Blog de Cheikh Yerim Seck

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Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

Comment la pénurie d’eau a été jugulée

YERIMPOST.COM L’eau est bien revenue le 20 juillet. La 4ème pompe en maintenance, qui nous délestait de 25% de la production de Keur Momar Sarr, a été mise en ligne. On a également récupéré comme prévu les maraîchers des Niayes qui utilisaient depuis toujours de l’eau potable pour arroser les plants de fruits et légumes. On les a transférés sur un forage spécial (eau non potable), celui de Beer Thialane. Aujourd’hui, en attendant tout ce qui est prévu jusqu’en novembre 2018 pour disposer même de réserves sur Dakar, on est déjà revenu sur la situation ex ante.

Vidéo- Comment les reporters sportifs voient l’avenir d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale

Source:7Tv

Comment AUCHAN a empoisonné les chiens d’un ancien officier de douane

YERIMPOST.COM Nous publions sans commentaire ces éléments qui nous sont parvenus…

Saviez-vous comment Baba Diao a créé Petrosen ? Sa relation avec Karim Wade

YERIMPOST.COM C’est au cours de la cérémonie de présentation des condoléances suite au rappel à Dieu de sa mère que Abdoulaye Diao dit Baba est revenu sur la naissance de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Devant une assemblée totalement à l’écoute, Baba Diao Itoc raconte qu’après des études à l’étranger, il a demandé une nouvelle bourse pour y retourner et parfaire ses connaissances. A l’époque, dit-il, le ministre de l’Education, qui estimait que le jeune homme qu’il était avait déjà assez de diplômes, avait décidé de ne pas lui octroyer une bourse. C’est là que l’ancien chef de l’Etat, Léopold Sédar Senghor, est intervenu pour qu’on lui accorde cette bourse. Quelques années plus tard, il revient au pays avec assez de connaissances sur le pétrole pour fonder, avec l’accompagnement du gouvernement, la société Petrosen.
Baba Diao n’a pas manqué de souligner ses rapports avec Abdoulaye Wade avec qui il échangeait beaucoup sur les mathématiques, les hydrocarbures ou encore les sciences physiques. « Abdoulaye Wade n’acceptait jamais que son fils Karim entre dans le débat », dira-t-il. Avant de témoigner à l’assistance de la politesse de Karim Wade qu’il considère comme son neveu.



Comment le neveu de Mariam Sarr a perdu la vie chez sa copine

YERIMPOST.COM Une histoire insolite secoue Médina Baye. Le neveu de la ministre Mariama Sarr a trouvé la mort chez sa copine qui travaille dans une banque. L’affaire qu’on a voulu régler en catimini a fini par s’ébruiter. Le jeune homme était parti donner le Soukarou Koor à sa copine originaire de Saint Louis. Celle-ci raconte aux premiers secours que son petit ami a été emporté par les « chants religieux du Festival Salam ». Seulement, M. C. est rattrapée par son passé. Voulant évacuer en catimini, avec des complices, le corps sans vie de la victime par un taxi, elle a été stoppée pas ses voisins qui ont alerté la police.

L’autopsie effectuée plus tard a révélé que la mort a été provoquée par un excès d’émotion qui a engendré un malaise.



Affrontements à l’UGB: Comment vont les autres blessés ?

YERIMPOST.COM Les autres blessés des affrontements qui ont opposé les forces de l’ordre aux étudiants de l’UGB occasionnant la mort de Mouhamadou Fallou Séne ont du mieux. Leur état de santé s’est amélioré, a rassuré, sur les ondes de la Rfm, le directeur de l’hôpital régional de Saint-Louis. Selon Docteur Ousmane Guèye, dans les prochaines heures, ces blessés vont quitter la structure sanitaire pour rejoindre les leurs. Il s’agit d’un élément de la gendarmerie qui avait des blessures au niveau du crâne et d’un étudiant qui avait une fracture au niveau de son bras.



Comment l’Etat du Sénégal a été sauvé d’une comparution au tribunal arbitral de Paris

YERIMPOST.COM Le Sénégal pourrait éviter de justesse un contentieux devant le tribunal arbitral de Paris. La compagnie pétrolière internationale African Petroleum Corp Ltd (Apcl), dirigée par Jens Pace, cotée à la bourse des valeurs d’Oslo (Norvège), qui détenait depuis 2011 les blocs de recherche de Rufisque Offshore Profond (Rop) et de Sénégal Sud Offshore Profond (Sosp), est sur le point de conclure un accord à l’amiable avec le gouvernement du Sénégal à propos d’un litige relatif au retrait de ses blocs. Jens Pace n’avait pas apprécié la façon cavalière dont le gouvernent lui avait retiré un de ces deux blocs de l’offshore profond sénégalais pour l’affecter à Total.



Comment Daesh voulait instaurer un Etat islamique à partir du Sénégal ?

YERIMPOST.COM Le Sénégal était bel et bien sous la menace terroriste. Dans sa livraison du jour, le journal Libération est revenu sur le funeste projet de Daesh dont le cerveau est Abadallah Ba dit Zaïd. Ce combattant sénégalais, tué en Libye, faisait partie du fameux groupe de Daesh basé dans ce pays. Zaïd  Ba tenait ses réunions avec ses acolytes à Lac Rose. Selon un document détenu par les magistrats du parquet, l’Etat islamique, que voulait instaurer Daesh, devait partir de la Gambie, où un coup d’Etat était prévu, et englober la partie sud du Sénégal et une partie de la Guinée.

Médiation du khalife des tidianes: 300 heures perdues, comment sauver l’année scolaire ?

YERIMPOST.COM La médiation entamée par le khalife général des tidianes pour sauver l’année scolaire suit son cours. Une éventuelle prolongation du calendrier scolaire n’est pas exclue, selon Mouhamed Moustapha Diagne, directeur de la communication et de la formation au ministère de l’Education. Selon lui, les revendications et les négociations n’empêchent pas d’anticiper sur la situation à venir.

Il précise que le ministère est en train d’étudier un rapport sur le quantum horaire. « Pour le moment, la situation n’est pas alarmante, rassure-t-il. Les plans de rattrapage vont dépendre d’une zone à une autre. Des discussions sont prévues avec l’Office du Bac pour mettre en œuvre ce plan de rattrapage le moment venu. »




Coté enseignants, on estime à plus de 300 le nombre d’heures perdues. Les enseignants soulignent que s’ils parviennent  à un accord avec le gouvernement, ils verront de quelle manière régler cette question.

Un conseil présidentiel ou des assises sur l’enseignement seraient les bienvenus  pour une école stable et viable, conclut M. Diagne.

Youssou Ndour met la main sur «son» voleur: comment il a été pris

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, L’Observateur nous a relaté comment le voleur du Gfm a été démasqué. Le journal a narré la stratégie mise en place pour mettre ma main sur l’auteur présumé de la série de vols enregistrés chez Youssou Ndour, ces derniers temps. Le journal souligne que Mario Gomis a été trahi par un système de vidéo-surveillance installé à son insu.

Si une telle stratégie a été adoptée par les responsables du groupe de presse, c’est certainement qu’ils soupçonnaient leur électricien, lequel a installé toutes les caméras du siège de Gfm, aux Almadies. Nos confrères informent que, pour commettre ses forfaits, il désactivait les «mouchards» en sectionnant les fils. Le mode opératoire a bien fonctionné à trois reprises. Mais foira dans la nuit du 13 au 14 mars.

Mario Gomis était en repos médical pour 15 jours. Ce qui le sortirait, en principe, de la liste des suspects s’il avait réussi son coup. Il s’introduit dans les locaux de Gfm par une maison voisine, accède à l’étage par une fenêtre, coupe les caméras situées à ce niveau du bâtiment, enlève une ampoule qui éclairait les lieux, provoque un court-circuit pour mettre les bureaux hors tension.

Le décor campé, il se présente devant le bureau de la caissière, tente de forcer la porte. En vain. L’accès est sécurisé et muni d’une alarme discrète. Le voleur présumé tourne sur ses pas et s’éclipse. Croyant sans doute avoir, au moins, tenté son coup sans être vu.

Malchance ! Les autres caméras, installées à son insu, ont tout filmé. Il est vu en pantalon treillis, un sac en bandoulière et chaussé de Rangers. Le lendemain du forfait, la direction se réunit, le film est repassé. Mario Gomis est démasqué. Il est arrêté. Il reconnaît les faits. Se plie à leur reconstitution hier, jeudi 15 mars, avant d’être placé en détention.

Comment la présidence accueille la Coupe du monde

YERIMPOST.COM Le communiqué ci-dessous en fait état

 

REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

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PÔLE COMMUNICATION

 

 

 

Dakar, le 10 mars 2018

 


 

Le Trophée de la Coupe du Monde de football arrive ce dimanche 11 mars 2018, à 11h15 à l’aéroport international Blaise Diagne et sera réceptionné par le Chef de l’Etat,  S.E.M Macky Sall à 13h15 devant les grilles du Palais de la République.

 

Cette réception sera suivie d’une cérémonie officielle de présentation du trophée, à la Salle des Banquets, en  présence des représentants des Institutions de la République et des membres du Gouvernement.

 

 

Un Café Avec…: Comment l’épisode 1 de la saison 4 s’est-il retrouvé sur Youtube avant sa diffusion sur TFM ?

YERIMPOST.COM A la surprise générale, l’épisode 1 de la saison 4 de « Un Café Avec… » a été diffusé sur la chaîne de Gelongal sur Youtube, le 24 février, vers 22h. Le producteur de la série en a été le premier surpris, lui qui s’était entendu avec la direction de TFM pour commencer la diffusion de la saison 4 début mars, le temps de caler quelques détails relatifs notamment à la gestion du sponsoring. Après s’être informé, Yerimpost est en mesure d’écrire que la diffusion de cet épisode est le fruit d’un pur « accident » électronique. Gelongal, qui réalise la série, avait fait une programmation de la diffusion du premier épisode et a omis de la décocher après le changement de planning de dernière minute. Les robots ont fait le reste… Ce sont les coups de fil des internautes qui ont alerté le producteur, le réalisateur et les acteurs que le premier épisode était en ligne. C’était trop tard pour le désactiver. Il était déjà à 3 000 vues au bout de quelques minutes. C’est un incident qui arrive. Mais ce n’est pas plus mal. C’est d’ailleurs un bon test de l’attente que suscite la série. Sorti ce samedi soir après les épisodes des principales séries diffusées en ce moment, ce premier épisode de « Un Café Avec… » a caracolé, et de loin, en tête sur Youtube. C’est dire… Comme l’a déclaré le producteur, Cheikh Yérim Seck, dans un récent numéro de Face2Face, « le summum du buzz, c’est la série Un Café Avec… ».




Coaching de crise: comment gérer une grève ? (Papa Modou Guéye)

Une crise financière qui effraie, des entreprises secouées, des licenciements économiques ici et là… poussent souvent les salariés à la grève. Comment le dirigeant doit se comporter pour faire face ou même éviter ce genre de manœuvre ?

Souvent utilisé comme moyen de pression sur les dirigeants pour obtenir gain de cause à leurs revendications, la grève reconnue par le droit du travail, a toujours été une arme redoutable de contestation. Même si dans le langage des coachs, on préfère parler de «  manœuvre » ou « crise » à la place de grève. Conscients d’une telle situation, les dirigeants utilisent eux aussi leurs armes afin de bien gérer ou même prévenir ce genre de mouvement. Et pour cela, un travail en amont, qui tourne autour de la délégation et la communication, est vivement recommandé. Le travail du coach consiste à reformuler, à questionner, à recadrer, à réguler, à jouer l’effet miroir et à pousser le coaché dans ces retranchements pour lui permettre d’explorer des alternatives qu’il n’aurait pas envisagé. En d’autre termes, le coach accompagne le dirigeant avec des conseils afin qu’il puisse gérer le mouvement d’humeur. Un tel accompagnement peut s’apparenter à tout autre coaching résolutoire : il s’agit ici de travailler avec la personne à clarifier ses objectifs en veillant à ce qu’ils soient smart. Et pour gérer, selon Bernard Corbel, coach et psychanalyste, il faut incontestablement entreprendre une médiation, écouter les représentants des contestataires, comprendre ce qui légitime leur mécontentement et chercher à « historiser » le ou les sujets de contestation (qui, quoi, où, quant, combien). « Les problèmes doivent ensuite être écrits en s’assurant qu’on est d’abord sur la formulation », argue le psychiatre français dans ses interventions (ndr site). Le but d’une médiation est que chacun ait un avantage dans la résolution du conflit. En effet, ce genre de manœuvre demande beaucoup d’efforts qui ne sont pas toujours faciles à gérer. De fait, il est important pour le dirigeant d’avoir un coach, même si dans notre pays, le Sénégal, les mentalités ne l’acceptent pas encore assez, je regrette. Face à ce genre de situation comme la grève, surtout avec cette conjoncture difficile, la meilleure façon de gérer ces genres de manœuvre, c’est de déléguer. Autrement dit, le dirigeant ne doit en aucun cas vouloir être au four et au moulin. Il doit penser à responsabiliser les salariés en leurs déléguant certaines de ses prérogatives. Car la délégation est un moyen de motivation des collaborateurs pour libérer leurs potentiels. Un point de vue entièrement partagé avec certains cadres d’entreprise. Un salarié qui part en grève est souvent diminué. De ce fait, il a besoin d’être responsabilisé. Donc, la meilleure solution de lui faire revenir, c’est de lui déléguer quelque chose.

La com’, la com’, la com’…

Dans un contexte où les décisions pertinentes doivent se prendre très rapidement pour minimiser le potentiel destructeur d’un mouvement d’humeur, l’apport de la communication participe activement à la gestion de tels événements. Souvent, des dirigeants, pour faire face à une grève de salariés, ont tendance à promettre aux grévistes de l’argent avec des primes ou augmentation de salaire alors qu’il y ‘a un moyen beaucoup plus efficace qu’est la communication, selon des chefs d’entreprise. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication n’est pas une méthode véritablement et sincèrement reconnue parmi nos dirigeants, car ces derniers refuse de ne serait-ce que de relater leur expérience en tant que coachés. Pourtant, certains dirigeants admettent l’intérêt d’une telle approche. J’estime que les dirigeants peuvent mieux capitaliser leurs forces pour tenter une aventure comme la communication. Il faut insuffler du positif dans les rangs et rompre avec nos habitudes, mieux communiquer en quelque sorte, ne pas se refermer sur nous même….. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises mettent ce système en place pour motiver les salariés et éviter qu’ils partent en grève. Aujourd’hui, une enquête menée en France et vérifiée dans certains pays de l’Afrique du Nord comme le Maroc montre que 76% des entreprises proposent la communication comme moyen pour gérer un mouvement de crise, soit 7 points de plus qu’n 2010. En outre, l’enquête révèle que 97% des DRH comptent sur la communication pour renforcer la motivation et l’engagement des salariés. Les entreprises passent d’une ère d’information à une ère de communication pour mener à bien leur politique et surtout pour gérer dans les meilleures conditions les mouvements de grève entre autres. A en croire un dirigeant reconverti dans le consulting, parler de crise fait souvent peur aux directeurs d’entreprise, tétanisés par  l’idée que ça fasse peur ensuite à leur personnel. Beaucoup de dirigeants qui n’appelle pas un chat, un chat, n’aiment pas parler de crise et préfère plutôt « périodes difficiles », ce qui n’est pas pour moi une communication transparente, précise le consultant. Avec la communication, les salariés sont alliés aux résultats et aux performances de l’entreprise. Par ailleurs, désormais les dirigeants misent avant tout sur la qualité de vie au travail, un encadrement de proximité sur les responsabilités et l’intérêt des missions confiées. L’aspect humain reprend ainsi sa place au-delà de la rémunération sonnante et trébuchante. « La créativité d’une structure dépend de la créativité de son personnel », a une fois dit la coordonnatrice de AGORA (espace d’échange au Maroc entre le coach et les coachés, Hami-Eddine). Dans cette logique de rapport entre le dirigeant et ses salariés prendre soin de son personnel, le protéger contre la misère, les mésaventures et la dureté de la vie constitue des sources de reconnaissances fortes. Ensuite vient l’intéressement au travail qui s’appuie sur une analyse des ressources nécessaires à la production de bons résultats. Si communiquer et déléguer semblent être les maîtres mots pour aider les dirigeants à gérer les grèves et autre périodes difficiles, certains parlent de « strike management ». La grève finalement, tant décriée et critiquée par les dirigeants de tout horizon, serait un outil de management pour les entreprises, et plus globalement un outil de régulation pour l’économie. Elle sert à se défouler : de retour à l’usine ou au bureau, on a moins envie de taper sur son patron, ou d’étriper son chef de service (…) ; elle sert à économiser : eh si ! On l’oublierait presque mais une journée de grève c’est une journée non payée (…) ; elle sert à observer : pendant une journée de grève, on compte les forces et les divisions en présence. De fait, lors des négociations avec les directions d’usines ou d’entreprises, on peut parler en connaissance de cause, avec les « derniers relevés statistiques » tout frais en tête ; elle sert à vidanger : une grève c’est un peu comme une diète, un jour sans manger, ça fait du bien à la machine corporelle, qui se nettoie, qui repart de plus belle… Idem pour la machine sociale qui se purgerait ? (…) », peut-on lire sur le blog de Laurent Dupin, journaliste à Libération et spécialisé dans la couverture de la « vie des entreprise. » A méditer…

Comment le pouvoir instrumentalise Mbaye Touré pour enfoncer Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Dans le groupe des prévenus du procès dit de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, il y a un maillon faible. Supportant mal la prison et obsédé par le désir d’en sortir, Mbaye Touré, directeur administratif et financier (DAF) de la mairie, a très vite accepté un deal: être libéré s’il mouille Khalifa Sall.

De prime abord, l’action engagée contre ce dernier s’est fondée sur une information fournie à l’IGE par Mbaye Touré selon laquelle c’est à Khalifa Sall qu’il remettait, main à main, chaque mois, les 30 millions tirés de la caisse d’avance. Autrement, le maire, dont la signature et des traces de manipulation d’argent n’existent nulle part, n’aurait pas pu être poursuivi.

Entré dans le procès avec la stratégie claire de se décharger sur son patron, Mbaye Touré est le seul des prévenus à ne pas s’être satisfait des avocats commis par Khalifa Sall pour les défendre tous. Il a commis, pour sa défense à lui seul, Leyti Ndiaye, Bamba Cissé et Youssou Camara qui ont clairement adopté comme ligne de dire que leur client n’est plus responsable de rien dès lors qu’il a remis les fonds au maire.

Mais, si Khalifa Sall a concédé au tribunal que les fonds étaient mis à sa disposition, il a contesté qu’ils lui aient été remis. Et puis, aux termes du décret 62-195 qui régit la fonction des comptables publics, le DAF engage au contraire sa responsabilité pour avoir remis des deniers publics sans y être juridiquement autorisé.

Soutenu par une importante autorité maraboutique mouride, Mbaye Touré, qui remplit à merveille sa part du contrat avec le pouvoir, à savoir mouiller jusqu’au cou Khalifa Sall, devrait être libéré aux termes du procès. Mais, à quel prix ? Il doit méditer cette phrase que lui a lancée un autre prévenu, Mamadou Oumar Bocoum: « Il y a une vie après ce procès. » 


Comment Macky Sall a-t-il été reçu à Nouakchott

YERIMPOST.COM En séjour dans la capitale mauritanienne depuis ce jeudi 8 février, le chef de l’Etat a reçu un accueil chaleureux de nos voisins. Presque tout le gouvernement était à l’aéroport avec, au premier rang, le président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz. Le président Macky Sall, qui devrait revenir au Sénégal au cours de cette journée du 9 février, est accompagné par une forte délégation gouvernementale.




Comptes de Monaco: Comment la famille Bourgi a orchestré le deal ?

YERIMPOST.COM Le magistrat Jean Louis Hérail a, comme pour dire, disséqué, l’argent que la famille Bourgi s’est donné beaucoup de peine à dissimuler. Dans son rapport à la Banque mondiale, l’ancien « flic » a retracé le circuit financier mis en place par Bibo Bourgi et sa famille. Dans sa livraison du jour, Libération révèle l’analyse de Jean-Louis Hérail qui, dans son travail de fourmi, a épinglé des opérations suspectes. En plus de Bibo Bourgi, son frère Karim (rien à voir avec Wade fils, précise Libération), Nadia Bourgi, tante de Bibo, et la nommée Ferial Hassan sont au cœur de différentes transactions qui se chiffrent au total à 89 milliards de francs CFA. Tout cet argent est réparti dans plusieurs comptes domiciliés à Julius Bank de Monaco. Le seul constat que l’on peut tirer de cette analyse de Hérail, c’est combien la famille s’était organisée pour brouiller toutes les pistes qui mettraient à nu leur « mafia ».

Comment le Pds va accueillir le président Macron

YERIMPOST.COM Le Parti démocratique sénégalais (Pds) va accueillir le président Macron à sa façon. Les Libéraux ont établi leur plan d’action pour se faire entendre. Même s’ils ne comptent pas faire du sabotage, Me Elhadj Amadou Sall et ses frères vont exprimer leur colère devant le président de la République française qui effectuera une visite au Sénégal du 1 au 3 février 2018. Ils ont appelé leurs militants à arborer partout des brassards rouges pour manifester pacifiquement contre les dérives de Macky Sall.

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