Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

corruption

Tida: cette autre entreprise dirigée par le frère du directeur des opérations du PRODAC

YERIMPOST.COM Après avoir révélé le scandale qui secoue actuellement la République, c’est au cas par cas que le quotidien Libération livre les détails de ce qu’il qualifie de carnage financier au Prodac. Dans sa livraison du jour, le journal s’est intéressé à la société Tida. Dirigée par le frangin du directeur des opérations du Prodac, la société qui avait été créée en 2015 a bénéficié du contrat des transits du Prodac en 2017, soit deux ans après sa création. Seulement, souligne le journal, dans le Ninéa de Tida, c’est le commerce de détails hors magasin qui est indiqué. Face à ses limites, la société dirigée par Ibrahima Cissé s’est attachée les services de la société de transit Itaa. Une sous-traitance qui n’a jamais été révélée puisque, au moment de chaque paiement, la société Tida présentait des factures livrées par Itaa dont elle se chargeait de modifier l’entête, en y appliquant des majorations injustifiées tant sur les frais de dédouanement et de transport que sur les prestations. Des micsmacs qui ont permis à la société Tida d’empocher la rondelette somme de 541 millions de nos francs.



Corruption: La Ligue sénégalaise contre le tabac demande des comptes au Dr Abdoul Aziz Kassé et au Dr Adja Marietou Diop

La LISTAB demande des comptes au Docteur Abdoul Aziz Kassé

et au Docteur Adja Marietou Diop ,

 

et attire l’attention de toute la société civile et les partenaires sur le cas de Bara Diop.





La Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB a tenu le samedi 27 janvier 2018 à l’hôtel Ngor Diarama, sa deuxième Assemblée Générale Ordinaire Constituante qui a abouti à l’élection d’un Conseil d’administration et d’un nouveau bureau.

 

Mais au sortir de cette Assemblée Générale Ordinaire Constituante, des Associations membres de la LISTAB ont attiré l’attention sur des irrégularités, des vices de formes et des vices de procédures multiples qui remettent totalement en cause toutes les décisions prises lors de l’AG.

Parmi les violations relevées et notées, nous pouvons citer :

 

  1. Le non-respect des critères d’adhésion au Conseil d’administration de la LISTAB et de la composition des membres conformément aux Statuts. En effet, il est clairement dit à l’Article 12, …. Que le CA est composé des membres des associations affiliées et des membres cooptés par l’Assemblée Générale…. Dès lors, il ne peutêtre composé que d’un représentant par association alors que certaines associations y sont représentées par 2 membres comme HOGGY, CACSUP, ASPAT et Afrique Sans Tabac. Dès lors, au lieu d’avoir un CA composé de 15 associations membres conformément aux Statuts, nous nous retrouvons avec un CA composé que de 10 associations 
  2. La violation la plus gravissime lors de cette Assemblée Générale est la non désignation des deux Commissaires aux comptes qui devaient obligatoirement être présents pour certifieret valider le rapport financier présenté par la Trésorière Docteur Adja Marietou Diop, conformément à l’Article 16 de nos Statuts. (Rien que cette violation majeure est un motif majeur d’invalidation de l’assemblée générale du 27 janvier 2018).

 

Au regard de ces deux éléments qui sont des manquements et des violations flagrants des textes et des fondements juridiques et légaux de notre organisation, des associations membres de la LISTAB ont engagé une pétition accompagnée de leurs signatures et cachets réclamant la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire conformément aux statuts et règlements dans les 15 ou 20 jours à venir.

Les arguments constatés et relevés sont d’ordre statutaires, et les violations notées sont d’une telle flagrance que seul un esprit retors à la limite de l’honnêteté va chercher à avaliser ou à couvrir, ce que les associations signataires n’acceptent pas.  

Nous avons attiré l’attention de tous les partenaires pour leur dire que les instances issues de cette Assemblée générale ordinaire du samedi 27 janvier 2018 sont :

 

Illégalesillégitimesinvalides et caduques et ne sauraient en aucun cas ni représenter, ni poser des actes, encore moins engager la responsabilité, agir au nom de la société civile qui lutte contre le tabac au Sénégal, ou pour le compte de la LISTAB.

 

Les associations membres signataires de la pétition ont tenté par tous les moyens de trouver une solution au problème, mais nous avions en face de nous des gens de mauvaise foi qui veulent coûte que coûte s’accrocher et s’agripper à des instances illégales.





C’est ainsi qu’une Assemblée générale extraordinaire a été convoquée le samedi 14 avril 2018, soit deux mois plus tard après l’AG ordinaire du 27 janvier 2018, et a élu un nouveau Conseil d’Administration et un Nouveau bureau conformément à nos statuts et règlements.

C’est dans ces conditions qu’un réduit, un groupuscule de deux individus composés du Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB, et d’un complice qui dit s’appeler Bara Diop (Ex Conseiller technique) qui a représenté le Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat au CNLT ) qui prétendent représenter la LISTAB, ont cru devoir après l’organisation de notre Assemblée Générale Extraordinaire disent-ils prendre des sanctions à notre encontre, alors que statutairement selon nos textes, ils n’existent plus.

 

Par conséquent : Les instances issues de l’Assemblée Générale Extraordinaire du Samedi 14 Avril 2018 qui sont les seules légitimes et statutairement légales ont unanimement décidé que :

Docteur Adja Marietou Diop l’ancienne trésorière de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB est sommée de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction ;
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour présentation d’un faux rapport financier compilé de trois trésoriers dont elle ignore totalement les conditions d’exécutions de décaissement et de dépenses ;
  • Pour non justification de sommes reçues provenant des partenaires et des bailleurs ;
  • Pour faux montage d’un rapport financier ;
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Bara DIOP est sommé de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction.
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Nous allons vous éclairer sur ce Bara Diop, qui jusqu’au jour de notre décision en réunion de comité ad hoc d’aller en assemblée générale ne faisait partie officiellement d’aucune association.

Dieu n’aime pas les traitres.

 

C’est lors d’un atelier tenu à Saly, que nous sommes retrouvés le soir après les travaux pour discuter des conditions d’aller vers la tenue d’une assemblée générale ou toutes les associations devraient être représentées, et c’est au cours des discutions auxquelles il ne participait pas qu’il nous a été suggéré d’intégrer ce Bara Diop dans les prochaines instances de la LISTAB parce qu’il n’était membre d’aucune association.

C’est Djibril Wélé et moi-même Amadou Moustapha Gaye qui avons fait le plaidoyer auprès des associations pour que ce Bara Diop soit accepté au sein de la LISTAB, et nous avons eu d’énormes difficultés pour le faire admettre, car la majorité des membres des associations ne voulait pas de sa présence dans la LISTAB, car il était totalement inconnu dans la lutte antitabac au Sénégal.

Que tous ceux qui passent leur vie à trahir, à mentir et à ruser méditent cette citation :

« Le mensonge et la tromperie ont une date de péremption, et à la fin tout refait surface. Et en même temps, la confiance meurt …pour toujours »

Docteur Adja Marietou Diop ouvre la « Boîte de Pandore »

 

Le Docteur Adja Marietou Diop au lieu de répondre sur les faits qui lui sont reprochés concernant les manquements et les violations , fait de la diversion en diffusant des FAKES NEWS , des fausses nouvelles , et verse grave dans des accusations , la diffamation et la calomnie à notre encontre en affirmant sans sourciller que nous étions entretenu financièrement par Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB (Nous avions décidé de ne pas mêler Kassé à ce débat , mais c’est cette écervelée de Docteur Adja Marietou Diop qui a cité son nom en premier) ,et nous espérons au moins qu’elle a des preuves de ce qu’elle avance , car ça c’est elle qui ose le dire mais Abdoul Aziz Kassé lui ne le dira jamais ..

Ce que nous demandons au Docteur Adja Marietou Diop est qu’elle nous fasse le point sur les divers fonds qui sont passés entre ses mains, et qu’elle n’a pas à ce jour justifiés, au lieu de cela elle divague dans des accusations puériles, débiles, mensongères et carrément irrationnelles.

 

. Le Docteur Abdoul Aziz Kassé a lui aussi ouvert une autre « Boîte de Pandore »

 

Nous avions décidé de ne pas mêler Docteur Abdoul Aziz Kassé aux débats, mais c’est lui-même qui s’y est invité, et il aurait mieux fait de se taire. Nous avons tous vu ses propos et ses accusations mensongères contre nous dans la presse (nous avons toutes les copies et les enregistrements), pour le moment nous ne lui répondrons pas, nous savons ce qu’il cherche, et on ne lui donnera pas cette occasion, il veut nous entrainer dans le terrain des accusations mutuelles pour nous distraire, mais il perd son temps, on ne le suivra pas. Il peut dire ce qu’il veut, il peut nous insulter, il peut nous accuser de tout ce qu’il veut comme il a l’habitude de faire avec tout le monde.

Ce que nous demandons simplement au Docteur Abdoul Aziz Kassé c’est de nous dire, et de nous faire le point sur les centaines de millions que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et de partenaires (et dont il a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

La LISTAB a reçu de nombreux financements étrangers et même sénégalais que seul Docteur Abdoul Aziz Kassé a géré avec trois ou quatre personnes dont le Docteur Adja Marietou Diop qui fut trésorière de la LISTAB, avant d’être chassée elle-même par le Docteur Abdoul Aziz Kassé qui a emmené ses propres gestionnaires et ses trésoriers.

Et c’est ce même Docteur Abdoul Aziz Kassé qui avait arraché le poste de trésorière LISTAB au Docteur Adja Marietou Diop, au profit des membres de sa propre association, contrôlant ainsi sous sa seule coupe tous les financements que la LISTAB a reçus de 2011 à 2018 qui se positionne aujourd’hui dans les médias pour prendre la défense du Docteur Adja Marietou Diop, il y’a assurément quelque chose de vraiment suspect entre ces deux-là.

Aucun membre d’aucune association, en dehors de la propre association du Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB ne peut dire les conditions de gestion de ces financements, (dont a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

A l’exception d’un seul financement, celui que nous avons une fois confié au CRES (Consortium pour la Recherche Economique et Sociale) qui est membre de la LISTAB, et nous affirmons que cet organisme a géré en toute transparence les fonds qui étaient mis à sa disposition jusqu’au dernier franc, et à la clôture du projet le CRES a fourni tous les documents financiers, jusqu’au dernier rapport.

C’est cela que nous demandons aujourd’hui au Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB. (Sans entrer dans les détails)

Et que Kassé ne vienne surtout pas nous dire que c’est parce que la LISTAB ne disposait de récépissé que les fonds étaient logés dans son association, s’il le faisait nous reviendront vous dire ce qui s’est réellement passé.

Nous faisions confiance au Docteur Abdoul Aziz Kassé, et nous n’aurions jamais imaginé qu’un jour nous pourrions être confrontés à un tel scénario, nous regrettons tous amèrement.

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne

sur le Programme National Contre le Tabac PNLT.

 

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne sur le Programme National Contre le Tabac PNLT, vous l’entendez dans les médias vociférer, menacer et discréditer le PNLT qu’il accuse de collaborer avec les hôteliers, même si nous sommes opposés à la consommation de tabac dans les hôtels ou dans tous les lieux recevant du public , rien n’empêche le PNLT de recevoir ou de discuter avec les hôteliers qui sont quand même il faut dire des opérateurs économiques très importants pour le Sénégal, et puis franchement on ne peut quand même pas mettre sur le même pied d’égalité  l’industrie hôtelière du Sénégal et l’industrie du tabac.

 

Contrairement à ce que raconte Kassé qui ne fait que pérorer, Il faut reconnaitre que le Programme National Contre le Tabac PNLT à déployé beaucoup d’efforts, même s’il faut reconnaitre qu’il y’a beaucoup de défis encore à relever.





 

. Nous demandons au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale tutelle de tous les financements qui entrent au Sénégal dans le domaine de la santé de se pencher sur les financements que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et partenaires (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous invitions aussi les bailleurs et partenaires financiers de la LISTAB de faire un audit de tous les fonds qu’ils ont alloués à la LISTAB de 2011 à 2018, dont certains sont des ressources déduites des contribuables américains, donc des fonds des Etats-Unis d’Amérique (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous exigeons aussi l’audit de l’association Prévenir du Docteur Abdoul Aziz Kassé par laquelle tous les fonds ont transité.

 

Ce que le Docteur Abdoul Aziz Kassé raconte sur nous est l’arbre qui cache la forêt, il fait semblant d’ignorer que Djibril Welé et moi Amadou Moustapha Gaye sommes les témoins vivants de toute l’histoire de la LISTAB, de sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

 

Maintenant s’il y a quelqu’un qui mérite de répondre devant les tribunaux c’est bien le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB et Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB.

 

Nous ne verserons pas dans les invectives, les insultes, ou les accusations fantaisistes comme Kassé le fait

 

Mais nous invitons les médias et La presse à faire preuve de discernement, et de vigilance, et de se méfier, en vérifiant les FAKES NEWS, les fausses nouvelles que font circuler ces individus, le Docteur Abdoul Aziz Kassé (Ancien Président de la LISTAB) , le Docteur Adja Marietou Diop (ancienne trésorière de la LISTAB) et Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat )

 

Nous userons de toutes les procédures administratives et judiciaires pour mettre hors d’état de nuire le Docteur Adja Marietou Diop qui se présente comme PCA et Bara Diop qui se présente comme Secrétaire Exécutif qui usurpent des titres et des fonctions dont ils n’ont pas les charges, encore moins les qualités.

 

Ils savent pertinemment qu’ils ne représentent même plus leur propre ombre au sein de cette organisation.

 

Nous aurions pu les exclure mais…

 

La LISTAB aurez pu exclure le Docteur Abdoul Aziz Kassé, le Docteur Adja Marietou Diop et surtout Bara Diop qui est entré par effraction dans la lutte antitabac , et dont personne ne souhaite la présence dans la communauté des acteurs , mais le Conseil d’administration de la LISTAB après consultation de tous ses membres a décidé de prolonger la réflexion pour mieux cerner les motivations et les contours de ces individus qui cherchent à saper les fondements du combat que nous menons contre le tabac depuis des années.

 

La LISTAB se réserve le droit de prendre des sanctions et des mesures à la dimension des fautes qu’ils commettront.

 

Et en cas de récidives avérées ou de persistance des fautes aux manquements reprochés à Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB et à Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat) des sanctions à la mesure et à la dimension de leur forfaiture leur seront intégralement appliquées.

 

 

Amadou Moustapha GAYE

Président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB.

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Scandale Prodac: Green 2000 déballe

YERIMPOST.COM Daniel Pinhassi, coordonnateur de Green 2000 par qui le scandale de Prodac est arrivé, brise le silence sur cette affaire qui a fini de polluer les airs de la République. Dans une interview accordée au quotidien l’Observateur, le représentant de Green 2000 démonte pièce par pièce les conclusions du rapport de l’Inspection générale des finances. Daniel Pinhassi, qui répondait à la question de savoir comment Green 2000 a déjoué cette règle qui exigeait qu’une caution égale au montant du marché soit versée, a répondu: « Quand on présentait la facture, personne ne nous avait demandé de mettre la facture à l’avance. Et, si on me l’avait demandé, je n’aurais pas signé ce contrat… Il y a deux types de garanties dans le contrat. Une garantie d’avance de 100% du marché et l’autre de 5% des 25 milliards, c’est cette dernière que nous avons déposée… »

La mise en place de 4 Domaines agricoles communautaires (Dac), dont le contrat est fixé à 25 milliards de nos francs, devait, selon Daniel Pinhassi, être payée avant la prestation. « C’est sur la base de ces paiements que nous exécutons le marché. Nous avons reçu 57% de la valeur totale… Actuellement, il y a deux factures qui ne sont pas encore payées mais je continue le projet à 100%. Le paiement, c’est 77% après la dernière facture payée cette semaine… Le contrat d’élève à 25 milliards qui doivent être mobilisés en 14 mois pour que nous terminions le projet dans douze mois… C’est un contrat de financement extraordinaire. Je trouve ça bizarre puis que le ministre des Finances a signé sur les deux contrats… Pour mon contrat, c’est la Dcmp et moi. De l’autre côté, il y a le ministère des Finances et Locafrique qui ont signé un autre contrat… Tous les financements n’ont pas été corrects… Il y a un contrat en bonne et due forme signé par le ministère des Finances. Comment Prodac a choisi Green 2000 sans appel d’offres ? Il y a des explications, mais c’est le ministre des Finances qui a signé le contrat. Il l’ont lu et approuvé! »



Scandale: Marché nébuleux à l’OMVS: l’ARMP se dit incompétente

YERIMPOST.COM Qui l’eût cru ? L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) se déclare incompétente dans une nébuleuse à gros sous et ce, après avoir gelé l’attribution du marché à la société Sinohydro dans le cadre du projet d’aménagement hydro-électrique de Koukoutamba lancé par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Libération, qui avait la primeur de l’information, est revenue dans sa livraison du jour pour en dévoiler un peu plus sur ce scandale. « L’Omvs est dotée de ses propres règles de passation de marchés publics communément appelées « législation des marchés de l’Omvs » a déclaré l’Armp dans sa conclusion. La société qui avait saisi l’Armp, China Gezhouba Group Co Ltd, avait motivé sa requête par le fait que la société attributaire de ce marché de 999 millions de dollars avait été exclue de l’appel d’offres pour défaut de garantie bancaire. Après ce rejet, un Etat membre de l’organisation a demandé la réintroduction de Sinohydro dans l’avis d’appel d’offres. Là où le bât blesse, c’est que la concurrence proposait 7 millions de moins que la société Sinohydro et pourtant, le marché ne lui a pas été octroyé. Des incongruités qui font grincer biens des dents au sein même de l’Omvs.



Affaire Prodac: Mef, Mejcc, Armp, Locafrique, Green 2000 et les coordonnateurs de Prodac, tous responsables (Birahim Seck)

Depuis plus de cinq ans, nous n’avons pas cessé d’alerter le peuple sénégalais sur les dangers des réformes introduites dans le code des marchés publics sénégalais ainsi que le laxisme qui entoure la contractualisation de certains projets exécutés dans « l’urgence ». Cette affaire dite du « Prodac » en est une parfaite illustration. Par ailleurs, il ne faudrait pas que le peuple sénégalais soit orienté vers un faux conflit entre acteurs principaux de ce carnage financier. Il ne faudrait pas aussi que le peuple sénégalais soit berné dans un semblant de règlement de compte politique. Il s’agit d’une affaire sérieuse de tromperie portant sur plus de 29 milliards de FCFA du contribuable sénégalais.



D’emblée, il y a lieu de préciser que le principal bailleur, Locafrique et les coordonnateurs du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), sont les principaux responsables de cette trahison.
La responsabilité totale de Locafrique est engagée pour avoir effectué des paiements sans demander les pièces justificatives.
En général, la responsabilité totale et entière des coordonnateurs du Prodac, Monsieur Jean Pierre Senghor (plus de 3 milliards) et de Monsieur Mamina Daffé (plus d’un milliard) est en engagée dans leurs actes de gestion et en particulier, dans la validation des tranches constituant l’avance de démarrage. Monsieur Senghor a aussi fait bénéficier à l’entreprise Green 2000 des avantages non contractuels. En fait, la justice doit éclairer les sénégalais sur les mouvements de fond effectués par Green 2000. En plus, qui sont les bénéficiaires économiques des résultats effectués par cette entreprise ?
L’ARMP, pour sa part, est également responsable pour avoir illégalement autorisé et de façon injustifiée la conclusion d’un contrat « clé en main » par la procédure de gré à gré entre Prodac et Green 2000, devant une objection (un refus) de la Direction Centrale des marchés publics.
La responsabilité déterminante de Monsieur Mame Mbaye NIANG est d’avoir émis un ordre de service sans la notification du contrat, bien qu’il avait attiré l’attention de Monsieur Senghor sur un certain nombre de faits. Si l’émission de l’ordre de service avant la notification du contrat lui a permis de tirer de la conclusion du contrat un profit pécuniaire ou en nature, les arguments de fond du juge Lamotte en matière d’escroquerie, dans l’affaire de la caisse d’avance, lui sont applicables. Ces arguments du juge seront aussi valables pour les différents coordonnateurs du Prodac.



En outre, la responsabilité de Ministère de l’Economie et des Finances est également engagée pour avoir conclu une convention de financement avec Locafrique pour des travaux que des entreprises nationales ou de l’UEMOA pouvaient bel et bien réaliser. Pourquoi Locafrique ? Quelles sont les conditions de conclusion de la convention de financement ? Le délai de paiement auquel l’Etat s’est engagé ? La durée de paiement ? La durée de grâce ? etc.
En somme, l’Etat du Sénégal a trompé le peuple sénégalais, car, l’engagement contractuel de l’entreprise Green 2000 se limitait à réaliser des « Cœurs de DAC » et non des Dac complets pour un montant de plus de 29 milliards de FCFA. Une situation qui aura un impact réel sur les promesses en matière de création d’emplois.
Une information judiciaire s’impose inévitablement si le peuple sénégalais est respecté.

 

Birahime SECK, Membre du Conseil d’administration du Forum Civil
Dakar, le 13 juin 2018.

Me Madické Niang et Pape Mamadou Pouye dans le viseur de la Gendarmerie royale canadienne

YERIMPOST.COM Me Madické Niang et Pape Mamadou Pouye sont dans le viseur des enquêteurs de la Gendarmerie royale canadienne (GRC). En cause, nous dit Libération, la plainte de Sherpa dans l’affaire dite des « condos », visant des dignitaires africains soupçonnés d’avoir effectué des transactions immobilières d’un montant avoisinant les 30 millions d’euros. Selon le journal, malgré son insistance à dire qu’il a commencé à gagner de l’argent bien avant de faire de la politique, l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux sous Wade, a acquis deux condos alors qu’il était dans l’appareil d’Etat. Et, d’après le quotidien, il a procédé à la revente de ces acquisitions au moment où, au Sénégal, la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei) traquait les « malfaiteurs à col blanc ». Pour le cas Pape Mamadou Pouye, le journal croit savoir que l’homme n’est en réalité que le prête-nom pour le compte d’un certain… Karim Wade. Afin d’attirer moins l’attention, Pape Mamadou Pouye serait passé par une avocate canadienne du nom de Hélène Mathieu pour cette acquisition d’un montant de 470 000 dollars et c’est celle-là même qui a été citée à l’éclatement des Panama papers comme étant celle qui a monté les sociétés Seabory et Latvae Group sur demande de Pouye.



OMVS: une affaire de gros sous stoppée par l’ARMP

YERIMPOST.COM Une nébuleuse secoue actuellement l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Un marché pour la construction et la mise en service du projet d’aménagement hydro-électrique avec, à la clé, la rondelette somme de 739 millions de dollars, attribué provisoirement à la société Sinohydro Corporation, a été stoppé net par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp).

Suite à un recours déposé par une entreprise qui avait soumissionné au même titre que la société chinoise et qui avait une proposition inférieure de 7 millions de dollars, l’ARMP a décidé de suspendre l’attribution du marché, en attendant d’y voir plus clair. Le mystère dans cette affaire de gros sous est que la société pointée du doigt avait été exclue de la procédure un an avant son grand retour. Libération nous informe que cette exclusion avait été prononcée faute de garantie bancaire. Question: comment une société exclue d’emblée d’un appel d’offres peut-elle revenir une année plus tard, sur demande d’un Etat membre, avec une proposition nettement supérieure et se voir attribué le marché ?
A noter que Sinohydro a été épinglée par le bureau de l’intégrité et de lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement (Bad) pour pratiques frauduleuses dans un projet d’appui routier en Ouganda.



Au Prodac, un scandale peut en cacher un autre

YERIMPOST.COM Un scandale peut en cacher un autre ! Libération continue sa série de révélations sur les scandales au Prodac. Dans sa livraison du jour, le journal nous informe que les dirigeants du Prodac ont permis à la société israélienne Green 2000 d’empocher 5 milliards de F Cfa, à titre d’avance de démarrage, alors même que son contrat n’était pas enregistré. L’avance a été débloquée sur la base d’un ordre de service antidaté.



Document: Yerimpost publie une lettre de dénonciation contre Kabirou Mbodjie pour fraude fiscale et corruption





 





La série de scandales financiers continue de plus belle au Prodac

YERIMPOST.COM La série de scandales continue au Prodac. Libération nous révèle, dans sa livraison du jour, que les dirigeants du Prodac ont permis à l’entreprise israélienne Green 2000 d’empocher 15 milliards de FCFA sans justification. L’argent devrait servir à la réalisation d’un projet du Prodac à Keur Samba Kane qui n’a pas été mis en oeuvre. Seulement, la somme a été virée dans un compte ouvert à Hapolim Bank, en Israël. Ce qui fait qu’elle échappe à tout contrôle de l’Etat.



Prodac: Un gros scandale révélé par l’Igf

YERIMPOST.COM Un carnage financier ! C’est en ces termes que nos confrères du journal Libération ont qualifié les faits révélés par le rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur le Programme des domaines agricoles (Prodac).

Les faits mis en cause sont tellement graves que les vérificateurs ont recommandé l’ouverture de deux informations judiciaires et la traduction devant la Cour des comptes du coordonnateur du Prodac, Mamina Daffé, et de son prédécesseur, Jean-Pierre Senghor.

l’Igf ne s’est pas arrêtée là. Elle a recommandé à l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE) de traduire Ibrahima Cissé, gérant de la société Tida, devant les juridictions pénales pour faux et escroquerie sur les deniers publics ayant entraîné un préjudice financier contre l’Etat d’un montant de 517 864 401 FCfa.

Selon l’Igf, Tida a bénéficié, dans des conditions scandaleuses, d’un marché du Prodac pour la prise en charge des aspects liés au transit.

Quid de ce ministre que Macky Sall a vertement tancé en conseil des ministres pour son implication dans le scandale ? Nous y reviendrons…



Cette tentative suspecte d’Aboubacar Sadikh Bèye d’enrichir un proprio d’immeuble

YERIMPOST.COM Le Port Autonome de Dakar est au coeur d’un scandale qui risque d’éclater sur la tête de l’actuel Dg, Aboubacar Sadikh Bèye. Les membres du Conseil d’administration ont rejeté la demande de la direction d’acquérir deux biens immobiliers dont un immeuble inachevé d’une valeur de 7 milliards. Dans sa livraison du jour, Libération s’interroge sur la pertinence de cet achat, si l’on sait que le Port dispose d’une superficie de 33 000 mètres carrés de terrain où il peut faire construire des immeubles. Le journal fait remarquer que c’est le vendeur de cet immeuble qui a lui-même désigné des experts pour l’estimation de son bien. Au cours de la réunion, le Conseil a souligné que ces deux experts ont avancé des montants controversés. Quand l’un parlait de 2,7 milliards, l’autre tablait sur 7,1 milliards. Aboubacar Sadikh Bèye a, malgré toutes ces incohérences, tenté de faire valider l’achat par les membres du Conseil d’administration. A deux reprises, il est revenu à la charge, mais a été toujours confronté au veto du Conseil qui lui demandait de faire faire une contre-expertise par un professionnel de son choix.




Sar: le rapport accablant des auditeurs sur un autre marché de 300 milliards

YERIMPOST.COM Le rapport 2017 des commissaires aux comptes de la Société africaine de raffinage (Sar) est tout simplement accablant. Du moins, si l’on se fie aux révélations du quotidien Libération qui, dans sa parution du jour, informe que dans le rapport produit par les Commissaires aux comptes de l’entreprise et remis au Conseil d’administration, les auditeurs ont mentionné que le scandale qui secoue actuellement la boite n’est, en réalité, que l’arbre qui cache la forêt. En 2017 déjà, Addax avait bénéficié d’un marché de 300 milliards de francs dans des conditions similaires à celles révélées il y a quelques semaines du marché de 400 milliards. Dans le rapport parcouru par nos confrères, les commissaires concluent que la Sar continue à payer à l’entreprise suisse Geogas alors qu’elle n’a aucun lien contractuel avec celle-ci. Une nébuleuse qui risque de corser d’avantage le dossier.



Bibo Bourgi également impliqué dans le scandale Swissleaks

YERIMPOST.COM L’homme de main de Karim Wade est décidément dans tous les scandales financiers. Bibo Bourgi aussi disposait d’un compte caché à la Hsbc Suisse, au cœur du scandale dit « Swissleaks ». Le compte était enregistré au nom de Gabay international Corp, une de ses sociétés-écran logées à Panama, qui a reçu d’ailleurs un mystérieux virement à partir de Dakar, plus précisément de la Shs, nous informe Libération. D’autres opérations financières ont été notées entre Gabay international Corp et Gp international Group Ltd, entité domiciliée aux Iles Vierges dont les bénéficiaires économiques sont Bibo, son frère et Mamadou Pouye.



(Urgent): Lamine Diack serait dans un état de santé critique

YERIMPOST.COM Lamine Diack ne va pas bien. Son état de santé est critique, selon sa famille qui déplore le fait de n’avoir pas de ses nouvelles depuis plus de trois mois. L’ex-patron de l’Iaaf devrait être confronté à son successeur, Sébastian Coe, dans le cadre du dossier de corruption lié à la lutte antidopage, ce matin. Mais, informe la rfm, la rencontre n’a pas eu lieu, parce que l’état de santé du vieux Diack ne lui a pas permis de se déplacer de Monaco à Paris.



Scandale à la Sar: les sanctions commencent à tomber

YERIMPOST.COM Le scandale du contrat de gré à gré de 400 milliards de FCfa à la Société africaine de raffinage (Sar) continue d’entraîner des vagues de départs. Le directeur financier Ibrahima Ngom, rétrogradé comme conseiller sans portefeuille ni bureau, a rendu le tablier. L’As nous informe que d’autres têtes vont tomber dans les prochains jours.



Les gens dans ce pays à prendre et à mettre en prison, selon l’ex-patron de la Centif

YERIMPOST.COM Le parti Jamm ak Kheweul l’a choisi comme candidat à la présidentielle. Ngouda Fall Kane, très honoré, a promis de faire sa rentrée politique à Touba très prochainement. Mais, en attendant, l’ancien patron de la Cellule de traitement des informations financières (Centif) dresse un tableau des maux qui gangrènent notre pays. Pour l’occasion, c’est l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) qui a trinqué. Selon l’ancien inspecteur général d’Etat, cette institution de lutte contre la corruption est la plus inefficace et la moins indépendante d’Afrique. « La plus grosse erreur en matière de lutte contre la corruption, c’est l’Ofnac… La tare de l’Ofnac c’est que le procureur est le maître des poursuites. Alors que, quand il reçoit un dossier de la Centif, il transmet directement à un juge d’instruction… », indique-t-il. Dans la même lancée, Ngouda Fall Kane a annoncé qu' »il y a des gens qui ont fait des choses tellement flagrantes dans ce pays qu’ils n’ont même pas besoin d’être jugés. Il faudrait juste les prendre et les emmener directement en prison… Les gens qui commettent des forfaits, on les connait… Tous ceux qui ont assumé des responsabilités devront rendre des comptes et la reddition doit commencer par le chef de l’Etat… Quand on prend l’argent de l’Etat pour le mettre dans des comptes privés non autorisés, c’est du blanchiment… »



Le FBI scrute les mails de Cheikh Tidiane Gadio

YERIMPOST.COM Le dossier de Cheikh Tidiane Gadio suit son cours aux Etats-Unis. Le journal les Echos nous apprend que le FBI est en train d’examiner les courriels saisis sur les comptes Google et Yahoo de Cheikh Tidiane Gadio et Chi Ping Patrick Ho, coaccusés de corruption par la Justice américaine. Environ 35 000 pages concernant 300 000 emails et pièces-jointes seront passés au peigne fin par les services de renseignements américains.

Seulement, les avocats de Ho reprochent aux agents du Fbi d’avoir obtenu « illégalement » le mot de passe de leur client.



Serigne Mbaye Thiam répond aux accusations de malversations formulées par Dame Mbodj

République du Sénégal
Un Peuple- Un But- Une Foi
Ministère de l’Education nationale

COMMUNIQUE DE PRESSE
en réponse aux calomnies de la FEDER, par la voix de son coordonnateur Dame MBODJ, sur la gestion des marchés du ministère de l’Education nationale
Lors d’une conférence de presse, la Fédération des Enseignants du Sénégal (FEDER, regroupement de syndicats non représentatifs), par la voix de son Coordonnateur Dame MBODJ, a, selon des informations relayées par plusieurs organes de presse, décrié la gestion du ministère de l’Education nationale, marquée, selon elle, par des « des marchés de gré à gré pour l’acquisition de manuels scolaires de la 1ère étape et pour les travaux de réhabilitation de la Maison d’Education Mariama BA de Gorée et du Lycée Ameth FALL de Saint-Louis, mentionnés dans le dernier rapport de l’ARMP ». Et, pour « mettre à nu ce scandale financier qui ne restera pas impuni », cette fédération annonce une saisine de l’OFNAC.

Face à ces calomnies dont la source malveillante a essayé, avant Dame MBODJ et en plus de lui, de manipuler d’autres responsables syndicaux pour leur faire porter de telles contrevérités, le ministère de l’Education nationale tient à apporter les précisions suivantes :
1) Aucun des marchés cités n’est mentionné dans le dernier rapport 2016 de l’ARMP ;
2) Aucun des marchés cités n’a été passé de gré à gré ou par entente directe.

De manière plus précise :
1) Le marché d’acquisition de manuels scolaires de la 1ère étape du curriculum en Approche par les Compétences a été conclu à l’issue d’une procédure d’appel d’offres international n°14/13/BCI-ACDI dont l’avis a été publié dans le journal « Le Soleil » n° 12898 du 27 mai 2013, suite à l’avis de non-objection n° 002326/MEF/DCMP/BCS/36 du 03 mai 2013 de la Direction centrale des marchés publics (DCMP) sur le dossier d’appel d’offres et à la décision n° 114/13/ARMP/CRD du 08 mai 2013 du Comité de règlement des différends de l’ARMP. Six maisons d’édition avaient participé à cet appel d’offres international et deux ont été finalement attributaires des deux lots à l’issue d’un processus d’évaluation des offres long, transparent et ouvert aux représentants des inspections d’académie bénéficiaires des manuels, processus validé par la décision nº 039/14/ARMP/CRD du 12 février 2014 du Comité de règlement des différends de l’ARMP.

2) Les deux marchés de réhabilitation de la Maison d’Education Mariama BA de Gorée et du Lycée Ameth FALL de Saint-Louis ont été passés à l’issue d’une procédure d’appel d’offres national n° 03/FTI/2013 dont l’avis a été publié dans le journal « Le Soleil » des samedi 14 et dimanche 15 décembre 2013, suite à l’avis de non-objection de la Direction centrale des marchés publics n° 006627/MEF/DCMP/54 du 10 décembre 2013 sur le dossier d’appel d’offres. Cet appel d’offres a enregistré la participation de dix-huit (18) entreprises.

La décision d’attribution du lot 1 relatif de la Maison d’Education Mariama BA de Gorée a reçu l’avis de non-objection de la Direction centrale des marchés publics sous le numéro 01254/MEF/DCMP/DCV/28 en date du 13 mars 2014 ; la décision d’attribution du lot 2 concernant le Lycée Ameth FALL a reçu l’avis de non-objection de la Direction centrale des marchés publics sous le numéro 01460/MEF/DCMP/DCV/28 en date du 21 mars 2014.
Ces précisions montrent à suffisance le caractère calomnieux des propos tenus par la FEDER.

Fait à Dakar, le 23 mars 2018

Pour le Ministère de l’Education nationale
Mamadou FALL
Coordonnateur de la Cellule de Passation des Marchés

Audio- Les « malversations » de Serigne Mbaye Thiam dévoilées





De nouvelles révélations accablent la famille Diack

YERIMPOST.COM Ce n’est pas encore le bout du tunnel pour Lamine Diack et son fils Massata. De nouvelles révélations accablantes pèsent sur leurs épaules. Elles sont l’œuvre de l’un des cerveaux de l’affaire dite des pots-de-vin, Carlos Miranda. Arrêté par la justice brésilienne, Miranda a affirmé que le pourboire versé à Lamine Diack a servi à acheter quatre (4) voix au Comité international olympique (Cio). Il a précisé en effet que le montant du pot-de-vin était plus élevé que celui révélé. «Les paiements totalisaient environ 2,5 millions de dollars (un peu plus de 1,374 milliards de Fcfa)», a-t-il révélé devant les juges brésiliens.



Pourquoi Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko rejettent la concertation proposée par Macky Sall autour du pétrole et du gaz

YERIMPOST.COM Qui pour répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une concertation nationale sur la gestion du pétrole et du gaz ? Cette question mérite d’être posée si l’on sait que la quasi-totalité des leaders de l’opposition ont déjà décliné l’invite de Macky Sall. C’est le cas pour le leader d’Act (Alliance pour la citoyenneté et le travail), Abdoul Mbaye et du Pastef, Ousmane Sonko. Ils refusent de prendre part à «un exercice de blanchiment d’actes graves de mal gouvernance commis». Pour eux, ces concertations de serviront à rien. D’autant que le mal est déjà fait et que de graves malversations ont vicié les contrats signés par le pouvoir de Macky Sall.



Aser: un marché de plus de 9 milliards attribué à une société au détriment d’une autre qui proposait la moitié

YERIMPOST.COM Saisie par le groupement Sagemcom/Geesy, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a tout bonnement annulé l’attribution d’un marché de fourniture et d’installation pour l’électrification de 76 villages à Matam et Tamba au groupement Atersa/Elecnor. Un marché attribué par l’ASER à hauteur de 9,6 milliards de nos francs, au moment où la première société citée proposait la moitié. Pour étayer sa décision, l’Armp a noté:  » L’importante différence financière de l’attributaire provisoire à celle du requérant ne confirme pas une bonne application du principe de l’économie. » Plus grave encore, révèle le quotidien Libération, les juges de l’ARMP ont mentionné dans leur rapport que les arguments de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) pour écarter l’offre de Sagemcom ne sont pas fondés.



La bamboula à la Sar !

YERIMPOST.COM Le contrat que la Société africaine de raffinage (Sar) a octroyé à Addax sous forme de marché de gré à gré pour 400 milliards de FCFA pour huit cargaisons est en train d’être exécuté, malgré son irrégularité. La preuve, selon Libération, Addax a fait parvenir à la raffinerie une facture pour le paiement de 53 millions d’euros, représentant le coût d’une cargaison.




Massata Diack encore cité dans une affaire de corruption

YERIMPOST.COM On n’en finit pas avec l’affaire Lamine Diack ! Son fils Massata, déjà mis en examen pour corruption liée à l’attribution des Jeux olympiques d’été 2016 à Rio de Janeiro, est à nouveau accusé d’avoir promis d’obtenir des voix des membres du Comité international olympique (Cio) en faveur de la candidature coréenne de Pyeongchang aux JO d’hiver 2018, au détriment de Munich et d’Annecy. Le journal Libération parle d’un courriel daté de 2010, dans lequel le fils de Lamine Diack réclame 12 millions de dollars (9,7 millions d’euros), notamment sous forme d’un contrat de sponsoring pour la Ligue de diamant, organisée par l’IAAF. Il réclamait également 1,5 million de dollars pour contribuer à la campagne politique de son père et la même somme afin de mener des opérations de lobbying en faveur de Pyeopchang, six mois avant le vote.




Affaire Lamine Diack: Les droit-de-l’hommistes lancent l’offensive

YERIMPOST.COM La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), le Forum du justiciable et la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) font face à la presse ce matin du vendredi 6 avril. Le motif de cette rencontre, Lamine Diack. L’ancien président de l’Iaaf a été mis en examen dans une affaire de corruption avec interdiction de quitter le sol français, depuis deux longues années. Une situation que les défenseurs des droits de l’homme entendent dénoncer afin que l’Etat du Sénégal et la France se penchent sur ce dossier.




La requête envoyée par le Forum du justiciable au procureur contre les barons du régime épinglés

YERIMPOST.COM Le Forum civil a déposé une requête auprès du procureur dans le but de déclencher des poursuites contre les barons du pouvoir épinglés par des rapports de l’Ofnac, de l’IGE, de la Cour des comptes…









Marché de gré à gré: L’Armp bloque Mary Teuw Niane

YERIMPOST.COM L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a freiné le ministère de l’Enseignement supérieur, nous renseigne Libération dans sa livraison du jour. En effet, le département de Mary Teuw Niane voulait signer par entente directe avec Cairn.info le marché relatif à la fourniture d’une documentation scientifique pour un montant annuel de 60.449 euros. La Direction centrale des marchés publics (Dcmp) a déchiré la copie du ministère avant d’être suivie par l’Armp.




Abdoul Mbaye égratigne Massata Diack

YERIMPOST.COM L’ancien Premier ministre s’est prononcé sur l’affaire Lamine Diack. Abdoul Mbaye, qui était l’invité de RFI, ne partage pas la décision de Massata Diack de rester au Sénégal, laissant son père interdit de quitter le sol français. « J’éprouve beaucoup de douleur face au cas Lamine Diack… Je suis très proche de cette personne… Je pense que son fils cité dans cette affaire et dans d’autres aurait peut-être dû se joindre à la procédure en France et chercher à blanchir son père… Son choix, c’est de rester au Sénégal, le mien aurait été différent… J’aurais pas été impliqué dans des histoires de cette nature, mais j’aurais pas laissé mon père seul se débattre dans des difficultés. Et se terrer Sénégal n’est pas le meilleur moyen de produire la vérité », a asséné Abdoul Mbaye.



Contribution: «Rapport ARMP 2017…» De l’audit… Des audits

La publication du rapport 2017 de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) n’en finit pas de faire des vagues. Entre indignations et sentences populaires des uns, démentis véhéments et scandalisés des autres c’est selon, il y’en a pour tous les goûts et sur tous les tons.

Pour notre part, il nous donne l’opportunité de partager quelques remarques sur l’audit et les audits.

 

Tout d’abord c’est quoi un AUDIT ? Beaucoup en parlent sans savoir véritablement de quoi il s’agit.

L’AUDIT est un acte de management qui,  par une analyse objective d’une situation de l’entreprise, doit permettre de vérifier la régularité des procédures , des règles et des dispositions de gestion , l’adéquation entre les objectifs fixés et les résultats obtenus .

A la différence du CONTROLE qui est une fonction essentielle et PERMANENTE dans la vie d’un système,  l’Audit est PONCTUEL et s’intéresse certes au contrôle mais ne le fait pas. L’audit a une durée limitée dans le temps aussi bien pour son déroulement qui ne doit pas excéder généralement trois semaines sauf dans des cas spécifiques (très grosses entreprises par exemple ) que pour la période concernée par l’audit qui dépasse rarement les cinq ans.

L’AUDIT ne se substitue pas à la Hiérarchie et ne juge pas. C’est ce qu’a dit à juste titre le DG de l’ARMP pour faire le distinguo entre sa structure et les corps de contrôle de l’Etat comme l’Inspection Générale d’Etat (IGE) et la cour des comptes par exemple.




En fait , c’est le glissement sémantique populaire qui a fait apparaître l’audit comme étant une sorte d’inquisition avec des réquisitoires souvent violents contre les audités pour mieux les confondre..  Au point que dès qu’on parle d’audit tout le monde s’attend à  voir des cafards et autres « dialgatis » mis à nu pour s’en indigner et demander  hic et nunc des sanctions exemplaires.

En réalité, l’AUDIT, est une méthode d’observation de l’organisation d’une entreprise qui cherche à identifier les éléments significatifs de son fonctionnement  en les rapportant à un cadre de référence convenu.

Son objectif principal n’est pas de fouiner pour trouver coûte que coûte des « cafards » mais plutôt d’aider l’entreprise à se perfectionner sur tous les plans de la gestion , en préconisant des solutions correctives à certains manquements ou insuffisances constatés.

Ensuite , il faut noter qu’il existe trois (3) formes d’audit :

L’audit de régularité : pour voir si les règles édictées sont appliquées convenablement. C’est ce que fait l’ARMP qui va s’assurer si les règles en matière de passation des marchés publics ont été respectées comme il se doit par les structures ciblées.

L’audit d’efficacité : pour apprécier le fonctionnement des dispositions arrêtées et voir si les règles édictées sont bonnes et cohérentes. C’est un peu ce qui est arrivé à l’ARMP pour nécessiter la modification –tant décriée- de certaines dispositions du code des marchés publics pour rechercher une plus grande efficience dans ce domaine.

L’audit de management : pour voir si les règles édictées sont adaptées et ensuite si elles sont bien respectées . Règles financières, comptables, juridiques, informatiques, GRH, de production ( techniques ) ; règles commerciales etc….

 

Le déroulement pratique de toute forme d’audit – au-delà de quelques variantes mineures-se fait  généralement en trois phases .

PHASE 1 /  L’Enquête Préliminaire :  Premiers questionnements basés sur des entretiens et des recherches documentaires , l’Enquête  Préliminaire permet à l’Auditeur de disposer d’éléments pour reformuler  les problèmes, faire un premier DIAGNOSTIC à partir duquel il  peut déjà identifier les actes d’actions prioritaires et commencer à élaborer les PLANS D’ACTION correspondants  pour ETABLIR UN PROGRAMME DE VERIFICATION

qui sera la deuxième phase  du déroulement de l’Audit 

PHASE 2 / L’Enquête proprement dite . C’est tout un programme de vérifications sur le terrain . UN VERITABLE TRAVAIL DE FOURMI. Il s’agira pour l’auditeur  de procéder à des entretiens directs et indirects d’agents concernés, à une analyse approfondie des divers documents disponibles, à la vérification du contrôle interne dans son existence, son fonctionnement , sa pertinence etc… En la matière, la règle d’or pour l’Auditeur est  de VALORISER  ses audités.

En effet, l’Auditeur n’est pas là pour  alimenter  en « munitions » les protagonistes des guerres « crypto-personnelles » ni à rechercher vaille que vaille des coupables mais pour aider à améliorer l’efficacité de l’Entreprise .

Aussi Toute mission d’AUDIT ACCEPTEE doit aboutir à des RESULTATS TANGIBLES

sous forme de RAPPORT D’AUDIT qui sera la Troisième phase  du déroulement de l’Audit

PHASE 3 / LE RAPPORT D’AUDIT . C’ est un document qui récapitule les constats faits  à l’issue des enquêtes  menées, les analyses auxquelles l’Auditeur a abouti et qui présente   un PLAN d’ACTIONS qui  reformule les problèmes, amorce des solutions  et propose des moyens d’actions pour corriger les dysfonctionnements relevés..

 Contrairement à ce que pensent certains, en général, les observations, remarques et autres justifications des audités sont recueillies et sont commentées ou annotées par l’auditeur au fur et à mesure de l’élaboration du rapport d’audit et non pas à la fin de la rédaction du document. Aussi, est-il assez étonnant d’entendre des audités se plaindre de n’avoir pas reçu le rapport final pour y apporter leurs correctifs. C’est  une bien mauvaise foi qui est …de bonne guerre pour se dédouaner ou se « victimiser ».




Le RAPPORT d’AUDIT est ensuite remis au « Client  » c’est-à-dire au commanditaire de l’audit et dans le cas d’espèce au Président de la République, destinataire de tous les rapports d’audit des corps de contrôle de l’Etat. Ce dernier doit  en principe, le diffuser  ( les résultats d’un AUDIT font généralement l’objet de diffusion )  mais est LIBRE de suivre ou non  les recommandations contenues dans le rapport notamment les propositions de sanction quant à leur effectivité .  Cette liberté d’option fait partie de ses pouvoirs régaliens que lui confère son statut de clé de voûte de nos Institutions. Il faut que les gens comprennent cela et arrêtent de faire des injonctions pour « lever le coude » sur certains dossiers. Expression  d’ailleurs impropre. « Lever le coude », en bon français veut dire «se saouler la gueule,  boire plus que de raison» . Dans le cas d’espèce, il serait plus indiqué de dire « sortir les dossiers mis sous le coude «  par exemple…Passons… .

Maintenant qu’on en sait un peu plus sur l’Audit de manière générale qu’en est-il des Audits au Sénégal ?

Les audits au Sénégal  se suivent et se ressemblent. Ils donnent toujours lieu à des documents produits  par les corps de contrôle habilités et qui souffrent de quelques tares rédhibitoires.

Ils ne sont pas toujours PUBLIES. Cette confidentialité organisée donne libre cours à des élucubrations et autres interprétations souvent très fantaisistes assez loin de la réalité. Le manque ou la rétention d’informations alimente la rumeur qui enfle, qui enfle qui enfle…et qui ne s’arrêtera que lorsque la diffusion des rapports d’audit deviendra une pratique républicaine systématique. CQFD

Ensuite, ces audits relèvent presque toujours des manquements liés à la bonne gouvernance de nos entreprises et structures incriminées et qui ont noms : non respect sinon violation flagrante des procédures en vigueur, gabegie, détournements divers de numéraires, d’objectifs, recrutements népotiques etc…par les responsables épinglés qui, pour la plupart ne sont jamais inquiétés par l’Autorité Suprême. Et pour cause !!! C’est lui qui les a nommés et qui les a sommés de « faire de la politique » pour « massifier le parti » avec les moyens financiers de leur structure, mis à leur disposition. Tant que cette logique de positionnement politique demeurera la pierre angulaire des nominations à des postes de responsabilité de haut niveau à la tête de nos entreprises et structures publiques et para publiques, il ne faut pas s’étonner de vivre régulièrement des scandales récurrents dans la gestion desdites structures. On peut comprendre que la froide logique politique impose de placer « ses hommes » à la tête des grandes entreprises mais encore faudrait-il qu’ils aient le profil de l’emploi. Ce qui n’est pas toujours le cas pour certains d’entre eux qui ont fini de convaincre de leurs limites objectives dans le management de haut niveau.

Certes, l’idéal aurait été de disposer de politiques ayant le niveau requis à la tête des entités concernées. Mais tant que l’appartenance politique reste le critère le plus important au détriment du profil de l’emploi, nos DG politiques ont encore de beaux jours devant eux pour perpétuer impunément les scandales et autres « hauts faits d’armes » dans leur magistère. Comme on en voit tous les jours au Sénégal.

Il est quand même remarquable de voir de beaucoup de VIP n’entrent en politique qu’une fois nommées à des postes de haut niveau (Ministre ou DG) pour disposer des moyens financiers conséquents comme « armes de guerre » politiques. Pourtant,  le mélange des genres -politique et manager- ne fait pas toujours bon ménage.

Les entreprises et structures les plus performantes dans ce pays (SONATEL, Banques ..) sont celles qui sont confiées à des leaders charismatiques dont l’étiquette politique si elle existe, n’est pas trop visible ni bruyante comme ce qu’il nous est donné de voir avec nos DG politiques actuels.

Etre distingué par le Président de la République pour être nommé à un poste de DG est, certes un grand mérite . Aussi, nos DG propulsés se doivent de tout faire pour légitimer cette distinction en travaillant bien par « une gestion sobre et vertueuse » des structures à eux, confiées. Pour ce faire, il n’est jamais de trop pour certains d’entre eux,  plutôt que de se complaire dans la posture jouissive de leur station de DG, d’accepter de se recycler pour se mettre à niveau et combler leurs lacunes éventuelles dans le management des hommes et des structures. Un DG qui se respecte doit pouvoir lire et comprendre un budget d’entreprise entre autres, par exemple. Et pour cela, les séminaires thématiques, résidentiels et autres, foisonnent dans le pays et ne demandent qu’à les accueillir pour les formater à mieux assumer leurs hautes charges. Simples questions de volonté et de responsabilité personnelles

Sinon, encore et toujours, « bonjour les dégâts »….

 

 

DIEU NOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL .

 

 

 

Dakar le  27/03/2018

 

 

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Exclusif! Les méthodes de Veolia pour doubler SDE et Suez et s’emparer de la gestion de notre eau

YERIMPOST.COM «On va en compétition. Toutefois, nous sommes confiants et très sereins. Nous pensons qu’avec ce bilan, ce travail, il n’y a pas de raison pour que nous ne soyons pas là, à la fin de cette compétition», disait le directeur de la Sénégalaise des eaux (SDE). A sa place, nous ne serions pas si confiants.

L’Etat du Sénégal a décidé, au terme du contrat qui le lie à la SDE, de changer les règles du jeu en lançant un appel public à candidatures qui sera ficelé en septembre prochain. Dès lors, des concurrents se sont signalés pour tenter de remporter le contrat d’affermage pour la distribution de l’eau aux populations urbaines et périurbaines.

Si la SDE compte sur son bilan pour espérer rester, ce qui est tout à fait légitime, l’enquête menée par Yerimpost force à croire qu’il n’en sera rien. A moins d’un revirement à 180° de l’Etat du Sénégal, cette gestion sera confiée à une multinationale française. Beaucoup d’observateurs se sont plaints de l’implantation de sociétés françaises sous nos cieux depuis l’arrivée du président Macky Sall. Certains vont plus loin, assimilant le Sénégal à une sous-préfecture de la France, avec cette multitude d’entreprises françaises qui raflent presque tous les secteurs.

Que pèse la SDE devant Suez qui fait un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards d’euros et un Veolia qui réalise 24,5  milliards d’euros ? Pourquoi l’Etat du Sénégal a-t-il décidé de modifier les règles du jeu s’il est « satisfait », comme le prétend le DG de SDE ? Pour plus de transparence dans la délégation de service public en eau potable ?

En attendant, votre blog préféré redoute fort que Veolia déroule au Sénégal sa stratégie habituelle qui consiste, pour remporter les appels d’offres, à proposer à ses concurrents de retirer leurs offres en contrepartie d’une compensation financière ou à corrompre les pouvoirs publics à l’aide de rétro-commissions. Leader mondial des services de l’environnement, Veolia croule sous les plaintes déposées contre elle devant le tribunal de Paris pour des faits de corruption. Malgré des offres toujours plus chères que celles de ses adversaires, cette entreprise débrouillarde remporte quasiment tous les marchés pour lesquels elle soumissionne. Si nous n’y veillons pas, la gestion de l’eau du Sénégal ne devrait pas constituer une exception à la règle. A Yérimpost, nous suivrons cette affaire de très près.

Une enquête de Yerimpost



Crash du Mi-17: Quand le secret-défense couvre le vol des milliards de l’armée ! (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Le crash de l’hélicoptère Mi-17 pose sur la table le problème crucial de l’équipement de nos forces armées. Et nous place devant une dramatique réalité: en dépit des sommes colossales tirées des caisses du Trésor public, nos militaires en sont à risquer leur vie à bord d’appareils, que dis-je ?, de reliques datant de 1970 ! Où sont passés ces plusieurs dizaines de milliards censés avoir été dépensés pour équiper notre défense ? Qu’a-t-on fait, par exemple, de ces 30 milliards pris à une banque panafricaine et théoriquement destinés à doter l’armée d’outils pour faire face aux groupes terroristes armés ?

A ces questions, tous ceux qui profitent des magouilles s’empresseront de répondre: « Pas de réponse. C’est le secret-défense. » Il n’y a rien de plus bidon que cette réplique. C’est de l’escroquerie intellectuelle. De l’escroquerie tout court. C’est grossièrement faux. L’achat d’aucun équipement militaire ne relève du secret-défense. Lorsque la France vend des Rafale à l’Egypte, lorsque Trump vend des F16 au Qatar, lorsque le Brésil acquiert des avions de chasse, tout, y compris le détail des opérations, est communiqué aux médias.

Chez nous, si on nous dit qu’il n’y a rien à voir sur l’achat d’une cartouche, c’est simplement pour couvrir le système mafieux de brigandage des ressources publiques à travers les marchés de l’armée. Pendant qu’on nous mystifie pour nous cacher des transactions qui se retrouvent dans toutes les revues d’équipements militaires, les hauts gradés et leurs complices politiques voient leur ventre pousser, leurs châteaux émerger de terre, leurs champs s’étendre, leurs résidences secondaires avec vue sur mer s’élever… Des hommes d’affaires triés sur le volet, choisis selon le seul critère de leur capacité à partager le butin, s’enrichissent à milliards, appliquent des prix délirants pour le moindre équipement. Signe de la gabegie, la grenade lacrymogène est vendue à l’Etat du Sénégal à un prix unitaire équivalent au moins à dix fois celui pratiqué sur le marché international. Et c’est ainsi, voire pire, pour tous les équipements, surtout les plus lourds.

Dans l’intimité du secret-défense, on pille, vole, surfacture, acquiert du matériel de seconde main à des prix surréalistes. Ironie du sort, ceux qui fournissent ces équipements affichent la vente sur leurs sites internet ou dans les revues spécialisées. Comme le pain, les armes se vendent aujourd’hui à la lumière du soleil. Voila pourquoi il y a, dans le monde, des classements des différentes armées fondés sur leurs équipements recensés à partir de leurs achats publiés.

C’est une pure stratégie de vol que d’invoquer le secret-défense qui ne couvre, dans les pays où il se justifie, que les programmes confidentiels de recherche et de développement. Nous, qui achetons jusqu’aux treillis et aux godillots, ne créons rien pour cacher quoi que ce soit. Tout ce que le Sénégal acquiert est rendu public par les fabricants et distributeurs. Rien n’est secret à cet égard.

Alors que certains chipotent à propos de fautes de procédure relevées par l’ARMP dans les administrations civiles et impliquant parfois des montants ridicules, les plus gros scandales et les plus graves malversations financières ont cours dans l’armée. Il est temps de mettre fin à cette mystification dont la seule finalité consiste à couvrir le brigandage de l’argent public. Tous ceux qui militent dans ce pays pour la bonne gouvernance doivent exiger l’instauration de procédures de transparence dans les marchés du ministère des Forces armées. Ce crash meurtrier, certainement dû à une mauvaise acquisition ou à un entretien défectueux de l’hélicoptère, est l’occasion pour ouvrir ce débat. Yerimpost y reviendra avec plus de détails.

Cheikh Yérim Seck

Cheikh Sadibou Fall: «Macky Sall veut un nouveau palais pour des raisons mystiques et de corruption»

YERIMPOST.COM Le « Palais Bis de Diamniadio» est toujours d’actualité. Si le chef de l’Etat veut construire cette annexe, c’est pour des raisons mystiques et de corruption. C’est du moins la conviction des libéraux qui se réunissaient ce mercredi 21 mars à la permanence de leur parti dans le cadre de leur comité directeur. Porte-parole du jour du Parti démocratique sénégalais, l’ancien ministre de la Justice, Cheikh Sadibou Fall, n’y est pas allé de main morte pour critiquer la nouvelle infrastructure envisagée par Macky Sall.




Audits 2016 de l’Armp: la mafia à l’Inspection d’académie de Dakar !

YERIMPOST.COM L’audit 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Un gros scandale financier vient d’être révélé à l’Inspection d’académie de Dakar. Ce sont des fournisseurs qui sont impliqués dans cette grosse mafia. En effet, Libération nous apprend que l’examen de la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour l’acquisition de fournitures de bureau attribuée à Press High Tech, pour un montant de 4 099 084 FCFA, a permis de noter que le même dateur a été utilisé pour toutes les autres factures pro-forma qui ont été présentées par les cinq soumissionnaires. Les dates du bordereau de livraison et de la facture définitive du titulaire du marché ont été altérées en violation de l’intégrité des documents comptables.




Exclusif! Saër Niang a planté un couteau dans le dos de Macky Sall

YERIMPOST.COM Le président de la République, Macky Sall, est très remonté contre Saër Niang. En cause, le comportement déloyal voire machiavélique du directeur général de l’Agence pour la régulation des marchés publics (Armp) qui a choisi le moment qu’il ne fallait pas pour rendre public le rapport 2016 de son institution.

En effet, après l’expiration de son contrat à la tête de l’Armp, le sieur Niang a décidé de ne pas faire de vagues pour garder toutes ses chances de voir son bail renouvelé. C’est d’ailleurs ce qui explique que la publication du rapport 2016 ait été si retardée. Devant être porté à la connaissance du public depuis le premier semestre de 2017, ledit rapport avait été gelé pour ne pas gêner les calculs de carrière de M. le directeur.

Sa parution brutale n’a rien de fortuit. Saër Niang l’a balancé, après avoir appris qu’une enquête de moralité avait été diligentée sur celui pressenti pour lui succéder. Et que Macky Sall était sur le point de signer le décret de nomination. C’est le moment qu’a choisi l’encore patron de l’Armp pour sortir, ce 7 mars, son document ô combien critique pour  « la gouvernance sobre et vertueuse ».

Cet acte a énervé Macky Sall par son cynisme. C’est comme si Saër Niang le braquait pour lui imposer de revenir sur son choix de nommer un autre. Sortir son rapport équivaut dans ce contexte à prendre l’opinion à témoin pour mettre le président mal à l’aise. S’il le dégomme, il courra le risque de voir sa décision interprétée comme une mesure de rétorsion.

Le président de la République cédera-t-il à cette pression psychologique ? Bravera-t-il ce piège pour aller au bout du processus de nomination qu’il a enclenché ? Une seule certitude: Macky Sall a trop mal pris le manque d’élégance de Saër Niang.

D’autant que le très probable futur ex-directeur de l’Armp n’est pas lui-même blanc comme neige. Il a commis, dans sa propre gestion, des entorses au code des marchés. C’est le cas de véhicules qu’il a pris en leasing pour l’Armp par le biais d’un grossier gré-à-gré.

www.yerimpost.com




Le COUD apporte des réponses documentées aux remarques de l’ARMP

COMMUNIQUE DE PRESSE

De mémoire de sénégalais,  personne ne se souvient d’une année où le COUD n’a pas fait l’objet  d’audit. Heureusement  depuis des années, l’institution n’a pas été épinglée dans les procédures de  passation des marchés. Malgré cela, c’est comme si c’était le COUD qui avait la palme en matière de non-respect des procédures, et que le rapport de l’ARMP ne parle que du COUD. Ce rapport dont il est question aujourd’hui ne porte que sur trois aspects.

Le premier aspect : on nous demande pourquoi on estime nos prévisions pour la restauration des étudiants de Bambey à  700 millions pour l’année 2016 alors que nos estimations pour l’année 2015 sont de 150 millions (nous insistons qu’on nous reproche d’avoir estimé et d’avoir des variations de montants sur nos différentes estimations d’une année à une autre). Ce qu’il faut d’abord noter c’est que les 150 millions  ne concernent que les trois derniers mois d’exploitation. Alors que l’avenant signé en 2016 couvre entièrement l’année universitaire, c’est-à-dire dix mois de restauration des étudiants.

En plus de cela, le décalage entre les années académiques et les années civiles budgétaires  fait que nous sommes obligés toujours de procéder à des estimations parcellaires pour couvrir le reste de l’année ( du mois d’octobre au mois de décembre). C’est ce qui s’est passé pour le restaurant de Bambey en 2015.

Il faut ajouter à cela que les estimations d’un marché de clientèle se font selon les réalisations de l’année écoulée c’est-à-dire N-1 majorée de l’évolution des effectifs  d’étudiants. D’ailleurs, l’avenant en question a fait l’objet d’une approbation  au niveau du ministère des finances et du plan et les documents sont bien disponibles.

Il faut préciser qu’en l’espèce les avenants de marchés de restaurants universitaires qui sont des marchés de clientèle sont considérés comme des marchés à part entière. De ce fait, les montants estimés des avenants sont forcément supérieurs (du fait de l’augmentation continu des effectifs) au montant du marché initial.

  • Les deux autres aspects sont présentés par les auditeurs comme des dossiers où sur toute la procédure, le seul manquement est relatif au  retard  pour la signature du contrat. Le nombre de dossiers traités au COUD s’élève à plusieurs dizaines. Qui connait le secteur sait que nous sommes confrontés à des urgences et que ces deux dossiers sont concernés. En tout état de cause, leur valeur ne dépasse pas 12 millions.

Notre sentiment le plus profond est que le COUD ne devrait pas faire l’objet de la une de la presse sur ce rapport et nous sommes convaincus de cela parce que le directeur de l’ARMP n’est pas  allé dans ce sens.

Seulement, depuis deux ans, une certaine presse s’acharne sur le COUD et sur son directeur particulièrement pour en faire devant l’opinion public le symbole personnifié de l’impunité. Et cela a commencé avec le dossier de l’OFNAC.

Pour revenir sur ce dossier, le directeur et le personnel du COUD avait découvert en même temps que l’opinion public le rapport qui incriminait le COUD sur beaucoup de choses.

C’était la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un auditeur publiait un rapport qui n’était pas contradictoire.

Fort de ce manquement, le directeur pouvait croiser les bras en disant qu’on ne pourra jamais lui opposé ce rapport, mais il a apporté des réponses sur l’intégralité du rapport  et avait même remis un mémorandum de défense au procureur de la république en plus d’une plainte contre la directrice générale de l’époque.

Nos autorités hiérarchiques avaient également  reçu nos réponses.

Une partie de la presse s’acharne toujours sur ce dossier refusant de faire mention de nos éléments de réponse.

Toutes les composantes de la communauté universitaire avaient en son temps montré l’impertinence de ce rapport.

Le chef de mission de cet audit en l’occurrence Pape Ibra KEBE avait fini par être renvoyer de  l‘OFNAC pour incompétence.

L’ACP du COUD avait transmis un dossier à ses supérieurs hiérarchiques du trésor dans lequel il démontre et mentionne détenir toutes les preuves comptables et administratives qui prouvent que les accusations contre le COUD étaient infondées.

Nous avons voulu faire cette précision pour attirer l’attention de l’opinion public sur les attaques répétées contre le COUD et l’acharnement continu  sur son directeur dans le dessein  de parachever une œuvre de diabolisation et ternir à jamais son image d’homme politique et de gestionnaire  qui a apporté des changements notables dans la vie des étudiants.

 

LA DIRECTION

 

L’hommage fort d’Aminata Touré au défunt Mouhamadou Mbodj

YERIMPOST.COM Ci-dessous son texte
J’ai appris avec consternation et une grande tristesse la disparition de Doudou Mbodj du Forum Civil, ainsi l’appelaient ses amis du lycée Gaston Berger de Kaolack.
La communauté des militants des droits humains perd un combattant valeureux qui savait allier engagement sans faille et courtoisie exquise. Qu’ Allah lui repaye en centuple son dévouement pour la cause des plus vulnérables et l’accueille dans son Paradis.
Aminata Touré, ancien premier ministre




Nécrologie: décès de Mouhamadou Mbodj

YERIMPOST.COM Une grosse perte pour le forum civil. Mouhamadou Mbodj,  le coordonnateur, a tiré sa révérence. La levée du corps est prévue aujourd’hui à 15h à la mosquée de Mermoz. Elle sera suivie de son enterrement à Yoff. La rédaction de Yerimpost s’associe à la douleur et présente ses condoléances à la famille éplorée.

Ce qu’il faut retenir globalement du rapport 2016 de l’ARMP

YERIMPOST.COM 3991, c’est le nombre des marchés immatriculés pour l’année 2016.  Pour un total de 2512 milliards de nos francs, ce sont les marchés de travaux qui sont en tête avec un taux de 68%, nous dit le rapport de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Il sont talonnés par les marchés de fournitures qui sont à 23%, suivis par les marchés de prestations intellectuelles à 5% et enfin ceux des prestations de services à 4%.

A en croire Saër Niang, directeur général de l’ARMP, la transparence est devenue une réalité dans les passations de marchés publics. Globalement, les missions d’audit ont conclu à des résultats positifs. «Un changement radical est à noter dans la perception des marchés publics», a conclu Niang.



Rapport 2016: L’ARMP pointe l’opacité doublée de la dissimulation de Me Moussa Diop de DDD

YERIMPOST.COM Me Moussa Diop, DG de Dakar Dem Dikk, fait partie de cette liste des mauvais élèves épinglés par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Dans le rapport publié ce jeudi 8 mars, les auditeurs du Cabinet Grant Thornton ont noté, sur les demandes de renseignements et des prix (DRP) de la société nationale de transport, l’absence de transparence. « S’agissant des DRPCR, du fait de la non transparence de la procédure due à la non transmission du rapport d’évaluation, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la régularité de la procédure de passation de 10 marchés», a conclu le rapport. Une opacité doublée d’une dissimulation ! Me Moussa Diop doit être sommé de fournir les documents en cause.




Audit de la Caisse des dépôts et consignations: Thierno Niane commet zéro faute

YERIMPOST.COM Le prédécesseur d’Alioune Sall à la tête de la Caisse des dépôts et de consignations a une mention très bien. Le rapport 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics a conclu à une gestion impeccable de Thierno Niane. Une transparence saluée par les auditeurs dans l’exécution des marchés. Que dire si ce n’est bravo !



° Top