Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

Contribution

Sidy Lamine Niasse est tout sauf inconstant

 » Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage », ce proverbe est bien célèbre sous nos cieux. Les révisionnistes veulent profiter de la polémique qui est née entre le patron du Rewmi Idrissa Seck et le mollah de Léona Niassene Sidi Lamine Niasse pour semer la zizanie en racontant l’une des parties de l’histoire tout en cachant soigneusement l’autre partie.

On peut tout reprocher au président directeur général du groupe Walf Fadjri sauf son inconstance. La neutralité de son organe de presse et l’equidistance froide dont elle fait montre par rapport aux questions relatives aux lambris dorés du Palais ne sont plus à démontrer. Sidi Lamine Niasse et son organe de presse sont l’incarnation vivante du contre pouvoir sous nos cieux.




Du règne de Léopold Senghor où on lui a cassé le bras à Kaolack, lors d’une réunion des éléments du parti au pouvoir, où en tant que jeune étudiant il s’était rendu pour montrer son désaccord par rapport aux idéaux de l’époque, à celui de Abdou Diouf où il a connu un séjour carcéral, Sidi Lamine Niasse a toujours dit non. Durant le règne de Abdoulaye Wade, malgré les tactiques du Pape du Sopi, le compagnonnage a été houleux, on se rapelle tous de l’attaque des nervis et du saccage, subis dans ses locaux. Avec le président Macky Sall, le tableau est plus que sombre, malgré la guerre publicitaire subie par son groupe, le soldat de Walf est toujours droit dans ses bottes, sa ligne éditoriale est restée inchanger.

Donc ceux qui l’accusent d’être de mèche avec le pouvoir pour couler Idrissa Seck, meconnaissent Sidi Lamine Niasse ou sont sujets à une malhonnêteté sans précédent. Le patron du Rewmi a touché les idéaux du patron de presse, la religion musulmane et l’enseignement du prophète de l’islam. L’homme est le fils de Mame Khalifa Niasse, fils aîné de Mame El Hadji Abdoulaye, grand érudit et pôle de savoir de la tidiania. Le père de Sidi Lamine était appelé par ses contemporains  » Le défenseur du prophète Mouhamed « . Ses écrits sont de véritables ouvrages de référence dans le monde musulman.




Pour ses prises de position contre la politique d’occupation de Israël, Sidi Lamine Niasse n’a jamais mis de gants pour fustiger publiquement les sionistes et leur soutien américain, lors des conférences, des gamous ou des émissions de télé. Son média est devenu l’unique tribune, l’executoire de la cause palestinienne au Sénégal. Sur l’homosexualité ou la franc-maçonnerie, le patron de Walf Fadjri n’a jamais eu de double discours, il a été toujours constant.

Par devoir de vérité sur l’affaire Idrissa Seck (Thierno Lô)

Tous les musulmans sont d’accord que Idrissa seck a fauté car emporté par sa communication. Je suis de ceux qui disent qu’à chaque fois que l’islam est touchée nous devons nous élever et c’est ce que je fais toujours sur ce réseau qu’est facebook pour contrer Bernard Henry Levy qui dit que » les pays qui sont porteurs d’une idéologie musulmane ne doivent pas avoir la bombe nucléaire » et doivent être combattus. Et il a poussé Sarkozy à tuer Kadhafi. Et là certains de ceux qui s’agitent on les entend pas sur ces questions de géopolitique contre l’islam. S’y ajoute, nous sommes dans un mois de Ramadan ,comment pouvez vous continuer à attaquer quelqu’un qui a demandé pardon à tout musulman qui s’est senti offensé par ses propos et qui de surcroit connait comme nous les versets ou Dieu parle de la kaaba, de la prière, et du pèlerinage à la Mecque.




Il dit aussi être talibé de Serigne Touba et tout le monde sait que Idrissa seck sait réciter le coran et le prononce bien.Personne n’est mandaté par Dieu pour valider son statut de musulman et de l’autre coté Serigne Touba n’a mandaté personne pour valider qui est son talibé et qui l’est pas et moi je le considère comme mon frère mouride . Dire que je suis talibé de Serigne Touba devrait clore ce débat si autre chose n’est derrière car des excuses ont été présentés .Maintenant vous avez d’autres sujets qui doivent vous mobiliser ce sont les assassinats des palestiniens et les tentatives d’étouffement de l’Iran et cette nouvelle société qui n’est plus en gestation comme je le disais dans une de mes contributions mais qui est là et que déroulent Trump et Israel et leurs alliés dont des pays musulmans dont certains d’entre vous reprennent les mots d’ordre. Suivez mon regard. L’islam a plus important que Idrissa Seck. J’espère que moi Thierno Ibra faty borom Darou ki Serigne Touba dekon ndioboot gui, dounguene ma deukkeul fouma deukout.

Monsieur le président, votre politique éditoriale, s’il vous plait ?

Demain 24Mai ; M, Macky Sall entrera (paraît-il) pour la deuxième fois dans l’histoire, la première étant son accession à la magistrature suprême de ce pays en 2012.

Cette fois c’est peut-être par la porte de l’écriture. L’écriture d’un livre en trois tomes, intitulés « Conviction républicaines ».

En grande pompe on nous a annoncé sur les ondes qu’un symposium sera organisé à cette occasion. Un symposium  où les participants auront une lecture « sans concession, neutre » sur le travail de Macky Sall assure le Président du comité scientifique le Pr Mame Moussé Diagne.

Et à notre doyen – cinéaste Cheikh Ngaido Ba, vice-président de ce même comité de renchérir en déclamant avec la verve qu’on lui connaît « pour la première fois un Président décide d’écrire un livre pendant qu’il est au pouvoir, alors que les autres nous ont habitué aux mémoires après l’exercice du pouvoir ».




Sékou Touré (syndicaliste, presque autodidacte), mort au pouvoir en 1984 ; (qui n’a donc pas eu l’occasion d’écrire ses mémoires) est auteur d’au moins vingt-huit livres. Abdoulaye Wade a publié trois livres dont deux en étant Président du Sénégal,

Pourtant l’Histoire ne retient pas le nom de ces deux grandes figures de l’Afrique contemporaine comme des Ecrivains, mais plutôt pour leur parcours syndical et politique.

La porte de l’Histoire par l’écriture n’est donc pas automatiquement ouverte pour Macky Sall. Il ne suffit pas seulement de publier un livre où même plusieurs livres pour être Ecrivain. Sartre dira ; « je ne suis pas romancier, je suis Ecrivain ».

Il ne suffit pas seulement de remplir des feuilles blanches par des phrases fussent-elles sensées pour être un Ecrivain; faudrait-il encore que sa production intellectuelle soit de nature à apporter de la plus-value à la pensée universelle ; même si c’est de manière romancée.

El Hadj Malick SY dira « bu nu waxee ni diw boroom xam xam la ; na nu laaj ndax boroom xam xam ya noo ko wax – si nous entendons qu’un tel est un érudit ; posons la question est ce que ce sont les érudits qui l’ont accrédité ?».  A l’issue de ce symposium les 60 universitaires et autres érudits conviés à cette occasion  nous diront….. , surtout que Mame Moussé Diagne nous assure que «le Président a pris le risque de consigner dans un texte écrit un ensemble de propositions sur son action».  Et puis « les regards que nous allons porter nous-mêmes sur ce faisceau de propos et de contre propos seront de manière à pouvoir sortir des points de vue qui ne cèderont rien à une démarche consensuelle à priori. ».

Espérons que (Macky écrivain ou pas) ; le symposium en vaudra son pesant d’or massif (présentation au terrou bi avec l’argent du contribuable).

Je veux dire même si les ouvrages de Macky Sall ne s’avèrent pas être de la production intellectuelle de haute facture littéraire et ou scientifique; qu’ils constituent au moins de la bonne matière digne d’être débattue par cette parterre de personnalités du monde universitaire pour l’intérêt du Sénégal. Autrement ça serait un dommage de plus.

Le premier (grand) dommage que le président Macky Sall a fait subir au Sénégal (son économie, son image, son histoire) par le biais de cette publication, est de se faire publier par les éditions Lafont ; une entreprise française. L’ouvrage se vend (après subvention du Président) à 7500 F CFA. Nous pouvons déjà présent jurer que tous les Ministres, les Conseillers, le Directeurs généraux, les responsables de l’APR, et autres laudateurs de la république (même si peu parmi ce beau monde liront le livre) achèteront plusieurs exemplaires du livre (avec l’argent du contribuable) pour eux même et pour les militants. C’est d’autant plus regrettable qu’en ce moment précis les sénégalais se plaignent et déplorent l’omniprésence des entreprises Françaises qu’ils considèrent comme une nouvelle colonisation.

Voire leur Président payer de leurs deniers une entreprise française pour publier un livre dont le contenu les concerne exclusivement, n’est certainement pas la meilleure manière de les consoler, et surtout de les guider vers le chemin de l’émergence.

Lorsque l’idée de publier ce livre chez Lafont a germé, où se trouvaient ses conseillers, El Hadj Amidou Kasse surtout, lui qui est ‘’écrivain’’. Le Président et ses conseillers n’ont –ils pas trouvé dans ce pays un éditeur a la hauteur de sa ‘’pensée’’. Si oui, sur quels critères s’est-il donc basé pour porter son choix sur les éditions Lafont. Si non, quel sentiment doit l’animer de savoir qu’aucun parmi les 15 millions d’hommes et de femmes qu’il dirige n’est capable de donner corps à ses idées sous la formes d’un livre ? Où compte-t-il alors mener ce peuple ‘’d’ idiots’’ qu’il dirige ?




L’activité intellectuelle qui est l’apanage des gens qui constituent la crème de toute nation civilisée et qui a le livre comme véhicule par excellence a-t-elle une place dans la politique (qu’il a consignée dans son livre) de Macky Sall ?

 

J’ose simplement espérer que les députés même Aperistes, vont interpeller le gouvernement sur le fait que le Président ait associé des étrangers (travail éditorial) à sa production intellectuelle qui puissé-je concerne les sénégalais au premier chef, avant de le soumettre à l’appréciation de l’intelligentsia sénégalaise.

 

Macky Sall qui publie. Ça devient une question de souveraineté nationale.

 

Mustafaa Saitque

Poète – Ecrivain – Réalisateur

saitque@yahoo.fr

Petit traité de Realpolitik: Du courage d’agir

Dans certaines situations de crises et autres cataclysmes, la propagande ne peut plus apporter de solutions.

Que faire alors ? Secouer le baobab.

Il faut oser. Agir. Tailler dans le gras.

Et démontrer par là son self control, et le contrôle de la situation !

En politique, la propagande et ses artefacts sont juste des pilules qui abusivement utilisées deviennent rapidement des placebos, surtout si on est au sommet du Pouvoir.




Quand le vent tourne et que le Prince est saisi dans la tempête d’une crise retentissante qui cristallise un ressentiment qui s’amplifie chaque jour encore plus, la propagande qui commande d’offrir le menu fretin en sacrifice pour calmer la vindicte populaire est inopérante.

Le Prince doit dès lors sortir de sa zone de confort. Il lui faudra sacrifier sur l’autel de sa propre survie certains parmi les plus grands compagnons de son régime qui s’affaisseront comme des baobabs, et le fracas de leur chute couvrira le bruit et la fureur de la foule ! Et, surtout, éteindra le feu de sa colère qui jusqu’alors montait crescendo !

Le Prince n’en sera que plus grandi encore.

Car l’opinion publique aura par là le sentiment que la prise en compte par le Prince de son point de vue est authentique, et cette attention active fera fortement effet sur sa soif de justice, qu’il aura étanchée avec le meurtre symbolique de piliers de sa couronne.




Un Prince sous nos tropiques a toujours besoin que son peuple se sente redevable de lui.

Son adhésion dans ce cas l’oblige.

Et il retrouve entièrement le contrôle de la situation. Il donne ainsi la confirmation qu’il est toujours maître du jeu, et de son destin qui ne dépend de l’apport quelque déterminant qu’il pourrait être d’un de ses ex favoris en disgrâce subite.

Sinon, le Prince peut choisir de se complaire dans le compagnonnage de courtisans honnis, et en subir toutes les conséquences.

Un serviteur du Prince est toujours un fusible. En effet, une panne est toujours préférable à un incendie qui n’épargnera ni même le Prince ni son fauteuil, encore moins son régime !

 

 

Cissé Kane NDAO

2 PAC, un leader qui a transformé le monde

J’ai aimé son flow, son bagout, son authentique statut de thug assumé et transcrit à travers des textes qui relatent son intense vie dissipée, sur une mélodie dont la beauté rythmait les malheurs qu’il mettait en musique.

La poésie se fout de la moralité.

Il ne s’agit pas pour un artiste de jouer au prophète puritain, mais de dire la vie, ses beautés ses tragédies ses drames ses bonheurs ses joies et ses jouissances.




Dans la lignée des poètes maudits, des Chants de Maldoror en passant par Les Fleurs du mal jusqu’aux drames des conflits west east coastiens, 2 Pac a réussi avec un talent inégalé jusqu’à nos jours-et beaucoup de sueur-à relater en musique la poésie sanglante de la naissance d’un monde annonçant une révolution musicale qui, comme toute révolution, semblable à cette espèce d’araignée que les petits dévorent en premier pour avoir la force de courir le monde, comme toute révolution donc, disais-je mange ses fils et se dresse sur leurs tombes pour s’affirmer dans toute sa splendeur et sa toute-puissance !

2 Pac marqua par son style iconoclaste l’entrée par effraction du Rap au sommet de la musique américaine et internationale.

Dans un contexte de mondialisation où les USA règnent en maitres, il aura été un des plus grands ambassadeurs de l’Amérique dont il contribua au rayonnement international.

En ces temps-là en effet la première recette d’exportation des USA était l’industrie culturelle.




En associant l’attrait morbide que l’homme a naturellement envers le crime et le sang, en transformant en musique le poème tragique de leur vie dont le point d’achèvement était toujours la mort violente, en réussissant à en faire du business qui rapportait autant de sous que les crimes et autres trafics, 2 Pac a contribué à l’émergence d’une aristocratie issue de la rue, jeune, noire et belle, ayant désormais pignon sur rue parmi les notables milliardaires de l’Oncle Sam.

Thug life, get rich or die trying et j’en passe, ces nouveaux slogans de la minorité américaine firent long feu.

Débarrassés des excès propres aux personnages des années de feu de la rivalité Est-Ouest, les survivants et héritiers de 2 Pac sont aujourd’hui parmi les personnalités les plus puissantes et les plus influentes de l’Amérique et du monde.

Il est mort 2 Pac, il est mort Notorious Big, mais leur mort a mis fin aux limbes de l’obscure aube et permis la naissance d’un jour radieux pour la musique et le peuple afro américain.

2 Pac a été donc un leader.

Il le sera toujours !

Mame Abdoulaye Fall

Idrissa Seck et les «bijoux du suicide» !

Au Japon, le hara-kiri est un mode de suicide volontaire consistant à s’ouvrir le ventre avec un sabre.

Ce suicide a la particularité de conserver sauve l’honorabilité de l’offensé à qui la coutume exige de ne pas survivre à l’humiliation de l’outrage.

Les sabres utilisés à cette fin sont appelés les « bijoux du suicide ».

L’exercice ô combien laborieux auquel s’est livré le Président de Rewmi, Idrissa SECK, en se prononçant sur la question palestinienne, nous semble, à bien des égards, comparable à un hara-kiri communicationnel.




Au moment où il avait fini de se positionner comme le principal challenger du président Macky SALL à l’élection présidentielle de 2019 et installer une peur bleue dans le camp présidentiel à chacune de ses sorties, Idy, réputé bon communicateur, vérité jusqu’au soir de l’interview anodine qui lui a valu cette volée de bois vert, a cette fois-ci pris vraiment les vessies pour les lanternes en choisissant de se prononcer une question aussi sensible en plein mois béni de Ramadan, période choisie par Allah SWT pour faire descendre le coran sur terre par le biais du prophète Mohameth, PSL, que ses détracteurs l’ accusent d’avoir blasphémé.

L’autre réputation, celle  de quelqu’un qui  maitrise bien le coran, source à  laquelle il faisait abusivement référence au point de heurter certaines sensibilités, nous laisse aussi dubitatif, si elle ne s’est écroulée comme un château de cartes après sa malencontreuse sortie.

Que cherchait à prouver Idy dans cette opération de charme « intellectuel » qui mettait en cause des dogmes jusque là bien établis ?

Quelle plus-value espérait-il tirer dans cette opération où il avait tout à perdre et rien à gagner ?

Idy s’est donc enlisé dans les marécages d’une communication « religio-confrérique », si on y ajoute son point de presse de clarification, où il risque de laisser toutes ses plumes.

Ne s’est-il pas fait hara-kiri avec les sabres de Bakka, ses propos irrévérencieux tenus sur les prophètes Mohameth et Ibrahim,  sa pédanterie et sa logorrhée démesurées qui vont le pousser jusqu’à défier un imam de la Mecque à qui il promet de dire la bonne destination en compagnie d’un Juif ?

Le dernier « bijou du suicide » ou le dernier sabre, et non le moindre, n’est-il pas d’affirmer urbi et orbi  son appartenance à la confrérie mouride autour de laquelle il laissait encore planer le doute ?

Le faisant  ne s’est-il pas mis à dos une partie des Tidjanes qui ne lui pardonneraient pas de renier leur tariqa au profit d’une autre ?




Si ce n’est pas un hara-kiri cela lui ressemble fort, à la seule différence que celui-ci ‘est ni volontaire ni honorable pour quelqu’un qui avait déjà gagné la sympathie de beaucoup de Sénégalais.

Mais il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ? Idy, en véritable sphinx, peut toujours renaitre de ses cendres en renvoyant dos à dos l’Arabe et le Juif à qui il dira finalement : « Bakka n’est ni la Mecque ni le mur de lamentations mais, tenez-vous bien, Mbacké » Touba Mbacké, s’entend, forteresse dans laquelle il compte trouver refuge pour aller à la conquête de l’électorat mouride qui, par devoir de reconnaissance peut-être, lui déroulerait le tapis rouge pour 2019.

Euskey !!!

 

Fait à Dakar le 23 mai 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara.

 

M. Idrissa Seck, à 59 ans, la sagesse doit prendre le dessus sur vos « thiaay-thiaayerie »

Dans une de mes sorties contre l’ancien premier ministre Idrissa Seck , j’avais indiqué que sa bouche était son pire ennemi et cela, malgré qu’il ait appris du grand maître Abdoulaye Wade et des grands héritiers de Seydi El Hadji Malik Sy (Rta). Après les chaudes larmes versées ( in direct), les déclarations et contre déclarations sur ses déboires en 2004, jusqu’à la dernière faisant état de la fin de l’éclipse politique, on aurait cru qu’ Idrissa Seck a tiré toutes les leçons de ses désastreuses sorties médiatiques, mais celle faite volontairement sur l’islam pour s’attirer le lobby juif ( j’étais dans une opération de marketting), montre à quel point Idrissa Seck est doublement effrayant et vénéneux. Il vient de prouver au peuple sénégalais non seulement qu’il n’est pas digne d’assumer la haute charge de président du Sénégal puisqu’à presque 60 ans, il évoque allègrement son côté thiaay – thiaay mais surtout qu’il peut aller jusqu’à compromettre ses convictions religieuses uniquement pour la conquete aveugle du pouvoir. Voilà pourquoi, malgré tout ce qui lui est arrivé de sa propre responsabilité, et quelles que soient les accusations portées contre des personnalités comme le.président Macky Sall, Idrissa Seck fait peur aux sénégalais puisqu’à la vertu , il oppose toujours la ruse et les vices( thiaay- thiaay). A ses 7% de 2012, il va tourner en deçà de 5% en 2019 car les sénégalais n’ont pas.besoin d’un homme politique aussi tordu et perfide et qui s’amuse en toute irresponsabilité avec leur intelligence et leur foi.




Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique / Présidence de la République.
Responsable politique Apr Grand Yoff

Exemple malheureux de transhumance religieuse pour acquérir le pouvoir

Durant tout son règne  à la fin du XVIIeme siecle , le Damel Biram Yasin Boubou avait laissé à son cousin Déthiao Maram Ngalgou son titre de Dyambor, ou héritier présomptif de la couronne. Mais ce dernier, aussitôt assis sur le trône, s’empressa d’enlever à sa tante Yasin Boubou, mère de son prédécesseur, son titre de reine ou lyngèr en la faisant remplacer par sa propre mère, Maram Ngalgou.




Cette décision causa un grand mécontentement parmi les notables et les princes et Yasin Boubou elle-même alla trouver un marabout influent, le Cadi Ndiaye Sall pour se marier avec lui dans le but de réunir ses propres forces à celles de son mari pour renverser le nouveau Damel

 

En effet, cela fut fait. Le marabout ne tarda pas à attaquer Déthiao Maram Ngalgou qu’il tua dans un court combat à Khéléré et fit remplacer, sur l’ordre de sa femme, par le prince Mafaly Faly Gueye qui se fit musulman et prit l’engagement de ne jamais boire d’alcool.

Or les talibé du marabout le surprirent en train de boire et l’assassinèrent après deux ans de règne

Cet abominable acte, sans précédent dans l’histoire des Damel, — tuer un roi pour l’avoir trouvé en train de boire — suscita un grand émoi parmi les notables et les princes, et même Yasin Boubou en fut indignée.

Après une réunion secrète de l’assemblée des notables, il fut décidé de faire appel au roi du Saloum, Makhourédia Diodio, frère de la victime, pour venger ce crime et pour être élu Damel.




Ce dernier s’empressa de venir avec une formidable armée et fut reçu à bras ouverts par tout le pays. Il remplaça son frère assassiné sur l’ordre du marabout Ndiaye Sall. Celui-ci, au lieu de fuir, attendit le nouveau Damel à Khéléré où il fut à son tour tué dans le combat.

Sources Recueil sur la Vie des Damel   par Tanor Latsoukabé Fall  Introduit et commenté   par C. Becker et V. Martin

L’affaire Idrissa Seck: une vaine polémique

Au moment où L’Ethiopian Airlines – compagnie aérienne nationale de l’Ethiopie – attend la livraison de son 100eme appareil, au Sénégal on polémique depuis quelques jours sur les sens étymologiques des deux termes arabes « Bakka » et « Makka ». On comprend maintenant pourquoi le pays du regrétté Mamadou Dia peine toujours à réaliser son décollage économique.



L’affaire Idrissa Seck au-delà des différentes prises de positions, doit interpeller sur la nécessité de dépassionner le débat politico-religieux au Sénégal. Depuis la fameuse intervention de l’ancien premier ministre, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer des propos qu’elles considèrent comme attentatoires aux fondements de l’Islam, religion à laquelle Idrissa Seck est désormais « excommunié » selon le « decret » du « tout-petit puissant mollah de Walfadjri ».

 

La conférence de presse de Sidy Lamine Niasse a d’abord servi de premier assaut à une série d’attaques contre le président du Parti Rewmi qui donnant son point de vue sur la question palestinienne a commis des erreurs qu’on devrait même pardonner à un humain. Au verset 53 de la sourate 39 Az-zumar, Allah le Tout-Puissant nous dit « Ô mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la Miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux ».

 

Pourquoi, le PDG du Groupe Walfadjri n’a-t-il pas dénoncé avec autant de zèles les dérives confrériques sous nos cieux où certains religieux s’autoproclament ouvertement « dieux » à l’occasion de leurs manisfestations ? Pourquoi n’a-t-il pas convoqué la presse nationale et internationale pour communiquer sur la crise scolaire et/ou universitaire où des enseignants ont été brimés et un étudiant tué récemment ? Il est donc clair que son attitude est comparable

 

  • celle d’un sniper en mission commando chargé d’abattre un adversaire politique qui ne cesse de regagner la sympathie et la confiance des sénégalais.

 

Après la riposte d’Idrissa Seck face à l’assaut de la « coalition Al Kazab » pilotée par les généraux Ndiaye et Niasse, la ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, « ce machin beige-marron » entre dans la danse pour prêcher la mauvaise foi. Ces imams qui sont aux abonnés absents quand il faut dénoncer les injustices dont les fidèles qui se prosternent derrières eux sont victimes, sortent de leur hibernation pour jeter l’opprobre sur le seul homme politique du Sénégal auquel ils devraient se reconnaître. Idrissa Seck, j’allais dire « Mara » se réfère régulièrement et avec passion au Saint Coran et autres textes sacrés. Chers imams et prédicateurs, je suis aux regrets de constater que le discours du clergé à l’occasion du pélérinage marial de Popenguine vaut mille fois que votre déclaration inopportune et circonstancielle.




A tous ces prétendus porteurs de voix et groupes influents, sachez qu’il y’a mieux à dire dans ce Sénégal où l’économie est sous la coupe réglée des multinationales françaises, où le système éducatif est à genoux, où près d’un million de personnes est menacé d’insécurité alimentaire, où la consommation d’alcool touche en majorité des jeunes qui souffrent d’un chômage chronique devant l’incapacité d’un régime autoritaire qui pense plus aux prochaines élections qu’aux prochaines générations.

 

paptoure2004@gmail.com

Menaces sur le pluralisme politique au Sénégal (Matteo Maillard, Le Monde)

Analyse. Divisée, affaiblie, l’opposition a du mal à se remettre de la mise hors jeu de ses deux principaux chefs de file, explique le correspondant du « Monde » à Dakar, Matteo Maillard.
Par MATTEO MAILLARD Dakar, correspondance
Temps de lecture : 4 min

Dans son rapport annuel, Amnesty International a condamné « le caractère ciblé des poursuites » (Emmanuel Macron accueille le président Macky Sall à l’Elysée, le 20 avril). BENOIT TESSIER / REUTERS
Analyse. A neuf mois de la présidentielle sénégalaise, le libéral Macky Sall n’a jamais été aussi sûr d’être réélu. Six ans de règne lui auront suffi pour morceler une opposition qui l’accuse de démanteler l’une des démocraties les plus fortes d’Afrique de l’Ouest à coups d’arrestations de dirigeants politiques et de mesures anticonstitutionnelles. Des critiques auxquelles il oppose une confiance tranquille, promettant « une victoire dès le premier tour » au scrutin du 24 février 2019.

Son assurance frôle parfois l’arrogance, comme ce soir du jeudi 19 avril, où il a profité d’une visite de courtoisie en France auprès de son homologue Emmanuel Macron pour battre campagne et se féliciter devant ses soutiens de l’adoption d’une loi très contestée par l’Assemblée nationale. Le texte, qui introduit un système de parrainage, vise à freiner l’inflation de candidatures dans un pays qui recensait, en 2016, 272 formations politiques. La mesure, perçue comme discriminatoire par les petits partis et les candidats indépendants, a été adoptée à l’unanimité dans un hémicycle boycotté par l’opposition.

Tandis que M. Sall se félicitait de son bilan depuis Paris, à Dakar, les rues s’embrasaient dans la contestation. Manifestants, mobilisés contre une mesure jugée « antidémocratique », et policiers échangeaient pierres contre gaz lacrymogène. Alors que les principaux leaders de l’opposition réclamaient un « droit de marche » afin d’exprimer leur mécontentement, au moins quatre d’entre eux ont été arrêtés, dont Idrissa Seck, ancien premier ministre de 2002 à 2004 sous la présidence d’Abdoulaye Wade – M. Sall l’avait alors remplacé. Aujourd’hui président du parti Rewmi, il prépare la prochaine présidentielle, bien que candidat malheureux aux deux précédents scrutins.

Au lendemain d’une garde à vue de vingt-quatre heures, M. Seck a qualifié M. Sall de « triple violeur de la Constitution » pour avoir porté la loi des parrainages, avoir interdit les manifestations et pour une ancienne promesse non tenue : celle d’être revenu sur son engagement à réduire son septennat à un quinquennat dans le cadre d’une vaste révision de la Constitution en mars 2016. La décision avait laissé un goût amer aux Sénégalais, leur rappelant le wax waxeet (« se dédire d’une promesse », en wolof) du président Wade, qui avait brigué un troisième mandat en 2012 après avoir inscrit la limite de deux mandats consécutifs dans la Constitution.

Accroissement de la dette

Le succès de M. Sall, qui bénéficie de 32 % des intentions de vote des Dakarois, selon un sondage de StatInfo réalisé début mars, peut être imputé à un programme de développement ambitieux, dont le corollaire est l’accroissement de la dette publique, « passée de 24 % des recettes de l’Etat en 2014 à 30 % en 2017 », observe le FMI (Fonds monétaire international). « L’opposition ne nous fait pas peur, surtout si l’on regarde notre bilan, affirme-t-on dans l’entourage du président. Nous avons ouvert des centrales solaires et doublé notre production électrique. En 2011, il y avait des émeutes à cause des coupures. Nous avons maîtrisé les prix des denrées de première nécessité. Nous avons atteint une croissance de 7 % en moyenne et nous visons une couverture médicale universelle pour 2020. »

SUR LE MÊME SUJET
Sénégal : la révision du code électoral votée dans un climat de forte contestation
« Si Macky Sall était totalement sûr de sa réélection, il n’aurait pas besoin de mener ces attaques antidémocratiques », confie un analyste politique, qui voit dans la disqualification de ses adversaires une méthode de « captation ou d’élimination ». « Lorsque vous avez une majorité, il faut la consolider en allant chercher dans le camp adverse (…) le réduire à sa plus simple expression », avait théorisé le président lors d’une conférence de presse en 2015. Depuis, la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar, a intégré deux grands partis d’opposition, l’Alliance des forces de progrès et le Parti socialiste, en offrant à leurs caciques des postes confortables. Cela lui a assuré une large victoire aux législatives de juillet 2017.

Divisée, affaiblie, l’opposition a du mal à se remettre de la mise hors jeu de ses deux principaux chefs de file. D’abord, Karim Wade, fils de l’ex-président, pressenti pour succéder à son père. Condamné en 2015 pour enrichissement illicite, il vit retiré au Qatar depuis deux ans. Et, surtout, Khalifa Sall, maire socialiste de Dakar et premier adversaire du président, condamné le 30 mars à cinq ans de prison pour « escroquerie portant sur les deniers publics ».

Dénonciation d’un « procès politique »

Pour l’opposition, la main du pouvoir est derrière ces « éliminations ». Une accusation que la population reprend depuis l’éprouvant procès de l’édile, qui a révélé les failles d’un système où le maire paie pour la corruption de toute une caste. Quant au poids de la peine, jugé excessif, il a alimenté la dénonciation d’un « procès politique ».

SUR LE MÊME SUJET
Macron à Dakar : « La seule réponse à l’obscurantisme, c’est l’éducation »
Dans son rapport annuel, Amnesty International a condamné « le caractère ciblé des poursuites » qui semblent viser « uniquement des leaders de l’opposition alors qu’aucune suite n’est donnée aux rapports concernant la gestion des personnalités proches du pouvoir ». Khalifa Sall, alors en détention préventive, s’est vu refuser à plusieurs reprises sa libération sous caution malgré une immunité parlementaire obtenue depuis sa cellule aux législatives de juillet 2017 – levée depuis. Tant que Khalifa Sall n’est pas condamné en cassation, il garde l’espoir de se présenter à la présidentielle.

Idrissa Seck et plusieurs opposants veulent déposer un recours auprès de la Cour de justice de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), afin d’attaquer en inconstitutionnalité la loi sur les parrainages. Une initiative qui pourrait contribuer à régionaliser la querelle politique au Sénégal. Une mauvaise nouvelle pour Macky Sall.

Par MATTEO MAILLARD Dakar, correspondance
Publié À 11h20
http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2018/05/22/menaces-sur-le-pluralisme-politique-au-senegal_5302700_3232.html

Disséquer les propos blasphématoires de Idrissa Seck (Ahmed Khalifa Niasse)

Il doit être dit ici que les propos qui vont suivre n’ont rien à voir avec le parti Rewmi, ses responsables, ses militants. Ils ne sont pas, non plus, dirigés contre la personne d’Idrissa Seck à qui nous avons déjà exprimé notre sympathie à plusieurs reprises. Car l’homme n’est pas dépourvu de qualités. D’ailleurs c’est une forme de sympathie que d’appeler son attention sur cette turpitude blasphématoire. Nous le félicitons, même, d’avoir choisi mon ami et frère ainé, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Khalife Général des Mourides, comme nouveau guide. Cela doit, par ailleurs, le pousser à la discipline et à la rigueur, car un Mouride ne blasphème point.

Nous ne le condamnons pas mais nous l’invitons à deux choses.

La première est de faire un mea culpa direct. Car les propos à l’encontre du Prophète Abraham, père du monothéisme et fondateur de l’Islam originel lui-même ne les accepterait pas vis-à-vis de son ascendant paternel. On doit le même respect au Prophète Abraham qu’au Prophète Mohamed (psl). D’ailleurs dans la Salat Al Ibrahimia, souvent citée sur le minbar à Touba, il est demandé (à haute voix) au Seigneur de faire accéder notre Prophète (psl) et les siens aux mêmes faveurs déjà accordées  au Prophète Abraham et aux siens.




Tout mot déplacé à l’encontre du Prophète Abraham l’est aussi à l’encontre de notre Prophète( psl) . Et, par ricochet, à l’encontre de Khadimou Rassoul, vicaire et corollaire du Prophète Mohamed (psl). Et donc de tous les prophètes.

Telle que je connais la rectitude et la grande piètè hors normes de Serigne Mountakha, s’il avait écouté lui-même  ces propos il se serait évanoui immédiatement. Sachant que sa qualité de Gardien de la Rectitude et de Valeurs aura été  atteinte.

Il est inadmissible qu’on dise que la Mecque, lieu de pèlerinage et qui revient comme un leitmotiv dans les écrits de Bamba, n’est pas l’endroit adéquat et que lui Idrissa Seck est le seul à le connaitre. Alors que Dieu a révélé tout le contenu de Son Royaume jusque dans ses dimensions nano.

C’est Serigne Touba et son enseignement qui continuent celui des prophètes que vous avez gravement mis en cause. C’est, peut-être, pourquoi vous avez annoncé une adhésion qui n’était qu’un secret de polichinelle.

Lorsque Idrissa Seck dit que le lieu dit Bakkaa connu de lui seul est lié étymologiquement au mot arabe Boukkaa( pleur ou lamentation)c’est qu’il ignore simplement que le Verset……35 ..de la Sourate…8…évoque ces lamentations sous la forme du mot Moukkaa.

Idrissa Seck a provoqué le monde entier. L’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Malaisie….Même les musulmans de Chine et de l’Inde l’ont maudit.

La deuxième chose est de tout faire pour obtenir le pardon de Sidy Lamine Niasse, fils de Mame Khalifa Niasse, l’un des plus grands saints que l’Islam ait connu et dont la malédiction ne pardonne pas.




Parce que des politiciens sans vergogne avaient provoqué Baye Niasse, le frère cadet de Mame Khalifa Niasse une hécatombe s’en est suivie. Certains de ces leaders sont restés paralysés ç vie. Après avoir occupé des directions englobant la sous-région..

Si, toutefois, vous ne faisiez pas je le dirai au Khalife Général des Mourides.

Ne sait-on pas que pendant son séjour à Diourbel une personne se disant Mouride a envoyé deux lettres à Elhadj Abdoulaye Niasse, père des deux illustres personnages cités plus haut. Il s’agissait de lettres d’insultes. Lorsque les deux lettres lui sont parvenues non seulement il a invité le Talibé en question à se repentir mais il a écrit de sa propre main ceci ; « Tout ce qui est dit à ce saint homme, à ses enfants et à ses petits fils de bien ou de mal je considère que la parole en question s’adresse à moi directement »

In fine je ne vous souhaite pas un Sayfyou Niasséne dont vous aurez été la cible. C’est imparable. C’est foudroyant. Ce n’est pas une menace, c’est un conseil.

 

Dr AHMED KHALIFA NIASSE

Au-delà de la bourse, toute une vie (Un ancien de l’Ugb)

La bourse, c’est la vie de l’étudiant. Son importance lui déborde, va au delà du simple cadre universitaire et épouse toue l’étendue de ses interactions sociales. En réalité, derrière le simple geste d’appuyer sur quelques touches du guichet automatique de banque (GAB) ou sur son téléphone pour voir dérouler devant lui une somme d’argent que l’Etat lui accorde chaque mois sur la base officielle de critères de mérite et d’excellence, l’étudiant reçoit tout ce qui fait sa vie et celle de ses proches.

Au sein du campus social, la dignité de l’étudiant est suspendue à  sa bourse. C’est d’abord dans sa propre chambre et au milieu de ses camarades qu’elle agit en premier en tant qu’élément distinctif entre les apprenants. Il s’établit, pour emprunter un terme cher à Karl Marx, un vrai « système de classes »  qui s’accompagne d’un regard social derrière toute une panoplie d’images, de  préjugés et de représentations. Avec la bourse, l’étudiant acquiert une réelle assurance sociale et une très grande fierté parmi ses camarades.




Au niveau du campus pédagogique, la bourse se transforme en un ressort puissant sur lequel l’étudiant s’appuie pour renforcer sa solidité et sa stabilité psychologique. Sous ce rapport, la bourse constitue chez lui un facteur déterminant d’optimisation de ses capacités cognitives et de performance dans les études. Elle représente ainsi, la clé de voûte de la réussite de l’étudiant et la garantie d’un avenir professionnel certain.

En dehors du cadre universitaire, la bourse place l’étudiant au cœur des interactions humaines. Ce qui lui permet de sentir une vraie existence sociale. Par le jeu des échanges autour de la symbolique et de la valeur fonctionnelle de la monnaie, la bourse de l’étudiant participe considérablement au bonheur de la famille et des proches. C’est là où elle revêt un caractère important de la vie sociale. D’ailleurs, elle a fini par emporter la vie de Fallou, changer celle de sa propre famille et modifier la trajectoire professionnelle de hauts responsables universitaires. Elle impactera la vie de certains agents des forces de Sécurité et de défense et de leurs commandants.




Tout ce qui précède démontre à suffisance que la question boursière est trop sérieuse pour s’accommoder d’une politique approximative de la part de l’Etat. Ce qui est sûr, c’est que si les pouvoirs publics ne s’emploient pas urgemment à trouver des solutions durables et définitives à la crise boursière cyclique qui secoue les universités, ce sera pour bientôt la fin de la vie de l’enseignement supérieur, lui-même. Des signes sont déjà apparus à l’Université Gaston Berger de Saint Louis où les flammes de la furie des étudiants ont emporté une grande partie du bâtiment qui abritait le Rectorat. Et la question que tout le monde se pose c’est de savoir combien de temps faudra t-il au nouveau Recteur, ne serait-ce que pour trouver de nouveaux locaux pour son administration ?

 

En attendant, nous ne pouvons qu’espérer que cette situation ne dure pas trop « long-temps » et que ces flammes qui ont dévasté le centre stratégique de ce haut lieu du savoir n’emporteront pas aussi toute la vie de l’enseignement supérieur au Sénégal, et avec elles,  l’avenir de toute une nation.

 

 

 

Khalifa MBODJ

Ancien étudiant de Sanar

 

EL MAESTRO Idrissa Seck

Qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, on ne peut nier á Idrissa Seck son talent de tribun, maître incontesté de la parole et de l’art oratoire.

Dans sa réponse au duo Sidy Lamine Niasse et Bamba Ndiaye, l’édile de Thiès a encore confirmé sa maîtrise de l’arme du verbe.

Le maître mot dans la prise de parole, c’est la confiance en soi (si vous n’avez pas confiance en vous-même, personne ne vous fera confiance). Pis, le manque de confiance face á votre auditoire est aussi apparent que le bout de votre nez (tout le monde l’apperçoit, sauf vous-même). M. Seck a une confiance inouïe en lui-même. D’ailleurs; d’aucuns lui reprochent un égo surdimensionné. Vrai ou faux, la diatribe est son allié le plus constant dans ses prises de paroles.

La deuxième chose tient du fait qu’il respire. Quand Idrissa prend la parole, l’horloge s’arrête face á lui. Il devient maître de l’espace temporel. Il avance selon un registre langagier propre et recherché (qui ne le quitte jamais).




Des entournures de la langue française á son succulent wolof kaajor kaajor, il use et abuse de métaphores colorées et déclame dans une démarche presque chantonnante (si vous êtes pressé, allez faire un tour). Son discours est parsemé de paraboles et
repose sur un argumentaire séquencé et souvent référencé (Coran, Bible, classiques littéraires, etc). Ce qui dénote d’une grande culture générale chez l’homme.

N’est-ce pas lui qui entonnait récemment parlant du président de la République : « Le président Sall peut peu ». Peupeupeupeup ! Ce que j’ai trouvé ça beau. Ou encore la symbolique de la cravache évoquée dans un échange de piques avec le chef de l’Etat, en parlant du cheval du parti APR qui doit être bien fouetté pour mieux le pousser au galop.

Sa dernière synonymie « ensemencer » parlant du prophéte Ibrahima (Rta) et ses envolées sur la crise Israélienne lui valent la fatwa de Sidy Lamine Niasse et compagnie. Mais lá encore, il faut le reconnaître, El Maestro a repris le controle de « sa » communication, en tenant un simple point de presse selon le modéle du saucissonnage.

1) D’abord en dégageant le superflu. Il réaffirme sa foi et convoque publiquement (et avec force), son appartemance á la communauté mouride. (relisez l’art de la guerre de Sun Tzu, pour juger de l’importance des alliés quand on part au front).
2) Il présente ses excuses aux musulmans (que ses propos quand bien même dénaturés auraient choqués …Ah bon !). Ce faisant, il isole Sidy Lamine et Bamba Ndiaye, avant de les traiter subtilement de politiciens roublards encagoulés par ces mots wolofs savamment distillés : « ma nieuw ci caay caay politique ngui ».

Mais le coup de maître vient à la fin.




En effet, en différant sa réponse á la fin du mois béni de Ramadan, Idy maintient le suspense á son avantage, impose le rythme du dialogue et en contrôle les épisodes. Néanmoins, comme le clap de fin d’un film est toujours le moment dont on se souvient le mieux, il caricature méchament ses challengers, en leur collant le sobriquet de Mousseydima Ndiaye Alkazab et Mousseydima Niasse Alkazab, avant de quitter precipitamment sa table. Pour qui sait ce que représente le personnage sombre de Mousseydima Alkazab dans l’histoire de la religion islamique, c’est Sidy Lamine qui doit s’arracher les cheveux.

Ha, j’oublais, l’homme officie toujours avec un large sourire dont on ne sait s’il est sympathique ou carnassier… Chapeau bas !

Babacar Ndiaye
Communicant Spécialiste

Réflexion: Le gouvernement des paradoxes

Le Sénégal est le champion du monde des contradictions hilarantes. Au Sénégal, le ridicule ne tue pas, la honte n’existe plus, la vergogne a déménagé sous d’autres cieux et la dignité est devenue une chimère, une utopie…
Pour moi la plus grosse arnaque, l’un des paradoxes les plus désopilants est de refuser (à 10h) de payer des bourses dérisoires à des étudiants et d’attendre qu’un étudiant soit tué pour les payer à 15 h.

Cela prouve que ce n’était pas un problème de trésorerie, car dès qu’il y a eu mort d’homme, lesdites bourses ont été payées. Vous n’avez pas de problème de trésorerie puisque les fonds politiques de la présidence de la République sont de 738 millions par mois, ceux de la primature de 120 millions par mois, 50 millions par mois pour l’Assemblée Nationale et 40 millions par mois pour le HCCT (dont je ne vois aucunement l’utilité).
Vous n’avez pas de problème de trésorerie puisque que vous créez des agences à tout va et que votre gouvernement compte 83 ministres (40 avec portefeuille et 43 sans portefeuille).




Par ailleurs des étudiants sans bourse, en conséquence sans ticket de restauration peuvent bien aller manger dans les restaurants du campus puisque les repas étaient disponibles, c’est mieux que de mourir de faim. Au pire des cas, il aurait juste fallu leur enlever le prix du ticket lors du paiement de leur bourse, et c’est tout. Cela aurait mieux valu que de les bombarder de grenades, de lancer l’assaut sur eux jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Pendant ce temps les vrais criminels courent les rues ; pendant ce temps des honnêtes citoyens se font agresser tous les jours ; pendant ce temps des enfants se font kidnapper, violer, mutiler et sacrifier ; pendant ce temps des voyous à col blanc, criminels en puissance vivent de notre argent : l’argent du contribuable.

En 20 ans de pouvoir avec Senghor, il ya eu 2 morts dans les universités suite à des manifestations d’étudiants, une avec Abdou Diouf en 20 ans, une avec Abdoulaye Wade en 12 ans et déjà 2 avec ce régime en 6 ans : vous battez tous les records.

Si vous pensez que vous allez échapper à la justice divine ici-bas et dans l’au-delà, vous vous trompez. Toutes ces morts sur des routes mal entretenues alors que vous vous partagez plus d’un milliard par mois en fonds politiques, tous ces Sénégalais qui meurent de faim alors que vous volez l’argent du contribuable ne seront pas oubliés. Un jour ou l’autre vous rendrez des comptes et le réveil du « lion qui dort » sera brutal et douloureux ce jour-là.

Papa Mbar Faye,
Chargé de communication du mouvement Defar Sénégal.

La ruée des compagnies pétrolières et gazières vers le bassin sédimentaire sénégalais: quels risques environnementaux et socio-économiques sur la biodiversité marine?  

Les récentes découvertes importantes de pétrole et de gaz au Sénégal par les juniors pétroliers dans l’offshore Sénégalais ont fait la promotion du bassin sédimentaire côtier sénégalais en y attirant de plus en plus les compagnies pétrolières internationales en particulier les majors qui cherchent à tout prix à s’octroyer des blocs offshores. Ces activités de recherches pétrolières et gazières dans les côtes sénégalaises ne seront pas sans conséquence sur certaines activités économiques à l’occurrence la pêche artisanale si elles ne sont pas bien encadrées.

Nous savons tous que l’exploitation des hydrocarbures peut générer des opportunités économiques inestimables  à l’Etat  et aux communautés en promouvant un développement durable, mais aussi des externalités négatives.  Cependant, notre modeste contribution essaie  de traiter  les risques  environnementaux et socioéconomiques  liés spécifiquement aux  activités de prospection sismiques, de forage exploratoire et d’exploitation éventuelle des blocs pétroliers offshores  sur les ressources halieutiques et sur la pêche artisanale.

Il faut comprendre que c’est dans le sous-sol, plus précisément dans les bassins sédimentaires que les hydrocarbures sont générés, au niveau des roches mères, à partir de la matière organique, au cours d’un processus long de dizaines à des centaines de millions d’années, dans des conditions de pression et de température élevées. Elles migrent ensuite à travers les couches sédimentaires perméables, avant de s’accumuler dans des « pièges » constitués dans les roches réservoirs pour devenir des réserves ou gisements exploitables. Ces réserves sont les cibles des méthodes d’investigations géophysiques telles que la sismique. Et au cas où elles satisfont à un certain nombre de critères, elles font l’objet de forages.

En Afrique, les premières découvertes de pétrole et de gaz, remontent à la période coloniale, avec les sociétés occidentales appelées « les Majors » comme Exxon, Mobil, BP, Shell, Chevron, Texaco, Elf, Total. C’est le cas de l’Algérie, l’Egypte, la Lybie, le Nigéria, le Cameroun, le Congo, le Gabon, l’Angola etc. Ces pays sont connus pour être de riches provinces pétrolières.

Dans les autres pays, il faudra attendre quelques dizaines d’années après leur accession à la souveraineté internationale, pour assister aux premières découvertes de pétrole et de gaz, à la faveur du premier choc pétrolier de 1973.

Au Sénégal, les premières découvertes de pétrole offshore ont vu le jour vers les années 80 alors que personne n’imaginait qu’une goutte de pétrole pouvait jaillir de notre bassin sédimentaire. Plus de 160 puits ont été forés de 1981 à 2014, date de la première découverte. Les compagnies pétrolières privées ont ainsi flambé plus de 1 milliard de dollars soit environ plus de 500 milliards de francs Cfa pour l’exploration. Malheureusement pour elles, les recherches ne se sont pas avérées fructueuses avec une découverte de pétrole lourd du Dôme Flore (10°API) non commerciale, au large de la Casamance.

Ce n’est qu’en 2014, qu’il y a eu les vrais fruits de recherches dans le bassin sédimentaire offshore Sénégalais, avec la découverte de pétrole sur Sangomar offshore Profond (entre 475 et 641 millions de barils) ; en 2015 la découverte de gaz naturel (17 à 20 TCF ou 450 à 500 milliards m3) sur Saint-Louis offshore Profond ; en 2016 la découverte de gaz naturel (5 TCF ou 145 milliards m3) sur Cayar offshore profond.

Actuellement, il y a 12 blocs situés en offshore parmi les 19 que dispose le Sénégal et les  activités de recherche, d’exploration  ou d’exploitation future dans ces blocs pourraient entrainer des conflits d’intérêts avec d’autres usagers de la mer notamment les pêcheurs artisanaux vivant au long des côtes sénégalaises.

En effet, une des activités majeures de la côte sénégalaise est la pêche. Cette activité est organisée en deux secteurs : la pêche artisanale qui est conduite à partir de pirogues, est la composante la plus dynamique du secteur et la plus importante en termes de retombées socioéconomiques .Elle constitue une importante source de revenus, tout en contribuant à l’alimentation de la population nationale. Elle induit également le développement de nombreuses activités connexes dont le mareyage, la transformation et le transport qui  sont parmi  les plus importantes.

Quant à la pêche industrielle, elle se déroule sur des navires de plus grande envergure comme les chalutiers domestiques et étrangers (ANSD 2018). Le secteur de la pêche compte au niveau primaire (capture de la ressource) environ 52000 pêcheurs artisanaux et 5000 pêcheurs dans le sous-secteur industriel. Avec le niveau secondaire (transformation, vente), le secteur de la pêche emploie plus de 650000 personnes, ce qui représente environ 1/5 de la population  active du Sénégal (FAO, 2008).En plus d’être importante pour l’économie, la pêche est aussi importante pour la santé des communautés. La pêche fournit plus de 75% de l’apport en protéine animale des populations locales et, avec 36kg par habitant par année, le Sénégal est le deuxième plus grand consommateur per capita en Afrique (York et Gossard, 2004).

La flotte sénégalaise de pirogue est  de loin la plus importante  de la sous-région ouest africaine. Le dernier recensement réalisé en 2005 indique 13.903 unités artisanales de pêche dont 90%  étaient motorisées .Il est  estimé qu’il existe environ  20000 pirogues (CSRP, 2015). La zone exclusive que la législation sénégalaise octroie à la pêche artisanale se situe entre 0 et 7 miles nautiques (12,96 km) du rivage tout au long de la cote (CSRP ,2015).

La pêche dans cette zone exclusive est interdite aux navires de pêche industrielle. Cependant, les pêcheurs artisanaux ne sont pas contraints par cette limitation et il leur est permis d’aller au-delà de cette zone.

Fort de ce constat, il est important d’étudier comment les activités de recherches et d’exploitation des hydrocarbures pourront interférer avec celle de la pêche artisanale au large des côtes Sénégalaise dans ce contexte de convoitise du bassin sédimentaire offshore par les compagnies pétrolières internationales attirées d’une part par les conditions fiscales très abordables et d’autre part par le potentiel du bassin.

Ainsi, les problèmes environnementaux liés à l’exploitation pétrolière et gazière sont énormes. Une fois débutée ces dernières, les dégâts sur les écosystèmes marins sont parfois irréversibles si des mesures idoines ne sont pas prises, raison pour laquelle l’exploitation des hydrocarbures en offshore deviennent  parfois très compliquée avec les activités de pêche. Ceci dit que le Sénégal devra d’ailleurs impérativement veiller aux impacts socio-environnementaux de l’exploitation d’hydrocarbures pour ne pas compromettre cette dernière activité, premier poste d’exportation du pays, et qui a rapporté en devises 204,43 milliards de FCFA (312 milliards d’euros) en 2016.

Actuellement, dans les côtes sénégalaises, au rythme où vont les prospections pétrolières, on peut souligner à tort ou à raison  que les zones de pêche réservées à la pêche artisanale risquent à termes de se réduire considérablement. En outre il y a des risques de pollutions routinières ou accidentelles liés au futur développement des récentes découvertes de pétrole et de gaz dans l’environnement marin, ce qui affecterait la qualité des ressources halieutiques.

Comme annoncé dans les premiers paragraphes, les activités pétrolières offshores comprennent plusieurs phrases et chacune d’elles est susceptible de générer des perturbations au niveau des organismes marins.  Nous en avons répertorié quelques-unes  et qui peuvent décliner à grands traits comme suit :

 

                      Les risques liés aux campagnes sismiques

La campagne sismique constitue la première phase du forage exploratoire, elle se base sur la génération d’ondes sismiques et l’enregistrement de leur action sur le sol et le sous-sol marins. Le nombre de pulsations générées  par  les  activités  sismiques  ne  sont  jamais  inférieures  à  5-8  millions  sur  une superficie de 100 km2 (MPI, 2004). Selon diverses études, les activités d’explorations sismiques pourraient affecter le sens d’orientation des cétacés.  Ce  tableau  ci-dessous  résume l’impact  habituel  des activités sismiques sur la faune marine.

Effet des activités sismiques sur la faune marine

EFFETS SUR L’ENVIRONNEMNT MARIN
Les dauphins et les baleines sont très sensibles aux activités sismiques.         A courte distance :

-mortalité, hémorragies cérébrales, impacts sur le système auditif.

A longue distance :

-Changements de comportement, arrêt de la vocalisation, respiration accélérée, etc.   (jusqu’à 300 Km)

Les poissons sont particulièrement sensibles durant la migration et la période de frai.

A courte distance :

-Hémorragies cérébrales chez les poissons adultes, impacts sur le système auditif  et mortalité des alevins.

 A longue distance :

-changements de comportement (jusqu’à 100 Km)

– baisse de la quantité de poissons dans les eaux peu profondes (- 70%)

– baisse de la quantité de poissons dans les eaux profondes (- 40%)

     (Source Organisation Mer Bleue ,2005

Les côtes sénégalaises sont très riches en termes de biodiversité marine, elles font  parties des écosystèmes marins les plus importants dans l’écorégion ouest africaine. Ainsi, à travers ce tableau, on peut appréhender les risques majeurs que les activités  sismiques pourraient avoir sur les espèces marines. Les mammifères marins, se déplaçant lentement, pourront  être impactés par les ondes sismiques. Egalement les espèces de poissons les plus ciblées par la pêche artisanale à savoir la sardinelle, dorade, mulet jaunes entre autres à cause des ondes sismiques pourront fuir vers d’autres zones. Cependant, on peut ainsi  mesurer  l’ampleur  du  manque  à  gagner  et  des  préjudices   que  subiraient  les communautés  pêcheurs  dans les côtes sénégalaises dont la vie sociale et économique est largement  tributaire  de ces  espèces.

                        Les risques liés au forage exploratoire

Le forage débute déjà durant la phase d’exploration géologique et sismique. Le forage exploratoire permet de connaître le potentiel d’un gisement, s’il est commercial ou non, et d’en estimer ses réserves. Le forage exploratoire produit de façon continue ce qui est appelé « les boues de forage ». Si le gisement est décrété rentable, ces puits exploratoires sont emballés de ciment et leur structure est fixée.Cette dernière action est appelée «la cimentation du puits », qui deviendra alors productif. Cette phase utilise de nombreux produits chimiques dont plusieurs sont toxiques, ce qui provoque une forte pollution. Des sédiments augmentent la turbidité de l’eau et altèrent sa composition ainsi que sa luminosité dans la zone où est effectuée la cimentation.

La majorité des opérations pétrolières dans les pays industrialisés du Nord dont sont originaires les entreprises qui opèrent au Sud, utilisent la technique du renvoi  des  boues  de  forage  dans  des  formations  géologiques  profondes  ou  celle  de l’emballage des boues qui seront transportées sur terre et déposées dans un endroit plus sûr, réduisant ainsi les impacts environnementaux. La toxicité des boues résultant de forages témoins, aussi appelées coupes de forages exploratoires, peut aussi être réduite à l’aide de traitements électrothermiques. Mais ces bonnes pratiques ne sont jamais respectées dans les pays de l’écorégion ouest africaine qui mènent des activités pétrolières offshores.

Selon Oilwatch (Bravo. 2001), les coupes de forages exploratoires libérées en mer agissent physiquement sur le benthon en enterrant celui-ci, ce qui affecte tout l’écosystème étant donné le rôle important que joue le benthon au sein de la chaîne trophique marine. Selon des informations fournies par le secteur pétrolier britannique, les fonds marins de la Mer du Nord sont recouverts de 1,5 millions de tonnes de boues contaminées, desquelles au moins 166.000 tonnes contiennent des hydrocarbures, formant des piles individuelles de jusqu’à 30 mètres de haut. Ces boues de forage contiennent  en outre d’autres polluants comme le sulfate de baryum et des métaux lourds, ce qui peut entrainer de graves conséquences sur la faune marine (Oilwatch, 2005).

                                Les risques liés à l’exploitation

C’est la phase d’extraction des hydrocarbures dans le sous-sol du fond marin, elle est la plus longue, elle peut durer plusieurs dizaines d’années selon  le type de champ. Le chiffre habituel pour la durée de vie d’un champ pétrolier ou gazier est comprise entre 15 et 30 ans mais un très grand champ peut durer jusqu’à 50 ans. Durant cette phase, les pollutions routinière liées aux activités habituelles ou celles accidentelles sont les plus grandes menaces sur les ressources halieutiques et sur l’environnement marin.

Aujourd’hui, les consommateurs sont de plus en plus avertis en ce qui concerne la qualité des produits   halieutiques. Des  réglementations plus sévères   sont   introduites par les gouvernements pour garantir cette qualité. Les pays en développement comme le Sénégal aurait plus de difficultés à respecter les normes sanitaires fixées par le marché extérieur du fait d’une mauvaise cohabitation des activités de pêche avec les éventuels développements pétroliers et gaziers offshores. En effet, la pêche artisanale sénégalaise assure environ 90% des mises à terre et contribue pour près de 60% aux quantités de produits exportés (ANSD ,2011).

Ceci dit que les productions de la pêche artisanale Sénégalaise sont bien tournées vers les marchés d’exportation. Des marchés dans lesquels il y a plus de contrôle de traçabilité de la trajectoire des produits de la mer, depuis les lieux de production jusqu’à la mise en marché. Ces marchés, notamment le marché européen, sont de plus en plus d’accès difficile en raison des normes d’hygiène et de salubrité. De ce fait, des rejets éventuels d’hydrocarbures (opérationnelles ou accidentels) dans  l’environnement marin sénégalais , et leur accumulation dans la chaîne alimentaire, pourraient se répercuter sur la qualité des produits de la mer qui atterrissent au niveau des principaux sites d’atterrissage de pirogues  au niveau des  côtes  Sénégalaise ou vivent les communautaires pêcheurs et ceux qui seront capturés par les chalutiers étrangers.

Cependant sur le plan socioéconomique, cette potentielle perte de qualité de produits pouvant  ainsi entrainer  une perte de marchés essentiels pour les produits halieutiques sénégalais se répercuterait concomitamment sur la baisse des recettes de l’état, et surtout sur celle des revenus des communautés de pêcheurs  artisanaux et de ceux qui ont d’autres activités connexes à la pêche  notamment les mareyeurs et  les femmes transformatrices de produits halieutiques, etc.

 

Les activités pétrolières offshores sont introduites au large des côtes sénégalaises dans un contexte de surexploitation totale et de fragilisation du milieu marin et de ses ressources. Ces ressources halieutiques qui font partie du patrimoine commun de l’humanité, qui assurent la sécurité alimentaire du pays, diminuent et l’environnement marin se dégrade. Tous ces problèmes rendent nécessaire une meilleure gestion des pêches qui impliquerait les usagers de la ressource halieutique, qui en sont les ayants-droits traditionnels dans leur diversité (migrants, sédentaires, mareyeurs, femmes transformatrices…).

Cette gestion doit prendre en considération l’écosystème marin, car la gestion de la pêche, ne se limite pas à la gestion séparée de stocks multiples, mais doit s’étendre à l’ensemble de cet écosystème. Certes le pétrole et le gaz, ressources non renouvelables, peuvent créer beaucoup d’emplois et apporter des recettes cruciales à l’Etat du Sénégal mais ils peuvent aussi endommager les ressources marines, déstabilisent l’environnement socio-économique et politique du pays et à la limite entrainer «la malédiction des ressources naturelles».

Le Sénégal est avant tout une nation de pêche, par conséquent une dégradation de l’environnement marin  par un développement pétrolier ou gazier porterait atteinte au développement économique du pays. Sur le plan social, une telle situation pourrait se traduire par l’insécurité alimentaire et le chômage de la plupart des acteurs du secteur, principalement les pécheurs artisanaux.

Dès lors, face à ces activités pétrolières et gazières, il urge d’avoir une meilleure connaissance de l’environnement marin  sénégalais  pour une gestion durable des ressources marines. A ce titre, un suivi et l’évaluation des indicateurs écologiques, biologiques  et  socio-économiques  devraient  aider  à  prévoir  les  situations  de  tension éventuelle et par conséquent à cibler l’action régulatrice nécessaire. Ces indicateurs peuvent également aider à évaluer les dimensions de l’activité pétrolière et gazière pour contribuer à un ajustement progressif permettant de bien concilier ces activités avec la pêche.

Auteur

Adama FALL : Consultant en Evaluation Environnementale et sociale / Spécialiste en Gestion des Impacts des Industries Extractives et Développement

Focus : Activité pétrolière et gazière

Contact : falladama522@gmail.com

Sidy Lamine Niasse et Bamba Ndiaye, votre indignation est sélective…

A monsieur Sidy Lamine Niasse.
A monsieur Bamba Ndiaye.
À l’association Islamique du Sénégal.
À la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal.
À toutes ces structures, organisations, entités islamiques ou « personnalités » religieuses.
Vous avez été nombreux à monter au créneau pour condamner fermement une déclaration qu’aurait faite Mr Idrissa Seck. Certains se sont donnés l’autorité de l’apostasier de l’islam.
Nous avons assisté ces deux derniers jours à une série de lynchage médiatique de votre part. Nous vous concédons ce droit d’indignation.




Cependant, nous Sénégalais lamda, nous avons eu du mal à comprendre votre posture, parcequ’étant dans un pays où chaque jour l’islam est agressée et salie. Dans un pays où le concept de l’islam est dénaturé. Jamais vous n’avez jugé opportun ou crucial de vous en offusquer et de vous indigner tel que vous l’avez si bien fait sur le cas de la déclaration du frère en islam M. Idrissa Seck.
Nous assistons à une prolifération de l’homosexualité dans ce pays. Plus grave, un célèbre homosexuel à déclaré au Vu et au su de tout le monde qu’il ou elle est une très bonne amie de la première dame. Vous vous êtes tû dans votre coin exerçant ainsi une complicité passive. Et pourtant, dans chacune de vos cérémonies elle en est la marraine principale.
L’organisation des franc-maçons a été autorisé par le gouvernement du Sénégal à tenir leur réunion satanique dans notre cher pays dont les 95% sont des « musulmans ». Là aussi, aucun d’entre vous n’a jugé nécessaire de s’indigner contre cet acte.
Le ministre des affaires étrangères est allé se recueillir devant le mur de lamentations de Jérusalem. Acte blasphematoire. À part quelques voix qui se sont élevées, aucune réaction de votre part.
Qu’avez vous fait pour nos frères palestiniens qui tombent lâchement comme des mouches assassinés par les juifs ? Absolument rien.
Pour ne citer que ceux là.



Tous ces faits plus grave que l’interprétation malintentionnées des propos d’un honnête citoyen par une bande de terroristes moraux encagoulés qui se cachent derrière la religion, qui n’ont fait ne serait ce qu’une once d’indignation, nous font davantage croire que votre dernier sursaut sur la déclaration de M. Idrissa Seck est tout sauf pour défendre l’islam. Les véritables intentions et les raisons de cela, nous ne saurons y apporter une justifications.

Sachez juste que l’islam vous attend dans bien des sujets plus pertinents et qui méritent un débat profond dont seule l’islam en sortirait honorée. Je m’indigne, mais sur ces actes dont vous fermez à dessein les yeux et qui méritent plus mon indignation en tant que musulmans.

Je m’indigne de cette indignation sélective et partiale.

Réflexion: Le mouvement étudiant ne meurt jamais !

La nuit tombe encore sur nos universités, mais elle est porteuse en même temps de la résurrection du mouvement étudiant. L’éclipse momentanée avait produit une insécurité pour les étudiants, parce que leur voix était étouffée par la toute puissance de l’administration, allergique à toute contestation et résistance. Nous sommes en année de commémoration du cinquantenaire de Mai 1968 : le symbole est plein de sens. La mobilisation des étudiants dans les différents campus du pays, depuis la mort tragique de Mouhamadou Fallou Sène, le 15 mai 2018, est un cinglant revers pour tous ceux qui avaient prédit la mort du mouvement étudiant. La présente révolte des universités a pour conséquence immédiate la renaissance inattendue du mouvement estudiantin. Le conflit est une dimension irréductible du champ public ; il permet d’ouvrir des horizons nouveaux. Les étudiants ravivent la flamme de la justice dans notre pays. Aujourd’hui, par une ruse de l’histoire, ils se retrouvent de nouveau au devant de la  scène, comme il y a cinquante ans.




Renouer avec l’esprit de Mai 1968

 

Le crime perpétré contre nos universités a réveillé le mouvement estudiantin dans l’accomplissement de sa généreuse tâche historique. Plus jamais, aucun étudiant ne doit tomber sous les balles des forces de sécurité ! Pour le bourreau et le commanditaire de ce crime, nous demandons le châtiment ! Les étudiants demeurent encore à l’avant-garde des luttes sociales et démocratiques. Parce que, le mouvement étudiant reste dans sa vocation originelle une idée de justice, une école de solidarité et de fraternité, une lutte pour l’égalité. Il se veut aussi la conscience critique et démocratique de notre société, car il a horreur de l’injustice. Il a constitué pendant longtemps « les étoiles humaines, les lampes du peuple » abandonné dans l’obscurité. Il a été « un front ferme et résolu de lutte contre l’ordre établi » de l’hégémonie néolibérale. C’est pourquoi, les étudiants doivent  sauvegarder l’héritage des luttes sociales et démocratiques de Mai 1968.

 

Le mouvement étudiant a  représenté une chance immense pour les jeunes venus des classes économiques et sociales inférieures. La contestation des étudiants est un signal d’espoir et d’espérance, car elle est construction d’un ordre nouveau. Une belle jeunesse est une jeunesse qui refuse de s’aplatir devant l’injustice et l’inégalité. L’État ne doit pas écraser les enfants  venus de l’immense pays qui souffre pour  satisfaire les besoins d’une politique néolibérale et antisociale qui répond aux exigences de la Banque mondiale et des institutions financière internationales. Un État démocratique doit être guidé par un besoin de justice et d’équité et non seulement par une hypocrite efficacité économique pour satisfaire les besoins des plus riches. Suivant l’esprit de Mai 1968, les  étudiants doivent continuer de porter plus haut le flambeau des luttes sociales et démocratiques. Mai 68 reposait sur un désir profond d’une société nouvelle.

 

En dépit de quelques erreurs qui ont mené à sa crise, le mouvement étudiant est encore utile et nécessaire, car il offre « la possibilité d’un discours anti-establishment » pour  faire front contre les réformes néolibérales qui sous le mythe de la méritocratie désagrègent notre école et notre université publiques. Il constitue une voix dissidente contre des formes de subordination, d’oppression et de marginalisation dans la société. C’est un instrument pour protéger les faibles et les oubliés du système inégalitaire de l’enseignement supérieur. De l’Europe à l’Amérique latine en passant par l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), les étudiants se mobilisent contre la privatisation de l’enseignement supérieur. Le mouvement étudiant international lutte contre l’augmentation vertigineuse des droits d’inscription dans les universités publiques. Il est inadmissible d’avoir un système dans lequel ne peuvent accéder que les enfants des classes supérieures. Certains brandissent le plus souvent des modèles importés sans examen pour nous les imposer. A titre d’exemple, le revenu moyen des parents des étudiants de Harvard est le revenu moyen des 2% des foyers américains les plus riches. Un tel modèle est injuste, parce qu’il ne fait que renforcer les inégalités de classe. L’accès à l’enseignement supérieur est un droit pour tous. Ceux qui désirent aller étudier à l’université doivent pouvoir le faire quels que soient les revenus de leur famille. Le mouvement étudiant est porteur d’utopie.

 

Les étudiants doivent reconstruire un grand mouvement national capable de porter de nouvelles revendications sociales et démocratiques à l’image de ceux de Mai 1968. Sans les luttes du mouvement étudiant les portes de l’université seraient fermées aujourd’hui à des milliers de jeunes issus de milieux défavorisés. En réalité, les bourses qu’une certaine élite à la solde de ses privilèges égoïstes discrédite a permis à des milliers d’étudiants de faire des études supérieures. Ceux qui n’en ont pas besoin, parce qu’ils sont issus de milieux aisés ne doivent pas stigmatiser les couches inférieures. Dans un pays de 15 millions d’habitants dont 7 millions qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, il faut des bourses pour soutenir les enfants des familles issues des classes subalternes. L’augmentation des bourses est l’une des décisions les plus justes qu’ait prises le président Abdoulaye Wade. Les acquis du mouvement étudiant sont incommensurables devant quelques erreurs qu’on peut considérer comme mineures à l’échelle de l’histoire. Il a participé à démocratiser l’université sénégalaise en se dressant contre les injonctions de la Banque mondiale qui dans sa doctrine néolibérale dévastatrice considérait jusqu’à une date récente l’enseignement supérieur comme un luxe pour les pays en développement. Des milliers d’étudiants ont été sacrifiés sous le régime du président Abdou Diouf pour satisfaire des politiques désastreuses dictées par les bailleurs de fonds. Les portes de l’université ont été fermées à des milliers de famille. Il a fallu de hautes luttes pour les rouvrir aux enfants des classes pauvres. Des générations d’étudiant, « les yeux pleins de larmes » ont vécu l’insulte d’entendre un gouvernement tenir pour politique : « Le Baccalauréat n’est pas un visa pour entrer à l’université ». Aujourd’hui, des gouvernants irresponsables sacrifient froidement les étudiants dans des universités dites virtuelles (Uvs).  En définitive, la science doit participer à réduire et non à augmenter les discriminations économiques et sociales.





Désormais, il faut sortir le mouvement étudiant de son enfermement dans les Amicales des facultés et des Unités de formation et de recherche (Ufr) qui ne gèrent le plus souvent que des intérêts immédiats et égoïstes de quelques délégués. Il y a nécessité de reconstruire de nouvelles unions nationales qui regrouperont les étudiants  de toutes les universités du pays. Voila ce qui doit être la grande tâche du mouvement étudiant sénégalais. C’est de cette manière seulement qu’on reconstruira un « pouvoir étudiant » capable de peser de tout son poids pour se défendre face à des gouvernants engagés dans des programmes de « marchandisation de l’éducation ». Ce serait une belle manière de renouer avec l’esprit de Mai 1968.

 

Ce nouveau mouvement devra être démocratique et pluriel. Il ne pourra survivre que s’il marche sur la base de la démocratie et du pluralisme. La violence est la grande faiblesse du mouvement étudiant actuel. La masse des étudiants doit être associée de manière démocratique et par des débats libres et ouverts à tous à la conception, la défense  et la mise en œuvre des plates-formes revendicatives. Les luttes sociales et politiques se gagnent par la participation et la mobilisation des citoyens. Le mouvement devra inventer des méthodes démocratiques, des instances démocratiques avec des procédures démocratiques permettant la participation de tous les étudiants qui le désirent. Le mouvement étudiant a besoin impérativement de renforcer sa culture démocratique. Une minorité ne pourra plus imposer sa volonté par la violence et par la terreur : ce serait une attitude suicidaire. Seul un mouvement démocratique peut porter des revendications démocratiques. Le mouvement étudiant n’a pas besoin de violence. Sa force principale repose sur l’idée de justice, son désir ardent de construire un monde nouveau afin de permettre à la masse des citoyens d’accéder à l’éducation. Ce combat demeure actuel  plus que jamais.

 

Le mémorial des martyrs du mouvement étudiant

 

Les étudiants Balla Gaye (1978-2001), Mamadou Diop (1980-2012), Bassirou Faye (1992-2014) et Mouhamadou Fallou Sène (1993-2018), partis à la fleur de l’âge, ne doivent pas tomber dans l’oubli. Ce serait impardonnable. Leur mort doit renforcer la conscience de refus d’une jeunesse estudiantine en quête d’un monde nouveau, d’une société nouvelle, mais qui a fini par comprendre que son salut ne dépend que d’elle-même. Les étudiants qui sont tombés dans les campus universitaires au nom de la justice, de l’égalité et de la dignité  sont devenus des héros immortels ; ils appartiennent à l’éternité. Ils devront vivre dans l’esprit de chaque étudiant tant qu’il existera des universités dans notre pays. C’est maintenant à leurs camarades vivants de se consacrer à la grande tâche pour laquelle ils ont donné leur vie. L’avènement d’un monde nouveau rempli de justice et d’égalité doit être accéléré. Écoutons la voix émouvante et éloquente de Pablo Neruda, le poète des peuples opprimés de l’Amérique du Sud, Prix Nobel de Littérature en 1971. Nous lui empruntons ces mots extraits de son recueil Chant général pour rendre hommage aux martyrs de nos universités :

 

« Les pas peuvent fouler ce lieu durant mille ans, / ils n’effaceront pas le sang de ceux qui y tombèrent. / Des voix par milliers peuvent troubler ce silence, elles n’étoufferont pas l’heure où vous êtes tombés. / La pluie ruissellera sur la place et ses pierres, pourtant elle n’éteindra pas vos noms de feu. / Mille nuits s’abattront avec leurs ailes noires / sans détruire  le jour attendu par ces morts. / Le jour attendu par tant d’entre nous / à travers le monde, l’ultime jour de la souffrance. / Un jour de justice conquise dans la lutte. / Et vous, mes frères tombés, en silence, / vous serez près de nous durant ce vaste jour, / ce jour immense, oui, de la lutte finale ».





Le mouvement étudiant a besoin d’« arsenal symbolique » pour développer un nouveau projet qui lui permettra de demeurer un pôle cristallisateur des luttes sociales afin de défendre « Ce que l’argent ne saurait acheter », pour reprendre le beau titre du livre du philosophe américain Michael Sandel. Il doit continuer de représenter les aspirations des milliers d’étudiants sans perspectives pédagogiques et sociales, broyés par un système inégalitaire. Désormais, le mouvement étudiant a ses leaders historiques, ses dates mémorables, ses mythes, ses pénates, ses chansons, son hymne, sa littérature et ses martyrs. Il ne peut plus mourir, il est devenu un patrimoine national. Tous les martyrs sont d’égale dignité. Aucun d’eux ne doit tomber dans l’oubli. Certains ne doivent pas être plus considérés que les autres dans les commémorations annuelles que leur consacrent leurs camarades vivants. Par conséquent, nous demandons la construction d’un Mémorial sur lequel seront inscrits les noms de tous ceux qui sont tombés pour défendre la cause de la dignité d’être étudiant. Il faudra la contribution des meilleurs historiens du pays pour aider à établir une liste exhaustive afin d’éviter des omissions qui seraient cruelles. Ensuite, les étudiants pourront s’accorder sur une seule date qui sera consacrée « Journée nationale des martyrs du mouvement étudiant » afin d’éviter le danger de la dispersion.

Nous jurons sur les noms de tous ceux qui sont tombés dans nos campus  que notre jeunesse verra la justice sur terre. Et ce jour là, nous nous souviendrons de leurs sacrifices splendides. Car, ceux qui ont donné leur vie pour une cause noble et juste méritent de vivre dans nos cœurs et nos esprits. Nous nous inclinons pieusement devant la mémoire de ces morts, désormais entrés dans le martyrologe de nos universités. En conclusion, Les étudiants doivent dépasser la situation de simples révoltés afin de transformer leur indignation en une révolution démocratique, parce que radicale et non-violente. L’immense voix de Jacques Brel, monument de la musique universelle nous rappelle sans cesse dans La Bastille : « L’avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque  bien des petits révoltés ».

 

 

 

Dr Babacar DIOP,

Ancien leader du mouvement étudiant,

Secrétaire général  des Forces démocratiques du Sénégal (FDS)

babacar.diop1@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Santé mentale: le paradoxe sénégalais (Par Ansoumana Dione)

Dans le passé, le Sénégal était parmi les pays les plus dotés en matière de Santé mentale en Afrique. Cette situation est favorisée par l’existence d’une Faculté de Médecine, à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar où des psychiatres sont formés. D’ailleurs, c’est ici que la plupart des Etats africains envoient encore leurs étudiants pour se faire doter d’un personnel soignant. S’agissant du plaidoyer, l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), que dirige depuis l’an 2000, Ansoumana DIONE, joue pleinement son rôle. Vu son expérience, nombreux sont les spécialistes, chercheurs, étudiants, unviversitaires, entre autres, nationaux comme étrangers, qui lui rendent visite pour puiser de ses connaissances. Cependant, malgré tous ses atouts majeurs, le Sénégal est cité aujourd’hui parmi les derniers pays en Afrique, dans ce domaine. Même les pays comme le Burkina Fasso, le Rwanda, pour ne citer que ces deux, l’ont beaucoup devancé. En Côte d’Ivoire, par exemple, c’est le gouvernement qui a accompagné un béninois, pour la prise en charge des malades mentaux errants. Mais, au Sénégal, c’est tout le contraire. La seule nouvelle structure construite grâce aux démarches solitaires de l’ASSAMM, avec son Président Ansoumana DIONE, a été confisquée puis fermée depuis 2013, à Kaolack, par le régime en place, au détriment de près de trois mille malades mentaux errants. Pendant ce temps, l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye renvoit ses malades, faute de places, sans compter le manque de médicaments auquel il demeure et reste confronté, ce qui complique davantage le traitement des patients.



Malgré l’ampleur et la gravité de la situation, les autorités étatiques ne sont pas conscientes, jusqu’ici, de leurs responsabilités de faire atténuer les multiples souffrances des populations. Périodiquement, des malades mentaux sont assassinés ou tuent eux-mêmes de paisibles citoyens. Malheureusement, tous ces actes regrettables fortement relayés dans la presse, ne les obligent pas à réagir, ne serait-ce que pour s’indigner par rapport aux faits. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, Ansoumana DIONE dont ces mêmes autorités n’ignorent guère les multiples efforts qu’il consentit pour l’amélioration de leurs difficiles conditions de vie, les prend pour les seuls commanditaires des onze cas d’assassinats, commis entre 2014 et 2018, à Tambacounda et Dakar, dont une femme froidement égorgée à la Cité des Eaux Aujourd’hui, l’heure est devenue grave et il appartient donc aux populations de prendre leurs propres responsabilités, notamment suite à l’affaire du gendarme dépressif qui s’est donné la mort à Pikine, en se tirant une balle dans la tête. En vérité, le suicide constitue le seul remède pour ces personnes souffrant de troubles mentaux, pour soulager leurs innombrables calvaires. Peut-être qu’un jour, le Président Macky SALL prendra lui-même en main, tous ces problèmes, pour se reppeler de son passage en 2012, à l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye où il rendait visite à un de ses proches parents, souffrant de troubles pyschiques. Dans ce pays, personne ne veut écouter Ansoumana DIONE. Mais, en réalité, c’est tout le monde qui est concerné. Le retablissement de la dignité humaine ne vaut-il pas mieux que tout ce que nous recherchons? Alors, agissons tous ensemble pour un Senégal meilleur.

Rufisque, le 23 mai 2018,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM

A-t-on sauvé l’école sénégalaise ?

A la suite de 04 mois de perturbations scolaires, le président Maky Sall, la mort dans l’âme, décide d’augmenter substantiellement l’indemnité de logement des enseignants. La presse unanimement titrait : « le président Maky Sall sauve l’école d’une année blanche ». Qu’elle tromperie ! Nous devons travailler à éveiller l’opinion.

Ces grèves, débrayages et rétentions de notes des élèves devenus monnaie courante ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ce sont les manifestations d’un malaise profond que rumine le vaillant peuple du Sénégal imbu de valeurs ancestrales de foi, de solidarité, d’endurance, de bravoure et d’excellence. En effet, les crises sont nécessaires. Elles annoncent l’avènement de paradigmes nouveaux et meilleurs dans le développement des sociétés quand on sait leur apporter les réponses appropriées.




Forcément, quand une société est enrhumée, son école tousse. De génération en génération les crises scolaires et universitaires se succèdent en précipitant la cadence autour de l’année 2000. 1968 marque le premier séisme scolaire et universitaire. 20 ans après, c’est-à-dire une génération, le second séisme donne naissance à l’année blanche de 1988, suivie de l’année invalidée de 1994. Depuis lors les choses s’emballent. Cependant, d’importantes réformes curriculaires  ont été réalisées depuis l’éducation préscolaire jusqu’ à l’enseignement secondaire en passant par l’élémentaire et le moyen. Les taux d’accès ont connu des bonds significatifs. On s’achemine vers un TBS de 100%.

En effet, les autorités dans une réflexion prospective ont tenté de rêver au type de sénégalais nouveau à former. En 1971, fut votée la première loi d’orientation de l’éducation nationale. Encore 20 ans après, en 1991, la seconde loi d’orientation de l’éducation nationale naquit. Dans les deux textes, la constance demeure la transformation du milieu, l’avènement d’une société sénégalaise développée fondée sur ses propres valeurs nationales en liant l’école à la vie, la théorie à la pratique et l’enseignement à la production. Hélas, aujourd’hui l’abîme est là, béant. Le produit livré par notre école ne nous satisfait pas encore après 58 années d’indépendance.

En plus de la crise identitaire qui caractérise l’homo sénégalensis dans sa foi et sa pensée, tous les produits de valeur que nous consommons, nous sont étrangers. La langue de travail et de promotion sociale nous est également étrangère. Nos pouvoirs successifs ont travaillé à tuer l’école du Sénégal, l’école publique dont ils sont pourtant les purs produits. Celle-ci est aujourd’hui transformée en marché. Les niveaux des enseignés à tous les niveaux font la honte. Tous les signes de perturbation et d’explosion future restent présents. Les causes sont endogènes et sont inhérentes au mode de fonctionnement du système elle-même.  Cette école publique qui jadis faisait la fierté de tous est actuellement désertée par ses usagers et considérée comme pestiférée par ceux qui détiennent un certain pouvoir économique et notamment ceux qui dirigent le pays.

Bref ! De qui se moque-t-on ? On martèle dans la conscience du citoyen : « le Président Maky Sall a sauvé l’école… ». Les enseignants, dégoûtés et démotivés se sont tus. Ils savent bien que ces propos ne sont pas justes. C’est une ruse qui ne fait que différer et accumuler les problèmes de l’école. Les parents le savent également. Tout le monde le sait.  On refuse de regarder le problème en face. Malgré les investissements colossaux réalisés dans le système, le sénégalais ne croit plus à son école.  Il faut arrêter ! Trop c’est trop ! On ne joue pas avec l’éducation de la jeunesse. L’éducation est un domaine de priorité stratégique que tout Etat responsable doit traiter sérieusement. L’éducation est le plus sûr investissement qu’un peuple peut s’offrir pour accéder au développement intégral.




Qu’on nous dise comment l’éducation et la formation constituent une priorité au Sénégal, quand on entasse pendant plus d’une décennie un déficit horaire annuel de 400 heures, quand on viole tous les standards internationaux de qualité en matière d’éducation et de formation, quand on entretient un déficit chronique dans la formation des enseignants « corps émergeants », quand la situation économique et les conditions de travail des enseignants se dégradent de plus en plus et que le statut social de ces derniers est aujourd’hui durement éprouvé? Qu’on nous démontre également par quelle alchimie pédagogique peut-on résorber le volume horaire perdu cette année en prolongeant les apprentissages de deux semaines ?

S’y ajoute maintenant l’assassinat récurrent d’étudiants sur les campus parce qu’ils réclament le payement de leurs allocations d’études. Quand on veut s’approprier un peuple il faut s’attaquer à l’industrie qui produit ses ressources humaines. Le mode de colonisation à la française l’a assez bien démontré.  Colonisé hier, puis décolonisé aujourd’hui, le sénégalais est atteint dans le cœur et dans l’esprit.

Au total, il ne s’agit point de sauver chaque année l’école mais de travailler à construire une école fondée sur nos valeurs culturelles. Il nous  faut une école restructurée, orientée vers les besoins nouveaux de notre société et ouverte à la modernité. Nous devons : I. introduire nos langues nationales, II. Assurer une bonne formation initiale et continuée des enseignants à tous les niveaux, III. Orienter les masses de jeunes, selon leur capacité, dès le lycée, dans les filières en fonction des ressources locales, IV. Faire des universités, exclusivement, des espaces d’excellence et de recherche pour les meilleurs bacheliers, notamment pour les nouvelles filières et les métiers du futur, V. Enfin promouvoir l’économie du savoir.

Amadou  Koné, inspecteur de l’enseignement à la retraite, Saint-Louis.

 

Idrissa Seck et les pièges du Verbe: Bou wakh baré fook assaka guéna thia

Dans nos sociétés sénégambiennes on a peur  du verbe , on se méfie de la puissance de la parole et de ses supports la langue et la bouche.

Car la parole encense, honore, déshonore, maudit, exile, guerit et parfois tue On pouvait mourir pour une parole donnée ;On pouvait tuer pour une parole pour  une injure ;

La prise de parole devait être rare au niveau de l’autorité – le Damel Birima Fatma Thioubou  Fall ne s’adressait à ses sujets qu’une fois par an .Elle s’adressait jamais directement à la foule que  par le biais d’un  porte parole ou d’un maitre de la parole.




L’autorité parlait de façon inaudible  à l’oreille du Maitre de la parole qui transmettait à haute voix à la multitude les propos. Maitrisant l’art oratoire la communication, le Maitre de la parole savait comment reformuler et tempérer les propos de  son souverain .

Le malheur d’Idrissa SECK, c’est qu’il veut cumuler en sa personne les deux fonctions d’autorité et de maitre de la parole  .Brillant orateur malheureusement ,il n’a, pas la dimension d’un kilifeu du niveau de chef de village ou de délégué de quartier.

Récemment voulant grossièrement récupérer l’émotion causée par la mort tragique de l’étudiant Fallou Séne de l’UGB ,Idrissa SECK a fait un violent khakhar à l’egard de nos forces de sécurité nationales les traitant de peureux. Poussé par son verbe, il avait oublié qu’il aspirait a être le commandant suprême des forces sénégalaises , qu’il  dénigrait .

Sa dernière sortie , pour ne pas dire saillie est encore des plus malheureuses .Pendant des années Idrissa Seck dit Mara enrichissait ses discours quelques sourates de coran pour mieux exploiter la bigoterie de certaines couches sociales .Cette fois ci désespéré de ne pouvoir gagner la majorité des suffrages des sénégalais lors des prochaines élections presidentielles  , il adopte un discours compradore pro sioniste esperant un retour sur investissement verbal . Tout ceci montre que le rusé cayorien est prêt à dire tout sur tout sujet pour reussir son unique obsession :s’ouvrir les portes du palais presidentiel.

Apres des propos irrévérencieux et vulgaires sur les spermatozoïdes, des révélations  sur des secrets d’état , sa mégalomanie et son autoglorification sur son statut de nouveau riche, ses propos démoralisant les forces de sécurité ,enfin son prêche que certains qualifient  de blasphème , décidément Idrissa Seck qui n’a pas la stature d’un homme d’etat est  victime  de sa logorrhée et de sa  pédanterie.




Le rusé cayorien a toujours cru que le verbe  et la grandiloquence devraient lui ouvrir les portes du palais presidentiel

Le president Macky Sall ne pouvait trouver meilleur adversaire qu’Idrissa Seck qui chaque fois qu’il parle , s’entortille avec sa langue.N’ayant comme atout que son verbe Idrissa Seck est condamné à parler jusqu’à ce que sa mort politique s‘en suive ; Quand au Président Macky Sall , il n a qu’ a continuer  à assumer son statut d’homme d’etat Wakh dji neew dieuff dji baré Khaamni Koo nGimbo sa lamigne yomba daane ak dieuff

 

Amadou bakhaw DIAW Responsable politique APR Walo

 

Les paroles d’Idrissa Seck sur les symboles de l’Islam soulèvent des questions

Aprés les déclarations de Mr. Idrissa Seck sur le conflit Israelo-palestinien et ses digressions sur les prophetes, j’ai constaté 3 choses et me pose des questions.
J’ai compris son
– irrespect envers le Prophete (SAS) qu’il qualifie de Bedouin;
– irrespect envers le Prophete Abraham (AS) pour qui il utilise le mot ‘ensemencer’ au lieu de marier comme le font tous les musulmans croyants et connaisseurs à travers le monde.
– irrespect envers les textes coraniques à travers lesquels Allah a institué le Hajj, donc les arabes n’ont absolument rien à voir avec le Hajj qui se ferait à la Mecque en lieu et place de Jerusalem.
Je m’efforce depuis quelques temps à rejeter de mon esprit l’idée que Mr Idrissa Seck serait lui meme un franc-macon version americaine, puisqu’il a des contacts, d’aprés ses dires, avec les plus hautes personnalités americaines, qui lui rendent des services incomprehensibles pour quelqu’un qui n’a fait que partager une ecole avec eux.
Est-ce qu’il ne « vendra » pas le Senegal aux USA comme l’a fait Macky aux francais, car je crois pas que ces amabilités de la part des americains soient par pur romantisme.
Tout le monde a constaté le sentiment de fiereté qui éblouissait son visage lorsqu’il racontait son histoire avec les américains comme une jeune fille qui venait de recevoir un bisou de son star préféré, j’en avais meme honte.
La question demeure, un tel homme pourra t-il dire non à ses bienfaiteurs une fois devenu président.



Djibril
Un citoyen

Droit de réplique

Bonjour je suis étudiant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, suite à la revendication d’un groupuscule d’étudiants voulant profiter de la mort d’un collègue pour faire passer leur combat crypto personnel en déclarant vouloir rencontrer le président de la république . Il urge de noter qu’il existe un blocus du processus électoral des amicales des facultés suite à la fraude constate lors de l’élection de la faculté des sciences et techniques et en conséquence les doyens avaient décidés d’arrêter ces scrutins afin de situer les responsabilités . En ce sens vu le nombre de têtes qui risquent de tomber à savoir des étudiants et des responsables de campus en charges des élections,ces étudiants qui ne sont là que pour manipuler et qui utilisent la violence dans leur démarche veulent profiter de ce douloureux événement pour faire passer leurs revendications politiques qui n’engagent pas les étudiants en général . Qu’on nous respecte , nous sommes des étudiants avant quoi que ce soit et que ce groupuscule de politiciens encagoulés nous laisse aller faire cours .



En attendant le président…

En attendant le président dont le premier souci sera de ne pas trahir la confiance immense qu’un peuple aura placé en sa modeste personne. Ce président qui fera de ce souci une question existentielle. Une question de servir avec dignité et loyauté qui hantera son sommeil et sa quiétude au point de le voir vieillir malgré le luxe apparent qu’offrirait le pouvoir. Un président reconnaissant et fier de son peuple qu’il associera à toutes ses réalisations fouettant ainsi la fierté et le besoin d’appartenance.
Un président qui parlera à la première personne pour assumer les erreurs et les échecs car la recherche de la voie idoine sera un combat quotidien.
En attendant le président, passeront tout de même des présidents.
Passera ce président bâtisseur d’une nation sous la bannière d’un parti et de militants.
Passera aussi ce président qui se complait dans son château et limitant son quotidien à parapher les documents qu’on lui présente.



Passera encore ce président qui vit dans l’illusion de la compétence héréditaire dont le seul souci est celui là d’instaurer une monarchie.
Passera encore cet énième président qui passera de la monarchie à une « gorocratie » oú les seuls compétents sont de la dynastie. Ainsi, femme, frères et beaux frères auront la légitimité sur tout. Le pouvoir discrétionnaire de nomination sera toujours prédictible dans ce pré carré .
En commun, ces présidents exaspèreront par leurs arrogances : arrogance de leurs ministres, de leurs familles et de leurs affidés……Tous ne seront en réalité que des fanfarons.




En attendant le président, le citoyen changera car lui seul pourra sonner l’heure d’arrivée de Monsieur le PRESIDENT. Il portera ce dernier en épousant ses idéaux et programmes. Il portera ce dernier car ils auront un dessein commun. Il soutiendra ce dernier car il sera conscient que l’adynamie d’un seul acteur, fut il simple citoyen, entravera la réalisation de leur projet pour ce pays. Ce citoyen n’attendra pas. Il sera alerte et dynamique aux cotes du PRESIDENT qu’il aura choisi. Un Président et un citoyen dont l’antagonisme garantira une émergence stable, équitable et inclusive.
Peu que pourra le président sans le citoyen.
Pas de CITOYEN, pas de PRESIDENT.

Ousmane SY
Enseignant au lycée de Mboumba

Contribution: Quelle Tragédie !

Quand un drame est consommé, l’intervention du président reste essentielle! Non qu’il puisse effacer le malheur qui s’est abattu sur un être humain, ou sur une famille. La réaction du président est attendue par les victimes, les politiciens et le peuple souverain qui attendent compréhension et reconnaissance de responsabilité. Nous savons que nos compatriotes attendent de leurs élus, et du premier d’entre eux qui est le Président Macky Sall, au-delà d’une réponse réglementaire ou d’une solidarité financière, d’abord une considération. Et le Président l’a compris car il est « compassionnel ». Les gendarmes qui s’efforcent comme d’habitude de gérer avec doigté des situations similaires, encerclés par des étudiants qui réclamaient leurs droits, ont assisté malheureusement à une tragédie nationale provoquée par la mort de Fallou Sene. Un incident regrettable car nous savons qu’ils étaient dans une démarche pacifique.




Le Président a affirmé que toute la lumière sera faite sur les circonstances du drame, et que la justice se prononcera en toute indépendance. Le procureur de Saint Louis Ibrahima Ndoye nous avait assuré qu’avant la fin de la semaine dernière que l’enquête allait être bouclée ( chose faite). Le double meurtre de Madinatoul Salam qui avait vu l’enquête dirigée par M. Ibrahima NDOYE et qui avait abouti à des mandats de dépôt, nous a donné des garanties aux dires du procureur. C’est vrai qu’avec l’émotion suscitée par la mort de l’étudiant, ces assurances ne suffisent pas. C’est pourquoi j’ai demandé à Macky SALL, père de la Nation et qui est aussi un père d’enfants qui ont l’âge de Fallou, de recevoir sa famille éplorée. Et il va le faire !




Nous savons que le Président est très sensible aux difficultés rencontrées par les étudiants pour percevoir leurs bourses et il s’est engagé totalement ainsi que l’ensemble du gouvernement, pour que pareille situation ne se reproduise. Il tient beaucoup à sa jeunesse, à leur éducation, à leur avenir.
Nous saluons les étudiants qui effectueront une marche pacifique le 24 Mai et qui ont eu la maturité et le courage de ne pas laisser des politiciens véreux, manipulateurs, égocentriques et cyniques comme les libéraux du PDS et certains opposants, faire de la récupération avec cette tragédie.
Nous ne l’accepterons jamais!
La République est notre bien commun. Le Président Macky Sall ne laissera aucune de nos valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national.

 

LASS BADIANE PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM / SECRÉTAIRE ÉLU BBY COMMUNE DE GRAND YOFF

Macky, voyons ensemble la pyramide des âges au Sénégal

Monsieur le Président de la République, Son Excellence Macky Sall, voici une représentation en genre et en âge de la population sénégalaise. Nul doute que vous êtes le sénégalais le plus informé et le mieux outillé mais votre gouvernance court un risque. Je ne suis un géographe mais je me permets sous le visa de mes collégues enseignants, de mes amis etudiants et frères élèves de vous présentez cette pyramide des âges en le mettant en corrélation avec la crise actuelle et la date du 24 Février 2019 que le gouvernement dépend tant.

Avec une lecture rapide de la pyramide, on constatera que la population sénégalaise est jeune voire très jeune. Sans approfondir, l’évidence se montre plus d’un sénégalais sur deux (+1/2) a moins de trente-cinq ans (-35ans) d’où une main d’oeuvre en abondance. Malheureusement, l’offre est infime par rapport à la demande d’où la précarité galopante de la jeunesse.




L’analyse du groupe d’âge [15 – 19], nous donne une estimation de 0,8 million d’hommes et 0,8 million de femme que l’on retrouve généralement dans les collèges et lycées publics ou à l’abandon. Instruits, dynamiques et féroce, nous avons vu leurs capacités de se mobiliser à travers tout le pays pour réclamer leur droit d’étudier et de répondre à la brutalité des forces de l’ordre. Parmi eux, il y’a ceux que nous appelons en politique des primo-votants dont le vote est indécis et qui pourraient être influencé par les médias sociaux.

Grimpons et commentons le groupe d’âge [20 – 24] avec un cumul qui donnent prés de 1,5 millions sont des jeunes que je qualifie « Des Déterminés ». Cette période correspond à une tranche d’âge où l’homme et la femme commencent à voir des choix et s’initie à la prise de décision. Parmi eux, il y’a ceux qui observent leurs frères martyrisés et leurs soeurs violentées car réclamant leurs droits de se nourrir pour survivre dans le milieu universitaire ou carcéral.
Ensuite vient le groupe d’âge des ambitieux [25 – 29]. Période où l’homme dresse sa feuille de route à partir des convictions, commence à devenir un leader, exprime ses opinions et développe un regard critique de son environnement. Pour sa famille, son village et la communauté, il incarne l’espoir. Ils sont nombreux comme moi à la maison et dans la nation. Au lieu de les écouter, les soutenir et tirer le meilleur en eux, la politique veux user le maillon faible qui généralement est au chômage. L’éveil des consciences et riposte de ces 1,3 millions sénégalais risquent d’être fatidiques pour le magistère si des mesures d’accompagnement concrètes ne sont prises.

Enfin la dernière tranche d’âge des jeunes [30 – 34] que j’intitule « l’homme face à son destin ». Période où l’homme se met à l’évidence que le temps vaut de l’or et qu’il a en main sa dernière cartouche pour réussir dans sa vie. Généralement, c’est celui qui quitte dès l’aube son demeure pour suer toute la journée et revenir avec des maigres moyens pour assurer le repas du lendemain. Ils sont nombreux à être ce lot des marchands ambulants, des ouvriers d’ici ou de la diaspora et des diplômés à la recherche d’un emplois descends.

Les groupes d’âges restants sont ceux de nos papas, mamans et nos sages. Pendant que maman et papa carburent leurs dernières énergies pour le « tiébou dieune » du midi vous offrez le sage d’à côté qui est mon guide un lit en or car vous comptez sur l’influence de leur « Digueul » que la jeunesse est parfois soumise. Dans ce lot toujours, le villageois qui verra les pistes de désenclavement vous appréciera, l’éleveur qui verra l’eau de forage couler pour abreuver ses bétails vous estimera, le paysan qui verra l’aménagement des champs vous considérera, le citadin qui verra la maîtrise énergétique vous saluera… malgré tout Monsieur le Président ça reste. La jeunesse ne doit pas être le martyr de l’émergence du Sénégal.

La mort de Mohamed Fallou Séne m’a meurtri comme toute la jeunesse sénégalaise. En voulant se nourrir, Fallou va mourrir.
Je condamne fermement tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette crise qui a abouti à un mort d’homme. De l’administratif, en passant par la multinationale jusqu’aux forces de l’ordre, les coupables sont nombreux. Que les responsabilités soit départagés et que justice sois faite.
Paix à ton âme Fallou Séne, Jeune et Citoyen sénégalais, tu es allé rejoindre tes Confrères qui ont aussi souffert martyre.

Abdoulaye Daff Thiéne
Professeur de MSP
CEM Agnam Civol

L’univers-cimetière sénégalais en lambeaux: Et Fallou reçut sa bourse mortuaire !!!

En ce 15 mai 2018, le paysage universitaire se réveilla dans l’émoi après avoir subi la loi de la folie meurtrière des forces du « désordre ». FALLOU SENE ne verra plus ainsi sa femme et son enfant et Patar perdait ainsi sûrement un futur digne Serviteur de la République.

Les faits sont têtus et les chaînes de responsabilité sont facilement situables. En effet, l’ancien Recteur B.K ne pouvait aucunement méprendre que la loi du 07 novembre 1994 relative aux libertés et franchises universitaires ne place point le Campus social sous sa Tutelle en matière de police administrative et limite cette autonomie de police au Campus Pédagogique comprenant les facultés, les unités de formation et de Recherche… Au moment où il paraphait la note administrative N°009/UGB/CAB.R, le Recteur allait sans doute signer l’acte devant occasionner la furia des forces de l’ordre sur la communauté estudiantine qui, au même moment, célébrait l’anniversaire de son futur martyr. Quel Hasard !




Outre le décor sur la compétence ou non du Recteur à inscrire cet acte unilatéral dans la légalité interne comme externe, c’est le lieu, au-delà des affects et protestations publiques, de jeter le rétroviseur sur la gestion calamiteuse et médiocre des conditions sociales des étudiants Sanarois et de l’étudiant sénégalais de façon beaucoup plus globale. Sanar comme Dakar ont comme point commun : deux Directeurs des centres universitaires mouillés dans des pratiques peu orthodoxes et aux antipodes de l’élégance républicaine ainsi qu’une profonde politisation de la gestion du service public social et du personnel. Et pourtant l’histoire les rattrape tout le temps : au moment où les étudiants réclament un mieux-être existentiel et une alimentation dans la sûreté et la dignité, ils sont plus aptes à haranguer leurs militants et demeurent des moulins à liasses. L’argent public distribué de gauche à droite pouvait pourtant aider à inscrire la vie estudiantine dans des conditions optimales de dignité. La neutralité républicaine et la transparence sérieusement assommées, les étudiants souffrent ainsi d’un personnel de service public peu qualifié et une politisation qui installe le Campus dans la division entre franges Pro et Anti.
Les cas Mary Teuw et Aly Ngouille Ndiaye?

La lutte estudiantine pour une justice sociale et une dignité retrouvée suite au meurtre de l’enfant de Patar a vécu au rythme de deux revendications phares qui seront certainement des pommes de discorde entre l’étudiant et le gouvernement : les têtes de Mary Teuw et Aly Ngouille ? Une arlésienne, nous souffle-t-on ? Pourtant, l’un des slogans forts de l’ancien maire de Fatick a été de mettre la Partie avant tout. Mais il faut se rendre à l’évidence et admettre que le Chef de l’Etat est un pur politicien qui a du mal à choisir la volonté populaire et qui protège toujours ses hommes de base et de confiance. La mobilisation estudiantine homogène a eu pour le moment et partiellement effets escomptés- départs de B. K et I. D- et que la magie du clic a fait mouche et emportera sûrement la folie des flics par le jugement imminent de l’auteur de l’acte macabre, mais il ne faut point se mettre le doigt dans l’œil au point de croire que le Président-politicien Jr va sabrer les têtes de Mary Teuw et Aly Ngouille. Somme toute, cette crise aura fini par entériner cette tâche noire du régime : le syndrome de la mal-communication avec des propos déplacés et incohérents qui n’ont pas servi à éteindre le feu qui couve le front social.

Quid de Fallou SENE?
Fallou est parti, lui qui réclamait juste son dû: une bourse à payer à temps. Les hommages de Ndoumbélane ont plu comme du jamais vu, mais comme le rappela un ancien locataire du palais  » les sénégalais ont de la peine à se rappeler de leur dîner de veille ». Ne soyons pas oublieux de la mémoire de Fallou qui est une victime de plus des agents chargés du maintien de l’ordre. Les limogeages de B. K et I. D ne doivent point servir de calmants, mais d’une bataille de plus gagnée dans la guerre contre cette injustice gouvernementale subie par l’étudiant. Prendre en charge la défunte famille relève d’un minimalisme évident, mais assurer que l’enfant même de Fallou puisse rêver d’un espace universitaire futur apaisé et prospère est meilleur encore.
De manière factuelle, un symbolisme positif doit tendre vers une place dédiée à ce martyr. Ne cherchons pas loin même, car la Place mythique Tour de l’Oeuf est une piste et le lieu du drame est à quelques encablures de là.
La date même du 15 mai pourrait être une formidable innovation avec l’organisation d’une journée nationale de l’étudiant en cette date. Occasion sera saisie pour juger l’état d’avancement des réformes du LMD, son évaluation et revenir sur le statut de l’étudiant et son importance grandissante pour le progrès socioéconomique de nos sociétés.

Le syndicalisme estudiantin en triomphe ?
L’un des satisfecit du grand vent debout voire tsunami médiatique a été le constat d’un niveau de maturité des leaders estudiantins dans la gestion de cette crise inédite dans l’histoire de Ndoumbélane. Après avoir mené avec stratégie et opiniâtreté la bataille des lacrymogènes, la communication des étudiants a été stratégique et laisse positivement pantois plus d’un observateur tant par la bonne maîtrise des problèmes sociaux et pédagogiques de l’étudiant par les leaders, et la magie du clic a submergé la folie meurtrière des flics et dévisagé les thuriféraires mal sincères venus de camps politiques épars. Le défi de l’évitement de la politisation ou récupération politicienne du combat de la Justice pour fallou a été plus ou moins réussi.
Mais au-delà même de ce dynamisme positif, il faut aller vers une définition homogène de la cartographie du syndicalisme estudiantin national en convergeant les revendications et miser plus même sur la qualité de la formation des étudiants et répertorier les pratiques peu orthodoxes au sein des campus. Faut-il aller vers une forme de complicité-dénonciation entre étudiants et organes de contrôle ? Time Will tell !

La formation des forces de l’ordre en question ?
Après les meurtres impunis de Bassirou Faye, Balla GAYE et Mamadou Diop, on pensait que la récrimination de ces actes barbares et macabres allait avoir effets escomptés, même si leur impunité manifeste faisait douter et dégoûter plus d’un. La haine viscérale et la brutalité policière des agents de l’ordre laissent perplexes et sont un coup donné à l’image de grande démocratie du pays. Faut-il situer avec promptitude les responsabilités et revoir le contenu de la formation des gendarmes et policiers ? Les prochains mois nous édifieront ?

Le choix des directeurs et recteurs chahuté ?
Enfin, la problématique du retard de paiement des bourses a sans doute remis en selle la lancinante question du choix des responsables universitaires. C’est inimaginable qu’au 21e siècle que notre pays se distingue par une politisation à outrance des centres universitaires et un délit contre la méritocratie au moment de pourvoir certaines fonctions publiques. Encore que les actuels nominés seraient plus ou moins des proches de quelques barons du régime.
Au-delà de l’émotivité et de la réactivité, cette bavure meurtrière qui a emporté Fallou SENE aura surtout révélé que le peuple sénégalais, mobilisé pour un seul et unique but, a une force de frappe lourde de conséquences et son gourdin électoral est en effet une convoitise des politiques qui ont, d’une surprenante manière, réglée l’horloge des inputs ou demandes sociales dans une année pré-électorale.

Que dire des étudiants sénégalais unis comme un Seul Peuple et prêts à aller au charbon ?
In fine, la plus grande victoire sur les démons de la médiocrité politiquement organisée et de l’incompétence des gouvernants qui se sont succédé à apporter des réponses satisfaisantes aux demandes sociales sera sans doute de fournir à Ndoumbélane d’ici des années une générations d’étudiants brillants, compétents et patriotes, sinon l’enfant de Fallou vivra dans un pays tout sauf émergent.

Paradis Noir

Ousmane Gueye
Etudiant en Licence de Communication
Université de Lorraine (Metz)

JURISPRUDENCE: Les footballeurs, les sportifs et le jeun

La catégorie des professionnels, c’est-à-dire les personnes dont le sport est  le métier et par lequel elles gagnent leur vie, peuvent ne pas jeuner le Ramadan. En payant une amende équivalant à la somme à dépenser pour assurer trois repas par jour à soixante personnes démunies. En vertu du Verset IV de la Sourate 58 du Coran. Et, ce, pour chaque jour non jeûné.  Soit l’équivalent de cent cinquante à sept cents euros par jour, selon un barème du coût de la vie. Comme indication,  cent quatre vingt euros dans des pays de même niveau de vie que le Sénégal. Soit six euros multipliés par soixante. Pouvant atteindre vingt euros par jour dans la plupart des pays occidentaux et trente cinq euros dans des pays comme le Japon.




Le défaut de paiement de l’amende rend illicite tout rapport avec leurs conjoints pendant deux mois d’affilée.

C’est donc le barème que les clubs pourront intégrer dans leurs dépenses pour qu’un joueur musulman puisse ne pas jeuner pendant tout ou partie du Ramadan tout en demeurant en règle.

Il est loisible au joueur non jeuneur ou à son club de reverser ces sommes à des organisations caritatives ou à l’obédience du sportif concerné. L’intéressé peut lui-même se charger directement de nourrir  soixante personnes par jour ou leur remettre l’équivalent de cette nourriture en espèces, selon le barème.

Ainsi un professionnel qui évolue en Europe paiera le barème européen sauf pendant les jours où il séjourne dans son pays d’origine d’un niveau de vie inférieur à celui du pays de son club.

 

Dr AHMED KHALIFA NIASSE

Sursaut ou chaos !

Voilà les deux termes de l’alternative. C’est au Présent Macky SALL de choisir.
Sincèrement, ce qui m’inquiète, je ne vois pas Macky SALL envisager la possibilité de quitter le pouvoir. Il est dans une logique de confiscation du pouvoir et ne s’en cache même pas. Il croit que sa gouvernance répressive aura raison de toute velléité d’opposition et de résistance. Au vu de ses victoires, tant il reste très sûr de lui et croit en sa bonne étoile.

C’est même étonnant que, jusque là, il ne s’est pas attaqué frontalement Idrissa SECK, son seul sérieux adversaire du moment. J’allais dire son seul sérieux opposant encore libre.
Il est objectivement le seul, pour l’heure, prompt à nous débarrasser de Macky, cette calamité qui rime finalement avec désillusion, trahison et démocrature.
Vous pouvez ne pas porter Idrissa dans votre cœur, et vous pouvez vraiment avoir vos bonnes raisons, mais l’heure est au pragmatisme. Prendre fait et cause pour Idrissa SECK est un impératif




J’ai entendu l’autre jour Idrissa parler de la façon dont Macky a livré la pays à une certaine puissance étrangère, il faut comprendre que c’est un massage fort. C’est la première fois je crois, qu’un homme politique de premier plan ose aborder cette l’épineuse question.
Je sais et vous me dirai que Sonko en parle. Oui bien sûr, il a beaucoup de mérite et surtout de l’avenir (machalaa), mais je doute que son discours soit audible et accessible en dehors d’une certaine frange citadine et déjà contestataire. Le challenge pour lui, c’est d’atteindre waa albi, waa kadior ak baol etc…
Et d’ici 2019, c’est impossible pour lui de se faire porter par un dynamique qui pourra lui donner cette envergure critique pour peser dans une élection présidentielle.

Il serait même intéressant qu’il y’ait une alliance entre Idrissa et Sonko. Il en va de l’intérêt du Sénégal. Au fond, ils ont le même discours.

Par pragmatisme, je prends fait et cause pour Idrissa et en toute sincérité, je vous invite à faire de même.
Vous pouvez l’aimer ou le détester, peu importe!
Mais il est indéniablement BRILLANT.
Il serait dommage que le Sénégal ne profite pas du potentiel de cet homme.
Il est même très fort probable qu’il soit après Mamadou Dia, l’homme politique qui a été le persécuté dans l’histoire politique du Sénégal. Dans l’adversité on se défend comme on peut. Ils avaient cherché à le détruire, il s’est défendu. A-t-il commis des maladresses, oui je pense !
Mais combien de temps encore resterons-nous à lui reprocher ce que nous, spectateurs lointains à l’époque, considérons à tort ou à raison comme ses errements du passé ?
L’enjeu est vraiment ailleurs, nous débarrasser de Macky SALL, c’est cela l’impératif.
C’est de Macky SALL que nous ne voulons plus. Il représente le chaos à terme.
Nous ne voulons pas du chaos et il n’y a aucun statu quo possible
Êtes-vous prêts au sursaut ?

Mort de Fallou Sène: La folie d’un régime

Il faut appeler un chat, un chat. L’ignoble assassinat du jeune étudiant Fallou SENE par un des membres des forces de défense et de sécurité constitue un homicide volontaire, d’une extrême gravité. Ni plus, ni moins. Aucune justification ne saurait être apportée à ce crime lâche et abominable perpétré contre un jeune étudiant dépourvu de tout moyen de défense. Le caractère prémédité de cet acte est conforté par le fait que les forces de sécurité et de défense disposaient au moment de l’intervention, d’armes dotées de balles réelles. Toute tentative visant à assimiler cet acte à une simple bavure est vaine. La thèse de la légitime défense ne convainc personne, et constitue une insulte grave à l’intelligence des citoyens et à la mémoire du disparu.




Lorsque les forces de l’ordre ont investi les lieux du crime, sur demande expresse des autorités administratives universitaires, elles n’ignoraient point qu’elles avaient affaire à un mouvement d’étudiants, dont la seule revendication légitime était la mise à disposition des bourses pour permettre aux bénéficiaires de faire face à des besoins matériels élémentaires : acheter des tickets pour se restaurer, se vêtir, payer la location d’une chambre anniversaire, etc….. Face à des étudiants tenaillés par la faim, et dans un état de dénuement qui frise l’urgence vitale absolue, la première erreur grave commise par le pouvoir réside dans l’appréciation et la gestion de ce type de « crises ». Permettre aux forces de l’ordre de disposer de balles réelles lorsqu’elles interviennent dans le territoire national, pour encadrer des manifestations pacifiques ou prévenir des débordements liés à de telles manifestations est assimilable à un « Permis implicite de tuer », et témoigne d’une irresponsabilité totale.

La répression aveugle et disproportionnée à l’encontre des étudiants de l’Université Gaston Berger est le fruit d’une barbarie sans nom, et d’une violence d’Etat abjecte. Il faut rétablir les choses à l’endroit : le Sénégal n’est pas en guerre contre ses propres citoyens. Les étudiants ont parfaitement le droit d’exiger l’amélioration de leurs conditions d’études et le versement des allocations d’études (bourses) à terme échu. En matière de maintien de l’ordre, tout port d’arme doit désormais être proscrit et formellement interdit. Les forces de défense et de sécurité disposent d’un arsenal dissuasif, d’équipements défensifs (casques, gilets pare-chocs) et de techniques pour disperser des foules (canon à eau), dont l’usage est strictement réglementé (principe de proportionnalité). Le recours aux armes avec balles réelles, pour gérer des manifestations pacifiques relève de la folie (les manifestants ne sont pas des punchingballs pour les amateurs de sensations fortes). Dans cette affaire, la responsabilité directe du Ministère de l’Intérieur est engagée. Au regard de la gravité des faits, sa démission volontaire ou forcée réclamée par la communauté estudiantine s’impose.




Le concert de condoléances qui s’apparente au mur des « lamentations » ne ramènera pas l’étudiant Fallou SENE parmi les siens. Tout comme, exhiber des chèques bancaires, dans une grossière manœuvre de diversion ne trompe personne. Le 25 mars 2012, les sénégalais n’ont pas élu « ECOBANK » à la magistrature suprême, mais bien Macky SALL. Il appartient donc au Président de la République d’endosser toute sa part de responsabilité, dans la survenance de ce drame épouvantable qui suscite une vive émotion et une vague d’indignation sans précèdent dans le pays. La liste est longue d’étudiants (Balla Gaye, Bassirou Faye, Fallou Séne) fauchés à la fleur de l’âge, par les balles perdues de régimes impopulaires, en quête de survie. Dans quelques mois, des milliards de F CFA inonderont la campagne présidentielle de Macky Sall. Incapable d’assurer le paiement, dans les délais, des bourses des étudiants, le régime débloquera en un temps record le trésor de guerre de l’homme obnubilé par sa réélection. La preuve de l’inconscience et de la folie d’un régime, en totale déperdition.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

«Situation politique…» Les nouveaux chevaliers

Depuis quelque temps, il est apparu dans notre sphère sociale et politique, de nouveaux acteurs qui se singularisent par leur démarche colérique envers le pouvoir en place et ses tenants, accusés de tous les péchés d’Israél et qu’il faut dégager vite fait pour limiter –disent-ils- les dégâts déjà considérables par eux causés, dans tous les secteurs de notre vie politique, sociale , économique, religieuse …Rien que çà..

Et pour ce faire, chacun de ces preux chevaliers se propose d’être Le Président de notre  République en 2019. Ben, tout un programme !!!




Le Hic dans toutes ces démarches des uns et des autres c’est que presque  tous ces protagonistes qui s’étranglent de rage devant l’incurie supposée ou réelle des gouvernants actuels , ont eu chacun, à un moment donné et pendant une très longue période pour certains,  à bénéficier et à profiter de ces largesses du « Prince » aujourd’hui honni, sans piper mot. Il est vrai qu’on ne peut parler la bouche pleine mais est-il aussi bienséant de  le faire après avoir avalé la bouchée ? Et c’est justement ce qui heurte dans le comportement de certains de nos nouveaux chevaliers de la vertu …

La décence et la reconnaissance du ventre recommandent de savoir garder la mesure et la raison vis-à-vis d’un bienfaiteur qui vous aura tout donné dans votre vie professionnelle et contribué à réussir votre assise sociale par des privilèges dont il est le seul dispensateur dans l’organisation actuelle de nos Etats.

En effet, tous ceux qui s’agitent aujourd’hui ont – à quelques rares exceptions près – eu à fricoter avec le pouvoir ancien et actuel et à bénéficier de ses privilèges qui n‘étaient pas toujours dûs ni mérités. Il faut le dire. CQFD

 

Sous ce rapport et sans fixation particulière, il est bon de retenir que quand on vous nomme DG de banque Nationale à à peine 29 ans ou de la plus grande société des Télécommunications du pays à moins de 35 ans et tout cela au mépris des textes statutaires de l’époque, c’est dû,  moins à vos mérites personnels qui sont indéniables certes, qu’à des accointances fortes dont la moindre ne serait pas l’ombre tutélaire d’un Papa Immense.

De même, quand on vous choisit parmi d’autres sénégalais non moins sinon plus méritants, pour diriger une mégastructure comme la CENTIF, la Douane,  l’IGE ou d’autres entités, il y’a eu quelque part, une « recommandation », un « appui » qui n’est pas neutre..Car aucun de ces postes n’a fait l’objet d’appels à candidatures ouvertes et ont été pourvus par le pouvoir discrétionnaire du Prince sur les « conseils » d’un parent protecteur bien placé .Car le Président ne connait personne. Il y’a ceux qui connaissent… qui connaissent ..qui connaissent ..jusqu’au Président. J’ai l’habitude dire à mes étudiants qu’au-delà des profils pointus qu’il faut acquérir pour soi, par une formation de haut niveau ; il est indispensable d’avoir un PLUS qui est « un bon parent bien placé » pour émerger (c’est la mode non ?) . Si le parent est bien placé et n’est pas bon, il ne vous sert à rien. S’il est bon et qu’il n’est pas bien placé dans l’appareil étatico-politico-religieux, il ne vous sert à rien. Il faut donc qu’il soit « un bon parent et bien placé » pour vous aider à « atteindre les sommets ». N’est ce pas Karim ? .Nous sommes au Sénégal, Nul ne peut accéder à certains postes de prestige sans le petit coup de pouce d’un « consigliori » de l’ombre.




Dès lors, tous ceux qui s’agitent aujourd’hui pour s’insurger contre les malversations, magouilles, ou autres pratiques répréhensibles bien ancrées chez nous , sont-ils bien fondés à le faire après en avoir bénéficié et même à en user et à en abuser durant de longues périodes dans leurs activités professionnelles, politiques ou sociales sans jamais moufter.

C’est pourquoi, Adama Gaye pose à juste raison, des questions centrales à Mr CAMARA relativement à son récent engagement de preux chevalier de la vertu . Les mêmes questionnements peuvent être adressés à presque chacun des autres zélotes de la probité candide découverte sur le tard. Car ils ont presque tous attendu d’avoir bien fait leur beurre : très bonne carrière professionnelle ou politique faite de privilèges multiples, situation sociale bien assurée et progéniture mise à l’abri du besoin par des exils dorés dans les pays développés ou des planques juteuses  dans les structures qui comptent avec l’appui « d’amis » pour,  une fois à la retraite,  se rendre compte que.. « RIEN NE VA… »  Cherchez l’élégance dans tout çà…

 

Sur ce chapitre, seuls les jeunes comme SONKO , le juge DEME ou le Capitaine DIEYE qui ont choisi de brader leur carrière pour dénoncer leur mal vivre, sont dignes d’admiration de stupéfaction ou d’incompréhension, c’est selon. Encore qu’on pourra toujours épiloguer sur leurs démarches singulières.

Pour les autres, on rappelle seulement qu’il est indécent voire indélicat de cracher dans la soupe après s’en être bien rassasié.

Tous tant qu’ils sont, ont eu l’opportunité de détenir à diverses stations, une parcelle du pouvoir qu’ils vouent aujourd’hui aux gémonies. Qu’ont-ils fait pour  le changer, ou à défaut pour l’améliorer ? RIEN..Sinon , s’en servir pour bien se servir…

 

Dès lors, leurs engagements et professions de foi clamés orbi et urbi peuvent laisser dubitatifs dans leur sincérité, leur profondeur et leur constance. Mais comme « seuls les imbéciles ne changent pas » a-t-on coutume de dire. On peut toujours  leur laisser le bénéfice de la présomption du changement véritable , à charge pour eux de nous le démontrer par leurs attitudes, leurs actes et leurs comportements futurs dans une élégance langagière pour nos chastes oreilles. Il ne sert à rien de vitupérer, de s’écrier de vilipender voire même pour certains, d’insulter, pour dénoncer…  encore moins de menacer pour intimider.

Il s’agit surtout de convaincre, de séduire par des idées novatrices et faire adhérer à une vision et à une démarche cohérente et conquérante par des propos civilisés et des attitudes raffinées.




Sur ce plan, on pourra tout reprocher à Macky SALL, sauf de manquer d’élégance, de tenue et de retenue. Durant toute la période de sa guerre avec le PDS , il ne s’est jamais départi de sa courtoisie . Jamais de gros mots, ni d’insultes, ni de philippiques ni même de dénigrements véhéments envers WADE et ses anciens amis du PDS . Tout en finesse, politesse et respect des autres.

On ne vous demande que çà Messieurs…Est ce trop ?.

Pour l’heure, au regard de ce qui nous est donné à voir, la circonspection est de rigueur.

La balle est donc dans votre camp…

QUE DIEU VOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL .

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Contribution: Un processus de parrainage sûr et simplifié

Au moment où la classe politique et le pouvoir se divisent sur l’applicabilité de la loi sur le parrainage il est important d’imaginer un systeme qui pourrait mettre tout le monde à l’aise et qui remplierait les objectifs déclarés du parrainage.
Le processus est le suivant:
1) l’electeur se rend à sa sous-prefecture ou consulat avec sa piece d’identité,
2) il y est identifié comme figurant sur la liste electorale,
3) il lui est remis un seul bulletin ou figure les noms de tous les candidats
4) il se rend dans l’isoloir, met une croix sur les 3, 4 ou 5,….. candidats qu’il choisira et jette son bulletin dans l’urne.
5) les candidats qui auront les 0,8% des choix des electeurs seront retenus.
6) à la sous-prefecture tous les candidats peuvent etre representés
7) ce processus peut durer plusieurs jours voir semaines,
8) à la fin de chaque journée les décomptes sont faits et transmis aussi bien aux candidats qu’à la commission chargée des parrainages.
9) le financement peut-etre assuré par les cautions déposées par les candidats
Ce dispositif a l’avantage de contourner 3 problemes majeurs:
a) les signatures: l’electeur n’aura pas besoin d’apposer sa signature dans un quelconque document prouvant qu’il a parrainé un tel candidat,
b) le secret du vote: l’electeur en choisissant plus d’un candidat ne laisse pas entrevoir pour qui il votera le 19 Avril 2019.
c) transparence: chaque candidat est informé en meme temps que l’autorité  de l’evolution du nombre de ses parrains.
Djibril
Un citoyen.



Les merveilles de Diourbel: le Foulkou

Le  »Foulkou mas’hone », mot arabe qui signifie cargo de bienfaits divins est un recueil de poèmes volumineux composé de xassaïdes et des versets du saint coran.
Sa lecture quotidienne est initiée par le vénéré serviteur du prophète (PSL), Cheikh Ahmadou Bamba en résidence surveillée à Diourbel. Une tradition instituée en 1946 par S Mustapha Bassirou Mbacké sous le ndigueul du Khalif général des mourides.
Le récital est assuré e partie par S Abdoulaye Diakhoumpa et S Khadim Gadiaga; l’autre constitué de  »khouraya » et  »moukhayate » par S Mountakh Gueye avec ses envolées émouvantes. Une autre partie, le  » courania » y a été ajoutée sur recommandation du Grand bâtisseur, Serigne Abdoul Ahad Mbacke.
Aujourd’hui Al boukhatoul Moubarak (terre bénite) ou Keur Gou mack accueille à 17 h des milliers de fidèles et des stations radios venus d’horizons divers pour commémorer dans la plus grande dévotion cet événement devenu mondial sous l’égide Serigne Mountakha, Khalif général des mourides.
Les riverains saisissent l’occasion pour distribués gracieusement des  »berne » au grand bonheur de l’assistance.

Moustapha NIANG
Coordonnateur des enseignants du département de Diourbel
Parti RV/Degg Moo woor

UGB: De la montée en puissance à la descente aux enfers

Depuis sa création, l’UGB s’est voulue élitiste. Il fallait avoir une moyenne de 13 pour y être orienté. Il y avait beaucoup d’appelés mais peu d’élus tellement que la sélection s’y faisait d’une manière rigoureuse et totalement impartiale. Une fois recruté, l’étudiant était dans des conditions qui sont meilleures quand dans beaucoup d’écoles privées de ce pays. Les enseignants qui avaient à faire à un nombre réduit d’étudiants dispensaient une formation classique mais avec une approche révolutionnaires fondée sur une pédagogie participative et novatrice. De l’autre côté, il y avait une vie sociale apaisée. On vivait à deux par chambre et les restaurants universitaires servaient une nourriture saine. Ces dispositions n’étaient pas vaines. L’UGB rayonnait partout dans le monde. Les organismes onusiens et internationaux s’arrachaient les sortants de Sanar. Dans les concours nationaux, c’était toujours un étudiant de l’UGB qui sortait major. Cela peut se vérifier aujourd’hui encore facilement. Cependant Sanar a perdu de sa superbe et de ce qui faisait sa singularité exceptionnelle. L’UGB se meurt à petit feu et son agonie ne date pas d’hier.




Tout a commencé en 2007 quand les remous se multiplient à l’Université cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar. Le gouvernement d’alors avait à cœur de désamorcer la bombe UCAD qui n’en pouvait plus d’accueillir de nouveaux bacheliers. Il fallait trouver une solution en mettant fin aux caprices de la seconde université du pays qui tenait encore beaucoup à son statut d’institution d’excellence. Le ministre de tutelle d’alors, Moustapha Sourang, milite pour un accroissement considérable du nombre d’étudiants admis à l’UGB. A ce moment précis, l’Etat du Sénégal a fait le choix de mettre fin à la belle histoire de «creuset de l’excellence » de l’UGB. Il fallait désengorger l’Ucad, les centres universitaires régionaux n’étant pas encore parfaitement fonctionnels, l’UGB était la bonne affaire.

Il fallait quelqu’un pour porter ce projet, le président Wade porte son choix sur le professeur Mary Teuw Niane. Un mathématicien émérite, pointilleux mais surtout très ambitieux. C’est sans grande difficulté que le président Wade va lui vendre son projet. Tout de suite on va entendre parler de « montée en puissance ». L’Ugb s’engage à accueillir encore plus de nouveaux bacheliers contre la promesse de l’Etat de suivre avec des moyens d’accompagnement notamment la construction de nouveaux amphis, de nouvelles salles de cours et surtout de nouveaux logements pour les étudiants. Malheureusement, ces moyens ne suivront qu’à compte-goutte.

Et pourtant, l’Ugb va remplir sa part du contrat. De quatre unités de formation et de recherches (Ufr), l’université va passer à huit en un temps record. Le nombre d’étudiants passe du simple au double sans qu’il y ait une véritable évolution des infrastructures. Et déjà en 2009, on commençait à se sentir à l’étroit dans le campus universitaire. La construction puis la livraison du village M n’a été qu’une goutte dans l’océan. Désormais, vivre à deux dans une chambre était quasi impossible, dans les deux restaurants, il fallait faire une longue queue pour manger. En un temps record, le climat serein qui caractérisait l’Ugb a disparu. Ce qui s’est très vite répercuté sur les résultats pédagogiques.

Ce nombre pléthorique d’étudiants mettait tout le monde à fleur de peau : le personnel enseignant comme celui administratif. Le moindre mouvement d’humeur des étudiants fait peur à l’administration. Au point de pousser le recteur en 2010 à autoriser l’entrée dans le campus des forces de l’ordre. Ce fut le début d’une longue croisade entre étudiants et autorités universitaire. Cela a instauré un climat de méfiance et de tension permanente. Aujourd’hui des années glorieuses de l’Ugb, il ne reste que des souvenirs. L’Etat a précipité la décadence de cette université qui a pourtant tant donné à ce pays. Il n’est peut-être pas trop tard. Cependant, il faudrait d’abord savoir ce que nous voulons vraiment pour l’Ugb : en faire de nouveau un creuset d’excellence au service de la nation ou un dépotoir de nouveaux bacheliers à l’avenir condamné ?
Le limogeage du recteur et du directeur du centre des œuvres universitaires (Crous) va peut-être apaiser la situation mais ça ne va pas pour autant régler le problème. Il faut prendre des mesures structurelles, accepter de consentir d’énormes sacrifices pour rendre à l’UGB son lustre d’antan.

Mbaye THIAM

Ancien Etudiant à l’UGB

Promo Sanar 15

 

Djihadistes Sénégalais: la Nakba

C’ est maintenant officiel, reconnu et prouvé. Il existe bien des Djihadistes Sénégalais. Ceux qui nourrissaient encore quelques illusions ou versaient dans le déni de réalité ont vu leurs espoirs balayés par le procès Iman Ndao et ses 30 codétenus. Comme un grain de poussière par les bourrasques de la tempête. D’ ailleurs, des peines allant de 30 ans à la perpétuité, ont été requises pour une vingtaine d’ entre eux.
Maintenant que l’ infâme réalité a fini par se faire prégnante dans les esprits les plus récalcitrants, quelles réactions face à cette Nakba? cette catastrophe?
Pour notre part, ces réactions doivent être au nombre de trois:
L ‘ émotion.




c’ est ce que nous vivons actuellement. La surprise, la stupéfaction, qui sont d’ailleurs proportionnelles à la stratosphérique et systémique découverte.Le Djihadisme, ce n’ est plus uniquement pour les Syriens, Irakiens, Saoudiens, Maliens, Nigériens et autres Nigérians ou Libyens.Nous autres Sénégalais , réputés débonnaires et placides y sommes plongés jusqu’ au cou.
Ce moment d’émotion est tout à fait naturel, voire salutaire car pouvant servir d’ électrochoc et de catalyseur . Aussi ne doit-il pas être émollient, inhibant et hypnotisant. Surtout, il doit être le plus court possible afin de passer rapidement à la seconde réaction:
La réflexion
Il nous faut nous poser les questions essentielles et ne pas nous contenter d’ explications superfétatoires, comme quoi, se trouvant dans un environnement géopolitique d’expansion terroriste et Djihadiste , notre pays ne saurait faire exception. Tous ces pays Africains ou Arabes,gagnés par le djihadisme ont plus ou moins une tradition de violence politique, ethnique ou religieuse.Que cette même violence rejaillisse cette fois sous étendard de la charia, n’ est qu’une simple variante, le substratum demeure immuable .
L e Sénégal a lui toujours échappé aux coups d’ état, guerre ethnique ou religieuse. Il n’y a pas de tradition de violence structurelle au Sénégal. Comment alors expliquer que certains des nôtres eussent éprouvé le besoin non seulement de rejoindre Al qaida, l’ Etat Islamique ou Boko Haram, mais pire d’ envisager l ‘ implantation de Wilaya en vue d’ instaurer la loi Islamique dans leur pays? quel ressort s’ est brisé?
La vérité est qu’au Sénégal, on note l’ inexistence de ces remparts qui contribuent à mettre le citoyen à l’abri de certains risques ou aléas:
Un système éducatif exhaustif, inclusif et performant qui fournit au citoyen un blindage intellectuel qui le rend assez fort pour ne pas répondre à l’ appel de sirènes, dussent-ils être des prosélytes Salafistes.
Certains avocats l’ont compris qui ont axé leurs plaidoiries dessus: l’ ascendance psychologique que les recruteurs de Boko Haram avaient sur leurs clients qui,pour beaucoup sont, soit analphabètes , soit des déchets scolaires.
Une politique économique génératrice et redistributrice de richesses qui permet aux citoyens une vie décente et digne.




Là aussi, le procès l’ a prouvé. Tous ces jeunes qu’on a convaincus de se rendre chez Boko Haram ou au Mali sont de pauvres hères qui n’ avaient même pas le billet . On leur a payé le voyage ( 150000f à chacun ) tout en leur faisant miroiter l’assurance de trouver un travail là bas.
Des têtes et des ventres vides. Peut-on rêver de terreaux plus fertiles pour semer des graines de haine et transformer de pauvres et paisibles diables en aspirants au djihad et au martyr?
Nous avons eu à surprendre la conversation de deux femmes juste avant le début du procès. Nous n’ en revenons toujours pas.
L’ une disait à l’ autre avec une naïveté et un détachement incroyables : Dans le quartier, tout le monde savait que le mari de Coumba Niang et de Amy Sall était un terroriste. Des propos corroborés par l’ interrogatoire de certains prévenus. L’ appartenance de Mactar Diokhané à Boko Haram était connue de la famille. Un secret qui a fini par se retrouver dans le voisinage.
Dans un pays normal, avec des citoyens bien éduqués et conscients, une telle information aurait atterri depuis longtemps sur les bureaux de la police. Or , il a fallu la maladresse inexplicable de Abu Hamza Ndiaye, qui le 7 juillet 2015, publia sur sa page Facebook des photos de Sénégalais morts en Libye, suivies de menaces contre Macky Sall pour mettre la police en branle. Autrement dit, sans cette bourde du terroriste, leur funeste projet aurait connu au moins un début d’ exécution.
Le seul et unique véritable rempart contre la déferlante Salafiste qui a fini de gangrener tous les pays de l’ Afrique de L’ ouest est l ‘ Islam confrérique Sénégalais, qui comme nous l’ avions écrit précédemment est un Islam Soufi, c’ est à dire qui s’ est épanoui autour de guides religieux , souvent des ascètes insensibles aux choses de la vie, car résolument tournés vers Dieu ( Serigne Bamba Mbacké, El hadji Malcik Sy, Baye Niass, Limamoulaye…) avec une base ou capitale religieuse ( Touba, Tivaouane, Yoff, Ndiassane..). Un Islam confrérique qui a permis de canaliser, de protéger, d’orienter,et surtout de répondre aux besoins spirituels des Sénégalais, notamment lors de rencontres annuelles ( Magal, Gamou) par des discours qui entretiennent la flamme religieuse et renforcent leur foi.
Malheureusement, le rempart présente aujourd’hui de plus en plus de brèches. Les marabouts, à force de frayer avec le pouvoir, sont devenus des mondains friands de luxe ( Belles voitures, belles villas), les rencontres annuelles organisées pour raffermir la foi se sont transformées en bamboula où les méchouis, fruits et autres canettes ont remplacé le traditionnel couscous et les sermons sont devenus des serments de fidélité à l’ endroit du président. Voilà pourquoi, certains Sénégalais qui ne se reconnaissent plus dans ce syncrétisme car en quête d’une véritable spiritualité ont préféré aller faire allégeance à Ben Laden, Al Bagdadi ou Shekau avec tout ce que cela comporte de danger pour la stabilité et la sécurité de notre pays.
L’action
La tradition au Sénégal est de ré- agir, c’ est à dire de n’ agir qu’ après que la catastrophe ait eu lieu ( bateau le Djola, accidents de la route..) On investit rarement dans la prévention. Pourtant, l’ histoire nous a prouvé que chaque fois que nous avons fait le choix de la prévention, nous avons réussi à éviter un drame.Nous avons ainsi pu éviter à notre pays les affres de la pandémie du Sida en prenant le taureau par les cornes dés le début , ce qui nous a valu un taux de prévalence qui tourne autour de 1 pour cent alors que d’ autres qui avaient choisi de faire la politique de l’ Autriche en minimisant ou en niant l’ existence de la maladie ont connu une véritable hécatombe. Celle d ‘ Ebola a fait des milliers de morts chez nos voisins les plus proches alors qu’ aucun cas n’ a été signalé au Sénégal. Aujourd’hui, nous voici face à la pandémie du Djihadisme .Il s ‘ agit d’ avoir les mêmes réflexes qu’ avec le Sida et Ebola, reconnaître son existence et sa gravité, mettre le sujet sur la place publique afin que chaque Sénégalais le fasse sien , soit vigilent et alerte les autorités si dans son entourage ,il constate quelque chose de louche( radicalisation, apologie du djihadisme violent, incitation à rejoindre leurs camps par des imams dans les mosquées…). Penser que le Djihadisme est une affaire d’ état qui ne concerne que la police et les services de renseignement serait une véritable erreur. Croire que le danger viendra uniquement de l’ extérieur et donc ne miser que sur la surveillance de nos frontières , encore plus. Tous les 32 prévenus jugés en ce moment sont Sénégalais. Les terroristes vivent parmi nous, avec nous . La collaboration des citoyens est donc primordiale dans cette lutte contre le djihadisme.
Mais est-ce que cette synergie Police / citoyens , condition siné qua non pour faire face au péril djihadiste est possible dans un pays où les policiers sont formés, entraînés, structurés et formatés pour casser et tuer des citoyens ? Cette police qui aurait dû être une émanation, un prolongement naturel du peuple se trouve paradoxalement dans une posture d’ antagonisme et d’ antinomie. Le miracle doit pourtant avoir lieu. La jonction doit se faire. Elle est même urgente….avant que la première bombe n’ explose.

Serigne Mbacke Ndiaye
Ecrivain
serignembackendiaye897@gmail.com

Présidentielle 2019: déjà une pléthore de candidatures en tout genre

Ce qui suppose d’ors et déjà une possible confusion qui pourrait obstruer une claire et exacte vision sur les candidats en lice, au niveau des électeurs, afin de permettre à ces derniers de pouvoir connaître, en réalité, qui est qui. Déjà, à l’approche de 2019, les déclarations de candidature naissent comme des champignons et, chacun y va avec sa méthode ou technique soit pour convaincre soit pour arnaquer les Sénégalais, surtout ceux friands de politique politicienne. Naturellement, cette prolifération, de candidats, ne facilite pas la tâche aux Sénégalais dans leur choix pour un bon candidat, un choix qui doit être désormais très judicieux.

Objectivement, si nous avions tiré froidement les leçons, de l’indépendance à nos jours, nous nous aurions bien aperçu que le véritable problème du Sénégal n’est point celui d’un homme, mais plutôt d’un système en panne. Et les deux alternances ont parfaitement montré qu’il n’existe pas d’homme providentiel ou un messie sauveur, surtout, dans un système archaïque et sclérosé tel que le nôtre. Et, le fait de ne pas tenir compte de cette réalité qui nous crève les yeux et, de chercher une alternative crédible à substituer au système actuel, totalement en panne par l’instauration d’un autre qui divorcera qualitativement et en tout, avec celui-ci, c’est me semble-t-il faire encore fausse route et persister dans l’erreur.




Pour rappel, les Sénégalais, par trois fois ou tout au moins deux, se sont trompés sur leur choix pour un candidat fiable, pour ne pas dire bon, à savoir en 2000 et 2012. Cette erreur est due, pour une raison majeure et principalement, par faute de n’avoir pas fait le diagnostic exhaustif des régimes passés et retenu les leçons qui en découlaient. Ensuite, de n’avoir pas dressé des critères fiables de valeurs intrinsèques exigibles aux futurs candidats. Et, en lieu et place de chercher les réelles valeurs humaines qui sont attachées à la personne, les Sénégalais étaient, plutôt, toujours, plus préoccupés à dégager, à tout prix, le président en place sans, pour autant, se préoccuper, le moins du monde, si l’arrivant était meilleur et possédait les valeurs humaines requises que l’on recherche chez un bon président de la République. Pour l’histoire, c’est ainsi que Abdou Diouf a été renvoyé en 2000 au profit de A. Wade, mais sans que son bilan n’eut été tiré et ses erreurs, non plus, n’eurent été dressées, en vue d’éviter qu’il en soit de même avec son successeur. Et c’est ainsi que A. Wade a été élu sans que l’on cherche à savoir ou soit sûr qu’il avait bien les qualités requises que nous cherchons à détecter chez un candidat. Hélas, tout ce qui importait donc, à ce moment pour les Sénégalais, c’était que Diouf parte, dans tous les cas. Finalement, après coup, l’on s’est rendu compte qu’effectivement, A. Wade s’était révélé pareil ou même pire. Car, ses deux mandats ont, pratiquement, ruiné notre pays, à cause de sa gestion gabégique, boulimie financière et son pillage systématique des ressources du pays à son profit et celui des siens.

En 2012, c’est Me A. Wade qu’il fallait renvoyer. Mais là également, au lieu de s’appesantir sur les valeurs intrinsèques de son successeur, c’est-à-dire celles qui permettent à quelqu’un de diriger un pays, dans les règles de l’art, avec hauteur et compétence. Mais, malheureusement, les Sénégalais ne cherchaient encore qu’à dégager A. Wade et, rien de plus. Ainsi, pour eux, peu importait, la qualité du successeur  de A. Wade ! D’ailleurs les slogans, tels que : Wade dégage ou nadem, etc., le confirmaient parfaitement.  Alors, comme disait l’autre, les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est ainsi que l’erreur, commise en 2000, ayant été répétée en 2012 a permis à Macky Sall de se faire élire président de la République par défaut ou effraction. Alors, c’est ainsi que Macky Sall est tombé comme un cheveu sur la soupe, parce que la nature a horreur du vide. Et, l’on se demande, même, encore, si les Sénégalais ont vraiment tiré les enseignements que les leçons, de tout ce qui précède, leur dictent ? Nous n’en sommes pas surs.

Car, nous voyons bien que les faits sont récurrents et le constat est aussi constant. Ainsi, à chaque fois qu’une importante et cruciale échéance arrive, comme celle de la présidentielle de la République, les Sénégalais ont souvent manqué d’attention et de vigilance dans leur choix, parce qu’ils sont, uniquement, obnubilés ou tenaillés par, une seule chose, c’est-à-dire le départ à tout prix du présent en exercice, au point qu’ils perdent de vue, complètement, certains facteurs, cependant, importants et décisifs, en oubliant ainsi l’importance qui consiste à dresser et exiger des critères objectifs fiables sur les candidats. Ce qui pourrait les guider vers un bon choix et leur éviter de tomber encore dans les erreurs du passé. Certes, congédier un piètre président de la République, c’est bien et une tâche utile et importante, pour un pays. Mais cela ne suffit pas du tout, si l’on ne peut lui trouver, impérativement, un bon successeur, dont les qualités et valeurs humaines intrinsèques répondent parfaitement, aux souhaits et à l’attente de du peuple sénégalais. D’ailleurs, c’est une tâche permanente et un devoir imprescriptible qui incombe à tous les Sénégalais patriotes qui souhaitent, œuvrent constamment et inlassablement, pour que notre pays sorte enfin de son surplace. C’est un chalenge devant nous qui vaut bien d’être mené et gagné par les Sénégalais.




Il est évident que tous les candidats qui se déclarent, présentement, se nourrissent tous, sans doute ni exception, d’ambitions de pouvoir et très précisément, président. Alors, certains d’entre eux sont, peut-être, en mesure ou ont la mesure, mais pour d’autres, ce ne sont, vraiment, que des ambitions démesurées ou de se faire voir. D’ailleurs, les motifs de leur candidature en disent long. Ainsi, voici quelques cas parmi eux :

  • Par exemple voici quelqu’un pour qui, c’est simplement suite à un article de haute facture analysant la situation du pays, publié et largement apprécié par ses compatriotes, a cru être un potentiel candidat à la présidentielle ;
  • Pour un autre, suite à sa démission spectaculaire largement, médiatisée et considérée par certains de ses compatriotes, comme un courage et exemplaire, parce que justement, la culture de démission est méconnue au Sénégal, donc, pour ce fait rarissime, il est un oiseau rare, par conséquent, un motif suffisant qui peut faire de lui un éventuel président ;
  • Et, pour celui-ci alors, lui se croit né pour être président de la République et, en est, tellement, convaincu, sans que personne ne sache le pourquoi, mais, il y croit dur comme fer. Ainsi, toute sa vie ne tourne qu’autour de cette station, tout le reste étant pour lui quantité négligeable. Il est vrai que ce dernier a fait un bref passage au pouvoir, c’est peut-être au cours de ce laps de temps qu’il y a séjourné qui lui a fait prendre goût et, est même obsédé par ce poste. D’ailleurs, il ne doit pas oublier, quand même, qu’il a un sérieux contentieux avec son peuple, relatif a de l’argent, qui, jusque-là, n’est pas encore élucidé, malgré sa folle ambition. De toutes les façons, cet argent n’est pas à passer à pertes et profits;
  • Il y a en outre certains intellectuels qui tentent, tardivement, d’entrer en politique. Mais naïvement, ils pensent que leur seul savoir intellectuel, comme bagage et argumentaire suffira pour entrer par la grande porte, c’est-à-dire la présidence de la République. C’est une méconnaissance grave pour des intellectuels, de la réalité de l’espace politique sénégalais. Ainsi, ils courent de gros risques, si jamais, ils y investissaient leurs maigres économies. Ils perdront et leur argent et leur temps sans arriver au Palais. Ceux-là aussi sont, parmi, les déclarants, en attendant le dernier virage ;
  • Pour les nantis, à savoir les richissimes du pays, parmi lesquels l’on retrouve certains enrichis illicites qui profiteront de cette occasion pour sortir de leur tanière ou cachette avec leur butin. Ces sinistres individus, curieusement se présentent, en vue de leur retour au pouvoir, pour vouloir nous diriger encore avec l’argent qu’ils nous ont volé. Hé oui, puisqu’au Sénégal, c’est l’argent seul qui fait maintenant la politique et, quelle que soit sa couleur et son origine. Donc, ils sont convaincus qu’avec le niveau de la caution présidentielle de 65 millions de FCFA, en plus de la soumission obligatoire des candidats au parrainage, concrètement, les honnêtes gens, même avec des valeurs humaines les plus recherchées, mais pauvres  ou désargentés sont, pratiquement, exclus de cette compétition qui, pourtant ne devrait être destinée qu’aux hommes et femmes de valeur. Et, l’on peut, effectivement,  affirmer, sans risque d’être démenti que le prochain président de la République du Sénégal et son régime, risque d’être celui des riches et de la finance. Comme François Hollande l’a reconnu récemment à propos se Macron ;
  • Il y bizarrement, parmi tous, une candidature, hypothétique, du fils de son père en exil. Il sera ou ne sera pas, mystère boule de gomme ? En tout cas, certains militants du parti de son père et du régime sortant s’accrochent dessus, comme des guêpes et, avec une certitude béate sur cette candidature, qu’ils proclament, comme elle sera belle et bien valable ou validée le moment venu, contrairement, aux dires de certains professionnels du droit. Mais le temps étant le meilleur juge, laissons-lui alors le temps ;
  • Enfin, pour cette dernière catégorie de déclarants, elle ne comporte, en fait, que des candidats de diversion et ceux qui cherchent à ajouter sur leur carte de visite, le titre farfelu d’ancien candidat à la présidence de la République du Sénégal.

Mine de rien, nous avons bien remarqué à l’endroit de tous les candidats que, pour l’instant, ils ne font tous que flatter leur égo de façon exagérée, pour ne pas dire qu’ils le sur-dimensionnent. Les Sénégalais devraient avoir assez de tels genres d’individus, pour les avoir déjà pratiqués et qui, souvent, ont la folie des grandeurs de se prendre pour des providentiels ou messies sauveurs de peuple en naufrage. Les Sénégalais devraient savoir une bonne fois pour toutes qu’aucun individu à lui tout seul n’est capable de redresser un pays qui sombre, s’il n’est pas à la tête d’une équipe performante d’hommes et de femmes pétris de qualités et valeurs humaines, comme la probité, le patriotisme, l’éthique, la compétence et avec comme crédo la volonté politique de sortir leur pays du bourbier dans lequel les régimes passés et le présent l’ont mis.




Nous avons évoqué tout cela, pour uniquement, donner l’alerte à temps et dire aux Sénégalais que, compte tenu des traquenards dont nous avons été victimes dans le passé avec les deux alternances survenues, ils n’ont plus droit à l’erreur. Dès lors, ils doivent être plus attentifs et s’armer d’une extrême vigilance et de rigueur, dans leur futur choix. Oui, avec tout ce que nous avons relaté, plus haut, personne ne devrait plus se faire d’illusions ou douter de la présence d’arnaqueurs parmi ces nombreux candidats. Sans doute, comme ceux qui les ont précédés au pouvoir et que nous avons pratiqués, il n’en manquerait pas certains qui, en réalité, ne cherchent qu’à parvenir au pouvoir pour faire comme leurs prédécesseurs, à savoir jouir des délices du pouvoir et jeter toutes leurs promesses par-dessus bord. Souvenons-nous bien des wax waxeet des deux présidents libéraux des alternances.

Si nous avions pris soin d’analyser de manière approfondie la gouvernance de notre pays de l’indépendance à nos jours, on constaterait, aisément et clairement, qu’au Sénégal nous avons fondamentalement, un problème de système politique qui est maintenant, devenu obsolète voire caduc. Et, par conséquent, tant que ce système demeurera tel quel, tout président, élu sur la base de cette Constitution en cours, pourrait, s’il le désire, jouir des exorbitants privilèges que celle-ci lui confère et, en toute légalité. A moins, d’une seule exception, à savoir que ce président-là n’incarne un patriotisme, au-dessus de tout soupçon, démocrate et raisonnable pour juger de son propre chef que l’actuelle Constitution doit être nécessairement modifiée, afin de la rendre plus conforme à une véritable démocratie dans notre pays. Et, c’est en cela, justement, que notre pays a bien besoin, d’hommes de vertu, d’honneur, de parole qui traduisent dans les faits, exactement, tous leurs engagements et promesses pris devant leur nation, en tant que candidats. Mais malheureusement, jusqu’ici en tout cas, ceci n’a pas été le cas avec tous les présidents qui se sont succédé à la tête du pays.

Fort justement, en relation avec cette nécessité absolue de changer notre système politique et institutionnel, nous pensons, objectivement, que pour gagner beaucoup de temps et aller vite vers cet objectif, nous avons cette opportunité de passer par le raccourci que nous offrent les Assises nationales et la CNRI. Oui, la réforme et refondation de nos institutions sont devenues, aujourd’hui, incontournables et ne peuvent plus souffrir davantage de retard. A notre avis, tous les candidats doivent nécessairement, se prononcer clairement et avec un engagement de foi irrécusable sur cette question fondamentale, pour débloquer la situation du pays, notamment en ce concerne notre système actuel. A cet effet et, pour être judicieux et vraiment pragmatique, nous pouvons exploiter les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la CNRI qui sont déjà disponibles, plutôt, que de vouloir réinventer encore la roue. Comme on le dit si bien et c’est vrai, aucune œuvre humaine n’est jamais parfaite, par conséquent, on pourrait, sans doute, si cela est jugé nécessaire, leur apporter des améliorations. L’adage nous dit bien : « Qu’un homme averti en vaut deux »

Mandiaye Gaye

mandiaye15@gmail.com

 

Dakar, le 19/05/2018

Réflexion: Délégation à l’Entreprenariat Rapide ! Ne pas oublier l’Artisanat…

Savez-vous comment le Nigéria est parvenu à déclasser l’Afrique du Sud au rang de première puissance économique en Afrique ? Par son industrie culturelle. Par Nollywood.

Le Nigéria comme l’Afrique du Sud, étaient en égalité en termes de dotations factorielles, le pétrole et le gaz pour le Nigéria et les minerais pour l’Afrique du Sud. Là où le Nigéria est parvenu à ravir la première place de la première économie en Afrique, c’est grâce à son industrie culturelle que le Nigéria est parvenu en à faire une véritable industrie culturelle, avec tous les métiers annexes et connexes au cinéma et à l’audiovisuel.

C’est donc dire que les Arts et l’Artisanat jouent un rôle déterminant dans les économies de certains pays du monde, et constitue un démarqueur compétitif et comparatif qui peut faire toute la différence.




Les Arts et l’Artisanat qui font partie des expressions culturelles, génèrent des emplois à travers ce qu’il est convenu d’appeler, les industries culturelles. L’approche dualiste entre l’Art et l’Economie peut heurter le profane avec une vision réductrice de l’Art et de l’artiste , ignorant que l’Art et l’Artisanat embrassent des métiers aussi multiples que diverses, comme les arts plastiques, l’architecture, la musique, la danse, la mode, la coiffure, l’artisanat, le cinéma, le théâtre, les éditions, les menuisiers, les mécaniciens, les tailleurs etc…

La Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide (je voudrais même dire le PSE), a-t-il pris la pleine mesure, à ce jour, de la double dimension des Arts et de l’Artisanat : celle du Bien et celle du Lien. Par sa dimension du Bien, le secteur des Arts et de l’Artisanat sont un secteur à haute profitabilité économique. Par sa dimension du Lien, les Arts et l’Artisanat sont Diversité (processus de sa construction) et Durée (profondeur de son inscription dans le temps).




La Délégation à l’Entreprenariat Rapide (DER) est en train de faire un travail fort appréciable, surtout dans le segment de l’entreprenariat dans l’Agro-business. A la DER, ce serait aussi bien de regarder aussi du côté de ces ‘’petits boulots’’ qui essaiment dans le secteur des Arts et de l’Artisanat (restauration, coiffure, menuisiers, mécaniciens etc….). Surtout que par ce mécanisme, le Président Macky Sall ‘’réinvente’’ la Mésofinance, cette 3ème voie de la Finance, qui comble le chaînon manquant qui existe entre les banques classique et les institutions de microfinance. L’originalité de cette mesure du Président Macky Sall, est qu’avec la DER, ce n’est plus à l’Entrepreneur de s’adapter à la Finance, mais c’est à la Finance de s’adapter à l’Entreprenariat Rapide.

Siré SY

awg@africaworldwidegroup.org

Contribution: Les chroniques de Pape Alé Niang

Comme un boulet de canon aux initiales dorées et portées sur l’avenir et bien droit dans ses bottes, Pape Alé Niang, surnommé PAN, fait feu de tout bois. En effet, l’homme voire le journaliste qu’il est, dérange de par ses chroniques hebdomadaires. Chroniques qu’attend un bon nombre de sénégalais dans la fraîcheur matinale enfiévrée de tous les mercredis. L’on épie les sorties de ce bonhomme qui a fait ses humanités dans un collège de la vieille ville de Rufisque. Déjà à l’époque, il brillait déjà et était la tête de gondole de toutes les classes où il était passé. Florilège de témoignages de ses anciens collègues de classe. Une grande gueule. Une gouaille qui dérange. Ceux qui l’avaient fréquenté, savaient que le destin lui serait favorable. Un bel esprit teinté d’une attitude fouineuse. Actuellement, le Sénégal bruit de ses chroniques savantes. Au moment où pléthore de bons journalistes et grandes figures de la société civile ont rangé leur plume et leurs idées pour se mettre au service du prince. Calfeutrés dans les salons douillets et sous les lambris dorés du palais présidentiel. Contrairement à Pape Alé Niang, ils ont décidé tout bonnement de ne pas se battre et encore moins de dénoncer ce régime qui fragilise de plus en plus le pavillon Sénégal dépourvu de capitaine. Un drôle de dirigeant soliveau doublé d’un roublard, ce que dit une bonne partie du peuple. En bon journaliste d’investigation, Pape Alé est décidément sur tous les fronts, bravant vents et marées. Il dénonce les manquements et errements dangereux du régime du président Macky Sall mais il sait distiller de bons conseils à ce dernier. Il alerte l’opinion. Le peuple en prend de la bonne graine et kiffe ses sorties. L’homme, quoique brillant et quoi que l’on dise, dit ses trois vérités au régime en place. L’on dit qu’il met sa vie en danger et qu’il est un farouche opposant au régime actuel. L’on ergote qu’il cherche un tremplin voire une marche vers le sommet du pouvoir comme un ancien sniper du feu régime d’Abdoulaye Wade. En tous les cas, les chroniques de Pape Alé sont loin d’être une masse de logorrhées. Elles sont intéressantes et bien recherchées pour celui qui sait écouter. Elles sont bien détaillées pour celui qui sait comprendre les enjeux qui se dessinent dans le Sénégal de demain. En effet, PAN est devenu la bête noire du régime. Le combat de David contre Goliath, tristement célèbre dans ce Sénégal-là, où tous les coups sont permis. Décidément, le monde de la politique est une arène féroce où les gladiateurs s’écharpent et se donnent des coups mortels. En fait, le journaliste fait le buzz. Et n’en déplaise à ses ennemis et contempteurs ! Il nous faut, dans cette ambiance morose, de calamités et de scandales, des gens comme Pape Alé qui n’hésitent pas à tirer sur le gouvernement et à rectifier les tirs de ce dernier. Vivement le réveil citoyen ! Vivement les lanceurs d’alerte et les sentinelles de la démocratie ! Mais bon, tout peuple a les dirigeants qu’il mérite.




POUYE Ibra

M. le président de la République, l’heure universitaire est grave !!!

LETTRE OUVERTE À MR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

Objet : L’heure universitaire est grave !!!

Monsieur le président

Mouhamed Fallou Sène ne dort plus dans sa chambre universitaire de l’université Gaston berger de sanaar depuis le mardi 15 mai après avoir reçu une balle, transporté à l’hôpital , dormi au fond des tiroirs d’une morgue a une température négative , autopsié avant d’être enterré aux cimetières bakhyaa de Touba pour un repos éternel .
Mouhamadou Fallou sene est fils unique et avait un unique fils et le destin a fait qu’il a fini sa mission sur terre le jour même où il devait fêter pour la vingt-cinquième fois l’anniversaire de sa naissance et son cas se retrouve entre les mains du célèbre procureur Ibrahima Ndoye : coïncidence ou destin ???
Ses parents et son épouse sont blessés meurtris et envahis d’une douleur que rien ne pourra estomper en ce bas monde.
Quatre jours après ce douloureux et regrettable événement il urge de faire une introspection , tirer les leçons et prendre des mesures pour que pareil drame ne se reproduise plus jamais.
Monsieur le président comme j’ai eu à vous le rappeler dans bon nombre de mes correspondances , notre population qui rajeuni davantage ne peut prospérer sans une politique et prise en charge sérieuse et prioritaire au risque de se retrouver devant une bombe à détonation imprévisible qu’est une jeunesse sans avenir.
Devant cette situation les responsabilités sont multiples et les causes pluridisciplinaires et quelques questions peuvent en découler logiquement :
Des maigres bourses de subsistances de 1000 F / jour payées à mi mois pouvaient elles prospérer ?
Un petit déjeuner d’un coût de 75 F CFA non payé devait il être cause de mobilisation de la gendarmerie nationale ?



A partir de ces constats on peut bien noter que la première responsabilité incombe au ministère des finances qui doit faire du paiement des bourses d’études une priorité absolue vu que ces étudiants sont la jeunesse-relève du Sénégal de demain et que beaucoup d’entre eux ne comptent que sur ce maigre revenu de subsistance pour s’en sortir
La deuxième responsabilité inéluctablement revient au ministère de l’enseignement supérieur à travers le recteur de l’université qui , devant cette situation , avait mille et une solutions d’autant plus que le montant cumulé de ce petit déjeuner n’aurait pas atteint 1 million de nos francs au vu du coût du ticket dérisoire : il a choisi de faire appel à la gendarmerie pour s’opposer à la volonté des étudiants de prendre leur petit déjeuner gratuitement faute de moyens financiers pour pouvoir être d’aplomb pour aller en classe.
La troisième responsabilité évidemment vient du ministère des forces armée a travers la gendarmerie nationale qui , toujours devant ces situations préfère le rapport de force au professionnalisme du maintien de l’ordre , les images qui ont fait le tour des réseaux sociaux sont assez illustratifs du degré de violence des événements douloureux et regrettables .
Un concours de manquements pluridisciplinaires a malheureusement conduit à cette situation qui, monsieur le président , doit vous éveiller sur la priorité d’une politique de jeunesse conforme à l’architecture démographique sénégalaise.
Monsieur le président, sans prétentions aucune je pense que devant ce cette situation gravissime le devoir de vous faire un rappel sur la fameuse théorie de spencer sur la « solidarité organique »est de mon devoir citoyen : le système étatique peut être comparé ici à un corps humain où tous les éléments ont leur fonction et une défaillance individuelle conduit inéluctablement à un blocage de tout le système aussi minime fusse t il et donc les éléments du système doivent toujours prêter main forte à un élément défaillant pour éviter une rupture.
Ceci dit Monsieur le président , la réalité est que nos services de compétences différentes n’ont pas conscience de la complémentarité du système qui ne peut fonctionner sans des des actions pluridisciplinaires coordonnées et solidaires.
Monsieur le président le recteur avait le devoir d’alerter le directeur des bourses de la gravité de la situation qui pouvait dégénérer à tout moment et ce même directeur des bourses avait aussi l’obligation de faire pression sur les le ministère des finances . Mais le recteur a préféré la solution la plus simple à ses yeux de faire appel à la gendarmerie nationale pour un rapport de force avec les étudiants qui a conduit malheureusement à ce drame et ces nombreux blessés qui souffrent encore dans les hôpitaux sénégalais.
La gendarmerie comme toutes les forces de l’ordre d’ailleurs au delà des rapports toujours tendus permanents avec les citoyens ont encore une fois de plus failli à leur mission de maintien de l’ordre par manque de formation et d’expérience au moment où des matières comme la psychologie des foules sont les nouvelles techniques d’intervention associées aux techniques physiques ont fini de donner des résultats efficaces devant de pareilles situations.
Monsieur le président l’heure est grave et il urge de situer les responsabilités et les sanctions idoines doivent être prises pour désamorcer la bombe universitaire en particulier et celle scolaire en général car il sera très difficile de faire retourner les étudiants aux amphithéâtres car monsieur le président l’heure de la justice n’est pas l’heure de l’année scolaire qui a un timing bien défini.
Les parents du pauvre Mouhamadou Fallou Sène doivent être entourés et soutenus afin de pouvoir surmonter cette dure épreuve et un soutien indéfectible doit leur être donné même si nous sommes tous conscient que ceci ne pourra jamais combler leur mal.



Une politique de jeunesse viable et en conformité avec l’architecture démographique est d’une priorité absolue au vu de la jeunesse de la population( âge moyen de la population senegalaise 19 ans ) qui est en totale déphasage avec la politique de jeunesse actuelle.
Le système de l’enseignement au Sénégal est à réinventer avec des solutions innovantes et en conformité avec nos réalités socio économiques .
Monsieur le président les difficultés du trésor public à s’acquitter de ses engagements n’est plus un secret de polichinelle et donc il est temps que les entreprises et sociétés de la place se solidarisent avec l’état sénégalais pour sponsoriser certains étudiants avec un système de parrainage et ainsi soulager le budget national qui est en agonie sur les faits pratiques.
Une profonde mutation du système scolaire sénégalais est d’une urgence absolue car le système ne peut plus contenir tous ces jeunes qui arrivent de plus en plus nombreux au cycle universitaire et ceci pourrait passer par un système précoce d’enseignement spécialisé que notre environnement socio économique exige.
Monsieur le président votre réaction tardive face à la situation très préoccupante de la situation inquiète plus d’un.
Réagissez face à votre jeunesse avenir du Sénégal monsieur le président.
Bon courage

Abdou Ndiaye
Esprit libre.

Monsieur le président, avez-vous été réellement étudiant à l’UCAD ?

Pour la première fois, je vais, moi aussi, tenter d’évoquer l’univers inhospitalier de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, laquelle fut, il y’a encore quelques années, un véritable temple du savoir, avant de devenir au fil des ans, une prison du 19e siècle qui entretient la tradition du Goulag russe. Sans m’attarder sur la violence policière inouïe qui semble devenir une banalité dans cet espace universitaire qui pourtant, à une époque récente seulement, servait de « maison de vie » à notre actuel Président de la République, je vais me focaliser sur d’autres barbaries, qui elles aussi, ‘ »frisent » la brutalité quotidienne.

Sauf votre respect, Monsieur le Président

Si notre actuel « père » de la nation, formé dans cette gravité du monde scientifique et intellectuel, peut se permettre d’ignorer les angoisses et les pleures qui rythment les jours et nuits de son lieu de naissance politique, moi qui suis aujourd’hui son administré, j’ai le droit et le devoir de lui rappeler, à lui et à son gouvernement, que l’heure qui sonne dans ce sombre « LUX MEA LEX » est grave. Monsieur le Président, pardonnez mon insolence, mais déjà très petit, à l’école primaire, certains de vos maîtres d’école, à l’instar des évadés de prison, vous ont certainement, par de nombreuses fois, raconté avec passion, dés fois avec exagération, leurs mésaventures dans ce village-problème.




Des récits attisés qui donnent « chaud » dans le dos par ce que référant régulièrement au manque d’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux logements à l’UCAD. Malgré ces « épigrammes », après avoir obtenu votre BAC, vous avez jeté votre dévolu sur l’université de Dakar. Pour la première fois dans cette geôle avec ses cellules, ses cachots et surtout, le difficile quotidien de ses occupants, vous avez remarqué avant de subir, les conditions inacceptables qui broient, telle une machine folle, les hommes et les femmes qui les subissent. Vous avez, si vous n’étiez pas un étudiant privilégié, vécu dans l’enfer à l’UCAD, partagé vos chambres à dix, accepté ou pas d’être agglutiné dans des bâtiments crasseux, dormi souvent sur des matelas posés à même le sol. Sachant que vous ne pouviez plus recouvrir votre liberté, « bagnard», vous vous complaisiez certainement dans la douleur de la captivité, en essayant de maintenir un semblant d’équilibre d’homéostasie. Vous avez côtoyé des âmes brisées par ce centre de désorientation en plein centre de Dakar, dure de ses quartiers d’isolement qui déforment leurs « habitants ». Si vous aviez la malchance d’être mal préparé à vivre dans cette geôle à ciel ouvert, « captif », vous auriez connu l’ennui mais pas que.

Une dernière question…

Avez-vous, ne serait ce qu’une fois, goûté aux mets infects du fameux restaurant du Coud ? Je suis presque sûr que vous aussi, vous aviez l’habitude de patienter pendant des heures, dans une interminable queue, avant de vous faire servir un maigre repas dans cette piteuse gargote dont la gestion a été décriée par un rapport de l’Office national de lutte contre la Fraude et la corruption (OFNAC). Ce dont je doute c’est qu’avec vos 36.000 cfa par mois à l’époque, à supposer que vous aviez une bourse, vous vous permettiez de vous offrir des filets de daurade à la plancha entre autres noix de Saint-Jacques poêlées. Par respect à l’institution que vous êtes devenu, je vais me réserver le droit de ne pas évoquer la salle question des toilettes communes de l’UCAD, réputées pour leur saleté et leurs odeurs nauséabondes. Je ne parlerai pas donc ni de leur extrême laideur ni de leur crasse. Mais permettez-moi, tout de même, de vous poser une dernière question. Monsieur le président, avez-vous été réellement étudiant à l’UCAD ?

 

Khadim Mbaye <khadim.mbaye57@gmail.com>

Le président, aurait il très mal placé son “je” ?

Sur un lien partagé par un site d’informations, nous avons pu lire le président : « je situerai moi-même les responsabilités ».

Nous nous interrogeons alors sur ce pronom ,renforcé par « moi-même », dans le but de connaître à qui il réfère.

Aux dernières nouvelles, nous avons une justice indépendante qui s’est d’ailleurs saisie de l’affaire de l’UGB . C’est tout le sens que nous donnons au propos du procureur de la république près du tribunal régional de Saint Louis. Alors ce « je » présidentiel, parle t il au nom de l’exécutif ou du judiciaire qui sont des pouvoirs ,connus et supposés, indépendants ? Ou alors, serions dans cette république ou Zorro ferait tout à la place de tous ? Le président se mettrait il en jeu dans une arène qui ne serait pas exclusivement la sienne ?




L’emploi d’une voix passive nous aurait rassuré sur la réponse à la question suivante. Qui doit situer et qui situera ces responsabilités ? Le procureur nous a garanti qu’elles seront situées et le président aussi. Pour nous, citoyens peu initiés, la confusion commence à s’installer .

Monsieur le président, votre «  je » aurait du sens dans le contrôle de l’exécution effective des directives que vous donnez à votre gouvernement. Il est inadmissible que des bourses prises en charges depuis le 05, selon le trésor, restent jusqu’au 15 du même mois sans arriver à destination. Il paraîtrait, aussi, irresponsable que ce laxisme soit ignoré de Monsieur le président, de ses ministres et autres conseillers jusqu’à occasionner mort d’homme. Pour rappel, Monsieur, vous aviez dit, à propos du TER, que vous feriez des visites surprises pour vérifier l’avancée des travaux. L’intérêt ne serait, peut être pas, le même.

Monsieur le président, nous aurions aimé cette formule « toute la lumière sera faite et j’en tirerai toutes les conséquences ». Ce « je », aura tout son sens car il présagerait  que chaque maillon ferait plein usage de des prérogatives pour élucider cette affaire. La supposition d’une possible dictée ne se poserait pas.

Ousmane SY

Enseignant au lycée de Mboumba

 

Un conseil à M. le ministre Amadou Ba (Thierno Lô)

Monsieur le Ministre,
Je vois que votre nom est beaucoup cité dans cette malheureuse affaire des bourses ayant occasionné la mort de notre enfant Falou Sene à qui nous souhaitons une entrée au Paradis.Je pense que si le retard provient de vos services c’est peut être dû à des problèmes de trésorerie car tout le monde sait que vos engagements dépassent vos possibilités et c’est pourquoi certains ministres lors d’un conseil des ministres ont eu à contester les taux de décaissement de 30% que vous avez annoncé dans votre communication au conseil des ministres. A celà s’ajoutent les décomptes en souffrance dans le circuit de règlement et au niveau du payeur sans compter les chantiers à l arrêt depuis plusieurs mois car les entreprises ne sont pas payées. Pour preuve passez à la cité sipres 1 et demandez aux habitants combien de mois ils sont encadrés par des zones barrées des routes coupées et combien de cardans er de crémaillères ont été changés sur leurs véhicules. Celà prouve vos problèmes de trésorerie et c’est pourquoi je vous propose la solution qui va définitivement régler les problèmes des bourses et ceux des enseignants.Il faut faire passer ces enseignants et ces étudiants avant l’approvisionnement des fonds politiques,des caisses d’avance ,des salaires des ministres et des députés car eux ne seront pas en greve, ne feront pas des journées sans tickets car ont la possibilité d’attendre quelques jours le temps que, les recettes douanières soient collectées et que les entreprises versent la tva collectée. Elle est facile à mettre en application il vous suffit de soumettre ma proposition au PM qui va partager avec le PR. Je vous fais parvenir sous pli la facture pour la consultance payable à 30 jours date de facturation.




Ministre Thierno lo

1 2 3 12
° Top