Blog de Cheikh Yerim Seck

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Xoy 2018: Ces révélations terrifiantes des Saltigués

YERIMPOST.COM Organisé chaque année, le « Xoy » des Saltigués de Fatick pour 2018 n’augure rien de bon dans le pays. A l’exception de prédications sur une pluviométrie satisfaisante et une réélection du président Macky Sall, les Saltigués du centre Malango ont fait des révélations terrifiantes. La première est cette ressource naturelle récemment découverte qui va être la source d’un conflit entre le Sénégal et un pays voisin. Un conflit qui, selon le prédicateur Mansour Bopp, est irréversible. Ce qui fait penser à nos voisins de la Mauritanie. Cependant, un autre Saltigué du nom de Mayé Diatt s’est voulu un peu plus rassurant en invitant le chef de l’Etat à sacrifier un boeuf noir à Rufisque pour contrer ce malheur.
La mort a plané dans le centre Malango où une autre prédication a été faite par le Saltigué Lat Demba Faye qui annonce la disparition d’une grande figure de la politique du Saloum. Le décès d’un grand journaliste a également été annoncé et de nombreuses disparitions en mer. L’arrestation d’un homme politique dans le quartier de Dalifort a été soulevé au cours de la séance. Tous ces malheurs peuvent être évités, dira le Saltigué qui recommande des sacrifices.



Vidéo- Quand Al Makhtoum prévenait du danger des débats inutiles





Réflexion: Le gouvernement des paradoxes

Le Sénégal est le champion du monde des contradictions hilarantes. Au Sénégal, le ridicule ne tue pas, la honte n’existe plus, la vergogne a déménagé sous d’autres cieux et la dignité est devenue une chimère, une utopie…
Pour moi la plus grosse arnaque, l’un des paradoxes les plus désopilants est de refuser (à 10h) de payer des bourses dérisoires à des étudiants et d’attendre qu’un étudiant soit tué pour les payer à 15 h.

Cela prouve que ce n’était pas un problème de trésorerie, car dès qu’il y a eu mort d’homme, lesdites bourses ont été payées. Vous n’avez pas de problème de trésorerie puisque les fonds politiques de la présidence de la République sont de 738 millions par mois, ceux de la primature de 120 millions par mois, 50 millions par mois pour l’Assemblée Nationale et 40 millions par mois pour le HCCT (dont je ne vois aucunement l’utilité).
Vous n’avez pas de problème de trésorerie puisque que vous créez des agences à tout va et que votre gouvernement compte 83 ministres (40 avec portefeuille et 43 sans portefeuille).




Par ailleurs des étudiants sans bourse, en conséquence sans ticket de restauration peuvent bien aller manger dans les restaurants du campus puisque les repas étaient disponibles, c’est mieux que de mourir de faim. Au pire des cas, il aurait juste fallu leur enlever le prix du ticket lors du paiement de leur bourse, et c’est tout. Cela aurait mieux valu que de les bombarder de grenades, de lancer l’assaut sur eux jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Pendant ce temps les vrais criminels courent les rues ; pendant ce temps des honnêtes citoyens se font agresser tous les jours ; pendant ce temps des enfants se font kidnapper, violer, mutiler et sacrifier ; pendant ce temps des voyous à col blanc, criminels en puissance vivent de notre argent : l’argent du contribuable.

En 20 ans de pouvoir avec Senghor, il ya eu 2 morts dans les universités suite à des manifestations d’étudiants, une avec Abdou Diouf en 20 ans, une avec Abdoulaye Wade en 12 ans et déjà 2 avec ce régime en 6 ans : vous battez tous les records.

Si vous pensez que vous allez échapper à la justice divine ici-bas et dans l’au-delà, vous vous trompez. Toutes ces morts sur des routes mal entretenues alors que vous vous partagez plus d’un milliard par mois en fonds politiques, tous ces Sénégalais qui meurent de faim alors que vous volez l’argent du contribuable ne seront pas oubliés. Un jour ou l’autre vous rendrez des comptes et le réveil du « lion qui dort » sera brutal et douloureux ce jour-là.

Papa Mbar Faye,
Chargé de communication du mouvement Defar Sénégal.

Procès des présumés coupables de la fraude au baccalauréat de 2017

YERIMPOST.COM Le palais de justice de Dakar va abriter un nouveau procès très attendu. C’est celui des présumés coupables de la fuite du baccalauréat de 2017. Au Tribunal correctionnel de Dakar, toutes les personnes incriminées dans cette affaire vont comparaître, jeudi 24 mai 2018, date retenue pour l’ouverture de ce procès. Les présumés coupables sont poursuivis pour des délits de fraude aux examens, obtention frauduleuse d’avantages matériels indus, association de malfaiteurs…

Ces infractions risquent de leur valoir jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.



Le corps de Fallou Sène en route vers Dakar, représailles des étudiants

YERIMPOST.COM La dépouille de Mouhamadou Fallou Sène sera incessamment à Dakar pour y être autopsiée. La balle qui a atteint l’étudiant ne lui a laissé aucune chance de survie, informent des témoins de la scène. Fallou Sène était marié et père d’une petite fille. La tension ne faiblit toujours pas chez les étudiants qui, après l’annonce de la mort d’un des leurs, se sont rués vers le Centre régional des oeuvres universitaires de Saint Louis et ont saccagé les lieux.

Viviane Chidid-Bouba Ndour: Guerre des mots et des images

YERIMPOST.COM Il affiche le visage des beaux jours, très heureux aux côtés de sa nouvelle épouse. Pourtant, Boubacar Ndour n’a pu se retenir d’exprimer son amertume encore manifeste gardée de ses précédentes unions. Dans une interview accordée à l’Observateur au lendemain de son « remake », Bouba Ndour avait déclaré avoir vécu l’enfer lors de ses précédents mariages (avec Viviane Chidid et Fatou Kiné Ndiaye). Une sortie qui a surpris par le propos surtout à l’encontre de Viviane Chidid avec qui il a eu de grands enfants. Une déclaration que la reine du Jolof Band a commentée à sa manière. Le lendemain, une vidéo la montrait à l’aéroport de Diass, prête à embarquer dans un vol pour Miami avec… le nouvel homme de sa vie. Moustapha Dieng a su conquérir le coeur de Viviane qui avait visiblement mieux à faire que de répondre au père de ses enfants.

Entre Bouba et Viviane, la guerre des mots, des vidéos et des photos fait rage depuis leurs remariages respectifs curieusement intervenus à quelques jours d’intervalle. Simple hasard du calendrier ?



Appel à des concertations: le chef de l’Etat précise sa pensée

YERIMPOST.COM La levée des couleurs, ce premier lundi du mois de mai, était l’opportunité saisie par le président de la République pour réitérer sa volonté de voir toutes les forces vives de la nation répondre à son appel à des concertations. Ce ne sera point pour parler politique, mais des ressources pétrolières et gazières qui seront bientôt exploitées. L’objectif c’est que le Sénégal tire profit de ces ressources naturelles dans la cohésion nationale.



Assane Diouf tabassé par des gardes… Honte à l’administration pénitentiaire !

YERIMPOST.COM Je ne peux pas être suspect de sympathie pour Assane Diouf qui m’a abreuvé d’injures parce que… dakaractu avait désapprouvé les insanités qu’il débitait. Je pense même que cet insulteur public, sauvagement violent et puérilement vulgaire, mérite la peine qu’il est entrain d’endurer pour avoir injurié le président de la République, la Première dame, le président de l’Assemblée nationale, le procureur de la République, ainsi que des symboles de notre pays comme Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du khalife général des mourides, et le premier porte-étendard du Sénégal, l’icône planétaire Youssou Ndour.

Mais, même s’il avait tué, Assane Diouf n’en resterait pas moins un être humain revêtu d’une éminente dignité, un être créé à l’image de Dieu, comme l’indique ce postulat de la pensée judéo-chrétienne, un des fondements historiques des droits de l’homme.




Assane Diouf est en prison. Il demeure un être humain, un citoyen protégé dans son intégrité morale et physique par des principes universels reconnus par ce qu’on appelait autrefois « les nations civilisées ». Ces gardes pénitentiaires qui l’ont tabassé, lui laissant des blessures au genou et à la cheville, ont déshonoré leur écusson, violé ses droits, nui à l’image du Sénégal, signataire de toutes les conventions internationales interdisant la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants. Honte à eux ! Honte à l’administration pénitentiaire qui admet en son sein ces pratiques d’un autre âge !

Le traitement fait à Assane Diouf est inadmissible dans un Etat démocratique. Placé en isolement total, il ne reçoit de visite que de son avocat, Me Elhadji Diouf. Son épouse, de nationalité américaine établie aux Etats-Unis, de passage au Sénégal, a été empêchée de lui rendre visite en prison. Autant de faits constitutifs de traitements cruels, inhumains et dégradants qui interpellent les organisations de défense des droits de l’homme !

Les sévices exercés sur ce détenu sont symptomatiques de la brutalité de l’administration pénitentiaire du Sénégal, largement en-deçà du niveau de notre démocratie, constituée de gardes pour la plupart quasi-analphabètes totalement ignorants des normes protectrices des droits de l’homme. Bourrés de complexes, ces matons se comportent comme s’ils avaient des comptes à régler avec les détenus célèbres. Karim Wade a subi un fauchage qui lui a laissé de graves séquelles au genou. Je ne veux pas, pour ne pas personnaliser cette question, évoquer ce que j’ai moi-même vécu.

Assane Diouf ne doit plus endurer de brimade d’aucune sorte. Tous ses droits doivent être respectés. Le procureur de la République doit s’auto-saisir pour poursuivre les auteurs des coups et blessures volontaires qu’il a subis. C’est cela faire justice. La justice n’est pas la vengeance. C’est un pilier de l’harmonie sociale. Les prisons ne sont pas des camps de torture. Ce sont des maisons de redressement, de rééducation, de réinsertion sociale. L’insulteur public ne doit pas être détruit. Il doit être corrigé et socialement reclassé.

Cheikh Yérim Seck

Vidéo: Ismaïla Madior Fall se moque des détenus…? Le menu en prison





Marche des pro-Khalifa: Assurément vers le palais

YERIMPOST.COM Les souteneurs de l’édile de la capitale sénégalaise et du maire de Mermoz/Sacré-Coeur progressent lentement mais assurément vers le palais, comme ils l’avaient promis. C’est dans cette lancée, nous dit le quotidien L’As, que le président du Rassemblement pour la solidarité et l’unité dans la République (Rassur) a déposé ce mercredi une lettre d’information sur la table du préfet de Dakar et a été entendu par la police de Médina. Vendredi donc, les pro-Khaf et Barth marcheront du rond-point de la RTS à l’agence de la Poste de Médina.



La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




VIDÉO: Voici les images des 4 Sphères ministérielles de Diamniadio





Inauguration des Sphères ministérielles de Diamniadio: un Conseil des ministres délocalisé

YERIMPOST.COM Les sphères ministérielles, un investissement de 56 milliards de fcfa, seront inaugurées ce mercredi 2 mai. Diamniadio sera le temps de cette journée la capitale économique du pays. Au moment où ces lignes sont écrites, le chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement sont sur place pour tenir la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. A 16 heures, le président de la République procédera à l’inauguration d’un groupe de trois sphères d’immeubles de 8 étages chacun. Un projet qui permettra à l’Etat d’économiser 6,5 milliards par an de charges locatives, à compter de 2019.



Le défenseur des détenus en garde-à-vue. Que lui reproche-t-on ?

YERIMPOST.COM Le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus ( Asred), Ibrahima Sall, a été interpellé, hier, vers 12h, chez lui, à Rufisque, par des éléments de la Section de Recherches (Sr) de la gendarmerie de Colobane. M. Sall avait tenu des propos désobligeants, ces derniers jours, sur les conditions de détention des détenus. C’est ce qui justifie son interpellation.

Pour rappel, en l’espace de quelques jours, des pensionnaires de la Maison d’arrêt de Liberté 6, de Thiès et Diourbel ont tour à tour fait grève de la faim pour protester, entre autres, contre les longues détentions préventives, l’absence de prise en charge des détenus déficients mentaux, les tortures…




Ibrahima Sall, président de l’ASRED, défenseur des détenus, mis aux arrêts

YERIMPOST.COM Cueilli tard dans la soirée du mardi 1er mai à son domicile de Rufisque, le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus (Asred) s’est vu placé en garde à vue dans les locaux de la Section de recherches de la brigade de gendarmerie de Colobane. Aucune information n’a filtré au moment où nous nous mettons sous presse sur les motifs de cette interpellation. Toutefois, Seydi Gassama d’Amnesty international signale que tout porte à croire que l’arrestation d’Ibrahima Sall serait liée à son travail de protection des droits des prisonniers. Nous y reviendrons…



Communiqué de la CDP sur le traitement des données personnelles à des fins de parrainage





Henry Grégoire Diop liste les manques des juges

YERIMPOST.COM Ceux qui pensent que les juges voient la vie en rose ont tort. Ils sont confrontés à de nombreuses difficultés dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Doyen des présidents de juridictions, Henry Grégoire Diop égrène le chapelet de doléances des juges. Ces problèmes d’ordre logistique sont, entre autres, le manque de matériels informatiques, l’absence de crédits suffisants, les problème de véhicule…




Du nouveau dans l’affaire des enfants de Yeumbeul

YERIMPOST.COM L’affaire des deux enfants de Yeumbeul, victimes de sévices corporels, a connu un rebondissement. Un des mis en cause présumé a été appréhendé par la police. Il habite dans le même quartier que les enfants. Le suspect, qui a été confondu par les gosses, s’est livré à des aveux stupéfiants. Tout juste âgé de 15 ans, il a juré  qu’il s’amusait avec les gosses, en compagnie de son complice présumé qui est activement recherché.




Réunion des francs-maçons: le double-jeu du préfet de Dakar

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte des organisations qui luttent contre la franc-maçonnerie

ALERTE! LE GRAND ORIENT DE FRANCE MET SA MENACE À EXÉCUTION: Le Préfet de Dakar vient d’effectuer un virage à 180°, en moins de trois mois! Après avoir interdit, par arrêté en date du 31 janvier 2018, un rassemblement d’organisations « d’obédience maçonnique », il les autorise de nouveau par un autre arrêté, publié le 25 avril 2018, abrogeant les dispositions du précédent arrêté préfectoral. L’on se rappelle que dans son communiqué du 26 janvier dernier, le Grand Orient de France, après avoir dénoncé le fait que l’État sénégalais ait cédé aux pressions de « forces obscurantistes »,  avait brandi une menace sans équivoque, en déclarant que : « Face à ces manoeuvres liberticides, le Grand Orient de France PRENDRA SANS TARDER les initiatives qu’exige la gravité de la situation » !




«Grèves des enseignants…» Prières et suppliques

CONTRIBUTION   L’U.A. « ce machin »

Chers enseignants..

 

Je joins ma voix à celle de tous ceux qui , nombreux, ont eu à s’exprimer sur votre mouvement de colère exacerbée qui ne finit pas de révolter, d’émouvoir ou de désoler  selon les sensibilités des uns et des autres.

Je joins ma voix pour vous faire part tout d’abord, de toute mon admiration à l’endroit du corps enseignant tout entier. Car s‘il y’a une personne que j’adore en plus de mes parents biologiques , c’est bien mon Maître Monsieur NGUIRANE Djibril qui m’a enseigné en classe de CM2 à l’école Ouagou Niayes Lions des HLM.. Je ne rendrais jamais assez hommage à cet enseignant hors pair pour TOUT ce qu’il m’a donné en termes de sollicitude, d’attention , d’égards , d’éducation , de culture , de tenue, de retenue, d’amour pour la connaissance et même à l’occasion, de petits châtiments corporels bien mérités de temps à autre pour m’apprendre à souffrir de mes fautes . Ah Oui « qui aime bien châties bien » N’est ce pas ?  Il m’aura donc Tout vraiment TOUT montré et Tout donné, MOUSSE. Comme nous l’appelions. Et aujourd’hui encore, après plus de cinquante ans, je continue toujours à visiter mon vieux Maître. Que DIEU me le garde encore longtemps..AMINE…

C’est pourquoi, j’ai une admiration béate pour les enseignants, tous les enseignants pour leur sacerdoce. Enseigner est le plus beau métier du monde parce que le plus difficile et surtout… le plus utile. Inculquer le savoir et l’amour du travail bien fait dans des têtes de linotte n’est assurément pas une sinécure . On ne pourra jamais vous payer à votre juste prix car l’enseignement est un sacerdoce. C’est pourquoi d’ailleurs on parle souvent d’HONORAIRES  -juste de quoi vous HONORER –pour qualifier vos revenus.

 

Ensuite, ce n’est pas un hasard si d’après la Vulgate Coranique, l’enseignement est le métier le plus aimé de DIEU le TOUT PUISSANT . qui est en fait, le Premier Enseignant avec Son Elu et Seul élève MOUHAMED (PSL) à qui IL a enseigné la Siratal Moustakhim à travers Son Livre Sacré LE CORAN.

Son premier mot à l’adresse de son Serviteur bien aimé n’est-il pas « IKHRAH » « LIS ».. ?

Cet élève Divin devint lui-même Enseignant Emérite pour toute l’Humanité avec le Livre du Maître du monde et son comportement (Suna) à lui qu’il se chargea d’inculquer aux autres, à tous les autres comme bréviaires de la SIRATAL MOUSTAKHIM, la voie du Salut…

Tout cela pour vous dire Chers enseignants qu’à partir du moment où ALLAH SOUBKHANA HOU WATAALLA, Lui-même, vous rend hommage en vous faisant condisciples de la Meilleure des Créatures, qu’avez-vous besoin de la bave des gueux ?

 

Depuis presque trois mois sinon plus, vous vous battez pour des Droits indéniables . Vous avez montré et démontré votre force, fait admirer votre solidarité réelle, étalé votre capacité  de mobilisation et réussi à faire plier le Pouvoir qui est allé même à Canossa . Le Président de la République soi-même ne vous a-t-il pas reçus en audience studieuse pour vous écouter et vous proposer des solutions pour certaines de vos revendications tout à fait légitimes ? QUE RESTE  T-IL MAINTENANT ?

Certes, vous n’avez pas eu TOUT ce que Vous voulez et à quoi vous avez Droit mais on ne peut raisonnablement nier qu’il y a eu tout de même quelques avancées significatives. En matière de gestion de conflit social ou autre, on n’obtient JAMAIS TOUT ce qu’on veut dans les négociations du  conflit. Il y’aura toujours de part et d’autre des concessions sur des aspects du conflit qui ne pourront jamais être satisfaits hic et nunc.

Mais la sagesse commande que dès qu’il y’a des avancées notables , l’armistice doit être signé et le cesser le feu entrer en vigueur pour signifier la fin des hostilités. Qui ne sera en fait que provisoire. Car le conflit est inhérent à la vie. En effet, quand bien même on vous aurait donné TOUT ce que vous réclamiez, cette satisfaction totale ne durera que le temps qu’il faut. Toute amélioration des conditions de travail n’est perçue que pour un temps limité dans l’espace et sera remise en question assez rapidement sous les effets  des changements économiques, sociaux ou politiques qui vont intervenir dans l’espace social . C’est dire qu’on ne peut pas faire l’économie des conflits sociaux . Mais tout conflit est appelé à être dépassé …pour avancer.

C’est pourquoi, mon adresse est aussi une prière et une supplique..

En effet, Vous avez déjà gagné Chers enseignants. Tout le monde reconnaît le bien fondé de votre lutte. Vous vous êtes fait respecter. « Ken yaber toulène ». Et surtout pas ces ignorants de politiciens qui n’ont qu’injures et mépris à la bouche à votre endroit parce que pour la plupart d’entre eux, ils n’auront fréquenté qu’une seule école : L’école de la politique. Qui est la seule au Sénégal qui n’a pas besoin d’enseignant et où les plus médiocres des médiocres sont admis car il n’est point besoin de prédisposition mentale  ou de diplômes ni Bac ni DEFM ni CEPE pour y entrer. Vous croyez que ces gens là méritent votre colère ? NON…Assurément NON…Alors, De Grace, Pouvez vous mettre balle à terre et ranger les armes ? Juste pour montrer Votre Grandeur et votre sens de la responsabilité ? Un vainqueur se doit d’être GRAND .. SOYEZ GRANDS Chers amis enseignants .. et acceptez de mettre fin à votre colère légitime . C’est une supplique que je vous adresse.

Méfiez vous du vedettariat des médiats qui vous pousse à rester Intransigeants et imperméables à toutes solutions de répit proposées par certaines instances et des Autorisées de tout bord. Un chef de grève c’est comme un Chef de guerre . IL faut savoir s’arrêter, ne serait ce que pour reprendre son souffle et évaluer ce qui est acquis.

Le jusq’au boutisme guerrier n’est jamais payant car on ne pousse pas à bout un Etat. Quand l’Etat est acculé, dos au mur, sa réaction devient brutale et risque de faire mal, très mal.

DIEU nous en garde.

L’Etat n’est pas non plus pour vous, un ennemi à abattre  c’est même plutôt, en plus d’être votre employeur, Votre PARTENAIRE avec qui Vous êtes obligés de composer. Alors…

SOYEZ RAISONNABLES..AVOIR RAISON SANS ETRE RAISONNABLE N’EST PAS CONCEVABLE NI RESPONSABLE . Sinon, vous risquez d’être les complices involontaires de ceux qui œuvrent insidieusement pour la liquidation de l’école publique qui les a pourtant Tous formés, du moins pour ceux qui ont eu la chance de la fréquenter.

 

Chers Enseignants, Vous êtes déjà bénis par DIEU, refusez de vous faire salir par ceux là qui ne se complaisent que dans le pancrace, les philippiques, la coprolalie et la pyromanie institutionnelle… RESTEZ GRANDS et de Grâce…Faites Vous violence et…REPRENEZ LA CRAIE. SVP. Je vous en supplie…à genoux..

MERCI POUR TOUT ET QUE DIEU VOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL .

 

 Dakar le  27/04/2018

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Renversé par une voiture de police, M. Cissé dénonce « l’impitoyable comportement » des policiers




Contribution: Scrutin présidentiel de 2019: L’arsenal des fraudes

« Il faut s’y préparer, cet homme-là ne reconnaitra pas sa défaite en 2019 »

10 mois nous séparent des joutes électorales de 2019. Un test majeur pour le « modèle démocratique » sénégalais à bout de souffle, qui ne garantit plus les standards d’élections libres, transparentes et concurrentielles ; un des baromètres de la démocratie représentative. En dépit de 2 alternances pacifiques en 2000 et 2012, la démocratie sénégalaise titube et vacille dangereusement, faisant craindre un basculement en 2019. Le retour d‘expérience sous le magistère de Macky Sall démontre que les techniques de fraude font partie intégrante de la stratégie du régime actuel pour conserver le pouvoir. Des pratiques infâmes révèlent un dévoiement sans précédent de nos acquis démocratiques :


  • L’inversion des résultats à Saint louis (placée en état de siège), lors des locales de 2014,
  • Les écarts considérables relevés entre les chiffres du Ministre de l’Intérieur (12 381 bureaux de vote) et ceux du Président de la Cour d’appel et de la Commission Nationale de Recensement des Votes (13 594) lors du référendum de 2016, avec une différence nette de 1213 bureaux de vote fictifs ; conjugués à l’annulation des résultats de plus de 50 bureaux de vote à Touba,
  • La rétention volontaire de plus de 2 millions de cartes d’électeurs de citoyens sénégalais lors du scrutin faussé du 30 juillet 2017,
  • Le refus d’acheminer dans les délais, le matériel de vote dans l’une des villes les plus peuplées du pays, privant des centaines de milliers de citoyens du droit de vote, et occasionnant une révolte sans précédent à Touba (plus de 96 bureaux de votes vandalisés),
  • La profusion des ordres de mission (nouvelle trouvaille) déversés massivement à Dakar, pour inverser nuitamment, à 2 heures du matin, le résultat du vote dans la capitale,
  • Les transferts illégaux de dizaines de milliers d’électeurs vers de nouveaux bureaux de vote…

A vrai dire, la liste est longue de pratiques frauduleuses mises en place par les tenants du pouvoir, entre 2014 et 2017 pour contourner la volonté populaire. Au vu de ce tout ce qui précède, on peut sans risque de se tromper dire que la fraude sera au menu du scrutin présidentiel à venir. Pour parer à toute fraude de nature à confisquer le suffrage des sénégalais le 24 février 2019, il convient de contrôler l’action des autorités administratives et d’appliquer le principe de précaution :

  • Après le fiasco du 30 juillet 2017, les autorités administratives ne peuvent se prévaloir de leurs propres turpitudes

Au regard des graves dysfonctionnements survenus lors des élections législatives du 30 juillet 2017, tous les services de l’Etat (parties prenantes) disposent d’une marge suffisante (plus d’un an et demi) pour rectifier le tir. S’y ajoute que le décret 2018-253 du 22 janvier 2018 a fixé la date de l’élection présidentielle au dimanche 24 février 2019. Cette date est officielle, et connue de toutes les autorités administratives. Elle induit que l’Etat a pris toutes les dispositions idoines pour l’organisation d’un scrutin libre, régulier et transparent. Par conséquent, aucune justification de quelque nature que ce soit ne saurait être acceptée, en cas de dysfonctionnements graves, de nature à impacter la sincérité du scrutin de 2019. S’agissant du bon usage des deniers publics, il convient de souligner que tout marché de gré à gré avalisé par l’ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics), portant sur les opérations électorales de 2019, serait irrégulier et totalement illégal. En effet, entre 2017 et 2019, l’Etat dispose de délais suffisants pour recourir à la procédure d’appel d’offre ouvert, en vue de la passation de tels marchés. Pour mémoire, en 2017, la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) avait conclu 10 marchés par entente directe, invoquant « la pression due aux longues files d’attente pour l’obtention de la carte d’identité biométrique et le respect du calendrier électoral ». Des motifs fallacieux, puisque le calendrier électoral était connu de longue date par les autorités administratives.

Garantir la transparence et la sincérité du scrutin

Afin d’anticiper de graves dysfonctionnements, des mesures draconiennes s’imposent :

  • Le matériel électoral devra être acheminé en temps et en heure dans tous les bureaux de vote à l’échelle nationale, y compris à Touba, (au besoin,1 mois avant le scrutin),
  • A défaut de l’instauration du bulletin unique (peur bleue du régime d’un scrutin transparent et économe), les bulletins de tous les candidats devront être édités en nombre suffisant, suivant un strict principe d’égalité entre les candidats. Aucune pénurie artificielle de bulletins ne doit être organisée ou planifiée. Dans aucun bureau de vote, et sous peine de nullité du vote, les bulletins du candidat « X» ne doivent être supérieurs à ceux des candidats « Y,et Z ».
  • L’ouverture des bureaux de vote doit s’effectuer de manière identique sur tout le territoire national (à titre d’exemple, il ne faut pas que le scrutin débute à 8H à Fatick et 10H à Touba),
  • En amont, une vérification approfondie devra être effectuée dès le lundi 02 juillet 2018, date de publication des mouvements issus de la révision exceptionnelle des listes électorales. A ce niveau, il y a lieu de préciser qu’à compter du 03 juillet 2018, tout citoyen dispose de 15 jours pour saisir directement la CENA ou le Président du Tribunal d’Instance du ressort pour être rétabli dans ses droits. Par ailleurs, l’article 11 du décret N°2018-476 précise que « tout électeur inscrit sur la liste électorale peut réclamer l’inscription d’un électeur omis ou la radiation d’un électeur indûment inscrit ». Les citoyens avertis sont invités à informer et accompagner nos concitoyens qui éprouvent des difficultés à faire valoir leurs droits.

 

  • La délivrance des cartes d’électeurs aux citoyens : une condition substantielle de la régularité du scrutin présidentiel de 2019

Le dispositif de mise en place des commissions administratives pour les inscriptions des citoyens en vue de l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique CEDEAO a débuté fin 2016. Nous sommes presque à mi-2018. Il n’y a aucun pays dans le monde, (sauf au Sénégal, un pays supposé émergent) où la distribution des cartes d’identité s’étale sur 2 ans. Une telle défaillance est le signe d’un amateurisme consternant. L’Article 3 de la Constitution est on ne peut plus claire « La souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais. Tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi ». Il faut le marteler : Le droit de vote est un droit inaliénable, absolu et Constitutionnel.  Priver des millions de sénégalais du droit de vote est à lui seul, un motif grave et suffisant, pour annuler le scrutin présidentiel du 24 février 2019.

  • Le Conseil Constitutionnel sera pris à son propre piège, en cas de saisine en 2019

Lors du scrutin du 30 juillet 2017, l’Avis/Décision N°08/2017 du Conseil Constitutionnel, rendu en violation du code électoral (Art L 53 et L 78), a permis de trouver une parade au régime. En effet, les 7 « sages » avaient estimé « qu’à titre exceptionnel, l’électeur n’ayant pas pu retirer sa carte d’identité CEDEAO faisant office de carte d’électeur, pouvait voter avec certains documents simplifiés ». Officiellement, cet Avis/Décision était motivé par les « lenteurs notées dans le retrait des titres d’identité biométriques ». En cas de saisine en 2019, le Conseil Constitutionnel ne pourra invoquer ce motif, dans la mesure où il sera lié par son Avis-Décision, revêtu du sceau « A titre exceptionnel…». Dans l’hypothèse où des millions de sénégalais seraient privés de leurs cartes d’électeurs, et donc du droit de vote en 2019, il appartiendra au Conseil Constitutionnel de constater, primo, la défaillance extrêmement grave de L’Etat par rapport à un Droit Constitutionnel majeur, le Droit de vote (article 3 de la Constitution), une défaillance d’autant plus grave qu’elle a été constatée 2 ans auparavant (scrutin du 30 juillet 2017) ; et secundo, d’annuler purement et simplement la totalité du scrutin présidentiel de 2019.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Marche du G6 à Diourbel: les enseignants n’en ont cure des menaces du gouvernement

YERIMPOST.COM « Nous n’avons toujours pas été ouverts au dialogue. Mais depuis que nous avons quitté le palais présidentiel, j’ai l’impression que le gouvernement ne veut pas nous rencontrer. Raison pour laquelle nous sommes sur le terrain de la revendication et des marches. Si le gouvernement avait pris sa responsabilité de nous convoquer, peut-être qu’on n’en serait pas là », a déclaré ce mercredi 25 avril le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saems) au cours de la grande marche du G6 à Diourbel. Saourou Sène s’est également prononcé sur le communiqué du gouvernement perçu comme une menace par les enseignants. « Je le dis à qui veut l’entendre, ce ne sont pas ces menaces qui feront reculer les enseignants », a assuré M. Sène.



Vote sans débat des projets de loi: une pratique non prévue par la Constitution ni par aucune loi organique ou ordinaire

Par Mamadou Abdoulaye SOW

Inspecteur principal du Trésor à la retraite

mamabdousow@yahoo.fr

 

« Comme son nom l’indique, le Parlement est fait pour parler. C’est un organe délibérant, ce qui signifie que s’il doit en fin de compte décider, il le fait toujours après qu’une discussion a permis d’éclairer ses choix.

                Remettre cela en cause c’est s’attaquer aux fondements même du système parlementaire (…).

                Si jamais Parlement a effectivement mérité le nom de chambre d’enregistrement, c’est bien celui appelé à trancher sans avoir débattu. Le voilà réduit au simple rôle de machine à voter »

(Guy Carcassonne, « À propos du droit d’amendement : les errements du Conseil constitutionnel »,

Pouvoirs, nº 41, 1987.Source : www.revue-pouvoirs.fr).




La question est posée de savoir si la procédure de vote sans débat existe dans notre droit parlementaire. Hâtons-nous de dire qu’aucune disposition dans la Constitution et dans le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise le vote sans débat des lois ordinaires ou des lois organiques et à plus forte raison des lois constitutionnelles. Tout au plus, est-il stipulé à l’alinéa premier de l’article 72 de la loi n° 2002-20 du 15 mai 2002 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale : « Lorsqu’au cours d’un débat, la première liste des orateurs est épuisée et que le Ministre a répondu, le Président (de l’Assemblée nationale) ou tout autre membre peut en proposer la clôture ».

Nous axerons les développements qui suivent sur l’analyse de l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (I) puis sur le droit d’amendement en matière de révision constitutionnelle (I.) et enfin, sur des remarques avant de conclure (III).

 

  1. Analyse de l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale 

 

Lorsque l’article 72 du Règlement intérieur dit qu’un membre de l’Assemblée nationale (soit le Président soit un autre député) peut proposer la clôture d’un débat en cours, deux questions se posent : 1° Quelles sont les conditions requises pour l’utilisation de l’article 72 ? 2° Quelle est la nature des débats susceptibles de donner lieu à clôture ?

 

1° Les conditions requises pour l’utilisation de l’article 72

L’analyse de l’article 72 aboutit à une conclusion : le recours à l’article 72 exige des conditions cumulatives pour la formulation d’une demande de clôture d’un débat : 1° L’existence d’un débat déjà ouvert sur le texte de loi. 2° L’audition de tous les orateurs de la première liste est terminée. 3° Le ministre qui défend le projet de loi a fini de répondre aux questions des députés inscrits sur la première liste.

 

À l’évidence, le mot « clôture » de la fin de l’article 72 est à rapprocher du mot « débat » et non du mot « vote ». Les rédacteurs du Règlement intérieur n’ont pas jugé utile d’ajouter au dernier mot « clôture » du premier alinéa de l’article 72, les mots « du débat ». En effet, l’emploi de « en » dans le membre de phrase « peut en proposer la clôture » renvoie manifestement au mot « débat » qui est au début du premier alinéa de l’article 72 ». D’ailleurs, un argument de texte peut être apporté sur ce point :  l’article 67 de la loi n° 78-21 du 28 avril 1978 relative au Règlement intérieur, que l’article 72 du Règlement intérieur en vigueur est venu abroger et remplacer, était plus explicite : « Lorsqu’au moins deux orateurs d’avis contraire, ayant traité le fond du débat, ont pris part à une discussion, le Président ou tout autre membre de l’Assemblée nationale peut en proposer la clôture ».

On se demande à partir de quel moment l’article 72 peut entrer en jeu ; c’est là toute la question ? La notion « d’ouverture du débat » n’est pas définie par la Constitution, ni par aucune autre loi. Par « l’ouverture du débat », faut-il comprendre l’ouverture du débat sur la discussion générale ou l’ouverture du débat sur les articles du projet de loi ou l’ouverture du débat sur les amendements ? De notre point de vue, par les termes « au cours d’un débat », il faut comprendre « au cours du débat sur la discussion générale » ou « au cours du débat sur les articles du projet de loi » ou « au cours du débat sur les amendements ».

On remarquera que la deuxième condition pour demander la clôture d’un débat vise l’épuisement de « la première liste des orateurs » ce qui semble signifier que le champ d’application de l’article 72 ne s’étend pas à l’hypothèse d’une deuxième voire d’une troisième liste.

 

 

2° La nature des débats susceptibles de donner lieu à clôture 

Tout député sait que l’adoption définitive d’un projet de loi passe d’abord par la discussion générale puis par la discussion des articles du texte et des amendements acceptés avant d’arriver au vote des articles et au vote sur l’ensemble souvent précédé par des explications de vote.

En dehors des débats que la Conférence des Présidents peut décider d’organiser conformément aux dispositions de l’article 68 alinéa 4 du Règlement intérieur, les questions de clôture d’un débat sur un projet de loi ne devraient concerner que la discussion générale et la discussion des articles (y compris la discussion d’un amendement à un article) ; étant entendu que la clôture du débat ne saurait en bonne règle s’appliquer aux explications de vote.

Les questions préalables ainsi que les exceptions d’irrecevabilité sur un texte ne font pas partie de la discussion générale : la finalité de ces questions préalables étant, entre autres, « de préserver la cohésion de l’opposition en évitant d’entrer dans la discussion du projet de loi lui-même ».[1]

Nous pensons que le recours à l’article 72 doit avoir pour finalité une meilleure organisation du travail législatif en considération du fait que « le débat législatif est libre » (article 68 du Règlement intérieur) et non pour empêcher la discussion d’un projet de loi.

 

Comme on le sait, la procédure d’adoption des lois commence par la phase de la discussion générale. À ce propos, voici l’enseignement toujours d’actualité d’Eugène Pierre dans le supplément de son « Traité de droit politique, électoral et parlementaire » de 1919, (n° 822) :

«  La discussion générale ne saurait être supprimée ni par un vote ni par une manifestation de ( l’Assemblée) ; sans doute, avant l’ouverture de la discussion générale, le rapporteur ou un ministre a le droit de monter à la tribune et d’exposer les raisons qui paraissent devoir déterminer les orateurs à renoncer à la parole; mais cette communication n’est suivie d’aucun vote; le Président n’en est pas moins tenu d’appeler successivement tous les membres inscrits , et la discussion générale ne peut être considérée comme close que si tous renoncent volontairement à leur droit de parole ( …).

La discussion générale a été instituée pour que toutes les opinions individuelles se produisent librement, pour que (l’Assemblée) soit éclairée sur les avantages et les inconvénients d’un projet au moment où elle est appelée à décider s’il y a lieu de passer à l’examen des articles. On voit sans peine que le régime parlementaire risquerait d’être gravement faussé si au début même de la discussion générale, avant que tous les inscrits (…) aient pu se faire entendre, une coalition de partis ou de groupes avait le droit de faire bloc et de jeter le trouble dans les esprits en apportant une déclaration collective. » (Nous mettons en gras)

 

Ces commentaires faits, plaçons-nous maintenant dans l’hypothèse qui est celle du droit d’amendement dans la phase d’approbation d’un projet de révision constitutionnelle.

 

  1. Droit d’amendement et approbation d’un projet de révision de la Constitution

 

Il n’existe pas une irrecevabilité spécifique à la procédure de révision constitutionnelle. Rien ne s’oppose donc, en matière constitutionnelle, à ce que le législateur invoque la règle de droit commun posée par l’article 82 de la Constitution et par l’article 60 du Règlement intérieur.

Selon l’article 79 du Règlement intérieur, l’Assemblée peut décider qu’un amendement soit discuté immédiatement ou renvoyé en commission. Nous estimons que lorsqu’on est en face d’un amendement dont la portée est fondamentale, il est plus sage de soumettre l’amendement à l’examen de la commission compétente ou bien de demander une simple suspension de séance pour permettre à la commission d’apprécier la recevabilité.

 

Lorsque la révision de la Constitution emprunte la voie parlementaire, pour qu’elle devienne définitive, le projet de révision doit être approuvé par l’Assemblée nationale à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Au Sénégal, comme l’a souligné le professeur Ismaïla Madior Fall, « force est de constater que la pratique parlementaire sénégalaise a consacré l’habitude de « fusionner » les deux étapes (l’adoption et l’approbation) en une seule ». Ce qui amène l’auteur précité à dire : « Reste donc contestable l’attitude du Conseil constitutionnel validant la violation du rite procédural du double vote en soutenant qu’un vote unique peut réaliser à la fois l’adoption et l’approbation ».[2]

D’après Bruno Baufumé, « la phase d’approbation exclut tout droit d’amendement » et qu’en droit positif, « il n’existe aucun droit d’amendement à ce stade de la révision constitutionnelle »[3].

Du reste, tout amendement est, en principe, appelé en discussion sauf si l’amendement est déclaré irrecevable en séance publique. En clair, la règle de la spécialité des votes veut que tout amendement déposé sur un article fasse l’objet d’une discussion distincte. Au surplus, une proposition d’amendement en séance plénière doit « être en relation avec une disposition en discussion ». Ce qui signifie qu’un article d’un projet de loi qui n’a pas été soumis à discussion ne peut faire l’objet d’un amendement.  En référence à la décision n° 2005-532 DC du 19 janvier 2006 du Conseil constitutionnel français, le non-respect de cette exigence peut être un motif de rejet de l’amendement.

 

  • Remarques et conclusion

 

Tout d’abord, nous nous contenterons de faire trois remarques :

  • La première est une interrogation : pourquoi n’a-t-on pas demandé au Conseil constitutionnel son avis sur le projet de révision constitutionnelle ?

Depuis la loi constitutionnelle n ° 2016-10 du 5 avril 2016, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République pour avis. Sur une question relative aux élections législatives de 2017, le Conseil constitutionnel avait été saisi pour avis d’où sa décision n° 8/2017 du 26 juillet 2017. Pourquoi alors sur une question aussi fondamentale touchant la Constitution, n’a-t-on pas demandé l’avis du juge constitutionnel ? Si la consultation juridique a eu lieu, la décision rendue devrait être publiée au journal officiel conformément à l’article 25 de la loi organique relative au Conseil constitutionnel.

Il devrait être retenu dans la Constitution sénégalaise, comme c’est le cas dans la Constitution gabonaise (article 116), que tout projet de révision de la Constitution proposé par le Président de la République ainsi que tout amendement qui s’y rapporte soient obligatoirement soumis, pour avis, au Conseil constitutionnel avant la convocation de l’Assemblée nationale ou avant le référendum. « Cette soumission du texte de révision et de tout amendement permet (au Conseil constitutionnel) non seulement d’assurer le contrôle de la régularité de la procédure mais aussi de vérifier la compatibilité du texte de révision avec l’ensemble des dispositions constitutionnelles [4]».

 

  • La deuxième remarque est que les projets de lois constitutionnelles ne peuvent pas faire l’objet d’une procédure de vote sans débat.

Au regard de l’article 103 de la Constitution, la voie référendaire est la règle pour réviser la Constitution et la voie parlementaire est l’exception. Malheureusement, comme l’écrit M. Ismaila Madior Fall précité (p.13), « il n’y a aucun obstacle d’ordre procédural significatif dès lors que le pouvoir dispose d’une majorité parlementaire représentant 3/5 des membres du Parlement ». Nous devons tous admettre que la Constitution, qui est la « loi des lois », ne doit, en aucune circonstance, être révisée selon un procédé d’adoption simplifiée.

Le recours à l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour approuver des projets de loi constitutionnelle est une négation manifeste du droit parlementaire.

En France, l’Assemblée nationale a institué par sa résolution n° 475 du 7 mai 1991, une « procédure d’examen simplifiée » en remplacement des procédures de vote sans débat et de vote après débat restreint. L’examen d’un texte soumis à la procédure d’examen simplifié passe d’abord par la Conférence des Présidents. Mais, conformément à l’article 127 du même Règlement intérieur, « (les projets et propositions de lois organiques) ne peuvent faire l’objet de la procédure d’examen simplifiée … ».

.

  • La troisième remarque c’est pour dire que le fait majoritaire ne doit pas être utilisé comme arme pour voter sans débat les lois de la République.

On peut comprendre aisément les états d’âme d’une majorité parlementaire pour partager les vues constitutionnelles du Président de la République mais pas au point d’enfreindre tout le formalisme que requiert le déroulement minutieux de la procédure législative. Nous n’hésitons pas à dire que l’utilisation de l’article 72 pour adopter les lois de la République, surtout « dans un sens (…) déplorable pour l’autorité gouvernementale et la valeur du travail législatif » (Michel Debré.), donne une « image négative du travail législatif dans l’opinion publique ».

 

Enfin, on se demande quelle est l’utilité d’élargir les pouvoirs d’un Parlement en matière de contrôle de l’action gouvernementale (voir la loi constitutionnelle du 5 avril 2016) si ce Parlement se contente de voter sans débat les lois. Ce que nous attendons du travail parlementaire c’est l’amélioration de la qualité technique des lois. En effet, il est noté, par exemple, un manque de rigueur dans la rédaction de l’article 29 nouveau de la loi constitutionnelle qui vient d’être adoptée sans parler de son incompatibilité avec les deux premiers alinéas de l’article 34 de la Constitution. (Voir commentaires de Doudou Ndoye sur les articles 29 à 34 dans « La Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 commentée », 2è édition, EDJA,2001, p.136). Ce que nous attendons du travail parlementaire c’est d’amener l’Exécutif « à un débat plus long, plus approfondi que prévu, bref de retarder la discussion des textes les moins consensuels, avec l’objectif de prendre à témoin l’opinion publique et l’espoir, toujours déçu, d’empêcher l’adoption définitive »[5].

 

Toutes ces considérations ci-dessus ne sauraient mieux se résumer qu’en reprenant à notre compte ces phrases de Guy Carcassonne précité qui demeurent d’une actualité fascinante et qui méritent assurément d’être gravées en lettres d’or dans l’hémicycle du Parlement de plusieurs pays africains :    

« Le Parlement est fait pour parler. C’est un organe délibérant, ce qui signifie que s’il doit en fin de compte décider, il le fait toujours après qu’une discussion a permis d’éclairer ses choix. Remettre cela en cause c’est s’attaquer aux fondements même du système parlementaire. Et d’ailleurs la totalité du droit parlementaire dans la Constitution (…) s’inspire de cette conception consubstantiellement liée à la démocratie elle-même (…).

Si jamais Parlement a effectivement mérité le nom de chambre d’enregistrement, c’est bien celui appelé à trancher sans avoir débattu. Le voilà réduit au simple rôle de machine à voter. On ose songer à tous les excès auxquels la faculté ainsi offerte au Gouvernement pourrait, ou pourra, donner lieu. La discipline d’une majorité automatique et la complaisance du Conseil constitutionnel donnent (…) une interprétation qui revient à dire que le Gouvernement peut faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut ».

 

Dakar, le 24 avril 2018

[1] Bruno Baufumé, « Le droit d’amendement et la Constitution sous la Cinquième République », L.G.D.J, 1993, p.345.

[2] Ismaila Madior Fall dans « La révision de la Constitution au Sénégal » p.13.

[3] Bruno Baufumé, op.cit. pp.195-196.

[4] Télesphore Ondo, « Le droit parlementaire gabonais », L’Harmattan, 2008, p216.

[5]Jean Louis-Hérin, Jean-Louis Hérin, « La Constitution de la République française. Analyses et commentaires » (sous la direction de François Luchaire), Economica, 2009, p.1081.

 

Communiqué du Conseil des ministres du 25 avril 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 25 avril à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur sa visite d’amitié et de courtoisie, en prélude à la célébration de la 138ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations et ses sincères remerciements à Serigne Abdoulaye THIAW LAYE, Khalife général des Layènes, pour l’accueil chaleureux et les prières ferventes formulées pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement, en parfaite synergie avec les autorités religieuses, coutumières et les populations de Cambérène, d’intensifier la modernisation des sites et zones impactés par l’aménagement de la deuxième section de la Voie de Dégagement Nord (VDN) en tenant compte de leurs spécificités.




Poursuivant sa communication autour de la mécanisation intensive de notre agriculture pour asseoir durablement l’autosuffisance et la sécurité alimentaire, le Chef de l’Etat félicite le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour la bonne organisation de la cérémonie officielle de réception des 1000 unités de matériels agricoles destinées aux agriculteurs, d’un coût de 32 milliards de FCFA.

A cet égard, le Président de la République demande au Gouvernement, en rapport avec l’ensemble des acteurs du secteur impliqués, de déployer avec diligence, les procédures appropriées, afin d’assurer la répartition équitable, la maintenance adéquate de cet important lot de matériels subventionnés, mis à la disposition des producteurs, par l’Etat, dans le cadre de la dynamique de renforcement de la politique d’autosuffisance alimentaire, par le renouvellement et la modernisation de l’équipement rural, engagée depuis 2012.

Par ailleurs, abordant la consolidation du dialogue social tripartite, Etat-Syndicats-patronat, et la préparation de la Fête internationale du travail qui sera célébrée le 1er mai, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de faire le bilan exhaustif de l’état de prise en charge des cahiers de doléances déposés en 2017 et de préparer la cérémonie officielle de réception des centrales syndicales à la Présidence de la République.

Le Président de la République invite également le Gouvernement à évaluer, les résultats des deux conférences sociales tenues en 2014 et 2017, notamment la mise en œuvre et l’actualisation du Pacte de Stabilité sociale et d’émergence économique, conclu en 2014, entre l’Etat, les Syndicats et le Patronat.

En outre, le Chef de l’Etat réitère ses instructions relatives à la consolidation du dialogue social dans tous les secteurs et à l’établissement d’un calendrier consensuel de suivi des revendications et accords signés avec les partenaires sociaux.

Enfin, le Président de la République rappelle au Gouvernement l’impératif d’assurer le respect scrupuleux des droits des travailleurs en matière de protection sociale, de cotisations sociales à l’IPRES, à la Caisse de Sécurité sociale et la mise en œuvre effective de conventions collectives, notamment, dans le secteur de la sécurité privée.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la situation sociale avant de rendre compte de la coordination de l’action gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait une communication portant sur l’état de la coopération dans le domaine de la pêche entre l’Etat du Sénégal et la République Islamique de Mauritanie.

Le ministre du Travail, du Dialogue social des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a fait le point sur les préparatifs de la Fête internationale du Travail et la convention 205 de l’Organisation internationale du travail relative à l’emploi et le travail décent au service de la paix et de la résilience.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a fait le point sur l’actualisation du cadre juridique des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication.

 

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

  • le projet de décret portant organisation du ministère de la Justice ;

 

  • le projet de décret portant organisation du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

 

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

  • Monsieur Momar DIOP, Docteur en Science politique, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume des Pays-Bas, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, Président des Etats –Unis d’Amérique, en remplacement de Monsieur Babacar DIAGNE ;

 

  • Monsieur Babacar Matar NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Ottawa, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI, Président de la République fédérale du Nigéria, avec résidence à Abuja, en remplacement de Monsieur Baboucar SAMBE ;
  • Monsieur Amadou SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, de classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Royaume du Maroc, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Hassan ROHANI, Président de la République islamique d’Iran, en remplacement de Monsieur Babacar BA ;

 

  • Monsieur Oumar El Foutiyou BA, Conseiller en Organisation est nommé Secrétaire général du Ministère de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance ;

 

  • Monsieur Ousseynou DIENG, Ingénieur en Management de l’audiovisuel, est nommé Directeur de la Communication au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique en remplacement de Monsieur Alioune DRAME, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

 

  • Monsieur Sossé NDIAYE, Professeur assimilé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, titulaire d’un Doctorat d’Etat ès Sciences, est nommé Directeur de l’Office du Baccalauréat du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur Babou DIAHAM, appelé à d’autres fonctions.

 

Le Secrétaire général du Gouvernement,

                        Porte-parole

 

Vidéo: Manifestation à l’instant des élèves de Yoff





ABC, El Pistolero, Abdou Mbow, Mor Ngom, Benoit Sambou… le calvaire des fidèles de la première heure de Macky Sall

YERIMPOST.COM Dans le Macky, la fidélité de la première heure est un délit. Cruelle ironie du sort, les compagnons historiques de Macky Sall, au lendemain de son éjection brutale du perchoir de l’Assemblée nationale par Abdoulaye Wade, sont aujourd’hui les laissés pour compte du régime. Tous ceux qui avaient pris le risque de l’accompagner dans son aventure politique alors incertaine sont aujourd’hui relégués à la périphérie du pouvoir.

On apprend, ce matin du 24 avril, que Moustapha Cissé Lô, fidèle parmi les fidèles, évincé sous Wade de l’Assemblée nationale pour prix de sa fidélité à Macky Sall, a démissionné de toutes les instances de l’Alliance pour la République (APR, le parti au pouvoir) pour rester un militant tout court. De déceptions en humiliations, « le fou du roi » a fini par se rendre compte qu’il était bon à insulter les adversaires de Macky Sall mais jamais à être responsabilisé. Après avoir été contraint de ravaler son ambition de briguer la présidence de l’Assemblée nationale, offerte à « l’allié » Moustapha Niasse, El Pistolero, écarté de toutes les décisions politiques stratégiques, s’est retrouvé marginalisé dans le choix de l’équipe censée conduire à la victoire le président-candidat en février 2019. C’en est trop pour ce boutefeu qui s’était senti très tôt écarté, au point d’avoir mis sur pied, dès 2013, en marge de l’APR, un mouvement citoyen mort-né.

Moustapha Cissé Lô n’est pas seul dans son cas. Un autre porte-flingue de Macky Sall, Abdou Mbow, un jeune qui a renoncé en 2008 à sa place au sein de l’Ujtl et à son salaire à l’Assemblée nationale, n’a guère connu un meilleur sort. Patron des jeunes de l’APR au moment de l’accession au pouvoir, il a été dépossédé du poste de ministre de la Jeunesse qui lui revenait en vertu d’une règle de logique politique. Planqué à l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, sur-formé à Science Po Paris, est confiné depuis six ans à un rôle de répondeur automatique des détracteurs du régime. Alors que d’autres de son âge, apparus de fraîche date mais semble-t-il dans les grâces du cercle intime du Prince, siègent sous les ors, lambris et dorures du Palais, autour de la prestigieuse table du conseil des ministres.

Qu’elle est cruelle, la tragédie vécue par les historiques de l’APR! Qu’il est inhumain le traitement fait à Alioune Badara Cissé! Le cas d’ABC est l’illustration extrême de ce que la politique sous nos cieux peut produire comme ingratitude. Tous ceux qui sont informés savent que, sans ABC, Macky Sall n’aurait aujourd’hui été rien d’autre qu’un ancien dignitaire lambda du régime de Wade. C’est ce fin lettré, ce Saint-louis épris de la langue anglaise, ce disciple fervent de Serigne Touba, qui a forgé le destin présidentiel de Macky Sall, créé l’APR, installé toutes ses cellules au Sénégal et à l’étranger… Pour la petite histoire, c’est lui qui a choisi le nom APR parmi d’autres, après avoir consulté un expert en numérologie.

Dans la logique du destin immanquable des fidèles de Macky Sall, Alioune Badara Cissé a été défenestré du premier gouvernement auquel il a appartenu, laissé longtemps dans la galère du chômage avant d’être « casé » au poste de médiateur de la République face à l’indignation massive de ceux qui connaissent son passé avec celui qui s’est retrouvé à la tête de l’Etat.

C’est ainsi: il faut voir le traitement infligé à Abdoulaye Wade, qui lui a mis le pied à l’étrier en le propulsant aux plus hautes fonctions de l’Etat, pour se rendre compte que Macky Sall ne sait pas rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui lui ont fait du bien.

Aujourd’hui, sous des apparences trompeuses, Mbaye Ndiaye, Mor Ngom, Benoit Sambou et tant d’autres fidèles, ayant des coquilles vides en guise de postes, souffrent en silence d’être dans le pouvoir sans être au pouvoir. « En politique, trahison, lâcheté et hypocrisie sont des religions. » Vieux de plus d’un semi-siècle, ce propos effroyable du romancier français Laurent Denancy demeure une vérité d’une brûlante actualité.

Cheikh Yérim Seck




Le gouvernement prend l’opinion à témoin sur ses décisions en faveur des enseignants





République du Sénégal

Un Peuple –Un But –Une Foi

Primature

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement

Porte-parole

 

 

 

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT

 

 

Le Gouvernement voudrait rappeler à l’opinion, les différentes initiatives qu’il a eu à entreprendre, compte tenu du rôle central qu’occupe le secteur de l’éducation dans la vie de la Nation, pour assurer la reprise normale des enseignements sur l’ensemble du territoire national.

 

Pour rappel, l’atteinte des objectifs stratégiques assignés à l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent repose sur des ressources humaines de qualité. Ainsi, l’Etat a consacré des efforts importants au secteur de l’Education et de la Formation, en termes de réformes et de mobilisation de ressources budgétaires, en vue de promouvoir une école de l’équité et de la réussite des élèves, mais aussi une école viable, stable et pacifiée.

 

Pour réussir ce pari, le Gouvernement s’est résolument engagé dans une dynamique de promotion du dialogue social et de prise en charge des préoccupations des enseignants.

 

Différentes actions ont déjà été réalisées dans cette perspective, en particulier :

 

  • l’extinction progressive des corps émergents par le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté au Gouvernement 43 milliards de 2015 à 2017, avec un quota des mises en solde relevé au niveau de 10.000 enseignants par an ;
  • la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards FCFA ;
  • l’institutionnalisation de la Journée mondiale de l’Enseignant dans le calendrier républicain et du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant ;
  • et plus récemment, sur décision du Chef de l’Etat, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60.000 FCFA à 85.000 FCFA par mois et par enseignant fonctionnaire ainsi que la revalorisation du traitement de tous les enseignants contractuels pour un montant forfaitaire de 10.000 FCFA.

 

Différentes rencontres ont également été organisées entre le Gouvernement et les partenaires sociaux du secteur de l’éducation.

 

Ainsi, dans le cadre des rencontres sectorielles que le Ministre de l’Education nationale organise régulièrement avec les partenaires sociaux, celui-ci a rencontré à cinq reprises les syndicats représentatifs entre février et mars 2018.

 

Le Premier ministre a eu quatre rencontres avec les syndicats d’enseignants, en présence des ministres concernés, du Haut Conseil du Dialogue Social, des associations de parents d’élèves et d’organisations de de la société civile.

 

Enfin, Monsieur le Président de la République a bien voulu accorder une audience aux syndicats pour leur annoncer d’importantes mesures concernant la question nodale de l’indemnité de logement et la résorption des lenteurs administratives constatées dans la gestion de la carrière des enseignants depuis plus d’une décennie. A sa suite, les autorités religieuses ont appelé à la reprise effective des enseignements.

 

Au total, le Gouvernement voudrait lancer un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours car le mouvement social risque de mettre en péril, non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat.

 

Le Gouvernement voudrait aussi rappeler à l’opinion et aux enseignants, sa responsabilité d’assurer le Droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays. Aussi, prendra-t-il toutes mesures de sauvegarde nécessaires à la continuité du service public de l’Education. Le Gouvernement a déjà pris toutes les dispositions utiles pour un réaménagement du calendrier scolaire et en appelle au sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics.

 

 

 

                                             Fait à Dakar, le 24 avril 2018

 Le Secrétaire général du Gouvernement,

Porte-parole,

Seydou GUEYE

MAC de Thiès: grève de la faim illimitée des prisonniers

YERIMPOST.COM Une grève de la faim illimitée des détenus de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès ! Les difficiles condition de détention sont à l’origine de ce mouvement d’humeur. Pour cesser ce mot d’ordre, les détenus exigent les venues du ministre de la Justice et du procureur de la République de Thiès. Dans ce communiqué ci-joint du président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), un appel est lancé aux autorités pour un meilleur traitement des prisonniers.






L’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des détenus (ASRED) informe que les détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Thiès ont entamé, aujourd’hui lundi 23 avril 2018, une grève de la faim illimitée, pour déplorer leurs dures conditions de détention et le traitement inhumain qu’ils subissent chaque jour. Les détenus grévistes demandent la venue immédiate du Ministre de la Justice et du Procureur de la Région de Thiès. Ils comptent maintenir leur mouvement d’humeur jusqu’à l’amélioration de leurs conditions de séjour carcéral.Les détenus à la prison de Thiès dénoncent :Le traitement excessif et amoral qui leur est infligés tous les jours

La maltraitance inouïe qu’ils subissent de la part du nouveau chef de cour de la prison en question

Le maintien en détention des détenus acquittés après jugement devant la Chambre criminelle de Thiès, du seul fait que le procureur de la République ait fait un appel

Les colis provenant de leurs familles au moment des visites sont maintenant très limités par le Chef de la cour

Les repas copieux amenés par les familles des détenus sont détournés et utilisés au profit de certains gardes pénitentiaires qui usent de tout leur pouvoir pour abuser des détenus de la prison de Thiès

Les fouilles inopinées des éléments de la gendarmerie (détachement du Cynogroup) avec leurs chiens se font avec une cruauté excessive, violant leur intimité, leur dignité et après ces fouilles certains perdent habituellement leurs biens

Le départ du Commandant Boubacar Diatta et son chef de cour qui les a toujours traités avec respect et amour

La situation des longues détentions préventives

L’Asred lance un appel pressant à l’Administration pénitentiaire pur un traitement des détenus conformément aux recommandations internationales, pour un emprisonnement humanitaire dans tous les établissements pénitentiaires du Sénégal.

Par ailleurs, les détenus de la MAC de Thiès adressent leurs sincères remerciements à l’ensemble des acteurs qui œuvrent pour une humanisation de leurs peines et qui défendent leurs causes. Le médiateur des prisons, M. Moustapha Cissé Lô qui les a toujours soutenus et, magnifient vivement le beau geste que le médiateur a fait à la prison de Diourbel en offrant aux détenus la somme de dix millions de francs CFA pour l’amélioration de leurs dures conditions de détention. Mme Adja Soda qui ne cesse de défendre la cause des détenus, à travers la bande Fm.

ASRED (Association pour le Soutien et la Réinsertion sociale des Détenus)

Le Président

Ibrahima SALL

Le Parrainage des Renoncements & la République des Outrances (Me Mame Adama Gueye)




Samuel Ahmet Sarr se prononce sur le délai des inscriptions sur les listes électorales

COMMUNIQUE N° 3 DU PRESIDENT SAMUEL AHMET SARR :

POUR UNE PROROGATION DU DELAI DES INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ELECTORALES

Conformément à l’article L.39 alinéa 5, Monsieur le Président de la République a pris le 20 février 2018, le décret n° 2018-476 portant révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. A cet effet, les commissions administratives instituées devraient permettre aux jeunes citoyens sénégalais qui auront dix-huit (18) ans révolus à la date du 24 février 2019 et à tout autre citoyen remplissant les conditions requises de s’inscrire mais aussi de procéder à la correction de toutes les erreurs matérielles constatées après l’édition des cartes issues de la refonte partielle. Ces opérations qui ont démarré le 1er mars 2018 doivent prendre fin ce lundi 23 avril 2018.




Cependant, il a été constaté, sur l’ensemble du territoire national et au niveau de la diaspora, une forte mobilisation des sénégalaises et des sénégalais durant les derniers jours devant les commissions administratives pour obtenir leur inscription qui constitue leur sésame pour participer au choix du futur Président de la République du Sénégal.

Tenant compte des enjeux de cette élection présidentielle et de l’intérêt de mes compatriotes à exprimer leur patriotisme, j’exhorte le Président de la République à proroger le délai de la révision exceptionnelle sur les listes électorales afin de permettre au maximum de sénégalais de remplir leur devoir civique le 24 février 2019.

VIVE LA DEMOCRATIE SENEGALAISE !


Fait à Dakar, le 23 Avril 2018

Samuel Ahmet SARR

Ancien Ministre d’Etat,

Candidat à la présidentielle de 2019

Serigne Mountakha Bassirou dans le top 50 des Africains les plus influents

YERIMPOST.COM Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, fait partie du top 50 des Africains les plus influents. Selon Jeune Afrique, Serigne Mountakha Bassirou est placé à la 28e place de ce classement.





Le tri s’est fait selon une méthodologie qui, d’office, exclut de la liste les chefs d’État en exercice et leurs épouses, de même que les personnalités qui résident hors du continent, comme le rappeur Akon. Le poids sur les réseaux sociaux, le nombre d’abonnés Twitter, le référencement internet, la surface rédactionnelle sont des critères objectifs également choisis par le jury.

« Si, officiellement, la confrérie que ce dernier (Cheikh Ahmadou Bamba) fonda au début du XXe siècle n’est que la seconde du pays pour le nombre de ses adeptes (après la Tidjaniya), il en va autrement de son influence spirituelle et temporelle. Le khalife général des mourides est celui face à qui les présidents sénégalais s’agenouillent le plus volontiers, afin de recevoir ses bénédictions. En période électorale, le défilé des leaders politiques à Touba, la ville sainte du mouridisme, s’apparente à une rituelle danse du ventre, même si l’intéressé ne donne jamais aucun Ndiguël (consigne de vote). Fort d’un pouvoir financier que nul, au Sénégal, ne se risquerait à inventorier, le khalife général des mourides peut compter sur la dévotion de millions de talibés ­ dont une part non négligeable au sein de la diaspora ­, ce qui fait de Touba, de facto, un État dans l’État », écrit J.A.

Contribution: Macky Sall, le champion des champions

Macky est train de gouverner sans tambour ni trompette. Il ne commet aucune faute majeure. Il est le Grand Timonier du peuple, de par sa haute responsabilité de fédérer toutes les énergies. A l’heure des enjeux de la mondialisation et globalisation, il est apparu comme le Messie pour réformer et développer le pays. Il est le meilleur des Champions. C’est la gouvernance sobre et vertueuse qu’on scande ! Il ne fait aucune politique de populisme. C’est ce qui justifie que beaucoup ignorent ses gigantesques et icaresques réalisations, qui plus est, ses ardentes ambitions sur les priorités urgentes du Sénégal. Il roule et roucoule pour son peuple, ce Bâtisseur ingénieur hors pair !

Nous avons un véritable Sénégalais qui, ayant effectué toutes ses humanités au pays jusqu’à ce qu’il devient le président de la République de tous les Sénégalais, étrange et étonnante destinée qui mérite moult réflexions et mûrissements, fait rarissime au monde ; il manie et manipule, selon l’orthodoxie républicaine digne des grandes démocraties, les destinées du pays. C’est pourquoi, l’impunité est révolue ! Le pays, pardon, les Sénégalais, qui sont d’honnêtes citoyens, lui accordent une majorité sans hésitation, adoptent ses projets salvateurs et l’avalisent dans sa mouvance. La paix du pays est son souci majeur. On lui prédisait une gouvernance difficile, mais il gère et cerne les problèmes et besoins du pays sans anicroche ! On disait qu’il ne punira, il a puni ! On disait qu’il ne corrigera, il a corrigé ! On disait qu’il ne pardonnera, il a pardonné ! On disait qu’il n’organisera pas le référendum, il l’a réalisé et a gagné son pari ! On disait qu’il n’y aura pas de HCCT, il l’a institué et y a raflé le gros des sièges ! On disait qu’il perdait les législatives, il a plus qu’une majorité confortable. On disait qu’il n’y aura pas parrainage, on l’a adopté pour éliminer les amuseurs de la République. On disait qu’il y aura un 23 juin-bis, il y a un 19 avril calme sans mort d’homme. On disait du mal, il y a le bien et la paix au Sénégal. Les critiques dans les réseaux sociaux, les sondages dévergondés avec de faux échantillons, les oppositions de leur opposition qui attendent la veille des élections pour se décider et se diviser, n’en ont cure de la volonté des Sénégalais. Point d’intellectualité, le vote est plus affectif qu’objectif et ce qu’il dit n’est pas ce qu’il fait et le dissimule.




Indubitablement, ce prodige est le maître du jeu. Il a la clef du dialogue. Disons-le ! Aimons-le comme nous nous aimons nous-mêmes et nous verrons son cœur, son âme, son esprit s’ouvrir pour nous assister, avec sa meilleure volonté.

Et le combat politique aurait cessé depuis longtemps avant le parrainage, faute de combattants ! Et certains, pour assouvir leur libido politicienne, prient et prédisent ubuesquement sa non réélection, comme s’ils étaient des démiurges ! Attendons ! Comment un si illustre grand président peut-il briguer un seul mandat ? Quel gâchis ! Tel ne sera jamais le cas pour Macky. Il est un grand politicien au sens grec du terme que les Sénégalais estiment et croient. Ses réalisations sont là, saillantes, et font pignon sur rue. Inutile de les citer pour s’en convaincre ! Il est en train de se pencher sur son gigantesque travail de bâtir le pays pour vaincre ses adversaires, et mieux convaincre ses compatriotes qu’il ne cesse de fidéliser. Ce qui lui assure inéluctablement un véritable bassin électoral national au moment où une certaine opposition sans opposition se confond et se morfond dans des querelles de qui sera leur futur candidat virtuel ! Quel manque de virtuosité !

Il travaille pour le bonheur des Sénégalais. Notre ingénieur de Roche- si l’on veut- Président a l’ingéniosité de poser les jalons paradisiaques de cette stèle éternelle de la cité ! D’ici l’horizon 2035, tout sera aux anges ! Le Plan Sénégal Emergent sera le Paradis Sénégalais Effectivement. Ce sera plus qu’un Plan mais un véritable Plat Servi Essentiellement.

Le moment venu, il convaincra les Sénégalais par la force de ses réalisations, la vitalité de ses actions, le dynamisme interne et le libéralisme humaniste qui trouvent sa résilience et son adaptation aux réalités du temps. Parce qu’il a déjà insufflé du sang neuf au libéralisme social charpenté autour de deux valeurs quintessentielles : l’Humanisme et le Patriotisme qui édulcorent la substantifique moelle de sa doctrine. Pionnier du Yonou Yokouté, il a élaboré avec une dextérité magique les plans du gouvernement de la deuxième alternance, tels le Plan Sénégal Emergent avec ses trois articulations essentielles : le capital humain, la bonne gouvernance sobre et vertueuse et la transformation structurelle de l’économie. Quel schéma cohérent !

Qui pourra arrêter la grande marche de ce majestueux Macky ? Il est une aubaine céleste pour le pays ! Qui pouvait miser sur lui, à part quelques rares compagnons d’infortune avant que Dieu, dans sa longanimité et magnanimité, l’ait révélé comme le Roi Soleil ? Il ne cessera de surprendre son monde qui le charme alors qu’il sait très bien ce qu’il veut, vaut et ne doit qu’à lui seul toute sa Gloire et Immortalité. Dans son for intérieur, il pense n’avoir point de rival à qui il fait tort en le traitant d’inégal ! Personne n’a ce riche et inédit parcours, présentement au Sénégal ! Il n’a d’alter ego dans le landerneau politique, celui-là ! En cela, il est le champion des champions, le leader des leaders. Il défait et fait, gonfle et dégonfle. Voilà Macky.

Il était inscrit dans le Tableau des Destinées qu’il sera un jour président de tous les Sénégalais. N’en déplaisent à ceux qui lui étaient familiers et qui réclament nostalgiquement urbi et orbi une certaine amitié ou reconnaissance ! Il est le Serviteur de tous les Sénégalais, dès l’instant qu’il sert- et ne se sert jamais- magistralement et magnifiquement son pays. Il est un Don de Dieu ! Personne n’y peut rien ! Certes, une opposition constructive est très substantielle mais une opposition pour se positionner ou se poser l’intention puérile et narcissique de s’opposer ne saurait opposer le Projet babylonien pour le Sénégal Emergent. Nous avons un Illuminé né ! Il est Donation de Dieu. Il a dédié sa vie sur l’être ! Aidons-le, soutenons-le ! Tolérons-le !  Aimons-le ; nous le soutiendrons de toute notre énergie sans tricherie ni supercherie. Nous le défendrons, corps et âme, avec courage et abnégation. La lumière de notre espérance nous guidera. Avec lui, nous bâtirons un beau pays et nous récolterons les fruits dont rêvait Sembène Ousmane dans son O pays, mon beau pays. Parce que ce Monsieur Sall a une divine mission ! Il est pur patriote avant d’être partisan de son alliance pour la République qui l’a porté au pilori suprême.

Qu’il ait une double ou triple nationalité, peu importe pour nous ! Tout le Sénégal sait qu’il est né et a grandi au pays. Il s’est accompli entièrement au Sénégal avant d’être un citoyen du monde. Quel est le pays au monde qui ne veut pas qu’il soit son citoyen d’honneur ? C’est Dieu qui l’a élevé à ce grade. Il n’est pas comme L’Etranger d’Albert Camus. Il ne vit pas au pays, tout en étant étranger de nos us et coutumes. C’est un « faux débat » de soutenir une telle hérésie. Sédar a déjà théorisé depuis longtemps le métissage culturel, cette croisée des chemins qui semble être ce pays de la Téranga où toutes les nationalités du monde s’y rencontrent, s’y croisent et s’y entrecroisent. Même, selon la mythologie, des Anges y sont venus et finissent par y élire domicile.

Il avait aimé tellement son pays qu’il préféra abandonner et se fixa un rêve prémonitoire d’avoir une large Alliance Pour la République créée un huit décembre 2008. Après trois ans d’existence seulement, il a réussi là où de vieux briscards plus politiques ont échoué lamentablement. Il a un bel espoir avec un Plan Sénégal Emergent. Après deux mandats pour « accomplir » et « réaliser » le Sénégal, il ira inexorablement au Sommet des Nations pour « servir », comme sa Dame, de sa riche carrière.

Dans l’Histoire du Sénégal, jamais Président n’ait été élu avec un tel score ! Il est l’un des plus jeunes leaders de l’Afrique. C’est un véritable « lion rouge qui rugit ». Ayant assurance pour sa grande Nation déjà debout, c’est normal qu’il roupille le temps de narguer et draguer une certaine « opposition » fébrile qui veut qu’il se réveille et montre sa « belle animalité politique » alors qu’il a pardonné et oublié. Il a un bel avenir pour son peuple parce que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Et puis, le pays n’a jamais faim. Tout est liquide avec l’hivernage ! Tout sera liquide avec le pétrole et le gaz dont des politicards s’égosillent sans rien comprendre véritablement. C’est normal que le pays soit « Macky », à défaut de ne pas s’appeler « Abdou ni Abdou-laye » ! Il est élu par Dieu et aura inexorablement un second mandat, si telle est la volonté divine. Sa réussite est la nôtre. Son échec reste aussi le nôtre ! Il ne perdra point ! Soit, il gagnera, soit il apprendra si tant et si bien qu’à son âge, il peut être compétitif dans toutes les olympiades décisionnelles du monde !  Donc, pourquoi vouloir vaille que vaille des scandales sans cesse au moment où des poltrons ont déjà pris leurs sandales ? Même, dans les plus grandes démocraties du monde, il y a toujours des scandales qui n’empêchent pas le développement du pays.




Terminons avec Montesquieu qui a raison de faire cette belle remarque dans Ses Pensées : « Je ferai ici une exhortation à tous les hommes en général, de réfléchir sur leur condition et d’en prendre des idées saines. Il n’est pas impossible qu’ils vivent dans un gouvernement heureux sans le sentir : le bonheur politique étant tel que l’on ne le connoît qu’après l’avoir perdu ».

C’est pourquoi, il faut de la force, de la vision dans tous les actes publics.  Le monde n’appartient qu’aux forts qui pratiquent des solutions efficaces et efficientes. Macky, le Républicain, en est la colonne vertébrale.

Et il serait exact de conclure que la pertinence d’un point de vue réside moins dans sa véracité que dans son efficacité à élargir le champ des possibles. C’est la manière dont nous appréhendons Macky qui peut nous booster vers le développement. Ce bel amour envers notre Président ne doit point se laisser prendre dans les méandres de la haine pour confondre le pari de sa particularité inaliénable avec son parti ! Pour ce faire, il va falloir apprendre peut-être à écouter, plus les choses que les êtres, à apprendre le geste avant la parole, lire la vérité requérante de ses réalisations, pour que l’effort politique des intelligences finisse par ébranler les résistances les moins solidaires à l’intelligibilité.

En attendant la fin du premier mandat de son Excellence Monsieur Macky Sall, réfléchissons sur cette si belle leçon de Sophie Caratini : « Celui qui sait regarder et écouter ceux qui lui parlent mais qu’il ne comprend pas se retrouve, comme au début de la vie, à apprendre le geste avant la parole ».

…/… A suivre

 

Mbaye Diop, Professeur au Lycée Médina Fall de Thiès

 

 

Vidéo- Manifestions à Ziguinchor: des élèves brûlent une voiture de la police

(Vidéo) Manifestions : Ziguinchor des élevés brûlent une voiture de la police




Libération des prisonniers d’un jour

YERIMPOST.COM Les leaders de l’opposition qui ont été interpellés ce jeudi 19 avril et autres manifestants contre la loi sur le parrainage ont été libérés. Idrissa Seck, Malick Gackou, Thierno Bocoum, Thierno Alassane Sall, Sheikh Alassane Sène, Kilifeu (Y en a marre), entre autres frondeurs, avaient été arrêtés par les forces de l’ordre pour avoir bravé l’interdiction préfectorale de rassemblement. Près d’une soixantaine de personnes, qui étaient depuis ce jeudi entre les commissariats du Plateau, de Police 4ème et Central, ont été élargies.



Vidéo- Arrestation des leaders: « La bataille ne fait que commencer » (Ousmane Sonko)





Vidéo- La presse victime des gaz lacrymogènes





Dernière minute: Des arrestations tous azimuts





YERIMPOST.COM Les premières arrestations s’opèrent et c’est Thiès qui ouvre le bal. Des membres du mouvement Y’en a marre de la localité, notamment leur coordinateur, Saliou Ndiaye, ont été interpellés. Une autre arrestation a été opérée à la cité du rail, celle de Ndiaga Diaw, responsable de l’UJTL.

Parrainage: le khalife des tidjanes s’engage

YERIMPOST.COM La société civile est déterminée dans sa volonté de reporter l’examen du projet de loi sur le parrainage. C’est dans ce but que ses membres se sont rendus à Tivaouane pour rencontrer le khalife général des tidjanes. Serigne Babacar Sy Mansour s’est engagé à parler au président de la République.



Ce cadeau de Macky Sall au khalife des layènes

YERIMPOST.COM Chose promise, chose faite ! Lors de sa visite chez le khalife général des layènes, en prélude du 138e Appel de Seydina Limamou Laye, Macky Sall avait promis l’octroi de 45 hectares à Seydina Baye Abdoulaye Thiaw Laye. Il a joint l’acte à la parole. Le directeur national des Domaines, Mamadou Mamour Diallo, qui a rendu une visite de courtoisie au khalife général des layènes, a déclaré que le président l’a instruit de diligenter la procédure d’octroi de ces 45 hectares à la communauté.



La commission des lois de l’Assemblée nationale valide: parfaite première manche !

YERIMPOST.COM Première victoire pour le président de la République, Macky Sall ! La commission des lois de l’Assemblée nationale, qui se réunissait ce jour, lundi 16 avril, afin de procéder à la révision constitutionnelle et à la modification du Code électoral, a marqué son accord. Reste maintenant aux députés de voter le projet de loi, ce jeudi 19 avril.



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