Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

économie

Interdiction d’importation: le ministre du Commerce contredit son dircab

YERIMPOST.COM Cacophonie au ministère du Commerce! Avant-hier, le directeur de cabinet du ministre annonçait la levée de restriction de certains produits de la volaille. Hier, c’est le ministre lui-même qui est sorti pour démentir cette information. Alioune Sarr a soutenu que l’interdiction d’importation est toujours en vigueur et que les producteurs locaux n’avaient aucune crainte à avoir. Qui croire dans ce brouhaha qui laisse les producteurs pantois ?



Les recettes gazières de Macky Sall: 21 000 FCFA par Sénégalais et par an

La galaxie autour de Macky Sall se glorifie de recettes gazières de 16 800 milliards de F CFA dans les trente ans à venir provenant de l’exploitation du gaz de St Louis, et c’est son partage qui a été l’objet du Xaware de Diamnadio, appelé concertations.
Il importe de clarifier tout cela pour le peuple. 16 800 milliards sur 30 ans, c’est 560 milliards par an. Dans trente ans, il y aura au moins 26 millions de Sénégalais. La génération future de Macky Sall aura donc 21 000 FCFA par an, sans tenir compte de l’inflation. En vérité, une poignée de riz, presque zéro. La génération de 2022 aurait 35 000 FCFA par an et par personne, c’est- à dire 100 francs par jour. Voilà l’exploit de Macky Sall le géologue féru d’économie.
Dans cette affaire, on nous cache la vérité. Il s’agit avant tout d’un partage physique de la production de gaz naturel. Donc pour simplifier, il faut savoir sur chaque 100 m3, quelles sont les parts respectives du Sénégal, de la Mauritanie, de Kosmos, de BP, Timis Corporation, Franck Timis, Aliou Sall ? C’est le point de départ de toute réflexion et c’est une exigence de la transparence soulignée dans la constitution. Il nous faut des volumes d’abord avant tout.
En tout état de cause, tout ceci n’est pas à l’avantage du Sénégal. Nous avons trois puits positifs au Sénégal, GTA soi-disant sur la frontière, Teranga et Yaakarr au sud de St Louis en territoire sénégalais et un puits sec en Mauritanie.
Pourquoi avoir choisi de mettre la plateforme sur la frontière et non en territoire sénégalais ? Ceci est à


l’avantage de Kosmos, BP, et de la Mauritanie, mais pas du Sénégal. Macky Sall a accepté. Voilà le vrai problème !

Mamadou Lamine Diallo Tekki

Macky Sall veut taxer les télécoms, les assurances et les pétroliers pour sortir du gouffre financier

Macky Sall veut taxer les télécoms, les assurances et les pétroliers pour sortir du gouffre financier, en partie provoqué par les achats d’avions injustifiés, et combler une partie des dépenses extrabudgétaires.
Pour lancer la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal S A, Macky Sall a chassé les Sénégalais pour ramener ses parrains européens, à leur tête M. Böhn, venu du Congo de Mobutu Sese Seko, dont la compétence est contestée par les spécialistes. L’étude menée par le cabinet Seaburry, sous la supervision de Boun Dionne et Mme Ndoye
, qui a coûté 2, 1 milliards payés par la Caisse des Dépôts et de Consignations, a été mis dans les tiroirs. J’avais posé la question au ministre Mme Ndoye à l’Assemblée, elle a nié, mais les faits sont têtus.
Macky Sall, Amadou Ba et le DG Böhn ont décidé d’acheter sans appel d’offres deux Airbus 330/900 NEO à 180 milliards de FCFA alors que l’étude avait recommandé de louer deux Airbus 330 pour le long courrier, deux Airbus 319 pour le régional et deux ATR pour Ziguinchor et le voisinage.
Au total, cette gouvernance de l’équipe de Boun Dionne aura couté 60 millions de dollars (33 milliards de FCFA) en trésorerie de l’Etat (des dépenses extrabudgétaires) et près de 200 milliards de FCFA en dette de la nouvelle compagnie. En septembre 2018, lorsque le dernier acompte de 15 millions de dollars des Airbus (8,2 milliards de FCFA) sera payé, le DG pourra partir pour service rendu. En vérité, Macky Sall et Amadou Ba ne peuvent pas se défendre devant une certaine France.
Et on comprend mieux pourquoi le Président Macky Sall refuse de clarifier le débat sur l’exclusivité de la nationalité sénégalaise.




Mamadou Lamine Diallo Tekki

Scandale: Envol Immobilier exempté de fiscalité

YERIMPOST.COM Le constructeur de la « Maison des Nations unies » à Diamniadio refait parler de lui. Ce qui arrive à Envol Immo relève plus de la « bénédiction divine ». Si non, comment expliquer qu’en plus d’avoir décroché le marché des Sphères ministérielles de Diamniadio et celui de la construction de la « Maison des Nations unies », les termes du contrat révélés par Libération vont faire empocher à la société de Madany Tall 10,6 milliards annuel sur 180 mois ? Dans sa parution du jour, le journal livre une autre information qui laisse pantois. Envol Immo bénéficie d’un régime fiscal particulier. Le journal, qui a publié in extenso l’annexe du contrat que la Cité des nations unies a accordé à Envol et ses sous-traitants, souligne toutefois que le redressement fiscal dont il était question a tout bonnement été annulé.



Vidéo- Les mécanismes de l’Etat pour sécuriser les ressources pétrolières et gazières

VIDEO: Les mécanismes de l’Etat pour sécuriser les ressources pétrolières et gazières

Scandale: Marché nébuleux à l’OMVS: l’ARMP se dit incompétente

YERIMPOST.COM Qui l’eût cru ? L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) se déclare incompétente dans une nébuleuse à gros sous et ce, après avoir gelé l’attribution du marché à la société Sinohydro dans le cadre du projet d’aménagement hydro-électrique de Koukoutamba lancé par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Libération, qui avait la primeur de l’information, est revenue dans sa livraison du jour pour en dévoiler un peu plus sur ce scandale. « L’Omvs est dotée de ses propres règles de passation de marchés publics communément appelées « législation des marchés de l’Omvs » a déclaré l’Armp dans sa conclusion. La société qui avait saisi l’Armp, China Gezhouba Group Co Ltd, avait motivé sa requête par le fait que la société attributaire de ce marché de 999 millions de dollars avait été exclue de l’appel d’offres pour défaut de garantie bancaire. Après ce rejet, un Etat membre de l’organisation a demandé la réintroduction de Sinohydro dans l’avis d’appel d’offres. Là où le bât blesse, c’est que la concurrence proposait 7 millions de moins que la société Sinohydro et pourtant, le marché ne lui a pas été octroyé. Des incongruités qui font grincer biens des dents au sein même de l’Omvs.



AUCHAN: une bombe à retardement qui finira bientôt de nous achever

YERIMPOST.COM Nous vous donnons à lire ce texte non signé que nous avons trouvé sur Whatsapp…

 

Combattu sur ses propres terres par les communes,les agriculteurs et autres commercants de france qui l’accusent de detruire 4 emplois la ou il n’en crée qu’un seul, Auchan a bientot fini de s’installer confortablement et de facon durable a Djoloff.

Au Maroc et en Turquie, Auchan a été contreint de se retirer, combattu qu’ il été par les acteurs locaux avec la bénédiction des gouvernements




Dans un pays comme le Sénégal où l’économie est tres dispersée Auchan va détruire le commerce du marché (surtout celui de nos mamans, de nos soeurs a travers les « tables » du quartiers ) mais aussi les boutiques du quartier.
Au lieu d’acheter la production de nos agriculteurs Auchan viserait a avoir ses propres champs au Sénégal.

Il ne sera pas facile de trouver des remparts a ce massacre qui a déja commencé.
Arretons-nous par ex. sur la filiaire avicole. Des eleveurs dakarois que je viens de voir dans le journal de walf-tv lancent des appels de detresse, ne parvenant plus a écouler leurs poulets durant ce mois de ramadan, Les senegalais attirés par l’appat de l’economie vont s’apprivisionner chez Auchan.
Cette situation s’est installée a travers la levée par le sénégal de sa politique de protection de la filière avicole. Cette tournure politique qui vise a voler au secours de la filiere avicole francaise en difficulté va être une catastrophe aussi bien économique, sociale, sécuritaire que religieuse. Comment le poulet sénégalais dont le prix de revient unitaire moyen du Kg est de 1700 CFA peut-il concurrencer le poulet français à 521FCFA ? Même avec 35%de frais douaniers le poulet francais importé reviendrait à 703,35FCFA et serait au moins 2 fois moins cher que le poulet sénégalais. A ces risques de mévente de leur production auxquels sont confrontés Abdou Cissé et Co s’ajoute le risque pour tout musulman de consommer a l’heure du dnogou (rupture du jeun) un poulet qui n’ est pas hallal.

Autres faits




– les pays développés chassent Auchan et c’est le 25 ieme pays le plus pauvre du monde, le 16 ieme le plus endetté au monde, le premier le plus endetté de la zone UMOA (sources fmi) qui veut servir de refuge à Auchan

– Chiffres d’affaires d’Auchan ( 53 milliards d’€ en 2017). Ce qui fait au moins 4 fois le PIB du Sénégal. Donc en face de nous se dresse un geant pas facile a terrasser!

– Enfin si le sénégalais pense que les prix resteront moins cher il risque de se tromper, car une fois qu’il prendra le contrôle du marché Auchan pourra nous imposer ses prix apres avoir aneanti toute concurrence locale. POUR SAUVER L’AVENIR DU COMMERCE DE NOTRE PAYS, BOYCOTTONS LES PRODUITS DE AUCHAN.(DIFFUSER LE MAXIMUM POSSIBLE CES INFORMATIONS)

Bon Ndogou quand meme a tous malgré ces nouvelles pas trés gaies.

Gestion du pétrole et du gaz: Macky Sall accède à une vieille doléance de la société civile

YERIMPOST.COM Macky Sall se veut transparent. Pour montrer sa bonne foi pour une gestion transparente des ressources naturelles, le président de la République a décidé d’ouvrir le Cos-Petrogaz aux membres de la société civile. Une vielle doléance des organismes qui luttent pour la bonne gouvernance.

Rappelons que le Cos-Petrogaz est l’organe de pilotage stratégique qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre, à travers son Secrétariat permanent qui en est l’outil de supervision.



Macky Sall: «Y’a pas de malédiction du pétrole qui tienne»

YERIMPOST.COM La malédiction du pétrole ! Macky Sall n’y croit pas. Le chef de l’Etat se dit optimiste sur le devenir des ressources naturelles du Sénégal. « Il n’y a pas de malédiction du pétrole qui tienne », a-t-il déclaré. Selon lui, dans les pays où il y a une « malédiction », les ressources naturelles, tels que le pétrole et gaz, ne sont pas gérées de manière transparente. Ce qui ne sera pas le cas pour le Sénégal. « Si nous renforçons la transparence dans la gestion de nos ressources, si nous continuons sur ce même état d’esprit (référence à la concertation), le pétrole ne sera jamais une malédiction pour nous », assure le président la République.



Gestion des recettes issues du pétrole et du gaz: Un religieux pose ses doléances

YERIMPOST.COM La Concertation nationale sur le pétrole et le gaz n’est pas seulement l’affaire des hommes politiques ou de la société civile. Des religieux aussi ont pris part à cette rencontre. C’est le cas de l’Association islamique pour servir le soufisme (Ais). Son président, qui a pris parole aux débats, a plaidé pour une bonne gestion de ces ressources naturelles. Selon Mame Cheikh Mbacké, une part des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz devrait permettre d’éradiquer définitivement la mendicité dans les rues. Le président d’Ais préconise aussi un fonds, alimenté par les recettes du pétrole et du gaz, pour financer toutes les grandes manifestations religieuses du pays. Enfin, il propose la construction d’une université soufie pour pérenniser les acquis religieux, gage de la stabilité du pays.


L’opposition brille par son absence à la Concertation sur le pétrole et le gaz

YERIMPOST.COM L’opposition dite significative a brillé par son absence à la Concertation sur le pétrole et le gaz qui de déroule présentement au CICAD. Une démarche que regrette le sociologue, Pr Malick Ndiaye. Prenant la parole devant le chef de l’Etat, Pr Ndiaye a déploré l’absence des leaders de l’opposition. Selon lui, ce cadre offert par le président de la République est une belle tribune pour répondre à leurs inquiétudes sur les ressources naturelles du pays. « Les questions d’Abdoul Mbaye, de Thierno Alassane Sall devraient trouver réponses ici. C’est pourquoi je ne suis pas d’accord sur leur absence. Une nation, c’est tout le monde. Pouvoir et opposition doivent discuter dans l’intérêt commun », a-t-il déclaré.



De l’exploration à la découverte, qu’a investi le Sénégal ? Macky Sall reste flou

YERIMPOST.COM L’Etat du Sénégal n’a mis aucun sou dans l’exploration des ressources pétrolières et gazières. C’est l’assurance donnée par Macky Sall à l’ouverture de la Concertations nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. La raison en est que cette phase nécessite de gros moyens. Les grandes compagnies qui investissent dans cette phase le font à leurs risques.
À en croire le président Sall, ce n’est qu’après-découverte, que l’Etat du Sénégal, via son bras armé Petrosen, a investi à hauteur de 20% des découvertes. Une somme que le Gouvernement a empruntée, a-t-il révélé, sans en préciser le montant.



Macky Sall souhaite une exploitation judicieuse de chaque baril de pétrole

YERIMPOST.COM La Journée de concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz vient de démarrer au CICAD. Elle a débuté avec l’hymne nationale du Sénégal exécutée par la musique des Forces armées. Dans son discours d’ouverture, le chef de l’Etat, Macky Sall, est revenu sur l’importance de la journée. Cette concertation est d’une importance capitale, selon lui. « Notre sol est généreux. Mais le pétrole n’est pas une ressource renouvelable. C’est pourquoi chaque dollar de baril doit être judicieusement utilisé», a-t-il déclaré.


«Je suis dubitatif sur le taux de croissance de 7,2% annoncé»

Le docteur Thierno Thioune, maitre de conférences titulaire en économie à l’Ucad et directeur des études du Centre de recherche et de formation pour le développement économique et social (Crefdes) n’approuve pas le « bidouillage » des chiffres sur le taux de croissance du Sénégal. Il réagissait, suite au communiqué de la Banque mondiale sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne et notamment sur le taux de croissance avancé par le Sénégal.





«Je suis dubitatif et perplexe sur le taux de croissance de 7,2% annoncé par les autorités. Lequel est chanté urbi orbi et qui ne se fait sentir dans la vie des concitoyens. Parce qu’en réalité, ce taux de croissance est porté par le secteur tertiaire, notamment les Tic. Celui-ci est constitué essentiellement de capitaux étrangers. Or, en réalité, l’économie nationale devait être portée par le secteur primaire à même de créer plus de la valeur ajoutée (emplois). Ce qui fait que tous les points de croissance qui sont gagnés sont rapatriés à l’étranger.

 

Bidouiller les chiffres sur la croissance pour laisser croire que l’économie nationale se porte bien alors que tel n’est pas le cas est chose à éviter. S’adonner à ce jeu peut instaurer un climat de non confiance pour les investisseurs étrangers d’une part et mettre le pays dans une instabilité sociale pour non-satisfaction des revendications. Normalement, lorsque l’économie nationale marche bien, cela doit se refléter ou se faire sentir en termes de création d’emplois, de trésorerie, de paiement de salaires à date échue, de paiement des dettes intérieures, moins d’emprunts. Or, la situation actuelle est difficile. Ce que tout le monde remarque. Le front social en atteste par les retards de salaires notés, le non-paiement de la dette intérieure, la non-satisfaction des revendications…

 

Même avec un écart de 0,5 point, c’est important. Avec cet écart que le citoyen lambda peut considérer moins important, j’affirme ici que cela donne une marge de manœuvre aux gouvernants pour faire face à ses problèmes de trésorerie. L’économie, ce n’est pas un jeu. C’est du réel. Par conséquent on ne peut pas se permettre de jouer avec les données scientifiques…J’ai foi aux données du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale (Bm).





Les économistes de ces institutions de Bretton Woods livrent des statistiques fiables et viables scientifiquement. Ils le font en toute indépendance sur des bases très claires. D’ailleurs, cela leur est reconnu mondialement. Les instruments de mesures sont élaborés par ces institutions. Donc, c’est du sérieux. Je suis perplexe des instruments de mesures qu’utilisent le ministère de l’Economie…».

 

Jean Pierre MALOU | 08/06/2018 | 11H52 GMT SUDQUOTIDIEN

Dr Thierno Thioune de l’Ucad sur la polemique autour des performances economiques du Sénégal

 

 

Fourniture des véhicules aux députés: les dénonciations d’EMG qui laissent paraître un gré à gré

YERIMPOST.COM L’Assemblée nationale a violé la règle du libre accès à la commande publique essentielle dans le Code des marchés publics. Après l’attribution du marché des véhicules des députés annoncée ce lundi 11 juin, le concessionnaire EMG s’est dépêché a fait une sortie médiatique pour dénoncer ce qu’il appelle un marché de gré à gré. Dans le but de se faire entendre, le concessionnaire propriété de Mbaye Gueye a adressé un courrier à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) à l’effet de faire annuler l’attribution.

Selon EMG, le marché a été attribué à Cfao en violation des règles de procédure. Cinq concessionnaires ont été sélectionnés, à savoir la Sénégalaise de l’automobile, Caetano, Japan motors, Carrefour et Cfao qui a été retenu à l’ouverture des plis à la date du 28 avril 2018, soit 8 jours après lancement de l’appel d’offres. Les autres concessionnaires présents sur le marché ont été exclus de facto. Révélant cette information, le quotidien Libération citait EMG comme étant un des soumissionnaires à ce marché de plus de 5 milliards de francs. Avec le développement intervenu au cours de la journée d’hier, force est de constater qu’EMG a été exclu d’office alors qu’il avait approché l’Assemblée nationale il y a plus d’un an pour lui proposer ses services avec une modalité de paiement assez souple. Affaire à suivre…



Autoroute à péage: le chef de l’Etat accélère la renégociation

YERIMPOST.COM Le processus de renégociation des tarifs du péage sera bouclé avant la fin de ce mois de juin 2018. C’est au cours de la réunion du Conseil des ministres de ce lundi 11 juin que le président de la République a demandé au gouvernement d’accélérer la finalisation. Un coup de pression du chef de l’Etat motivé par l’ouverture prochaine des tronçons Ila Touba, AIBD-Thiès et AIBD-Sindia-Mbour.



Quand les objectifs d’atteinte de la cible du déficit budgétaire (337 milliards) pénalisent les ménages et asphyxient les entreprises sénégalaises.

Après ma contribution nommée : éclairages économiques sur la tension financière après la sortie du ministre de l’économie des finances et du plan, contribution publiée dans les quotidiens (24 heures et Témoin du 8 juin, lequotidien du 9 juin, walfquotidien du 11 juin et sur le site léral.net), je reviens pour parler d’un autre problème de choix économique qui fatigue les ménages et tue les entreprises : la focalisation du ministre de l’économie et des finances sur l’atteinte de la cible du déficit budgétaire fixé avec le FMI.

Cette focalisation sur l’objectif d’atteinte de la cible du déficit budgétaire fixée dans la loi de finance 2018 fatigue les ménages et tue les entreprises.




Lors de sa visite à la direction générale de la comptabilité publique et du trésor le 08 juin 2018, le ministre de l’économie disait : « L’environnement international a changé dans le second semestre de l’année 2017 avec la hausse du baril du pétrole, et on s’est retrouvé avec une moins-value de recettes de 130 milliards de fcfa. Dans cette situation pareille, le gouvernement s’était engagé sur une cible de déficit budgétaire de 337 milliards dès lors, avec la moins-value de recettes, on pouvait partir de 337 milliards plus 130 milliards soit un déficit budgétaire de 6%. Si on l’avait fait, sur le marché on n’aurait pas eu ces taux (taux d’intérêt sur les obligations). Cela ôterait au Sénégal toute crédibilité. Durant cette période 2017, nous avons pensé tout faire pour que la cible du déficit soit respectée et reporté à certaines dépenses sur 2018. En 2018 on a fait des reports de dépenses mais l’environnement a continué de se dégrader ; le pétrole a atteint 80 dollars le baril ».

Selon le ministre l’augmentation du prix du baril a créé une moins-value de recettes de 130 milliards c’est-à-dire 130 milliards de dépenses de plus par rapport à ce qui était prévu dans la loi de finance initiale 2018. Qu’a fait le ministre de l’économie avec ces 130 milliards fcfa ?

Dans sa volonté d’être un bon élève du FMI c’est-à-dire de conserver la cible du déficit budgétaire à 337 milliards comme promis, le ministre va reporter à l’année d’après des dépenses importantes pour l’amélioration du quotidien des ménages et va déshonorer ses engagements financiers vis à vis  de ses fournisseurs et co-contractants. Le ministre veut respecter ses engagements avec le FMI mais respecter ses engagements avec le FMI jusqu’à contraindre les ménages et les entreprises à la souffrance pose problèmes.

Si le prix du baril du pétrole saute, le déficit aussi doit sauter peut être à des proportions moindre mais il doit sauter pour mettre à l’aise les ménages et entreprises. Si les autorités (président et ministres) sont là aujourd’hui c’est à cause des populations et des entrepreneurs (qui votent) et non à cause du FMI. Vouloir être un bon élève du FMI jusqu’à contraindre les ménages et entreprises n’est point salutaire pour un dirigeant.

De 2000 à 2005 le Sénégal a été un bon élève dans le respect de la cible du déficit. Pendant cinq (5) il était dans la moyenne des 3% fixé comme cible du déficit. Mais en 2006 à cause des problèmes énergétiques (prix du baril) le président Wade n’avait pas hésité à faire sauter le cible du déficit jusqu’à 6% pour mettre à l’aise les ménages et les entreprises. En 2011 encore, le président Wade n’avait pas hésité à faire sauter encore le cible du déficit à 6% pour faire passer le plan takkal qui avait permis aux ménages et aux entreprises de vivre plus de 5 mois sans coupures intempestives. Le déficit budgétaire comme la dette sont des instruments de création de richesse pour les ménages et les entreprises.




Le rôle de l’État est de soutenir par les dépenses l’activité globale, a fortiori lorsque le privé va mal comme au Sénégal. En 2009-2010, pour éviter l’effondrement, relancer l’activité et l’emploi, les États-Unis n’ont pas hésité à pousser leur déficit jusqu’à 13 % de leur PIB. En pleine crise financière, le secrétaire au trésor américain Henry Paulson n’avait pas hésité à faire sauter le déficit à cause de son plan de relance de 750 milliards de dollars pour régler la crise économique. Le déficit avait sauté pour soulager les ménages et les entreprises américaines.

Aujourd’hui dans ce monde en mal de croissance les pays font des choix économiques et le critère est : un pays a droit au déficit nécessaire pour obtenir un niveau satisfaisant d’activité. C’est ce que continuent à faire le Japon (déficit public prévu 5 %), les États-Unis (4,4 %) et le Royaume-Uni (3,5 %).

Dans la zone euro, en pleine crise économique (2010 à 2015) tous les pays ont fait sauter la cible du déficit fixée à 3% du PIB. Les pays de la zone euro sauf l’Allemagne (à cause de son manque d’investissement public) ont fait sauter la cible du déficit en pleine crise et ont violé le critère de convergence fixant la cible du déficit à 3%. Ils ont fait sauter le déficit pour soulager leurs ménages et entreprises.

Aujourd’hui au Sénégal si le prix du baril saute et menace la cible du déficit de 3% on le répercute sur les ménages et les entreprises pour les beaux yeux du FMI. Et pourtant quand le prix du baril chute de 75% les ménages et les entreprises ne le sentent pas.

Nos autorités de l’économie préfèrent honorer leurs engagements avec le FMI et déshonorer leurs engagements avec les ménages et les entreprises sénégalaises : soit on est avec le FMI soit on est avec le peuple. Thomas Sankara disait : « Je préfère faire un pas avec le peuple que 100 pas sans le peuple ».

En Afrique nos ministres de l’économie et des finances ont souvent pour objectif d’être des bons élèves du FMI à la défaveur du peuple. Leur objectif est clair : intégrer le FMI à la fin de leur magistère au ministère.

El Hadji Mansour Samb – Economiste et auteur du livre : Les Limites du PSE

 

 

 

 

Vidéo- Polémique sur la solvabilité financière du Sénégal: Moustapha Sow fustige une surenchère dangereuse





Audio – Mansour Faye: « Il faut nécessairement que l’eau de Touba soit payée »





Fourniture de véhicules aux députés: Cfao remporte le marché qui va coûter trop cher pour zéro résultat

YERIMPOST.COM Ils vont bientôt afficher la banane, pour paraphraser le quotidien Libération, qui rapporte que la Cfao a été désignée pour fournir aux députés leurs véhicules de fonction. Les 165 véhicules des parlementaires seront prochainement livrés et, d’après le journal, le concessionnaire a gagné le marché suite à un appel d’offres auquel il concourait en même temps que Japan Motors et EMG Automobiles pour ne citer qu’eux. 35,6 millions de nos pauvres francs, c’est le prix de chaque voiture. Cette 13e législature va coûter trop cher pour rien.


La tension de trésorerie, un faux débat !

Lorsque l’on veut donner un rayonnement médiatique maximal à l’événement que l’on veut célébrer, on l’accompagne et c’est le cas du faux débat sur la tension de trésorerie.

Gérer un État, c’est faire des choix, c’est « prioriser » !

Nous disons encore merci à ces hauts fonctionnaires qui gèrent les Finances de l’État. Eux qui ont réussi depuis le Plan d’Ajustement Structurel à faire face aux priorités du Sénégal sans faillir.




Les caisses des États ne sont jamais vides ! Il s’agit de s’occuper des priorités et heureusement, pour exemple les salaires sont correctement payés.

Le Sénégal n’est plus en ajustement mais il est dans une dynamique d’émergence.

Lorsque l’horizon s’éclaircit, tout le monde s’agite et la période pré-électorale n’arrange pas les choses.

Les caisses ne sont jamais vides ou pleines ; la tension de trésorerie est un faux débat et le Sénégal n’est pas endetté outre mesure.

En effet, sur les 50 pays africains seuls 15 ont accès au Marché international et le Sénégal est du nombre. Mieux encore, le Sénégal est membre du cercle des 5 pays africains à risque d’endettement faible.

Le recours aux Eurobond en 2018, au taux de 4,75 %, a servi, entre autres, à racheter la dette mauvaise de 2011 (Eurobond de 500 millions à 8,75 %) du gouvernement de la 1ière Alternance des Wade.

Le Sénégal de 2018 cherche des solutions réelles aux expédients d’antan.




Amadou Bassirou NDIAYE

Secrétaire administratif de Macky 2012

Président de Bokk Defar Senegaal

Situation du Trésor: les chiffres

YERIMPOST/COM Pas de quoi fouetter un chat. La trésorerie du Sénégal se porte plutôt bien et il n’y a rien d’alarmant. L’assurance est donnée par le directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor au moment où le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan effectuait une visite à la direction. Les chiffres donnent le tournis mais la clarification est utile. Ainsi, 2194 milliards de ressources ont été mobilisés cette année contre 1664 milliards l’année dernière. Pour aller plus dans les détails, Cheikh Tidiane Diop a souligné que, pour les recettes fiscales et non fiscales, le Sénégal a enregistré 865 milliards en 2018. 1187 milliards pour le recouvrement d’eurobond pour cette année contre 725,4 milliards en 2017. Et Diop d’ajouter que l’Etat a injecté dans l’économie, en termes de liquidité, pas moins de 1510 milliards en 2018, contre 1326 milliards en 2017. L’Etat du Sénégal a également payé 652,2 milliards aux entreprises et fournisseurs en 2018 contre 475,2 milliards en 2017. Pour finir, Cheikh Tidiane Diop révèle que le Trésor a déboursé 337,7 milliards pour les salaires des agents des collectivités locales et corps émergents. Le processus de certification de la direction de la dette publique est en cours, a fait noter le directeur.



Amadou Ba rassure: « Aujourd’hui, nous n’avons pas de problème de recettes »

YERIMPOST.COM « Nous n’avons pas des problèmes de trésorerie », a lancé Amadou Ba à la presse lors de la cérémonie de présentation de la situation de la trésorerie de l’Etat. Avant de préciser que 700 milliards de francs CFA sont disponibles pour faire face aux engagements du gouvernement. « Peut-être que le problème se situe au niveau du budget et de l’environnement international qui a aussi un peu changé avec une hausse du baril du pétrole », a ajouté le ministre des Finances. (…) Nous sommes dans un environnement incertain qui oblige à faire preuve de prudence ».
Au jour d’aujourd’hui, 45,8% du budget 2018 a été exécuté. « Le pays est en construction, donc il y aura toujours des tensions et des problèmes, mais il faut toujours de la responsabilité », a conclu le ministre à l’endroit des porteurs de mauvaises nouvelles…



FAO: le Sénégal sur la liste des pays nécessiteux d’une aide alimentaire

YERIMPOST.COM L’année dernière, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) comptait 37 pays en besoin d’aide alimentaire. Cette année, le chiffre a grimpé de 2 et c’est le Cap-Vert et le Sénégal qui viennent grossir le rang. Dans un rapport publié ce jeudi 7 juin, la FAO indique que « les approvisionnements alimentaires mondiaux restent globalement abondants, mais les conflits continuent de fortement aggraver l’insécurité alimentaire déjà considérée comme grave. De mauvaises conditions pastorales dans plusieurs régions au nord du Sénégal devraient contribuer à faire augmenter le nombre de personnes ayant besoin d’aide. Ils seraient ainsi au nombre de 750 000, selon le rapport trimestriel du Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO. »



Hausse du prix du ciment: Alioune Sarr freine les cimentiers

YERIMPOST.COM Cette nouvelle va faire grincer les dents des cimentiers après leur décision brutale d’orchestrer une hausse du prix du ciment. Le ministère du Commerce, qui, à l’annonce de la nouvelle, avait marqué son étonnement, a pris une mesure responsable. « Faisant suite à l’ajustement des prix du ciment opéré par les différents cimentiers, le ministre du Commerce a pris un arrêté de blocage des prix du ciment à leur niveau antérieur. Aussi, a t-il été mis en place un comité chargé d’examiner les éléments justificatifs de la hausse des prix afin d’en apprécier l’exactitude ainsi que l’amplitude. Ce comité est composé des services de la direction du commerce intérieur et des industriels du secteur. Les prix du ciment seront déterminés suite à cet exercice », indique le ministère dans un communiqué de presse.




Démenti de l’ONG Brooke suite aux propos du Premier ministre Abdoul Mbaye





Affaire des chariots à l’Aibd: La réponse musclée de la société éjectée GLOBAL.COM à Xavier Marie

Transformations profondes au Port !

Depuis quelques jours, des personnes tapis dans l’ombre s’attaquent de manière éhontée au DG du port!
Attaquer le DG, pour salir le travail remarquable de la nouvelle équipe est un procédé détestable. Le faire en calomniant ajoute à l’ignominie.

Ne pouvant contester les informations avérées sur la situation économique chaotique qui régnait au port de Dakar, des personnes jalouses, manipulatrices, égocentriques ont décidé de se lancer dans une campagne de calomnie à l’encontre de M. Aboubacar Sadikh Bèye.




M. BÈYE bénéficie de la confiance du Président Macky Sall et de l’ensemble des travailleurs du Port, qu’il ne trahira jamais. Dans cette campagne de diabolisation, il n’y a que de la haine, la boue, la médiocrité. La calomnie contre le DG, qui n’a jamais rien demandé et que n’a qu’une seule ambition qui est de redonner à notre Port l’image de marque qu’il a perdue, afin qu’il puisse retrouver la place qui est la sienne dans le leadership africain.
Le Président Macky Sall est allé le chercher car connaissant ses compétences managériales, sa rigueur, sa loyauté et sa vision éclairée, partout où il est passé.

L’achat de ces immeubles est d’autant plus justifié que présentement par exemple les clients, fournisseurs et prestataires du port sont obligés de parcourir des kilomètres pour le suivi d’un dossier entre la direction commerciale sise au boulevard du centenaire à la dire générale située au boulevard de la Libération.
Le DG du Port partage la même vision avec le Président Macky Sall qui est rationaliser les dépenses et faire des économies pour notre administration. Les sphères ministérielles en sont la parfaite illustration, ce qui a conduit la direction générale du port à vouloir regrouper toutes les directions et services dans un site pour un gain de temps et de productivité.




Ces peureux n’ont qu’à s’affirmer au grand jour en prenant leurs responsabilités.
Cette campagne de diabolisation ne pourra prospérer dans la mesure où la direction générale du port est en train d’abattre un travail remarquable. M. Aboubacar Sadikh Bèye est dans la continuité de la vision du Président qui est d’apporter des transformations dans tous les secteurs d’activités sur lesquels repose notre économie malgré quelques voix discordantes.

LASS BADIANE
PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM/
SECRÉTAIRE ÉLU BBY COMMUNE DE GRAND YOFF

Maison des Nations-unies à Diamniadio: Envol Immobilier rafle tout

YERIMPOST.COM Avec ce nouveau contrat plus que juteux, Envol Immo est parti pour figurer dans le Guinness des sociétés à moins de 5 ans d’existence aux bénéfices mirobolants. C’est le quotidien Libération qui, dans sa livraison du jour, le révèle. La société de Madani Tall et Aminata Niane vient de signer avec l’Etat du Sénégal un contrat de location-vente de la « Maison des nations-unies » à Diamniadio. 163,5 milliards de nos francs à raison de 10,6 milliards annuels sur 180 mois. Explications: la société Envol Immo qui, à son actif, a construit les Sphères ministérielles inaugurées il y a à peine un peu plus d’un mois, a décroché le contrat avec l’Etat du Sénégal de construction sur 12 hectares de ce projet dont l’idée est de regrouper toutes les agences des Nations-unies dans une même « maison ». Dans cet accord convenu avec l’Etat, Envol Immo est contractant général clé en main. A compter de la date de livraison, l’Etat du Sénégal va verser à la société de construction 10,6 milliards de loyer par an sur une durée de 180 mois. Le journal nous apprend que, déjà, Envol Immo, à fond dans ce projet, a engagé le cabinet d’architecture Wilwotte. Dans le contrat, il est clairement stipulé que le loyer est payable semestriellement et d’avance à deux versements égaux.



75% minimum pour le Sénégal et 25% maximum pour la Mauritanie, tel devrait être le partage équitable du gaz naturel entre le Sénégal et la Mauritanie (Par Mamadou Lamine Diallo)

Sur la base des travaux effectués et des puits forés jusqu’ici pour trouver le gisement de gaz naturel de St Louis Offshore profond et évaluer la capacité des réservoirs, il est clair que le gisement appartient pour au moins 75% au Sénégal, et cela les Mauritaniens et les compagnies pétrolières impliquées le savent. En toute rigueur, la Mauritanie devrait recevoir du compal (thiompal) inventé par Macky Sall. Cependant, en tenant compte du bon voisinage de paix et de sécurité (nos pêcheurs en ont besoin), la Mauritanie pourrait obtenir entre 15 et 25% maximum.



Pourquoi le Président Macky Sall a cédé alors 25% de nos parts au Président Aziz de la Mauritanie ? Quelle est la contrepartie obtenue par Macky Sall ?
En vérité, le fait que son frère Aliou Sall soit impliqué dans le dossier avec Petro tim et Timis Corporation et qu’il n’y ait pas de Timis Corporation dans la partie mauritanienne, met à l’aise le Président Aziz pour s’imposer. Cela n’exclut pas la possibilité que des deals privés aient accompagnés la cession de plus de 25% de nos parts à la Mauritanie, selon la pratique bien connue en Afrique des cargaisons fantômes.



Le débat à l’Assemblée Nationale a été escamoté. C’est le ministre des affaires étrangères Sidiki Kaba, ignorant en la matière, qui est venu défendre le dossier de manière superficielle, sans aucun document technique pour étayer les thèses du gouvernement, en répétant que ce sont des experts patriotes qui ont négocié. Ce n’est pas sérieux et surtout si le gaz naturel appartient au peuple. Selon la constitution en vigueur, le Président Macky Sall n’a pas le droit de négocier sans l’aval du peuple et de ses représentants. En conséquence, cet accord est anti constitutionnel. Bien sûr, il ne sert à rien de saisir le conseil constitutionnel qui va se déclarer incompétent.
Pour le reste, le Président de l’Assemblée nationale s’est chargé de verrouiller le débat en violation flagrante du règlement intérieur et pour cause jugez-vous mêmes.

 

African Petroleum mènera le Sénégal à l’arbitrage à cause de Total

YERIMPOST.COM Ci-dessous un extrait d’un rapport interne d’African Petroleum…

Malgré la recherche proactive d’éclaircissements et le respect des conditions de notre CFP, African Petroleum n’a reçu aucune réponse, formelle ou autre, concernant cette demande. Tenant compte de cela, et les médias ayant rapporté que Total avait commencé des opérations sismiques sur notre autre licence au Sénégal Rustique Offshore Profond («ROP»), nous avons décidé qu’il serait à nouveau nécessaire de protéger nos investissements par des voies légales. Après la fin de l’année, nous avons retenu les services d’un cabinet d’avocats parisien ayant une vaste expérience dans ce domaine, et des avis formels de litiges ont été déposés auprès des autorités sénégalaises à l’égard des PSP SOSP et ROP. Au moment de la rédaction du présent rapport, nous approchons de la date limite après laquelle le différend sera porté à l’arbitrage.




Source: Page4

Le ministre du Budget, Birima Mangara, répond à Mamadou Lamine Loum

YERIMPOST.COM Birima Mangara tente de dissiper le doute. Selon le ministre du Budget, les caisses de l’Etat ne sont pas vides. Même si tout n’est pas rose, les finances publiques se portent bien. C’est, en substance, la réponse que le ministre a jugé nécessaire d’apporter suite à la sortie de l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, qui a évoqué une « tension financière » à laquelle serait en ce moment confronté l’Etat.



Hausse des prix du fer et du ciment: L’Etat ouvre une enquête contre les spéculations abusives

YERIMPOST.COM L’Etat réagit enfin face à la flambée notée sur les prix du fer et du ciment. L’ouverture d’une enquête est annoncée par le ministre du Commerce pour établir le bien-fondé ou non de cette hausse décidée par les industriels du secteur.

Selon Aliou Sarr, le gouvernement ne peut pas accepter une spéculation abusive sur des produits jugés essentiels à la consommation des citoyens. Les résultats de l’enquête seront soumis au Premier ministre et au chef de l’Etat afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Trois tristes records mondiaux sénégalais (par Mamadou Sy Tounkara)

Le prix moyen d’un kilomètre d’autoroute est d’un milliard et demi FCFA. Notre autoroute à péage a coûté sept fois plus, 7,2 milliards le kilomètre. Record mondial absolu dans toute l’histoire mondiale de la construction des autoroutes depuis que ce concept est né en 1909 en Allemagne.



Le prix moyen d’un kilomètre de rail est de six cent cinquante-cinq millions FCFA. A 800 milliards pour 57 km, notre TER va nous revenir 14 fois plus cher. Autre record mondial absolu depuis la première circulation sur rail d’une locomotive à vapeur le 21 février 1804 au pays de Galles.

Une carte d’identité biométrique coûte cinq cents FCFA en moyenne ; la nôtre revient à 8.300 FCFA, seize fois plus. Un énième record absolu dans l’histoire mondiale de ces cartes biométriques.

Pourquoi battons-nous ces tristes records mondiaux en payant plus cher que tous les autres ? Nos relations au travail, à l’argent et aux puissances industrielles sont directement en cause.

Nous travaillons très peu et très mal. Nous sommes incapables de concevoir par nous-mêmes des stratégies, de les planifier, de les exécuter, d’en faire faire le suivi-évaluation et de les améliorer dans le temps et dans l’espace. Le travail collaboratif, le respect des délais, la constance dans les efforts, l’optimisation des performances nous sont inconnus.

L’argent étant tout nouveau chez nous (le franc CFA n’existe que depuis 1945), nous n’en connaissons pas les vertus (épargne et investissement productif) et nous sommes pollués par ses travers que sont la cupidité, l’avidité et l’ostentation qui font le lit de toutes les formes de corruption, de détournements et de trahisons.




Les puissances coloniales et industrielles le savent parfaitement bien et en usent et en abusent à satiété. Elles peuvent avoir les marchés qu’elles veulent chez nous en mettant sur la touche les entreprises locales ; elles peuvent fixer les prix et les conditionnalités à leur guise car elles trouveront toujours des autorités complices au plus haut niveau.

Ces records de surfacturation sont tout simplement tristes. Tristes pour un pays englué dans la pauvreté et ses corollaires bien que immensément riche ; tristes pour les élites qui vampirisent leur peuple en se nourrissant de leurs sang et chair ; tristes pour les générations futures qui nous jugeront avec dédain.

Accord de coopération pour le gisement Grande Tortue: Polémique sur le projet de loi n°16/2018

La signature de l’accord de coopération entre la Mauritanie et le Sénégal pour l’exploitation du gisement gazier de Grande Tortue/Ahméyim (GTA) a suscité autant de controverses que de débats et a même fait l’objet d’un désaccord au sein de l’assemblée nationale. La clé de répartition à 50/50 pour chacun des deux pays reste la question centrale. Vu ces nombreuses polémiques et quiproquos, je me permets d’apporter mon point de vue en analysant les enjeux de cet accord et surtout rebondir sur le principe de l’unitisation pour lever toute équivoque.





Le Sénégal sera peut-être le vingtième pays producteur d’hydrocarbure en Afrique, connu sur l’échiquier mondial, s’il parvient à démarrer sa production vers les années 2021. Il est avéré que la découverte de pétrole en 2014 et de gaz à partir de 2015 passionne de plus en plus les sénégalais et provoque souvent des débats houleux et sulfureux dans les médias et parfois même dans les plus grandes instances de décision.

 

Avant de disséminer l’équilibre du partage pour le gaz naturel situé à la frontière des deux pays, il serait bien de rappeler aussi que la Mauritanie et le Sénégal ne partent pas de zéro en termes de coopération. La création en 1972 de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) peut être connue comme un succès. Et pourquoi pas le cas de la découverte de gaz naturel situé à l’interface des deux pays qui englobe à la fois des enjeux géopolitiques et stratégiques de tailles.

 

N’est-il pas nécessaire de rappeler également qu’en voulant définir les limites frontalières, une conférence interministérielle sénégalo-mauritanienne s’était tenue du 7 au 9 janvier 1971 pour prendre une décision consensuelle et responsable. A cette occasion, les deux parties ont convenu de retenir le parallèle 16°04’Nord comme frontière en mer (Kamga, 2006). Cette zone frontalière maritime fait aujourd’hui l’objet d’une importante découverte de gaz naturel, estimée environ à 28 TCF (Trillion Cubit Feet) soit environ 782 871 704 576 de mètre cubes de gaz naturel (Pétrosen 2017).

 

En guise d’illustration, je me permets également de présenter le croquis en dessous pour situer la localisation du gisement gazier de GTA.





En ce qui concerne l’accord de coopération, le principe de 50/50 peut être bien apprécié compte-tenu de la localisation du gisement. Le partage lié à la question de l’unitisation repose principalement sur la disposition du gisement en place. Ce qui me permet de préciser que cette règle de partage repose sur des critères géologiques liés notamment à la position géographique de la ressource et non aux aspects démographiques. A cet effet, sans cet accord de coopération bilatérale, le projet ne saurait bouger d’un yota compte-tenu de l’état de souveraineté des deux pays. Les potentiels dividendes économiques de ce champ sont non négligeables pour le développement des deux pays, d’où l’intérêt de travailler en synergie et surtout de faciliter le travail des promoteurs du projet et le démarrage des activités.

 

En Afrique, les conflits entre Etats sur le gisement transfrontalier ne sont pas rarissimes. L’origine de ces conflits est principalement liée à la définition floue des frontières, aux problèmes de désenclavement, à la mauvaise relation politique ou à la question de l’unitisation. Le Sénégal et la Mauritanie doivent se servir des leçons et les erreurs du passé pour éviter de tomber dans le piège des conflits transfrontaliers d’origine pétro-gazière.

 

En guise d’exemple, nous pouvons citer quelques cas d’illustrations de conflits :

 

  • Cas entre le Soudan et le Soudan du Sud

 

  • Cas entre la Cote d’Ivoire et le Ghana

 

  • Cas entre la RDC et l’Angola

 

  • Cas entre le Gabon et la Guinée Equatoriale (Mbanié)

 

  • Cas entre le Cameroun et le Nigéria

 

  • Cas entre le Sénégal et la Guinée etc.

 

Parmi ces cas d’exemples précités, leur résolution fait appel à des mécanismes de droit international classique pour tout litige international. Certains pays ont réussi à résoudre leur conflit par la discussion en créant des zones de développement conjoint (ZDC) comme celui du Sénégal et de la Guinée par contre d’autres remontent leurs dossiers à la résolution juridique située au niveau de la cour internationale de la haye. Il s’agit ainsi du cas du Nigeria et du Cameroun dans la péninsule de Bakassi.





Dans le but d’anticiper sur les potentiels conflits, les deux pays peuvent également adopter des stratégies de dialogue consensuel afin de prendre des mesures responsables pour exploiter et gérer durablement leurs ressources naturelles marines. L’accord signé peut être bien salué dans la mesure ou ça contribuerait à éviter les conflits ou à renforcer la bonne relation diplomatique des deux pays qui gardaient une relation bilatérale compliquée sur les accords de pêche ainsi que sur la mobilité pour le contrôle de papier à la frontière continentale et à la circulation des sénégalais sans carte de séjour à l’intérieur de la Mauritanie. Cet accord de partenariat sur le gaz naturel peut être une lueur d’espoir pour le secteur de la pêche et les sénégalais résidant en Mauritanie.

 

Actuellement, les accords de pêche trainent en longueur au grand plaisir des communautés de pêche artisanale de Saint-Louis. Ces conditions défavorables peuvent encore déclencher des difficultés dans les prochaines années. Cependant, il est bien de rappeler que lorsque les relations politiques entre les Etats sont mauvaises, les questions d’ordre conflictogènes deviennent favorables sur le terrain transfrontalier.

 

Les deux pays sont entrain de traverser un moment fort opportun pour bien vivre l’intégration africaine de manière solidaire et conviviale. En définitive, les ressources naturelles transfrontalières doivent faire l’objet de raffermissement de lien politique, géopolitique et diplomatique des deux pays dans le but de faire de ces ressources une opportunité de développement et non de conflits pour le bénéfice de leur population.

 

Abdou GUEYE

Spécialiste en Hydrocarbure

Membre à Enda Energie

Email : abdourahmangueye@gmail.com

A vos tracteurs. Prêts. Travaillez.

Le Président Wade aux premières heures de son accession à la magistrature suprême disait «il faut travailler, toujours travailler, encore travailler», formule clé pour tout pays qui veut émerger. Le sage juge Kéba Mbaye en écoutant cet appel de Me Wade disait : «Malheureusement, je dois dire que je n’ai pas l’impression que tous les Sénégalais aient entendu cet appel. Pourtant, le chemin qu’il indique est le seul qui soit capable de nous sortir de nos difficultés. Je crois que le Président Wade lui-même a la même impression que moi puisqu’il a été obligé de se répéter à l’occasion d’un retour de voyage, il y a un peu plus d’un mois. Le travail et l’éthique sont les seuls outils du développement véritable. Nous devons les ériger en « principe premier » si nous voulons sortir notre pays de la misère». Qu’Allah bénit cet éminent juge qui a alerté tout un peuple avant de tirer sa révérence. L’a-t-on entendu ? Je pense que chacun pourra apprécier himself. Les sénégalais aiment transformer des conseils sérieux en vils slogans. Quand Me Wade théorisait son programme GOANA le chanteur Salam Diallo en a fait sa propriété privée et disait « Franchement, le succès de la danse Goana ne m’a pas trop surpris. Car j’étais persuadé que ce titre allait faire du bruit, que ça allait faire mal. Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, m’a bien reçu et m’a félicité du travail que je fais, j’en remercie le Bon Dieu ». Nonobstant tous les moyens mobilisés pour une grande offensive agricole pour la nourriture en abondance, les experts en danse et en « mbande » l’ont récupérés pour en faire ce que nous connaissons tous.





Cette ambitieuse stratégie pour le développement de notre agriculture a pris une tournure culturelle et fini dans les dancings et « sabar » à la sénégalaise. En 2012 le Président de la République son excellence Macky Sall est venu au service de la population sénégalaise avec une vision de développement centrée sur l’Agriculture. Il invite les sénégalais à une participation collective pour que l’agriculture soit le moteur du développement de notre cher Sénégal. Sur les premières pages du document déclinant sa politique de développement agricole (PRACAS) le premier serviteur des sénégalais Monsieur Macky Sall dit ceci : « Si tout le monde s’y met, d’ici peu, nous allons changer radicalement le visage du Sénégal grâce à l’agriculture ». Pour joindre sa parole à l’acte le Président du Sénégal a mis à la tête du Ministère en charge de la mise en œuvre de son objectif de développement agricole un Docteur en Analyse et Politiques Economiques agricoles, membre titulaire de l’Académie des Sciences du Sénégal, section sciences agricoles (ANSTS), membre titulaire de l’Académie Africaine des Sciences (AAS), section sciences agricoles en un mot un homme du milieu, un connaisseur du secteur. Le Président ne s’arrêtant pas là, a mis en place une direction de modernisation et de l’équipement rural (DMER) qui a en charge non seulement la résolution du problème de vétusté du matériel agricole mais de moderniser l’équipement agricole en vue d’augmenter notre production agricole nationale. Durant les quatre dernières campagnes agricoles précédentes d’importantes unités très variées de matériels d’attelage ont été distribuées aux paysans sénégalais : Semoirs, houes occidentales, houes sines, arara, charrues UCF, charrettes équines, charrettes asines (13.000 semoirs, 1040 houes occidentales et 650 houes sine).




A ce matériel d’attelage s’ajoutent 400 tracteurs plus accessoires et 80 motoculteurs équipés en 2015 plus 520 tracteurs et accessoires, 4 moissonneuses batteuses, 4 rizeries industrielles et 110 remorques en 2018. Cet important lot de matériels distribués par les services décentralisés de l’Etat aux producteurs sénégalais constitue une véritable exhortation aux sénégalais qui veulent participer à l’augmentation de notre croissance via la production agricole. Tout ceci revient à dire qu’un effort considérable a été déployé par le pouvoir en place pour que le producteur sénégalais puisse multiplier de façon très significative sa production agricole. Il revient donc aux producteurs, aux organisations paysannes, aux coopératives, aux jeunes de se mettre au travail et de valoriser notre potentiel de production. Le Sénégal est un pays qui bénéficie d’un relief plat, ensoleillé, traversé par des fleuves (Sénégal et Gambie), d’un grand lac (Lac de Guier), des nappes souterraines très bien approvisionnées. Ce qui reste donc c’est un sursaut national vers les champs. Nous devons tous faire de l’activité agricole surtout pendant la saison des pluies la principale préoccupation durant toute la période que dure cette saison. Tout divertissement doit être mis en berne pour faire sortir de terre notre ravitaillement alimentaire gage de notre sécurité alimentaire et de notre dignité vis-à-vis de ceux qui utilisent l’arme alimentaire pour nous asservir.




La saison des pluies constitue la période à laquelle notre base alimentaire (mil, sorgho, fonio, maïs, niébé, riz pluvial,…) est renouvelée ce qui signifie un sursaut national vers les champs si nous voulons garder notre dignité que seule une souveraineté alimentaire pourra nous garantir. Qu’ALLAH paré de Sa MISERICORDE nous donne une très bonne saison des pluies et une production agricole en abondance. A vos tracteurs, semoirs, houes, … prêt au champ.

Modou Fatma MBOW

Ingénieur

Kébémer

 

Contrat d’affermage de gestion de l’hydraulique: la Sde en pôle position, devant Veolia et Suez

YERIMPOST.COM Les propositions des trois soumissionnaires pour la gestion de l’hydraulique urbaine et périurbaine ont été dépouillées ce vendredi 1 juin. La Sde semble gagner la première manche puisque son offre financière est nettement inférieure à celles de ses concurrents Veolia et Suez. La Sénégalaise des eaux est partie pour remporter le contrat d’affermage. Dans deux semaines, les offres techniques seront révélées.



Le Sénégal, futur champion africain des ODD ?

A la faveur du Plan Sénégal Émergent et dans le cadre du Développement durable, la volonté politique du gouvernement du Sénégal, exprimée à cet effet, se traduit par le passage d’une économie verte à une gouvernance verte dans le cadre de sa stratégie nationale de Développement durable. Les structures de portage déjà en place, il reste à s’attaquer maintenant à la coordination et à l’animation du Développement durable.




Il reste dans le cadre de la Stratégie nationale du Développement du Senegal, la phase de l’exécution stratégique de sa politique nationale de Développement durable. Cette double fonction (coordination et animation), pour le moment logée au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, ne nous semble pas être le niveau d’impulsion le plus pertinent pour une bonne coordination et mise en œuvre du Développement durable, du fait du diffus conflit de compétence entre le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère de l’Environnement et du Développement durable. Sans compter, de par la réalité transversale et multi-sectorielle du Développement durable, chaque Ministère semble défendre  »sa chasse gardée » et semble jouer en solitaire, dans l’atteinte des ODD. Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, dans le cadre du Développement durable, se situe ‘’naturellement’’, au niveau de la planification stratégique. C’est son rôle.

C’est sa fonction. C’est son cœur de métier, avec notamment la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), en la matière.  De là où nous en sommes dans le cadre du Développement durable en 2018, la prochaine étape sera l’exécution stratégique, en termes de management de sa performance et de sa gestion axée sur les résultats. C’est ainsi qu’il nous semble plus indiqué, la mise en place d’un Secrétariat exécutif du Développement durable, directement rattaché à la Présidence de la République ou à la Primature. Ce Secrétariat exécutif aurait en charge la coordination, l’animation et le suivi de l’implémentation des ODD dans les politiques publiques d’une part et d’autre part, de la mise en cohérence de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de l’Agenda 2030 des Nations-unies, en termes d’alignement et d’intégration des deux Objectifs.




Ainsi, ce Secrétariat exécutif au Développement durable, en synergie avec l’ANSD et en parfaite intelligence avec les différents ministères, pourra travailler à avoir des statistiques sectoriels et désagrégés, dans le but de mieux renseigner, secteur par secteur, les différents indicateurs des ODD. Il est maintenant prouvé qu’un bon classement dans l’indice Doing Business de la Banque, est un vrai accélérateur pour attirer les capitaux mondiaux. A l’avenir, un bon classement dans les ODD pourra devenir un stimulant et un avantage comparatif pour attirer les capitaux internationaux.

Surtout que dans les couloirs des Nations-Unies à New York, l’idée d’un lancement d’un Indice et d’un rapport annuel sur les ODD, à l’instar du rapport et de l’indice Doing Business, est l’actualité la plus bruyante. Sous le leadership et la vision du Président Macky Sall, le Sénégal est entrain de poser les jalons d’une transition d’une économie verte vers une gouvernance verte. Le challenge sera donc, la mise en Economie de l’Environnement, qui passera nécessairement par une meilleure coordination et animation de notre politique du Développement durable au Sénégal.

Siré SY

awg@africaworldwidegroup.org

 

AIBD: 2,5 milliards de taxes imposés aux sociétés sénégalaises

YERIMPOST.COM Le revenu sharing, c’est tout ce que demandent les sociétés sénégalaises établies à l’aéroport international Blaise Diagne aux autorités. Dans sa parution du jour, le quotidien l’Observateur a cité en exemple la société d’emballage des bagages à l’AIBD qui est dans l’obligation de payer des taxes sur les passagers à l’aller comme au retour. Ce qui est dénoncé dans ce cas spécifique est que ce ne sont pas tous les passagers qui emballent leurs bagages et, pourtant, Limak-AIBD-Summa leur fait payer. Le journal explique que c’est la raison pour laquelle une valise emballée coûte 4000 francs à l’AIBD alors qu’à Léopold Sédar Senghor, le prix était à 2000 francs. Toutes les entreprises sénégalaises souffrent de ce traitement qui leur est imposé par les Turcs, comme le dénonçait votre blog préféré dans un édito publié un peu plus tôt. Dos au mur face à ces difficultés, les entreprises nationales peinent aujourd’hui, six mois après l’ouverture de l’aéroport, à respecter les termes des contrats qui les obligent à débourser 2,5 milliards de francs. L’Etat est invité à tordre le bras aux Turcs qui se comportent en véritable despotes, comme s’ils avaient réalisé l’ouvrage à 100% alors qu’il n’en est rien.



Etre une entreprise sénégalaise est un délit à l’Aibd, au Sénégal tout court

YERIMPOST.COM Les entreprises sénégalaises en activité sur la plateforme aéroportuaire de Diass voient rouge et broient du noir. Tout se passe comme si le staff dirigeant turc de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) s’emploie à les tuer pour, sait-on jamais, installer des sociétés étrangères à leur place.

Teylium Logistique, Global Com, Senecartours, Infinity… ont mis sur pied un Collectif des prestataires de l’Aibd (CPA) dans le but déclaré de « lutter contre la cherté de l’aéroport et les contrats usuriers et injustifiés mis en place par les Turcs ». Au même moment, ajoute le CPA, « les entreprises étrangères, françaises et turques, bénéficient de contrats très avantageux au détriment des entreprises sénégalaises. »




Vous avez bien lu: dans notre pays, sans doute le seul au monde dans ce cas, les entreprises locales sont les parents pauvres de l’économie, ostracisées, défavorisées au profit des sociétés étrangères. Une sorte de préférence nationale à l’envers… Lorsque le patronat s’en est plaint, voici la réponse que lui a servie le président de la République, Macky Sall: « Vous ne pouvez pas vous dérober à la concurrence… »

Nos patrons auraient pu faire face à la concurrence si elle était loyale. Elle est toutefois orchestrée par nos propres autorités de manière à les défavoriser. Nos fleurons nationaux de l’immobilier, confinés à Diamniadio, pourront-ils rivaliser avec la société marocaine à laquelle a été attribuée la trop bien située assiette foncière de l’ex-gare routière de Pompiers, au coeur de Dakar ? Par la force des choses, tout le business juteux du Sénégal s’est retrouvé entre les mains d’intérêts français, marocains, turcs…

A l’Aibd, les taxes imposées aux entreprises sénégalaises sont quatre fois supérieures à celles appliquées à leurs homologues des aéroports d’Abidjan et d’Accra, alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana ont des économies plus fortes que la nôtre. Mais, ne nous y trompons pas, la préférence nationale, de rigueur dans tous les pays soucieux de leurs intérêts, doit relever d’une volonté politique pour être traduite dans la réalité.

La règle, de simple bon sens, consiste, pour paraphraser un dicton wolof, à poursuivre l’antilope en direction de la maison et non de la forêt. Cela s’appelle le patriotisme économique, le patriotisme tout court…



Cheikh Yérim Seck

 

L’avis du directeur du Budget sur les finances publiques

YERIMPOST.COM À ce jour, l’Etat du Sénégal n’a pas de problème de trésorerie. Les caisses sont bien fournies. C’est la révélation faite à la Rfm par le directeur du Budget, Mamadou Moustapha Ba. À en croire M. Ba, tous les engagements pris par le gouvernement, sur le plan financier, seront respectés. Une loi de finance rectificative sera votée au mois de juin et elle prendre en compte les promesses faites aux étudiants et aux enseignants.



° Top