Blog de Cheikh Yerim Seck

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Enquête

Scandale autour du contrat sur les deux Airbus signé sous les yeux de Macron !!!

YERIMPOST.COM Au cours de son séjour à Dakar, pour co-présider la Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, du 1er au 3 février 2018, le président français, Emmanuel Macron, a parrainé la signature du contrat d’acquisition de deux nouveaux Airbus 330 Neo par la compagnie Air Sénégal S.A. Selon l’organe d’informations stratégiques La Lettre Du Continent, l’acquisition des deux appareils a été actée en 2017, à l’occasion du Salon aéronautique de Dubai. Devant être livrés l’un au premier semestre, l’autre au second semestre de 2019, les deux aéronefs ont coûté la rondelette somme de 510 millions d’euros, soit 334,56 milliards de francs cfa. Une ardoise qui vient alourdir l’investissement du nouveau pavillon national sénégalais qui avait déjà acquis deux ATR 72-600 neufs.

Les deux Airbus ont coûté trop cher, de l’avis d’un spécialiste en aéronautique interrogé par Yerimpost. En cause, leur achat direct, de gré à gré, sans appel à la concurrence de Boeing ou de Bombardier qui aurait pu contribuer à faire baisser drastiquement les coûts. Ancien d’Airbus, le Français Philippe Bohn, directeur d’Air Sénégal SA, est allé directement acheter dans son ancienne maison. Sans se soucier de ce favoritisme grossier ! Ce gré à gré usurier est un gros scandale acté sous les yeux du président français Emmanuel Macron…

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Khalifa Sall n’en peut plus: « Je suis dégoûté, je préfère me suicider… »

YERIMPOST.COM La tournure du procès risque de laisser des séquelles irréversibles sur le maire de Dakar. Jusque-là apparu serein, Khalifa Sall est entrain de perdre son sang froid, comme en atteste cette déclaration qu’il a faite devant le tribunal, suite à une interpellation du président Lamotte. Répondant à une question, le directeur administratif et financier de la ville de Dakar a nommément cité Mamadou Oumar Bocoum indiquant qu’il savait la destination de ces fonds. Appelé la barre, le percepteur a rétorqué que seul Khalifa Sall pouvait répondre à cette interpellation. Le coup de massue ! Le maire de la capitale sénégalaise s’est avancé devant le prétoire et a lancé : »Monsieur le président, vous savez, ces deux hommes je les ai trouvés à la mairie à mon arrivée, en 2009. Ils travaillaient déjà ensemble. Aujourd’hui, ils sont incapables de se regarder en face et dire la vérité. Je n’ai pas ma place ici. Ce procès est pénible pour moi. Je ne pensais pas que les gens pouvaient changer subitement comme ça. Depuis 2009 que je travaille avec ces gens, je pensais les connaître, mais je me rends compte qu’ils ne sont pas dignes de confiance. Je suis dégoûté, je préfère me suicider car je n’ai pas ma place ici. » Une déclaration qui a plongé la salle dans une ambiance pesante.




Vidéo- 200 milliards disparus entre la Douane et le Trésor: Une commission d’enquête créée

YERIMPOST.COM Votre blog vous fait vivre cette enquête en images…

Merci niooz.fr d’avoir cité Yerimpost avec élégance

YERIMPOST.COM Dans le respect des règles universelles de la courtoisie entre confrères et des principes qui gouvernent le droit d’auteur, niooz.fr a fait un article à partir de l’enquête exclusive « Cette guerre du gaz qui risque de paralyser le Sénégal » de Yerimpost mais a pris le soin de nous citer. Merci pour cette élégance, cher confrère, qui transparaît dans votre article dont le lien est le suivant: http://senegal.niooz.fr/enquete-le-senegal-menace-de-paralysie-par-une-guerre-autour-du-gaz-23350739.shtml

Enquête exclusive: Cette guerre du gaz qui risque de paralyser le Sénégal!

YERIMPOST.COM Le Sénégal est tout près d’un arrêt brutal de la distribution de gaz butane, à l’instigation de Diprom, Lobbou Mame Diarra Bousso, Oryx et Total réunis au sein du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole au Sénégal (GPP). En cause, le comportement de l’Etat qui a décidé, sans appel d’offres, de faire fournir par International trading oil and commodities corporation (Itoc) toutes les 200 000 tonnes de gaz qui couvrent la consommation des Sénégalais pour 2018.

Marginalisé, le GPP a saisi le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, et a sollicité l’arbitrage de l’Etat en vue d’un éclatement équitable de cette commande qui puisse permettre à ses membres d’en importer une partie.

Au moment où ces lignes sont écrites, Diprom (qui possède notamment Touba Gaz et Touba Oil), Lobbou Mame Diarra Bousso, Total et Oryx ont reçu une promesse non encore actée de se voir attribuer la fourniture de 12 butaniers, soit une quantité totale de 48 000 tonnes à elles quatre. Tout le reste revenant évidemment à la seule Itoc.

Le GPP va-t-il accepter cet arrangement ? Que risque-t-il de se passer si un accord n’est pas trouvé ?




Le cas échéant, le Sénégal file droit vers une grave pénurie de gaz butane, une panne sèche dans les foyers et les entreprises. Lobbou Mame Diarra de Aliou Lô et Diprom de Cheikh Sèye contrôlent en effet l’essentiel du réseau de distribution du gaz à travers tout le pays. Il y a quelques jours, elles ont convoqué leurs distributeurs les plus importants, manifestement pour les préparer à une riposte au cas où elles seraient écartées de l’importation.

Le GPP est d’autant plus déterminé qu’il a connu une situation similaire en 2017. C’est au deuxième semestre de l’année dernière qu’il a réussi, après un premier arbitrage de Dionne, à obtenir une dérogation au contrat d’exclusivité liant la Société africaine de raffinage (SAR) à Itoc pour pouvoir obtenir d’importer 2 butaniers par mois sur six mois.

C’est d’ailleurs pour éviter d’être lésé à nouveau en 2018 que le GPP a adressé, dès le 29 décembre 2017, un courrier à Mansour Elimane Kane dont Yerimpost a obtenu copie pour lui dire ceci : « Le planning qui couvrait le deuxième semestre 2017 étant entièrement exécuté, l’ensemble des sociétés importatrices regroupées au sein du GPP souhaitent se voir confier a minima 50% des importations du GPL au Sénégal en 2018, en attendant la libéralisation totale des importations. Comme ils l’ont démontré en 2017, tous les acteurs du gaz réunis au sein du GPP souhaitent continuer à contribuer efficacement à la sécurisation de l’approvisionnement du pays en gaz butane. »

Réclamant 50%, le GPP a failli se retrouver avec… rien. N’eut été ce recours qu’il a entrepris envers l’Etat et qui n’a pas encore abouti à une notification officielle d’un quelconque tonnage à importer.

Si elles n’ont pas gain de cause, ces sociétés importatrices se retrouveront dans une situation catastrophique. Contrairement à Itoc, qui est un trader, elles sont des industries qui ont investi plusieurs milliards pour installer des tanks de stockage, fabriquer des bouteilles, acquérir du matériel de conditionnement, disposer de camions pour la distribution… Elles n’ont d’autre choix que de travailler ou de recourir à tous les moyens de pression possibles pour survivre.

Si, cette fois-ci encore, on parvient à éviter un choc gazier, l’Etat doit s’impliquer pour instaurer une sécurité durable dans ce secteur stratégique. Il doit attribuer la fourniture de gaz butane sur la base d’un appel d’offres. A défaut, il devra répartir avec plus d’équité la commande entre les différents prestataires afin que chacun puisse vivre…

Cheikh Yérim Seck

 

 



200 milliards disparus entre la Douane et le Trésor: Une commission d’enquête créée

YERIMPOST.COM Deux cents milliards (200 000 000 000) de nos francs ont disparu entre la Douane et le Trésor. Au cours de l’exercice 2017, 900 milliards ont été liquidés par les douaniers, mais les agents du Trésor n’ont pas recouvré plus de 700 milliards sur la plateforme Gainde. Le gap, récurrent depuis 2011, a atteint cette fois-ci un niveau intolérable qui a pris les allures d’un grave scandale financier. Et incité la direction générale des douanes à mettre en place une commission d’enquête.




Créée le 16 janvier, cette commission s’est très vite mise au travail avec un objectif précis: déterminer où sont passés les 200 milliards et quels sont les causes et les auteurs éventuels de cette « anomalie ». Très vite, les enquêteurs ont découvert qu’il y a des commissionnaires en douane communément appelés transitaires qui faisaient des opérations en dépassement des crédits garantissant leurs transactions. En clair, ils encaissaient auprès de leurs clients des droits de douane sans reverser au Trésor public la part qui lui revenait. Cette fraude a occasionné une perte de plusieurs dizaines de milliards au préjudice de l’Etat.

Comment cette fraude a pu être orchestrée ? Seulement de deux manières: soit avec la complicité du système informatique de la douane, soit avec la couverture des percepteurs du Trésor.

Yerimpost est en mesure d’écrire que ces commissaires en douane fraudeurs ont été convoqués à la direction du contrôle interne de la douane, cuisinés, poussés à l’aveu… Certains ont d’ailleurs commencé à déposer des chèques pour rembourser les montants indûment retenus. Mais ils ne sont pas seuls en cause. Les premières découvertes mouillent jusqu’au cou certains éléments du système informatique de la douane et des percepteurs du Trésor qui, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ont couvert ce trafic.

Votre blog a appris qu’au-delà de ces premiers auteurs, d’autres ont été identifiés et déférés devant la Direction des investigatons criminelles. Ce sont les intermédiaires qui organisaient ce trafic entre les transitaires et douaniers ou fonctionnaires du Trésor.

Ce sont d’ailleurs ces premières découvertes qui ont paniqué les fraudeurs qui se sont très vite organisés pour contre-attaquer, commençant par orchestrer des articles de presse destinés à tenter de discréditer les enquêteurs. Mais aussi s’activer pour pousser le ministre des Finances à dessaisir la commission d’enquête au profit de l’Inspection générale des finances, c’est-à-dire pour passer d’une investigation de nature policière à une enquête purement administrative.




Si Amadou Ba cède à cette pression au nom de quelque calcul que ce soit, il aura posé l’acte de gestion le plus scandaleux de l’histoire du Sénégal indépendant. Au vu des faits en cause et des montants compromis, il doit laisser cette commission d’enquête aller jusqu’au bout en toute indépendance. Et tirer toutes les conséquences qui s’imposeront au vu des résultats des investigations.

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Enquête sur le juge Lamotte: Est-il moins proche du pouvoir que Maguette Diop ?

YERIMPOST.COM Depuis un certain temps, l’indépendance de la justice fait débat au Sénégal. Le juge Lamotte est-il neutre ?  Après enquête, Yérimpost en doute.

Malick Lamotte a pris le dossier Khalifa Sall à son collègue Maguette Diop. Ce dernier avait essuyé  de vives critiques fusant de toutes parts pour sa proximité avec le régime en place. Nombreux sont ceux qui pensent que Maguette Diop est plus proche du pouvoir que Malick Lamotte. C’est totalement faux! L’actuel président du tribunal de grande instance de Dakar depuis le 16 octobre 2015 s’est retrouvé à la tête de cette juridiction taillée exprès pour lui. En réalité, Lamotte est l’homme de Sidiki Kaba. Ils se sont connus depuis plus de vingt ans, quand ils officiaient à Thiès. Lamotte en tant que juge et Sidiki Kaba comme avocat.

Quand ce dernier fut élu, en 2001, président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la première organisation internationale de défense des droits de l’Homme au monde créée en 1922 à Paris (il est d’ailleurs le premier Africain à la diriger), l’actuel ministre des Affaires étrangères a trouvé à son acolyte une mission à l’internationale. Devenu président de l’Assemblée des Etats Parties du Statut de Rome de la CPI, Kaba prit Lamotte pour coordonner son cabinet à New York. Ministre de la Justice du Sénégal, il le nomma également directeur de cabinet. Et, quand le tribunal de grande instance de Dakar a été créé, Lamotte en est devenu tout naturellement le président. Il fallait un homme sûr sur lequel le pouvoir pouvait compter. Dans les débats, les pourfendeurs de Maguette Diop jugeaient qu’il était trop proche du pouvoir. En réalité, Malick Lamotte l’est plus.

Car toute sa carrière a été formatée par le pouvoir. Le tribunal de grande instance a été créée exprès pour lui. Alors qu’il y a des juges beaucoup plus âgés qui ont commencé à exercer la profession bien avant lui. Le dossier Khalifa Sall lui a été confié parce qu’il demeure loyal au pouvoir.

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Exclusif! Les premiers éléments de l’enquête sur le carnage de Bofa-Bayotte 

YERIMPOST.COM La barbarie perpétrée à Bofa-Bayotte a suscité l’indignation générale. Pour élucider ce crime de masse, la gendarmerie est entrée en action. La Section de recherches (Sr) a déployé de gros moyens pour traquer les criminels. Yerimpost a appris, de bonne source, que le déploiement du matériel est allé de pair avec celui des hommes. Même le général de brigade Moussa Fall, commandement de la gendarmerie territoriale, a fait le déplacement. L’ancien gouverneur du Palais présidentiel, connu pour son efficacité dans le domaine du renseignement, est en Casamance au moment où ces lignes sont écrites.

Très vite, le mystère de la tuerie a commencé à se dissiper. Dix jours après le drame, Yerimpost est en mesure de révéler que les enquêteurs tiennent une piste qui les a conduits à arrêter une vingtaine de suspects. Ils ont établi que ce sont des membres du Mfdc qui, de connivence avec certains de leurs relais dans la population, ont orchestré le carnage. Dans quel but ? Créer le choc, susciter la peur, dissuader tous et toutes pour mieux contrôler le trafic de bois opéré dans cette zone.

Cette thèse a été corroborée par une découverte capitale faite par les gendarmes. Chez Oumar Diédhiou, l’un des suspects arrêtés, ont été trouvés quatre cartons de munitions… Yerimpost en sait davantage mais ne peut pas en dire plus pour ne pas gêner l’enquête toujours en cours…

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Enquête sur le business hors musique de Wally Seck

YERIMPOST.COM Wally Ballago Seck, le phénomène de la musique sénégalaise, n’est pas qu’un chanteur talentueux. Même si le prince du Mbalax joue à guichets fermés ses spectacles au Grand-Théâtre et au Penc Mi, sans compter ses prestations à l’étranger (Bercy et Zénith entre autres). L’artiste a une bonne étoile. Surfant sur cette vague de popularité, il a su allier musique et business.

Wally Seck est un businessman futé qui sait tirer profit de sa notoriété. Parmi ses activités les plus florissantes, il y a les « opérations Tabaski »  (qui consistent à vendre en grande quantité des moutons élevés tout au long de l’année pour la fête de Aid al-Kébīr). C’est une activité occasionnelle mais très rentable, car elle génère des profits importants. Le chanteur s’est spécialisé dans l’élevage de moutons de race (Bali Bali ,Ladoum, Azawate…) qui coûtent une petite fortune, la fourchette des prix allant de 500.000 FCFA, 800.000 FCFA à un million et plus…

On connaît le chanteur fashion et tendance. Ce n’est pas un hasard. Il s’y connaît bien. C’est un autre aspect de sa vie. Avant de connaître le succès, Wally était vendeur de vêtements, quand il se cherchait en Italie, espérant réussir dans le football. A son retour au Sénégal, en 2007, quand il débuta sa carrière, la donne a complètement changé. Il est habillé par les plus grands couturiers, tout le monde cherchant à se l’arracher. L’artiste a également un « Personal Shopper » (« quelqu’un qui s’occupe de la garde-robe d’une célébrité », en anglais). Il se nomme GAP, Il est basé à Paris et  s’occupe de l’habiller quand le chanteur est de passage dans la capitale française. Les acolytes ont une préférence pour une boutique nichée au cœur du 13e arrondissement, à Paris. Wally porte ses habits à la manière d’un mannequin. Si vous êtes intéressé, il peut vous vendre tout ce qu’il a sur lui: chaussures, vêtements, montre etc…  Le costumier Samba Keinde, l’animateur Aba No Stress, entre autres, qui ont des boutiques à Ouest-Foire, habillent également le phénomène de la musique sénégalaise. Pour Keinde de Bonavita, Yerimpost a appris qu’il ferait office d’apporteur d’affaires et toucherait son pourcentage.

Nombreux sont ceux qui pensent que Wally Seck a un parc automobile hors normes. Eh bien non !!! Ayant un carnet d’adresses bien garni et des amis (ies) nantis, le jeune chanteur se promène très souvent dans des véhicules qui ne lui appartiennent pas, mais qu’il est chargé de vendre. Ce qui lui permet de toucher un pourcentage sur chaque voiture vendue, en plus de la marge bénéficiaire qu’il peut s’aménager selon la tête du client. Récemment, à en croire une source de Yerimpost, on l’a vu à bord d’une Audi que la fille du défunt Ben Basse lui avait confiée pour la vente. Un bolide de plusieurs centaines de millions de francs CFA.  Ces derniers temps, il a vendu une Mercedes d’une valeur de 100.000.000 de frs CFA au fils d’un des grands pontes de la République.

Avec plusieurs casquettes à sa tête, Wally Seck est un businessman hors pair. Il est sur tous les fronts. Et vient de lancer son propre label, «Faramaréne Music», doté de plusieurs produits dérivés, évidemment à vendre…

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