Blog de Cheikh Yerim Seck

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Cheikh Yérim Seck

Polémique autour de la Ka’aba: Cheikh Yérim Seck donne son point de vue

YERIMPOST.COM Pour le piètre musulman, gros pécheur que je suis, la Ka’aba revêt une signification particulière. C’est le sanctuaire de la purification, une sorte de confessionnal, où l’esclave de Dieu soucieux de son sort se réfugie, invoque son Seigneur, quémande son Pardon, purifie son âme…

Idrissa Seck le comprend si bien qu’il y va, avec d’ailleurs son épouse. Aucune personne censée soucieuse de la recherche de Dieu ne se rend dans un sanctuaire dénué de charge spirituelle. Sa parole doit donc avoir excédé sa pensée. Ce qui peut arriver à tout être humain. Il s’est excusé et a invoqué le contexte du mois de Ramadan pour implorer le pardon de tout musulman que sa déclaration a heurté.

Tous ceux qui continuent de le démolir ont donc d’autres visées que la défense de la Ka’aba. Il y’a, sans conteste, des calculs de destruction politique ou de vengeance personnelle derrière les multiples sorties contre lui.




La Ka’aba est posée sur l’épicentre du monde, c’est vers elle que les musulmans s’orientent cinq fois par jour pour prier. Tourner sept fois autour d’elle est l’une des obligations du pèlerinage, le cinquième pilier de l’Islam. Premier lieu saint de la religion révélée par le Prophète Mouhamed (Paix et Salut sur Lui), elle doit être le lieu de culte le plus fréquenté de la planète.

Une prière dans la mosquée qui entoure la Ka’aba équivaut à 100 000 prières effectuées ailleurs. C’est donc l’endroit qui a la plus forte charge spirituelle au monde. Et tous ceux qui, comme moi, ont demandé des choses à Dieu à cet endroit, ont vu leurs prières exaucées. Ce doit être le lieu qui secrète la plus forte hijaba. Il ne se compare à aucun autre sur le globe.

Aucun homme ni aucune femme ne doit s’y tromper. Chaque musulman, chaque musulmane, doit, en bonne place parmi les objectifs de sa vie, inscrire le voyage vers cette majestueuse bâtisse noire que Dieu a fait poser là par des anges et des prophètes. Aucune alchimie intellectuelle de qui que ce soit ne doit faire perdre de vue cet objectif stratégique. Quiconque dit le contraire est au mieux un ignorant et, au pire, un falsificateur.

Cheikh Yérim Seck




Vidéo- Gérard Sénac, dans votre pays, oseriez-vous… (Cheikh Yérim Seck)





Cessez de politiser la question technique du paiement des bourses !!!

YERIMPOST.COM Le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le 15 mai, lors d’une manifestation d’étudiants réclamant le paiement de leurs bourses, est une tragédie, un incident à tous égards regrettable. C’est une épreuve vécue dans leur chair par un père et une mère de famille du Sénégal profond qui se sont saignés à blanc pour mettre leur fils dans les conditions de réussir à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, de réussir dans la vie tout court…

Pareil drame ne doit pas, décemment, servir d’alibi à un politicien de ce pays pour attaquer, accuser, accabler son adversaire… On ne fait pas la politique partout, avec tout, sur tout…

Dès que Fallou Sène est tombé, alors que son cadavre était encore chaud, des rivaux à Saint-Louis du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont rué dans les brancards, exigeant sa démission alors qu’il se trouvait à l’étranger, en mission à Addis-Abeba, et alors que sa responsabilité n’avait pas encore été évaluée. La suite a montré que le ministère de Mary Teuw Niane a mené le processus de paiement des bourses dans le respect des règles et des délais fixés. Et que le retard de paiement, cause de l’émeute au cours de laquelle Fallou Sène a été tué, ne peut pas lui être imputé.

Mary Teuw Niane n’est pas la seule cible dans le viseur des politiciens embusqués, désireux de faire leur beurre avec le sang de l’étudiant disparu. Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, cible privilégiée des hommes d’affaires boulimiques et des hommes politiques chasseurs de primes, a fait l’objet d’attaques totalement injustifiées, signe d’une méconnaissance évidente des règles de fonctionnement de la trésorerie de l’Etat.
Le paiement des bourses est une opération récurrente gérée par des fonctionnaires du ministère en-dessous du directeur du Trésor, donc du ministre du Budget et du ministre des Finances. C’est le trésorier général qui ordonne au payeur général de payer. Mais, comme ces intervenants engagent leur responsabilité personnelle, ils vérifient la véracité des ayants droit qui ne font pas moins de 117 000 personnes. D’autant que le cadre même des bourses est propice aux trafics et magouilles de toutes sortes qui échappent y compris aux plus hautes autorités de l’Enseignement supérieur. Ce n’est pas pour rien que le ministre lui-même a déposé, le 19 mai 2014, une plainte devant le procureur de la République suite à la découverte d’un réseau de bourses fictives.

Dans un tel contexte, quelle que soit la pression des délais, l’agent du ministère des Finances qui s’occupe du paiement est obligé, sous peine d’engager sa responsabilité personnelle, de procéder à un minimum de vérifications et de recoupements. Cela relève d’une routine administrative dont Amadou Ba n’est même pas informé.

Ceux qui allèguent donc des difficultés de trésorerie de l’Etat pour expliquer le retard de paiement de la somme de 1 000 000 000 de francs cfa – laquelle a retenu Ecobank de payer du 2 au 11 mai – ont tout faux. A ce niveau, il y a une explication technique très simple. Environ 39 milliards de francs cfa ont été votés par l’Assemblée nationale pour payer des bourses qui culminent à la somme de 50 milliards !

L’écart d’une dizaine de milliards ne peut être décaissé par le ministère des Finances que sur la base d’une autorisation parlementaire. Sans ce quitus, le Trésor public, qui détient bel et bien les fonds pour payer Ecobank, ne peut les débloquer pour honorer sa dette vis-à-vis de cette banque. Voici ce qui explique ce que d’aucuns ont qualifié de difficulté du Trésor pour payer 1 milliard.

Par quelle alchimie certains ont-ils pu enjamber ces rouages techniques et les directeurs personnellement responsables de l’opération, pour convoquer la responsabilité du ministre des Finances ? C’est par le même procédé que ceux qui réclament la tête de Mary Teuw Niane ont cherché à le mouiller.

Il est vrai que le contexte de cette année pré-électorale, marqué par une guerre des tranchées au sein du parti au pouvoir, est on ne peut plus prompt à entretenir un climat délétère et une ambiance de coups tordus.

Grand argentier du pays, gardien du nerf de la guerre, Amadou Ba suscite, comme ses homologues de tous les pays, fixation, adversité et fantasmes. D’autant que l’ancien directeur des Impôts à qui Macky Sall a confié les cordons de la bourse est obligé de prendre des mesures drastiques et impopulaires dans un contexte économique difficile marqué par le renchérissement du coût du pétrole, donc la nécessité de raffermir la gestion pour ne pas creuser les déficits et aggraver la dette.

Si certains ont leurs raisons pour lui en vouloir, ils n’arriveront pas à établir sa responsabilité à propos du retard de paiement des bourses. En dépit des tirs sanguins de politiciens embusqués. Le souci de la vérité impose de dénoncer pareilles méthodes. Il est plus que temps de cesser de politiser la question technique du paiement des bourses.




Cheikh Yérim Seck

Vidéo- M. le juge Dème, vous n’auriez pas dû entrer en politique (Cheikh Yérim Seck)





Vidéo- Honte à l’administration pénitentiaire (Cheikh Yérim Seck)





Vidéo- Cheikh Yerim Seck brise le silence: « Pourquoi j’ai été arrêté… »





Arrêtez de tuer les Sénégalais !

YERIMPOST.COM Balla Gaye, Bassirou Faye, Mouhamed Fallou Sène… Au fil des années universitaires et des grèves et manifestations, la liste des étudiants tombés sous les balles des forces de l’ordre s’allonge. Le décompte macabre s’aggrave et, avec lui, les points noirs sur le visage de la démocratie sénégalaise.

Si cette spirale tragique n’est pas enrayée, notre pays risque de battre le record des démocraties tueuses de manifestants. Surtout avec le pic atteint par le régime d’Abdoulaye Wade qui, à la veille de la présidentielle de 2012, a ôté la vie à 12 de nos compatriotes, dont le très regretté Mamadou Diop.

Or, dans tous les pays respectueux de la liberté de manifester, il se passe des débordements pires que ceux qui ont cours au Sénégal sans que les forces de l’ordre usent de balles réelles pour tuer ou blesser. Le 1er mai dernier, les black blocs, ces groupes extrémistes d’anarchistes, ont semé en France des troubles plus graves et plus destructeurs que le soulèvement de ce 15 mai des étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Ils n’ont pas été criblés de balles réelles, encore moins tués, mais ont été contenus, neutralisés, interpellés pour certains par des forces de l’ordre qui s’astreignent à la « norme zéro mort » qui constitue le référentiel de mesure de la qualité de leurs interventions.

Si nos policiers et gendarmes les ignorent, on doit leur enseigner les normes internationales protectrices des citoyens dans l’exercice du droit de manifestation et de cortège. S’ils connaissent les règles mais manquent d’expertise pour contrôler les foules, il convient de les former. Quitte à créer une brigade spéciale anti-émeute entraînée à contenir les manifestations violentes !

Il n’y a aucune raison que les groupes ultra-violents d’altermondialistes et autres casseurs soient efficacement contrôlés à l’occasion de moult sommets internationaux dans nombre de villes du monde, sans que nos forces de l’ordre parviennent à réprimer sans bavure la poignée d’agitateurs d’une petite université comme l’UGB.

L’mage du Sénégal dans le monde impose qu’on cesse de verser le sang des Sénégalais dans l’exercice de leurs prérogatives démocratiques. La jouissance des libertés constitutionnelles doit être garantie. Les débordements doivent être contrecarrés par des moyens proportionnés. Les auteurs de bavures doivent être sanctionnés sans faiblesse. Les balles réelles doivent être bannies comme instrument de restauration de l’ordre public. Les forces de l’ordre doivent une bonne fois pour toutes arrêter de tuer les Sénégalais…




Cheikh Yérim Seck

Autoroute à péage: Gérard Sénac, vous n’avez pas investi un penny. Je le démontre (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Les 20 km de l’autoroute à péage (allant de Pikine à Diamniadio) ont officiellement coûté 148 milliards de francs cfa (dont 87 milliards déboursés par l’Etat du Sénégal et 61 milliards qui auraient été apportés par Eiffage).

Si les 20 km ont coûté 148 milliards, cela veut dire que le km a valu 7,4 milliards de francs cfa. Près de nous, en Côte d’Ivoire, les 86 km d’autoroute reliant Singrobo à Yamoussoukro ont coûté 137 milliards de francs cfa, soit 1,6 milliard le km. Il existe 7 autoroutes au Maroc qui traversent des montagnes et tous types de reliefs. Leur coût moyen est de 2,3 milliards le km. En Tunisie voisine, un pays plat comme le Sénégal, le coût moyen des 5 autoroutes est de 1,1 milliard le km.




Si on retient le coût moyen le plus élevé entre le Maroc, la Tunisie et la Côte d’Ivoire, les 20 km d’Eiffage auraient dû coûter au maximum 50 milliards. Gérard Sénac n’avait donc besoin de débloquer le moindre sou pour construire l’ouvrage. Pire, avec les 87 milliards débloqués par le Trésor public sénégalais, il a achevé l’autoroute et s’est aménagé une marge restante d’au moins 37 milliards de nos francs.

C’est donc un gros mensonge, une grossière escroquerie, si Gérard Sénac affirme qu’il a investi 61 milliards. Avec son apport, le Trésor public sénégalais, à lui seul, a largement financé l’autoroute à péage. Gérard Sénac lui doit d’ailleurs 37 milliards au bout des travaux.

Pour avoir une idée de l’ampleur du hold-up commis par Sénac, évidemment avec la complicité de tous ceux qui, de Karim Wade à Aminata Niane, en passant par les soit disant techniciens de notre administration impliqués dans le projet, ont couvert ce brigandage, il faut se référer à un exemple récent.

Le Sénégal est entrain de réaliser l’autoroute côtière reliant Dakar à Saint-Louis sur un linéaire de 190 km pour un coût de 480 millions de dollars (240 milliards de francs cfa). Dans le même pays, sur un relief plus compliqué, plus mou, qui va demander beaucoup plus de béton et de fer, cette autoroute va coûter 1,26 milliard le km, contre 7,4 milliards le km chez Eiffage.

Lorsque le problème de la clôture et de l’éclairage de l’autoroute à péage s’est récemment posé, un technicien très pointu en BTP m’a dit: « Même si on mettait un mûr de clôture en béton armé constellé de diamants et des ampoules de lampadaires en or, on n’atteindrait pas le chiffre caricatural censé avoir été dépensé pour construire cet ouvrage qui est de trop loin le plus cher du monde. »

Gérard Sénac, l’escroquerie a trop duré. Vous n’avez pas dépensé un seul penny de fonds propres sur cette autoroute.

Cheikh Yérim Seck



M. le président, voici pourquoi vous devez mettre fin à l’arnaque de Gérard Sénac

YERIMPOST.COM M. le président de la République, sans doute fort de certaines informations, vous vous étiez engagé, le 31 décembre 2011, sur le plateau de la 2stv, une fois élu, à dénoncer le contrat liant l’Etat à Eiffage.

Le 7 mai 2018, réagissant au décès accidentel de Papis Baba Diallo, suite à des négligences cumulées de la direction de l’autoroute à péage, vous avez réaffirmé la nécessité de revoir le contrat qui lie l’Etat à Eiffage. Vous devez, M. le président, aller jusqu’au bout de cette idée. Voici pourquoi.

Je passe sur le montage du projet qui a occasionné le vol d’au moins 37 milliards du Sénégal par Gérard Sénac qui n’a pas investi un seul penny. Ce businessman a construit l’autoroute avec au maximum 50 des 87 milliards que l’Etat lui a remis et a fait main basse sur le reste.

J’en viens au cahier des charges lui-même, qui stipule que l’entreprise titulaire de la concession doit concevoir, financer, construire, exploiter et entretenir l’autoroute. Eiffage n’a rien financé. C’est le Trésor public sénégalais qui l’a fait à sa place. Après n’avoir rien financé, cette entreprise s’est vue accorder l’exploitation de l’autoroute pour 30 ans, soit la durée maximale.

Et, même si elle avait investi 61 milliards, Eiffage est entrée dans ses fonds depuis longtemps et a engrangé un bénéfice conséquent. Sur une base de prévision de départ de 40 000 véhicules par jour, l’autoroute en reçoit en effet plus de 60 000 par jour. Et applique des tarifs de péage caricaturaux depuis plus de six ans. Alors que le Maroc est à 5,5 francs par km, et la Tunisie à 10 francs par km, Gérard Sénac est, sur la base des 1400 francs pour 20 km, à 70 francs par km. Il empoche tout, bien que n’ayant pas financé l’autoroute à 100%.

Même si Gérard Sénac avait déboursé la somme qu’il prétend avoir investie, il suffit de faire le calcul pour se rendre compte qu’il a fini d’amortir cet investissement fictif et d’engranger un bénéfice conséquent.

M. le président, voici quelques raisons parmi tant d’autres pour lesquelles vous devez mettre fin à l’arnaque. De Gérard Sénac, un industriel français qui a pignon sur rue au Sénégal a récemment dit: « M. Sénac rigole et fait du mécénat pour l’art. Il est fort sympathique. C’est la marque distinctive des escrocs. »

Cheikh Yérim Seck

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le juge Ibrahima H. Dème (Amadou Tidiane Thiello, UGB)

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim SECK sur le juge Ibrahima H. Dème.




Après avoir réussi l’examen du baccalauréat, j’arpentais avec beaucoup de fierté l’itinéraire de l’Université de Sanar. Je ne savais de ce creuset fécond du savoir que des choses positives, disons une bonne réputation.

En outre, en ces temps, un homme avait gagné l’admiration de beaucoup de jeunes parmi lesquels je faisais parti. L’homme en question est un produit de l’Université de Sanar.

Je veux nommer la personne de Cheikh Yérim qui excellait avec sa belle plume et ses sorties pertinentes.

Mais au fil du temps, cette admiration dégringole, de ses déboires avec la fille du magistrat jusqu’à la position de l’homme sur l’entrée en politique de l’autre juge.

Aurait-il un problème avec les magistrats ?

L’article de Cheikh Yérim sur le juge Dème est inopportun. M. Seck, en ces nuits où le dégoût de la chose politique gagne de plus en plus les citoyens sénégalais, votre position sur l’entrée du juge Dème dans la politique est plus que surprenante.

Surprenantes sont également les arguments que vous avez soulevés et la comparaison à laquelle vous avez recourue pour appuyer votre idée.

Cheikh Yérim, cette position aurait dû être  d’encourager le juge Dème au lieu de verser dans un pessimisme logico-déductif, contre-productif et déstabilisateur.

Si vous avez peur de vous baigner dans le fleuve pour éviter d’être dévoré par les crocodiles, restez alors sur la rive. Mais, attelez vous seulement à l’observation et ne vous amusez point à décourager ceux qui ont sincèrement envie de pêcher du poisson frais pour nourrir leurs concitoyens ou puiser de l’eau pour étancher la soif des autres.




Cheikh Yérim, il n’y a pas plus noble que la participation politique, il n’y a pas plus noble que l’engagement politique, il n’y a pas plus noble que le renoncement des privilèges pour la cause républicaine.

Mettre en place des cabinets de consultance, construire des écoles tout cela est bien beau, mais à la beauté du vers car aucun de ces éléments n’égale le fait d’être dépositaire du pouvoir politique. C’est l’ultime et l’incomparable responsabilité politique et la plus encline à apporter le changement, le vrai.

Cheikh Yérim, vous êtes paradoxal. On ne peut pas souhaiter changer un système sans être au cœur de celui-ci. Même si être au sein de celui-ci, ne garantit pas le changement. changer un système n’est pas chose aisée. En effet d’où la nécessité d’encourager ceux qui s’y attèlent.

Mais là où notre indignation caresse son comble et nous fait sortir de nos gongs, c’est quand vous prophétisez que le juge Dème n’aura pas un score important s’il décidait de participer à la prochaine élection présidentielle . Le grand journaliste s’est-il transformé en un Selbe Ndom ? Sur quelles bases vous fondez-vous?  Non, sur aucune sinon celle de vos humeurs et de votre démarche logico-déductive mais à l’arrivée toute biaisée. L’intellectuel que vous êtes déshonore ceux qui s’en réclament car livrer un verdict d’une compétition pas encore organisée relève de la mauvaise foi quelque soit les arguments utilisés.

Cheikh Yérim, à l’épreuve du bilan, nous serons tous comptables. Mais vous, vous serez doublement comptable. Non seulement à vous lire, il ressort aisément que vous n’êtes pas prêt à vous engager politiquement. It’s your choice !

Mais, vous êtes comptable, par ailleurs, d’avoir humecté votre plume dans l’encre du fatalisme pour décourager d’honnêtes citoyens qui n’ont que l’envie de participer dans la gestion des affaires de la cité avec une nouvelle dynamique.

Cheikh Yérim, ces mots ne sont nullement le condensé d’une attaque personnelle mais le fruit d’une indignation d’un jeune citoyen conscient qu’à défaut de soutenir les acteurs politiques porteurs de changements, il est maladroit, très maladroit de les décourager voire discréditer !

 

 

Amadou Tidiane Thiello

Science Po Sanar

thiellotidjane@gmail.com

 

Monsieur le juge Ibrahima Hamidou Dème, votre entrée en politique est une mauvaise option

YERIMPOST.COM Monsieur Ibrahima Hamidou Dème, le 26 mars 2018, vous démissionniez de la magistrature par une lettre qui fera date dans les annales glorieuses de la République. Un an plus tôt, vous quittiez la position enviable de membre du Conseil supérieur de la magistrature. Toutes les deux fois, les raisons que vous avez évoquées à l’appui de vos décisions ont frappé l’opinion publique par leur pertinence et leur dignité.

Mais, dès que vous avez ôté votre robe de juge, vous avez aussitôt annoncé votre volonté d’arborer à la place le manteau de politicien. Et, ce 5 mai à Thiès, avec tambours et trompettes, vous avez franchi le Rubicon pour pénétrer dans l’arène politique à la tête d’un mouvement. Je pense que vous avez pris la plus mauvaise des options qui s’offraient à vous. Vous auriez pu ouvrir une école de formation aux principes de la République, créer une association de défense des institutions, ouvrir un cabinet de consultation en droit ou sur les questions judiciaires, devenir un avocat défenseur de la liberté des juges…

Vous avez décidé d’entrer dans le segment de notre vie publique le plus brutal, le plus corrupteur, le plus pervers… Le précédent Ousmane Sonko, passé d’inspecteur des impôts à opposant crédible, n’est pas pertinent comme exemple pour vous. Sonko était dans l’anti-chambre de la politique pendant plus d’une décennie à la tête du syndicat des fonctionnaires des Impôts. Il a eu le temps de prendre des coups, d’en donner, de s’aguerrir, d’assimiler les codes d’un monde à part… Inspecteur des Impôts, il a appris à la tête de son parti et fait face au pouvoir des années avant d’être radié de la Fonction publique. La transition s’est donc naturellement opérée pour lui.

Quant à vous, Ibrahima Hamidou Dème, vous tombez comme un novice dans ce jeu de massacres. Vous avez le cuir tendre. Vous risquez de finir dans l’estomac des crocodiles du marigot politique sénégalais. Ils vont vous attaquer, vous déstabiliser, vous étriller, vous décrédibiliser, vous dévorer… Et je crains que vous n’ayez pas les moyens des ambitions de changement que vous portez pour le pays. Eux ont des appareils, de l’argent volé des caisses de l’Etat ou tiré de circuits louches, des apparatchiks experts en coups tordus, des mercenaires qui mobilisent pour eux contre avantages en nature et en espèces… Vous, vous n’avez rien de tout cela. Eux ont un discours fondé sur la manipulation et le mensonge. Vous, dans la droiture du juge imbu de principes, vous ne devez pas pouvoir faire dans ce registre.

Et, si vous vous présentez à la future élection présidentielle, je crains que vous ayez un score minuscule du type de celui qui a humilié et définitivement rayé des personnalités inconnues au bataillon qui par le passé ont cru pouvoir mener la mère des batailles politiques.

Or, votre pedigree personnel aurait pu servir notre démocratie comme force symbolique ou comme contributeur à la masse critique. Et, on ne le dira jamais assez, ce n’est pas que dans la politique que l’on peut être utile. Vigie de la République, sentinelle de la démocratie, puissance d’alerte… sont des rôles plus précieux et plus prestigieux que bien des positions politiques.

Cheikh Yérim Seck



Vidéo- Transhumance: Cheikh Yérim Seck interpelle Bamba Ndiaye





Honte à vous Cheikh Yérim Seck !

Dans un article intitulé « Assane Diouf tabassé… Honte à l’administration pénitentiaire ! » , article paru le 4 mai 2018 sur le site yerimpost.com, monsieur Cheikh Yérim Seck a cru devoir jeter l’opprobre sur toute une corporation en tentant de se faire l’avocat de monsieur Assane Diouf qui, selon lui, aurait été tabassé par des surveillants, ce qui du reste est totalement faux.



Pour satisfaire son égo surdimensionné, tentant de faire croire à une supposée magnanimité à l’endroit de celui qu’il appelle « l’insulteur public » dont il aurait lui-même subi les foudres, il s’est en effet livré à son exercice favori qui consiste à rabaisser l’autre, mais cette fois-ci allant jusqu’à insulter sans aucune retenue l’ensemble des membres de l’Administration pénitentiaire, débitant une litanie d’insanités dans un langage que l’on pourrait qualifier de « sauvagement violent et puérilement vulgaire » pour reprendre ses propres termes.

Monsieur Seck écrit ceci : « Honte à  l’Administration pénitentiaire qui admet en son sein ces pratiques d’un autre âge !… Les sévices exercés sur ce détenu sont symptomatiques de la brutalité de l’Administration pénitentiaire du Sénégal, largement en-deçà du niveau de notre démocratie, constituée de gardes pour la plupart quasi-analphabètes, totalement ignorants des normes protectrices des droits de l’homme… Bourrés de complexes, ces matons se comportent comme s’ils avaient des comptes à régler avec les détenus célèbres… Autant de faits constitutifs de traitements cruels, inhumains et dégradants qui interpellent les organisations de défense des droits de l’homme. »

N’eussent été les accusations graves de torture et de violation des droits de l’homme portées sur cette institution républicaine qu’est l’Administration pénitentiaire, nous aurions tout simplement opposé un mépris total à ce faux dévot qui a perdu toute crédibilité et qui cherche à redorer un blason définitivement terni en faisant feu de tout bois. Sans vouloir verser dans un corporatisme de mauvais aloi, nous estimons nécessaire, en tant qu’officier supérieur de cette Administration, de jouer notre rôle de sentinelle en rétablissant la vérité, surtout à l’intention de l’opinion nationale et internationale.

Nous tenons donc à démentir formellement ces allégations mensongères qui ne reposent sur rien, si ce n’est un dessein inavoué de l’auteur. Il n’est certainement pas exclu qu’il existe des cas isolés de mauvais comportements de la part de membres du personnel pénitentiaire, mais le cas échéant, ces actes sont systématiquement sanctionnés avec fermeté et rigueur.

Aucun Directeur de prison, aucun Inspecteur régional, encore moins le Directeur de l’Administration pénitentiaire ne cautionnent des comportements à rebours de la règlementation pénitentiaire qui interdit clairement tout acte de violence physique comme verbale. Et ceci peut être prouvé par des circulaires, des notes de service, des rappels fréquents à l’occasion des cérémonies quotidiennes de levée des couleurs et enfin des sanctions effectivement prises dans ce domaine par les différents responsables.

Sur un plan personnel, dans toutes les prisons que j’ai eu l’honneur de diriger, de Matam à Ziguinchor en passant par Saint-Louis, Rebeuss et dernièrement l’Inspection régionale de Thiès, la première note de service que je signe sous forme de prise de contact avec le personnel comporte toujours ce passage assez édifiant : « Enfin, et j’insiste particulièrement sur ce point, le respect et l’humanisme doivent à tout moment inspirer notre comportement vis-à-vis des détenus. A ce propos, je rappelle la nécessité pour tout le personnel de se conformer aux dispositions de l’article 120 du décret  2001-362 du 4 mai 2001 relatif aux procédures d’exécution et d’aménagement des sanctions pénales. » Un tour aux archives de ces différentes prisons permettrait de vérifier la véracité de cette affirmation.



Il est donc inexact de vouloir faire passer l’Administration pénitentiaire comme un corps qui « nui à l’image du Sénégal, signataire de toutes les conventions internationales interdisant la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants ». Non, monsieur Seck ce n’est nullement l’image que l’Administration pénitentiaire du Sénégal renvoie à la communauté internationale, loin s’en faut.

Bien au contraire, l’ONU consciente du professionnalisme de cette institution fait régulièrement appel à elle pour lui fournir des experts pénitentiaires pour aider à remettre sur pied les systèmes pénitentiaires de pays sortant de conflits armés.

Des experts pénitentiaires sénégalais ont eu l’honneur de diriger des composantes pénitentiaires de missions des Nations Unies au Congo, en Côte d’Ivoire ou d’être recrutés comme fonctionnaires internationaux en Haïti, au Tchad, au Sud Soudan et récemment au Mali. Et ces fonctionnaires que vous qualifiez de « quasi-analphabètes totalement ignorants des normes protectrices des droits de l’homme », ont justement pour mission d’enseigner ces normes-là au personnel local des pays où ils sont envoyés et de veiller à l’application par ce personnel de ces standards internationaux. Ils le font à la satisfaction des autorités onusiennes car il est arrivé que, la demande étant trop forte, le Sénégal ne fasse pas droit aux sollicitations pour éviter de dégarnir ses services.

Aujourd’hui ils sont une trentaine à porter l’étendard du Sénégal dans les différentes missions onusiennes. L’Administration pénitentiaire du Sénégal est par ailleurs membre de toutes les associations internationales existant dans le domaine pénitentiaire, associations dans lesquelles elle joue un rôle particulièrement éminent en assurant soit la présidence, soit la vice-présidence.

Les forces de défense et de sécurité dont l’Administration pénitentiaire est partie intégrante méritent respect, considération et soutien au regard des nombreux sacrifices qu’ils consentent parfois au prix de leur vie pour permettre à monsieur Seck et aux citoyens d’une manière générale de dormir paisiblement et de vaquer à leurs occupations en toute quiétude.

Honte à vous Cheikh Yérim Seck qui vous permettez d’insulter et de vouer aux gémonies une institution républicaine dont vous devriez pourtant vous montrer fier au regard du travail colossal abattu quotidiennement par les femmes et les hommes qui la composent, mais surtout au regard de son rayonnement international indéniable dont la dernière illustration est la récente participation couronnée de succès aux compétitions organisées aux États-Unis, communément appelées « Mock Prison Riots » !

Inspecteur Mohamed Lamine Diop est Inspecteur régional de l’Administration pénitentiaire (Thiès-Diourbel).

 

Auteur: Mohamed Lamine Diop

Gérard Sénac, dans votre pays, auriez-vous osé pareilles négligences ?

YERIMPOST.COM Gérard Sénac, par vos négligences coupables, vous avez occasionné l’extinction d’un des plus illustres talents du monde audiovisuel africain. Papis Baba Diallo, membre de Gelongal, titulaire du prix de meilleur réalisateur africain, a perdu la vie ce 5 mai 2018 sur l’autoroute que vous gérez.

Les circonstances de l’accident qui l’a emporté laissent entrevoir de graves négligences de votre part. Papis s’est retrouvé nez à nez avec un troupeau de boeufs déambulant sur la chaussée. Votre autoroute, la plus chère au monde, n’est pas clôturée. Comment pouvez-vous prendre autant de liberté avec l’étancheité d’une route à grande vitesse aussi passante ?




L’autoroute n’est pas clôturée, elle n’est pas non plus éclairée. L’accident est intervenu à hauteur de Toglou 2, sur un tronçon dépourvu d’éclairage. C’est donc dans l’obscurité que Papis, qui a payé les tarifs usuriers qui sont les vôtres pour pouvoir aller vite, a vu son chemin coupé par un troupeau de boeufs. Il a trouvé la mort. L’un de ses frères qu’il transportait a eu le bras fracturé. Un autre a subi des contusions sévères.

M. Sénac, ce n’est que dans une République bananière, un Etat fragile pour lequel vous n’avez aucun respect, que vous pouvez vous permettre d’accumuler autant de négligences. Votre autoroute, dont les tarifs de péage sont tout simplement caricaturaux, est un vaste cimetière où des Sénégalais de plus en plus nombreux laissent leurs vies.

M. Sénac, vous êtes français, je crois. Oseriez-vous, si vous gériez un ouvrage de ce type dans votre pays, vous laisser aller à de telles légèretés ? Vous auriez été poursuivi, civilement et pénalement sanctionné pour mise en danger de la vie d’autrui ou homicide involontaire.

Mais, comme nous sommes au Sénégal, un pays africain pauvre, habité de nègres dont la vie ne compte pas pour un penny, vous amassez des sommes colossales sans avoir la décence d’en investir la plus infime partie pour conformer l’ouvrage aux normes prudencielles en vigueur dans le monde entier. Nous y reviendrons.

Cheikh Yérim Seck

 

 

 

Le président de l’Amicale des inspecteurs de l’administration pénitentiaire répond à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le tabassage d’Assane Diouf

Le vendredi 04 mai vers 9heures du matin, je suis informé par un collègue de la parution d’un article sur le site yerimpost.com signé par monsieur Cheikh Yerim SECK lui-même. L’article en question est intitulé «Assane Diouf tabassé… Honte à l’administration pénitentiaire ! »

En parcourant l’article, j’ai été atterré par la légèreté de l’analyse qui révèle simplement la haine viscérale que son auteur nourrit contre l’Administration pénitentiaire depuis son séjour carcéral.



Je ne reviens pas ici sur le traitement d’Assane DIOUF à la Maison d’arrêt de Rebeuss. La direction de cet établissement maitrise parfaitement son domaine et veillera au respect scrupuleux de la loi et du règlement. Je ne reviens pas non plus sur les propos irrespectueux de M. Seck traitant les membres de l’Administration pénitentiaire de complexés et de quasi-analphabètes. Loin de moi aussi l’idée de polémiquer avec lui. Chaque citoyen sénégalais pouvant émettre un point de vue sur le fonctionnement de l’Administration pénitentiaire.
Je voudrais simplement, à travers ce document, rappeler que l’Administration pénitentiaire est régie par des lois et règlements qui imposent une certaine conduite aussi bien aux détenus qu’aux membres du personnel sous peine de sanction administrative et/ou pénale selon les cas.
En ce qui concerne le personnel, des mesures administratives sont régulièrement prises, même si l’opinion n’est jamais informée, en cas de manquement à une obligation professionnelle ou à la discipline. Et la dernière en date est le licenciement d’un surveillant de prison.
Du cote des détenus, une panoplie de sanction est aussi prévue. C’est le cas notamment de la réprimande, de la suppression de promenade pendant 8 jours au plus, de la privation de toute correspondance pendant deux (02) semaines au plus. Il y a également la suppression de visite, la suppression de l’usage du pécule et enfin la mise en cellule. Et aucune de ces mesures n’est prise selon le bon vouloir des autorités pénitentiaires.
Je voudrais également préciser que l’Administration pénitentiaire ne fait aucun parti pris entre les détenus, qu’il soit célèbre ou pas. Son seul baromètre, c’est la loi. Ce qu’il faut plutôt dénoncer et même condamner c’est la spéculation gratuite de certaines personnes sur l’Administration pénitentiaire qui est composée d’hommes et de femmes compétents, au service exclusif de l’Etat et des citoyens usagers du service public. Elle est citée en exemple en Afrique et même au sein des Nations Unies. Ses membres ne nourrissent aucun complexe et ont une parfaite maitrise des instruments juridiques internationaux liés au respect des droits des détenus.

 

Inspecteur Mbaye SARR
Inspecteur régional de l’Administration pénitentiaire de Ziguinchor
Président de l’Amical des Inspecteurs

Assane Diouf tabassé par des gardes… Honte à l’administration pénitentiaire !

YERIMPOST.COM Je ne peux pas être suspect de sympathie pour Assane Diouf qui m’a abreuvé d’injures parce que… dakaractu avait désapprouvé les insanités qu’il débitait. Je pense même que cet insulteur public, sauvagement violent et puérilement vulgaire, mérite la peine qu’il est entrain d’endurer pour avoir injurié le président de la République, la Première dame, le président de l’Assemblée nationale, le procureur de la République, ainsi que des symboles de notre pays comme Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du khalife général des mourides, et le premier porte-étendard du Sénégal, l’icône planétaire Youssou Ndour.

Mais, même s’il avait tué, Assane Diouf n’en resterait pas moins un être humain revêtu d’une éminente dignité, un être créé à l’image de Dieu, comme l’indique ce postulat de la pensée judéo-chrétienne, un des fondements historiques des droits de l’homme.




Assane Diouf est en prison. Il demeure un être humain, un citoyen protégé dans son intégrité morale et physique par des principes universels reconnus par ce qu’on appelait autrefois « les nations civilisées ». Ces gardes pénitentiaires qui l’ont tabassé, lui laissant des blessures au genou et à la cheville, ont déshonoré leur écusson, violé ses droits, nui à l’image du Sénégal, signataire de toutes les conventions internationales interdisant la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants. Honte à eux ! Honte à l’administration pénitentiaire qui admet en son sein ces pratiques d’un autre âge !

Le traitement fait à Assane Diouf est inadmissible dans un Etat démocratique. Placé en isolement total, il ne reçoit de visite que de son avocat, Me Elhadji Diouf. Son épouse, de nationalité américaine établie aux Etats-Unis, de passage au Sénégal, a été empêchée de lui rendre visite en prison. Autant de faits constitutifs de traitements cruels, inhumains et dégradants qui interpellent les organisations de défense des droits de l’homme !

Les sévices exercés sur ce détenu sont symptomatiques de la brutalité de l’administration pénitentiaire du Sénégal, largement en-deçà du niveau de notre démocratie, constituée de gardes pour la plupart quasi-analphabètes totalement ignorants des normes protectrices des droits de l’homme. Bourrés de complexes, ces matons se comportent comme s’ils avaient des comptes à régler avec les détenus célèbres. Karim Wade a subi un fauchage qui lui a laissé de graves séquelles au genou. Je ne veux pas, pour ne pas personnaliser cette question, évoquer ce que j’ai moi-même vécu.

Assane Diouf ne doit plus endurer de brimade d’aucune sorte. Tous ses droits doivent être respectés. Le procureur de la République doit s’auto-saisir pour poursuivre les auteurs des coups et blessures volontaires qu’il a subis. C’est cela faire justice. La justice n’est pas la vengeance. C’est un pilier de l’harmonie sociale. Les prisons ne sont pas des camps de torture. Ce sont des maisons de redressement, de rééducation, de réinsertion sociale. L’insulteur public ne doit pas être détruit. Il doit être corrigé et socialement reclassé.

Cheikh Yérim Seck

La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




Ces multiples signes d’une crise mortelle à l’APR

YERIMPOST.COM Dissidence ouverte de l’aboyeur Moustapha Cissé Lô, rébellion à peine voilée du cofondateur Alioune Badara Cissé, frustrations lâchées puis ravalées de la Cojer, diatribes entre barons, absence de congrès, longue léthargie des structures… C’est un euphémisme: L’Alliance pour la République (APR) est aujourd’hui en crise.




A l’image d’un météore, qui atteint les planètes les plus éloignées à la vitesse de l’éclair pour ensuite imploser, le parti créé par Macky Sall en 2009, arrivé au pouvoir à une vitesse supersonique en 2012, risque d’être tué par des contradictions internes dès le lendemain de la présidentielle de 2019.

Signe de la décadence imminente de cette formation, Moustapha Cissé Lô, l’une de ses figures emblématiques, son « chien de garde », son aboyeur prompt à sortir les crocs contre les adversaires, a pris ses distances, proclamant urbi et orbi: « L’APR ne fonctionne pas comme un parti. Les rôles n’y sont pas distribués suivant les critères de la légitimité et de la représentativité. Au lendemain de la présidentielle de 2019,  elle va se briser en autant de morceaux qu’une calebasse cassée. » Avant d’enfoncer le clou: « A partir de ce moment, je vais prendre ma propre route. Comme vont le faire au moins dix hauts responsables du parti qui comptent agir comme moi, y travaillent déjà, mais n’osent pas le proclamer aujourd’hui. »

Le cas Moustapha Cissé Lô n’est pas le seul symptôme de la crise. L’âme de l’APR, celui-là même qui, avec Macky Sall, l’a créé, est en rébellion de plus en plus ouverte, et a fini de se constituer en opposant dans le pouvoir. Alioune Badara Cissé, car c’est de lui qu’il s’agit, vite défenestré du gouvernement au lendemain de l’accession au pouvoir, laissé au chômage durant des années, casé de fraîche date au poste de médiateur de la République, n’est aujourd’hui du camp présidentiel que de nom. Affectueusement surnommé ABC, cet intellectuel cultivé, qui profite de sa posture de médiateur, censé donc être équidistant, use aujourd’hui d’une liberté de parole dévastatrice pour le pouvoir. Et construit un nouveau pavillon politique avec des organisations qui se sont constituées pour le soutenir: Les Abcdaires, AbcJaime, Jeunesse avec Abc…

Cette guerre aujourd’hui ouverte des cadres au sommet se répercute jusqu’aux cellules de base de l’APR. Ainsi qu’aux structures comme la Convention des jeunesses républicaines (Cojer, le mouvement de jeunesse du parti), dont la présidente, Thérèse Faye, combattue par le cercle intime de Macky Sall, a laissé exploser sa frustration au lendemain du remaniement consécutif aux législatives du 30 juillet 2017, avant d’être calmée avec des promesses par le numéro deux, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

L’APR est aujourd’hui une bombe à retardement qui bouillonne de toutes parts. Le moindre fait de l’actualité révèle le climat de guerre civile qui y règne. Pour avoir fait poster sur Yerimpost un article répondant à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le calvaire des fidèles de la première heure de Macky Sall, Mahmoud Saleh a essuyé des réponses au vitriol signées de responsables du parti et de mouvements comme Les Abcdaires et AbcJaime.

Le climat, déjà suffisamment tendu à l’APR, est alourdi par les transhumants, ralliés de la dernière heure, hommes d’affaires mués en politiciens et autres personnalités de la société reconverties en brasseurs de voix imposés dans diverses localités par Macky Sall lui-même, dans le souci de ratisser large pour assurer sa réélection. Ces nouveaux venus, qui ne sont pas les bienvenus, braquent les historiques.

Aux querelles d’ego au sommet s’ajoutent les violentes guerres au sein des cellules de base du parti. A cet égard, l’exemple le plus éloquent est sans nul doute le conflit qui oppose Abdoulaye Daouda Diallo à Cheikh Oumar Anne pour le contrôle de Podor. Cette confrontation fratricide fait régulièrement la une des journaux par les affrontements, les dommages collatéraux et les coups bas qu’elle occasionne.

A quelques mois de l’échéance cruciale de la présidentielle, l’APR est en lambeaux. Si la position de pouvoir et les privilèges y liés vont permettre à Macky Sall de la maintenir artificiellement en vie jusqu’au scrutin de février 2019, le parti présidentiel va commencer à se démembrer au lendemain de ce rendez-vous électoral. Dans le cas où Macky Sall se succède à lui-même, l’APR continuera à exister pour la forme. Avant de disparaître totalement avec la fin du second et dernier mandat de son leader.

Cheikh Yérim Seck

 

 

 

 

 

AbcJaime matraque la réponse de Mahmoud Saleh à l’édito de Cheikh Yérim Seck

Saleh, tais-toi quand tu parles !

Monsieur Saleh, V avez raté encore une belle occasion de vous taire en répondant à l’édito de Cheikh Yérim Seck du 25 avril 2018 dans yerimpost.com.  Dans cet éditorial, Yérim Seck a relevé le tragique sort réservé aux fidèles de la première heure de Macky Sall en prenant le cas de Me Alioune Badara CISSE qu’il qualifie d’ « illustration extrême de ce que la politique sous nos cieux peut produire comme ingratitude ». L’analyse de Yérim Seck reflète une réalité que personne ne peut nier.

Maître Alioune Badara CISSE, qui est bien le géniteur le plus en vue de l’APR, n’a jamais été traité à sa juste valeur au lendemain du grand soir de la grande victoire du 25 mars 2012 quand tout le monde l’attendait à la Primature. Il est l’une des rares personnes à pouvoir parler des débuts de l’APR, en dehors de Monsieur Macky Sall et Marième SALL, comme il aime à le rappeler lui même ,  » j’ai été avec Macky quand nous étions zéro plus deux. »




Il convient d’user de la machine à remonter le temps et se demander où  était ce Monsieur Sucré-Salé à la création de l’Apr. S’il déclare en avoir été membre, alors posons lui la question de la direction du Nouveau Parti qu’il assumait comme monnaie de change.

L’on se souvient comme si c’était hier de la gifle qui lui fut promise par un ABC excédé par l’ambivalence de ce sinistre individu par qui, étaient transmises à l’autre camp toutes les stratégies de lutte clandestine de l’Apr et que Macky Sall fort naïvement partageait avec lui, hypothéquant du coup la sécurité physique et professionnelle de beaucoup de ses responsables de la première heure.

Telle une girouette vous tournez au gré de vos intérêts.

Quel besoin avez vous de dénigrer ou de minimiser le rôle de notre mentor d’ Alioune Badara Cisse,  « votre frère et ami, comme vous vous plaisez à l’appeler », dans la création du parti présidentiel, sinon celui de démontrer votre petit caractère d’aigri à défaut de pouvoir vous adjuger un rôle, rôle que votre roublardise a fait vous filer entre les doigts?

Oui ne vous en déplaise M. Saleh ,  ABC a  bien le rôle primordial dans la réflexion , la création , l’animation puis la coordination de l’Apr, comme le lui prête le sémillant journaliste Cheikh Yerim Seck dont les mérites professionnels au moins ne vous ont pas échappé ; je vous le reconnais !

Etait-il nécessaire de faire cette réponse qui montre une fois de plus votre ignorance totale de l’histoire de ce parti, si  ce n’est de la malhonnêteté intellectuelle ?

Revoyez votre copie et vérifiez vos sources, Cher Monsieur, avant de sortir des contrevérités!

Écoutez Pierre-Claude-Victor Boiste qui disait « les Médisances et les calomnies sont la ressources des têtes vides ».

Me ABC n’a nullement besoin de revendiquer quoique ce soit dans la réalisation de ce parti. L’Alliance Pour la République c’est lui dans toute sa plénitude, il en est l’un des principaux géniteurs.

Pour la petite histoire, lorsque ABC a proposé ce nom, un autre a voulu rajouter une portion, ce qui a été rejetée à l’inscription.

Les confusions,  c’est vous qui les entretenez dans le but perdu d’avantage de vous trouver un alter ego en un lieu où vous aurez bien du mal à vous grégariser.

Comme pour paraphraser notre mentor, je vous rappelle sa réponse à  vos médisances « La calomnie la plus vile ne peut ternir une réputation sans tâche ».

Monsieur Saleh,  en vous taisant quand vous faites semblant de vouloir parler, vous vous rendrez énormément service  Je vous le prescris.

Fait à Dakar, le 27 Avril 2018

Bouna Mbodj

AbcJaime/ Section de Dakar

 

 

Les Abcdaires de France démontent la réponse de Mahmoud Saleh à l’édito de Cheikh Yérim Seck

« S’il vous plaît », dites-vous, Monsieur Saleh ?

Le griot Farba Ngom n’ayant pas été à la hauteur, vous voilà donc à nouveau revêtu  de votre plus beau costume qui vous va à ravir « être faucon » en  attaquant comme vous le dites votre « ami et frère », Monsieur Alioune Badara CISSE. Quelle conception décevante et  biaisée avez-vous de l’amitié et de  la fraternité !

A vous lire Monsieur Saleh, les autres camarades que Monsieur Cheikh  Yérim  Seck a cités ne seraient pas problématiques, mais nous donnons  notre  langue au chat que  dans la mesure où ABC y  est nommé, vous jugez opportun de le porter au pilori, comme à l’accoutumée est-on tenté de dire.




Sauf que quand l’Apr se créait vous n’en faisiez pas partie, quelle légitimité avez-vous pour « discutailler » de l’appellation retenue ? Votre mémoire vous fait-elle défaut, ou seriez-vous amnésique? Qu’il vous en déplaise Abc est urbi et orbi l’un des géniteurs de l’Apr.

 Par élégance Abc ne « revendique » rien car il se suffit à ce qu’il est, avec dignité et courage! Monsieur Saleh pourquoi vous vous tuez à nier les évidences, pourquoi autant de velléités,  pourquoi autant de rancœur contre ABC?

Par élégance, Alioune Badara CISSE ne vous a jamais rejoint  dans la mare aux crocodiles que vous pilotez pour être dans les grâces du chef. De grâce vous avez tout essayé allant même jusqu’à la calomnie, et là encore par élégance ABC est resté Stoïque.

Par élégance, il garde le silence, force est de constater que n’est pas élégant qui veut, n’est pas travailleur qui veut, encore moins n’est pas digne qui veut.

Comme vous l’a si bien dit ABC en 2013 « la bave du crapaud n’atteindra jamais la blanche colombe ». Monsieur Saleh il est encore temps pour vous de vous repentir, pour vous départir de la couardise, la lâcheté, la manipulation et l’hypocrisie.

De grâce, nous retenons avec vous que lorsque « la mémoire va chercher du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui plait »

Pour la Convention Nationale des Abcdaires de France

La Cellule Communication

Fait à Paris, le jeudi 26 avril 2018

Edito sur les enseignants: Réponse à Cheikh Yérim Seck (Ousmane Sy, maître es-didactiques des langues)

Monsieur, je n’aurai jamais songé prendre ma plume et rétorquer au brillantissime journaliste Cheikh Yérim Seck tant l’homme fascine et séduit par ses prises de positions tranchées et ses analyses profondes. Bien que je ne partage pas souvent vos schémas de pensée, je reconnais votre hauteur et densité intellectuelles. Rien du bas de ma petitesse d’esprit n’aurait justifié mon propos envers et contre vous si vous ne vous étiez pas pris subjectivement et violemment à une catégorie de travailleurs à laquelle j’appartiens fièrement. Mais lorsque l’opinion oblitère la réalité, éclairer devient un impératif catégorique. Alors le profane que je suis peut s’inviter dans cette tribune offerte pour apporter des éclairages.




«Macky Sall a beaucoup fait pour les enseignants», telle est la quintessence de votre post. Lorsque vous posez le problème ainsi, j’ose croire que vous parlez d’avantages pécuniaires.  Promettre 15 000 Fr au mois d’octobre et 10 000 Fr au mois de janvier 2019, c’est cela que vous qualifiez de «beaucoup fait». Donc que direz-vous du Président-Professeur Alpha Condé qui, d’un seul coup, a augmenté 40% les salaires des enseignants guinéens ? Pourtant la loi de finances 2018 ne prévoit pas une telle dépense mais avec son génie, Condé joue sur deux mécanismes pour satisfaire les soldats du savoir guinéens : le premier consiste à réduire les subventions que l’Etat accorde à certains services, notamment le secteur pétrolier. Le second consiste à réduire certaines dépenses de l’Etat.
Les enseignants sénégalais ne se battent pas pour une revalorisation indemnitaire qui ne repose que sur les libéralités du Président. Les enseignants revendiquent une équité indemnitaire reposant sur le critérium de la certification académique. Toute autre solution ne serait que dilatoire et atermoyante.
Je vous signale, monsieur Seck, que cette augmentation n’est que virtuelle parce devant être effective dans 6 et 9 mois. Il n’y a rien de nouveau au soleil des promesses du Président. Avant 2012, la question de l’indemnité de logement figurait dans notre plateforme de doléances. Depuis sept ans, c’est le statu quo parce que les autorités louvoient et procrastinent quand il s’agit de se pencher sur nos revendications pécuniaires. Aujourd’hui, il est clair que les autorités veulent utiliser la proximité de l’élection présidentielle pour ne pas honorer leurs promesses.
Dans votre argumentaire, vous vous êtes limité aux propositions du Président relatives à l’indemnité de logement. Votre champ de critique est trop réducteur pour un journaliste-analyste de votre trempe. Vous avez même franchi le rubicond en traitant les enseignants d’escrocs. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. En matière de moralité, vous n’êtes pas la bonne personne qui peut nous servir de leçons. Quand on vend de la vertu, il faut en avoir un échantillon. Notre éducation nous interdit de vous suivre sur cette piste sordide pour distiller des insanités.
Parlant de notre grève qui vous met hors de vos gonds, monsieur, vous faites montre d’une ignorance totale de nos revendications. En effet, le gouvernement sénégalais, lui-même, a reconnu l’inégalité et l’injustice dans le traitement indemnitaire des agents de la fonction publique. Aujourd’hui le gouvernement refuse toute discussion sur les résultats de l’étude effectuée sur le régime indemnitaire. Monsieur le ministre de l’Education nationale avait, à ce propos, proposé un nivellement par le bas ou par le haut. Cependant, il a soutenu que la première option était impossible car elle reviendrait à priver des acquis à des agents. La seconde option était-elle aussi impossible parce que les enseignants sont jugés nombreux. Paie-t-on le travailleur selon le service ou selon le nombre ?
Monsieur Seck, il n’y a pas un seul enseignant sénégalais qui ne souffre des lenteurs administratives mettant en péril sa carrière. Le gouvernement se fonde sur le fallacieux argument du passif hérité de l’ancien régime pour justifier ces lenteurs. Nous n’avançons pas dans notre carrière professionnelle et vous avez le toupet de soutenir péremptoirement que le Président a beaucoup fait pour nous.
Monsieur Seck, aidez-nous à comprendre, vous qui maîtrisez mieux le français que nous, le sens de «légitime, réaliste et réalisable». Voilà des qualificatifs qui avaient validé nos accords de 2014. Nous sommes en 2018 et nous attendons toujours comme Godot l’effectivité de ces accords.
Monsieur Seck, vous n’êtes pas censé ignorer la violence verbale voire physique de nos dirigeants et même de notre peuple à l’endroit des enseignants. N’êtes-vous pas, en tant que citoyen journaliste épris de la liberté d’expression et de manifestation, formalisé de voir que les autorités, face à nos revendications, n’aient comme seule réponse les menaces, les intimidations, la diabolisation, les bombes lacrymogènes et les matraques ? Voulez-vous me dire, en tant que défenseur des libertés publiques constitutionnelles, que vous acquiescez à la sauvage répression à Ziguinchor des enseignants qui n’ont que leur plume et leur cerveau comme bouclier ?
Monsieur Seck, le Président déroule chaque jour au palais le tapis rouge à des lutteurs, des mouvements de soutien politiques, des gladiateurs, des chanteurs, des laudateurs sans cervelle avant de les bombarder de billets de banque dans un pays où l’on prétend qu’il n’y a pas assez de ressources à gaspiller. Je m’abstiendrai de parler de la manne financière dévolue illégalement et mensuellement aux épouses des ambassadeurs ni aux passe-droits indus des membres de certaines institutions budgétivores de la République. Les enseignants ne demandent pas de faveurs catégorielles. Ils exigent simplement que leur soit rendu leur dû qu’ils ne doivent qu’à la sueur de leur front.
Ousmane SY Maître ès-didactiques des langues 
Enseignant au lycée de Mboumba

S’IL VOUS PLAIT ! (Mahmoud Saleh répond à l’édito de Cheikh Yérim Seck)

   Cheikh yerim seck dans son éditorial du 25 courant, paru sur yerim post, tente de présenter le président comme un homme n’ayant aucune considération pour ses compagnons historiques et qu’il les  aurait mis dans une posture inférieure à leurs mérites. En gros , aucune reconnaissance en direction de ceux là , qui sont présentes comme ayant tout sacrifié pour l’accompagner. Et allez jusqu’à assigner un rôle particulier à mon frère et ami ABC dans la création de L’APR Et même du choix de son appellation. Rôle que ABC n’a jamais revendiqué, et pour cause . Lui il sait qu’elle appellation , il avait proposé.
  Pour les autres , cités , il est indéniable que leurs rôles au côté du président aura été pour bcp dans la conquête du pouvoir et leurs rôles, encore, aujourd’hui, à côté du président, chaquun dans la posture où il est , contribue à la gouvernance du pays et à la consolidation des acquis politiques et organisationnels. Ils ne sont en rien en dehors de la décision. On feint d’oublier que la présence autour de la table du conseil des ministres, n’est pas forcément synonyme de détention de pouvoirs. Sinon, c’est méconnaître la nature des institutions du pays où seul, le président est investi des prérogatives de pouvoirs et en use , comme il veut.




   Donc, évitons les confusions qui risquent d’altérer des relations excellentes que ces hommes entretiennent avec le président.
   Et les milliers d’anonymes, qui eux aussi, ont dû, pour certains, perdrent beaucoup plus que ceux, plus visibles à côté du président. Sans eux , l’aventure aurait été vraisemblablement , vouée à l’échec. Ces milliers d anonymes ont par leur mobilisation, contribution, présence et affection permis au président d’être en situation de conquérir le pouvoir.
   Diriez vous , que , eux , aussi sont lâché par le président. J’en douterai fort vu la confiance sans cesse , renouvelée, à chaque échéance électorale, depuis.
   Et mon ami Cisse Lo , malgré les écarts qu on lui connaît et qui relèvent de sa nature ne peut jeter son bébé. Parce que L’APR Est son bébé qu’il se doit de le défendre chaque fois-ci  qu’il estime qu’il est dévié de son cours normal. Et il le fait selon son tempérament. La colère momentanée qui la habite a dû justifier ce jusqu’au-boutisme. Le connaissant bien , nous saurons l’emmener à reconsidérer cette décision.
   La cohésion du noyau originel est intacte. Chaqu un là où il est , joue merveilleusement sa partition et permet la symbiose de la musique.
   Abdou Mbow est parfaitement dans son rôle à l’assemblée. Y’a t’il honte à être vice président de l’assemblée nationale. S’est on interrogé sur ses préférences qui ont pu le conduire à choisir un destin parlementaire. Est-il déshonorant?
  Le reste des amis , cités , hormis ABC, sont dans la sphère présidentielle, donc dans la décision. Chaquun y joue un rôle qui éclaire le chemin au président et l’aide à la décision et continue d’être le moteur de son appareil politique.
  ABC, lui dont le rôle à côté du président durant la marche vers le pouvoir a été salué par tous a connu une situation tumultueuse dans ses relations avec lui , qques temps après son accession au pouvoir que, eux , seuls , en connaissent les raisons. Alors , respectons leurs silences . Il est louable que le président, malgré, cette situation l’ait responsabise. Il a dû certainement, penser à hier.
  Permettez moi pour terminer d’indiquer que la dénomination de notre parti a une histoire qui ne saurait le rattacher à un homme. C’est les circonstances politiques de sa naissance et la nécessité d’une formalisation organisationnelle du combat incarné par , celui , qui allait en devenir le président en défense de la république et de ses institutions qui en sont à la base. Et non la Numerologie !
  C’est pas pour entretenir une polémique avec mon frère , l’excellent Cheikh yerim, mais juste pour contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire de notre parti et de certains de ses membres fondateurs.
  Amicalement,
Mahmoud Saleh

Un enseignant répond à l’édito de Cheikh Yérim SECK: Respect, nous le méritons !

Ce dimanche le 22 Avril 2018, je n’ai pas pu profiter de la grande et la petite famille comme d’habitude à cause de tes jugements irrespectueux, injurieux à l’endroit de ces vaillants soldats de la craie que nous sommes.
En effet, tu aurais dû se documenter auprès des personnes ressources dignes de confiance des deux côtés aussi bien du gouvernement que des enseignants avant de publier un tel article tirant haineusement à boulets rouges sur les jardiniers de l’intelligence humaine comme le dit Abdoulaye NDOYE,SG du CUCEMS(Respect à vous au passage) en tant que journaliste d’investigation, dit-on.



Si pareils propos avaient été tenus à l’égard des magistrats, on aurait utilisé la machine judiciaire pour outrages à la magistrature. Quel pays sommes-nous ? Deux poids, deux mesures!
Attention M.SECK ! Daigne ne pas être emporté par ce gouvernement calomniateur, intoxicateur, oppresseur, diaboliste, dédaigneux, arrogant, hautain, qui a tué en nous toute notre fierté et en fait de nous des radicaux.
Toi aussi, il ne faut pas s’assurer que tu n’as pas encore tué non plus en tenant de tels propos. A titre d’exemple Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Al Makhtoum (Que Dieu illumine son âme et la répande sur nous) disait en Wolof que :’Bou kén né rayouma nit tant que démounou Alakhira : ndakh kaddou you gnaw go ték si dérou gor gni’.
M. SECK, je pense qu’au lieu de nous traiter de la sorte, essaie de nous comprendre, essaie de découvrir le mobile de nos actions. Voilà ce qui est profitable que de nous condamner, voilà ce qui nous rend tolérants et heureux.
Dans la même foulée, le Coran nous apprend dans la sourate 49(Les appartements), verset 6 ‘Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.’
Cependant, je ne vais pas t’insulter, ni te manquer de respect comme tu l’as fait à notre égard car cela ne me ressemble pas et mon éducation ne me le permet pas non plus. Aussi dois-je respecter ton point de vue et reconnaître ton courage intellectuel sur beaucoup de questions.
Dans le même sillage, Martin Luther KING disait en substance que : répondre à la haine par la haine ce serait augmenter la somme de mal qui existe déjà sur terre. Quelque part dans l’histoire du monde, il faut que quelqu’un ait le bon sens et le courage moral pour briser ce cercle infernal de la haine.
Ainsi, je m’en vais te répondre de manière générale par rapport à tes jugements superficiels et simplistes.
D’abord, nous les enseignants nous ne sommes pas des escrocs, ni des irresponsables, des usurpateurs, encore moins des gens qui font une surenchère sur l’Etat.
M.SECK, depuis quand amener quelqu’un à respecter sa parole donnée, est devenu un crime ou une escroquerie :
‘gor sa wakh dja,até bor faye’.Ensuite M.SECK, nous faisons plus qu’ honorer nos devoirs d’enseignant partout et tout le temps, en se sacrifiant jour et nuit. De plus, sache que presque toute l’année le gouvernement coupe nos salaires sous le moindre prétexte : dysfonctionnement du logiciel, erreur technique, etc.
Sache qu’aussi pendant la grève, on nous ponctionne de manière abusive, sauvage et arbitraire.
Mais nous nous sommes habitués maintenant : tout est une question d’état d’âme dans la vie.
En outre, M.SECK sache que nous allons en grève à contre cœur, le cœur meurtri vraiment.
Quelque part à t’entendre parler, le fait que M. Le Président recevait les syndicats au moment où on jugeait M. Khalifa Ababacar SALL serait une faveur ou je ne sais quoi. Vraiment, je ne vois pas en quoi cela est extraordinaire dans un pays normal comme tu aimes dire sur les plateaux de télé.
Ce qui me semble extraordinaire et inacceptable c’est de laisser la situation pourrir jusqu’au mois d’Avril pour jouer les pompiers. Tel comportement est-il sérieux dans un pays normal ? Un pays qui se veut émergeant!
Ces politiciens-là, l’école n’est pas leur priorité, ils s’en servent pour des fins politiques politiciennes. La leur c’est comment se maintenir au pouvoir ou gagner la prochaine élection et non penser à la prochaine génération comme disait l’autre. La preuve, rappelle-toi dans un passé très récent comment ils ont accéléré le jugement de Khalifa Ababacar SALL et comment ils ont fait passer de toute leur force la loi sur le parrainage. Et pourtant on nous tympanise les oreilles en longueur de journée que le temps de la justice n’est pas celui du citoyen insistant sur sa durée. Ce qui m’agace et me torture dans tout cela c’est l’attitude du chef de l’Etat M.Macky SALL à qui l’école publique a tout donné. Vraiment, je croyais que sous son régime cette école et ses jardiniers de l’intelligence humaine ne souffraient pas autant, mais hélas, trois fois hélas!
M.SECK pendant tout ce temps-là de Janvier en Avril, où étais-tu pour interpeller le gouvernement sur sa responsabilité ?
M .SECK, sache que ces politiciens-là veulent seulement sauver une année scolaire et non l’école sénégalaise pour leur propre intérêt comme je l’ai dit tantôt car leurs enfants n’y sont pas, très simple comme explication.
M .SECK, je pense que mieux vaut sauver l’école sénégalaise que de sauver une année scolaire, chose que l’on fait depuis belle lurette. En effet, moi qui t’écris, j’ai fait le BFEM au mois de Septembre 1997 à cause de ces grèves.
De 1997 à 2018, cela fait 21 ans qu’on vit toujours les mêmes problèmes. Ceci dit qu’il n’y a pas du sérieux : on bricole par-ci, par-là pour sauver les années et non l’école sénégalaise. Vraiment, ’we are fed up’ (y en a marre jusqu’à ce que ça nous sorte par le nez.
Bref, nous les enseignants nous ne demandons pas l’extraordinaire. Tu sais ce que nous voulons : nous restaurer d’abord notre dignité humaine. Tu sais ce que nous voulons : que le gouvernement nous respecte et tienne ses engagements. Mais M.SECK que ferais-tu face à quelqu’un qui n’a pas le sens de l’honneur de la parole donnée, un gouvernement qui se dédit urbi et orbi. Rappelle-toi en 2016, ce même gouvernement avait sollicité Serigne Abdoul Aziz Al Amine (Que Dieu illumine son âme et la répande sur nous) et Serigne Basse Abdou Khadre d’amener les syndicats à arrêter la grève en gage de respecter les accords signés en 2014. C’est ce que les Anglais appellent ‘gentleman’s agreement’ (accord informel entre deux ou plusieurs parties, non par la loi mais par honneur.), mais rien.
Si le gouvernement les avait respectés, nous aurions dépassé ce problème aujourd’hui. Et en ce moment on est toujours à l’étape des promesses. Ce qui se passe en réalité c’est que ce gouvernement n’est plus digne de confiance aux yeux des enseignants. Un fait compréhensible :’Failure teaches success’ (On apprend de ses erreurs) comme disent les Anglais. Ici les Wolof disent :’bo guissé yapp,raba dé’(Quand il y a de la viande, il y a mort d’animal) .
Le gouvernement a installé un sentiment de méfiance chez les enseignants comme d’ailleurs chez bon de nombre de sénégalais : c’est cela la racine du mal. Et comme on dit il faut vaincre le mal par la racine.
M. SECK, j’en suis persuadé que les enseignants feraient des ‘give and take’ (concessions) s’ils avaient en face d’eux un gouvernement sérieux. M.SECK, nous enseignants nous aimons plus les élèves que ceux qui le prétendent.
Nous enseignants nous aimons plus l’école sénégalaise que quiconque mais qui aime bien châtie bien, dit-on.
Nous sommes des patriotes, parfois même plus patriotes que ces gens qui le prétendent.
En patriotes, nous sommes partout au Sénégal, le Sénégal des profondeurs dans des conditions extrêmement catastrophiques sans mesure d’accompagnement ou de prime de risque avec un salaire dérisoire où nous sommes à la fois parents d’élève, assistants sociaux, commis de l’Etat à la limite tout ‘teacherall’(‘meun lép’) comme le dit mon frère. Parfois ce sont des zones réfractaires à l’école française, des zones où les populations se sentent oubliées par les différents gouvernements de l’indépendance à nos jours, il y a rien même de l’eau potable. Du coup les populations confondent parfois les enseignants à leur employeur : le gouvernement qu’elles prennent pour un imposteur, un étranger, un oppresseur. Comme preuve, il m’arrivait qu’on me demandait:
M.NDIAYE où habites-tu au Sénégal ? Parlant de Dakar, chose qui me faisait mal mais que j’ai comprise parce qu’il y a pas le minimum vital, que dalle !
Je suis à l’aise d’en parler car j’en sais quelque chose pour avoir servi en Casamance pendant 7 ans. Je ne suis qu’un seul exemple parmi tant d’autres vaillants soldats de la craie. Dirédji, Je me rappelle !
En définitive, je termine ici car les pages ne peuvent pas contenir tout ce que j’ai à te dire. Je te propose de s’approcher des enseignants pour plus d’informations.

Respect, nous les enseignants nous le méritons !

Mansour NDIAYE, prof d’Anglais
Au Nouveau Lycée De Kaolack, le 23 avril 2018

Macky Sall a beaucoup fait, les enseignants doivent retourner dans les classes

YERIMPOST.COM Au cours de sa conférence de presse d’hier, 21 avril, Serigne Mbaye Thiam a menacé les enseignants grévistes de mesures de rétorsion, en brandissant la Constitution. Le ministre de l’Education nationale est, à juste titre, ulcéré par la surenchère interminable d’une corporation en éternelle contestation qui réclame des droits sans jamais honorer ses devoirs. Pareille attitude est d’autant plus lassante que beaucoup d’efforts ont été faits pour satisfaire ses revendications.

Le vendredi 30 mars, au moment où les Sénégalais avaient les yeux rivés sur le palais de justice de Dakar où devait être vidé le délibéré du procès Khalifa Sall et cie, le président de la République recevait les enseignants réunis autour des six syndicats les plus représentatifs. Sur leur principale revendication, à savoir l’indemnité de logement, Macky Sall leur a proposé la somme de 85 000 francs CFA à atteindre comme suit: 15 000 francs d’augmentation à partir d’octobre 2018 et 10 000 francs en janvier 2019. De 60 000 à 85 000, les enseignants n’ont pas craché sur la proposition mais ont demandé à consulter la base. Les vacataires n’ont pas été laissés pour compte, puisque le chef de l’Etat a également proposé une augmentation de salaire. Un plan d’apurement sur trois ans des rappels a aussi été discuté. Le président a promis un paiement entre 20 et 25 milliards par an jusqu’à épuisement total.




L’Etat a consenti un effort financier exceptionnel dans le souci de mettre fin à un cycle infernal de grèves qui ont fini de mettre à genou le système éducatif. Macky Sall a bravé le veto des bailleurs de fonds pour poser sur la table des mesures concrètes et audacieuses de sortie de crise. Parallèlement à la mise en oeuvre de ces mesures, il a demandé aux enseignants de reprendre le chemin des classes pour éviter de compromettre l’avenir des élèves. Sans être entendu.

Face à ces avancées, les enseignants n’ont en effet même pas eu la courtoisie d’amorcer le dégel. Ils ont continué à se livrer à leur activité principale depuis des décennies: faire grève. Comme si une confusion sémantique s’était installée dans leur esprit entre enseigner et faire grève. C’est trivial mais le rappel est pédagogique: un enseignant enseigne. Les enseignants ont déserté les classes pour le macadam des manifestations, les plateaux des médias, les lieux des assemblées générales, les tribunes des conférences de presse…

Ils continuent quand même d’être payés pour un travail qu’ils ne font plus, tout en se faisant défrayer pour des cours clandestins et illégaux dans les écoles privées. Cette escroquerie détruit l’école publique qui est passée du stade de la maladie grave à celui de la mort clinique. Or, l’école publique est le lien de la nation, l’espace de promotion de l’égalité des chances entre les citoyens, le lieu d’impulsion de l’élitisme républicain…

Serigne Mbaye Thiam a raison de s’offusquer devant un tel gâchis dans un pays qui fut naguère le quartier latin de l’Afrique et qui s’est mué en une usine de fabrique de nullards. Et c’est là aussi que les enseignants doivent être interpellés. Alors qu’ils posent des revendications surtout financières et très peu pédagogiques, le résultat de leur travail au cours de ces dernières années est plus catastrophique que la catastrophe.

L’Etat doit siffler la fin de la récréation. L’heure du retour dans les classes a sonné. Serigne Mbaye Thiam est attendu sur des mesures énergiques. Macky Sall a fait son devoir. Les enseignants doivent honorer le leur. Un sursaut de conscience professionnelle leur est nécessaire. Il faut arrêter les dégâts. Beaucoup de générations d’élèves ont déjà été sacrifiées sur l’autel d’un corporatisme vénal, irresponsable et anti-patriotique.

Cheikh Yérim Seck

 

Quand le Sénégal vire du modèle au contre-modèle: Chronique d’une démocratie qui se déconstruit

YERIMPOST.COM « Tripatouillage constitutionnel », « manoeuvre pour écarter de potentiels adversaires », « changement des règles du jeu électoral », « révision constitutionnelle forcée »… Tels sont les termes par lesquels la presse internationale désigne ce qui se passe au Sénégal. Ces mots, on avait l’habitude de les entendre dans le traitement de l’actualité de pays comme le Togo, la RDC ou le Congo.

En l’espace de quelques mois, le vernis qui enveloppait le modèle démocratique sénégalais a craquelé. Notre pays est passé de la rubrique des démocraties-modèle à celle des républiques bananières. Arrestations d’opposants, interdictions de manifestations pacifiques, tripatouillages constitutionnels… Amnesty International a eu raison de constater un recul des libertés au Sénégal, n’en déplaise au Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a maladroitement répliqué en taxant cette organisation de défense des droits de l’homme d’officine au service des homosexuels.




La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est sans nul doute ce projet de révision constitutionnelle imposé par Macky Sall à moins d’un an de la présidentielle de février 2019 pour modifier les conditions d’éligibilité à ce scrutin. Pareille réforme viole les règles fixées en la matière par la Cedeao. Dans le monde où nous vivons, faut-il le rappeler, toute modification des règles du jeu électoral, surtout à quelques mois d’une élection, est juridiquement disqualifiée et politiquement mal perçue.

A cela, il faut ajouter l’effet de cumul, dans un contexte où le Sénégal est épisodiquement cité dans des événements peu glorieux. L’emprisonnement de Karim Wade a causé un sérieux dommage à l’image de notre pays, surtout du fait de cette décision de l’Onu qui a qualifié sa détention d’arbitraire. Les conditions dignes d’un scénario de série B dans lesquelles le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade a été exfiltré vers le Qatar, le jour de sa libération, à bord d’un jet privé, n’ont pas été pour honorer notre pays.

L’embastillement qui s’est ensuivi du maire de Dakar, Khalifa Sall, est apparu aux yeux d’une bonne partie de l’opinion nationale et internationale moins comme un exercice de lutte contre la corruption que comme une opération de liquidation d’un adversaire politique potentiellement dangereux. Sa condamnation à une peine lourde par une justice aux ordres suscite la même perception que ce système de parrainage institué au forceps: ils découlent tous les deux de la volonté du président-candidat d’écarter tous les potentiels rivaux qui lui inspirent quelque crainte.

Et, comme pour aggraver son cas après le traumatisme causé par la condamnation du très réseauté maire de Dakar, le pouvoir de Macky Sall a emprisonné son lieutenant Barthélémy Dias pour délit d’opinion.

Cruelle ironie du sort, toutes ces dérives contre les libertés interviennent sous Macky Sall, né après l’indépendance, arrivé au pouvoir à la faveur d’une alternance qui a conforté la place de démocratie majeure du Sénégal en Afrique. C’est sous son magistère que notre pays passe du statut de modèle à celui de contre-modèle voire de risée du monde. Notre démocratie, qui inspirait tant de complexes aux Africains, se tropicalise, s’africanise… Signe des temps, la prochaine présidentielle verra la non-participation de deux supers favoris (Khalifa Sall et Karim Wade) et d’autres candidats qui seront recalés par le biais du filtre du système de parrainage.

La volonté de Macky Sall de rempiler à tout prix coûte cher au crédit international de notre pays. Ismaila Madior Fall, son ministre de la Justice, professeur de droit, ancienne vigie de la République, est passé maître dans l’art des réformes déconsolidantes. La situation actuelle de notre pays impose la nécessité d’une société civile forte, vigilante, gardienne intraitable des acquis. Car les acquis ne sont guère irréversibles. Le pire n’est jamais trop loin. Et les démocraties, comme les civilisations, sont mortelles.

Cheikh Yérim Seck




Moustapha Niasse, prenez vos responsabilités pour l’Histoire !

YERIMPOST.COM Moustapha Niasse, je suis né vous voyant parmi les principaux animateurs du pouvoir d’Etat. Vous avez toujours été là, en dépit des vicissitudes de la vie publique et des aléas de la respiration démocratique du pays. Directeur du cabinet présidentiel, ministre, ministre d’Etat, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale… A l’exception du fauteuil présidentiel, que vous avez raté du fait de votre pedigree particulier, vous avez occupé toutes les positions dans l’appareil d’Etat. Le Sénégal vous a tout donné, a façonné votre carrière et vous a bourré de privilèges. Le monde étant petit, l’on sait que la position de pouvoir vous a enrichi et vous a permis d’enrichir vos proches.

Qu’avez-vous, en retour, rendu au Sénégal ? Vous avez été l’acteur d’un échec collectif de notre classe politique qui, de Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, a appauvri notre peuple et sinistré les secteurs stratégiques de l’éducation, de la santé, de l’industrie, de l’agriculture…

Comme peut-être beaucoup de ceux qui ont exercé des responsabilités importantes dans notre pays depuis l’indépendance, vous n’avez, M. Niasse, encore rien fait de transcendant pour le Sénégal. Tout juste avez-vous, certes avec succès, réussi à vous bâtir une longue carrière politique en dépit des changements dans la météo démocratique.

Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et vous tenez une occasion historique de rendre service aux Sénégalais. Ce 19 avril 2018 est l’un de ces jours au cours desquels se fait l’Histoire. Acteur central de cette réforme constitutionnelle controversée qui menace l’équilibre de notre pays, vous avez un rôle prépondérant à jouer. Pour une fois, oubliez votre personne, vos intérêts, votre position, votre perchoir, votre camp politique, et pensez à l’intérêt général. Refusez de rester dans l’Histoire comme le serviteur servile de coteries partisanes et d’intérêts personnels. Usez de votre position pour persuader ou, à défaut, contraindre Macky Sall de surseoir au vote de cet incendiaire projet de loi pour donner ses chances à une discussion.

Ce faisant, vous prouveriez que vous êtes ce sage de la classe politique non pas seulement de par votre position d’aîné. Et vous seriez le médiateur naturel pour dénouer cette crise qui porte un sérieux coup à la réputation démocratique de notre pays.

Si, au contraire, vous vous comportez en thuriféraire d’un camp pour faire voter une loi susceptible de brûler le Sénégal, vous sacrifierez définitivement une place d’homme d’Etat pour une position triviale d’homme politique, de politicien…

Moustapha Niasse, vous avez atteint cet âge canonique où même Dieu est indulgent à votre égard. Vous n’avez plus rien à perdre et tout à gagner. Pour égard à la dignité de votre fonction, prenez une posture qui honore la République, la démocratie, le dialogue si cher à votre défunt mentor Léopold Sédar Senghor…

Macky Sall était à peine né lorsque vous exerciez des responsabilités au plus haut niveau. Les privilèges qu’il vous a donnés ne doivent pas vous dissuader de lui tenir le langage de la vérité en ce tournant crucial. Le moment est d’autant plus propice qu’il ne courra pas le risque d’une rupture avec le président de l’Assemblée nationale que vous êtes à quelques heures du vote d’une loi si lourde de polémiques.

Moustapha Niasse, prenez vos responsabilités pour l’Histoire !

Cheikh Yérim Seck



Contrats Etat-Total: l’inquiétante nullité de l’opposition sénégalaise

YERIMPOST.COM Après des pressions intenses, auxquelles Yerimpost s’honore d’avoir contribué, l’Etat du Sénégal a fini par céder et par publier les contrats le liant à Total dans le cadre des gisements pétroliers et gaziers de Rufisque Offshore profond et de l’Ultra Deep Offshore.

Ces documents sont une mine d’informations, une illustration concrète de l’hérésie de la « gouvernance sobre et vertueuse » prônée par Macky Sall. Ils sont donc une aubaine au profit de ses adversaires politiques pour interpeller le locataire du Palais à partir de faits concrets.

Contre toute attente, l’opposition est muette sur les contrats publiés, accaparée qu’elle est par des polémiques politiciennes sans aucune prise directe sur la réalité. A l’exception notoire d’Ousmane Sonko, qui a évoqué la question sur sa page Facebook et promis d’y revenir par une conférence de presse, les leaders de l’opposition ont fait montre d’une nullité inquiétante face à une problématique aussi stratégique.

Dans les pays à démocratie raffinée, la publication de documents de ce type aurait poussé les opposants à commettre une batterie d’avocats spécialisés et de juristes-conseil pour les disséquer, en distinguer le bon du mauvais, proposer des pistes de modification en cas d’alternance au pouvoir…

C’est peut-être trop demander aux adversaires de Macky Sall qui mettent la politique politicienne au-dessus des questions stratégiques. Gageons qu’ils vont se raviser pour examiner les contrats et soulever les importantes questions qui en découlent. La nullité n’est pas une fatalité.

Cheikh Yérim Seck




Mansour Elimane Kane, merci d’avoir donné suite aux demandes de Yerimpost

YERIMPOST.COM

Monsieur le ministre du Pétrole et des Energies,

Je vous remercie d’avoir rendu public les contrats de recherche et de partage de production liant l’Etat du Sénégal à Total dans le cadre des blocs pétroliers et gaziers Rufisque Offshore profond et Ultra Deep Offshore. Comme tous les citoyens, j’aurai mon regard sur ces documents. Je regrette tout simplement que vous ayez attendu que Yerimpost en déflore à trois reprises le contenu pour le publier. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Monsieur le ministre, je vous présente mes regrets si mes nombreuses interpellations vous ont un tant soit peu heurté. Ce n’était nullement l’objectif de ma démarche de pure recherche de la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Recevez, M. le ministre, mes salutations respectueuses.

Cheikh Yérim Seck



Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « les incohérences de la décision de Malick Lamotte… »





Sidiki Kaba, pourquoi êtes-vous allé faire humilier si gravement le Sénégal en Israël ?

YERIMPOST.COM Propulsé ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, sans doute pour avoir sur-vendu à Macky Sall ses « réseaux » dans le monde, Sidiki Kaba confond-t-il diplomatie et réseautage ? Intérêts du Sénégal et développement de son tissu relationnel propre ? Comment expliquer sa récente visite en Israël, sinon par une volonté d’entrer dans les faveurs du lobby juif, quitte à malmener la ligne du Sénégal sur le conflit israélo-palestinien ?
Quelles que soient les motivations de ce déplacement, il a offert l’occasion à la très arrogante administration Netanyahou d’infliger à notre pays un traitement plus humiliant que l’humiliation. C’est le quotidien national Le Soleil qui, dans sa livraison du 30 mars, écrit, en page 5: « Cette fin de visite a été marquée par une audience avec le ministre de la Défense israélien à la place du Premier ministre empêché. »  Cette formule diplomatique usuelle signifie que Benyamin Netanyahou n’a pas souhaité recevoir Sidiki Kaba. Le pire est dans le mot « empêché » qui suggère que le rendez-vous avait été confirmé puis annulé au dernier moment…
L’humiliation ne s »arrête pas là. Le Soleil renchérit: «Avant cette audience, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur avait rencontré le directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères». En clair, fioriture diplomatique à part, Kaba n’a même pas pu rencontrer son homologue israélien. 
La figure du Sénégal a été versée par terre, pour parler comme les Ivoiriens. Mais ce n’est que logique. C’est le chef de notre diplomatie qui a payé des verges pour se faire fouetter. Le Sénégal n’est pas n’importe quel pays. Il est à l’avant-garde du combat contre les injustices imposées au peuple palestinien depuis 1948. Et a voté toutes les résolutions condamnant les atteintes au droit international perpétrées par Israël sur les territoires occupés.
L’Etat hébreu n’est pas notre ami. Il a annulé ses programmes de coopération avec notre pays, en décembre 2016, suite à la décision du Sénégal de faire partie d’un groupe d’Etats initiateurs de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-unies appelant à mettre fin à la colonisation juive en ‘’territoire palestinien occupé’’. La vision de Netanyahou des rapports avec la Palestine est contraire à la ligne historique de notre politique étrangère.
Tous les actes posés par le chef de notre diplomatie au cours de sa visite en Israël constituent des fautes symboliques. Alors que notre pays, peuplé à 95% de musulmans, a présidé l’Organisation de la conférence islamique de 2012 à 2013 et dirige le Comité permanent de l’Organisation de la conférence islamique pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), le geste d’adoration de Kaba en kippa devant le Mur des lamentations a horripilé la oummah islamique.
Tandis que le représentant permanent du Sénégal à l’Onu a été élu en février 2017 président du Comité des Nations-unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Sidiki Kaba a fait accoler à notre drapeau celui de la puissance occupante de la Palestine pour meubler le fond de sa photo avec Avigdor Libermann, l’un des hommes politiques juifs les plus racistes, les plus anti-arabes et les plus anti-musulmans.
Au moment où notre pays et ses plus grands intellectuels militent pour la protection d’Al Aqsa, le troisième lieu saint de l’Islam, Sidiki Kaba s’y est fait conduire manu militari par de nerveux soldats israéliens qui ont molesté les Palestiniens trouvés sur les lieux, et investi avec cette irrévérence mêlée d’arrogance ce lieu de culte à partir duquel le Prophète Mohamed SAWS s’est élevé vers le Ciel. Le cliché est assassin aux yeux des peuples musulmans.
Le ministre des Affaires étrangères est allé au bout de tout ce qu’il pouvait faire pour déshonorer le Sénégal et brouiller son image dans le monde. Si on vivait dans un pays communiste, il aurait été jugé pour haute trahison. Heureusement pour lui, nous sommes en démocratie. Sidiki Kaba a toutefois l’obligation d’expliquer au nom de quels intérêts il a commis des gaffes diplomatiques de cette gravité.
Cheikh Yérim Seck




Vidéo wolof- Cheikh Yérim Seck commente le discours à la nation de Macky Sall






Mon regard de juriste sur les incohérences de la décision de Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Juriste dans une autre vie, j’ai gardé de ma formation universitaire des notions qui me permettent de me livrer à l’exercice du commentaire d’arrêt. La décision pénale qui m’intéresse, objet d’une grande attention de l’opinion publique du fait du pedigree du prévenu, me semble traîner de sérieuses incohérences.

Khalifa Sall a été condamné notamment pour escroquerie portant sur des deniers publics, une infraction d’une grande gravité qui d’ailleurs justifie la lourdeur de la peine qui lui a été infligée. Cette infraction suppose que son auteur ait usé de manoeuvres frauduleuses pour se faire remettre les deniers en cause à des fins d’enrichissement personnel. En l’espèce, Khalifa Sall, maire de Dakar, ordonnateur du budget de sa commune, ne peut pas être poursuivi pour escroquerie. Il dispose de jure et de facto des fonds et n’a nul besoin pour ce faire d’user d’une quelconque manoeuvre. Il ne peut être poursuivi que s’il commet des malversations dans leur gestion ou s’il les détourne de leur affectation dans un but d’enrichissement personnel. Seul un tiers est susceptible d’user de manoeuvres pour se voir remettre indûment ces deniers.




Ensuite, le juge Malick Lamotte a reçu la constitution de partie civile de l’Etat pour ensuite décider que celui-ci n’avait subi aucun préjudice et n’avait donc pas droit à une réparation. Or, dans un procès pénal, ne peut se constituer partie civile que celui qui a souffert d’un dommage directement causé par l’infraction. Le comportement du juge vis-à-vis de l’Etat dans ce procès reflète donc une contradiction absolue. Si je n’étais pas si naïf en politique, je croirais que le juge a fait exprès, en connaissance de cause, d’accueillir dans le procès une partie qui n’en est pas une, dans le but d’affaiblir la défense du prévenu par des contradicteurs illégitimes.

De même, le juge Lamotte a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de la mairie de Dakar. Au bout du procès, il a reconnu implicitement, en décidant que l’Etat n’a pas subi de préjudice, que c’est la mairie qui l’a enduré. En clair, la mairie, dont les 1,8 milliard de francs cfa sont censés avoir été escroqués, a été empêchée d’entrer dans le procès pour les réclamer. Ce qui a conduit à cette situation rocambolesque où Khalifa Sall, à qui on reproche 1,8 milliard de nos francs, se retrouve ne devoir payer que 5 millions ! La partie qui devait exercer l’action civile a été écartée du procès !

Si je n’étais pas si inexpert sur les questions de pouvoir, je croirais que l’obsession de punir le maire de Dakar était si dévorante qu’on a administré le procès contre certaines normes élémentaires de bon sens.

Enfin, le juge Lamotte a estimé de façon péremptoire que le faux et usage de faux est établi dès lors que les factures d’achat de riz et de mil établies ne recoupent pas la réalité de l’utilisation faite des fonds de la caisse d’avance. Cette interprétation est sujette à caution en droit budgétaire et comptable. Dans ce droit, les fausses certifications ne sont pas un délit. Le juge des comptes cherche à s’assurer d’une seule chose: la conformité de l’affectation des fonds.

Si j’étais l’avocat de Khalifa Sall, j’aurais eu des griefs sérieux à opposer devant la Cour d’appel à la décision de Malick Lamotte. D’aucuns me diront qu’ils ne serviraient à rien, vu la nature de ce dossier qui pousse certains magistrats dociles à le trancher dans le seul souci d’appliquer au prévenu une punition à la hauteur de l’adversité qu’il suscite en Macky Sall.

Nos juges gagneraient à méditer cette pensée d’Hypolite de Livry: Le plus horrible spectacle de la nature, et un des plus communs, est de voir violer la justice par l’homme préposé pour la rendre.

Cheikh Yérim Seck



Contribution: Non, cher Cheikh Yérim Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !

Récemment vous avez publié un article intitulé « Non, Idrissa Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !!! ». Au cours de cette tribune partiale où vous avez pris entièrement fait et cause pour le président Macky Sall sur la question des Sénégalais lâchement assassinés à l’étranger, vous avez utilisé deux phrases qui remettent en cause toute la sincérité de vos récentes sorties, notamment sur la gestion de nos ressources naturelles par le président Macky Sall et son gouvernement.

Dans cet article qu’on peut qualifier d’élogieux à l’égard du chef de l’Etat vous dites : « le président de la République, a certes des défauts. On ne peut toutefois pas lui reprocher de manquer de sérieux »

Après avoir loué les efforts consentis par la diplomatie Sénégalaise en vue de s’enquérir de la situation de nos ressortissants, victimes de récentes attaques racistes et haineux à l’étranger, vous avez affirmé que Macky Sall a pris toutes les dispositions pour que de tels drames soient éviter à l’avenir.

Pouvez-vous me citer une seule disposition que le gouvernement aurait pris pour éviter que des Sénégalais se fassent tuer comme des bêtes de somme à l’avenir, à l’étranger ?




Vous savez très bien, du haut de votre respectable expérience journalistique à travers le monde, que l’une des meilleures dispositions que le président Macky Sall peut prendre pour défendre nos intérêts ici et ailleurs c’est premièrement de mettre tout en œuvre afin que nos ressources naturelles soient gérées de la meilleure manière, de sorte à ce que les retombées bénéficient au peuple souverainement et équitablement.  Deuxièmement le président doit veiller à ce que les fonctions qui lui sont attribuées durant son mandat, parmi lesquelles le respect de la séparation des pouvoirs et la garantie d’une justice libre, soient remplies avec honneur et intégrité. Mais les récentes actualités nous prouvent que l’utilisation de la justice à des fins de liquidation d’adversaires politiques est plus que jamais au cœur du « système Macky Sall » depuis son arrivé au pouvoir.

A l’heure où la préférence nationale et le patriotisme économique sont de plus en plus érigés en modèle économique, dans un monde plein d’incertitudes, certains chefs d’Etat Africains continuent de prétendre développer nos pays en utilisant des procèdes reniés par leurs propres initiateurs. Mieux, nous sommes-nous mêmes, par le biais de nos leaders, complices du bradage de nos ressources énergétiques, au côté des mêmes prédateurs économiques qui ont semé le désarroi partout où ils sont passés en Afrique. Des guerres civiles en République du Congo, en passant par le Congo Brazzaville, à L’Angola, sans parler des graves problèmes de pollution dans le delta du Niger, au Nigéria ou pire encore ailleurs, partout où Total est passé, il y a laisse un désarroi total.

Le 25 et 27 Mars 2017[1] par le canal de votre nouvelle plateforme médiatique nommée Yerimpost, au cours de votre rubrique intitulée « Sans langue de bois », vous illustrez de fort belle manière tout le sérieux que le gouvernement de Macky Sall met en œuvre pour gérer notre pétrole en donnant la part belle à Total, tout cela dans une opacité totale. Mais aussi vous révélez à quel point le président a le souci de la transparence dans le cadre de la gestion de ces ressources, allant jusqu’à inclure ce souci dans notre nouvelle constitution. Et c’est ce même souci de transparence qui anime Mansour Elimane Kane, appelé le monsieur pétrole de Macky Sall quand ce dernier d’après vous, aurait refusé de vous faire part du contenu réel du contrat que notre gouvernement a signer avec Total. Contrat que le ministre de l’Energie d’alors, Thierno Alassane Sall aurait refusé de signer, en vérité, par pure patriotisme.

Poursuivant avec d’autres révélations encore plus graves, vous expliquer que le Sénégal n’aurait accepter que 5 millions de dollars, en guise de bonus de signature pour une exploitation sur une superficie de 10.000 mètre carré soit 500.000 dollars pour chaque 1000 mètre carré. En faisant une comparaison avec la Mauritanie, vous dites que celle-ci aurait reçu 70 millions de dollars de la part de Exxon Mobil, une multinationale Américaine pour une exploitation portant sur 33.000 Km, soit un rentabilité 4 fois plus que le Sénégal.

Mieux encore, vous révélez que pour l’achat des 90 pour cent du permis d’exploitation de l’un de nos puits les plus prometteur à nos jours, à savoir Rufisque offshore, n’aurait couter à Total que la maigre somme de 100 millions de dollars, alors qu’elle était en compétition avec plusieurs compagnies étrangères dont une société chinoise qui aurait proposait 250 millions de dollars, soit deux fois plus que Total.

De telle révélations, même fausses auraient suscité de véritables remous dans un pays normal avec un taux d’éducation raisonnable comme le nôtre. Il est choquant de voir à quel point notre assemblée nationale est encore une fois sourde et muette face à sujet d’une telle gravité, pesée par le poids d’une majorité obéissante et applaudissante.




Face à ces révélations, il est de la responsabilité de l’Etat de nous éclairer, mais il est aussi du devoir de ceux qui ont compris, pas seulement les intellectuels, de veiller à une gestion transparente de nos ressources naturelles. Une transparence d’ailleurs consacrée par le récent referendum de Mars 2016.

Au regard de cette analyse, comment pouvez-vous, Mr Seck, en tant que citoyen affirmer que le président Macky Sall est doté d’une once de sérieux quand vous-même vous décortiquer son manque de sérieux et de dignité national, propos tirés de votre vidéo sur l’attitude prédatrice de Total au Sénégal ?

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=pCQb4HxJHXY

https://www.youtube.com/watch?v=Kd6eNtgHt9U

 

demba babaly ndiath

dembandiath@hotmail.fr

 

Un ancien de la DST pour épier les Sénégalais: le scandale des écoutes téléphoniques

YERIMPOST.COM Votre blog préféré est en mesure d’écrire que le pouvoir en place au Sénégal a recouru aux services d’un Français, ancien de la Division de la sécurité du territoire (DST, les renseignements intérieurs hexagonaux), dont nous taisons le nom par sens de la responsabilité et par égard à sa sécurité, pour muscler le dispositif qui épie les communications téléphoniques des Sénégalais.

Parmi ceux de nos concitoyens qui comptent, quiconque est vigilant se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans la qualité de ses coups de fil. S’il est peut-être efficace, le dispositif technique mis en place n’est pas discret. Il n’est pas totalement maîtrisé par les « grandes oreilles », comme le suggère cette source qui nous apprend qu’il s’agit d’une technologie israélienne dernier cri en cours d’acclimatation chez nous.

Il y a aussi là les effets pervers du comportement pour le moins écrasant et solitaire des agents des services secrets qui, munis de réquisitions, accèdent directement aux serveurs des sociétés de téléphonie mobile, y opèrent en solo, snobent les ingénieurs-maison qui connaissent les installations certainement mieux qu’eux… C’est ce qui explique des dérèglements comme ces vents violents et intempestifs qui se glissent dans les communications écoutées.

Mais tout cela n’est pas la question. La question ici n’est technique que pour ceux qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Elle est surtout d’ordre éthique. Dans une société civilisée, un Etat démocratique, les communications sont protégées par le secret. La confidentialité est une composante essentielle du droit à l’intimité de la vie privée. Il ne doit être porté atteinte à ce droit que dans des cas et des séquences limités et si et seulement si il y a une menace sur la sécurité collective.

Au Sénégal, on est trop loin de cette préoccupation d’ordre public. On confond sécurité publique de l’Etat et intérêts politiciens d’un régime qui épie ses adversaires ainsi que les pôles d’influence comme les médias, les syndicats et les familles religieuses. Au nom de quel principe peut-on épier des Sénégalais qui ne complotent pas contre la sûreté de l’Etat et pénétrer jusqu’aux profondeurs de leur intimité ? Doit-on dépenser des quantités importantes de deniers publics pour acquérir des technologies chères dans le but de violer les droits des citoyens ?

Aujourd’hui, la prégnance des écoutes et la psychose qu’elles suscitent ont fini de faire de Whatsapp le véhicule le plus répandu des communications entre les Sénégalais qui comptent. Avec toutes les contraintes liées à la mauvaise qualité de l’Internet et à ce risque de déposer des  données stratégiques sur la plateforme d’une entreprise privée américaine.

En un mot comme en mille, les écoutes téléphoniques tous azimuts, appelées à s’intensifier au fur et à mesure qu’approche l’élection présidentielle de février 2019, constituent un gros désastre humain et un énorme scandale démocratique.

Cheikh Yérim Seck



Vidéo wolof- « Le Sénégal a bradé son pétrole à Total  » (Cheikh Yérim Seck)





Vidéo wolof- Cheikh Yérim Seck dresse le bilan des 6 ans de Macky Sall





Peine de mort, pétrole, type d’opposition… ce style Sonko qui fait peur (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Ousmane Sonko est sans nul doute l’un des rares leaders politiques africains à oser aujourd’hui commettre un plaidoyer en faveur de la restauration de la peine de mort. Dans l’air du temps, il n’est plus admis de revenir à ce que les droits-de-l’hommistes, appuyés par les lobbys notamment maçonnique, ont réussi à présenter comme une barbarie. La civilisation du 21ème, dit une certaine bien-pensance, est incompatible avec la sanction capitale.

Ousmane Sonko, lui, va à contre-courant de cette pensée dominante pour militer en faveur du retour de la peine de mort au Sénégal. Il argumente cette thèse, en dépit des soupçons qui le dépeignent sous les traits d’un musulman orthodoxe, pour ne pas dire intégriste. Mais le leader de Pastef semble n’en avoir cure, visiblement trop peu soucieux d’inquiéter. Ceci ajoute au brouillage de l’image que les chancelleries occidentales se font de cet objet politique non encore clairement identifié.




Ce ne sont pas les seules que cet ancien inspecteur des impôts reconverti en politicien trouble. Le pouvoir de Macky Sall, et surtout ceux qui y gèrent des deniers publics, sont poly-traumatisés par cet ex-fonctionnaire des régies financières au fait des circuits de magouille qui agit comme un journaliste d’investigation pour prendre la main dans le sac les voleurs de la République.

Le point culminant de cette démarche a été atteint avec le pamphlet de plus de 200 pages qu’il a écrit pour démontrer comment le Sénégal a été spolié de son pétrole par le régime de Macky Sall. Sonko ne fait pas que peur, il terrorise les tenants actuels du pouvoir. Il ne se passe un jour sans qu’il avance un peu plus dans la découverte des cafards de Macky Sall et de ses affidés.

Et c’est cette façon de mener le combat politique qui fait de celui qui est devenu député aux législatives du 30 juillet 2017 une identité remarquable au sein de l’opposition. Opposant de type nouveau, tenant d’un discours plus journalistique que politicien, le leader de Pastef suscite envie et adversité y compris au sein de l’opposition.

Si Dieu Seul sait jusqu’où ira Ousmane Sonko, son ascension fulgurante et sa manière de faire la politique font peur dans tous les compartiments de l’échiquier.

Cheikh Yérim Seck



J’ose espérer que cette information sur Malick Gakou est fausse !

YERIMPOST.COM A l’initiative de Baye Ndiaye, frère du promoteur de lutte Aziz Ndiaye, et en l’absence de Balla Gaye 2, pris par les préparatifs de son combat contre Gris Bordeaux, mais en présence de son petit-frère, Sa Thiès, des bonnes volontés de Guédiawaye se sont rendues chez Malick Gakou. L’objectif est d’enrôler le leader du Grand parti (Gp) dans le groupe des personnalités de Guédiawaye appelées à se mobiliser autour de Balla Gaye 2 pour qu’il sorte victorieux de son choc du 30 mars prochain contre le Tigre de Fass.

Voilà ce que j’ai lu dans la parution du 20 mars 2018 du quotidien L’Observateur. Je refuse de croire en la véracité de cette information. Malick Gakou ne peut pas oser faire ce coup-là aux Sénégalais. Il ne peut pas, après avoir laissé entendre sa volonté de briguer la magistrature suprême, le 22 janvier 2017, à l’occasion d’une assemblée générale de son parti, disparaître et ne réapparaître sous les projecteurs des médias que sous les traits d’un parrain d’écurie de lutte préoccupé à s’affairer pour la victoire d’un lutteur.

Je n’ose pas croire, alors que les Sénégalais attendent ses propositions de transformation du pays dans un champ politique plus que demandeur d’offre, que Gakou puisse leur manquer de respect à ce point. Qu’il soit amateur de lutte ou friand d’être louangé dans les chansons de starlettes sénégalaises, c’est son droit ! Qu’il ait ce penchant pour le star system et le showbiz, pourquoi pas ?, s’il estime pouvoir passer par les célébrités pour décrocher les suffrages de leurs fans !

De là à théâtraliser une visite de lutteurs et d’amateurs alors qu’il est attendu sur des propositions pour régler les problèmes du pays, il y a une grosse erreur sur le registre.

Etre candidat à la fonction suprême de l’Etat est une chose sérieuse. Diriger un pays, ce n’est pas se distraire avec des lutteurs ou des chanteurs. La lutte, c’est bien. La musique, c’est excellent. Mais le Sénégal n’est pas un espace de jeu, encore moins un jouet. La politique n’est pas une activité ludique. C’est un engagement pour changer les choses. Elle requiert beaucoup de sérieux. Enormément de concentration. La concentration est le contraire de la distraction.

Malick Gakou, qui a une carte à jouer dans cette présidentielle ouverte avec 2 millions de primo-votants, ne doit être vu que sur le front des propositions sur l’éducation, la santé, l’emploi, la diplomatie, le développement économique… Desservi par une réputation de jet-setteur, qui lui colle à la peau tel un boulet, il doit travailler sa « présidentialité », prouver qu’il a les épaules assez larges pour remplir le manteau présidentiel.

Titulaire d’un doctorat, intellectuel structuré, il doit cesser de se laisser voir sous les traits d’un trivial personnage mondain. Et se défaire de certaines fioritures pour apparaître à l’opinion tel qu’il est vraiment. Nos discussions en privé m’ont fait déceler en lui un calibre politique et intellectuel qui peut être utile au Sénégal. J’ose croire qu’il ne va pas se consumer dans des futilités. J’ose espérer que l’information de L’Observateur est fausse !

Cheikh Yérim Seck



Non, Idrissa Seck, vous n’avez pas le droit de dire ça !!!

YERIMPOST.COM Evoquant les meurtres de nos compatriotes à l’étranger, vous avez, monsieur le président de Rewmi, critiqué le pouvoir, estimant qu’il gère ces drames avec « légèreté » et « faiblesse ». Pour justifier cette diatribe, vous avez convoqué le devoir de l’Etat de protéger ses ressortissants installés à l’intérieur comme à l’extérieur de son territoire.

M. Idrissa Seck, vous êtes leader d’un parti politique. Vous avez de par le passé occupé les fonctions stratégiques de directeur de cabinet du président de la République puis de Premier ministre. Vous n’avez pas le droit de tenir de tels propos. Vous connaissez la délicatesse des rapports entre Etats ainsi que les règles imposées par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires.

Vous n’ignorez pas que, même si fermeté il doit y avoir, elle s’exerce dans les conditions de la diplomatie, c’est-à-dire dans le respect des formes, la discrétion, la courtoisie… L’Etat du Sénégal observe ces principes, mais vous savez parfaitement, pour être informé, qu’il a pris toutes les dispositions pour que tous les droits d’Idy Diène, tué en Italie, et de sa famille soient respectés. Vous savez tout autant qu’il a dépêché une mission en Espagne pour prendre langue avec les autorités, défendre les droits de nos compatriotes Mame Mbaye Ndiaye et Ousseynou Mbaye qui y ont perdu la vie, et prendre les dispositions pour éviter de tels drames en l’avenir.

Contrairement donc à ce que vous affirmez, ni légèreté ni faiblesse ne peuvent être imputées au pouvoir sénégalais. Macky Sall, le président de la République, a certes des défauts. On ne peut toutefois pas lui reprocher de manquer de sérieux.

La politique au sens politicien du terme est légitime. La contradiction est le moteur de la démocratie. Mais elle ne s’exerce pas sur tout, en tout, tout le temps. Les intérêts supérieurs de notre pays, ses relations avec les Etats tiers, la vie et la sécurité de nos compatriotes… ne sont pas des questions politiciennes. Ce sont des enjeux transcendants.

Sous d’autres cieux, lorsque des drames de ce type touchent des citoyens, toute la classe politique observe ce qu’il est convenu d’appeler « l’union sacrée ». Les leaders de l’opposition se plient à une réserve de décence et, dans bien des cas, soumettent dans la discrétion des propositions au pouvoir sur ce qu’ils estiment être la meilleure manière de gérer la situation.

Monsieur Idrissa Seck, vous avez le droit, à dix mois de l’échéance cruciale de la présidentielle de 2019, de tirer à boulets rouges, à bout portant et à feu nourri sur votre adversaire, Macky Sall. Vous ne devez toutefois pas faire feu de tout bois. Aspirant à la plus haute fonction de ce pays, vous devez respecter les règles d’élégance républicaine et les murs porteurs des intérêts de l’Etat.

Cheikh Yérim Seck



Vidéo- Yerimpost décrit le comportement prédateur et impérialiste de Total au Sénégal





Un palais bis à Diamniadio ? Pourquoi pas ? Mais…

YERIMPOST.COM Donner un caractère institutionnel à Diamniadio motive la décision du chef de l’Etat de faire construire un palais bis au Pôle urbain. Une annexe qui pourra accueillir des réunions du conseil des ministres ou encore des réceptions officielles. Voici l’argument d’utilité publique que le directeur du patrimoine bâti de l’Etat a brandi pour repréciser la pensée du président de la République. Karim Fofana, dans une note, a expliqué: « Après les sphères ministérielles et la Maison des Nations-unies, l’annexe du palais est la troisième étape du redéploiement territorial de l’administration pour accompagner le développement de la nouvelle ville… Les annexes de palais existent dans tous les pays. La Résidence de Popenguine et le palais de l’île de Gorée sont des annexes du palais de Dakar. Lorsque le Sénégal construisait ces annexes, nous n’avions pas ces enjeux de développement territorial et de décongestionnement de la capitale.»

Accordons une présomption de bonne foi à M. Fofana et à son patron ! Si Macky Sall, dépositaire de la légitimité démocratique, estime avoir besoin d’une annexe de son palais à Diamniadio pour être plus efficace dans la réalisation du bonheur des Sénégalais, ceux-ci doivent soutenir pareil projet sans réserve.

Et puis, comme dit Fofana, il y a bien les palais d’Abidjan et de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, les palais de Brazzaville et d’Oyo au Congo, les palais de Lagos et d’Abuja au Nigeria…

Le Sénégal est un Etat important dans l’imaginaire mondial, une « zone d’influence symbolique », un pays de rencontres internationales… Avec son Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), Diamniadio va devenir un hub naturel de sommets internationaux. Il n’est pas superflu que le chef de l’Etat, qui est en train et va y recevoir d’importantes personnalités, y dispose d’un abri qui puisse refléter l’image majestueuse que nous voulons offrir de notre pays.

Pour susciter la révérence, l’Etat doit se parer de ses plus beaux atours. Le pouvoir est une représentation qui doit impressionner par sa grandeur, sa splendeur, ses ors, ses lambris et ses dorures.

Mais le palais bis de Diamniadio n’a de sens que s’il grave dans la pierre l’âme de notre peuple et tranche d’avec le style gothique de cette bâtisse blanche aux longs murs qui abritait le gouverneur de l’AOF et trône sur la désormais Avenue-Léopold-Sédar-Senghor, au cœur du Plateau, à Dakar.

Le nouveau palais doit cristalliser le génie créateur de notre peuple. Il doit être le reflet de la créativité de notre architecture, de nos architectes, de nos menuisiers, de nos potiers, de nos peintres, de nos sculpteurs, de nos décorateurs d’intérieur… Rien ne doit y figurer qui ne soit pas made in Sénégal et suivant les codes culturels et esthétiques de notre pays.

Bien plus qu’un palais, il devra être un espace d’exposition grandeur nature du savoir-faire sénégalais. Le projet sera réussi si chaque dirigeant étranger qui y séjourne éprouve le désir de faire découvrir la touche sénégalaise à son pays.

Le palais de Diamniadio doit être construit par des entreprises sénégalaises. Plus que de fierté, c’est une question de sécurité nationale. Les prestataires de ce chantier doivent être choisis suivant des règles d’absolue transparence. Les entreprises techniquement les meilleures et financièrement les moins chères doivent être sélectionnées pour ériger un bijou au-dessus de toute contestation.

Le coût du projet doit être maîtrisé. Cette dépense, qui ne donne pas directement à manger, doit être contenue pour ne pas, à l’image de la réfection du Building administratif, passer, à coups d’avenants, du simple au double du budget convenu.

L’esprit du nouveau palais serait faussé d’avance si sa construction devait être attribuée à certains businessmen dont la trop grande proximité avec le pouvoir alimente les bruits dans les salons feutrés et sous les chaumières. Et si le contribuable devait se retrouver, au bout du compte, avec une ardoise qui aurait pu, par son épaisseur, couvrir le financement de priorités dans l’éducation, la santé et la création d’emplois pour les jeunes.

Cheikh Yérim Seck




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