Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

contre

Le MEER National, qui réunit les étudiants apéristes, manifeste contre le pouvoir !!!

YERIMPOST.COM Ci-dessous sa déclaration…

Chers camarades ;
Nous avons décidé aujourd’hui de nous adresser directement au Président Macky Sall, Président de l’Alliance Pour la République (A.P.R) par presse interposée avant la marche pacifique du vendredi 25 mai 2018 parce que nous voilà aujourd’hui ;
 5 ans sans audience avec notre Président,
 5 ans sans coordinateur,
 5 ans sans subvention,
 5 ans sans bourse de formation,
 5 ans sans considération,
 5 ans d’abandon,
Cette situation léthargique du MEER National a eu logiquement pour conséquence la fragilité de notre parti dans les différentes universités du Sénégal. L’histoire, maitresse infaillible l’a démontrée à travers les différentes crises qui ont secoué le milieu universitaire. En effet, de la crise de l’introduction de la réforme majeure du sous-secteur de l’Enseignement supérieur en 2013 en passant par la crise engendrée par la venue du Pr Macky Sall à l’UCAD pour les besoins de l’inauguration des 1044 lits à l’actuelle crise qui secoue actuellement les universités, le pouvoir a toujours été très mal à l’aise dans la gestion de ces épisodes douloureux. La question qui se pose voir même s’impose pourquoi cet état de fait ? Pourquoi ce statu quo ?
La réponse est unique !




C’est parce que le parti n’a pas de rempart dans les universités !
C’est parce que le MEER National qui est sensé être l’outil de massification et de contribution à la pacification des universités a été écarté, fragilisé voire même marginalisé par le parti.
Aujourd’hui, le fait que des responsables à qui récemment la gestion de la question du MEER National a été confiée lors du Secrétariat Exécutif National sans y apporter une solution prouve légitimement que nous, membres du MEER National n’avons plus aucun autre interlocuteur que le Président Macky Sall, seul capable de trancher la question.
Ceci est donc notre ultime appel à l’endroit du Président car nous nous dirigeons vers des échéances électorales dans lesquelles nous avons un rôle essentiel à jouer aussi bien dans les universités qu’à la base.
Nous nous inclinons devant la mémoire des camarades disparus pour la défense des intérêts des étudiants ! Nous exhortons que le processus de justice en cours se termine pour que les responsabilités soient situées.
VIVE LE MEER NATIONAL ! RENDEZ-VOUS LE VENDREDI 25 MAI 2018 POUR LA MARCHE !!!
Pôle de la communication du MEER National

Le Comité de l’Onu contre la torture publie un rapport critique sur le Sénégal

YERIMPOST.COM Suite au décès de Fallou Sène, le Comité des Nations-unies contre la torture a publié un rapport critique sur les bavures policières et autres violations des droits humains au Sénégal. Le voici ci-dessous…




Comité contre la torture
Observations finales concernant le quatrième rapport
périodique du Sénégal*
1. Le Comité contre la torture a examiné le quatrième rapport périodique du Sénégal
(CAT/C/SEN/4) à ses 1619e et 1622e séances (voir CAT/C/SR.1619 et 1622), les 25 et 26
avril 2018, et a adopté les observations finales ci-après à sa 1647e
séance, le 15 mai 2018.

A. Introduction
2. Le Comité prend note du quatrième rapport périodique du Sénégal préparé
conformément à la procédure facultative pour l’établissement des rapports, qui permet de
mieux cibler le dialogue entre l’État partie et le Comité.
3. Le Comité se félicite d’avoir pu engager un dialogue constructif avec la délégation de
l’État partie et accueille avec satisfaction les réponses apportées aux questions et aux
préoccupations soulevées pendant l’examen du rapport.
B. Aspects positifs
4. Le Comité accueille avec satisfaction les mesures législatives mises en place par l’État
partie pour donner effet à la Convention, notamment:
a) La Loi n° 2016-30 de 2016 modifiant la loi n° 65-61 du 21 juillet 1965 portant
sur le Code de procédure pénale, qui renforce, entre autres, les garanties juridiques
fondamentales et institue la tenue permanente des audiences des chambres criminelles;
b) La Loi organique n°2017-10 de 2017 portant sur le statut des magistrats, dont
l’objectif est de renforcer l’indépendance des magistrats, entre autres;
c) La Loi organique n°2017-11 de 2017 portant sur l’organisation et le
fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, qui introduit, entre autres, un droit
de recours en matière disciplinaire et exige le vote de la majorité des membres dans les
décisions de révocation ou mise à la retraite;
d) La Loi organique n° 2017-09 de 2017 abrogeant et remplaçant la loi organique
n°2008-35 de 2008 sur la Cour suprême, qui organise une procédure d’indemnisation des
victimes de détention de longue durée.
5. Le Comité salue également les autres efforts que déploie l’État partie pour donner
effet à la Convention, notamment:
a) La circulaire n° 179/MJ/DACG/MN de 2018, qui précise les modalités
d’exercice du droit à l’assistance de l’avocat;
* Adoptées par le Comité à sa soixante-troisième session (23 avril-18 mai 2018).
VERSION NON EDITEE




2
b) la création des chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions
sénégalaises, dans le cadre du suivi de la décision 181/2001 Guengueng et al., pour juger
Hissène Habré, condamné en 2016 pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture
commis au Tchad de 1982 à 1990;
c) l’ordonnance de 2016 de retrait d’urgence des enfants des rues, augmentant les
peines pour les personnes qui les exploitent;
d) La mise en place d’un registre informatisé dans les centres pénitentiaires;
e) La stratégie nationale de protection de l’enfant de 2013.
C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations
Questions en suspens concernant la procédure de suivi
6. Le Comité prend note avec satisfaction des informations fournies par l’État partie au
titre de la procédure de suivi (CAT/C/SEN/CO/3/Add.1) et comme suite à la lettre datée du
25 novembre 2013 adressée par le Rapporteur du Comité chargé du suivi des observations
finales, mais regrette que les recommandations retenues aux fins du suivi dans les
observations finales précédentes aux paragraphes 10 (a) (garanties juridiques
fondamentales), et 11(a) (enquêtes et poursuites d’actes de torture) n’aient pas encore été
mises en œuvre (voir par. 10(a)(b)(c) et 20 (a) ci-dessous).
Définition de la torture et des peines appropriées
7. Rappelant sa précédente recommandation (voir CAT/C/SEN/CO/3, par. 8), le Comité
demeure préoccupé que ni l’article 295-1 du Code pénal qui définit le crime de torture, ni les
modifications envisagées dans le projet de Code pénal, ne font encore mention de la
possibilité que la torture soit infligée à une tierce personne. Le Comité est aussi préoccupé
que l’article 295-1 prévoit une peine minimale pour des actes de torture de cinq ans
d’emprisonnement, ce qui permet au juge de diminuer la peine à deux ans et de l’assortir d’un
sursis. Le Comité constate notamment avec préoccupation que plusieurs peines prononcées
pour des actes de torture sont très légères. Il note, cependant, que l’État partie s’est engagé à
remédier aux lacunes constatées dans la définition de la torture (art. 1 et 4).
8. Le Comité renouvelle sa précédente recommandation (CAT/C/SEN/CO/3, par.
8) et enjoint l’État partie de modifier l’article 295-1 du Code pénal de façon à inclure
dans la définition de torture les actes visant à obtenir des renseignements, à punir, à
intimider ou à faire pression sur une tierce personne. Le crime de torture devrait aussi
être passible de peines appropriées qui prennent en considération leur gravité,
conformément au paragraphe 2 de l’article 4 de la Convention.
Garanties juridiques fondamentales
9. Tout en prenant note des modifications apportées par la loi n°2016-30 et par la
circulaire n° 179 sur les garanties fondamentales (voir paragraphes 4(a) et 5(a) ci-dessus), le
Comité demeure préoccupé du fait que: (i) la durée de 48 heures de la garde à vue,
renouvelable une fois sur autorisation, peut être prolongée jusqu’à 8 jours pour les infractions
contre la sûreté de l’Etat;(ii) dans les affaires de terrorisme, elle peut être étendue jusqu’à un
maximum de 12 jours sur autorisation;(iii) les enfants en conflit avec la loi sont soumis aux
mêmes délais de garde à vue; (iv) le droit du détenu d’informer ses proches n’est pas reconnu
dans la loi; et (v) la durée de l’entretien du détenu avec l’avocat est limitée à 30 minutes. Le
Comité constate avec préoccupation que le nombre très limité d’avocats inscrits au barreau,
ainsi que leur concentration dans la capitale, empêchent en pratique le droit à l’assistance
d’un conseil dès l’interpellation, bien qu’il note les mesures envisagées par l’Etat partie pour
régionaliser le barreau et annualiser son examen d’accès. En ce qui concerne l’accès des
détenus à un examen médical, le Comité regrette l’absence d’un système exigeant cet examen
pendant la garde à vue et au moment de l’admission dans un centre de détention, afin
d’identifier, entre autres, des signes de torture ou de mauvais traitements. Il regrette aussi
l’intention de l’Etat partie de légaliser la pratique dite de «retour de parquet» ou ordre de
3




remise à disposition, qui permet de maintenir une personne en détention au-delà des délais
légaux (art. 2).
10. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de:
a) s’assurer que la durée maximale de la garde à vue, indépendamment du
motif, n’excède pas 48 heures, ou 24 heures pour les enfants, renouvelable une fois dans
des circonstances exceptionnelles dûment justifiées par des éléments tangibles, et qu’à
la fin de la garde à vue la personne détenue soit présentée physiquement devant un juge
indépendant et impartial;
b) garantir que tous les détenus bénéficient des garanties juridiques
fondamentales dès le début de leur privation de liberté, notamment le droit (i) d’être
informés dans une langue qu’ils comprennent des motifs de l’arrestation (ii) d’informer
leurs proches de leur mise en détention, (iii) de bénéficier d’un accès confidentiel et sans
délai à un avocat indépendant ou à l’aide juridictionnelle et ce pour toute la durée
nécessaire à une défense efficace et (iv) de demander et d’obtenir un examen médical
sans condition, effectué par du personnel médical qualifié sans délai dès leur arrivée
dans un centre de détention, et l’accès à un médecin indépendant sur demande;
c) veiller à ce que le personnel médical signale tout signe de torture ou de
mauvais traitement à une autorité d’enquête indépendante, en toute confiance et sans
s’exposer à des représailles. L’État partie devrait rassembler des données statistiques
sur le nombre de cas identifiés grâce à ce mécanisme ainsi que des renseignements
détaillés sur les résultats des enquêtes concernant ces cas;
d) veiller à ce que l’examen d’entrée au barreau soit organisé régulièrement,
afin d’augmenter le nombre d’avocats disponibles, encourager les avocats à s’installer
dans les régions et allouer les ressources nécessaires afin de faciliter l’accès de toutes les
personnes démunies à l’aide juridictionnelle;
e) mettre fin à la pratique dite du « retour de parquet » ou ordre de remise
à disposition, et fournir des moyens supplémentaires à l’appareil judiciaire en vue de
réduire le délai de renvoi des gardés à vue devant les tribunaux;
f) vérifier de manière systématique que les agents de l’État respectent, dans
la pratique, les garanties juridiques et la stricte tenue de registres, en sanctionnant tout
manquement.
Infractions commises dans le cadre du conflit en Casamance
11. Le Comité regrette que l’Etat partie continue à justifier les lois d’amnistie en relation
avec toutes les infractions commises dans le cadre du conflit armé non international en
Casamance par le besoin de restaurer la paix. Il note aussi avec préoccupation la position de
l’Etat partie selon laquelle il n’y a aucun cas de disparition forcé en Casamance, malgré les
plaintes de familles de détenus. Le Comité est préoccupé par des informations indiquant que
15 personnes auraient été tuées dans la forêt de Bofa Bayotte en janvier 2018, et que l’armée
sénégalaise aurait détenu 24 personnes. A l’égard de ces informations, le Comité regrette que
l’État partie n’ait pas répondu aux demandes de renseignements sur la situation juridique des
personnes détenues et sur la question de savoir si des enquêtes étaient en cours (art. 2, 12, 14
et 16).
12. L’Etat partie devrait:
a) supprimer toute amnistie pour des actes de torture ou mauvais
traitements commis par chacune des parties au conflit, ainsi que pour d’autres
infractions, commises en Casamance dans le cadre du conflit armé non international,
afin de pouvoir mener des enquêtes et que les responsables soient punis;
b) prendre des dispositions pour renforcer les mesures de protection des
civils en Casamance en conformité avec ses obligations internationales, et exercer un
contrôle rigoureux sur les forces de sécurité;
4
c) mettre tout en œuvre pour rechercher les personnes signalées comme
disparues, en particulier celles qui le seraient après avoir été arrêtées par les forces de
l’ordre, et pour veiller à ce que toute personne qui ait subi un préjudice résultant
directement d’une disparition forcée ou de la détention d’un proche ait accès à toutes
les informations disponibles qui pourraient être utiles pour déterminer où se trouve la
personne disparue ou détenue;
d) veiller à ce que toutes les allégations récentes d’homicides en Casamance
fassent l’objet d’enquêtes impartiales, y compris d’une enquête indépendante médicolégale
et d’autopsies s’il en faut, afin que les responsables soient punis;
e) fournir une réparation à toutes les victimes et leurs ayants droit, et la
réadaptation la plus complète possible.
Conditions de détention
13. Tout en prenant note de l’augmentation des places et des projets de construction et de
réhabilitation des établissements pénitentiaires, le Comité demeure préoccupé par
l’accroissement constant de la population carcérale se traduisant par une surpopulation
chronique. Le Comité note aussi avec préoccupation que les organes chargés de mettre en
œuvre des mesures d’aménagement des peines ne sont pas fonctionnels et que le taux
d’application de ces mesures est très faible, aggravant le problème de la surpopulation
carcérale. Il est aussi préoccupé du fait que le projet de loi relatif à la justice juvénile, qui
prévoit des mesures de substitution à la détention et à la peine, n’est pas encore adopté. Le
Comité s’inquiète des informations faisant état des conditions d’hébergement et des conditions
sanitaires déplorables dans les centres de détention, de l’insuffisance des effectifs du personnel
et de l’alimentation inadéquate, ainsi que du fait que la séparation entre mineurs et adultes ne
soit pas effective, particulièrement dans les prisons de femmes et dans les commissariats de
police. Il relève aussi que le service de santé pénitentiaire dépend du ministère de la Justice
et s’inquiète des informations dénonçant l’insuffisance du personnel médical et les soins
médicaux limités, particulièrement pour des détenus souffrant de troubles psychiques. En ce
qui concerne les personnes accusées de terrorisme, le Comité est préoccupé par des
informations indiquant qu’elles se voient soumises à des conditions de détention
particulièrement sévères, y compris leur isolement, et même le déni d’accès aux soins. Le
Comité note finalement que les femmes détenues subissent des obstacles dans l’accès aux
formations et aux activités (art. 2, 11 et 16).
14. Le Comité engage l’État partie à intensifier ses efforts en vue de mettre les
conditions de détention en conformité avec l’Ensemble de règles minima des Nations
Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela), notamment à:
a) atténuer la surpopulation carcérale, en recourant davantage aux mesures
d’aménagement des peines prévues dans la législation pénale, particulièrement dans les
cas des enfants en conflit avec la loi, et en accélérant la procédure de nomination des
membres des organes chargés de les mettre en œuvre;
b) accélérer l’adoption de la loi relative à la justice juvénile et veiller à ce que
les enfants ne soient pas détenus avec des adultes dans les prisons et commissariats de
police et à ce que les conditions de détention soient conformes à leur condition de
mineur;
c) continuer de mettre en œuvre des plans visant à développer
l’infrastructure des prisons et à améliorer les conditions de détention, en s’assurant que
les détenus aient un espace raisonnable dans les cellules et disposent de lits, matelas et
couchages, en augmentant les effectifs du personnel pénitentiaire et en veillant à ce que
les conditions d’hygiène et de salubrité et la prise en charge alimentaire soient
adéquates;
d) organiser le service de santé en relation étroite avec l’administration
générale de santé publique, sur le principe de l’accès aux soins pour tous les détenus de
même qualité que ceux disponibles dans la société sénégalaise, accroître les effectifs du
personnel médical et assurer une prise en charge psychique adéquate;
5
e) faire en sorte que les conditions de détention des personnes accusées de
terrorisme ne constituent pas un traitement cruel, inhumain ou dégradant et garantir
l’accès aux soins de santé dans tous les cas;
f) veiller à ce que l’isolement ne soit utilisé qu’en dernier recours, pour la
durée la plus courte possible et dans des conditions strictes de surveillance et de
contrôle judiciaire;
g) faciliter l’accès des détenus, particulièrement des femmes, aux activités
récréatives et culturelles, ainsi qu’à la formation professionnelle et à l’enseignement,
afin de soutenir leur réadaptation dans la communauté ;
(h) veiller, jusqu’à ce que le nombre de médecins dans les services de santé
pénitentiaires soit suffisant, à ce que les infirmiers procèdent à des examens médicaux
initiaux lors de l’admission des détenus et soient formés aux fin d’identifier, documenter
et signaler tout signe de torture ou de mauvais traitement au plus tôt ;
(i) veiller à ce que les organisations de la société civile soient autorisées à
effectuer des visites répétées et inopinées dans tous les lieux de privation de liberté.
Usage excessif de la détention provisoire
15. Le Comité est préoccupé par le nombre élevé de personnes en détention provisoire,
qui représenterait environ 45% de la population carcérale et 72% des femmes en détention.
Il note avec préoccupation qu’il n’y a pas de réglementation précise sur les circonstances
exceptionnelles justifiant la détention provisoire et que le Code de procédure pénale impose
des mandats de dépôts obligatoires pour certaines infractions, conduisant à un usage abusif
de cette mesure. Tout en appréciant les mesures prises pour lutter contre les longues
détentions (voir paragraphe 4(a) ci-dessus), le Comité demeure préoccupé par des
informations indiquant que dans de nombreux cas en matière criminelle, la durée de détention
provisoire excède la peine susceptible de pouvoir être prononcée, bien qu’il prend note des
mesures envisagées pour fixer le délai de la détention provisoire en matière criminelle (art.
11 et 16).
16. L’État partie devrait:
a) réviser la réglementation relative à la détention provisoire afin de préciser
les circonstances qui peuvent la justifier, et afin qu’elle ne soit imposée qu’à titre
exceptionnel et pour des périodes limitées, en fonction du critère de nécessité et au
regard des circonstances individuelles;
b) adopter les mesures nécessaires, notamment en matière de formation des
juges, pour promouvoir le recours aux mesures de substitution à la détention provisoire,
conformément aux standards internationaux.
Décès et allégations de mauvais traitements en détention
17. Même si les décès survenus en détention ont diminué pendant la période considérée,
le Comité demeure préoccupé par des informations sur des décès survenus dans des
circonstances suspectes qui n’ont toujours pas été élucidées, comme les cas d’Ibrahim Mbow,
décédé en 2016 lors d’une mutinerie à la prison de Rebeuss, ou les décès suite à des actes
présumés de torture, comme les cas d’Amadou Ka et Elimane Touré. Il est aussi préoccupé
par des allégations faisant état de mauvais traitements administrés en prison sous diverses
formes, allant des douches froides forcées à des coups de matraque sur les genoux ou les
tibias. Le Comité exprime aussi sa préoccupation concernant les fouilles corporelles
intégrales que subissent les détenus en groupe à leur arrivée en prison, bien qu’il note les
mesures envisagées par l’Etat partie pour supprimer cette pratique (art. 2, 11, 12, 13 et 16).
18. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires pour:
a) veiller à ce que tous les cas de décès survenus en détention, ainsi que les
actes allégués de violence et mauvais traitements, fassent rapidement l’objet
d’enquêtes approfondies et impartiales, y compris d’un examen médico-légal
indépendant conforme au Protocole du Minnesota dans les cas de décès, à ce que les
personnes responsables soient traduites en justice et, si elles sont déclarées coupables, à
6
ce qu’elles soient dûment sanctionnées et à ce que les victimes ou leurs ayants droit
obtiennent une réparation adéquate;
b) prioriser l’installation d’appareils de détection pour remplacer les
fouilles personnelles, qui ne doivent être effectuées que si elles sont absolument
nécessaires, et dans ce cas, en privé et par un personnel qualifié du même sexe que le
détenu.
Impunité des actes de torture et des mauvais traitements
19. Le Comité prend note avec préoccupation des informations selon lesquelles les
plaintes pour actes de torture donnent rarement lieu à une enquête et, dans les cas où des
membres des forces de l’ordre sont mis en cause, ces enquêtes n’aboutissent pas à la
traduction en justice des responsables présumés ou à leur condamnation à des peines
proportionnelles à la gravité de leurs actes. Compte tenu de ces allégations, le Comité trouve
inquiétant que l’État partie n’ait pas fourni de données statistiques sur le nombre de plaintes
pour actes de torture et sur les enquêtes et les poursuites auxquelles celles-ci ont donné lieu,
les condamnations prononcées et les sanctions pénales ou disciplinaires qui leur ont été
infligées. En examinant les renseignements fournis par l’État partie à titre illustratif, le
Comité constate avec préoccupation que quelques peines prononcées contre les agents de
l’État n’étaient pas proportionnées à la gravité des faits, comme dans les affaires judiciaires
No. 224/12 et No. 322/13, et qu’une grande partie des enquêtes étaient toujours en cours
(art. 2, 12, 13 et 16).
20. L’État partie devrait:
a) veiller à ce que toutes les allégations de torture et de mauvais traitements
donnent rapidement lieu à une enquête impartiale menée par une instance
indépendante, à ce qu’il n’y ait pas de lien institutionnel ou hiérarchique entre les
enquêteurs et les auteurs présumés des faits et à ce que les suspects soient dûment
traduits en justice et, s’ils sont reconnus coupables, à ce qu’ils soient condamnés à des
peines à la mesure de la gravité de leurs actes;
b) veiller à ce que les autorités ouvrent une enquête chaque fois qu’il existe
des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis ou que des mauvais
traitements ont été infligés;
c) veiller à ce que les auteurs présumés d’actes de torture et de mauvais
traitements soient immédiatement suspendus pendant la durée de l’enquête, en
particulier s’il existe un risque qu’ils soient en mesure de commettre de nouveau les
actes dont ils sont soupçonnés, d’exercer des représailles contre la victime présumée
ou de faire obstruction à l’enquête;
d) compiler des données statistiques sur les plaintes déposées, les enquêtes
menées, les poursuites intentées et les condamnations prononcées dans les affaires de
torture et de mauvais traitements.
Indépendance du pouvoir judiciaire
21. Tout en prenant acte de l’adoption des lois relatives au statut des magistrats et au
Conseil Supérieur de la Magistrature (voir paragraphe 4(b) et (c) ci-dessus), le Comité reste
préoccupé par le fait que le Président de la République continue à présider le Conseil
Supérieur de la Magistrature et que le Ministre de la justice en est son vice-président, ce qui
porte atteinte à l’indépendance de l’appareil judiciaire. Le Comité note aussi avec
préoccupation que les magistrats sont susceptibles d’être mutés, par recours à l’intérim ou
aux nécessites de service, pour avoir statué dans un sens donné. A cet égard, le Comité a reçu
des allégations de manque d’indépendance dans des procès à forte résonnance politique dans
le contexte actuel. Il est aussi préoccupé par les atteintes qui sont portées au pouvoir
d’appréciation des procureurs, placés sous l’autorité du Garde de Sceaux, atteintes qui
pourraient les empêcher d’enquêter en toute impartialité dans les affaires concernant des
violations des dispositions de la Convention par des agents de l’Etat. Le Comité est préoccupé
par le fait que des interférences politiques puissent saper les garanties propres à l’état de droit
nécessaires pour la protection efficace contre la torture (art. 2 et 13).
7
22. L’État partie devrait réformer les lois relatives au Conseil Supérieur de la
Magistrature et portant sur le statut des magistrats afin que le Président de la
République et le Ministre de la justice ne soient plus membres du Conseil et afin de
prendre toutes autres mesures nécessaires pour garantir l’indépendance judiciaire, y
compris la nomination de juges sur la base de critères objectifs et transparents et la
garantie de leur inamovibilité. Il devrait aussi supprimer la possibilité pour le Garde de
Sceaux de donner des instructions dans des affaires individuelles.
Irrecevabilité des aveux obtenus sous la torture
23. Le Comité constate avec préoccupation que la législation pénale ne comporte toujours
pas de disposition expresse sur l’irrecevabilité de preuves obtenues par la torture. Le Comité
est notamment préoccupé par la très large discrétion laissée au juge concernant la valeur des
aveux obtenus sous la torture et note avec inquiétude qu’il n’y a pas eu de cas dans lesquels
les tribunaux ont déclaré nuls et non avenus des éléments de preuve obtenus sous la torture
(art. 15).
24. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives,
pour garantir que les aveux ou déclarations extorqués sous la torture ou sous de
mauvais traitements soient irrecevables. Le Comité l’invite aussi à veiller à ce que:
a) en cas d’allégations d’aveux extorqués sous la torture ou sous de mauvais
traitements, il soit procédé sans délai à une enquête approfondie sur ces allégations et à
un examen médico-légal de la victime présumée;
b) les agents de l’État qui extorquent ainsi des aveux soient traduits en
justice;
c) les magistrats soient formés aux moyens de vérifier la recevabilité des
aveux, et à ce qu’il soit procédé à des sanctions contre ceux qui ne prennent pas les
mesures voulues au cours d’une procédure judiciaire.
Institution nationale des droits de l’homme
25. Le Comité relève avec préoccupation que le Comité sénégalais des droits de l’homme
a perdu en 2012 son statut A au titre des Principes de Paris en raison, notamment, de l’absence
d’un processus transparent et pluraliste de désignation de ses membres et d’un manque
d’indépendance, qui affecterait son fonctionnement et ses ressources. Il prend note,
cependant, de l’engagement de l’Etat partie à adopter une nouvelle loi qui viserait à créer une
commission nationale sénégalaise des droits de l’homme, afin de se conformer aux Principes
de Paris (art. 2).
26. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de:
a) établir un processus clair, transparent et participatif de sélection des
membres de l’institution nationale de droits de l’homme et afin de les nommer à temps
plein;
b) garantir l’autonomie financière et fonctionnelle de l’institution nationale
de droits de l’homme, en lui fournissant les ressources nécessaires pour lui permettre
de s’acquitter efficacement de son mandat et en lui permettant de nommer son propre
personnel conformément aux Principes de Paris.
Mécanisme national de prévention de la torture
27. Le Comité rappelle sa précédente recommandation (voir CAT/C/SEN/CO/3, par. 23
(a)) et demeure préoccupé par des informations indiquant que le budget alloué à
l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL) reste insuffisant. Il partage
également l’inquiétude du Sous-Comité pour la prévention de la torture, mentionnée dans
son rapport sur sa visite au Sénégal (CAT/OP/SEN/2, par. 15), concernant l’interprétation
restrictive des pouvoirs de l’ONLPL comme excluant les lieux de détention militaires. Il
s’inquiète aussi (i) de la désignation de l’Observateur sur proposition du Ministère de la
Justice, (ii) du rattachement de l’ONLPL au même Ministère et (iii) du fait que l’ONLPL ne
8
puisse pas sélectionner, recruter et rémunérer lui-même son propre personnel, comme l’avait
indiqué le Sous-Comité (art. 2 et 11).
28. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de garantir que:
a) le processus de désignation de l’Observateur soit transparent, inclusif et
participatif, veillant à ne pas nommer des personnes qui occupent une position
susceptible de donner lieu à des conflits d’intérêt (CAT/OP/SEN/2, par. 17);
b) l’ONLPL soit indépendant de l’Exécutif, et qu’il puisse sélectionner,
recruter et rémunérer son propre personnel;
c) l’ONLPL ait les ressources nécessaires pour s’acquitter efficacement de
son mandat;
d) l’ONLPL puisse, accompagné d’experts médicaux et psychiatriques,
mener des visites régulières et des visites inopinées dans tous les lieux de détention, civils
et militaires, y compris des lieux non officiels.
Usage excessif de la force par des agents de l’Etat
29. Le Comité prend note avec préoccupation des informations concordantes sur le
recours à la force de manière excessive et disproportionnée par les forces de l’ordre, y
compris l’utilisation de balles réelles et de gaz lacrymogènes, pour réprimer des
rassemblements et manifestations à but politiques. Le Comité constate aussi avec
préoccupation que plusieurs personnes sont décédées suite à un usage disproportionné de la
force par des agents de l’Etat, comme dans les cas de Yamadou Sagna, Abdoulaye Baldé ou
Mbaye Mboup. Il regrette aussi que l’État partie n’ait pas répondu aux demandes de
renseignements sur la question de savoir si des enquêtes ont été ou vont être menées sur ces
faits (art. 2, 12, 13 et 16).
30. L’État partie devrait:
a) veiller à ce que des enquêtes impartiales et approfondies soient menées
sans délai sur toute allégation d’un usage excessif de la force et d’exécutions
extrajudiciaires par des agents de l’Etat, y compris un examen médico-légal
indépendant conforme au Protocole du Minnesota dans les cas de décès, et faire en sorte
que les responsables soient poursuivis et, s’ils sont reconnus coupables, qu’ils soient
sanctionnés, et que les victimes obtiennent réparation;
b) veiller à ce que les forces de sécurité appliquent des mesures non violentes
avant d’employer la force lors du contrôle de manifestations;
c) redoubler d’efforts pour dispenser à tous les membres des forces de
l’ordre une formation systématique sur l’usage de la force, en particulier à ceux qui
participent au contrôle des manifestations, compte dûment tenu des Principes de base
sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de
l’application des lois (1990).
Traite et abus à l’égard d’enfants
31. Malgré les efforts annoncés de l’Etat partie pour retirer de la rue les enfants talibés,
fréquentant les écoles coraniques (daaras), le Comité demeure préoccupé par des
informations indiquant que l’exploitation des enfants par des maîtres coraniques à des fins
de mendicité forcée est un phénomène qui, loin de décroitre, a augmenté pendant la période
concernée et que ceux-ci continuent d’être soumis à la traite, la mendicité forcée et à des
formes extrêmes d’abus et de négligence par ceux qui en ont la garde (marabouts). Le Comité
est aussi préoccupé par des informations faisant état de la connivence des autorités par rapport
à ce phénomène et de leur inaction pour poursuivre les marabouts abusifs, sauf dans des cas
de décès d’enfants ou d’abus extrêmes. Le Comité note aussi avec préoccupation que les
daaras ne font l’objet d’aucun contrôle officiel et que le projet de loi portant sur le statut des
daaras est toujours en cours d’examen. Le Comité est par ailleurs préoccupé par des
informations dénonçant que les filles sont souvent exposées à des abus sexuels de la part de
leurs enseignants dans les écoles, et cela en totale impunité (art. 11 et 16).
9
32. Le Comité renouvelle sa précédente recommandation (CAT/C/SEN/CO/3, par.
15) et enjoint l’État partie à:
a) mener de manière concertée un système de prise en charge des enfants
talibés, afin de les protéger contre l’exploitation et les mauvais traitements, et afin
d’établir un plan de surveillance et de suivi approprié visant à prévenir la récidive;
b) renforcer l’application des lois nationales et à mener des enquêtes
impartiales et approfondies sur les actes de traite, de mauvais traitements et d’abus
sexuels dont sont victimes les enfants dans les daaras et dans d’autres écoles, et à faire
en sorte que les responsables, ainsi que les agents de l’Etat qui n’enquêtent pas sur ces
allégations, soient poursuivis et, s’ils sont reconnus coupables, à ce qu’ils soient
sanctionnés par des peines appropriées;
c) accélérer l’adoption de tout projet de loi visant à encadrer l’enseignent
dans les daaras et affecter les ressources nécessaires pour assurer le bon fonctionnement
du service d’inspection;
d) veiller à ce que toutes les écoles disposent de mécanismes de plaintes
confidentiels et indépendants;
e) mener des campagnes de sensibilisation sur les droits de l’enfant, la traite,
la mendicité forcée et l’abus sexuel des enfants dans les écoles.
Non-refoulement et détention pour des motifs liés à l’immigration
33. Le Comité note avec préoccupation que la loi régissant l’asile (loi n
o68-27) ne
reconnait pas le principe de non-refoulement sur la base du risque d’être soumis à la torture,
et regrette de n’avoir pas reçu d’informations complémentaires concernant la reconnaissance
de ce principe dans le projet de réforme de cette loi, ainsi que dans la législation régissant
l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Le Comité est aussi préoccupé par le fait
que les demandes d’asile sont décidées par le même organe en première instance et en appel
et s’inquiète d’informations indiquant que la procédure de décision est très lente. Le Comité
note avec préoccupation que des immigrants en situation irrégulière, y compris des mineurs
non accompagnés, peuvent être placés en détention sans contrôle judiciaire dans des prisons
et postes de police avant d’être expulsés. Il s’inquiète aussi d’informations faisant état
d’arrestations arbitraires de migrants, suite à la collaboration entre les forces de l’ordre
sénégalaises et Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières (art. 3 et 11).
34. L’État partie devrait:
a) garantir que la législation régissant l’asile, ainsi que celle régissant
l’extradition et l’expulsion de migrants sans papiers, reconnaissent explicitement le
principe de non-refoulement;
b) accélérer la procédure de détermination du statut de réfugié et établir un
recours juridictionnel pour faire appel à la décision d’expulsion avec effet suspensif
automatique, devant un tribunal ayant compétence pour examiner le bien-fondé de
l’appel;
c) veiller à ce que la législation relative aux migrations prévoie la détention
uniquement en dernier ressort, lorsque toutes les autres mesures ont été dûment
examinées et épuisées, en respectant les principes de nécessité et de proportionnalité et
pour la durée la plus brève possible. Les enfants non accompagnés ne devraient pas être
détenus;
d) assurer le contrôle juridictionnel effectif de la détention pour des motifs
liés à l’immigration et, lorsque la détention est considérée nécessaire, garantir que les
immigrants en situation irrégulière soient transférés dans un centre de rétention
approprié à leur statut.
Mauvais traitements motivés par la discrimination
35. Tout en notant l’affirmation de la délégation que l’homosexualité n’est pas
explicitement poursuivie au Sénégal, le Comité relève avec préoccupation des informations
10
concordantes dénonçant plusieurs arrestations violentes basées sur l’orientation sexuelle
supposée de la personne, accompagnées de poursuites pour des actes « contre nature ». Le
Comité relève aussi avec préoccupation des informations dénonçant l’insuffisante réponse de
l’Etat pour adopter les moyens de protection au profit des personnes albinos (art. 2, 12, 13 et
16).
36. L’État partie devrait:
a) abroger l’article 319(3) du Code pénal, invoqué pour poursuivre des
comportements homosexuels consentant;
b) prendre des mesures efficaces pour prévenir les arrestations et la violence
policière en raison de l’orientation sexuelle, réelle ou supposée, de la victime et pour
protéger les albinos d’attaques rituelles et d’autres pratiques traditionnelles
préjudiciables;
c) faire en sorte que tous les actes de violence fassent l’objet d’une enquête,
que les auteurs soient traduits en justice et que les victimes obtiennent réparation.
Formation
37. Tout en prenant acte des efforts de l’État partie pour mettre en œuvre des programmes
de formation aux droits de l’homme et aux disposition de la Convention, le Comité regrette
le manque d’informations sur les effets de cette formation sur la prévention de la torture et si
elle comprend une formation spécifique à l’utilisation du Manuel pour enquêter efficacement
sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Protocole
d’Istanbul) (art. 10).
38. L’État partie devrait:
a) dispenser régulièrement et systématiquement une formation sur
l’interdiction absolue de la torture et les dispositions de la Convention, ainsi qu’aux
méthodes d’interrogation non coercitive, à toutes les personnes qui interviennent dans
la détention, l’interrogatoire ou le traitement des personnes privées de liberté;
b) veiller à ce que tous les personnels concernés, notamment les membres du
corps médical, soient spécifiquement formés à repérer les cas de torture et de mauvais
traitements et à en recueillir des preuves, conformément au Protocole d’Istanbul;
c) élaborer et appliquer une méthode permettant d’évaluer l’efficacité des
programmes d’enseignement et de formation relatifs à la Convention et au Protocole
d’Istanbul.
Réparation
39. Tout en appréciant l’introduction d’une procédure d’indemnisation des victimes de
détention de durée excessive (voir paragraphe 4(d) ci-dessus), le Comité est préoccupé par
des informations indiquant que l’indemnisation n’est toujours pas effective, et qu’il n’y a
pas non plus de programmes de réadaptation pour les victimes de torture. Compte tenu de ces
informations, le Comité regrette l’absence d’informations sur les mesures de réparation
ordonnées en faveur des victimes de torture ou de détention de durée excessive pendant la
période considérée, ainsi que sur les programmes de réadaptation existants. Le Comité prend
note également de la condamnation d’Hissène Habré à perpétuité mais regrette qu’à ce jour
les victimes de ses crimes n’aient pas obtenu réparation (art. 14).
40. Le Comité appelle l’attention de l’État partie sur l’observation générale n° 3
(2012) relative à l’application de l’article 14 par les États parties et invite en particulier
l’État partie à:
a) veiller à ce que toutes les victimes d’actes de torture et de mauvais
traitements, ainsi que les victimes de détention de durée excessive, aient accès à des
recours utiles et puissent obtenir réparation, y compris dans les cas où l’auteur des actes
de torture n’a pas été identifié;
b) évaluer pleinement les besoins des victimes d’actes de torture et à faire en
sorte que des services spécialisés de réadaptation soient rapidement disponibles, en
11
assurant directement les prestations dans ce domaine ou en finançant d’autres services,
y compris les services gérés par les organisations non gouvernementales ;
c) veiller à ce que les victimes des crimes commis par Hissène Habré
obtiennent réparation conformément aux dispositions de la Convention.
Procédure de suivi
41. Le Comité demande à l’État partie de lui fournir, d’ici au 18 mai 2019, des
renseignements sur la suite qu’il aura donnée aux recommandations figurant aux
paragraphes 32, 10 d) et 28. Dans ce contexte, l’État partie est invité à informer le Comité
de ses plans pour mettre en œuvre, au cours de la période couverte par le prochain
rapport, tout ou partie du reste des recommandations faites dans les présentes
observations finales.
Questions diverses
42. Le Comité invite l’État partie à envisager de ratifier les autres instruments des
Nations Unies relatifs aux droits de l’homme auxquels il n’est pas encore partie.
43. L’État partie est invité à diffuser largement les rapports soumis au Comité ainsi
que les présentes observations finales, dans les langues voulues, par le biais des sites Web
officiels, des médias et des organisations non gouvernementales.
44. L’État partie est invité à mettre à jour son document de base commun
(HRI/CORE/SEN/2015), conformément aux instructions relatives au document de base
qui figurent dans les Directives harmonisées concernant l’établissement des rapports
destinés aux organes créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme (voir HRI/GEN/2/Rev.6, chap. 1).
45. Le Comité invite l’État partie à présenter son prochain rapport périodique, qui
sera le cinquième, le 18 mai 2022 au plus tard. À cette fin, et compte tenu du fait que
l’État partie a accepté d’établir son rapport selon la procédure simplifiée, le Comité lui
adressera en temps voulu une liste préalable de points à traiter. Les réponses de l’État
partie à cette liste constitueront le cinquième rapport périodique qu’il soumettra en
application de l’article 19 de la Convention.

Procès Imam Ndao et cie: des peines de 5, 15 et 20 ans requis contre…

YERIMPOST.COM Si le tribunal suit le procureur dans ce réquisitoire de feu, onze (11) accusés qui ont reconnu formellement avoir rejoint les rangs de Boko Haram (leur présence sur le territoire des combattants avait également été signalée aux autorités) passeront le restant de leur vie en prison. En sus de Makhtar Diokhané, Aly Ciré Ndiaye a demandé une condamnation à perpétuité contre Moussa Mballo, Abou Diallo, Ibrahima Diallo, Lamine Coulibaly, Abdou Hakim Mbacké Bao, Cheikh Ibrahima Ba, Abdoul Aziz Dia, Latyr Niang, Ibrahima Mballo et Oumar Yaffa.

Les accusés Moustapha Diatta et Saliou Ndiaye, eux, poursuivis pour association de malfaiteurs, apologie du terrorisme et financement du terrorisme encourent de lourdes peines. Au titre de toutes ces charges qui ont été retenues contre eux, le représentant du ministère public a demandé que le tribunal les condamne à 20 années de prison ferme.

La première épouse de Makhtar Diokhané, Amy Sall, également accusée dans ce dossier et poursuivie pour blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, risque de passer cinq longues années derrière les barreaux si la chambre criminelle spéciale du tribunal de grande instance hors classe de Dakar suit le réquisitoire du parquetier.
Les coaccusés d’Imam Alioune Ndao, Ibrahima Ndiaye, Elhadj Mamadou Ba et Pape Kibily Coulibaly, quant à eux, sont poursuivis pour association de malfaiteurs et le procureur demande une peine de prison ferme de 15 ans.



Kaddu Mbour s’insurge contre l’état déplorable dans lequel se trouve Mbour

YERIMPOST.COM Ci-dessous son texte

La ville est une localité méprisé par le gouvernement du Sénégal et cette situation ne date pas d’aujourd’hui . En effet depuis les années 70 il n’y a presque pas de réalisations importantes dans la commune de Mbour , même si le régime passé a mis en place un hôpital de niveau 1 et un stade avec pelouse synthétique. En ce qui concerne le régime du président Macky Sall, que des promesses rien que des promesses encore des promesses. Et pour cause celà fait plus d’un an qu’il avait promis de réaliser entièrement les travaux de la mosquée communale de Mbour . Depuis lors rien, et le comble, il a plombé les efforts importants que les braves populations mbouroises étaient entrain de déployer pour la construction. Certains me diront et « promo ville » ? Je répondrai que c’est une grande farce car depuis trois ans que ce projet ait été annoncé à grandes pompes, à ce jour ce ne sont que des routes decapées, beaucoup de laterite et de poussière et des déviations à n’en plus finir dans un centre ville déjà très exigu . Et pour ceux qui connaissent bien Mbour y entamer des travaux pareils sans les finir avec l’arrivée de hivernage ressemblerait à du sabotage. Les populations mbouroises ont tout donné et n’ont jamais rien reçu. Je pense que la jeunesse devrait s’unir autour de la défense des intérêts de la ville à travers une symbiose parfaite afin lutter pour que la ville reçoive ce qui lui revient de droit . Il faudrait surtout finir les deux axes routiers qui quittent Saly pour entrer à Mbour. En plus de celà créer un contournement à partir de gandigal ou de malicounda afin de désengorger la nationale une. En effet plus de 70pour cent des voitures qui empruntent cet axe jusqu’au rond point Mamadou Diop ne font que traverser pour rallier la transgambienne . La plupart ce sont des gros porteurs et des camions ce qui crée des embouteillages monstres à toute heure de la journée car cette route passe, de surcroît devant la gare routière . Pour aller à Saly distante de 6 kilomètres, on fait facilement 30 minutes. Et le comble de tout celà c’est notre patrimoine qui a été aliéné et bradé au groupe Auchan qui se tape des centaines de millions sur le dos du citoyen et du contribuable alors aucun engagements n est respectés .
. En effet nos politiciens ont démontré suffisamment qu’ils ne sont pas en mesure de prendre en main les destinées de cette merveilleuse contrée . Je outré et sidéré en même temps et j’en appelle au président Macky Sall afin qu’il fasse de Mbour une super priorité et c’est le Sénégal qui s’en porterait que mieux . Oui Mbour c’est le Sénégal en miniature et pour preuve toutes les ethnies y vivent en Paix . Je pense sincèrement que mon appel sera entendu car Mbour mérite mieux que l’agonie dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.
Mbour doit avoir un camp de gemie et bureaux Passport
Ils ont promis 8.5 milliards à thies juste pour l’électorat et mbour ???
Mbour région de la petite cote
Kaddu mbour

Arrestation du Capitaine Dièye: Dakaratu parle «d’acharnement» contre ses invités de marque

Après Barthélémy Dias, il y a un peu plus d’un mois, un autre invité de Dakaractu a été interpellé devant les locaux du journal. Ce qui a fini de plonger les responsables de ce journal dans un émoi total. Ci-dessous leur texte d’indignation.




Ce vendredi, vers 20 heures, le capitaine Mamadou Dièye, démissionnaire de l’Armée sénégalaise et affectant de se présenter à la présidentielle de 2019, a été interpellé par des éléments de la Section de recherches de la gendarmerie nationale devant nos locaux, alors qu’il s’apprêtait à nous accorder une interview.

Cela intervient un mois et onze jours après l’arrestation musclée de Barthélémy Dias, presque dans les mêmes circonstances, puisque plus chanceux, le maire de Mermoz/Sacré-Cœur avait réussi à terminer son entretien avec votre site préféré.

Loin de nous l’idée d’interférer dans le travail de la justice. Cependant, nous ne mettons pas de gants pour dénoncer ce qui est un véritable acharnement. La gendarmerie nationale connait très bien le domicile des personnalités interviewées par Dakaractu. Pourquoi, alors, n’attend-elle pas qu’elles rentrent chez elles pour les interpeller tranquillement ?

Ces pratiques et leur récurrence dans nos locaux portent un préjudice à Dakaractu. Nous tenons à garder notre ligne de conduite connue de tous basée sur un traitement professionnel et rigoureux des faits d’actualité.

Ainsi, Dakaractu, qui ne désertera jamais son rôle d’informer juste et vrai, se réserve le droit de saisir toutes les organisations nationales et internationales habilitées à faire condamner de telles pratiques, qui n’honorent pas la démocratie sénégalaise.




Les notables de Médina en sit-in contre le sous-préfet de Dakar-Plateau

YERIMPOST.COM Entre le sous-préfet de Dakar-Plateau et la mairie de Médina, le courant ne passe pas. C’est le moins que l’on puisse dire. Djiby Diallo est accusé par le maire de Médina, Bamba Fall, de vouloir bloquer le développement de sa commune. Peint comme un pion de l’Apr, M. Diallo est déclaré persona non grata à Médina. D’ailleurs, le conseil municipal et les notables de Médina ont décidé de faire un sit-in, ce soir, pour lui dire non.

Du côté de la Sous-préfecture, c’est l’omerta totale face à ces graves accusations de la municipalité.




Un jeune Sénégalais membre de Daesh arrêté en Espagne

YERIMPOST.COM Au moment où un procès pour terrorisme se tient à Dakar, un Sénégalais, membre de Daesh, a été arrêté à Bilbao, en Espagne. Le présumé terroriste a été appréhendé grâce à une opération qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre les services de sécurité marocains et espagnols. Même si le nom de ce compatriote reste inconnu, Libération nous renseigne qu’il serait âgé d’une vingtaine d’années.

Meurtre de Bébé Fallou: les chefs d’inculpation retenus par le juge contre le présumé coupable

YERIMPOST.COM De lourdes charges pèsent sur le présumé meurtrier de bébé Fallou. Le juge du du 7e cabinet qui a hérité du dossier poursuit Souleymane Ndoye pour enlèvement d’enfant, meurtre et recel de cadavre.

L’accusé est présenté comme un proche de la famille de bébé Fallou.



Les architectes de la Présidence très remontés contre leur chef

YERIMPOST.COM ça rouspète au bureau d’architecture de la présidence de la République. Les travailleurs sont très remontés contre le chef, Mme Diouga Djim Sylla Diouf. La trentaine de travailleurs lui reprochent son immobilisme qui a fini de les mettre dans une situation très précaire. Selon L’As, Macky Sall avait instruit Mme Diouf, depuis l’année dernière, que le bureau soit muté en agence. Mais, jusqu’ici, rien n’a bougé. Ce qui a fini de plonger les travailleurs dans le doute.



Imam Ndao fait la leçon aux Etats pour lutter contre le terrorisme

YERIMPOST.COM Selon Imam Ndao, certains Etats utilisent le terrorisme pour combattre l’Islam. Il estime que les gouvernants doivent dialoguer avec les islamistes radicaux pour tenter de les faire revenir à la raison. Et prend pour une fausse route la manière dont le Sénégal combat le terrorisme. « Je ne suis pas d’avis que l’on peut combattre le terrorisme avec la force », lance-t-il au tribunal, en prenant pour exemple son interpellation qui marque encore aujourd’hui certains de son entourage. Lorsqu’un des avocats de la défense le questionne sur les exactions de Boko Haram, Imam Alioune Ndao lui sert une réponse pour le moins surprenante: « Il faut s’interroger pourquoi Boko Haram agit ainsi! »



Attaque contre Macky Sall, le sous-préfet, Seydou Guéye et Mankoo… Bamba Fall ne connait plus ses adversaires

Bamba, le sous-préfet n’est pas votre adversaire.

On se rappelle que lors de la campagne des élections législatives, le maire de la Médina Bamba Fall ne cessait de tirer à boulets rouges sur les autorités administratives, en l’occurrence le Sous préfet Djiby Diallo qu’il accusait entre autres de vouloir frauder les élections à la Médina en faveur de Bby en y installant des bureaux fictifs. Malgré toutes ces accusations fallacieuses et infondées, il est sorti victorieux dans sa commune.




Sachant qu’il avait accusé à tord un honnête fonctionnaire de l’Etat, il s’est rectifié lorsqu’il  recevait une délégation du chef de l’Etat suite au décès de son oncle en tressant les lauriers au Sous- préfet Djiby Diallo et au commissaire de la Médina.

Quelques temps après, il revient à la charge  avec une sortie calamiteuse dans laquelle il tire encore sur M. Diallo  et le Sg du Gouvernement. Il doit comprendre que Djiby Diallo n’est pas son adversaire. C’est un fonctionnaire et non un politicien.  Ce monsieur  qui a abattu un travail remarquable dans la capitale mérite respect et considération.

Comment un sous-préfet  peut recruter des nervis pour attaquer la mairie de Médina comme le prétend Bamba?

  1. Fall jouit-il de toutes ses facultés mentales?

Pourtant dans la circonscription de Dakar-Plateau, il y a des maires appartenant à la mouvance comme Jean Baptiste et Ousmane Ndoye et des maires de l’opposition comme Palla Samb et Bamba Fall. Seul ce dernier s’acharne sur Jack Bauer dont le travail à la tête de Dakar-Plateau a été apprécié par tous ses administrés y compris l’incontournable avocat Me Bamba Cissé à travers sa page Facebook.

Ses sorties catastrophiques ne révèlent-elles pas que le maire de la Médina nourrit une haine contre Djiby Diallo et Seydou Gueye ?

Un ancien sous-préfet de Plateau disait que lorsqu’il débarquait à la tête de cet arrondissement si stratégique, il y avait trouvé des maires responsables  comme Abdoulaye Makhtar Diop  qui étaient conscients de leurs missions. Mais malheureusement sous Jack Bauer , il y a des maires analphabètes qui, sous d’autres cieux, ne pourraient même pas être  chef de quartier.

De toute façon, Dakar-Plateau se souviendra à jamais de Djiby Diallo, le sous-préfet le plus célèbre de cette circonscription depuis l’indépendance. Du procès de Habré au parrainage en passant par les procès de Khalifa sall, de Cheikh Bétio, de Karim Wade, il s’est fait remarqué en assurant les populations face aux menaces de troubles à l’ordre public.

Les étudiants de la promotion sortante 2017 du Département d’Odontologie avaient fait de lui leur parrain et ambassadeur. A la question de savoir pourquoi ils ont porté leur  choix sur la personne du sous-préfet, ils indiquent que c’est un homme soucieux de ses administrés et on leur a dit que c’est un homme intègre.

Au-delà même de la personne de Djiby Diallo, les autorités administratives doivent être respectées. Elles n’ont rien à voir avec la politique et elles sont souvent attaquées et diabolisées, pour la plupart, par les politiciens qui les accusent d’être de connivence avec le régime en place. Malheureusement, elles n’ont pas la possibilité de répliquer.

Le Gouverneur tout comme le préfet et le sous-préfet ne roulent jamais pour un parti politique. Ils sont des délégués du Chef de l’Etat, ils représentent le Premier ministre et chacun des membres du Gouvernement ; ils incarnent l’Etat partout où ils sont ; Ils ont eu ce statut  avant l’avènement de Macky Sall et ils le garderont au terme du mandat de ce dernier.

« Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements et les petits esprits discutent des gens », nous enseigne Roosvelt. Si on s’en tient à cette assertion, on peut dire que le maire de Médina, l’ancien « Modou-Modou d’Italie » a un petit esprit car  il ne parle que de  Djiby Diallo,  de  Cheikh Bâ, de Seydou Gueye etc. Ce dernier qu’il a taxé récemment de fumeur de Yamba n’a jamais tenu des propos déplacés en son encontre. Qu’on l’aime ou pas, le porte-parole du Gouvernement fait parti des rares pontes du régime qui défendent leurs idées avec des arguments solides sans calomnier ou insulter qui que ce soit.

« Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pairs », disait l’autre.

Non seulement Bamba est arrogant mais il est ignorant et incohérent. Lors de sa fameuse déclaration, il a laissé entendre qu’avec l’acte III de la décentralisation les mairies ne sont plus sous la tutelle du commandement. Plus loin, il indique que le seul droit qui reste au sous-préfet de Dakar-Plateau, c’est le contrôle de la légalité des actes du maire. Quelle incohérence!

Le contrôle de légalité est la synthèse de toute l’action administrative dans la commune car tous les actes pris par le maire sont forcément approuvés  par l’autorité administrative. Mieux, si le Conseil Municipal  vote une délibération alors qu’elle n’est pas approuvée par le sous-préfet elle est nulle et non avenue ; elle ne pourra pas être exécutée. Il y va de même  pour les conventions qui lient les maires. Là aussi, sans l’approbation du sous-préfet, cette convention est nulle et non avenue. Et pour le cas d’espèce, si le maire Bamba Fall minimise le contrôle de légalité, cela démontre l’ignorance qu’il doit avoir pour la gestion d’une collectivité locale. C’est ce qui justifie d’ailleurs que toutes les réalisations qu’il a eu à faire n’ont pas fait l’objet  d’appel d’offre. Pire, il s’est autocréé « une régie» pour pouvoir, aujourd’hui, s’autopayer de toutes ces taches en utilisant ses propres ouvriers qui n’ont aucune qualification pour construire des salles de classes sans aucune norme légale. En s’attaquant aux autorités administratives, cela démonte encore une fois qu’il perd de cibles  et d’adversaires car s’il était «  un bon élève » il n’aurait jamais eu de problèmes avec le sous-préfet  qui est apprécié par ses autres collègues maires qui souhaiteraient l’avoir comme collaborateur.

Bamba Fall a détruit l’école Nago Samb qui était de 12 classes pour en construire seulement 6. L’école Médina 2 est raillée de la carte scolaire. Mon cher Bamba, dites-nous où est passé l’argent encaissé auprès d’Auchan, en plus des chinois. On a pas encore oublié le terrain qui était destiné aux Mourides qui aujourd’hui est mis en en location et une partie est en train d’être cédée frauduleusement  à une banque de la place. C’est ce qu’a compris la jeunesse de la Médina qui déplore les ruses et les mensonges de leur  maire pour détourner leur patrimoine. Mieux aujourd’hui, le maire devrait s’expliquer  sur le contrat qui le lie à l’usine de pavage qui constitue  un grand scandale au niveau de la ville de Dakar à cause de Bamba Fall.

N’est-il pas aujourd’hui temps pour que nos élus aient le minimum de niveaux intellectuels et de compétences pour pouvoir diriger des élites. Le maire Bamba Fall  ferait mieux d’apprendre et de savoir que la mairie de Médina ne peut pas être considérée comme un lieu où vivent seulement les marchands ambulants, le seul métier qu’il a de sa vie.  A force de vouloir tricher   tout le temps et oublier qu’il ya une fin à toute chose, on peut être gêné par un sous-préfet comme Djiby Diallo qui, depuis son arrivée à Dakar, est plus proche de ses populations que ses élus  eux mêmes.

Si on ose déclarer la guerre au Chef de l’Etat en exercice, un ministre de la République et le sous-préfet Djiby Diallo dont le seul tord est d’avoir demandé au maire de se conformer à la légalité.




La fin de règne de Bamba Fall a sonné à cause de son incompétence, de son incohérence, de son inconstance et surtout de son jeu mal calculé. Tantôt, il tire sur la coalition Mankoo Taxawu Sénégal parce qu’ils ne lui ont pas présenté leurs condoléances suite au rappel à Dieu de son oncle. Tantôt , il tire sur le pouvoir ; M . Fall a vraiment perdu ses repères.

Vous avez  intérêt à expliquer et justifier les couts de vos réalisations  et surtout des entreprises qui les ont réalisées.

N’est-il pas temps que les services de contrôle de l’Etat tapent à sa porte.

De qui se moque-t-on ?

Moudir Thiam FSJP-UCAD

moudir10000@gmail.com

La Convention internationale des Abcdaires répond avec vigueur aux menaces de l’APR contre ABC

 « Du Bon usage du Chantage »

L’actualité politique de ces derniers jours, empreinte de tirs groupés contre le Médiateur de la République laisse apparaitre une situation nauséabonde et des souvenirs que nous aimerions voir enfouis.

En effet, toutes les bassesses et manigances resurgissent comme il l’a été en 2013, pour essayer de décrédibiliser le Médiateur de la République Maitre Alioune Badara, mais c’est peine perdue !



On attribue à tort des textes au Médiateur de la République  et ce, par les hauts responsables de l’Apr, quel est donc le projet inavoué est-on tenté de se demander ? Est-on à nouveau en train de tomber dans les travers de 2013 pour montrer tout ce que la politique a de bassesses? La cabale a-t-elle repris sa place dans les plus hautes sphères de décision?

Cette énième sortie supplémentaire,  de Monsieur Seydou GUEYE après celles de tant d’autres, vient confirmer, s’il en était encore besoin, le manque de patriotisme et la faiblesse politique de certains de nos responsables tenant du pouvoir.

Quelle désolation et impertinence  de lire en ces termes le porte-parole national de l’APR, qui est porte-parole du gouvernement « A défaut, le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (SEN-APR) demande au Président de la République, d’en tirer toutes les conséquences et de mettre un terme à cette confusion de rôles ».

A nous ABCdaires, de refaire un rappel nécessaire à Monsieur Seydou GUEYE, pour lui dire que  la Médiature de la République, créée par une loi n°91-14 du 11 février 1991 instituant un médiateur de la république abrogée par la loi n° 99-04 du 29 Janvier 1999, a pour mission principale de veiller à la bonne adéquation entre le fonctionnement de l’Administration et les droits des citoyens.   En outre, l’article 2 de la même loi stipule qu’il a une « mission générale de contribution de l’environnement institutionnel et économique de l’entreprise, notamment dans ses relations avec les administrations publiques ou les organismes investis d’une mission de service public ».

Aux termes de la loi de 1999, le Médiateur de la République bénéficie d’un mandat de six (6) ans non renouvelable qui lui confère cette capacité de faire des recommandations à l’administration en toute indépendance et sa révocation est aussi encadrée par cette loi «( …) Il ne peut être mis fin à ses fonctions avant l’expiration de ce délai, qu’en cas d’empêchement constaté par un collège présidé par le Président du Conseil Constitutionnel et comprenant en outre, le président du Conseil d’Etat et le Premier  Président de la Cour de Cassation saisi à cet effet par le Président de République.  De grâce, chers amis, arrêtaient de jouer avec nos Institutions, même si nul n’est censé ignorer la loi! Cette posture telle une armée mexicaine ne vous honore guère ! Nous vous invitons à plus d’élégance républicaine à défaut de consistance argumentaire.

Ma foi, cessons cette forte propension à faire de nos institutions des instruments de lutte politique ou un patrimoine personnel jusqu’à donner injonction au Président  de la République d’en tirer les conséquences,  cela devient de l’inconscience  doublée d’une ignorance caractérisée.

Cher Camarade, Seydou GUEYE, les ABCdaires vous invitent, du haut de vos fonctions à savoir raison garder, à savoir faire la différence entre ce que Maitre Alioune Badara dit et fait, et ce qu’on veut bien lui attribuer, et nous ne doutons point que vous savez cela sans aucun doute, néanmoins il vous plaira d’emprunter sciemment la brèche de la confusion et de calomnie dans le seul et l’unique but de nuire. La médisance dit-on nait de la méchanceté et reflète le plus souvent le vide de l’esprit.

NO PASARAN !

« Devoir de réserve » ne signifie pas mutisme, « devoir de réserve » ne signifie pas être partisan et porter des œillères au détriment du peuple, « devoir de réserve » ne signifie pas non plus subjectivité et pour terminer, nous  vous invitons  à vous souvenir des fondements qui ont bâti l’Alliance Pour la République, être amnésique est devenu le sport favori de certains, par ailleurs, le peuple lui est conscient, et prenez garde !

Depuis 2015 le médiateur ne cesse d’œuvrer pour apaiser le climat social et cela au bénéfice autant des citoyens que du Président de la République, et vous le savez mieux que quiconque, la voix du Médiateur de la République compte pour beaucoup dans la stabilité de notre République.

Le communiqué de la Médiateur de la République  en date 1er mai 2018 aurait dû suffire et vous faire l’économie du vôtre en date du 3 mai. Abc a toujours agi avec un esprit solidaire, fraternel et amical tout au long de son compagnonnage avec Macky Sall , tout en gardant sa franchise et sa droiture au nom de la République et cela est bien antérieur à votre transhumance à l’APR, monsieur Seydou GUEYE. Il est temps de siffler la fin de la récréation.

 

Pour la Convention Internationale des Abcdaires
La Cellule Communication
Fait à Paris, le vendredi 4 mai 2018

 

Le Real Madrid souffre contre le Bayern Munich mais s’offre une 3e finale de suite

Le Real Madrid va disputer une troisième finale de Ligue des champions de suite, mais c’est presque un miracle. Après sa victoire chanceuse à Munich lors de la demie aller (2-1), le club merengue a énormément souffert au retour (2-2).



Le fait : L’incroyable bourde d’Ulreich

A la 47e, Sven Ulreich a été auteur d’une bourde incroyable, impensable à ce niveau. A la réception d’une passe en retrait de Corentin Tolisso, le remplaçant de Neuer (blessé) a tergiversé. Il a d’abord esquissé un geste laissant penser qu’il voulait prendre le ballon à la main mais il s’est ravisé et a tenté de le dégager. Il n’a même pas touché la balle et Karim Benzema a pu marquer le deuxième but madrilène. La rumeur qui l’envoyait au Mondial comme troisième gardien de l’Allemagne devrait s’éteindre, ce soir.

42Cela fait sept ans et 42 matches que le Real Madrid marque à chaque fois à domicile en Coupe d’Europe. Le record établi par Tottenham entre 1961 et 1984 est égalé.

L’homme : Benzema a saisi sa dernière chance

En difficulté au Real depuis des mois, muet en C1 depuis le 21 novembre, Karim Benzema disposait d’une dernière chance de se montrer au niveau selon les médias madrilènes. L’attaquant français a mis seulement dix minutes pour trouver la faille : après un centre parfait de Marcelo, il a marqué de la tête au deuxième poteau. A la 46e, il a inscrit un doublé avec l’aide d’Ulreich. L’ancien Lyonnais est le cinquième meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions avec 55 réalisations. Outre son doublé, Benzema a beaucoup travaillé, comme à son habitude. Il a été un poison pour l’arrière-garde bavaroise, notamment par ses appels et son jeu en déviations. Et il a aidé sa défense, comme à la 43e quand il a dépossédé James Rodriguez du ballon. Son remplacement par Bale à la 72e s’est effectué sous une ovation du Santiago-Bernabeu.

Le match : 2-2

C’est une rencontre d’une intensité folle et à la dramaturgie extrême qui a été offerte au public du Santiago-Bernabeu lors de la demi-finale retour de Ligue des champions (2-2). Par où commencer, pour revenir sur un match rendu totalement dingue par la virtuosité technique de ses acteurs mais aussi par la quasi-absence de milieu de terrain ?

D’abord, le Bayern Munich a été aussi maladroit au retour qu’à l’aller (1-2) lors de cette double confrontation. A Madrid, les Bavarois ont tiré vingt fois au but. Au cœur de la deuxième période, lors des temps forts des visiteurs, Keylor Navas a été immense devant Alaba (51e), Tolisso (74e), Müller (79e). Les hommes de Heynckes ont tout de même pu le battre à deux reprises, sans qu’il puisse y faire quelque chose, par Kimmich (3e) et James Rodriguez (63e). Mais ils pourront se plaindre, comme souvent contre le Real, de l’arbitrage maison. Marcelo aurait du être puni d’un penalty pour une main dans la surface à la 45e.Mais l’arbitre n’a pas bronché, pas plus que sur un accrochage très limite de Sergio Ramos sur Lewandowski, à la 52e. Pour sa huitième demie en huit ans, le Real a encore été verni.

Face à une équipe privée de Neuer, Vidal, Boateng, Coman ou encore Robben, Madrid a heureusement vu Karim Benzema se réveiller au meilleur moment… et Sven Ulreich réaliser une bourde improbable (voir par ailleurs). Cette réussite qui accompagne constamment la Maison blanche en Ligue des champions a en tout cas fui Cristiano Ronaldo. Pour son 100e match de C1 avec le Real, le Portugais n’a jamais pesé. Il a surtout manqué une énorme occasion, à la réception d’un centre de Marcelo (54e). Se réservait-il pour la troisième finale de suite de son équipe, sa sixième personnelle, record de Paolo Maldini égalé ?

Attaques des mouvements religieux contre le préfet de Dakar: le summum de l’hypocrisie ou la pathétique naïveté

Dans son livre « La Franc-maçonnerie au cœur de la République de 1870 à nos jours » paru en Novembre 2012,  Jean-Paul Lefebvre-Filleau, Colonel de gendarmerie en retraite considéré comme « le détective de l’histoire » écrit ceci : «…….. Le 4 septembre 1870, la République est proclamée et un « gouvernement de Défense nationale » formé – sur douze membres, il comprend neuf francs-maçons du Grand Orient de France et de la Grande Loge de France »…Au cours de son récit partant de la chute du Second Empire jusqu’à l’élection présidentielle récente de François Hollande en Mai 2012, l’auteur nous rappelle que « l’action principale du Grand Orient de France consistait à consolider le régime républicain qu’il considérait comme son œuvre ».




Toujours dans le même sillage, monsieur Daniel Keller, réélu « Grand Maître » du Grand Orient de France (GODF) avec 29 voix et 5 bulletins blancs au soir du premier jour du Convent qui se tenait à Reims du 27 au 29 août, nous rappelle que : « Dans un moment où la société cherche des boucs émissaires, le GODF se doit d’être présent pour rappeler inlassablement les valeurs fondamentales de la République. Le GODF est une institution DE la République et aussi DANS la République. La Franc-Maçonnerie a fortement contribué à la naissance et à l’implantation de la République. Que l’on pense simplement à quelques Grands Hommes tels que Léon Bourgeois, Jean Zay, Mendes-France, Gambetta, Jules Ferry, tous maçons. La République est fondamentalement maçonnique à travers l’affirmation laïque de la liberté de conscience et du refus des pressions dogmatiques, permettant l’affirmation de l’intérêt général au service des plus faibles. »

En considèrant que cette République Française est génitrice de « notre » présente République du Sénégal pour le contrôle, l’encadrement et la surveillance de laquelle la France veille scrupuleusement au grain, force est de reconnaître que les pouvoirs du « petit » Préfet de Dakar, Mr.Alioune Badara Samb, ne pèsent pas lourd sur la balance d’une décision qui vise les intérêts d’une organisation française d’obédience maçonnique. Il faut plutôt regarder du côté du « grand » « Préfet du Sénégal », Mr.Macky Sall.  

Par conséquent, s’ériger en sentinelle de la nation sénégalaise contre la franc-maçonnerie est certes une posture noble et louable, mais épargner au même moment la République jusqu’à féliciter le Chef de l’Etat parce qu’il aurait interdit la réunion de cette organisation qui devait se tenir à Dakar en janvier 2018, s’apparente à de la naïveté manifeste.

Le Préfet Alioune Badara Samb, un fervent musulman « taalibé cheikh », ne peut être la bonne cible des attaques des mouvements religieux qui combattent la franc-maçonnerie. Au surplus, il pourrait lui être reproché de servir une République construite sur des fondements franc-maçons; auquel cas, la logique et l’honnêteté voudraient que les responsabilités du Gouverneur, du ministre de l’Intérieur, du Premier ministre et du Chef de l’Etat, soient aussi pointés du doigt en tant que supérieurs hiérarchiques du Préfet. Le fait de s’arrêter à ce pauvre Préfet, le vilipender auprès des Chefs religieux et le jeter en pâture à la furie de la société sénégalaise, est simplement injuste et peu productif.

Surtout que ce fut le Président de la République du Sénégal, Macky Sall et non le Préfet de Dakar, qui était le destinataire légitime des félicitations et remerciements de la part des mouvements religieux, à la suite de l’interdiction de la manifestation des franc-maçons qui était prévue à Dakar. De la même manière et par souci de cohérence, le Président de la République doit être la seule cible légitime de vos attaques, parce qu’étant l’unique et le seul Responsable de la levée de cette interdiction; parallélisme des formes oblige.

Les considérations morales qui caractérisent le noble combat que vous portez et que je soutiens de toutes mes forces, vous interdisent d’être injustes et hypocrites et cela risque de porter un sacré coup à la crédibilité de votre engagement. Ce serait dommage et malheureux que des Imams soient pris à défaut de manière si flagrante et à un niveau aussi évident.

Combattre la franc-maçonnerie au Sénégal suppose que vous ayez le courage et la détermination nécessaires de vous attaquer à ses racines que sont la République et son Chef, au risque de permettre à ses promoteurs de rire sous cap et de dérouler leur agenda sans se préoccuper outre mesure de la levée de bouclier actuelle.

Les origines du mal sont d’abord la République et ensuite le Chef de l’Etat. Alors, vous ne pouvez pas vous limiter à arracher avec acharnement les feuilles de l’arbre à détruire tout en prenant le grand soin d’épargner son tronc et ses racines pourtant trop visibles.

 

Cheikh Bassène

Khalifa Sall c/ Etat du Sénégal: Décision de la Cour de la Cedeao

Cour de justice de la Cedeao : Khalifa Sall prend date…

YERIMPOST.COM La décision est résumée dans le communiqué ci-dessous de Khalifa Sall

COMMUNIQUE




La Cour commune de la CEDEAO a jugé ce mardi 24 Avril 2018, à Bamako, l’affaire opposant le Député-maire de la Ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall à l’Etat du Sénégal. A l’issue de l’audience, la juridiction communautaire a mis l’affaire en délibéré au 29 Juin 2018. Cette décision prouve, si besoin en est, que la cour de justice n’a jamais débouté le Maire de Dakar, contrairement aux informations erronées distillées dans la presse par les avocats de l’Etat du Sénégal.

Les avocats du maire de Dakar avaient saisi, en procédure d’urgence, la Cour d’Abuja suite aux violations flagrantes des droits de leur client dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar.

 

Toute l’opposition fait bloc contre Macky Sall

YERIMPOST.COM Désormais, l’opposition va mener ensemble la bataille contre Macky Sall. Selon Ousmane Sonko, les partis de l’opposition ont décidé de faire bloc contre les dérives du régime. «Aujourd’hui, les discussions sont entamées pour mener ensemble toutes les actions. Nous venons de sortir d’une réunion où tout le monde a été représenté et un plan d’action établi. Tout le reste, ce sont des détails», révèle le leader du Pastef. Selon lui, les leaders de l’opposition ont mis de côté leur égo pour se mettre ensemble contre Macky Sall. «Aujourd’hui, l’opposition est dans une dynamique d’entente. Et, pour les 10 mois qui restent avant la présidentielle, qu’il s’agisse des actions nationales ou internationales, c’est toute l’opposition qui les déroulera ensemble», a-t-il ajouté.



Ouverture du procès Khalifa Sall contre Etat du Sénégal devant la Cour de la CEDEAO

YERIMPOST.COM Au moment où ces lignes sont écrites, le maire de Dakar doit avoir les oreilles tendues. Ses avocats et ceux de l’Etat sont devant la Cour de la CEDEAO à Bamako où se tient son procès. Khalifa Sall avait porté son combat devant cette institution afin que toute la procédure enclenchée à Dakar et qui lui vaut son emprisonnement soit annulée. La Cour de la CEDEAO s’était déclarée compétente à juger cette affaire et le dossier sera enrôlé ce jour.



Contre la loi sur le parrainage, le FNR sur la ligne d’Idrissa Seck

YERIMPOST.COM La loi sur parrainage est passée comme lettre à poste à l’Assemblée nationale. Mais l’opposition ne compte pas lâcher du lest. Les partis réunis au sein du Front démocratique et social de résistance nationale (FRN) comptent attaquer la loi devant les juridictions nationales et sous-régionales. Dans un communiqué rendu public, le FNR demande à sa commission juridique « de prendre toutes dispositions utiles pour introduire un recours devant les juridictions compétentes au niveau national comme au niveau de la CEDEAO et l’Union Africaine pour faire barrage à cette forfaiture ».

Il faut signaler que le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, qui n’est pas encore membre dudit front, avait déjà annoncé les couleurs dès le lendemain du vote de cette loi, en annonçant qu’il allait saisir la Cour de Justice de la CEDEAO.




Manifestation contre la loi sur le parrainage: Pas de commerce à Sandaga !

YERIMPOST.COM Le plus grand marché du Sénégal a été privé de ses clients aujourd’hui. Les manifestations contre le vote du projet de loi instituant le parrainage oblige ! À Sandaga, tous les magasins ont baissé rideaux. Impossible pour les commerçants de voir des clients. Les rues qui mènent vers les grandes boutiques font théâtres d’opération de guérilla entre policiers et les manifestants contre cette loi. Les policiers qui font la ronde avec leur voiture ont du mal à canaliser les foules.



Images de la marche de Gakou en centre-ville pour protester contre le parrainage





Manif contre le parrainage: Gackou s’installe aujourd’hui

YERIMPOST.COM Une veillée d’armes avant demain ! C’est ce que le leader du Grand parti va tenter ce mercredi. Malick Gackou a initié une marche de protestation dans les rues de la capitale.


Exclusif! Ces preuves pour appuyer la plainte pour escroquerie contre Thione Seck, Wally Seck, Aziza…

YERIMPOST.COM Ces éléments parlent mieux que tous les mots…











Vidéo- Yerimpost dévoile la plainte contre Wiri Wiri et Soleil Levant





Plainte pour association de malfaiteurs et escroquerie contre Thione Seck, Wally Seck, son manager Aziza…







Contribution: Parrainage: le compromis, seul rempart contre les dérives en vue !




Les compromis sont indispensables pour diriger un pays, et

 c’est avec les adversaires qu’on fait des compromis, pas avec les amis.”

de Nelson Mandela dans Conversations avec moi-même (2010).

 

 

D’ordinaire, l’homme politique en quête de suffrages semble être bien plus ouvert au dialogue et parfois même au compromis que lorsqu’il se retrouve en dépositaire de confiance majoritaire. Normal, vous nous direz car au sens humain du terme, l’être étant mystère et boule de gomme,  préfère, en cours de conquête, se terrer derrière cette apparence d’homme/femme exemplaire qu’exige la société afin de se donner la chance de se faire élire…Ainsi, s’il est obnubilé comme la plupart de nos aspirants, l’être, est prêt à tout pour voir son rêve se réaliser au point de se faire tout petit et de faire fi de certaines considérations d’après coup. La fin justifie les moyens oblige !

 

En d’autres mots, à ce stade d’empressement incontrolé, le comment importe peu, l’essentiel est pour lui d’arriver à convaincre par tous les moyens, quitte à renier ses propres principes. Étant donné la capacité d’adaptation et dès fois même de métamorphose de l’humain et sachant que la racine du pouvoir est en chacun d’entre-nous, une fois conquis, son désir de conservation durant l’exercice se précise de plus en plus et ;  affronter fréquemment les contingences de l’histoire en toute flexibilité dans l’utilisation des moyens devient sa règle de base. Qu’à cela ne tienne pour certains si, des moyens inconcevables d’avant peuvent avec une bonne dose d’embellissement servir de garanties pour leur pérennité. Hormis le fait que ce comportement est démontré à suffisance par  certains spécialistes en psychologie et en psychanalyse de renom du rang du Dr Jean-Pierre Friedman, auteur du livre “Du pouvoir et des hommes” (MICHALON), comme quoi que ceci tient au rapport que l’homme, en tant que tel a avec le pouvoir : il a tendance à l’identifier au fil du temps à la vie. Il lui apparaît inconsciemment  comme un gage d’éternité. C’est pour cela qu’il est souvent tenté à vouloir le conserver  à tout prix et ne saurait accepter l’idée de sa mort ni que le monde peut lui survivre. Ce qui a conduit au grand historien et géographe grec Hérodote, considéré comme le premier historien et surnommé le « Père de l’Histoire » par Cicéron, en tant qu’il est l’auteur de grandes œuvres historiques de penser cette emblématique résumé de l’homme et le pouvoir en ces termes “Donnez tout pouvoir à l’homme le plus vertueux qui soit, vous le verrez bientôt changer d’attitude.”Hélas, pendant ce temps, le peuple, sur qui repose totalement cette aspiration n’y voit que du feu.

 

Alors, du moment qu’en politique nous sommes constamment tenus d’agir et que notre Kocc Barma National nous a enseigné que : “bou wax dioté noppi sikk la”, nous nous devons d’apporter en tant qu’acteurs actifs notre modeste point de vue sur cette question qui taraude l’esprit de bon nombre d’entre nous – pour ne pas dire – de tous à savoir : le Sénégal va-t-il sortir indemne de cette polémique autour du fameux projet de loi sur le parrainage ? Notre analyse portant particulièrement sur les bienfaits d’un compromis en politique et en démocratie d’une manière générale se veut être parallèlement une déclaration solennelle d’appel lancée à l’endroit des compatriotes acteurs concernés. Chaque composante prêchera bien évidemment pour sa paroisse mais, force est de constater que pour être suivies d’effets, les idées ont besoin de voix qui les portent. Ces suppositions ci-après  nous permettront de mieux mesurer l’opportunité d’une telle proposition.

 

Supposons que le peuple sénégalais censé être l’arbitre et le pauvre démuni dont – sans ambages bien sûr – chacun se dit préoccupé du sort, décide désormais d’appeler à la barre des accusés les responsables moraux du pouvoir et de l’opposition et demande à être convaincu de la pertinence ou non – c’est selon – d’une telle loi avant d’apporter son soutien à quiconque. Supposons également que malgré la crédibilité des arguments avancés par leurs défenses respectives, ce dit peuple demeure toujours non convaincu et ne disposait d’aucun autre moyen de savoir – comme c’est le cas d’ailleurs –  laquelle des deux entités est la plus susceptible d’avoir raison dans ce dossier brûlant dit “parrainage”. Il sera pris entre le marteau du pouvoir qui, malgré les contestations notées ça et là compte faire porter l’affaire devant le législatif à ses risques et périls de possibles dégénérations et ; l’enclume de l’opposition qui, dans ses derniers retranchements n’hésitera point à s’engager dans une confrontation de type 23 juin bis. Alors qu’il pourrait trouver son compte à un consensus autour du modus operandi sans se morfondre dans une anxiété permanente. Face à une telle incertitude politique où le choix d’un dialogue ne serait en aucun cas aussi inapproprié que l’aurait été celui d’un laisser faire, l’action la plus juste, la plus prudente et la moins risquée  est le compromis surtout lorsque celle-ci est sûre d’être menée collectivement. D’autant plus que devant une pareille situation où la vérité se cherche entre différentes entités, l’action reste toujours inévitable en raison d’une espérance partagée de part et d’autre avant délivrance.

 

Dans un autre registre, cette conception de la pratique du compromis comme solution est même  plébiscitée dans le langage des économistes à travers cette constante : on réalise des différences marginales parmi plusieurs alternatives. En l’espèce, si par ailleurs, pouvoir et opposition pourraient avoir des intérêts différents et opposés ; au regard des déclarations des uns et des autres, il est cependant avéré qu’ils semblent être au moins en phase sur la nécessité d’une  réglementation des partis politiques, florissant comme jamais et commençant – il faut le dire – véritablement à inquiéter plus d’un. Reste maintenant à s’accorder sur les autres points de discorde ; d’où l’importance d’avoir inévitablement recours au compromis d’intérêts en conflit comme le prodigue l’éminent Joseph H. CARENS, Professeur de sciences politiques à l’université de Toronto  (Canada) dans son exposé intitulé “Le compromis en politique”   lors du colloque international des 20 et 21 novembre 2009 à l’Université de Liège  (Belgique).

 

D’aucuns, s’opposant au procédé penseront certainement comme le philosophe Carl Cohen, qu’un problème de légitimité des intérêts en conflit pourrait se poser pour la bonne et simple “qu”il est hypocrite de faire un compromis quand on connaît -ou du moins que l’on croit fermement – ses principes tout à fait bons et justes. Et qu’on ne saurait espérer faire triompher ces principes que par un soutien résolu, et une résolution est sapée par toute disposition à rechercher un compromis.”

 

À cela nous leur rétorquons d’abord que mieux vaut une faiblesse payante qu’une force perdante à la longue ensuite  “la connaissance que quelqu’un à de la vérité et de la justice de ses principes, ou sa croyance ferme en eux, est contrebalancée au sein de la communauté par les autres qui savent aussi, ou croient fermement, que d’autres principes, en contradiction directe avec les siens, sont justes ou vrais.” Enfin, pour mener à bien, une action politique de cette portée, un certain sens du compromis s’avère plus que nécessaire. Au pouvoir maintenant de transformer son ouverture en atout et à l’opposition de garder son esprit participatif comme cheval de bataille.

 

Chers compatriotes,

 

Ne soyons pas en déphasage, l’ère est au “compromis politique” à l’instar de beaucoup de pays dits de grandes démocraties comme certains  de l’Europe, où le «compromis» a su maintenir un consensus politique sur les axes fondamentaux de leurs différentes politiques sociales et économique et restaurer de facto la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. C’est le cas de l’Allemagne, qui, après plusieurs années de tension vient de mettre en place une large coalition de gouvernement dirigée par la chancelière et regroupant la CDU-CSU d’Angela Merkel et le SPD de Martin Schulz. Idem de l’Italie où le processus est déclenché pour tenter d’aboutir à la formation d’un gouvernement en dépit du profond bouleversement électoral intervenu après les élections législatives du 4 mars 2018, propulsant les forces politiques «antisystème» comme le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Par conséquent, notre Sénégal, considéré comme une vitrine de la démocratie en Afrique se doit plutôt de donner l’exemple en jouant son rôle d’avant-gardiste qu’à se noyer après dans ses larmes de va-t-en-guerre déçu. Ou bien faudrait-il attendre une crise politique sans précédent pour qu’enfin un compromis puisse donner lieu à une porte de sortie ? Notre nation mérite vraiment mieux que ça !

 

Évitons de tomber dans cette spirale infernale de l’ancienne doctrine du grand philosophe de la Grèce antique du nom de thrasymaque selon laquelle “le pouvoir fait le droit…” car les règles du jeu se fixent en commun accord avant tout match et que la démocratie est la quête d’un éternel compromis intelligent.

Sur ce, nous lançons solennellement un appel à l’endroit non seulement du régime en place, de ses souteneurs ainsi que de l’opposition et de la société civile mais aussi des régulateurs sociaux que sont les chefs religieux et les personnalités publiques influentes  à la responsabilité historique car l’Histoire ne pardonne pas et n’oublie jamais rien. “Accomplir sa mission quand l’Histoire nous convoque est la seule chose qui compte et n’a pas de prix” dixit Nelson Mandela.

 

Qu’Allah SWT veille sur NOTRE CHER Sénégal … Amen

 

Par Elhadji Daniel SO,

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal

Ensemble, Construisons le Sénégal !Eldasso@yahoo.fr

 

 

 

La grosse vague contre le parrainage

C’est un vent de contestation qui a commencé à souffler contre le projet de Macky Sall en vue de la prochaine présidentielle, le parrainage est contesté et est même menacé par une bonne frange de la classe politique qui a déjà ourdie son niet et donne rendez au peuple devant l’assemblée le jour de son vote.

Le ton est donné pour la contestation contre le « parrainage » Fippou, Jog Jotna, une initiative du mouvement Y’en a marre, a promis de manifester devant l’Assemblée nationale le jour du vote du projet de loi portant sur le parrainage.

« Si Macky Sall veut la violence, il l’aura le jour du passage de cette loi à l’Assemblée nationale. Je ne vois pas comment un président de la République peut appeler son peuple à la violence. La volonté est claire. Macky Sall ne souhaite pas négocier. (…) Le Sénégal est beaucoup plus sacré que le président de la République », déclare Saliou Ndiaye, coordonnateur de la plateforme Fippou, Jog Jotna et non moins coordonnateur du mouvement Y’ en a marre à Thiès.




La nouvelle plateforme qui regroupe des organisations de la société civile, des partis politiques comme le Grand parti, Pastef, la République des valeurs,Bokk Gis Gis (Cld/Bgg),le Rewmi, Gueumsa Bopp de Bougane, le Pds, l’Ucs, Bès du Niakk, la Convergence libéral démocratique entend amorcer le mouvement de contestation cotre le parrainage, elle va battre dès ce jeudi le macadam à Thiès.

Dans ce vent de contestation qui souffle contre le parrainage les déclarations de Me Aissata Tall Sall prennent à la gorge le projet que Macky Sall entend soumettre à ces députés. Selon l’avocate il faudra se battre pour faire échec à cette volonté affichée de Macky Sall et sa mouvance de faire voter la loi. « Les recours sont prévus sur le plan de la loi et on les engagera; mais seulement si l’Assemblée nationale vote cette loi ». Quant à un second « 23 juin », elle laisse les cartes entre les mains du peuple. « Je ne sais pas quel est l’état d’esprit des Sénégalais. J’entends encore des juristes nous dire que les politiciens sont en train de tout confondre entre les conditions de la candidature et les conditions de l’élection. Mais ils ont tout faux, le parrainage fait partie des conditions de l’élection. Or les conditions de l’élection du président de la République ne peuvent être changées que par une révision constitutionnelle. Et ça, on le dira, et on combattra le parrainage, parce qu’il est inacceptable ». Déclarations faite à l’émission les « affaires de la cité ».

Si Aissata Tall Sall semble démonter le condition de ce parrainage qui selon elle n’a rien pour passer, Malick Gackou appelle à la résistance par une forte mobilisation citoyenne. IL a déclaré que « de la même manière que nous étions historiquement mobilisés le 23 juin 2011, nous avons à nouveau l’obligation de nous dresser comme un seul homme pour empêcher le vote de ce projet de loi scélérate par l’actuel majorité mécanique ». Pour lui, « il n y a plus d’autres choix que de sonner la résistance pour faire barrage au pouvoir en place ».
Le leader du Grand parti indique qu’il faut une conscience citoyenne pour que « notre résistance soit à la hauteur de notre volonté commune de sauvegarder la démocratie et les libertés dans notre pays ».

Cet appel commun de l’opposition à manifester devant l’Assemblée Nationale, le jour du vote du projet de loi relatif au parrainage n’est pas étranger au leader de Pasteef Ousmane Sonko qui de son côté a invité le peuple à s’approprier du combat.



Idy contre le lion qui dort à Ndoumbélane

Il était une fois, un singe qui s’appelait Boune partit voir son patron Gaindé (lion), le roi de Ndoumbélane, pour lui dire que Bouki Ndiour (l’hyène) est entrain de semer la zizanie dans sa forêt!

Gainde fut pris de rage et demanda la tête de Bouki Ndiour mais, un de ses conseillers lui souffla qu’il fallait le faire avec tact.

En effet, il lui conseilla de dire qu’il doit faire un sacrifice pour que la foret puisse prospérer et que l’animal qu’il faut devra s’appeler Ndiour…

Le roi fut stupéfait de l’idée et ordonna ses gardes de l’exécuter. Lorsque ceux-ci s’activaient a rechercher Bouki qui a le même nom, ils le trouvèrent à son champ et lui demandèrent:  »Bouki, quel est ton nom de famille? », Bouki répondit:… »Wade »…





Surpris par cette réponse, les gardes lui dirent:  »Nous avons cru que tu t’appelais Bouki NDIOUR »! et à Bouki de répondre:  »Vous avez confondu, c’est mon homonyme qui s’appelle NDIOUR, MOI MON NOM DE FAMILLE EST Wade… »!!!

 

 

 

Les gardes retournèrent raconter leur surprise au roi et celui-ci reconnut l’intelligence de Bouki.

 

 

 

Depuis lors, Gaindé le roi, s’en veut à ses ouailles, Boune , Talla et consorts de n’avoir pas été à la hauteur de leur mission de liquidation d’un ennemi trop bruyant à leurs yeux, malgré tous les pouvoirs qui leur sont conférés.

 

 

 

En attendant une autre manigance pour effacer un adversaire de la forêt de Ndoumbélane, les animaux aigris de la forêt se préparent pour d’autres pièges plus tordus à Bouki Seck… Oups… Wade!

 

 

#DoudouAidara

 

Responsable cellule communication Rewmi Tivaouane

 

#SN2019

 

#Ndoumbelane

 

#IdyMychoice



Coup de poing contre Macky Sall: l’opération Ninki Nanka lancée

YERIMPOST.COM Sous l’initiative du Cos/M23, la plateforme Pencum askan wi est née. Elle réunit des partis politiques, la société civile pour porter « l’acte 3 de la démocratie », a annoncé le coordonnateur, Abdourahmane Sow. A cet effet, l’opération Ninki nanka a été lancée en vue de barrer la route au parrainage que la plateforme qualifie de forfaiture. « Nous prenons rendez-vous avec le président Macky Sall pour lui dire que cette loi ne passera pas », a martelé M. Sow. Avant de s’en prendre aux autorités religieuses qui, selon lui, « sont des gens qui ont profité de notre confiance, de notre allégeance et, si ce pays brûle, ce sera de leur faute.»

Prenant part à la rencontre, le démissionnaire du comité national de la vente des cartes du Parti démocratique sénégalais, Babacar Gaye, a signalé qu’il n’était pas là pour représenter un parti, encore moins pour porter la parole du PDS. Il a invité les leaders de l’opposition à ranger leurs querelles et à faire bloc afin que ce projet de loi sur le parrainage ne passe pas.




La requête envoyée par le Forum du justiciable au procureur contre les barons du régime épinglés

YERIMPOST.COM Le Forum civil a déposé une requête auprès du procureur dans le but de déclencher des poursuites contre les barons du pouvoir épinglés par des rapports de l’Ofnac, de l’IGE, de la Cour des comptes…









Exclusif! Ces graves chefs d’accusation retenus contre Barthélémy Dias

YERIMPOST.COM Sur la foi de la confidence d’une source proche de l’enquête, Yerimpost est en mesure d’écrire que le maire de Mermoz Sacré-Coeur, arrêté dans l’après-midi du 30 mars puis placé en garde-à-vue, s’est vu signifier, à l’appui de sa détention, pareils motifs: offense au chef de l’Etat, outrage à magistrat, incitation à l’insurrection… Nul doute que le lieutenant de Khalifa Sall va être déféré devant le procureur de la République qui risque de l’expédier vers la prison de Rebeuss, aux côtés de son mentor qui vient d’écoper d’une peine d’emprisonnement de 5 ans…



Nouvelle alliance pour le départ de Macky (Nadem) appelle à la résistance contre l’oppression

YERIMPOST.COM Dans le communiqué ci-dessous…

 

La Nouvelle Alliance pour le Départ de MACKY (NADEM) évaluant la situation politique nationale constate l’effectivité de la manipulation d’une partie de la justice sénégalaise par le pouvoir exécutif. Car le verdict du procès du Maire de Dakar KHALIFA Sall (nous lui manifestons toute notre solidarité)prouve nettement qu’il s’agit d’un complot politique pour écarter à nouveau un autre potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2019.

Face à cette attitude d’un régime dictatorial seul la résistance peut sauver le Sénégal qui risque de basculer dans le chaos dans un futur proche. Voilà pourquoi NADEM réitère son appel à toute les forces vives de la nation à harmoniser leur positions dans une unité d’action pour imposer un rapport de force à ce régime fou.




A la jeunesse sénégalaise de tout bord, nous avons la lourdes responsabilité de « faire face » ou de d’être complice par une silence et une inertie coupables.

Tous autant que nous sommes adoptons des attitudes de clans de camps ou de coalitions au moment où notre cher Sénégal est entrain d’être pillé, agresse et mis a genou par un pouvoir qui est prêt a tout pour avoir un deuxième mandat.oublions nos colorations politiques , Refusons et battons nous car seule la lutte libère.

Aux différentes organisations de l’opposition ; si vous continuez à agir de manière dispersée comme vous le faites présentement ; vous serez tous anéantis un a un par cet état politicien. votre unité d’action plus qu’un devoir républicain, est une exigence nationale.

Aux forces de l’ordre ,nous vous invitons à rester patriotes et à être du côté du peuple sénégalais seul souverain comme vous l’aviez demandé hier (2011)le CANDIDAT MACKY SALL ;Devenu AUJOURD’HUI ENNEMI NUMÉRO 1 DU PEUPLE.

Vive la résistance vive l’occupation du terrain politique
A bientôt pour le combat de rue

Tous ensemble disons MACKY SALL NADEM

Les présidents
Moussa Diakhate
Mouhamadou Lamine Massaly
Serign Assane Mbacke
Serigne Moustapha Diouf Lambaye




Le collectif AAR XALEYI se réjouit de la poursuite contre Idiatou Diallo

Dakar le 29 mars 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le collectif AAR XALEYI se réjouit de l’implication du procureur de la république  qui a ouvert une information judicaire dans l’affaire de l’enlèvement raté de la Medina et demande aux autorités en charge de l’enquête,  d’aller jusqu’au bout de cette affaire qui laisse perplexe toute l’opinion.  Le collectif pour sa part reste vigilant sur ce cas et tous les autres  et réitère son engagement à œuvrer exclusivement pour la protection et l’intérêt des enfants qui constituent une couche très vulnérable. Ce regroupement à travers ma personne salue aussi les mesures annoncées par le Président de la République, le ministre de l’intérieur et celui de la justice qui se sont prononcés,  comme il le souhaitait, sur ce phénomène qui terrorise tout un peuple.

Nous misons beaucoup sur la sensibilisation, et comptons très bientôt mener des actions allant dans ce sens sur l’ensemble du territoire national, dans le but d’impliquer tout le monde dans ce combat pour la protection des enfants.  Nous tenons aussi à rappeler que notre rôle n’est nullement de nous substituer  aux forces de l’ordre et aux autorités compétentes, mais de leur prêter main forte, car la sécurité doit être l’affaire de tous.

En outre, le collectif  se félicite de l’élan de  solidarité et de sympathie qu’il suscite de  la part de tous les sénégalais et   insiste sur la  sensibilisation   des enfants en vue des fêtes de paques et de 4 avril  et invite le Président  de la République a lancer un  message fort de sursaut national contre ce phénomène a l’occasion de la fête nationale.

 

La Présidente

Fatou Thiam Ngom




Match contre Bosnie: Les Lions de La Véranda…

YERIMPOST.COM A voir et à entendre notre coach national Aliou Cissé déclarer qu’il lui est possible de trouver encore 4 à 5 joueurs pour constituer sa liste des 23 devant aller à Moscou pour le Mondial, on prend la mesure du jeu sans vie ni animation qui est celui de nos Lions. On se demande s’il concocte une liste de guerriers ou un casting de Star Academy. Nos Lions sont-ils en «mode mondial» ?

Comme on a pu le constater, des Colombiens sont entrés au Stade de France pour prendre les Bleus à la gorge, leur marcher dessus, et leur rentrer dedans. Toutes les sélections observées sont en mode Coupe du monde, déjà concentrées sur leur sujet, alors que notre équipe ronronne, fait des arabesques, et donne l’impression d’avoir des joueurs qui ne se battent même pas pour… être sélectionnés, jouant sans passion, sans aucune hargne et ne « visualisant » pas du tout à quoi devra ressembler un match de Coupe du monde. Sont-ils, à quelques exceptions près, certains  de faire partie des 23, ou alors ont-ils peur de mettre en danger leurs postes dans leurs clubs respectifs ? Allez observer les Japonais et les Polonais et vous constaterez que leurs joueurs sont déjà largement affûtés et concentrés sur un objectif de compétiteurs. Cette sensation de voir des sénateurs pousser le ballon sur le terrain est désagréable et n’augure rien de bon, et les propos de Aliou Cissé qui manifestement ne tient pas encore son groupe ne sont pas plus rassurants.

On ne leur demande pas de faire le HAKKA des All Black en entrant sur le terrain, mais nos Lions de La Téranga avaient l’air d’émettre des miaulements de chatons frileux sur le terrain du Havre ce mardi. Seraient-ils déjà satisfaits d’aller juste faire du tourisme du côté de Moscou ou de St Petersbourg ? Sont-ils devenus « les Lions de la Véranda » ? Encore un peu plus de 50 jours pour retrouver leurs rugissements.

Jean Pierre Corréa



Affaire des financements libyens: un grand déballage se prépare contre Abdoulaye Wade et BHL 

YERIMPOST.COM La sortie de Ziad Takkiedine, l’un des intermédiaires dans l’affaire des financements libyens qui vient d’ailleurs d’éclabousser le numéro II du Quai d’Orsay, n’est qu’un petit signal. Selon les radars du journal Libération, un déballage monstre se prépare contre les Wade et certains de leurs amis dont Bernard Henry Lévy dans le cadre de cette affaire. Pour être plus précis, un grand média parisien est sur le coup. Et dites-vous bien que l’enquête de ce confrère français, basée sur des témoignages inédits, risque de faire beaucoup de dégâts.




Une solution numérique pour lutter contre les rapts et crimes d’enfants au Sénégal

Toute la nation a assisté avec effroi et stupeur à la vague grandissante d’insécurité qui gagne le pays sous une forme qu’ignoraient la plupart des Sénégalais. En effet, en l’espace de quelques semaines les enlèvements, assassinats, et viols perpétrés sur des enfants ont augmenté de façon incroyable et jamais aussi fréquente au Sénégal.

C’est dans cette dynamique que Naweli, une société Sénégalaise spécialisée dans les TIC a  mis en ligne une demo de plateforme de signalement depuis le 24 mars 2018, au lendemain de la tentative d’enlèvement d’une jeune fille à la Médina qui heureusement n’avait pas réussi grâce à la vigilance des populations.

Vous pouvez accédez à la plateforme en vous rendant sur le lien :




hl=fr&q=https://dafadoy.ushahidi.io&source=gmail&ust=1522282794166000&usg=AFQjCNE-Esd-jLyQMFfbtaobdWzT2WFwBw »>https://dafadoy.ushahidi.io

Vous trouverez un tutorial pour vous aider à comprendre le fonctionnement de la plateforme sur le lien ci-dessous :

https://drive.google.com/file/d/10wLLNUP0TMjs01aLbaZnRySurjrsyTE7/view

Le Directeur de la société M. Amadou Diallo encourage les autorités à utiliser le formidable potentiel qu’offre les applications technologiques pour améliorer le quotidien des populations car une solution numérique va permettre de gagner en efficacité et en efficience et demande peu de moyens.

  1. Diallo salue la déclaration du Ministre de l’Intérieur par rapport à la construction de nouveaux commissariats et invite les autorités à exploiter les opportunités qu’offre la technologie.

La Direction témoigne toute sa compassion à toutes les familles des victimes et reste disponible pour appuyer les autorités.

La Direction.

Amadou Diallo

amadou.diallo@naweli.com

Karim Wade gagne définitivement la bataille de Paris contre l’Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Les avocats de Karim Wade et d’Ibrahim Abou Khalil dit Bibo Bourgi peuvent bel et bien jubiler, contrairement à l’avis de leurs collègues de l’Etat. Ces derniers estimaient que la bataille était loin d’être gagnée. Mais, il n’y a plus de doute que le fils de l’ex-président Wade a obtenu gain de cause devant la justice française, au sujet de la demande de confiscation de ses biens initiée par le Parquet financier de Paris à la demande de l’Etat du Sénégal, renseigne le journal Enquête. La décision de rejet rendue le 14 mars dernier est devenue définitive, car l’Etat ne s’est pas pourvu en cassation. Ce qui a été constaté par la justice française à travers un certificat de non-pourvoi daté du 23 mars 2018.



Le front contre le parrainage s’élargit 

YERIMPOST.COM La polémique sur le système de parrainage s’installe. Les contestations fusent de partout. Après l’opposition, le Forum du justiciable est entré dans la danse. Les responsables de cette structure demandent solennellement à Macky Sall de « surseoir au projet de loi sur le parrainage pour donner la possibilité à la société civile et à toutes les parties prenantes de trouver un large consensus sur ce système déjà décrié par les acteurs politiques et qui risque de faire revivre au pays les mauvais souvenirs du 23 juin 2011 ».




Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

Après sa première marche, le 9 mars, le collectif « Silence, on tue nos enfants » a remis ça ce samedi 24 mars. La manifestation a débuté au rond-point situé en face de La Poste de Médina pour se terminer à Sahm.

Les participants ont profité de l’occasion pour « crier leur indignation face aux rapts et meurtres dont les enfants sont les victimes au Sénégal ».

« Il faut aujourd’hui qu’on mène la sensibilisation dans les quartiers, suggère Anta Pierre, initiatrice de la marche. Au départ, avec la colère, on dit que ce sont les parents qui ont démissionné. Mais je ne crois pas que quelqu’un qui a porté son enfant pendant neuf mois puisse renoncer. »




Présent aux côtés du Collectif, le rappeur Simon a fustigé l’absence des autorités étatiques qui « devaient être les premiers à cette marche ». D’autant que, signale-t-il, qu’elles ont la responsabilité de rassurer les gens qui « sont inquiets, surtout dans des zones où il n’y a pas assez de postes de police ».

Furieux, Simon assène : « Les Sénégalais s’offusquent sur le net mais quand il s’agit de descendre sur le terrain, on ne voit personne. »

Les leaders politiques Malick Gackou du Grand parti (Gp) et Ousmane Sonko de Pastef ont participé à la marche.

1 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants





2 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

3 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

4 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

5 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

6 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

7 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants





8 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

9 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

10 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

11 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

12 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants





13 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

14 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

15 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

16 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

17 Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

 

Auteur: Seneweb news – Seneweb.com

La famille de Mame Mbaye Ndiaye ne lâche rien

YERIMPOST.COM Le corps de Mame Mbaye Ndiaye, ce Sénégalais décédé la semaine dernière en Espagne alors qu’il était poursuivi par la police, n’est pas encore prêt de reposer en paix. Le consul du Sénégal à Madrid a demandé une seconde autopsie du corps. La famille de la victime a décidé de porter plainte car n’étant pas convaincue de la première conclusion qui révèle une mort par crise cardiaque. A en croire le quotidien l’As qui donne l’information dans sa livraison du jour, les parents de Mame Mbaye Ndiaye sont persuadés que leur fils a été tué par les policiers espagnols. Ils ne seront pas seuls dans ce combat, puisque le directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, qui séjourne actuellement en Espagne, leur a manifesté tout le soutien de l’Etat du Sénégal.




Enlèvements et meurtres d’enfants: Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

Matam, le 20 Mars 2018

 

 

 

Objet : Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

 

 

 

Monsieur le Procureur de la République

 

 

Je, soussigné Monsieur Khassoum DIOP, demeurant au Quartier de SOUBALO à  Matam, me vois contraint de porter plainte auprès de votre autorité contre l’Etat du Sénégal en raison des faits suivants :

 

Un Lundi matin, en Juin 2017, l’enfant Amadou Misbabou DIALLO, âgé seulement de 8 ans, a été retrouvé mort à Mbao Cité SDE. Son corps en état de décomposition avancé fut découvert dans une poubelle placée devant une maison par un vendeur qui rangeait ses marchandises.

 

Un autre enfant du nom de Serigne Fallou BA, agé de 7 ans et demi, a été égorgé à Touba au quartier Nguirane  un matin d’un 24 Février 2018. Il fut un tout jeune écolier tué et sa tête emportée. Quelle froideur est ce meurtre à l’allure de sacrifice dans la ville sainte ! A l’intervalle de deux jours seulement, une autre enfant, Mariétou Doumbia écolière à l’établissement public Moussé Seck de Petit Mbao, a été retrouvée morte et abandonnée dans un tas d’ordures. Elle a été bâillonnée puis violée.

 

Et le plus abominable de tous ces crimes est survenu avant-hier au Quartier Gouye Mouride à Rufisque. Le bébé Serigne Fallou DIOP âgé de 2 ans et qui avait disparu depuis 3 jours a été retrouvé mort et enveloppé dans un sac à charbon abandonné dans un chantier.

 

Monsieur le Procureur, en vous rappelant tout ceci, je veux constater avec vous cette psychose générale qui a fini de s’installer dans notre société. Elle est résultante d’une recrudescence de séries de vols, viols et tueries sur nos enfants, les enfants de la nation du Sénégal. La situation est telle que nous vivons en ces temps qui courent une véritable tragédie nationale qui nous saisit, nous plonge dans une inquiétude accablante et nous laisse un grand espoir que notre indignation sera entendue.

 

Monsieur le Procureur, le silence assourdissant de l’Etat du Sénégal devant l’atrocité de tous ces crimes odieux perpétrés contre une couche très vulnérable surprend plus d’un. Un silence insolite voire complice qui viole les chartes fondamentales notre Constitution.

 

En AFFIRMANT son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 Décembre 1979, la Convention relative aux Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1989 et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 Juin 1981, l’Etat du Sénégal, par son mutisme et son inaction devant tous horreurs, VIOLE les libertés fondamentales des enfants telles que énumérées en ces lignes qui suivent :

 

Khassoum DIOP

 

 

 

Pourquoi Me Madické Niang rejette le projet de loi sur la modification du Code des Impôts ?

YERIMPOST.COM Sans surprise, le Parti démocratique sénégalais, par la voix de Me Madické Niang, a rejeté le Projet de loi n°29/2017 modifiant certaines dispositions du Code général des Impôts. Ci-dessous, sa déclaration, devant le ministre de l’Économie et des Finances, qui était devant les Elus pour défendre le projet.

Monsieur le Président,

Messieurs les ministres

Chers collègues,

Le texte que vous êtes venus défendre pour son adoption pose plusieurs problèmes qui font que son adoption ne pourrait se faire aujourd’hui.

1- La mention nouvelle version sur le texte, la date de dépôt et la signature  du président posent un problème.

Le texte présenté n’est pas le texte adopté en conseil des ministres le 22 novembre 2017. Si c’est le cas il y a problème. Le décret pris en novembre n’a pas été pris sur la base du texte qui porte la mention nouvelle version. Le texte devrait donc repasser en conseil des ministres dans les normes et faire l’objet d’un nouveau décret en ce sens que le texte qui avait été présenté pour une première fois porte la même signature du Président et du Premier Ministre. Le changement de fond introduit dans le second texte avec l’introduction de nouvelles dispositions et de nouvelles taxes devrait faire l’objet d’une validation par le Président de la République qui a pris le décret.

2- Une violation des normes d’écriture :




Il s’y ajoute le fait que le texte comporte deux entêtes entre l’exposé des motifs et le texte de la loi. Dans l’exposé des motifs, on parle de projet de loi, au début du texte de loi on parle de loi n* modifiant certaines dispositions du code général des impôts. On semble introduire une différence entre le texte de loi et l’exposé des motifs avec deux titres. Je rappelle que nous sommes encore en phase de projet et on ne saurait avoir la mention Loi en même temps que le projet dans un même texte. Il faut rappeler que l’exposé des motifs est une partie intégrante de la loi. Par conséquent, cette redondance sur fond de contradiction n’est pas admissible.

 3 –  Violation du principe de transparence :

Le texte a été adopté en novembre, c’est à dire, au moment de l’examen de la loi de finances 2018. Cela pose un problème. La politique fiscale est un instrument budgétaire et économique. Les décisions fiscales doivent être en cohérence avec les lois de finances. Au moment où l’Assemblée Nationale décidait sur les ressources de l’Etat pour 2018, les députés devaient être informés par le gouvernement du projet de loi portant modification du code général des impôts avec une série d’augmentation des impôts. Cela aurait aidé pleinement dans l’appréciation des dispositions de la loi. Cette volonté de cacher l’information aux décideurs que constituent les députés et au peuple qui donne son argent à travers sa contribution n’est pas souhaitable. La question fiscale est une question fondamentalement parlementaire. L’information sur cette question doit être totale et parfaite. Tout porte à croire que ce n’est pas le cas. Je considère que le principe majeur de transparence en matière budgétaire a été violé. Je considère cela inadmissible pour le crédit et le respect dû à notre institution et aux populations que nous représentons.

4 – La présentation du projet de loi.

En effet, il est difficile pour un député de comprendre la loi en ce sens que le projet est mal écrit. Le gouvernement ne semble pas vouloir aider les députés dans la compréhension du texte. Il semble être plus préoccupé par une validation de ses préoccupations et un passage comme lettre à la poste du texte que par la compréhension des députés du texte. Dans les conditions de présentation du projet de loi, il est difficile non seulement pour les députés de comprendre mais de faire leur travail correctement. A supposer qu’un député veuille faire des amendements sur certaines dispositions, il serait difficile pour lui de le faire dans la mesure où le texte n’est pas complet.

Sous ce rapport, le texte devrait être retiré et retourné.

5- Le caractère non inclusif du processus qui a abouti aux changements dans le code général des impôts.

Proposition :

Je voudrais au regard de ce je viens de développer demander :

1 – Que le texte soit retiré, corrigé et écrit à nouveau. Qu’il repasse en conseil des ministres pour un respect de la procédure.. 

2- Que prochainement, les modifications soient  intégrées en gras dans le texte pour permettre aux députés de pouvoir mieux comprendre.

3- Que prochainement le texte initial soit adjoint au texte portant modification de la loi.




Ceci, n’a rien de politicien. Je voudrais exercer pleinement ma fonction de représentant du peuple. C’est une question de responsabilité. On ne change pas les textes de cette manière. J’ai entendu le ministre délégué chargé du budget dire la dernière fois qu’une liste d’errata a été envoyée à l’Assemblée Nationale, ce que nous n’avons pas vu. Je voudrais dire qu’en matière législative on ne parle pas d’errata mais plutôt d’amendement. L’origine de l’amendement est soit d’origine parlementaire ou d’origine législative. Seul l’amendement accepté valablement peut apporter des changements sur un texte de loi.
Je vous remercie

MAITRE MADICKE NIANG 

DEPUTE A L’ASSEMBLEE NATIONALE

PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE

« LIBERTE ET DEMOCRATIE »

° Top