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Hommage à Samir Amin, le théoricien de l’échange inégal et de la déconnexion

En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle disait Amadou Hampaté Ba. Le baobab Samir Amin vient de tomber. Samir était un franco-égyptien qui vivait au Sénégal depuis le début des années 1960. Il est l’un des pères fondateurs du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA). Une institution qui veut penser l’Afrique par des Africains et sur le sol africain. Amin avait très tôt compris l’importance de la décolonisation du savoir, des esprits et des imaginaires. Intellectuel critique et dissident, il était iconoclaste (ouvert sur plusieurs tendances) et éclectique (contre les traditions). Pour lui rendre un hommage, nous voudrions d’une part, montrer la fécondité de sa pensée et d’autre part, l’actualité de ses réflexions.

La fécondité de la pensée de Samir Amin




Samir Amin fait parti de ce qu’on appelle l’école de la dépendance qui trouve ses origines en Amérique latine. Son point de départ c’est le contraste frappant et flagrant entre l’égalité politique et l’inégalité économique qui caractérise le système international. Plus précisément, les pays latino-américains loin de connaître le décollage et la croissance économique souffrent de sous-développement alors qu’ils sont pourtant juridiquement souverains depuis un siècle et demi. Cette situation, les dépendantistes comme Enzo Falleto au Chili, Celso Furtado et Henrique Cardoso au Brésil l’attribuent non pas à l’incapacité de ces sociétés de passer d’une communauté traditionnelle à une société moderne caractérisée par l’esprit d’entreprise mais à l’échange inégal et à la détérioration des termes de l’échange dont ces sociétés sont victimes. Cet échange inégal est dû quant à lui au fait que non seulement ces sociétés exportent des biens dont la demande et donc les prix augmentent mais à leur situation de périphérie dépendant structurellement du centre. Tel avait été l’analyse proposée par la commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine (CEPAL) avant les dépendantistes autour de l’argentin Raul Prebisch. Ces idées seront généralisées au-delà des économies de l’Amérique latine à l’ensemble des relations entre pays industrialisés et pays sous-développés par André Gunder Frank, Emmanuel Arghiri, Immanuel Wallerstein et Samir Amin.

Samir Amin développe l’idée que c’était l’expansion d’un mode production spécifique au détriment des équilibres locaux qui générait les phénomènes d’exploitation et d’accumulation. L’intégration des économies des pays du Sud dans le marché mondial se traduisait en effet par le développement d’activités d’exportation, créant obligatoirement une désarticulation économique et sociale chez les nations de la périphérie. La faible élasticité des produits exportés par les nations du Sud (cultures d’exportation ou matières premières) générait ainsi un mécanisme dialectique d’exploitation accumulation exclusivement profitable aux économies développées. Il s’attache à démontrer les raisons pour lesquelles le développement des pays de la périphérie était handicapé par les règles du capitalisme dominant. Il s’intéresse alors aux causes de l’expansion du capitalisme.

Pour lui, le sous-développement était la conséquence de l’irruption des mécanismes de marché à l’intérieur même des économies du tiers-monde. Or le capitalisme de la périphérie ne pouvait se traduire par un développement comparable à celui dont avaient bénéficié les nations occidentales pour plusieurs raisons. Par exemple, il y a une absence de diffusion des progrès techniques, une désarticulation profonde des mécanismes économiques à l’intérieur de ces pays et enfin un développement conçu comme un simple prolongement des économies développées aboutissant à une spécialisation inégale entre le centre et la périphérie.

Ainsi, il expliquait le caractère inégal des échanges par la mise en concurrence de produits dont les prix de production étaient inégaux. Il expliquait aussi l’expansion du capitalisme par le fait que le centre était avant tout exportateur de capitaux pour bénéficier de la différence des prix de production. Dès lors, l’économie capitaliste pouvait se propager en pénétrant à l’intérieur des économies sous-développées avec pour conséquence, des distorsions croissantes entre les secteurs de production, une augmentation des activités tertiaires et du secteur improductif en général, et une prédilection pour les branches tertiaires pourtant peu adaptées aux besoins internes des pays sous-développés. Selon Amin, alors la seule solution pour briser l’étau du sous-développement était de rompre avec le mode de production capitaliste.

Ces réflexions de Samir Amin peuvent aider à comprendre la dépendance actuelle des pays du Sud notamment africains par rapport au marché mondial.

L’actualité des réflexions de Samir Amin

La dépendance des Etats actuels par rapport au marché a commencé avec la crise des années 1970 qui était une crise des mécanismes de régulation keynésienne. Rappelons que le fonctionnement du modèle fordiste reposait sur les caractéristiques de la régulation économique avec la négociation salariale, la substitution de la concurrence oligopolistique à la concurrence pure et parfaite et une régulation se déroulant dans un environnement monétaire dont les grands principes ont été fixés à Bretton Woods en 1944 et enfin une régulation qui reposait sur un rôle accru de l’Etat dans le fonctionnement de l’économie. Cette organisation sophistiquée de l’économie s’est déréglée dans les années 1970 et la crise a provoqué une accélération du mouvement de multinationalisation des firmes. En quoi alors dans ce cas les firmes ont-elles entamé les fondements de l’Etat au point de le rendre dépendant ? En effet, avant la crise l’Etat définissait le cadre général de l’économie mais depuis cette date, il y a eu un renversement de perspective.




Ce sont les firmes qui dessinent les contours de l’économie et aux Etats de s’y adapter. La différence entre cette nouvelle forme de dépendance entre Etats et firmes multinationales avec la dépendance des années 1970 entre pays riches et pays en développement est une différence de nature et non de degré. La dépendance entre pays développés et pays en développement était de nature structurelle et imposée. Or la dépendance entre Etats et firmes procèdent certes des structures de l’économie mais surtout c’est une dépendance qui est voulue. Ce sont les Etats qui étaient maîtres de l’économie qui ont déréglé les normes pour en devenir esclaves.

Le meilleur exemple est la position hégémonique des Etats-Unis dans le système qui leur permet non pas de fixer dans les détails les règles et les principes internationaux mais de structurer le système et le champ d’action possible des autres acteurs. Ils ne fixent pas de manière unilatérale les règles et les mécanismes institutionnels internationaux mais ils sont en mesure de fixer les modalités de création, de préservation et de sanction de celle-ci.

De ce fait, la période actuelle voit apparaître un nouvel ordre mondial caractérisé par une nouvelle forme d’Etat. On assiste en effet, au phénomène de transnationalisation et d’internationalisation de l’Etat, notamment que les Etats deviennent des instruments pour ajuster les activités économiques nationales aux exigences de l’économie globale. L’internationalisation de l’Etat implique donc la dépendance de plus en plus marquée de l’Etat aux impératifs économiques globaux.

Le concept de centre/périphérie n’est plus pertinent pour décrire des délimitations territoriales mais il doit être lu dans une perspective d’une société globale où des centres côtoient des périphéries à l’intérieur d’un même espace territorial. Ainsi, les firmes multinationales et leurs filiales et sous-filiales participent à réaliser le même objectif à savoir obtenir le maximum de profit pour le groupe. Ces firmes résultent du désir d’étendre leur marché et de déplacer la production pour bénéficier des avantages comparatifs de chaque pays, notamment le faible coût de production. Aujourd’hui, une vingtaine de secteurs structurants se trouvent dans la situation ou cinq firmes détiennent plus de la moitié du marché mondial et ont un contrôle monopolistique des prix à l’échelle planétaire. Par exemple, la société Microsoft contrôle 90% des ordinateurs bureautiques.

Dès lors, au-delà de l’hégémonie politique des Etats-Unis, nous assistons à un monopole économique des firmes américaines. Mais l’effet le plus pervers de cette dépendance des Etats par rapport aux firmes c’est sans doute le creusement des inégalités. Même si les inégalités et les disparités de revenus ont toujours existé la mondialisation est venue les aggraver, les systématiser et les pérenniser en accord avec les impératifs du marché global qui impose sa logique marchande. Le club des riches ne cesse de gonfler, les profits des firmes augmentent année après année, et les banques accumulent des bénéfices surprenants. Le dogme sacré de la propriété privée conduit à l’accaparement illimité des ressources et a pour résultat la concentration historiquement inégalée des richesses entre les mains d’une élite sélecte et insatiable. Cette accumulation de richesses et de pouvoir par un petit nombre engendre l’appauvrissement et la dépossession du plus grand nombre.

Samir Amin a vécu une vie utile et a rendu service à l’Afrique et à l’humanité. Plus d’une soixantaine d’ouvrages sont à son actif. Mais en choisissant de venir s’installer dans notre pays, le Sénégal a une dette morale et symbolique envers lui. Il mériterait qu’une rue de la capitale porte son nom. Seulement, si Sembene Ousmane n’est pas prophète dans son propre pays (aucune rue, aucun boulevard, aucune place ou monument ne porte son nom, dix ans après sa mort) peut-on s’attendre à un traitement différencié pour Samir Amin. Il urge dès lors de réparer ses impairs. Si pour Sembene Ousmane la communauté culturelle pourrait nous conseiller ; en revanche pour Samir Amin, la rue Gallieni qui jouxte l’Assemblée nationale où se trouve l’Ambassade du Canada pourrait porter son nom. C’est une rue que Samir Amin connaissait très bien pour l’avoir arpentée pendant de nombreuses années comme directeur de l’Institut des Nations Unies pour le développement et la planification (IDEP).

Que sa production scientifique et sa personnalité intellectuelle puissent inspirer la jeune génération et permettre à l’Afrique de se doter de dirigeants qui incarneraient un leadership éthique et réticulaire.





*Papa Samba Ndiaye, PhD

Maître de conférences agrégé

Spécialiste en Relations internationales

Université Gaston Berger de Saint-Louis/Sénégal

 

« Auchan dégage », quelle est l’alternative?

Récemment ont été créés des collectifs qui revendiquent le départ d’Auchan. Mais à quel prix ? Quelle est l’alternative? Nous voulons qu’Auchan dégage? Pour protéger qui et quoi?

Combien y a-t-il de sénégalais qui critiquent la présence toujours plus importante d’Auchan au Sénégal MAIS font tous leurs achats chez eux? Cette multinationale serait dangereuse pour l’économie sénégalaise ?

Reflexions.

Je me dis que si on demande à Auchan de partir pour continuer à consommer du riz thaïlandais cela revient au même. Si Auchan doit s’en aller pour qu’on retourne acheter plus cher l’oignon qui nous vient d’Amérique du Sud qu’allons-nous-y gagner? Nous voulons protéger notre économie, mais nous préférons cuisiner avec l’huile qui nous vient d’Europe. Et dans tous les domaines c’est pareil. Nous préférons les sacs et les chaussures confectionnés en Italie ou autre part en Amérique. Le Getzner que nous aimons tant nous vient d’Europe. Le wax que nous revendiquons fièrement a ses origines en Grande Bretagne. Il ya aussi les cheveux de ma chère cousine, le déodorant de mon oncle…




J’ai été dernièrement surpris et choqué d’apprendre en lisant les étiquettes de deux sachets de lait en poudre (dont je tairai les noms), que ces derniers sont produits en Europe mais juste ensachés au Sénégal. Alors qu’avec le bétail dont nous disposons nous pouvons atteindre l’autosuffisance en lait et même revendre le surplus à la sous-région.

Nous sommes atteints du syndrome de « la préférence de ce qui vient de l’autre》. C’est le cas meme du respect que nous avons pour notre langue. Tu fais une faute en wolof, personne ne s’en rend compte. Une faute en francais te fera passer pour le plus grand looser du monde. Conséquence: nos députés (representants du peuple) parlent italien à l’assemblée nationale et celà contribue à leur conferer une notoriété non negligeable.

Aux Etats Unis ou encore en France ils font la promotion du Made in France ou de la Frenchtech, nous, nous rejetons systématiquement ce qui est produit et vendu par nous même. Le riz que produit nos cultivateurs ne fait pas grand succes malgré ses qualités. D’accord, il est de la mission de nos dirigeants de promouvoir le « consommer local ». Mais le Sénégal c’est nous. Et le bien être d’un peuple ne peut etre atteint qu’avec l’initiative individuelle de tous.

Si on en revient au cas Auchan. Je suis enfin rentré dans un de leurs magasins dernièrement, et je n’ai pas trop l’impression qu’ils bazardent leurs produits. J’ai comparé le prix de 20 de leurs articles avec les prix pratiqués dans les magasins Auchan en France (faites un tour sur leur site) : les produits qu’ils importent sont vendus beaucoup plus chers chez nous ! Seuls les articles qui sont produits au Sénégal coutent beaucoup moins chers que les prix pratiqués jusqu’ici par nos boutiquiers.

La question que je me pose : ou alors on se faisait « pigeonner » par nos propres frères et pères commerçants depuis belle lurette, ou preparons nous à un retour de baton lorsqu’ils auront malheureusement disparu et que les prix d’Auchan auront pris un second souffle. En tout cas en attendant, les prix sont « corrects ». Certains articles ont subi une baisse de plus de 30%. Exemple: une cannette de coca qui coute 300 frcs chez le boutiquier est vendu 250 frcs à Auchan. Une tablette de 30 oeufs est vendue 1950 frcs à Auchan. Chez le boutiquier: 30 oeufs coutent 3000 frcs!

Bien sûr restons objectifs ! Je ne défends aucunement Auchan mais je pense que si nous voulons résoudre ce problème (qui en est bel et bien un) il nous faut pouvoir le situer, le comprendre, trouver une stratégie et rester cohérents à nos principes (notre mode de consommation).

« Auchan dégage », je trouve la formule facile et je n’y adhère pas forcément. Il faudrait plutot profiter de cet engouement pour définir de réels enjeux. Ne nous leurrons surtout pas en prétendant que c’est pour protéger le petit commerçant du coin, ce serait incohérent. Des milliers de braves gens nourrissent aussi leurs familles grâce à Auchan : du caissier au gardien de sécurité en passant par le cultivateur de choux, oignons, le producteur de jus locaux, … Et puis la concurrence peut parfois etre tres positifs pour un marché. La preuve…

Bref. Mes preconisations. On peut continuer d’acheter notre pain à la boulangerie du quartier mais on doit lui dire clairement qu’on attend de lui un peu plus de farine et moins de levure dans sa baguette qui ne peut même plus nourrir un enfant de 4 ans. Prends ton poisson chez Astou de marché Tilène, mais demande lui de couvrir proprement sa table de vente de manière permanente afin de protéger sa marchandise des insectes et d’assurer leur fraicheur. Ne nous arrêtons pas de prendre notre dougoup (mil) chez Rama mais n’ayons pas de Kersa à lui dire que la dernière fois il y avait des grains de sable et que tu souhaiterais vraiment ne pas avoir à aller le prendre chez le concurrent. Et surtout, chers amis commerçants, vendez nous à prix fixe permanent et ne les rehaussez pas lorsque la tabaski arrive.

Il va falloir qu’on y mette du nôtre. Pour deux principales raisons. Primo, ces commerçants sénégalais ne pourront jamais rivaliser avec Auchan. Ces derniers ont les moyens de mener une guerre des prix et éventuellement une vente à perte (interdite normalement) durant plusieurs années sans ressentir la moindre difficulté. Segundo, elle est dans ses droits et en ma connaissance aucun dispositif juridique ne leur interdit de s’installer chez nous.

Je ne suis nullement de ceux qui prônent la fermeture totale de nos marchés aux étrangers. Nous avons besoin d’eux, pour la seule et simple raison que notre pays ne peut pas forcement produire tout ce dont nous avons besoin (nous n’avons par exemple pas d’industrie automobile). La nature est donc faite ainsi. Nous devons vivre en communauté pour maintenir l’équilibre de l’humanité. Simplement, cet équilibre doit être bien nivelé et profitable à toutes les parties.




Pour finir, restons positifs et mobilisés. De toute façon nous ne passerons pas le 21em siècle sans avoir atteint le stade de pays développé que nous méritons. Pour cela, nous avons le savoir, la force et la volonté. En vérité, nous n’avons pas le choix, nous devons le faire pour exister. Nous ne serons peut être pas là dans 80 ans mais, dans 30 ans, nos enfants nous demanderons ce que nous avons fait pour changer les choses. A nous de nous montrer digne. Wa salam.

Alioune SECK
alioune84@gmail.com

Qui doit «manger» la rente pétrolière et gazière au Sénégal ?

Cette question est au cœur de la présidentielle de 2019 précédée par le wax waxett de Macky Sall et la réforme de la constitution de 2016.
D’un côté, Macky Sall anticipe les revenus futurs de l’Etat pour s’endetter auprès de la Chine, de la France, de la Turquie et des banques commerciales et financer ses projets politiques. A ce rythme, à l’horizon 2020, le service annuel de la dette de l’Etat tournera autour de 1000 milliards par an.
De l’autre côté et c’est plus sournois, il faut confisquer la démocratie pour sélectionner les invités au festin de la rente pétrolière.
A titre d’illustration, les discussions sur le processus électoral de Ali Ngouille Ndiaye avaient recommandé que le Conseil Constitutionnel dispose de 30 jours pour vérifier l’exclusivité de la nationalité sénégalaise des candidats à la présidentielle. Macky Sall a réagi violemment pour introduire le parrainage et remplacer les 30 jours de vérification de la nationalité par celle des parrainages. Notons que Macky Sall refuse de vérifier l’exclusivité de la nationalité sénégalaise du Président de l’Assemblée nationale comme l’exige la constitution.
Ma conclusion est la suivante : le parrainage anarchique de Macky Sall permet de s’assurer que les candidats à la présidentielle retenus ne remettront pas en cause l’omerta sur la duplicité d’une certaine classe politique, sénégalaise le jour et française, américaine, canadienne, belge, italienne, espagnole, etc,la nuit. Ceux- là sont admis à partager le festin de la rente du pétrole qui appartient pourtant au peuple.




Mamadou Lamine Diallo

Spéculation sur Rufisque Offshore profond: Total vend déjà 30% des parts

YERIMPOST.COM Rufisque Offshore profond n’est plus le domaine exclusif réservé à Total à 90%. La multinationale française a cédé 30% des parts dans le bloc pétrolier à une société malaisienne du nom de Petroliam nasional Bhd (Petronas). Ainsi, Rufisque Offshore profond est désormais partagé entre Total qui détient désormais 60%, Petrosen 10% et maintenant Petronas 30%. Dans un souci de transparence, Total a fait un communiqué, sauf que la contrepartie versée par les Malaisiens n’a pas été dévoilée. Sans doute pour éviter de mettre en exergue la différence entre le prix de la spéculation et celui symbolique auquel le Sénégal lui a cédé Rufisque Offshore profond. 


Maladie mystérieuse à Sédhiou et Kolda: tout le cheptel est entrain d’y passer

YERIMPOST.COM Entre Kolda et Sédhiou, le cheptel est en train d’être décimé. Les bêtes meurent à une vitesse grand v et les éleveurs ne savent plus à quel saint se vouer. Les symptômes indiquent une maladie appelée fièvre aphteuse sans aucune confirmation de spécialistes. Les éleveurs ont lancé un appel aux autorités afin qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour limiter les dégâts. Le quotidien L’As, qui livre l’information, a souligné que les villages comme Sébéré Koyo, Bagadadji, Saré Fatim, sont actuellement les plus touchés.



Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

La SN La Poste sacrifiée par le clientélisme politique de l’APR/BBY

C’est par un rapport du FMI que le peuple sénégalais a été informé de la gestion scandaleuse de la SN la Poste avec une dette de 108 milliards de FCFA. Le FMI avait demandé un audit et une réforme du secteur.
Macky Sall et Amadou Ba refusent de bouger et pour cause. Le DG à la retraite maintenu au poste a pour mission d’utiliser les ressources de la SN Poste pour conquérir la ville de Thiès au profit de la dynastie Faye Sall. Ce travail doit être poursuivi jusqu’à la présidentielle de 2019.
Tant pis pour les travailleurs, tant pis pour le peuple. Alors que l’adaptation à la révolution numérique bat son plein, les vieilles méthodes clientélistes connues depuis toujours continueront.
L’Assemblée nationale n’est pas prête à diligenter une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la SN la Poste. Elle traîne pour celle que j’avais demandée pour Necotrans et le Port de Dakar. Il ne reste qu’une question écrite pour interpeller le gouvernement de Mahamed Boun Abdallah Dionne dont la mission se terminera en avril 2019 au plus tard.
Le pauvre PM, lâché par la galaxie familiale Faye Sall, se débat dans le scandale de la pénurie d’eau à la place du beau-frère Mansour Faye. L’ancien ministre du PSE devenu PM a transformé le Sénégal en pays sans eau (PSE sic !)




Mamadou Lamine Diallo, Tekki

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.
Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.
Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.


La DER/FJ: Quelle stratégie de financement ?

Lors du conseil des ministres du 13 septembre 2017, le Président de la République, Macky Sall, avait annoncé la création, au sein de la présidence, de la Délégation générale pour l’Entreprenariat rapide, DER/FJ.
Cette structure devant bénéficier d’une enveloppe de 30 milliards pour la première année a pour mission essentielle de financer, avec des modalités assouplies et des délais rapides, les projets de jeunes gens et jeunes filles de différents corps de métiers.



Ce 06 août 2018, le Président de la République a procédé à la remise symbolique aux femmes et aux jeunes, venant de tous les départements du pays, des premiers financements de la DER/FJ pour un montant global de 10 milliards, les 20 milliards restants seront, comme promis par le Chef de l’Etat, donnés d’ici la fin de l’année 2018.
Dans le principe, le projet en soi est noble parce qu’il doit œuvrer, dans le cadre d’une politique d’auto-emploi et d’insertion des jeunes et des femmes à travers l’entreprenariat, à réduire considérablement le chômage des jeunes et des femmes en s’appuyant sur une inclusion financière et sociale devant déboucher sur une autonomisation de ces derniers.
Aussi cette cible est-elle un atout précieux pour accélérer, selon le Président Macky Sall, la marche vers l’émergence.
 » En réalité, donner du pouvoir aux jeunes et aux femmes, c’est libérer leurs énergies et leurs talents, c’est préserver la dignité de chaque famille, c’est investir dans l’entreprenariat, c’est investir dans l’avenir. C’est ce qui a fondé ma décision de création de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide. » a-t-il rappelé.
Par ailleurs, il a voulu rassurer ceux qui pensaient que la DER/FJ est un budget de campagne pour 2019 en affirmant que ce n’est pas un outil au service d’un parti politique.
Toutefois les principes généraux de l’entreprenariat de même que l’allure éminemment politique donnée à cette manifestation nous laissent dubitatif.
Si on se réfère au caractère urgent d’un tel projet, on pourrait légitimement se poser un certain nombre de questions :
– La stratégie de financement a-t-elle été suffisamment mûrie pour prendre les meilleures cibles ?
– Ces cibles ont-elles bénéficié d’une formation ou d’un renforcement de leurs capacités techniques ou de gestion pour minimiser les risques d’échec ?
– Quelles dispositions sont prises pour assurer la pérennisation de ce projet ?
Sur le choix des cibles, il me semble qu’il y a choix plus pertinent si on fait référence à la cartographie de la demande de financement de projets au Sénégal.
Les spécificités de la DER/FP, projet devant faire face à l’urgence, devraient l’amener, dans le cadre d’une stratégie du faire-faire, à s’attacher les services de structures déjà existantes et ayant une bonne expérience dans la formation et le financement des jeunes et des femmes. Ces structures ont dans leur répertoire des associations de femmes ou de jeunes formés et aptes à recevoir des financements.
Ceci aurait pu faire éviter les longues queues devant les préfectures dont le fonctionnement a été perturbé par le dépôt de dossiers de jeunes aspirant à ces financements et toute cette phase de dépôts et de sélection de dossiers.
Ainsi la meilleure porte d’entrée dans un Sénégal où 54,6% de la population sont encore analphabètes est-elle, à notre humble avis, l’alphabétisation fonctionnelle.
En effet, il est impératif de doter les cibles de compétences de base lecture, écriture et calcul), renforcer leurs capacités techniques et de gestion pour qu’ils puissent bien gérer les ressources qui seront mises à leur disposition.
La première phase n’a pris cette dimension en compte.
Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et la DER/FJ devrait à l’avenir, après avoir analysé les écueils liés à la mise en oeuvre de cette première phase, s’attacher l’expertise du sous-secteur de l’Éducation de Base des Jeunes et des Adultes qui dispose de les atouts qu’il faut pour l’aider à réussir ce challenge.
La solution au problème du chômage des jeunes est une question d’intérêt national et doit transcender toute considération politicienne.
L’élection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de 2019, souvent scandée par ses militants, durant cette cérémonie, ne doit nullement être une conditionnalité dans la mise en oeuvre d’un tel projet.
C’est peut-être la réussite du projet qui conditionne l’élection du Président Macky Sall à la présidentielle de 2019.



A bon entendeur…. !
Fait à Dakar le 08 août 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara

Groupe consultatif de Paris bis avant fin 2018: les préparatifs

Après celui de 2014, un deuxième groupe consultatif se prépare. La phase 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) lancée, l’Etat du Sénégal ira vers les partenaires techniques et financiers avant la fin de cette année à Paris, nous dit Les Echos. Sous la houlette du chef de l’Etat, une forte délégation se déplacera dans la capitale française afin de maximiser ses chances de décrocher les moyens techniques et financiers de réaliser la phase 2 du Pse. A rappeler qu’en 2014, le Sénégal avait obtenu de ses partenaires un financement de 3729 milliards. En attendant de choisir une date pour ce déplacement, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, à travers la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), multiplie les réunions avec les acteurs, notamment de la société civile, des universitaires et du secteur privé, nous renseigne le journal.



La gestion de l’IPRES et 50% des entreprises du Sénégal, hors la loi, en question

Le Directeur Général, de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal, en portant à la connaissance des retraités dans son entretien cette malheureuse information : « IPRES, 40 milliards FCFA d’arriérés » voulait leur révéler quoi, au juste ? On peut bien remarquer que le DG de l’Ipres n’est pas allé au fond de la question, parce que l’information non seulement elle est incomplète mais aussi tronquée par son manque de précision, car, ce dernier a, délibérément omis de donner la liste complète des employeurs détourneurs qui sont mis en cause, parce qu’il s’agit effectivement de détournement de fonds et rien d’autre. Mais, pourquoi le DG couvre-t-il ces délinquants, en col blanc, en ne dévoilant pas l’identité complète des incriminés à la face du monde ? Ne serait-il pas, parce que des membres de Conseil d’administration ont des sociétés dans le lot ? Ou bien, est-ce alors, une fuite en avant comme réponse, à la promesse d’amélioration des pensions de retraite, dont l’effectivité intervenir depuis janvier 2018 que le DG veut camoufler ou dissimiler dans son long entretien qui, franchement, est sans intérêt pour les pensionnaires de l’Ipres. Mais, en tout état de cause, nous notons pour notre part, que le DG a révélé dans son entretien, toute son impuissance face à prédateurs, puisqu’il s’agit bien de cela et c’est bien le terme approprié, qui ont détourné une si importante somme destinée aux retraités de l’Ipres. Il a, aussi, étalé à travers l’entretien, sans s’en rendre compte évidemment, toute son incompétence et incapacité à recouvrer, cette somme qui a été, véritablement, détournée par des employeurs indélicats, par contrainte, comme la loi lui en donne entièrement droit. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas fait, alors qu’il dispose pleinement de la force de loi avec lui pour agir dans ce sens ? On le voit bien qu’il est complaisant avec les voleurs, mais irrespectueux avec les retraités.



Pourtant, dans les statuts de l’Ipres il est bien dit ceci en son « article 33 : Attributions du Directeur ; paragraphe b) En matière de recouvrement des cotisations ; alinéa 1 voici ce qui est dit : « En matières de recouvrement des sommes dues, tant par les employeurs que par les travailleurs, à l’Institution de Prévoyance de Retraite, le Directeur de l’institution dispose de la compétence et des pouvoirs qui lui sont directement reconnus par l’article 17 de la loi N° 75-50 du 03 avril 1975. Il s’agit, dans ce domaine, au nom et pour le compte de l’institution dans les mêmes conditions que le Directeur de la Caisse de Sécurité sociale aux termes des articles 149 et 156 du Code de Sécurité Sociale. » Et les alinéas qui suivent donnent clairement la procédure à suivre au Directeur pour contraindre ces véreux employeurs à rembourser les sommes détournées. Mais hélas, malgré de tout cela le Directeur n’a rien entrepris. De ce point de vue, il n’est pas simplement fautif sur toute la ligne, mais l’est lourdement. Si le DG avait commis une aussi grave faute dans une société privée ou dans un Etat de droit, c’est sûr et certain qu’il ne resterait pas un jour de plus à son bureau après constat, car il aurait été licencié d’office et n’aurait pas eu le loisir de donner son entretien bidon. Mais dans le cas d’espèce, nous avons en présence ici, une chaine de responsabilités qui implique collectivement, en plus du DG, le Conseil d’administration globalement et l’Etat du Sénégal au plus haut niveau, pour complicité dans une entreprise de malversation.
Voilà pourquoi, nous sommes en droit, au vu de cette complicité monstrueuse, de douter encore de ces administrateurs de l’Ipres. En effet, tout cela sent encore l’odeur nauséabonde de l’impunité dont une certaine minorité, intouchable et privilégiée, bénéficie, dans notre pays et quelle que puisse être, du reste, la gravité de leurs fautes. Mais, en tant que retraités, nous sommes les premiers voire les seuls concernés, à avoir, absolument, le droit à une information complète, juste et vraie, du DG et du CA, relative à la gestion intégrale des ressources de l’Ipres. Et à cette fin et à l’attention de ceux qui dirigent l’Ipres, nous voudrions préciser que les retraités ne sont point des pauvres que l’on assiste par charité, mais ce sont bien des ayant-droits qui ont trimé pendant des années d’activités de dur labeur. Ils tirent ainsi, pleinement et dignement, leurs revenus d’une caisse commune de solidarité de l’ensemble des travailleurs du secteur privé. Rappelons au passage que, c’est avec l’argent des retraités que tout le personnel de l’Ipres est rémunéré.
Mais, face à cette situation très sérieuse au plan financier pour l’Ipres qu’il dirige, le DG ne nous a pas dit quelles sont les mesures et dispositions concrètes qu’il a prises, en direction des incriminés d’abord, comme sanction et ensuite, pour faire entrer dans les caisses de l’Ipres, dans les meilleurs délais, ces fonds détournés, grâce à ce qu’en dispose la loi ? Alors, que le DG et le PCA sachent bien cela, si tel n’était pas le cas jusque-là, à savoir que le fait de ne pas reverser les cotisations sociales est une délinquance sociale de fait que la loi punit sévèrement. Et, le fait en outre, de les détourner, est encore plus grave, parce qu’il est alors synonyme de crime économique qui prive à des personnes âgées de percevoir convenablement leurs si maigres pensions pour vivre.
Le DG de l’Ipres, nous apprend en outre et en parfaite connaissance de cause, sans autre forme de procès, que 50% des entreprises du Sénégal n’ont pas déclaré leurs employés à l’Ipres. Ce qui, bien évidemment, signifie donc, qu’elles n’ont pas aussi cotisé à l’Ipres. Mais, vous, M. le DG de l’Ipres, en tant que responsable de ce secteur quelles mesures idoines concrètes avez-vous prises face à cette ignominie ? Comment, dans un Etat où l’on décèle que 50% des entreprises du pays n’ont pas déclaré leurs employés à l’Ipres, peut-on, logiquement, y parler de rigueur, d’équité, etc. ? Un tel pays peut-il prétendre gouverner avec la vertu et le respect à son peuple ? Absolument non ! C’est inacceptable une telle révélation dans ce Sénégal! Car, cela dépasse l’endentement d’une simple pensée logique. Franchement, l’on n’ose même pas supposer qu’il puisse exister un gouvernement de la République qui est bien au courant d’un tel état de fait extrêmement grave. C’est hallucinant voire effroyable! Et dire que ces entreprises en question continuent non seulement d’exister mais de fonctionner d’ailleurs, comme si de rien n’était, sans recevoir la moindre sanction, de quelque nature que ce soit ? Mais où est la République alors ?, l’Etat, la Justice et le droit sont où, également ?



Nous pouvons noter à travers la gestion de l’Ipres, comme le miroir qui reflète l’exemple type de comment est géré aujourd’hui, notre pays, globalement. Et, si c’est par cette méthode empirique de gestion, que notre pays doit émerger, nous nous trompons lourdement et mettons vraiment le doigt à l’œil, car un pays ne se gère pas à l’aveuglette, à l’informel ou par la fraude, la malversation et j’en passe. Lorsqu’un pays traite de cette façon aussi scandaleuse et indécente ses travailleurs et ses retraités et en outre compte 50% de ses entreprises qui sont des hors-la-loi, vivent de fraude sur tous les plans, bénéficient d’impunité des pouvoirs, ignorent même ce que veut dire patrie ou patriotisme, un tel pays ne se développera jamais.
Désolé, mais là, je suis en désaccord total avec certains de mes amis pour dire que, je préfère de loin, avoir à faire avec des étrangers, tout-à-fait en règle et qui jouent le jeu plutôt, que de m’encombrer avec des nationaux apatrides, fraudeurs, corrupteurs, cupides et pour qui, seuls leurs intérêts personnels comptent et rien d’autre. Par conséquent, d’accord pour un patriotisme économique conséquent et humaniste, mais non à tout chauvinisme étroit et borné en faveur de nationaux qui cherchent plus à devenir des maitres dominateurs aristocrates, comme cela semble se dessiner malheureusement, plutôt que de développer économiquement, rationnellement et dans la rigueur intrinsèque de la gestion de notre pays, dans les règles de l’art.
Enfin, je termine pour dire que tous les capitalistes obéissent aux mêmes principes, mêmes logiques et mêmes règles du capitalisme, à savoir que ces derniers n’ont ni patrie ni race. Ils ne sont, tous, attirés et mus que par le profit, gain égoïste et foncièrement personnel de l’intérêt.

Mandiaye Gaye
Mandiaye5@gmail.com

Enquête Yerimpost: Où en est la baisse des prix du péage promise par Macky Sall ?

YERIMPOST.COM Juin, juillet, août… Le décompte continue et toujours rien… Les tarifs du péage restent à ce jour en l’état. L’application de la baisse des tarifs du péage n’est pas encore constatée. Mercredi dernier, 1er août, les usagers de l’autoroute à péage avaient les yeux rivés sur le palais de la République, attendant que le communiqué du Conseil des ministres annonce l’effectivité de cette mesure promise par le chef de l’Etat. Que nenni ! L’attente s’est avérée infructueuse. La déception fut d’autant plus grande que le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement avait soutenu mordicus que les négociations étaient terminées et que le président de la République allait incessamment communiquer. Le dégonflement a motivé la conférence de presse de ce vendredi 3 août du Collectif des usagers de l’autoroute à péage.

Mais la baisse des tarifs demeure d’actualité. Elle n’est pas une promesse oubliée. Yerimpost a appris de bonne source que les parties concernées étaient en conclave hier, vendredi 3 août, autour de la question. Il reste toutefois quelques derniers réglages. La séance de travail va se poursuivre aujourd’hui à Diamniadio, après la célébration des 40 ans de l’Ecole polytechnique de Thiès. Les heures et jours à venir nous édifieront sur les résultats obtenus.


11 milliards de doutes: l’Armp freine l’Apix qui a voulu donner au… plus disant

YERIMPOST.COM 6,5 plus 4,8, ça fait un peu plus de 11. 11 milliards de nos francs dans deux marchés attribués provisoirement aux sociétés Getran et Sertem par l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix) ont été stoppés par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp).

Tout est venu d’une saisie par la société Général d’entreprise (GE) qui, pour les deux marchés, avait fait des propositions en-deçà des chiffres annoncés plus haut. En effet, dans son offre, Général d’entreprise proposait 3,9 milliards pour la construction et l’aménagement de huit haltes alors que la société Sertem, qui a remporté le marché, proposait 6,5 milliards. Pareil pour la construction et l’aménagement de deux gares où GE tablait sur 3,7 milliards, Getran l’a remporté avec une offre à 4,5 milliards. L’annulation de ces deux marchés par l’Armp a été immédiate au constat de ces nombreuses irrégularités, nous rapporte Libération.


Baisse du tarif du péage: sera-t-elle faite ou pas ?

YERIMPOST.COM C’est la dernière réunion du Conseil des ministres avant les grandes vacances gouvernementales. Le chef de l’Etat, qui a sur sa table le rapport définitif de la commission chargée de la question de la baisse des tarifs de l’axe Dakar-Diamniadio-Aibd, devra se prononcer après que le deadline de l’application des nouveaux tarifs s’est écoulé hier, 31 juillet.

Avant que le communiqué ne tombe ce mercredi, le quotidien Enquête a été informé par une source proche du concessionnaire de l’autoroute qu’Eiffage n’écarte pas un contentieux avec l’Etat du Sénégal devant des juridictions à l’international. Du côté de l’Agence nationale chargée de la promotion, de l’investissement et des grands travaux (Apix), on se prépare déjà à la confrontation car, assure une source du journal, l’Apix est là pour sauvegarder les intérêts du Sénégal. La balle est donc dans le camp du chef de l’Etat. Ira-t-il jusqu’au bout de sa promesse en imposant une baisse à Eiffage au risque d’être poursuivi ou laissera-t-il l’exploitant continuer à pomper les poches des usagers ? En fin de la semaine dernière, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo donnait toutes les assurances sur l’effectivité de la baisse des tarifs à date voulue. On attend de voir…


Les jeunes sont-ils l’avenir de l’agriculture sénégalaise? Un secteur qui attire de jeunes malgré les difficultés !

Depuis plus d’une décennie, certains observateurs attentifs à l’évolution de l’agriculture sénégalaise constatent l’émergence d’un fait nouveau. D’une manière singulière, des exploitations à la taille utilisant les nouvelles pratiques agricoles se situent sur l’ensemble du territoire sénégalais, et mettant en œuvre des techniques, des systèmes de production, des circuits de commercialisation qui peuvent surprendre par leur originalité. Cela est le fait de quelques jeunes acteurs marginaux, voire isolés.



Les profils changent au fil du temps. Les producteurs sont de moins en moins des enfants d’agriculteurs. Ils sont des employés de banque, des commerçants, des enseignants, des enfants d’infirmiers. Ils sont
parfois littéraires ou électroniciens. Ce qui les pousse, malgré les difficultés du secteur, c’est la passion qu’ils entretiennent, parfois depuis tout petit pour l’agriculture. Ça étonne, mais les jeunes le
sont devenus, par passion. Ils veulent servir à quelque chose dans la société « Produire pour nourrir le Sénégal ».
Le métier d’agriculteur se modernise et se professionnalise. Il devient pluridisciplinaire, celui d’un chef d’entreprise. Il faut désormais tout maîtriser, de la production à la stratégie commerciale.
Le secteur s’adapte aux pratiques d’utilisation de certaines machines agricoles. Si l’on en sait un peu plus sur l’analyse du bilan des comptables, on est capable d’évaluer la marge pour savoir s’il est rentable ou non.

L’innovation des jeunes : Un concept pour nourrir le débat ?

Dans l’imaginaire des Sénégalais, l’agriculture ne correspond guère aux aspirations des jeunes intellectuelles et n’offre pas de perspectives attractives. Il ressort donc la nécessité de changer cette perception chez les jeunes. Les initiatives des jeunes sénégalais se multiplient. Elles empruntent des voies diverses : le « Yessal Agri-hub » par exemple, se conforme à l’apport d’une touche
innovante dans le secteur de l’agriculture au Sénégal, où les jeunes deviennent les instigateurs du développement agricole à travers la créativité et l’innovation numérique, tout comme le YPARD Sénégal, ou encore la plateforme Mlouma…etc.




De même, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les jeunes est en train de moderniser le secteur agricole tout en fournissant de nouvelles opportunités.
Il existe un réel écart entre cette minorité créative et la masse des exploitants traditionnels suivie en totalité par nos politiques. En considérant que les jeunes sénégalais sont largement affectés par
la pauvreté et l’exclusion économique et sociale, un feedback durable de la part du peuple et du gouvernement est essentiel pour améliorer les perspectives vers une sécurité économique et alimentaire durable.

Il est fondamentalement important que l’État sénégalais prenne l’engagement de transformer la génération actuelle en entrepreneurs agricoles, en vue de la promotion du secteur.
En outre, il est important que le Ministère de l’Agriculture mette l’accent sur l’appui à l’entreprenariat des jeunes avec le crédit et l’assistance technique pour le montage de l’entreprise agricole et favoriser aussi dans les écoles primaires la création de micro-jardinage pour inciter le métier à bas âge. Un projet d’appui aux jeunes passionnés, quel que soit leur cursus scolaire, serait vraiment favorable pour faciliter les initiatives et renforcer les connaissances de bases dans l’agriculture afin d’être le plus complet possible.

Par
Thierno NGAMB spécialiste en sécurité alimentaire et resilience

Guerre contre Auchan: les pharmaciens entrent dans la danse

YERIMPOST.COM Auchan a vraiment bon dos ! Après les commerçants locaux qui demandent qu’il « dégage », c’est au tour des pharmaciens privés du Sénégal. Exercice illégal de la pharmacie, c’est ce que reproche le syndicat qui a noté la présence de médicaments comme l’éosine, l’alcool à 70% et la gamme Juvamine dans les rayons des magasins de la chaîne française. La première mesure prise par le syndicat des pharmaciens est la suspension de l’approvisionnement des produits de la gamme Juvamine et des laboratoires Mercurochrome et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ensuite, la saisine du ministère du Commerce, de la direction de la Pharmacie et du Médicament, de la direction de la Douane ainsi que des laboratoires incriminés.



Phase 2 du Pse: les ambitions de l’Etat

YERIMPOST.COM La phase 1 terminée, l’Etat s’attaque à la phase 2 à l’horizon. Nous parlons bien du Plan Sénégal Emergent (Pse). A cet effet, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a organisé un atelier de cinq (5) jours au cours duquel les acteurs économiques sont invités à dégager une stratégie d’entame de la seconde manche de ce programme si cher au président de la République. L’Etat ambitionne l’établissement du taux de croissance à plus de 7%, la création de 500 mille emplois décents, une nette amélioration des conditions de vie des Sénégalais, entre autres à l’échéance 2019-2023. A l’ouverture de cet atelier, le secrétaire général du ministère a déclaré que « le Sénégal dispose d’atouts considérables pour amplifier et consolider la progression vers l’émergence. »


Le secteur de la pêche au Sénégal: quelles alternatives pour la création d’une véritable économie bleue ?

La pêche est un secteur essentiel de l’économie sénégalaise en termes de valeur ajoutée (environ  241,6 milliards de FCFA) générés,  de recettes d’exportations (estimée à 205 milliards de FCFA) et d’emplois créés (109 329 emplois dont environ 90% par le sous-secteur artisanal). Le secteur de la pêche au Sénégal, jadis un des fleurons de l’économie sénégalaise est entrain de crouler sous les décombres d’une mauvaise gestion, résultante d’une stratégie dont tous les acteurs ont une part de responsabilité: « la recherche du profit immédiat et maximal sans aucune précaution de durabilité ».

La gestion des ressources marines et côtières sous le régime du président Macky SALL est victime d’une politique incohérente qui a du mal à concilier gestion durable des ressources halieutiques, création de richesses nationales et sécurité alimentaire :

  • déclin des stocks halieutiques qui sont pour plupart dans une situation de pleine exploitation voire de surexploitation.
  • Des surcapacités de pêche sont notées aussi bien au niveau du sous secteur artisanal que de celui industriel.





Le nombre de pirogues artisanales est passé de moins de 10 mille au début des années 90 à plus de 20 mille aujourd’hui. Les bateaux de pêche sénégalais sont au nombre de 200, alors que moins d’une centaine arrive à être fonctionnelle. La politique mise en place sous le régime du Président Macky SALL n’a pas rompu avec celles mises en œuvre depuis les indépendances alors que le contexte a défavorablement évolué : une approche productiviste qui est aujourd’hui victime de son succès. Il est clair que le secteur de la pêche sénégalaise ne fait l’objet d’aucune maitrise en termes d’effort de pêche pour connaitre réellement l’état des stocks et déterminer les niveaux de capture autorisables afin que des quotas de pêche adéquats soient alloués et respectés pour toutes les pêcheries importantes, seule voie devant mener vers une gestion durable et efficiente des ressources halieutiques.

Le Sénégal est devenu aujourd’hui un pays demandeur de droits d’accès aux ressources halieutiques des pays de la sous-région ouest-africaine, aussi bien pour les pirogues de pêche artisanale que les bateaux de pêche industrielle. Un poisson d’espèces nobles sur deux consommé par le sénégalais n’est pas pêché au Sénégal ! Aucune mesure sérieuse n’est prise pour inverser cette tendance et restaurer les pêcheries au Sénégal.

 

Des subventions et appuis accordés sur le segment captures qui augmentent la pression sur les ressources et qui n’améliorent ni l’approvisionnement du marché national ni  les comptes d’exploitation des unités de pêche, alors que le gouvernement actuel du Sénégal peine à faire de la pêche un secteur de développement et de créations de richesses durables au profit des opérateurs nationaux et de la population sénégalaise, son PSE semble illustrer largement son absence de vision et de stratégies de développement de ce secteur.

Les réformes et les investissements dans le système de gestion du secteur de la pêche au Sénégal sont susceptibles de générer à moyen terme une richesse annuelle minimale estimée à 200 millions d’Euros. L’ordre de grandeur de la rente halieutique potentielle estimée à € 200 millions par an représente environ les montants de l’Aide Publique au Développement bilatéral que perçoit le Sénégal, hors annulation de la dette.

Malgré son importance économique et sociale, la contribution du secteur de la pêche aux recettes budgétaires de l’Etat reste très faible. En 2016, la contribution du secteur de la pêche aux recettes budgétaires de l’État à travers les redevances de licences, les amendes et la contrepartie financière de l’accord de pêche avec l’Union Européenne avait été de 1,68 % .

 

La forte extraversion du secteur de la pêche renforce cette dissipation de la rente avec : la présence de plus accrue des navires étrangers, des sociétés dites mixtes, et l’exclusion de plus en plus visible des opérateurs sénégalais dans les chaines de valeur halieutiques. Il est donc grand temps que le Sénégal change de paradigme dans son approche de développement de la pêche afin de déclencher une spirale vertueuse de transformation grâce à de nouvelles méthodes de gestion, de production, de commercialisation et de consommation des ressources halieutiques. C’est à ce prix seulement que le secteur de la pêche et de l’aquaculture entrerait de plain-pied dans une économie bleue, source, de croissance durable, créatrice d’emplois tout en contribuant à la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, tout en permettant de lutter contre la dissipation de la rente générée par ce secteur. Une politique de pêche cohérente et durable créatrice de richesses et d’emplois au Sénégal passe par la mise en place d’une nouvelle forme de gouvernance participative où les acteurs sont placés au cœur des décisions et des actions à mettre en œuvre.

 

Les récentes découvertes d’hydrocarbures offshore dont leur exploitation pourrait également causer des impacts irréversibles et irréparables sur l’environnement marin et sur la pêche. L’élaboration d’une stratégie sur l’économie bleue du Sénégal, est une opportunité pour mettre en articulation des secteurs d’activités, dans le but de créer des richesses, en respectant les principes de durabilité et en contribuant à l’atteinte des Objectifs du Développement pour le Développement (ODD). L’économie bleue couvre de larges secteurs d’activités, comme la pêche, l’aquaculture, les transports maritimes, la construction navale, l’énergie, et toutes les filières d’exploitation des ressources marines et sous-marines (exemples du pétrole et du gaz offshore).




 

Le REWMI propose 100 mesures regroupées dans cinq axes majeurs pour réformer durablement les seteurs halieutiques au Sénégal:

  • la maîtrise de l’effort de pêche et la régénération des stocks halieutiques ;
  • la recherche de valeur ajoutée combinée à la création d’emplois et la satisfaction du marché national ;
  • le développement de la pêche continentale et de l’aquaculture paysanne ;
  • une gouvernance participative, cohérente et durable ;
  • la coopération régionale et internationale pour assurer un meilleur accès aux ressources et aux marchés

Pape Gora Fall

 

Le PSE, une contrainte au développement d’un secteur privé national fort

Idée Générale Présentation :

La mobilisation des ressources internes et externes pour faire face au financement du PSE tue le secteur privé national et appauvrit le Sénégal (transfert de revenus).

Nous allons étudier cette situation sur deux volets : Ressources internes et externes

 

 

 

1-Impact de la mobilisation des ressources internes

 

Le développement du secteur manufacturier (secteur secondaire) est à la base de toute croissance inclusive. C’est le secteur qui est le seul à pouvoir créer une croissance bien répartie qui se répercute sur le quotidien des populations. Ce secteur joue un rôle pivot dans l’économie, c’est la courroie de distribution : il récupère les produits du secteur primaire les transforme et les verse au secteur tertiaire.  Aujourd’hui ce secteur rencontre beaucoup de problèmes qui sont à la base de ses contreperformances.

Premier Echec : La focalisation de l’Etat sur le rendement fiscale (pression fiscale forte) a cassé la courroie de distribution de  l’économie, ce qui est dénoncé par tout le patronat avec comme conséquence une migration intersectorielle de la main d’œuvre  faussée (ce qui quitte le secteur primaire n’atterrissent pas au secteur secondaire mais sont absorbé par le secteur tertiaire et deviennent marchands ambulants dans les rues de Dakar)





Deuxième Echec : La focalisation de l’Etat sur le rendement fiscal a résumé le secteur manufacturier (secteur secondaire) à ce qu’on appelle le secteur moderne qui concentre seulement 2,8% des entreprises du secteur. Il tire la croissance et contribue pour plus de 70% à la croissance du secteur manufacturier, 20% à la progression de la valeur ajoutée et 80% du CA global. Il repose sur les ICS et SAR plus de 30% de progression et  les Industrie extractives environ 15% de progression.

 

 

Troisième Echec : La focalisation de l’Etat sur le rendement fiscal a paralysé 95 à 98% du secteur (PME). Aujourd’hui les investissements privés des PME sont très faible à cause des taxes qui augmentent (en 2017 elles ont augmenté de 30,7  milliards soit 19,9% par rapport à 2016) mais aussi à cause à cause des exonérations qui diminuent ( en 2017 ils avaient diminué de 4,79% passant de 239,964 milliards en 2016 à 228, 400 milliards en 2017). Cette situation a crée un manque d’investissement productif ce qui fait que les machines de production de la pluspart des PME sont obsolètes et vétustes. Aujourd’hui les PME ne représentent que 16% du CA global et 20% du PIB trop faible pour un pays qui aspire à l’émergence.

Tout ceci fait que le secteur manufacturier, base de la croissance inclusive qui devait porter la croissance de l’économie, est le plus petit contributeur à la croissance du PIB avec 4,5% en 2017 derrière l’agriculture 12,9% et le tertiaire 6,6%.

 

 

Première Solution Alternative : Nouvelle loi fiscale pour créer les conditions de productivité et de compétitivité des PME et harmoniser la fiscalité des entreprises avec les normes de l’UEMOA.

 

Deuxième Solution Alternative : Remettre en place un code des investissements incitatif à l’investissement productif et fusionner en une seule institution les organismes publics de soutien à l’entreprise (Fongip, Fonsis, BNDE) pour plus d’efficacité en créant la Societé Nationale d’Investissement.

 

Troisième Solution Alternative : Concentrer l’Apix uniquement sur le volet promotion des investissements et lui enlever le volet grands travaux (qui sera redéployer dans une nouvelle institution) et renforcer la sécurité juridique des entreprises privées en cas de conflit avec des démembrement de l’Etat comme les impots ou la douane.

 

 

2 – L’Impact de la mobilisation des ressources externes

 

 

Aujourd’hui le Sénégal est envahi par les entreprises étrangères françaises, chinoises, turques et marocaine. Ces entreprises à cause du manque de croissance du marché européen né de la crise grecque (2011 – 2015) se sont déployés vers l’Afrique et précisément vers le Sénégal.

Ils sont en train de récuperer tous les marchés à détriment du secteur privé national et cela du fait de méthodes (système) de travail que l’Etat du Sénégal a parrainé. Aujourd’hui tous les marchés sont récupérés par les entreprises et hommes d’affaires étrangers en se basant sur l’aide liée et l’offre spontanée.

 

Premier Echec : Les entreprises sénégalaises perdent des marchés à cause de l’aide liée. Ce système permet aux entreprises chinoises et turques de remporter tous les marchés avec le soutien de leurs eximbank (Eximbank Chine et Eximbank Turquie). Ils financent les grands marchés de travaux contractés avec l’Etat Sénégalais et versent directement l’argent à leur entreprise qui réalisent les travaux au détriment du secteur privé local.

 

Deuxième Echec : Les entreprises sénégalaises perdent des marchés à cause de l’offre spontanée. Ce système permet aux hommes d’affaires et entreprises marocaines de gagner des marchés sans appel d’offre. Ce système donne à l’Etat la possibilité de donner directement le marché à l’homme d’affaire ou à l’entreprise disposant d’assez de ressources pour financer le marché. Les entreprises nationales sont systématiquement écartées.





Première Solution Alternative : Privilégier dans les appels d’offres sur financement du budget consolidé d’investissement les entreprises à capitaux nationaux et rendre obligatoire en cas d’appel d’offre international, le recours à la sous-traitance à hauteur d’au moins 30% en faveur des entreprises nationales

 

Deuxième Solution Alternative : Ramener de 50 milliards à 15 milliards tout au plus, la recevabilité par l’Etat de l’offre spontanée pour l’entreprise nationale et imposer la regle de l’allotissement pour les marchés de grande taille.

 

Aujourd’hui ces entreprises étrangères transfèrent chaque année hors du Sénégal des centaines de milliards, ce qui appauvrit le pays. Ces revenus transférés sont constitués des transferts de profits, des transferts de dividendes, des transferts de salaires des étrangers et du paiement des intérêts de la dette. En 2016 plus de 50% de la croissance a été transférée, entre 2012 et 2016  plus de 2 milliards de dollars ont été transférés. En 2016  le déficit de la balance des revenus était de 290,9 milliards et en 2017 il s’est accentué à 314 milliards.

Ces transferts de revenus nés des marchés accaparés par les entreprises étrangères appauvrissent le Sénégal.

 

Impact de la mobilisation des ressources externes

 

 

  • France, Chine, Turquie, Maroc ( Ese et Bque aux Sénégal)

 

  • Crise européenne 2011 – 2015 (Grèce) manque de croissance

 

  • Recherche de nouveau marché (Afrique – Sénégal)

 

  • Offre Spontanée (loi n 2014 – 09 du 20 fevrier 2014 art 25)

 

  • Aide liée

 

  • Dénonciation de l’aide liée

 

  • Conférence OMD

 

  • Conference Bruxelle (thème : eradiquer la pauvreté 49 PMA)
  • Transfert de revenus (transfert des profits, transfert de dividende, transfert des salaires et paiement des intérets de la dette)

50% de la croissance en 2016

2 milliards de dollars entre 2012 et 2016

3,3% du PIB en 2016 (différence entre revenus transférés et revenus reçus)

1,3% du PIB en 2010 (différence entre revenus transférés et revenus reçus)

290,9 milliards de déficits en 2016

314  milliards de déficits en 2017

23,1 milliards de dégradation

SENEGAL D’ABORD

 

  • Nouvelle ordre économique mondiale.

 

. Monde en crise de croissance

. Chercher de nouveaux marchés en croissance

 

 

  • Illusion de nos dirigeants au pouvoir

 

PMS : « Mon bilan et mon action se conjugue au présent à la vue et au toucher comme ici à Diamniadio »

. Prisonnier du confort du pouvoir

. Ne voient la réalité qu’à travers leurs sens




 

 

 

  • La réalité de la vie des Sénégalais (souffrance)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                 

Kêr Momar Sarr 3, un autre butin faramineux pour les Français:

C’est un secret de polichinelle qui vient mettre à nu, un énième coup de massue sur les finances sénégalaises.

 

En effet, le coût global des travaux dépasse les 262 milliards de FCFA, soit plus 400 millions d’Euros. Ce sont des emprunts à la BAD, à la coopération française et aux autres institutions multilatérales. Ces emprunts seront remboursés par l’état du Sénégal et par le peuple de manière plus clair.

  • Bolloré Logistics assure la gestion logistique d’un lot de 6 740 tuyaux.
  • Eiffage assure un lot de fournitures et pose de 38 km de tuyaux pour un montant de 34 millions d’euros, soit 587 millions de fcfa le km….





Excessivement cher à l’instar du montant dépensé par kilomètre dans le projet du TER (train express régional) ou d’un autre autoroute sous le Macky.

Le prix du kilomètre d’adduction d’eaux au Sénégal n’est comparable à celui d’aucun autre pays, excepté le Burundi dont le coût de réalisation d’un mini-réseau complet d’adduction d’eau de 6 km réalisé à partir d’une source avec chambres de purge, réservoirs et bornes fontaines s’était élevée à 47 700 € »; c’est à dire 5,2 millions de fcfa le kilomètre….

Les maîtres d’ouvrages ne sont comparables que dans une certaine mesure, mais néanmoins, presque 600 million de fcfa ont été engloutis dans un km d’adduction d’eau au Sénégal.

 

Vraiment exorbitant

 

Enfin, la SDE recevra une usine clé en main, entièrement financée par l’état à 100%.

 

La SDE ne fera que facturer….

 

Doudou Aidara

Responsable cellule com’ REWMI Tivaouane

La polémique autour d’Auchan provoque des décisions en conseil des ministres

YERIMPOST.COM La polémique suscitée par l’expansion sauvage d’Auchan au Sénégal a suscité un débat en conseil des ministres. Comme en attestent ces deux extraits du communiqué de la séance du 18 juillet de cette réunion hebdomadaire…

« Le Ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME a fait une communication axée sur le développement, l’organisation et la réglementation des commerces de grande distribution et des commerces traditionnels au Sénégal. »

« Tirant les conclusions du débat général, le Chef de l’Etat a demandé au Ministre en charge du Commerce d’engager une réforme du secteur de la distribution au Sénégal et de proposer dans les meilleurs délais, les textes réglementaires appropriés. »

En clair, la polémique va conduire à une réforme du secteur de la grande distribution, notamment pour tenir compte de certaines critiques.


Dette à la Senelec: l’électricité menace de disjoncter

YERIMPOST.COM 235 milliards, c’est le montant de la dette que l’Etat du Sénégal et les collectivités territoriales doivent à la Senelec. Une situation qui chamboule le plan de redressement de la société de fourniture d’électricité. Conséquences: non paiement des factures de fuel à la Société africaine de raffinage (Sar) et ensuite délestages. Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité, qui s’exprimait sur les ondes de la Rfm, a fait ces déclarations pour, dit-il, pousser les autorités compétentes à agir.


Exclusif! Voici la vraie raison pour laquelle Aziz Ndiaye dérange

YERIMPOST.COM Après une investigation poussée sur cette affaire qui a valu une longue garde-à-vue à l’homme d’affaires Aziz Ndiaye, Yerimpost est en mesure d’écrire que tout est parti d’une dénonciation. A l’instigation de qui ? Sûrement de ceux que dérange l’huile J’adore, qui a fait irruption de fraîche date dans le marché pour y arracher la première place.

Le produit de Aziz Business Company a eu l’outrecuidance, alors que ses concurrents français et marocains se vendaient sur le marché sénégalais à 1 600 fcfa le litre, de s’écouler à 1 000 fcfa le litre. Et pour une raison simple, Aziz Business Company est une chaîne qui minimise les coûts en ayant ses propres maillons transport, transit et logistique.

Et, comme le patriotisme économique n’a aucun sens chez nous, tout comme la préférence nationale, l’huile J’adore a été l’objet, la semaine dernière, d’un acharnement excessif. Alors que le produit suspecté se trouvait dans l’entrepôt d’Ouest-Foire, les gendarmes sont allés mettre sous scellée en outre celui de Cambérène. Une mesure injustifiée qui a pénalisé d’autres produits de l’entreprise comme le lait et l’huile de palme.




En une semaine, cette fermeture a fait perdre 700 millions à Aziz Business Company qui produit un chiffre d’affaires annuel de 22 milliards et paie une demie-douzaine de milliards d’impôts et taxes. Le patron, Aziz Ndiaye, a été traité comme un malfaiteur dangereux, gardé dans un violon de la section de recherches de la gendarmerie de mardi à vendredi.

Or, comme le montrent les documents ci-dessous reproduits dont Yerimpost a obtenu copies, Aziz Business Company, qui possède et a enregistré la marque J’adore à l’Oapi, est lié par un contrat de représentation jusqu’au 31 décembre 2020 à l’entreprise turque Elita Gida qui possède le label Elita. Aziz Business Company peut donc légalement procéder à l’étiquetage de marques sur lesquelles il possède des droits.

Quant au débat sur la faible qualité nutritionnelle de l’huile, elle est battue en brèche par cette attestation ci-dessous reproduite du ministère turque de l’Agriculture qui établit sa richesse. Dans un autre pays, Aziz Ndiaye aurait été adulé pour son action au soutien du pouvoir d’achat et non jeté en pâture…

 










Présence de grandes surfaces étrangères: Alioune Sarr remet les commerçants à leur place

YERIMPOST.COM Auchan n’aurait jamais pu espérer mieux pour un coup de com. Sur toutes les lèvres depuis les mouvements d’humeur des commerçants qui l’accusent de concurrence déloyale, le géant français de la grande distribution ne fera pas ses valises. C’est un allié de taille qu’il a trouvé en la personne du ministre du Commerce. Alioune Sarr, qui recevait ce mardi 17 juillet la plateforme « Auchan dégage », lui a clairement fait comprendre que rien n’empêche les grandes surfaces étrangères de s’implanter au Sénégal, comme en dispose cette loi de 94 qui libéralise l’économie de notre pays. Le conseil du ministre aux commerçants détracteurs d’Auchan, c’est de s’organiser pour avoir de grandes surfaces 100% sénégalaises. Alioune Sarr a toutefois promis aux commerçants de saisir le chef de l’Etat pour un projet de décret visant à mieux organiser l’ouverture des grandes surfaces mais aussi d’encadrer le commerce au détail.



Qui mange la croissance produite par le peuple sénégalais ? (Par Mamadou Lamine Diallo)

Réponse : Macky Sall, ses « Nommés » et les entreprises étrangères
La croissance se « mange », elle est partagée entre les salariés, l’Etat et les entreprises. La croissance produite par le peuple sénégalais et sa diaspora se divise en deux : une croissance structurelle de long terme de 2,5 à 3% soutenue par la démographie et l’adaptation au numérique et une partie conjoncturelle de 0 à 2,5-3% qui dépend de la Chine, de l’endettement de l’Etat, de la pluie et du prix du pétrole.
Pour le partage de la croissance, l’ANSD estime qu’il se présente ainsi : 22% pour les salariés, 11% l’Etat et 67% les entreprises et leurs propriétaires. Cela signifie que le salarié du secteur informel se retrouve avec 56 000 francs par mois en moyenne alors que celui du secteur moderne est à 210 000 francs, la moyenne pour le fonctionnaire de l’Etat est à 500 000 francs par mois.
Pour l’entreprise, en moyenne, celle du secteur informel se retrouve autour de 11 millions d’excédent brut par an tandis que pour le secteur moderne, c’est 315 millions de francs. On voit bien que c’est la grande entreprise qui tire son marron du feu alors que le salarié du secteur informel est écrasé par les inégalités.
Au total, sur la base des chiffres fournis par Macky Sall et ses « Nommés », les gagnants de la croissance de Macky Sall sont les grandes entreprises étrangères et les entreprises qui bénéficient des subventions de l’Etat d’une part ; D’autre part, chez les salariés, ce sont les DG et autres affidés politiques.


Chemins de fer de Thiès: la promesse ferme du chef de l’Etat à Baba Diao

YERIMPOST.COM La réhabilitation des chemins de fer de Thiès, bientôt une réalité pour les populations. La promesse est faite par le chef de l’Etat Macky Sall à son ministre-conseiller Baba Diao. Venu lui présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu de sa mère, le président Sall a reçu une doléance de Diao. « Pour les chemins de fer, ils seront réhabilités de Thiès à Bamako », a promis le chef de l’Etat. Avant d’ajouter: « Les financements sont bouclés et disponibles. Il ne reste que des réglages à faire pour démarrer les travaux. »

Le président de la République en a dévoilé davantage. « Ces trains qui seront mis en circulation seront équipés d’une technologie ultra-moderne. Cela nécessite donc une formation pointue et adaptée des travailleurs », a révélé Macky Sall en annonçant la création d’une école de formation aux métiers des rails.



Ruée des Sénégalais vers la grande distribution: Et si nos commerçants étaient hors champs !

Les commerçants sénégalais ont bien raison de crier leur haro. Ils sont dans le dur. Cependant, ils ne doivent en vouloir qu’à eux même et dans une moindre mesure à l’Etat. La réussite de l’enseigne français Auchan est tout sauf un miracle. Et malheureusement, ça risque d’aller crescendo. Malheureusement, parce ce que nous sommes en train de payer le prix de notre désorganisation, notre laisser aller et notre indiscipline stratégique.
Notre commerce intérieur est bâti sur un schéma si structuré qu’il aurait été d’une facilité infantile pour tout citoyen de faire des emplettes de qualité sans grands efforts. Dans ce pays, il y a un commerce (boutique ou épicerie) à presque tous les cent cinquante mètres à la ronde. Ils vendent au détail ce qu’ils ont acheté chez le grossiste qui lui-même s’est approvisionné chez le négociant. Ce dernier achète directement auprès du producteur, de l’importateur ou de l’usine. C’est dire qu’à l’origine tout était clairement défini. Cependant, dans la pratique, un maillon s’est brisé depuis belle lurette.



Conscients de leur pouvoir sur une clientèle dont la majorité a un pouvoir d’achat moyennement faible et surtout encouragé par une totale absence de contrôle des prix, les commerçants ont pris pour habitude d’imposer leur bon vouloir. Quand ils ne créent pas une inflation à l’approche des périodes de forte consommation, ils surenchérissent sans explication et plus grave encore négligent l’hygiène et la qualité des produits destinés à la vente. Pendant tout ce temps, l’Etat a laissé faire. Ou au mieux, se contente d’une timide mise en garde malgré les déclarations des associations consuméristes.
Ce contexte a grandement favorisé aujourd’hui le succès de la marque française. Auchan est juste 4e distributeur en France et 11e dans le monde. Dans la sphère de la grande distribution, ce n’est pas un poussin mais ce n’est certainement pas le coq de la basse-cour. Pourtant, sa présence a suffi à faire bouger les codes. Il n’y a pas eu de magie. Ils ont juste été plus structurés que nos commerçants. Auchan a certainement bien étudié nos habitudes de consommation et surtout ils s’attardent à prendre en compte nos comportements d’achats. Mieux ils proposent une chose qui n’existent plus dans nos commerces traditionnelles : la qualité de service. Auchan n’est pas en situation de monopole. Elle est en concurrence avec d’autres enseignes. Si elle a enregistré 16 milliards de FCFA en 2016, c’est parce que les Sénégalais se sont appropriés cette idée d’aller faire ses courses à des prix discounts et avec une offre somme toute étudiée. Si les Sénégalais vont jusqu’à demander des taxis Auchan, c’est bien parce qu’ils ont trouvé leur compte. Ça peut paraître anecdotique mais ça en dit long.



Oui, il est bien beau de scander « préférence nationale » ou « patriotisme économique », mais soyons juste honnêtes avec nous-mêmes. Nous voulons du bon à un prix raisonnable. Et aujourd’hui, le meilleur moyen d’aider nos compatriotes commerçants c’est de leur demander de faire un effort sur la qualité des produits, leur hygiène mais également de tendre vers une professionnalisation en respectant les exigences de la demande. L’Unacois devra se mettre en horde de bataille. La solution n’est pas de pleurnicher. On ne peut pas fermer la frontière à ceux qui voudront investir et proposer autre chose que ce que nous avons l’habitude de voir. Il faudra se battre désormais pour gagner la confiance des consommateurs et leur fidélité.

Mbaye THIAM
Ecrivain, Chargé de Programmes

Un syndicat est né et il pèse 1000 milliards

YERIMPOST.COM Les industriels sénégalais ont décidé d’unir leurs forces. Ils sont une trentaine pour le moment réunis autour d’un syndicat dénommé Syndicat des professionnels de l’industrie du Sénégal (Spis). Pour leur première rencontre officielle, c’est le patron de Nma Sanders, Ameth Amar, qui a été porté à la tête du syndicat, en attendant une Assemblée générale dans les semaines à venir. Pour adhérer au groupe, un chiffre d’affaires de 5 milliards est exigé parce que, souligne Ameth Amar, « on veut de la qualité d’abord, ensuite, on passera à la quantité. »


Lfr en vigueur: Une bonne nouvelle pour les entreprises

YERIMPOST.COM Cette information va enchanter Pme et écoles privées du supérieur. C’est le quotidien l’AS qui attire notre attention. La loi de finances rectificative a été promulguée par le chef de l’Etat en début de semaine. La Lfr entre donc en vigueur et Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, va passer à la caisse. En fil !



Réflexion: Le tiercé gagnant qui fait courir la République









African petroleum/Etat du Sénégal: le Cirdi saisi, le contentieux scellé

YERIMPOST.COM Pour dire que ce n’était pas de la rigolade, Franck Timis a mis sa menace à exécution. Le journal Libération nous informe que le Cirdi, tribunal arbitral international, a bien enregistré la requête d’arbitrage déposée par African petroleum contre l’Etat du Sénégal. Le journal rapporte que les jours à venir, un groupe sera désigné par le Cirdi afin de mener l’instruction.



Construction d’aéroports régionaux: un « deal » plane dans les airs

YERIMPOST.COM Décidément, Omar Faye ne laisse aucune marge de manœuvre à l’Etat. La décision d’attribuer le marché de construction d’aéroports régionaux à l’entreprise tchèque Transcon fait sortir le leader de Léral Askan de ses gonds. Ce contrat d’un montant d’environ 100 milliards de FCfa permettra la reconstruction de ces aérodromes pendant les 47 mois du projet. Une hérésie, selon Omar Faye. « Comment peut-on donner un aussi gros marché à des étrangers alors qu’il y a des nationaux qui ont cette compétence ? », se demande-t-il. Selon lui, « le gouvernement de Macky Sall est dans une logique de tuer de Btp sénégalais ».

L’activiste décèle un parfum de deal dans ce projet. « Ces étrangers viennent avec leur argent et imposent que leurs entreprises soient retenues sur ces genres de marché», dénonce-t-il. Avant de regretter : « Dans ces conditions, les entreprises Btp sénégalaises seront d’éternels sous-traitants ».



Affaire «AUCHAN, DEGAGE»: Wakhtaan wakh degg ci la

L’implantation des super marchés AUCHAN dans notre pays a suscité des réactions épidermiques de certains de nos compatriotes commerçants et marchands au motif que cela va tuer les marchés traditionnels dans le pays. BEN…

Sur ce chapitre, je joins ma voix à celles nombreuses, des sénégalais et sénégalaises qui- pour une fois- ne suivent pas du tout le mouvement d’humeur de nos commerçants contre AUCHAN.

Et dans cette posture, la merveilleuse contribution de la citoyenne sénégalaise malheureusement anonyme intitulée « Wakhtaan wakh degg ci là » qui circule dans les réseaux sociaux (whatshapp –Facebook et sites divers) et relative aux attaques contre l’implantation des super marchés AUCHAN dans notre pays, a vraiment TOUT DIT…

 

En effet, dans cette affaire, il convient de remarquer que nos commerçants se liguent contre un concurrent qui vient les trouver sur leur terrain d’activités avec des arguments très pertinents et dont les moindres ne sont pas : les produits de qualité, la propreté, le cadre d’évolution, les prix cassés, la courtoisie des vendeurs et j’en passe. Pour tout cela, ils ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour avoir refusé le progrès.




AUCHAN ce sont des commerçants comme eux qui ont accepté d’investir pour évoluer dans un cadre attractif , sain ,propre avec des produits de qualité et à très bons prix.

Qu’est ce qui empêche nos commerçants avec leurs organisations UNACOIS –GES et autres , de faire de même ?

Depuis plus de cinquante ans, nos marchés n’ont pas évolué d’un iota. C’est le même capharnaüm avec ses bruits, ses odeurs, ses immondices, ses saletés, ses incroyables encombrements jusque sur les voies de passage et la route bitumée etc…Les commerçants tout comme les Mairies- se sont soucié de faire de l’argent à tout prix sans aucun souci d’assainissement, de propreté, d’organisation et de présentation appropriée des marchandises à leurs clients.

On vend , on vend ,on vend sans aucun respect d’aucune norme hygiénique ni de prix qui valsent au gré de leurs humeurs.  Sur ce chapitre, c’est au Sénégal seulement qu’on voit quelqu’un évoluer dans un secteur d’activités comme le commerce pendant des années et présenter toujours la même boutique brinquebalante dans laquelle les marchandises sont empilées dans un désordre incroyable faisant la joie des souris et autres rats qui ne se privent pas de grignoter régulièrement les boites et sachets de produits alimentaires. Passe encore pour les marchands dans les étals de marchés crasseux, puants, lugubres…

 

La même situation est à décrier au niveau des mécaniciens, menuisiers et autres . Ils peuvent travailler pendant plus de trente ans dans le même environnement fait de crasse, de désordre, de saleté, de bruits et s’y complaire sans aucun souci d’hygiène, de sécurité , de salubrité . C’est à ne rien y comprendre.

Le propre d’une activité  quelle qu’elle soit (commerce-artisanat- métiers divers) c’est de commencer par une petite affaire et de grandir, de se développer pour devenir au fil du temps une grande entreprise bien organisée , bien structurée. WALLA ? Ici, au Sénégal, les boutiquiers restent plus de trente ans dans la même boutique crasseuse quand bien même le chiffre d’affaires aura bien décuplé Tout au plus, verra -t-on certains ouvrir d’autres boutiques tout aussi crasseuses dans d’autres quartiers pour augmenter leurs profits mais jamais pour agrandir, assainir et embellir la première boutique qui restera toujours aussi crasseuse. Pourquoi ? La même attitude conservatrice, désinvolte et figée est notée dans presque tous les secteurs d’activités.

Pourquoi, diantre, Nous sénégalais , sommes-nous  adeptes de la désorganisation, du laisser aller , du désordre organisé et surtout de la scatophilie ? Dans nos marchés  tout est sale, très sale et  désorganisé. Dans les transports en commun on a des taxis, des « Tata, des Cars rapites, des Ndiaga Ndiaye » brinquebalants, de véritables cercueils roulants, sans confort ni sécurité. Dans ce domaine seuls les bus de Dakar dem dikk payent encore un tant soit peu, de mine,(pour combien de temps ?). Le reste ,tous les autres c’est du grand n’importe quoi. Voyez le transport Dakar-Bamako. Quand les maliens proposent des bus neufs, climatisés avec télévision et toilettes et un couloir de circulation libre ; les sénégalais présentent des bus vieillots, modifiés à l’extrême avec des « versailles » sur le couloir de circulation pour maximiser les places dans un inconfort total sur un trajet de 1200 Kms (Dakar-Bamako) . Il faut le faire !!!,  Et avec çà, nos transporteurs osent encore se plaindre quand les voyageurs préfèrent les bus maliens.

Cette attitude d’immobilisme et de frilosité alimentée par une forte dose de superstition qui ne dit pas son nom s’observe jusque dans certaines familles . En effet, il est fréquent de voir des membres majeurs d’une même famille préférer s’agglutiner dans la grande concession familiale en y occupant une ou deux chambres ,tout en étant propriétaires  d’une villa louée à d’autres dans le secret le plus absolu, histoire de ne pas dévoiler une certaine aisance financière qui, affichée,  risquerait de péricliter… Certes « Pour mieux vivre, vivons cachés » dit-on mais à ce point ; çà devient de la Paranoïa.  Heureusement que cette tendance commence à s’éroder de plus en plus.

De même , on peut observer que beaucoup de chauffeurs de taxi par exemple, vont conduire la même voiture brinquebalante pendant plus de vingt à trente ans refusant systématiquement d’acheter un véhicule neuf pour remplacer l’ancienne guimbarde qui n’en peut plus, par pure superstition. Que dire aussi des commerçants capables de commander des containers de légumes (oignons, pommes de terre) et refuser de prendre un magasin en location pour y entreposer leurs marchandises. Préférant tout déverser sur la voie publique pour les écouler sans état d’âme ? Les exemples de refus d’évoluer sont très nombreux et divers et se trouvent dans toutes les branches d’activités. Du boutiquier, au marchand de légumes en passant par le mécanicien qui peut rester plus de trente ans à ciel ouvert sans jamais penser à construire un atelier digne de ce nom.. Bref, le propre du Sénégalais c’est de se complaire dans un misérabilisme ambiant qui l’empêche d’investir pour changer, pour renouveler son outil de travail, assainir son environnement de travail, formaliser ses méthodes de travail pour progresser et faire progresser son affaire. Pourquoi ?

Il semble qu’il y’ait une certaine dose de superstition qui les pousse à ne RIEN CHANGER – la boutique, l’atelier, l’outil de travail, la maison familiale etc… sous peine de faillite due aux mauvaises langues..ALLEZ SAVOIR.

Cette culture de l’immobilisme, de la ferraille, de la Pagaille, de la crasse, du manque d’hygiène et de civilité à l’égard des clients qui nous est chevillée au corps finira par tuer tous les secteurs d’activités pour nos compatriotes s’ils ne changent pas leur façon de faire. En acceptant de renouveler autant que faire se peut, leur outil de travail et en investissant dans la modernisation et le changement de leur cadre de travail entre autres domaines.

Sinon d’autres étrangers comme AUCHAN  vont venir investir leurs créneaux d’activités avec de nouvelles offres plus séduisantes, plus sécurisantes et plus modernes pour leur chiper leur clientèle. Car le monde est devenu un village planétaire et les affaires se font partout où cela est possible. Alors il est grand temps pour nos acteurs économiques de sortir de leur immobilisme désuet qui les incite à ne RIEN CHANGER par paresse, désinvolture et surtout par superstition pour se mettre aux normes d’organisation, de salubrité, d’hygiène, de sécurité et de produits de qualité qui commandent le monde des affaires. .

En tout état de cause ,tant que les commerçants et plus généralement tous les corps de métiers en rapport avec une clientèle populaire, ne comprennent pas la nécessité de se soucier de leur environnement de travail et de la qualité de leurs produits ou de leur travail fait, il ne faudrait pas s’étonner de voir d’autres AUCHAN venir envahir leurs créneaux en proposant mieux sur le plan sanitaire et de la qualité des produits proposés et dans un cadre de travail plus attractif.

Nous sommes à l’heure de la mondialisation. Autant les sénégalais investissent certains créneaux dans d’autres pays, autant d’autres vont continuer à venir au Sénégal pour investir dans certains créneaux porteurs. Il ne sert à rien de s’indigner pour cela, c’est la loi de la concurrence qui est toujours au bénéfice des consommateurs que nous sommes.

Devant une telle perspective, plutôt que de vociférer contre AUCHAN et les autres, il est plus qu’urgent et salutaire pour nos compatriotes artisans, commerçants, détaillants, transporteurs et autres, de comprendre que le monde évolue et qu’ils doivent eux aussi apprendre à évoluer en adoptant les bonnes attitudes : Propreté- Bons produits-environnement sain- respect du client et des délais de livraison etc..sous peine de disparaître les uns après les autres .RIEN n’Y FERA..

Toute personne sensée aimerait acheter des bons produits dans un environnement sain et avec une courtoisie des vendeurs. Les sénégalais ne font pas exception. Et sous ce rapport, il est navrant de constater que nos commerçants et autres transporteurs n’ont aucun souci des gorgorlous. Sinon comment comprendre par exemple, qu’à chaque grand évènement national religieux ou autres, ils augmentent allégrement et sans état d’âme les prix des denrées et des transports sans sourciller.




Le plus désolant – parmi d’autres- c’est l’attitude des maraîchers qui, une fois que le gouvernement ajourne l’importation d’oignons pour leur permettre d’écouler leurs produits, ne se gênent pas pour imposer des prix scandaleux aux consommateurs qui ne seront levés qu’avec la reprise des importations. Ils n’ont aucune fibre patriotique et sont prêts à occire leurs compatriotes pour faire toujours plus de profits. Et avec çà, ils veulent qu’on les supporte dans leurs récriminations contre AUCHAN… NON c’est trop facile çà..

Messieurs , Dames battez vous contre AUCHAN en vous mettant aux normes de la propreté dans vos échoppes, étals, boutiques et tables, de la probité dans les prix , de la politesse envers les clients et en proposant autant qu’eux, des bons produits au bon prix et les sénégalais iront sans contexte vers vous…Sinon..le choix est vite fait DEH..

Vous en avez les moyens, seule la volonté d’EMERGER vous manque. La balle est donc dans votre camp. Plutôt que de pleurnicher, BOUGEZ VOUS ..BOUGEZ VOUS … LE MONDE EVOLUE…

 

 

Que DIEU vous gardes et gardes le SENEGAL.

 

 

Dakar le  11/07/2018

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Visite de travail à SOCOCIM: Intervention de Moustapha Diop

Je suis aujourd’hui à SOCOCIM Industries qui est la quatrième étape de ma tournée de visite d’industries que j’ai démarrée jeudi passé et qui m’a conduit d’abord au Parc industriel de Diamniadio, à la NSTS de Thiès et puis le vendredi 06 juillet aux Grands Moulins de Dakar.

Je me souviens, Monsieur BAVARD, Directeur général des Grands Moulins me disait que les Grands Moulins de Dakar sont la première minoterie du Sénégal.

Alors aujourd’hui, je suis tout heureux de me retrouver ici à SOCOCIM, la première cimenterie du Sénégal et même de l’Afrique de l’Ouest, fondée en 1948, qui pendant longtemps a fourni seule le marché de la construction au Sénégal et des pays environnants comme le Mali, la Gambie, la Guinée.

Les installations que je viens de visiter montrent effectivement que nous sommes dans une vielle industrie, bien entendu de par son âge, mais qui a réussi à se mettre aux normes et à niveau pour faire face à un marché de plus en plus concurrentiel et exigeant.

Je rappelle justement que les investissements importants consentis depuis plusieurs années ont permis à la SOCOCIM d’être la seule cimenterie en Afrique de l’Ouest à être certifiée ISO 9001 et ISO 14001 et d’obtenir le label norme CE pour ses produits.





Effectivement, la SOCOICM c’est 230 milliards de francs CFA d’investissement ; une capacité de production de 3,5 millions de tonnes de ciment par an ; un chiffre d’affaires de 110 à 120 milliards de FCFA ; 800 à 1000 emplois directs et plus 1500 emplois indirects ; dont 70% des employés sont originaires de Rufisque et Bargny.

Je voudrais en cela féliciter la Direction générale pour les résultats importants obtenus mais surtout pour les nombreuses actions de bienfaisance à l’endroit des populations de Rufisque, au titre de la RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise).

Naturellement, j’ai saisi ma présence ici pour évoquer avec Monsieur le Directeur général la récente hausse sur le prix du ciment et qui avait fait beaucoup de bruit.

Actuellement, tout est rentré dans l’ordre et je voudrais saisir cette occasion pour exprimer toute ma disponibilité à l’ensemble des cimenteries que ce soit SOCOCIM, les Ciments du Sahel et Dangoté que je visiterais très prochainement, à travailler avec elles pour trouver les solutions appropriées à leurs problèmes.

La question de l’approvisionnement en ciment des entreprises qui exécutent les grands chantiers de l’Etat comme Ila Touba et AIBD-Mbour-Thiès a été aussi au menu de nos discussions.

Sur les besoins globaux estimés à 30 000 tonnes pour Ila Touba et 28 000 tonnes pour AIBD-Mbour-Thiès, il est urgent de livrer respectivement 20 000 tonnes et 14 000 tonnes aux entreprises qui réalisent ces travaux routiers, CRBC et CWE, d’ici le début du mois d’août 2018.

Je repars d’ici rassurer et très satisfait de la réponse de Monsieur le Directeur général qui a promis de tout mettre en œuvre pour l’approvisionnement correct et sans discontinuité de ces grands projets de son Excellence Monsieur le Président de la République Macky SALL, pour faciliter la bonne exécution et permettre le respect des délais de livraison, c’est-à-dire avant la fin de l’année 2018, à la grande satisfaction des populations sénégalaises.

Je voudrais enfin remercier Monsieur le Directeur général pour l’accueil chaleureux qu’il a bien voulu me réserver avec la délégation qui m’accompagne.

Signature livre d’or SOCOCIM

En signant ce livre d’or, je voudrais exprimer toute ma satisfaction après cette visite d’usine très instructive que je viens d’effectuer et qui montre encore une fois que SOCOCIM, la première cimenterie du Sénégal, qui a permis de construire seule pendant très longtemps nos villes et campagnes, est bien un patrimoine national à préserver.

Toutes mes félicitations aux actionnaires qui se sont succédé et à la Direction générale à qui je renouvelle mon entière disponibilité et mon soutien total.

Vive la SOCOCIM.

 

 

Rufisque, le 10 juillet 2018

 

Moustapha DIOP

Ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne Industrie

 

Aéroports régionaux: les travaux débutent la semaine prochaine

YERIMPOST.COM La réhabilitation des aéroports régionaux, on en parle pour vous dire que le chef de l’Etat a annoncé le démarrage des travaux à partir de la semaine prochaine. Et c’est Saint-Louis qui ouvre le bal, avec une piste qui sera étendue sur 2,5 kilomètres, nous dit le président de la République. Le président Macky Sall a informé qu’il sera suivi par les aéroports de Matam-Ourossogui, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kaolack et Ziguinchor. Souvenez-vous, votre blog préféré vous révélait la signature de ce contrat de réaménagement des aéroports régionaux entre l’Etat du Sénégal et la société Transcon, d’un montant arrêté à 100 milliards de nos francs sur une durée de 47 mois. Il avait publié en exclusivité les images de ce projet fini. Le chef de l’Etat a fait la déclaration à l’occasion de l’ouverture de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité du territoire (Cnaat).


Total Sénégal: un Sénégalais nommé directeur

YERIMPOST.COM Total Sénégal a un nouveau patron. C’est Hamady Sy gérait jusqu’ici les intérêts de la compagnie française au Congo. Il a été directeur de cabinet aux ministères de l’Energie et ensuite des Transports.



Moustapha Diop visite le Parc industriel de Diamniadio et la NSTS de Thiès

République du Sénégal

Un Peuple – Un But –  Une Foi

———

Ministère de l’Industrie  et de

la Petite et Moyenne Industrie

———-

Le Ministre,

 

 

 

            /MIPMI/SG/

 

 

 

         Dakar, le

 

Visite de travail au Parc industriel de Diamniadio et à la NSTS de Thiès

Date : jeudi 05 juillet 2018

Monsieur le Ministre Moustapha DIOP a déclaré :

 

Je voudrais d’abord exprimer mes sentiments de profonde gratitude au le Directeur général de l’APROSI, Monsieur Momath BA, pour l’accueil chaleureux qu’il a bien voulu me réserver avec toute la délégation qui m’accompagne.

Comme vous le savez, aucune nation au monde ne s’est développée sans pour autant passer par l’industrialisation. C’est fort de cette conviction et pour donner beaucoup plus d’élan à notre stratégie industrielle que le Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Macky SALL, a pour la première fois de l’histoire institutionnelle du Sénégal, créé un département spécifique dédié exclusivement à l’industrie et à la petite et moyenne industrie qui constitue plus de 90% de notre tissu industriel.

C’est pourquoi, la transformation structurelle de notre économie dont on parle dans le PSE repose essentiellement sur le succès dans la mise en œuvre de notre stratégie industrielle, à travers notamment les quatre projets phares que sont : les Plateformes industrielles intégrées; les Agropoles intégrés et compétitifs; le Hub minier régional ; et les Paris industriels.

L’industrie est donc au cœur du PSE et en ma qualité de Ministre de l’Industrie j’entends faire jouer pleinement à ce secteur son rôle primordial dans la création de richesses et d’emplois pour les jeunes et les femmes, en particulier.

C’est dans ce cadre que j’ai initié un programme national de tournée de visite d’industries, pour aller à la rencontre des industriels, m’enquérir de leur situation, connaître leurs problèmes et leur apporter tout le soutien nécessaire pour trouver les solutions appropriées.

Etape Parc industriel de Diamniadio

Je voudrais me réjouir de voir se réaliser un des projets phares du Plan Sénégal Emergent, la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio, qui traduit la vision futuriste du Président de la République Son Excellence Monsieur Macky SALL, d’un développement industriel, durable et inclusif du Sénégal.

Il y a de cela exactement trois mois, jour pour jour, avec le Secrétaire général et le Directeur général Momath BA, je suis allé en Chine dans le cadre des négociations pour la réalisation de la deuxième phase du parc industriel de Diamniadio, et l’occasion m’a été donné de visiter les parcs industriels de Deyang et de Luojiang. Ce que j’ai vu là-bas m’a conforté dans la vision pertinente du Président Macky SALL de doter le Sénégal d’un réseau de parcs industriels.

 

C’est pourquoi, le défi pour nous aujourd’hui, c’est la mise en service et l’exploitation effective du parc, pour permettre à toutes les entreprises installées de démarrer leurs activités ; ce qui permettra de générer des ressources et surtout de créer des milliers d’emplois.

 

La première phase du Parc industriel de Diamniadio qui couvre une superficie de 13 hectares a été réalisée par l’entreprise chinoise CGCOC GROUP, pour un montant de 25 milliards de francs CFA, entièrement financé par l’Etat du Sénégal.

Cette première phase comprend trois (03) hangars de 7920m² (Type A) ; un (01) hangar de 3600 m² (Type B) ; un (01) bâtiment Administratif de 5 000 m² sur cinq (05) niveaux. A cela s’ajoutent les réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement, les aménagements paysagers ainsi que 3 km de route bitumée.

 

A la date d’aujourd’hui, la situation d’occupation du parc qui s’établit ainsi qu’il suit :

  • C&H GARMENTS, spécialisée dans la confection qui compte créer 2 000 emplois directs et 200 emplois indirects, est en train d’installer ses machines ;
  • SEWA CARD qui fait des cartes électroniques et compte créer 750 emplois directs et 840 emplois indirects, est en train de former le personnel recruté ;
  • CTIS qui fait de la tuyauterie PVC et qui envisage de créer 40 emplois directs et 200 emplois indirects, est en phase de test.

Egalement, pour DELTACUIR, ADS, SARTORISEN et GALION, l’acheminement du matériel et son installation sont en cours.

De même pour le Bâtiment administratif, les entreprises réservataires à savoir GLOBEX FEDEX, BICIS, ADS, NUMHERIT sont en train d’accomplir les formalités administratives pour s’installer.

Dans ce Bâtiment administratif, il est prévu d’abriter une pharmacie, un service médical et une compagnie d’assurance.

L’autre défi qui se dresse devant nous, c’est la réalisation urgente de la deuxième phase du parc industriel de Diamniadio qui porte sur l’aménagement de 40 hectares, qui comprendra des hangars, une (01) citée d’habitations pouvant accueillir 2500 personnes, un terrain de football, des espaces verts et tous les services que requiert une telle infrastructure.

Cette deuxième phase d’un montant de 710 millions de yuans, soit 60 milliards de francs CFA, sur prêt concessionnel de la République Populaire de Chine, sera réalisée par le Consortium d’entreprises chinoises CGCOC-SRBG, avec qui nous avons signé un Mémorandum d’Entente (MOU), le lundi 02 avril 2018.

La deuxième phase comprendra 15 bâtiments de type A ; 2 bâtiments de type B en option ; une (01) citée d’habitations sur 4 hectares pouvant accueillir 2500 personnes, les VRD ; une sous station électrique HT/MT, 4 km de route, des espaces verts, un entrepôt, des locaux pour la douane, les sapeurs-pompiers, etc.

 

Si nous parvenons à relever ces deux défis, nous pourrons aisément apporter notre modeste contribution à la politique d’emploi du Président Macky SALL ; car je rappelle qu’à terme il est attendu la création de 25 000 emplois. C’est dire que la Plateforme Industrielle Intégrée de Diamniadio est pourvoyeuse d’emplois pour les jeunes et les femmes.

Etape de la NSTS de Thiès

 

Si j’ai choisi de venir ici à la NSTS dès l’entame de ma tournée, c’est parce que la situation que traverse votre société et que vous venez de décrire préoccupe à plus d’un titre le Chef de l’Etat qui accorde une importance capitale à la relance de l’industrie textile nationale. C’est pourquoi, il nous a instruit à tout mettre en œuvre pour la reprise des activités au niveau de cette usine qui emploie plus d’une centaine de personnes mais qui en plein régime devait passer à plus de 400 emplois ; ce qui n’est pas du tout négligeable pour le marché de l’emploi local voire national.

Je rappelle justement à ce sujet que c’est lui-même le Président Macky SALL qui a décidé, en 2014, à la suite d’un long arrêt, de relancer les activités de la société, en autorisant la signature d’un Protocole d’accord tripartite, entre la NSTS, l’Etat du Sénégal et la Banque Nationale de Développement Economique (BNDE).

Aujourd’hui, nous sommes devant cette situation inattendue ou en tout pas du tout souhaitable et nous devons agir ensemble pour redémarrer cet outil de production ; c’est tout le sens qu’il convient de donner à ma présence ici parmi vous.

Effectivement, l’usine est à l’arrêt complet depuis le mois de mars 2018, avec quelques 150 employés qui se retrouvent ainsi au chômage.

Les difficultés de la NSTS procèdent essentiellement du non renouvellement, par la BNDE, de la ligne de crédit annuel de 400 millions de francs CFA, pour non-respect des engagements de remboursement des échéances. Cela a occasionné un manque de fonds de roulement et par la suite une rupture des approvisionnements en coton.

A cela s’ajoute la difficulté de trouver le financement du programme d’investissement du Plan de relance, sur la période 2014-2016, dont le montant initial de 2,9 milliards a été revu à la hausse, à 4,1 milliards de francs CFA. Finalement, c’est juste 1,4 milliards de francs CFA qui a été mobilisé pour le financement du programme d’investissement.

Le 9 mai 2018, une réunion du Comité interministériel de Restructuration des Entreprises en difficultés, s’est tenue, au Ministère des Finances, à la Direction du Secteur parapublic, pour examiner l’apurement de la dette de la NSTS avec la BNDE ; trouver une solution de relance des activités de la société et assurer le financement adéquat.

Ainsi, il a été décidé :

1) la BNDE accepte d’acquérir une partie du patrimoine foncier de la NSTS pour couvrir la dette ;

2) la NSTS vend le reste de son patrimoine foncier hors usine ; ce qui lui permettra de satisfaire largement l’essentiel de ses besoins en financement.

Ces deux solutions permettront à la NSTS d’assainir sa situation financière et de pouvoir solliciter un financement bancaire, en cas de besoin.

3) Finaliser l’entrée du FONSIS dans le capital de la NSTS ; ce qui permettra de suivre de près le fonctionnement de la société ; ensuite, d’étudier avec la BNDE la possibilité de continuer à financer le fonds de roulement pour l’activité filature, et enfin, en cas de rentabilité de l’activité filature, relancer progressivement le tissage.

4) Un expert a été commis pour passer en revue les états financiers de la NSTS et faire des propositions pour solder certains comptes notamment avec la SOTEXKA. A ce sujet, je suis heureux de vous annoncer que le bon d’engagement pour le paiement des honoraires du consultant est déjà disponible et qu’il va reprendre du service incessamment.

 

A l’issue de la visite à la NSTS, j’ai demandé au Directeur général Monsieur Ibrahima Macodou FALL, de passer à mon bureau lundi prochain, le 09 juillet, à 16 heures, pour passer en revue toutes ces mesures préconisées et voir ensemble comment aller vers la mise en œuvre et je suis sûr qu’avec l’appui dèjà acquis de son Excellence Monsieur le Président de la République nous parviendrons à redresser la NSTS.

 

 

Exclusif! Mansour Faye et Charles Fall de la Sones refusent une solution gratuite de production d’eau potable !!!

YERIMPOST.COM Une société espagnole a proposé au Sénégal une solution gratuite et efficace de production d’eau potable au moyen du dessalement de l’eau de mer. On ne sait pour quels intérêts le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye, et le directeur de la Sones, Charles Fall, ont de facto rejeté pareille solution.
Amadou Ndiaye, personne-contact de l’entreprise espagnole, a rencontré Mansour Faye au début du mois de février 2018 pour lui faire part du projet doté d’une capacité de production allant de 60 000 a 200 000 m3 par jour. Non sans lui indiquer que la société qu’il représente est prête à préfinancer intégralement à hauteur de 106 milliards de francs cfa. Elle réclame simplement un contrat d’achat de l’eau produite par la Sones. A partir de la signature de ce contrat, le ravitaillement allait commencer dans un délai de 18  a 24 mois.




En apparence enthousiaste, le ministre a joint au téléphone Charles Fall, directeur général de la Sones, pour lui demander de recueillir la proposition et de la traiter avec bienveillance. D’autant que, si la JICA a proposé le financement de l’usine des Mamelles, il est vital de traiter avec un autre partenaire. Car le besoin pour Dakar s’élève à 220 000 m3  par jour alors que l’usine des Mamelles aura juste une capacité de production journalière de 50 000 m3.
Une semaine après le coup de fil de Mansour Faye, les partenaires espagnols ont débarqué à Dakar. Charles Fall s’est rendu totalement indisponible et a refusé de les recevoir en dépit de nombreuses relances. Finalement, sur l’insistance d’Amadou Ndiaye, il a demandé au directeur technique de la Sones, Amadou Niang, de les recevoir. Ce dernier a écouté l’exposé de ses interlocuteurs et n’a pas tari d’éloges pour le modèle qu’ils lui ont exposé.




Ensuite, silence radio total au niveau de Charles Fall, puis de Mansour Faye lui-même. Et rupture totale de toute communication avec Amadou Ndiaye. Pourquoi le ministre, qui semblait convaincu, a subitement changé d’avis ? S’est-il laissé entraîner par Charles Fall dont l’hostilité est constante ? Comment peut-on justifier le refus d’une solution qui ne va pas coûter un rond d’investissement au Sénégal et qui va rendre l’eau de mer potable pour la vendre à la Sones à un prix susceptible de diviser au moins par deux les factures actuelles des consommateurs ? Au nom de quels intérêts veut-on passer outre cette formule ? Met-on en avant des préoccupations autres que l’intérêt des Sénégalais ?

Qui a intérêt à retarder l’exploitation du champ de Teranga équivalent à celui de GTA dans le bloc de St- Louis Offshore ?

Il y a trois champs de gaz naturel, GTA de 560 milliards de m3 situé près de la frontière de la Mauritanie. A deux cent kilomètres au sud en territoire sénégalais, il y a le champ Teranga dont les estimations provisoires tournent autour de 500 milliards de m3. Au sud plus près de la côte sénégalaise, se trouve le champ Kayar avec un réservoir de 150 milliards de m3.
L’évaluation des champs revient à la partie technique souvent dominée par les firmes étrangères.
La question se pose de savoir pourquoi n’a-t-on pas choisi d’installer la plateforme d’exploitation du gaz naturel à Teranga plutôt qu’à GTA, obligeant Macky Sall à négocier en position de faiblesse devant le Président Aziz de Mauritanie. Cette décision est évidemment à l’avantage de Kosmos qui a engagé des dépenses infructueuses en Mauritanie et du Président Aziz de Mauritanie.
Voilà donc une question patriotique pour Macky Sall et BBY. Dans ce registre, Moustapha Niasse nous avait servi dans Bennoo Siggil Senegaal, après avoir signé la charte de gouvernance démocratique des Assises Nationales, qu’il était contre le patriotisme économique, car il s’opposait à l’investissement direct étranger. On comprend mieux pourquoi Macky Sall estime, en violation de la constitution, qu’il peut s’accommoder d’un président de l’Assemblée nationale non exclusivement de nationalité sénégalaise. Les voilà unis contre le patriotisme !




Mamadou Lamine Diallo

Macky Sall et Amadou Ba ont 200 milliards de FCFA à la BCEAO qu’ils ne peuvent pas dépenser en 2018

Lors du vote de la loi des finances rectificative 2018, le vendredi 29 juin 2018, le ministre de la coopération internationale, bousculé, a avoué que le Sénégal dispose de 200 milliards à la BCEAO qu’il ne peut pas dépenser alors que des centaines de chantiers du BCI sont à l’arrêt et des arriérés intérieurs s’accumulent auprès des PME sénégalaises, des structures de santé, etc.. C’est un aveu de la faillite de la gestion macroéconomique de Macky Sall. Si Amadou Ba avait reconnu cette situation depuis un an que j’en parle, je n’aurais pas pris l’initiative d’écrire au Directeur Général du FMI. Je n’ai pas de leçons de patriotisme à recevoir de la part de l’équipe de Macky Sall truffée de binationaux tardifs.



Voilà ce qui s’est passé. Amadou Ba a surestimé sa croissance économique et donc ses recettes fiscales. Sur cette base, il augmente ses dépenses notamment les investissements irrationnels de Macky Sall. Le déficit est financé par l’endettement encouragé par une conjoncture favorable pour les prix du baril de pétrole et des produits pétroliers. Quand il y a eu retournement de conjoncture, le prix du baril a augmenté, le déficit s’est tout bonnement creusé et le Sénégal est mis sous ajustement par le FMI qui lui impose de réduire ses dépenses et d’ajuster les prix à la pompe et les tarifs de l’électricité. Pour cela, il fait bloquer à la BCEAO une partie des ressources de l’eurobond 2018, entre 160 et 200 milliards. Voilà la vérité.
La stratégie de Amadou BA pour l’instant est de bloquer les dépenses en tenant compte des promesses faites aux étudiants et aux enseignants et de proposer de nouvelles taxes pour augmenter les recettes. C’est le sens de la LFR. Evidemment, les arriérés intérieurs seront payés au compte-goutte par la méthode du « compal » de Macky Sall (Thiompal), en privilégiant ses amis.




Mamadou Lamine Diallo

Annulation d’un marché: l’Armp décrète Eiffage injustement favorisée

YERIMPOST.COM Lancé par le Saed, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) vient d’annuler le marché relatif à la réalisation de travaux pluriannuels de maintenance des adducteurs et émissaires de drainage (lot2) de Dagana, Matam et Podor. Cette annulation fait suite à un recours déposé par le soumissionnaire Exbat qui, dans sa proposition, avait tablé sur 973 millions pour la réalisation, nous dit le quotidien Libération. Au moment de l’attribution, le marché a été raflé par… Eiffage pour 1,5 milliard de nos pauvres francs. Une reprise de l’évaluation des offres a été ordonnée par l’Armp. Cent commentaires en attendant que d’autres révélations suivent…



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