Blog de Cheikh Yerim Seck

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Ousmane Sonko s’insurge contre le maintien en fonction et en liberté de Bocoum et Ibrahima Touré

YERIMPOST.COM Ci-dessous le post que le leader de Pastef a publié sur sa page Facebook…

 

J’étais au procès du député-maire Khalifa A. Sall ce matin.
Faits marquants :

1- Avocat de la défense aux deux agents du Trésor impliqués: avez vous fait l’objet, ne serait ce qu’à titre conservatoire, de mesure suspensive dès lors que vous êtes accusés des faits graves d’association de malfaiteurs, de complicité de détournement de deniers publics et de faux en écriture publique ?
– Réponse de Bocoum: j’exerce toujours mes fonctions d’agent Comptable des Grands Projets à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor ;
– Réponse de Touré: j’exerce toujours mes fonctions de receveur percepteur municipal.

Comment alors des fonctionnaires poursuivis pour des faits aussi graves peuvent t-ils encore, en toute confiance du même État qui les poursuit, exercer de si hautes responsabilités. J’ai été personnellement radié par mister wathiathia sous le fallacieux prétexte de violation de l’obligation de discrétion professionnelle 😱, grief autrement moins grave, quoique totalement infondé en l’espèce.

Mieux, en matière de détournement de deniers publics, la loi dispose que le mandat de dépôt est obligatoire pour les auteurs et leurs complices. Qu’est ce qui explique que ces messieurs hument alors la liberté alors que leurs « associés » présumés sont à Reubeuss ?

2- Avocat de la défense au receveur percepteur : quels griefs vous ont été faits dans le le pré rapport de l’IGE à propos de la caisse d’avance ?
Réponse de Ibrahima Touré : dans la partie me concernant, il n’est nulle part fait mention de la caisse d’avance.

Dont acte.
Pauvre régime comploteur, il ne savent même plus Mackyillé proprement.

Complot contre Khalifa Sall: Mbaye Ndiaye avoue tout !

YERIMPOST.COM « Le problème de Khalifa Sall pourrait être réglé si Khalifa Sall avait accepté d’être avec nous. Il a refusé de se ranger. Tous les maires de Dakar étaient dans le même parti que le président de la République. La caisse d’avance existe bien. Il y a aussi le problème du Parti socialiste qui est venu l’enfoncer dans le trou. » Ces mots sont ceux de Mbaye Ndiaye, le ministre d’État lui-même. Cette déclaration, l’ancien adjoint des maires de la ville de Dakar Mamadou Diop et Pape Diop, l’a faite lors de son témoignage (par vidéoconférence) ce mardi 13 février au tribunal, dans le procès dit de la caisse d’avance. Un témoignage qui tourne en faveur du maire de Dakar et qui fera certainement grincer des dents dans l’escarcelle du pouvoir.




Serigne Mansour Sy Djamil, dans une colère noire, attaque le gouverneur de Louga

YERIMPOST.COM Quand Serigne Mansour Sy Djamil n’est pas content, il le fait savoir et ce, fût-il devant un Gouverneur. C’est ce qui s’est passé à la 58ème édition du Gamou de Seydi Djamil de Louga. Croyant certainement bien faire, le Gouverneur Alioune Badara Mbengue, flanqué de membres du Conseil départemental, a débarqué à la cérémonie vers les coups de 3 h du matin. A sa prise de parole, il déclare : «  Je suis venu avec tous les chefs de services de la région qui, depuis la réunion du Crd, sont à pied d’œuvre pour la réussite de l’événement. » Il n’en fallait pas plus pour faire sortir le leader de Bess Du Niakk de ses gonds. Serigne Mansour Sy Djamil a aussitôt repris la parole pour déverser sa bile sur le président Macky Sall. « Quand le président Macky Sall m’avait vu au Gamou de Tivaouane, il m’avait interpellé concernant les événements religieux que j’organise en disant « marabout opposant, légui damalay thiompal ! ». Je croyais qu’il me chambrait mais je viens de comprendre qu’il parlait sincèrement. C’est pourquoi il m’a envoyé cette délégation. Mais moi je n’accepte pas le manque de considération ! » Dans la foulée, le Gouverneur a tenté de camper le débat, expliquant qu’il était là non pas pour la politique mais pour représenter l’Etat. Très en verve, le marabout a continué de plus belle, obligeant ainsi la délégation du Gouverneur à quitter la cérémonie.

Khalifa Sall se fâche contre Mbaye Touré et Ibrahima Touré qui l’enfoncent

YERIMPOST.COM Au fil du procès dit de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, la sainte alliance entre les prévenus se fissure. Dans une sorte de sauve-qui-peut, chacun cherche à sortir la tête hors de l’eau. Quitte à enfoncer les autres. Mbaye Touré et Ibrahima Touré, les deux percepteurs avec lesquels a travaillé le maire de Dakar, ont fait à la barre des déclarations qui contredisent la thèse sur laquelle se fonde la défense du maire et qui consiste à soutenir que les fonds de la caisse d’avance sont des fonds politiques. La suite à lire dans les minutes du procès qui suivent et qui ont été reproduites in extenso par Yerimpost…
*18h00 : Khalifa Sall devant la barre pour la dernière fois de la journée*
 *Juge* : « Vous avez entendu les deux percepteurs avec qui vous avez travaillé… »
 *Khalifa Sall*: « Ce qui me gêne, c’est que je ne pensais pas que des gens pouvaient changer aussi rapidement. Je viens de m’apercevoir que je ne les connaissais pas. ‘Malène Makk Douma Nangou Nioumaye Kékanetu’ (« je suis leur aîné, je n’accepterai pas qu’ils se jouent de moi »
 *Juge* : « Quelle est votre réponse ? »
 *Khalifa Sall*: « Moi, je ne les arbitrerai pas. Je regarde Mbaye Touré dans les yeux et je regarde Ibrahima Touré dans les yeux. S’ils osent mentir, c’est leur affaire ».
Ambiance… L’affaire se corse…




Dans une lettre, Abdoulaye Wade prévient Macron contre l’édification d’un mur à Saint-Louis

YERIMPOST.COM Ci-dessous le courrier de l’ancien président du Sénégal…

En ce début de février 2018, le Président Français visite notre pays qui a écrit avec le sien de nombreuses et longues pages d’histoire jalonnées de péripéties qui vont de l’esclavage à la colonisation et à la coopération dans le cadre de l’interdépendance et le respect mutuel.

Sans m’attarder davantage sur une histoire passionnante qui a fait l’objet de récits et d’analyses inépuisables, je voudrais, m’appesantir sur l’idée entretenue par les autorités municipales de Saint-Louis qui, en s’inspirant du précédent de la résidence présidentielle de Popenguine, songeraient à commettre une entreprise française pour construire un mur de protection des quartiers de la langue de barbarie à Guet Ndaret Goxu Baacc souvent inondés par l’agression de la mer,

Mon expérience sur cette question et mes nombreux entretiens avec des ingénieurs et techniciens, et avec mes collègues Chefs d’États au cours de nombreux sommets mondiaux, du G8 que j’ai eu à interpeller et entretenir de la poignante question des côtes du Sénégal et de mon expérience sur deux kilomètres de la côte de la Résidence présidentielle de Popenguine,  m’autorisent à faire part à l’opinion de mes réflexions et inquiétudes de la perspective de voir engager une opération d’édification de mur le long de la Côte atlantique, sans études scientifiques sérieuses préalables.

La résidence présidentielle de Popenguine, comme toute la côte sénégalaise a, de tout temps, été agressée par les vagues de l’océan, provoquant, ici et là, des effondrements de la côte et des invasions marines bien au-delà des limites de la haute mer.

Après m’en être ouvert à d’autres au cours de nombreux forums dans le monde, notamment pendant les sommets du G8 auxquels j’ai représenté le Sénégal, plus particulièrement celui de Kananaskis, Canada, en 2002, j’ai procédé à une expérience volontairement limitée sur 2 kilomètres de la façade atlantique de la Résidence de Popenguine, en attendant les études scientifiques que j’ai toujours réclamées des autorités africaines, françaises, européennes et américaines. Je pense en effet que nul ne devrait prendre la responsabilité d’engager des travaux d’envergure sur les côtes de l’Atlantique, sans consultations avec les riverains, pour des raisons de mécanique et de dynamique des sables déplacées par les vagues qui sont parfois d’une ampleur et d’une vigueur exceptionnelles.

Pour construire, à titre expérimental, un mur de protection, j’ai eu d’abord recours à une petite entreprise française qui édifia un mur en béton armé de 40 centimètres de large et 2 km de long sur la côte, reposant sur le premier sol imperméable en profondeur, à plusieurs dizaines de mètres, 38 mères sauf erreur, la profondeur de la roche imperméable variant d’un endroit à l’autre.

L’entreprise, en raison de sa taille modeste, n’ayant pas pu achever la tâche, s’est retirée volontairement après avoir perçu la rémunération du travail déjà effectué et, j’ai dû faire appel, pour l’achèvement, à l’entreprise franco-sénégalaise Lefèvre-Bara Tall.

J’ai, par la suite, appelé en consultation, pour examiner la solidité du mur, l’entreprise marocaine, la SOMAGEL qui est connue, surtout, pour avoir travaillé sur l’extension en mer de la ville de Casablanca

Elle conclut que le travail était très bien fait mais qu’il fallait seulement, à intervalles réguliers, pratiquer des trous dans le mur, tous les 8 mètres, si je ne m’abuse, pour permettre à l’eau de mer de passer aisément d’un côté et de l’autre, dans un mouvement variable selon la hauteur et la force des vagues mais qui, finalement, devait assurer la stabilisation du mur par le jeu des phénomènes de compensation des forces et de vases communicants. Ces conseils ont été appliqués. A la suite de quoi, les ingénieurs de la SOMAGEL estimèrent que le mur pourrait tenir plus de 100 ans. Mais cent ans, c’est une durée dérisoire dans une perspective historique !

J’ai baptisé cet ouvrage ‘’Le Mur de l’Atlantique’’, vocabulaire emprunté à la guerre 39-45, et j’ai exposé ce projet à travers le monde, mais avec toutes les précautions d’usage, comme exemple du possible dans la lutte contre l’érosion marine.

Nous ne sommes pas allés plus loin que 2 kilomètres, par simple prudence, et non pas parce nous n’en avions pas les moyens, puisque les dépenses étaient imputables au budget national.

On connait la loi de la réflexion souvent évoquée en optique ou en mécanique : un obstacle qui arrête des forces en mouvement, en l’espèce, celles des vagues, ne les annule pas mais les les réfléchit -les dévie- selon un angle déterminé par la trajectoire, la nature des matériaux traversés, ceux du mur et bien d’autres facteurs très complexes de la mécanique rationnelle et de la mécanique des fluides.

Les vagues ainsi déviées alimentées par l’énergie qui les soutient, peuvent s’orienter vers d’autres côtes et amplifier les mouvements d’agression côtiers avec des conséquences imprévisibles de la dynamique des sables des profondeurs de la mer.

Voilà pourquoi j’ai limité l’expérience de Popenguine et demandé dans plusieurs forums, notamment au Sommet du G8 de Kananaskis, la mise en place d’une commission scientifique tripartite comprenant l’Afrique, la France et l’Europe ainsi que les États-Unis.

Je me fais le devoir de conseiller que tous les projets de murs de grande dimension sur une côte africaine de l’Atlantique soient soumis à l’appréciation préalable, par une commission scientifique tripartite, de toutes les répercussions possibles des agressions des assauts de l’océan sur tout le reste des côtes atlantiques.

J’attends encore et l’Afrique attend la constitution de cette commission dans laquelle le Sénégal ne sera que la côte-ouest du continent africain, ce qui légitime la présence de l’Union Africaine dans cette commission, à côté de la France et l’Europe et des États-Unis.

Le lecteur trouvera en annexe quelques-unes de mes interventions au cours de différentes rencontres dans le monde.

Ce que nous croyons pouvoir demander à l’un des Présidents du G8 qui se trouve sur notre sol en ce début de février 2018, c’est de promouvoir la réunion de cette commission scientifique mondiale tripartite qui serait chargée, d’une part de donner, préalablement, un avis éclairé sur toute entreprise d’édification d’un mur d’envergure sur la côte atlantique et, d’autre part, prescrire les mesures et les moyens de protection de nos côtes,  pour éviter que des initiatives improvisées, non suffisamment réfléchies ou incoordonnées, ou simplement la fonte des neiges, n’entrainent l’irréparable sur d’autres côtes de notre continent, voire sur les autres continents qui partagent l’Atlantique.

Maître Abdoulaye Wade

Ancien Président

de la République Sénégal

Urgent: Une série d’arrestations en cours

YERIMPOST.COM Au moment où ces lignes sont écrites, le Commissariat central de la ville de Dakar refuse du monde. Les forces de l’ordre ont procédé à une série d’interpellations. Des membres de « France dégage » et du Collectif contre la franc-maçonnerie et l’homosexualité ont été placés en garde-à-vue. Des manifestations simultanées interdites par le préfet de Dakar que les deux plateformes voulaient tenir coûte que coûte sont la source de ces arrestations. Nous y reviendrons…

Attaqué par le Grand Orient, le Collectif contre la franc-maçonnerie concocte une dure riposte

YERIMPOST.COM Le Collectif contre la franc-maçonnerie en a eu pour son grade dans la réaction écrite du Grand Orient de France publiée le 26 janvier 2018 à Paris. La plus puissante loge maçonnique française a utilisé des mots durs comme « forces obscurantistes » et « groupes extrémistes » pour désigner le Collectif des associations islamiques du Sénégal, l’Association Jamra et Annd Samm Jikko Yi réunis au sein du Collectif contre la franc-maçonnerie. Lequel a, par son activisme, réussi à pousser l’Etat du Sénégal à interdire les assises des franc-maçons qui avaient été prévues à Dakar pour les 2 et 3 février. Le Grand Orient ne s’est pas limité là. Il a proféré des menaces directes contre ces organisations. Il a promis de « prendre, sans tarder, les initiatives qu’exige la gravité de la situation. »

Et c’est par là que le Collectif a commencé la contre-attaque. Ce dimanche 28 janvier, alors qu’il se réunissait à la Mosquée Inachevée, à Yoff, autour de la restitution des missions menées auprès des khalifes des confréries pour les sensibiliser sur les dangers de la franc-maçonnerie, Mame Mactar Guèye de Jamra a pris la parole. Il a rapporté à l’assistance l’article écrit en exclusivité par yerimpost.com autour de la riposte du Grand Orient de France suite à l’annulation de la rencontre de Dakar. Non sans ajouter: « Si cette puissante organisation a pu être contrariée au point de proférer des menaces, c’est la preuve que nous sommes sur la bonne voie et que nous devons redoubler d’ardeur dans ce combat. »

Le conglomérat, qui a étendu son activité pour se faire appeler désormais Collectif contre la franc-maçonnerie et l’homosexualité, projette de se réunir au courant de cette semaine pour rédiger et diffuser une riposte écrite à la hauteur des mots utilisés par le Grand Orient.

Dans la foulée, le Collectif va concocter un plan global d’action qui va répertorier « des activités et méthodes efficaces de lutte contre les fléaux de la franc-maçonnerie et l’homosexualité. » Ce plan d’action va comporter diverses stratégies que Yerimpost vous dévoilera dès leur adoption.

www.yermpost.com




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