Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le PUDC, ce cheval gagnant du président Macky Sall.

Le programme d’urgence du développement communautaire initié par le chef de l’état,commence à se matérialiser dans le département de podor. En effet dans le volet construction d’infrastructures,des réalisations ont été faites:
Ainsi entre N’dioum et Bombodé,une piste de 35,5km fait le bonheur des populations de plusieurs villages de cette zone sylvo-pastorale.Le PUDC a également réalisé la piste Aéré lao-yaré lao distant de 48,5km dont 25 kmde reconstruction .Si le coût du lot 2 N’dioum- Bombodé est estimé à 470 millions de francs CFA,le lot 3 ,Aéré lao -yaré lao a coûté 422 millions soit une enveloppe globale de 892 millions de nos francs.



En sus de la construction de pistes qui participent au désenclavement de ces populations,le PUDC du Président Macky a raccordé 8 villages au réseau électrique sur une distance de 62 km entre Aéré et Bano.Les travaux d’électrificatiin ont été réalisés dans d’autres localités du département de Podor. Ce programme de son excellence qui a l’ambition de réduire le gap entre les zones rurales et les zones urbaines,pour promouvoir un développement économique et social durable inclusif,a permis la construction d’un forage d’un débit de 40 mètres cube par heure à Bano. Ce forage va servir, en eau potable, aux 2.450 habitants répartis dans 8 villages autour de Bano .Cette eau de qualité va certainement impacter positivement sur la santé des populations en particulier et sur leur niveau de vie en général. Un réseau d’adduction d’eau de 30 km est prévu dans les mêmes villages,ainsi que la construction de 3 abreuvoirs,de 14 bornes fontaines et d’une prise à charrette. Tous ces ouvrages vont fonctionner à l’électricité.



Fort de ce constat,la nouvelle dynamique avec à sa tête le DG du COUD Cheichou Oumar Hanne soutenu par des leaders comme l’incontestable Mamoudou Dème de Golléré, le lion du département ,Djiby Mbaye de pété,Mamadou Bachir Sall de Dodel ,le maire Gamadji saré etc,décide de travailler à la réélection du président Sall ,au premier tour au soir du 24fevrier 2019.

Vive la nouvelle dynamique
Vive le Président Macky Sall
En avant vers l’émergence

Bocar Coulibaly

Et si nous nous limitions seulement à respecter l’arrêt de la Cour de Justice de la Cedeao ?

Ces temps ci l’actualité politique est surtout dominée par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO . Depuis la publication de l’arrêt une confusion totale est entretenue par une certaine presse manipulée ou une opposition en manque de prétexte pour exister. Et dire que la Cour a clairement défini ses attributs en précisant qu’elle n’est ni juge d’appel, ni juge de cassation des décisions rendues par les juridictions nationales.
Tout cela pour dire que la Cour de Justice de la CEDEAO s’est juste limitée à des considérations relatives au respect des droits humains et n’a en aucun cas demandé la liberté ou le maintien en détention de monsieur Khalifa Sall ou encore moins à l’annulation de la décision prise par la justice sénégalaise.
Voila ce que dit textuellement la cour de la justice de la CEDEAO :
– Qu’il n y a pas eu de violation pour Khalifa SALL et autres de leur droits à présenter des témoins et à demander une expertise pour leur défense ;



– Que la preuve d’une atteinte au droit à l’égalité des citoyens devant la loi et la justice n’était pas établie ;
– Que les droits politiques de Monsieur Khalifa SALL n’ont pas été violés ;
– Que la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Monsieur Khalifa SALL n’a pas été violée
Ainsi La Cour a purement et simplement :
– rejeté la demande de libération immédiate formulée par les requérants.
Ces précisions faites, la Cour de Justice de la CEDEAO a constaté les manquements suivants :
– Le droit à l’assistance d’un conseil a été violé ;
– L’Etat du Sénégal a violé son obligation de faire respecter le droit à la présomption d’innocence ;
– L’Etat du Sénégal à travers son service public de la justice a violé son obligation de garantir un procès équitable
– Le caractère arbitraire de la détention de Monsieur Khalifa SALL pendant la période qui a suivi son élection en tant que député (14 Août 2017) jusqu’à la date de levée de son immunité parlementaire (25 Novembre 2017)
La Cour a par ailleurs demandé :
– La réparation du préjudice né de la violation de tous ces droits précités en condamnant l’Etat du Sénégal à payer à tous les requérants la somme de 35 000 000 FCFA.
Nous gagnerons tous à nous limiter strictement au respect de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO parce que toute autre interprétation n’est que affabulation




Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Justice: du système et des hommes

Tout système n’a de valeur que par l’integrité ,la probité morale et intellectuelle, le respect de soi et la liberté des hommes qui l’animent. Aussi beau qu’il soit, aussi pertinent qu’il soit, aussi cohérent qu’il puisse être, aucun systéme ne peut survivre si la tortuosité et la cupidité qualifient les acteurs. Le Doyen Keba Mbaye faisait allusion dans ce sens à la mise que chaque etre doit soigner.
Le Sénégal serait il alors un ilot dans ce monde avec ces décisions de justices qui ne font foi que dans la limite de notre petite ile. Nombre de décisions n’auraient plus valeur dès l’instant qu’elles franchissent nos frontiéres.
A Monaco et à Paris l’Etat senegalais, grand vainqueur du procés Karim Wade s’est vu debouté car rien du droit ne soutiendrait les décisions dont il est muni. Dans le procès Khalifa Sall, nous ne sommes pas loin de ce scénario. En effet, la cour de justice de la CEDEAO a relevé des manquments qu’un bon élève de CM2 ne pourrait ignorer : l’immunité parlementaire par exemple.On serait tenter de dire que toutes les cours du monde condamnent nos cours, condamnent notre justice. Notre justice, est elle dans un mauvais etat ? Oubien, aurions nous un bon système qui souffrent d’un manque d’acteurs idoines ? Le systéme ou les hommes, une question recurrente.
Il n’est pas aisé de répondre à ces questions. Toutefois, il est admis, quelque part, que le cauchemar de l’intellectuel est celui-là de se faire savonner par un collégue. Quand la raison oblitère, elle expose l’homme à ce pathétique cas de figure. Chaque homme se doit de redorer son blason. L’ appel de L Diaby à libérer Khalifa Sall pourrait revetir pleinement ce sens . Ne nie évidence que le plus avili des hommes.
Avant d’etre magistrat ou autre, il est, comme tous, un homme. L’homme libre d’esprit : voilà toute la quintessence de notre humanité.





Ousmane SY

Macky imbattable en promesses respectées !

Le président Macky sall est souvent présenté par l’opposition ou une certaine presse comme une personne qui ne respecte pas ses promesses. A quelques mois des présidentielles moment ne pouvait être mieux choisi pour se pencher sur les promesses du président Macky Sall.
– Macky avait promis 2998,745 milliards d’investissement dans les régions à travers les conseils des ministres décentralisés, il l’a fait parce que le taux d’exécution global d’investissement est de 82% chiffré à 2450,913 milliards excepté la région de Dakar. Les niveaux d’exécution par régions sont pour Saint Louis (111%), Matam (145%), Thiès (115%), Kolda (101%), Ziguinchor (86%), Louga (79%), Tambacounda (73%), Fatick (50%), Sédhiou (36%), Kaffrine (39%) Kédougou (46%).



– Macky avait promis la fin des délestages , il l’a fait en faisant passé les coupures d’électricité de plus de 900 heures en 2011 à 66 heures en 2017, avec un taux de disponibilité de l’électricité de 99% dans les maisons, soit 5,5 heures de coupure/mois, 1h/semaine, 19 minutes/jour sur toute l’étendue du territoire national.
– Macky avait promis d’acheter 3 machines de radiothérapie neuves, Il l’a fait parce que l’une est installée et fonctionnelle à l’hôpital LeDantec et les deux autres installées à Dalal Jaam sont en attente des réglages nécessaires pour leur mise en route.
– Macky avait promis un programme massif d’électrification rurale, il l’a fait en raccordant 283 villages au réseau MT/BT, en implantant 3641 poteaux électriques MT et 5743 poteaux BT, mais aussi le tirage de 234 Km de ligne BT, 393 km de ligne MT. Pour l’électrification par voie solaire, 09 centrales photovoltaïques ont été installées pour une puissance totale de 200 KVA.
– Macky avait promis 500 000 emplois durant son magistère, il l’a fait en créant en six ans 411 000 emplois nets mise à part les emplois non-salariés et emplois de l’informel. Et pour cette dernière année de mandat du président Macky sall la création de 80 000 emplois est attendu avec la DER
– Macky avait promis de verrouiller la constitution de façon à ramener le mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une seule fois, il l’a fait
– Macky avait promis une gestion sobre et vertueuse, Il l’a fait en annulant des dépenses jugées non prioritaires d’un montant de 61,2 milliards FCFA diminuant ainsi le train de vie de l’Etat.
– Macky avait promis une agriculture compétitive diversifiée et durable, il l’a fait à travers le PRACAS avec des rendements records de l’arachide (1 411 574 tonnes), du riz (1 015 334 tonnes) du maïs (417 259 tonnes) du coton (20 000 tonnes), de la pastèque (801 417 tonnes) et du sésame (14 033 tonnes)
– Macky avait promis la Construction de logements sociaux, il l’a fait en réalisant 40.000 logements sociaux á long terme á Diamniadio pour faciliter l’accès à la propriété immobilière à toutes les populations
– Macky avait promis de ramener l’interdiction de l’importation des véhicule de cinq ans à huit ans, il l’a fait
– Macky avait promis de renforcer le pouvoir de la femme il l’a fait en modifiant le code de la nationalité, pour permettre à celle ci de donner la nationalité sénégalaise à son mari.
– Macky avait promis la représentation des Sénégalais de l’extérieur à l’assemblée nationale, il l’a fait
– Macky avait promis le Bac Arabe, il l’a fait en instituant le baccalauréat arabo-islamique, une doléance de plus de 50 ans
– Macky avait promis de baisser les prix des denrées de première nécessité, il l’a fait
– Macky avait promis d’augmenter la pension de retraite, il l’a fait en la revalorisant à 10 %
– Macky avait promis d’annuler définitivement la surtaxe des appels internationaux il l’a fait
– Macky avait promis de mettre fin aux inondations dans les banlieues, il l’a fait en investissant 39,5 Milliards pour la restructuration des quartiers inondables.
– Macky avait promis la construction du Pont de ROSSO et la reconstruction du Pont Emile Badiane il l’a fait
– Macky avait promis le désenclavement du Sénégal par la modernisation des principales routes, il l’a fait car il a réalisé un linéaire de 217 kilomètres d’autoroute, 2000 km de routes, 1000 km de pistes rurales et 12 ponts
– Macky avait promis la réhabilitation et modernisation des aéroports secondaires, il l’a fait
– Macky avait promis la rationalisation du voyage en 1er Classe pour les membres du gouvernement ainsi que des logements conventionnés, il l’a fait.
– Macky avait promis la rationalisation des Agences nationales, il l’a fait en supprimant 65 agences inutiles et budgétivores.



– Macky avait promis la déclaration du patrimoine des membres du gouvernement, des directeurs généraux et la rationalisation des salaires des dirigeants publics, il l’a fait.
– Macky SALL avait promis le désenclavement de la Casamance Il l’a fait en créant pour plus de 300 milliards de nouveaux réseaux de communication routiers dans la région.
Au vu de toutes ses promesses tenues, force est de reconnaitre que le président Macky Sall est un homme de parole contrairement à ce que veut véhiculer une certaine opposition pour essayer de le discréditer au yeux des populations.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Affaire «AUCHAN, DEGAGE»: Wakhtaan wakh degg ci la

L’implantation des super marchés AUCHAN dans notre pays a suscité des réactions épidermiques de certains de nos compatriotes commerçants et marchands au motif que cela va tuer les marchés traditionnels dans le pays. BEN…

Sur ce chapitre, je joins ma voix à celles nombreuses, des sénégalais et sénégalaises qui- pour une fois- ne suivent pas du tout le mouvement d’humeur de nos commerçants contre AUCHAN.

Et dans cette posture, la merveilleuse contribution de la citoyenne sénégalaise malheureusement anonyme intitulée « Wakhtaan wakh degg ci là » qui circule dans les réseaux sociaux (whatshapp –Facebook et sites divers) et relative aux attaques contre l’implantation des super marchés AUCHAN dans notre pays, a vraiment TOUT DIT…

 

En effet, dans cette affaire, il convient de remarquer que nos commerçants se liguent contre un concurrent qui vient les trouver sur leur terrain d’activités avec des arguments très pertinents et dont les moindres ne sont pas : les produits de qualité, la propreté, le cadre d’évolution, les prix cassés, la courtoisie des vendeurs et j’en passe. Pour tout cela, ils ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour avoir refusé le progrès.




AUCHAN ce sont des commerçants comme eux qui ont accepté d’investir pour évoluer dans un cadre attractif , sain ,propre avec des produits de qualité et à très bons prix.

Qu’est ce qui empêche nos commerçants avec leurs organisations UNACOIS –GES et autres , de faire de même ?

Depuis plus de cinquante ans, nos marchés n’ont pas évolué d’un iota. C’est le même capharnaüm avec ses bruits, ses odeurs, ses immondices, ses saletés, ses incroyables encombrements jusque sur les voies de passage et la route bitumée etc…Les commerçants tout comme les Mairies- se sont soucié de faire de l’argent à tout prix sans aucun souci d’assainissement, de propreté, d’organisation et de présentation appropriée des marchandises à leurs clients.

On vend , on vend ,on vend sans aucun respect d’aucune norme hygiénique ni de prix qui valsent au gré de leurs humeurs.  Sur ce chapitre, c’est au Sénégal seulement qu’on voit quelqu’un évoluer dans un secteur d’activités comme le commerce pendant des années et présenter toujours la même boutique brinquebalante dans laquelle les marchandises sont empilées dans un désordre incroyable faisant la joie des souris et autres rats qui ne se privent pas de grignoter régulièrement les boites et sachets de produits alimentaires. Passe encore pour les marchands dans les étals de marchés crasseux, puants, lugubres…

 

La même situation est à décrier au niveau des mécaniciens, menuisiers et autres . Ils peuvent travailler pendant plus de trente ans dans le même environnement fait de crasse, de désordre, de saleté, de bruits et s’y complaire sans aucun souci d’hygiène, de sécurité , de salubrité . C’est à ne rien y comprendre.

Le propre d’une activité  quelle qu’elle soit (commerce-artisanat- métiers divers) c’est de commencer par une petite affaire et de grandir, de se développer pour devenir au fil du temps une grande entreprise bien organisée , bien structurée. WALLA ? Ici, au Sénégal, les boutiquiers restent plus de trente ans dans la même boutique crasseuse quand bien même le chiffre d’affaires aura bien décuplé Tout au plus, verra -t-on certains ouvrir d’autres boutiques tout aussi crasseuses dans d’autres quartiers pour augmenter leurs profits mais jamais pour agrandir, assainir et embellir la première boutique qui restera toujours aussi crasseuse. Pourquoi ? La même attitude conservatrice, désinvolte et figée est notée dans presque tous les secteurs d’activités.

Pourquoi, diantre, Nous sénégalais , sommes-nous  adeptes de la désorganisation, du laisser aller , du désordre organisé et surtout de la scatophilie ? Dans nos marchés  tout est sale, très sale et  désorganisé. Dans les transports en commun on a des taxis, des « Tata, des Cars rapites, des Ndiaga Ndiaye » brinquebalants, de véritables cercueils roulants, sans confort ni sécurité. Dans ce domaine seuls les bus de Dakar dem dikk payent encore un tant soit peu, de mine,(pour combien de temps ?). Le reste ,tous les autres c’est du grand n’importe quoi. Voyez le transport Dakar-Bamako. Quand les maliens proposent des bus neufs, climatisés avec télévision et toilettes et un couloir de circulation libre ; les sénégalais présentent des bus vieillots, modifiés à l’extrême avec des « versailles » sur le couloir de circulation pour maximiser les places dans un inconfort total sur un trajet de 1200 Kms (Dakar-Bamako) . Il faut le faire !!!,  Et avec çà, nos transporteurs osent encore se plaindre quand les voyageurs préfèrent les bus maliens.

Cette attitude d’immobilisme et de frilosité alimentée par une forte dose de superstition qui ne dit pas son nom s’observe jusque dans certaines familles . En effet, il est fréquent de voir des membres majeurs d’une même famille préférer s’agglutiner dans la grande concession familiale en y occupant une ou deux chambres ,tout en étant propriétaires  d’une villa louée à d’autres dans le secret le plus absolu, histoire de ne pas dévoiler une certaine aisance financière qui, affichée,  risquerait de péricliter… Certes « Pour mieux vivre, vivons cachés » dit-on mais à ce point ; çà devient de la Paranoïa.  Heureusement que cette tendance commence à s’éroder de plus en plus.

De même , on peut observer que beaucoup de chauffeurs de taxi par exemple, vont conduire la même voiture brinquebalante pendant plus de vingt à trente ans refusant systématiquement d’acheter un véhicule neuf pour remplacer l’ancienne guimbarde qui n’en peut plus, par pure superstition. Que dire aussi des commerçants capables de commander des containers de légumes (oignons, pommes de terre) et refuser de prendre un magasin en location pour y entreposer leurs marchandises. Préférant tout déverser sur la voie publique pour les écouler sans état d’âme ? Les exemples de refus d’évoluer sont très nombreux et divers et se trouvent dans toutes les branches d’activités. Du boutiquier, au marchand de légumes en passant par le mécanicien qui peut rester plus de trente ans à ciel ouvert sans jamais penser à construire un atelier digne de ce nom.. Bref, le propre du Sénégalais c’est de se complaire dans un misérabilisme ambiant qui l’empêche d’investir pour changer, pour renouveler son outil de travail, assainir son environnement de travail, formaliser ses méthodes de travail pour progresser et faire progresser son affaire. Pourquoi ?

Il semble qu’il y’ait une certaine dose de superstition qui les pousse à ne RIEN CHANGER – la boutique, l’atelier, l’outil de travail, la maison familiale etc… sous peine de faillite due aux mauvaises langues..ALLEZ SAVOIR.

Cette culture de l’immobilisme, de la ferraille, de la Pagaille, de la crasse, du manque d’hygiène et de civilité à l’égard des clients qui nous est chevillée au corps finira par tuer tous les secteurs d’activités pour nos compatriotes s’ils ne changent pas leur façon de faire. En acceptant de renouveler autant que faire se peut, leur outil de travail et en investissant dans la modernisation et le changement de leur cadre de travail entre autres domaines.

Sinon d’autres étrangers comme AUCHAN  vont venir investir leurs créneaux d’activités avec de nouvelles offres plus séduisantes, plus sécurisantes et plus modernes pour leur chiper leur clientèle. Car le monde est devenu un village planétaire et les affaires se font partout où cela est possible. Alors il est grand temps pour nos acteurs économiques de sortir de leur immobilisme désuet qui les incite à ne RIEN CHANGER par paresse, désinvolture et surtout par superstition pour se mettre aux normes d’organisation, de salubrité, d’hygiène, de sécurité et de produits de qualité qui commandent le monde des affaires. .

En tout état de cause ,tant que les commerçants et plus généralement tous les corps de métiers en rapport avec une clientèle populaire, ne comprennent pas la nécessité de se soucier de leur environnement de travail et de la qualité de leurs produits ou de leur travail fait, il ne faudrait pas s’étonner de voir d’autres AUCHAN venir envahir leurs créneaux en proposant mieux sur le plan sanitaire et de la qualité des produits proposés et dans un cadre de travail plus attractif.

Nous sommes à l’heure de la mondialisation. Autant les sénégalais investissent certains créneaux dans d’autres pays, autant d’autres vont continuer à venir au Sénégal pour investir dans certains créneaux porteurs. Il ne sert à rien de s’indigner pour cela, c’est la loi de la concurrence qui est toujours au bénéfice des consommateurs que nous sommes.

Devant une telle perspective, plutôt que de vociférer contre AUCHAN et les autres, il est plus qu’urgent et salutaire pour nos compatriotes artisans, commerçants, détaillants, transporteurs et autres, de comprendre que le monde évolue et qu’ils doivent eux aussi apprendre à évoluer en adoptant les bonnes attitudes : Propreté- Bons produits-environnement sain- respect du client et des délais de livraison etc..sous peine de disparaître les uns après les autres .RIEN n’Y FERA..

Toute personne sensée aimerait acheter des bons produits dans un environnement sain et avec une courtoisie des vendeurs. Les sénégalais ne font pas exception. Et sous ce rapport, il est navrant de constater que nos commerçants et autres transporteurs n’ont aucun souci des gorgorlous. Sinon comment comprendre par exemple, qu’à chaque grand évènement national religieux ou autres, ils augmentent allégrement et sans état d’âme les prix des denrées et des transports sans sourciller.




Le plus désolant – parmi d’autres- c’est l’attitude des maraîchers qui, une fois que le gouvernement ajourne l’importation d’oignons pour leur permettre d’écouler leurs produits, ne se gênent pas pour imposer des prix scandaleux aux consommateurs qui ne seront levés qu’avec la reprise des importations. Ils n’ont aucune fibre patriotique et sont prêts à occire leurs compatriotes pour faire toujours plus de profits. Et avec çà, ils veulent qu’on les supporte dans leurs récriminations contre AUCHAN… NON c’est trop facile çà..

Messieurs , Dames battez vous contre AUCHAN en vous mettant aux normes de la propreté dans vos échoppes, étals, boutiques et tables, de la probité dans les prix , de la politesse envers les clients et en proposant autant qu’eux, des bons produits au bon prix et les sénégalais iront sans contexte vers vous…Sinon..le choix est vite fait DEH..

Vous en avez les moyens, seule la volonté d’EMERGER vous manque. La balle est donc dans votre camp. Plutôt que de pleurnicher, BOUGEZ VOUS ..BOUGEZ VOUS … LE MONDE EVOLUE…

 

 

Que DIEU vous gardes et gardes le SENEGAL.

 

 

Dakar le  11/07/2018

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Les Peulhs: Rescapés de l’Atlantide ou peuple Atlanto-Canarien ?

Le berceau africain des Peulhs se trouve dans la zone saharienne du Tassilit. Comme en attestent les peintures rupestres les montrant avec cette caractéristique psychosomatique qui leur est particulière.  C’est-à-dire grands, minces, traits fins, de couleur ocre(Bodédio). Mais aussi en tenue de cosmonautes.

Ce qui vient d’être dit balaie d’un revers de la main les thèses qui, toutes, les faisaient venir du Moyen Orient.

Notre vision de l’Atlantide est qu’il s’agissait d’un subcontinent se trouvant entre les Iles Canaries, jouxtant l’ile de Madère. Et qui s’étendait vers le sud jusqu’au  milieu de l’Océan Atlantique.

Un évènement géologique exceptionnel, relevant du mouvement tectonique, a provoqué un glissement extrêmement rapide de l’Atlantide vers l’Antarctique, c’est-à-dire le Pole Sud. Ce mouvement a créé un giga tsunami si haut que le ciel et la terre ne faisaient qu’un. Coran, Sourate 11, Versets 43 à 50. Certaines sources sont plus prolixes. Entre autres l’Histoire inconnue des Hommes depuis Cent Mille Ans de Robert Charroux. Ce fut un des effets de cet évènement unique et planétaire qu’on appelle Le Déluge dont l’une des conséquences est le repli de l’Océan Atlantique depuis le Lac Tchad qui en faisait partie. Permettant le devenir de contrées qui nous séparent du Lac Tchad. Y compris la nôtre.

Les quelques rescapés de cette disparition de l’Atlantide sont ces « cosmonautes » dont les images sont immortalisées par les peintures rupestres du Tassilit.

Voici donc comment les Peulhs sont arrivés de ce continent à l’origine de la technologie des pyramides égyptiennes et, même, peut être, de la Tour de Babel.

C’est ainsi qu’il faut comprendre que l’ensemble des montagnes et collines  pourvues de grottes abritant les peintures en question étaient disposées d’ouest en est. Et constituaient des relais entre l’Egypte et l’Atlantide.

Une fois dépourvus de leurs technologies ces anciens « cosmonautes » sont devenus des pasteurs, utilisant toujours leurs vieilles connaissances pour naviguer, en se faisant guider par les étoiles. Cette technique est toujours utilisée pour leurs déplacements dans les grands espaces africains.

Le Peulh est au centre de nos langues, de nos cultures, de notre système de réflexion, de notre finance, de notre commerce. Il est la première matrice africaine. Nos langues ne sont que des dialectes peulhs. Le wolof, le sérère, le sonrai, le djerma……….Autant de dialectes peulhs que la plupart ignore.

Ayons un nouveau regard avec beaucoup de considération pour ce peuple au passé exceptionnel.





DR AHMED KHALIFA NIASSE

 

 

NON, Casamance on ne joue pas avec !

La récente sortie de l’ancien Député PDS, Abdou SANE, sur les relations entre le Président Macky SALL et la Casamance, associe  contre – vérité, grossièreté verbale, mauvaise foi politique manifeste et très grave démagogie.  Il est vrai que la victoire politique historique du Camp du Président Macky SALL, lors des Législatives de Juillet 2017, semble avoir sonné le glas pour une Opposition incapable de se hisser à la hauteur des profondes aspirations d’une magnifique Région naturelle meurtrie par plus de 30 ans de conflit. En opérant une véritable razzia politique qui a vu son triomphe dans les 03 Régions administratives de la Casamance, le Président Macky SALL confirmait, si besoin en était, son écrasante hégémonie politique locale symbolisée par la conquête d’OUDOUCAR, village natal de la mère de Me WADE que, jamais une force politique n’avait réussi à arracher à Wade !!

Vaincu avec  son Parti et ses Alliés, Abdou SANE ne semble pas avoir digéré son expulsion de l’Assemblée Nationale. Tirant sur tout et s’agrippant à l’exploitation du Zircon, devenue son élixir de vie politique, il   tente désespérément, sous ordre, d’écorner l’image du Président Macky SALL  auprès des vaillantes populations de Casamance.




Pour cette basse mission, il ne lésine, tout comme ses maîtres, sur rien, absolument rien. Mais, qu’il dise que le « Président Macky Sall ne respecte pas la Casamance », est une grave forfaiture morale.

La question, la seule vraie question qu’il aurait du poser, pour y répondre, est simple : Pourquoi le Président Macky SALL est – il adoubé par les populations de Casamance, toutes Ethnies, couches et catégories sociales confondues ?

La réponse coule de source !

Près de 06 ans durant,  jusqu’aux effroyables, crapuleux et inacceptables évènements de BOFFA, la Casamance a connu une remarquable période de stabilité sécuritaire favorisée, pour l’essentiel, par les options stratégiques et politiques de sortie de crise, formulées et appliquées par le Président Macky SALL.

Convaincu que seule l’approche triptyque RRD (Réconciliation – Reconstruction – Développement) donnera tout son lustre à la Casamance, le Président Macky SALL a redéfini les contours et le contenu d’une authentique politique de Développement de cette Zone – phare de notre pays.  Dans ce cadre, désenclaver cette Région naturelle  vitale du Sénégal, fut et demeure une des orientations majeures du Président Macky SALL.

Au plan routier, la gestion des Boucles du BOUDIER et du FULADU, dont la réalisation du  tronçon SEDHIOU – MARSASSOUM, n’est qu’un volet, est une dynamique jamais enclenchée depuis près de 60 ans. Cette même logique explique le vote de la Loi 2015 – 13 du 03 Juillet 2015, complété par la signature du Décret d’Application le 30 Septembre 2016,  portant « Statut Spécial » des Entreprises Touristiques installées dans le « Pôle Casamance » qui englobe les Régions Administratives de la Région naturelle de Casamance. Mieux encore, le Président Macky SALL  a permis la desserte aérienne régulière de la Région de Ziguinchor, par, au moins, 02 Vols quotidiens Dakar – Ziguinchor – Dakar , et, pendant la Saison Touristique, jusqu’à 03 Vols quotidiens Dakar – Cap Skirring – Dakar  auxquels s’ajoutent 02 Vols Charters hebdomadaires Paris – Cap Skirring  – Paris !

Le profond attachement du Président Macky SALL au double désenclavement de la Casamance se mesure, entre autres, également, à travers la voie maritime. Nul besoin, sous ce rapport, de rappeler AGUENE,  DIAMBOGNE et autres Bateaux assurant la liaison entre la Casamance et le reste du pays, dans des conditions exceptionnellement avantageuses (confort et prix du Billet sensiblement revu à la baisse).

Mais, la prouesse majeure demeure, incontestablement, la construction, en cours, du Pont sénégalo – gambien, vieille exigence, depuis plusieurs Siècles de relations entre le Sénégal et la Gambie !! Sur l’ensemble de la Région naturelle, l’une des grandes préoccupations du Président Macky SALL demeure le désenclavement interne.

A cet effet, Ponts (comme celui de Ziguinchor), Routes et Pistes de production, ont été multipliés pour atteindre un niveau jamais vu en Casamance. Jamais, également, la Casamance n’a été aussi éclairée qu’aujourd’hui.

Grâce aux immenses efforts de la SENELEC, de nombreuses  zones de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, hier dans l’obscurité totale et permanente, sont éclairées (comme en témoignent les 54 Villages des Régions de Ziguinchor et Sédhiou, éclaires par voie solaire).




En termes on ne peut plus simples et clairs, c’est sous le Président Macky SALL que la Casamance entame son véritable et décisif envol que valident les Politiques Publiques dans tous les Secteurs d’Activités.

Qu’il s’agisse de l’Education de Base grâce au Projet d’Amélioration de l’Education de Base en Casamance par le biais de Financements mobilisés pour les Régions de Ziguinchor et Sédhiou,  de l’Enseignement  Supérieur avec les ISEP et les O5 Milliards pour davantage moderniser l’Université Assane SECK, du relèvement du taux de Scolarisation Régionale, des percées significatives de la Pêche locale (Centre de TRI de KAFOUNTINE, quai de Pêche de GOUDOMP, construction d’Unités d’Aliments de Poissons à SEDHIOU et ZIGUINCHOR, complexe frigorifique de Ziguinchor, Pôle Aquacole de SEDHIOU…) facilitée par le dragage et le balisage de l’embouchure du Fleuve Casamance !

Dans des Secteurs d’une importance singulière, comme l’Agriculture, la Casamance tire son épingle du jeu au palmarès des Régions les plus performantes du Sénégal.

De même, dans le cadre des Politiques d’Emploi lancées par le Président Macky SALL, la Région est dans une dynamique haussière soutenue et régulière.

Bref, nul besoin d’être exhaustif  pour attester du bond qualitatif accompli, en 06 ans seulement, par la Casamance sous Macky SALL.

C’est vrai que le Président Macky SALL n’a jamais promis qu’il « réglera le problème de la Casamance en 100 jours seulement » comme le fit cet Autre dont Abdou SANE  demeure un inconditionnel chambellan. Un Président qui, plus que les « 100 jours » prophétiques attendus, a du passer près de 4380 jours au pouvoir pour finalement laisser la Casamance dans un état pire qu’il n’était auparavant.

Certainement, les récentes initiatives prises par l’ANRAC, les activités déclenchées de concert , par le Gouvernement et la Société Civile pour mener à bien les logiques de Paix et de Développement dans la Région naturelle de Casamance et, surtout, la toute prochaine visite du Président Macky SALL, font peur aux fossoyeurs de la Paix et obstacles au Développement de la Casamance. Une Région d’une exceptionnelle vitalité, d’une incomparable beauté et aux populations remarquables par  leur dignité, leur attachement au Travail et au Progrès.

Aucune exigence politicienne et nul calcul apatride,  ne sauraient autoriser le retour aux vieilles pratiques d’arrière – garde, porteuses de larmes et de sang, au grand désarroi de populations qui aspirent à la paix, au mieux – social dans un Sénégal uni et prospère, sur le tracé des orientations du Président Macky SALL.

NON, la CASAMANCE, ON NE JOUE PAS AVEC !!

 

LA CELLULE D’APPUI A LA VEILLE STRATEGIQUE (CAVE) DE L’APR

Non-inscription de Karim Wade sur la liste: Le PDS fait encore fausse route

A la lecture du communiqué du dernier comité directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) on se demande si, réellement, ce parti veut bien participer à l’élection présidentielle de 2019.

Eh oui ! Depuis notre contribution du 05 juillet 2016 suivie par d’autres déclarations d’avocats, d’experts et autres, nous avions alerté le PDS sur l’impossibilité pour le candidat Karim Meissa WADE de figurer sur la liste électorale en vertu des dispositions des articles L.31 et suivants du code électoral sénégalais.  Et cela avait comme conséquence directe de l’écarter de la course à la présidentielle pour irrecevabilité de sa candidature. Ce que confirme d’ailleurs la dernière révision du code électoral qui écarte clairement de la course présidentielle les candidats non électeurs (art L57).




Cette position est aujourd’hui confortée par la Direction Générale des Elections (DGE) qui dans une sortie récente a informé l’opinion du rejet de la demande d’inscription du sieur Karim WADE sur la liste électorale.

Réagissant à la sortie de la DGE, les membres du comité directeur du PDS s’entêtent à vouloir maintenir la candidature hypothétique de Monsieur Karim Meissa WADE en s’insurgeant contre, selon eux, une décision illégale de la Direction Générale des Elections de ne pas inscrire leur candidat sur la liste électorale. Et que l’arrêt de la CREI n’avait pas du tout privé le sieur Karim WADE du droit de vote.

Cette attitude incompréhensible de vouloir s’accrocher à la candidature spéculative de Monsieur Karim Meissa WADE nous amène à penser que le PDS n’est pas encore prêt à faire face à notre candidat : le Président Macky SALL.

Il convient de rappeler qu’en matière d’élection au Sénégal, c’est le code électoral qui s’applique. Même si au pénal, la déchéance des droits civils et politiques du sieur Karim WADE n’a pas été prononcée, il reste que le code électoral est clair et limpide sur le cas Karim WADE. Il suffit juste de scruter les dispositions des articles L.31 et suivants de ce code, qui d’ailleurs ne font pas de distinguo entre les personnes déchues de leur droit de vote et celles qui le gardent intact.

L’article L31 du code électoral dit clairement que : « Ne doivent pas être inscrit sur la liste électorale… ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursisd’une durée supérieure à un moisen général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement ». A la lumière de ce texte, Monsieur Karim Meissa Wade qui a été condamné à une peine de six (06) ans pour un délit passible d’une peine de dix (10) ans d’emprisonnement ne doit pas être inscrit sur la liste électorale. C’est ce qui fonde la décision de la DGE et il n’y a rien d’illégal dans cela.

Même si Monsieur Karim WADE figurait déjà sur la liste électorale, la loi permet à la commission électorale de le radier d’office (voir article R.34 du Décret n° 2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire du Code électoral). Selon cet article, « La commission retranche, de la liste électorale, les électeurs :

  1. décédés ;
  2. dont la radiation a été ordonnée par l’autorité compétente » (Ex : CREI) « ou qui ont perdu les qualités requises par la loi » (Cas Karim WADE frappé par les dispositions de l’article L.31) ;
  3. qu’elle reconnaît avoir indûment inscrits, bien que leur inscription n’ait été attaquée.

A la lumière de ce qui précède, nous pensons que c’est à bon droit que la DGE ait refusé la demande d’inscription de Monsieur Karim Meissa WADE. Et il n’y a rien de politique dans sa démarche.

Alors aux membres du comité directeur du PDS qui exigent le respect de la loi dans leur communiqué, nous leurs invitons eux-aussi à ne pas se mettre en marge de cette même loi parce qu’elle a été respectée sur toute la ligne.

Doudou MBOUP,

Coordonnateur du Mouvement JRK

(Jeunesse pour la Renaissance de Kaolack)

doux89@gmail.com

Messieurs du PDS, nous ne sommes pas amnésiques !

A quelques mois des Présidentielles tout est sujet de prétexte pour essayer de jeter le discrédit sur la gestion du président Macky Sall qui a fini de faire le bonheur des populations surtout celles du monde rural. Dans cette tentative vaine de vouloir tromper les sénégalaises et sénégalais le PDS dans un communiqué tendant à imposer la candidature de Karim Wade va jusqu’à faire des déclarations fallacieuses sur la gestion du président Macky Sall en affirmant qu’elle aurait fait main basse sur plusieurs centaines voire des milliers de milliards.
Le PDS devrait se regarder devant une glace ou se faire tout petit lorsqu’on épilogue sur des questions de détournements parce qu’il est vraiment mal placé pour nous donner des leçons de morales sur ces cas précis. C’est à la limite essayer de rendre amnésique tout le peuple sénégalais qui se souvient jusqu’à présent de la gestion de Wade accentuée par la gabegie la corruption la concussion pour ne citer que celles ci. Alors interroger le passé devient une nécessité pour que le PDS comprenne qu’il devrait au moins par respect au peuple sénégalais attendre que celui ci cicatrise ses blessures avant d’essayer de se laver à grande eau.



– Le FESMAN géré par Sindiély Wade est le plus gros scandale financier sous le Sénégal indépendant. Ce Festival de Danse a englouti 105 milliards de nos francs alors qu’il avait un cout initial de 05 milliards de FCFA..Ce montant va assurément grimper puisque des pays comme la France et les Etats-Unis ont saisi le Sénégal pour se plaindre de créances impayées que réclament certains de leurs ressortissants. Et ceci est différent des 36 milliards de FCFA en contentieux nés du FESMAN. Mais la grande équation c’est que ces 105 milliards avaient officiellement servis à payer des prestataires. Le problème est qu’à part les Pavillons montés à Ngor, personne n’a vu la moindre réalisation dans le cadre du FESMAN. Faudrait aussi préciser que pour alimenter les caisses du FESMAN, Wade a usé et abusé des décrets d’avances. Les 100 milliards de FCFA devant servir à la modernisation de la ville de Touba, en raison de 20 milliards par an n’ont pas échappé à la bamboula financière.
– Le Monument de la Renaissance initié par Wade fait partie des plus grandes forfaitures de la gestion du pouvoir de Wade où des terres d’une valeur de 75 Milliards ont été bradées pour 09 Milliards dans des conditions douteuses. L’ignominie de cette forfaiture atteint son comble quand le président en exercice Wade s’alloue 35% des retombées financières de ce monument.



– Le « PLAN TAKKAL » initié par Monsieur Karim Wade a mobilisé 650 Milliards de nos pauvres francs pour être dépensés dans des conditions douteuses. Ainsi Monsieur Karim Wade signera en 06 mois des marchés de gré à gré d’un montant de 115 Milliards portant sur des achats de produits pétroliers
– L’ANOCI géré encore par Karim Wade a mobilisé 432 Milliards de nos derniers publics. Les sénégalais jusqu’à aujourd’hui s’interrogent sur les villas présidentielles du Méridien Président jamais construites qui ont mobilisées 52 Milliards puisqu’effectivement décaissés. Ils se posent aussi la question à savoir comment un tunnel de 300 mètres construite sur la corniche ouest peut couter aux contribuables sénégalais la somme de 26 Milliards de FCFA.
Force est de reconnaitre au vu de ses quatre exemples parmi tant d’autres de détournements, marché gré à gré ou plus exactement de malversations financières que le PDS et ses acolytes devraient se taire ou faire profil bas quand on parle de malversations financières parce que pour ce cas précis ils battent tous les records

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Pourquoi donc l’ONAS[1] et la mairie de Ouakam s’acharnent-t-ils tant sur ARCCAO[2] ?

ARCCAO est un acteur dynamique de la société civile qui accomplit un acte de devoir citoyen et œuvre pour un meilleur cadre de vie des résidents de sa commune qui passe par l’assainissement. Mais, ARCCAO serait-elle une victime innocente visée par un service public qui ignore totalement son rôle et la mission première d’un service public ? Nous sommes tentés de répondre oui, à la question.




Mais, entre l’ONAS et ARCCAO, de quoi s’agit-il en fait? Nous estimons qu’il est utile et voire nécessaire de faire l’historique  de la naissance d’ARCCAO afin de permettre aux honnêtes citoyens, de comprendre et bien saisir le fond de la nécessité de sa création ; ainsi que le contexte dans lequel elle est née. Oui, ceci permettra à tout citoyen de pouvoir faire la part des choses et, d’être à même de juger objectivement et équitablement cette affaire. En effet, c’est un groupe de citoyens résidents des cités de la Commune qui, à la suite d’une observation attentive, a abouti au constat déplorable d’une absence totale d’assainissement dans toutes les cités de notre Commune. Ainsi, l’on constate que toutes les maisons ne sont dotées que de fosses septiques, celles-là non seulement insalubres, mais aussi avec leurs charges onéreuses pour les ménages relatives à leur entretien. Elles constituent en outre, une source de conflits récurrents entre voisins.

C’est fort de ce constat qu’un groupe de citoyens émanant tous de la société civile et d’horizons divers, mais de bonne volonté, résidents des cités de la Commune d’Arrondissement de Ouakam, que l’idée d’une association a germé. C’est-à-dire une association qui prendrait en charge à la place de l’Etat cet épineux et récurrent problème d’assainissement dans nos cités.  Ce dit groupe ayant bien pris conscience  de cette situation, si déplorable et préoccupante, relative aux problèmes d’environnement, précisément d’assainissement a, par réflexe de sens du devoir citoyen, pensé dans ce domaine précis, pouvoir suppléer l’Etat. Ceci pour combler la défaillance de l’Etat dans l’une des charges qui relève de  sa compétence. Le groupe était aussi soucieux et avait pris conscience des conséquences néfastes qui découleraient directement de cette absence d’assainissement, à savoir les eaux domestiques usées avec leurs ennuis de façon récurrente dans tous les foyers de nos cités. Nul n’ignore que la présence permanente de ces eaux usées dans nos foyers est due au fait, qu’ils ne sont tous équipés que de fosses septiques incommodantes, insalubres et qui nuisent à la santé. Et, il s’y ajoutait en outre, le coût exorbitant des vidanges qui, parfois, sont très rapprochées pour certains foyers de famille nombreuse. En vérité, les fosses septiques, au-delà de tous ces inconvénients soulignés, créent plus d’ennuis qu’elles n’en résolvent, parce qu’elles sont quelques fois sources de conflits, entre voisins. Des conflits qui, pourtant, sont indépendants de leur volonté, parce que dus au déversement involontaire des eaux usées chez le voisin.

Rappelons ainsi, que nous savons parfaitement que l’assainissement n’est pas un domaine de compétence transférée aux collectivités territoriales par conséquent, il ne relève pas des mairies. Ensuite, nous sommes également conscients que dans l’état actuel des choses, l’Etat ne peut pas résoudre cette question épineuse d’assainissement de notre Commune, dans de brefs délais. Tout cela étant et, qu’en outre, le groupe d’initiative ne pouvant, en fait, attendre un solution de nulle part ailleurs, a décidé de créer une association dont le but serait, principalement et essentiellement, l’amélioration du cadre de vie des populations de nos cités. Et que, l’une de ses priorités serait, justement, l’assainissement sous la forme d’un réseau enterré de tout-à-l’égout qui nous débarrasserait définitivement des fosses septiques inadéquates et insalubres.

C’est ainsi que dès après sa création et avoir été reconnue légalement comme une association à but non lucratif et, non moins, cause d’utilité publique, ARCCAO s’est fixée  comme objectif prioritaire l’amélioration, au mieux qu’elle pourrait, du cadre de vie des populations de la Commune de Ouakam. Et, après avoir satisfait à cette formalité d’usage de la création de l’Association des résidents des Cités de la commune d’arrondissement de Ouakam (ARCCAO), son bureau s’est aussitôt attelé à s’attacher les services compétents de l’ONAS aux fins qu’ils nous indiquent les modalités de la faisabilité et la réalisation d’un réseau d’assainissement à l’égout, dans la commune de Ouakam. Ainsi sur la base  des instructions de l’ONAS et pour en outre, être en parfaite conformité avec les règles et précisément les normes requises dans ce domaine, ARCCAO a commandité auprès d’un ingénieur, une étude dans ce sens. Cette étude exécutée parfaitement, par un homme de l’art, a été soumise pour approbation et acceptation à la direction de l’ONAS, en vue d’obtenir une autorisation en bonne et due forme, avant d’entamer la réalisation de l’ouvrage.  Ainsi, l’ONAS, après avoir vérifié notre plan d’étude par rapport au respect à la lettre des normes requises et strictement de toutes ses instructions, nous donna l’autorisation de commencer les travaux de réalisation avec le suivi de ses services techniques.

Nous estimons qu’il ne serait pas inutile à l’entame de cette contribution de faire une précision de taille afin que nul n’ignore le fond de la question. Nous affirmons à haute et intelligible voix que, ARCCAO a entrepris, seule, cet ouvrage et l’a financé entièrement, sur fonds propres  en dehors de tout apport financier extérieur en sa faveur. A cette fin, ses membres ont, en vue de réaliser leur important projet, pris la ferme décision de se cotiser en mettant tout en œuvre, notamment la main dans la poche. Ceci, depuis l’étude jusqu’à la mise en service du réseau, à savoir de l’année 2007 à nos jours, sans le moindre sou ni de l’Etat ni de la mairie ou une quelconque autre institution, qu’elle soit  nationale ou internationale. Tout naturellement, ARCCAO, n’ayant pas les moyens propres nécessaires pour financer son projet, était de toute évidence obligée de s’adresser à des organismes financiers de crédit pour un emprunt de fonds, exclusivement, destinés à la réalisation de son ouvrage. ARCCAO ne disposait en son temps d’aucun bien personnel pouvant servir de garantie, alors qu’il lui fallait cependant, absolument cela. C’est ainsi que pour régler cette équation qui fut un véritable écueil et pour laquelle nous n’avions, pratiquement pas, de solution immédiate, l’un de ses membres a volontairement accepté de donner sa maison en hypothèque pour garantir le prêt. Un acte de grandeur et de générosité que nous avons tous salué.

Fort heureusement, depuis la naissance d’ARCCAO en l’an 2007, ses membres qui tiennent à cœur la réalisation de leur objectif, si cher, n’avaient épargné aucun effort. Ils se sont tous, constamment et entièrement mobilisés dans une parfaite solidarité, rien que pour la réussite de leur projet. C’est ainsi d’ailleurs que les travaux ont pu, jusqu’à présent, se dérouler normalement, sans difficultés insurmontables. Et, même celles qui sont apparues ou ont surgi par moments, parce que liées, tout naturellement, à toute œuvre humaine surtout, dans ce genre de travaux, ont pu être surmontées, grâce à l’esprit de solidarité qui prévaut au sein du collectif dirigeant, mais aussi au sentiment patriotique et sens du devoir citoyen et avec l’aide généreuse de donateurs, membres résidents qui ont apporté une contribution supplémentaire. Voilà comment nous sommes donc, jusque-là en tout cas, parvenus par la grâce d’Allah et notre bonne volonté, à juguler les difficultés rencontrées. Au regard de tous ces efforts, incontestables, déployés par ARCCAO jusque-là, à notre sens, ce qui aurait dû, en principe, être fait par l’ONAS, avant toute chose, nous estimons logiquement que, c’était d’interroger, au premier chef, les populations bénéficiaires de cet ouvrage. Car, elles  sont mieux placées que quiconque et les seules en mesure, objectivement, d’apprécier et de témoigner en connaissance de cause, de l’utilité ou non d’ARCCAO.  Nul autre qu’eux ne devrait pouvoir le faire à leur place.

Singulièrement, ARCCAO n’a été, auparavant, l’objet d’aucun reproche de quelque nature que ce soit venant de l’ONAS ou des maires qui se sont succédé à la tête de la commune, durant toute cette période qui a précédé cette sanction. Et non plus, ARCCAO n’avait eu à recevoir aucune plainte ou récrimination venant des populations de la commune pour lesquelles, elle est la raison de sa création, manifestant une insatisfaction de service ou de travaux mal façonnés, etc. Mais, malgré tout cela, voilà que subitement, dans le courant de l’année 2017, l’actuel maire de la Commune a commencé par nous contester le droit d’effectuer un tel ouvrage, sous le prétexte fallacieux d’abord, que nous n’avions pas l’autorisation de l’autorité compétente pour le réaliser et ensuite, qu’il n’avait pas été informé de notre projet. Bien entendu, ce ne sont là que des allégations inexactes, car, il était bien le maire de la commune au début de notre projet. Et, en son temps, nous lui transmettions directement toute correspondance le concernant et par ampliation tout courrier relatif au projet qui était adressé à d’autres autorités et, il en était de même aussi, pour le Sous-préfet.  Aujourd’hui, il nie tout cela en bloc et déclare n’avoir eu aucune information relative à notre projet.  En fait, M. le maire applique à ARCCAO cet adage de Lafontaine : « qui veut tuer son chien l’accuse de rage »

En républicains et citoyens loyaux et respectueux des autorités en place, pour répondre à ses fausses accusations, nous avons tout fait pour lui apporter toutes les preuves qui étaient à notre disposition, en lui fournissant les copies des anciennes correspondances dont notre plan d’étude et l’autorisation accordée par l’ONAS. Au-delà même de la documentation que nous lui avons transmise, nous avons eu aussi, à répondre à ses invitations de rencontres entre délégations, au cours desquelles nous lui avons expliqué de long en large, ce que nous sommes en train de réaliser au bénéfice des populations de sa Commune, mais il n’a voulu rien comprendre. Il nous a, plutôt, comme réponse à notre bonne volonté et attitude de trouver une solution qui préserverait les intérêts des populations, il nous a envoyé des injonctions et puis, une menace d’arrêter nos travaux. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a, dans un premier, commis ses agents pour qu’ils nous empêchent de poursuivre nos travaux de raccordement au réseau de nos membres à jour de leurs cotisations. Voilà, comment, malencontreusement et indépendamment de notre volonté que le conflit entre notre maire et ARCCAO est né. Et de façon tangible, l’on ne voit pas, dans tout ce qui précède, un seul motif valable  pouvant étayer la raison qui fait ou justifie l’acharnement du maire contre ARCCAO et ses travaux d’utilité publique. Et peut-être, entre temps, M. le maire a dû se rendre compte ou se rappeler que l’assainissement ne faisait pas partie, des domaines de compétence transférée aux collectivités territoriales. En conséquence pour mettre fin aux travaux d’ARCCAO, il lui fallait, nécessairement, un allié de taille qui ne pouvait être, en l’occurrence, que l’ONAS, le seul habilité à nous intimer l’ordre d’arrêter nos travaux et de nous retirer son autorisation.

A y regarder de près, notre maire semble ignorer, si l’on se réfère à son attitude hostile, que le projet d’initiative citoyenne, entrepris par ARCCAO, entre non seulement dans le cadre de la « Promotion du Contrôle Citoyen et du Droit à l’Eau et l’Assainissement au Sénégal », mais il est en parfaite adéquation avec de celui-ci. Ce projet qui a pour objectif : « Accroitre la responsabilité et l’implication des citoyens dans la gestion des ressources publiques dans le secteur de l’Eau et l’Assainissement au Sénégal »

Notre maire ne s’en est pas arrêté-là. Car ce dernier, sans doute, pour réussir son opération, a dû entreprendre et même réussir à impliquer la direction de l’ONAS dans son plan de liquidation, à tout prix, d’ARCCAO. En effet, L’ONAS étant le maître d’œuvre en charge de l’assainissement au Sénégal, sa collaboration lui est absolument nécessaire pour qu’il puisse atteindre son but, à savoir le faire intervenir afin qu’il nous intime l’ordre d’arrêter nos travaux. Il a réussi son coup, car l’ONAS a fini par prendre cette décision arbitraire. Et, à notre grande surprise, nous avons effectivement reçu d’abord, un courrier de l’ONAS nous sommant l’ordre de suspendre pour l’instant nos travaux et nous avons obtempéré à son ordre. Mais, en réponse au courrier de l’ONAS, nous avons demandé à rencontrer sa direction pour avoir de plus amples informations sur les motifs qui nous sont reprochés. Et, à l’occasion, connaître les raisons qui sous-tendent et motivent cette soudaine décision impromptue.  Effectivement, nous nous sommes réunis en séance de travail avec une délégation de la direction de l’ONAS, au cours de laquelle, nous leur avons fourni toutes les réponses à leurs questions. Et, nous espérions pouvoir trouver une solution après cela. D’ailleurs, cette réunion de travail a été sanctionnée par un procès-verbal sur la question. Mais hélas, voilà que contre toute attente, l’ONAS, tel un couperet, nous notifie le retrait pur et simple de son autorisation, sans au préalable nous fournir un motif valable.

Alors, l’ONAS, en prenant de la sorte cette mesure, perd complètement de vue et voire foule aux pieds les intérêts bien compris des populations nécessiteuses dont il n’a, point du tout tenu compte. En outre, il  ne s’est pas aussi rendu compte qu’il est désigné comme service public dans un secteur donné pour exécuter une politique publique définie ainsi par l’Etat: « Les Politiques Publiques sont un ensemble d’actions coordonnées, mises en œuvre par les institutions et les administrations publiques (centrales, déconcentrées et décentralisées) avec pour objectif d’obtenir une modification ou une évolution d’une situation donnée. »

Donc, l’on peut se demander si, l’ONAS en prenant cette grave décision de nous retirer l’autorisation, avait bien pris en compte les besoins des populations pour lesquelles notre service est destiné ? Et en outre, pour les autres populations qui attendent, également impatiemment, leur connexion à notre réseau pour qu’elles se débarrassent enfin du calvaire des fosses septiques et satisfassent leurs besoins en assainissement ? Assurément, l’on constate bien que l’ONAS est en contradiction flagrante avec ce contexte bien souligné par le PSE, à savoir : « -Engagement de l’Etat du Sénégal à travers le PSE à améliorer l’accès et la qualité des services destinés aux populations; » l’ONAS, également, est en porte-à-faux avec ces deux objectifs spécifiques ci-après :

– OS1 : Renforcer les capacités des organisations de la société civile  pour une meilleure compréhension des enjeux liés à l’eau et à l’assainissement ;

– OS2 : renforcer la participation et le contrôle citoyens dans l’élaboration, le suivi et l’analyse de l’efficacité des allocations budgétaires dans le domaine de l’eau et de l’assainissement au Sénégal;

Ainsi, nous pouvons légitimement nous interroger, à savoir si nous avons en l’ONAS, un véritable service public qui a pour mission de résoudre les préoccupations des populations ou bien, simplement, un service certes, national, mais complètement déconnecté de la réalité et des préoccupations sociales des populations au service de qui, il devrait être ? Cette direction de l’ONAS, par son attitude singulière envers ARCCAO et ses actes contre nature, se fourvoie. Ainsi, il est incontestablement, loin de se rendre compte, aussi bien de la souffrance que du calvaire que vivent nos populations à cause de l’absence d’assainissement dans leurs localités. Il est nul besoin de le dire car, nous savons, parfaitement tous, que cette absence est due, au fait que présentement, l’Etat est dans l’impossibilité matérielle de résoudre cette question. Mais, il est dès lors paradoxal, que l’ONAS s’oppose à l’action de citoyens de bonne volonté membres de la société civile qui, par devoir citoyen et comprenant les difficultés du moment de l’Etat ont décidé de se substituer à ce dernier pour résoudre avec leurs fonds propres cette épineuse question et casse-tête chinois pour l’Etat. Mais, pourquoi donc malgré  tout cela que l’ONAS nous crée des difficultés et nous empêche d’accomplir un acte, pourtant, hautement citoyen, au service de nos populations ? Il n’y a aucun doute, cet acte de l’ONAS est un non-sens voire une hérésie ! Oui, il est bien possible, lorsqu’un Etat ne dispose à la tête de ses services publics que de tels fonctionnaires incapables de comprendre et de saisir le rôle minimum d’un service public. Par voie de conséquence, toute autre considération mise à part, le comportement de la direction de l’ONAS pourrait, explicitement, signifier que ses fonctionnaires n’ont rien compris, loin s’en faut, de ce que stipule réellement ce qui suit : « les politiques publiques ? Comment on les définit ? Quelles sont leurs objectifs ? Comment elles sont exécutées et mises en œuvre ? Comment elles sont contrôlées et par qui ? Pourquoi, de plus en plus le contrôle citoyen s’avère nécessaire ? Etc. »

Et, le plus grave dans tout cela reste à venir, c’est lorsque des fonctionnaires d’un service public donné prennent et considèrent des citoyens de la société civile qui apportent leur précieux concours à la construction de l’édifice national (Etat), comme leurs adversaires jurés et non des partenaires dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD). Voilà pourquoi, dans le cas présent, il ne serait point exagéré de penser ou même de dire si la direction de l’ONAS a bien compris et saisi le sens de ce que veut dire  exactement : Objectifs de Développement Durable n° 6 (ODD6) ? C’est-à-dire « garantir à tous l’accès à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. »

Toujours, dans l’optique d’informer mieux encore l’opinion publique par-delà l’Etat, voici de manière non exhaustive, ce qu’a réalisé ARCCAO dans ce court laps de temps de son existence, en termes de bilan concret vérifiable sur le terrain et non imaginaire.

En effet, à ce jour, nous avons connecté, provisoirement au réseau ARCCAO 500 foyers, soit l’équivalent de 90% des demandes, dépensé 375 millions en matériels et main d’œuvre et réalisé 17000 m linéaire de tranchée. Nous signalons que notre réseau n’a causé aucun dommage à l’un quelconque de nos habitants. Ce qui n’est pas le cas par contre de ce canal à ciel ouvert bien visible dans la Commune. Ce fameux canal qui longe l’ancien mur de l’aéroport LSS et, est rempli d’ordures de toutes sortes et autres résidus. Ce canal insalubre qui, apparemment, ne semble relever d’aucune autorité, puisqu’il n’est pas curé ni par l’ONAS ni par la Mairie ou entretenu par quelqu’un d’autre. En outre, pourquoi l’ONAS ne s’occupe pas plutôt de tous ces canaux à ciel ouvert de Dakar comme par exemple ceux du Point E, de Fass et du canal 4 qui sont bien des preuves matérielles  irréfutables d’insalubrité et l’interpellent justement, parce que relevant de sa responsabilité. Dans ces différents sites, en plus des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent, l’on y remarque des eaux usées permanentes, des cadavres d’animaux, des ordures ménagères, des pneus, etc., comme décor. Alors, est-ce que l’ONAS ne voit pas tout ce décor insalubre dans la capitale ? Par ailleurs, s’agissant du refoulement des eaux usées vers un terminal  de traitement des eaux usées, l’honnêteté recommande de dire exactement la vérité aux populations de Dakar, à savoir qu’il n’existe nulle part dans la région de Dakar, de stations d’épuration ou de traitement des eaux usées, et dire autre chose que cela, c’est vouloir les tromper. Et, cette déclaration du président du Conseil régional de Dakar à l’époque de M. Malick Gakou confirme parfaitement cela : «le problème de cette zone, c’est qu’il n’y a pas de station d’épuration. Les saletés vont directement dans la mer. Et cela c’est inadmissible, cela créé une pollution environnementale exceptionnelle. C’est la raison pour laquelle nous devons agir en situation d’urgence».

S’agissant du cas d’ARCCAO, en effet, il existe dans la cité TSE de Cheikh Amar, un pré station en cours de construction qui reçoit pratiquement, pour l’instant tout au moins, toutes les eaux usées des cités de la Commune de  Ouakam.

Mais, au regard de tout ce que nous avons évoqué et du bilan de réalisation qui précède, qu’elle grave faute pourrait-on y déceler et incriminer à une association de la société civile comme ARCCAO qui a accompli un travail aussi remarquable que celui-là ? Et en plus le tout sur fonds propres et rien que pour servir un  besoin des populations, au point qu’on veuille même lui infliger une sanction non seulement injuste, mais si sévère de retrait de son autorisation, par rapport à tous ces autres graves manquements soulignés par ailleurs ? Est-ce bien cela le Sénégal qui veut émerger ? Ainsi, plutôt, que d’encourager et de féliciter ARCCAO à poursuivre inlassablement son travail aussi utile et qu’elle puisse satisfaire davantage les besoins des populations et faire des émules, pourquoi pas ? Non, l’ONAS préfère lui déclarer la guerre pour le faire disparaitre, sous le regard de l’Etat. Et cependant, l’ONAS sait mieux que quiconque que l’Etat ne parviendra pas à le faire en tout cas pas de sitôt. Incontestablement, il ne fait l’ombre d’aucun doute que, cette mesure arbitraire, de bout en bout, ne repose que sur un abus d’autorité et un excès de pouvoir, dans un Etat où l’on permet à certains fonctionnaires de tout faire sans aucun contrôle et moins encore de sanction.

Voilà pourquoi, nous interpelons le ministre de tutelle et au-delà, le président de la République pour qu’ils interviennent le plus tôt possible, sur cette mesure injuste et inacceptable, mais, un cas d’école qui, à tout le moins est, sans équivoque, un non-sens. Oui, il le faut bien afin qu’à l’avenir, de pareils faits ne se reproduisent, de tels fonctionnaires qui ignorent leur mission ne prennent pas aveuglément de pareilles mesures, empêchant ainsi, ceux qui œuvrent utilement et socialement, d’accomplir leur noble acte d’utilité publique. Dans le même temps nous sollicitons les habitants de notre Commune et, en particulier, nos membres à nous apporter leur soutien effectif et agissant, par tous les moyens efficaces à leur portée afin que cette injustice notoire non seulement soit réparée mais ne soit plus renouvelée et en outre, d’éviter aussi cette indécente prise d’otage des populations par des fonctionnaires incultes. Autrement dit, afin que l’espoir ne meure jamais ou que le bébé ne soit étouffé.

Halte à l’arbitraire et le fait de placer à la tête des services publics des fonctionnaires obtus qui n’ont ni le sens de la République ni du devoir à accomplir!

 

Mandiaye Gaye

Mandiaye15@gmail.com

 

 

Macky avait promis une politique sociale inclusive. Il l’a fait !

Le président Macky Sall bien avant d’accéder à la magistrature suprême avait promis aux sénégalaises et sénégalais une politique sociale inclusive. En six ans de gestion du pouvoir, force est de reconnaitre que cette promesse du président Macky Sall à été concrétisée. Pour argumenter cette réalité voici quelques exemples parmi tant d’autres qui prouvent à suffisance que le président Macky Sall à considérablement amélioré les conditions de vie des populations dans toutes leurs diversités.
– Un budget de 120 milliards de francs CFA alloué au plan de solidarité national pour contribuer à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des ménages vulnérables depuis 2015.
– Les bourses de sécurité familiale ont permis de prendre en charge des milliers de familles vulnérables. Aujourd’hui plus de 400 000 familles bénéficient d’une allocation annuelle de 100.000 FCFA et d’une couverture médicale, avec des effets positifs sur l’éducation et la prise en charge sanitaire des enfants des familles bénéficiaires.



– La délivrance de 50.000 cartes d’égalités des chances par année á des personnes souffrant le handicap.
– La couverture maladie universelle avec la gratuité des soins pour les enfants de zéro á cinq ans, les porteurs de maladies chroniques et le plan sésame pour les personnes âgées et la gratuité de la césarienne ;
– Allocation dans le budget 2013 de 10 milliards FCFA pour la mise en place de la Caisse Autonome de Protection Sociale Universelle (CAPSU) dont les premiers transferts sont effectifs depuis 2013 ;
– 29 milliards de FCFA investis par l’Etat pour l’allégement de l’impôt sur le revenu des Sénégalais pour accroître leur pouvoir d’achat.
– Diminution des prix des denrées, du loyer et de l’électricité ;
– Bonification de la retraite : Revalorisation de 10% des pensions de retraite ;
– Nouveaux programmes comme le PUDC, le PRACAS pour améliorer les conditions de vie du monde rural ;
– 40.000 logements sociaux seront réalisés á long terme á Diamniadio pour faciliter l’accès à la propriété immobilière à toutes les populations.
– Modernisation des cités religieuses par la construction d’infrastructures nécessaires à leur rayonnement : Touba, Tivaoune, Medina Baye, Yoff, Popenguine et d’autres localités du pays.
– Dotation budgétaire annuelle de 27 milliards FCFA du Fonds de Soutien au secteur de l´Energie (FSE) pour soutenir les prix de l’électricité.
– Réduction sensible du billet d’avion pour le pèlerinage aux lieux Saints de l’Islam de 1.235.000FCFA en 2011 á 990.000 FCFA en 2012, soit une baisse de prés de 20%
– Baisse puis maintien du prix du gaz sur une longue période malgré une hausse continue des cours sur le marché international.
Le président Macky sall au vu de toutes ces réalisations dans le volet social peut légitimement revendiquer mériter à plus d’un titre un deuxième mandat à la tête de ce pays pour le grand bonheur des sénégalais.




Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

A peine sauvée, l’école s’enlise

Chasser le naturel ,il revient au galop ,a-t-on l’habitude de marteler. Voila une maxime qui sied bien au gouvernement sénégalais. Un gouvernement qui se plait dans le mensonge l’arnaque et l’irresponsabilité. Il vient, encore une fois, de poser un jalon qui enclenche une escalade qui anéantira un système déjà précaire et fragile. A peine a-t-on signé des accords que le gouvernement en  trahit honteusement l’esprit.

En effet, parmi les accords signés entre les enseignants et l’état du Sénégal figuraient bien la gestion des passerelles professionnelles. Ces dernières permettraient à des enseignants de gravir des échelons et de voir leurs statuts s’améliorer.

Malheureusement, le gouvernement montre bien sa volonté d’en faire un barrage infranchissable pour toute une corporation.

D’une part le diplôme académique n’ouvre plus la porte à la mise en position de stage qui était un acquis de longue date.

D’autre part, le gouvernement compte sur cette accord pour envoyer tous les enseignants à la retraite sans jamais plafonner et finir leurs  vieux jours dans la galères et dans la misère. Le gouvernement a annoncé un concours pour ces passerelles où des milliers se sont inscrits avec des frais d’inscription de 10000f pour n’en prendre qu’une misérable cinquantaine. En d’autres termes, jusqu’ à l’extinction du soleil, comme disait l’autre, le nombre d’enseignants actuels ne passeront jamais ce filtre au compte goutte. Ce qui ne devait être qu’un examen ordinaire est subitement ,honteusement,inhumanement, malencontreusement et sordidement transformé en concours où on ne prend personne. N’est pris que l’argent.

Enseignants et enseignantes, retirez vous de ce concours qui n’est qu’une mascarade. Si vous devez être misérables pour vos vieux jours alors, mourrez aujourd’hui.

Que le peuple et l’état se le tiennent pour dit :cette arnaque ne passera pas. Aucun prix ne sera de trop.

Face à un gouvernement irresponsable et un ministre vindicatif et rancunier, la seule réponse qui sied est, celle dissuasive.

Ousmane Sy

Enseignant au lycée de Mboumba

 

Remy N’Gono (RFI): «La VAR et la FIFA éliminent le Sénégal»

Pressés, harcelés, étouffés, étranglés, dominés sur tous les plans de jeu par des Sénégalais décomplexés, surmotivés et engagés, les Colombiens, dépassés n’ont fait que se débarrasser du ballon, le balancer , rater des passes, commettre des fautes dans leurs 30 mètres pour résister pendant toute la première mi-temps.

Ayant choisi d’aligner une formation résolument offensive avec le trio Niang-Mané-Baldé, Aliou Cissé a totalement anesthésié le plan tactique du sélectionneur colombien José Pékerman. Alors qu’on vantait le trio offensif Falcao-James-Cuadrado, ce sont plutôt les Sénégalais qui ce sont procurés des situations dangereuses.




14′, la combinaison éclair entre Niang, Baldé et Mane sonne l’alerte. Deux minutes seulement après, servi par Baldé, Sadio Mané s’engouffre dans la surface de réparation et est abattu par un tacle par derrière. L’arbitre n’hésite pas et pointe le penalty. C’est alors que la VAR, devenue VOL, l’interpelle à l’oreillette pour aller prendre les recommandations de la FIFA: le penalty est annulé. Voilà le tournant du match. Et dès cet instant, on est convaincu que le Sénégal est mal barré. Loin d’être démoralisés par ce coup derrière le crâne, les Lions ont encore menacé par Baldé dont le tir est malheureusement très mou à la 26′, et Sarr avec une frappe écrasée à la 27′.

On n’aura pas vu James Rodriguez, meilleur buteur de la coupe du monde 2014 jusqu’à sa sortie sur blessure à 30ème minute. On n’aura pas vu Falcao muselé par les robustes défenseurs sénégalais jusqu’au retour des vestiaires à la 56 ème minute où il tente une percée et est repris de justesse, une tête au-dessus de la barre suite à un corner à la 65′. La défense sénégalaise et même N’diaye ont été autoritaires. Hélas! Ça ne suffisait pas.

Quel match de Youssouf Sabaly qui n’aura pas permis à Cuadrado de réussir une seule fois jusqu’à sa sortie sur blessure à la 70′. Et c’est juste au moment où il rejoint le banc que Cuadrado pointe son nez et obtient un corner. La défense sénégalaise n’est pas encore organisée, Mina profite pour clouer N’diaye à la 72ème minute.

Gassama impérial tout comme Idrissa Gueye. Niang combatif tout comme Baldé. Sadio Mané sur qui tous les espoirs reposaient pour diriger les troupes comme leader technique, aura plutôt été l’ombre de lui-même, ralentissant le jeu, faisant les mauvais choix et clou c’est lorsqu’il tombe seul alors qu’il a un coup franc merveilleusement placé pour marquer.




Décevant, révoltant, rageant! Le Sénégal est éliminé sur le nombre de cartons et sur une décision de la VAR qui aura finalement été une invention de la FIFA contre l’Afrique. Comme le dit un proverbe africain: 《 Tu as beau avoir raison et des témoins, mais tu ne gagneras jamais un procès contre l’enfant du juge》.

J. RÉMY NGONO

Complots, corruption, matchs truqués, arbitres achetés, racisme… la Fifa pire que la CPI !

Les Africains doivent-ils unanimement quitter la Fifa ou créer leur Fifa ? Cette question a tout son sens car, depuis que les équipes africaines ont commencé à participer au Mondial, elles ne sont jamais allées au-delà des quarts de finales : le terminus africain. Et pourtant, l’Afrique a de grandes équipes et de grands joueurs…

On se rappelle, les pays africains avaient, lors d’une réunion de l’Union Africaine au Mozambique, décidé de quitter la Cour Pénale Internationale (CPI), qui est une juridiction créée uniquement pour juger les leaders africains. Et dans son intelligence, la Communauté internationale avait choisi la Gambienne Fatu Bensouda comme Procureur de la CPI, une manière malicieuse de faire accepter la pilule de la CPI aux Africains. C’est la même intelligence qui a abouti à la nomination de la Sénégalaise Fatma Samoura comme Secrétaire général de la Fifa. C’est justement pour que les pays africains ne comprennent pas le jeu des grands décideurs dans cette compétition sportive mondiale.




Les Africains doivent comprendre et bien comprendre que ce Nouvel Ordre Mondial (NOM) n’exclut pas le football et les médias. Une seule fois, l’Afrique a organisé la Coupe du Monde, le Maroc avait présenté sa candidature, mais il a été éliminé au profit de l’Amérique, qui a pourtant plusieurs fois abrité la compétition. En vérité, les pays africains ne sont acceptés dans cette compétition sportive que pour compléter les poules. Mais, quels que soient leur talent, la qualité de leurs joueurs, ils ne dépassent jamais l’étape des quarts. Qu’on ne dise pas que c’est la règle du football. La FIFA semble avoir des règles et des objectifs commerciaux et stratégiques qui excluent d’office les équipes africaines.

La Fifa, tout comme l’Onu, sont des organisations des Etats forts. Si l’Organisation des Nations-Unies a eu le courage, depuis sa création, de copter 05 pays qui ont le privilège d’un véto, au vu etau su du monde tout entier, la Fifa semble aussi fonctionner avec son G5, composé de pays européens et américains. Tout le monde sait que ce sont les 05 membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies disposant du droit de véto qui régentent le monde. Ils ont la Bombe A et ils sont les «Maîtres» du Monde. La Fifa fonctionne selon le même modèle que l’Onu, la CPI, et n’offre aucune chance aux pauvres africains.

Devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), devant l’Onu, à la CPI ce sont toujours les pays africains qui sont traités comme des «sous-Etats». La Coupe du Monde est devenue une compétition des pays forts, contre les africains faibles, invités à y participer pour le décor. Ce n’est que récemment que l’Afrique a eu droit à 05 participants au mondial.

Ceux qui suivent la Coupe du Monde, depuis le départ, ont remarqué la protection des arbitres en faveur des grands joueurs comme Ronaldo, Messi et Neymar. Les maîtres du terrain ferment leurs yeux devant toutes les fautes commises par ces stars du ballon rond. L’objectif de la Fifa, c’est de tout faire pour que ces stars aillent loin dans la compétition, afin de doper les recettes et encourager les sponsors. Cette approche commerciale et mercantiliste de la Fifa est en train de décrédibiliser la compétition mondiale. Qu’on ne nous dise pas que l’Afrique n’a pas de talent. Ce football qui a enfanté des stars comme Georges Weah, Jules François Bocandé, Samuel Eto’o, El Hadji Diouf, Didier Drogba n’a rien à envier aux «bébés de la Fifa», chouchous des sponsors qui dictent leur loi de la Fédération internationale.

Le football draine des enjeux politiques, géopolitiques et géostratégiques. Il est politique et économique. C’est un enjeu de pouvoir. Toutes ces stars du ballon sont plus populaires, plus influentes que leurs propres dirigeants politiques, dans leurs pays respectifs. Lors de la présentation de Neymar aux supporters parisiens, au Parc des Princes, plusieurs milliers de téléspectateurs, des sponsors, des journalistes, des chaînes de télévision ont été mobilisés. Ce jour-là, on avait l’impression d’être dans une cérémonie d’investiture d’un chef d’Etat ou d’intronisation d’un Roi. Rien que la présence de Neymar sur le terrain et l’intérêt que les sponsors portent sur lui peuvent avoir un impact sur la compétition.

Ce sont des lobbyistes, des groupes d’influence, de grandes entreprises comme Coca-Cola, Mc Donald, Adidas et le brasseur belge AB Inbev, Nike etc., qui imposent leur volonté au reste du monde. Les pays africains n’ont aucune forme d’influence sur la marche de la Fifa, et la contribution de l’économie africaine, des entreprises africaines dans les recettes de la Fifa ne représentent même pas 1% de son budget.

Hier, jeudi 28 juin 2018, le Sénégal a été éliminé parce qu’il aurait plus de cartons jaunes que le Japon. C’est cette formule qui a été trouvée pour anesthésier les Africains et calmer leur colère. Mais l’on devrait demander aux délégués du match Colombie/Sénégal, pourquoi le penalty sifflé en faveur de Sadio Mané n’a pas été accordé, après que l’arbitre l’ait sifflé avant de se rétracter, lorsqu’il a regardé la vidéo logée dans un couloir du terrain, où se cachent les véritables décideurs des matchs en cours. Les vidéos dans les stades et les micros sans fil portés par les arbitres sont des armes fatales contre les équipes. Dans la mesure les arbitres ne sont plus maitres du terrain, ils sont sous influence d’autres personnes cachées dans les régies.

Avec ces nouveaux outils introduits dans le football, le nombre d’arbitres dépasse les 03 visibles sur le terrain et leurs assistants. Une véritable pagaille ! Ce penalty refusé aux Sénégalais allait changer la physionomie du match. Au cours de la cette même rencontre, un joueur colombien a touché la balle de la main, dans sa surface de réparation, mais l’arbitre était devenu subitement aveugle. Les deux cartons jaunes qui ont écarté le Sénégal de la compétition ont été distribués hier seulement. D’autres équipes ont subi cette même injustice, notamment le Maroc face au Portugal.

Le football est un art, s’il est pratiqué selon ses règles, sans partialité de la part de l’arbitre, mais aussi en dehors de toute pression politique ou économique. Malheureusement, ce sont les sponsors qui dirigent le football mondial et les Africains, qui vivent dans les pays les moins avancés, ne pourront jamais aller au-delà de leur terminus préétabli. Un match de football se perd ou se gagne sur un petit détail. Et les arbitres, bien préparés pour cela, s’arrangent toujours pour trouver le détail fatal pour chasser un à un les Africains de la compétition.

Il n’y a aucune surprise. Et il n’y en aura pas. Les Africains ne seront jamais respectés, ni par la Fifa, ni au Conseil des Sécurité des Nations-Unis, ni par une autre organisation internationale. Même à l’occasion des sommets du G20 ou du G7, les Africains y participent en tant que simples invités. Or, la Fifa n’est rien d’autre que l’organe qui gère le volet sportif de la Communauté internationale. Les Africains subissent cette injustice depuis toujours. Sur le plan judiciaire, c’est la CPI qui a été inventée, financée par la Communauté internationale pour juger les dirigeants africains qui n’ont pas fait pire que Georges Bush, Nicolas Sarkozy ou Tony Blair, avec leur cortège de morts en Libye, en Irak, en Syrie…

Aujourd’hui, les chefs d’Etats africains sont interpelés face à cette situation. Ils avaient pris leur courage à deux mains pour dénoncer le fonctionnement de la CPI, dressée contre les Africains. Ils doivent saisir la Fifa pour attirer son attention sur les sabotages orchestrés, à l’occasion des Coupes du monde, contre les équipes africaines. S’il faut boycotter la compétition pendant quelques années, cela vaudrait le coup, car l’injustice n’a que trop duré.

Certes, il y a l’économie du sport. Mais, si la compétition est organisée selon les exigences des sponsors, le football devient autre chose que du sport. Car, jamais les Africains ne pourront influencer positivement le budget de la Fifa. Il faut regarder la situation économique des pays qualifiés en Coupe du monde, cette année. Le Sénégal tente difficilement de sortir des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), l’économie nigériane n’est pas encore stable, surtout avec l’instabilité qui règne au Nord du pays, née des agissements de Boko Haram ; la Tunisie, depuis le Printemps Arabe, se cherche sur le plan politique ; l’Egypte connaît les mêmes difficultés, même si le Maroc garde le cap dans une Afrique du Nord fortement touchée par les flux migratoires, le terrorisme et la crise politique en Libye. Aucun de ces pays ne dispose d’une société nationale financièrement apte à concurrencer les grandes entreprises comme Mc Donald.

La Fifa est donc devenue une CPI bis, qui fonctionne selon la santé financière des sponsors. Il faut la refonder, car les Africains n’ont pas leur place dans son mode de fonctionnement. C’est une organisation souvent secouée par des cas de corruption et de complot. En plus, le football n’est plus un simple sport, comme avant, c’est devenu un enjeu de pouvoir et de puissance financière, dirigé par des gens sous le contrôle des grandes entreprises et des lobbies.




Sur la période 2011-2014, les revenus (officiels) de l’organisation se sont ainsi élevés 2.700 milliards de FCFA, soit le PIB annuel du Liberia et du Burundi réunis. Alors, est-ce que la Fifa va accepter de se détourner de cette manne financière en laissant le Libéria ou le Burundi accéder à un certain niveau de la compétition ? C’est parce que ces pays n’apportent rien à la Fédération. Le football n’est plus du sport tout court, c’est du business. Alors, les sportifs africains et leurs dirigeants souvent très naïfs, peuvent voir ailleurs.

Pour rappel, la Coupe du monde 2014 organisée au Brésil a assuré 2.500 milliards de FCFA de recettes. Concernant les droits TV, lors de cette mondiale, les médias désirant diffuser le Mondial brésilien ont ainsi déboursé 1.500 milliards de FCFA. Quelle est la télévision africaine capable de concurrencer les télévisions européennes ou américaines pour l’achat des droits de retransmission ? Les sponsors ont mis près de 550 milliards de FCFA, lors du Mondial 2014 au Brésil. Quelle est la société africaine financièrement solide pour investir dans le sponsoring du mondial ? Voilà pourquoi les Africains ne comptent pas dans cette compétition. Et ils seront toujours déçus en croyant que la Coupe du Monde est une rencontre sportive. Que non ! C’est un sommet économique, à l’image de Davos…

Mamadou Mouth BANE

Journaliste Directeur de publication de

DAKARTIMES

Silence, fossoyeurs du foot ! Aliou va continuer son travail

C’est ce qu’on appelle l’hypocrisie africaine…pour dire qu’hormis Metsu et Jules François Bocandé, le foot sénégalais n’a jamais eu d’encadreurs aussi courageux que l’équipe de Aliou Cissé, je penses à Tony Silva, Omar Daff, entre autres.

Et après tout, il faut reconnaître que Aliou n’a pas mis de joueurs locaux sur le terrain, mais des professionnels de haut niveau. Maintenant, est-ce qu’il doit entrer dedans pour jouer à leur place? Je pense que ce sont ces valeurs telles que le «diome», «fouleu» et le «fayda» qui manquent à ces gosses, cette envie de mouiller le maillot et de porter l’équipe entre leurs épaules.




Aussi c’est bien bon de critiquer parce que sans ces critiques point de rigueur, mais n’oublions pas qu’on avait 5 coachs avant Cissé, parmi eux vos sorciers blancs et ils étaient mieux payés que lui pour ne rien faire, sinon nous manquer de respect.

Donc de grâce, arrêtons ce cinéma, ce pessimisme et laissons ce vrai lion travailler comme un patriote. Car notre football est en construction et cela tout le monde le sait. Il n’y a qu’au Sénégal qu’on vit le foot sans mettre en place sa politique et de bonnes infrastructures.

Hélas! Malgré ces manquements, un ancien joueur de la génération de 2002 s’est signalé avec générosité pour remédier à cela et au lieu de l’encourager, on se contente de lui mettre les bâtons dans les roues. Toujours dans cette dynamique, vous conviendrez avec moi que durant les premiers instants de la compétition, toute l’Afrique le félicitait, sauf les hypocrites du Sénégal.




Moustapha Badji, web Journaliste

Bakary Samb, l’esprit colonisé, porteur de la boite à pensées résiduelles de l’Occident !

Bakary Samb, craignez Allah ! Dieu vous jugera pour tout ce que vous dites sur d’honnêtes citoyens sénégalais. Vous n’êtes pas plus Sénégalais que ceux qui ont choisi librement de suivre la Sunna du Prophète (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui). Vous les appelez « Wahhabistes », terme vide, mais propagé par l’Occident dont tout le monde sait que vous êtes le centre d’expérimentation de concepts et terminologies conçus par ces « Think Tank ». Vous accusez tout le temps les Arabes de « colonisateurs », mais vous êtes celui par qui l’Occident passe pour inoculer à l’Afrique les résidus de pensées néocolonialistes. Il faut avoir l’honnêteté de révéler à la face du monde que le Cheikh Dr Mouhammad Ahmad Lo n’a pas une nationalité française, qu’il ne se réclame pas d’une confrérie qui porte le nom d’une personne : Arabe maghrébin de surcroit et dont les « talibés » étaient venus imposer une idéologie religieuse à nos ancêtres dont vous prétendez malhonnêtement pérenniser l’héritage. Cette imposition d’idéologie n’est-elle pas de l’envahissement ?




Nos nobles ancêtres n’ont pas trouvé leurs parents mécréants ! Bien au contraire, ils ont déjà trouvé au Sénégal l’Islam pratiqué d’une autre manière. Ils ont fini par proposer une forme acceptée par la population : l’islam confrérique. Mais n’ont jamais interdit à un citoyen de pratiquer la religion comme il l’entend. Ils n’ont jamais non plus accepté un quelconque compromis avec les Blancs. Ils étaient les fervents défenseurs de la Sunna. Pourquoi ne pas laisser ceux qui ont accepté une autre forme de pratique (La Sunna (Ensemble des paroles du Prophète, de ses actions et de ses jugements, tels qu’ils sont fixés dans les hadith), différente de la forme que vous prétendez défendre), vivre la religion en toute tranquillité ?

Avez-vous suivi toutes les conférences du Cheikh Dr Mouhammad Ahmad Lo sur la question du terrorisme ? S’il y a vraiment quelqu’un qui combat la radicalisation des jeunes, c’est bien le Cheikh que vous tentez de diaboliser sans succès depuis des années, car l’Etat du Sénégal, les Etats africains et le monde entier savent très bien qui est Cheikh Dr Mouhammad Ahmad Lo. Ce savant est le Président de la Commission Fatwas et Orientations de l’Union des Oulémas (savants) d’Afrique, une organisation qui regroupe la majorité des Oulémas africains de 43 pays musulmans du continent et qui se fixe pour objectif de traiter les questions islamiques dans le contexte africain. Depuis l’éclatement de la crise au Mali, cette organisation a fait plusieurs sorties pour condamner les actes de terrorisme perpétrés dans ce pays. Le vendredi 25 Janvier 2013, Cheikh Dr Mouhammad Ahmad Lo avait consacré son sermon à cette crise en revenant en large sur un Communiqué de l’Union des Oulémas (savants) d’Afrique qui appelle à la paix à l’arrêt des massacres au nom de l’Islam. Je renvoie tous les lecteurs à ce lien pour suivre ce sermon : https://youtu.be/n2Jn3_fGiRg?list=UUoBv5RPDj5gwCAYMdsAUq-A

Pourquoi dans vos rapports et autres études, vous passez sous silence tous ces efforts de ce savant ? Mais Dieu est clairvoyant !!!

Au nom de quoi, un citoyen sénégalais peut-il empêcher un autre citoyen de jouir de sa liberté de conviction ? Je tiens à rappeler que la liberté religieuse est bien inscrite dans la Constitution et le gouvernement respecte ce droit dans la pratique. A moins que vous vous soyez substitués à l’Etat à l’insu des Sénégalais. Mais heureusement que les Sénégalais ont très tôt compris votre jeu. Vous avez une dent contre les Sunnites depuis que le contrôle de la mosquée de l’UCAD vous a échappé.

En ma qualité de spécialiste de la Communication, je vous ai longtemps suivis et j’ai constaté que votre comédie intellectuelle, pardon, votre communication cynique est axée sur une terminologie trop ambivalente et haineuse, dénouée de la retenue, du discernement et de la logique scientifique : « ils n’ont pas les moyens de leurs violences…ils ont un agenda caché…le wahhabisme..ils ont traité de mécréants nos ancêtres… ». Voilà la rengaine insipide que vous servez à toutes les occasions surtout quand vous vous adressez à l’occident dont les médias de propagande sont là, pour vous apporter une assistance médiatique. La dernière en date est l’émission sur la Rfi (Le débat africain), l’émission la plus déséquilibrée que je n’ai jamais suivie dans l’histoire de la Radio, de son invention par Nikola Tesla à jours (Je sais bien ce dont je parle. Marconi a été crédité de l’invention de la radio en 1897 mais la Cour suprême des États-Unis a annulé en 1943 un de ses 30 brevets quand il a été prouvé que Nikola Tesla avait inventé la radio des années avant). Imam Ismaïla Ndiaye était seul contre tous. J’aimerais bien savoir qui étaient vos ancêtres. Les Gaulois ?

Pour ceux qui ignorent la mission des médias français, voici des informations utiles à savoir :

France Médias Monde (FMM), anciennement l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), est une société nationale de programme créée le 4 avril 2008 pour superviser et coordonner les activités des radios et télévisions publiques détenues par l’État français et ayant une diffusion internationale.

Elle regroupe la chaîne de télévision d’information internationale en continu :

-France 24

-les radios Radio France internationale (RFI)

-Monte Carlo Doualiya (MCD). FMM détient une participation (12%) dans la chaîne TV5 Monde.

Sa mission est de contribuer à la diffusion et à la promotion de la langue française, des cultures française et francophone, ainsi qu’au rayonnement de la France dans le monde. Elle a pour objectif d’offrir une information ouverte sur le monde et sur la diversité des cultures et des points de vue.

Chaque semaine, France 24 rassemble 41,7 millions de téléspectateurs, RFI 34,5 millions d’auditeurs et MCD 6,7 millions3. Le groupe émet dans 180 pays et emploie des journalistes de 66 nationalités.

On comprend aisément votre acharnement sur le Cheikh Dr Mouhammad Ahmad Lo à chaque fois que ces médias français vous tendent le micro.

Une démarche scientifique ne se base jamais sur des supputations pour faire propager la haine entre musulmans. Elle ne se base pas non plus sur des intoxications, la désinformation, la diabolisation pour capter des financements.

Vos fameuses enquêtes foulent aux pieds toutes les règles élémentaires d’un sondage même bâclé.

Pour donner un semblant de crédit à vos « études » après le fiasco dans la banlieue qui a permis aux autorités de vous démasquer, vous êtes partis réaliser une autre dans le nord du pays sur des sondés « appartenant à des confréries » selon votre version. Ohhh, on en rit sous cap !!! Moubarack Lô a donc raison de se méfier de vos études et autres rapports qui ne font que propager la haine entre citoyens d’un même pays : le Sénégal de la tolérance !

Vous parlez du financement de l’université des « Salafistes » ! Mais il faut d’abord dire aux Sénégalais qui financent vos études ?




Si vous êtes un vrai chercheur, vous devriez plutôt chercher à savoir pourquoi vos talibés deviennent de plus en plus Sunnites et non le contraire ? Tous ceux qui sont devenus Sunnites, sont nés talibés ou étaient talibés d’une telle ou telle confrérie. Pourquoi ont-ils quitté ? Pourquoi après leur départ, ils n’y retournent plus ? Où se trouve la faille de vos systèmes d’endoctrinement qui ne permettent plus de maintenir les talibés dans les confréries? Pourquoi cette ruée vers la Sunna au Sénégal et dans le monde? Que faites-vous quand des chaînes de télévision invitent des talibés qui ridiculisent des Envoyés de Dieu en mettant leurs marabouts au-dessus de ses Messagers ? Où étiez-vous en 2016 quand un talibé soutenait que « c’est son marabout qui a créé Dieu » ? Soubhanallah ! Où étiez-vous quand des talibés ont séquestré un autre talibé, braqué des caméras sur lui pour lui intimer l’ordre de nier ce qu’il pense être la « vérité », en l’insultant et le traitant de tous les noms d’oiseau ? C’est ça votre tolérance religieuse ? Aviez-vous vu un Sunnite se comporter de la sorte ? Autant de questions qui ne vous intéressent point, car l’honnêteté intellectuelle s’est levée le matin à l’Est et vous le soir à l’Ouest. Je comprends aussi que ces questions ne font pas partie des termes de référence envoyés par les Blancs.

Affaire à suivre….

Sidy SARR

Journaliste diplômé du CESTI

Titulaire du Master en Communication des Organisation et des Institutions

Titulaire du Diplôme en Sciences de l’Information Documentaire de l’EBAD

Professeur de Journalisme et Communication

Diamniadio: Du rêve à la réalité et de la réalité au cauchemar !

 

Le président de la République Abdoulaye Wade a, durant ces deux mandats, souvent caressé le rêve de la création d’une nouvelle ville.

Que de sites n’avaient-ils été tout à tour désignés pour l’abriter ?

Loumpoul, Kébémer, Ngayes Mécké, ou que sais-je encore ?

Si le projet n’a pas connu une suite, c’est moins dû à une absence de volonté, encore moins à un défaut de financement. La véritable explication est à chercher dans l’absence d’une vision claire pour asseoir cette nouvelle ville.  C’est ce qui nous a valu ces tergiversations qui sont même allées jusqu’à la création d’un ministère fantoche,  celui « chargé de la nouvelle ville ».

Boileau ne disait-il pas que: « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » ?

La différence a été faite au niveau de la conception avec plus d’ingéniosité du Président de la République, son Excellence Macky SALL,  qui a très tôt compris que le site devait avoir pour objectif principal de décongestionner la ville de Dakar à la fois capitale administrative et économique très limitée dans ses possibilités d’extension du fait de l’océan Atlantique.

L’emplacement géographique était alors plus que stratégique parce qu’on ne devrait pas trop s’éloigner du « patient » pour pouvoir lui apporter des remèdes efficaces.

D’où le choix porté sur Diamniadio, à 30 km  de la capitale, 15 km du nouvel aéroport international Blaise Diagne et surtout avec 2000 ha de terrains disponibles, la  proximité avec Thiès et Mbour, entre autres atouts, pour recevoir le pôle urbain, étape importante du Plan Sénégal émergent, dans une commune qui existait déjà mais qui  a été complètement reconfigurée par les infrastructures de dernière génération de toutes sortes qui sont sorties de ses flancs de nouvelle ville, et donc pas de ville nouvelle, la nuance est de taille, Diamniadio existant depuis belle lurette.

Parmi celles-ci on peut citer, entre autres :

–                Le Centre international  de Conférences Abdou Diouf, un fleuron de classe mondiale, a été inauguré en 2014 lors du sommet de la francophonie que notre pays s’était fait l’honneur de recevoir avec une surface fermée de 14 700 m2, une salle principale d’une capacité d’accueil de 1500 personnes, de 6 salles VIP de 100 m2 chacune, un restaurant VIP de 210 places,  un restaurant public de 260 places, un parking de 200 places, etc ;

–              Les sphères ministérielles  réalisées dans le cadre du partenariat Public/Privé dont une partie a été réceptionnée ce 02 mai par le Président Macky SALL, inauguration qui marque une étape historique dans la marche de l’administration sénégalaise qui voit une partie de ses démembrements déployés hors de Dakar avec 120 000 m2 de bureaux qui seront mis prochainement à la disposition de l’administration sénégalaise. Ceci va permettre à l’Etat d’alléger sa facture locative de 8 milliards de F CFA par an.

Les réalisations sont faites à 60% par des nationaux ;

–              Les programmes résidentiels avec l’ambition de construire sur le site 40 000 maisons et appartements économiques pour pallier au plus vite le déficit énorme de logements à Dakar et accueillir jusqu’à 300 000 habitants ;

–              Les deux plateformes industrielles intégrées qui feront de Diamniadio une ville industrielle avec une dizaine de bâtiments d’affaires, un parc numérique de 26 ha.

La première plateforme, déjà terminée, est dotée d’un  hangar de 7000 m2 et pourra recevoir 60 entreprises sur une superficie de 52 ha ;

–              L’aménagement de plus de 200 espaces verts et de lacs artificiels pour donner un sens au développement durable avec le concept d’éco quartier ;

–              Un complexe sportif multifonctionnel de 15 000 places avec des aires de basket-ball, volleyball, handball, boxe et patinage.

Aussi la connexion entre Diamniadio et le reste de l’agglomération est-elle déjà facilitée par la desserte de l’autoroute à péage qui sera renforcée par le prolongement de la VDN et la mise en place du Train Express régional(TER) Dakar-AIBD, ligne de chemin de fer électrique à écartement standard dont l’ouverture du premier tronçon est prévu pour la fin de l’année 2018.

Bref, Diamniado est en miniature le Sénégal émergent des horizons 2035 découlant du Plan Sénégal émergent, vision futuriste du Président Macky SALL, conçu et validé grâce à une vaste concertation avec tous les acteurs qui a abouti à des réformes dans les domaines économique et social.

In fine, l’idéal sera de sortir les populations de leurs besoins les plus vitaux  en offrant à chaque Sénégalaise et Sénégalais les moyens de son autonomie grâce à son inclusion dans le tissu économique.

Toutefois ces importantes réalisations cachent mal des réalités beaucoup moins heureuses pour ces nombreux agents des ministères appelés à rejoindre, dans de brefs délais, les sphères ministérielles conçues pour accueillir progressivement les ministères du gouvernement, hormis ceux considérés  de souveraineté que sont les Finances, la Justice, les Forces armées et les Affaires étrangères.

Si gouverner c’est prévoir on se demande pourquoi nos autorités étatiques ont attendu le tout dernier moment pour informer les concernés sur ce déménagement assimilable à tremblement de terre pour la plupart parce que aucunement préparée à faire face à pareille situation.

Quelles mesures d’accompagnement le gouvernement compte-t-il prendre pour alléger les nombreuses difficultés auxquelles seront confrontés ces agents de l’Etat ?

Avant la mise en circulation du TER, quelles mesures pour desservir cette zone pour le moment très enclavé ?

Quel traitement de faveur réservé à ces agents disposant de véhicules de fonction ou de véhicules personnels devant emprunter l’autoroute à péage deux fois dans la journée ?

Y’a-t-il des infrastructures scolaires pour accueillir les enfants des agents choisissant de résider dans le pôle urbain ?

Quelles facilités leur seront accordées  dans l’octroi des logements au pôle ?

Voilà un certain de questions que se posent  ces milliers d’agents qui, depuis l’annonce du déménagement sur Diamniadio, ne dorment plus du sommeil des justes et passent des nuits où les rêves  ont cédé la place aux cauchemars.

Bref le déplacement d’un certain nombre de ministères n’est pas chose aisée  et demanderait une préparation échelonnée sur un certain nombre de mois avec des mesures d’accompagnement déjà prises, ce qui est loin d’être le cas.

Espérons qu’il n’engendrera pas,  les premiers mois surtout,  des dysfonctionnements préjudiciables à la bonne marche de l’administration sénégalaise.

 

Fait à Thiès le 28 juin 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara.

 

Le Mali extermine sous l’œil de la merveilleuse et maléfique France.

La coupe du monde est très importante,le petrole,la nebuleuse du Prodac aussi, mais,pas au point de passer sous silence radio le genocide enclenché au Mali voisin.

En effet, dans ce pays,la communaute Peulh subit les pires exactions connues depuis le genocide du Rwanda.Considérés comme des djihadiste, la vie d’un Peulh au Mali est désormais plus nocive et précaire que celle d’un juif dans le Reich de Hitler.Au Rwanda,c’était une guerre entre Hutu et Tutsi alors qu’au Mali ,c’est un Etat qui extermine des citoyens avec la benediction hypocrite du pays dit des libertés : la France

On ne compte plus les charniers decouverts où des dizaines de cadavres furent ensevelis.Les desacords entre le gouvernement malien,la France et l’association Tabital Pulaagu ne résident qu’au niveaux des chiffres.Explicitement et implicitement,les parties ont constaté le genocide. Tabital Pulaagu dénonce tandis que les gouvernements maliens et francais se bornent à des recommandations sans lever le petit doigt.

Par ailleurs la CEDEAO, l’UA, l’ONU et les media brillent par leur silence. Lors des attentats sur Charlie Hebdo,l’ hirloge mondiale et universelle s’était arrêtée sur Paris.La vie d’un Français a ,elle, de la valeur.

Nous ne voulons ni du TPR(Tribunal Penal piur le Rwanda),ni des Gachacha (tribunaux populaires au Rwanda)et encore moins du TPI( Tribunal Pénal International) pour condamner des boucs émissaires mais,un arret immediat et sans condition de ce genicide sur une communauté dont le seul crime est d’être Peulh.

Vivement que notre Etat, que nos leaders d’opinions se saisissent de ce probleme pour qu’un terme soit mis à cette animosité. Il aura fallu attendre que plus de 500000 rwandais furent tués pour que le monde trouvat opportun d’en faire une Une.

La race de Dieu est elle devenue d’inhumains humains ?

Ousmane SY

Enseignant à Mboumba

Saint-Louis est-elle condamnée ?

Faudra t-il attendre que la ville soit engloutie par les eaux ou qu’elle subisse une attaque de peste pour que les autorités et les populations daignent dessiller leurs yeux et agir ?

De la grandeur de Saint-Louis, de son passé de ville multi-centenaire, il ne reste plus que quelques vieilles bâtisses dans l’ile et sur la langue de barbarie, tout ce qui rendait cette cité agréable est en train de f… le camp sous nos yeux et cela ne gène personne ici, au premier chef le premier magistrat de cette ville. Nulle part, je ne vois ni n’entends un plan directeur pour la ville, des édifices sortent de terre et bien malin qui pourrait savoir leur origine et leur finalité. La seule chose dont je suis certain c’est que la mairie dispose de bennes tasseuses qui passent souvent dans les quartiers récupérer les ordures, et à ce niveau, y a beaucoup à dire. Malgré ces efforts louables, certains quartiers de la ville restent toujours sales et il serait vraiment de bon aloi que la municipalité appelle à des concertations sur cette question, car des spécialistes de ces questions existent et la population, première concernée doit être impliquée fortement.




La mairie ne peut pas se cantonner à gérer le quotidien, elle doit anticiper, et pour anticiper il faut avoir des données fiables au niveau des services comme le service de l’urbanisme, la préfecture et même des Eaux et Forets car en définitive, tous les problèmes de Saint-Louis gravitent autour d’un unique point : l’occupation de l’espace. Et de l’espace, il n y en a plus dans les zones loties de la ville.

Les seuls espaces qui restent se trouvent dans les zones non-loties comme à Pikine, Diaminar et Sor. Pikine est lui-même un paradoxe, il concentre le vivier électoral dont raffolent les politiciens, il est le quartier le plus peuplé de la ville mais il est en train de mourir du fait de sa surpopulation, de la promiscuité et de tout ce qui va avec.

Si Pikine avait été lotie, cela aurait évité aux autorités d’avoir à gérer des problèmes en continuelle croissance avec des solutions toujours plus onéreuses.

Pikine est une bombe démographique, écologique et sanitaire.

-Sur le plan démographique comme dit précédemment, il est le quartier le plus densément peuplé car il s’étend sur une grande superficie de bandes de sable côtières entrecoupées d’anciens marigots saisonniers asséchés par le fait des longues sécheresses d’antan mais aussi par le fait de l’homme avec le programme de réhabilitation du quartier à l’aube de l’’alternance en 2000.

A l’instar du reste de la population du pays, le taux de natalité reste élevé et les maisons jadis grandes sont devenues très étroites, et lorsqu’elles sont partagées à la suite de la disparition du pater, il en résulte des sortes de bouges qui ne reçoivent du monde qu’au moment de dormir, tout le monde passe la journée dehors attendant avec appréhension l’arrivée de la nuit. Pikine reste le seul endroit où il est encore possible d’acquérir un terrain à usage d’habitation et depuis une dizaine d’années, il y a une ruée vers ce quartier, les prix ont flambé et le plus petit espace se vend très cher.

C’est ainsi que des habitants de la langue de barbarie sont venus y habiter en masse pour ne pas trop s’éloigner de la mer. Des gens venus d’autres horizons ont fait de même de sorte que le quartier est un microsome de la diversité humaine de notre pays et de la sous-région. Et à ce propos, je voudrais souligner le grand nombre de maisons en constructions ou en ruine occupées par des daara avec des maitres et talibés venant d’autres régions du Sénégal ou de la sous-région. Il y a des milliers de talibés dans le quartier et aussi dans la ville et cela devrait appeler une réflexion de la part de la municipalité voire de l’Etat. Quand dans un espace de 100m2 ou mêmes moins, quelqu’un se permet de faire vivre plus de 50 personnes en majorité des enfants de 5 à 15 ans, il y a un problème de droit élémentaire qui est dénié à ces enfants et je ne sais pas s’il est juste d’attendre de ces enfants qu’ils soient comme tous les autres.

Pour les autres habitants voisins de ces gens aussi, il se pose un problème de sécurité des biens. Tous ceux qui avaient construit une belle maison, et embelli les abords ont baissé les bras, ceux qui disposent de voitures personnelles sont encore plus traumatisés par les dégradations volontaires qu’ils subissent (éraflures, bris de pare –brise ou de rétroviseur quand ce n’est pas l’essuie-glace).

-Au plan écologique, j’évoquerai seulement les multiples agressions contre la mangrove, et à ce titre j’interpelle le ministère de l’environnement car ses services régionaux devraient jeter un coup d’œil sur la mangrove de Pikine. Précisément celle située au sud de la station de pompage de Sor Missirah.

Ce qui se passe sur place est tout bonnement SCANDALEUX, je répète SCANDALEUX. Les spéculateurs fonciers ont vendu une bande de terre qui a été levée parallèlement à la digue-route qui relie Pikine à Sor Missirah, cet arrêtoir a permis que l’eau du fleuve n’entrave pas l’érection de la digue, elle est constituée d’argile noir séché qui s’envole au moindre coup de vent, pour dire que cet endroit est instable car il s’affaissera tôt ou tard en cas de fortes pluies ou de remontée durable des crues du fleuve. Hé bien, des gens y ont investi des millions sans réfléchir. Pire, il est clair dans l’esprit de tous que le niveau des eaux remonte partout et dans cette zone l’eau a avancé et repris les 2/3 de la zone sableuse qui séparait le grand bras du fleuve et le petit bras qui sert d’exutoire à la station de pompage. En hivernage les deux eaux sont justes séparées de 25 m et si vous creusez 30 cm, vous avez de l’eau. Avant l’ouverture de la brèche sur l’océan, cette zone était engloutie sous 50 cm d’eau pendant tout l’hivernage et personne n’imaginait qu’un jour, des gens viendrait y habiter.

Ils l’ont fait cependant et certains se rendent compte qu’ils ont été floués. Cette zone devant disparaitre de façon naturelle car le fleuve a englouti les 2/3 de sa largeur et le 1/3 restant est constitué de zones de marécage parsemés de roseaux, d’herbes et de palétuviers.




Avant 2003, il n y avait plus de roseaux ni de palétuviers dans cette zone, les cycles de sécheresses avaient laminé le couvert végétal aquatique. En 2003, avec les fortes inondations qui apportaient beaucoup de propagules, j’ai moi-même ramassé des centaines de propagules de palétuviers que j’ai planté dans le canal fluvial qui sépare Pikine de Sor Missirah, (j’ai des témoins et j’ai les photos), l’endroit a reverdi jusqu’à dépasser mes espérances car il est très poissonneux. Mais il y a quelques jours, je me suis promené dans cette zone et j’ai eu très mal, des spéculateurs avaient coupé la plupart des palétuviers pneumatophores et s’attaquaient aux groupes de palétuviers à échasses plantés depuis 2003. Je ne suis pas géologue ou géographe mais je sais que cette partie est inhabitable et tout le monde le sait et au lieu d’aider les gens à s’installer dans des zones plus propices, les politiciens les caressent dans le sens du poil en leur promettant un futur radieux, leur seul souci est de fidéliser un électorat crédule.

J’interpelle à nouveau le Ministère de l’Environnement pour qu’il envoie ses services, je leur ai envoyé des photos avec commentaires sur leur site et seul un sms automatique de réponse m’est renvoyé tout le temps.

-Au plan sanitaire, je peux avancer sans hésiter que notre quartier est le plus sale de la ville. Il n y existe qu’un réseau sommaire de collecte et d’évacuation des eaux de pluies, réseau détourné de sa fonction première par les populations qui l’utilisent comme exutoire d’eaux usées et parfois de boues de vidanges. Conséquence de l’étroitesse des rues, de l’exigüité des logis, du grand nombre de gens y vivant, et de la remontée générale de la nappe phréatique, les fosses septiques se remplissent vite et certaines, mal conçues laissent s’écouler leur contenu par petits filets dans les rues. Il y a des gens qui appellent un camion vidangeur chaque fois que de besoin mais le plus grand nombre préfère s’attacher les services de « baay fosses » qui creusent dans la rue, y vident seau par seau les fosses. La nappe affleurant presque, il est impossible de creuser profondément et par conséquent les trous sont peu profonds mais allongés et cerclées de levées de terre. Une fois le tout bu par la terre, l’endroit sert d’espace public de jeu comme si rien n’avait souillé le lieu. Je veux dire par là que les enfants jouant dans nos rues et ruelles sont sur infectés et pareil pour ceux qui consomment les aliments cuits et vendus dans les rues du quartier, le vent enlève et dépose les microbes partout.

Je ne peux terminer sans évoquer la présence des talibés qui jouent un rôle majeur dans le processus d’envahissement des ordures. En effet, moyennant de l’argent , entre 25 ou 50 francs, les femmes chargent ces talibés de verser leurs eaux usées et ordures. Ces gosses chargés de ces lourds kilos d’immondices risquent leur santé et leur vie et ils les versent au premier coin de rue si personne ne les observe.




Pour évaluer l’étendue de ces pratiques, il faut se promener sur la digue de protection de Pikine.

Quand la saleté déborde et envahi toute la route, il y a une pelle mécanique qui vient repousser les saletés. Mais dés le lendemain, les mêmes individus reversent leurs ordures dans les ornières laissées par la pelle mécanique. En ce moment l’endroit est tellement sale et nauséabond qu’il a cessé d’être le bel lieu de promenade qu’il fut.

De l’audace, des idées nouvelles et des thérapies de choc, c’est cela qui peut sauver les gens.

« Il y a un coût et un risque associé à l’action, mais à long terme l’inaction confortable est beaucoup plus coûteuse et risquée ». JOHN FITZERALD KENNEDY

Ahmed Dansokho , enseignant.

Pourquoi la Société africaine de raffinage (SAR) tient son Assemblée générale ordinaire à Paris ?

La Société Africaine de Raffinage (SAR) convoque ses actionnaires à son Assemblée Générale Ordinaire le Vendredi 29 juin 2018 à 14h30 à Paris, Tour Michelet, La Défense, France (Journal Le Soleil, Samedi 16 et Dimanche 17 juin 2018, page 17). Pour qui ne connait pas la SAR, on pourrait penser qu’il s’agit d’une société enregistrée ou exerçant en France.

Créée en 1961, la Société africaine de raffinage (SAR) a démarré ses activités le 31 Octobre 1963 et a été inaugurée le 27 janvier 1964 par le Président de la République Léopold Sédar Senghor. Elle est l’une des premières entreprises du Sénégal en termes de chiffre d’affaires et au cœur de la politique énergétique du pays en assurant l’approvisionnement du marché sénégalais en produits pétroliers de qualité.

Actuellement le siège social de la SAR est au 15 Boulevard de la République, Dakar Sénégal. Il s’agit en effet d’une Société anonyme à participation publique majoritaire enregistrée au Registre du commerce de Dakar avec son numéro d’identification national des entreprises et des associations (NINEA).

Son capital de 1 730 000 000 FCFA est réparti entre trois actionnaires   la société PETROSEN actionnaire majoritaire (46%), une société anonyme à participation publique majoritaire (détenue à 99% par l’État ; à 1% par la Société Nationale de Recouvrement) ; ensuite la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-Bail LOCAFRIQUE (34 %,) et enfin la major française TOTAL (20%) (source : Site web de la SAR www.sar.sn consulté le 25 juin 2018).

Malgré l’ouverture de son capital au secteur privé national et étranger, la SAR demeure encore un symbole et un instrument de la souveraineté énergétique du Sénégal.

Comment, dans le contexte de la découverte d’importants gisements importants de pétrole et de gaz sur le territoire national, interpréter la tenue de l’AG de la SAR dans la capitale française ? Vieille tradition ? Raisons pratiques et logistiques ? Envie de dépaysement des actionnaires ? Volonté de tenir à distance les curieux à la suite d’un conflit interne entre la Direction générale et l’actionnaire LOCAFRIQUE qui a entrainé à la nomination d’un nouveau Directeur Général en 2018 ? Mise en œuvre du concept des Assemblées générales délocalisées ?

Plus sérieusement, la convocation des réunions statutaires de structures nationales du secteur public et parapublic hors du territoire national (sauf pour motif d’intérêt général) est en contradiction avec la politique de souveraineté et d’indépendance énergétiques affichée par les autorités publiques. Pourquoi exiger plus de contenu local de la part des compagnies pétrolières et minières alors que nos sociétés nationales n’en font pas une priorité dans toutes leurs activités ? Cette délocalisation, aussi symbolique soit elle, ne sert pas non plus la destination Sénégal au moment où le Ministère du Tourisme est en train de la vendre jusqu’en Russie.

Mohamed Ayib DAFFE 

ayibdaffe@gmail.com

http://afrodurable.blogspot.com/

De la nécessité pour l’Etat de se doter de spécialistes en Contract management

Le débat national et passionné qu’a suscité la concession de l’autoroute à péage à l’entreprise EIFFAGE et la réelle ou supposée lésion dont serait victime l’Etat du Sénégal dans cette « transaction »,  suggèrent au juriste et Contract Manager que je suis, une réflexion que j’aimerais partager.

D’abord, Si l’on considère que le souci premier de l’Etat du Sénégal est de veiller à la bonne gestion de nos ressources, alors il est important que l’on se soucie de la destination et du traitement de chaque centime de nos pauvres francs. C’est pour cette raison qu’un dispositif législatif et réglementaire est mis en place pour la sauvegarde de ces intérêts et le bon équilibre des rapports entre l’Etat et ses partenaires d’Affaires.




S’agissant de la réalisation des grands chantiers tels qu’une autoroute à péage, un dispositif règlementaire devant faciliter la réalisation de ces types de projets de grande envergure et surtout leur financement a été mis en place. Il s’agit du dispositif régissant les partenariats publics privés (PPP) dont la réglementation au Sénégal a récemment connu une  grande évolution.

Dans notre pays Les PPP de type concessif sont codifiés et relèvent du code des marchés publics, alors que les PPP à paiement public sont désormais régis par la loi 2014.09 du 20 février 2014 relative aux contrats de partenariat, entrée en vigueur.

En réalité, cette loi de 2014 est abusivement qualifiée de loi entrant dans la catégorie des PPP en ce sens qu’elle couvre  uniquement les contrats de partenariat et non les contrats de type concessifs tels que celui passé avec la société EIFFAGE et portant la concession de l’autoroute à péage.

Ce qui installe une certaine confusion, c’est que cette loi est paradoxalement venue abroger et remplacer celle de 2004 dont l’objet portait principalement sur les PPP de type concessif. Le choix de faire abroger la loi 2004 par la loi de 2014,  alors même que les deux textes pouvaient vraisemblablement  cohabiter et se compléter, est, peut-être, à l’origine de ce manque de clarté dans la règlementation actuelle des PPP au Sénégal que certains qualifient même  de « vide juridique ».

L’étude de ce cadre juridique et réglementaire controversée est un  prétexte  judicieux pour appeler à une révision urgente de ce dispositif mais aussi poser le débat très passionné des véritables termes de l’accord portant concession de l’autoroute à péage que les sénégalais pour la plupart qualifient de « nébuleuse ».

A mon sens, le débat et les interrogations que suscitent cet accord portant  concession de  l’autoroute à péage  doit amener l’Etat du Sénégal à sérieusement analyser la nécessité et même l’urgence de s’entourer d’experts en Contract Management  toutes les fois où des projets de cette nature doivent être engagés au nom du peuple sénégalais.

La nécessite de s’entourer d’experts certifiés en Contract Management est établie car nous sommes en présence des contrats qui impliquent d’importantes mannes financières ; contrats qui peuvent prendre plusieurs formes évoluant en fonction du périmètre des missions confiées et dont le plus connu est le contrat type BOT (Build-Operate-Transfer), signifiant littéralement : Construire, Gérer  dans un but de récupérer son investissement avant de re-transférer à l’Etat.

Il me semble que c’est le cas de l’autoroute à péage  d’une part au vue des sommes colossales avancées comme son étant le TCV (Total Contract Value) de cette concession et d’autre part au vue du type de concession et du caractère de l’exploitation.




L’Appellation « BOT contract »  suggère une opération longue durée et c’est la raison pour laquelle ces types de  contrats sont  souvent signés sur de longues périodes pouvant aller jusqu’ à 30 ans voire au-delà.

Ces gigantesques chantiers nécessitent pour la plupart un vrai montage financier dans la mesure où nos états ne sont pas suffisamment riches pour en supporter tous les couts. Ceci explique le recours aux dispositifs des PPP dont rémunération du partenaire (en l’occurrence EIFFAGE) provient substantiellement des usagers.

Pour un bonne une bonne sauvegarde des intérêts de l’Etat, il est impératif  de se convaincre qu’il ne suffit pas pour les ministères en charge de cette question d’avoir 2 ou 3 conseillers techniques car généralement ces derniers ne sont suffisamment ou exclusivement formés aux règles et techniques du Contract Management.

Le Contract Management est  une science du droit des contrats mais il ne suffit pas d’être juriste pour être Contract Manager.  Il est vrai que son apparition relativement récente fait  que c’est une discipline connexe au Droit des Affaires mais qui nécessite une solide assise en Finance, en Gestion de Projets, etc…

D’Apparition relativement récente, le Contract Management fait l’objet d’une certification décernée par des organismes mondialement reconnus et dont la plus populaire et recommandée est  l’IACCM (International Association for Commercial & Contracts Managers) dont le siège se trouve aux Etats Unis.

En effet et en sus du droit des contrats le Contract Management intègre  plusieurs facteurs et notions tels que : LES FINANCES, LE SUIVI DES CHANGEMENTS et EVOLUTIONS, LA GOUVERNANCE, LE SUIVI DES MATRICES DE RESPONSABILITES ET L’ANALYSE DES INDICATEURS DE PERFORMANCES autrement appelés KPI (Key Performances Indicators).

 

Ces KPI permettent justement de mesurer le niveau des livrables que les fournisseurs est chargé de respecter, les délais associés et les qualités des prestations.

En plus des indicateurs de performances très importants dans l’analyse des qualités des prestations, un autre baromètre du respect des engagements contractuels se fera par l’analyses du respect du temps et des exigences de délais dans la livraison des livrables avec les SLA (Services Level Agreements).

La mise en œuvre de ces SLA et KPI permet d’avoir un « Dashboard » de suivi des engagements contractuels d’une part, des évolutions et amendements, de gestion des RISQUES et du suivi période de l’atteinte des objectifs.

Pour s’en convaincre il suffit de constater que les principaux fournisseurs/partenaires de l’Etat, engagés dans le cadre des PPP type concessif ou non, tels qu’EIFFAGE (pour l’autoroute à péage) et ENGIE (TER) en comptent dans leurs équipes technico-commerciales.

En outre, la Gouvernance des contrats est d’une importance capitale dans le suivi de ces types de contrats en ce qu’il faut impérativement que les représentants es-qualité de l’Etat soient bien identifiés et assistent assidument aux COPIL (comités de pilotage),  aux STEERCO (Steering Comittee) qu’ils seront chargé de mettre en place dès les premières heures suivant la signature de ces types de contrat.

Cette mise en place d’une Gouvernance contractuelle permettra de lever chaque contrainte née de l’exécution de ce contrat, d’analyser instantanément  chaque demande et l’atteinte ou non des MILESTONE  (jalons de performance) et de traquer les risques et les avenants devant être apportés au contrat.

Ces experts permettront  à l’Etat du Sénégal de faire entendre ses demandes au maitre d’ouvrage  afin celles-ci puissent être prise en compte en temps réel, quelque soit la nature du contrat en question (BOT, BOOT, ou BLT).

Sans prétention aucune, je suis convaincu que L’Etat du Sénégal gagnerait à réfléchir à comment intégrer dans ses équipes techniques, au niveau de l’APIX, de la DCMP ou dans les différentes structures ministérielles concernées, un ou deux Contracts Managers certifiés, d’autant plus que  les grandes sociétés multinationales ont compris  la nécessité de s’en entourer pour le suivi de leur engagements contractuels, la gestion des risques associés et leurs intérêts, mais aussi le bon rendement de leurs investissements.

La question mérite  sérieuse réflexion d’autant plus que l’Etat du Sénégal a vraisemblablement entamé  une ère de grands chantiers, et de transformation infrastructurelle  avec d’une part le TER, l’autoroute à péage, la sphère ministérielle de Diamniadio etc…..

Papa Mohamed MBODJ, LL.M

Juriste d’Affaires

Contract Manager et membre de L’IACCM

Certifié en gestion de contrats clés en mains et contrats type CSI (Consulting System &Integration)

(+221) 76 639 34 93 

(+221) 77 379 67 51 

papmoha@yahoo.fr

 

 

 

 

Le Pr. Fatou Sarr, Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur de la France

« Quand j’aborde les questions des femmes, comme champ de la recherche sociale, je me situe résolument du côté scientifique, non pas que j’évacue la dimension idéologique, parce qu’elle est nécessaire, car il faut une vision pour bâtir un projet de société et la science est au service des projets de société. Mais les scientifiques ne sont pas neutres et l’objectivité c’est reconnaître sa propre subjectivité (je suis une militante de la cause féminine, de la justice et de l’égalité sociale), mais être scientifique c’est aussi avoir la capacité de la distanciation nécessaire par rapport à l’objet de recherche pour appréhender le réel ». Fatou Sarr, Le Genre dans la recherche scientifique.




Dans la conclusion de la lettre de félicitation que je lui adressais au mois de novembre 2013, alors qu’elle venait fraichement d’être distinguée par la prestigieuse université américaine de Boston, j’écrivais, de façon prémonitoire peut-être : « Femme engagée, dévouée et rompue à la tâche qui est sienne, soyez sûre et certaine que d’autres succès s’en suivront Inch’ALLAH ». En tenant de tels propos à l’époque, je n’étais certes pas dans le secret des dieux, mais non plus, dans une prédiction infondée. C’était juste une question de logique et de bon sens vu le travail remarquable qu’elle abattait déjà au profit de la communauté internationale, du Sénégal et de la femme en particulier. L’histoire me donne aujourd’hui raison puisque depuis lors, les consécrations et autres marques de reconnaissances n’ont cessé de saluer l’engagement volontariste d’une femme intrépide au parcours académique et professionnel déjà très reluisant.

Une femme au service de la science

Titulaire en 1998 d’un Ph.D en Travail social et Politiques sociales de l’Université canadienne Laval située dans la ville de Québec, le Pr. Fatou Sarr avait déjà soutenu une thèse de doctorat en Sociologie et Anthropologie du Politique en 1991 à l’Université Paris 8. Outre ces deux thèses de doctorats, obtenues avec les mentions « Très honorables » en sus des félicitations unanimes des jurys avec autorisation de publier, le Pr. Fatou Sarr a eu également deux DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) en Science de l’Environnement et en Sociologie du développement respectivement à l’Université de Dakar et à l’Université Paris 1 Sorbonne après une maîtrise en Economie du développement à la faculté des sciences économiques de l’Université Aix-Marseille II. Elle est également titulaire d’une maitrise en travail social obtenu à l’Ecole Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés (ENTSS) de Dakar.

Ce parcours académique fort éloquent lui a très tôt ouvert les portes de l’enseignement supérieur après avoir travaillé, en tant que fonctionnaire de l’Etat du Sénégal, dans différentes institutions publiques comme travailleur social, cette profession initiale qu’elle ne cesse de revendiquer fièrement et partout, du fait justement de la mission exaltante dévolue à ce corps spécial. Ses premières années dans l’enseignement supérieur, elle les a capitalisées à l’Université de Namur en Belgique mais aussi à l’ENTSS de Dakar. Recrutée à l’IFAN en 1999 en tant que chercheure et socio-anthropologue, elle est constamment sollicitée par le département de sociologie de l’Université de Dakar pour la formation des étudiants notamment ceux préparant des recherches en rapport avec le genre. Ceci n’est rien d’autre la concrétisation d’un vœu longtemps nourri car, comme elle le disait lors du lancement des activités du Labo Genre en 2007 « le Labo genre se veut d’être un espace de convergence entre les universitaires et les spécialistes de terrain ». De même, elle a eu à animer beaucoup de séminaires, d’ateliers et de conférences pour le compte des autres universités sénégalaises notamment celles de Bambèye et de Saint-Louis.

Au plan international, le Pr. Fatou Sarr intervient couramment au Centre d’Etude Africaine de Madrid de l’Université LLeida, à l’université de Granada en Espagne, à l’Institut des Hautes Etudes Internationales pour le Développement (IHEID) de Genève entre autres hautes institutions d’enseignement supérieur. Elle a eu également à animer de nombreux séminaires et conférences dans des universités nord et sud-américaines mais aussi à participer à des symposiums, colloques, journées scientifiques entre autres rencontres regroupant des sommités mondiales dans leurs domaines respectifs de travail.

Quid du Laboratoire Genre et recherche scientifique ?  

Le Laboratoire genre et recherche scientifique de l’IFAN Cheikh Anta Diop a été créé dans un contexte marqué particulièrement par une entrée timide voire infractionnelle du Genre dans l’espace universitaire sénégalais. Ce contexte était également marqué par une demande de plus en plus forte et pressante de la part de nombreux intervenants, publics comme privés, de l’intégration du genre dans certains projets et programmes de développement. A l’époque, il avait été également noté une absence réelle de spécialistes, chose qu’il faille d’abord régler. C’est dans ce contexte que le Laboratoire Genre et Recherche Scientifique a été créé en 2004 par le Pr. Fatou Sarr, après avoir convaincu scientifiquement les réfractaires à l’implantation du genre dans l’espace universitaire sénégalais. Le directeur de l’IFAN à l’époque, le Pr. Djibril Samb pour ne pas le nommer, intellectuel rigoureux et chevronné, lui avait alors demandé de lui démontrer l’intérêt voire, la pertinence d’institutionnaliser le Genre à l’Université à travers une démonstration scientifique plausible.

Un exercice scientifique aux allures d’un défi sur lequel s’était alors penchée le Pr. Fatou Sarr qui ne tarda pas à publier la même année, dans le Bulletin de l’IFAN, un article fort remarquable intitulé Le Genre dans la recherche scientifique. Elle y démontre, après avoir circonscrit les contours idéologiques et scientifiques du concept de Genre, l’intérêt d’intégrer cette approche nouvelle dans la recherche sociale car, au-delà d’être théoriquement une notion abstraite sujette à de nombreuses confusions et autres controverses, reste tout de même (i) un concept opératoire, (ii) un outil d’analyse et surtout (iii) un enjeu fondamental de développement. Par conséquent, si la scientificité d’une discipline se jauge à l’aune du triptyque Objet – Méthode – Outils alors rien ne s’oppose plus maintenant à l’institutionnalisation du genre dans l’espace universitaire, puisqu’il a non seulement un objet d’étude qui lui est spécifique (les relations hommes-femmes) mais aussi un cadre conceptuel et théorique qui découle du paradigme de l’égalité des sexes et enfin un outil de diagnostic, de mesure et d’analyse des inégalités. Cet exercice rigoureux de démonstration scientifique a fini par convaincre les plus sceptiques à accepter l’entrée officielle du Genre dans l’espace universitaire avec l’ouverture, en 2004, du Laboratoire genre et recherche scientifique de l’IFAN Cheikh Anta Diop. Le laboratoire a depuis lors formé de nombreux experts et spécialistes dans le domaine spécifique du genre, renforcé la capacité de beaucoup d’acteurs sur l’approche genre, accompagné des projets et programmes en renseignant les indicateurs genre en amont et en aval des interventions alors que ses travaux ont rigoureusement contribué à une meilleure connaissance de la situation des inégalités et disparités de genre au Sénégal. Au-delà de ses activités régaliennes, le Labo Genre a encadré et financé des cohortes d’étudiants, produit une vingtaine d’ouvrages, une trentaine d’articles scientifiques et de nombreux rapports d’études sur les questions de genre et développement.

Les reconnaissances

Militante active et assumée de la cause féminine, le Pr. Fatou Sarr, outre ses charges d’enseignante et de chercheure, est depuis 1998 experte pour les institutions des Nations Unies dans une vingtaine de pays d’Afrique et des caraïbes pour la formation en genre, l’évaluation et la formulation de programmes et budget sensible au genre (Haïti, RDC, Rwanda, Togo, Gabon, Burundi, Ile Maurice, Congo, RDC, Cameroun, Cote d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Togo, Maroc, Djibouti, Sao Tomé et Principe etc.). Au plan international, elle a récemment élaboré la stratégie genre de l’Union Européenne. Toutes choses par ailleurs qui lui valent aujourd’hui des reconnaissances, consécrations et autres titres honorifiques à l’instar de cette légion d’honneur décernée par la République française.

Elle a rendu de nombreux services à son pays, non seulement en tant que fonctionnaire, mais aussi en tant que militante de la cause féminine et simple citoyenne soucieuse du développement socio-économique de son pays. Elle s’est impliquée, en tant que médiatrice, dans la résolution de nombreux conflits et a participé à divers mouvements œuvrant pour un apaisement du climat social. Entre autres services rendus à son pays, le Pr. Fatou Sarr a été membre de la commission de réforme du secteur de l’enseignement supérieur en 2013 ; de la commission de concertation nationale de la santé et de l’action sociale en 2012 mais aussi du HCA (Haut conseil de l’audiovisuel) de 2001 à 2006 pour ne citer que ceux-là en guise d’exemple. Le Sénégal est également reconnaissant de ses efforts en la nominant, dès 1999, Chevalier de l’Ordre National du Lion puis Officier de l’Ordre national du Lion en 2015. Outre ces distinctions républicaines, le Pr. Fatou Sarr est également distinguée par d’autres grandes structures et institutions nationales. Citons-en juste quelques exemples


  • Prix de la Grande figure citoyenne en 2015 de Ressource / Sunnunet pour son œuvre et son engagement républicain ;
  • Mentor de la Grande Rentrée Citoyenne 2015 organisée par Intelligences Magazine ;
  • Cauris d’Or du Meilleur manager femme en 2014 décerné par le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) en sa qualité de Présidente du Réseau Africain pour le Soutien à l’Entreprenariat Féminin (RASEF) ;
  • Nominée Eminente éducatrice en 2008 par le Comité exécutif du Forum des Educatrices Africaines (FAWE).

Décerner la Légion d’honneur de la France au Pr. Fatou Sarr en guise de reconnaissance de son engagement citoyen et militant ainsi que pour ses travaux scientifiques en tant que chercheure, au-delà d’être un mérite, est aussi une consécration dédiée à toutes ces personnes, hommes comme femmes, qui luttent jours et nuits pour une société plus égalitaire, gage d’une véritable justice sociale. Distinguer le Pr. Fatou Sarr, c’est aussi saluer le travail de toutes ces femmes pionnières qui ont su impulser et dynamiser, dans un contexte particulièrement difficile, le mouvement social féminin sénégalais au lendemain de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Honorer le Pr. Fatou Sarr, c’est enfin encourager tous ces jeunes intellectuels sénégalais engagés à consolider les acquis et à accompagner cette dynamique de transformation sociale en vue d’arriver à une société où homme et femme jouiront des mêmes droits fondamentaux et bénéficieront aussi, de façon équitable, des mêmes opportunités pour espérer arriver à l’émergence tant chantée.

Toutes nos félicitations Professeur !

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Abdoulaye CISSE,

Sociologue-Chercheur,

Psychologue-conseiller,

Membre permanent du Labo Genre de l’IFAN.

abdoulayecissesam@gmail.com

Ne pas regarder la Coupe du monde en idiot: Les Afro-colombiens victimes de racisme…

LES AFRO COLOMBIENS CONSTITUENT PLUS DU QUART DE LA POPULATION COLOMBIENNE, VICTIMES DE RACISME ET DE DISCRIMINATION, ILS NE SONT VISIBLES QU’AU NIVEAU DES EQUIPES NATIONALES  SPORTIVES.

Lors du prochain match de foot-ball opposant le Sénégal à la Colombie  l’équipe sud américaine sera composée en majorité de joueurs afrocolombiens.

D’après les derniers recensements officiels, la population colombienne d’origine africaine est estimée à 10,5 millions d’individus, soit près de 26% de la population totale, ils sont principalement installés dans les zones côtières pacifiques et andines du pays.

Ces afro-colombiens souffrant de discrimination  se trouvent à la base de la pyramide sociale et occupent les dernières places dans les indices de développement humain.




Plus  de 43% dans la population rurale de cette communauté et 20% en zone urbaine sont  analphabètes. L’éducation reste l’obstacle majeur à l’émancipation des ces descendants d’esclaves africains. Ainsi,  pour 100 jeunes Afro-Colombiens qui terminent le secondaire, seulement deux entrent à l’université.
Au cours des deux siècles de l’histoire républicaine de ce pays, il y a eu à peine trois ministres, une vice-ministre, un haut magistrat et un président provisoire afro colombiens.

Sur les 268 membres de l’assemblée nationale, on compte à peine neuf députés congressistes afro colombiens.

La discrimination n’est pas seulement présente au niveau de l’État, mais également dans le secteur privé, aucun afro colombien n’est  aux commandes d’une entreprise  privée importante dans le pays

Les afro descendants sont les premières victimes de la violence de la guerre civile ils représentent 17% de la population déplacée.

Pourtant depuis des siècles, ces Afro-Colombiens descendants d’esclaves originaires du Sénégal, du Congo ou de l’Angola, débarqués entre 1510 et 1851 par centaines de milliers sur la côte caraïbe au nord du pays se sont battus pour leur émancipation.

Durant la fin des années 1500 et au début des années 1600, de nombreux esclaves en fuite, en marronnage étaient dirigés par un chef de la résistance africaine du nom de Benkos Bioho, qui lança des attaques répétées sur Cartagena, jusqu’à ce qu’il fut finalement tué par les Espagnols en 1619.

Dans les montagnes les esclaves noirs créèrent des zones libérées appelées palenques ou ils vivaient en autarcie.

Les afrocolombiens communiquaient avec des tambours lorsque les Espagnols descendaient la montagne et lorsqu’ils arrivaient au niveau des  Palenques, ils trouvaient des maisons, mais pas les noirs.




Les anciens esclaves disparaissaient tout simplement dans les collines tandis que les Espagnols brûlaient leurs maisons. Ils  réapparaissaient alors, reconstruisaient leurs maisons et reprenaient le cours de leurs vies. Ce processus se reproduisit encore et encore jusqu’à ce que les Espagnols décidèrent finalement d’offrir la liberté aux esclaves en fuite.

Mais la liberté arriva sous conditions. Les Espagnols exigèrent que les habitants des palenques  adoptent des noms catholiques, pratiquent le catholicisme et renoncent à leurs propres religions.

La culture colombienne  à travers la musique, la danse et la cuisine est fortement influencée par ses racines africaines.

Au delà du match de foot ball notre pays le Sénégal devrait s’intéresser à cette population afro descendante qui compose plus du quart de toute la population colombienne.

 

Ferme-la ta clapette, Elhadji O Diouf

Qu’ est ce que le destin a fait à cet énergumène ?

Quel est le mal qui le ronge au point d’être revanchard et rancunier envers et contre tous ? La haine et la jalousie te feront tuer. Petit, tu es désuet.

L’Idiot ne peut comprendre que le temps n’est pas figé. L’Idiot ne peut jamais comprendre que seul Dieu est éternel. Tout change, tout évolue, seuls les malins ne changent.

Cet enfant gâté ou meurtri pensait qu’il porterait chaque année le maillot du Sénégal jusqu’à l’extinction du soleil. Malheur lui en a appris car il n’a jamais songé à sa retraite malgré son âge divisé par 2.

Ce réveil fut brutal car l’ idiot ne s’était pas rassasié et n’avait préparé aucune reconversion.

Ne pense jamais que tu as fais assez pour ce pays qui, au contraire, t’a tout donné.

Nos joueurs ont besoin du soutien de tout un peuple en général et des anciennes gloires en particulier. Tous sont là bas sauf toi qui te comporte comme le fils d’une coépouse envieuse.

En 2002,le Sénégal dont tu parles, était réactionnaire et n’a jamais excellé dans la possession. Prétendre le contraire est un mensonge et les vidéos pour le prouver sont là. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi les journalistes sportifs ne vous ont toujours pas freiné.

Tes copains de 2002 sont aujourd’hui des entraineurs, des consultants de grande renommée pendant que toi, misérable moisissure, pense créer un mouvement pour réélire un président qui se connait encombrant et inculte. Tu ne sais plus ou donner de la tète.

Nos lions, comme en 2002, bu fi yamoon sax mû neex.

Neex na bâ pare.

Ousmane SY

Supporter des lions du Senegal

Russie 2018: Le 3e match ou la persévérance du Conquérant Gaindé

Les.deux premières sorties positives de l’équipe du Sénégal faites d’une victoire et d’un match nul offrent une troisième et dernière sortie, des plus incertaines. Meme si la dernière prestation des adversaires colombiens a été impressionnante, il reste que celle des lions n’a été piètre, ni même mauvaise. Tout au contraire ! Entre le gagner ou rentrer à la maison des colombiens , le Sénégal faisait face un match piège avec des adversaires difficilement jouables et qui ont fini d’avoir une expérience de la coupe monde que nous n’avons point, même si leurs joueurs sont moins connus. Le Senegal fit d’ailleurs un match où l’expérience a été plus nippone que Gaindéenne.
Ce jeudi, il s’agira simplement d’être conquérants, plus conquérants que les.colombiens qui le seront, puisque,ni le match nul encore moins la défaite, ne leur seront favorables. Finis donc la période de la Chance du Débutant pour reprendre le mot de COELHO pour toutes les équipes, seule la persévérance du Conquerant permettra de sortir de.ce troisième match et de celles qui suivront après. Chaque sénégalais le souhaite du fond de son coeur. Des matchs héroïques sont là pour rappeler que le Rêve Sénégalais est bien une réalité : Sénégal- Zimbabwe et Sénégal- France suffisent comme exemples. Quels que soient donc les schémas de l’entraîneur Aliou Cissé tout de même importants( c’est le moins qu’on puisse dire) , pertinents ou même inacceptables pour le million d’entraîneurs de fortune, il y aura une chose qui va compter plus que tout : le fighting spirit ou le fameux Dem- Ba Dieex.. Pour le reste, restons unis et poussons Ensemble les Lions vers la Victoire. ALLEZ LES LIONS.

Cheikh NDIAYE Conseiller Technique / Presidence de la République.
Responsable politique Apr Grand Yoff

Application de la Loi sur le parrainage: le président du Conseil constitutionnel face à l’Histoire

« En Afrique, la loi sert d’alibi à des dirigeants politiques qui ont bâti leur pouvoir sur la terreur et la barbarie pour satisfaire des intérêts sordides » Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel

Quelle que soit l’époque, l’histoire nous rattrape. Si on se fie aux écrits du Président du Conseil Constitutionnel exposés ci-haut, la requête de l’opposition tendant à l’annulation de la loi portant modification du code électoral votée le 18 juin 2018 sera accueillie favorablement par les 7 Sages. Dans une contribution intitulée « Quelle Justice pour la démocratie en Afrique ?», publiée en avril 2009, dans la Revue française d’études constitutionnelles et politiques (N°129), Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel, dressait un réquisitoire sans appel des systèmes juridiques africains. Il écrivait en substance « Presque toutes les Constitutions des pays africains recèlent un dispositif impressionnant sur l’indépendance de la magistrature. Mais cette proclamation statutaire est contredite par d’autres dispositions qui rendent aléatoire la protection des libertés, en violant le principe sacrosaint de la séparation des pouvoirs, sauvegarde de l’indépendance de la magistrature, et son corollaire, l’impartialité du juge ». Avec la matérialisation de la loi sur le parrainage Intégral dans le dispositif électoral, les propos du Président du Conseil Constitutionnel prennent une résonnance particulière. La loi instituant le parrainage est une forfaiture unique dans l’histoire du Sénégal, car elle viole littéralement le Préambule de la Constitution qui sacralise le principe de loyauté du jeu démocratique entre le pouvoir et l’opposition. C’est le fondement de notre Constitution qui est souillé suite à une perversion inédite réalisée par le pouvoir exécutif. En faisant preuve d’indécision, lors d’une première saisine tendant à l’annulation de la loi N°14-2018 instituant le parrainage Intégral, le Conseil Constitutionnel a commis une faute lourde de conséquences.

S’agissant de la seconde requête qui porte cette fois-ci, sur l’annulation de la loi modifiant le code électoral, Il serait périlleux pour la Démocratie sénégalaise, que les 7 Sages aboutissent aux mêmes conclusions. En 2009, l’actuel Président du Conseil Constitutionnel, Pape Oumar Sakho, n’y allait pas de mains mortes, lorsqu’il alertait sur les risques d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, assimilable à un « attentat contre la Démocratie ». Les termes utilisés sont sans équivoque « la Justice, Institution à vocation républicaine, si elle est instrumentalisée à des fins politiques, peut conduire à la commission d’actes attentatoires aux droits humains et aux libertés, périls majeurs pour la démocratie ». Pour marquer durablement les esprits, et appeler les juges africains au sens des responsabilités et à une « insurrection démocratique » le Président du Conseil Constitutionnel est allé plus loin en précisant que « même du temps de l’apartheid, les tribunaux sud-africains, en s’inspirant des affaires similaires traitées dans d’autres pays, avaient réussi à modérer les effets des lois incompatibles avec les normes constitutionnelles démocratiques, et à restreindre les effets pernicieux de l’application de certaines règles nationales ». En prenant plusieurs exemples tirés de l’application des normes internationales, et en faisant référence à la période de l’apartheid (un exemple poignant), pour démontrer que le juge africain, peut dans des situations extrêmes, assurer la protection de la liberté individuelle, assumer sa fonction de gardien de légalité et censurer les excès de pouvoir des autorités administratives, le Président du Conseil Constitutionnel, invitait clairement  « les magistrats à agir en tenant en compte de la mondialisation du droit, la connaissance du droit comparé et des normes internationales afin d’éviter une manipulation de la Constitution visant à assouvir des passions politiques ou servir des intérêts égoïstes ».

La saisine des 7 Sages, aux fins d’une annulation de la loi modification du Code électoral, offre justement une excellente opportunité au Président du Conseil Constitutionnel d’invoquer les normes internationales pour « restreindre les effets pernicieux de la loi sur le parrainage ».

A cet effet, Il pourrait s’inspirer de la Cour constitutionnelle du Bénin qui s’est érigée en rempart contre les dérives d’une majorité mécanique, par une Décision (DCC 06-07 du 08 juillet 2006) d’une portée exceptionnelle, en termes de jurisprudence constitutionnelle, qui a invoqué 2 principes majeurs : « Le Préambule de la Constitution qui réaffirme l’opposition fondamentale du peuple béninois à la confiscation du pouvoir et le consensus national, principe à valeur constitutionnelle ». De fait, les éléments qui militent en faveur de l’annulation de la loi modifiant le code électoral sont quasi-infinis :

  1. L’impréparation totale du régime (la loi sur le parrainage est une loi de circonstance électorale initiée par l’exécutif, et votée dans la précipitation, sans aucune démarche consensuelle),
  2. L’incapacité du pouvoir en place d’assurer les modalités techniques de mise en œuvre (le fiasco du scrutin du 30 juillet 2017 révèle de nombreuses carences organisationnelles du régime),
  3. L’impossibilité pour des centaines de milliers de parrains potentiels de parrainer un candidat (la distribution des cartes d’électeurs est loin d’être achevée, malgré les dénégations officielles),
  4. Le risque d’achat de conscience, sans aucun moyen de contrôle (le parrainage est un acte personnel et volontaire qui ne peut donner lieu ni à marchandage, ni à rémunération),
  5. La non prise en compte du principe du secret des parrainages (anonymat), afin d’éviter toute possibilité de pression ou de représailles sur des parrains potentiels,
  6. Le fait que le Conseil Constitutionnel, en charge de la validation des candidatures aux présidentielles soit sous dimensionné (humainement, techniquement et matériellement) pour réaliser les opérations de contrôle portant sur des centaines de milliers de signature,
  7. Le risque de manipulation du fichier électoral lors de la collecte, et la vérification des signatures,
  8. La rupture du principe d’égalité entre les candidats (l’équipe du Président Macky Sall, futur candidat bénéficiera des moyens de l’Etat pour collecter le maximum de signatures),
  9. L’obligation d’envoyer à tous les parrains potentiels (+ de 6 millions d’électeurs), le formulaire original ; une question non résolue à ce jour par l’administration,
  10. L’incertitude liée à la gestion des délais (l’envoi du formulaire aux parrains doit être effectué, après la publication du Décret portant convocation des électeurs), etc…

Compte tenu des éléments précités, l’inapplicabilité de la loi sur le parrainage Intégral relève d’une évidence. Les mesures d’accompagnement (envoi des formulaires à l’adresse postale de tous les électeurs, dispositif de recueil et de contrôle de la validité des signatures, garantie du principe d’anonymat et dépouillement public, sous le contrôle d’un magistrat, etc…) sont à ce jour, hors de portée d’un pays comme le Sénégal. Aucune étude sur sa faisabilité technique n’a été réalisée par le régime. En France, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, créé en 2007, avait soulevé les blocages liés à la mise en place du parrainage citoyen, insistant sur les difficultés de collecte et de contrôle des signatures. De nombreux spécialistes ont mis en exergue les limites du parrainage citoyen. Philippe BLACHER, Professeur de Droit Constitutionnel (Lyon III) précisait que l’un des dangers du parrainage citoyen réside dans le fait « qu’il transforme la campagne de collecte des signatures en une véritable précampagne électorale, pose des problèmes d’organisation, de contrôle et de réglementation de la procédure et n’apporte aucune valeur ajoutée au processus de sélection des postulants ». Schématiquement, le parrainage citoyen est assimilable à un scrutin à 3 tours : une précampagne pour le recueil et la collecte des signatures ; une campagne électorale à l’issue de laquelle sera désignée les 2 candidats qualifiés pour le second tour ; et in fine, une campagne permettant d’élire le Président. En France, le suffrage des électeurs revêt un caractère sacré. Toute réforme affectant le corps électoral est précédée d’une étude approfondie qui en évalue la faisabilité et l’impact pour les citoyens. Le parrainage citoyen est un processus extrêmement complexe qui exige une maîtrise complète de la chaîne allant de la collecte des signatures à leur authentification, du dépouillement à la gestion du Contentieux et des délais. A 8 mois des présidentielles de 2019, le Sénégal n’est pas outillé techniquement et matériellement pour la gestion d’un tel dispositif.

Vouloir obtenir un second mandat à tout prix est compréhensible (humainement), mais engager tout un pays dans une aventure incertaine témoigne du manque de sérieux du régime, qui peine depuis 2 ans, à délivrer à des centaines de milliers de citoyens, leur pièce d’identité. Dans sa brillante contribution de 2009, qui a suscité à l’époque, l’adhésion de tous les professionnels du Droit et de tous les hommes et femmes épris de justice et de liberté en Afrique, le Président du Conseil Constitutionnel évoquait « le soutien apporté par la communauté internationale aux régimes africains offrant la stabilité, alors même qu’y sont perpétrés des violations flagrantes des droits fondamentaux ». Aujourd’hui, Pape Oumar Sakho est à la tête de la plus haute institution judiciaire du Sénégal : le Conseil Constitutionnel. Ni la communauté internationale, ni un quelconque Etat n’interdisent au Président du Conseil Constitutionnel de dire le Droit, et de faire respecter les Droits fondamentaux des citoyens sénégalais. Le parrainage citoyen, c’est un saut vers l’Inconnu, un test pour un scrutin majeur qui engage la vie d’une Nation. Sauf à renier les principes qui fondent son existence, le Conseil Constitutionnel ne peut cautionner une démarche aléatoire, lourde de conséquence pour la Démocratie sénégalaise, et compromettant gravement le libre choix des citoyens.

Lors de sa prestation de serment en 2015, le Président du Conseil Constitutionnel avait placé « l’éthique de la responsabilité au cœur de son action », et mis en exergue les 6 principes suivants : la défense de l’intérêt général, la rigueur, la vérité, l’équité, l’impartialité, et l’intégrité. Si le Droit est dit, et si le Président du Conseil Constitutionnel demeure fidèle à son serment, et aux idéaux de la Justice, tels qu’il les a exposés en 2009, il n’y a aucune raison de douter de l’annulation de la loi portant modification du Code électoral.

Seybani Sougou : E-mail : sougouparis@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ile à Morphil, une île amorphe depuis 13 ans





Y’aurait il deux Macky Sall ?

Le président Macky Sall est souvent présenté comme une personne qui n’est pas enthousiaste ou qui n’aime pas rire. Son visage sérieux et son sourire rarissime peuvent induire certains dans leur jugement abusés qu’ils sont par son visage sérieux et son sourire rarissime.

C’est une personne qui est curieux à tout point de vue et a une envie permanente de découvrir de nouvelles choses, de voir de nouvelles personnes pour discuter voire échanger. Mais Il ne faut surtout pas se laisser trop aller par son apparence toujours calme qui demeure impassible car doté d’une imagination fertile et réaliste, c’est un partisan de la réflexion poussée, son esprit grouille d’idées qu’il veut toujours mettre en oeuvre.
Le caractère dominant du président Macky Sall est son optimiste à tout point de vue. C’est un être qui dégage une très forte personnalité, rebelle, tout en restant conformiste. Il est très audacieux mais a toujours la tête sur les épaules. Il a de très grandes ambitions dans ce qu’il fait et il est sûr de lui.




Le président Macky Sall a un côté taquin voire humoristique très facile, c’est une personne généreuse qui peut pardonner tout ce qu’on peut lui faire de mal. Accueillant, il peut être un parent, un ami loyal dont on recherche l’amitié puisque sincère dans ses relations familiales comme amicales. Toutefois il n’y va pas par quatre chemins pour dire ces vérités qui peuvent parfois heurtées parce que brutales, Il est libre d’esprit même si cela peut faire mal.

En vrai leader il est apte à commander, sans autorité excessive, il est pragmatique à prendre des décisions et rapidement à les mettre en oeuvre. Quand il donne des ordres ils sont clairs, précis, concis.
Son principal défaut c’est qu’il est un éternel insatisfait, même lorsqu’il atteint ses objectif, il ne veut pas s’en contenter. Très méfiant il a tendance à refuser souvent toute forme de conciliation. Quand il se radicalise, il laisse entrevoir l’image d’une personnes très arrogant et froid. Cela fait partie de ses plus grands défauts voire faiblesses. Et c’est en cela qu’il pousse certains à se faire un fausse idée de sa vraie nature.

Après cette analyse il parait évident que l’appréciation que se font certaines personnes sur le caractère du président Macky Sall est complètement en déphasage avec la réalité. Cependant le seul conseil que l’on puisse lui donner , c’est qu’il apprenne à faire le premier pas pour montrer qu’il n’y a pas de raison de le craindre ou de se faire une mauvaise opinion de lui.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
email : emodiop@gmail.com

Ne pas regarder la Coupe du monde en idiot: Opposé au Sénégal, le Japon depuis le Meiji

AU DELA DE LA COMPETITION ,LA COUPE DU MONDE DE FOOT BALL RASSEMBLE DES PEUPLES A TRAVERS LEUR CULTURE, LEUR HISTOIRE , LEUR PRESENT ,ET LEUR AVENIR .

L’HUMANITE DANS SA TOUTE  GLOBALITE ET DEVERSITE  SE RETROUVE DANS CET GRAND EVENEMENT SPORTIF MONDIAL.

JAPON  Vs SENEGAL

  • Avec l’ére Meij Japon fut la nation la premiere nation non europeenne à s’industrialiser.
  • Le Japon fut la premiere la nation non europeenne à infliger une defaite militaire à un pays occidental en l’occurrence la Russie

L’ERE MEIJ LES LUMIÈRES DU JAPON ET L’EMERGENCE  AU SENEGAL

En 1912, à la mort de l’empereur Mutsuhito, le Japon avait  réussi la prouesse de passer, en une cinquantaine d’années, d’un état féodal  arriéré ,à l’une des plus grandes puissances industrielles  mondiales.

Depuis 1616, pendant plus de deux siècles, une famille féodale les Tokugawa ,gouvernait le Japon. Ces seigneurs féodaux exerçaient la fonction de maire du palais (ou shogun) tandis que l’empereur héréditaire n’avait qu’un rôle symbolique de nature religieuse .

En 1853,une escadre militaire américaine apparut sur les cotes japonaises menaçant sa souveraineté nationale ,ce qui suscita de violents conflits intérieurs  entre conservateurs shogun et réformistes qui voulaient changer la société .

Ces derniers, suite à des émeutes et sous la pression de quelques grands seigneurs de la cour impériale poussèrent le dernier shogun, Tokugawa Yoshinobu,à remettre ses pouvoirs au jeune empereur Mutsuhito dont le régne (1852-1912),sera appelé ére Meiji ou lumière

En effet ,c’est pendant cette courte periode d’un demi siecle ,que  le Japon connut une refonte totale de ses systèmes politiques, économiques et sociaux aboutissant à une modernisation extrêmement rapide du pays

Des 1871, la hiérarchie instaurée par les shoguns fut abolie  officiellement par l’empereur.Les guerrriers  samouraï, se reconvertissent dans les affaires. Et conformément à leur  code de l’honneur, le bushido, se mirent au service de l’empereur

La même année, l’empereur envoya dans plusieurs pays occidentaux une mission d’étude, la mission Iwakura, qui dura de décembre 1871 à septembre 1872 en vue de collecter toutes les idées modernes  de bon aloi.

Sur le plan sociétal, le régime rendit  l’enseignement obligatoire et créé les universités impériales de Tokyo et Kyoto. L’abandon du calendrier luni-solaire chinois au profit du calendrier grégorien est un marqueur de l’introduction progressive de la culture occidentale au sein du pays.

Le kimono et les habits traditionnels tombent en désuétude face au yôfuku « vêtements occidentaux ». Les japonaises adoptent les robes à tournure et les coiffures occidentales.

La création d’une banque centrale et  d’une monaie nationale le Yen en 1871 uniformisèrent  et facilitèrent  les échanges commerciaux.

Dès 1872, le Japon se dota  de sa première ligne de chemin de fer.

Continuant à emprunter sans état d’âme aux Occidentaux ce qu’il estime bon pour le developpement de son pays , l’empereur instaure le service militaire et bâtit une armée moderne sur le modèle allemand. C’en est fini des uniformes chamarrant   des samouraïs et de leur armement féodal, notamment le katana (sabre). Les nouvelles troupes furent dotées  des uniformes inspirés des Français et armées de fusils occidentaux.

Le prodigieux essor de l’empire du soleil levant sous l’ère Meiji trouva  une explication dans le très haut degré d’éducation du peuple japonais. En effet, à cette periode  le taux d’alphabétisation était déjà comparable à celui des provinces européennes les mieux éduquées (50% de la population adulte savait lire

Sous la devise fukoku kyōhei « enrichir le pays, renforcer l’armée », symbole d’une politique de développement de la prospérité nationale et de la force militaire, le Japon misa  sur une industrialisation rapide. La promotion de ses nouvelles industries (sidérurgie, construction navale, charbon) permit au Japon de se hisser dès 1900 au rang de grande puissance économique mondiale

Le succès de la politique impériale trouve une spectaculaire consécration avec, la victoire du Japon sur la Russie en 1905 . C’est la première fois depuis plusieurs siècles qu’une puissance européenne fut défaite par une puissance non blanche .

Cette  guerre russo-japonaise eut de grandes répercussions dans les colonies européennes d’Asie et d’Afrique , car elle montrait que les Européens n’étaient pas invincibles

Nous espérons que notre pays à travers ses reformes économiques structurelles  , le développement de ses infrastructures  trouvera son émergence qui sera comparable à l’ère Meji du Japon .

 

 

La République désacralisée !

La démission est considérée comme  » un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de manière claire et univoque sa volonté de mettre fin à son contrat de travail ».

A l’échelle  de notre République, il n’est pas très courant de voir un tel acte posé par nos concitoyens, qu’ils soient simples fonctionnaires, directeurs généraux ou ministres, même si leurs responsabilités se trouvent engagés dans des scandales qui entament la crédibilité de nos institutions.

Ce qui fait dire à certains que la démission n’est pas inscrite dans les traditions de notre pays où on est très loin de la très forte  tradition républicaine en Grande Bretagne où un ministre avait démissionné « avec effet immédiat » récemment se sentant coupable d’avoir manqué à ses obligations pour avoir accusé, tenez-vous bien, une minute de retard à  une séance d’explication avec les parlementaires à qui il pense, pour ce retard, avoir manqué de respect et de courtoisie.




Toutefois, on a enregistré quelques démissions de ministres du gouvernement du Sénégal.

Le ministre Mamadou SECK, nommé ministre de l’Economie et des Finances sous le régime du Président Abdoulaye Wade, avait par la suite démissionné  du fait d’accusations de détournement de deniers publics lors de son passage à la SOMICOVA. Les enquêtes menées par la suite l’ont blanchi et il fut réhabilité.

Toujours sous le magistère du Président Abdoulaye Wade, le ministre Moustapha Guirassy, pour des problèmes de principe, avait démissionné avant d’être reconduit dans ses fonctions.

Sous l’ère du Président Macky SALL, des démissions ont été également enregistrées:

– D’abord celle du ministre El Hadji Malick Gackou qui, après quelques mois passés dans le gouvernement du Premier ministre Abdoul Mbaye avait démissionné pour convenances personnelles et suite à un différend qui l’avait opposé au Premier ministre. Sa démission fut présentée non au Premier ministre Abdoul Mbaye mais au Président Macky Sall lui-même. – Ensuite le ministre Youssou Touré qui, au soir du 01er mars 2016, avait estimé n’avoir pas bénéficié de l’estime et de la considération du Président et avait, ab irato, craché sur son poste de Secrétaire à l’Alphabétisation et à la Promotion des Langues nationales.

Le branle bas de la première dame et de l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité de l’époque le convainquit pour qu’il revienne sur sa décision.

Après son éviction du gouvernement le 07 septembre 2017, il démissionna de son poste de Président du Réseau des Enseignants de l’APR le 08 mai, après avoir perdu tous les privilèges que lui conférait son statut de ministre;

– Après celle controversée de Thierno Alassane Sall, ministre de  l’Energie et des mines qui avoue avoir démissionné parce que ne voulant pas signer le contrat avec Total qui compromettait les intérêts de notre pays par rapport à d’autres contrats beaucoup  mieux disants alors que le Premier ministre lui affirme que Thierno Alassane SALL a été limogé  » pas pour des questions de valeurs mais de performances ».

En tout état de cause les contre performances alléguées par le Premier ministre surprennent plus d’un quand elles concernent un ministre réputé être l’un des meilleurs de l’attelage gouvernemental de l’époque.

Qui plus est, elles ne concernent que l’affaire Total où si on se réfère à l’argumentaire même  du Premier Ministre, le ministre Thierno Alassane SALL ne voulait résolument pas signer le contrat en demandant encore un délai de quinze jours et de soumettre le dossier  en question à un autre ministre pour observation;

– Enfin la récente démission du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang continue de soulever encore une vague d’interrogations après qu’il a été cité sur une affaire de détournement dans la gestion du PRODAC.

En effet, un rapport  de l’inspection générale des finances avait fini de mettre le doigt sur une mauvaise gestion du PRODAC avec des investissements tournant autour de vingt-neuf milliards dont les bénéficiaires tardent encore à voir les effets.

Cette démission n’était-elle pas un simple effet d’annonce?

Que cherchait Mame Mbaye Niang en présentant sa démission?

Y’a t-il eu des éléments nouveaux dans ce dossier pour qu’il puisse reconsidérer sa position?

N’avait-il pas exigé un audit « indépendant » de l’OFNAC, de l’IGE ou de la Cour des Comptes avant de réintégrer le gouvernement?

Toujours est-il que Mame Mbaye Niang demeure toujours le ministre du Tourisme dans le gouvernement du Sénégal malgré le rapport accablant sur la gestion du PRODAC dont il était le ministre de tutelle.

En tout cas la République en a subi un sacré coup avec l’affront fait au Premier des ministres qui, malgré son déplacement chez le ministre Mame Mbaye Niang, avec tout son protocole, ce qui semble défier tout protocole et fouler aux  pieds la préséance républicaine, n’est pas parvenu à infléchir sa position.

Rentré du Canada, après le sommet du G7, le Président lui a accordé  dans la même  soirée une audience de quatre tours d’horloge, semble-t-il, pour essayer d’arrondir les angles.

Last but no least, le rapport de l’IGF s’est retrouvé, comme par enchantement, dans les réseaux sociaux, accréditant la thèse du complot contre le mis en cause ourdi par des bras armés du Ministre de l’Economie et des Finances.

Tous ces éléments conjugués ne militent pas en faveur de la sacralité de la République qui doit transcender toutes les contingences et qui, face à toutes ces spéculations qui sont loin de lui être favorables, suite aux affaires de Karim Wade et Khalifa Sall, doit faire preuve de moins de parti pris, saisir cette opportunité pour invalider la thèse du « kumba am ndéy ak kumba amul ndéy » et écarter les forts soupçons du PRODAC assimilable pour certains à  une bourse pour financer une force politique comme l’ APR ou la coalition Benno Bokk Yaakaar aux dernières élections législatives.




Sa démission-reconduction, la place prépondérante qu’il occupe au sein de l’APR, sa proximité avérée avec la première dame, sa loyauté envers le Président Macky Sall sont autant d’atouts qui nous douter de sanctions à son endroit.

A moins que, pour une première fois, le procureur de la République prenne son courage à deux mains et s’autosaisisse de cette affaire qui, par l’ampleur qu’elle suscite et le traitement qui en sera fait pourrait peser sur la balance électorale à huit mois de la présidentielle.

Dieu est grand mais Mame

 

Fait à Thiès le 21 juin 2018

 

El Hadji Abdou Wade dit Mara.

 

«Ko Macky wadi Fuuta? Tus, tus» (Qu’a fait Macky au Fuuta ? Rien, rien)

Hier sur la 2stv,  depuis Guediawaye,on n a entendu que de Macky et du Fuuta narré par des griots.

Pour rappel, tous ces griots avaient chanté Diouf et Wade dans ce même tempo. Transhumants de première heure ,ces énergumènes portent mal et très mal le Fuuta.

Au Fuuta,à l heure où se paraphent ces lignes, le riz est introuvable. Si on le trouve, il est à un prix inaccessible dans une région supposée être un grenier. Il n y a aucune politique agricole viable dans cette région. Donner ça et là des tracteurs ne signifie pas politique agricole.




Au Fuuta,aujourd’hui encore, les paysans versent à l are leurs cotisations pour débuter une campagne agricole. En conséquence, les paysans n ayant pas les mêmes moyens débutent tardivement leurs campagnes et cela impacte les rendements.

En plus , un grand nombre de paysans n exploite que 20 ares par année car les moyens font défaut. 20 ares !!! qui peut vivre avec ?

Et très souvent, quand les récoltes sont bonnes, ils n ont pas où écouler leurs produits.

Si vous avez le toupet de parler du Fuuta, parlez au moins de cela.

Je plains ces leaders qui jettent le discrédit sur toute une région. Utiliser la culture ou la langue peul pour soutenir Macky montre bien une cupidité. « neddo ko banndum »signifie tout simplement que l homme est le remède de l homme. Le pulaar,vous ne le portez pas, sa culture  vous intéresse encore moins. Quelle est la place de l une des langues les plus parlées en Afrique( Swahili, Lingala et Pulsar) dans nos médias ou ailleurs ?




Arrêtez de tout mélanger. Ni pour les pros, ni pour les anti Macky,le PULAAR n est pas un machin.

Aujourd’hui, les Peuls vivent un génocide sans précédent au Mali, ils sont enterrés dans des charniers et pourtant, personne n en parle dans ce pays.

Chanter Macky pour vous remplir les poches et laisser mon Pulsar et mon Pulaagu « wiimi, mbiimi et mbiimaami » pur.

OUSMANE SY

De la nécessité de rétablir la peine capitale au Sénégal

Quand la répression Judiciaire perd sa capacité de dissuasion, elle devient inutile. Bonjour au règne de la canaille, de la racaille et du crime.





Ainsi, la société devient le royaume de ceux qui vivent en marge et au-dessus de la loi. Ils accablent alors les honnêtes gens d’une terreur qui les accule au désespoir. Avec cette situation, culmine la faillite de la politique pénale.

 

Pour remédier à cette catastrophe, il faut impérativement instaurer une déterrencence. En d’autres termes il faut établir l’équilibre de la terreur. Il faut agir de telle sorte que la peur change camp: les honnêtes gens de doivent plus avoir peur des affres de la pégre.

 

Tout au contraire, ce sont les tenants du crime qui doivent être hantés par la rigueur et sévérité d’un système répressif. Il faut un durcissement des sanctions pénales.

 

Depuis quelques temps, il y a dans notre pays une montée de meurtres et d’assassinats crapuleux. Les paisibles citoyens meurent avec une légèreté déconcertante des mains des rebuts de la société. La sanction n’est plus dissuasive et certains se complaisent à des théories pseudo humanistes désincarnées.

 

Notre nation risque de sombrer bientôt dans le domaine de la Justice privée et cela sera le début de la totale anarchie.

Quand la sanction perd son exemplarité, la loi ne peut plus être gage de paix dans la société.

 

Réblissons la peine capitale et ceux qui s’en prennent à la vie avec autant de simplicité reféchiront à deux reprises. C’est un principe simple: tues le premier, meurs le second.





Il faut des sanctions dures, des procédures sommaires et des exécutions avec célérité. C’est ça la Justice ! ⚖ ⚖ ⚖.

 

Maître El Hadji Ayé Boun Malick Diop, Greffier, Secrétaire Général du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST)

Plus on est de fous, plus je me sucre sur votre dos

Depuis un certain temps, une vague de conscience citoyenne émerge au Sénégal. Les réseaux sociaux jouent un rôle décisif à cette percée démocratique. A travers des publications dans les réseaux sociaux, ministre, policier, gendarme, et agent de sécurité ayant failli à leurs missions sont dénoncés, voire, sanctionnés par la loi.

Plus on est de fous, plus on rit

A côté de cette tendance démocratique, le Sénégal est resté ce qu’il était : une terre de TERANGA avec la plaisanterie comme vecteur de socialisation. Ainsi pour se positionner dans la carte des médias de forte audience, certains administrateurs de pages Facebook ont mis en avant cette plaisanterie, vecteur de socialisation, par des blagues. En conséquence, un contrat tacite, plus on est de fous, plus on rit, liait abonnés et administrateurs.




L’allure intergénérationnelle de ces pages a fait qu’il est quasiment impossible de ne pas tomber sur une de leurs publications. Conscient de cet atout, certains administrateurs de ces pages Facebook de divertissement ont choisi de monnayer l’autorisation des publications. Avant de continuer, il nous convient de préciser qu’on est en phase avec une posture libérale expliquant le fait d’être propriétaire d’une page et de monnayer des services.

Plus on est de fous, plus je me sucre sur votre dos

Mais la forfaiture de ces pages de divertissement est à percevoir au niveau des principes. En effet, les administrateurs de ces pages se sont servi des blagues comme appât, pour preuve toutes les publications dans ce sens – vulgaires, puériles, dégradantes, sarcastiques – sont publiées ; cela a permis de hausser le flux des abonnés.  Après avoir atteint une audience de près d’un million d’abonnés, une de ces pages a commencé à monnayer les publications. Des publicités y apparaissaient sans que les abonnés n’en soient conscients.

Ce n’est qu’aujourd’hui, par des images de courriels échangés avec les administrateurs de cette page, qu’un activiste sénégalais basé en France a mis la lumière sur ce business du rire. D’autres blogueurs et activistes ont fait le lien entre cette vente de publicités et les apparitions de publications concernant des entreprises de décoration, d’ameublement et d’autres dans l’agroalimentaire au Sénégal. C’est le sentiment d’avoir abusé de la naïveté des « followers » qui semblent faire mal à nombre d’abonnés de cette page.




Pour finir, nous précisons que tout ce que nous déplorons est relatif au manque de transparence de l’orientation de cette page. La ligne commerciale de cette page facebook de 930mille abonnés devait être clairement définie. Tous ces « followers » actifs, dont les administrateurs de cette page avaient fait le classement, ne seraient pas à l’aise en sachant qu’il y a eu un marchandage, en filigrane, de leurs blagues. Enfin, nous invitons les administrateurs de la page à rester neutres dans le cadre des échéances électorales de 2019.

 

 

TRAORE Cheikh Tourad

Militant de la Société Civile

 

Le « salafisme », un danger pour le Sénégal ?

« Le mensonge sait se faire des alliés, il traîne dans son sillage des milliers de voix qui accusent et on finit par les entendre jusque dans notre sommeil; il ne nous laisse jamais en paix, il nous colle à la peau au moindre signe de détachement, il nous rappelle que c’est nous qui l’avons choisi » Corine Royer

Jadis, les croisés s’armaient d’épées et de flèches, à notre ère les Alliés s’arment de mensonges et de mensonges. Oui ! Ils sont alliés, alliés pour la censure, alliés dans la diffamation, alliés pour faire l’opinion avec le mensonge, alliés pour instaurer une pensée unique, subtilement baptisée, valeurs universelles, alliés pour la sacralisation du bien matériel au détriment du spirituel, alliés pour la dépravation des mœurs au nom de la liberté, enfin alliés contre l’Islam traditionnel.



Oui ! Cet islam dérange, cet islam qui s’est souvent dressé contre l’obscurantisme, cet islam incorruptible, dérange obstinément l’oligarchie bien pensante.

Cet islam fier, digne, « ostentatoire » est à confiner au fond de la sphère privé, à défaut de ne pouvoir l’éradiquer, tel est leur aspiration.

Oui! Cet islam aux vrais valeurs humaines telles que: la sincérité,la loyauté, le partage, le respect d’autrui, l’humilité, dérange parce qu’il obstrue l’impérialisme idéologique moderne.

Cet islam traditionnel qui ne cesse de faire valoir la prédominance des deux sources (coran et sunna) sur tout autre texte est à remplacer par un islam de l’hérésie, corrompu et qui a toujours collaboré avec les grands maîtres, tel est leur conspiration .

Oui ! cet islam, qui, dès son avènement déclara l’égalité entre toutes les «races», dérange ceux qui ont exterminé les Amérindiens et capturé les noirs pour les réduire en esclaves vendus comme du bétail.

Oui! il dérange ceux qui ont colonisé et pillé les terres africaines puis déporté ses vaillants fils..

Oui! L’islam dérange ceux qui ont tué Lumumba, assassiné Thomas Sankara, soutenu l’apartheid et commandité le génocide rwandais.

Ils l’ont osé, ils ont osé dire qu’ils sont civilisés, humanistes, et droit-de-l’hommistes, malgré les multiples crimes perpétrés par leur mains tout au long de l’histoire. Maintenant, ils osent dire, qu’ils aiment l’Afrique, et ils viennent la sauver (même si ils l’ont jamais quitté) de l’islam radical, disent-ils. Ils veulent préserver son Islam soufi quiétiste, gage de stabilité, jasent-ils.

Ah oui ! Qu’y a-t-il de plus naturel pour un impérialiste que d’être toujours aux cotés de ses « collabos » tant qu’ils peuvent lui être utile ?

Dès lors leurs alliés noirs, aux esprits colonisés, aux aspirations fanatiques nous disent aujourd’hui que l’islam traditionnel consiste un danger pour l’Afrique, un danger pour le Sénégal.

Y a t il plus aveugle que celui qui voit la réalité en face et la transforme en mensonge pour mieux le contempler ?

Comment un islam qui prône haut et fort le suivi sans condition du Messager de la miséricorde peut il être un danger? Un messager qui pardonna à tous ses ennemis lorsqu’il détenait le pouvoir de les exterminer. Comment un islam qui appelle à lire les textes à la lumière des compagnons d’un messager, qui interdit tout ce qui peut mener au désordre, au chaos, à la tuerie, peut-il constituer un danger? Comment un islam qui crie haut et fort l’obligation d’obéir aux dirigeants des musulmans, déviants soient ils, peut il déstabiliser un pays? Comment cet islam des lumières qui se réfère à Abu Bakr, Oumar, Malik, Shafi, Ahmed, n’en déplaisent aux colonisés, peut il être un danger? En fin de quel danger parle-t-on?



Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veux pas voir !

Oui ! Cet Islam que vous nommez tantôt « salafisme » tantôt « wahhabisme » est un danger.

Oui ! Il est un danger pour les intérêts des puissances, à qui vous avez vendu votre religion à un vil prix

Oui! L’islam traditionnel est un danger contre toute hérésie menant à l’extrémisme ou au laxisme.

Oui!Il est un danger pour les « marres-à-boue», maîtres chanteurs fossoyeurs de la République .

Oui! L’islam traditionnel est un danger pour les néo-esclavagistes qui cultivent l’ignorance aux seins de la population afin d’être mieux servis.

Oui! L’islam traditionnel est un danger pour votre impérialisme idéologique.

Oui ! L’islam traditionnel est un danger pour quiconque œuvre pour la « privatisation » de l’islam .

« Le mensonge est la chose la mieux partagée » ainsi débute le « nouveau discours de la méthode néo-coloniale

Ainsi nous concluons ce modeste article : « le terrorisme et le mensonge sont les armes du faible, pas du fort » Ghandi

Nous combattons les deux, et par la grâce d’Allah, nous vaincrons !

Vive L’islam! Vive le Sénégal !

Fadel Ndiaye

Réponse à Idrissa Seck

Celui qui dit d’avoir occupé une position de quasi président de la République en 2003 et qui a été incapable de déclencher des chantiers exceptés les chantiers de thies dont tous nos compatriotes connaissent la suite (accusations de détournement de deniers publics et des fonds politiques )




Sur les fonds politiques, je me rappelle la question de alassane samba Diop le 29 octobre 2006 à la rfm  » donc vous détenez le compte des fonds politiques franc par franc. ? Idrissa seck répond  » totalement  »

Celui qui dit n’avoir aucun doute par rapport à la culpabilité de karim meissa Wade
Celui qui, paresseux, a voulu un raccourci vers le palais au détriment d’un combat sur le terrain que le président macky sall avait choisi et gagné incontestablement .

Celui dont sa méchanceté et sa jalousie envers le président macky sall ont pris des proportions inquiétantes d’où sa communication intempestive .

Celui qui joue son va tout à l’élection présidentielle de 2019
Celui qui, en terme de tortuositè , a fini de séduire nos compatriotes , ne peut pas nous divertir.




Je me rappelle aux propos de maître Wade à son égard
 » suite aux démarches de serigne abdoul aziz sy junior que j’ai finalement accepté de recevoir monsieur idrissa seck »

Seydou diouf
Porte Parole Apr Dakar plateau

Réflexion: Le Sénégal n’est pas un pays pauvre

Qu’est ce qui définit un pays pauvre?

En fonction du PIB (Produit Intérieur Brut). J’éviterai de rentrer dans les détails techniques, mais pour faire simple, il désigne simplement la totalité de ce qu’un pays a produit durant un certain temps (1 an en général). Exemple : ce qu’ont produit les entreprises, communément appelé aussi création de richesse.

La question : est-ce réellement juste et pertinent pour nous autres Sénégalais, africains en général ?

Chez-nous, des « mères » se lèvent fièrement de bonne heure et parcourent des kilomètres pour vendre du poisson en porte à porte. Est-ce pris en compte?




Nous avons des familles d’agriculteurs qui se nourrissent de la production de leurs propres champs et revendent le surplus. Là encore en a-t-on tenu compte dans le calcul de notre PIB ?

Les femmes de ménages (domestiques) produisent bel et bien un service. Est-ce pris en compte?

Le vendeur de café touba ? De « beignets Douguoup » (beignet à base de mil)? De kourouss (chapelet)? On pourrait en citer des centaines.

Pourquoi le PIB devrait définir notre niveau de richesse? Quelle est sa pertinence lorsqu’on sait que les réalités culturelles des pays qui composent notre planète sont très différentes les unes des autres, voire même contradictoires ?

La richesse est un paramètre tout bonnement relatif.

Elle devrait être mesurée relativement en fonction de la personne qui la détient. Ses besoins, ses croyances, son état d’esprit, ses réalités personnelles. Je m’explique.

Mon niveau de salaire ne définit pas forcément mon niveau de richesse. J’ai des revenus de 100.000 Francs par mois (que j’ai produit pour mon foyer), mais j’en dépense 50.000. Mon voisin gagne 700.000 Francs par mois, mais a besoin de 850.000 pour vivre. Selon le PIB, ce dernier est plus riche. Est-ce sensé ? Dans tous les cas c’est très discutable.

Qui accepterait d’être considéré comme pauvre? A partir de la seconde où ce statut est accepté, les individus perdent toute aptitude à agir. Il dessine un cadre et neutralise la majeure partie des initiatives éventuelles.

Le PIB est paradoxal.

Saviez-vous que le Sénégal est la 4eme économie la plus stable d’Afrique selon l’agence de notation Standard and poor’s? Ce, derrière l’Afrique du Sud, le Maroc et la Namibie.

Etes-vous également au courant que le Nigeria devrait passer 9e économie mondiale en 2050 devant l’Allemagne, l’Angleterre et la France?

Autre exemple: le Rwanda qui connait une avancée fulgurante tant sur le plan économique que de ses infrastructures, est classé dans le top 25 des pays les plus pauvres au monde? Plus exactement 17e tout juste devant le Tadjikistan.




Oui, il faut reconnaître que la misère existe chez nous. Nous avons des endroits sales. On n’en disconvient pas. Comme partout d’ailleurs. Il y a de la misère aux Etats Unis. Il y a des parisiens SDF. Il y a aussi des gens qui ne mangent pas à leur faim à Tokyo. Il y a des analphabètes au Brésil. L’Inde est un pays submergé par ses déchets et pourtant ils sont 7e au classement mondial des pays les plus riches.

On ne prête qu’au riche. Cet adage est aussi populaire que notre Tiebbou Dieune national (riz au poisson). Comment concevez-vous alors que les pays soit-disant riches continuent de nous prêter de l’argent ? La réponse est dans la question.

Par ces passages qui précèdent, je tente simplement de démontrer que le statut de pays pauvre que nous nous attribuons n’est pas du tout justifié en mon sens. Nous avons été formatés et conditionnés à voir l’avenir sous cet angle. Or, la richesse c’est de l’actif ! C’est tout ce que nous possédons.

Nous ne sommes pas pauvres !

Au Sénégal, nous avons de l’or, du zircon, du pétrole, du gaz, du cuivre, du zinc, du fer, de l’uranium, du sel, du soleil, de la pluie, des terres supra-fertiles, de l’intelligence, du savoir,…

La richesse c’est aussi les valeurs : le diom, le kersa, le tegguine, la teranga, le respect et yeurmeundé envers nos ainés, …

Nous ne sommes pas pauvres. Nous sommes désunis.

J’ai vu des Sénégalais verser des larmes de déception lorsque le Sénégal a battu la France à la coupe du monde en 2002 : ils supportaient la France!!!

Un proche vivant à l’étranger, a récemment perdu son job à cause d’un de ses collègues sénégalais qui a tout fait pour le mettre en mal avec leur boss, par simple jalousie.

Récemment, le monde a salué l’initiative des supporters sénégalais qui nettoyaient les tribunes du stade après la magnifique victoire du Sénégal contre la Pologne. Hélas, certains (sénégalais bien évidemment) y ont vu de la fumisterie : « vous ne faites pas ça chez vous pourquoi le faire ailleurs ». Quelles que soient les raisons, l’acte est à applaudir. Notre réaction devrait être de rebondir sur cet élan afin que cela puisse être perpétué dans nos propres stades, nos marchés, dans tous nos lieux publics.

Le 20 juin 2018, « des manifestants tués en Gambie, l’effet de voisinage avec le Sénégal », titrait une presse de la toile. Dire que le diable se nomme « Sénégal ». C’est irresponsable ! Vouloir s’opposer à la politique d’un seul homme ne devrait pas pousser à salir son propre peuple.



Nous ne sommes pas pauvres. Nous n’avons juste pas foi en nos capacités.

Les élans de changement ou de rupture sont systématiquement étouffés à toutes les échelles.

Si tu as l’audace d’avoir des initiatives, on te dira que « dou marcher, boul sonnou » (Ne te fatigues pas. Cela ne marchera pas).

Si tu as le malheur d’avoir soif de réussite, de vouloir te battre, on te collera l’étiquette que « da ngua beugg khaaliss » (tu aimes trop l’argent), ou que « gueumo yallah » (tu n’as pas foi en dieu), « da ngua tiite ».

Comment voulez-vous que ça fonctionne?

Comment allons-nous évoluer avec des expressions négatives dans le genre « Sénégal dou dem » (Le Sénégal n’avancera pas) ? Nos enfants sont presque condamnés (par nous même) au formatage psychologique que nous n’y arriverons jamais. C’est faux!

Je pense sincèrement que s’il y a une seule chose à laquelle notre futur Président (ou actuel) devrait s’atteler, c’est de re-booster la fierté Sénégalaise.

Nous devons être fiers d’être Sénégalais. De tout temps. Quelle que soit la situation et non juste lorsque notre équipe de football gagne un match.

Une nation n’a jamais réussi grâce à un seul homme ou un bloc d’individus. Celui ou celle qui nous promettra le contraire nous ment.

J’en appelle donc aux artistes, aux footballers, à la diaspora, … ceux qui ont des moyens intellectuels et financiers. Si vous voulez vraiment être utiles, de grace, arrêtez vos distributions de rations alimentaires. Ce sont des actions louables, mais totalement contre-productives : une fois que ces dons seront consommés, les bénéficiaires retourneront à leurs situations initiales.

Pour aider un proche ou un compatriote, offrez-lui la chance de s’en sortir seul ! Comment? Certainement pas en lui faisant un don. Un prêt pourrait être plus intéressant. Avec un taux à 0% donc sans intérêt, étalé sur 5, 10 voire 15 ans si vous voulez. Eventuellement avec un différé de remboursement sur une voire plusieurs années. C’est ainsi qu’il se responsabilisera et se sentira digne. Par là même, vous créez de l’emploi, vous participez à la progression de la situation économique de son foyer et du pays en entier.

Je finirai cette réflexion sur cette citation de Maya ANGELOU: « le succès c’est vous aimer vous même, c’est aimer ce que vous faites et c’est aimer comment vous le faites. »

Alioune SECK, citoyen sénégalais et fier.

https://www.facebook.com/alioune.seck.75

Et si Malick Gackou devenait raisonnable ?

Force est de reconnaitre que contrairement à l’euphorie et à l’enthousiasme des militants et sympathisants du Grand Parti, monsieur Malick Gackou ne pourrait pas être un candidat redoutable aux présidentielles de 2019.
Sa formation politique est quasi inexistante en dehors de Guédiawaye ce qui veut dire que le Grand Parti n’a aucune existence au niveau National. Donc même si c’est un leader politique qui soigne sa personnalité il lui reste à démontrer à 08 mois des échéances électorales sa capacité organisationnelle pour mobiliser en dehors de son prétendu fief de Guédiawaye où son bourreau monsieur Aliou Sall a une parfaite main mise sur le terrain politique.
Monsieur Aliou Sall non comptant de faire des prouesses en temps que maire de la ville a effectivement les moyens organisationnels de fédérer toutes les forces vives de Guédiawaye autour de sa personne pour la réélection de son frère le président Macky Sall au premier tour des présidentielles de 2019. Je doute fort que Monsieur Malick Gackou à quelques mois des présidentielles dispose de ces capacités organisationnels dans son prétendu fief.
Ceux qui n’ont pas cette forme d’organisation sont sur le terrain politique à l’échelle nationale pour se repositionner afin de se faire entendre dans les médias. La preuve c’est la stratégie développée par Ngorsi Seck mais pas payante à cause de ses errements communicationnels.



Faudrait dire aussi que la communication de monsieur Malick Gackou ne passe pas du fait qu’on à du mal à percevoir son discours ou son vocabulaire pour ne pas dire sa locution. Et en politique la parfaite maitrise de la communication est un maillon essentiel pour faire passer son discours.
Partant de ces analyses c’est tout de même étonnant qu’un leader politique comme Malick Gackou qui a consenti énormément d’efforts ( 500 millions pour les ASC et au ĢFC, 300 millions aux mosquées, 02 millions par an au lycée Limamoulaye, 21 411 000 FCFA pour des dons de 1098 sacs remplis de kits scolaires ) pour les populations de Guédiawaye est laminé dans son propre quartier à plus forte raison dans sa localité par monsieur Aliou Sall maire de cette ville.
Pendant que Ngorsi Seck qui est pressenti comme son principal rival dans l’opposition a eu à gagner à plusieurs reprises son fief même s’il est en chute libre dans la commune et le département de Thiés depuis les dernières élections municipales.



C’est à se demander comment monsieur Malick Gackou peut avoir la prétention de concurrencer le président Macky Sall aux présidentielles de 2019 alors qu’il n’a jamais gagné la commune de Guédiawaye cernée par monsieur Aliou Sall le maire de cette localité.
Il faut se rendre à l’évidence, le président Macky Sall n’a pas d’adversaires coriaces pour 2019 sinon que des prétentieux aux ambitions politiques démesurées.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
email : emodiop@gmail.com

Appelez-moi Mister Karim et dites bien Meissa Wade !

Ö ma life est dure ! Un temps fou passé entre quatre murs j’endure en ce moment. Ö qu’elle est belle, cette souffrance teintée d’une endurance inouïe ! Pardi, bon Dieu m’aidera à traverser cette dure épreuve. J’ai un destin. Unique. Déjà tracé : de la prison de Rebeuss Island au palais de l’avenue Roume en passant par le Qatar, mon pays d’adoption. Assez de temps passé sous les lambris dorés et sous les ors de ce petit état ô combien richissime et généreux envers moi. En effet, il est l’heure d’affronter cet ogre qu’est Michelin Sall. Il va voir. Je vais le déglinguer. Sans moi, que serait Macky Sall ? Allez demander cela à mon ô combien généreux pater, Abdoulaye Wade, qui l’a enrichi jusqu’au coude ! Mais bon Macky, c’en est une autre paire de manches ! Mon père et moi l’avions pris pour un moins que rien mais bon il est redoutable et est un fin politique. Il nous a tous dribblés. L’on avait oublié qu’il a été à bonne école au Parti démocratique sénégalais (Pds). Macky le jardinier de rêve de mon père. Ce que disait ce dernier. Une erreur monumentale qui a payé cash.





Personne ne croyait qu’il allait me mettre dans le gnouf. Il fallait du gros culot pour le faire. Il est couillu, ce sacré artiste et bon funambule et il vaut mieux que Mamoudou Gassama, ce malien sans-papier qui a sauvé un enfant en plein Paris et devant le regard effaré des badauds. Je n’avais jamais pensé que j’allais endurer l’épreuve de la captivité au Qatar, à l’abri des regards inquisiteurs. Revenir au Sénégal me gratte les poils du nez. Revenir au Sénégal me fait pousser des cris d’orfraie. A force de penser sur ce retour de l’enfant prodigue, je perds de plus en plus mes cheveux. Oups, j’ai eu ma pleine calvitie en plein milieu carcéral, à Rebeuss. Depuis quelque temps, la presse locale que je suis tous les jours et mes missi dominici rapportent des nouvelles de mauvais augure. Karim Wade, est-il présidentiable ? Karim Wade, une fois au Sénégal, sera-t-il contraint par corps ? Tout cela fait flipper. En effet, mon pool d’avocats qui m’a coûté une bonne bagatelle, précise et me rassure. Mais bon, je m’en méfie un peu de ceux-là. Roulent-ils à ma perte ? Tous sauf un ami, l’avocat Amadou Sall. Lui-là, il se jetterait dans le puits pour moi. Un affidé doublé d’un aficionado. Un bonhomme doublé d’un loyaliste. En tous les cas, je suis déterminé à affronter Macky Sall. Cet homme ayant usurpé l’identité de mon père Abdoulaye Wade, le bâtisseur. Il est vrai qu’il a eu le mérite de finir les travaux de ce dernier. Chapeau bas à ce dernier tout de même ! Contrairement à l’autre gus que je n’aimerais pas voir et même en peinture. Idrissa Seck, alias imam Seck, mélangeant tout. Le seigneur du mélange des genres religieux et politique. A toutes ses sorties, il défraie la chronique mondaine et religieuse. Franchement, il devait se taire ! Il ne fait rien plus qu’il ne gesticule.




De son 1 mètre 50, il appelle à une quête nationale pour moi. Ma foi, il se prend pour un calife à la place du calife, oubliant que le calife, c’est moi, Karim mais dites bien Meissa. En effet, ma candidature est lourde à porter.  Les épaules de mes compagnons sont frêles. Désespoir de ces derniers vis-à-vis des obstacles se dressant devant eux. J’ai été condamné à six ans de prison et puis gracié en pleine nuit. Un vrai feuilleton de série b : passeport confectionné en prison et puis expédié tel un vilain colis. Direction le Qatar et je n’ai même as eu le temps de prendre une douche chez moi de peur d’ameuter la foule de sympathisants en liesse qui m’attendaient dehors. Il se dit que j’ai perdu mes droits civils et politiques. En termes plus explicites, vu ma condamnation par la Cour de répression et d’enrichissement illicite (Crei), je ne suis plus éligible et encore moins un électeur. Mais bon, après le dépôt d’un dossier dans l’obtention d’une carte d’électeur, je suis dans une attente fiévreuse. Et le dernier mot appartient à Macky Sall himself. L’espoir est peu permis mais il faut rêver parce que cela permet de vivre. Un drôle d’Etat, ce Sénégal ayant un despote à sa tête ! La démocratie par la force des biceps. En tous les cas, le ministre et garde des Sceaux, Ismaïla M. Fall, le tailleur constitutionnel de Son Excellence Macky Sall, m’a fait un très joli costard que je n’aimerais pas porter. Karim Wade inéligible ! Karim Meissa Wade, monsieur-contrainte par corps ! Mais bon, nous sommes en Afrique et tout est possible ! Il faut se battre et mon père mène bien ce combat épique même s’il devrait aller se reposer sous les cocotiers. Et ça se corse de plus en plus avec cette phrase sortie de la bouche du maître des céans, Macky Sall, « Comment pourrait-on être candidat sans être électeur ? » J’ai fait ce qu’il fallait faire. M’inscrire à l’ambassade du Sénégal à Doha. Libre à la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) de tirer mon affaire au clair. Mais avec Macky, c’est toujours le clair-obscur. Jamais en face.

Toujours dans le dos. Quel fayot, il fait lui-là ! Mais l’heure avance à pas de poucet et la vérité finira par éclater au grand jour, inch’Allah. Et mes compagnons, en ce moment, se mettent en branle-bas de combat. De bons chiens de guerre mais loin d’être des foudres de guerre. Il faut les brusquer pour qu’ils se réveillent. Ce que me disait souvent mon père, le pape du Sopi. Toute tentative de priver d’une belle victoire en 2019 sera vue comme trahison. L’on me reproche d’avoir dérobé 138 milliards de nos pauvres francs Cfa que je devrai rembourser au contribuable sénégalais sinon je subirai une contrainte par corps. J’en suis convaincu que Michelin Sall est capable de cette énième forfaiture à mon encontre mais bon je m’en fiche. J’ai l’impression d’être une vulgaire marchandise que le vendeur a fourguée à un client bizarre. Connaissant Macky, il va fouiner encore dans mes affaires. Eh oui, je ne dirai rien sur ma supposée binationalité. Qu’il aille chercher par lui-même ! Qui cherche trouve afin ! Bon Dieu, je suis né français, je ne saurais renier cette identité remarquable. En tous les cas, je suis prêt au sacrifice. A l’ultime don de moi pour la patrie ! Je combattrai Macky Sall,  je le battrai et le peuple en sera témoin. Pourvu que ça soit un combat à armes égales. Et non pot de terre contre pot de fer. Des fois, mes adversaires oublient qui je suis. Je m’appelle Karim Meissa Wade, fils d’Abdoulaye Wade et de Viviane Vert ! Et l’on parlera encore de moi, de mes frasques et de mes combats à venir.

POUYE Ibra

Réflexion: A propos du conflit entre la RTS et le GFM.

Le conflit ouvert entre la RTS et la TFM sur les droits de retransmission des matchs  à la veille de la coupe du monde de football en Russie nous plonge au cœur même des pratiques partisanes voire des conciliabules entre amis ou compagnons de route au sommet de l’Etat  en contradiction avec l’éthique républicaine de règlements des conflits par les organes habilités en la matière. Au plus, il nous livre un scénario inédit de gestion des conflits ou à tout le moins d’un arbitrage politique initié par le premier ministre, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne  entre la RTS, une structure de service public et la TFM, une entreprise privée afin d’arrondir les angles en vue d’une part de voler au secours du ministre – conseiller Youssou Ndour, par ailleurs président du conseil d’administration  du Groupe Futurs Médias ( GFM ) et d’autre part de faire pression sur les responsables de la RTS afin qu’ils renoncent définitivement de porter l’affaire devant la justice pour un arbitrage. Cette guéguerre entre les deux chaînes de télé démontre à suffisance les limites du champ  d’application des prérogatives du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel  ( CNRA ).




Ce procédé singulier du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne visant à empêcher de facto à la RTS, un média du service public de réclamer au niveau de la justice un droit exclusif de retransmission des matchs de la Coupe du Monde de Football au détriment de la TFM, est un aveu de faiblesse et une volonté manifeste de couper la poire en deux afin de ne froisser le ministre – conseiller Youssou Ndour ou à tout le moins de protéger son mentor, notre président par défaut Macky Sall des capacités de nuisance voire de pression de son allié du mouvement  Fecce Maci Bolé.

Au-delà de cette décision politicienne de règlement du conflit commercial entre les deux entreprises de presse, l’intrusion du premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne dans le dossier constitue  un précédent dangereux et fort regrettable de banalisation des droits de propriété juridique des entreprises sénégalaises. Qui plus est, dites – nous, monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, pourquoi est – ce aujourd’hui  nécessaire voire juste de priver à un démembrement de la puissance publique en l’occurrence la RTS de son droit légitime d’ester en justice afin d’empêcher à un concurrent direct dans l’espace médiatique de profiter de son bien ? Mieux, la justice sénégalaise n’est – elle pas plus habilitée que vous pour dire le droit voire de réhabiliter l’une ou l’autre partie dans ses droits ? Il faut savoir raison garder monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne !

Vous n’avez nullement le droit de solliciter auprès des parties en conflit un arrangement à l’amiable qui risque de priver au Trésor public une importante manne financière. Après tout, dites-nous qui vous a mandaté pour procéder de la sorte ? Ces petits calculs politiciens entre copains sur nos ressources publiques doivent cesser, n’est- ce pas, monsieur Mohamed Boun Abdallah Dionne, vous qui ne privez vous jamais de nous rappeler votre slogan creux de gestion sobre et vertueuse ? A moins que la gestion vertueuse et irréprochable soit exigée aux seuls adversaires du régime de notre président par défaut, monsieur Macky Sall et pour les autres, c’est le temps des festivités voire des détournements de nos deniers publics en toute impunité.

Dans une République respectueuse de la légalité juridique,  il est temps que nous apprenions, n’est – ce pas monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne à jouer la carte de la prudence et à laisser aux entités compétentes la possibilité matérielle de faire leur travail afin d’éviter surtout des arbitrages bidons et qui de surcroît peuvent violer manifestement les droits des parties en conflit.

Dans une République où le respect des normes est la règle, le trafic d’influence doit être combattu avec vigueur afin que nos autorités publiques ne profitent pas de leurs positions en vue de bénéficier de largesses indues.

Dites – nous également monsieur le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  quelle serait votre position voire attitude si monsieur Youssou Ndour, président du conseil d’administration du Groupe Futurs Medias n’était pas un allié du président Macky Sall ou qu’il utilise à dessein son entreprise comme moyen de pression contre le pouvoir ?

Que dire également de vos propos d’une légèreté inouïe  : « N’oubliez pas que vous parlez à un ministre de la République » voire  teintés de condescendance pour rabaisser un directeur commercial d’une entité publique qui en prend pour son grade d’avoir simplement osé réclamer du ministre – conseiller Youssou Ndour un minimum de respect voire de considération ?  Ne sommes nous pas en présence d’un cas réel de conflit d’intérêt impliquant le ministre – conseiller Youssou Ndour ?

Dites – nous, monsieur Mouhamed Boun Abdallah Dionne,  est ce qu’un ministre de la République a le droit de parler comme Youssou Ndour : « Vous n’êtes rien, vous êtes dépassés » pour apostropher de manière désobligeante le directeur commercial de la RTS ? Dites – nous également, est -il admis au Sénégal qu’un ministre de la République puisse manquer de respect volontairement à ses concitoyens en vue de les rabaisser ou de les traiter pour des moins que rien. Je suis d’avis que si monsieur Youssou Ndour n’était pas ministre -conseiller, jamais il n’aurait manifesté de manière ouverte un mépris certain au directeur commercial de la RTS. Un peu d’humilité ne coûte rien à nos autorités publiques.  En revanche, faire preuve d’humilité en toutes circonstances élève la personne dans l’estime de ses concitoyens.

Et puis, monsieur le ministre – conseiller Youssou Ndour, si les agents de la RTS sont dépassés comme vous le dites, est – ce de leurs fautes ? Vous savez sans doute mieux que nous que malgré leur professionnalisme ou leurs connaissances de l’outil audiovisuel, ces agents du service public ont les mains liées en raison de la soumission abjecte de leurs responsables aux moindres desiderata du pouvoir exécutif. Depuis l’indépendance du Sénégal, il en a toujours été ainsi.  En effet, nos  autorités publiques n’ont jamais cessé d’exercer de fortes pressions sur les médias du service public en  vue de restreindre d’une part leur autonomie d’action visant à sensibiliser correctement les citoyens sénégalais sur les enjeux de l’heure voire sur l’opportunité ou l’efficacité des politiques publiques conduites par le gouvernement  et d’autre part de les utiliser comme des outils  de propagande dans le dessein d’endormir le peuple par un usage abusif de programmes folkloriques ou de lutte.

Pourquoi en tant que ministre – conseiller, vous ne  profitez pas de votre proximité voire de votre relation de confiance avec le président de la République,  monsieur Macky Sall pour plaider la cause du service public de l’audiovisuel  afin  qu’il relève de nouveaux défis de modernisation de ses outils de travail voire qu’il se penche sur une approche plus objective de la situation socio-économique du pays loin des lambris dorés du pouvoir ?

En dépit même de la concurrence rude entre les médias, nous devons tous plaider pour un financement conséquent des organes de presse du service public  et pour une réelle liberté de ton des journalistes puisqu’ils exercent en définitive une mission  de conscientisation voire d’éveil des citoyens sénégalais qui à première vue n’est pas la priorité de beaucoup d’organes de la  presse privée. C’est un vrai débat de société qui mérite d’être mené par les acteurs  même du secteur public et de la société civile afin d’engager de véritables changements dans la mise en pratique de nouvelles stratégies de communication ou de la ligne éditoriale.

Par ailleurs, nous devons tous avoir à l’esprit que les médias du service public ont pour seule mission  d’informer et de participer activement à la formation  des citoyens aptes à participer au jeu démocratique voire au développement du pays. La mission des organes du service public est de servir avec loyauté et dévouement le peuple et non de s’enquiquiner avec les autorités de la République en vue d’asservir la masse silencieuse. C’est pour cela qu’il demeure vital de nettoyer voire de vider les médias du service public de cette race de profiteurs  politiciens professionnels ou de griots traditionnels qui détournent sciemment voire sapent le travail des vrais professionnels de l’information en vue de rentrer dans les grâces du président de la République.




Au-delà de la nécessité de porter ce combat citoyen, il demeure impératif de rappeler voire d’exiger de nos autorités publiques le sens de la retenue et de la responsabilité dans leurs actions envers le peuple. Au vu  du dialogue surréaliste tenu au sommet de l’Etat entre le premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, le ministre – conseiller et le directeur commercial de la RTS, il est à la fois indigne et inadmissible dans la République  qu’une autorité profite de sa situation voire de sa position au plus haut niveau de nos institutions publiques pour se permettre un certain écart de conduite. Un ministre de la République ne doit il pas montrer le bon exemple ?

Est-ce que l’orgueil des puissants vous titille au point que vous semblez oublier que la mission d’un ministre de la République est d’être exclusivement au service du peuple ?

Ce peuple meurtri par vos monstrueuses compromissions sur son dos, ne mérite t-il pas un  minimum de considération à partir du moment où vous profitez à volonté de nos maigres ressources publiques en vue de vous pavaner aux quatre coins du monde voire de mener une vie de pacha ?

La République n’est pas une foire ni un lieu de spectacle. Elle est le symbole de notre volonté de vivre en commun. Au demeurant, elle doit être le socle ou le miroir  de nos valeurs de respect, de justice sociale , d’égalité des citoyens sénégalais devant la loi. Elle doit être garante du respect des lois et règlements en vigueur. Au plus, elle doit bannir le favoritisme et plaider en faveur du mérite. En outre, la République doit également être animée par un besoin réel de transparence voire d’éthique et de responsabilité dans la  gestion de nos, ressources publiques ou potentialités économiques.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Clair dans la tête de Macky: il s’en fout

Le Sénégal apparait vraiment comme un ilot avec ses spécificités uniques au monde. Un ilot où vit un peuple que presque rien ne heurte. Avec autant de scandales, avec autant d’injustice, avec autant d’iniquité et roublardises, il est difficile de comprendre le silence de ce peuple.




Quelques voix ca et là pour dénoncer avec force les dérives d’un régime qui a fini d’ériger le « je m’en foutisme » en principe de gouvernance. Un principe qui n’est pas fortuit car il reposerait sur la connaissance du sénégalais en général.

D’une part, on aurait des intellectuels de faible  probité morale, et d’aucune étique. Des intellectuels qui ne penseraient qu’à satisfaire des désirs bestiaux dont la ceinture symbolise la frontière : manger,boire,s’accoupler, le seul sens que le transhumant donne à sa vie. Un amour ardent et avide de ces désirs inhibent la raison et corrompt le bon sens. Tous les moyens sont bons pour être du cote du régime pour s’arroger et jouir à tout prix des privilèges. L’ame, au diable.

D’autre part, la justice ne daignerait lever le petit doigt pour mettre un terme aux comportements et aux actes malveillants qui sont devenus quotidiens et familiers. L’IGE,l’Igf,l’Ofnac et tant d’autres structures ne sont ni de l’APR, ni ni de Benno Bokk Yakaar. Ces structures de contrôles sont bien senegalaises.Leurs rapports ont inquiété des sénégalais et promus d’autres avec le silence complice ou impuissant de la justice. Dans une telle perspective, l’être se soumet ou se démet selon sa probité et son état d’esprit.




Par ailleurs, loin de cette sphère intellectuelle, nous du bas peuple, attendons avec impatience les aumônes de la corruption pour mettre une croix sur notre avenir et l’hypothéquer à jamais. Tout est alors bafoué sans état d’ame.

Dans cette atmosphère amorphe où les âmes se vendent, le seul leitmotiv qui vaille pour le président serait tout naturellement : je m’en fous.

Ousmane SY

Lettre-posthume de Bocandé aux Lions de la Teranga !

Chers frères,

Comme vous le savez, depuis mon opération chirurgicale de mai 2012, j’ai la santé fragile. Ne pouvant plus vous accompagner comme il est de mon devoir de grand frère lors de rendez-vous historiques similaires à celui-ci, je me vois, hélas contraint de vous écrire, depuis mon lit de convalescence, à quelques jours de votre décisif prochain match contre le Japon. Pays qui me rappelle de lointains et merveilleux souvenirs de la Coupe du monde de 2002.

Ah oui ! Qu’est ce qu’on était fier d’être sénégalais ! Quand je repense à ces moments, j’ai presque les larmes aux yeux. Ils nous avaient vraiment fait vibrer ces garçons.




Cette génération était certes loin d’être un conglomérat de saints mais avait au moins leur propre marque de fabrique : LA GAGNE À TOUT PRIX !

Ils ne vont – peut-être – pas vous le raconter, mais la tanière en a bavé avant d’obtenir cette reconnaissance. Je me souviens des différentes empoignades entre certains joueurs notamment entre votre actuel coach Aliou et Fadiga ou encore entre Ferdinand et Pape. Les premiers – par amour pour ce qu’ils faisaient n’avaient pas hésité à s’en venir aux mains dans les vestiaires en pleine mi-temps. Ferdinand, avec son tempérament de battant n’acceptait jamais – même à l’entraînement – que ses coéquipiers se relâchent au marquage. Beaucoup en ont pris – de sa part – pour leur grade. Pape Sarr parmi eux.

Ils avaient tous tellement la gnaque et cette rage de vaincre qu’ils ne se pardonnaient la moindre erreur.

Je ne vous demande pas de faire comme eux puisque chacun à son style, sa façon de voir les choses mais ayez au moins la même envie de GAGNER et de REPRÉSENTER dignement cette noble nation qui nous a tout offert.

Chaque génération doit marquer de son empreinte ce qu’elle vaut réellement. Celle-ci peut être positive ou négative ou encore mi-figue, mi-raisin. Autrement dit, libre à elle de l’honorer ou de passer à côté. Bien avant nous, par exemple, celle du Doyen Mansour, parmi tant d’autres, avait fait découvrir le Sénégal sous une autre facette que celle connue d’antan en nous balisant le terrain. Arriva ensuite la nôtre qui, certes n’avait pas eu l’honneur d’être au summum des rendez-vous, mais a su faire figurer notre nation parmi les ténors du continent. Et la génération de 2002 quant à elle, nous a fait rêver au-delà de nos espérances. Maintenant, à vous de rayonner, non seulement pour notre pays mais aussi pour toute l’Afrique réunie.

Aujourd’hui, cela fait exactement 16 ans – c’était le 22 juin 2002- à deux jours que l’équipe de la Turquie par l’entreprise de son attaquant Mansiz n°17 avait mis fin notre odyssée de franchir le cap historique des quarts de finale pour une première participation à une phase finale de Coupe du monde pour un pays africain. Ce jour-là, devant les plus de 44.000 spectateurs du stade Nagai d’Osaka, notre rêve de faire mieux que le Cameroun de notre frère Roger Milla en 1990 fut brisé par un “but en or” à la 94ème de la prolongation sur un centre enroulé d’Umit Davala n°22 atterrissant à la surface de réparation au premier poteau avant l’entrée des six mètres repris instantanément par le buteur du jour. Mais l’aventure aura été belle pour cette génération !

Ne soyez pas trop naïfs et gardez toujours la tête sur les épaules.

Soyez vous-même, car le meilleur réside dans l’humilité.

Ne vous exaltez pas trop, mais aussi ne vous sous-estimez pas, parce qu’en football, impossible n’existe pas et vous avez tout ce qu’il faut pour le prouver.

Surtout que vous avez la chance de pouvoir compter sur vos aînés comme Omar, Tony, Lamine, Elhadji, Khalilou. ..sans oublier votre coach à l’esprit gagnant Aliou…




Sachez enfin que, comme nous disait, avant de nous quitter à la fleur de l’âge (36 ans), notre aïeul Frantz FANON, dans son livre fondateur pour la jeunesse africaine intitulé “Les Damnés de la terre” et écrit de mai à octobre 1961 : « chaque génération doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».

À vous et à vous seuls, chers frères, de la remplir.

Bonne chance pour la suite. ..

N’oubliez pas de prier pour votre ancien coach Abdou karim (Bruno), notre mentor Mansour et moi car nous en avons plus que besoin.

Que le bon Dieu vous assiste…Amen

Par Elhadji Daniel SO,
Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal
Ensemble, Construisons le Sénégal !
Eldasso@yahoo.fr

Suivant lettre posthume de Jules François Bocande aux Lions de la Teranga.

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