Blog de Cheikh Yerim Seck

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Principal concerné, l’Ambassadeur de la Palestine réagit enfin aux propos de Idrissa Seck sur le conflit israélo-palestinien

« Chers amis, chers lecteurs,

Si j’ai tardé à me prononcer sur les propos de Monsieur Idrissa Seck, concernant le conflit israélo-palestinien, c’est parce que j’ai voulu vérifier que le sujet n’avait pas été sorti de son contexte réel ou fait l’objet de modifications ou de déformation, qu’engendrent souvent les querelles fratricides au cœur d’une course politique.



Loin de toute polémique ou de toute ingérence politique dans la vie des Sénégalais, je voudrais seulement dire que les propos de Monsieur Seck, relatifs au conflit israélo-palestinien et arabe, ne correspondent ni à la réalité historique et politique du peuple arabe palestinien ni aux fondements de sa cause juste et encore moins à la légalité et la légitimité de son combat pour la libération de sa terre et l’indépendance de son Pays

J’invite Monsieur Seck à rectifier son analyse de la répression sanglante d’Israël du 15 mai courant, lorsque les Palestiniens commémoraient leur « Nakba » (tragédie du peuple palestinien), marquaient leur attachement à leur droit de retourner chez eux et protestaient également contre l’installation d’une nouvelle colonie («ambassade» américaine), au cœur de leur capitale et ville sainte

J’invite Monsieur Seck à approfondir sa compréhension des causes de ce conflit, qui n’est autre qu’une guerre d’épuration ethnique contre le peuple autochtone de la palestine, orchestrée et menée depuis plus de 100 ans par une alliance sioniste et impérialiste de grandes puissances, dont la Grande Bretagne et les États Unis d’Amérique



Je ne souhaite pas parler ici des erreurs théologiques et ethnologiques contenues dans les déclarations de Monsieur Seck.
Mais une chose est sûre: c’est que les propos de Monsieur Seck ont voulu trop banaliser des faits originaux qui soutendent le conflit actuel. Et ce n’est pas ainsi que nous arriverons à faire triompher les droits des opprimés en Palestine occupée.

Il faut arrêter de décrire faussement la domination colonialiste comme un problème de voisinage; il faut arrêter de réduire la « Nakba » en problème de gestion des frontières; il faut arrêter de renvoyer les colonisateurs et les colonisés dos-à-dos. Ce n’est pas juste! C’est même une forme de bénédiction, cautionnant, voire légalisant, les atrocités commises contre un peuple. Et une falsification de toute son histoire

Dr Safwat Ibraghith
Ambassadeur de la Palestine 🇵🇸 au Sénégal 🇸🇳

URGENT: Une résolution du PS porte la candidature de Khalifa Sall

PARTI SOCIALISTE

Réunion des responsables départementaux

 

RESOLUTION

Les responsables socialistes des 45 départements, réunis à Dakar le samedi 26 mai 2018 sur convocation du Secrétaire national à la vie politique, le camarade Khalifa Ababacar Sall, à l’effet d’examiner la situation politique nationale.



Considérant la gravité de la situation nationale marquée par une crise généralisée notamment la crise du système universitaire avec la répression aveugle des étudiants ayant abouti à la mort tragique de Mouhamadou Fallou Séne, étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint Louis ; le forcing à l’occasion du vote de la loi sur le parrainage qui cache des desseins inavoués ; l’arrestation arbitraire de Barthélémy Dias, l’arrestation puis le procès politique de Khalifa Sall avec sa condamnation à cinq de prison, la crise du secteur de la santé et du secteur de l’éducation avec des grèves récurrentes ; la situation d’insécurité alimentaire dans plusieurs zones du pays et une mauvaise campagne de commercialisation de l’arachide avec plusieurs dizaines de milliards de dette aux opérateurs privés et aux producteurs agricoles. De même que les dettes auprès des bailleurs, du secteur privé, des universités privées et des exécutifs locaux, et attestant une crise de trésorerie sans précédent de l’Etat du Sénégal. Ce qui explique le non-respect des engagements du gouvernement.

Les responsables socialistes des 45 Départements :

    • Présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille de Mouhamadou Fallou Séne,
    • Condamnent les manœuvres politiciennes et irresponsables du président de la République dans cette crise en lieu et place de véritables mesures de sortie de crise,
    • Exigent la diligence de l’enquête en cours de même que son impartialité afin de situer les responsabilités et de sanctionner les coupables à la hauteur de leurs crimes,
    • Réitèrent leur soutien indéfectible aux camarades Khalifa Ababacar Sall et Barthélémy Dias, otages politiques du régime exécrable de Macky Sall ;
    • Exhortent les camarades à poursuivre sans relâche et partout dans le pays et dans la diaspora le combat pour leur libération ;




  • Félicitent le camarade Khalifa Ababacar Sall pour son invitation au 78eme Congrès du Parti socialiste français tenu à Paris les 7 et 8 avril 2018;
  • Réaffirment la volonté inébranlable du parti socialiste de présenter un candidat SOCIALISTE à l’élection présidentielle de février 2019 ;
  • Décident, à cet effet, de l’organisation de tournées sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora afin de mobiliser les camarades, sympathisants, soutiens et alliés autour du projet politique socialiste ;
  • Rappellent à l’opinion publique nationale et internationale que Monsieur Khalifa Ababacar Sall reste en l’état ELECTEUR et ELIGIBLE ;
  • Proposent, par conséquent, SA CANDIDATURE à l’élection présidentielle de février 2019 ;
  • Proposent la mise en place de la Plateforme « Taxawu Senegaal- Khalifa Président » pour porter cette candidature ;
  • Donnent mandat au camarade Khalifa Sall de discuter avec toutes les forces politiques et citoyennes qui partagent notre vision pour l’élargissement de la Plateforme aussi bien au niveau national qu’international.

 

Fait à Dakar, le 26 mai 2018

 

 

 

 

 

 

Audio- La réponse salée de Pape Alioune Abass Sall à Idrissa Seck





L’Etat va rembourser 8,349 milliards de francs CFA de dette ce 25 mai

Le Sénégal va procéder le vendredi 25 mai prochain à l’apurement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 », a annoncé la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse. L’opération porte sur un montant de 8,349 milliards de francs CFA.

Ce mercredi 16 mai, la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse dont le siège est dans notre capitale, a annoncé que l’Etat sénégalais allait procéder au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire connu sous le nom de « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 », pour un montant global de 8,349 milliards de francs CFA soit environ 15 millions de dollars.




Lancé sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) du 30 octobre au 20 novembre 2015, « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 » est un emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour un montant de 50 milliards Fcfa et qui avait nécessité l’émission de 5 millions d’obligations au prix unitaire de 10.000 Fcfa.

Selon les sources proches du dossier, révèle Latribune, les fonds mobilisés devraient servir à financer, en partie, le déficit budgétaire de l’année 2015 estimé à 396,2 milliards francs CFA. L’emprunt opéré prévoyait que l’émetteur, l’Etat sénégalais, verse aux investisseurs un taux d’intérêt annuel de 6,30% payable semestriellement sur une durée de 10 ans avec un an de différé.

Ramadan 2018- Nafila de la 6ème nuit

Deux (2) Rakaa, soit un « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter une fois la « Fatiha », dix fois « Qoul Houwallahou Ahad ».

Résultat

Celui qui aurait fait cela, recevra la récompen, des rayons lumineux comme ceux du soleil et de la lune qui lui serviront de guides pour le conduire au paradis.se de celui qui aurait mille prières dans la mosquée de d’Abraham (Kaaba) et dans la Masjidil l’Harami



Ramadan 2018- Nafila de la 5ème nuit

Huit (8) « Rakaa », soit quatre « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter une fois la « Fatiha », une fois « Alam Nachrah », et trois fois « Qoul Houwallahou Ahad ».

Résultat :

Cette nuit là, deux anges inscriront sur la tablette les mérites de celui aurait fait cela et effaceront ses mauvaises actions. Il sera épargné des trompeurs et considéré comme celui qui aurait effectué mille fois le pèlerinage de la Mecque ; la porte du paradis lui sera grandement ouverte.




Photos- Aliou Cissé reçoit les prières de ses parents…

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Contribution: Les chroniques de Pape Alé Niang

Comme un boulet de canon aux initiales dorées et portées sur l’avenir et bien droit dans ses bottes, Pape Alé Niang, surnommé PAN, fait feu de tout bois. En effet, l’homme voire le journaliste qu’il est, dérange de par ses chroniques hebdomadaires. Chroniques qu’attend un bon nombre de sénégalais dans la fraîcheur matinale enfiévrée de tous les mercredis. L’on épie les sorties de ce bonhomme qui a fait ses humanités dans un collège de la vieille ville de Rufisque. Déjà à l’époque, il brillait déjà et était la tête de gondole de toutes les classes où il était passé. Florilège de témoignages de ses anciens collègues de classe. Une grande gueule. Une gouaille qui dérange. Ceux qui l’avaient fréquenté, savaient que le destin lui serait favorable. Un bel esprit teinté d’une attitude fouineuse. Actuellement, le Sénégal bruit de ses chroniques savantes. Au moment où pléthore de bons journalistes et grandes figures de la société civile ont rangé leur plume et leurs idées pour se mettre au service du prince. Calfeutrés dans les salons douillets et sous les lambris dorés du palais présidentiel. Contrairement à Pape Alé Niang, ils ont décidé tout bonnement de ne pas se battre et encore moins de dénoncer ce régime qui fragilise de plus en plus le pavillon Sénégal dépourvu de capitaine. Un drôle de dirigeant soliveau doublé d’un roublard, ce que dit une bonne partie du peuple. En bon journaliste d’investigation, Pape Alé est décidément sur tous les fronts, bravant vents et marées. Il dénonce les manquements et errements dangereux du régime du président Macky Sall mais il sait distiller de bons conseils à ce dernier. Il alerte l’opinion. Le peuple en prend de la bonne graine et kiffe ses sorties. L’homme, quoique brillant et quoi que l’on dise, dit ses trois vérités au régime en place. L’on dit qu’il met sa vie en danger et qu’il est un farouche opposant au régime actuel. L’on ergote qu’il cherche un tremplin voire une marche vers le sommet du pouvoir comme un ancien sniper du feu régime d’Abdoulaye Wade. En tous les cas, les chroniques de Pape Alé sont loin d’être une masse de logorrhées. Elles sont intéressantes et bien recherchées pour celui qui sait écouter. Elles sont bien détaillées pour celui qui sait comprendre les enjeux qui se dessinent dans le Sénégal de demain. En effet, PAN est devenu la bête noire du régime. Le combat de David contre Goliath, tristement célèbre dans ce Sénégal-là, où tous les coups sont permis. Décidément, le monde de la politique est une arène féroce où les gladiateurs s’écharpent et se donnent des coups mortels. En fait, le journaliste fait le buzz. Et n’en déplaise à ses ennemis et contempteurs ! Il nous faut, dans cette ambiance morose, de calamités et de scandales, des gens comme Pape Alé qui n’hésitent pas à tirer sur le gouvernement et à rectifier les tirs de ce dernier. Vivement le réveil citoyen ! Vivement les lanceurs d’alerte et les sentinelles de la démocratie ! Mais bon, tout peuple a les dirigeants qu’il mérite.




POUYE Ibra

Ramadan 2018- Nafila de la 4ème nuit

Quatre (4) Rakaa, soit deux « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter une fois la « Fatiha », et trois fois « Qoul Ya Ayouahal Kafiroun ».

Résultat :

Les péchés de celui qui aurait fait cela seront effacés sur place. Il aura les récompenses accordées à mille adorateurs ou à mille guerriers morts en combattant pour la cause d’Allah.




Ramadan 2018- Nafila de la 3ème nuit

Six (6) « Rakaa », soit trois « Salama ». Dans chaque Rakaa, on doit réciter à haute voix : une fois la « Fatiha », et une fois « Inna Anzalnahou ».

Résultat

Celui qui aurait fait recevra les récompenses de celui qui aurait libéré mille esclaves, qui aurait donné à manger et à boire à mille personnes et qui les aurait habillées. Les tourments du tombeau ne l’effraieront point.



Séjour dans les rangs d’Aqmi: Abdou Hakim Mbacké Bao était contraint de rester

YERIMPOST.COM « L’artificier » de Aqmi au Nord-Mali risque la perpète et son avocat a tenté hier devant le tribunal de le dédouaner. Abdou Hakim Mbacké Bao avait lui-même avoué avoir gardé des prisonniers au nom du groupe terroriste dénommé Al Qaïda au Maghreb (Aqmi), avoir reçu une formation dans la conception d’explosifs, entraîné au maniement d’armes. Devant le juge Samba Kane, ce jeudi 17 mai, Me Ousmane Thiam a fait remarquer au tribunal que son client a été trompé. Après deux échecs au baccalauréat, Abdou Hakim Bao a arrêté l’école pour se retrouver vendeur à la sauvette. C’est là qu’il a été, selon son avocat, embobiné. La motivation de son voyage au Mali était de pouvoir nourrir sa famille. Une fois sur place, il s’est rendu compte qu’il a été trompé et a été contraint de revenir au pays. Et Me Thiam d’insister sur ce fait et d’ajouter que son client ne peut être responsable pénalement puisqu’il est resté avec ce groupe sous la contrainte.



Procès Imam Ndao et cie: L’avocat de Mouhamed Ndiaye plaide l’inconscience de son client

YERIMPOST.COM Pour faire échapper Mouhamed Ndiaye à la condamnation à perpétuité requise par le procureur, son avocat a mouillé la robe. Me Ndéné Ndiaye a plaidé la clémence du juge Samba Kane à qui il fait noter l’enfance difficile de son client. Elevé par son grand-père qui y arrivait difficilement, Mouhamed Ndiaye est présenté par son avocat comme quelqu’un qui n’avait pas de repère. Une faiblesse que des individus ont exploitée pour lui faire faire le voyage au Nigéria. « C’était une erreur de sa part, M. le Président ! », reconnaît Me Ndiaye. Avant de poursuivre: « Mon client fait partie de ces jeunes qu’on enrôle pour les faire mourir dans les zones de conflit… Il a dit qu’il a subi un entrainement, qu’il a été initié au maniement des armes, il a rencontré Shekau. Il a dit ici que ces dealers avaient réussi à le convaincre à aller combattre pour Boko Haram. M. le président, il l’a reconnu, c’était une erreur. »



Procès des présumés coupables de la fraude au baccalauréat de 2017

YERIMPOST.COM Le palais de justice de Dakar va abriter un nouveau procès très attendu. C’est celui des présumés coupables de la fuite du baccalauréat de 2017. Au Tribunal correctionnel de Dakar, toutes les personnes incriminées dans cette affaire vont comparaître, jeudi 24 mai 2018, date retenue pour l’ouverture de ce procès. Les présumés coupables sont poursuivis pour des délits de fraude aux examens, obtention frauduleuse d’avantages matériels indus, association de malfaiteurs…

Ces infractions risquent de leur valoir jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.



Vidéo- Une illustration de la brutalité policière face aux étudiants





Le corps de Fallou Sène acheminé à Diourbel sans l’avis de ses parents

YERIMPOST.COM Son corps autopsié, Fallou Sène a été acheminé à l’insu de sa famille vers Diourbel. La levée du corps, qui était prévue ce matin à l’hôpital Le Dantec, a fait déplacer parents et amis du défunt. A leur grande surprise, le médecin leur notifie que le ministre de l’Intérieur avait ordonné son acheminement vers Diourbel. Des parents du disparu qui avaient effectué le déplacement vont devoir repartir à Diourbel. L’un d’eux, qui s’est confié à nos confrères de la Rfm, a déploré ce fait, soulignant qu’Aly Ngouille Ndiaye aurait pu leur éviter ce trajet pour rien.



Meurtre de Fallou Sène: le commandant de la Légion Nord indique le coupable

YERIMPOST.COM Le commandant de la Légion Nord de la gendarmerie indexe les étudiants qui, selon lui, étaient près de 3000 à encercler l’escadron de gendarmes venu sur demande du recteur pour sécuriser le restaurant du campus. En voulant faire porter le chapeau de la responsabilité des événements aux étudiants, Pape Souleymane Cissé fait un aveu de taille. Il déclare: « Les étudiants ont commencé par des jets de pierres avant de violenter les gendarmes qu’ils ont blessés. C’est alors que le commandant d’unité, qui a cru devoir défendre ses hommes et défendre les terrains dont il avait la responsabilité, a, après des sommations, usé de son arme pour dégager ses troupes… »

Des propos rapportés par le Quotidien qui souligne toutefois les regrets exprimés par le commandant de la Légion Nord qui a également martelé l’engagement de la gendarmerie aux côtés des populations. Sans commentaire



L’île de Gorée ou le symbole de la misère de l’homme noir

L’île de Gorée nous renvoie à notre histoire de peuple soumis, humilié et contraint de suivre la volonté de négriers venus d’Europe pour arracher nos ancêtres de leurs racines en vue d’asseoir une nouvelle forme de domination servile ouvrant l’ère du capitalisme économique moderne et reposant sur l’asservissement d’une catégorie de personnes par d’autres individus  ou d’autres groupuscules d’intérêt privé obnubilés par la seule recherche du profit et de l’accroissement du capital financier.




L’île de Gorée malgré le temps qui passe et l’oubli voire la méconnaissance réelle par beaucoup de nos compatriotes des innombrables scènes de violence sauvage, d’humiliation, de mépris qui ont réduit des hommes, des femmes, des enfants en objets commercialisables, reste le lieu par excellence de la mise en pratique de la monstruosité de certaines puissances occidentales  en Afrique subsaharienne.

L’île de Gorée ne peut pas se départir de son passé de comptoir d’esclaves malgré la volonté de certains à l’instar de l’édile de la ville monsieur Augustin Senghor à vouloir travestir l’histoire ou à tout le moins en minimisant l’impact symbolique de la traite négriere dans notre conscience collective, en restaurant en grande pompe avec le concours de l’Union Européenne la fameuse Place de l’Europe au cœur même de l’île qui porte encore les traces de notre douloureuse histoire de pays africains dominés, spoliés voire souillés avec la complicité d’une partie de la population.

L’île de Gorée n’est pas et ne doit pas être considérée comme un endroit touristique où les jeunes viennent se prélasser le Week-end voire durant les grandes vacances scolaires. L’île de Gorée doit être perçue autrement par ses habitants. Elle est le témoin de l’histoire horrible voire criminelle de notre pays voire de l’Afrique noire sous domination étrangère. Elle ne peut pas vue comme un endroit idyllique pour des jeunes fêtards en période de forte canicule. Elle porte les stigmates des blessures, des cris stridents, des pleurs, de la mélancolie , de la peur de nos aïeuls de franchir de manière définitive  la porte étroite du non retour reliant la plage rocheuse de l’île des côtes américaines.

L’île de Gorée est la preuve tangible  de l’humiliation de l’homme noir par les puissances coloniales occidentales. Cette image de l’île restera à jamais gravée dans le cœur des gens. Tout compte fait, malgré les tentatives de manipulation ou de travestissement de cette période cruciale de notre existence, l’image de comptoir d’esclaves de l’île de Gorée est dans notre ADN national et africain.

Vivre à Gorée n’est pas seulement humer son courant d’air frais ou nager dans ses eaux calmes voire surplomber ses falaises en vue de profiter sous un soleil éclatant de sa beauté sublime ou encore arpenter ses petites ruelles pour admirer ses maisons colorées de style colonial. Elle consiste à se familiariser avec notre histoire, ses soubassements, notre rapport à L’autre, notre identité de peuple exploité, nos peurs. L’île de Gorée est le sanctuaire d’un monde révolu, mais qui ne cesse de nous rappeler notre passé et du rôle des uns et des autres sur cette horreur ineffaçable qui traverse les siècles.




On ne joue pas à dessein avec les symboles qui façonnent voire rythment la vie de nos concitoyens. Nous n’avons pas le droit malgré la volonté de certains de nos compatriotes à vouloir coûte que coûte faire table rase sur notre passé de couronner nos anciens bourreaux. Jamais dans l’histoire humaine, il est envisageable d’honorer ses tortionnaires sur les lieux même de leurs crimes contre l’humanité. Toutefois, au Sénégal, tout est possible même les scénarios les plus saugrenus voire catastrophiques.

Nous devons certes avancer et refuser de vivre dans le ressentiment. Toutefois, face à ces actes d’une cruauté inouïe,  nous les descendants de millions d’africains torturés et mis en cage en vue d’être exploités dans des conditions de vie effroyables, n’avons pas le droit d’oublier la mélancolie, la colère stérile  voire la peur qui se manifestaient dans leurs yeux hagards, ni même pardonner à leur place. Nous avons juste le devoir de témoigner et de transmettre sans langue de bois ni œillères aux générations futures l’histoire du Sénégal et de l’Afrique noire pendant la traite négriere.

Nous n’avons pas le droit d’occulter ce fait historique sous le prétexte fallacieux d’une ouverture au monde à l’ère du numérique. Je vis en Europe et on n’y  trouve pas des lieux de commémoration des tragédies des deux guerres mondiales qui magnifient la grandeur du Reich Adolf Hitler ou de l’Allemagne Nazie. En Europe, les symboles sont portés au rang de valeurs et sont protégés par la loi contre les profanations.

L’île de Gorée est le condensé de l’histoire du continent africain et de l’homme noir. Elle doit être au cœur du renouveau de la pensée négro-africaine  et au-delà doit faire appel à une réelle prise de conscience de l’homme africain, de sa place dans le concert des nations modernes.

L’île de Gorée doit être le miroir de notre désir de liberté, de notre refus de la servitude volontaire abjecte à toute forme d’autorité, d’indépendance en hommage à nos aïeuls déportés vers les États-Unis d’Amérique et vers les Caraïbes.

La décision du maire de Gorée, monsieur  Augustin Senghor de réhabiliter la Place de l’Europe au cœur même de l’île est une souillure et un affront à la mémoire de nos ancêtres. L’île de Gorée est un patrimoine national et au-delà africain. Une telle décision ne peut pas dépendre de la seule volonté du maire. Elle doit faire l’objet d’une discussion et pourquoi pas d’un référendum sur la pertinence même de la Place de l’Europe à Gorée en raison de notre passé de comptoir d’esclaves et du rôle prépondérant des États européens dans la mise en œuvre de cette entreprise sordide et criminelle de déshumanisation de l’homme noir.

Pourquoi, par ailleurs, le maire de Gorée, monsieur Augustin Senghor n’a pas jugé nécessaire de s’en ouvrir aux historiens  et aux acteurs culturels du pays avant de se lancer dans ce projet controversé par beaucoup de nos compatriotes ? Malgré le tollé d’indignation des citoyens sénégalais sur le couronnement de l’Europe esclavagiste à Gorée même, il campe toujours sur ses positions et continue à s’entêter dans des explications fallacieuses en vue de justifier son choix. Toutefois, libre au maire Augustin Senghor de refuser l’évidence de sa décision injustifiable sur le plan de l’éthique,  sur le plan historique et également de la charge émotive de cette tragédie humaine dans la conscience de l’homme noir, mais la postérité retiendra de lui comme étant le responsable politique sénégalais né après l’indépendance qui a osé honorer les bourreaux criminels de nos aïeuls sur nos propres terres.

Procéder à des retouches par ci et là sur des événements historiques n’est pas nouveau sous nos tropiques et ailleurs. L’histoire est très souvent travestie par certains en vue de prendre à contre pied la réalité sociale objective. La Place de l’Europe à l’île de Gorée est la parfaite illustration de ce que nos politiciens sont capables de faire en vue de s’attirer les grâces de leurs bienfaiteurs occidentaux en dépit même de la légèreté de leurs argumentations.

 

Ne nous étonnons surtout pas après cette décision regrettable du maire de l’île de Gorée, monsieur Augustin Senghor que les dirigeants européens voire même les dirigeants de multinationales occidentales aient un regard condescendant plein de mépris sur nos autorités publiques ou sur nous autres citoyens sénégalais.

Dites nous, monsieur le maire Augustin Senghor, comment voulez vous que les autres nations nous respectent et nous considèrent comme leurs semblables si toutefois nous préférons la servitude, la lâcheté et le déshonneur à la dignité  voire à la liberté ?

Dites nous, également monsieur le maire Augustin Senghor,  pourquoi ne devrons nous pas substituer la Place de l’Europe par la Place du Souvenir qui sied le mieux à notre histoire commune avec l’Occident judéo-chrétien ?

La réminiscence de notre histoire doit nécessairement passer par des symboles fortement ancrés dans notre identité négro-africaine.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com .

 

 

L’avenir de la Libye discuté à Dakar

YERIMPOST.COM Afin de venir à bout du conflit qui mine leur pays depuis la chute de Khadafi, des personnalités libyennes se sont retrouvées à Dakar du 11 au 13 mai. Un consensus a été trouvé entre les représentants des différentes branches qui alimentent cette crise et, selon le Quotidien, ils se sont engagés à se donner les moyens de doter leur pays d’une Constitution. Ces Libyens se sont également engagés à préserver l’indépendance, l’unité, la souveraineté, la stabilité, mais aussi à construire un Etat civil et fort qui garantira les droits de la Libye. Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, qui représentait le Sénégal à cette rencontre, a reçu une lettre des représentants des partisans de Khadafi destinée au chef de l’Etat dans laquelle il est invité à intervenir auprès de la CPI afin que celle-ci retire toutes les poursuites contre Saïf El Islam Khadafi, fils de l’ancien président.

Il a également été retenu le refus de toute forme d’ingérence étrangère. Au terme de cette rencontre, date a été prise pour continuer les négociations avec, cette fois, plus de représentants libyens. A noter que la capitale sénégalaise sera encore une fois le lieu de rendez-vous.

Karim Wade et cie: le début de la banqueroute

YERIMPOST.COM Me Jean Baptiste Kamaté, huissier de justice de son état, prend son rôle très au sérieux. Désigné par le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour faire le boulo, il a saisi les institutions financières où sont logés les comptes de Karim Wade, Bibo Bourgi, Mamadou Pouye, Evelyne Delatre, Karim Bourgi, Mballo Thiam, Alioune Samba Diassé et Mohamed Aïdara dit Vieux. Tout ce beau monde condamné à la prison ferme dans le cadre de la traque des biens mal acquis, est également tenu de rembourser l’équivalent de 1000 milliards de francs cfa. La première étape débutée le vendredi 4 mai par l’huissier chez les banquiers des condamnés n’est que la première manche, nous dit le quotidien Libération qui file l’information. Reste maintenant à saisir les biens matériels et immobiliers, pour ainsi dire, ruiner Karim Wade et cie.



Vidéo- Pétrole et gaz: Les révélations de Clédor Sène





Pourquoi nous avons choisi les deux balances de la justice ?

« La justice est réalisable sur terre, compatible avec la nature humaine, sinon la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue », Rima Hawi




Les deux balances de la justice sont le symbole de notre nouveau mouvement politique, Forces démocratiques du Sénégal (FDS). La justice est la pierre angulaire de toute société démocratique. De ce fait, la légitimité de toute magistrature repose sur sa capacité à rendre la justice dans l’équité et l’impartialité. Le sage Al-Maghili invitait les hommes politiques à la justice et à l’équité ; il rappelait en 1498 à l’Askiya Muhammad de Gao : « Tu n’es en effet qu’un esclave (abd mamluk), qui n’a rien en propre. C’est ton Maître qui t’a élevé au-dessus de beaucoup de ses serviteurs pour que tu réformes leur pratique religieuse et leur comportement dans ce monde et non pour que tu sois leur maître et seigneur. Tu es sur toute l’étendue de ton royaume un pasteur et nullement un propriétaire. Tout pasteur est responsable du troupeau de son maître. Réfléchis avant qu’il ne soit tard, car nul n’échappe à la mort ». Dans le même  registre l’envoyé de Dieu Mouhammad (PSL)  affirmait : « Tout chef de tribu sera présenté au Jour du Jugement dans les chaînes : ou la justice l’en délivrera ou l’injustice l’y fera périr ».  Également, Périclès d’Athènes, à la fin de sa vie, confiait à ses proches qu’aucun athénien n’a été victime d’une injustice par sa faute. Combien d’hommes politiques et de magistrats sont-ils prêts à s’inspirer des propos du prophète de l’islam, du sage de Gao et de Périclès ?

Rupture d’égalité

Nous vivons une situation politico-sociale porteuse d’un malaise très profond. L’institution judicaire ne rassure plus nos compatriotes. Le sentiment le mieux partagé est que la justice est ligotée par le régime en place ; elle est rendue non plus au nom du peuple, mais au nom de ceux qui contrôlent le pouvoir politique. Ce qui débouche sur une violation flagrante des droits fondamentaux et inaliénables des citoyens sans qu’ils n’aient la possibilité d’avoir des institutions de recours dignes de confiance pour corriger l’injustice dont ils sont victimes. Nous subissons une atmosphère  porteuse de conflits et de violences.

Les arrestations arbitraires sont devenues monnaie courante. Les procès politiques se multiplient dans une perspective d’instaurer « une politique sans adversaire ». Les règles élémentaires de la démocratie sont systématiquement violées et le droit de vote est devenu sélectif dans notre pays. L’administration a empêché des citoyens de Touba et d’autres villes (Dakar et Thiès) de voter aux élections législatives du 30 juillet 2017, parce qu’ils ne seraient pas favorables au régime en place. Les libertés individuelles et collectives sont confisquées par l’autorité politique.  De ces constats, on peut affirmer sans se tromper que la justice est devenue le bras armé du pouvoir dans son entreprise funeste de liquidation de ses adversaires politiques. L’ostracisme (l’exil politique) jusqu’ici inconnu dans notre système judicaire est devenu une réalité politique. Le droit d’éligibilité est menacé au Sénégal par un pouvoir qui instrumentalise la justice pour mettre en prison ses adversaires.  Des personnalités de l’État, impliquées dans des scandales graves, sont protégées, pendant que de plus faibles qui ont commis des fautes mineures croupissent en prison. Tout ceci donne raison, malheureusement, à Anacharsis (souvent cité parmi les Sept Sages) qui se moquait de Solon (le célèbre législateur d’Athènes): « Tu penses pouvoir réprimer l’injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d’araignée : elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux  qui s’y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront ». Les plus pauvres sont stigmatisés dans notre pays et cette situation est à l’origine de la désaffection croissante envers le système judiciaire. La légitimité des institutions politiques se fonde sur leur capacité à produire des décisions impartiales. La justice sélective engendre le chaos politique et social. Un système judiciaire impartial  est la pierre angulaire de  tout État de droit.

Les convulsions politiques viennent  de pouvoirs corrompus qui imposent par la force  des décisions arbitraires. Quand des injustices se répètent sans que les victimes n’aient aucune voie de recours digne de confiance, la société risque de s’embraser dans la violence. Toutes ces revendications constituent une lutte pour l’égalité. Les masses populaires sont à nouveau interpelées. Le Sénégal ne  peut être que dans la démocratie et la liberté.

Qu’est-ce qu’une société juste ?

La  théorie de la justice de John Rawls s’articule autour de deux principes  majeurs :

« En premier lieu : chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés  de base égales  pour tous qui soit  compatible avec le même  système pour les autres. En second lieu : les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois, (a) l’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elles soient à l’avantage de chacun et (b) qu’elles soient attachées à des positions et à des fonctions ouvertes à tous ».

John Rawls divise la structure de base (les institutions) en deux sphères : l’une politique, à laquelle s’applique le premier principe, l’autre économique, à laquelle s’applique le second principe.

Le premier principe est celui d’égale liberté de tous qui défend la liberté d’entreprise de chacun pour satisfaire ses propres fins. Ce principe de liberté protège l’inviolabilité des libertés fondamentales, ou libertés de base dont chaque individu a le droit de bénéficier. John Rawls indique dans Théorie de la justice, la liste de celles qui sont les plus importantes dans une société : les libertés politiques (droit de vote et d’éligibilité), la liberté d’expression, de réunion, la liberté d’association et de manifestation, la liberté de pensée et de conscience, la liberté de la personne qui comporte la protection à l’égard de l’oppression psychologique et de l’agression physique (intégrité de la personne) le droit de propriété personnelle et la protection à l’égard de la personne et de l’emprisonnement arbitraires.




Ces libertés ne peuvent faire l’objet d’aucun compromis, d’aucun marchandage. Elles sont définitives dans une démocratie. Si une liberté fondamentale est violée, l’Etat de droit s’écroule. John Rawls est radical sur ce point : « Chaque personne possède une inviolabilité fondée sur la justice qui, même au nom du bien-être de l’ensemble de la société, ne peut être transgressée […] dans une société juste, l’égalité des droits civiques et des libertés pour tous est considérée comme définitive ; les droits garantis par la justice ne sont pas sujets à un marchandage politique ni aux calculs des intérêts sociaux ». Donc, la justice repose d’abord, sur  le respect des libertés fondamentales. Sans cela, il n’y a pas d’Etat de droit, il n’y a pas de démocratie. Donc, les libertés de base ont une valeur absolue. Elles ont priorité sur toutes les autres considérations utilitaristes. Les libertés de base doivent être protégées, elles ne peuvent être violées sous quel que prétexte que ce soit. Le premier principe de justice de John Rawls garantit l’Etat de droit. Les magistrats doivent veiller au respect scrupuleux du premier principe de justice.

Le second principe est appelé celui de différence qui stipule que les inégalités dans la société doivent bénéficier aux plus défavorisés (les couches défavorisées, les personnes vulnérables les handicapés, les malades, les vieillards, les jeunes, les femmes). L’Etat doit prêter attention aux plus mal lotis dans la société afin d’éviter de se préoccuper seulement des plus riches et  des plus puissants. Dans cette voie, Franklin D. Roosevelt aimait nous rappeler que la grandeur d’une nation ne se juge pas à ce qu’elle apporte aux mieux pourvus, mais à la façon dont elle traite ceux qui sont le plus dans le besoin. C’est pourquoi, nous sommes pour un Etat démocratique, social et populaire qui protège les droits économiques, sociaux et culturels, qui prend en charge aussi les revendications de reconnaissance. C’est dans ce sillage que le professeur Djibril Samb a écrit dans L’heur de philosopher la nuit et le jour : « Tout ce qui importe pour les membres de la société, c’est que l’Etat, devenu civilisateur, ait pour option […] de répondre à leur besoins fondamentaux (travailler, manger, boire, se soigner, s’instruire et s’éduquer) et d’assurer les conditions de l’épanouissement de chacun et de tous (culture, sport, divertissement). Toutes les ressources publiques doivent être mobilisées et utilisées à cet effet, et non selon les pseudo-programmes de groupes privés qui prétendent remettre à plus tard la satisfaction des besoins des gens ».

Ainsi, même si les gouvernants sont élus, nous ne leur devons obéissance que s’ils respectent la loi et l’esprit de la loi. Sinon, nous n’avons aucune raison de collaborer avec un régime qui ne respecte pas les droits fondamentaux des citoyens, à moins qu’on nous impose d’obéir par le biais de la force et la violence. Dans un cas de figure où le pouvoir use de l’appareil coercitif pour soumettre un groupe ou une personne, le pays quitte le régime démocratique pour tomber dans la dictature. Les citoyens ne doivent obéir qu’aux lois justes. Les magistrats ne doivent rendre que des verdicts justes, équitables et impartiaux. Si la loi n’est pas juste, les magistrats ont le pouvoir de l’interpréter dans le sens de l’approfondissement de la démocratie et de la protection des libertés fondamentales et inaliénables. Il devient clair qu’on ne doit obéissance qu’aux lois justes. La légalité ne suffit pas pour assurer la justice, car  la loi  elle-même peut être injuste. Les tribunaux ne suffisent plus pour dire la justice, car comme nous le voyons au quotidien ils ne sont pas à l’abri d’influences politiques pathogènes.

Si  une loi  n’exprime plus la justice nous lui devons défiance, désobéissance pour montrer notre attachement indéfectible à la justice. Finalement, il s’agit de comprendre que nous ne devons obéissance à une autorité que si elle est légitime, c’est-à-dire si elle applique des règles de droit justes, justifiables et susceptibles d’être acceptées par tous les membres de la communauté politique. En conséquence, de telles règles sont impartiales, ne stigmatisent et ne discriminent aucun membre de la société.




Dans toutes les contrées du monde, l’injustice produit la violence à long terme. La Côte d’Ivoire est un exemple proche de ce qu’elle peut créer comme désorganisation dans une société. Pour cette raison, nous devons tous travailler à éteindre le venin de la violence de l’injustice et de l’inégalité. Les magistrats ont une responsabilité lourde dans la sauvegarde de la paix sociale. L’harmonie et la stabilité sociales ne sont garanties que par des institutions dont les citoyens sont convaincus qu’elles sont équitables et impartiales. Nous soutenons, en dernière analyse que la paix civile est la finalité de la démocratie et de toute bonne justice. Jean Jaurès avait l’habitude de dire : « La justice est plus vaste que l’humanité elle-même ». Pour nous, une société juste est celle qui garantit les libertés fondamentales, celle doté d’un «État civilisateur » défini par le professeur Djibril Samb comme « État de tous et de chacun… État fait pour tous et par chacun, État fait pour tous et pour chacun ». L’État civilisateur est un État démocratique, social et populaire qui corrige les inégalités sociales et économiques pour procéder à une redistribution plus équitable  des ressources et des droits. Forts de tous ces grands principes de liberté et d’égalité, nous affirmons devant la face du monde que la justice est la finalité de notre projet politique. Les deux balances qui symbolisent l’équité et l’équilibre dans notre société resteront un principe immuable par lequel nous comptons gouverner le Sénégal d’aujourd’hui et de demain.

Dr Babacar DIOP,                                          

Secrétaire général Forces démocratiques du Sénégal (FDS)

babacar.diop1@gmail.com

 

 

11 mai, anniversaire de la mort de Blaise Diagne (Alassane Blaise Diagne, son petit-fils)

En ce Onze Mai 2018, date de commémoration de la mort de Blaise DIAGNE, il m’a semblé important qu’un de ses descendants lui consacre un bref rappel de sa vie et de son œuvre ; malgré que vouloir parler de sa vie et de son œuvre c’est prétendre boire la mer.

Qui est Blaise DIAGNE ?

Il est né le 13 octobre 1872 à Gorée, fils de Niokhor Diagne et Gnagna Antoine Preira. Contrairement à ce qui est régulièrement dit, dès le 14 octobre 1872 son père Niokhor lui a donné le prénom de « Blaise » comme l’atteste son extrait de naissance établi le lundi 14 octobre 1872 à 7h30 mn. qui peut être consulté à la page 57 du lien suivant : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/osd.php?territoire=SENEGAL&commune=GOREE&annee=1872&typeacte=AC_NA.




Il fit des études à l’époque, honorables pour un homme de couleur. En 1891 il est admis dans le corps des contrôleurs de Douanes de la république Française avec Michel Sangué Ndiaye et François Pouye.

Il sert successivement au Dahomey (1892-1897), au Gabon (1897-1898) où il établira une forte amitié avec le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, le Sénégal (1898-1899), la Réunion (1899-1902), Madagascar (1902-1909) et la Guyane française (1909-1913)

En 1914, ildevient le premier africain noirà être élu député à l’Assemblée Nationale Française et il y siègera pendant 5 législatures de 1914 au 11 Mai 1934 date de sa mort.

En 1920, puis en 1924 il est élu maire de Dakar. Il est encore le premier Africain noir élu au poste de maire de la ville de Dakar.

Il a été aussi un homme de gouvernement. En effet du 26 janvier 1931 au 19 février 1932, il y a siégé comme :

Commissaire de la République dans l’Ouest Africain Français ;
Commissaire général des Troupes Noires au Ministère de la République Française ;
Président de la Commission des Colonies de la Chambre des Députés ;
Sous-secrétaire d’Etat aux colonies dans les Conseils du Gouvernement de la République française au sein de 3 cabinets successifs. Constatons qu’avec lui ce sera la première fois en France qu’un noir accède aux hautes fonctions ministérielle, il venait d’avoir 59 ans et 17 ans de mandat législatif ;
Membre du comité Français du Transsaharien, qui était un projet de mise en place d’un système ferroviaire de Dakar à Tanger
Pendant les soixante-deux ans de sa vie, Blaise Diagne s’est distingué dans sa vie en tant que fonctionnaire,politicien et citoyen.

Pendant toutes les législatures qu’il a eu à vivre « il savait qu’il était député noir et représentait bien plus que les quatre communes du Sénégal, mais toute une race et tout une politique ». Delavignette a témoigné que « jusqu’à sa mort il a tenu le mandat de défendre et d’illustrer les noirs d’Afrique ».

Blaise Diagne, par le biais de ses obligations militaires s’est battu pour obtenir des droits politiques en faveurs des Africains. Dix ans plus tard il livrait dans son testament politique ces mots, le 11 juillet 1927, « il est permis, à tout esprit, d’envisager qu’un jour viendra où, en pleine maturité, les races noires pourront être maitresses de leurs destinées, mais avec un fond d’éducation qui leur aura fait une mentalité tel qu’un sentiment d’étroite solidarité existera entre vous et elles ».

Le 4 avril 1960, le Sénégal accèdera à son indépendance et jusqu’à ce jour, soit trente-trois plus tard après une telle déclaration, constatons-le, une étroite solidarité existe entre le peuple sénégalais et le peuple français. Il y a contribué grandement. Il a été le parrain du son excellence le président Léopold Sédar Senghor, premier président de la république du Sénégal et de l’éminent juge Isaac Foster, premier président de la Cour suprême du Sénégal et qui a siégé comme juge à la Cour internationale de justice de la Haye.

La vision et la méthode de l’Homme.




Il s’est offusqué du comportement de certains fonctionnaires qu’il dénonçait, dans les colonnes du journal « La France coloniale » à propos d’un contrat de construction de la mosquée de Touba qu’« il s’agit de ne pas accepter que des fonctionnaires européens ou indigènes usent ou abusent de leur situation administrative, pour faire argent, même avec la complicité bénévole ou non de certains chefs mourides qui n’ont ni le désintéressement ni la hauteur morale du serigne Amadou Bamba ». De tels propos lui valurent un procès en assises. Il en est sorti acquitté.

Son intervention, à la chambre des députés, à propos de l’injustice qu’à subit Battling Siki après sa victoire contre Carpentier, démontre suffisamment son aversion pour l’injustice et il déclarait, je cite : « …De deux boxeurs, l’un noir, l’autre blanc, il ne me convient pas, il ne plait pas à ma dignité de choisir. Ce que je défends et ce que j’entends défendre, c’est le point de vue de la justice…L’intervention que je fais ici, constitue pour moi un devoir de conscience- je l’aurais faite aussi bien pour un boxeur blanc- je le fais pour le boxeur noir moins parce qu’il est intéressant en soi que parce qu’il m’est défendue de soutenir l’injustice. »

Concernant le « Fait Colonial », le 30 janvier 1930, il déclarait, je cite : « Je suis par essence même de ceux qui admettent que la politique traditionnelle de la France…. ne peut trouver sa conclusion définitive que dans l’unité à la fois de conception et de doctrine et dans l’unité d’âme entre la Francemétropolitaine et les peuples ou les races épars à travers notre domaine d’outre-mer.

En disant que, à mon sens, le terme de la colonisation c’est l’unité, je suis tenu d’ajouter que chaque caractère indigène doit être respecté dans sa ligne, dans ses traditions et dans ses habitudes ».

Le deuxième congrès Panafricain a été présidé par Blaise Diagne, aidé par ses lieutenants Lamine Gueye et Amadou Dugay Clédor, en présence de nombreux partisans de Garvey et de WEB Du Bois. Le congrès insista sur l’idée d’égalité raciale comme fondement sur lequel peut être édifié l’autodétermination nationale. Diagne s’oppose aux partisans de Garvey à propos d’une communauté multinationale noire dirigée par des noirs étrangers à l’Afrique. Il y déclare qu’« isoler la race noire et la laisser travailler seule à sa propre évolution est une occupation ridicule ». Pour sa part, « il…ne convient pas de compromettre, par un geste inutilement téméraire, une cause juste » et il proposa d’instaurer une représentation parlementaire de l’ensemble des « indigènes non-citoyens » de l’empire colonial ; proposition qui apparaîtra dans la constitution du 27 octobre 1946 donnant la qualité de citoyen à tous les ressortissants des territoires d’outremer.

Sa vision est résumée dans ce qu’il déclare « Il est permis à tout esprit d’envisager qu’un jour viendra où en pleine maturité, les races noires pourront être maîtresses de leurs destinées ».

La descendance de Blaise DIAGNE ?

Blaise Diagne a eu 5 enfants.

Son fils ainé Alassane est né hors mariage.

Son deuxième fils, l’Inspecteur général Adolphe Diagne, premiermédecin inspecteur général noir de l’armée française, a bénéficié des décorations suivantes :

Compagnon de la Libération
Grand officier de la légion d’honneur
Grand-Croix du Mérite français
Commandeur de l’Ordre national du Lion du Sénégal
Croix de guerre avec Palme 1939-1945
Médailles commémoratives 1939-1945
Médailles des blessées
Médailles du Combattant
Médailles étrangères et africaines
C’est lui, au nom du Sénégal et Jean Colin, au nom de la France qui ont signé l’acte de transfert de l’Hôpital Principal au Sénégal.

Raoul Diagne, troisièmefils de Blaise Diagne,sera le premier joueur noir, en France et en Europe, à être sélectionné dans une équipe nationale. Jusqu’en 1940, surnommé le« Diamant Noir », il endosse à dix-huit reprises le maillot frappé du coq. Il a été l’entraineur de l’équipe nationale du Sénégal et aussi de l’Union Sportive de Gorée.




Sa carrière de joueur achevée, il passe son diplôme d’entraîneur, et prend la direction de la Belgique pour faire ses premiers pas dans ses nouvelles fonctions. Il est responsable du club flamand du KSV Audenarde en 1949-1950, puis le Gallia Sports d’Alger qui gagne le Championnat d’Afrique du Nord le 17 juin 1951.

Sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal au début des années 1960, Raoul Diagne était en poste lors de la victoire du Sénégal aux Jeux de l’Amitié à Dakar en 1963 et signe la première victoire sénégalaise contre l’équipe de France, sur un score de 2 buts à zéro.

Le père du football sénégalais s’est éteint à 92 ans, le 12 novembre 2002 et a été inhumé à Créteil, en France. Les autorités sénégalaises lui ont rendu un vibrant hommage.

Son quatrièmefils, Roland, employé des chemins de fer d’Outre-mer finira sa carrière à la régie des Chemin de fer du Sénégal. Il est membre fondateur du RDA et du PDG de la République de Guinée.

Sa fille Sophie est décédée à l’âge de 8 ans d’une méningite, épreuve qui affectera énormément Blaise Diagne et comme le dis mon père,réduira sa vie de vingt ans.

La Fin de sa vie

Le 6 juillet 1933 on peut retenir de son dernier discours ces mots, oh combien empreintes de valeurs : « L’heure est passée d’opposer les doctrines les unes aux autres. Ce sont les circonstances qui nous mènent et lorsque nous avons la chance de pouvoir les précéder, hâtons-nous… ».

Blaise Diagne mourut pauvre, en dépits des attaques et des calomnies, dont sont souvent l’objet les hommes de caractères. Calomnies et attaques qui perdurent encore aujourd’hui. Mais nous ses descendants retiennent de lui un homme de valeurs et de principes ; un homme épris de justice et qui ne retiens comme principe de différenciation entre les hommes que leur intelligence et nullement la couleur de leur peau, leur religion, ou leur origine.

A sa mort, il détenait par devers lui 250 titres fonciers enroulés avec une note dans laquelle on peut lire :« Il aurait été incorrecte de ma part de ne pas les accepter, mais malhonnête de me les approprier. Veuillez les rendre aux légitimes propriétaires ».

On peut ne pas partager sa vision, sa politique et Dieu sait qu’il a eu bien d’opposants parmi lesquels on peut citer Garang KOUYATE, Lamine Arfan Senghor, Marcus Garvey et bien d’autres. Cependant, reconnaissons-lui la conviction des idées, l’honnêteté dans ses actes,l’humilité dans ses actions, l’humanité et surtout sa contribution à redonner à la race noire et à TOUS les Africains, de l’Algérie à Madagascar, de Dakar à Nairobi, sa fierté

Alassane Blaise Diagne

Petit-fils de Blaise Diagne

Mines: Toro Gold annonce le décollage de la filière aurifère au Sénégal

L’entrée en production de la compagnie minière britannique Toro Gold au Sénégal illustre la bonne santé du secteur dans le pays, qui aspire à en faire l’un des leviers de son développement.

Émotion le mois dernier à la direction sénégalaise des mines. Neuf ans après l’inauguration du premier site d’extraction industriel d’or du pays, Sabodala, Toro Gold a commencé le 6 mars, puis le 5 avril, ses expéditions de métal précieux depuis la mine de Mako. Les cargaisons – respectivement 224,5 kg (7 216,16 onces d’or fin) et plus de 387,5 kg – ont été envoyées à Genève pour être raffinées par la société MKS.




Situé dans le sud-est du Sénégal, zone qui concentre les plus importants gisements aurifères du pays, le projet a requis un investissement de 158 millions de dollars (132 millions d’euros) apportés par Resource Capital Funds, Tembo Capital et Quantum Global.

Royalties, emplois locaux et formation
Les promoteurs du projet se sont illustrés dans leur capacité à intégrer les objectifs du gouvernement dans la mesure où ils ne remettent pas en cause la viabilité de la mine. Ainsi, ils ont accepté de payer une royaltie de 5 % en accord avec le nouveau code minier – à condition que l’or dépasse les 1 100 dollars –, alors qu’ils pouvaient exiger de ne payer que 3 % conformément à l’ancienne législation dont ils dépendent. Au moment de la mise sous presse du journal, le cours de l’once atteignait 1 346,70 dollars.

Ils ont aussi favorisé l’emploi de main-d’œuvre locale. Pour réaliser le puits à ciel ouvert de Mako, Toro a eu recours à 90 % à des ouvriers sénégalais, « les 10 % restants étaient des expatriés ouest-africains, Ivoiriens, Maliens, Ghanéens… », a expliqué Martin Horgan, PDG du groupe minier interrogé par Jeune Afrique au Cap en février.

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018
« Nous avons aussi insisté pour que nos sous-traitants bénéficient d’un programme boursier de formation continue au lycée technique de Kédougou, à 40 kilomètres de la mine », a également indiqué le dirigeant de Toro Gold. Au pic de la phase de la construction, Toro employait environ 1 200 personnes, contre quelque 550 personnes aujourd’hui en préproduction commerciale.

En plus des salariés, Toro Gold vient aussi de recruter le géologue sénégalais Hamidou Oumar Sow comme directeur général adjoint de Petowal Mining Co, la société opératrice de la mine de Mako, dans laquelle l’État détient une participation de 10 %.

Plan Sénégal Émergent : 18t/an
La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018, qui viendront s’ajouter aux quelque 7 t attendues, principalement de Sabodala. Le management de Toro cherche actuellement à signer des accords avec les propriétaires de permis de recherche autour du site pour prolonger sa durée de vie, aujourd’hui de huit ans.




Pour ses dirigeants, la relation entre Toro Gold et l’État pourrait servir de modèle au développement du secteur aurifère. Le Plan Sénégal Émergent (PSE), la feuille de route du président et ingénieur géologue Macky Sall, a fixé un objectif de production ambitieux : 18 t par an pour le pays. Mais on en est loin, et la ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, l’a d’ailleurs récemment reporté de 2020 à 2023.

Pour y parvenir, les autorités sénégalaises espèrent pouvoir compter sur le projet Massawa (3 millions d’onces par an escomptées), sur lequel Randgold Resources travaille depuis longtemps. Une décision d’investissement définitive est attendue cette année. Elles guettent aussi les avancées dans la zone du canadien Iamgold sur le projet Boto, et de l’australien Bassari Resources, à qui Coris Bank International vient d’accorder 13 millions de dollars pour démarrer la construction de sa nouvelle mine de Makabingui.

Source: JeuneAfrique

Exclusif! Macky Sall signe des primes pour l’armée de l’air et braque tous les autres corps de la troupe

YERIMPOST.COM S’il a voulu acheter la paix après les deux crashs subis par nos aviateurs militaires, Macky Sall a créé davantage de mécontentement qu’il n’en a étouffé. Par le décret 2018-835 « portant création d’une prime de qualification au profit du personnel navigant de l’Armée de l’Air », le président de la République a certes donné aux hommes volants des sucettes de nature à calmer la grogne qui montait depuis que ce vieux hélicoptère s’est écrasé à Missirah. Mais il a, du même coup, braqué l’état-major tenu totalement à l’écart de cette mesure, ainsi que les fantassins et les marins laissés pour compte.

Macky Sall n’a en effet associé à la préparation de son décret ni le chef d’état-major de l’armée ni le ministre de la Défense. Il l’a négocié directement, selon la confidence d’une source militaire autorisée à Yerimpost, avec le général de l’armée de l’air Birane Diop, qui se trouve être son chef d’état-major particulier.

C’est d’ailleurs ce qui explique les aberrations de ce texte. Alors que le décret prévoit une prime de 1 000 000 désormais pour tout officier général de l’armée de l’air, les généraux eux-mêmes ont une prime de 500 000. Tandis que tout officier de l’armée de l’air a désormais 750 000 de prime, son homologue des autres corps a un salaire inférieur à cette prime. A titre d’exemple, un médecin militaire, spécialisé, plus de 10 ans d’études, officier supérieur, a une solde inférieure à 600 000, tient Yerimpost d’une source sûre.

La grave disparité introduite par ce décret signé par Macky Sall le 04 mai 2018 a soulevé un mécontentement général dans les troupes. La « grande muette » est moins muette depuis ce 04 mai.




 





 

Abdoulaye Ndiaye écope de 3 mois avec sursis

YERIMPOST.COM Le comédien Abdoulaye Ndiaye vient d’être fixé sur son sort. Le tribunal des flagrants délits de Pikine vient de le condamner à une peine de 3 mois de prison avec sursis. La semaine dernière, le comédien avait mortellement fauché un petit garçon âgé de 3 ans avec son véhicule. Il est reparti libre du tribunal.



Ahmadou Bamba Mbaye, meurtrier présumé de son épouse: membre d’une famille criminelle ?

YERIMPOST.COM Cheikh Ahmadou Bamba Mbaye est ce Sénégalais accusé d’avoir tué à l’arme blanche sa femme. Cela s’est passé au Canada où le drame est survenu au cours de la semaine. Bigué Ndao était âgée de 33 ans et mère de deux fillettes. Dans sa parution du jour, le quotidien L’As s’est intéressé au principal accusé, le mari, et à sa famille. Il y a 13 ans déjà, la famille Mbaye avait été éclaboussée dans une affaire de meurtre. Le petit-frère du présumé meurtrier de Bigué avait asséné des coups de couteau à son ami qui n’avait pas survécu à ses blessures. Le journal informe qu’au moment des faits, le frère de Bamba Mbaye était mineur. Aujourd’hui encore, la famille Mbaye doit subir les regards des gens face à cette nouvelle épreuve.



Vidéo souvenir- Mort de Bob Marley





À la découverte de Ouakam, la cité mystérieuse

Sous ses atours modernes, Ouakam a su préserver son trésor traditionnel. Voyage au cœur de l’un des principaux villages lébous de Dakar.

Situé à l’orée de la Presqu’île du Cap-Vert, Ouakam est niché dans un espace géographique particulier. Surplombé par les deux Mamelles, le village traditionnel lébou vit au contact de l’océan atlantique qui lui offre chaque jour sa brise et ses fruits. Transfiguré par l’urbanisation galopante, il fut, jadis, un vaste champ où poussaient du manioc, du gombo, de la tomate et des haricots. De nos jours, à la place, des maisons, écoles, entre autres infrastructures modernes, fleurissent.

Ouakam, c’est sept quartiers : Mérina, Mboul, Gouy-Sor, Taglou, Boulgua, Sinthia et Rip. Ces localités sont dominées par des maisonnettes aux constructions légères, faites en bois et de morceaux de tôles. Au cœur de la Cité, l’accès à ce baraquement est difficile à cause d’un lotissement bancal. Les ruelles sont étroites, comparables à un labyrinthe avec certaines voies qui transpercent des maisons de part en part.




La naissance du village de Ouakam

Selon le vieux El Hadji Momar Guèye, 90 ans, Ouakam a été fondé par Alé Ndoye. Aux origines, signale-t-il, le village s’étendait jusqu’à l’implantation actuelle du Cices. Il narre : «Cette zone était montagneuse et on appelait ces montagnes, ‘Teupdaame’ (littéralement, ‘qui saute subit une fracture’). Un jour, un des autochtones s’est mis à la recherche d’un endroit plus propice à la vie humaine. Armé de sa hache, l’homme parcourut la forêt bordée de hautes herbes. Après une longue marche, il se mit sous un arbre en mi-journée pour se reposer. Un Oiseau fit tomber du poisson près de lui. Il comprit que la mer n’était pas loin. Poursuivant sa marche, il découvrit la plage avant le village. Cette découverte a permis aux migrants venus de ‘Kam’ de s’installer aux pieds de la cuvette des Mamelles.»

À en croire le nonagénaire, le nom Ouakam signifie les «habitants de Kam» (Wa Kam, en wolof). Kam désignant, selon Adama Wade, expert-comptable à la retraite, un marigot. Une autre version défend que Ouakam doit son nom à sa forme géographique : Kamb (cuvette, en wolof). Selon cette thèse, donc, les Ouakamois sont les «Wa kamb» (les habitants de la cuvette).

Petit à petit, Ouakam a pris forme. La première mosquée fut érigée en 1934 grâce à la mairie de Dakar, dirigée à l’époque par Alfred Goux. C’était en présence de Lamine Guèye, futur édile de la ville et président de l’Assemblée nationale. L’électrification du village arrivera dans la foulée. Plus de 80 ans après l’érection de la première, les mosquées ont essaimé dans le village lébou. Une parmi les lieux de culte, frappe l’attention : Masdjidou Rabaani (la Mosquée de la Divinité, en arabe). Elle borde la Corniche-ouest, coincée sur un flanc du village d’où elle défie l’Océan avec son minaret en vert qui surplombe l’édifice tel un couvre-chef. «Elle a été construite par la grâce divine, confie Mouhamed Seyni Guèye. La construction de cette bâtisse a été faite à la main.»

La Mosquée de la Divinité est aujourd’hui pour Ouakam ce que Taj Mahal en Inde ou la Grande Muraille de Chine est pour le monde : une des Merveilles. C’est que le village lébou a beau revendiquer son côté mystique, il reste un foyer religieux. Et pour cause. «Ouakam est un village béni par les prières de nos ancêtres. Le passage de El Hadji Malick Sy a aussi marqué les esprits des Ouakamois ainsi que ses prières formulées pour cette localité», raconte El Hadji Momar Guèye, Jaraaf et natif de Ouakam. C’est Maodo qui a effectué la pose de la première pierre de la mosquée du quartier de Sinthia.

Quartier général des camps militaire

L’emplacement stratégique de Ouakam avait fasciné les colons. Ils y ont installé la majeure partie des camps militaires. Les tirailleurs y avaient installé leurs quartiers : le camp des Mamelles. Aujourd’hui, Ouakam abrite, en plus du camp des Mamelles, la base aérienne de l’armée française BA 160, le Bataillon du train, le camp Pol Lapeyre devenu camp Mame Bouna Fall, occupé par l’école des officiers de la gendarmerie, la base aérienne sénégalaise, la brigade de Ouakam.

Aujourd’hui beaucoup de cités modernes ont poussé autour du village traditionnel. «Air Form de Terme Sud» fut la première. Elle a été construite en 1952 à quelques mètres de la base aérienne 160. Elle servait à loger les fonctionnaires français de l’Afrique occidentale française (Aof). Ce sont des maisons en forme de demi-sphères d’où son appellation de «Cité Ballon». Rachetées par des Sénégalais à l’Indépendance, ces cités changent petit à petit de visage. Autour, d’autres cités ont émergé : Comico, Assemblée, Asecna, Mamelles, Avion, Touba Ouakam.

Ouakam abritait à une époque une base militaire américaine. Au point qu’au fil des années une communion naquit entre les populations locales et ces Américains-là. Le départ de ces derniers, en 1948, trois ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, sera un épisode douloureux pour les autochtones. «Il laissera un grand vide difficile à combler, tellement les Américains s’attachaient à la terre et aux populations ouakamoises, raconte, nostalgique, Adama Wade. Ces dernières cesseront de bénéficier des moyens de subsistance gracieusement offerts par les Américains, ainsi que l’assistance médicale constamment apportée pour les soulager.»

Conséquences : abandon de beaucoup de projets infrastructurels, pertes d’emplois bien rémunérés à l’époque…

Mystérieux

L’histoire de Ouakam est étroitement liée aux deux collines des Mamelles. La colline qui abrite le phare s’appelait «Xungu bu mag» et celle qui abrite le Monument de la Renaissance est appelée «Xungu bu ndaw». En bas de celle qui abrite le phare, logeraient des djinns. «Ce site difficile d’accès constitue le refuge des djinns les plus puissants. De plus, ce site abrite la mystérieuse tombe d’un grand esprit, visible une fois par semaine. L’emplacement de la tombe n’est connue que par les érudits qui protègent et empêchent les génies de perturber le fonctionnement normal du phare des Mamelles.»




Ouakam serait autrefois un repaire de deumm (anthropophages, en wolof). Il n’en est rien, proteste Adama Wade : «C’est un imposteur qui faisait manger à des personnes une plante hallucinogène dénommée catidianta en wolof. Cette plante les poussait à avoir des réactions bizarres et à dire certaines choses. C’est pour cela que l’on disait que les Ouakamois étaient des deumm. Ce qui est tout à fait faux.»

L’expert-comptable à la retraite d’ajouter : «Aujourd’hui, on ne voit même pas un chat noir traîner dans les parages. Notre village accueille les plus grandes autorités et les gens viennent en abondance habiter Ouakam.»

Toutefois, Ouakam affiche sans complexe son arsenal mystique. «Il n’y aucune localité où le mystique ne règne. Dans chaque maison léboue, il existe des khamb (un coin de la maison où logeraient les esprits et où on effectue des sacrifices et dépose des offrandes, Ndlr) qui sont bien entretenus.»

Ouakam a vu naître des personnalités comme Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle française. Elle née sur la base militaire de Ouakam où son père, Jacques Royal, colonel d’artillerie français, officiait. La Française d’origine sénégalaise Rama Yade, ex-secrétaire d’État française, a vu le jour dans le village. Le célèbre écrivain Birago Diop, l’ancien international de football Pape Malickou Diakhaté, l’universitaire, syndicaliste et homme politique Magatte Thiam, notamment, ont poussé leurs premiers cris dans ce village qui a su s’ouvrir à la modernité sans compromettre ses trésors traditionnels.

Ndèye Fatou NDIAYE

Délires rituels de Mahmoud Saleh: Sale temps pour un trotskiste… libéral (Cheikh Tidiane Seck)

Le troskiste néo libéral Mahmoud Saleh est connu pour son  imagination d’une fertilité excessive allant de son invention du « coup d’État rampant » d’alors (étant acquis qu’un coup d’État qui rampe ne réussira jamais) à la défense avec des arguments incongrus, du régime finissant du président Macky Sall. Tout y passe !!! De l’explication platonique des prouesses du marabout politicien Serigne Mansour Sy Jamil à une tentative diabolique de rassembler les morceaux de ce qui n’est qu’un début d’éclatement du pseudo-parti APR et de sa coalition, Mahmoud Saleh, le démagogue en chef du régime de Macky Sall, ne rate aucune occasion pour s’illustrer par son ignorance notoire de la réalité actuelle du Sénégal ; à moins qu’il ne soit pathologiquement dans un autre monde, dans un autre pays, le pays imaginaire de Trotski !




Sinon, comment comprendre que ce ministre d’État ne puisse pas admettre que c’est le moment, pour le Président Macky Sall, de payer ses trahisons et ses errements. Oublie-t-il qu’au lendemain de la seconde alternance, le président Wade lui avait proposé de rassembler la famille libérale qui devait être le socle de sa gouvernance en lieu et place de l’injuste  et sélective traque de biens  dits « mal acquis » alors théorisée  par les thuriféraires socialistes et autres gauchistes opportunistes qui l’entourent à des fins exclusives de vengeance ? Le peuple n’a pas oublié !

Cet homme, au crépuscule de sa carrière politique sinusoïdale oublie-t-il les reniements récurrents du président Macky durant ses six années de pouvoir. Reniements allant de l’abandon du « Yoonou Yokouté » au parrainage de candidatures sans oublier le mandat de sept ans et le décret fraternel  signé pour l’affairiste Aliou Sall, lui confiant  ainsi, au propre comme au figuré, les fonds amassés dans la Caisse des Dépôts et Consignations? Le peuple n’a pas oublié !

Cet homme oublie-t-il la répression quasi quotidienne de toutes velléités d’opposition et les reculs successifs infligés à notre démocratie et à notre système social durant six ans de piètre gouvernance? L’on  peut citer, entre autres, une assemblée nationale instrumentalisée, une politique économique qui promeut les entreprises étrangères, un système éducatif en faillite, un système de santé à l’agonie, une justice partisane … Le peuple n’a pas oublié !

Ouvrez vos yeux, Mahmoud ! Nous ne sommes ni à l’ère de l’industrialisation ni à celle de la lutte des classes. Nous ne sommes pas non plus à la période de la démagogie d’État durant laquelle, par la théorie, on pouvait mobiliser les masses populaires à des fins partisanes. Nous sommes à l’ère de la réalité politique rythmée par la satisfaction des besoins quotidiens du citoyen appelée  sous nos cieux demande sociale. Nous sommes à l’ère de la démocratie d’opinion qui signifie qu’entre deux élections présidentielles, l’opinion influe sur la marche du pays (sondages d’opinion, grèves, marches, etc.). Le brassard rouge est une trouvaille du génial Abdoulaye Wade qui avait, lui, compris l’obligation qu’a tout dirigeant d’écouter son  peuple.

La crise qui secoue votre soi-disant parti pompeusement appelée Alliance pour la République

et votre coalition contre-nature, est un signe annonciateur  d’une décadence qui se précise et

s’aggrave au fur et à mesure que l’on s’approche de la date fatidique du 24 février 2019.

Vous utilisez l’appareil d’État qui vous a été confié pour améliorer le bien-être du Sénégalais à des fins de maintien, À tout prix, au pouvoir. Le peuple a de multiples raisons de vous sanctionner et quelles que soient vos théories et pratiques d’ailleurs, nul ne le privera d’exercer son  droit de se défaire d’un régime d’incompétents portés par de vieux gauchistes nostalgiques d’un centralisme d’État dépassé et avides de pouvoir. « Jiko ak boroom ba ci pakh », disent les Wolofs. Les trotskistes, où qu’ils se trouvent, demeureront, malgré un habillage libéral de circonstance, des adeptes de la dictature qu’ils essayeront de maquiller et de légitimer par la théorie. Cette période est révolue.  Vous êtes aujourd’hui tellement déconnectés des réalités des sénégalais  que les  repères ont bougé à votre insu  Mahmoud. Ce qui rend toutes vos analyses caduques. Vous l’apprendrez bientôt à vos dépens. La reconversion libérale ne réussira jamais, et l’exemple du régime inerte et  incompétent de Macky Sall en est une preuve.




L’évolution du monde ne nous permet plus de nous accrocher à un passé idéologique qui a déjà fait les preuves de son incapacité sous d’autres cieux. Le peuple sénégalais a fini de comprendre que son bien-être ne peut pas être pris en charge par un chimérique « Yoonou Yokouté » transformé en un irréaliste PSE. Le libéralisme social prôné par le président Abdoulaye Wade, qui a fait ses preuves ici et ailleurs (Côte d’Ivoire), balayera les dernières illusions trotskistes des tenants du pouvoir et de ses acolytes. It is pay back time !!!

Rendez vous à l’évidence :

La théorie machiavélique, pardon, trotskiste ne fera qu’accélérer la cadence de votre chute.

Le peuple vous sanctionnera !

Votre  semblant de coalition se disloquera, votre parti avec !  C’est cela la suite logique des déboires que vous avez fait subir au peuple depuis maintenant, six années.

Dakar, le 7 mai 2019

Dr. Cheikh Tidiane Seck

Président des Cadres Libéraux

 

Barthélémy Dias écrit à Yerimpost à partir de Rebeuss

YERIMPOST.COM Ci-dessous le mot que le maire de Mermoz/Sacré-coeur a fait parvenir à la rédaction de Yerimpost et que nous publions in extenso…

Nous ne répondrons pas à cette farce de dialogue autour des ressources pillées sur l’autel du mensonge et de l’escroquerie portant pavillon Faye-Sall. L’oppostion n’a pas été élue pour gérer ses ressources. L’opposition représentée dans l’hémicycle réclame une commission d’enquête parlementaire pendant qu’il est encore temps. Elle n’est pas un cabinet de consultance, ni un piédestal pour une ambulance en route pour la morgue ou le cimetière, encore moins une échappatoire pour un président de la Republique en partance pour la guillotine. Vous rendrez des comptes dans le cadre de la République des règlements de comptes.

À BON ENTENDEUR !

Barthélemy DIAS



Macky Sall et Frank Timis: Le Sénégal va perdre le bloc pétrolier de Rufisque offshore





Réponse à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le juge Ibrahima H. Dème (Amadou Tidiane Thiello, UGB)

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim SECK sur le juge Ibrahima H. Dème.




Après avoir réussi l’examen du baccalauréat, j’arpentais avec beaucoup de fierté l’itinéraire de l’Université de Sanar. Je ne savais de ce creuset fécond du savoir que des choses positives, disons une bonne réputation.

En outre, en ces temps, un homme avait gagné l’admiration de beaucoup de jeunes parmi lesquels je faisais parti. L’homme en question est un produit de l’Université de Sanar.

Je veux nommer la personne de Cheikh Yérim qui excellait avec sa belle plume et ses sorties pertinentes.

Mais au fil du temps, cette admiration dégringole, de ses déboires avec la fille du magistrat jusqu’à la position de l’homme sur l’entrée en politique de l’autre juge.

Aurait-il un problème avec les magistrats ?

L’article de Cheikh Yérim sur le juge Dème est inopportun. M. Seck, en ces nuits où le dégoût de la chose politique gagne de plus en plus les citoyens sénégalais, votre position sur l’entrée du juge Dème dans la politique est plus que surprenante.

Surprenantes sont également les arguments que vous avez soulevés et la comparaison à laquelle vous avez recourue pour appuyer votre idée.

Cheikh Yérim, cette position aurait dû être  d’encourager le juge Dème au lieu de verser dans un pessimisme logico-déductif, contre-productif et déstabilisateur.

Si vous avez peur de vous baigner dans le fleuve pour éviter d’être dévoré par les crocodiles, restez alors sur la rive. Mais, attelez vous seulement à l’observation et ne vous amusez point à décourager ceux qui ont sincèrement envie de pêcher du poisson frais pour nourrir leurs concitoyens ou puiser de l’eau pour étancher la soif des autres.




Cheikh Yérim, il n’y a pas plus noble que la participation politique, il n’y a pas plus noble que l’engagement politique, il n’y a pas plus noble que le renoncement des privilèges pour la cause républicaine.

Mettre en place des cabinets de consultance, construire des écoles tout cela est bien beau, mais à la beauté du vers car aucun de ces éléments n’égale le fait d’être dépositaire du pouvoir politique. C’est l’ultime et l’incomparable responsabilité politique et la plus encline à apporter le changement, le vrai.

Cheikh Yérim, vous êtes paradoxal. On ne peut pas souhaiter changer un système sans être au cœur de celui-ci. Même si être au sein de celui-ci, ne garantit pas le changement. changer un système n’est pas chose aisée. En effet d’où la nécessité d’encourager ceux qui s’y attèlent.

Mais là où notre indignation caresse son comble et nous fait sortir de nos gongs, c’est quand vous prophétisez que le juge Dème n’aura pas un score important s’il décidait de participer à la prochaine élection présidentielle . Le grand journaliste s’est-il transformé en un Selbe Ndom ? Sur quelles bases vous fondez-vous?  Non, sur aucune sinon celle de vos humeurs et de votre démarche logico-déductive mais à l’arrivée toute biaisée. L’intellectuel que vous êtes déshonore ceux qui s’en réclament car livrer un verdict d’une compétition pas encore organisée relève de la mauvaise foi quelque soit les arguments utilisés.

Cheikh Yérim, à l’épreuve du bilan, nous serons tous comptables. Mais vous, vous serez doublement comptable. Non seulement à vous lire, il ressort aisément que vous n’êtes pas prêt à vous engager politiquement. It’s your choice !

Mais, vous êtes comptable, par ailleurs, d’avoir humecté votre plume dans l’encre du fatalisme pour décourager d’honnêtes citoyens qui n’ont que l’envie de participer dans la gestion des affaires de la cité avec une nouvelle dynamique.

Cheikh Yérim, ces mots ne sont nullement le condensé d’une attaque personnelle mais le fruit d’une indignation d’un jeune citoyen conscient qu’à défaut de soutenir les acteurs politiques porteurs de changements, il est maladroit, très maladroit de les décourager voire discréditer !

 

 

Amadou Tidiane Thiello

Science Po Sanar

thiellotidjane@gmail.com

 

Les notables de Médina en sit-in contre le sous-préfet de Dakar-Plateau

YERIMPOST.COM Entre le sous-préfet de Dakar-Plateau et la mairie de Médina, le courant ne passe pas. C’est le moins que l’on puisse dire. Djiby Diallo est accusé par le maire de Médina, Bamba Fall, de vouloir bloquer le développement de sa commune. Peint comme un pion de l’Apr, M. Diallo est déclaré persona non grata à Médina. D’ailleurs, le conseil municipal et les notables de Médina ont décidé de faire un sit-in, ce soir, pour lui dire non.

Du côté de la Sous-préfecture, c’est l’omerta totale face à ces graves accusations de la municipalité.




La Gendarmerie sur les traces d’une rocambolesque affaire de trafic de médicaments

YERIMPOST.COM Selon des informations de Libération, une rocambolesque affaire de trafic de médicaments est pendante devant la brigade de recherches de la Gendarmerie de Dakar. Pour le moment, les hommes de Insa Seck ont arrêté le cerveau, un ressortissant indien, ainsi que son transitaire. Le «client» de l’Indien est activement recherché. A noter que des saisies notables ont été effectuées par les enquêteurs dans le cadre de cette affaire.




Omar Ndiaye Angloma traite Cissé Lô de « baadolo »

YERIMPOST.COM En un mot, Moustapha Cissé Lô est un mercenaire en politique. Un maître-chanteur qui ne représente pas grand chose à Touba, incapable de lutter pour l’électrification ou de faire construire un forage dans la ville sainte. C’est l’opinion de Omar Ndiaye Angloma, responsable politique et membre de l’Alliance pour la République (Apr) à Mbacké. Si El Pistoléro en a pris pour son grade, cela fait suite à sa récente sortie critiquant le chef de l’Etat et ce régime auquel il appartient. Angloma est d’avis que Cissé Lô ne peut aucunement représenter un danger pour le président Macky Sall. Avant d’enfoncer le clou: « Quelqu’un qui ne peut même pas gagner son bureau de vote, comment peut-il constituer un danger ? N’eût été le président Macky Sall, il ne serait rien. Nous qui sommes dans le département, savons qui est Cissé Lô, il ne représente rien du tout. C’est un baadolo »



Meurtre de Bébé Fallou: les chefs d’inculpation retenus par le juge contre le présumé coupable

YERIMPOST.COM De lourdes charges pèsent sur le présumé meurtrier de bébé Fallou. Le juge du du 7e cabinet qui a hérité du dossier poursuit Souleymane Ndoye pour enlèvement d’enfant, meurtre et recel de cadavre.

L’accusé est présenté comme un proche de la famille de bébé Fallou.



Ces objets précieux de la mule de Karim Wade soustraits par l’administration de Rebeuss

YERIMPOST.COM Rilk Dacleu-Idrac sort de son mutisme. Après son élargissement après une détention préventive de dix mois, celui qui est présenté comme la mule de Karim Wade tire à boulets rouges sur l’administration pénitentiaire de Rebeuss qu’il accuse de vouloir confisquer ses effets personnels. «La Directrice refuse de me remettre mes effets personnels, j’ai protesté et ils s’en sont pris physiquement à moi», a-t-il déploré dans L’Observateur. À l’en croire, parmi ces objets, il y a une montre d’une valeur de 13 millions de FCfa.



Les architectes de la Présidence très remontés contre leur chef

YERIMPOST.COM ça rouspète au bureau d’architecture de la présidence de la République. Les travailleurs sont très remontés contre le chef, Mme Diouga Djim Sylla Diouf. La trentaine de travailleurs lui reprochent son immobilisme qui a fini de les mettre dans une situation très précaire. Selon L’As, Macky Sall avait instruit Mme Diouf, depuis l’année dernière, que le bureau soit muté en agence. Mais, jusqu’ici, rien n’a bougé. Ce qui a fini de plonger les travailleurs dans le doute.



Cad/Disso dévoile un pan de son projet de société

YERIMPOST.COM La nouvelle coalition politique entre Modou Diagne Fada, Abdoulaye Baldé et cie dénommée Coalition pour une alternative démocratique/Disso propose le Programme équilibré de développement économique et social (Pedes) axé sur la formation et l’emploi des jeunes, des réformes institutionnelles qui incluront la séparation des pouvoirs, la santé, l’éducation, l’économie, des projets qui seront bénéfiques pour le pays… Reste à savoir qui sera désigné pour défendre les couleurs de cette coalition le 24 février prochain.



Des frais soutirés à la famille de Papis Gelongal après l’accident: De qui se moque Sénac ?

YERIMPOST.COM Eiffage vient d’atteindre le summum de l’indécence. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la société concessionnaire de l’autoroute à péage, en lieu et place d’excuses ou d’un dédommagement en faveur de la famille de Papis Baba Diallo qui a perdu la vie suite à un accident, a fait payer à cette famille la somme de 56 000 francs cfa. Selon la famille qui s’est confiée au Collectif contre les abus du péage, la somme a été détaillée comme suit: 16 000 francs pour remorquer la voiture accidentée et 40 000 francs pour la transporter.




Mainmise de la Première dame sur la gestion du pays: Me Mame Adama Guéye dénonce une « ingérence institutionnelle »

YERIMPOST.COM Lors de la signature des accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants du G6 qui a abouti à la reprise des cours, il s’était ébruité que c’est grâce à la Première dame que les deux camps s’étaient retrouvés autour d’une table. Certains enseignants proches de la mouvance présidentielle s’étaient d’ailleurs targués d’être les facilitateurs de la rencontre entre leurs collègues et Marième Faye Sall. Cette affaire continue d’alimenter le débat et a fait intervenir Me Mame Adama Guèye. Selon le candidat déclaré à la présidentielle de 2019, la Première dame fait montre d’une présence envahissante dans la gestion des affaires publiques. Ce qui est inacceptable dans une République où c’est le président Macky Sall qui a été élu et non son épouse, s’est indigné l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats. Et le patron du mouvement Sénégal Bou Bess de rappeler l’époque où un ministre de la République (Mbagnick Ndiaye) déclarait que s’il a été nommé ministre, c’est par la grâce de la Première dame. « Il ne faut pas que la Première dame ait cette attitude », a-t-il conclu.



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