Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

Caisse d’avance

Khalifa Sall à la Cour d’Appel: pluie de recours pour la seconde manche

YERIMPOST.COM Nouvelle tournure du dossier Khalifa Sall. La Cour d’appel de Dakar a été saisie par les avocats de l’édile de la capitale mais pas qu’eux. L’Etat du Sénégal ainsi que la mairie de Dakar, pour s’être vus refuser la constitution de partie civile, ont aussi déposé un recours. Le procureur de la République a également saisi la Cour pour voir la sentence prononcée à l’encontre de Khalifa Sall confirmée, à défaut d’être suivi dans son réquisitoire de première instance où il demandait 7 ans ferme contre le maire de Dakar.



Pourquoi les avocats de Khalifa Sall n’ont pas encore introduit d’appel

YERIMPOST.COM On se joue la ruse dans le dossier de Khalifa Ababacar Sall. Le journal Les Echos nous apprend que les avocats du maire de la ville de Dakar sont entrain de peaufiner leur stratégie d’appel. Ils prennent leur temps dans le seul but de faire échouer le plan de liquidation que le régime a mis en place pour empêcher leur client de se présenter à la présidentielle de 2019. Leur objectif est de retarder au maximum la procédure.

Condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement, en première instance depuis le 30 mars dernier, les conseils de Khalifa Sall ont un mois pour faire appel de la décision. La source du journal révèle que la défense va probablement interjeter appel la semaine prochaine.




Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « les incohérences de la décision de Malick Lamotte… »





Mon regard de juriste sur les incohérences de la décision de Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Juriste dans une autre vie, j’ai gardé de ma formation universitaire des notions qui me permettent de me livrer à l’exercice du commentaire d’arrêt. La décision pénale qui m’intéresse, objet d’une grande attention de l’opinion publique du fait du pedigree du prévenu, me semble traîner de sérieuses incohérences.

Khalifa Sall a été condamné notamment pour escroquerie portant sur des deniers publics, une infraction d’une grande gravité qui d’ailleurs justifie la lourdeur de la peine qui lui a été infligée. Cette infraction suppose que son auteur ait usé de manoeuvres frauduleuses pour se faire remettre les deniers en cause à des fins d’enrichissement personnel. En l’espèce, Khalifa Sall, maire de Dakar, ordonnateur du budget de sa commune, ne peut pas être poursuivi pour escroquerie. Il dispose de jure et de facto des fonds et n’a nul besoin pour ce faire d’user d’une quelconque manoeuvre. Il ne peut être poursuivi que s’il commet des malversations dans leur gestion ou s’il les détourne de leur affectation dans un but d’enrichissement personnel. Seul un tiers est susceptible d’user de manoeuvres pour se voir remettre indûment ces deniers.




Ensuite, le juge Malick Lamotte a reçu la constitution de partie civile de l’Etat pour ensuite décider que celui-ci n’avait subi aucun préjudice et n’avait donc pas droit à une réparation. Or, dans un procès pénal, ne peut se constituer partie civile que celui qui a souffert d’un dommage directement causé par l’infraction. Le comportement du juge vis-à-vis de l’Etat dans ce procès reflète donc une contradiction absolue. Si je n’étais pas si naïf en politique, je croirais que le juge a fait exprès, en connaissance de cause, d’accueillir dans le procès une partie qui n’en est pas une, dans le but d’affaiblir la défense du prévenu par des contradicteurs illégitimes.

De même, le juge Lamotte a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de la mairie de Dakar. Au bout du procès, il a reconnu implicitement, en décidant que l’Etat n’a pas subi de préjudice, que c’est la mairie qui l’a enduré. En clair, la mairie, dont les 1,8 milliard de francs cfa sont censés avoir été escroqués, a été empêchée d’entrer dans le procès pour les réclamer. Ce qui a conduit à cette situation rocambolesque où Khalifa Sall, à qui on reproche 1,8 milliard de nos francs, se retrouve ne devoir payer que 5 millions ! La partie qui devait exercer l’action civile a été écartée du procès !

Si je n’étais pas si inexpert sur les questions de pouvoir, je croirais que l’obsession de punir le maire de Dakar était si dévorante qu’on a administré le procès contre certaines normes élémentaires de bon sens.

Enfin, le juge Lamotte a estimé de façon péremptoire que le faux et usage de faux est établi dès lors que les factures d’achat de riz et de mil établies ne recoupent pas la réalité de l’utilisation faite des fonds de la caisse d’avance. Cette interprétation est sujette à caution en droit budgétaire et comptable. Dans ce droit, les fausses certifications ne sont pas un délit. Le juge des comptes cherche à s’assurer d’une seule chose: la conformité de l’affectation des fonds.

Si j’étais l’avocat de Khalifa Sall, j’aurais eu des griefs sérieux à opposer devant la Cour d’appel à la décision de Malick Lamotte. D’aucuns me diront qu’ils ne serviraient à rien, vu la nature de ce dossier qui pousse certains magistrats dociles à le trancher dans le seul souci d’appliquer au prévenu une punition à la hauteur de l’adversité qu’il suscite en Macky Sall.

Nos juges gagneraient à méditer cette pensée d’Hypolite de Livry: Le plus horrible spectacle de la nature, et un des plus communs, est de voir violer la justice par l’homme préposé pour la rendre.

Cheikh Yérim Seck



Contribution: Khalifa out, so what (et après) ? (Oumar Faye)

Dans ma contribution datée du 23 mars 2018, j’écrivais ceci « Pour écarter des opposants, il (Macky SALL) les emprisonne, les fait exiler ou les menace de représailles judiciaires.  Pour ce qui concerne le cas spécifique de Khalifa SALL, tous les sondages ont démontré à souhait que dans une élection présidentielle où Khalifa SALL serait candidat, Macky SALL irait au second tour.  C’est la raison pour laquelle pour ceux qui seraient tentés de croire que Khalifa SARR pourrait être libéré, il faudrait qu’ils se détrompent. Non seulement, il sera condamné mais également il ne humera pas l’air de la liberté d’ici l’élection présidentielle pour la seule raison que le régime ne prendra pas le risque de le laisser battre campagne au profit d’un candidat de l’opposition. »

Ce verdict n’est nullement une surprise. De la même logique que pour ce procès où le juge Malick LAMOTTE, proche de Maitre Sidiki KABA avait prononcé un verdict commandité depuis l’Avenue Roume, tout est ficelé pour qu’aucune liberté ne soit octroyée à Khalifa aussi bien en appel qu’en cassation.  Le Palais contrôle tout. Les magistrats aussi bien de la Cour d’Appel qu’au niveau de la Cour suprême ne relâcheront Khalifa d ‘ici l’élection présidentielle.

Lorsque son entreprise « mackyavélique » aura bien fonctionné, le Président comme il l’a fait pour Karim, après l’avoir écarté de l’élection présidentielle, prendra une grâce pour Khalifa pour dire aux sénégalais qu’il a de la magnanimité dans son cœur.

Ce scénario, je vous le concède, ne se réalisera que si les sénégalais ne décidaient pas de dire « STOP ». Pour contrer cette entreprise abominable, mon analyse m’amène à ces recommandations.




  1. Un front de l’opposition contre la dictature rampante

L’opposition, comme elle l’a fait lors des assises nationales, devrait regrouper toutes les forces vives pour conter les dérives du Président consistant à écarter ses adversaires qu’il craint le plus. Pour cela, la société civile, l’opposition, etc. devraient se réunir comme un seul homme pour dénoncer ce régime, avec tous les moyens démocratiques en leur possession et mettre fin à l’instrumentalisation de la justice, refuser le parrainage institué pour écarter des adversaires politiques et exiger la délivrance des cartes. A  ce stade, l’oppression doit être combattue et l’engagement doit être décisif. Une campagne nationale et internationale s’imposent.

  1. Des coalitions en vue des élections

S’il est vrai qu’une seule candidature présente des dangers pour l’opposition, une trop grande dispersion risque aussi de faire l’affaire du parti au pouvoir. Ainsi, l’opposition doit aller en coalition en acceptant de porter des candidats qui rassurent et qui portent des valeurs. De grandes coalitions autour de Abdoulaye BALDE, Moustapha GUIRASSY, Idrissa SECK, Malick GAKOU, Ousmane SONKO amèneront trés certainement Macky SALL au second tour et vers une alternance assurée.

  1. Miser sur la jeunesse et investir le monde rural

La jeunesse sera le cheval de bataille de l’opposition pour réussir l’alternance. L’opposition doit investir la jeunesse des universités, des lycées et partout dans le pays. Les vacances scolaires et universitaires doivent être utilisées par la jeunesse pour une grande sensibilisation des milieux ruraux particulièrement. Les thèmes ne manquent pas (arrestation d’opposants avec une instrumentalisation de la justice, népotisme dans la gestion des affaires de l’Etat, corruption dans le pétrole, etc.). Ces thèmes doivent être partagés au niveau de tous les sénégalais et dans toutes les langues locales. Ces thèmes doivent aussi être partagés au niveau des réseaux sociaux dont facebook et WhatsApp. En plus des réseaux sociaux, du porte à porte doit être fait que ça soit dans la rue, dans les transports, les marchés, les maisons, etc.

Pour Khalifa SALL, après avoir épuisé tous les recours concernant son verdict, il lui appartiendra à travers ses partisans qui lui sont restés fidèles de battre campagne pour l’opposition, comme il l’a fait lors des législatives. Il sera réhabilité par une grâce amnistiante quand l’alternance se produira lors des présidentielles et des législatives prochaines.

Le Sénégal est en danger et il appartient aux sénégalais de sauver ce pays qui a fait la fierté de tous ceux qui dans le monde sont épris de justice et de démocratie.

Envoyé à partir de Outlook Oumar



Les avocats de Khalifa Sall portent un regard sur la condamnation de leur client

La procédure judiciaire initiée, depuis plus de 12 mois, aujourd’hui, contre Monsieur Khalifa Ababacar SALL, Député élu, Maire de la ville de Dakar, vient, ainsi qu’il fallait s’y attendre, d’aboutir à sa condamnation à 5 ans d’emprisonnement ferme.

Cette condamnation est l’épilogue d’un acharnement politique et d’une instrumentalisation de la justice, qui ont conduit Mr Maky SALL, Président de la République du Sénégal, à dépêcher, contre le bon sens, et en violation des règles fondamentales en matière de décentralisation, une mission de l’Inspection Générale de l’Etat, pour contrôler les comptes de la ville de Dakar.

Sûr d’obtenir les résultats escomptés d’une administration (IGE), qui lui est aveuglément soumise, le Président de la République du Sénégal, s’est autorisé à saisir le Procureur de la République en lui enjoignant de poursuivre immédiatement.




Le Juge d’instruction saisi, a ouvert une information et inculpé Khalifa Ababacar SALL et plusieurs autres, tous poursuivis pour des crimes et délits graves.

Aussi bien lors de l’enquête préliminaire que durant l’information judiciaire conduite totalement à charge, le Maire Khalifa Ababacar SALL, a vu ses droits violés et ses moyens de défense ignorés.

En attendant de lire le texte du jugement inique pour en examiner les motivations exactes, son dispositif laisse transparaître que le Tribunal n’a fait que prolonger la démarche de négation du droit précédemment entamée par le Juge d’instruction, et ce, en dépit des preuves administrées de l’existence de la nature des fonds politiques en cause.

 

D’un point de vue juridique, le Tribunal se rendant compte qu’aucune condamnation, pour quelque infraction que ce soit, n’était possible avant qu’il n’ait écarté le caractère politique des fonds, y a procédé pour arriver à ses fins.

Bien évidemment, pour laver son honneur sali, et rétablir sa dignité entamée, le Député Maire Khalifa Ababacar SALL qui réaffirme sa foi en Dieu et sa croyance en la Justice et aux Juges respectueux de leur serment, avisera, en accord avec ses Avocats qu’il remercie, des recours éventuels contre le jugement prononcé contre lui.




Jugement de Khalifa Sall: cette autre sanction que le tohu-bohu a empêché Lamotte de lire

YERIMPOST.COM Cette nouvelle n’est pas faite pour calmer la colère des partisans du maire de Dakar. C’est le quotidien l’AS qui la file. Selon une source du journal, en plus de sa peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 5 millions, Khalifa Sall se verra confisquer un cinquième de ses biens. A en croire la même source, le juge Lamotte, qui a été interrompu par le tohu-bohu de la salle, n’a pas pu continuer la lecture de sa décision. Une information qui, si elle s’avère exacte, risque de jeter le feu aux poudres. Les avocats des deux parties seront incessamment convoqués par le juge Lamotte pour terminer son délibéré mais, cette fois, ce sera à huis clos.




Condamnation: L’analyse de Khalifa Sall à travers son porte-parole Moussa Taye

YERIMPOST.COM «Le juge Lamotte avait promis de dire le droit. Malheureusement, tout ce qui a été dit est tout sauf du droit.» C’est l’avis de Moussa Taye, ce proche collaborateur du maire de Dakar. Ceci dit, tout n’est pas perdu pour Khalifa Sall, semble dire le non moins conseiller politique et porte-parole de l’édile de la capitale. «Nos avocats ont interjeté appel et useront de toutes les voies de recours pour faire casser ce verdict. Donc, sur le plan politique et électoral, il n’y a pas péril en la demeure», ajoute Moussa Taye.




Vers une révocation de Khalifa Sall ? Que dit la loi ?

YERIMPOST.COM Nous restons avec le spécialiste en décentralisation interrogé par nos confrères de l’Observateur sur le cas Khalifa Sall. Il faut voir si les chefs d’accusation portent sur les faits qui relèvent de l’article 140 du Code des collectivités locales. L’article 135 dudit code dispose que, lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit. L’article 140 précise les fautes qui peuvent entraîner l’application des dispositions de l’article 135, c’est-à-dire, l’application de la révocation. Cette révocation devra être prononcée par décret, par le chef de l’Etat…

Amadou Sène Niang s’est voulu plus précis invitant à lire ce que disent les articles 135 et 140 du Code général des collectivités locales que nous reproduisons ci-dessous:

Article 135 – Lorsque le maire ou tout autre Conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit. Les maires et adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent être suspendus par un arrêté du ministre en charge des Collectivités locales pour un temps qui n’excède pas un (1) mois et qui ne peut être porté à trois (3) mois que par décret. Ils peuvent être révoqués que par décret. L’arrêté de suspension et le décret de révocation doivent être motivés.

Article 140- Sans que la liste soit limitative, les fautes énumérées ci-dessous peuvent entrainer l’application des dispositions de l’article 135 du présent code :

1-      Fait prévu et puni par la loi instituant la Cour des comptes.

2-      Utilisation des deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées




3-      Prêts d’argent effectués sur les recettes de la commune.

4-      Faux en écriture publique authentique visés au Code pénal.

5-      Faux commis dans certains documents administratifs, dans les feuilles de route et certificats visés au Code pénal.

6-      Concussion.

7-      Spéculation sur l’affectation des terrains publics, les permis de construire ou de lotir

8-      Refus de signer ou de transmettre au représentant de l’Etat une délibération du Conseil municipal

Dans les sept cas, la sanction administrative ne fait pas obstacle aux poursuites judiciaires.

Conclusion, si sa condamnation devenait définitive, la révocation de Khalifa Sall serait sa double peine, mais, cette fois, portée directement par le président de la République.




Le maire condamné, quel sort pour la mairie de Dakar ?

YERIMPOST.COM En cas de condamnation définitive de Khalifa Sall, Dakar ne sera pas placée sous délégation spéciale, selon l’avis d’un spécialiste en décentralisation. Interrogé sur la question par le quotidien l’Observateur,  Amadou Sène Niang a expliqué que les délits qui sont reprochés à Khalifa Sall ne sont pas imputables au Conseil municipal qui n’a pas été condamné. Le sieur Niang d’aller plus loin dans ses explications : « C’est la révocation qui est possible dans ce cas précis. Si le maire de Dakar est révoqué, c’est un conseiller élu par le Conseil municipal qui le remplace. La délégation spéciale est la sanction prévue en cas de faute du Conseil. Il y a une période intérimaire pendant laquelle dirige le premier adjoint au maire ou, à défaut, un conseiller pris dans l’ordre du tableau du Conseil municipal. A la fin de cette période qui va durer un (1) mois, le Conseil municipal va se réunir pour élire un maire qui aura la plénitude des fonctions du maire révoqué. »




Pour quels motifs Khalifa Sall et cie ont-ils été condamnés ?

YERIMPOST.COM Khalifa Sall, Mbaye Touré et Bodian n’ont pas été condamnés pour détournement de deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. Ils ont été reconnus coupables de faux et usage de faux en écritures publiques et écritures de commerce, escroquerie portant sur des deniers publics…

Le rejet du détournement de deniers publics emporte des conséquences juridiques importantes sur lesquelles Yerimpost va revenir.



Lamotte fait appel à un gendarme pour assurer les charges du greffier 

YERIMPOST.COM La grève des travailleurs de la Justice n’a pas impacté le délibéré du procès de la caisse d’avance. La raison en est simple. Le juge Malick Lamotte avait fini par trouver une alternative. En lieu et place d’un officier de justice, communément appelé greffier, il a fait appel à un gendarme. Ibrahima Mbaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait prêté serment avant devant le tribunal avant d’assurer sa fonction du jour.

Le juge s’est appuyé sur l’article 386 alinéas 1 du Code de procédure pénale relatif à la fonction du greffier.




Sur la RFM, échange aigre-doux entre Barthélémy Dias et Alassane Samba Diop

YERIMPOST.COM Le maire de Mermoz-Sacré-Coeur a trouvé un qualificatif pour la justice sénégalaise. Appelé à réagir sur la condamnation du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall,  Barthémély Dias, sur les ondes de la RFM, a déclaré: «Permettez-moi d’emprunter la phrase de Trump pour qualifier nos pays. On a une justice de merde !» Avant d’être coupé net par le journaliste Alassane Samba Diop qui lui fait remarquer qu’il ne peut tenir de tels propos sur les ondes de cette radio. Mais c’était sans compter avec la ténacité de Dias fils qui a renchéri: « C’est mon point de vue et c’est vous qui me l’avez demandé.» La communication a été définitivement rompue pour ne pas laisser les choses dégénérer.




Pourquoi les deux percepteurs Bocoum et Touré sont-ils arrivés à l’audience en retard ?

YERIMPOST.COM Le verdict est certes tombé mais la rédaction de Yerimpost pousse encore l’investigation sur ce procès dit de la caisse d’avance. A l’ouverture de l’audience du délibéré, le président du tribunal, Malick Lamotte, constatant que deux des prévenus n’étaient pas dans la salle, a décidé d’une suspension et a exigé leur présence. Des informations qui nous sont parvenues, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré qui, depuis le début de cette affaire, bénéficiaient d’une liberté provisoire, avaient décidé de ne pas assister à l’audience de ce jour, sur conseil de leurs avocats. En réalité, aucun texte n’exige à un prévenu qui comparait libre de se présenter au tribunal le jour du verdict. Seul un accusé placé en détention est tenu d’assister à son procès. Lorsque le juge Lamotte a insisté sur leur présence, les deux percepteurs se sont exécutés, permettant ainsi la reprise de l’audience. La suite, vous la connaissez.




Dernière minute: Audience suspendue dans le procès de la caisse d’avance

YERIMPOST.COM

L’audience qui s’est ouverte ce matin au tribunal de Dakar dans l’affaire de la Caisse d’avance tient tout le monde en haleine. La salle est bondée de monde et surprise ! A peine que l’audience a démarré, exactement à 9h20 minutes, le juge Malick Lamotte a décidé de suspendre l’audience. Motif ? Les prévenus Ibrahima Touré et Mamadou Oumar Bocoum n’étaient toujours pas dans la salle et le président a exigé leur présence avant de rendre son délibéré.




Dernière minute: Bocoum et Touré sont dans la salle

YERIMPOST.COM Les deux prévenus viennent d’arriver au tribunal. Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, les deux percepteurs inculpés dans ce procès, bénéficient d’une liberté provisoire. Le juge Lamotte avait suspendu l’audience, exigeant leur présence dans la salle. L’audience va reprendre d’un moment à l’autre et le sort de Khalifa Sall et ses coaccusés va être fixé.




Moussa Taye se prononce sur le délibéré de demain

YERIMPOST.COM Ce sera la douche froide pour ses souteneurs si le maire de Dakar venait à être condamné. Le verdict est proche et les lieutenants de Khalifa Ababacar Sall sont optimistes que, ce vendredi 30 mars, le prisonnier le plus célèbre de Rebeuss sera libre au même titre que ses coaccusés. Moussa Taye, conseiller politique de l’édile de la capitale, s’est ouvert à nos confrères de l’Observateur pour manifester toute sa confiance quant à l’issue heureuse de ce délibéré. Il a également profité de la tribune qui lui a  été offerte pour appeler à une forte mobilisation des militants, sympathisants, amis et alliés.




Menace sur le délibéré de l’affaire de la caisse d’avance: y a-t-il un risque de renvoi ?

YERIMPOST.COM C’est demain, vendredi 30 mars, que le délibéré du procès de la Caisse d’avance sera rendu. Le seul hic, c’est le mot d’ordre de grève décrété par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) qui fait craindre un renvoi de la décision. Dans sa livraison du jour, le quotidien l’AS s’est approché d’un professeur de droit pénal.  Elhadj Iba Barry Camara a rassuré: « En vérité, tout a été dit dans ce procès. Maintenant, il suffit simplement de rendre le verdict. On vient et on procède à la lecture du délibéré. Celui qui fait office de greffier ne peut rien faire pour faire obstacle à cela.» Le professeur a également soutenu que cette grève ne pourra pas non plus empêcher les  différentes parties d’interjeter appel du jugement qui sera rendu.




Vidéo wolof- A deux jours du verdict, Barthélémy Dias s’adresse au juge Lamotte





Sytjust: la grève qui va maintenir Khalifa Sall en prison

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Sytjust reconduisant une grève qui de facto va maintenir Khalifa Sall en prison…

 

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST), dans son deuxième plan d’action, a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures les jeudi 29 et vendredi 30 mars 2018, sur toute l’étendue du territoire national, pour exiger du gouvernement la matérialisation de ses engagements par l’adoption :
• du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de Formation judiciaire (CFJ);
• du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la Justice;
• du projet de décret fixant le mode de répartition  des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police,  des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des  saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale;
• du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de  contrainte  en matière sociale;
• du projet de décret modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs.
Le SYTJUST attend par ailleurs du gouvernement l’ouverture de négociations sérieuses relatives:
• à l’octroi d’indemnité de logement ;
• à l’octroi d’une prime d’incitation à la célérité ;
• à l’augmentation de l’indemnité de participation à la Judicature ;
Le SYTJUST compte ainsi s’insurger contre le dilatoire et le manque d’attention affichés par le gouvernement par rapport à ses revendications.

Fait à Dakar, le 28 mars 2018
Le Bureau Exécutif National




Contribution: M. Lamotte, jugez en droit et libérez Khalifa Ababacar Sall

Le procès de la Caisse d’Avance connaitra son épilogue le 30 Mars 2018. C’est une date historique lors de laquelle le verdict sera donné. C’est aussi une occasion inespérée où le devoir a pris rendez-vous avec la justice. Et Hypolite De Livry de nous rappeler que « quand le devoir ne se concilie pas avec la justice, il n’y a plus de devoir ». M. le juge LAMOTTE, vous avez un seul devoir celui de lire et de dire rien que le droit, c’est-à-dire faire ce qui est juste, c’est également et exactement faire entendre la justice. C’est quoi la justice? Ambroise Rendu nous répond à ces termes « la justice consiste essentiellement à accomplir, sans réserve et sans délai, ce grand précepte : rendre à chacun ce qui lui est du». Le pouvoir judiciaire a le devoir d’indépendance. Le citoyen a le devoir de sentence juste. Le peuple a le devoir de confiance envers sa justice et ses juges. M. LAMOTTE, vous avez le devoir de bonne conscience et êtes en même temps l’incarnation de la totalité de ces devoirs que vous devez rendre sans broncher, sans parti pris et sans trébucher car Dieu seul possède en lui le devoir de refuge, de protection et d’assurance. C’est uniquement en rendant ce qui est dû au député maire Khalifa Ababacar SALL que Dieu vous rendra ce qui vous est dû. Et il vous le rendra de la plus belle des manières, car il est Juste et aime la Justice. Jusqu’ici tout porte à croire que vous êtes d’une tranquillité d’esprit imperturbable qui ferez usage de sa connaissance éclairée, de son courage inflexible et de sa foi inébranlable pour libérer la justice.




Le peuple Sénégalais est épris de justice. Le peuple Sénégalais est aussi un peuple de résistance. En lui refusant sciemment et de mauvaise foi de rendre la justice, vous l’inspirerez que du profond mépris et pourriez précipiter le pays vers le chaos. Quant à la dame justice, elle sera tristement réduite en une simple marionnette à la commande de monsieur l’exécutif. Pour rappel, M. le juge LAMOTTE, le 30 Mars vous serez installé confortablement ou mal à l’aise devant le tribunal de votre conscience, aurez comme témoin l’histoire et comme jury la mémoire collective du peuple soit pour inscrire brillamment ou lamentablement votre nom dans les plus belles ou sombres pages de la jurisprudence. N’est-ce pas Monsieur Mamadou DIOP, ancien maire de Dakar, qui vous a prodigué un conseil plein de sagesse avant de disparaitre furtivement et à jamais. M. le juge LAMOTTE, « jugez en droit et libérez Khalifa Ababacar SALL », vous a-t-il dit. J’en ai la conviction profonde que l’écho de sa voix raisonnera aussi fort et aussi longtemps dans le tribunal de votre conscience à chaque fois que vous êtes tenté de le faire condamner. Car suffit –il de peu regarder pour bien constater que ce procès de « la honte qui n’a pas sa raison d’être est en fait le procès de l’obstination, de l’acharnement et de la méchanceté » et par conséquent, sous aucun prétexte, pour aucun privilège, vous devez ternir votre réputation, entacher l’image de la justice et trahir votre sermon. M. le juge LAMOTTE, « jugez en droit et libérez Khalifa Ababacar SALL » !

 

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com

L’état d’esprit de Khalifa Sall à 9 jours de son délibéré

YERIMPOST.COM J-9 et dame justice décidera si oui ou non le maire de Dakar est coupable des faits qui lui sont reprochés. En attendant le 30 mars, Khalifa Ababacar Sall est, semble dire un de ses proches collaborateurs, serein. S’il est en prison, c’est par la volonté divine et s’il doit en sortir, ce sera également par la simple volonté de Dieu. Cette confession est de ce proche qui s’est ouvert à nos confrères des Echos. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, l’édile de la capitale sénégalaise est prêt à l’affronter.




Vidéo- Yerimpost dévoile les négociations entre Macky Sall et Khalifa Sall

Le Parti socialiste en France apporte un soutien massif à Khalifa Sall

Parti Socialiste du Sénégal en France

En collaboration avec tous les sympathisants pro Khalifa SALL de la diaspora

 

Paris, le 02 mars 2018

En ce mois de mars 2018, la justice sénégalaise continue son acharnement sur le Député-Maire de Dakar Khalifa Ababacar SALL. Un an de séquestration d’un homme à la carrière exemplaire. 47 ans d’expérience politique. Un homme qui n’a jamais été épinglé dans un audit .

Khalifa SALL a été 2 fois ministre: Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé des Relations avec les Assemblées et Ministre du Commerce et de l’Artisanat Sénégalais. Khalifa SALL a été 5 fois député élu par le peuple Sénégalais en 1983, en 1988, en  1993, en 2001 et en 2017.

Khalifa SALL a été adjoint au Maire de la ville de Dakar pendant 17 ans de 1984 à 2001. Maire de Grand Yoff pendant 5 ans, Maire de la ville de Dakar depuis 9 ans. Président de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLUA). Secrétaire Général de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF).

Khalifa SALL a été membre actif du Dialogue inter-congolais et a représenté au niveau africain le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et l’Association des Parlementaires Européens pour l’Afrique. Il est consultant auprès de la Banque mondiale et du système des Nations unies. Activités de consultance liées aux questions électorales et au renforcement des capacités et prérogatives des Parlements. Khalifa SALL a participé à plusieurs missions d’observation de l’Union Africaine sur les élections en Afrique dont la plus récente en Mauritanie lors de la Présidentielle d’août 2009.




C’est ce digne fils du Sénégal qui est aujourd’hui traîné dans la boue à cause de ses ambitions. En prison depuis mars 2017 pour «détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des derniers publics, complicité de faux en écriture de commerce, faux et usage de faux en écriture publique et blanchiment».  Un acharnement sans précedent mené par un régime dont le Président met sa menace de réduire l’opposition à sa plus simple expression en exécution. D’autres hommes politiques avant Khalifa SALL sont passés par la case prison pour lui avoir tenu tête. La démocratie Sénégalaise est en régression. Le pouvoir judiciaire est devenu une arme de destruction d’hommes politiques . Depuis l’arrivée de Macky SALL à la tête de l’Etat, une cinquantaine d’hommes politiques ont été emprisonnés.

Mais ce que Macky Sall a oublié dans sa tentative de règlement de comptes politique et  d’instrumentalisation de la justice c’est que la personnalité de Khalifa SALL dépasse aujourd’hui les frontières du Sénégal. Des Maires et hommes politiques de plusieurs pays lui ont témoigné un soutien sans faille depuis le début de son combat contre un Etat déterminé à l’éliminer. La mairie de la ville de Paris n’est nullement en reste.

Khalifa SALL fut élu président de Cities alliance en 2016.  Selon lui les « cités doivent devenir maîtres de leurs destins » et il invite les populations à prendre leur destin en main. Pour traduire son invitation en actes, les Sénégalais de France et de la diaspora lui manifesteront leur soutien sans faille en organisant un rassemblement le samedi 10 mars 2018 à 14h00 au Parvis de l’Hôtel de ville de Paris. Pour non seulement demander à la justice sénégalaise de juger cette affaire en toute impartialité, mais aussi dénoncer la liquidation programmée du Député Maire Khalifa Ababacar SALL. Intenter un procès politique à un adversaire n’est pas digne d’un Président qui a bénéficié et hérité de la démocratie sénégalaise.




La Cellule Communication

Exclusif! Bamba Fall et une poignée d’hommes de l’ombre pilotent une négociation entre Macky Sall et Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Que tous ceux qui, dans les entourages respectifs du chef de l’Etat, Macky Sall, et du maire de Dakar, Khalifa Sall, nient toute négociation entre les deux hommes, se ravisent. Ils se trompent peut-être de bonne foi mais la réalité est toute autre. Le locataire du palais de l’Avenue-Léopold-Sédar-Senghor et le pensionnaire le plus célèbre de la prison de Rebeuss se parlent par Mahammed Boun Abdallah Dionne, Bamba Fall et deux hommes de l’ombre interposés.

Pivot central de la négociation, Bamba Fall n’a jamais caché sa position depuis l’éclatement de cette affaire: il faut parler au pouvoir, trouver un compromis, faire libérer Khalifa Sall… C’est depuis sa cellule de prison que le maire de la Médina a entamé les pourparlers. Il a commencé par négocier sa propre libération par le biais de Mahammad Boun Abdallah Dionne. Puis, il s’est notoirement rapproché du pouvoir, rencontrant ostensiblement le président de la République et le Premier ministre.

Alors que certains supputent qu’il cherche à transhumer et que d’autres pensent qu’il joue, lui négocie avec les deux têtes de l’Exécutif les conditions de la libération du maire de Dakar. Au fil de l’avancée des pourparlers, il briefe des hommes de l’ombre qui, eux, se rendent souvent, sans crier gare, à la prison de Rebeuss, recueillent le point de vue de Khalifa Sall, ses points de désaccord, ses concessions sur d’autres, ses réserves, ses suggestions…

Les retours de ces hommes passent par Bamba Fall pour arriver au sommet de l’Etat. Voilà pourquoi l’édile de la Médina est aujourd’hui le seul politique de ce niveau à parler à la fois à Macky et à Khalifa. Le pouvoir le reçoit à bras ouverts. Khalifa Sall a interdit à ses hommes et à ses femmes de l’attaquer.

Yerimpost est en mesure d’écrire que Mahammed Dionne, Bamba Fall et les deux missi dominici négocient à fond la caisse. Ils se donnent comme deadline le 30 mars 2018, date d’annonce de la décision du tribunal avant laquelle un accord doit être trouvé. Le fil conducteur de leur mission est claire: organiser la libération de Khalifa Sall dans des conditions qui ne menacent ni l’image ni la survie du pouvoir. Vaste chantier.

En attendant de le réaliser, Bamba Fall a récemment confié à l’un de ses confidents: « C’est enfantin d’insulter et d’attaquer. Tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu n’arrangent pas les affaires de Khalifa. Ce sont des agissements d’enfants. Moi je suis un adulte. Je me suis fixé comme objectif de faire sortir Khalifa de prison. La prison n’est pas douce. » Après y avoir passé des mois, il sait de quoi il parle…

 

Khalifa Sall/Macky Sall: Vers un second protocole de Rebeuss ?

YERIMPOST.COM Le maire Barthélemy Dias se veut clair ! Le détenu le plus célèbre du Sénégal n’est demandeur de rien. Ni d’un accord, encore moins d’un protocole. A l’entendre, Khalifa Ababacar Sall n’est pas un homme de deals. C’est l’intime conviction du maire de Mermoz/Sacré- Coeur qui, dans un entretien avec Vox populi, assure que l’édile de la capitale sénégalaise n’a envoyé personne négocier son élargissement de prison.

Thierno Alassane Sall défend Khalifa Sall et enfonce Baïla Wane

YERIMPOST.COM Une justice sélective, c’est ce qui a conduit le maire de Dakar en prison. C’est en tout cas l’avis de l’ancien ministre de l’Energie. Pour preuve, Thierno Alassane Sall revient sur le cas de la Lonase qui, selon lui, est une parfaite illustration d’un manque de volonté de recouvrer les deniers publics. Un dossier parmi tant d’autres aussi explosifs les uns que les autres et sur lesquels l’Agence judiciaire de l’Etat devrait se pencher. Le cas de Khalifa Ababacar Sall n’est rien à côté de ces dossiers. «Le cas de la Lonase avec des aveux circonstanciés de l’ancien directeur qui a bénéficié de ce qui s’apparente à la caisse d’avance, comme par miracle, la direction a retiré sa plainte contre Baïla Wone. En cette circonstance, on n’a pas vu le même zèle de l’Agence judiciaire de l’Etat. On a pas vu la même volonté de recouvrer les deniers de l’Etat que sur le cas de Khalifa Sall», a indiqué Thierno Alassane Sall.




Humeur: Bassirou Guèye se prend les pieds dans Lamotte de terre.

YERIMPOST.COM Devant le tribunal, Serigne Bassirou Guèye a avoué que, lors de l’instruction, il avait eu à travailler avec un magistrat qui siégeait dans le procès de Khalifa Sall concernant l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Pour l’avocat de la défense, Me Ousseynou Fall, il s’est alors agi de tout de suite demander au juge Lamotte de faire toute la lumière sur cette affaire qui, si elle s’avère vraie, annulerait toute la procédure.

Serigne Bassirou Guèye a en effet affirmé «qu’il y a eu plusieurs magistrats qui ont eu connaissance du dossier. Et que, chacun parmi eux, a eu la même position sur l’affaire de la caisse d’avance. Et même, l’un de ces magistrats est parmi vous». Or “la loi interdit, formellement, à un magistrat instructeur de siéger à l’audience”, alors que le procureur a affirmé que tel a été le cas.

Ce cafouillage démontre-t-il que les débats sont joués et que la sentence est tellement prévisible que les précautions procédurales exigées dans un prétoire normé sont à ce point superflues, que les lapsus aux allures d’aveu de duplicité s’échappent de la bouche des personnes garantes normalement de l’indépendance et du bon fonctionnement de la Justice ? En tous cas, les avocats de la défense de Khalifa Sall ne vont pas, c’est certain, aider Bassirou Guèye à se sortir de Lamotte de terre dans laquelle son imprudente argutie a enlisé son réquisitoire. A suivre…

 



Emouvante déclaration finale de Khalifa Sall devant le tribunal

Monsieur le Président du Tribunal,

Messieurs les membres du Tribunal,

Monsieur le Procureur de la République,

Mesdames, messieurs les avocats de tous bords

Mesdames, messieurs  

Voici presque une année, que moi Khalifa Ababacar SALL, député et maire de la Ville de Dakar, et cinq de mes collaborateurs, sommes attraits devant cette juridiction.   Fort heureusement, mes excellents conseils ont eu, avec beaucoup de brio et d’expertise, à apporter au tribunal les arguments juridiques pertinents aux fins de prouver le caractère insoutenable et non fondé des poursuites. Ils ont tous eu à demander à votre tribunal la fin des poursuites et une relaxe pure et simple pour mes co-prévenus et moi-même. J’adhère à leurs brillantes plaidoiries et fais miens tous les arguments juridiques ici développés pour nous décharger des griefs et charges qui nous ont valu notre présence devant ce tribunal. Je voudrais, à cet égard, témoigner notre gratitude à tous nos avocats pour leurs brillantes prestations.   Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude aux femmes et aux hommes, jeunes et moins jeunes, qui, du premier jour de notre détention au dernier jour de ce procès, nous ont manifesté leur soutien par leur présence et leurs prières. Mes remerciements s’adressent enfin à tous ceux, femmes et hommes, au Sénégal ou à l’étranger, qui nous témoignent leur solidarité et continuent à formuler des prières à notre endroit.

M. le Président,




Comme je n’ai eu de cesse de le dire tout au long de ces 11 derniers mois : je réfute chacune des accusations sans fondement qui me prennent pour cible. De ma vie, jamais, je dis bien jamais, je n’ai eu le besoin de détourner des deniers publics. Il a été démontré ici qu’il n’y a jamais eu de détournement de deniers publics ni au préjudice de l’Etat ni au préjudice de la ville qui m’a honoré en m’accordant sa confiance par deux fois.   A l’endroit de tous mes concitoyens, je voudrais, qu’il me soit permis de réaffirmer que jamais je n’ai eu ni de près ni de loin, seul ou en association, à comploter contre les intérêts de ma ville ou encore à porter atteinte à l’honneur et à l’honorabilité de l’institution qu’ils m’ont permis de diriger depuis 2009.   Jamais je ne trahirai le lien de service et de confiance qui nous unit.   Toute ma vie, j’ai appris auprès de mes parents, la vertu du travail, de l’honneur et du mérite. Très jeune, je me suis astreint à leur donner corps par mon comportement. Jeune élève socialiste, j’ai appris à la dure à me faire respecter par la rectitude de mon comportement et la force de mes convictions.   Déjà au lycée en des périodes où très peu de ma génération osait affirmer leur appartenance au MJUPS, je défendais mes choix politiques loin des lambris du pouvoir, dans nos foyers à travers des débats houleux, durs mais démocratiques avec des cellules communistes, marxistes léninistes qui avaient les faveurs de la majorité des jeunes de ma génération. Ce même combat, je l’ai poursuivi à l’Université de Dakar dans un environnement encore plus révolutionnaire et plus conflictuel. Jamais je ne me suis dérobé. Jamais je n’ai eu à différer un combat ou à me réfugier derrière des artifices juridictionnels ou à utiliser les armes du pouvoir pour triompher de mes adversaires politiques. L’honnêteté, la constance, la loyauté et la fidélité en amitié ont été mes seules viatiques dans ma formation d’homme et dans mes actions comme père de famille et comme responsable politique.  

Monsieur le Président,

Messieurs du tribunal,

Mes chers compatriotes,

Pour moi qui suis entré en politique pour servir notre pays, la colère est grande aujourd’hui de voir mon nom, mon honneur et ma dignité engagés dans une machination de distorsion et d’altération de la vérité.     Des actes innommables ont été posés de manière récurrente dont le seul fondement est de m’amener à renoncer à mon engagement politique au service de mon pays. Mais je n’abdiquerai jamais face à cette grande injustice qui a fini de mettre à nu la fragilité de notre système politique, sa trop grande dépendance au « desiderata » du chef de l’exécutif et l’urgence d’y apporter les réformes nécessaires afin que plus jamais dans notre pays un citoyen ne soit inquiété pour ses opinions et dans l’exercice de sa liberté de choisir librement sa voie.   Je ne suis pas une exception. Malheureusement, l’histoire de notre pays, celle du continent et du monde est remplie d’exemples de personnalités irréprochables qu’un pouvoir aux abois a voulu anéantir. Ces histoires portent toutes la même signature en bas de page : « A l’épreuve du temps, la vérité a toujours fini par triompher du mensonge et de la méchanceté »  

M. le président,

messieurs du tribunal,

J’ai été député plusieurs fois, ministre, responsable politique de premier rang des années avant mon élection à la ville de Dakar. Durant toute cette période où j’ai eu à servir mon pays, notre pays, pas une seule fois je n’ai été pris en défaut, pas une seule fois, je n’ai failli à mes devoirs ou été mêlé à des problèmes de corruption, de détournement de deniers publics ou de blanchiment d’argent. Durant ces périodes où toutes les protections étaient à ma disposition, j’ai toujours su, par devoir et par rectitude morale, garder une distance irréprochable avec le bien public.   J’ai pu, à travers mes différentes déclarations de patrimoine, justifier l’origine licite du moindre sou obtenu, du moindre bien en ma possession. Ce que je me suis refusé de faire sous le président Abdou Diouf dont j’ai été le ministre et un des plus proches, sous le Président Abdoulaye Wade avec un statut d’opposant affiché et assumé, pourquoi attendrai-je maintenant d’être à la ville de Dakar pour m’adonner à des pratiques qui sont en porte-à-faux avec mes valeurs d’homme et mon parcours d’homme public.   Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours astreint à gagner ma vie à la sueur de mon front et « à force de peine en tirer substance ». Voilà pourquoi, après mon élection en 2009, j’ai continué à exercer ma profession de consultant international pour en vivre et en faire vivre ma famille.   Jamais dans ma vie politique et professionnelle, je ne me suis autorisé la liberté de prendre possession du bien d’autrui. Le décès de mon jeune ami Pape Babacar Mbaye qui, malgré une vie éphémère a mené une existence exceptionnelle faite de patriotisme et d’engagement au service de ses semblables, un être cher avec qui j’ai partagé un après-midi avant d’être obligé, le cœur meurtri, de lui fermer les yeux le soir même sur son lit de mort, a conforté ma détermination de ne jamais laisser le pouvoir, l’appât du gain et la jouissance de biens gouverner mon existence.  Je m’évertue chaque jour à consolider mon humanité en vivant simplement avec la certitude que tout est précaire et révocable dans ce monde. Devant l’inéluctabilité de notre condition humaine, j’allais dire de notre destin, ma seule préoccupation est de vivre en homme libre, en citoyen engagé pour qu’au soir de ma vie, j’ai le sentiment d’avoir été utile à mon pays, à mes compatriotes et à mes semblables.  

M. le Président,

Messieurs du Tribunal,




La politique est le tout de cette affaire. C’est à cause de mon engagement politique et militant que je suis devant vous. Je suis devant votre juridiction  à cause de mon refus de laisser la maison du père être diluée dans une autre  entité politique certainement pas plus crédible, ni plus légitime que mon parti dont l’histoire, le présent et le futur se conjuguent avec le passé, le présent et l’avenir du Sénégal.   C’est la politique, celle-là politicienne, ni élégante dans sa démarche, ni honorable dans l’adversité qui m’a conduit devant votre juridiction.   C’est ici au Sénégal, dans mon pays qu’il m’a été privé de faire campagne alors que je dirigeais la liste de la coalition Manko Taxawu Senegaal lors des élections législatives de 2017.   C’est encore ici au Sénégal, dans mon pays qu’il m’a été refusé d’exercer mon droit de vote alors que j’étais candidat aux élections législatives de 2017.   C’est encore ici au Sénégal, dans mon pays en violation de mes droits de député et de mes droits constitutionnels que la justice a violé mon immunité parlementaire.   Etant un justiciable comme tous mes compatriotes, peut-on m’expliquer pourquoi aucun de mes droits n’est respecté ?   Je croyais qu’au Sénégal, même au pire des criminels, ce que je ne suis pas, ce que je suis loin d’être, la Constitution et les lois de la République garantissaient le respect de tous leurs droits : le droit d’être assisté, le droit de se défendre à toutes les étapes de la procédure et le droit à un procès juste et équitable.   Pourquoi a-t-on toujours violé nos droits en nous refusant une assistance à l’enquête de police ?   Pourquoi le magistrat instructeur a instruit uniquement à charge ?   Pourquoi essaie-t-on de salir mon honneur malgré le manque de consistance et l’indigence de l’accusation comme l’attestent du reste les plaidoiries en tout point remarquables de nos avocats ?   En vérité, le Président de la république du Sénégal pour des raisons qui lui sont propres m’a taillé un destin présidentiel. Cette peur qui ne le quitte plus a déclenché dans son microcosme une hystérie collective qui fait de ma liquidation politique une priorité.   Est-ce une faute punissable de plusieurs années de prison d’être crédible, honnête et au service de ses concitoyens ?   Est-ce un délit que d’être élu deux fois maire de Dakar malgré toutes les tentatives pour m’éjecter de la ville ?   Devrais-je  aller en prison uniquement parce que le Président de la république du Sénégal le veut ?   Devrais-je être déchu de mon droit d’être candidat parce que Macky SALL ne veut pas que Khalifa Ababacar SALL devienne son adversaire en 2019 ?   Sans préjuger de la décision que votre tribunal va prendre, je voudrais ici réaffirmer mon engagement à servir notre pays  non pas pour transformer sa peur en terreur mais plutôt pour permettre à notre peuple de reprendre sa marche résolue vers la paix, la démocratie, la prospérité et d’installer notre Nation dans une trajectoire qui rassemble et élève ses filles et ses fils dans un destin commun. Oui je le réaffirme : rien ne me détournera de mes ambitions pour notre pays. Je continuerai, avec chacun et avec tous, à servir le peuple sénégalais pour qu’enfin la République tienne sa promesse d’égalité, de liberté, de justice, de progrès et de solidarité à l’endroit de tous ses citoyens.   Si pour cela, je devrais subir sa colère, ses foudres et la violence indélicate et non justifiée de ses prétentions à travers les actions de tous ceux qui lui apportent leur soutien, alors oui, en reconnaissance de tout ce que les populations de notre magnifique pays m’ont si généreusement offert, je suis prêt à endurer tout cela et bien plus encore. Quelle que soit la décision du tribunal, je ferai face avec sérénité et dignité et avec la conviction que Dieu, en qui ma confiance est totale, est seul maître de mon destin.  

Vive le Sénégal

Khalifa Ababacar SALL

Député et Maire de la Ville de Dakar



Me Pape Leyti Ndiaye fond en larmes

YERIMPOST.COM Pape Leyti Ndiaye n’a pu se contenir. Au dernier jour du procès de la Caisse d’avance, l’avocat commis pour assurer la défense des prévenus a craqué au point de ne pouvoir terminer sa plaidoirie. Très sensible au sort que va réserver la justice à ses clients, Me Pape Leyti Ndiaye a fondu en larmes, entraînant toute la salle dans son émotion.
 
 
 
 
 

Vidéo- Dernier message du député-maire Khalifa Sall: la réaction de Barthélémy Dias

Tout à d’abord, je rends grâce à dieu de nous avoir donné la force et le courage de surmonter ces épreuves. Aujourd’hui, je suis plus que fier du député maire Khalifa SALL,candidat à la présidentielle de 2019, pour sa dignité, son humilité, sa constance et surtout pour sa posture. Je profite de cette occasion pour remercier toute la population sénégalaise, qui de près ou de loin a participé à redorer le blason de la justice de notre pays. Inchallah, le droit sera dit. https://youtu.be/oZrmcJt22B8

« Au serpent ! »: Scène de panique dans la salle d’audience, au tribunal

YERIMPOST.COM Panique générale au procès du maire de Dakar et cie. Alors que les répliques se poursuivaient, un homme a sursauté du siège où il était assis, criant au serpent. En une fraction de seconde, la salle s’est vidée de la moitié de ses occupants. En fait, il s’agissait d’un oiseau !  N’eut été les forces de l’ordre, avec leur sang froid légendaire, l’audience allait être suspendue. Me Abdou Dialy Kane, qui avait la parole au moment de l’incident, a repris sa plaidoirie.
 
 
 
 
 

Non Monsieur le maire, vous n’avez pas le droit !

Diantre ! Le maire de la médina bras droit, fervent défenseur, bouclier et premier rempart du député maire Khalifa Ababacar Sall flirterait avec les prairies marron beige. Une expression classique me vient subitement à l’esprit : « Le temps dans sa marche immuable détruit tout, il modifie même les idées des hommes. » Non c’est faux c’est de la politique fiction, un fantasme que les partisans du régime au pouvoir essaient d’entretenir pour semer le doute dans les esprits des observateurs les plus avertis mais j’avoue que cette scène « théâtrale » semble se transformer en une représentation vraiment cocasse. Au fait, si cette songerie et cet onirisme fantasques ne sont  pas devenus une chimère qui passe, repart et repasse telle une vague tourbillonnante et à l’image des rumeurs qui surgissent tous les matins dans notre microcosme  bruyant, Mr le maire vous n’avez pas le droit ! Vous n’avez pas le droit d’abdiquer face aux pourfendeurs les plus radicaux de votre maitre à penser et leur leader lequel a cautionné les maléfiques souhaits de votre ex Sg pour incarcérer votre mentor qui croupit en geôle depuis presqu’une année avant le début d’un procès inéquitable que vous avez toujours qualifié de politique. Votre parrain que vous avez  accompagné partout, conseillé avec qui vous avez combattu dans toutes les batailles dans votre propre parti d’abord. Et comble de ridicule, c’est au moment où votre futur ex leader aura plus besoin de vous, vous êtes sur le point de le lâcher et de lui asséner un coup fatal dans le dos et sans défense. Vous n’avez pas le droit Mr le maire car vous êtes à la tête d’une mairie très stratégique, populaire gagnée certes grâce à vos talents d’homme politique avéré, de rassembleur sans commune mesure et de votre stratégie de communication juste, fut-elle maladroite quelquefois, c’est normal on ne vous en tient pas rigueur l’art oratoire ne s’apprend pas dans les rues médinoises. Mais vous ne pouvez pas nier que AKS a été un pion essentiel dans votre réélection en tant qu’édile surtout avec l’avènement de l’acte 3 de la décentralisation. Vous n’avez pas le droit Mr le maire ! Pensez à ces honnêtes  citoyens de la ville de Dakar en particulier de la Médina qui ont voté avec conviction pour vous et votre coalition en échange d’un ESPOIR certain que vous incarniez à travers AKS lequel vous avez voulu installer à la magistrature suprême. Ne brisez pas l’idéal et l’espérance de ces milliers de militants et de sympathisants qui sont derrière vous et ne vous suivront pas systématiquement pour aller dans d’autres prairies fussent-elles plus fleuries, herbeuses et légumineuses. Vous n’avez pas le droit Mr le Maire ! L’adversaire politique que vous avez tant décrié et traité de tous les noms d’oiseaux pour défendre votre mentor ne mérite point que vous descendiez aussi bas pour vous décrédibiliser et de ce fait déconsidérer et discréditer toute la classe politique encore une fois. Ce qui supposera encore que nos (hommes et femmes) politiques au Sénégal n’ont pas de convictions mais n’ont que des intérêts. Pensez à ces jeunes diplômés prêts à faire le grand saut pour entrer dans ce marigot de caïmans pourtant  supposé être un lac de fleurs et de pétales roses malgré quelques épines, dards, griffes et aiguilles. Et enfin, vous n’avez pas le droit Mr le maire ! Au regard de vos honorables prénoms que vous portez fièrement (à raison bien sûr), vous devez continuer d’assumer les valeurs cardinales, religieuses et intellectuelles de votre guide spirituel et homonyme aux qualités extraordinaires reconnues dans le monde. Si vous marchez tout droit pour coaliser avec votre adversaire d’hier, je vous suggère que cela n’en vaut guère la peine mon cher maire. Même si l’élargissement de AKS vous est assuré et que  la mairie de la capitale vous sera offerte sur un plateau d’argent juste après l’élection présidentielle de 2019,  l’éthique, la loyauté, le patriotisme, la dignité, la combativité demeurent les plus jolis mots qu’un politique espère entendre dans ce landerneau et là vous avez une belle occasion de rentrer dans l’histoire politique. A vous de l’écrire ! Pour en finir avec mon baratin oups mon laïus, je termine avec ces mots de Anne Barratin « Heureusement qu’il faut mourir, sans cela que de bêtises de plus on ferait ».   

Baïdy Bocar SY Citoyen sénégalais

Réponse au Garde des Sceaux, ministre de la Justice (Moussa Taye) 

Ce procès n’est ni juste ni équitable Un procès ne peut pas être juste et équitable si la politique plane sur le tribunal. Nous sommes dans un procès injuste et inéquitable à toutes les étapes. Avant le procès : Cette phase a été marquée par la violation systématique des droits de Khalifa Sall et de ses collaborateurs.

  • Le non-respect du principe de la libre administration des collectivités locales en envoyant une mission de l’IGE dans les mairies
  • L’enquête préliminaire a été bâclée et le dossier transmis au procureur de la république en moins d’une semaine
  • Le procureur de la république en un temps record, a transmis le dossier à l’instruction sans enquête sérieuse. Il s’est même permis dans une conférence de presse d’attaquer frontalement et de condamner le maire de Dakar avant le procès
  • Le juge d’instruction a eu un comportement qui se révélera par la suite rocambolesque. Il a décerné un mandat de dépôt au maire et à ses collaborateurs en épargnant les deux percepteurs pourtant accusés des mêmes délits.
  • La restriction des droits de visite confinant le prévenu Khalifa Sall dans un quasi isolement
  • Toutes les requêtes déposées par la défense ont été rejetées sans être étudiées
  • Le candidat aux élections législatives s’est vu refusé la liberté provisoire pour battre campagne alors que la jurisprudence récente autorisait le juge à lui accorder cette liberté provisoire
  • Elu député et par conséquent bénéficiant de l’immunité parlementaire, Khalifa Sall a été encore maintenu dans les liens de la détention
  • Le rejet de la caution en violation de la loi
  • La levée de son immunité parlementaire dans des conditions qui frisent le ridicule et qui continuent d’alimenter le débat dans les facultés de droit
  • L’ordonnance de renvoi alors que la procédure d’instruction n’était pas épuisée

La phase de procès :

  • Le changement inattendu de la composition du tribunal pour des raisons inexpliquées
  • La présence futile et excessive de l’Etat dans le procès à travers le parquet, l’Agent judiciaire et des avocats
  • Le rejet sans motif valable des exceptions soulevées par la défense et qui devraient entraîner la nullité de la procédure notamment la non présence de l’avocat à l’enquête préliminaire en violation de l’article 5 du réglement 5 de l’UEMOA
  • Le refus de convoquer certains témoins clefs et la diminution drastique du nombre de témoins
  • La violation des droits de la défense par l’irruption intempestive du tribunal dans le travail des avocats
  • La violation des droits de la défense par la limitation du temps de plaidoirie obligeant les avocats à résumer leur plaidoirie ou à refuser simplement de plaider
  • Les déclarations de membres du gouvernement en plein procès condamnant déjà Khalifa Sall en faisant fi de la présomption d’innocence, principe sacré en droit
  • L’instrumentalisation d’organes de presse proches du pouvoir et du quotidien national Le Soleil et de la RTS dans la couverture du procès dans le but d’enfoncer les prévenus par un traitement aux antipodes de la vérité

En résumé, un procès juste et équitable passe d’abord et avant tout par le respect des droits de la défense. Or, dans ce procès, ces droits absolus n’ont pas été respectés. La défense a même été humiliée par le manque de respect à l’égard des avocats africains notamment malien et camerounais. Dans le même temps, le seul avocat européen commis par l’Etat a bénéficié de tous les égards. Ce procès n’est pas juste et équitable. Le verdict certainement aussi ne sera ni juste ni équitable. Le rapport d’Amnesty International ne fait malheureusement que décrire la réalité de la démocratie sénégalaise marquée par une nette régression loin de la démocratie cosmétique que vous décrivez. Moussa TAYE Conseiller politique et Porte-parole du maire de Dakar

Me Ousseynou Gaye fusille Serigne Bassirou Gueye à bout portant

YERIMPOST.COM Me Ousseynou Gaye, avocat de la Ville de Dakar, s’est illustré dans ce procès dit de la caisse d’avance où il s’est constitué partie civile au nom de la municipalité. Le juge  Lamotte l’avait interpellé à la fin de sa plaidoirie pour qualifier celle-ci de violente.
Me Gaye a profité de la journée d’hier pour répondre au président du tribunal. « M.le président, vous avez dit que vous n’avez jamais vu une plaidoirie aussi violente. C’est la première fois qu’un juge me note après une plaidoirie. On nous a appris à parler devant un tribunal. Dans un procès pénal, on se donne des coups, mais les coups, ce dont les mots. On se bat en droit.  On parle de l’article 2 du Code de procédure pénale. Je suis partie civile, je veux bien mais je n’ai pas déclenché les poursuites et, en tant que partie civile, je veux juste savoir si les infractions sont constituées ou non ? », a martelé Me Gaye
Avant d’ajouter: « Je veux être logique avec moi-même et avec le conseil municipal qui m’a constitué… Si le parquet a cette démarche, je ne peux pas croire que ce procès n’est pas politique… Les dossiers qui dorment à l’Ofnac, les Sénégalais veulent les voir au tribunal pour croire que ce procès n’est pas politique… M. le procureur, vous êtes assis sur beaucoup de  dossiers. Levez-vous ! J’espère que demain vous direz aux journalistes les prochains dossiers qui seront transmis au Doyen des juges. Je ne peux pas croire que le parquet soit le bras armé de l’Etat… il n’y a que Khalifa Sall et Karim Wade qui ont comparu ici et, semble-t-il, ces deux ont des visions sur un fauteuil. »

Me Baboucar Cissé, qui dérape, rappelé à l’ordre par le juge Lamotte

YERIMPOST.COM A l’heure des répliques dans le procès de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar, l’avocat de l’Etat Me Baboucar Cissé s’illustre par sa détermination à brûler le maire de Dakar. Tout au long de ce procès, l’avocat n’a rien lâché et, à cette étape du dossier, il est toujours aussi virulent à l’égard du maire de la capitale inculpé pour différents délits, notamment celui de détournement de fonds publics. Me Baboucar Cissé a assuré que ce procès n’a rien de politique et s’en est ouvertement pris aux conseils de Khalifa Sall. « Les avocats de la défense, au lieu de s’appesantir sur les faits, se sont mis à évoquer des versets du Coran et de la Bible pour tenter de faire appel à la conscience du juge. Vous n’êtes pas au tribunal des lamentations. Pour ça, il y a le mur des lamentations qui se trouve à Jérusalem. Ici, c’est un procès de droit commun. Depuis le début de ce procès, de l’autre côté, on prie comme des lézards alors qu’on ne croit en rien ! », a asséné Me Cissé. Le président Malick Lamotte a aussitôt réagi, demandant à l’avocat de retirer ses propos.
 
 
 
 
 

Ces phrases-choc qui ont secoué la salle d’audience et marqué le procès

Me Ousseynou Fall : « Nous avons dans ce dossier une véritable association de malfaiteurs du pouvoir exécutif ».

Me Kamga (avocat camerounais) : « Le procès est exceptionnel car il résulte d’un projet d’assassinat politique auquel le devoir m’impose de faire face ».

Me François SARR (coordonnateur du pool d’avocats de la défense) à Khalifa Sall: « C’est la réputation que tu as eu à bâtir depuis plus de 30 ans qui sera ta meilleure défense, tu n’es pas un homme d’argent. Ce procès ne pourra pas te souiller, il ne pourra pas te salir ».

Me Khassimou Touré (Frère de Mbaye Touré) : « Nous ne vous lâcherons jamais, vous avez valorisé Mbaye Touré. Notre famille ne vous lâchera jamais. Nioune ay gor laniou».

Me Ciré Céldor Ly : « Nous attendons de vous une décision courageuse ».

Me Khoureychi Ba : «Monsieur Khalifa Sall, c’est Dieu qui vous fait la promotion. Quand Dieu a besoin de vous parler, il vous emmène dans un désert ».

L’attitude « bizarre » de Moussa Sy dans le combat de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Les membres de l’entourage du maire de Dakar, Khalifa Sall, trouvent « de plus en plus bizarre » l’attitude de Moussa Sy, édile des Parcelles Assainies, proche parmi les proches du plus célèbre pensionnaire de la prison de Rebeuss. 

Moussa Sy s’est retiré des activités de Mankoo Taxawou Sénégal, la coalition qui a choisi Khalifa Sall comme tête de liste aux législatives du 30 juillet 2017, dès le lendemain du scrutin. De même, il ne prend part à aucune action de lutte menée par les pro-Khalifa pour obtenir sa libération.

Il n’a pas mis les pieds au tribunal de grande instance de Dakar tout au long du procès. Hormis ce seul jour où il a été appelé à la barre pour témoigner. Il a certes fait un témoignage à décharge mais s’en est limité là. Point de télévision ni de radio pour mener la bataille de l’opinion au profit de son « grand ».

Moussa Sy, qui n’est pas de la même famille politique que Khalifa Sall, a développé d’excellents rapports avec ce dernier au gré de leur collaboration dans le cadre de la mairie de Dakar. Anciennement membre du PDS, il a quitté cette formation politique pour former un mouvement officiellement non affilié à un parti ni à une personnalité politique.

C’est donc un électron libre trop fortement courtisé par Amadou Ba, patron du parti présidentiel à Dakar, qui fait des pieds et des mains pour l’arracher à Khalifa Sall afin d’asseoir sa domination sur la capitale. 

Loin d’être naïf, le maire des Parcelles, fort de détenir la commune la plus peuplée de la capitale, doit être entrain d’envisager l’avenir face à la perspective inévitable de la condamnation de Khalifa Sall. Il qualifiera peut-être de « raisonné » ce que les boutefeux pro-Khalifa trouvent « bizarre ».  

Clap de fin du procès de première instance de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Sauf imprévu, le procès de première instance dit de la caisse d’avance de la mairie de Dakar va prendre fin ce vendredi 23 février 2018. En ce dernier jour à la barre, le juge Lamotte va entendre les répliques du parquet, de la partie civile et de la défense. Après quoi il va mettre l’affaire en délibéré pour rendre sa décision à une date qu’il va indiquer.

23 janvier-23 février: Malick Lamotte a réussi à plier en un mois un procès-fleuve impliquant une quarantaine d’avocats qui, ailleurs, aurait bien pu s’étaler sur six mois.

A l’origine de cette célérité, le souci du pouvoir de voir la condamnation de Khalifa Sall devenir définitive avec l’épuisement de tous les recours avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu pour le 24 février 2019. Tant que le maire de Dakar n’épuisera pas les différents recours que lui accorde la loi, sa condamnation n’acquerra pas l’autorité de la chose jugée et ne l’empêchera donc pas de présenter sa candidature à la présidentielle. 

Nul doute que le pouvoir instruira les juges de diligenter cette procédure pour arriver, après la décision de première instance, à évacuer avec la même rapidité l’appel et le pourvoi en cassation que le maire de Dakar ne se privera pas d’interjeter.   

Violente brouille entre le bâtonnier camerounais, le juge Lamotte et le bâtonnier sénégalais…

Il faut dire que l’ambiance au procès de la Caisse d’avance est électrique. Toutes les parties sont sur les nerfs comme en atteste cette scène qui s’est déroulée ce mercredi 21 février alors que le procès battait son plein. La parole était à l’avocat de Khalifa Sall, le bâtonnier camerounais Me Francis Kamga. Dans sa plaidoirie, Me Kamga a déclaré : «Les Sénégalais, habituellement loquaces, sont devenus silencieux. Sont-ils castrés ? Tétanisés ? Quelque chose pèse sur le Sénégal ! Khalifa Sall est à la barre à cause d’un homme. Khalifa Sall est ici par la volonté d’un homme déloyal, par de l’acharnement, par la méchanceté d’un homme. Ce procès, c’est pour inhumer politiquement Khalifa Sall.»

Et le bâtonnier camerounais de poursuivre en s’attaquant aux avocats français commis par l’Etat pour assurer sa défense puisque, dans sa logique, la « race » blanche a toujours contesté l’intelligence des Noirs. Une intervention qui n’a pas été du goût du président Malick Lamotte qui a aussitôt repris la parole pour rétorquer: « Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse dire que les Sénégalais sont castrés. C’est une erreur, de tels propos. Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse parler d’indiscipline et de malhonnêteté en s’adressant à ses confrères. Nous sommes dans un pays d’hospitalité où il n’y a ni blanc, ni rouge… Le tribunal ne peut pas accepter qu’on vienne utiliser de tels propos devant la barre. Le tribunal est choqué d’entendre de tels propos ! »

Apostrophé par le bâtonnier sénégalais, Me Mbaye Guèye, le juge Lamotte l’a interrompu en ces termes : « M. le bâtonnier, si vous voulez me parler, trouvez-moi en dehors de la salle ! »

Contribution: L’Affaire Khalifa vue sous l’angle de la passation des marchés

L’affaire Khalifa Sall du nom de l’édile de Dakar charrie énormément de passions. Des commentaires qui laissent souvent apparaître un caractère bien partisan se justifiant par le leadership incarné par l’enfant du populeux quartier de Grand Yoff, qui a gravi les échelons au point de se poser en potentiel présidentiable capable de secouer la relative ou supposée tranquillité du locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.

Au sortir d’une enquête de la très respectueuse Inspection générale d’Etat que la plupart de ceux qui s’agitent n’ont pas lu, le Président de la République a transmis le rapport au procureur aux fins de l’ouverture d’une information judiciaire sur l’utilisation d’une caisse dite d’avance.

Pour parler prosaïquement, la caisse d’avance est une avance faite par le trésor public afin d’effectuer des dépenses qu’il conviendra de justifier a posteriori.

L’arrêté 8446 du 04 décembre 2003 et la circulaire 792/MEF/DGCPT/DCP/BR du 28 janvier 2004, entre autres, rappellent le caractère exceptionnel des dépenses à régler sur les caisses d’avances qui sont destinés principalement à faciliter le règlement de menues dépenses des services; accélérer le règlement de certaines dépenses dont la nature permet de substituer le contrôle a priori à un contrôle a posteriori.

 

II faut entendre par menues dépenses, celles éventuelles par opposition aux dépenses permanentes, d’un faible montant unitaire et dont le paiement par la procédure normale entrainerait des lenteurs et des complications disproportionnelles eu égard à leur nature.

 

Toutefois, la problématique qui est posée et à laquelle la justice devra répondre au nom et pour le compte du contribuable n’est pas si aisée que les uns et les autres tentent de nous le faire croire.

 

1)      La ville de Dakar dispose -t- elle de fonds politiques ?

La ville de Dakar disposerait de fonds politiques et ce depuis Blaise Diagne. Les assertions de Pape Diop et Mamadou Diop qui ont précédé Khalifa à la mairie tendent à le confirmer. Par contre, il n y a visiblement aucun texte qui pourrait confirmer leurs assertions, même s’il est aisé de trouver les traces des fonds qui leur ont été confiés et pour lesquels aucune justification n’a été apportée.

 

2)      Ces fonds politiques sont-ils logés dans la Caisse d’avance ?

Vu la nature de la Caisse d’avance et le pourquoi de sa création, il serait bien superflu d’y loger une caisse d’avance, qui est appelée à être auditée puisque les dépenses effectuées sont à justifier dans le cadre d’un contrôle a posteriori.

3)      La commande publique autorise –t- elle ces dépenses effectuées?

La commande publique a fini d’organiser l’acquisition de fournitures, travaux, biens et services. C’est ainsi que tout contrat écrit, conclu à titre onéreux par une autorité contractante (AC) est considéré comme un marché public.

Ces contrats obéissent à des règles et sont encadrés par le code des marchés publics.

L’article 6 dudit code stipule que lors de l’établissement de leur budget, les AC évaluent le montant total des marchés de fournitures, par catégories de produits, des marchés de services par catégories de services et des marchés de travaux qu’elles envisagent de passer au cours de l’année concernée et établissent un plan de passation des marchés (PPM) concernant l’ensemble de ces marchés…

A l’alinéa 2 du même article, le CMP précise qu’à l’exception des marchés prévus à l’article 76.2, les marchés passés par les AC sont inscrits dans les PPM, à peine de nullité.

Il y a lieu de comprendre dans ces deux dispositions du CMP que l’achat de mil qui n’entrent pas dans le champ dérogatoire du code devrait en toute rigueur figurer dans le PPM de la Ville de Dakar.

En outre, l’article 53 du CMP fixe les seuils de passation des marchés. C’est ainsi que l’administration centrale, les collectivités locales et les établissements publics doivent utiliser la procédure d’appel d’offres pour les marchés de services et fournitures courantes lorsque le montant estimé du marché concerné atteint 50 millions.

Il est également proscrit aux alinéas 2 et 5 de l’article 54, de soustraire les marchés aux procédures qui leur sont normalement applicables. Il en résulte l’impossibilité de lancer chaque mois un marché d’une même catégorie de fournitures ou de services.

Par conséquent, dés lors qu’il a été établi que le maire recevait 30 millions par mois de la caisse d’avance, qui ont été justifiés par l’achat de mil pour un montant total de 360 millions par année, il sied d’affirmer qu’une procédure de passation par appel d’offres ouvert aurait dû être empruntée.

4)      Comment a –t-il été possible de payer lesdites dépenses jusqu’à atteindre un tel montant ?

Ainsi donc, comment a-t-il été possible au trésor public de continuer à alimenter la caisse objet de toute cette polémique, pendant tout ce temps alors que les procédures utilisées ne sont aucunement en conformité avec le texte qui encadre la commande publique ?

 

La dernière question et la justification faite des dépenses effectuées à travers des factures qui vraisemblablement sont fausses puisque ne reflétant pas la réalité montre un visage peu reluisant d’une administration mais surtout d’hommes peu soucieux de la transparence, qui est gage de bonne gouvernance.

 

De même, il est clairement établi que l’administration centrale était au courant de l’utilisation de ces fonds logés dans la caisse d’avance et dont un gentleman-agreement régissait le fonctionnement.

 

Mais, il faut d’emblée refuser cette manière de gérer nos maigres ressources dans une telle opacité et qui plus,- est, sans aucune base légale.

 

Je ne doute aucunement de la bonne foi de Khalifa et de l’utilisation qui a été faite de l’argent. Mais force est de reconnaitre qu’il a manqué de rigueur dans la gestion. Il se devait de s’assurer de l’existence d’un texte autorisant les fonds politiques mais aussi refuser l’utilisation de factures erronées pour des dépenses inexistantes. Il faudrait aussi refuser de cautionner que l’argent du pauvre contribuable puisse être remis à des politiciens en manque de ressources ou à des artistes qui organisent des spectacles dans un but purement mercantile.

 

L’inélégance du procédé qui consiste à faire fi de ce gentleman-agreement, afin de saborder un potentiel adversaire en vue des joutes électorales montre si besoin est, le caractère  peu honorable du présumé commanditaire de cette cabale.

L’élégance est certes une denrée rare en politique, mais elle n’en constitue pas moins une grande qualité pour un homme imbu de valeurs cardinales.

 

Au-delà  de l’aspect politique, il y a la problématique de l’indépendance de la justice sénégalaise qui devrait, encore une fois, se mesurer à l’aune du traitement réservé à ce dossier.

Ira-t-elle dans le sens d’une condamnation de Khalifa sans pour autant ouvrir ne serait-ce qu’une information judiciaire sur ceux qui comme lui avaient auparavant eu à gérer la caisse d’avance comme des fonds politiques ?

Sacrifiera-t- elle Khalifa sans pour autant punir ceux qui ont eu à payer des prestations qui sont de nullité absolue car n’ayant pas été effectuées conformément aux textes, du reste très strictes, encadrant et régissant la dépense publique?

Aura-t-elle le courage de s’attaquer à ces bandits à col blanc qui seraient du même bord politique   que le Président ?

 

Il est important pour la justice, dont la balance, signe d’équité, constitue un des attributs, de montrer à l’opinion une image bien moins écornée que celle qui nous est offerte, mais aussi de jouer pleinement son rôle de pouvoir qui n’a de compte à rendre qu’au seul peuple souverain et au nom de qui la justice est rendue.

 

 

Alioune Badara Bèye
beyebadou@hotmail.com

° Top