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Cheikh Yérim Seck

Pour notre dignité nationale, l’Etat doit ramener Lamine Diack au Sénégal

YERIMPOST.COM Lamine Diack a 85 ans. Il a atteint l’âge canonique, celui auquel, selon les Ecritures, même Dieu est indulgent à son égard. Pourtant, il vit depuis plus de deux ans et demi dans une prison dorée à Paris, assignée à résidence par une interdiction de sortie du territoire. En cause, des malversations qui lui sont reprochées et qu’il est soupçonné d’avoir commises avec la complicité de son fils, Massata Diack, dans le cadre de ses fonctions de président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

Si nul ne saurait revendiquer l’impunité ni l’exemption de reddition de comptes au profit d’un responsable de ce niveau, on peut s’interroger sur la brutale sévérité avec laquelle ce Sénégalais de premier plan dans le mouvement sportif mondial a été traité par la justice française. Alors qu’il présidait l’UEFA, le Français Michel Platini a été accusé d’être impliqué dans des malversations portant sur des montants plus importants que ceux reprochés à Lamine Diack. Pourtant, il continue à disposer d’une liberté d’aller et venir. Le Suisse Sepp Blatter a été et reste poursuivi pour de gros scandales de corruption. Il n’en sillonne pas moins le monde avec un passeport diplomatique.

La question est brutale mais est légitime à poser: Est-ce la différence de la couleur de peau qui explique cette inégalité de traitement ?  Ou est-ce la place dans le monde du pays d’origine du responsable qui détermine les mesures judiciaires à lui infligées ?

L’argument brandi par le juge d’instruction français repose sur le postulat que M. Diack peut se soustraire définitivement à la justice s’il est autorisé à quitter le territoire français. Le calcul secret du magistrat instructeur consiste, pour contraindre à se présenter le trop convoqué Massata Diack, vers qui convergent des indices graves et concordants, à garder son père. Comme si la prise d’otage, en clair la rétention d’un être humain en gage, est reconnue par le Code de procédure pénal français.

Face à la violation des droits de Lamine Diack, à qui a été de facto ôté son droit à la présomption d’innocence, l’Etat du Sénégal est resté scandaleusement silencieux. Et démesurément impuissant devant le sort de celui qui fut athlète international, champion de saut en longueur, maire de Dakar, footballeur puis entraîneur de foot, directeur technique national, président du comité national olympique, président de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial… Tout pays occidental dont il serait le ressortissant aurait pesé de tout son poids pour lui restituer sa liberté de mouvement et le ramener à la maison.

L’une des plus fortes légitimités d’un Etat, c’est de protéger ses ressortissants à l’étranger. La France est allée à cet égard jusqu’à arracher certains de ses citoyens trafiquants de drogue à la justice colombienne pour, officiellement, les juger en France. Pour secourir un seul Américain brimé quelque part dans le monde, les Etats-Unis sont capables d’entrer en guerre.

Quel que soit ce que l’on reproche à Lamine Diack, l’Etat du Sénégal doit se battre pour le faire revenir au bercail. C’est une question d’orgueil national et de souveraineté internationale. Mais également d’image. Un de ses fils arrivé au sommet de l’athlétisme mondial ne peut être indéfiniment traîné dans la boue sans que la perception de notre pays par le reste du monde s’en ressente. Pour mettre fin à cette spirale qui, chaque jour davantage, l’enfonce dans la honte, le Sénégal doit emprunter tous les canaux diplomatiques et judiciaires susceptibles de ramener Lamine Diack dans notre capitale dont il fut le maire.

Cheikh Yérim Seck

REPLAY – Face2Face – Invité : CHEIKH YERIM SECK – 11 Février 2018

Chapeau, M. le président !

YERIMPOST.COM « Les deux Présidents, convaincus de l’importance du rôle de l’énergie  dans le développement économique durable, ont exprimé leur volonté commune d’intensifier la coopération dans ce secteur. Et, comme concrétisation effective de cette volonté politique les deux Etats, ont signé l’Accord de Coopération Intergouvernemental « ACI » portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant au niveau des frontières maritimes entre les deux pays.
Les deux Présidents ont abordé la question liée aux conditions d’exploitation des ressources halieutiques et ont donné des instructions aux Ministres en charge de la Pêche et de l’Economie Maritime, à l’effet de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération dans ce domaine, en vue de la signature d’un Protocole d’Accord entre les deux pays d’ici fin mars 2018.
Les deux Présidents ont exprimé leurs vifs regrets suite à la l’incident ayant entraîné mort accidentelle d’un pêcheur sénégalais sur les côtes mauritaniennes. Ils ont également regretté les saccages contre des commerces de Mauritaniens à Saint Louis. »

Ces dispositions du communiqué conjoint du 9 février 2018 sanctionnant votre visite à Nouakchott sonnent comme une victoire sur la dangereuse escalade consécutive au meurtre d’un pêcheur sénégalais par les garde-côtes mauritaniens.

Alors que la tentation de la surenchère était grande, vu l’émoi suscité au sein de l’opinion publique par ce énième crime, vous avez fait le choix d’un leadership responsable au détriment d’un populisme facile. Votre décision de vous rendre à Nouakchott, dans la foulée de cet événement dramatique, relève d’un vrai courage, celui de faire la paix.

Ce voyage, fruit d’une vision stratégique, était salutaire. Il a permis de faire d’une pierre plusieurs coups. L’apaisement est acquis. Un Protocole d’accord dans le domaine de la pêche a été initié pour être finalisé d’ici fin mars 2018, ce qui est de nature à décrisper la circulation des pêcheurs entre les eaux territoriales des deux pays.

Un « accord de coopération intergouvernemental » a été signé portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin situé à la frontière maritime entre les deux pays. Le gaz et le pétrole étant les deux produits les plus inflammables au monde, ledit accord est un grand pas dans la bonne direction. Les ressources naturelles doivent développer et non brûler nos pays. Les guerres pour le contrôle de ces fluides ne se terminent jamais, aggravées par les pillards de tout acabit. Les litiges devant la Cour internationale de justice n’en finissent pas d’être pendants durant des décennies de procédure. Alors que les problèmes sociaux attendent avec acuité des moyens financiers pour les résoudre.

La priorité stratégique du Sénégal consiste, aujourd’hui, à exploiter son pétrole et son gaz dans un contexte de sécurité pour financer son développement. Notre pays n’a nul besoin d’un conflit avec la Mauritanie qui permettrait à Mohamed Ould Abdelaziz de déplacer les problèmes internes de son pays, la cuisante question haratine notamment. Le Sénégal ne doit donner aucune occasion de nature à faire déborder sur son territoire la « bombe » négro-mauritanienne.

Voila pourquoi, M. le président, votre option d’ôter tout prétexte à un conflit avec la Mauritanie est stratégique, surtout dans ce contexte de tensions en Casamance. Ouvrir tous les fronts est la forme la plus corrosive du suicide.

Pour toutes ces raisons, vous avez réussi un coup de maître avec cette visite à Nouakchott. Chapeau, M. le président!

Cheikh Yérim Seck




A la lettre de Malick Ndiaye, Cheikh Yérim Seck répond par cette vidéo




Youssou Ndour, merci !!!

YERIMPOST.COM Quand ta voix de miel a déchiré la salle des congrès du Centre international de conférences Abdou Diouf, et résonné aux quatre coins du monde par le miracle des ondes, tous ou presque ont eu la chair de poule. La beauté de cette voix et la force du texte chanté ont donné un retentissement particulier à la Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation.

Le co-président de la rencontre, Emmanuel Macron, n’a pu contenir son émotion. Rihanna, la star mondiale de la musique, n’a pu cacher ton effet qui s’échappait de la lueur de ses yeux.

Les télévisions internationales, qui ont zoomé sur le Sénégal tout au long de la journée historique du 2 février 2018, ont passé en boucle ta prestation comme le clou de cet événement mondial.

Devant une dizaine de chefs d’Etat et les directeurs des plus importantes organisations internationales, devant cinquante-cinq délégations de pays de tous les continents et sous l’œil des caméras et appareils-photo du monde entier, tu as appelé à l’unité africaine, magnifié l’Afrique, honoré nos illustres héros Cheikh Anta Diop, Nkwame Nkrumah, Steve Biko, Nelson Mandela…




La standing ovation qui s’est ensuivie est le signe qu’à travers cette assistance pluri-continentale, tu as touché le monde entier au cœur.

Comme lors de l’ouverture du sommet de la Francophonie, le 29 novembre 2014, tu as répondu présent à cette nouvelle occasion où le Sénégal recevait la planète. Tu es l’un des charmes les plus étincelants, l’une des beautés les plus attrayantes, l’un des trésors les plus précieux de ce pays… Tu es le produit-phare qui brande la marque Sénégal.

Tu es sinon le plus grand, du moins le plus influent ambassadeur du Sénégal. Barack Obama t’avait longuement retenu la main. Emmanuel Macron t’a familièrement tapoté le dos. Tu es l’incarnation de ce que ce pays a de plus méritant. Tu es l’icône de l’ingéniosité de notre nation, le symbole du génie créateur de notre peuple.

En chanson, tu as montré la voie de la réussite par le travail à des générations de Sénégalais. Par ton audace, tu as brisé le plafond de verre qui cantonne les Africains pour t’imposer sur les plus grandes scènes du monde. Avec ton nom, tu as inscrit notre pays au palmarès des plus prestigieuses distinctions musicales de la planète. Et donné l’illustration que tout est possible à force de détermination. Tu es un exemple absolu.

Le Sénégal t’a tout donné mais te doit beaucoup. Nul ne peut te rétribuer à la hauteur de ce que, en termes d’éclat, tu as offert à notre pays ce 2 février. A défaut d’un autre mot doté d’une plus grande profondeur sémantique, le Sénégal te dit MERCI.

Cheikh Yérim Seck

La Mauritanie est discourtoise et irrespectueuse envers le Sénégal !!!

YERIMPOST.COM Depuis l’éclatement de la polémique consécutive au nouveau meurtre, dans la soirée du 27 janvier 2018, d’un pêcheur sénégalais par les garde-côtes mauritaniens, Yerimpost s’est abstenu, compte tenu de la délicatesse de la cohabitation entre les deux pays, du moindre commentaire belliqueux. Tout au contraire. Votre blog préféré a choisi de mettre en avant des articles et contributions appelant au calme et au règlement pacifique du différend.

Jusqu’à ce qu’un communiqué ahurissant de l’état-major des armées mauritaniennes nous soit jeté à la figure. Ce communiqué, que dis-je ?, cette diatribe, se termine par ces deux phrases : « Dans ce cas précis, le comportement provocateur de l’équipage de la pirogue a été à l’origine de cet incident regrettable qui a eu pour conséquence la perte d’une vie humaine. Cependant, l’accès à la ressource halieutique du pays demeure régi par des lois et règlements dont les unités de la Marine et des Gardes Côtes ont pour mission d’appliquer et d’user dans ce cadre de l’ensemble de moyens dont ils disposent ». Aucune formule d’apaisement ! Aucun regret ! Aucune compassion à l’égard d’un pays voisin qui a perdu un de ses ressortissants !

D’abord, la version servie par la Mauritanie pour justifier ce énième meurtre est abracadabrantesque. La voici : « Sommée de s’arrêter, la pirogue a refusé d’obtempérer aux mises en gardes répétées de l’équipage et s’est même rapprochée du bateau de surveillance dans l’intention d’entrer en collision avec lui en vue de l’endommager. Face à cette situation dangereuse, et dans le but d’immobiliser l’embarcation, le patrouilleur a procédé aux tirs sur le moteur de la pirogue. Après son immobilisation, il s’est avéré que l’un de ses neuf occupants a été touché et il succomba à ses blessures quelques temps après. »

Cette description des faits est caricaturale. Il faut en effet manquer de discernement pour croire qu’une embarcation de simples pêcheurs va attaquer un bateau de surveillance mauritanien au lieu de chercher à se sauver. Et qu’un tir sur le moteur d’une pirogue a pu tuer un de ses occupants.

Si le Sénégal s’est abstenu de commenter ce récit cousu de fil blanc, la Mauritanie devait avoir la décence de ne pas bander les muscles.

Un peuple fait son histoire mais subit sa géographie. Le voisinage est une fatalité géographique. Il cristallise l’inter-relation humaine qui doit reposer sur l’exigence de respect et le sens de l’altérité. L’Etat sénégalais aurait pu être aussi sauvage envers les ressortissants mauritaniens sur cette étendue d’eau de l’océan qui n’est tracé par aucun marqueur physique des frontières et est donc un espace où on peut s’égarer.

Mais le Sénégal ne le fait pas, fidèle à sa culture d’égard pour la vie humaine et d’utilisation des armes à feu suivant le standard le plus élevé de respect des droits de l’homme. Ce pays, qui n’a jamais connu de coup d’Etat ni de pouvoir militaire, a une sensibilité vis-à-vis de la mort que chacun de ses voisins doit respecter par délicatesse.

Ce n’est pas par faiblesse, mais par culture, que notre pays ne tue pas et qu’il ne répond pas à la provocation.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, a un comportement que même la presse libre de son pays qualifie d’anormal vis-à-vis du Sénégal. Son hostilité à l’égard de notre pays est aussi manifeste qu’injustifiée. Sa connivence passée avec le pouvoir de Yahya Jammeh au détriment des intérêts sénégalais en est un signe. Le dernier jour des négociations pour le départ de l’ex-dictateur gambien, Abdelaziz a fait un bref voyage à Dakar au cours duquel il a tenu à Adama Barrow des propos inacceptables sur le Sénégal. Comble de malheur pour lui, il s’est dévoilé et n’a pas été écouté par le tombeur de Jammeh.

C’est ainsi, le Sénégal suscite certaines adversités que seul son rayonnement explique. Mais de là à tuer systématiquement les Sénégalais, il y a des limites à ne pas dépasser.

Les autorités de notre pays doivent mettre à profit cet incident criminel pour marquer ces lignes rouges et exiger qu’elles ne soient plus à nouveau franchies. La fermeté est la seule solution face à un interlocuteur qui confond courtoisie et faiblesse. Le Sénégal a commis une erreur stratégique dont il paie en permanence le prix : eu égard au profil de ceux qui gouvernent la Mauritanie, avoir toujours cédé face à cet Etat dans un souci de sauvegarde de bons rapports de voisinage. Il est temps de revoir cette stratégie.

Cheikh Yérim Seck

 

 

 

 

J’ai mal à une grande partie de la presse de mon pays !!!

YERIMPOST.COM Hier, vendredi 26 janvier, à partir de 22h, Tout Est Là, le talk show de la 2stv, a traité d’une question importante : « Quelle solution à la crise casamançaise ? ». Mon éditorial « L’Etat doit faire la guerre en Casamance ! », paru dans yerimpost.com, ayant été choisi comme article de la semaine, j’ai eu l’honneur d’avoir été invité autour de ce plateau. De l’avis de beaucoup de professionnels, et au vu du large feedback que j’ai reçu du public, l’émission fut riche et de très haute facture.

Mamadou Sy Tounkara, qui l’a dirigée avec brio, a mis le débat en perspective, choisi de pertinents angles d’attaque, rappelé l’histoire depuis la colonisation pour établir que la Casamance n’a jamais cessé de faire partie du Sénégal depuis 1885…

Pape Djibril Fall, l’un des chroniqueurs du talk show, a soulevé une expérience enrichissante qu’il a vécue en Casamance et qui est fort illustrative de la liberté de circulation des personnes et des biens dans cette partie du pays.




Une militante, Bijou Goudiaby, responsable de l’Association des enfants des rebelles, a exposé son vécu dans le maquis, y compris avec des chefs de guerre comme Salif Sadio.

J’ai moi-même développé mon argumentation tendant à établir, sur la base de précédents (Angola, Liberia, Sierra Leone…), la nécessité de l’usage de la force pour neutraliser les bandes armées et mettre fin à la crise.

Bijou Ngoné m’a contredit, évoquant son appréhension relative notamment aux dommages collatéraux qu’engendrerait une guerre.

Des idées solides ont été développées. Si nous n’étions pas d’accord sur tout, ce qui est naturel, nous avons eu un débat sérieux, fondé sur des arguments qu’il était utile de présenter à l’opinion sur une question aussi stratégique que celle de la Casamance.

Ce matin du 27 janvier, j’ai été sidéré de voir que l’essentiel de la presse rendait compte du débat par une seule phrase où j’affirmais que « Salif Sadio trafique le bois et la drogue. » Avec des gros titres aussi énormes que ridicules : « Grosse révélation de Cheikh Yérim Seck », « Cheikh Yérim Seck lâche une bombe », « Forte charge de Cheikh Yérim Seck contre Salif Sadio »… A l’intention des auteurs mal informés de ces manchettes, cette phrase n’a rien d’une révélation. Au moins dix rapports de divers organismes spécialisés épinglent Salif Sadio pour ces faits et d’autres encore plus graves.

Si cette phrase vend bien du papier et suscite des clics, elle est totalement marginale dans l’émission. Mais, dans les compte-rendus, elle a occulté les nombreux enseignements du débat.

Je suis meurtri, effaré, catastrophé par cette façon de faire ce qui est tout sauf du journalisme. Comment peut-on escamoter de la sorte une question aussi importante sur laquelle les Sénégalais ont droit à une vraie information pour affiner leur opinion ? A-t-on le droit de maintenir nos compatriotes sous-informés sur l’essentiel et sur-abreuvés de banalités ?

Aspirant à être journaliste, je suis meurtri par la façon dont le métier d’Hubert Beuve-Méry et d’Albert Londres est exercé par certains qui s’en réclament dans notre pays. Le sensationnel à tout-va, la recherche systématique du scandale, le buzz à tout prix ne sont pas du journalisme.

Le journalisme est un métier de prestige aujourd’hui exercé dans le monde par les meilleurs élèves des écoles de sciences politiques et des facultés de littérature, de langues ou de sociologie. Il exige un niveau intellectuel pour analyser, distinguer l’essentiel de l’accessoire, cerner les enjeux stratégiques…

Si rien n’est fait au Sénégal pour encadrer les conditions et les modalités d’exercice de cette profession, nul ne sait où va nous mener ce climat de guerre civile entretenu par une grande partie de la presse.

Cette presse nulle, partisane de la facilité, vénale, est passée maître dans l’art de jeter de l’huile sur le feu. Or, il n’y a rien de plus inflammable que le pétrole qui va couler au Sénégal à partir de 2021. Il est plus qu’urgent d’agir.

Cheikh Yérim Seck




Un faux douanier arrêté avec toute la panoplie (texte+photos)

YERIMPOST.COM Il est marié depuis 7 ans. Sa femme l’a toujours cru douanier. Tous les matins, il se lève, arbore sa tenue, va au « travail »… Jusqu’à ce qu’il soit démasqué par un homme à qui il demandait la main de sa fille pharmacienne. Il a été arrêté… 

Scandale suprême à la Cour suprême !!!

YERIMPOST.COM C’est le quotidien L’As qui lève un coin du voile sur des pratiques répréhensibles qui ont cours à la Cour suprême. Dans sa livraison du 25 janvier 2018, ce confrère fait des révélations terrifiantes sur la plus haute juridiction du pays. Le quotidien évoque « des bizarreries au sujet du Fonds de la formation continue des magistrats, le recours abusif aux demandes de renseignements de prix, des interrogations autour du marché d’achat d’ascenseurs et des tenues des chauffeurs ». Et ajoute qu’aucune trace de l’exécution de certains marchés n’est visible, comme c’est le cas de l’achat d’ascenseurs dans un bâtiment que la Cour a tout bonnement loué.

Le Temple suprême de Thémis serait-il donc le sanctuaire de malversations de toutes sortes ? Le constat n’est pas grave, il est terrifiant et fait froid dans le dos. L’institution chargée de juger en dernier ressort toutes les affaires, dont celles de corruption, serait-elle elle-même corrompue ?

S’ils sont avérés, ces faits, relatés avec précision par le journal, sont plus scandaleux que le scandale. Ils méritent une enquête approfondie et, le cas échéant, des sanctions alourdies par des circonstances aggravantes.

La justice vit décidément une crise morale aiguë. Des scandales à répétition éclatent en son sein. Il n’y a guère longtemps, un magistrat en charge d’un dossier a été frontalement accusé par une partie de lui avoir soutiré du cash !



Cette révélation de L’As sur la juridiction suprême illustre bien cet adage de la sagesse populaire qui enseigne que « le poisson pourrit par la tête ». Si les magistrats aux grades les plus élevés ne sont pas au-dessus de tout soupçon, on comprend – sans évidemment approuver – les comportements au niveau des autres strates de leur corps.

La suspicion légitime de malversations donne raison, après coup, à Nafi Ngom Keïta, brutalement éjectée de la tête de l’Ofnac pour avoir, entre autres péchés, réclamé sa déclaration de patrimoine à Badio Camara, président de la Cour suprême, qui gère un milliard de francs cfa de fonds publics.

En guise de réponse, le sieur Camara avait recouru au président de la République, dont il est notoirement proche, pour lui demander d’instruire la dame Keïta de le laisser tranquille. Ce qui fut fait.

Pourquoi cette curieuse réaction face à une formalité exigée de lui par une loi ? Avait-il des choses à cacher, M. Camara ? Seraient-ce ces faits aujourd’hui dévoilés ? En tout état de cause, ces soupçons soulevés doivent a minima susciter des actes. Macky Sall a désormais l’obligation de demander à Badio Camara de déposer sa déclaration de patrimoine, mais aussi de commettre une inspection pour voir clair dans la gestion de la Cour suprême.

Cheikh Yérim Seck

Réponse à Cheikh Yerim Seck: Non, la guerre n’est pas une thérapie ni une solution pour gagner la paix en Casamance

En général, ceux qui rêvent de guerre et incitent à la guerre sont rarement ceux qui vont aller la faire ou y mourir. J’ai beaucoup de respect pour les analyses de Cheikh Yerim, c’est quelqu’un que j’écoute et qu’il faut écoute, à mon avis. S’agissant de la Casamance, le fait d’admettre que le contexte est très favorable aujourd’hui pour L’Etat du Sénégal et en conclure que faire la GUERRE serait désormais la thérapie miracle et ultime pour résoudre la question me semble très insensé. Oui le pouvoir de nuisance de Jammeh n’est plus ce qu’il fut, le MFDC n’est plus ce qu’il était, le contexte en Guinée n’est plus le même. Mais… Il est impossible pour l’armée Sénégalaise et l’Etat du Sénégal de faire une guerre en Casamance et de la gagner. Le pourquoi est très simple, pour faire la guerre il faut être deux. Les groupes armés dont ils peuvent être question en Casamance, ne sont pas des armées, ce sont des sortes de guérillas disparates qui ne cherchent plus à affronter directement l’armée sénégalaise. Si vous revoyez l’histoire des guerres du 20 e siècle, il a été très rare qu’une armée conventionnelle obtienne la victoire totale et définitive sur des guérillas ou contre des groupuscules armées. Les américains, ils ont perdu la guerre au Vietnam. Les Soviétiques, ils se sont cassé les dents en Afghanistan. Israël est incapable d’annihiler le Hezbollah ou méme le Hamas palestinien. La Colombie et les FARC Je peux vous donner autant d’autres exemples. Tout ce qui est possible avec les groupes armés de types guérillas, c’est de constamment réduire leur pouvoir de nuisance et leur rayon d’action, les isoler le plus possibles et laisser le temps, l’humidité de la brousse et les moustiques jouer contre eux… La guerre n’est pas seulement un rapport de force militaire entre des forces en présence. Exemple: Demandez-vous pourquoi les américains, depuis des décennies, officiellement, se limitent seulement à des sanctions contre la Corée du nord. Pourtant ils ont les moyens et les ressources pour détruire ce pays comme ils l’ont fait avec l’Iraq et la Libye. Mais à quel prix ? Aujourd’hui, la guerre se gagne par la technologie. Vous passez votre temps à louer les mérites de notre armée, mais j’aimerai bien savoir en termes d’équipement et de savoir faire, ce qu’elles valent réellement les armées sénégalaises. Sommes nous prêts à payer le prix en vies humaines et le poids économiques d’une guerre? La Guerre est un bien gros mot. Il m’arrive souvent de dire que les opérations spéciales et clandestines sont extraordinairement plus redoutables que le boucan des chars et de l’infanterie. Il ne faut pas faire la Guerre en Casamance, il faut faire des opérations ciblées, une guerre clandestine, une guerre secrète loin des médias, une guerre qui n’aura en aucun cas le visage de la guerre, ni l’appellation du mot guerre et pourtant une guerre ciblée contre toutes les groupuscules jugées hostiles jusqu’à leurs destructions. Je ne sais pas également ce que vaut l’armée sénégalaise en terme de renseignement. Mais ce sera un élément d’une importance première dans le processus de la prise de décision. Ceux qui empêchent la paix en Casamance, il faut les traiter comme de vulgaires terroristes. Le terrorisme n’est pas intrinsèquement islamiste! Obama, vous le voyez tous comme un pacifiste. Peut être qu’il l’était à sa façon. Mais ce que beaucoup ne savent pas, il a continué toutes les guerres de Bush. Il s’est désengagé de certains théâtres, mais il faisait le boulot avec ses drones. Voilà, il nous faut des dirigeants qui font le boulot sans fanfaronner à la télévision avec des Monsieur ou Madame Casamance. Faire la guerre ouvertement en Casamance serait aussi dommageable pour l’image du Sénégal. Les médias internationaux, leurs façons de parler des conflits, même de basses intensités, sont toujours très désastreuses pour l’image que renvoient les pays en question. Le Sénégal est seulement riche de son image, de sa puissance douce, son soft power, de sa stabilité politique et il faut préserver ces acquis. Il ne faut pas faire une Guerre en Casamance, il faut construire des ponts, une autoroute ila Ziguinchor, intégrer les populations de cette zones dans le tissu national, inciter le développement sur place. Pour Gagner la paix, il faut aussi lutter contre la pauvreté, pas seulement entre Dakar et Saint Louis mais partout dans le territoire national. J’ai une fois regardé une émission sur France 5, les routes de l’impossible, un épisode dans lequel la Casamance et ses routes étaient à l’honneur. J’ai été terrifié par ce que j’ai vu. Et je me suis demandé est ce que ces gens là n’ont pas légitimement raison d’être en colère ?

 

Papa Magatte SECK

Vidéo- « L’Etat doit faire la guerre en Casamance » (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Positon audacieuse… Écoutons l’argumentation.




Crise casamançaise: Réponse à Cheikh Yérim Seck et interpellation à l’État du Sénégal

Invité à l’émission TMTC de ce mardi, Cheikh appelle l’État du Sénégal à déclarer la guerre au MFDC.
Certes la finalité de la guerre, c’est d’aboutir à une paix durable. Mais à quoi sert une guerre, si le dialogue, semble (relativement) faire ses fruits ?
Dommage grand ! À quoi sert une paix arrachée au péril de mille et une vies ?
Guerre vous dites ?
Avez-vous pensé à ces enfants, femmes, vieillards qui tomberaient sous les holocaustes ?
Oui ça va se sentir dans la suite
Une paix dans la misère donc ? Destruction de villages, de forêts, de cultures bref, de vies.
Les conséquences de cette guerre, seraient plus que fâcheuses.
L’on théorise l’unité nationale mais en laissant le MFDC nous diviser sur la casamance.
Le sud a besoin d’une seule chose: la justice. J’invite l’État du Sénégal à considérer ce mouvement de barbarie et de tueries comme des « terroristes ». Il urge de lancer un mandat d’arrêt international contre tous ses membres. La logique voudrait que cette traque n’épargne pas ceux qui les subventionnent.
Depuis les années 80, des millions sont versés mensuellement par… à ceux qui tuent nos enfants. Des fonctionnaires ont trahi la nation c’est ce qui a alimenté la crise.
Des commis dans l’administration feignent de ne pas accepter de crédit au livre du colonel Ndao, or toutes ses questions sont traitées dans son ouvrage: « Pour l’honneur de la gendarmerie ».
Il est grand temps que justice soit faite. Et tous les Messieurs et Mesdames casamance qui ont trompé le peuple et son Président, répondent de leurs actes.
La question casamançaise mérite d’être abordée avec sérieux et responsabilité. Le Sénégal connaît ses ennemis, il faut les traduire en justice. Et surtout, ne pas faire comme les États-Unis au lendemain du 11 septembre.

Mouhamadou Abib Sèye

Journaliste, commentateur

 

Vidéo- « J’ai des amis francs-maçons. Ce qu’ils m’ont dit… »(Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Cheikh Yérim Seck révèle…

Affaire du tweet de Macky, Trump, pourquoi Yerimpost… (Cheikh Yérim Seck sur SEN SHOW)

Vidéo: Révélations sur le congrès raté des francs-maçons à Dakar (Cheikh Yérim Seck sur SEN SHOW)

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