Blog de Cheikh Yerim Seck

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Karim Wade et cie: le début de la banqueroute

YERIMPOST.COM Me Jean Baptiste Kamaté, huissier de justice de son état, prend son rôle très au sérieux. Désigné par le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour faire le boulo, il a saisi les institutions financières où sont logés les comptes de Karim Wade, Bibo Bourgi, Mamadou Pouye, Evelyne Delatre, Karim Bourgi, Mballo Thiam, Alioune Samba Diassé et Mohamed Aïdara dit Vieux. Tout ce beau monde condamné à la prison ferme dans le cadre de la traque des biens mal acquis, est également tenu de rembourser l’équivalent de 1000 milliards de francs cfa. La première étape débutée le vendredi 4 mai par l’huissier chez les banquiers des condamnés n’est que la première manche, nous dit le quotidien Libération qui file l’information. Reste maintenant à saisir les biens matériels et immobiliers, pour ainsi dire, ruiner Karim Wade et cie.



Les comptes d’ArcelorMittal bloqués. Les raisons ?

YERIMPOST.COM La société ArcelorMittal fait l’objet d’un redressement fiscal portant sur plus d’un milliard de francs cfa. Les services des Impôts et domaines, qui peinent à rentrer dans leurs fonds, ont déclenché une procédure de recouvrement forcé, nous renseigne le journal L’As. Une saisie-attribution de créances a été envoyée à toutes les banques afin que les comptes bancaires du groupe soient bloqués.




Le président de la Cour des comptes a prêté serment

YERIMPOST.COM C’est officiel, la Cour des comptes a son premier président. Mamadou Faye a prêté serment ce lundi 12 mars. C’est la Cour suprême qui a servi d’espace pour accueillir cet instant solennel. Le président de chambre de la Cour suprême n’a pas tari d’éloges à l’égard de son collègue magistrat. Abdou Magib Guèye a estimé que Mamadou Faye réunit en lui toutes les qualités requises pour occuper une telle fonction.



Non-Lieu Pour Aïda Ndiongue: Vive la Révision des Comptes !!!

YERIMPOST.COM Si l’information selon laquelle Madame Aida Ndiongue a obtenu un non-lieu de la CREI est avérée, si l’on revisite la répartition des 200 milliards faite par Madame Aminata Touré le jeudi 21 décembre 2017, à travers laquelle il était apparu que 47 milliards étaient recouvrés dans l’affaire Aida Ndiongue, il serait donc logique, logique pour logique, que l’Etat doive aujourd’hui à Aida Ndiongue 47 milliards. Voilà comment le régime de Macky Sall est passé du démagogue et populiste concept de Reddition des Comptes à l’aveu terriblement honteux de Révision des Comptes.

Mais, pour bien mesurer l’ampleur de le surprise qui est la nôtre d’apprendre ce non-lieu total, qui signifie en clair « t’as rien fait », il convient de se souvenir de la fureur avec laquelle Aïda Ndiongue avait été traquée, et avec quels moyens à la limite de la légalité elle avait été jetée en pâture à la vindicte des Sénégalais, avides à ce moment du discours fondateur du « Mackysme » relatif à la reddition des comptes, accompagné du fameux « gokhi », terme imagé qui consistait à faire vomir leur butin aux présumés et très sélectionnés voleurs de la République.

La déontologie bancaire avait été abîmée par des policiers venus comme des cow-boys ouvrir les coffres d’Aida Ndiongue à la CBAO, ce qui n’a pas eu l’heur de rassurer leurs clients, et avait mis le DG de l’époque en situation éjectable. On avait évoqué des kilos d’or, et des dizaines de milliards en liquide, ce qui semblait incongru, sachant que la plupart des détenteurs de telles sommes seraient déjà propriétaires d’une île privée dans les Bahamas et d’un Jet du même ordre pour les y déposer.

Ce magot est-il le sien ? N’était-elle pas receleuse de tous les détourneurs de deniers publics tapis dans les arcanes des pouvoirs successifs et actuels ? Ce probable non-lieu mérite des éclaircissements et, à tout le moins, des explications de la justice qui ne peut pas avoir découvert un butin d’une telle ampleur pour ensuite dire qu’il ne s’est rien passé. Quant à Aïda Ndiongue, pourquoi ne pas la faire inviter par « Face2Face » ? J’imagine déjà le teasing de l’émission d’Aissatou Diop Fall, nous alléchant avec ces extraits: « A qui j’ai rendu son argent… », « Voilà ce qu’il me reste… », « Macky m’a dit : tu veux sortir ? Alors… »… Ne rêvons pas.

Jean Pierre Corréa

Comptes de Monaco: Comment la famille Bourgi a orchestré le deal ?

YERIMPOST.COM Le magistrat Jean Louis Hérail a, comme pour dire, disséqué, l’argent que la famille Bourgi s’est donné beaucoup de peine à dissimuler. Dans son rapport à la Banque mondiale, l’ancien « flic » a retracé le circuit financier mis en place par Bibo Bourgi et sa famille. Dans sa livraison du jour, Libération révèle l’analyse de Jean-Louis Hérail qui, dans son travail de fourmi, a épinglé des opérations suspectes. En plus de Bibo Bourgi, son frère Karim (rien à voir avec Wade fils, précise Libération), Nadia Bourgi, tante de Bibo, et la nommée Ferial Hassan sont au cœur de différentes transactions qui se chiffrent au total à 89 milliards de francs CFA. Tout cet argent est réparti dans plusieurs comptes domiciliés à Julius Bank de Monaco. Le seul constat que l’on peut tirer de cette analyse de Hérail, c’est combien la famille s’était organisée pour brouiller toutes les pistes qui mettraient à nu leur « mafia ».

Les avocats de Karim Wade démentent toute victoire de l’Etat contre leur client à Monaco

YERIMPOST.COM Ils ont réagi dans le communiqué ci-dessous…

L’Etat du Sénégal, comme à son habitude, a fait croire que «Karim Wade et Cie perdent à
Monaco».
Ce mensonge d’Etat ne reflète pas les termes du jugement rendu par le tribunal de Monaco
le 25 janvier 2018.
A cet égard les avocats de Karim Wade tiennent à apporter les précisions ci-après :
1. En vérité, le jugement rendu par le tribunal de Monaco a ordonné la mainlevée
immédiate de la saisie-arrêt effectuée par l’État sur le compte de Karim Wade.
2. L’information à laquelle l’Etat du Sénégal fait référence est relative à une procédure
de validation de ses saisies qu’il a initiée auprès de la justice monégasque. En
réponse à cette requête, le tribunal de Monaco n’a pas accepté la validation de la
saisie-arrêt pratiquée par l’Etat du Sénégal. Le juge a prononcé le sursis à statuer et
a subordonné la validation de la saisie bancaire à la reconnaissance dans la
principauté de Monaco du jugement de la CREI (ce qui a déjà été refusé par la
France).
L’Etat du Sénégal n’a donc pas obtenu la validation des saisies qu’il sollicitait de la
principauté de Monaco, ce qui constitue un revers judiciaire incontestable.
Le Tribunal de Monaco n’a donc fait que constater les errements de l’Etat du Sénégal,
même si par ailleurs elle a déclaré cette saisie-arrêt recevable. Toutefois, cette action ayant
été déclenchée dans une banque où Karim Wade n’a aucun compte, elle est donc sans
objet.
Encore une fois, le gouvernement du Sénégal continue de tromper et de manipuler l’opinion
publique en ce qu’il avait affirmé début janvier avoir récupéré 8 milliards de F.CFA à
Monaco dans le cadre de la traque des «biens mal acquis». Ce jugement du 25 janvier
montre bien que la procédure est en cours et que les demandes de l’Etat n’ont pas abouti.
L’Etat du Sénégal ferait mieux de se prononcer sur les informations extrêmement graves
révélées par le journal Walfadjiri dans son édition du 31 janvier 2018 qui mettent en lumière
des éléments nouveaux et scandaleux dans le procès Karim Wade, à savoir :

l’intervention d’un magistrat étranger dans une procédure judiciaire relevant
exclusivement des tribunaux sénégalais sans aucune autorisation ;

la dissimulation, la soustraction et le recel d’un document essentiel dans une
procédure judiciaire par le Chef de l’Etat Macky Sall, Président du Conseil supérieur
de la magistrature, ses différents ministres de la justice et les magistrats de la CREI.
Ce document aurait fondamentalement changé le cours du procès et aurait prouvé
l’innocence de notre client.
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Face à la décision du tribunal de Monaco favorable à Monsieur Karim Wade et aux
révélations de Walfadjiri, le Chef de l’Etat Macky Sall, Président du Conseil supérieur de la
magistrature a le devoir d’éclairer immédiatement l’opinion nationale et internationale sur
cette nouvelle affaire qui démontre encore une fois l’instrumentalisation de la justice
sénégalaise pour écarter le candidat Karim Wade de l’élection présidentielle de 2019.

Fait à Dakar, le 01er février 2018
Signé :
Les avocats de Karim Wade

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