ?

Dans cette affaire, les magistrats ne sont pas corrompus mais, juste limités.

L’intelligence aurait été d’accéder à tous les droits et à toutes les demandes de K Sall pour ,ensuite, le cueillir avec des moyens « légaux » accompagnés d’une marre de larmes de crocodiles.

Il faut avoir un QI nul pour échouer dans cette opération.

Quand la raison remplace la force,l effet boomerang en est toujours la conséquence. Si être condamné par cour sous régional est déjà un revers la braver n’ est que pure folie.




OUSMANE SY

Les jeunes Lions font une belle prestation et se qualifient à la CAN

YERIMPOST.COM L’équipe du Sénégal des moins de 20 ans s’est qualifiée, ce samedi, pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football qui se déroulera en 2019 au Niger. Les poulains de Youssoupha Dabo ont battu les jeunes du Congo 4-1.
La rencontre s’est déroulée au stade Léopold Sédar Senghor.
Lors de la manche aller, au Congo, les deux équipes avaient fait match nul (2-2).


Pour une opposition conquérante et victorieuse ?

La problématique de la place et du rôle de l’opposition dans le jeu de la démocratie Sénégalaise s’invite aux débats dans les réseaux sociaux plus précisément. Déjà, la compréhension que certains d’entre nous se font du concept « force de l’opposition » pose un sérieux problème vue sa nature intrinsèquement complexe. Il convient donc avant toute chose de souligner ici la singularité de cette « force de l’opposition» avec tout ce que cela comporte comme limites aussi bien dans sa forme que dans son fonds.

Pour la forme, deux choses sont essentielles à prendre en compte pour mesurer le degré de fragilité de notre « force » de l’opposition. Il s’agit tout d’abord de la composition très disparate des partis (que tout oppose!) déchus ou conquérants qui agitent, cogitent et éditent la nature de l’opposition. Et ensuite, il y a les conditions hasardeuses, les supputations hideuses, les démarches tortueuses et la permanence conjoncturelle et fugace de sa création qui sont de nature à ne pas faciliter la démarche inclusive ainsi que la collaboration participative pour l’élaboration efficiente d’un véritable projet de société.




Pour le fonds, la diversité et la variété des objectifs est résultante de la composition hétéroclite  des « forces » de l’opposition qui d’ailleurs conditionnent son mode de fonctionnement et déterminent sa vitesse de croisière. Au lieu d’une combativité politique qui prend en compte les préoccupations multiples des citoyens, ces « forces opposées» de l’opposition font montre à suffisance et de façon maladroite des combats politiques singuliers qui s’éloignent de plus en plus des aspirations du peuple. Ainsi, les querelles de positionnement et batailles de légitimité défigurent la mission primaire de la « force de l’opposition » et la fragilisent du surcroit au bonheur du régime en place.

Ces deux observations montrent à suffisance qu’une opposition politique redoutable n’est pas tributaire de la pléthore de partis politiques qui la composent et d’autre part, qu’une panoplie de  préoccupations politiques égoïstes à travers un chapelet de protestations n’augmentent en rien la teneur et la vitalité de l’opposition. Faire remarquer que l’opposition Sénégalaise actuelle, si elle existe vraiment, est une « force sociologique », une « majorité silencieuse » ou encore qu’elle est « plus représentative » et « plus significative» est loin de suffire pour la voir enfin assumer entièrement sa responsabilité et jouer pleinement son rôle.

Il convient à présent de vous dire ce qui est notre entendement et d’expliquer notre attente pour une force de l’opposition politique à la hauteur de nos aspirations. Pour commencer, Elle est un choix ALTERNATIF crédible à la conquête du pouvoir et capable de nous faire rêver. Autrement dit, c’est déjà dans l’opposition qu’il faut commencer à gouverner. Et Robert Sabatier ne dira pas autre chose en nous rappelant en ces termes que « s’opposer n’est rien d’autre que proposer. Une opposition sans proposition n’est qu’un mouvement d’humeur».

Partant de ce constat, il est clair que TOUT parti politique n’est pas forcément susceptible d’être accueilli dans la « force de l’opposition». Il faut admettre que dans le jeu démocratique, les élections  législatives ou présidentielles à elles seules ne suffisent pas pour être un baromètre d’acquisition de rang ou de rôle de force de l’opposition. La singularité des échéances électorales Sénégalaises est telle que le fossé qui sépare la décision des urnes de l’espérance du peuple est souvent énorme. L’aspiration et la volonté de la masse populaire organisent la composition et définissent la nature de la force de l’opposition. Et les Conclusions des Assises Nationales sont une parfaite illustration de ce désir d’émancipation populaire. Ainsi, les partis politiques signataires de la Charte des Assises jettent les prémices d’une seule force de l’opposition légitime.

La décision du PUR (Parti de l’Unité et du Rassemblement) de signer les Charte des Assises est d’une intelligence politique et d’une démarche cohérente à imiter par les autres formations. L’offre programmatique déjà élaborée, la force électorale engagée et déterminée à rendre possible le changement, il convient maintenant, de manière concertée, consensuelle et partagée, de relever le défi énorme de trouver parmi ces leaders un Commander In Chief qui va porter le projet du Peuple des Assisards pour sa pleine réalisation. Les questions de l’heure sont quelles forces politiques pour rendre possible les transformations sociales ? Quels autres partis, à l’instar de BES DU NAKK (qui a très longtemps signé et SANS réserve les Chartes) et de PUR, vont rejoindre cette nouvelle force de l’opposition ? Quel profil pour le futur « Capitaine » de l’équipage des Peuples des Assises pour voguer sur la mer de la refondation nationale ?





Khassoum Jamil DIOP

Khassito2016@hotmail.com

 

 

Le Sénégal et la fatidique réalité des extrêmes

Le Sénégal, un et indivisible, se fissure telle une banquise qui cède et se disloque sous les eaux. Si le réchauffement peut expliquer ce phénomène naturel de fonte, d’autres elements  aideront cependant à dresser les extrêmes aux Sénégal pour comprendre que, sous peu, le pays peut devenir une poudrière que la plus infime étincelle peut embraser. Toutes les guerres connues sont la consequence de la mésentente ,du manque de dialogue, de l’oppression et du grand sentiment d’injustice.




La justice, troisième pouvoir est le socle de la stabilite et de l’équilibre social en garantissant les libertés collectives et individuelles. Son balbutiement peut être le présage d’un chaos. Au grand regret de le constater, elle a bien vacillé occasionnant deux camps, deux extrêmes antipathiques dans notre supposé indivisible Sénégal.

L arrêt de la cour de justice de la CEDEAO a eu, au moins le mérite, d’accorder tous les sénégalais, de toutes les extrêmes ,sur un fait indéniable : les droits du présumé K Sall sont plus que bafoués. Or ,qui garantit ces droits ?

Attendu comme arbitre dans un jeu où les règles sont claires, la justice s’est rangée dans le premier camp des pro gouvernements qui recherchait le buteur aussi chirurgical qu’un magistrat pour tuer un match. C’est le camp de la force, celui de l’arrogance et du clientélisme malsain. » Allez même vous plaindre à Mars » lançait M Sall,  certain, d’avoir en poche les corrompus magistrats de cette planète.

Un autre pouvoir prompt à venir en interface à tout régime aux abois ,a montré aussi son appartenance par son silence. Dans cette fratricide guerre de mots, le mot qui tarde est celui du chef religieux. Le chef : religieux au service exclusif du maitre des lieux.

Ce camp est fort de sa justice, fort de son armée et gagnera à tous les coups parce qu’il est aussi béni.

A l’opposé de cette extrême, nous trouvons le camp des pro Khalifiens qui se présentent sous deux bannières au moins :

La première serait composée de militants et de sympathisants qui soutiennent un leader, un ami ,un frère ou un parent dans la tourmente.

Le second serait composé de sénégalais de tous bords heurtés par cette injustice et cette impunité notoire qui fait les beaux jours de ce régime. Ils demanderont au magistrat comment enfermer illégalement un homme, un mari, un père, un fils et un …et rentrer consciencieusement chez soi retrouver les siens.

Ce camp ne défend pas les droits de Khalifa mais ils sont là pour eux-mêmes ,pour tout citoyen .Leur preocupation est : si c’était moi, mon père, ma fille, mon mari…..un digne fils du pays.Ils luttent contre l’injustice sous toutes ces formes.




Entre ces deux camps, la verve et le verbe sont à leur paroxysme dans les cours et dans les rues. La confrontation parait inéluctable..

Enfin, ce troisieme groupe, qui  n’en durera pas pour autant, composé de gens infifferents d’une part, et d’autre part, d’hommes, dépittés, decus et trahis ,qui sont au bord de la démission qu’un fait anondin annulera. Ils rejoindront le combat.

Que la raison nous revienne pour que s’estompent les émotions pour le salut de notre indivisible Sénégal !!!!!

Ousmane Sy,

 

 

Procès Khalifa Sall: Entre souveraineté juridique et appartenance communautaire

En demandant au Tribunal de respecter l’arrêt de la Cours de Justice de la C.D.E.A.O, Le Procureur Général n’aura fait que nous rappeler un engagement compris comme tel; ce dont le Sénégal s’est toujours acquitté dans le concert des nations .Or cet arrêt ne dit autre chose que constater des violations de forme, en leur assignant une réparation pécuniaire qui purge toutes allégations de nullité par l’allocation de dommages et intérêts. Or puisqu’il n’ya de nullité sans grief et de grief sans texte, le juge dira le droit sur le fonds. Khalifa Sall reste en prison. L’ordonnance permettra de prendre connaissance de toutes les motivations retenues et d’exercer les voies de recours qui s’ouvrent à la défense.L’esprit de toute loi se fonde sur son caractère général et sur sa finalité. Il est vrai sous ce rapport que la « justice n’a de sens que dans son rapport final avec un citoyen libre ».Cela veut dire également que la sanction pénale à terme éteint toute faute faite à la société. C’est le sens de toute justice.Le Procès Khalifa se poursuivra donc sans préjudice du respect des dispositions et décision de cet arrêt C.D.E.A.O.




Cependant, aussi fondamentaux et précieux sont les droits de l’homme, aussi souverains sont les droits des peuples. Réconcilier la souveraineté des États avec la supranationalité, c’est mettre en adéquation le champ d’action communautaire et cette propre volonté populaire dans la sphère du droit international.

Le juge communautaire a compris que la reddition des comptes est une demande du peuple sénégalais. La traque des biens mal acquis est une exigence qui a été l’axe principal du programme choisi par 65% des sénégalais et en adéquation avec tous les standards internationaux de bonne gouvernance sans quoi, le développement autant que les droits humains se trouvent hypothéqués.

Le Sénégal est un pays souverain, le rappeler est nécessaire. C’est cette souveraineté qui fonde notre appartenance à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest , à qui nous l’ avons déléguée et dont elle tire toute plénitude et toute autorité. Soit .N’empêche il faut reconnaitre pour s’en féliciter le fait que le Sénégal est la vitrine de la démocratie en Afrique de l’ouest et accepter en même temps que sur le plan judiciaire et juridique la jurisprudence de notre pays est la plus ancienne et la plus élaborée des pays membres .Du point de notre contribution tant financière, matérielle ,qu’humaine nous n’avons aucune leçon à recevoir des autres Etats de la sous-région .Nos experts dans tous les domaines font référence . Notre diplomatie depuis avant les indépendances n’a jamais raté le « rendez-vous du donner et du recevoir » et a partout porté la visibilité du Sénégal et le flambeau de l’Afrique. Nous sommes à l’avant-garde des adhésions à toutes les initiatives œuvrant pour le respect et la défense des droits humains et à tous les combats pour le rétablissement de la dignité humaine.

De la défense du peuple palestinien au procès Habré en passant par le soutien à la lutte contre l’Apartheid le Sénégal a réaffirmé sa souveraineté en face du monde par des choix courageux. Le droit se dira souverainement, au Sénégal, dans le respect de notre appartenance à la Communauté des Etats De l’Afrique de l’Ouest.





Amadou Thierno DIOP

 

Abdoulaye Wade parle et menace

YERIMPOST.COM Abdoulaye Wade est-il un jusqu’au boutiste dans l’âme ? C’est le cas de poser cette question parce que l’ancien chef de l’Etat, en farouche opposant, menace de mettre le pays sans dessus dessous lors de la présidentielle. Sans les participations de Karim Wade et de Khalifa Sall à cette course au fauteuil présidentiel, Me Wade promet qu’il n’y aura pas d’élection. Une déclaration que le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) a faite dans une interview qu’il a accordé à la radio Zik FM. « Si Macky Sall persiste à maintenir sa décision d’enlever les candidats Karim Wade et Khalifa Sall, nous allons instruire les jeunes à se rendre au ministère de l’Intérieur et dans les gouvernances pour prendre les listes électorales et les brûler. »



Exclusif! Ce qu’a dit Macky Sall en privé à ses alliés de BBY et à ses ministres

YERIMPOST.COM Parrainage, dossier Khalifa Sall, l’opposition… Macky Sall a dit bien des choses à ses alliés et à ses ministres que Yerimpost vous révèle.

A propos du parrainage, le président de la République, candidat à sa propre succession, a mis à profit la conférence des leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) pour dire deux choses. Premièrement, les rassemblements pour recueillir les parrainages doivent être des moments d’animation et de mobilisation des militants. Deuxièmement, tous les responsables de la coalition doivent, chacun de son côté, rassembler des signatures jusqu’en décembre, l’objectif étant d’en recueillir des millions pour décrocher une victoire symbolique avant l’élection.

Sur le dossier Khalifa Sall, Macky Sall a, en somme, confié à ses alliés que la Cour de justice de la Cedeao ne s’est pas prononcée sur le fond de ce qui est reproché au maire de Dakar et qui justifie sa condamnation. Non sans ajouter que la justice va suivre son cours. Et que rien, y compris la décision de cette juridiction communautaire, ne saurait entamer sa détermination dans la lutte contre la corruption. Indication claire de la ligne dure que va adopter la cour d’appel dans la conduite du procès !




A un juriste, membre de la coalition des leaders, il a suggéré d’aller dans les médias, à commencer par la Rts, pour développer des arguments afin de contrer l’interprétation de la décision de la Cedeao faite par les partisans de l’édile de la capitale. Avant de demander à un patron de presse présent de faciliter l’accès des défenseurs de la coalition à ses médias.

En ce qui concerne l’opposition et ses attaques en rafale, Macky Sall a mis à profit le conseil des ministres du 11 juillet pour donner des mots d’ordre. Il a invité ses ministres à ne pas laisser l’espace médiatique aux adversaires du pouvoir et à monter au créneau pour « défendre le bilan du septennat ». Telle est en effet la doctrine du président. Même quand un homme de droit, au cours de la conférence des leaders de BBY, a pris la parole pour déclarer que les membres du gouvernement doivent cesser de parler des affaires pendantes en justice, le président l’a coupé net: « Je ne suis pas d’accord. Ces affaires de justice soulèvent des débats politiques. Les ministres doivent y participer. Ils doivent parler. »




Cheikh Yérim Seck

Bassirou Guéye et le doyen des juges Samba Sall: Le couple fossoyeur de la justice sénégalaise

Ce qui se passe actuellement au Sénégal est d’une extrême gravité. Des opposants politiques sont poursuivis, cueillis et emprisonnés sans aucune base légale et en violation totale de la Loi et de la Constitution. Une nouvelle fois, le pseudo procureur de la république, valet du pouvoir exécutif et complice de l’APR a failli à sa mission, trahissant tous les idéaux qui sied à une telle fonction qui est d’être au service de la nation et de défendre exclusivement les intérêts de la Société.

Le FPDR France condamne avec la plus grande vigueur l’arrestation de Bamba Fall, de Bira Kane N’Diaye, Directeur de Cabinet de Khalifa Sall et de tous les militants socialistes. Le FPDR France rappelle que le couple Bassirou Gueye/Samba Sall travaillent nuit et jour au service de la réélection de Macky Sall, par la programmation d’arrestations d’opposants politiques. Le FPDR France rappelle que sur ordre de Bassirou Gueye, le juge Samba Sall a procédé à l’arrestation arbitraire du Député Oumar Sarr, en violation de l’article 61 de la Constitution et des articles 51 et 52 du règlement intérieur de l’assemblée nationale. C’est ce même couple qui a ordonné la confiscation illégale du passeport avec interdiction de sortie du territoire de l’ancien premier ministre Abdoul M’Baye dans une affaire privée dont le caractère civil ne fait l’ombre d’un doute (affaire matrimoniale).




Ce sont toujours ces 2 magistrats qui sont partie prenante du complot fomenté planifié au plus haut niveau par Macky Sall et le Ministre de la justice Sidiki Kaba, lequel complot a abouti à l’arrestation arbitraire de Bamba Fall, Maire de Médina et de certains proches collaborateurs de Khalifa Sall, Maire de Dakar Ce couple spécialiste des manœuvres, combines, et basses œuvres déshonorent totalement la justice et la démocratie sénégalaise. Par conséquent, le FPDR France demande la révocation immédiate de ces 2 magistrats, qui en plus de violer la Constitution sénégalaise les droits de la défense, les droits politiques et civils des citoyens sénégalais, violent impunément les textes communautaires de l’UEMOA. Le FPDR France demande à l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) de se déterminer par rapport à toutes ces graves affaires qui discréditent la justice sénégalaise ou de dissoudre leur mouvement associatif. Aujourd’hui, plus aucun sénégalais n’accorde la moindre crédibilité à la justice et à ses décisions politiques et illégales.

Le FPDR France demande à toutes les forces vives de la nation, aux étudiants, aux chômeurs, aux enseignants, aux personnels de santé, aux personnels de la justice, aux pécheurs, aux paysans et à toute la jeunesse d’organiser sans tarder la résistance populaire pour le départ de Macky Sall.

Le FPDR France demande, que dans chaque quartier au Sénégal, soit créé des CDD (Comité de Défense de la Démocratie) et appelle tous les sénégalais à investir l’assemblée nationale pour empêcher une forfaiture inouïe, à savoir la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Députée Aminata Diallo, victime du couple Bassirou Gueye/Samba Sall agissant sous les ordres de Macky Sall. Le FPDR France affirme que l’heure du départ de Macky Sall et de ses complices a sonné.




 

Sidy Fall                                                                                                                            Paris, le 10 janvier 2017

Coordonnateur du FPDR France

Et, 72 h plus tard, Aziz est libre ! A quelle condition ?




YERIMPOST.COM L’ex-promoteur de lutte, qui était placé en garde à vue depuis 72 heures, vient de humer l’air de la liberté. Aziz Ndiaye est ressorti libre de son face-à-face avec le doyen des juges qui lui a toutefois notifié son placement sous contrôle judiciaire. Le patron d’Aziz business compagnie est poursuivi pour tromperie sur la marchandise, en l’occurrence l’huile qu’il commercialise. L’enquête suit on cours…


J’ai décidé de quitter Fada pour être en phase avec mes convictions personnelles et politiques

Suite à ma promesse de quitter Fada si jamais il rejoignait Macky , j’ai décidé, après avoir consulté de nouveau la base, de  démissionner du  parti  ldr/yeesal pour être en phase avec mes convictions personnelles et politiques. Je suspends aussi provisoirement mes activités politiques en attendant d’y voir plus clair.

En tant que jeune et  témoin oculaire des difficultés que vivent au quotidien les Sénégalais, ma conscience ne me permet pas de comploter derrière le peuple et  rester indifférent à leurs cris. Mon devoir est de rester constant dans ma mission qui est de défendre les intérêts du peuple or il se trouve qu’aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du régime de Macky SALL,on se rend compte  que ces derniers sont tout sauf une priorité.

Cheikh Traoré
Ex membre du comité directeur ldr/yeesal

Très bon à savoir sur la loi et les modalités d’exécution du parrainage





#ACTE_1
Parrainer, c’est porter , cautionner ou être d’accord sur la candidature (coalition de partis , parti ou indépendant
#ACTE_2
le parrain ne peut être que l’électeur qui s’inscrit et figure légalement et définitivement sur le fichier électoral..
#ACTE_3…
un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat.. il est formellement interdit de parrainer plus d’un candidat sous peine de punition prévue par la loi..
#ACTE_4 …au Sénégal , il ya le Parrainage citoyen qui est un mode de sélection et de rationalisation démocratique et légale des candidats où une candidature est validée lorsqu’un nombre de citoyens ( électeurs ) donnant leur accord à cette candidature est atteint.
#ACTE_5
Il est demandé à chaque candidat de fournir au minimum 0,8% et 1% au maximum du fichier électoral général ….par exemple si le fichier électoral contient 6.500.000 électeurs , le candidat devra collecter : 6.500.000 * 0,008 = 52.000 électeurs au minimum ( sans doublons ) …. et au maximum 6.500.000 * 0,01 = 65.000 électeurs ….
#ACTE_6
La collecte des parrains se fait au moins dans 7 regions et dans chaque région , choisir au minimum 2000 personnes électeurs qui veulent parrainer…. Valable dans la diaspora.
#ACTE_7 …Il est interdit de choisir des parrains dans les casernes militaires ou paramilitaires ou dans les établissements sanitaires ( hôpitaux )
#ACTE_8 .



La collecte des parrains … Chaque candidat désignera un coordonnateur national de collecte et des collecteurs départementaux et communaux…
#ACTE_9 … L’administration (direction générale des élections ) remettra à chaque candidat les fiches de collecte en format papier et électronique ( noms, prénoms , commune , NIN, signature …)
Le collecteur désigné sera responsable des falsifications ou irrégularités figurant sur la fiche ..
#ACTE_10 …la collecte des parrains commence 180 jours ( 6 mois )avant l’élection présidentielle dès lors que le candidat dépose sa caution légalement à la caisse de dépôt et de consignation..
#ACTE_11 .
La collecte des parrains dure 4 mois pour chaque candidat aux présidentielles…
#ACTE_12…. À la fin de la collecte des parrains sur les 4 mois , les fiches collectées des parrains de chaque candidat seront vérifiées et contrôlées au conseil constitutionnel où sera représenté chaque candidat … également au niveau de la direction générale des élections….
#ACTE_13….. les contrôles des identités et signatures des parrains se feront manuellement et de manière informatique avec des méthodes sophistiquées par des agents ‘experts de l’Administration…
#ACTE_14… comme il est interdit de parrainer plus d’un candidat , en cas de doublons de 2 ou plusieurs fiches de collecte des candidats , sera valable la fiche du premier candidat qui a déposé au terme des 4 mois de collecte ou même moins ….pourvu qu’il remplit la condition requise ( entre 0,8 et 1% du fichier électoral )…
#ACTE_15….. Un délai est donné par le conseil constitutionnel au candidat sont les fiches de collecte comportent des irrégularités ( remplacer les doublons au cas échéant , recillecter d’autres parrains ) pour rester dans la marge de 0,8 et 1% du fichier …..


Justice: du système et des hommes

Tout système n’a de valeur que par l’integrité ,la probité morale et intellectuelle, le respect de soi et la liberté des hommes qui l’animent. Aussi beau qu’il soit, aussi pertinent qu’il soit, aussi cohérent qu’il puisse être, aucun systéme ne peut survivre si la tortuosité et la cupidité qualifient les acteurs. Le Doyen Keba Mbaye faisait allusion dans ce sens à la mise que chaque etre doit soigner.
Le Sénégal serait il alors un ilot dans ce monde avec ces décisions de justices qui ne font foi que dans la limite de notre petite ile. Nombre de décisions n’auraient plus valeur dès l’instant qu’elles franchissent nos frontiéres.
A Monaco et à Paris l’Etat senegalais, grand vainqueur du procés Karim Wade s’est vu debouté car rien du droit ne soutiendrait les décisions dont il est muni. Dans le procès Khalifa Sall, nous ne sommes pas loin de ce scénario. En effet, la cour de justice de la CEDEAO a relevé des manquments qu’un bon élève de CM2 ne pourrait ignorer : l’immunité parlementaire par exemple.On serait tenter de dire que toutes les cours du monde condamnent nos cours, condamnent notre justice. Notre justice, est elle dans un mauvais etat ? Oubien, aurions nous un bon système qui souffrent d’un manque d’acteurs idoines ? Le systéme ou les hommes, une question recurrente.
Il n’est pas aisé de répondre à ces questions. Toutefois, il est admis, quelque part, que le cauchemar de l’intellectuel est celui-là de se faire savonner par un collégue. Quand la raison oblitère, elle expose l’homme à ce pathétique cas de figure. Chaque homme se doit de redorer son blason. L’ appel de L Diaby à libérer Khalifa Sall pourrait revetir pleinement ce sens . Ne nie évidence que le plus avili des hommes.
Avant d’etre magistrat ou autre, il est, comme tous, un homme. L’homme libre d’esprit : voilà toute la quintessence de notre humanité.





Ousmane SY

1 2 3 8
° Top